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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES DE DAKAR (EISMV)

Année 2017

N°26

EVALUATION DE TROIS SYSTEMES DE DISTRIBUTION D’UN ALIMENT CLASSIQUE AU DEMARRAGE SUR LES PERFORMANCES DE CROISSANCE DU POULET DE CHAIR. THESE Présentée et soutenue publiquement le 25 Juillet 2017 à 15H Devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar Pour obtenir le grade de DOCTEUR EN MEDECINE VETERINAIRE (DIPLOME D’ETAT) Par Mlle Aїssatou COULIBALY Née le 12/06/1993 à Dakar (Sénégal) JURY

Président

: Monsieur Bara NDIAYE Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de DakarSénégal

Directeur et rapporteur de thèse

: Monsieur Moussa ASSANE Professeur à l’E.I.S.M.V de Dakar- Sénégal

Membre

: Monsieur Serge Niangoran BAKOU Professeur à l’E.I.S.M.V de Dakar-Sénégal

Co-encadreur de thèse

: Monsieur Malick SENE Docteur vétérinaire PDG de Veto’partners (Dakar-Sénégal)


ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES DE DAKAR BP : 5077-DAKAR (Sénégal) Tel : (00221) 33 865 10 08 Télécopie (221) 825 42 83

COMITE DE DIRECTION LE DIRECTEUR GENERAL Professeur Yalacé Yamba KABORET LES COORDONNATEURS Professeur Rianatou BADA ALAMBEDJI Coordonnateur des Stages et des Formations Post-Universitaires Professeur Ayao MISSOHOU Coordonnateur de la Coopération Internationale Professeur Alain Richi WALADJO KAMGA Coordonnateur des Etudes et de la Vie Estudiantine Professeur Yaghouba KANE Coordonnateur de la Recherche/Développement Année Universitaire 2016 – 2017

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LISTE DES MEMBRES DU CORPS ENSEIGNANT DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES ET PRODUCTIONS ANIMALES Chef de département: M. Rock Allister LAPO, Maître de Conférences Agrégé ANATOMIE–HISTOLOGIE–EMBRYOLOGIE PHYSIOLOGIE-PHARMACODYNAMIEM. Serge Niangaran BAKOU, Professeur (disponibilité) THERAPEUTIQUE M. Gualbert S. NTEME ELLA, Maître de Conférences M. Rock Allister LAPO, Maître de Conférences Agrégé Agrégé M. Moussa ASSANE, Professeur vacataire CHIRURGIE-REPRODUTION M. Alain Richi Kamga WALADJO, Maître de Conférences Agrégé M. Papa El Hassane DIOP, Professeur vacataire ECONOMIE RURALE ET GESTION M. Walter OSSEBI, Assistant

PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES ET MEDICALES M. Adama SOW, Maître de Conférences Agrégé M. Miguiri KALANDI, Assistant M. Germain Jêrome SAWADOGO, Professeur vacataire ZOOTECHNIE – ALIMENTATION M. Ayao MISSOHOU, Professeur M. Simplice AYSSIWEDE, Maître de Conférences Agrégé M. Sahidi Adamou Docteur Vétérinaire vacataire DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT Chef de département: M. Oubri Bassa GBATI, Maître de Conférences Agrégé HYGIENE ET INDUSTRIE DES DENREES PATHOLOGIE MEDICALE-ANATOMIE ALIMENTAIRES D’ORIGINE ANIMALES PATHOLOGIQUE-CLINIQUE AMBULANTE M. Yalacé Yamba KABORET, Professeur (HIDAOA) M. Serigne Khalifa Babacar SYLLA, Maître de M. Yaghouba KANE, Maître de Conférences Agrégé Conférences Agrégé Mme Mireille KADJA WONOU, Maître de Mlle Bellancille MUSABYEMARIYA, Maître de Conférences Agrégé Conférences Agrégé PHARMACIE-TOXICOLOGIE M. Assionbon TEKO AGBO, Chargé de recherche MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIEM. Gilbert Komlan AKODA, Maître Assistant PATHOLOGIE INFECTIEUSE Mme Rianatou BADA ALAMBEDJI, Professeur (disponibilité) M. Philippe KONE, Maître de Conférences Agrégé M. Abdou Moumouni ASSOUMY, Maître Assistant (disponilité) M. Ets Ri Kokou PENOUKOU Docteur Vétérinaire Justin Ayayi AKAKPO, Professeur vacataire vacataire PARASITOLOGIE-MALADIES PARASITAIRESZOOLOGIE APPLIQUEE M. Oubri Bassa GBATI, Maître de Conférences Agrégé M. Dieudoné L. DAHOUROU, Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche DEPARTEMENT COMMUNICATION Chef de département: Ayao MISSOHOU, Professeur BIBLIOTHEQUE Mamadou DIA, Documentaliste Mme Ndella FALL MISSOHOU, Bibliothécaire SERVICE AUDIO-VISUEL M. Bouré SARR, Technicien SERVICE DE LA SCOLARITE M. Théophraste LAFIA, Chef de Scolarité M. Mohamed Makhtar NDIAYE, agent administratif Mlle Astou BATHILY MBENGUE, agent administratif

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DEDICACES

Je

rends

grâce

à

ALLAH

le

TOUT

PUISSANT

et

le

TOUT

MISERCORDIEUX, prie sur son PROPHETE MOUHAMED (PSL) et dédie ce modeste travail à ...  Mon Père Cheick Oumar COULIBALY, Je ne saurai trouver les mots qu’il faut pour exprimer tout mon amour et ma profonde gratitude pour tous les sacrifices consentis. Merci pour ton amour et tes encouragements, merci pour tous les efforts que tu n’as cessés de fournir pour mon éducation, ton souci a toujours été de me voir avancer. Trouves ici mon éternelle reconnaissance et que Dieu le tout puissant te garde en bonne santé le plus longtemps possible parmi nous pour que tu puisses récolter le fruit de ton dévouement.  Ma Mère Hawa KONE, Je ne trouverai jamais assez de mots pour exprimer ma profonde reconnaissance et ma gratitude envers toi. Tu as toujours été une bonne-maman pour nous. Tes conseils qui s’accentuaient toujours sur le respect, la sincérité et le travail m’ont amené à ce stade de réussite. Que Dieu te donne une santé et une longue vie maman.  Mes frères Seydou, Moussa, Abdoul Aziz et Abdoul Wahab et à mes sœurs Salimata et Fatoumata, Je vous témoigne toute mon affection et ma profonde reconnaissance pour votre courage et la fraternité familiale, ne croisez jamais les bras, car le meilleur reste à venir. Du courage et bonne réussite dans vos projets futurs.

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 Ma tante Fatima KONE, Tu as toujours été comme une grande sœur et tu m’as monté le moral chaque fois que le désespoir se faisait sentir, tu as été mon compagnon de tous les jours. Ton courage, ton amour et tes conseils m’ont aidé dans l’élaboration de ce document. Merci pour tous ces beaux souvenirs d’enfance.  Mes grandes mères maternelles Fanta DIALLO et paternelle Aїssata SOUMAHORO, Votre affection, vos conseils, et vos prières nous ont toujours marqués. Sincères reconnaissances.  Mes tantes Khadija, Astan, Hatouma, Seynabou, Habi, Fanta, Batoma. Mes oncles Adama, Bakary, Ousmane, Lassine, et Seydou.  Mes belles sœurs Awa DIALLO et Khadidiatou SIDIBE.  Mes neveux et nièces.  Mon oncle COULIBALY Siaka et sa femme Assitan SISSOKHO, Vous avez été toujours pour moi, plus qu’un père et une mère surtout au moment où je vivais chez vous ; vos conseils et bénédictions m’ont servi dans ce parcours long et difficile. Trouvez entre ces lignes, mes sincères reconnaissances.  Mes cousines Fatoumata, khadidiatou, Ndeye, Aїda, Maimouna, Adja, Mariama, Penda et Aicha.  Toute ma famille au Sénégal et au Mali  Mes fils Paul AKAKPO, Ablaye KA, Abdoul Wahab GUERRO  Mes ainées : Dr.DOLO, Dr.COULIBALY ,Dr.SANOGO, Dr.TOURE, Dr.SISSOKO,Dr.KASSAMAGA, Dr.BAGAYOGO, Dr.TRAORE.

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 Mes promotionnaires : Maboi, Awa, Elisa, Alou, Simaga, Souleymane et Abdoul Kader.  Mes cadets : Malick, Douadji, Mariam, Tenimba et Ouassa.  Mon ami, mon frère, Mahamadou Nazirou Ibrahim YAHAYA Je n’ai jamais regretté de te compter parmi mes connaissances, car tu étais toujours présent quand j’en avais besoin, tu as toujours prié pour ma réussite dans cette école donc je ne pourrai jamais te remercier assez. Que DIEU t’accorde tout ce que tu désires. Ce travail est le tien.  Toute ma famille à Dakar et au Mali C’est avec sincérité que je vous dédie ce travail. Vous êtes tout pour moi. Vos conseils et vos soutiens m’ont permis d’arriver là aujourd’hui. Que le tout puissant nous garde et nous préserve l’entente et la compréhension qui règnent dans la famille.  Toute la communauté malienne au Sénégal.  La marraine de la 44èmePromotion :Dr. Fatima Diagne SYLLA.  Tous les étudiants de la 44ème Promotion. In mémorium Je dédie ce travail :  A mes grands-pères paternels et maternels.  A mon cousin Moussa KONE, J’aurai bien voulu que vous assistiez à cette soutenance, mais le Tout Puissant en a décidé autrement. Qu’il vous accueille dans son paradis. A

mon

amie,

confidente

et

homonyme

Aichata

KANTE

Tu as été plus qu’une amie et j’aurai aimé que tu sois présente en ce jour. Repose en paix et que Dieu le tout puissant t’accueille dans son paradis. Ce travail est le tien.

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REMERCIEMENTS

Mes sincères remerciements à tous ceux qui m’ont permis par leurs conseils ou leur soutien moral, matériel et financier durant tout mon cursus scolaire.  À toute ma famille.  Au Professeur Moussa ASSANE : Merci pour la confiance et pour avoir accepté de conduire avec la plus grande patience ce travail.  Au Dr. Malick SENE, PDG de Véto’partners : Merci d’avoir accepté de financer cette thèse.  Au Dr. Adama FAYE, pour sa disponibilité  Au Dr. Khady NIANG pour sa disponibité et ses nombreux conseils.  Au Pr. Papa El Hassane DIOP: Cher Tuteur merci pour tes conseils, ton soutien durant mon cursus dans cette école.  À tous les enseignants de l’E.I.S.M.V.  À Mr Théophraste LAFIA de la scolarité.  À Mme Ndélla FALL MISSOHOU et à Mamadou DIA de la bibliothèque.  À ma grand-mère Fanta DIALLO Vous avez toujours été engagé pour ma cause chaque fois qu’il était nécessaire. Vos affections et conseils nous ont marqués. Sincères remerciements. À ma maman Aminata SOUMAHORO C’est grâce à vous que j’ai connu et fréquenté cette école. Sincères remerciements.  À Balkissa Seyni. Merci de m’avoir tenu compagnie et de m’avoir aidé dans mes taches à la ferme. Sincères remerciements. vii


 À Oumy FAYE, Un grand merci à toi, ma fille de nous avoir bien accueilli à notre arrivée à la ferme et un grand merci, car nous n’avons manqué de rien jusqu’à la fin de notre séjour.  À Ndawa. Merci de nous avoir donné à manger pendant tous notre séjour à la ferme.  À Hassane, Les mots me manquent pour te témoigner ma reconnaissance. Je te réveillais à n’importe quelle heure de la nuit lorsque j’avais un problème dans le poulailler et tu le faisais à cœur grand ouvert. Sincères remerciements et sans oublier les autres ouvriers, car vous m’avez tous aidé à la ferme.  Aux agents de sécurité et à toute la petite famille à la ferme de Bambilor.  À Idrissa SAVADOGO: merci de m’avoir aidé à faire les analyses statistiques de mes résultats.  Au Dr. Madi SAVADOGO  À Abdoul Aziz Morou GARBA.  À Yanissou DJOBO.  A mon ami Ibrahim DABO, Tu es une personne spéciale pour moi depuis que je t’ai connu, tu m’as toujours apporté ton soutien sans faille dans tous les plans, tu as su être pour moi un ami, un frère toujours disponible à mes multiples sollicitations. Que le bon Dieu consolide notre fraternité.  À mon amie Zeinaba KODO, C’est l’occasion pour moi de te témoigner ma reconnaissance envers ta personne, tu as toujours été présent quand j’en avais besoin. Chère Sœur que le bon Dieu te retourne tout le bien que tu fais pour les gens.  Aux membres de notre jury de thèse.  À tout le personnel de l’EISMV. viii


 À l’Amicale des Etudiants Vétérinaires de Dakar (AEVD).  À l’Amicale des Etudiants Vétérinaires Maliens de Dakar (AEVMD).  À l’Ambassade du Mali au Sénégal  À ma chère patrie : la République du Mali  Au Sénégal, pays hôte.  À tous ceux qui de près ou de loin ont permis la réalisation de ce modeste travail

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A NOS MAITRES ET JUGES

A notre Maître et Président de jury  Monsieur Bara NDIAYE Vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider ce jury de thèse, malgré votre calendrier très chargé. Vos qualités scientifiques et humaines forcent notre admiration. Veuillez trouver ici, l’expression de nos sincères remerciements et de notre profonde gratitude. A notre Maître, Directeur et Rapporteur de thèse,  Monsieur Moussa ASSANE, Professeur à l’EISMV de Dakar. Nous sommes très touchée par la simplicité et la spontanéité avec lesquelles vous avez accepté de diriger ce travail. Le temps passé avec vous, nous a permis de connaitre un homme pieux, simple, courtois. Votre rigueur scientifique, votre souci du travail bien fait, votre disponibilité et votre dynamisme nous ont profondément marquée et resteront pour nous un exemple à suivre. Soyez rassurez de notre profonde gratitude, de notre vive admiration et de notre reconnaissance pour ce privilège que vous nous faites en acceptant d’encadrer ce travail. Veuillez recevoir ici nos sincères remerciements. A notre Maître et juge  Monsieur Serge Niangoran BAKOU, Professeur à l’EISMV de Dakar. C’est un grand privilège pour nous de vous compter dans notre jury de thèse. Nous avons été profondément touchée par la spontanéité avec laquelle vous

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avez accepté de siéger dans ce jury de thèse. Vos qualités scientifiques et votre amour du travail bien fait nous ont toujours marquée. Veuillez croire, cher Maître, l’assurance de notre respect et de notre reconnaissance. A notre co-encadreur de thèse Monsieur Malick SENE, Docteur Vétérinaire, PDG de Véto’partners. Vous avez accepté avec spontanéité de financer cette thèse. Vous êtes pour nous un exemple par vos multiples qualités humaines, votre modestie et votre simplicité. L’occasion nous est offerte aujourd’hui, de vous exprimer notre reconnaissance et nos sincères remerciements.

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“Par délibération, la faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie et l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar ont décidé que les options émises dans les dissertations qui leur sont présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et qu’elles n’entendent leur donner aucune approbation ni improbation”

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SIGLES ET ACCRONYMES

al.

: Collaborateurs

ANSD

: Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie

BNP

: Bénéfice Net par Poulet

CNA

: Centre National d’Aviculture

CPP

: Coût de Production par Poulet

°C

: degré Celsius

DIREL

: Direction de l’Elevage

EISMV

: Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires

FCFA

: Franc de la communauté Financière Africaine

FAO

: Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation

GMQ

: Gain Moyen Quotidien

g

: gramme

IC

: Indice de Consommation

IEMVT

: Institut d’Elevage et de Médecine Vétérinaire Tropicale.

ITAVI

: Institut Technique d’Aviculture

Max

: Maximum

Min

: Minimum

NMA

: Nouvelle Minoterie Africaine

PMC

: Poids Moyen de la Carcasse

PMP

: Prix Moyen d’un Poulet

PKP

: Prix d’un Kilogramme de Poulet

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LISTE DES FIGURES

Figure 1

: Production de viande de poulets de 2000 à 2012 (aviculture commercial) ........................................................................... 10

Figure 2

: Appareil digestif du poulet. .................................................... 15

Figure 3

: Schéma de répartition des flux énergétiques chez l’oiseau ..... 25

Figure 4

: Aspect extérieur du poulailler................................................. 37

Figure 5

: Poussinière ............................................................................. 37

Figure 6

: Poussinière avant l’installation des poussins .......................... 38

Figure 7

: Mise en lots des sujets ............................................................ 39

Figure 8

: Aliment démarrage en miettes sur le papier « Chick care » .... 41

Figure 9

: Aliment croissance en granulés sur le papier « Chick care » .. 41

Figure 10

: Prise de température ............................................................... 43

Figure 11

: Prise de poids des oiseaux ...................................................... 44

Figure 12

: Evolution de la consommation alimentaire par semaine ......... 55

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau I

: Quantité de viande produite par l’aviculture traditionnelle ....... 8

Tableau II

: Zones de confort en fonction de l’âge du poulet de chair........ 20

Tableau III

: Performances et normes de consommation des poulets de chair ................................................................................................. 22

Tableau IV

: Apports recommandés en minéraux et en vitamines dans l’alimentation du poulet de chair ............................................ 27

Tableau V

: Consommation d’eau et d’aliment en fonction de l’âge chez le poulet de chair) ...................................................................... 28

Tableau VI

: Granulation de l’aliment : avantages et inconvénients ............ 31

Tableau VII : Composition bromatologique des aliments ............................. 35 Tableau VIII : Programme de prophylaxie médicale ..................................... 42 Tableau IX

: Température et hygrométrie du poulailler durant la phase de démarrage. ............................................................................. 49

Tableau X

: Températures rectales (en °C) des oiseaux durant la phase de démarrage ............................................................................... 50

Tableau XI

: Consommation journalière d’aliments (en g/poulet) au cours de la phase de démarrage. ........................................................... 51

Tableau XII : Quantité journalière d'eau bue (en l/ poulet) au démarrage ..... 52 Tableau XIII : Ratios eau/aliment durant la phase de démarrage ................... 52 Tableau XIV : Évolution pondérale moyenne (en g/poulet/lot) durant la phase de démarrage ......................................................................... 53 Tableau XV : Gain Moyen Quotidien (g/poulet/lot) au démarrage ............... 54 Tableau XVI : Indice de consommation au démarrage................................... 55 Tableau XVII: Quantités d’aliments consommés (g/poulet) au cours de la période d’élevage................................................................... 56 xv


Tableau XVIII: Matrice des P-values pour comparaison des moyennes ......... 57 Tableau XIX : Consommation d’eau par poulet (en l) au cours de la période d’élevage ............................................................................... 58 Tableau XX : Ratio Eau/Aliment sur la période d’élevage ........................... 59 Tableau XXI : Matrice des P-Values pour comparaison des moyennes.......... 60 Tableau XXII : Evolution pondérale (en g/poulet/lot/semaine) au cours de la période d’élevage ................................................................... 61 Tableau XXIII: Gain Moyen Quotidien (g/poulet/lot) au cours de la période d’élevage ................................................................................ 62 Tableau XXIV: Indice de consommation au cours de la période d’élevage..... 63 Tableau XXV: Poids vif à l’abattage, poids carcasse et rendement carcasse ... 64 Tableau XXVI: Taux de mortalité dans les différents lots .............................. 65 Tableau XXVII: Estimation des couts de production d’un poulet de chair en fonction du mode de distribution de l’aliment FCFA) ............ 66 Tableau XXVIII: Estimation des bénéfices nets par poulet en fonction du type de distribution d’aliment ...................................................... 67

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TABLES DES MATIERES

INTRODUCTION ............................................................................................. 1 PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ............................. 4 Chapitre I : Généralités sur l’aviculture dans la

région de Dakar

(Sénégal). ............................................................................................................ 5 I.1. Données géographiques ............................................................................... 5 I.1.1. Situation géographique du Sénégal ........................................................... 5 I-1-2- Climat du Sénégal .................................................................................... 5 I-1-2-1-Types de climat ..................................................................................... 5 I-1-2-2- Pluviométrie ......................................................................................... 6 I-1-2-3- Température ......................................................................................... 7 I-2- Systèmes d’élevage avicole dans la région de Dakar ................................... 7 I-2-1- Système traditionnel ................................................................................ 8 I-2-2- Système moderne ..................................................................................... 9 I-3- Contraintes de l’élevage avicole dans la région de Dakar .......................... 10 I-3-1- Contraintes technico-économiques......................................................... 10 I-3-2- Contraintes sanitaires ............................................................................. 11 I-3-2-1- Facteurs liés à l’environnement .......................................................... 11 I-3-2-1- 1-Température .................................................................................... 11 I-3-2-1-2- Humidité ......................................................................................... 11 I-3-2-1-3-Ventilation ....................................................................................... 12 I-3-2-1-4-Polluants chimiques.......................................................................... 12 I-3-2-2-Facteurs liés aux pathologies ............................................................... 12 I-3-2-2-1 Maladies infectieuses ........................................................................ 12 I-3-2-2-2 Maladies parasitaires ........................................................................ 13 I-3-3- Contraintes alimentaires......................................................................... 14

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Chapitre II : Facteurs influençant la croissance du poulet de chair............ 15 II.1. Physiologie de la digestion ....................................................................... 15 II .1.1. Rappels anatomiques de l’appareil digestif du poulet ........................... 15 II.1.2. Phénomènes mécaniques de la digestion ............................................... 16 II.1.3. Phénomènes chimiques de la digestion .................................................. 16 II.1.4. Digestion microbienne........................................................................... 18 II.2 Facteurs de variation des performances de croissance du poulet de chair .. 19 II.2. 1.Facteurs intrinsèques ............................................................................. 19 II.2.2 Facteurs environnementaux. ................................................................... 19 II.2.2.1. Facteurs climatiques ........................................................................... 19 II.2.2.2. Photopériode ...................................................................................... 21 II.2.2.3. Facteurs physiques.............................................................................. 21 II.2.2.4. Facteurs sanitaires .............................................................................. 21 II.2.3. Facteurs alimentaires. ............................................................................ 22 II.2.3.1. Composition des aliments ................................................................... 22 II.2.3.1.1. Besoins alimentaires du poulet de chair ........................................... 22 II.2.3.1.1.1.Besoins en énergie ......................................................................... 23 II.2.3.1.1.1.2. Besoins de production ................................................................ 24 II.2.3.1.1.3.Besoins en vitamines et en minéraux ............................................. 26 II.2.3.1.1.4.Besoins en eau ............................................................................... 28 II.2.3.1.2. Formulation des rations ................................................................... 29 II.2.3.1.2.1.Aliments démarrage ....................................................................... 29 II.2.3.1.2.2.Aliments croissance- finition ........................................................ 29 II.2.3.2. Présentation physique des aliments .................................................... 30 DEUXIEME PARTIE : ETUDE EXPERIMENTALE ............................... 33 Chapitre I: Matériel et Méthodes .................................................................... 34 I.1 Matériel ...................................................................................................... 34 I.1.1 Bâtiment d’élevage .................................................................................. 34 xviii


I.1.2. Aliments ................................................................................................. 34 I.1.3. Oiseaux ................................................................................................... 35 I.1.4. Matériel d’élevage et de contrôle des performances ................................ 35 II.2. Méthodes .................................................................................................. 36 II.2.1. Conduite de l’élevage ............................................................................ 36 II.2.1.1. Préparation du bâtiment d’élevage ...................................................... 36 II.2.1.2. Mise en lots des poussins .................................................................... 38 I.2.1.3. Alimentation des oiseaux ..................................................................... 40 II.2.1.4. Prophylaxie médicale ......................................................................... 41 I.2.2. Collecte des données............................................................................... 42 I.2.2.1.Paramètres d’ambiance ......................................................................... 42 I.2.2.2.Température rectale .............................................................................. 43 I.2.2.3 Consommation alimentaire et d’eau ...................................................... 43 I.2.2.4.Evolution pondérale .............................................................................. 44 I.2.2.5.Poids de la carcasse............................................................................... 44 I.2.2.6. Mortalité .............................................................................................. 44 I.2.3.Calcul des paramètres zootechniques ....................................................... 45 I.2.3.1.Consommation alimentaire et d’eau ...................................................... 45 I.2.3.2.Gain moyen quotidien ........................................................................... 46 I.2.3.3.Indice de conversion ou de consommation alimentaire ......................... 46 I.2.3.4.Rendement carcasse .............................................................................. 46 I.2.3.5.Taux de mortalité .................................................................................. 47 I.2.4.Evaluation de la rentabilité économique .................................................. 47 I.2.5.Analyse statistique des données ............................................................... 47 Chapitre II : Résultats et Discussion ............................................................... 48 II.1.Résultats .................................................................................................... 48 II.1.1. Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier« Chick care »sur la thermorégulation et la croissance du poussin au démarrage ........ 48

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II.1.1.1.Effets sur la thermorégulation .............................................................. 48 II.1.1.1.1.Paramètres d’ambiance ..................................................................... 48 II.1.1.1. 2.Température rectale ......................................................................... 49 II.1.1.2.Effets sur les performances de croissance ............................................ 50 II.1.1.2.1.Consommation alimentaire ............................................................... 50 II.1.1.2.2.Consommation d’eau ........................................................................ 51 II.1.1.2.3.Ratio Eau/Aliment ............................................................................ 52 II.1.1.2.4. Evolution pondérale ......................................................................... 53 II.1.1.2.5. Gain Moyen Quotidien (GMQ) ........................................................ 54 II.1.1.2.6.Indice de consommation ................................................................... 54 II.1.2. Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier« Chick care »sur les performances de croissance du poulet de chair sur toute la durée d’élevage. ...................................................................................................... 55 II.1.2. 1.Consommation alimentaire ................................................................. 55 II.1.2. 2.Consommation d’eau .......................................................................... 57 II.1.2. 3.Ratio Eau/Aliment .............................................................................. 59 II.1.2. 4.Evolution pondérale............................................................................ 60 II.1.2. 5.Gain Moyen Quotidien (GMQ)........................................................... 61 II.1.2. 6. Indice de consommation .................................................................... 62 II.1.2.7.Poids vif à l’abattage, poids carcasse et rendement carcasse ................ 64 II.1.2. 8. Taux de mortalité............................................................................... 65 II.1.3.Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » sur la rentabilité économique ......................................................................... 66 II.1.3.1.Estimation du coût de production d’un poulet...................................... 66 II.1.3.2.Estimation de la rentabilité économique .............................................. 67 II.2.Discussion ................................................................................................. 68 II.2.1 Méthodologie ......................................................................................... 68 II.2.2.Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care» sur les poussins au démarrage ........................................................................ 69 xx


II.2.2.1.Effets sur la thermorégulation .............................................................. 69 II.2.2.2.Effets sur les performances de croissance ............................................ 70 II.2.3.Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » sur les performances de croissance du poulet de chair sur toute la période de l’élevage ........................................................................................................ 73 II.2.4.Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » sur la rentabilité économique de l’élevage du poulet de chair ........................ 76 CONCLUSION GENERALE .......................................................................... 77 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.......................................................... 77 WEBOGRAPHIE ............................................................................................ 77

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INTRODUCTION

En Afrique subsaharienne, les productions avicoles représentent une part de plus en plus importante dans l’approvisionnement des populations en protéines animales, particulièrement en zone urbaine. C’est ainsi qu’au Sénégal, depuis 2005, les productions de volailles ont dans l’ensemble suivi une évolution à la faveur des mesures prises par l’Etat notamment l’arrêt des importations de produits avicoles pour cause de grippe aviaire. Deux ans seulement après la suspension de ces importations, l’effectif de la volaille familiale a augmenté de 0,3 %, tandis que celui de la volaille industrielle a crû de 70% en passant de 7 500 000 têtes en 2006 à 13 000 000 têtes en 2007 (SENEGAL /DIREL, 2007). La relance de l’aviculture moderne s’est également traduite par l’augmentation de 23 % du nombre de poussins mis en élevage entre 2005 et 2006 (SENEGAL /CNA, 2006), alors qu’avant la suspension des importations de produits avicoles, la filière a connu d’importantes difficultés liées à la saturation du marché par les découpes de poulets importées des pays industrialisés. Malheureusement, malgré la mesure salutaire de l’Etat, l’envol de l’aviculture industrielle se trouve confronté à plusieurs obstacles parmi lesquels le prix de l’aliment qui reste très élevé, ce qui limite les producteurs à moindre revenu. La part prépondérante de l’aliment dans le prix de revient des volailles (60 à 70 %) et la recherche perpétuelle des meilleurs résultats économiques poussent les scientifiques et les industriels de la filière avicole vers la recherche de 1


l’optimum nutritionnel (ITAVI, 2002). Cet objectif implique des notions complexes tant au niveau de l’aliment (connaissance des matières premières et l’amélioration des processus de fabrication) que des méthodes nutritionnelles adéquates pour la volaille. Une des solutions pour la réduction de l’impact de l’alimentation sur les performances des productions avicoles dont celle du poulet de chair, repose sur une utilisation rationnelle des aliments afin de limiter les gaspillages tout en améliorant l’indice de consommation. Selon MOLLEREAU et al. (1987), chez le poulet de chair, les performances de croissance sont déterminées pendant le démarrage qui est celle au cours de laquelle on assiste à une croissance accélérée grâce aux synthèses protéiques et une bonne conversion alimentaire. C’est donc au cours de cette phase de croissance du poulet de chair que l’accent doit être mis pour une amélioration de l’évolution pondérale qui est étroitement liée à la quantité et à la qualité des aliments consommés. Or, chez les oiseaux en général, le stimulus visuel est le principal facteur duquel dépend la prise alimentaire ; chez les poussins par exemple, la première expérience de picotage, nécessite une certaine clarté (FESNEAU, 1987). Le rôle important joué par le stimulus visuel dans la consommation alimentaire du poulet de chair et l’importance d’un bon démarrage pour une amélioration des performances de croissance, ont conduit le laboratoire NUTRECO basé en Hollande à mettre au point un type d’aliment, le «Chick care». Selon le fabricant, le « Chick care » qui est sous forme d’aliment granulé servi sur du papier de couleur verte pendant la phase de démarrage, améliore la croissance du poussin à travers une stimulation de la consommation alimentaire, une bonne thermorégulation, un développement de la muqueuse et de l’arsenal enzymatique du tube digestif et un renforcement du système immunitaire. 2


Les essais menés par NIANG (2016) avec ce produit, ont montré que par rapport à une alimentation classique, la distribution de l’aliment « Chick care » sur le papier « Chick care » au cours de la première semaine du démarrage suivie d’une alimentation classique pour le reste de la période d’élevage, améliore significativement les performances de croissance du poulet de chair. Le stimulus visuel étant déterminant chez les oiseaux, la question est de savoir si une distribution d’un aliment classique sur ce même type de papier permet d’aboutir au même résultat. C’est dans ce contexte que cette étude a été menée avec comme objectif général l’évaluation des effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » au démarrage, sur les performances de croissance du poulet de chair. De manière spécifique, il s’agit d’évaluer les effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » au démarrage sur :  la thermorégulation et la croissance du poussin au démarrage ;  les performances de croissance du poulet de chair sur toute la période d’élevage ;  la rentabilité économique de l’élevage. Notre étude comporte deux parties. La première partie est une synthèse bibliographique portant sur les généralités sur l’aviculture dans la région de Dakar, suivie des facteurs influençant la croissance du poulet de chair. La seconde partie est consacrée à l’étude expérimentale proprement dite où l’accent est mis sur le matériel et les méthodes et par la suite, les résultats et la discussion.

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PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE Chapitre I : Généralités sur l’aviculture dans la région de Dakar (Sénégal). Chapitre II : Facteurs influençant la croissance du poulet de chair.

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Chapitre I : Généralités sur l’aviculture dans la

région de Dakar

(Sénégal). I.1. Données géographiques I.1.1. Situation géographique du Sénégal Le Sénégal est un pays de l’Afrique au sud du Sahara, situé à l’extrémité du Continent africain. Les informations GPS le placent entre 12° 8 et 16° 41 de latitude Nord et 11° 21 et 17° 32 de longitude Ouest. Le pays qui couvre une superficie de 196 722 km2, est presque plat, le relief est constitué d’une vaste plaine avec une côte basse et sablonneuse, rocheuse par endroit. L’altitude dépasse rarement 40 mètres à l’exception de quelques points accidentés que sont : “les mamelles“ situées dans la région de Dakar, le massif de Ndiass et la falaise de Thiès situés dans la région de Thiès (environ 70 Km à l’Est de Dakar) et les collines de Kédougou (environ 700 Km à l’Est de Dakar) qui culminent dans certains endroits à plus de 500 mètres. Le fleuve Sénégal constitue la principale ressource hydraulique du pays. Il alimente les nappes phréatiques et le lac de Guiers. Ce dernier est la plus importante réserve d’eau du pays, qui alimente Dakar et d’autres agglomérations en eau potable (WIKIPEDIA, 2016). I-1-2- Climat du Sénégal I-1-2-1-Types de climat Les principaux climats rencontrés au Sénégal varient du Nord au Sud comme suit :  le climat sahélien presque désertique, avec des précipitations annuelles ne dépassant pas 350 mm, c’est le domaine de l’élevage extensif ;

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 le climat sahélo-soudanien, de type continental sec, compris entre les isohyètes 350 et 700 mm, il correspond essentiellement au bassin arachidier nord ;  le climat soudano-sahélien, moins chaud et moins sec que le précédent, est caractérisé par une pluviométrie annuelle oscillant entre 700 et 900 mm, couvre surtout le bassin arachidier sud et la zone des terres neuves ;  le climat soudanien, compris entre les isohyètes 900 et 1000 mm, rencontré en haute et moyenne Casamance ;  le climat soudano-guinéen, caractérisé par d’importantes précipitations de l’ordre de 1000 à 1200 mm, couvre l’aire de la basse Casamance. Ces climats sont très influencés par trois principales masses d’air que sont :  l’Alizé maritime, issu des Açores, vent humide et frais, qui balaie les régions côtières en apportant un climat relativement doux pendant une grande période de l’année, mais qui n’apportent pas de précipitations ;  l’Harmattan,

branche

finissante

de

l’alizé

continental

saharien,

particulièrement chaud et sec, souffle à l’intérieur du pays pendant une période relativement longue de l’année ;  la Mousson, issue de l’anticyclone de Sainte-Hélène, très humide (parce que chargé d’eau), qui apporte la pluie du Sud-Ouest. Le couvert végétal (répartition et diversité d’espèces) est fortement influencé par le climat, la pluviométrie et le sol. L’ensemble détermine les zones agro écologiques du pays (TRAORE E., 2006). I-1-2-2- Pluviométrie Le climat est du type sahélien. Il comporte une saison des pluies que l'on appelle hivernage et une saison sèche. La saison des pluies s'étend de Juin à

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Octobre avec un pic en Août-Septembre et variable selon la latitude (moins de précipitations dans le nord par rapport au sud). Dakar ne reçoit qu’une faible partie : 450 mm d’eau en 2002 (FARUQUI, NIANG et REDWOOD, 2006). I-1-2-3- Température Selon les températures, six régions climatiques sont distinguées (NDIAYE, 2010) :  la grande côte de Dakar à Saint Louis avec des températures de 20 à 40°C;la température dépasse rarement 30°C dans la région de Dakar, ceci est favorable à l’aviculture.  la région sahélienne du Ferlo, la plus aride et la plus chaude (la température peut atteindre 44°C) ;  la région de Tambacounda de climat soudanais avec une température dépassant 40°C au mois de Mai ;  la petite côte et le Sine Saloum (température maximale atteignant 38°C en Juin) ;  les bassins versants des fleuves Gambie (Kayanga et Casamance) avec un maximum thermique de 40°C en Avril – Mai ;  la basse Casamance d’un régime thermique marqué par un maximum de 35°C en Juin. La région de Dakar présente, une humidité constante qui se manifeste même en saison sèche par des condensations nocturnes fréquentes. I-2- Systèmes d’élevage avicole dans la région de Dakar L’aviculture dans la région de Dakar est pratiquée selon deux systèmes d’élevage : le système traditionnel et le système moderne.

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I-2-1- Système traditionnel L’aviculture traditionnelle est essentiellement à caractère rural et regroupe de petites unités de type familial à faibles productions et qui utilisent des systèmes extensifs avec des effectifs faibles par ferme (DOSSOU, 2008). La taille moyenne de ces unités de productions est de 10 sujets (DIOP, 1982). La volaille est en divagation le jour ; elle parcourt de longues distances pour chercher sa nourriture. De ce fait, la croissance pondérale est lente. Les poulaillers rudimentaires, servent seulement de dortoir. La basse-cour est très souvent exposée de jour comme de nuit aux intempéries et aux prédateurs. Les conditions d’habitat et de reproduction (ponte, couvaison, survie des poussins) qui sont difficiles, font que la volaille villageoise est peu prolifique. Les poulets sont commercialisés pour la consommation humaine à l’âge de quatre mois à un an avec un poids vif faible (en moyenne 1,2 à 1,5 kilogramme par sujet). Les quantités de viandes de volailles traditionnelles produites par année figurent sur le tableau I. Tableau I: Quantité de viande produite par l’aviculture traditionnelle Année

Effectifs

Pourcentage

Quantité de viande

(milliers)

d’abattage

(T)

2005

21 527

97 ,0 %

20 881

2006

22 078

97 ,0 %

21 416

2007

22 141

97 ,5 %

21 587

2008

21 889

97 ,0 %

21 232

2009

22 302

98,0 %

21 856

2010

22 971

98,0 %

22 512

2011

23 255

98,0 %

22 790

Source : SENEGAL/DIREL/Ministère de l’élevage (2012)

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I-2-2- Système moderne L’aviculture moderne s’est surtout développée en zone péri-urbaine principalement dans la région de Dakar et certaines régions côtières abritant des réceptifs hôteliers. Son développement a été rendu possible grâce aux importations de poussin d’un jour auxquelles s’est substituée la production locale de poussins avec l’installation de plusieurs couvoirs. Dans ce système d’élevage, les oiseaux sont des souches améliorées. Ces dernières reçoivent un aliment complet et en quantité précise. En outre, en aviculture moderne, les oiseaux bénéficient d’une protection sanitaire et leurs logements sont bien contrôlés. D’une manière générale, le système moderne de productions avicoles est subdivisé en deux types à savoir : l’élevage industriel et l’élevage semiindustriel. L’élevage industriel est un établissement qui possède des effectifs importants, utilise des poussins d’un jour provenant des multiplicateurs des souches sélectionnées, nourrit les volailles avec des aliments complets ou des aliments supplémentés et pratique des mesures de lutte contre les maladies (prophylaxie, traitement).Il utilise des équipements modernes et des techniques perfectionnées en ce qui concerne les différentes opérations (LISSOT, 1941) cité par DIOP (1982). En tenant compte de cette définition, plusieurs auteurs s’accordent sur le fait qu’il existe peu d’élevages de ce type dans la région de Dakar. Toutefois, l’élevage industriel est à ses débuts avec l’exemple de la Société de Distribution du Matériel Avicole (SEDIMA). L’élevage avicole pratiqué dans la région de Dakar reste du type semi-industriel (GUEYE, 1999). Ce système moderne utilise des poussins d’un jour produits au Sénégal par des sociétés privées.

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D’une manière générale, le système d’élevage moderne, en particulier celui des poulets de chair, connaît une évolution constante depuis 2005, suite à l’interdiction des importations des produits avicoles (figure 1).

Figure 1: Production de viande de poulets de 2000 à 2012 (aviculture commercial) Source : SENEGAL/CNA, 2013 I-3- Contraintes de l’élevage avicole dans la région de Dakar Le développement de l’aviculture est essentiellement limité par des facteurs technico-économiques, des facteurs sanitaires et des facteurs alimentaires. I-3-1- Contraintes technico-économiques On note une absence de professionnalisation du métier, car la plupart des employés des élevages ne sont pas qualifiés (BIAGUI, 2002). Ceci entraîne des défaillances observées dans l’application des normes techniques d’élevage qui sont à l’origine de mauvaises performances. À ceci s’ajoute la mauvaise conception des bâtiments, les vides sanitaires mal effectués et l’absence d’hygiène souvent constatée dans les fermes qui ont des conséquences néfastes 10


en élevage intensif (BIAOU, 1995). La mauvaise gestion de l’aliment, le nonnettoyage des abreuvoirs et une mal conservation de l’eau de boisson dans certaines fermes, ne favorisent pas une production optimale. En plus de ces contraintes techniques, on note des contraintes économiques. Les producteurs éprouvent d’énormes difficultés pour obtenir des financements nécessaires à l’achat des équipements avicoles (HABAMENSHI, 1994). La mauvaise organisation du marché et le manque de chaîne de froid pour conserver les produits invendus font que beaucoup d’aviculteurs sénégalais se limitent à des opérations ponctuelles liées à des festivités d’origine religieuse, coutumière ou familiale (SENEGAL/MA/DIREL, 1995). I-3-2- Contraintes sanitaires Les contraintes sanitaires sont représentées par les facteurs de risque essentiellement liés à l’environnement et aux pathologies. I-3-2-1- Facteurs liés à l’environnement I-3-2-1- 1-Température C’est un facteur de stress aussi bien chez les poussins que chez les poules adultes (PARENT et al. 1989). L’oiseau en réagissant face à l’agression thermique, s’épuise et s’expose davantage aux maladies. La température reste une contrainte majeure en aviculture au Sénégal à cause de la chaleur qui est souvent à l’origine de très fortes mortalités dans les élevages avicoles. I-3-2-1-2- Humidité L’humidité favorise la croissance optimale des agents infectieux et infectants. Lorsqu’un poulet est soumis à un environnement à forte humidité, il devient plus réceptif aux maladies que celui qui n’est pas dans le même cadre de vie

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(BRUGERE PICOUX et SAVAD, 1987). Par ailleurs, l’humidité renforce les effets néfastes de la chaleur. I-3-2-1-3-Ventilation Le rôle de la ventilation est bien connu en aviculture, car elle permet le renouvellement de l’air du poulailler. C’est d’ailleurs l’élément important qui est recherché dans l’orientation et la conception des bâtiments, tout en évitant les grands vents, les poussières (sources d’agents pathogènes). Une bonne ventilation permet de minimiser les effets de la température et de l’humidité (IBRAHIMA, 1991). I-3-2-1-4-Polluants chimiques L’ammoniac (NH3) est le polluant chimique le plus important. Il provient des oiseaux eux-mêmes ou résulte de la dégradation de la litière. Les facteurs physiques associés aux facteurs chimiques, favorisent l’apparition et l’évolution de nombreuses pathologies aviaires. I-3-2-2-Facteurs liés aux pathologies (BULDGEN et coll., 1992) Les pathologies sont principalement d’origine infectieuse ou parasitaire. I-3-2-2-1 Maladies infectieuses Elles rassemblent les maladies bactériennes et virales.  Maladies bactériennes et mycoplasmiques Parmi ces maladies, on peut citer :  le cholera aviaire du à Pasteurella multocida ;  les colibacilloses dues à Escherichia coli et autres colibacilles ;  les salmonelloses aviaires dues à Salmonella pullorum gallinarum ; 12


 les mycoplasmoses dues à Mycoplasme gallisepticum, M.synoviae et les autres mycoplasmes.  Maladies virales Ce sont les maladies les plus graves. Elles entraînent d’énormes dégâts, car il n’existe aucun traitement contre ces maladies. On peut citer entre autres :  la maladie de Gumboro due à un Birnavirus ;  la maladie de Newcastle ou pseudo peste aviaire due à un Paramyxovirus;  la variole aviaire due à un Poxvirus ;  les leucoses aviaires dues à des rétrovirus ;  la bronchite infectieuse due à un Coronavirus ;  la maladie de Marek due à un Herpes virus. I-3-2-2-2 Maladies parasitaires Elles sont les plus nombreuses et sont responsables de mortalités ou de retard de croissance dans les élevages. On retrouve entre autres :  les coccidioses aviaires (Emeria tenella, E. necatrix, E. maxima, E. brunetti, E. proecox) ;  l’ascaridiose (Ascaridia, Cappillaria, Heterakis);  les Téniasis (Rallietina, Hymenolopis). Les maladies parasitaires sont les plus fréquentes à cause du manque d’hygiène. Parmi ces maladies parasitaires, les coccidioses aviaires sont les plus importantes. Elles entravent sérieusement le développement de l’aviculture au Sénégal. Les pertes qui leur sont attribuables sont liées à la fois aux mortalités et aux retards de croissance.

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I-3-3- Contraintes alimentaires L’alimentation représente plus de la moitié des coûts de production en aviculture moderne et cette alimentation n’est pas maîtrisée et reste tributaire de la production du maïs qui en est sa principale composante, mais aussi du prix et de la qualité des intrants (son de blé, tourteaux, prémix, etc). Les industries sénégalaises de l’alimentation animale sont confrontées en permanence à des problèmes d’approvisionnement en céréales. Une proportion importante des matières premières entrant dans la fabrication des aliments des volailles (maïs, tourteau de soja, acides aminés synthétiques, par exemple), est donc importée, ce qui constitue une entrave au développement de l’aviculture moderne du fait de l’augmentation sans cesse du prix des matières premières (ETIENNE, 2002). Les contraintes les plus soulevées portent essentiellement sur le coût de plus en plus élevé des ressources alimentaires, notamment celles protéiques, les difficultés d’approvisionnement en matières premières du fait de leur faible disponibilité, la rupture prolongée des stocks d’intrants (aliments volailles, produits vétérinaires) et l’étroitesse du marché, etc. et ne favorisent pas une production avicole optimale.

En résumé, l’aviculture est une filière en pleine expansion dans les pays africains au sud Sahara comme le Sénégal, pour faire face à une demande croissante en protéine d’origine animale. L’aliment qui représente 60 à 70% du coût de production est devenu de plus en plus cher ; la nécessité de sa valorisation et de son utilisation rationnelle en élevage avicole, nous amènent à décrire, dans le deuxième chapitre de notre travail, les particularités de la digestion chez les oiseaux avant d’envisager les facteurs qui peuvent influencer la croissance du poulet de chair

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Chapitre II : Facteurs influençant la croissance du poulet de chair La valorisation des aliments et par conséquent leur utilisation pour la croissance étant liée à leur digestion, il nous a paru opportun de décrire les particularités de la digestion chez les oiseaux avant d’envisager les facteurs qui peuvent affecter la croissance du poulet de chair. II.1. Physiologie de la digestion II .1.1. Rappels anatomiques de l’appareil digestif du poulet Anatomiquement l’appareil des oiseaux est constitué par un bec, une cavité buccale dépourvue de dents, un œsophage, un jabot, des estomacs sécrétoire (proventricule) et musculaire (gésier), l’intestin débouchant dans le cloaque puis l’anus (figure 2). Il comprend toutes les glandes : le foie et le pancréas (ALAMARGOT, 1982 ; VILLATE, 2001).

Figure 2: Appareil digestif du poulet. Source : https://www.google.sn/search 15


II.1.2. Phénomènes mécaniques de la digestion La préhension des aliments est assurée par le bec, qui présente des variations morphologiques en rapport direct avec la nature de régime alimentaire. Les particules alimentaires ingérées ne subissent pas de modifications notables au niveau de la bouche (absence de dents). Les simples transformations du bol alimentaire sont liées à l'intervention des muscles hyo-branchio-lingaux et à son humectation par la salive. La déglutition est essentiellement un phénomène mécanique, elle est facilitée par les mouvements de la tête. Une alimentation sous forme de farine doit s'accumuler dans le pharynx pour atteindre un volume seuil capable de déclencher la motricité œsophagienne (SOUILEM et GOGNY, 1994). Le jabot, par sa motricité, joue un rôle régulateur du remplissage du proventricule et du gésier. La contraction des muscles épais du gésier qui représentent de véritables « mâchoires » gastriques, assure le broyage et la trituration des aliments (SOUILEM et GOGNY, 1994). II.1.3. Phénomènes chimiques de la digestion La salive qui est essentiellement constitué de mucus, est indispensable à la lubrification de l'aliment, surtout en l'absence d'une phase de mastication. Il facilite ainsi le transit du bol alimentaire à travers le bucco-pharynx et la partie proximale de l'œsophage. Une sécrétion abondante du mucus par les glandes muqueuses de l'œsophage et de l'entrée du jabot, favorisant l'imbibition et la macération des aliments dans le jabot. La sécrétion gastrique assurée uniquement par le proventricule, permet une digestion partielle des protéines par la pepsine, action qui ne débute réellement

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que dans le duodénum, lorsque les aliments sont suffisamment fragmentés par le gésier (SOUILEM et GOGNY, 1994). Le suc pancréatique contient des enzymes indispensables à la dégradation des lipides, des protides et des glucides. Ces activités enzymatiques sont cependant faibles chez le jeune poussin ; la possibilité de digérer les glucides se développe au cours des premiers jours (4 à 5 jours). L'ingestion régulière d'une grande quantité de carbohydrates et de lipides augmente l'activité de types amylase et lipase, alors qu'un régime hyperprotidique augmente très peu l'activité de la chymotrypsine (BRUGERE-PICOUX et SILIM, 1992 ; SOUILEM et GOGNY, 1994). Les sels biliaires sont indispensables à l'action de la lipase pancréatique, dans la mesure où ils émulsifient les lipides. La synthèse de la bile se développe avec l’âge ; les jeunes oiseaux digèrent mal les lipides, surtout quand ils sont à base d'acides gras saturés. Ainsi, l'addition de sels biliaires dans l'alimentation du poussin améliore la digestibilité des acides gras saturés, et dans une moindre mesure celle des acides gras insaturés (SOUILEM et GOGNY, 1994 ; VILLATE, 2001). Le suc intestinal renferme du mucus, des électrolytes et des enzymes capables de digérer les glucides, les lipides et les protides. La lactase est absente d'où l'intolérance au lactose. Les activités maltase et sucrase sont présentes dès la naissance, ce qui donne la possibilité au poussin de digérer les sucres dès les premiers jours (4 à 5 jours). La digestion intestinale des lipides est médiocre à la naissance, et seuls les lipides insaturés sont utilisés. La valorisation des lipides saturés ne devient possible qu'à l’âge de 4 à 8 semaines (SOUILEM et GOGNY, 1994).

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II.1.4. Digestion microbienne L'activité microbienne a été signalée essentiellement au niveau du jabot et surtout des caecums. Cette flore bactérienne (surtout de bactéries gram négatives), favorise le renouvellement rapide de l'épithélium intestinal. La flore bactérienne du jabot est surtout constituée de lactobacilles (Lactobacillus acidophilus), qui contribuent à la baisse relative du pH local, par la sécrétion d'acide lactique, d'acides organiques et d'acides gras volatils. Les oses issus de la dégradation bactérienne des glucides sont absorbés en très faible quantité et sont souvent utilisés comme source d'énergie par les bactéries. Les cæcums constituent un milieu favorable pour la multiplication bactérienne : le milieu est anaérobie, très liquide, stagnant partiellement (l'évacuation ne se fait que toutes les 6 à 8 heures en moyenne), et le pH est de l'ordre de 6,5 à 7,5. L'attaque des glucides se traduit par une activité amylolytique très faible, ainsi qu'une production de gaz (CO2, méthane) et d'acides gras volatils. Concernant la digestion de la cellulose, les poulets normaux sont capables d'utiliser 17% de la cellulose de la ration. Les caecums

jouent un rôle dans la digestion des

protéines et dans la récupération de l'azote non protéique, la digestion des protéines est mieux valorisée chez les sujets normaux que chez ceux qui ont subi l'ablation des cæcums. La flore caecale anaérobie est capable, de décomposer l'acide urique (principal composé azoté excrété par les reins), issu de l'urine véhiculée par le reflux antipéristaltique. L'ammoniac produit est incorporé dans la synthèse d'acides aminés, qui sont utilisés par les bactéries et généralement peu absorbés par la paroi des caecums. Comme chez les mammifères, la flore digestive des oiseaux, déprime l'utilisation des lipides, en réduisant le rôle des sels biliaires. Enfin, la flore bactérienne au niveau des caecums est capable de synthétiser les vitamines hydrosolubles, surtout du groupe B, telle que la vitamine B12 (BRUGERE-PICOUX et SILIM, 1992 ; SOUILEM et GOGNY, 1994). 18


II.2 Facteurs de variation des performances de croissance du poulet de chair II.2. 1.Facteurs intrinsèques Les facteurs intrinsèques sont les facteurs qui sont propres à l’animal à savoir l’âge, le sexe, et la race qui sont en corrélation avec le génotype. La vitesse de croissance du poulet de chair varie en fonction de l’âge, selon les souches ou les races. La croissance est surtout accélérée entre 0 et 6 semaines, ralentit et devient coûteuse en énergie (NIR et al (1993)). Selon ENEDE (2005) les mâles croissent plus rapidement que les femelles, ce qui serait dû à l’action des androgènes testiculaires. Selon INRA (1979) les mâles croissent plus rapidement, car apprennent à consommer plus rapidement les aliments que les femelles. Pourtant selon BOURGON et coll. (1976) les femelles ont une aptitude à déposer plus de gras que les mâles. Des études faites par GIORDANI et al. (1993) sur trois souches de poulet de chair, ont montré qu’il y a des différences non négligeables de poids à 8 semaines d’âge, d’où l’influence des facteurs génétiques sur la croissance des poulets de chair. II.2.2 Facteurs environnementaux. Seront ici pris en compte seulement quelques facteurs environnementaux qui sont les facteurs climatiques, la photopériode, les facteurs physiques et sanitaires. II.2.2.1. Facteurs climatiques Les accidents liés à une température ambiante excessive constituent un problème majeur de la filière avicole, tant dans les pays à climat chaud où l'aviculture est en pleine expansion que dans les pays tempérés (TREVIDY, 2000). 19


Les fortes chaleurs constituent un risque majeur en matière d’élevage avicole. Afin d’éviter les catastrophes lors d’une hausse inhabituelle de température dans les bâtiments, il est nécessaire d’intervenir sur différentes points notamment la mise à jeun des volailles (Afrique Agriculture, 2000). Lorsque la température ambiante dépasse 23°C, le premier réflexe de l’animal est de limiter ces apports énergétiques en diminuant sa consommation alimentaire ce qui peut affecter la croissance de l’animal (SANCHEZ et al. 2000). Chez les volailles en croissance, la température est capable de modifier en même temps que la vitesse de croissance, la consommation alimentaire et l’état d’engraissement (ENEDE, 2005). Selon KOLB (1965), une température supérieure à 25°C compromet la prise de poids par réduction de la consommation alimentaire; ceci est d’autant plus marqué lorsque la température passe de 32°C à 36°C. Notons également qu’en climat chaud et hygrométrie élevée, les performances des animaux sont inférieures à celles des animaux en climat chaud et hygrométrie modérée (Afrique Agriculture, 2000). Chez le poulet de chair, la zone de confort thermique varie en fonction de l’âge (Tableau II). Tableau II: Zones de confort en fonction de l’âge du poulet de chair Age

Zone de confort en °C

Poussin d’un jour

35

1 à 2 semaines

30

2 à 3 semaines

27

3 à 4 semaines

22

4 à 6 semaines

21-15

Source : SANOFI santé animale, 1996

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II.2.2.2. Photopériode La photopériode a une influence sur la consommation alimentaire du poulet de chair et par conséquent ses performances de croissance. En effet, chez les oiseaux en général, le principal stimulus de l’appétit, est le stimulus visuel. C’est ainsi que FESNEAU (1987), rapporte que chez le poussin, la première étape de la prise de nourriture nécessite une clarté qui permet à l’oiseau de percevoir l’aliment et de la consommer. Selon SAUVEUR (1988) pour la plupart des oiseaux dont la poule, l’information principale pour le contrôle de la prise de nourriture est la durée de la photopériode ou période claire du jour. LOUL (1998) par la réduction de la durée d’éclairement a abouti à une réduction de la consommation alimentaire chez le poulet de chair. NIANG (2016), en distribuant les aliments sur du papier de couleur verte qui améliore la visibilité chez

des poussins au démarrage, a constaté une

amélioration significative des performances de croissance. II.2.2.3. Facteurs physiques Ce sont généralement les bruits brusques, une forte densité, le transport, la vaccination….Ils peuvent entraîner à la longue l’épuisement et un effet immunodépresseur des animaux qui y sont exposés, la conséquence étant une diminution de l’ingéré alimentaire et de la croissance (BLOOD et HENDERSON, 1976). II.2.2.4. Facteurs sanitaires Les facteurs sanitaires sont représentés surtout par les pathologies parasitaires ou infectieuses. Selon AHAMET (2004), ces facteurs sont responsables de la mortalité et du retard de croissance dans nos élevages. L’auteur rapporte qu’au Sénégal la maladie de Gumboro entraîne un taux de mortalité de 13,4%. 21


II.2.3. Facteurs alimentaires. II.2.3.1. Composition des aliments En élevage de poulets de chair, la composition de la ration doit être adaptée à l’âge du fait des modifications des capacités de digestion et d’assimilation des aliments. La croissance est très rapide, le poussin pouvant passer de 38g à un jour à 2 kg à 7 semaines d’âge (TESSERAUD, 1999). Cette croissance va de pair avec une efficacité alimentaire élevée. L’aliment doit ainsi fournir tous les constituants permettant de transformer l’aliment en viande avec la meilleure efficacité, c’està-dire couvrir les besoins alimentaires du poulet. II.2.3.1.1. Besoins alimentaires du poulet de chair Pour assurer sa croissance de manière optimale, le poulet a ainsi besoin, dans sa ration, de glucides, de lipides et de protéines en quantités adéquates. Cet apport alimentaire doit aller de pair avec un apport d’eau de boisson (tableau III). Tableau III: Performances et normes de consommation des poulets de chair (Source : CODEN REMVAY, 1999) AGE Semaines 1 2 3 4 5 6 7 8

POIDS MOYEN (grammes) 40 130 300 510 820 1130 1500 1900 2300

ALIMENT (g/sujet)

EAU (ml/sujet)

30 40 60 85 115 125 130 140

50 80 120 160 190 240 280 320

22


II.2.3.1.1.1.Besoins en énergie La croissance du poulet est étroitement liée à la teneur en énergie de l’aliment. L’effet de la concentration en énergie est d’autant plus marqué que le potentiel de croissance des animaux est plus élevé. Autrement dit, les animaux à croissance rapide ont besoin de consommer des aliments à teneur élevée en énergie (TESSERAUD, 1999). Selon KOUZOUKENDE (2000), les céréales peuvent représentés jusqu’à 60 à 70 % des rations des volailles, car l’accroissement du niveau énergétique conduit toujours à une amélioration de l’indice de consommation. Traditionnellement, on distingue deux parts dans les besoins énergétiques des animaux ; celle qui concerne leur entretien et celle qu’exige leur production (LAPRAS, 1978). II.2.3.1.1.1.1. Besoins d’entretien Ce sont des besoins qui sont nécessaire au strict maintien de l’homéostasie de l’animal et de l’équilibre énergétique ; autrement dit, elle comprend le métabolisme de base, la thermogenèse adaptative (adaptation au froid, thermorégulation en hyperthermie, thermogenèse alimentaire) et l’activité physique. Le métabolisme de base est défini par LARBIER et LECLERCQ (1992) comme étant les dépenses énergétiques menées chez un animal au repos et à jeun et dans la zone de neutralité thermique ; on élimine ainsi tous les postes de l’entretien qui par définition, s’ajoutent au métabolisme de base. Pour la thermogenèse adaptative, les oiseaux sont des homéothermes. Ils doivent maintenir constante leur température interne. L’oiseau doit donc faire face soit à des situations d’hyperthermie (ambiance chaude) ou d’hypothermie (ambiance froide); dans le dernier cas, il doit accroître sa thermogenèse pour compenser l’augmentation des échanges thermiques avec le milieu extérieur. Au contraire aux températures très élevées, ayant atteint le minimum de sa 23


production de chaleur, il doit accroître ces échanges avec le milieu ambiant pour éviter l’hyperthermie (LAPRAS, 1978). Parlant de la thermogenèse induite par l’aliment, LOUL (1998) cite que chez les mammifères comme chez les oiseaux, l’ingestion d’aliment entraîne systématiquement une thermogenèse qui constitue une perte inéluctable, surtout chez l’animal élevé en zone de neutralité thermique. L’auteur affirme que tout travail, donc mouvement, déplacement, etc.…, des oiseaux coûte de l’énergie et le rendement énergétique du travail est de l’ordre de 30 %, ce qui est assez proche du rendement global de synthèse de l’ATP. Ainsi, tout accroissement de l’activité des oiseaux induit celui de leurs dépenses, donc de leurs besoins alimentaires. II.2.3.1.1.1.2. Besoins de production Les besoins de production compotent d’une part l’énergie contenue dans les productions, et d’autre part les pertes caloriques liées aux synthèses biochimiques du fait que les rendements thermiques de ces réactions sont inférieurs à 100% (MABALO, 1993). Selon LARBIER et LECLERCQ (1992) chez les poulets de chair, le type de synthèses réalisées est la croissance tissulaire (muscle, os, plumes..).

24


Figure 3: Schéma de répartition des flux énergétiques chez l’oiseau Source : REKHIS, 2002 II.2.3.1.1.2.Besoins en matières azotées Les besoins en protéines d’un oiseau est la nécessité pour celui-ci de recevoir un certain apport en chaque acide aminé essentiel ainsi qu’un apport suffisant en composés azotés à partir desquels les acides aminés non essentiels vont être synthétisés (KROGDAHL, 1985). Le taux d’incorporation de protéines brutes recommandé pour 3250 Kcal d’énergie est de 20%.

25


LEESON et al. (1996), en réduisant le niveau d’énergie et le taux de protéines, ont remarqué une baisse de la croissance avec une diminution du poids de la carcasse chez les poulets de chair. NDOYE (1996) a montré que l’apport en lysine de 0,11% et en méthionine de 43% se manifeste par une augmentation du poids vif d’à peu près de 27,15%. Selon TREVIDY (2000), les taux protéiques élevés permettent de mieux lutter contre la chaleur ; ils compensent la réduction des dépôts protéiques et de la croissance. II.2.3.1.1.3.Besoins en vitamines et en minéraux L’aliment intervient dans la croissance aussi par sa teneur en minéraux ; ce sont principalement le calcium et le phosphore. En effet, le calcium (Ca) et le phosphore (P) jouent un rôle essentiel dans la croissance spécialement dans la croissance du tissu osseux. Une carence en calcium et phosphore se traduit par une perte d’appétit, une diminution de la croissance et des troubles locomoteurs graves (LAPRAS, 1978). Le squelette concentre 99% et environ 80% respectivement du calcium et du phosphore de l’organisme et de ce fait il est l’élément essentiel de réserve pour les deux minéraux. Selon SMITH (1992) les vitamines jouent souvent un rôle dans le système enzymatique (Tableau IV) bien que l’oiseau n’en a besoin que dans de faibles quantités. LARBIER et LECLERCQ (1992), montrent que le déséquilibre dans l’aliment peut provoquer des troubles sérieux si le niveau de vitamine A dans la ration est trop faible ; le taux de croissance se situe en-deçà de la normale et la mortalité augmente.

26


Selon TESSERAUD (1999), si l’alimentation n’est pas suffisamment riche en vitamine D3 les volailles seront incapables d’utiliser le calcium et le phosphore contenue dans la nourriture. Tableau IV : Apports recommandés en minéraux et en vitamines dans l’alimentation du poulet de chair (ITAVI, 2003) Minéraux et vitamines

0 à 4 semaines

5 à 8 semaines

Calcium (%)

0,95-1,05

0,85-0,95

Phosphore disponible

0,43

0.37

Sodium (%)

0,15

0.18

Fer (mg/kg)

80

80

Vit A (Ul/kg)

12000

10000

Vit D3 (Ul/kg)

2000

1500

Vit E (Ppm)

30

20

Vit K3 (Ppm)

2,5

2

Thiamine (B1) (Ppm)

2

2

Riboflavine (B2) (Ppm)

6

4

Ac.Panthothénique

15

10

Pyridoxine (B6) (Ppm)

3

2,5

Vit. B12(Ppm)

0,02

0,01

Vit.PP (Ppm)

30

20

Acide folique(Ppm)

1

20

Biotine (Ppm)

0,1

0,05

Choline (Ppm)

600

500

(%)

(Ppm)

27


II.2.3.1.1.4.Besoins en eau Selon SMITH (1992), le manque d’eau de boisson peut retarder la croissance et empêcher la production d’œuf et une privation d’eau peut provoquer la mort de la volaille en un laps de temps très bref (TESSERAUD, 1999). En règle générale, un poulet consomme deux fois plus d’eau que d’aliment (Tableau V). La privation d’eau, qu’elle soit totale ou partielle, s’accompagne de baisse de performances (KROGDAHL, 1985). FERNANDO (1969) en citant BIERRER et al (1966), remarque qu’une privation d’eau après 10 heures provoque une perte de poids de 3% et 11% après 72 heures et diverses lésions viscérales. Le sous abreuvement provoque des lésions légères mais affecte également la croissance et l’état général. Tableau V: Consommation d’eau et d’aliment en fonction de l’âge chez le poulet de chair (LARBIER et LECLERC, 1992) Age (j)

Poids moyen (g)

Indice de consommation

Aliment ingéré/j (g)

Eau ingéré/j (g)

Rapport eau/aliment

7

180

0,88

22

40

1,8

14

380

1,31

42

74

1,8

21

700

1,40

75

137

1,8

28

1080

1,55

95

163

1,8

35

1500

1,72

115

210

1,8

42

1900

1,85

135

235

1,8

49

2250

1 ,95

155

275

1,8

28


II.2.3.1.2. Formulation des rations La formulation des rations du poulet de chair doit tenir compte des différentes phases de croissance : démarrage, croissance, finition. II.2.3.1.2.1.Aliments démarrage L’aliment démarrage doit être riche en énergie et protéines. Les tables de l’INRA (LARBIER et LECLERCQ 1991) et du NRC (1994) recommandent pour un aliment démarrage destiné au poulet de chair de 0 à 3 semaines d'âge, une concentration énergétique avoisinant 3200 kcal/kg et une concentration protéique de 22 ou 23 %. Un tel équilibre suppose un apport conséquent de lipides alimentaires (environ 10% de l'aliment). DIBNER et al (1998) ont testé différentes combinaisons de formulation de l'aliment apporté pendant les 2 premiers jours de vie à des poussins et ont suivi leur courbe de croissance jusqu'à l'âge de 41 jours. La croissance et l'efficacité alimentaire optimale ont été paradoxalement obtenues avec un aliment composé de 50% de protéines et de 50% de glucides sans apport de lipides. Selon KROGDAHL (1985) la sécrétion limitée de sels biliaire de sels biliaires et la faible production de lipase pancréatique chez le poussin, expliquent que les lipides n'aient une influence sur la croissance qu'à partir de l'âge d'environ 10 jours. II.2.3.1.2.2.Aliments croissance- finition L’augmentation rapide de la croissance malgré la réduction de l’indice de consommation accroît fortement les capacités d’ingestion d’aliment du poulet de chair et donc la nécessité d’évacuer les calories produites par la digestion et l’utilisation métabolique de l’aliment (JEAN, 2000 cité par NDIAYE, 2006). Selon LARBIER et LECLERCQ (1992) la teneur en énergie doit être 3250 kcal/kg de poids vif tandis que le taux de protéine et de lysine doivent faire 29


respectivement 35,8 à 42g/100g de gain de poids et 1,5 à 1,7g/100g de gain de poids. Le taux d’incorporation des protéines brutes est de 20% et 4,3% de matières grasses avec une concentration de 3250 kcal/kg d’après LAPRAS (1978). En période de finition, la croissance est souvent ralentie du fait de l’excès de température provoquée par le fort dégagement de chaleur dû aux animaux et à la fermentation de la litière. Or, le maximum de croissance des poulets est obtenu par une température de 16-18°C (JEAN, 2000 cité par NDIAYE, 2006). II.2.3.2. Présentation physique des aliments DUMENTEL (1960) a montré que la nature physique de l’aliment joue un rôle important dans la consommation alimentaire des oiseaux. Chez le poulet de chair, LARBIER et LECLERCQ (1992) estiment que la croissance est plus rapide et l’indice de consommation est plus favorable, lorsque pendant la phase de démarrage, l’aliment est sous forme de miettes puis sous forme de granulés en phase de croissance. Le poulet présente une croissance plus rapide et un meilleur indice de consommation lorsqu’il reçoit pendant la phase de démarrage, un aliment présenté en miettes et ensuite en granulés de 3,5 à 5 mm en phase de croissance, tandis que les aliments pulvérulents sont mal consommés par les poulets (FAO, 1987). Le granulé reste la meilleure solution pour la réduction du temps de consommation, de l’activité physique d’ingestion et de la production de chaleur. La granulation peut être une bonne réponse, mais dans bien des cas, l’effet de granulation est annulé par le processus industriel (stockage, transport, distribution). Le meilleur compromis est obtenu par une farine grossière pouvant contenir des grains de céréales entiers et dont les particules fines peuvent être collées par adjonction de 2 à 4 % de matières grasses (Afrique Agriculture, 2000).

30


ANSELME (1987) cité par VIAS (1995), constate que lorsque l’aliment est granulé, le seuil énergétique est ramené à 2850 -2900 kcal/kg au lieu de 3200 kcal/kg pour l’aliment en farine. Ce même auteur conclut par la suite que la granulation influe donc sur les besoins énergétiques en assurant les performances optimales (CIAKE, 2006). Les avantages et inconvénients de la granulation sont présentés dans le tableau VI. Tableau VI: Granulation de l’aliment : avantages et inconvénients Avantages de la granulation

Inconvénients de la granulation

Diminution du gaspillage

Cout élevé

Réduction du risque de mélange

Maintenance

Stérilisation partielle de

presse à granuler.

l’aliment

Risque

Facilité de manutention

protéines et des vitamines par le

Conservation améliorée

chauffage.

Suppression du risque de collage

Favorise une surconsommation

du bec

et

Facilite l’utilisation de graisse et

pondeuses.

de mélasse

Favorise le picage par baisse de

de

délicate

de

dénaturation

l’engraissement

chez

la

des

les

temps consacré à ingérer. Source : SANOFI (1996) En résumé, la digestion et la croissance des poulets de chair et par conséquent l’amélioration de la productivité avicole, sont étroitement liées à une alimentation adéquate, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Mais même si la qualité de l’aliment est un facteur déterminant de la croissance et l’aliment soit disponible en quantité, les performances de croissance du poulet de chair qui se jouent en particulier au cours de la phase de démarrage, dépendent étroitement du niveau de consommation alimentaire. 31


Or, chez les oiseaux dont le poulet de chair, l’appétit est principalement stimulé par la perception visuelle de l’aliment. C’est en tenant compte de ce paramètre, qu’il nous a paru opportun de savoir si une distribution de l’aliment classique dans des conditions d’amélioration de sa visibilité, pourrait améliorer les performances de croissance du poulet de chair. Ce sont les résultats de cette étude qui font l’objet de la deuxième partie de ce travail.

32


DEUXIEME PARTIE : ETUDE EXPERIMENTALE Chapitre I : Matériel et Méthodes Chapitre II : Résultats et Discussion

33


Chapitre I: Matériel et Méthodes I.1 Matériel I.1.1 Bâtiment d’élevage L’étude s’est déroulée du 9 février au 25 mars 2017, dans un bâtiment de la ferme de « Véto Partner » située à Bambilor dans la région de Dakar plus précisément dans le département de Rufisque au Sénégal. Cette zone péri-urbaine de Dakar où est situé le poulailler utilisé par nos essais, présente un ensemble de conditions climatiques favorables à une intensification des activités agro-pastorales en général et celle de l’aviculture en particulier. Le poulailler a été conçu selon les normes préconisées en aviculture en zone tropicale, avec des fenêtres permettant une extraction latérale de l’air et une orientation perpendiculaire aux vents dominants. I.1.2. Aliments Durant toute la période d’élevage, les animaux ont été nourris à l’aliment « NMA SANDERS» de Dakar. Ils ont reçu tour à tour un aliment « démarrage » puis un aliment « croissance » et enfin un aliment « finition ». Il s’agit d’un aliment utilisé par la plupart des aviculteurs du Sénégal dont ceux de la région périurbaine de Dakar. L’aliment dont la formulation bromatologique figure dans le tableau VII, est composé de maïs, tourteau d’arachide, tourteau de soja, farine de poisson, son de blé, huile de soja calcium, sel iodé et complexe minéralo-vitaminé (CMV).

34


Tableau VII: Composition bromatologique des aliments Composition

Aliment

Aliment

Aliment

(en %)

Démarrage

croissance

Finition

Protéines

21,5 %

19,7%

20,7%

Matières grasses

5 ,8%

5,4%

6 ,7%

Humidité

10,6%

10,7%

9,9%

Celluloses brutes

4,7%

4,5%

4,6%

Cendres

5,3%

4,6%

4,3%

Amidon

39,8%

43,8%

43,4%

Chlorure

0,27%

0,28%

0,32%

Sodium

0,19%

0,18%

0,19%

Phosphore

0,55%

0,47%

0,59%

Calcium

1,24%

0,91%

1,03%

I.1.3. Oiseaux L’essai a été réalisé avec 150 poussins d’un jour de souche Cobb 500 en provenance de « Séric Aviboye » à Saint-Louis, mais qui nous ont été livrés par la clinique vétérinaire MEDIVET située à Guédiawaye. Les sujets avaient un poids moyen de 40,44g à un jour de vie. I.1.4. Matériel d’élevage et de contrôle des performances • Mangeoires • Abreuvoirs • Lampes • Litières • Grillages • Seaux • Thermo-hygromètre 35


• Thermomètre • Pédiluve (grésyl+virunet) • Radiant • Gaz • Balance de précision (1à 3 000g) • Matériels et produits de nettoyage et de désinfection (eau de javel, chaux vive, eau savonneuse, grésyl) • Médicaments vétérinaires (Vaccins, antistress, anticoccidiens, vitamines…). II.2. Méthodes II.2.1. Conduite de l’élevage Elle est basée sur le principe d’élevage en bande unique consistant en la gestion de lots de d’animaux de même âge, de même espèce et de même type de production. II.2.1.1. Préparation du bâtiment d’élevage Avant l’arrivée des poussins, le bâtiment a été vidé, nettoyé, lavé avec de l’eau savonneuse et désinfecté avec de l’eau de javel à raison de 250 ml / 10 l d’eau. Tout le matériel d’élevage (mangeoires et abreuvoirs, etc) a également été lavé et désinfecté avec l’eau de javel et du virucide (TH5). Cinq jours après, une deuxième désinfection du bâtiment au virucide (TH5) a été faite par pulvérisation et deux jours plus tard, tous les cadres grillagés ont été installés dans le poulailler et désinfectés à l’aide de la chaux vive. Le rôle de la chaux vive a été de neutraliser tous les microbes qui ont résisté aux désinfectants précédents. Les fenêtres du bâtiment ont été fermées avec du plastique bleu (figure 5) pour éviter l’effet du vent et pour assurer le confort thermique des poussins, car l’essai a eu lieu pendant la période froide. 36


Figure 4: Aspect extérieur du poulailler La veille de la réception des poussins, une poussinière recouverte d’une bâche bleue (figure 5) d’une superficie de 18 m2, à raison de 10 poussins/ m2, a été mise en place à l’aide de cadres grillagés et recouverte d’une couche épaisse (environ 3 cm) de litière constituée de paille de riz.

Figure 5: Poussinière Le thermo-hygromètre a été déposé sur la litière pour mesurer la température et l’hygrométrie à l’intérieur du bâtiment ; le radiant, suspendu à environ 1,10 m

37


du sol avec une inclinaison de 45°C avec l’horizontal, a permis de chauffer l’aire de vie des poussins à une température de 33°C et un pédiluve (eau + grésyl concentré + virunet) a été installé à l’entrée du bâtiment. Trois heures avant l’installation des poussins, les abreuvoirs et mangeoires ont été placés dans la poussinière (figure 7), après avoir été soigneusement lavés avec de l’eau de javel diluée dans l’eau. Le radiant a été allumé pour chauffer la poussinière prête à accueillir les poussins.

Figure 6: Poussinière avant l’installation des poussins

II.2.1.2. Mise en lots des poussins Avant leur installation dans le poulailler, les poussins ont fait l’objet d’un contrôle de qualité à travers :  la vérification de la bonne cicatrisation de l’ombilic ;  l’appréciation de la qualité du duvet, qui doit être soyeux et bien sec ;  le test des pattes chaudes (par la pose des pattes sur la joue) ;  la vérification de l’absence de gonflement de l’abdomen.

38


Après ce contrôle révélant que tous les 150 poussins sont de bonne qualité, nous les avons pesés pour déterminer leur poids moyen, avant de les répartir au hasard en trois lots comportant 50 poussins chacun : Lot 1 considéré comme lot témoin pour lequel l’aliment est distribué selon le mode classique sur tout le cycle de croissance. Lot 2 pour lequel l’aliment est servi sur du papier « Chick-care » au démarrage de 0 à14 jours, puis distribué selon le mode classique en croissance-finition. Lot3 pour lequel l’aliment est servi sur du papier « Chick-care » au démarrage de 0 à 7 jours puis distribué selon le mode classique pour le reste du cycle de croissance. Chaque lot a été subdivisé en trois sous lots (figure 7) comportant deux sous lot de 17 poussins et un sous lot de 16 poussins pour chacun des trois lots. Ces répétitions par lot ont été faites pour faciliter les manipulations et l’analyse statistique.

Figure 7: Mise en lots des sujets

39


L’éclairage dans le bâtiment a été permanent durant tout l’essai. Il a été assuré d’une part, par la lumière naturelle (éclairage diurne) et d’autre part, par la lumière artificielle (ampoules de 40 watts et 60 watts). I.2.1.3. Alimentation des oiseaux Les oiseaux ont été nourris avec l’aliment classique provenant de NMASANDERS pendant toute la durée de l’élevage, soit 45 jours. L’aliment démarrage est en miettes et l’aliment croissance –finition est en granulés. Pour les deux lots de poulets pour lesquels l’aliment a été distribué sur le papier « Chick care » c’est-à-dire les lots 2 et 3, le papier a été étalé sur toute l’étendue de la litière, conformément aux recommandations du promoteur du « Chick care » (figures 8 et 9). Du démarrage de la bande jusqu’au 14e jour, les poussins ont été nourris avec de l’aliment démarrage, puis une transition de deux jours a été observée avant de passer à l’aliment croissance jusqu’au 35e jour. Une nouvelle transition de trois jours a été observée, avant de passer à l’aliment finition jusqu’à l’abattage. Au cours des deux phases de transition, les oiseaux reçoivent comme aliment un mélange des deux types d’aliments selon la méthode suivante :  le 1er jour : 2/3 d’aliment démarrage et 1/3 de croissance ;  le 2ème jour : 1/2 d’aliment démarrage et 1/2 de croissance ;  le 3ème jour : 1/3 d’aliment démarrage et 2/3 de croissance  le 4ème jour : l’aliment croissance est servi à 100%.  Le but de cette transition est de limiter les perturbations digestives liées au changement de régime. Pendant toute la durée de l’élevage, l’aliment et l’eau ont été distribués à volonté ; les services étaient faits chaque jour à 07 H du matin. Les abreuvoirs et les mangeoires ont été régulièrement remplis dans chaque compartiment pour faciliter aux oiseaux l’accès à l’aliment et à l’eau.

40


Figure 8: Aliment démarrage en miettes sur le papier « Chick care »

Figure 9: Aliment croissance en granulés sur le papier « Chick care » II.2.1.4. Prophylaxie médicale Les poussins d’un jour qui nous ont été livrés, ont déjà été vaccinés contre la maladie de Newcastle par injection de Cevac Broiler* et un trempage de bec avec HB1. Le programme complémentaire de prophylaxie médicale que nous avons administré à tous les oiseaux et qui est celui en vigueur dans la région périurbaine de Dakar, est consigné dans le Tableau VIII.

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Tableau VIII: Programme de prophylaxie médicale Date d’intervention

Maladies ou conditions

Produits utilisés

Mode d’utilisation du produit

J2-J4

Stress

Coliterravet

Eau de boisson

J7

Gumborro

Gumbo-L

Eau de boisson

J8-J10

Stress

Coliterravet

Eau de boisson

J14

Gumborro

Cevac-IBDL

Eau de boisson

J15-J16

Stress

Coliterravet

Eau de boisson

J17-J19

Coccidiose

Anticox

Eau de boisson

J21

Newcastle

Cevac New L

Eau de boisson

J22-J23

Stress

Terracollivet

Eau de boisson

J24-J25

Coccidiose

Anticox

Eau de boisson

J26-J28

Avitaminose

Neoxyvital

Eau de boisson

I.2.2. Collecte des données I.2.2.1.Paramètres d’ambiance Les paramètres d’ambiance qui sont la température ambiante et l’hygrométrie, ont été relevés avec le thermo-hygromètre posé sur la litière, chaque jour et deux fois par jour à 08 heures et 18 heures puis enregistrés sur des fiches. Ces paramètres ont servi à évaluer les effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » sur la thermorégulation des poussins au démarrage.

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I.2.2.2.Température rectale La température corporelle qui a été le paramètre utilisé pour évaluer les capacités de thermorégulation des poulets pendant la phase démarrage, était relevée par des prises de température rectale à l’aide d’un thermomètre électronique (figure 10). Ces prises de température qui ont été faites tous les quatre jours, et deux fois par jour à 08 heures du matin et 18 heures de l’aprèsmidi, ont concerné 72 sujets dont 24 par lot et 8 sujets par sous-lots.

Figure 10: Prise de température I.2.2.3 Consommation alimentaire et d’eau Durant toute la période d’élevage, les quantités d’aliments et d’eau distribuées et refusées ont été enregistrées quotidiennement sur des fiches. Chaque matin, à 08 heures, avant la distribution d’aliment et d’eau, nous collectons les restes d’eau de la veille que nous pesons à l’aide de la balance électronique, tandis que les restes d’aliments sont pesés chaque semaine.

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I.2.2.4.Evolution pondérale Pendant toute la période de l’essai, les pesées sont hebdomadaires. Chaque sujet est pesé individuellement à l’aide du dispositif de pesée composé d’une balance électronique et d’un plateau pour les poussins ou d’un sceau pour la contention des sujets plus âgés (figure 11). La pesée a lieu le matin à partir de 08 heures.

Figure 11 : Prise de poids des oiseaux I.2.2.5.Poids de la carcasse En fin d’élevage, les oiseaux sont abattus par saignée et plumés. Ils sont ensuite éviscérés, tête et pattes maintenues. Les poids vifs avant l’abattage et les poids des carcasses ont été enregistrés. I.2.2.6. Mortalité Les cas de mortalité ont été enregistrés dans chaque lot, au cours des différentes phases de croissance.

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I.2.3.Calcul des paramètres zootechniques I.2.3.1.Consommation alimentaire et d’eau Les consommations d’aliment et d’eau sont enregistrÊes quotidiennement sur des fiches dont une fiche par paramètre enregistrÊe.  Consommation alimentaire Pour chaque lot, la consommation d’aliment par poulet est obtenue en divisant la quantitÊ totale consommÊe par le nombre de poulets du lot .Cette quantitÊ est exprimÊe en gramme par sujet selon la formule suivante :

CAI =

đ?‘¸đ?’–đ?’‚đ?’?đ?’•đ?’Šđ?’•ĂŠ đ?’…′đ?’‚đ?’?đ?’Šđ?’Žđ?’†đ?’?đ?’• đ?’…đ?’Šđ?’”đ?’•đ?’“đ?’Šđ?’ƒđ?’–ĂŠ −đ?‘¸đ?’–đ?’‚đ?’?đ?’•đ?’Šđ?’•ĂŠ đ?’…′đ?’‚đ?’?đ?’Šđ?’Žđ?’†đ?’?đ?’• đ?’“đ?’†đ?’‡đ?’–đ?’”ĂŠ đ?‘ľđ?’?đ?’Žđ?’ƒđ?’“đ?’† đ?’…đ?’† đ?’”đ?’–đ?’‹đ?’†đ?’•đ?’”

 Consommation d’eau La consommation d’eau par poulet est Êgalement ÊvaluÊe en divisant le volume d’eau totale bu par lot par le nombre de sujets du lot. Ce volume est exprimÊ en litre par sujet selon la formule suivante :

CAI =

đ?‘¸đ?’–đ?’‚đ?’?đ?’•đ?’Šđ?’•ĂŠ đ?’…′đ?’†đ?’‚đ?’– đ?’…đ?’Šđ?’”đ?’•đ?’“đ?’Šđ?’ƒđ?’–ĂŠ −đ?‘¸đ?’–đ?’‚đ?’?đ?’•đ?’Šđ?’•ĂŠ đ?’…′đ?’†đ?’‚đ?’– đ?’“đ?’†đ?’‡đ?’–đ?’”ĂŠ đ?‘ľđ?’?đ?’Žđ?’ƒđ?’“đ?’† đ?’…đ?’† đ?’”đ?’–đ?’‹đ?’†đ?’•đ?’”

 Ratio Eau /Aliment Le ratio Eau /Aliment est obtenu en divisant le volume total d’eau consommÊ par la quantitÊ d’aliment consommÊe. Cette opÊration permet d’Êtablir une corrÊlation entre la consommation d’eau et la consommation d’aliment selon la formule suivante :

Ratio Eau/Aliment =

đ?‘¸đ?’–đ?’‚đ?’?đ?’•đ?’Šđ?’•ĂŠ đ?’…′ đ?’†đ?’‚đ?’– đ?’„đ?’?đ?’?đ?’”đ?’?đ?’Žđ?’ŽĂŠ (đ?‘ł) đ?’’đ?’–đ?’‚đ?’?đ?’•đ?’Šđ?’•ĂŠ đ?’…′ đ?’‚đ?’?đ?’Šđ?’Žđ?’†đ?’?đ?’• đ?’„đ?’?đ?’?đ?’”đ?’?đ?’Žđ?’ŽĂŠđ?’† (đ?‘˛đ?’ˆ)

45


I.2.3.2.Gain moyen quotidien Avec les pesÊes hebdomadaires, le gain moyen quotidien (GMQ) appelÊ aussi vitesse de croissance, est obtenu sur une pÊriode d’Êlevage à partir du rapport du gain de poids pendant la pÊriode, sur le nombre de jours de la pÊriode. Le gain moyen quotidien est exprimÊ en gramme selon la formule :

GMQ =

đ?‘Žđ?’‚đ?’Šđ?’? đ?’…đ?’† đ?’‘đ?’?đ?’Šđ?’…đ?’” (đ?’ˆ) đ?’‘đ?’†đ?’?đ?’…đ?’‚đ?’?đ?’• đ?’–đ?’?đ?’† đ?’‘ĂŠđ?’“đ?’Šđ?’?đ?’…đ?’† (đ?’‹đ?’?đ?’–đ?’“đ?’”) đ?‘Ťđ?’–đ?’“ĂŠđ?’† đ?’…đ?’† đ?’?đ?’‚ đ?’‘ĂŠđ?’“đ?’Šđ?’?đ?’…đ?’† (đ?’‹đ?’?đ?’–đ?’“đ?’”)

I.2.3.3.Indice de conversion ou de consommation alimentaire L’Indice de conversion ou de consommation alimentaire (IC) ou efficacitÊ alimentaire est le ratio qui mesure la conversion de la quantitÊ d’aliment consommÊ en poids vif corporel. L’indice de consommation (IC) hebdomadaire et cumulÊ est calculÊ à partir du rapport entre la consommation alimentaire et le gain de poids. Plus l’IC est bas plus le poulet est considÊrÊ comme productif. Cet indice est obtenu par la formule suivante :

IC =

đ?’’đ?’–đ?’‚đ?’?đ?’•đ?’Šđ?’•ĂŠ đ?’…′ đ?’‚đ?’?đ?’Šđ?’Žđ?’†đ?’?đ?’• đ?’„đ?’?đ?’?đ?’”đ?’?đ?’Žđ?’ŽĂŠđ?’† đ?’‘đ?’†đ?’?đ?’…đ?’‚đ?’?đ?’• đ?’–đ?’?đ?’† đ?’‘ĂŠđ?’“đ?’Šđ?’?đ?’…đ?’† (đ?’ˆ) đ?‘Žđ?’‚đ?’Šđ?’? đ?’…đ?’† đ?’‘đ?’?đ?’Šđ?’…đ?’” đ?’…đ?’–đ?’“đ?’‚đ?’?đ?’• đ?’?đ?’‚ đ?’‘ĂŠđ?’“đ?’Šđ?’?đ?’…đ?’† (đ?’ˆ)

I.2.3.4.Rendement carcasse Le rendement carcasse est calculÊ à partir du rapport entre le poids carcasse après ÊviscÊration, sur le poids vif du sujet avant l’abattage. Le rendement carcasse est exprimÊ en pourcentage (%). Plus le rendement carcasse se rapproche de 1, plus le sujet est performant. Et il est obtenu avec la formule suivante : RC =

đ?‘ˇđ?’?đ?’Šđ?’…đ?’” đ?’…đ?’† đ?’?đ?’‚ đ?’„đ?’‚đ?’“đ?’„đ?’‚đ?’”đ?’”đ?’† đ?’—đ?’Šđ?’…đ?’† (đ?’ˆ) đ?‘ˇđ?’?đ?’Šđ?’…đ?’” đ?’—đ?’Šđ?’‡ Ă đ?’?′đ?’‚đ?’ƒđ?’‚đ?’•đ?’•đ?’‚đ?’ˆđ?’†

46


I.2.3.5.Taux de mortalitÊ Le taux de mortalitÊ est le rapport du nombre de morts enregistrÊs pendant la pÊriode d’Êlevage sur l’effectif total de dÊpart. Il est exprimÊ en pourcentage (%). Il est calculÊ avec la formule suivante : TM (%) =

đ?‘ľđ?’?đ?’Žđ?’ƒđ?’“đ?’† đ?’…đ?’† đ?’Žđ?’?đ?’“đ?’•đ?’” đ?‘Źđ?’‡đ?’‡đ?’†đ?’„đ?’•đ?’Šđ?’‡ đ?’•đ?’?đ?’•đ?’‚đ?’? đ?’…đ?’† đ?’…đ?’†đ?’‘đ?’‚đ?’“đ?’•

I.2.4.Evaluation de la rentabilitÊ Êconomique La rentabilitÊ Êconomique de la distribution de l’aliment classique sur le papier  Chick care  a ÊtÊ ÊvaluÊe en comparaison avec la distribution de l’aliment selon le mode classique, par la diffÊrence entre les coÝts de production et les recettes issues de la vente des carcasses de poulets au terme de l’Êlevage. I.2.5.Analyse statistique des donnÊes La saisie et l’analyse des donnÊes ont ÊtÊ rÊalisÊes à l’aide d’outils informatiques. Toutes les variables ont ÊtÊ saisies sur le tableur Excel sous Windows 2013. Ce tableur a permis de calculer les moyennes et les Êcarts types des donnÊes. L’analyse des rÊsultats a ÊtÊ par la suite effectuÊe avec le logiciel R-COMMANDER version 2.13.0. La comparaison des moyennes a ÊtÊ effectuÊe à l’aide du test de t-student.

47


Chapitre II : Résultats et Discussion II.1.Résultats II.1.1. Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier« Chick care »sur la thermorégulation et la croissance du poussin au démarrage II.1.1.1.Effets sur la thermorégulation II.1.1.1.1.Paramètres d’ambiance  Température ambiante Le tableau IX montre les moyennes de la température ambiante du bâtiment durant la phase de démarrage de l’élevage c’est-à-dire allant de J1 à J14. La température ambiante au contact des oiseaux a varié en moyenne entre 29,07±6,55 °C et 31,23±4,9°C la première semaine et pendant la deuxième semaine, elle est comprise entre 26,81±4,16 °C et 28,04 ±1,54°C.  Hygrométrie Les moyennes de l’hygrométrie relevée en même temps que la température ambiante, ont été consignées dans le tableau IX. L’hygrométrie a varié en moyenne pendant la première semaine entre 46,28 ± 28,99% et 51,33 ± 27,58 % et pendant dans la deuxième semaine, l’humidité en moyenne a varié entre 56,84 ±11,02% et 57,82 ± 12,34%.

48


Tableau IX: Température et hygrométrie du poulailler durant la phase de démarrage. Température en °C Min Max Moy

Ecarttype

Hygrométrie en % Min Max Moy

Ecarttype

8 H

23,06

35,1

29,07

6,55

31,83

70,83

51,33

27,58

18 H

25,1

35,36

31,23

4,9

25,8

66,8

46,28

28,99

8 H

23,53

30,1

26,81

4,16

49,09

66,65

57,82

12,34

18 H

25,04

30,41

27,72

3,35

49,09

64,64

56,84

11,02

Semaine 1

Semaine 2

II.1.1.1. 2.Température rectale Les moyennes des températures qui sont consignées dans le tableau X, font apparaitre que durant la phase de démarrage, la température rectale moyenne a varié entre 41,20±0,08°C et 41,51±0,14 °C pour le lot1. Pour le lot 2, la température rectale a varié en moyenne entre 41,15±0,06°C et 41,27±0,04°C et pour le lot 3, elle a varié entre 41,20±0,05 °C et 41,17±0,09°C. La température rectale des poussins du lot 1 a été significativement (P˂ 0,05) plus élevée que celle des poussins des lots 2 et 3 pour lesquels il n’y a pas de différence significative (P> 0,05). Autrement dit, la distribution de l’aliment sur du papier « Chick care » pendant une semaine ou deux semaines de la phase de démarrage, réduit la température corporelle par rapport à une distribution classique.

49


Tableau X: Températures rectales (en °C) des oiseaux durant la phase de démarrage 08 heures Min

Max

Moy

Lot 1 41,06 41,34

41,20

Lot 2 41,06 41,26

Lot 3 40,75 41,44

Lots

18 heures EcartPtype value

Min

Max

Moy

Ecart -type

0,08

41,20

41,7

41,51

0,14

41,15

0,06

0,44(*) 40,81

41,44

41,27

0,04

0,04(**)

41,20

0,05

41,39

41,17

0,09

0,02(**)

1(*)

41,03

Pvalue

(**)

=Différence significative

(*)

=Différence non significative

II.1.1.2.Effets sur les performances de croissance II.1.1.2.1.Consommation alimentaire Les quantités d’aliment consommées par les poulets durant la phase de démarrage sont consignées dans le tableau XI pour tous les lots. La consommation alimentaire journalière par sujet pendant ces deux phases de démarrage est en moyenne 46,85 g/j pour le lot 1 qui est le lot témoin dont l’aliment a été servi selon le mode classique, de 44,67 g/j pour le lot 2 dont l’aliment était servi sur le papier pendant les deux semaines de démarrage et de 47,91 g/j pour le lot 3 dont l’aliment était servi sur le papier pendant la première semaine de démarrage. La comparaison des différentes valeurs a montré qu’il n’y a pas de différence significative entre les trois lots à p˂0,05. Une

50


distribution de l’aliment sur le papier « Chick care », n’améliore pas l’appétit des poulets au démarrage par rapport à une distribution classique. Tableau XI: Consommation journalière d’aliments (en g/poulet) au cours de la phase de démarrage. Numéro de la

Lot

Moyenne

P-value

1

26,01

2

25,88

0,9(*)

3

25,24

0,33(*)

1

67,69

2

63,46

0,19(*)

3

70,58

0,38(*)

1

46,85

2

44,67

0,08(*)

3

47,91

0,50(*)

semaine SEMAINE 1

SEMAINE2

SEMAINE 1+2

(*)

= Différence non significative

II.1.1.2.2.Consommation d’eau Le tableau XII montre l’évolution de la consommation d’eau par les sujets pendant la phase de démarrage. La quantité journalière d’eau bue par poulet pendant cette phase est de 0,15 l ; 0,14 l et de 0,15 l respectivement pour les lots 1,2 et 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05.

51


Tableau XII: Quantité journalière d'eau bue (en l/ poulet) au démarrage Numéro de la semaine SEMAINE 1

Lot

Minimum

1 2 3 SEMAINE 2 1 2 3 SEMAINE 1+2 1 2 3 (*) =Différence non significative

0,04 0,03 0,04 0,09 0,10 0,10 0,13 0,14 0,14

Maximum

Moyenne

0,05 0,04 0,05 0,11 0,10 0,10 0,16 0,15 0,15

0,04 0,04 0,04 0,10 0,10 0,10 0,15 0.14 0.15

Pvalue 0,13(*) 0,84(*) 0,68(*) 0,82(*) 0,62(*) 0,81(*)

II.1.1.2.3.Ratio Eau/Aliment Le tableau XIII indique le ratio Eau/Aliment des trois lots pendant la phase de démarrage ; ce ratio est de 1,53 pour le lot 1 ; 1,49 pour le lot 2 et 1,55 pour le lot 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05.

Tableau XIII: Ratios eau/aliment durant la phase de démarrage Numéro de la semaine SEMAINE 1

SEMAINE 2

SEMAINE 1 +2

(*)

Lot

Ratio E/A

1 2 3 1 2 3 1 2 3

1,54 1,31 1,62 1,52 1,67 1,48 1,53 1,49 1,55

=Différence non significative

52

P-value

0,13(*) 0,69(*) 0,28(*) 0,65(*) 0,71(*) 0,87(*)


En résumé, l’aliment classique qu’il soit servi sur du papier pendant les deux premières semaines de démarrage ou la première semaine de démarrage, ne modifie pas la consommation d’aliment et d’eau du poulet de chair par rapport à l’aliment servi sans le papier « Chick care ». II.1.1.2.4. Evolution pondérale Le tableau XIV montre l’évolution pondérale du poulet pendant la phase de démarrage correspondant à l’utilisation du papier « Chick care ». A la fin de cette première phase, le poids moyen des poulets est en moyenne de 399,92 ± 27,48 g pour le lot 1 dont l’aliment était servi selon le mode classique, de 403,33 ± 32,79 g pour le lot 2 dont l’aliment était servi sur le papier pendant les deux semaines de démarrage et de 384,75 ± 24,57g pour le lot 3 dont l’aliment était distribué sur le papier durant la première semaine de démarrage . Ces résultats font apparaitre que le poids des sujets du lot 2 est supérieur à celui du lot 1 qui à son tour est supérieur à celui du lot 3, mais sans différence significative entre les trois lots (p>0,05). Tableau XIV: Évolution pondérale moyenne (en g/poulet/lot) durant la phase de démarrage Numéro de la semaine

Lot

Moyenne

SEMAINE 1

1

134,46

125,77

143,31

12,41

2

143,92

135,76

151,29

10,98

0,23(*)

3

135,82

119,76

145,18

17,97

0,89(*)

1

399,92

380,38

419,25

27,49

2

403,34

367

413,38

32,79

0,88(*)

370,63

405,38

24,57

0,38(*)

SEMAINE 2

3 384,75 (*) = Différence non significative

Minimum Maximum Ecart-type

53

Pvalue


II.1.1.2.5. Gain Moyen Quotidien (GMQ) Le Gain Moyen Quotidien pendant la phase de démarrage des poulets (tableau XV), est en moyenne de 25,64 g pour le lot 1 ; 25,96 g pour le lot 2 et 24,58 g pour le lot 3 sans différence significative entre les trois lots (p˂0,05). La distribution de l’aliment sur le papier de couleur verte, n’a pas amélioré la vitesse de croissance des poussins au démarrage par rapport au système de distribution classique.

Tableau XV: Gain Moyen Quotidien (g/poulet/lot) au démarrage Période Démarrage

(*)

Lot 1

GMQ 25,64

P-value

2

25,96

0,84(*)

3

24,58

0,38(*)

= Différence non significative

II.1.1.2.6.Indice de consommation L’indice de consommation moyenne des poulets pendant la phase de démarrage (tableau XVI) est de 1,87 pour le lot 1 ; de 1,73 pour le lot 2 et de 1,93 pour le lot 3 ; l’analyse statistique montre qu’il n’y a pas de différence significative entre les lots à p˂0,05.

54


Tableau XVI: Indice de consommation au démarrage Numéro de la semaine Semaine 1

Lot

Moyenne

1 2 3 1 Semaine 2 2 3 1 Semaine 1+2 2 3 (*) =Différence non significative

1,96 1,74 1,89 1,79 1,72 1,98 1,87 1,73 1,93

P-value 0,14(*) 0,79(*) 0,71(*) 0,07(*) 0,25(*) 0,60(*)

II.1.2. Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier« Chick care »sur les performances de croissance du poulet de chair sur toute la durée d’élevage. II.1.2. 1.Consommation alimentaire La figure 12 illustre l’évolution de la consommation alimentaire par semaine pendant toute la période d’élevage.

Figure 12: Evolution de la consommation alimentaire par semaine 55


Durant toute la période d’élevage, la consommation alimentaire moyenne par poulet est de 4562,61 ± 58,08 g pour le lot 1 ; de 4721,52 ± 321,12 g pour le lot 2 et 4511,75 ± 208,20 g (tableau XVII) La matrice des P-values montre qu’à la semaine 6 c’est-à-dire durant la dernière semaine de l’élevage, la consommation alimentaire des poulets du lot 2, est significativement supérieure à celle des lots 1 et 3 à p˂0,05 (tableau XVIII). Par contre sur l’ensemble de la période d’élevage, il n’y a pas de différence significative entre les trois lots à p˂0,05. Ces résultats montrent qu’une distribution de l’aliment classique sur du papier de couleur verte au démarrage, ne modifie pas l’appétit du poulet de chair sur tout le cycle de l’élevage. Tableau XVII: Quantités d’aliments consommés (g/poulet) au cours de la période d’élevage Numéro de la semaine

Lot

Semaine 1

1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3

Semaine 2

Semaine 3

Semaine 4

Semaine 5

Semaine 6

Moyenne sur l'ensemble de la période d'élevage

Consommation moyenne 182,12 181,22 176,73 473,89 444,26 494,11 679,64 715,52 666,18 818,85 867,78 820,75 950,19 951,19 906,74 1457,90 1561,53 1447,22 4562,61 4721,52 4511,75 56

Ecart-type 4,61 11,03 7,24 4,05 27,27 31,91 25,41 56,38 42,56 29,44 73,56 50,28 27,12 178,92 90,94 36,71 3,24 46,13 58,08 321,12 208,20


Tableau XVIII: Matrice des P-values pour comparaison des moyennes Lot

Semaine 3

Semaine 4

Semaine 5

Semaine 6

1

1

1

1

2

2

0,37(*)

0,34(*)

3

0,66(*)

0,29(*) 0,95(*)

(**) (*)

2

2

0,99(*) 0,41(*)

0,47(*)

2

0,03(**) 0,72(*)

0,76(*)

0,04(**)

=Différence significative

=Différence non significative

II.1.2. 2.Consommation d’eau Pendant toute la période d’élevage, la consommation d’eau par poulet a été en moyenne de 10,43±0,49 l ; 10,51 l ±0,30 l et 11,01 ± 0,69 l respectivement pour les lots 1,2 et 3 (tableau XIX). La quantité d’eau consommée par ces différents lots ne présente pas de différences significatives à p˂0,05.

57


Tableau XIX: Consommation d’eau par poulet (en l) au cours de la période d’élevage Numéro de la semaine Semaine 1

Semaine 2

Semaine 3

Semaine 4

Semaine 5

Semaine 6

Moyenne sur

Lot 1

P-value

2

0,24

0,004

0,13(*)

3

0,29

0,03

0,84(*)

1

0,72

0,07

2

0,74

0,03

0,68(*)

3

0,73

0,02

0,82(*)

1

1,09

0,05

2

1,09

0,01

0,96(*)

3

1,08

0,08

0,79(*)

1

2,66

0,13

2

2,59

0,06

0,39(*)

3

2,78

0,23

0,55(*)

1

2,10

0,23

2

2,31

0,15

0,23(*)

3

2,57

0,29

0,09(*)

1

3,58

0,13

2

3,54

0,02

0,66(*)

3

3,57

0,03

0,83(*)

1

l'ensemble de

(*)

Consommation Ecart-type moyenne 0,28 0,03

0,49 10,43

la période

2

10,51

0,30

0,82(*)

d'élevage

3

11,01

0,69

0,29(*)

= Différence non significative

58


II.1.2. 3.Ratio Eau/Aliment Le tableau XX indique les moyennes du ratio Eau/Aliment des différents lots pendant toute la durée de l’élevage. Le ratio pour ces trois lots est respectivement de 2,09 ± 0,13 puis 2,04 ± 0,12 et 2,23 ± 0,10 pour les lots 1, 2 et 3. La matrice des P-Values montre que la différence est significative entre les 3 lots à la semaine 6 à p˂0,05 (tableau XXI). Mais en tenant compte de toute la période d’élevage, il n’y a pas de différence significative entre les trois lots à p˂0,05. Tableau XX: Ratio Eau/Aliment sur la période d’élevage Numéro de la semaine Semaine 1

Semaine 2

Semaine 3

Semaine 4

Semaine 5

Semaine 6

Moyenne sur l'ensemble de la période d'élevage

Lot 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3

Ratio E/A 1,54 1,31 1,62 0,65 1,67 1,48 1,60 1,52 1,61 3,2 2,9 3,38 2,21 2,47 2,84 2,45 2,27 2,47 2,09 2,04 2,23

59

Ecart-type 0,20 0,07 0,25 0,13 0,16 0,05 0,05 0,11 0,05 0,04 0,19 0,15 0,30 0,33 0,40 0,06 0,07 0,06 0,13 0,12 0,10


Tableau XXI: Matrice des P-Values pour comparaison des moyennes Lot

Semaine 3

Semaine 4

Semaine 5

Semaine 6

1

1

1

1

2

0,34(*)

3

0,82(*)

(**) (*)

2

2

0,08(*)

2

0,36(*)

0,29(*) 0,22(*) 0,05(*) 0,09(*) 0,28(*)

2

0,03(**) 0,80(*)

0,02(**)

= Différence significative

= Différence non significative

II.1.2. 4.Evolution pondérale Le tableau XXII présente le poids moyen des poulets pendant toute la durée d’élevage. Au terme de leur élevage, les poulets du lot 1 c’est-à-dire le lot témoin dont l’aliment a été distribué selon le mode classique ont un poids vif moyen de 2092,38 g ±68,99 ; ceux du lot 2 dont l’aliment a été distribué pendant les 14 jours de démarrage ont un poids vif moyen de 2203,80 g ±46,05 et ceux du lot 3 dont l’aliment a été distribué pendant la première semaine de démarrage, ont un poids vif moyen de 2040,96 g ±116,7. Les résultats montrent qu’il n’y a pas de différence significative entre les lots à p˂0,05.

60


Tableau XXII: Evolution pondérale (en g/poulet/lot/semaine) au cours de la période d’élevage Numéro de la semaine Semaine 1

Semaine 2

Semaine 3

Semaine 4

Semaine 5

Semaine 6

(*)

Lot

Moyenne Minimum Maximum Ecart-type

Pvalue

1

134.46

125,77

143,31

8,77

2

143.91

135,76

151,29

7,79

0,23(*)

3

135.81

119,76

145,18

13,97

0,89(*)

1

399,92

380,38

419,25

19,44

2

403,34

367

429,63

32,50

0,88(*)

3

384,75

370,63

405,38

18,26

0,38(*)

1

761,59

746,13

780

17,13

2

773,13

713,38

818,75

54,09

0,74(*)

3

721,67

650,5

767,25

62,44

0,34(*)

1

1273,67

1162,88

1377,5

107,48

2

1358,08

1342

1382

21,12

0,25(*)

3

1285,17

1186,13

1379,5

96,77

0,89(*)

1

1575,80

1604,4

1651,38

93,23

2

1719,84

1689,13

1755,63

33,54

0,06(*)

3

1577,21

1391,13

1727,75

171,10

0,99(*)

1

2092,38

2012,88

2136,5

68,99

2

2203,80

2150,63

2230,9

46,05

0,08(*)

3

2040,96

1909,75

2133,13

116,69

0,54(*)

=Différence non significative

II.1.2. 5.Gain Moyen Quotidien (GMQ) Sur l’ensemble de la période d’élevage, le GMQ a été respectivement de 46,62±1,55 g pour le lot 1 dont l’aliment a été distribué selon le mode classique ; 49,18 ± 2,04 g pour les poulets du lot 2 dont l’aliment a été servi sur du papier « Chick care » pendant le démarrage ; 45,46 ± 2,64 g pour ceux du

61


lot 3 dont l’aliment a été servi sur le papier « Chick care » pendant la première semaine du démarrage (tableau XXIII). Même si en phase de finition, les poulets du lot 2 ont une croissance significativement (p˂0,05) plus rapide que celle des poulets du lot 3, sur l’ensemble de la période d’élevage il n’y a pas de différence significative entre les 3 lots à p˂0,05. Tableau XXIII: Gain Moyen Quotidien (g/poulet/lot) au cours de la période d’élevage Période

Lot

GMQ

Ecart-type

Démarrage

1

25,64

1,37

2

25,96

2,34

0,84(*)

3

24,58

1,28

0,38(*)

1

62,41

6,29

2

68,19

3,73

0,24(*)

3

64,31

5,70

0,71(*)

1

50,27

3,69

2

52,72

1,75

0,35(*)

3

46,62

2,86

0,24(*)

Moyenne sur toute la

1

46,62

1,55

semaine d'élevage

2

49,18

2,04

0,07(*)

3

45,46

2,64

0,54(*)

Croissance

Finition

(*)

P-value

= Différence non significative

II.1.2. 6. Indice de consommation Durant toute la phase d’élevage, les indices de consommation sont en moyenne 2,21; 2,14 et 2,31 respectivement pour les lots 1,2 et 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05 (tableau XXIV).

62


Tableau XXIV: Indice de consommation au cours de la période d’élevage Numéro de la

Lot

Moyenne

P-value

1

1,96

2

1,74

0,14(*)

3

1,89

0,79(*)

1

1,79

2

1,72

0,71(*)

3

1,98

0,07(*)

1

1,89

2

2,03

0,75(*)

3

2,09

0,51(*)

1

1,65

2

1,48

0,47(*)

3

1,51

0,51(*)

1

3,15

2

2,65

0,28(*)

3

3,22

0,52(*)

1

2,82

2

3,25

0,12(*)

3

3,15

0,31(*)

Sur toute la

1

2,21

période d’élevage

2

2,14

0,50(*)

3

2,31

0,09(*)

semaine Semaine 1

Semaine 2

Semaine 3

Semaine 4

Semaine 5

Semaine 6

(*)

= Différence non significative

63


II.1.2.7.Poids vif à l’abattage, poids carcasse et rendement carcasse Le tableau XXV présente les poids vif à l’abattage, les poids carcasse et le rendement carcasse des sujets des différents lots. Le poids vif d’un poulet à l’abattage est en moyenne de 2092,37± 68,98 g pour le lot 1 dont l’aliment a été distribué selon le mode classique,2203,80±46,05 g pour le lot 2 dont l’aliment a été servi pendant le démarrage et 2040,96±116,69g pour le lot 3 dont l’aliment a été distribué pendant la première semaine de démarrage ; il n’y a pas de différence significative entre les lots à p˂0,05. Le poids carcasse par poulet est en moyenne de 1795,42 ± 89,71g ; 1932,46 ±19,95 g et 1718,42±274,96 g respectivement pour les lots 1,2 et 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05. Les rendements carcasses sont en moyenne 85,83 ± 4,23 g pour le lot 1 dont l’aliment était servi sur du papier « Chick care » selon le mode classique, 87,71 ± 2,18 g pour le lot 2 dont l’aliment était distribué au démarrage sur le papier « Chick care » et 84,18 ± 12,28 g pendant la première semaine de démarrage sans différence significative entre les lots à p˂0,05. Tableau XXV: Poids vif à l’abattage, poids carcasse et rendement carcasse Paramètres

Lot

Moyenne

Poids vif du poulet à l'abattage en (g)

1 2 3

2092,37 2203,80 2040,96

Ecarttype 68,98 46,05 116,69

Poids carcasse du poulet en (g)

1 2 3 1 2 3

1795,42 1932,46 1718,42 85,83 87,71 84,18

89,71 19,95 274,96 4,23 2,18 12,28

Rendement carcasse en (%) (*)

= Différence non significative

64

P-value 0,08(*) 0,54(*)

0,53(*) 0,83(*) 0,53(*) 0,83(*)


II.1.2. 8. Taux de mortalité Le taux de mortalité a été de 0% dans le lot 1 dont l’aliment a été distribué selon le mode classique , 6% dans le lot 2 dont l’aliment a été distribué sur du papier « Chick care » pendant le démarrage et 6% au niveau du lot 3 dont l’aliment a été servi sur du papier « Chick care » pendant la première semaine du démarrage. Le taux de mortalité global est de 4% (tableau XXVI). Pour l’essentiel, ces mortalités ont été enregistrées pendant la phase de démarrage. Tableau XXVI: Taux de mortalité dans les différents lots Lot 1

Lot 2

Lot 3

Total

50

50

50

150

0

2

3

5

croissance

0

1

0

1

Nombre de morts en

0

0

0

0

Total des mortalités

0

3

3

6

Effectif à l'abattage

50

47

47

144

Taux de mortalité (en

0

6

6

4

Effectif de départ Nombre de morts au démarrage Nombre de morts en

finition

%)

65


II.1.3.Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » sur la rentabilité économique II.1.3.1.Estimation du coût de production d’un poulet Notre étude cherche non seulement à étudier les performances de croissance du poulet de chair mais aussi sa rentabilité économique. De ce fait, nous avons évalué les coûts de production de chacun des trois lots des poulets. Dans notre estimation, nous avons pris en compte les éléments essentiels entrant dans le cycle de production comme l’indique le tableau XXVII. C’est pourquoi l’amortissement du bâtiment, l’eau, le matériel d’élevage et la main d’œuvre ne sont pas pris en compte. Tableau XXVII: Estimation des couts de production d’un poulet de chair en fonction du mode de distribution de l’aliment FCFA) Charges

Lot 1

Lot 2

Lot 3

Poussins

470,00

470,00

470,00

Aliments

1258,33

1258,33

1258,33

Copeaux

20,00

20,00

20,00

vétérinaires

140,00

140,00

140,00

Autres matériels

612,33

612,33

612,33

désinfection

24,67

24,67

24,67

Chauffage

280,00

280,00

280,00

Abattage

75

75

75

TOTAL

2880,33

2880,33

2880,33

Médicaments

Produits pour la

66


II.1.3.2.Estimation de la rentabilité économique Le tableau XXVIII indique les bénéfices nets par poulet en fonction du type de distribution d’aliment après la vente des carcasses de poulets. Ainsi, le Bénéfice Net par poulet est de :  162,67 FCFA pour le lot 1 dont l’aliment était distribué selon le mode classique.  400,67 FCFA pour le lot 2 dont l’aliment était servi pendant le démarrage sur le papier « Chick care »  26,27 FCFA pour le lot 3 dont l’aliment était servi sur du papier « Chick care » pendant la première semaine de démarrage. Il ressort de ces résultats que distribuer l’aliment au démarrage sur le papier « Chick care » de couleur verte, est très rentable par rapport à une distribution classique. Par contre lorsque cette distribution sur le papier se limite à la première semaine de la phase de démarrage, on enregistre une perte par rapport au mode de distribution classique. Tableau XXVIII: Estimation des bénéfices nets par poulet en fonction du type de distribution d’aliment Lot

CPP

PMC

PKP

PMP

BNP

D/1

(FCFA)

(KG)

(FCFA)

(FCFA)

(FCFA)

(FCFA)

Lot 1

2880,33

1,79

1700

3043

162,67

_

Lot 2

2880,33

1,93

1700

3281

400,67

238,00

Lot 3

2880,33

1,71

1700

2907

26,67

-136,00

67


II.2.Discussion II.2.1 Méthodologie Ce travail a été entrepris sur la base d’une étude récente (NIANG, 2016) qui a montré que l’utilisation d’un aliment spécial, le «Chick care», servi sur un papier de couleur verte pendant les 7 premiers jours ou pendant toute la période du démarrage, améliore significativement la croissance du poulet de chair par rapport à une alimentation classique. Cette amélioration est le résultat d’une augmentation de la consommation alimentaire au démarrage. Or la consommation d’aliment chez le poulet de chair qui conditionne ses performances de production, varie en fonction de plusieurs facteurs : l’âge de l’animal, la souche, la présentation physique de l’aliment, l’environnement (température, ventilation, photopériode, stress ...) et la digestibilité de l’aliment. L’aliment doit être donné en quantité suffisante et doit contenir un bon équilibre d’ingrédients. L’aliment que nous avons utilisé est celui que la plupart des aviculteurs du Sénégal utilisent en alimentation de la volaille. Cet aliment qui nous semble répondre aux critères de qualité et de digestibilité, a été le même pour tous les lots de poulets et distribué à volonté. Les oiseaux sont de la même souche, du même âge et ont évolué dans le même environnement. Notre travail a certes nécessité certaines manipulations comme des prises de température rectale, des pesées hebdomadaires qui sont des sources de stress des poulets pouvant affecter leur appétit. Mais là également, les poulets de tous les lots ont été traités de la même manière. Au total, il nous semble que les différences qui peuvent apparaître au niveau des performances de croissance entre les lots de poulets, ne peuvent être que liées au mode de distribution de l’aliment.

68


II.2.2.Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care» sur les poussins au démarrage II.2.2.1.Effets sur la thermorégulation Pendant la période de distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care », les températures ambiantes dans le poulailler sont comprises pendant la première semaine en moyenne entre 29,07°C et 31,23°C c’est-à-dire conformes aux normes de température normale (29°C à 31°C) recommandées par CASTELLO (1990). Pendant la deuxième phase de démarrage, la température ambiante est comprise entre 26,81°C et 27,72°C correspondant également aux normes de température ambiante (26-28°C) selon CASTELLO (1990). L’hygrométrie moyenne dans le bâtiment a varié entre 48,81% et 57,33%, c’est-à-dire supérieure aux normes d’hygrométrie (40% à 50%) recommandée par IEMVT(1991) et FEDIDA (1996). Ainsi, pendant la phase de démarrage, les poussins ont évolué dans un environnement où la température ambiante correspond à la norme même si l’humidité dépasse celle qui est recommandée. La température rectale moyenne a varié entre 41,1 et 41,5°C pour l’ensemble des poussins pendant cette phase de démarrage. Ces valeurs de température corporelle qui correspondent aux normes (VALANCONY, 2003) prouvent que tous les poussins ont pu maintenir leur température corporelle normale pendant toute la phase de démarrage quel que soit le mode de distribution alimentaire. Ce résultat confirme que nos poussins au démarrage ont évolué dans un environnement de confort thermique malgré une hygrométrie supérieure à la norme. Nous avons constaté que même si la température corporelle des poulets du lot 1 est normale, elle est significativement plus élevée que celle des poussins des

69


lots 2 et 3. Cette différence peut s’expliquer par une activité physique plus importante des poussins de ce lot dont l’accès à l’aliment est moins aisé que celui des poussins des lots 2 et 3 dont l’aliment a été servi sur le papier étalé sur la litière. En effet, NIANG (2016) n’a pas observé de différence de température corporelle en fonction du mode distribution de l’aliment sur papier « Chick care » ou non, le papier étant placé sur les mêmes types de mangeoire que pour l’alimentation classique. Par ailleurs, selon GERAERT (1991), chez le poulet de chair, l’activité physique contribue de manière significative à la thermogenèse endogène. Nos résultats ont montré que la température rectale des poussins est plus élevée le matin que l’après-midi. Ces résultats sont conformes aux observations de HERMANN et CIER (1970), HAFEZ (1968) et RUCKEBUSCH (1991) cité par THIOUNE (2012), qui ont affirmé que chez toutes les espèces animales homéothermes y compris les oiseaux, la température corporelle vespérale est supérieure à celle de la matinée. II.2.2.2.Effets sur les performances de croissance Pendant la première semaine de la phase de démarrage, la consommation journalière d’aliment par poussin a varié entre 25,24 g et 26,01 g, c’est-à-dire est inférieure à celle de 31,42 g/jour enregistrée dans les conditions normales chez la COOB 500 (COBB, 2015). Par contre pendant la deuxième semaine, cette consommation qui est comprise entre 63,46 g et 70,58 g/poussin/jour correspond à la norme de consommation alimentaire (70g/jour) de la souche COBB 500 (COBB, 2015). Nos résultats ont montré que la distribution de l’aliment sur le papier « Chick care » de couleur verte, n’a pas significativement modifié l’appétit des poussins par rapport à une distribution classique. Ces résultats qui correspondent à ceux obtenus par NIANG (2016) peuvent s’expliquer par un éclairage suffisant du

70


bâtiment qui a permis aux poussins de tous les lots de percevoir de manière optimale l’aliment. En effet, selon SAUVEUR (1988) la perception visuelle des oiseaux est maximale lorsque l’éclairage du poulailler est optimal. Or chez les oiseaux, le principal stimulus de l’appétit est le stimulus visuel (FESNEAU, 1987). D’une manière générale, la consommation alimentaire de nos poussins au démarrage, est supérieure à celle de 24 à 64g/jour/poussin enregistrée par NIANG (2016) avec l’aliment « Chick care » distribué sur le papier « Chick care ». Plusieurs facteurs dont la température ambiante, la souche, la nature physique et la qualité de l’aliment, peuvent influencer la consommation alimentaire chez le poulet de chair (LARBIER et LECLERCQ, 1992 ; GIORDANI et al. 1993 ; SANCHEZ et al. 2000). Mais il nous semble que la différence entre nos résultats et ceux de NIANG (2016) est uniquement liée à la différence de qualité entre l’aliment « Chick care » qu’elle a utilisé et l’aliment NMA que nous avons utilisé, tous les autres facteurs étant les mêmes dans ses essais comme dans les nôtres. Les ratios eau/aliments enregistrés chez nos poussins pendant la phase de démarrage ont varié en moyenne 1,49 et 1, 55, sans différence significative entre les trois lots. Ces valeurs

sont inférieures aux normes de 1,8 à 2

rapportées par LARBIER et LECLERC (1992) et par HUART (2004) et à celle de 2,16 à 2,67 enregistrées par NIANG (2016). Ces résultats montrent que nos oiseaux ont consommé beaucoup plus d’aliment que d’eau. En règle générale, les oiseaux consomment deux fois plus d’eau que d’aliment (LARBIER et LECLERC, 1992). Mais cette consommation d’eau dépend aussi et surtout de la température ambiante, la chaleur étant un facteur de déclenchement de la soif (KOLB (1965). Or nos poussins ont été élevés dans une ambiance qui correspond à leur confort thermique, ce qui peut expliquer leur faible consommation d’eau.

71


Le poids moyen du poussin à la fin de la première semaine a varié entre 134,46g et 143,92 g, valeurs qui sont inférieures aux objectifs de performance de la souche COBB 500 (185 g). Au terme de la deuxième semaine du démarrage, nous avons enregistré des valeurs de 399,92 g à 403,34 g par poussin qui sont également inférieures à celle rapportée pour la COBB 500 qui est de 465 g (COBB, 2015). Les poids de nos poussins sont également inférieurs à ceux obtenus par NIANG (2016) pour la même souche : 185,8 à 226g à la fin de la première semaine ; 532,7 à 600,3 g au terme de la phase de démarrage. Le Gain Moyen Quotidien (GMQ) que nous avons enregistré et qui a varié en moyenne entre 24,58 g et 25,96 g sans différence significative entre les lots, sont inférieurs aux valeurs de la souche COBB 500 (2015) qui sont respectivement 26,4 g et 33,2 g à la semaine 1 et 2 avec une moyenne de 29,8 g pendant la phase de démarrage. La croissance des sujets dans notre étude a également été moins rapide que celle des poussins de NIANG (2016) qui a enregistré des GMQ variant entre 32,91 g et 37,42 g. Par contre les GMQ de nos oiseaux pendant cette phase de démarrage sont supérieurs à ceux de TOSSOU et al. (2004) qui sont respectivement 17,18g et 28,89 g à la semaine 1 et 2 soit une moyenne de 23,03g et de SANOGO (2015) avec des GMQ de 18,25 g et de 15,95 g respectivement à la semaine 1 et 2 soit une moyenne de 17,1g. L’indice de consommation des poussins pendant la phase de démarrage est en moyenne de 1,73 à 1,93, c’est-à-dire supérieur celui de 1,25 à 1,37 enregistré par NIANG (2016) et celui de 1,16 correspondant à la norme de la souche COBB 500 (COBB, 2015). D’une manière générale la comparaison des performances de croissance des différents lots de poussins pendant la phase de démarrage, montre que la différence est non significative (p˃0,05). La distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care »n’a pas amélioré les performances de croissance du 72


poulet de chair pendant la phase de démarrage contrairement aux résultats obtenus par NIANG (2016) qui ont montré que la distribution de l’aliment « Chick care » sur du papier « Chick care » de couleur verte, améliore significativement la croissance des poussins au démarrage par rapport une distribution classique avec l’aliment NMA. La différence entre nos résultats et ceux de NIANG (2016) peut s’expliquer par une différence entre l’aliment « Chick care » et l’aliment classique NMA dans la composition bromatologique et la nature physique. En effet,

l’aliment

« Chick care » qui est sous forme de granulés, a une teneur en vitamine A et en énergie plus élevée que celle de l’aliment NMA. Or selon LARBIER et LECRECQ (1991) la vitamine A accélère la vitesse de croissance des poussins. Et selon INRA (1991), le développement corporel du poulet est d’autant plus rapide que la consommation quotidienne d’énergie métabolisable est élevée ; cet ingéré énergétique journalier dépend des besoins de l’animal mais également de la présentation de l’aliment et de sa teneur en énergie. Par ailleurs, d’après CIAKE (2006), la granulation permet d’améliorer de façon substantielle les performances du poulet de chair et aussi d’inactiver certains facteurs antinutritionnels thermolabiles, certains germes pathogènes et des toxines présents dans les aliments. II.2.3.Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » sur les performances de croissance du poulet de chair sur toute la période de l’élevage Durant toute la période d’élevage, la consommation alimentaire moyenne par poulet a varié entre 4562,61 g et 4721,52 g sans différence significative entre les trois lots à p˂0,05. La distribution de l’aliment classique sur du papier de couleur verte au démarrage, n’a pas modifié l’appétit du poulet de chair sur tout le cycle de

73


l’élevage par rapport à une distribution classique. Néanmoins la consommation alimentaire de nos poulets est supérieure à celle de 4269,3 g à 4469,3g enregistrée par NIANG (2016). Selon cette auteure, une distribution de l’aliment « Chick care » sur le papier « Chick care » pendant la phase de démarrage, augmente l’appétit du poulet de chair pendant la période croissance-finition surtout lorsque ce mode de distribution se limite à la première semaine. Nous avons également constaté que dans la sixième semaine correspondant à la finition, les poulets dont l’aliment classique a été distribué sur du papier « Chick care » au démarrage, ont une consommation alimentaire significativement supérieure à celle des poulets recevant l’aliment selon le mode de distribution classique. Le Ratio eau/aliment sur toute la période d’élevage est en moyenne de 2,04 à 2,23, sans différence significative entre les lots. Ces valeurs de ratio eau/aliment correspondent aux normes de 1,8 à 2 rapportées par LARBIER et LECLERC (1992) et par HUART (2004) mais inférieures à celles de 2,16 à 2,67 enregistrées par NIANG (2016). L’augmentation du ratio eau/aliment sur toute la période d’élevage par rapport à la phase démarrage, s’explique par une consommation d’eau beaucoup plus importante pendant la phase de croissance finition. Cette augmentation de la consommation d’eau est probablement liée à la chaleur, la température ambiante étant supérieure à celle du confort thermique au cours de cette phase de croissance des poulets. En effet, BOUZOUAIA (2015) rapporte qu’en ambiance chaude les oiseaux diminuent l’ingéré alimentaire et augmentent la consommation d’eau. Le poids vif du poulet à l’abattage est en moyenne de 2092,38g à 2203,80 g sans différence significative entre les lots à p˂0,05. Ces valeurs sont inférieures à la norme de 2456g de la souche Cobb (COBB, 2008) et à celles enregistrées par NIANG (2016) aussi bien avec le « Chick care » qu’avec l’aliment classique

74


(2453,6 g à 2623,9 g) et par SANOGO (2015) avec un aliment classique (2420g). Le Gain Moyen Quotidien (GMQ) est en moyenne 48,84 g pour les poulets du lot 1 ; 51,52 g pour ceux du lot 2 et 47,62 g pour ceux du lot 3 sans différence significative entre les lots. Le GMQ de nos poulets, quel que soit le mode de distribution de l’aliment, est inférieur à celui de 68 g de la souche COBB 500 (COBB, 2015) et à celui de 63,92 à 68,21 obtenu par NIANG (2016). L’indice de consommation qui n’a pas varié de manière

significative en

fonction du mode de distribution de l’aliment, est en moyenne 2,21 à 2,31. L’indice de conversion alimentaire de nos poulets est ainsi plus élevé que celui de 1,71 correspondant à la norme chez la Cobb (COBB, 2008) et celui de 1,97 enregistré par SANOGO (2015) et NIANG (2016), mais plus faible que celui de 3,38 obtenu par THIOUNE (2012). Le poids de la carcasse de poulet au terme de la période d’élevage est en moyenne 1795,42 g pour le lot 1 ; 1932,46 g pour le lot 2 et 1718,42 g pour le lot 3 sans différence significative entre ces lots. Ces poids carcasse sont supérieurs à ceux de 1558,20 g à 1686,34g obtenus par DIACK (2015) celui 1613,30 obtenu par FALL (2015) bien que ces deux auteurs ont utilisé la même souche nourrie avec de l’aliment classique pendant la même période de l’année. Par contre, les poids carcasses de nos poulets sont inférieurs à ceux obtenus par NIANG (2016) qui sont de 2072,2 g à 2280,7 g. Les rendements carcasses que nous avons obtenues sont compris entre 84,18% et 87,71% ; ils sont comparables à ceux enregistrés (84,4 à 87,0% par NIANG (2016) et supérieurs à ceux obtenus (75 à 80%) par FALL (2015). En ce qui concerne le taux de mortalité, elle est nulle pour le lot témoin mais de 6% au niveau des deux lots dont l’aliment était servi sur du papier « Chick care ».

75


Au total, nous avons enregistré 4% de mortalité pendant toute la durée de l’élevage, soit un taux acceptable en aviculture tropicale (PARENT et al. 1989). En distribuant l’aliment « Chick care » sur du papier « Chick care », NIANG (2016) n’a enregistré que 1,4 % de mortalité si la distribution se fait pendant toute la période de démarrage et 0% pour une distribution sur le papier durant la première semaine du démarrage. Mais avec l’aliment classique distribué selon le mode classique, le taux de mortalité sur toute la période d’élevage, est de 2,8%. Globalement, nous avons constaté qu’une distribution de l’aliment NMA sur du papier « Chick care » de couleur verte, n’améliore pas les performances de croissance du poulet de chair ni au démarrage, ni sur l’ensemble de la période d’élevage. Par contre, NIANG (2016) a montré que la distribution de l’aliment « Chick care » sur du papier « Chick care » au démarrage, améliore de manière significative les performances de croissance du poulet de chair par rapport à un aliment classique distribué selon le mode classique. Il nous semble que la différence entre nos résultats et ceux de NIANG (2016) est plutôt liée à une différence de qualité entre l’aliment « Chick care » et l’aliment NMA. L’aliment « Chick care » qui est plus riche en énergie et en vitamine A et qui a été distribué au démarrage avant une alimentation avec l’aliment classique à la phase croissance-finition, a permis aux poussins d’avoir une croissance plus accélérée. Or, selon MOLLEREAU et al. (1987), chez le poulet de chair, les performances de croissance sont déterminées pendant le démarrage par un bon démarrage et une bonne finition. II.2.4.Effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » sur la rentabilité économique de l’élevage du poulet de chair Les bénéfices nettes obtenues sont 162,67 FCFA pour un poulet du lot 1 ; 400,67 FCFA pour un poulet du lot 2 et 26,27 FCFA pour le lot 3 avec des 76


différences par rapport au lot 1 de 238 FCFA pour le lot 2 et de -136 FCFA pour le lot 3. Ces résultats montrent que la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » pendant les deux semaines de démarrage est plus rentable que quand elle est servie sur le papier que pendant la première semaine de démarrage mais également plus bénéfique que lorsque l’aliment est servi selon le mode classique. Cependant, nos résultats sont inférieurs sont à ceux de NIANG (2016) qui sont 1186,03 FCFA pour le lot utilisant l’aliment classique contre 1449,4FCFA et 1057,72 FCFA pour les lots ayant reçu le « Chick care » pendant la phase de démarrage. Au niveau du lot 2 dont l’aliment classique été servi sur le papier « Chick care » pendant les deux semaines de démarrage, nous avons enregistré un bénéfice qui est supérieure à celui obtenu par DIACK (2015) et FALL (2015) qui sont respectivement 11FCFA et 215 FCFA par poulet.

77


CONCLUSION GENERALE

L’aviculture dans la plupart des pays de l’Afrique sub-saharienne, occupe de nos jours, une place de choix dans les stratégies de développement des productions animales pour satisfaire les besoins en protéines animales d’une population sans cesse croissante. Au Sénégal, la suspension de l’importation de produits avicoles conformément à l’arrêté interministériel n° 007717 du 24 novembre 2005, suite à l’avènement de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP), a servi de déclic à une intensification des productions avicoles dont la spéculation chair qui était en déclin parce que fortement concurrencée par les importations. Cependant, malgré le dynamisme de ce secteur d’activité, son essor se trouve confronté à diverses contraintes parmi lesquelles l’alimentation qui représente 60 à 80% du coût. Cette alimentation, en tant que premier poste des dépenses, est considérée comme

l’un des principaux obstacles à une amélioration

optimale des performances d’élevage. Une des solutions pour la réduction de l’impact de l’alimentation sur les performances des productions avicoles dont celle du poulet de chair, repose sur une utilisation rationnelle des aliments afin de limiter les gaspillages tout en améliorant l’indice de consommation . Selon MOLLEREAU et al., (1987), chez le poulet de chair, les performances de croissance sont déterminées pendant le démarrage et c’est au cours de cette phase de croissance que l’accent doit être mis pour une amélioration de l’évolution pondérale qui est étroitement liée à la quantité et à la qualité des aliments consommés. Le rôle important joué par le stimulus visuel dans la consommation alimentaire du poulet de chair et l’importance d’un bon démarrage pour une amélioration

78


des performances de croissance, ont conduit le laboratoire NUTRECO basé en Hollande, à mettre au point un type d’aliment, le «Chick care» qui est à distribuer au démarrage sur le papier « Chick care » de couleur verte. Selon le fabricant, ce mode de distribution de l’aliment « Chick care » améliore la croissance du poussin à travers une stimulation de la consommation alimentaire, une bonne thermorégulation, un développement de la muqueuse et de l’arsenal enzymatique du tube digestif et un renforcement du système immunitaire. Les essais menés par NIANG (2016) avec ce produit, ont effectivement montré que par rapport à un aliment classique distribué selon le mode classique, la distribution de l’aliment « Chick care » sur le papier vert au cours de la première semaine du démarrage, améliore significativement les performances de croissance du poulet de chair. Nous nous sommes alors posé la question de savoir si une distribution d’un aliment classique sur ce même type de papier au démarrage permet d’aboutir au même résultat. De manière spécifique, il s’agit d’évaluer les effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » pendant la phase de démarrage, sur :  la thermorégulation et la croissance du poussin au démarrage ;  les performances de croissance du poulet de chair sur toute la période d’élevage ;  la rentabilité économique de l’élevage. L’étude a porté sur 150 sujets de souche COBB500 répartis au hasard en trois lots:  Un lot (lot1) considéré comme lot témoin dont la distribution de l’aliment au démarrage a été fait selon le mode classique.

79


 Un lot (lot2) dont l’aliment a été servi sur le papier «Chick care» pendant les 14 jours du démarrage.  Un lot (lot 3) dont l’aliment a été distribué sur le papier « Chick care » pendant les 7 premiers jours du démarrage. Nous avons obtenu comme résultats :  Sur le poussin au démarrage Pendant cette première phase de croissance, les températures ambiantes dans le poulailler qui

ont varié en moyenne

entre 29,07 et 31,23°C la première

semaine et entre 26,81°C et 27,72°C au cours de la deuxième. La température ambiante dans le bâtiment pendant cette période du démarrage, correspond à la norme de température recommandée. Quant à l’humidité, elle est comprise en moyenne entre 48,81 et 57,33% c’est-àdire supérieure aux valeurs d’hygrométrie recommandée en élevage de poulet de chair. La température rectale des poussins qui a oscillé entre 41,15 et 41,5°C mais avec une valeur significativement plus élevée chez le lot témoin, correspond à la norme physiologique. Le confort thermique dans lequel les poussins ont vécu, justifie sans doute le maintien de leur température corporelle à la valeur normale. La consommation alimentaire journalière est en moyenne 46,85 g/jour/sujet pour le lot 1 ; 44,67g/sujet/jour pour le lot 2 et 47,91g/jour/sujet pour le lot 3. La quantité journalière d’eau bue est en moyenne de 0,15l pour le lot 1 ; 0,14l pour le lot 2 et 0,15l pour le lot 3. Le ratio eau/aliment est en moyenne 1,53 pour le lot 1 ; 1,49 pour le lot 2 et 1,55 pour le lot 3. Au terme de cette phase de démarrage, le poids moyen par poussin est en moyenne de 399,92 g pour le lot 1 ; 403,34 g pour le lot 2 et 384,75 g pour le lot 3.

80


Le GMQ moyen est de 25,64 g/j pour le lot1 ; 25,96 g/jour pour le lot 2 et 24,58 g/jour pour le lot 3. L’indice de consommation est en moyenne 1,87 pour le lot 1 ; 1,73 pour le lot 2 et 1,93 pour le lot 3. Pour tous ces paramètres zootechniques, il n’y a pas de différence significative entre les lots à p˂0,05. Au total, la distribution de l’aliment sur le papier « Chick care », n’a pas amélioré les performances de croissance du poussin au démarrage par rapport à une distribution classique.  Sur les performances de croissance du poulet de chair Pendant toute la durée d’élevage, la consommation alimentaire des poulets est en moyenne 4562,61 g pour le lot 1 ; 4721,52 g pour le lot 2 et 4511,75 g pour le lot 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05 même si les poulets du lot 2 ont plus consommé que les autres. La quantité d’eau consommée pendant tout le cycle de l’élevage est en moyenne de 10,43 l pour le lot 1 ; 10,51l pour le lot 2 et 11,01 l pour le lot 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05. Le ratio eau/aliment qui est en moyenne de 2,09 pour le lot 1 ; 2,04 pour le lot 2 et 2,23 pour le lot 3 est également sans différence significative à p˂0,05. Au terme de la période de 42 jours d’élevage, le poids moyen par poulet est de 2092,38 g pour le lot 1 ; 2203,80 g pour le lot 2 et 2040,96 g pour le lot 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05. Le GMQ qui n’a pas varié en fonction du mode de distribution de l’aliment au démarrage, est en moyenne de 46,62 g pour le lot 1 ; 49,18 g pour le lot 2 et 45,46 g pour le lot 3. L’indice de conversion alimentaire cumulé est en moyenne de 2,21 pour le lot 1 ; 2,14 pour le lot 2 et 2,31 pour le lot 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05. 81


A l’abattage, la carcasse a été plus lourde chez le lot 2 (1932,46g) que le lot 1 (1795,42g) et le lot 3 (1718,42g) ; il est de même du rendement carcasse qui est de 85,83% pour le lot 1 ; 87,71% pour le lot 2 et 84,18 % pour le lot 3. Mais l’analyse statistique a montré que pour ces deux paramètres, il n’y a pas de différence significative entre les lots à p˂0,05. Globalement, la distribution de l’aliment sur le papier de couleur verte au démarrage, n’a pas impacté la croissance du poulet de chair sur toute la période d’élevage.  Sur la rentabilité économique La distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care »se traduit par un bénéfice net de 400,67 FCFA par poulet pour le lot 2 et de 26,67 FCFA pour le lot 3 avec des écarts par rapport au lot témoin, de 238 FCFA pour le lot 2 et de -136 FCFA pour le lot 3. Ainsi, la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » pendant les deux semaines de démarrage est économiquement plus rentable par rapport à une distribution de l’aliment classique sur le papier pendant la première semaine de démarrage et à une distribution selon le mode classique. Par contre, distribuer l’aliment sur le papier uniquement pendant la première semaine de démarrage, occasionne des pertes financières en comparaison avec une alimentation classique. Au total, sans une amélioration significative des performances de croissance du poulet de chair, la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » pendant les deux semaines du démarrage suivi d’une distribution selon le mode classique en croissance et finition, est rentable. A la lumière des résultats que nous avons obtenus et de ceux enregistrés par NIANG en 2016, il serait judicieux de poursuivre l’étude en évaluant les effets de la distribution de l’aliment « Chick care » selon le mode classique, c’est-àdire sans le papier « Chick care) pour faire la part entre les effets de l’aliment lui-même et ceux lié à sa distribution sur le papier. 82


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90


SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR «

Fidèlement

attaché

aux

directives

de

Claude

BOURGELAT, fondateur de l’enseignement vétérinaire dans le monde, je promets et je jure devant mes maîtres et mes aînés:  d’avoir en tous moments et en tous lieux le souci de la dignité et de l’honneur de la profession vétérinaire;  d’observer en toutes circonstances les principes de correction et de droiture fixés par le code de déontologie de mon pays;  de prouver par ma conduite, ma conviction, que la fortune consiste moins dans le bien que l’on a, que dans celui que l’on peut faire;  de ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la générosité de ma patrie et à la sollicitude de tous ceux qui m’ont permis de réaliser ma vocation. Que toute confiance me soit retirée s’il advient que je me parjure». 1


Evaluation de trois systèmes de distribution d’un aliment classique au démarrage sur les performances de croissance du poulet de chair. RESUME

L’étude qui s’est déroulée du 9 Février au 25 Mars 2017 en région périurbaine de Dakar (Sénégal) avec comme objectif général d’évaluer les effets de la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » au démarrage sur les performances de croissance du poulet de chair, a porté sur un effectif de 150 sujets de souche Cobb 500 répartis en trois (3) lots : un lot 1 considéré comme lot témoin dont la distribution de l’aliment a été faite selon le mode classique sur tout le cycle de croissance, un lot 2 pour lequel l’aliment est servi sur le papier « Chick care » au démarrage de 0 à 14 jours, puis distribué selon le mode classique en croissance – finition , un lot 3 pour lequel l’aliment est distribué sur le papier « Chick care » au démarrage de 0 à 7 jours puis selon le mode classique jusqu’au terme des 45 jours d’élevage. Les résultats obtenus montrent que :  Au terme de la période de 45 jours d’élevage, le poids moyen par poulet est de 2092,38 g pour le lot 1 ; 2203,80 g pour le lot 2 et 2040,96 g pour le lot 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05.  Le GMQ qui n’a pas varié en fonction du mode de distribution de l’aliment au démarrage, est en moyenne de 46,62 g pour le lot 1 ; 49,18 g pour le lot 2 et 45,46 g pour le lot 3.  L’indice de conversion alimentaire cumulé est en moyenne de 2,21 pour le lot 1 ; 2,14 pour le lot 2 et 2,31 pour le lot 3 sans différence significative entre les lots à p˂0,05.  La carcasse a été plus lourde chez le lot 2 (1932,46g) que le lot 1 (1795,42g) et le lot 3 (1718,42g) ; il est de même du rendement carcasse qui est de 85,83% pour le lot 1 ; 87,71% pour le lot 2 et 84,18 % pour le lot 3. Mais l’analyse statistique a montré que pour ces deux paramètres, il n’y a pas de différence significative entre les lots à p˂0,05. Globalement, la distribution de l’aliment classique sur le papier « Chick care » au démarrage, n’a pas impacté la croissance du poulet de chair sur toute la période d’élevage.

Mots clés : Papier Chick care-aliment classique-performances de croissancepoussins au démarrage-poulet de chair. Auteur : Mlle COULIBALY Aїssatou Adresse : Sogoniko-Bamako (MALI)/Dakar plateau (Sénégal) 2 Email : aїssatoucoulibaly012@gmail.com Tel : +221772696091/+22374470827

Aїssatou COULIBALY  

EVALUATION DE TROIS SYSTEMES DE DISTRIBUTION D’UN ALIMENT CLASSIQUE AU DEMARRAGE SUR LES PERFORMANCES DE CROISSANCE DU POULET DE CHAIR.

Aїssatou COULIBALY  

EVALUATION DE TROIS SYSTEMES DE DISTRIBUTION D’UN ALIMENT CLASSIQUE AU DEMARRAGE SUR LES PERFORMANCES DE CROISSANCE DU POULET DE CHAIR.

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