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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR --------------------ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES

Année 2015

N° 33

EVALUATION DU NIVEAU D’ADOPTION DE TECHNOLOGIE EN AVICULTURE TRADITIONNELLE DANS LA REGION DE KEDOUGOU (Sénégal)

THESE Présentée et soutenue publiquement le 23 juillet 2015 à 09 heures devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar Pour obtenir le Grade de Docteur en Médecine Vétérinaire (DIPLÔME D’ETAT) Par : Paul Philippe Latyr NGOM Né le 26 septembre 1988 à DAKAR (SENEGAL) JURY Président :

Monsieur Moussa Fafa CISSE Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et D’Odontologie de Dakar

Directeur et rapporteur de Thèse :

Monsieur Ayao MISSOHOU Professeur à l’E.I.S.M.V de Dakar

Membre

Monsieur Moussa ASSANE Professeur à l’E.I.S.M.V de Dakar


ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES DE DAKAR BP : 5077-DAKAR (Sénégal) Tel : (00221) 33 865 10 08 Télécopie (221) 825 42 83

COMITE DE DIRECTION LE DIRECTEUR GENERAL Professeur Louis Joseph PANGUI

LES COORDONNATEURS Professeur Germain Jérôme SAWADOGO Coordonnateur des Stages et des Formations Post Universitaires Professeur Yalacé Yamba KABORET Coordonnateur à la Coopération Internationale Professeur Serge Niangoran BAKOU Coordonnateur des Etudes et de la Vie Estudiantine Professeur Yaghouba KANE Coordonnateur Recherche/Développement

Année Universitaire 2014 – 2015

I


LISTE DES MEMBRES DU CORPS ENSEIGNANT DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES ET PRODUCTIONS ANIMALES Chef du département: Papa El Hassane DIOP, Professeur ANATOMIE–HISTOLOGIE–EMBRYOLOGIE M. Serge Niangoran BAKOU, Maître de Conférences Agrégé M. Gualbert Simon NTEME ELLA, Maître - Assistant M. Félix NIMBONA, Moniteur

PHYSIOLOGIE-PHARMACODYNAMIE THERAPEUTIQUE M. Moussa ASSANE, Professeur M. Rock Allister LAPO, Maître de Conférences Agrégé M. Wilfried OYETOLA, Moniteur

CHIRURGIE-REPRODUTION M. Papa El Hassane DIOP, Professeur M. Alain Richi Kamga WALADJO, Maître de Conférences Agrégé M. Moussa WANE, Moniteur

PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES ET MEDICALES M. Germain Jêrome SAWADOGO, Professeur M. Adama SOW, Maître - Assistant M. Sandaogo OUANDAOGO, Moniteur M. MIGUIRI KALANDI, Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche M. Grégorie BAZIMO, Moniteur

ECONOMIE RURALE ET GESTION M. Walter OSSEBI, Assistant M. Guy ILBOUDO, Moniteur

ZOOTECHNIE – ALIMENTATION M. Ayao MISSOHOU, Professeur M. Simplice AYSSIWEDE, Maître - Assistant M. Raul ATIKPAKPE, Moniteur

DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT Chef du département: Rianatou BADA ALAMBEDJI, Professeur HYGIENE ET INDUSTRIE DES DENREES ALIMENTAIRES D’ORIGINE ANIMALES (HIDAOA) M. Serigne Khalifa Babacar SYLLA, Maître - Assistant Mme Bellancille MUSABYEMARIYA, Maître - Assistante M. Anicet ZOBO, Moniteur

PATHOLOGIE MEDICALE - ANATOMIE PATHOLOGIQUE CLINIQUE AMBULANTE M. YalacéYamba KABORET, Professeur M. Yaghouba KANE, Maître de Conférences Agrégé Mme Mireille KADJA WONOU, Maître - Assistante M. N’ZI Kablan Roger, Moniteur M. Omar FALL, Docteur Vétérinaire Vacataire M. Alpha SOW, Docteur Vétérinaire Vacataire M. Abdoulaye SOW, Docteur Vétérinaire Vacataire M. Ibrahima WADE, Docteur Vétérinaire Vacataire M. Charles Benoît DIENG, Docteur Vétérinaire Vacataire

MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE Mme Rianatou BADA ALAMBEDJI, Professeur M. Philippe KONE, Maître de Conférences Agrégé M. Zé Albert TRAORE, Vacataire M. Stanislas ZEBA, Moniteur

PHARMACIE-TOXICOLOGIE M. Assionbon TEKO AGBO, Chargé de recherche M. Gilbert Komlan AKODA, Maître - Assistant M. Abdou Moumouni ASSOUMY, Maître - Assistant M. Pierre Claver NININAHAZWE, Moniteur

PARASITOLOGIE - MALADIES PARASITAIRES ZOOLOGIE APPLIQUEE M. Louis Joseph PANGUI, Professeur M. Oubri Bassa GBATI, Maître de Conférences Agrégé M. Dieudonné DAHOUROU, Attaché Temporaire d’Enseignement et de recherche

DEPARTEMENT COMMUNICATION Chef du département: Yalacé Yamba KABORET, Professeur OBSERVATOIRE DES METIERS DE L’ELEVAGE (O.M.E.)

BIBLIOTHEQUE Mme Mariam DIOUF, Ingénieur Documentaliste (Vacataire) Mlle Ndella FALL, Bibliothécaire SERVICE AUDIO-VISUEL M. Bouré SARR, Technicien

SERVICE DE LA SCOLARITE M. Théophraste LAFIA, Chef de la Scolarité M. Mohamed Makhtar NDIAYE, Stagiaire Mlle Astou BATHILY, Stagiaire

II


IN MEMORIAM

A mon Oncle et Père Ghana NGOM. J’ais toujours aimé ton courage, ta générosité et ton humilité. Il m’arrive souvent de penser ou de rêver de toi. Tes conseils étaient et resteront ma source de motivations. Je ne t’oublierais jamais. Que la terre te soit légère que le SEIGNEUR, le TOUT PUISSANT t’accueille dans son PARADIS. A tous les autres défunts de la famille, amis et connaissances qui ont quitté ce monde, que vos âmes reposent en paix et la terre vous soit légère !

III


DEDICACES

A DIEU Père, Fils et saint esprit. Sans toi je ne serais pas. « Le seigneur est mon berger, je ne manquerais de rien » pour dire que c’est grâce à toi que j’ai eu un père et une mère qui ont travaillé corps et âme pour tout me donner afin que je puissent réussir dans la vie. A ma maman Agathe Marie TINE. Je ne pourrais te remercier pour le seul fait de m’avoir donné la vie. Ton souci de tous les jours est de voir tes enfants réussir. Ce travail est le fruit des sacrifices et efforts consentis. Je ne saurais exprimer suffisamment mon affection et ma sympathie envers toi. Que le seigneur veille sur toi. A mon père Xavier Diodji NGOM. Papa, tu as façonné ma vie. Grâce à toi je suis devenu un homme. Tu as été comme le capitaine de bateau qui s’assure et assure de l’arrivée à bon port de ses passagers. Tu m’as managé comme un général avec sont subalterne. Je ne saurais t’exprimer à sa juste mesure ma très haute reconnaissance et mes profonds remerciements pour tout ce que tu as fait pour mon instruction. N’eussent été tes conseils, ton soutien moral et financier sans aucun instant de découragement, je n’aurais su arriver au bout de cette formation. Papa, trouve dans ce travail une totale fierté et satisfaction car c’est le fruit mérité de tes immenses sacrifices. A mon petit frère Léopold André Louis Cheikh Anta Guedj NGOM. Tu as toujours été a mes côtés. Que le seigneur exauce tes prières. A mes deux petites sœurs Paulette et Sylvie. Penser à vous me rend plus responsable et plus motivé. Que le Seigneur vous bénisse.

IV


A ma tante IDA TINE. Tu as été ma babysitteur en l’absence de ma mère. Que le seigneur te le rende au centuple. A ma tante Amy TINE. Pendant mes vacances au village tu m’as gardé comme ton fils. Pensée affectueuse et sincères remerciements. A Tata Claire. Tu m’as accueilli comme ton fils à mon arrivé à Dakar. Grâce à toi j’ai retrouvé le réconfort familial. Merci mille fois. A Tata Mariétou. Tu as été d’une gentillesse extraordinaire.je prie un jour pour que ma femme soit comme toi. A Tonton Birane. Tu m’as soutenu de tout bord depuis que je suis arrivé à Dakar. A Tonton Léopold. Quand je passais les week-ends chez toi tu me prodiguais des conseils qui m’ont permis tenir bon pendant les moments difficiles à l’Université. A Tonton Grégoire et à Tata Ngoné. Je vous remercie pour tout l’intérêt et l’affection que vous avez portée à ma personne. A Tata Paulette. Je vous remercie pour vos conseils et soutien. A Tonton Vincent et à Tata Hélène et enfants. Un grand merci pour vos encouragements et votre soutien. A mes oncles et tantes paternels : Tonton Birama, Tonton Keyi, Tonton Ngagne, Tonton Ablaye, Tonton Tabaski. Je ne cesserais de vous remercier pour vos conseils, votre soutien et les bons moments que j’ai passés avec vous. A tonton Jonas. Tu as façonné l’homme que je suis aujourd’hui. Passer les vacances au village à tes cotés ma permis d’acquérir le culte du travail.

V


A Tonton Pépin et à sa femme Fatima. Vous m’avez surpris en me faisant parrain de votre enfant. Cela m’a vraiment ému. A George, Jean, Lucie et Karfa. Mille mercis pour ce que vous avez fait pour moi. A mes amies d’enfance de Kaolack. Amath Sakho, Mactar BA, cheikh DIENG, Robert NDIAYE, Abou DIAGNE, thierno FALL, Modou DIENG. Nous avons grandi ensemble dans les quartiers de Kaolack. A mes amis d’enfance de Ndiaganio. Gilbert, Joseph, Michel, Antoine, Sékou, Birame, Waly, Nicolas, Djiga. Si je passais des vacances joyeuses et inoubliables, c’est grâce à vous. A Monsieur et Madame GNING. Vous étaient ma deuxième famille à Kaolack. Vous m’avez conseillé, soutenu depuis ma tendre enfance A Monsieur et Madame FAYE. Vous m’avez soutenu comme votre fils. A Assane Gning. Tu as étais mon premier amis d’enfance A Ameth, Ndeye coura, Yacine, Ndeye Lika, Mouhamadou, Aïcha, Khady, Mbengue « Ndawal » Mamie. A Tonton Bella DIENG et Maman Coumba SAMB, Béne, Awa, Kiné, Abdou, Modou, Abou, Cheikh. Je ne vous remercierais jamais assez pour votre ouverture et votre gentillesse. A Sœur claire, à M. Joseph DIOUF, a M. DIAM’S, M. FAYE « l’infatigable », M. BIAYE vous êtes les enseignants qui m’ont le plus marqué et qui ont beaucoup fait pour moi sans rien attendre de retour. A la famille DIOP de Kaolack. Depuis que j’ai commencé à fréquenter votre fils et frère Abdou Khoudoss, vous m’avez chéri comme votre fils.

VI


A Monsieur, Madame DIENG et Tonton Boubou. Vous m’avez accueilli comme votre fils, vous avez été tellement gentille avec moi que je ne s’aurais assez vous remercier. Mbaye kane, Maïmouna, Rama, Tacko, Mame Boy, Mami, Pape Demba « bou ndaw » vous m’avez accueilli comme votre propre frère. A Abdou Khoudoss DIOP et Pape Demba DIENG .On a cheminé ensemble pendant les moments difficiles comme dans les périodes de joie et de bonheur à l’école vétérinaire. Etre 7 ans ensemble a fait qu’on nous surnomme « LE TRIO ». Nous sommes plus que des amis mais des frères de sang. Prions DIEU que sa soit ainsi jusqu’au-delà. A Alassane NGOM. Tu m’as aidé et accompagné durant mes débuts à l’Université. A Dr Prisca NDOUR, Dr Charles NDOUR et Dr Gérard DIOP. Vous n’avez jamais cessé de me conseiller et de me soutenir durant tout mon cursus à l’école vétérinaire A Dr Céline, Angélique, Jean et Marie Madeleine .Vous m’avez accueilli et soutenu comme votre propre frère.

A mes cousins et cousines paternels, Pape Moury, Diamé, Déthié, Ndeye Maïmouna, Pape sakor, Diogomaye, Omar, Ousmane, Mame Ndew, Ndiaga, Adama, Awa, Ndeye Tew, Thiathi. A Anna, Ndeye Binta, Alimatou, Adama, Souadou. Je ne saurais assez vous remercier pour votre gentillesse. A Guéne, Mouram, Malick DIONE. Pour vos conseils.

VII


REMERCIEMENTS

Nos très sincères remerciements A Dieu le Père tout puissant pour tous ses bienfaits, pour m’avoir gardé en santé et permis de réaliser ce travail. Gloire à toi. Au Professeur Ayao MISSOHOU, qui n’a ménagé aucun effort pour nous encadrer et rendre ce travail possible. A Monsieur Grégoire NINAKHAZWE, tu as été d’une grande utilité pour la confection du questionnaire et à l’analyse des données d’enquêtes. A Monsieur BOUBANE, inspecteur départemental de l’élevage de Kédougou. Si mes enquêtes se sont bien déroulées dans la région de Kédougou c’est grâce à vous. A Monsieur Mor Talla NDIAYE, durant mon séjour à Kédougou tu m’as hébergé conseillé et accompagné. A Monsieur Ba, Inspecteur Départemental de l’Elevage de Salémata. Je n’ai manqué de rien durant mon séjour à Salémata. Monsieur Kéita, Monsieur NDAO et Monsieur DIALLO, vous m’avez beaucoup soutenu lors de mon séjour à Salémata. A Monsieur NDIAYE, inspecteur départemental de l’élevage de Saraya. Vous n’avez ménagé aucun effort pour m’amener dans les coins les plus reculés de votre zone d’action.

VIII


A Monsieur Benjamin DIOUF, votre apport dans l’élaboration du document est inestimable. A mes amis du « Véto »

Saliou FAYE, Makhtar FALL, Maguette

COULIBALY, Fallou NDIAYE, Babacar GUEYE, Seynabou DIACK, Babacar SOUMARE, Elie Joseph DIATTA, Lamine DIOUF. A la 41ième promotion de l’EISMV .Nous avons tout enduré ensemble A l’Amicale des Etudiants Vétérinaire Sénégalais. Etre à la tête de cette amicale m’a permis de compléter ma formation en tant qu’homme et responsable. Mes remerciements vont ainsi à l’endroit de tous les membres. A la cellule estudiantine vétérinaire catholique. C’est grâce à elle que je ne n’ai pas été dépaysé et j’ai pu vivre ma foi en communauté. A l’Association des Ressortissants de l’Immaculée Conception de Kaolack A Dr Aliou Badara Kane DIOUF .Tu a était derrière moi à l’EISMV. A Dr Ousmane Ndiaye. Vous m’avez appris à faire la clinique.

IX


A NOS MAÎTRES ET JUGES A notre Maître et Président de jury, Monsieur Moussa Fafa CISSE, Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Vous avez accepté avec beaucoup d’enthousiasme et de spontanéité de présider ce jury de thèse malgré votre calendrier très chargé. Vos hautes qualités scientifiques et votre approche facile justifient notre choix pour la présidence de ce jury de thèse. Nous vous prions de trouver ici l’expression de notre sincère gratitude et de profond respect. A notre Maître, Directeur et Rapporteur de thèse, Monsieur Ayao MISSOHOU, Professeur à l’EISMV de Dakar Vous avez initié ce travail et vous l’avez guidé avec rigueur malgré vos multiples occupations. Notre séjour dans votre service nous a permis de vous côtoyer plus fréquemment et de mieux vous découvrir. Vos qualités intellectuelles et humaines, votre amour du travail et surtout du travail bien fait seront le souvenir le plus vivant que nous garderons de vous. Veuillez trouver ici l’expression de notre profond respect et de notre profonde gratitude. A notre maître et juge Monsieur Moussa ASSANE, Professeur à l’EISMV de Dakar Nous sommes profondément touchés par la spontanéité avec laquelle vous avez accepté de juger ce travail. Votre enseignement lumineux et la sincérité de vos paroles font de vous un maître dont la simplicité et les qualités humaines contrastent avec une grande culture scientifique. Soyez assuré de notre grand respect. X


« Par délibération, la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie et l’Ecole Inter – Etats des sciences et Médecines Vétérinaires de Dakar ont décidé que les opinions émises dans les dissertations qui leurs sont présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et qu’elles n’entendent leur donner aucune approbation ni improbation ».

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LISTE DES ABREVIATIONS

%:

Pour cent

°C:

degré Celsius

AFDI :

Agriculteur Français développement international des Pays de Loire

ANSD :

Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie

BARP :

Base des Aliments Résiduels Picorables

CNA :

Centre National d’Aviculture

EISMV :

Ecole Inter Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar

FAO :

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

FCFA :

Franc Communauté Financière Africaine

G:

gramme

GIE :

Groupement d’Intérêt Economique

GMQ :

Gain Moyen Quotidien

IEMVT :

Institut d’enseignement en médecine vétérinaire tropicale

J:

Jour

J-C :

Jésus Christ

Kg :

Kilogramme

Km :

Kilomètre

Km2:

Kilomètre Carré

M.N :

Maladie de Newcastle

ONG :

Organisation Non Gouvernementale

RIR :

Rhode Island Red

XII


PIB :

Produit Intérieur Brut

PDAV :

Projet de développement de l’aviculture villageoise

PDESOC :

Projet de Développement de l’Elevage au Sénégal Oriental et en Haute Casamance

PFRDPV :

Pays à Faible Revenu et Déficitaire en Produits Vivriers

PTA :

Poulaillers Traditionnels Améliorés

SPSS :

Statistical Package for the Social Science

UCAD:

Université Cheikh Anta DIOP

USAID :

United States Agency Internationnal Developpement

VVV :

Vaccinateurs Volontaires Villageois

XIII


LISTE DES FIGURES

Figure 1: découpage administratif de la région de Kédougou .......................... 36 Figure 2: exemple de poulaillers traditionnels ................................................. 47 Figure 3: modèle de poulailler amélioré construit par le PDESOC .................. 47 Figure 4: source d’abreuvement ...................................................................... 48 Figure 5: matériels d’abreuvement .................................................................. 48 Figure 6: abreuvoirs traditionnels .................................................................... 49 Figure 7: disponibilité des différentes matières premières dans la région de Kédougou………………………………………………………………………50 Figure 8: pourcentage de distribution des matières premières aux oiseaux ...... 51 Figure 9: modèle de poussinière fabriqué par les aviculteurs ........................... 57 Figure 10: source des coqs de races exotiques reçus par les éleveurs............... 58

XIV


LISTE DES TABLEAUX Tableau I: âge à l’entrée en ponte en aviculture traditionnelle dans différents pays d’Afrique ................................................................................................. 13 Tableau II: paramètres de reproduction de la poule locale du bassin arachidier sénégalais enregistrés en milieu rural et en station avec ou sans application d’un complément de lumière artificielle. .................................................................. 14 Tableau III: taux de mortalité de la volaille locale en fonction de l’âge .......... 16 Tableau IV: caractéristiques des vaccins vivants et inactivés utilisés contre la maladie de Newcastle ....................................................................................... 21 Tableau V: synthèse des différents types de poulailler améliorés proposée par VANFEKEREN et al. (2002).......................................................................... 27 Tableau VI: synthèse sur les inconvénients rencontrés pour chaque type de poulailler amélioré selon VANFEKEREN et al. (2002). ................................. 29 Tableau VII: ration et rationnement journalier en élevage traditionnel des poulets…………………………………………………………………………...30 Tableau VIII: programme vaccinal contre la maladie de Newcastle................ 33 Tableau IX: évolution du nombre des interventions sanitaires (Projet Aviculture Villageoise, Burkina Faso), adapté d’IEMVT-CIRAD, 1989. ................................34 Tableau X: répartition des personnes enquêtées par village/quartier, département et région ....................................................................................... 41 Tableau XI: caractéristiques socio-économique des éleveurs .......................... 44 Tableau XII: cheptel avicole par espèce ......................................................... 45 Tableau XIII: pourcentage et effectifs des poulets locaux, métis et exotiques 45 Tableau XIV: parts des différents types d’habitat. .......................................... 46 Tableau XV: étude des différentes pathologies rencontrées dans la région de Kédougou. ........................................................................................................ 52 Tableau XVI: évaluation du transfert et du taux d’adoption des technologies d’amélioration du contrôle des maladies .......................................................... 54 Tableau XVII: paramètres de reproduction entre la poule locale et la poule métisse ............................................................................................................. 55 Tableau XVIII: évaluation des méthodes de protection des poussins .............. 56 Tableau XIX: tâche des différents membres de la famille pour l’élevage de la volaille ............................................................................................................. 59 Tableau XX: variation des prix de vente des poulets en fonction du sexe et de la race. .............................................................................................................. 60 Tableau XXI: la formation en aviculture ......................................................... 62 Tableau XXII: programme prophylactique proposé pour une aviculture de type traditionnelle. ................................................................................................... 77 Tableau XXIII: ration et rationnement journaliers en élevage traditionnel des poulets…………………………………………………………………………..78

XV


SOMMAIRE INTRODUCTION ..................................................................................................... 01 PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ...................................... 04 CHAPITRE I : GENERALITES SUR L’AVICULTURE TRADITIONNELLE ....... 05 1.1. LA FILIERE AVICOLE TRADITIONNELLE ............................................. 05 1.1.1. DEFINITION ........................................................................................ 05 1.1.2. IMPORTANCE ..................................................................................... 05 1.1.2.1. Importance socio-économique ........................................................ 05 1.1.2.2. Importance nutritionnelle ................................................................ 06 1.1.3. LES RACES EXPLOITEES .................................................................. 06 1.1.3.1. Origine des races ............................................................................ 06 1.1.3.2. Caractères ethniques ....................................................................... 08 1.1.3.2.1. La poule locale ........................................................................ 08 1.1.3.2.2. Les races exotiques .................................................................. 09 1.1.4. PERFORMANCE DE REPRODUCTION ............................................. 12 1.1.4.1. Age d’entrée en ponte ..................................................................... 12 1.1.4.2 .Production d’œufs .......................................................................... 14 1.1.4.3 .Intervalle entre pontes..................................................................... 15 1.1.4.4. Taux d’éclosion .............................................................................. 16 1.1.4.5. Mortalité des poussins .................................................................... 16 1.1.5. CONDITIONS D’ELEVAGE ................................................................ 17 1.1.5.1. Habitat ............................................................................................ 17 1.1.5.2. Matériel d’élevage .......................................................................... 18 1.1.5.3. Alimentation et abreuvement .......................................................... 18 1.1.5.4. Pathologies avicoles en milieu rural ................................................ 19 1.1.5.4.1 MALADIE DE NEWCASTLE ................................................. 19 1.1.5.4.1.1 Etiologie ............................................................................ 19 1.1.5.4.1.2 Signes cliniques ................................................................. 19 1.1.5.4.1.3. Epidémiologie .................................................................. 19 1.1.5.4.1.4. Contrôle de la maladie : la vaccination ............................. 21

XVI


1.1.5.4.1.5 Contraintes liées à la vaccination ....................................... 21 1.1.6. SYSTEMES D’ELEVAGE EN AVICULTURE .................................... 22 1.1.6.1. Secteur 1 ou Système d’élevage industriel ...................................... 22 1.1.6.2. Secteur 2 ou système d’élevage intensif de poulets commerciaux ... 22 1.1.6.3. Secteur 3 ou Système d’élevage semi-intensif et élevages amateurs 23 1.1.6.4. Secteur avicole familial ou Système d’élevage avicole de basse-cour .................................................................................................................... 23 1.1.7. CONTRAINTES EN AVICULTURE

TRADITIONNELLE AU

SENEGAL ...................................................................................................... 24 1.1.7.1. Contraintes socio-économiques ...................................................... 24 1.1.7.2. Contraintes pathologiques ............................................................... 24 1.1.7.3. Contraintes alimentaires et techniques ............................................ 25 CHAPITRE

II : TECHNOLOGIES DEVOILEES ET ADOPTEES POUR

AMELIORER L’AVICULTURE TRADITIONNELLE ............................................ 26 2.1. AMELIORATION DE L’HABITAT ........................................................ 26 2.1.1. Implantation de poulaillers ................................................................ 26 2.1.2. Diffusion de poussinières .................................................................. 27 2.1.3. Niveau d’adoption de ces technologies .............................................. 28 2.1.4. Difficultés rencontrées dans l’adoption de ces technologies ............... 28 2.2. AMELIORATION DE L’ALIMENTATION ........................................... 29 2.2.1. Différentes formulations alimentaires proposées................................ 29 2.2.2. Niveaux d’adoptions de cette technologie .......................................... 30 2.2.3. Problèmes observés avec cette technologie ........................................ 30 2.3. AMELIORATION GENETIQUE DES RACES ....................................... 32 2.3.1. Introduction de coqs raceurs .............................................................. 32 2.3.2. Cause de l’échec des programmes d’introduction de coqs raceurs ..... 32 2.4. AMELIORATION DE LA COUVERTURE SANITAIRE ET CONTROLE DES MALADIES............................................................................................ 32 2.4.1. Différents programmes prophylactiques proposés .............................. 32 2.4.2. Niveaux d’adoption et impact de ces programmes pour le développement de l’aviculture traditionnelle ............................................... 33

XVII


2.4.3. Différentes contraintes rencontrées par les programmes d’amélioration de la couverture sanitaire ............................................................................. 34 DEUXIEME PARTIE: ETUDE EXPERIMENTALE ................................................ 35 CHAPITRE I: MATERIELS ET METHODES DE TRAVAIL ................................. 36 1.1. CADRE D’ETUDE ...................................................................................... 36 1.1.1. LA REGION DE KEDOUGOU ............................................................ 36 1.1.1.1. Situation géographique et découpage administratif ........................ 36 1.1.1.2. Démographie et aspects sociaux ..................................................... 37 1.1.1.3. Elevage ........................................................................................... 37 1.1.2. Projet de Développement de l’Elevage au Sénégal Oriental et en Haute Casamance (PDESOC) .................................................................................... 38 1.2. METHODOLOGIE ...................................................................................... 39 1.2.1. CONCEPTION DU QUESTIONNAIRE ............................................... 39 1.2.2. ENQUETE PRELIMINAIRE (PRE-ENQUETE) .................................. 40 1.2.3. ENQUETE PROPREMENT DITE ........................................................ 40 1.2.3.1. Sites de l'enquête ............................................................................ 40 1.2.3.2. Durée et cible de l’enquête ............................................................. 42 1.2.3.3. Echantillonnage .............................................................................. 42 1.2.4. ANALYSE DES DONNEES ................................................................. 42 CHAPITRE II : RESULTATS ET DISCUSSIONS.................................................... 43 2.1. RESULTATS ............................................................................................... 43 2.1.1. STATUT SOCIO-ECONOMIQUE DES ELEVEURS........................... 43 2.1.2. CHEPTEL AVIAIRE ............................................................................ 45 2.1.3. CONDUITE D’ELEVAGE AVICOLE .................................................. 46 2.1.3.1. Système de conduite ....................................................................... 46 2.1.3.2. Habitat ............................................................................................ 46 2.1.3.3. Abreuvement et abreuvoirs d’élevage ............................................. 48 2.1.3.4. Alimentation ................................................................................... 49 2.1.3.5. Pathologies rencontrées et amélioration du contrôle des maladies .. 52 2.1.4. PERFORMANCE DE REPRODUCTION ............................................. 55 2.1.5. AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE ....................................... 55

XVIII


2.1.5.1. Amélioration de la survie des poussins ........................................... 55 2.1.5.2. Amélioration de la race locale ........................................................ 57 2.1.6. EXPLOITATION DU CHEPTEL .......................................................... 59 2.1.6.1. Rôles de chaque membre de la famille ............................................ 59 2.1.6.2. Vente d’oiseaux et d’œufs .............................................................. 60 2.1.6.3. Consommation d’oiseaux et d’œufs ................................................ 61 2.1.7. FORMATION EN AVICULTURE ....................................................... 62 2.2. DISCUSSION............................................................................................... 63 2.2.1. CARACTERISTIQUES SOCIO-ECONOMIQUES DES ELEVEURS 63 2.2.2. CHEPTEL AVIAIRE ............................................................................ 63 2.2.3. CONDUITE D’ELEVAGE AVICOLE .................................................. 64 2.2.3.1. Systèmes de conduite...................................................................... 64 2.2.3.2. Habitat ............................................................................................ 64 2.2.3.3 Abreuvement et abreuvoirs d’élevage .............................................. 65 2.2.3.4 Alimentation et matériels ................................................................. 66 2.2.3.5. Pathologies rencontrées et amélioration du contrôle des maladies ... 67 2.2.4. PERFORMANCES DE REPRODUCTION........................................... 68 2.2.4.1. Age d’entrée en ponte ..................................................................... 68 2.2.4.2. Production d’œufs et nombre d’œufs couvés.................................. 69 2.2.4.3. Intervalle entre pontes..................................................................... 69 2.2.4.4. Taux d’éclosion .............................................................................. 70 2.2.4.5. Nombre de couvées par an .............................................................. 70 2.2.4.6. Taux de survie des poussins ........................................................... 70 2.2.5. AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE ....................................... 71 2.2.5.1. Amélioration de la survie des poussins ........................................... 71 2.2.5.2. Amélioration de la race locale ........................................................ 71 2.1.6. EXPLOITATION DU CHEPTEL .......................................................... 73 2.1.6.1. Rôle de chaque membre de la famille ............................................. 73 2.1.6.2. Vente d’oiseaux et d’œufs .............................................................. 73 2.1.6.3. Consommation de poulets et d’œufs ............................................... 74

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CHAPITRE III : RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES POUR LA DIFFUSION

ET

L’ADOPTION

DES

TECHNOLOGIES DEVOILEES

EN

AVICULTURE TRADITIONNELLE ....................................................................... 75 3.1. RENFORCEMENT DE CAPACITES DES ELEVEURS ............................. 75 3.2. AMELIORATION DE LA CONDUITE AVICOLE .................................... 75 3.2.1. Conduite sanitaire .................................................................................. 76 3.2.2. Alimentation .......................................................................................... 78 3.2.3. Habitat ................................................................................................... 79 3.3. AMELIORATION DE LA SURVIE DES POUSSINS ................................. 79 CONCLUSION.......................................................................................................... 80 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .................................................................... 85 ANNEXES ................................................................................................................ 99

XX


INTRODUCTION

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De nos Jours, les pays en voie de développement connaissent de graves problèmes de déficit alimentaire en céréales et en protéines animales. C’est la raison pour laquelle la malnutrition sévit dans ces pays et surtout dans le monde rural. La vulnérabilité du gros bétail face aux aléas climatiques et sanitaires fait que les stratégies de développement des productions animales accordent de plus en plus d’attention aux animaux à cycle court, parmi lesquels les volailles occupent une place de choix. Au niveau de l'aviculture, un intérêt croissant est accordé au type moderne qui associe à des productions élevées d'importants moyens techniques et financiers hors de portée du monde rural. Ainsi, l’idéal serait de miser sur l’aviculture traditionnelle qui joue un rôle clé en matière de sécurité alimentaire et qui contribue au moyens d’existence des populations rurales sur le plan religieux, social et culturel (MISSOHOU et al., 2000). L’aviculture traditionnelle se définit comme la production de volaille à petite échelle pratiquée par des ménages utilisant la main d’œuvre familiale et de l’aliment disponible localement (FAO, 2004). Elle est caractérisée par une technicité sommaire et une productivité faible (HOFMAN, 2000). C’est dans ce contexte que les partenaires au développement (Programmes, Projets et ONG) ont eu à accompagner les aviculteurs traditionnels pour l’amélioration de la race locale et des techniques d’élevage à travers les technologies dévoilées que sont la génétique, l’alimentation, la santé et l’habitat. Néanmoins, avec ces ONG il se pose le problème de la pertinence/cohérence des actions ainsi mises en œuvre en termes d’augmentation des performances des volailles traditionnelles, car souvent, la génétique (introduction de races exotiques) a tendance à précéder l’amélioration des conditions d’élevage des races locales. La cohérence des actions se pose également dans le domaine de l’habitat (poulaillers en matériaux locaux contre des poulaillers en dur « clé en main ») ou encore de la prophylaxie sanitaire (différents protocoles proposés

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sans pour autant pouvoir évaluer leur rapport coût/efficacité) (BURKINA FASO, 2007). C’est dans ce cadre que le Projet de Développement de l’Elevage au Sénégal Oriental et en haute Casamance (PDESOC) a financé des études pour évaluer les systèmes d’élevage

et l’impact des différents types de technologies avicoles

transférées par les partenaires au développement et adoptées par les aviculteurs dans les régions de Tambacounda, Kédougou et Kolda. Notre travail concerne exclusivement la région de Kédougou avec comme objectifs de : -

description des caractéristiques de l’aviculture traditionnelle ;

-

identifier les différentes technologies transférées,

-

connaître les technologies adoptées,

-

mesurer le taux d’adoption,

-

identifier les contraintes rencontrées par les éleveurs dans l’adoption des différentes technologies.

Pour atteindre ces objectifs, notre travail s’articulera en deux parties : -

une première partie qui présente la synthèse bibliographique avec deux chapitres :

le premier chapitre est consacré à la description de l’aviculture traditionnelle ;

le second chapitre traite des technologies dévoilées et adoptées

pour

améliorer la productivité en aviculture traditionnelle ; -

une deuxième partie pour laquelle :

le premier chapitre expose le matériel et les méthodes utilisés pour mener à bien les études ;

le second chapitre étale les résultats qui ont ensuite été discutés ;

le troisième et dernier chapitre

évoque les recommandations et

perspectives pour la diffusion et une meilleure adoption des technologies dévoilées en aviculture traditionnelle ; 3


PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR L’AVICULTURE TRADITIONNELLE 1.1. LA FILIERE AVICOLE TRADITIONNELLE 1.1.1. DEFINITION Le système traditionnel met en œuvre une conduite rudimentaire des élevages. La conduite mise en œuvre par les aviculteurs dans chaque système induit des performances variables et conditionne leur rendement économique. Elle correspond à l’élevage de la poule commune ou poule domestique appelé Gallus gallus de petite taille, très rustique, vigoureuse à la chair bien appréciée. Cet élevage est pratiqué dans tout le pays, les femmes et les enfants en sont les principaux bénéficiaires. Son développement est freiné surtout par la maladie de Newcastle et des parasitoses internes (TRAORE, 2006).

1.1.2. IMPORTANCE Le défi que représentent la lutte contre la pauvreté et la malnutrition peut, dans une large mesure, être relevé efficacement en renforçant l’aviculture familiale rurale, qui joue un rôle important dans l’économie rurale des pays afroasiatiques et latino-américains. Ce secteur compte en effet pour 80% de la production avicole mondiale et plus de 90% dans les nations les moins avancées (SHARMA, 2007).

1.1.2.1. Importance socio-économique La volaille de basse-cour enrichit les familles laborieuses rurales et sans-terre, les plus pauvres parmi les pauvres, à travers une approche holistique et indépendante non seulement en termes d’amélioration des revenus, d’emplois et du statut nutritionnel mais aussi en termes de stimulation du développement communautaire, de renforcement de l’aspect genre et de protection de l’environnement. (SARKA et BELL, 2006).

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1.1.2.2. Importance nutritionnelle Les produits qui répondent le mieux à la satisfaction des besoins protéiques des populations sont essentiellement la viande de volaille et les œufs. La viande de volaille offre essentiellement les mêmes caractéristiques nutritionnelles que les viandes de boucherie et renferme 13-17% de protéines. Les œufs sont mieux équilibrés du point de vue protéines nutritionnelles. La production avicole type rural (viande et œufs) constitue une importante source de protéines d’origine animale, permettant de prévenir certaines maladies d’origine nutritionnelle : marasme, kwashiorkor des enfants et d’autres affections diverses aiguës ou chroniques chez les adultes (KOUNTA, 1991 ; TRAORE, 2006).

1.1.3. LES RACES EXPLOITEES La notion de race est très ancienne et utilisée depuis plus de deux siècles pour désigner les populations issues de la subdivision d’une espèce, soit par isolement géographique, soit par l’effet de la sélection. De nos jours, la notion de race est un peu plus étendue et désigne l’ensemble des animaux de la même espèce ayant suffisamment de caractères héréditaires en commun. Il s’agit de caractères morphologiques, biologiques mais également physiologiques. Au Sénégal, il existe deux catégories de volailles en élevage: les races importées et les races locales.

1.1.3.1. Origine des races Une chose est sûre, l’ancêtre commun de toutes nos poules domestiques est la poule bankiva (Gallus gallus) originaire d’Asie du Sud-est. Il n’en reste pas moins vrai qu’il est encore difficile de savoir quand et comment est née la poule domestique (GEISER, 2006). Des découvertes archéologiques (WEST et ZHOUB, 1988), effectuées dans la Vallée de l'Indus et dans la province chinoise de Hebei, suggèrent que la poule domestique dériverait du coq rouge de jungle, depuis au moins 5400 ans avant J-C. 6


L’expansion de la poule à travers le monde est essentiellement due au fait que, en tant qu’animaux omnivores, elles sont très faciles à nourrir, ce qui fait que leur détention ne pose guère de contraintes. Aussi, n’est-il pas étonnant que les voyageurs et les émigrants emportent partout cet animal si pratique. Il s’adaptait, par exemple, parfaitement aux petites embarcations grâce auxquelles les habitants des îles du Pacifique Sud ont colonisé l’Océanie, des îles Hawaï à l`île de Pâques. Le troc et le commerce de poulets apparurent rapidement et ils se répandirent sur d’immenses territoires comme une traînée de poudre (GEISER, 2006). La vitesse de diffusion a été estimée à 1,5-3 km par an de l’Asie à l’Europe (ZEUNER, 1963 cité par CRAWFORD, 1990). L’introduction des poules en Afrique n’est pas très documentée (FOTSA, 2008). En Egypte, la première représentation d’un coq remonte à 1400 ans avant J-C, mais aucune autre trace n’a pu être retrouvée jusqu’à 600 avant J-C environ. Cela pourrait s’expliquer par la diminution des échanges commerciaux avec l’Inde via la Mésopotamie (COLTHER, 1966). Puis, des restes squelettiques indiquent de nouveau sa présence en Egypte en 332 avant J-C, tandis que les recherches récentes en Afrique Subsaharienne situent la présence des poules en Afrique au 5ème siècle de notre ère (MACDONALD et EDWARDS, 1993), bien avant l'arrivée des européens. Il a notamment été suggéré que les poules présentes en Afrique ont des origines indiennes liées au développement précoce des échanges commerciaux entre l'Inde et l'Afrique de l'Est (CARTER, 1971 cité par CRAWFORD, 1990). La poule domestique Gallus gallus appartient à l’ordre des gallinacés. Cet ordre comprend plus de 250 espèces d’oiseaux comme par exemple le grand tétras, le tétras lyre, le lagopède alpin ou la gélinotte des bois (GEISER, 2006).

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La classification de la poule domestique se présente comme suit (ADJOVI, 1990) : Classe :

Aves

Sous- classe :

Neorniitha

Super- ordre :

Neognatha

Ordre :

Galliformes

Sous-ordre :

Alectropodes

Famille :

Phasianidae

Sous- famille :

Gallinaceae

Genre :

Gallus

Espèces :

G.domesticus G.gallus G.lafayetti G.varius

1.1.3.2. Caractères ethniques 1.1.3.2.1. La poule locale Le poulet commun ou poule domestique appelée Gallus gallus, est élevé dans les exploitations familiales traditionnelles (TRAORE, 2006). Il n’existe pas de races autochtones africaines à proprement parler, mais des « populations » à plumage varié

avec quelques traits communs, tels qu’un petit gabarit

(BISIMWA, 2004). Il s’agit d’une poule de petite taille, très rustique, à la chair bien appréciée (TRAORE, 2006). Son plumage peut être blanc, rouge, noir ou multicolore. Le plumage est le plus souvent lisse, quelque fois plissé. Il peut avoir une répartition normale, cou nu, ou pattes emplumées (TRAORE, 2006). La tête, forte, assez large, porte un bec court et solide. La crête est en général simple, mais les différents types de crête (pois, corne, rose...) existent (TRAORE, 2005).

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Son poids moyen à 6 mois d’âge est d’environ 1 kg chez la femelle et 1,5 kg chez le mâle adulte (TRAORE, 2006). La croissance est lente et la ponte tardive (l’âge d’entrée en ponte est de 25 semaines avec 50 à 100 petits œufs par an) (BULDGEN et al., 1992). Le nombre de cycles de reproduction dans la carrière de la reproductrice est variable en fonction des régions et est en moyenne de 6 (TRAORE, 2005). Une bonne poule-mère pond de 12 à 15 œufs par couvée (HOFMAN, 2000). Elle peut pondre annuellement jusqu’à 100 œufs d’un poids moyen de 35 g, le poids moyen des poussins à la naissance étant de 32 g (KOUNTA, 1991). On obtient un taux d’éclosion de l’ordre de 82% avec des variations allant de 30 à 100%. Toutefois, plus de la moitié des poussins éclos (52,86%) meurent avant l’âge d’un (1) mois. Les principales causes de ces pertes sont les prédateurs (47,5%) et les maladies (35%). La poule assure une bonne conduite de ses poussins jusqu’à 6 à 8 semaines, les abandonne ensuite et se remet à pondre (HOFMAN, 2000). Dans le souci d’améliorer la productivité de la poule locale, différentes races de poule ont été introduites au Sénégal.

1.1.3.2.2. Les races exotiques Ces races de poule peuvent être regroupées selon leur utilité zootechnique comme suit (BISIMWA, 2004) : -

Races légères ou type uniquement de ponte

Il s’agit essentiellement de la Leghorn blanche ou encore White Leghorn.

a. Leghorn blanche ou encore White Leghorn Elle est d’origine italienne et présente les caractéristiques suivantes : plumage blanc, grande crête, simple et droite chez le coq, tombante chez la poule avec des oreillons blancs. Les pattes et le bec sont jaunes. Le coq pèse 2,5 kg à 2,7 kg et la poule 1,5 kg à 2,5 kg. Active (nerveuse), c’est la reine des pondeuses 9


industrielles. Rustique et précoce, elle pond des œufs à coquille blanche et a complètement perdu l’instinct de couvaison. Exigeante dans son alimentation, son seul défaut majeur est à la réforme d’avoir une chair de qualité médiocre, sèche et filandreuse. -

Races mixtes (à double fin : chair et ponte) ou mi lourdes

Elles produisent un grand nombre d’œufs et une carcasse viandeuse à la réforme. Dans cette catégorie, nous retrouvons : b. Rhode Island Red (R.I.R) D’origine américaine, elle s’est très bien acclimatée aux régions tropicales. Son plumage est roux (rouge foncé). La crête est droite et les oreillons rouges. Le coq pèse 3 à 3,8 kg et la poule 2,5 à 3 kg. C’est une race rustique et docile, bonne pondeuse d’œufs à coquille brune ayant une chair de bonne qualité (BISIMWA, 2004). Parmi les races exotiques, la Rhode Island Red (RIR) est celle qui s’est le plus acclimatée en Afrique et constitue la race de choix pour améliorer la race locale (BENGALY, 1997). c. New Hampshire C’est une race originaire d’Amérique du Nord dérivée de la R.I.R. qu’elle rappelle par la couleur acajou de son plumage et les pattes jaunes. Elle se caractérise par une bonne acclimatation et une ponte précoce (4,5 à 5 mois). C’est une pondeuse moyenne (petits œufs) qui pèse 2,5 à 3 kg ; le coq pourrait atteindre 3,5 à 3,8 kg (BISIMWA, 2004). d. Sussex herminée ou light Sussex Originaire de la Grande Bretagne, son plumage est blanc avec un camail bordé de plumes vert-noirâtre. Chez le coq qui pèse 3 à 4 kg, les plumes de la queue sont noires à la partie supérieure. La poule est bonne couveuse et bonne mère; elle pèse 2,5 à 3 kg. La chair est très fine (BISIMWA, 2004). 10


e. Wyandotte Poule d’origine américaine créée vers la fin du XXe siècle (IEMVT, 1991), elle a un plumage blanc ou argenté, le bec, les pattes et la chair sont jaunes. La crête est triple et l’emplumage important. La poule pèse 2,5 à 3 kg. C’est une race rustique, bonne pondeuse avec une chair de qualité moyenne. f. Hubbard La Hubbard Classique est sans doute le produit standard le plus équilibré du point de vue des performances de la parentale et du poulet de chair. Le « Package » Hubbard Classique associe les lignées Classique mâle et femelle mondialement réputées pour leur facilité de management, leurs performances reproductrices, et leur remarquable capacité à s'adapter des zones tropicales aux zones plus tempérées, à des conditions très variées d'élevage et de climat. La croissance rapide de la Hubbard Classique permet, par un coût vif réduit et un cycle de production plus rapide, d'optimiser le résultat économique du producteur. Pour des poids vifs allant de 1,2 à 1,8 kg, le poulet Hubbard Classique est particulièrement compétitif en termes de coût vif. Il peut également être élevé jusqu'à des poids de 2,2 à 2,4 kg. En climat chaud, il est reconnu pour sa capacité à conserver son appétit et donc ses qualités de croissance rapide, même avec des aliments à faible densité (HUBBARDBREEDERS, 2014). Races lourdes type chair : elles ont une croissance rapide. g. Plymouth Rock Race de création américaine à pattes jaunes et crête triple, elle a un plumage rayé gris et blanc donnant un aspect zébré bleuté. Excellente pondeuse, elle est aussi une race amélioratrice pour la chair en raison de sa bonne conformation et de la qualité de sa viande. Elle prend une part importante dans de nombreux croisements. Il s’agit d’une volaille relativement

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petite puisque la poule pèse aux environs de 2,5 kg et le coq 3 kg (IEMVT, 1991). h. Cornish Sélectionnée en Angleterre dans la région de la Cornouaille à partir de croisements entre combattants anglais et indiens, cette race a vite perdu son rôle de sportif pour les sélectionneurs de chair en raison de son excellente conformation (développement puissant de sa musculature) en particulier la variété blanche américaine. En revanche, l’aptitude à la ponte est extrêmement réduite (IEMVT, 1991). i. Bleu de Hollande Originaire du Nord des Pays-Bas, c’est une volaille issue de croisements de types fermiers lourds et légers. A l'origine, elle était élevée et sélectionnée comme poulet de chair. Le coq pèse 3,5 à 4 kg et la poule, 2,7 à 3,2 kg. Race lourde et volumineuse, elle est recherchée et conservée pour ses qualités de chair et de ponte (PAGESPERSO-ORANGE, 2014).

1.1.4. PERFORMANCE DE REPRODUCTION 1.1.4.1. Age d’entrée en ponte Chez la poule, l’âge d’entrée en ponte serait de 6 mois. Le facteur alimentaire semble avoir une influence sur cet âge (KASSAMBARA, 1989). Des valeurs comparables ont été retrouvées au Sénégal selon différentes enquêtes (SALL, 1990; BULDGEN et al., 1992), qui situent l’âge à l’entrée en ponte autour de 25 semaines, soit 5 semaines de plus qu’en élevage intensif (SMITH, 1990). Ce facteur présente une forte variation en fonction des pays et parfois à l’intérieur d’un même pays (Tableau I). Au Sénégal, HORST (1997) situe l’âge à l’entrée en ponte autour de 161 jours (23 semaines) soit 2 semaines de moins que les résultats trouvés par SALL (1990) et BULDGEN et al. (1992). Au Mali, selon le Ministère Français de la 12


Coopération et du Développement (1991), l’âge à l’entrée en ponte est de 120 jours (17 semaines) soit 7 semaines de moins que les valeurs notées par KASSAMBARA (1989). Tableau I: âge à l’entrée en ponte en aviculture traditionnelle dans différents pays d’Afrique Pays Bénin Mali Nigeria Sénégal Soudan Tanzanie Côte d’Ivoire Guinée Maroc Afrique du Sud

Age à l’entrée en ponte 28-36 semaines 24 semaines 17 semaines 24 semaines 25 semaines 23 semaines 32 semaines 28 semaines 21 semaines 26 semaines 25 semaines 16-22 semaines

Sources BIDOSSESSI (1990) KASSAMBARA(1989) MFCD (1991) SONAIYA (1989) SALL (1990) HORST (1997) WILSON (1979) KATULE (1992) BENABDELJELIL ET ARFAOUI (2001) MOURAD ET AL. (1997) BELOT ET HARDOUIN (1981) VAN MARLE-KÖSTER ET CASEY (2001)

Source : SOUMBOUNDOU (2010) Cette disparité pourrait découler du fait que ce paramètre a été enregistré par la plupart de ces auteurs lors d’enquêtes ponctuelles à partir des déclarations des enquêtés (souvent des hommes), dont la précision dépend selon LANDAIS et SISSOKO (1986) de la connaissance qu’ils ont des oiseaux (essentiellement suivis par les femmes) et de la qualité du repérage des évènements dans le temps. L’une des principales causes de cette faible précocité sexuelle qui caractérise l’ensemble de ces travaux pourrait être la sous-alimentation qui, en ralentissant la vitesse de croissance des poussins, retarde le moment où l’oiseau atteint un poids suffisant pour entrer en ponte (TRAORE, 2005). C’est ainsi qu’à travers une alimentation améliorée, BULDGEN et al. (1992) ont pu ramener ce paramètre de 25 à 20 semaines comme le montre le Tableau II.

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Tableau II: paramètres de reproduction de la poule locale du bassin arachidier sénégalais enregistrés en milieu rural et en station avec ou sans application d’un complément de lumière artificielle Paramètres

Station Avec Programme Sans Programme lumineux lumineux 20 20

Milieu rural

Age d’entée en ponte (semaines)

25

Taux de ponte moyen (%)

12

24±13*

26±17**

Poids moyen des œufs (g)

40±4

44±1

40±4

Total des œufs produits par an

40-50

80-90

90-100

Consommation d’aliments (g/j)

-

102±14

78±17

Indice de consommation cumulé

-

13

21

Fertilité des œufs (%)

-

81

-

Eclosabilité des œufs (%)

80

77

-

* En 30 semaines de ponte; ** En 4 semaines de ponte Source : BULDGEN et al. (1992) 1.1.4.2. Production d’œufs L’aviculture traditionnelle est limitée par sa faible productivité de l’ordre de 40 à 60 œufs/an et par poule (HOFMAN, 2000). Au Sénégal, selon MISSOHOU et al. (1998) une poule pond 60 œufs/an avec un nombre moyen d’œufs par couvée de 12,4. Selon GUÈYE et BESSEI (1987), le nombre de couvées varie entre 2 à 3 par an. Ce caractère présente des valeurs comparables à la productivité de 40-60 œufs/an trouvée par YAMI (1995) en Ethiopie, de 50 œufs/an trouvée par WILSON (1979) au Soudan, de 40-80 œufs/an trouvée par NGOU NGOUPAYOU (1990) au Cameroun mais inférieures à celles de 127 œufs/an trouvées par BESSADOK et al. (2003) en Tunisie ou encore de 91 œufs/an

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enregistrées en Afrique du Sud par VAN MARLE-KÖSTER et CASEY (2001). Cette disparité serait due, selon GUEYE (1998), à la sous-alimentation et aux mauvaises conditions d’élevage. C’est ainsi que BULDGEN et al. (1992) ont pu faire passer de 40-50 à 90-100 le nombre d’œufs pondus par poule et par an au Sénégal en améliorant l’alimentation. Cependant la présence de la mutation « Frisé » peut influencer les performances en milieu chaud, ce qui peut constituer un avantage adaptatif pour les poules locales en milieu tropical (FOTSA, 2008). Selon HORST (1987), HAANRENKISO et al. (1988), le gène F à l’état hétérozygote et en combinaison avec le gène cou nu (Na) augmente le nombre et la masse des œufs. Les poules « cou nu » maintiennent mieux leur taux de ponte (FOTSA, 2008), et le poids moyen de l’œuf qui est compris entre 30-40 g (TRAORE, 2005) est supérieur (jusqu’à 3 – 4 g) à celui de leurs sœurs normales (FOTSA, 2008).

1.1.4.3. Intervalle entre ponte La ponte est cyclique et l’intervalle entre pontes est de 66 jours (KASSAMBARA, 1989). L’intervalle entre pontes comprend ainsi la durée de la ponte, la durée de la couvaison et celle consacrée à la conduite des poussins. Au Sénégal, ainsi que dans quelques pays d’Afrique, il est en moyenne de 3,5 mois avec des extrêmes variant entre 2,1 mois et 5,7 mois (TRAORE, 2005). Au cours d’un cycle, la poule locale pond 8 à 18 œufs à raison d’un œuf par jour (KASSAMBARA, 1989). Selon BULDGEN et al. (1992), cette ponte dure 1016 jours. La couvaison est naturelle et se situe à la fin de chaque cycle de ponte et est de 21 jours (KASSAMBARA, 1989). Sur la base de ces données, on peut estimer à 2,5 mois, la durée de l’élevage des poussins qui paraît être la principale cause de rallonge de l’intervalle entre pontes (TRAORE, 2005). Pour accroître la productivité numérique de la poule locale, SONAIYA (1997) propose la suppression des deux dernières phases 15


(couvaison et élevage de poussins) de l’intervalle entre pontes par la mise en place de mini couvoirs collectifs et l’élevage artificiel des poussins. 1.1.4.4. Taux d’éclosion Il correspond au nombre d’œufs éclos par couvée. Au Sénégal, selon BULDGEN et al. (1992), il serait de 80%. Ce caractère présente des valeurs comparables au taux de 80% trouvé par SONAIYA (1990) au Nigeria, 80% trouvé par FOTSA (2008) au centre du Cameroun. Cependant, il présente une forte variation en fonction des pays. Au Mali, il varie entre 60-70% (KASSAMBARA, 1989) et 42 à 80% en Guinée selon MOURAD et al. (1997). Cette variation serait due, outre les éventuelles erreurs liées à la méthodologie de collecte des données, à la saison. Les saisons les plus chaudes seraient les plus défavorables, sans doute à cause de la moins bonne conservation des œufs aux températures ambiantes élevées (WILSON et al., 1987; KASSAMBARA, 1989). 1.1.4.5. Mortalité des poussins Les poussins restent avec leur mère pendant les deux premières semaines avec un taux de mortalité relativement faible de 14%. Dès qu’ils quittent la protection de leur mère, la mortalité s’accroît jusqu’à 40% entre 3 et 4 semaines et jusqu’à 66% à trois mois. Le Tableau III ci-dessous montre l`évolution de la mortalité en fonction de l`âge. Tableau III: taux de mortalité de la volaille locale en fonction de l’âge Âges 1semaine 2 semaines 3 semaines 1mois 2mois 3mois

Taux de mortalité en (%) 13,21± 5,3 14,83± 8,6 38,97±19,6 41,75± 19,9 48,65±20,2 65, 83±17,1

Source : SALL (1990) 16


Le taux de mortalité des poussins est très élevé puisqu’il est en moyenne de 63% avec des extrêmes de 50% et 80%. Plusieurs auteurs évoquent une étiologie infectieuse pour expliquer cette faible viabilité des poussins sans pour autant s’entendre sur l’importance à accorder à chaque maladie (TRAORE, 2005). En effet, en Gambie (BONFOH et al. 1997), la principale cause de mortalité des poussins est la maladie de Newcastle. Parmi les causes non infectieuses de mortalité de poussins, BULDGEN et al. (1992) citent l’inadaptation du matériel d’élevage et la déshydratation qui en découle. A cela, AKLOBESSI et al. (1992) au Togo ajoutent le rôle joué par les prédateurs. Au Sénégal, selon MISSOHOU et al. (2000), les maladies infectieuses et parasitaires ne représentent que 32% de mortalité; la cause principale étant la prédation (63%) par les éperviers. 1.1.5. CONDITIONS D’ELEVAGE 1.1.5.1. Habitat En milieu rural, la conduite de la volaille en liberté représente souvent un problème. En effet, il n’y a pratiquement pas d’habitat approprié pouvant assurer la protection des oiseaux face aux intempéries et aux prédateurs (LEGRAND, 1988 et PERRIQUET, 1994). Les éleveurs utilisent le plus souvent de petites caisses en bois, des demi fûts, de petites cases en banco avec toit en chaume ou de petits abris en bambou tressé (DIOP, 1982 ; KOUNTA, 1991 ; BOYE, 1990 et NDELEDJE, 2000). Certains aviculteurs ruraux utilisent un poulailler sommaire construit sans aucune norme précise et généralement à l’aide de matériaux locaux (tiges et pailles de graminées, débris de tôles, etc.) (NDELEDJE, 2000). Ces locaux, souvent exigus, abritent les oiseaux de tout âge à l’exception des poules couveuses qui se réfugient généralement dans un endroit plus calme (cuisine collective ou case d’habitation) (NDELEDJE, 2000). Les animaux sont logés soit dans des poulaillers rudimentaires en

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matériaux locaux, soit dans des cases d’habitation, soit sont laissés en divagation (HOFMAN, 2000). 1.1.5.2. Matériel d’élevage Les abreuvoirs et mangeoires, lorsqu’ils existent, sont conçus en matériaux divers sans aucune norme technique. Ainsi, on peut rencontrer de vieux ustensiles de cuisines (morceaux de calebasses, assiettes etc.), de petites auges de cuisines en bois ou en terre cuite. L’usage de boîtes métalliques rouillées est courante (DIOP, 1982). Cependant, les poules reçoivent rarement l’eau et les aliments dans ces abreuvoirs et mangeoires. Le matériel n’est pas fonction de l’âge des oiseaux. Le même abreuvoir installé pour les sujets adultes et les poussins ne permet pas à ces derniers de s’abreuver sans s’y noyer (TRAORE, 2005). 1.1.5.3. Alimentation et abreuvement La plupart du temps, les poules sont libres et trouvent dans le milieu extérieur de quoi se nourrir (HOFMAN, 2000). Les éleveurs n’engagent pas de dépenses spécifiques pour l’alimentation des volailles. Certains donnent des poignées de riz ou de maïs un jour sur deux (HOFMAN, 2000). Sinon, il est rare que le paysan consente à distribuer des aliments à ses oiseaux, exceptés les poussins, les poules en période de couvée et les adultes prêts pour la vente (DIOP, 1982 ; NGWE ASSOUMOU, 1997). Même si dans beaucoup de ménages les restes de repas sont destinés aux volailles, elles dépensent beaucoup de temps à gratter le sol afin de déterrer les éléments enfouis (MOURAD et al., 1997). Bien qu’il existe une prise de conscience de la part des paysans de la nécessité d’abreuver les oiseaux, ces derniers bénéficient très rarement d’abreuvoirs remplis d’eau potable (TRAORE, 2005). L’abreuvement se fait dans les flaques d’eau ou dans de vieux récipients abandonnés dans les cours (HOFMAN, 2000).

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1.1.5.4. Pathologies avicoles en milieu rural Parmi les maladies rencontrées, la maladie de Newcastle (“YokuYoku” en Peuhl) est fréquemment (88%) décrite par les paysans comme maladie saisonnière des poulets. Elle est suivie par la variole aviaire (6%), le choléra aviaire (3%) et la coccidiose aviaire (3%) (BONFOH et al., 1997). Ces maladies ont souvent un caractère saisonnier. La mortalité des poussins de moins d’un mois est de l’ordre de 30 à 50 % (HOFMAN, 2000). Il faut également signaler les maladies exotiques qui frappent la volaille importée mais aussi les oiseaux locaux; les plus meurtrières sont la maladie de Gumboro et la maladie de Marek (BOYE, 1990). Dans le contexte de l’aviculture familiale, la maladie de Newcastle, étant plus fréquemment subie par les poulets, mérite d’être élucidée. 1.1.5.4.1 MALADIE DE NEWCASTLE 1.1.5.4.1.1 Etiologie La maladie de Newcastle (M.N) est due à un paramyxovirus qui atteint principalement les volailles. Les poulets sont les hôtes les plus sensibles. La période d’incubation est variable selon les souches; elle dure en général de 4 à 5 jours. Le virus est facilement inactivé par le formol, l’alcool, le merthiolate, les solvants, le lysol et les rayons ultraviolets (BRATT et CLAVELL, 1972 cités par SEYE, 2007). 1.1.5.4.1.2 Signes cliniques Les signes cliniques de la M.N sont très variables selon la virulence et le tropisme du virus en cause, l’espèce d’oiseau touchée, l’âge et le statut immunitaire de l’hôte et les conditions environnementales. Ils se résument comme suit: -

mort sans aucun signe de la maladie ;

-

léthargie et inappétence ;

-

signes respiratoires tels que de légers râles ; 19


-

gonflement de la tête et du cou ;

-

diarrhée verdâtre ;

-

baisse marquée de la production d`œufs. Quelquefois, les œufs pondus peuvent être déformés ;

-

signes nerveux comme tremblements, torticolis, convulsions et paralysie des ailes et des pattes. Ils sont observés seulement quand la maladie est à un stade avancé (ALDRES et SPRADBROW, 2000). 1.1.5.4.1.3. Epidémiologie

Le virus de la M.N. peut être transmis par le tractus respiratoire, les membranes des muqueuses oculaires et le tractus digestif bien que cette voie nécessite des doses très élevées de virus. La plupart des souches du virus de la M.N. sont thermolabiles et ne survivent pas longtemps dans l’environnement (ou dans les prélèvements destinés au diagnostic). Quelques souches sont thermostables, ce sont pour la plupart des souches non virulentes qui semblent favoriser la dissémination oro-fécale (ALDRES et SPRADBROW, 2000). La source habituelle de virus est une volaille infectée et la dissémination est souvent due aux mouvements des animaux au niveau des marchés. Dans les élevages de volaille, on connaît une forme endémique de la M.N. qui cause des morts occasionnelles (ALDRES et SPRADBROW, 2000). Une étude menée pendant 15 années au Nord du Nigeria sur l`incidence des maladies avicoles, montre que les infections virales, telles que la M.N., représentent les causes les plus communes, quoiqu’une association concomitante avec les parasites soit notée dans la moitié des cas (FAO, 2004). De même en Zambie, une enquête menée sur 2000 échantillons de sang a révélé que la séroprévalence moyenne de la M.N. était de 37% (ALDERS et al., 1994).

20


1.1.5.4.1.4. Contrôle de la maladie : la vaccination La vaccination est le seul moyen efficace de contrôler la M.N. Les vaccins disponibles contre la M.N. sont de deux types: vivants ou tués (FAO, 2004). Actuellement, les vaccins contre la M.N. utilisés dans de nombreux pays sont la SOTA (vaccin vivant, thermolabile); Hitchner B1 (vaccin vivant, thermolabile) ; ITANEW /NEW COVER (vaccin inactivé, thermostable) et NDV4-HR (vaccin vivant, thermostable). Le Tableau IV donne une comparaison des vaccins vivants et inactivés utilisés contre la maladie de Newcastle (ALDRES et SPRADBROW, 2000).

Tableau IV: caractéristiques des vaccins vivants et inactivés utilisés contre la maladie de Newcastle Vaccin vivant -Contient une petite quantité de virus vivants qui se répliquent ; moins cher

Vaccin inactive -Doit contenir une grande dose de virus inactivé ; plus cher

-Peut être administré par différentes voies : oculaire, intra nasale, en pulvérisation, dans l`eau de boisson, orale, injection -Stimule toutes les formes d`immunité

-Doit être injecté

-La durée de l’immunité varie selon la voie d’administration, en général pas plus de 4 mois

-La durée de l’immunité est d’environ 6 mois

-Stimule seulement l’immunité basée sur les anticorps

Source : ALDERS et SPRADBROW (2000) 1.1.5.4.1.5 Contraintes liées à la vaccination Le faible taux de réussite de la vaccination contre la M.N. est presque entièrement dû à l’inactivation du vaccin du fait de l’absence d’une chaîne de froid efficace (FAO, 2004). Par ailleurs, il a été reporté que le manque de motivation représentait la cause la plus importante du faible taux de vaccination dans les régions rurales (FAO, 2004). 21


1.1.6. SYSTEMES D’ELEVAGE EN AVICULTURE Il est difficile d’appliquer directement la typologie des élevages avicoles selon la nomenclature de la FAO au Sénégal (FAO, 2014). Car même si le système avicole dit commercial est bien délimité, le système d’élevage familial se pratique suivant un large éventail de conditions (BESSEI, 1987). De ce fait, selon la FAO (2014), la catégorisation des secteurs a donc été revue comme suit: en plus du système d’exploitation avicole villageois et des élevages de basse-cour

(élevage

de

souches

locales)

rencontrés

dans

quelques

agglomérations et qui correspondent au secteur 4, le système d’élevage dit commercial peut lui être divisé en trois sous systèmes ou secteurs. 1.1.6.1. Secteur 1 ou Système d’élevage industriel Ce système intensif n’est pas fréquent mais commence à se développer. Il regroupe moins d’une dizaine de producteurs presque tous installés à Dakar et un peu à Thiès. Toutefois, un aviculteur intensif est installé à Saint-Louis (260 km au nord de Dakar) et exploite un cheptel de ponte d’environ 30 000 sujets et quelques milliers de poulets de chair qu’il élève surtout pendant les périodes de forte demande. Le nombre d’éleveurs de ce secteur est limité et il n’a pas beaucoup varié au cours des cinq dernières années. Deux ou trois unités industrielles de production avicole intégrées situées à Dakar sont constantes, d’autres unités s’installent et disparaissent au cours des années (FAO, 2014). 1.1.6.2. Secteur 2 ou système d’élevage intensif de poulets commerciaux Ce secteur de haute production, regroupe l’essentiel des aviculteurs dits du secteur commercial (plus de 80 pour cent des effectifs avicoles élevés). Les producteurs de ce groupe se rencontrent surtout dans la zone des Niayes de Dakar et de Thiès. Le plus souvent, ce type d’élevage est pratiqué par des salariés et des personnes des professions libérales, ou exerçant dans le tertiaire et

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qui engagent des fermiers pour s’occuper de la gestion de leurs fermes (FAO, 2014). 1.1.6.3. Secteur 3 ou Système d’élevage semi-intensif et élevages amateurs Il s’agit de combinaisons entre systèmes extensifs et intensifs dans lesquelles les oiseaux sont confinés dans un espace déterminé avec accès à un abri (BESSEI, 1987). Ce type d’élevage est pratiqué par des personnes à faibles revenus (femmes, enfants, chômeurs...). Le secteur exploite de façon préférentielle les souches commerciales importées, mais quelquefois on peut rencontrer des élevages mixtes qui élèvent à la fois des souches commerciales et des poulets locaux, aboutissant à des croisements non-contrôlés et à des naissances de métisses. Ces éleveurs (amateurs) s’adonnent surtout à l’élevage de poulets de chair (FAO, 2014). 1.1.6.4. Secteur avicole familial ou Système d’élevage avicole de basse-cour En Afrique, Asie et Amérique latine, 80 pour cent des fermiers élèvent leurs volailles en systèmes extensifs (BESSEI, 1987). Cette activité correspond à l’élevage du poulet commun ou poulet domestique appelé Gallus gallus. Cet élevage est pratiqué dans tout le Sénégal. Les femmes et les enfants en sont les principaux acteurs et bénéficiaires de son développement (FAO, 2014). Ainsi, la taille des troupeaux varie entre 5 et 15 oiseaux avec une moyenne de 10 sujets dans une étude menée au Sénégal (SALL, 1990). Cependant, le développement est freiné surtout par la maladie de Newcastle et des parasitoses internes.

23


1.1.7. CONTRAINTES EN AVICULTURE TRADITIONNELLE 1.1.7.1. Contraintes socio-économiques Certains considèrent la volaille comme un animal de compagnie ou partie intégrante de la famille. Ce n’est donc que lors de l’arrivée impromptue d’un visiteur important qu’il est permis de l’utiliser comme aliment alors qu’elle peut être vendue sans regret tout comme peut être dépensé l’argent de la transaction (FAO, 2004). La préférence accordée à la culture céréalière plutôt qu’à l’élevage représente une autre contrainte au développement de l’aviculture traditionnelle. Ceci influe sur la volonté d’accorder beaucoup de temps, d’argent et d’effort à l’élevage. Le vol représente une autre entrave importante. Les villageois qui se font voler toute leur volaille peuvent être fortement découragés à redémarrer leur élevage. Il ne saurait être présumé que les facteurs socioculturels peuvent être changés. Toutefois, en les incorporant dans les stratégies de développement, l’adoption de programmes peut se révéler plus aisée. Les facteurs socioculturels ne sont donc pas perçus comme un problème, mais plutôt comme une composante à considérer dans la recherche d’une solution (OLAWOYE et DIDOMENICO, 1990 ; FAO, 2004).

1.1.7.2. Contraintes pathologiques En milieu traditionnel, ces contraintes sont essentiellement d’ordre sanitaire. Le manque de prophylaxie sanitaire contre l’ensemble des maladies aussi bien infectieuses que parasitaires, fait que l’aviculture traditionnelle paye un lourd tribut aux infections (BOYE, 1990).

Chaque année le cheptel est décimé par le passage de la maladie de Newcastle (souvent en saison sèche) ce qui fait que les éleveurs ne prennent pas au sérieux la valeur de leur cheptel. Les parasites sévissent partout et c’est surtout les

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argasidés, parasites externes qui sont remarqués par les éleveurs. D’autres maladies telles que la variole apparaissent sporadiquement (GREGORY, 2003).

1.1.7.3. Contraintes alimentaires et techniques Le troupeau familial le plus commun, comprenant 5 à 20 oiseaux, semble représenter la limite de ce qui peut être élevé à cette échelle sans apports particuliers en termes d’alimentation, logement et travail. Les petits effectifs trouvent suffisamment à picorer dans les alentours immédiats pour survivre et se reproduire. Tout accroissement significatif conduit souvent à la sous alimentation si un complément alimentaire n’est pas apporté. Cette situation peut aisément survenir lorsque la mortalité se réduit après la vaccination ou l’amélioration des conditions hygiéniques. La taille du troupeau peut alors rapidement augmenter au point que les besoins alimentaires excèdent la Base des Aliments Résiduels Picorables (B.A.R.P). Il faut noter que dans les Pays à faibles revenus et déficitaires en produits vivriers (P.F.R.D.P.V) les surplus céréaliers sont inexistants. Il s’avère ainsi difficile de développer des systèmes alimentaires basés sur l’utilisation de grains (FAO, 2004).

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CHAPITRE II : TECHNOLOGIES DEVOILEES ET ADOPTEES POUR AMELIORER L’AVICULTURE TRADITIONNELLE 2.1. AMELIORATION DE L’HABITAT 2.1.1. Implantation de poulaillers Les poulaillers traditionnels ont fait l’objet de plusieurs améliorations proposées et financées par des projets ou des organisations non gouvernementales (ONG). Les poulaillers traditionnels améliorés (PTA), comme le surnomme l’ONG Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, sont faits à base de matériaux locaux. Ils peuvent être construits en banco ou en ciment et couverts de paille ou de tôle selon les moyens du paysan et la disponibilité des matériaux avec un parc extérieur d’exercice clôturé ou non. La porte et les fenêtres sont suffisamment larges pour permettre un nettoyage fréquent. Les espèces et même dans certains cas, les catégories, sont séparées. En principe, ces PTA doivent garantir une bonne protection contre la pluie, l’humidité, les températures élevées, les prédateurs et assurer une bonne aération (AGRIDOC, 1995; DEMU et MBODJI, 1977; BURKINA FASO, 2007; BILLAZ et BEAUVAL, 2011).

VANFEKEREN et al. (2002) dans leur document, aviculture à petite échelle sous les tropiques, ont proposé des modèles de bâtiments améliorés avec leur avantage en élevage libre et en élevage dans un poulailler. Ce dernier est comprend trois modèles : le poulailler ouvert, le poulailler fermé à litière et le poulailler au sol recouvert de grille (Tableau V). Ainsi tous les types d’habitats vulgarisés par les programmes et projets se retrouvent dans ces modèles.

26


Tableau V: synthèse des différents types de poulailler améliorés proposée par VANFEKEREN et al. (2002) Elevage libre

Elevage en poulailler Ouvert

Caractéristiques

Avantages

- grand parc libre ; - sol du poulailler doit être surélevé avec du grillage des latte de bois ou des tiges de bambou - avec des pondoirs -le mouvement et le plein air gardent les poulets en bonne santé ; - exige peu de travail ; - frais directs peu élevés ; - la nourriture pose moins de problèmes.

- parc limité ; -poulailler ; -pondoirs ;

- les poules peuvent se déplacer en plein air ; - meilleur contrôle des poules qu’en totale liberté ; -meilleure protection contre la totale liberté ; -effectif un peu plus élevé par rapport au poulailler fermé.

Fermé à litière

Au sol recouvert de grille - les poulets - pour les restent jour et climats humides nuit dans le le sol est en poulailler ; majeure partie - le sol est recouvert de couvert de litière grilles ; qui absorbe l’humidité et l’excrément ;

- contrôle total sur les poulets (nourriture, ramassage…) ; - bonne protection contre les prédateurs.

- les poulets entrent moins en contact avec les excréments ; - la densité au mètre carré peut être augmentée ; - les frais de litière sont bas.

2.1.2. Diffusion de poussinières L’une des problématiques dans le développement de l’aviculture traditionnelle reste la survie des poussins. Ils sont plus vulnérables aux prédateurs, aux intempéries et aux maladies. Voici les raisons qui ont poussé les programmes et projets à proposer des modèles de poussinières. SOUMBOUNDOU (2010) avait proposé des poussinières faites à partir de barils de pétrole coupé au milieu avec des ouvertures pour la porte et les fenêtres. Mais les modèles de 27


poussinières les plus diffusées en aviculture sont des cages d’une moyenne superficielle d’un mètre carré. Elles sont faites à partir de matériaux locaux comme le banco, la paille (BILLAZ et BEAUVAL, 2011). 2.1.3. Niveau d’adoption de ces technologies Les gîtes qui font office de poulaillers sont plutôt des abris protégeant les oiseaux contre les intempéries et les prédateurs (chats sauvages, chacals, rongeurs, reptiles …). Il y a tout de même quelques poulaillers améliorés dans lesquels la volaille peut séjourner de jour comme de nuit, dans les régions où des aviculteurs ont bénéficié d’un encadrement des projets de développement (FAO, 2014). 2.1.4. Difficultés rencontrées dans l’adoption de ces technologies Les problèmes observés sont surtout liés à la nature des matériaux utilisés et à la méthode de conduite. Ainsi BILLAZ et BEAUVAL (2011) ont trouvé que la toiture en chaume est une source importante de contamination potentielle. A noter également que les murs en parpaings locaux peuvent abriter des tiques (des argasidés) qui peuvent

provoquer des anémies, des démangeaisons. Mais

VANFEKEREN et al. (2002) ont bien élucidé les problèmes qui sont relatés dans le Tableau VI.

28


Tableau VI: synthèse sur les inconvénients rencontrés pour chaque type de poulailler amélioré selon VANFEKEREN et al. (2002) Elevage libre -Le contrôle des poulets est difficile ; -les poulets en liberté, surtout les jeunes, sont les proies faciles des prédateurs ;

Inconvén ients

-en quête de nourriture les poulets mangent les graines de semence ; -si les poulets ne sont pas habitués aux pondoirs, beaucoup d’œufs risquent d’être perdus ;

Ouvert - le parc peut devenir trop humide et le risque d’infection parasitaire augmenter ; - protection médiocre contre les prédateurs ;

-les pertes sont souvent nombreuses.

Elevage en poulailler Fermer à litière Au sol et recouvert de grille - plus coûteux - l’investissement que l’élevage en est plus important liberté ou le que le poulailler à poulailler litière ; ouvert ; -le nettoyage -augmentation de demande plus de travail ; risques d’infection ; -le risque de blessure des pattes -problème sur la augmente ; quantité disponible de litière ; -problèmes éthiques quant aux conditions de vie -Problèmes imposées aux éthiques quant animaux. aux conditions de vie imposées aux animaux.

2.2. AMELIORATION DE L’ALIMENTATION 2.2.1. Différentes formulations alimentaires proposées A travers les projets, plusieurs auteurs ont proposé aux aviculteurs traditionnels des formulations basées sur les produits locaux. Elles sont ainsi faites pour essayer de satisfaire les besoins quantitatifs et qualitatifs des poulets indigènes. Il faut donc donner aux poulets la nourriture la mieux adaptée, la moins chère et dans les proportions correctes. Il faut également savoir quels sont les aliments disponibles et comment ils doivent être inclus dans le régime (VANFEKEREN et al., 2002).

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BENGALY (1997) a proposé des gousses de Pois d'Angole mélangées aux feuilles de Leucena séchées déjà utilisées en Thaïlande par les paysans et de l'Azolla connu dans l'alimentation des animaux depuis fort longtemps en Asie. Mais certains auteurs ont essayé de proposer une alimentation mieux calibrée, pour une alimentation équilibrée, afin de répondre aux besoins nutritionnels des poulets. C’est ainsi que BONFOH et al. (1997) ont proposé une ration pour 20 poulets composée d’ingrédients disponibles localement (Tableau VII). Les unités de mesure sont des matériaux locaux (boite de tomate et boite d’allumette). La fiche technique de BONNEAU (1989) (tableau VII) reste la plus simple et la plus pratique qui a fait une formulation à large gamme d’aliment facile à trouver dans le milieu.

Tableau VII: ration et rationnement journalier en élevage traditionnel des poulets Catégories d’aliments Céréales ou tubercules

Auteur BILLAZ et al 2011 BONFOH et al 1997

Sorgho, mil, riz, maïs

BILLAZ et al 2011

Termites, farine de poisson, tourteau d’arachide Poisson séché ou fumé pilé Tourteau d’arachide pilé Sels marins, poudre d’os calcinée, coquilles d’œufs Poudre d’os calciné/sel (13 os+1sel), Feuille de leucaena sp

Sauces ou protéines BONFOH et al 1997 BILLAZ et al 2011 Condiments ou minéraux

Aliments

BONFOH et al 1997

Son de mil ou de riz

Mesure du village Pourcentage % 6 parties 65 2 boites de tomates de 1kg (734g)

30 3 parties 2 boites d’allumette (26g) 2 boites d’allumette (22g)

3,2 2,7 5

1 partie 1 boite d’allumette (18g) 2 boites d’allumette (14g)

Source : synthèse des travaux de Bonneau (1989) et de BONFOH (1997)

30

90,2

2,2 1,7


2.2.2. Niveaux d’adoptions de cette technologie Kondombo (2000), cité par POUSGA et al. (2009) a signalé que les poussins et les plus jeunes en croissance reçoivent un complément, alors que les adultes ne perçoivent de supplément que lorsqu’il y a un excédent. Le supplément des jeunes est constitué de termites ainsi que de céréales comme le maïs, le millet et le sorgho rouge, selon les régions et la saison. l’AFDI (2011) (Agriculteur Français Développement International des Pays de Loire) (cité par BILLAZ et BEAUVAL (2011) ), a soutenu un projet de développement de l’aviculture villageoise à Boussé (Burkina Faso) qui a permis aux aviculteurs d’acquérir une expérience sur le piégeage des termites pour nourrir les poussins; la récupération des coquilles d’huîtres pour l’apport en calcium ; emploi de farines de poisson, de drèches... ; la mise en germination des céréales pour augmenter l’apport protéique, la mise en place d’un champ collectif pour la production des céréales .

2.2.3. Problèmes observés avec cette technologie La disponibilité des aliments en quantités suffisantes n'est pas toujours assurée. En période de soudure alimentaire (les mois précédant les récoltes), il peut y avoir une concurrence sévère pour les céréales entre la consommation des familles et celle des volailles. Par ailleurs, le coût et les quantités limitées des ingrédients qui entrent dans la composition des formules alimentaires (déchets d'abattoir, farine de poisson, minéraux, vitamines, etc.) ainsi que la contrainte d'approvisionnement limitent leur utilisation au niveau villageois (BILLAZ et BEAUVAL, 2011 ; BENGALY, 1997).

31


2.3. AMELIORATION GENETIQUE DES RACES 2.3.1. Introduction de coqs raceurs L’opération « coq raceur » a été expérimentée dans presque tous les pays tropicaux. Ainsi depuis 1965, des essais d’amélioration de la poule locale par introduction de « coqs raceurs » ont été menés (Traoré, 2006 ; Seye, 2007). Au Sénégal en particulier, ces tentatives ont commencé en 1972 et ont utilisé comme matériel génétique améliorateur, entre autres, la Rhode Island Red (RIR) (DIOP, 1982). 2.3.2. Cause de l’échec des programmes d’introduction de coqs raceurs L’obstacle que rencontrent les programmes est la difficulté de mettre les coqs dans les conditions idéales en respectant les consignes données par les techniciens (DEMU et al., 1997). Il existe un manque de suivi et l’inexistence d’un véritable plan d’amélioration génétique, ce qui fait que les essais ont été menés sans grand succès (TRAORE, 2006). Mais aussi l’échec est d’ordre sociologique. En effet, avec l’apport de gènes importés, la diversité phénotypique fortement recherchée dans les milieux ruraux était hypothéqué, selon SODJINOU et al. (2009) cité par Chrysostome (1997). Ainsi, les coqs de couleur rouge, blanche ou noire recherchés pour les cérémonies traditionnelles et rituelles devenaient rares. En outre, il se posait aussi le problème d’adaptabilité et de perte de résistance des oiseaux introduits.

2.4. AMELIORATION DE LA COUVERTURE SANITAIRE ET CONTROLE DES MALADIES 2.4.1. Différents programmes prophylactiques proposés La prophylaxie médicale appliquée aux volailles africaines concerne surtout trois maladies virales : la maladie de Newcastle, la grippe (ou influenza aviaire) et la variole mais aussi des parasitoses externes et internes (BILLAZ et 32


BEAUVAL, 2011). On peut voir dans le tableau VIII quelques programmes vaccinaux proposés contre la maladie de Newcastle Tableau VIII: programme vaccinal contre la maladie de Newcastle Auteur BILLAZ et al. (2011) FAO (2014)

Programme Deux(2) à trois(3) fois par an

Molécules /produits ITA-NEW

Néant

I2

Catégories Vaccin inactivé thermostable Vaccin thermostable

2.4.2. Niveaux d’adoption et impact de ces programmes sur le développement de l’aviculture traditionnelle Au Burkina-Faso, les actions de sensibilisation et d’encadrement sanitaire réalisées par certains projets ont parfois permis, dans leur zone d’action d’améliorer la situation. Cela a été particulièrement le cas avec le projet de développement de l’aviculture villageoise (PDAV) qui a permis une augmentation sensible de la couverture vaccinale dans la zone du projet par rapport à la moyenne nationale (BURKINA FASO, 2007). Les traitements appliqués, conformes aux recommandations de la profession vétérinaire, sont susceptibles d’assurer une prophylaxie très efficace contre les maladies correspondantes (BILLAZ et BEAUVAL, 2011). Ainsi, la vaccination contre la maladie de Newcastle, associée au déparasitage à l’aide de l’ivermectine par voie orale, a permis de réduire la mortalité des volailles et ainsi de multiplier les effectifs par plus de deux (2) en une année (FAO, 2014). Dans le cas du Projet de Développement des Animaux Villageois (PDAV) au Burkina Faso, la formation des VVV, suivie d'une sensibilisation de la population par la projection de diapos sur les différentes maladies aviaires et les méthodes de traitement de ces maladies, a permis d'enregistrer des résultats assez encourageants (Tableau IX) (BENGALY, 1997 ).

33


Tableau IX : évolution du nombre des interventions sanitaires (Projet Aviculture Villageoise, Burkina Faso), adapté d’IEMVT-CIRAD, 1989 Année Nombre d’interventions (en milliers) Traitements

1979

1981

1983

1985

1987

Vaccination maladie

106

403

986

1099

1882

Anthelminthiques

-

276

217

117

253

Trichomonose-

-

250

259

90

186

Insecticides

-

-

305

148

239

Antibiotiques et

-

-

223

574

694

Newcastle

helminthose *

Vitamines - Pas d’interventions * Chez la pintade

2.4.3. Différentes contraintes rencontrées par les programmes d’amélioration de la couverture sanitaire L’aviculture traditionnelle est encore trop peu souvent considérée comme une activité économique en tant que telle. Cela a notamment pour conséquence que les coûts de traitements, aussi minimes soient-ils, soient difficilement acceptés (BURKINA FASO, 2007).

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DEUXIEME PARTIE: ETUDE EXPERIMENTALE

35


CHAPITRE I: MATERIELS ET METHODES DE TRAVAIL 1.1. CADRE D’ETUDE 1.1.1. LA REGION DE KEDOUGOU 1.1.1.1. Situation géographique et découpage administratif Selon SENEGAL (2011), la région de Kédougou est issue du découpage de l’ancienne région de Tambacounda. Elle a été créée par la loi 2008-14 du 18 mars 2008 modifiant la loi 72-02 du 1er Février 1972 portant organisation de l’Administration Territoriale et Locale. Elle occupe une superficie de 16 896 Km2 (9% du territoire national); elle comptait 129 908 habitants en 2010, soit une densité de 8 habitants au km2. Elle est limitée : -

à l’Ouest et au Nord par le département de Tambacounda ; à l’Est par la République du Mali ; au Sud par la République de Guinée.

Figure 1 : découpage administratif de la région de Kédougou Source : AU-SENEGAL.COM

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Sur le plan administratif, elle est composée de : -

03 Départements (Kédougou, Salémata et Saraya) ;

-

06 Arrondissements (Bandafassi, Fongolimbi, Dakatéli, Dar Salam, Bembou, Sabodala) ;

-

20 Collectivités locales (1 région, 3 communes et 16 Communautés Rurales)

-

317 villages.

1.1.1.2. Démographie et aspects sociaux Avec une population de 129908 habitants en 2010, la région de Kédougou ne représente que 1% de la population du Sénégal. La région occupe la dernière place du point de vue démographique par rapport aux autres régions du Sénégal. Selon l’Enquête villages sur l’accès aux services sociaux de base (Education, santé, eau, commerce et routes) réalisée en 2009 par l’ANSD, la région de Kédougou a une note globale de 300/500. Il faut constater que parmi les seize (16) Communautés Rurales que compte la région, les sept (7) sont dans une situation de pauvreté avec un indice d’accès moyen inférieur à deux cent cinquante (250). Il s’agit de

Dar Salam, Médina Baffé, Oubadji, Ethiolo,

Kévoye, Dakatéli et Fongolimbi (SENEGAL, 2011).

1.1.1.3. Elevage En 2010, le cheptel est estimé à 52254 têtes de bovins, 16994 ovins, 15334 caprins, 150 porcins, 28 équins, 730 asins et 23,2 millions de poulets. Kédougou est une région où les bovins sont plus nombreux que les caprins et les ovins. Cette spécificité régionale est liée à des raisons sociologiques du fait qu’ici, les ovins et les caprins ne sont élevés qu’au sein des ménages et surtout par les femmes, tandis que dans la zone sylvo-pastorale, ce sont des éleveurs avec des bergers qui pratique l’élevage. Si 40,2% des bovins se trouvent dans le

37


département de Kédougou, en revanche, le département de Saraya concentre 55,5% des ovins et 50,1% des caprins (SENEGAL, 2011). 1.1.2. Projet de Développement de l’Elevage au Sénégal Oriental et en Haute Casamance (PDESOC) L’objectif global du Projet de Développement de l’Elevage au Sénégal Oriental et en Haute Casamance (PDESOC) est de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire, en assurant une gestion durable des ressources naturelles et la mise en œuvre de systèmes de production performants. Les interventions du projet relèvent de divers domaines : 

appui à la production animale par le développement des infrastructures rurales et l’amélioration de l’exploitation des pâturages et des parcours ;

appui à la sécurisation et à l’amélioration de la productivité de l’élevage pastoral extensif ;

préservation de l’environnement, rationalisation de l’exploitation des parcours, gestion des ressources naturelles et hydrauliques et lutte contre la désertification ;

organisation et développement des institutions et associations intervenant dans le secteur ;

appui aux activités transversales, à travers la mise en place de microcrédits ;

création d’emplois, contribution à l’augmentation et à la diversification des sources de revenus,

appui à la sécurité alimentaire dans la zone du projet ;

amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires et allégement des travaux des femmes à travers l’approvisionnement en eau potable ;

38


En 2012, outre les vaccins et autres matériels techniques d’insémination et de vaccination

(seringues,

aiguilles,

trousses

d’insémination,

glacières,

congélateurs, réfrigérateurs), les réalisations du projet portent sur : 

la dotation des services d’élevage de la zone d’intervention du projet en matériel roulant : 13 véhicules et 24 motocyclettes ;

la

dotation

des

groupements

d’agropasteurs

de

matériel

(18

motofaucheuses) pour la constitution de réserves fourragères ; 

la mise en place de quatre Unités Pastorales pour la gestion de l’espace pastoral ;

la formation et l’équipement de 40 comités de lutte contre les feux de brousse en matériel d’intervention ;

l’acquisition d’un lot de géniteurs comprenant 12 taureaux de race Guzerat, 30 béliers de race Ladoum, 44 béliers de race Touabir et 30 boucs laitiers,

la mise en place du centre secondaire d’amélioration génétique de Kolda ;

le placement de 1530 coqs raceurs dans différents villages, en vue de l’amélioration génétique de la volaille locale ;

la formation de 969 vaccinateurs de volaille ;

la formation de 30 agents d’élevage en technique d’insémination artificielle bovine, le recyclage de 48 agents en aviculture villageoise et le renforcement des capacités des éleveurs ;

1.2. METHODOLOGIE 1.2.1. CONCEPTION DU QUESTIONNAIRE Une démarche d’enquête est appliquée pour chaque technologie identifiée que sont la génétique, l’habitat, la prophylaxie et l’alimentation. Par là, des questions de base sont ainsi posées pour chaque technologie.

39


1-

Est ce que cette technologie a été adoptée ?

2-

Qui a transféré cette technologie ?

3-

Quand est-ce-que cette technologie a été adoptée ?

4-

Quels sont les effets positifs et négatifs de cette technologie ?

5-

Cette technologie est elle utilisée ?

6-

Si non, pour quels raisons cette technologie n’est pas adoptée?

1.2.2. ENQUETE PRELIMINAIRE (PRE-ENQUETE) Elle a été faite dans deux villages. Le premier, Keur Moussa, est un chef-lieu d'arrondissement du département de Thiès dans la région de Thiès. Le second, Diender, se trouve aussi dans l’arrondissement de Keur Moussa. Les observations faites au cours de cette phase ont permis de réorganiser le questionnaire et de lui donner sa forme définitive afin de l’adapter à la réalité du terrain.

1.2.3. ENQUETE PROPREMENT DITE 1.2.3.1. Sites de l'enquête Dans la région de Kédougou, l’enquête a porté sur 200 aviculteurs. Parmi ces derniers, 80 aviculteurs sont enquêtés dans le département de Kédougou et 60 aviculteurs dans chacun des départements de Salémata et de Saraya. Au total, 22 villages et 15 quartiers ont été visités.

40


Tableau X: répartition des personnes enquêtées par village/quartier, département et région Région

Département

Quartier/ Village

Quartiers

Kédougou

Villages

N0

Nom quartier / village

Nombre d’aviculteurs

1

Aéroport

01

2 3

Gonda Dinguessou

03 02

4

Dalaba

05

5

Togoro

02

6

Pasteur-Bible

01

7 8

Dandemayo Compagnie

01 05

9

Fongolimbi

08

10 11 12

Dimboli Lombel Madihou

05 05 06

13

Vélingara

05

14

Kafory

05

15

Silling

03

16

Ibel

03

17

Dongonialbi

05

18

Baya

05

19

Mako

02

20

Tinkoto-Nding

04

21

Segou

04

22

Koulouba

80 11

23

Mosquée

05

Nombre d’aviculteurs par village/quartier

20

60

Kédougou

Total 1

80

Quartiers 20

Salémata

Villages

24

Gandjiri

04

25

Dakatély

10

26

Thiankoumouro

10

41


27

Dar-Salam

15

28

Diarapon

05

29

Badioula

60 05

30

Mosquée

13

31

Séhofara

04

32

Liberté

03

33

Missirah dantéla

05

34

Khosanto

05

35

05

36

Missirah Sirimana Daloto

37

Faraba

10 60 200

Total 2

Quartiers Saraya

Villages

Total 3 Total 1+2+3

40

60

25

35

10 60 200

1.2.3.2. Durée et cible de l’enquête L’enquête s’est déroulée du 12 décembre 2013 au 10 février 2014. La cible de l'enquête est constituée des propriétaires des élevages avicoles traditionnels.

1.2.3.3. Echantillonnage La méthode d’échantillonnage empirique a été utilisée. C’est une méthode non probabiliste dans laquelle les individus sont retenus lorsqu’on les rencontre.

1.2.4. ANALYSE DES DONNEES Au terme de l’enquête, les fiches ont été dépouillées et les informations qu’elles contiennent ont été codifiées et saisies sur Excel pour faire l’objet d’analyses statistiques à l’aide du logiciel SPSS (Statistical Package for the Social Science).

42


CHAPITRE II : RESULTATS ET DISCUSSIONS 2.1. RESULTATS 2.1.1. STATUT SOCIO-ECONOMIQUE DES ELEVEURS Les éleveurs sont dans la majorité des cas des femmes (58,5%) dont 56% sont des épouses de chefs de famille et ces derniers ne représentent que 33,5% des éleveurs. 42% des éleveurs sont dans la tranche d’âge de 31 à 45 ans et près de la moitié sont illettrés (47,5%). Ainsi, la taille moyenne des familles est de 20 personnes dont 45,5% sont des Peulhs suivis par les Malinkés (22,5%). De ce fait, nous trouvons

la plupart des éleveurs en milieu rural.

L’agropastoralisme est l’activité principale (67,5%) sauf pour les fonctionnaires et les salariés du privé (Tableau XI). Les activités secondaires sont l’aviculture, le commerce et les activités libérales. Les finalités de cette aviculture restent l’autoconsommation (59%) et la vente (27%).

43


Tableau XI: caractéristiques socio-économique des éleveurs Caractéristiques Sexe des éleveurs Homme Femme Age moyen Religion Chrétiens Musulmans Niveaux d’instruction Aucun Alphabétisé Primaire Secondaire Supérieur Taille moyenne du ménage Ethnies Peulh Malinké Djakhanké Toucouleur Mandingue Bassari Djalonké Bambara Lien avec le chef de famille Lui-même Epouse (s) Fils/Filles

pourcentage (%) 41,5 58,5 45 ans 3,5 96,5 47,5 23,5 20 8,5 5 20 personnes 45,5 22,5 12,5 7 6,5 3,5 3 3 33,5 56 10,5

Activités principales Agropastoralisme Elevage Profession libérales Commerce Aviculture Activées secondaire Commerce Aviculture Professions libérales Agropastoralisme Elevage

67 ,5 8,5 10,5 6,5 1,5 30,5 25 10,5 8 3

Objectifs Consommation Vente Passion Autres

59 27 6,5 7,5 44


2.1.2. CHEPTEL AVIAIRE Dans l’écrasante majorité des concessions visitées, tous les oiseaux appartiennent à l'espèce Gallus gallus. L’existence de canards, de pintades et de pigeons dans les concessions est exceptionnelle (Tableau XII). Nous avons un effectif total de 3096 poulets pour 200 aviculteurs enquêtés. Dans cet effectif figurent quelques poulets exotiques (50) et un certain nombre de métisses (201) (Tableau XIII). Tableau XII: cheptel avicole par espèce Espèces Poulets Mâles Femelles Poussins Cheptel Canards Mâles Femelles Poussins Cheptel Pintades Mâles Femelles Poussins Cheptel Pigeons Mâles Femelles Poussins Cheptel

Effectifs par concession

Pourcentage (%)

514 1051 1531 3096

16,60 30,94 49,45 100

22 42 68 132

16,66 31,81 51,51 100

26 41 09 76

34,21 53,96 11,84 100

11 15 07 33

33,33 45,45 21,21 100

Tableau XIII: pourcentage et effectifs des poulets locaux, métis et exotiques Poulets locaux Poulets métisses Effectifs exotiques Total

Effectifs 2845 201

Pourcentage (%) 91,9 06,5

50 3096

1,6 100

45


2.1.3. CONDUITE D’ELEVAGE AVICOLE 2.1.3.1. Système de conduite La divagation libre (70,5%) est de règle comme système de conduite chez les éleveurs enquêtés. Néanmoins, dans 29,5% des cas, on observe la claustration des poussins pour une durée déterminée.

2.1.3.2. Habitat L’habitat des volailles est très varié mais dans les zones rurales où la plupart de nos enquêtes se sont déroulées, la majorité des poulaillers sont traditionnels (81%). Les aviculteurs ont aussi l’habitude de garder leurs volailles dans la cuisine (7%), sur la véranda (4%) ou dans le grenier (1%). Mais seules 5 personnes sur les 200 enquêtées ont un poulailler amélioré (Tableau XIV). Tableau XIV: parts des différents types d’habitat Habitats Poulaillers traditionnels Cuisines Absence d’habitat Vérandas Poulaillers améliorés Grenier

Pourcentage (%) 81 7 4,5 4 2,5 1

Les poulaillers traditionnels comme améliorés sont fabriqués avec des matériaux très variés et de différentes manières.

a)

Poulaillers traditionnels

Ils sont de petite dimension. Les toitures sont généralement faites de paille ou de zinc, néanmoins, on peut avoir des toits en argile et en bambou. Les parois sont souvent en bambou ou en banco mais on peut rencontrer des parois en briques superposées, en zinc et en bois (Figure 2). Ces poulaillers sont difficilement nettoyables à cause de leur petitesse. 46


Figure 2: exemple de poulaillers traditionnels

b)

Poulaillers améliorés

Parmi les 5 aviculteurs qui ont un poulailler améliorés, 3 ont eu l’idée d’en construire grâce à leurs parents et amis, le quatrième l’a appris par le biais d’une formation

et le dernier

d’un agent d’élevage de l’Etat. La toiture est

généralement en zinc et les parois en mur cimenté (Figure 3). Les aviculteurs les ont construit eux-mêmes, ou grâce au PDESOC. Ainsi, on constate un nettoyage mieux effectué, au moins une fois par semaine. Les utilisateurs de ces poulaillers améliorés sont assez satisfaits, car selon eux, ils sont plus sécurisants contre les voleurs et les prédateurs. Ils donnent en plus une meilleure aération.

Figure 3: modèle de poulailler amélioré construit par le PDESOC

47


2.1.3.3. Abreuvement et abreuvoirs d’élevage Les puits (64,5%) sont les plus utilisés par les ménages pour abreuver la volaille (Figure 4). L’eau est souvent rationnée dans 64,5% des cas. En effet, les éleveurs abreuvent la volaille une à deux fois par jour (le matin et à midi).

6,50%

4,50% 2%

Puits 22,50%

Forage 64,50%

Réseau Urbain Réseau urbain + puits Eau de surface

Figure 4: source d’abreuvement L’abreuvement de la volaille se fait avec des matériaux rudimentaires. C’est habituellement un pot ou une casserole (Figure 5). 1,50% 3,50%

2,50% 1%

11%

casseroles/pots Bols Pierres taillées 80,50%

Petits canaris Abreuvoirs modernes seaux

Figure 5: matériels d’abreuvement

48


On a trouvé des abreuvoirs typiquement traditionnels. C’est de grosses pierres qui sont creusées au milieu et taillées au bord (Figure 6).

Figure 6: abreuvoirs traditionnels

2.1.3.4. Alimentation L’alimentation ou la complémentation se fait par : -

les céréales et leur son (maïs, sorgho, riz…);

-

des mélanges de matières premières par exemple céréales plus farine de poisson ;

-

ou bien par des aliments de fabrication industrielle.

La complémentation de la volaille est pratiquée à 96% par les éleveurs

a)

Méthodes alimentaires utilisées par les éleveurs

L’alimentation est baser sur des matières premières issues des récoltes ou celles disponibles dans le marché local. Elle est pratiquée toute l’année sauf pendant la période soudure située entre la fin de la saison sèche et la fin de la saison pluvieuse ; elle est marquée par l’épuisement du stock céréalier.

49


L’aliment est distribué à même le sol ou fréquemment sur des récipients quelconques. Mais la quantité d’aliment distribuée est très variée de 0,05 kg à 0,5 kg en général (mais peut atteindre 2 voire 3 kg). De plus, l’aliment est distribué une seule fois par jour, parfois deux à trois fois en fonction des éleveurs. b)

Les matières premières disponibles et distribuées aux oiseaux

Les différents types de matières premières disponibles dans la zone sont exposés dans la Figure 7.

100% 90% 80% 70% 60% 50%

Série1

40% 30% 20% 10% 0% Maïs

Arachide Sons de céréales

Riz

Sorgho

Niébé

Farine de poisson

Mil

Figure 7: disponibilité des différentes matières premières dans la région de Kédougou Même si l’alimentation des oiseaux obéit à la logique de la disponibilité des matières premières, les aviculteurs ont des préférences (Figure 8).

50


2% 7,50%

5% 44%

Maïs Son mélange matières premières

41,50%

Sorgho Mil

Figure 8: pourcentage de distribution des matières premières aux oiseaux

c)

Valorisation des matières premières

Seuls 24 % des éleveurs pensent qu’ils peuvent faire face aux problèmes alimentaires de la volaille par la valorisation des matières premières locales. Parmi ces éleveurs, 75% l’ont su grâce à des formations reçues en aviculture. Mais d’autres en ont pris connaissance par des parents et amis (08,33%) ou par des agents d’élevage de l’Etat, de projets et d’ONG (14,58%) opérant dans la zone. Les aviculteurs sont moyennement satisfaits par l’utilisation de cette technologie. Elle permet d’éviter la divagation, d’améliorer les performances de reproduction et de croissance car elle couvre les besoins nutritionnels de la volaille. Ce sont les contraintes économiques qui limitent la valorisation des matières premières locales surtout pendant les périodes de soudure.

51


2.1.3.5. Pathologies rencontrées et amélioration du contrôle des maladies a) Pathologies rencontrées La présente étude a mis en exergue la maladie de Newcastle (98,5%) et la variole (88%) sans compter les parasitoses externes (tiques, puces, poux, gales) chez 72,5% des élevages (Tableau XV). Tableau XV: étude des différentes pathologies rencontrées dans la région de Kédougou Nom

Principaux Symptômes

NewCaste

- Forte mortalité ; - torticolis - somnolence, inappétence ; - diarrhée verdâtre ; - parésie.

Variole

-Boutons et croûte sur la tête et le bec ; - tournis ; - tête baissée ; - mortalité élevée des poussins. - Plumes ébouriffées ; - mortalité élevée des poussins ; -bain de sable et picotement ; -femelles ne couvant plus ;

PuNaise

Fréquence

Saison

mortalité

1 à 2 fois /an

Après et/ou avant l’hivernage

Elevée

1 à 3 fois/an

Pendant et après l’hivernage

1à3 fois/ans

Rarement

Période de mortalité

Traitement

Coût de traitement

Après ou avant l’hivernage

-Généralement pas de traitement ; -traitement avec le neem (Azadirachta indica) ou le caïlcedrat (Khaya senegalensis)

0 franc

Moyenne à faible en fonction de l’âge

Pendant et après l’hivernage

- Huile de palme, - citron ; - beurre de karité ; - huile de palme.

10 à 100 FCFA

Toute l’année mais souvent pendant l’hivernage

Moyenne à faible

Hivernage

- Cendre ; - pulvérisation d’insecticide ; - saupoudrage carbalapND ; - pétrole et grésyl

0 à 100 FCFA

Toute l’année ou Hivernage

Faible

Hivernage

Aucun

Aucun

Gale Croûtes sur la crête et les pattes

52


b)

Amélioration du contrôle des maladies

i) Vaccination Elle est appliquée contre la maladie de Newcastle par 71% des aviculteurs lors de la campagne de vaccination (Tableau XVI). Les aviculteurs ont bénéficié de cette technologie grâce à des agents d’élevage. La vaccination est le plus souvent réalisée par les agents d’élevage (54,9%) et les auxiliaires (38,7%). Les rares personnes qui la pratiquent l’ont apprise lors d’une formation ou par l’intermédiaire d’un agent d’élevage. La vaccination est diversement appréciée par les aviculteurs ; 45,7% sont satisfaits, 35,9% le sont moyennement et 18,3% la trouve inefficace. Ce dernier groupe dit subir la maladie malgré la vaccination et il a constaté que la vaccination par instillation oculaire (« goutte à l’œil ») tue les poussins. Les points positifs notés par d’autres aviculteurs sont la diminution de la mortalité.

ii)

Déparasitage interne

Il n’est pratiqué que par 23% des aviculteurs. Ils ont pris connaissance du déparasitage interne grâce une formation (58%), à l’aide des parents et des amis (23,91%) ou par un agent d’élevage de l’Etat, d’ONG ou de projet (15,2%) (Tableau XVI). C’est l’agent d’élevage qui le pratique mais on peut voir aussi les auxiliaires d’élevage l’exercer. Les poulets sont déparasités si nécessaire ou 1 à 2 fois l’an. Les aviculteurs sont moyennement satisfaits par le déparasitage interne. Ils sont tous d’accord sur le fait que cela poulets. Néanmoins,

conduit à un développement rapide des

beaucoup d’entre eux décrient l’inaccessibilité des

produits (en poudre ou en comprimés).

53


iii)

Déparasitage externe

Seuls 22,3% des éleveurs enquêtés pratiquent le déparasitage externe avec le CARBALAPND. C’est un déparasitant externe en poudre à base d’amitrase. Parmi eux,

64,4% l’ont appris par le biais d’une formation et l’utilisent

généralement sans l’aide d’un agent ou d’un auxiliaire (Tableau XVI). Le produit est utilisé après l’hivernage (24,4%), en cas de parasitose (31,1%) ou en quand les éleveurs le juge nécessaire (44,4%). Les aviculteurs apprécient bien la méthode de lutte jugée efficace. Par ailleurs, ils décèlent que le surdosage est fatal et cette pratique peut provoquer la mortalité des poussins. Tableau XVI: évaluation du transfert et du taux d’adoption des technologies d’amélioration du contrôle des maladies Paramètre

Déparasitage

Déparasitage

interne

Externe

Vaccination

Utilisation de la

Oui

23%

22,5%

71%

technologie

Non

77%

77,5%

29%

Formation

58%

64,4%

21,1%

Transfert de

Parents et amis

23,9%

20%

2,8%

l’information

Agent d’élevage

15,2%

13,3%

69,7%

00%

0,7%

6,3%

Auxiliaire Pratiquant la

Eleveur

30,4%

38,1%

6,3%

technologie

Agent d’élevage

52,7%

25,4%

54,9%

Auxiliaire

14,3%

18,1%

38,7%

26%

66,6%

45,7%

Appréciation

Satisfaisante

de l’effet de la

Moyenne

73,9%

33,3%

35,9%

technologie

Mauvaise

00%

00%

18,3%

54


2.1.4. PERFORMANCE DE REPRODUCTION Sur les performances de reproduction entre la poule locale et la poule métisse on observe une différence légère. Les métisses pondent plus mais leurs poussins ont un plus grand taux de mortalité (Tableau XVII).

Tableau XVII: paramètres de reproduction entre la poule locale et la poule métisse Caractéristiques

Locale

Age d’entrée en ponte (mois)

5,72

Production d’œufs

11,32 2,46

Intervalle entre pontes (mois) Taux d’éclosion

± 0,125

Métisses 5,81 ± 0,023

± 0,93

11,86

± 1,6

2,04

78,71% 11,17

Nombre de couvées annuelles

3,62

± 0,09

4

Nombre de poussins sevrés

4,75

± 0,91

4,26

53,31

Taux de survie des poussins (%)

± 0,19

70,91%

Nombre d’œufs couvés

± 0,78

± 0,96

11,00

± 0,96

± 0,17 ± 1,36

50.65

2.1.5. AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE 2.1.5.1. Amélioration de la survie des poussins En aviculture traditionnelle, les maladies sont les principales causes de mortalité des poussins (94,5%) suivies des prédateurs (5,5%). Pour cette raison, 33,5 % des éleveurs essayent de protéger leurs poussins. Les aviculteurs emploient plusieurs astuces pour remédier à ces contraintes. Ils utilisent les poussinières, attachent la poule à un piquet ou le plus souvent enferment la poule dans un local (Tableau XVIII).

55


Tableau XVIII: évaluation des méthodes de protection des poussins Paramètre

Effectifs

pourcentage (%)

Non

133

66,5

Oui

67

33,5

54

80,59

Poussinière

09

13,43

Mère attachée à un

04

2,98

Protection des poussins

Mère enfermée dans un local Mode de protection

piquet Type de

Briques superposées

02

22,22

poussinière

Panier

07

77,77

Source

Parenté

07

77,77

Si

d’information

Formation

01

11,11

poussinière

ou transfert de

Agent d’élevage

01

11,11

Satisfaisante

07

77,77

Appréciation

Moyennement

02

22,22

de la

satisfaisante

technologie

Mauvaise

00

00

Effets négatifs

Rien à signaler

01

11,11

Salissent vite

03

33,33

Trop petites

05

55,55

Baisse de la mortalité

08

88,88

Assure un bon

01

11,11

technologies

Effets positifs

développement

56


Les poussinières utilisées

sont des paniers (Figure 9) ou des briques

superposées. Ces aviculteurs ont appris cette technologie par le biais de leurs parents et amis ou grâce à une formation.

Figure 9: modèle de poussinière fabriqué par les aviculteurs Les poussins sont ainsi claustrés pour une période allant d’une semaine à un mois et demi. Ils sont gardés au maximum pendant 20 jours lorsque la mère est attachée à un piquet ou enfermée dans un local. Selon les éleveurs, l’utilisation des poussinières leur permet de lutter contre les maladies et elle assure un bon développement des poussins. Néanmoins, ils trouvent que les poussinières sont trop petites et se salissent vite.

2.1.5.2. Amélioration de la race locale L’amélioration de la race locale par l’utilisation des coqs de race est connue à 91,5% par les éleveurs enquêtés. Ils l’ont su grâce à des parents et des amis, des agents d’élevage ou lors d’une formation en aviculture. Parmi les enquêtés, 58,5% ont déjà reçu un coq de race. Cela de la part des ONG ou des projets qui opèrent dans la zone. Mais certains aviculteurs en ont

57


acheté par fond propre (Figure 10). Les races généralement utilisées sont la Bleu de Hollande et la Rhode Island Red.

1%

8%

6%

Don Achat Don + Achat 85%

confiage

Figure 10: source des coqs de races exotiques reçus par les éleveurs

Ces coqs peuvent être gardés deux ans, mais il est rare de les voir dépasser 6 mois et il est fréquent de les voir mourir au cours du premier mois de leur réception. Pendant les enquêtes, on a trouvé que les éleveurs ne sont pas très satisfaits de l’utilisation de ces coqs, à cause de plusieurs contraintes : -

sensibilité aux maladies ;

-

problèmes d’adaptation à la chaleur ;

-

problèmes d’accouplement ;

-

mortalité rapide des poussins issus du croisement.

Les quelques éleveurs qui ont eu la chance de voir des effets positifs ont noté : -

une amélioration de la taille et du poids ;

-

une augmentation de la productivité ;

58


-

une couverture des besoins nutritionnels en protéines animales de la famille ;

-

une reconnaissance sociale.

2.1.6. EXPLOITATION DU CHEPTEL 2.1.6.1. Rôles de chaque membre de la famille Les rôles sont très entremêlés (Tableau XIX). Ainsi, le chef de famille a plus d’influence sur la vente et l’autoconsommation de poulets. Il a souvent l’habitude, avec l’aide des enfants, de construire le local. Mais l’entretien proprement dit, à savoir la libération, la rentrée des oiseaux, le nettoyage des locaux, la nutrition et l’abreuvement est plus souvent assuré par les femmes et les enfants. Tableau XIX: tâche des différents membres de la famille pour l’élevage de la volaille Décision/responsabilité

Chef de famille

Femme

Enfants

Autres (grand pére, oncle …)

Décision sur la vente

43%

04%

3,5%

49,5%

Décision sur la consommation

21%

09%

7,5%

62,5%

Libération des oiseaux

04%

30,5%

49,5%

16%

Rentrée des oiseaux

03%

31%

54%

12%

Nettoyage des locaux

02%

30%

51%

17%

Nutrition

05%

31,5%

62,5%

01%

Construction des locaux

20%

17%

50%

13%

Abreuvement

4,5%

28,5%

52,5%

14,5%

Soins de santé

0,5%

7,5%

5,5%

13.5%

59


2.1.6.2. Vente d’oiseaux et d’œufs a) Vente d’oiseaux Les poulets vendus, locaux comme métis, ont pour but de résoudre les problèmes domestiques (86,07%) ou agricoles (08,86%). La vente est faite toute l’année, mais il y a une prédominance lors de la période de semis ou à la rentrée des classes. La volaille est vendue sur place (à la maison par 22,15% des éleveurs), au marché du village (08,86%) ou dans les deux (57,69%). 55% des aviculteurs s’informent, fréquemment auprès de personnes venant du marché, avant d’aller vendre ou acheter. Les ménages, les consommateurs urbains et les commerçants représentent plus de 80% des acheteurs. Le prix varie en fonction du sexe et de la race. Les mâles coûtent plus cher que les femelles de même que les métis par rapport aux poulets locaux (Tableau XX).

Tableau XX : variation des prix de vente des poulets en fonction du sexe et de la race Poulets locaux

Poulets locaux

Poulets métis

Poulets métis

mâles

femelles

Mâles

femelles

1000 à 2500

07%

81%

00%

20%

2501 à 5000

61%

18%

66%

70%

5001 à 10000

2,5%

00%

34%

10%

60


b) Ventes d’œufs Parmi les éleveurs, seuls 12,5% vendent les œufs. La vente concerne les œufs des poules locales (46,66%), des poules métisses (20%) et des poules exotiques (33,33%). L’objectif de la vente est de répondre aux besoins domestiques. Les œufs pondus par les poules locales comme métisses sont généralement vendus aux commerçants et aux boutiquiers, mais les œufs des poules exotiques sont plus achetés par les étrangers. Le prix moyen des œufs des poules locales est de 59,28 FCFA, des poules métisses 70 FCFA et des poules exotiques 92,5 FCFA. Ainsi le nombre de ventes annuelles d’œufs évolue dans le même sens en allant de 97,5 œufs chez la poule locale à 231,2 œufs chez la poule exotique en passant par 135 œufs chez les métisses. 2.1.6.3. Consommation d’oiseaux et d’œufs c) Consommation d’oiseaux Nous avons trouvé que 100% des aviculteurs consomment la volaille. Les consommateurs n’ont pas de préférence entre la viande des poulets locaux et métis. Plusieurs occasions sont évoquées pour les consommer : fêtes religieuses, culturelles, sacrificielles, l’accueil d’un visiteur ou simplement la consommation familiale. Les critères retenus sont le poids et l’âge ce qui justifie que les volailles soient abattues généralement à partir de six mois d’âge. d) Consommation des œufs Il ressort de cette étude que 31% des ménages ne consomment pas les œufs. La raison en

est la volonté d’augmenter la production de poussins. Chez les

consommateurs, les œufs d’avant couvaison sont les plus préférés.

61


2.1.7. FORMATION EN AVICULTURE Sur les 200 éleveurs enquêtés, seuls 63 ont reçu une formation en aviculture (Tableau XXI). Plus de la moitié d’entre eux ont été formés par l’USAID ; vient après le PDESOC. Ces formations, de courte durée (1 à 2 jours), sont et bien appréciées par les bénéficiaires.

Tableau XXI: la formation en aviculture Paramètre

effectif

Pourcentage (%)

Oui

63

31,5

Non

137

68,5

PDESOC

15

23,8

USAID ONFP UISEN Maison familiale Région

44 01 02 01 29

69,8 1,5 3,2 1,5 46

Lieu de formation

Département Village 2007-2009

00 34 03

00 54 4,8

Année de formation

2010-2012 2013-2014 1 jour

60 00 26

95,2 00 41,3

Durée de formation

2 jours 3 jours 4-7 jours 8-25 jours Bonne

26 06 04 01 59

41,3 9,5 6,3 1,6 93,6

Moyenne Mauvaise Santé animale Technique de vaccination Reconnaissance et traitement des maladies Alimentation Conduite des poulets Habitat

04 00 04 09

6,4 00 6,3 14,3

01

1,6

41 59 49

65 93,6 77,7

Réception d’une formation en aviculture

Organisateur

Appréciation de la formation

Description de la formation

62


2.2. DISCUSSION Toute œuvre humaine présente des limites. Ces limites constituent à leur tour de nouveaux points de départ pour des investigations ultérieures. Au demeurant, la discussion des résultats entre dans un processus de clarification de certaines limites apparentes.

2.2.1.

CARACTERISTIQUES

SOCIO-ECONOMIQUES

DES

ELEVEURS La prédominance des femmes (58,5%) en aviculture traditionnelle est confirmée par les études de SOUMBOUNDOU (2009) et SEYE (2007) qui ont respectivement rapporté 83,3% et 76,6% de femmes propriétaires d’élevage avicole traditionnel. Ceci nous montre l’importance

de la femme, levier

important pour l’amélioration de l’aviculture traditionnelle. La grande représentation des Peulhs (45,5%) suivis par les Malinkés (22,5%) par rapport aux autres ethnies (Bassari, Toukouleur, Djiakhanké, Bambara, Manding et Djialonké) reflète la répartition ethnique de la zone. Le

taux

d’alphabétisation de 52,5% peut faciliter le transfert de technologie à travers la formation. Les aviculteurs sont dans la plupart des cas basés dans les zones rurales de la région de Kédougou. Il est donc normal que leur activité principale soit l’agropastoralisme, l’aviculture étant généralement une activité secondaire.

2.2.2. CHEPTEL AVIAIRE La moyenne de 15,48 ± 9,88 poulets par concession se trouve dans l’intervalle rapporté par GUEYE (1997) cité dans FAO (2014), selon cet auteur l’effectif de l’aviculture familiale de se situe entre 5 et 20 poulets. Ces résultats sont en adéquation avec les données obtenues par LY et al. (1999) dont 88,8% de l’effectif avicole familial est dans la fourchette de 1 à 30 poulets. 63


Les métis (6,5%) et les poulets exotiques (1,6%) représentent près de 8% de la population, ce qui prouve que la population commence à prendre conscience de l’importance des races exotiques pour l’amélioration de la productivité de la race locale. 2.2.3. CONDUITE D’ELEVAGE AVICOLE 2.2.3.1. Systèmes de conduite La divagation libre est de règle en l’élevage avicole traditionnel (LY et al., 1999). C’est ainsi qu’on a trouvé que 70,5% des éleveurs laissent leurs poulets en divagation libre. Mais pour avoir trouvé que 29,5% des éleveurs cloîtrent leurs poussins, on peut dire qu’ils ont le désir d’améliorer la survie des poussins.

2.2.3.2. Habitat En aviculture traditionnelle, l’habitat est très négligé. C’est la raison pour laquelle on peut se retrouver avec des poulets sans habitat dans 4,5% des cas dans cette présente étude, ou 2,2% voire 17% des cas selon, respectivement, les résultats obtenus par SAVANE (1996) et LY et al. (1999).

a)

Poulaillers traditionnels

Les travaux de LEGRAND (1988) ont signalé que la construction ou la mise en place d’un poulailler traditionnel ne suit aucune norme technique adéquate. Les locaux traditionnels sont souvent exigus et abritent des oiseaux de tous âges, c’est à dire l'ensemble des effectifs à l’exception des poules en couvaison qui se réfugient généralement dans un endroit calme (cuisine ou case d'habitation). Dans notre étude, on a trouvé que 81% des aviculteurs utilisent les locaux traditionnels. Ce taux peut varier d’un milieu à un autre et de ce fait on trouve au sud du Sénégal 60% (SAVANE, 1996 ; LY et al., 1999) contre 32% au Cameroun (AGBEDE et al., 1995).

64


b)

Poulaillers améliorés

L’aviculture traditionnelle est caractérisée par une technicité sommaire. En effet, dans la région de Kédougou, seuls 2,5% des aviculteurs possèdent un poulailler amélioré. Ce résultat se rapproche des 4% trouvés par TRAORE (2005) ou encore des 6,38 % obtenus par SEYE (2007), qui ont travaillé dans la zone des Niayes. Ce taux est faible par rapport aux résultats de SOUMBOUNDOU (2010) dans les Niayes et de DIAGNE (2012) à Sibassor (Kaolack) qui ont eu, respectivement, 35% et 20% de poulaillers améliorés. Par contre, on trouve un fort taux de ce type de poulailler

à Thiès et à Kaolack

(63,2%) selon

NDELEDJE (2000). Cette différence de résultat est probablement due aux aviculteurs ciblés lors des enquêtes. Certains auteurs ont travaillé avec des associations ou des groupements auxquels on avait déjà transféré la technologie. 2.2.3.3. Abreuvement et abreuvoirs d’élevage Dans la région de Kédougou où seule la commune de Kédougou a un réseau urbain de distribution d’eau, il est normal de trouver que 87% des enquêtés utilisent les puits et les forages pour abreuver la volaille. En aviculture traditionnelle où l’investissement n’est pas de règle, l’utilisation des matériaux de récupération (92,5%) comme les casseroles, les pots (tomates, beurres…), les bols et les seaux permettent d’abreuver les oiseaux. Ces observations sont en accord avec les résultats trouvés par SAVANE (1996), SEYE (2007) et SOUMBOUNDOU (2010). On peut penser que c’est dû au fait que l’élevage n’est pas suffisamment lucratif. Par ailleurs, on a constaté l’utilisation de matériaux typiquement traditionnels comme les pierres taillées et cela peut faire penser que certains aviculteurs tirent leur savoir faire des méthodes ancestrales.

65


2.2.3.4. Alimentation et matériels a)

Méthodes alimentaires utilisées par les éleveurs

Le fort taux de complémentation (96%) qu’on a observé chez les oiseaux se rapproche des données de NDELEDJE (2000). Mais ces résultats contrastent avec ceux de TALAKI (2000), LY et al. (1999), BULDGEN et al. (1992). En aviculture traditionnelle où la divagation est systématique dans les concessions d’après SAVANE (1996), la complémentation se fait avec quelques poignées de complément (TALAKI, 2000) correspondant entre 0,05 kg et 0,5 kg par jour.

b)

Les matières premières disponibles et distribuées aux oiseaux

La disponibilité des matières premières dépend

de la zone et des céréales

cultivées. Ainsi, la complémentation des oiseaux dépend des préférences que les éleveurs ont pour l’alimentation de leurs volailles. C’est pourquoi, à Kédougou, 85,5% d’éleveurs utilisent le maïs et le son, tandis qu’a Kolda, selon TALAKI (2000), 94,1% se servent du mil et du son.

c)

Valorisation des matières premières

En milieu rural, la disponibilité et le coût des aliments industriels sont tels qu’ils ne sont pas à la portée de tout le monde. C’est ainsi que la valorisation des matières premières locales serait la solution idoine pour remédier à la sous alimentation des poulets locaux. Mais c’est seulement 24% des aviculteurs qui connaissent cette technologie grâce principalement à la formation (75%). Cela, révèle la part importante de la formation dans la vulgarisation de l’amélioration de l’alimentation

en aviculture traditionnelle. Les aviculteurs se réfugient

derrière les contraintes financières pour ne pas l’appliquer. Cela est d’autant plus vrai que l’alimentation de la volaille est concurrencée

par l’alimentation

humaine. Pendant les périodes de soudure, les poulets ne reçoivent aucun complément. Ceci fait partie des contraintes majeures à l’amélioration de

66


l’alimentation qui est un des piliers essentiels du développement de l’aviculture familiale en milieu rural. 2.2.3.5. Pathologies rencontrées et amélioration du contrôle des maladies a) Pathologie rencontrées Tous les auteurs comme LY et al. (1999), KOUNTA (1991), BONFOH et al. (1997) sont unanimes sur le fait que la maladie Newcastle fait plus de ravage en aviculture traditionnelle. Par ailleurs, quand nous trouvons une prévalence de 88% de la variole, d’autres auteurs, SAVANE (1996) et BONFOH et al. (1997) lui donnent une importance relative. Ces auteurs ont pu identifier d’autres pathologies comme la typhose et le choléra aviaire; ce qui n’est pas le cas dans notre étude. On peut comprendre cela par le fait que les éleveurs n’ont pas pu différencier les différentes pathologies. Les parasitoses les plus fréquemment décrites, lors de nos enquêtes, sont les ectoparasites.

Même si les endoparasites (vers et coccidies)

existent les

éleveurs n’ont pas pu les identifier.

b)

Amélioration du contrôle des maladies

i)

Vaccination

Nous avons trouvé un taux d’adoption de 71%

de la vaccination

qui se

rapproche des résultats de SEYE (2007) mais ce taux est supérieur aux données de TRAORE (2005). Les raisons pour lesquelles les autres éleveurs (29%) n’ont pas vacciné, sont d’une part, l’absence de l’agent du service d’élevage qui polarise à lui seul plusieurs villages très distants les uns des autres et d’autre part, l’inactivité de l’auxiliaire du village. Ce dernier est inactif soit par négligence, soit par défaut de relation avec l’agent du service d’élevage qui doit distribuer les vaccins. C’est le vaccin thermostable i-2 qui est administré par installation oculaire. C’est est une vaccination obligatoire vulgarisée par l’Etat sénégalais. 67


Ainsi, si nous trouvons que 18,3% des enquêtés ne sont pas satisfaits c’est généralement à cause de l’inefficacité du vaccin qui peut être due à plusieurs facteurs : -

le manque de professionnalisme des auxiliaires.

-

l’absence de chaine de froid.

ii) Déparasitage externe Les parasitoses externes sont très fréquentes en aviculture traditionnelle. Cela est dû aux mauvaises conditions d’habitat favorables à l’omniprésence des ectoparasites (puces, poux et tiques) selon BURKINA FASO (2007). Il est fréquent de voir les aviculteurs utiliser la pharmacopée traditionnelle à laquelle ils font confiance pour remédier à ce problème. C’est ce fait qui limite à 22% le taux d’adoption du déparasitage externe avec les médicaments conventionnels vulgarisés par les industries pharmaceutiques, comme le CARBALAPND.

iii) Déparasitage interne Le parasitisme contribue à coup sûr à la réduction de la productivité (FAO, 2014). Mais parmi les aviculteurs qui ont appliqué le déparasitage externe, 26% la trouvent inefficace. On peut comprendre cela par le fait que les éleveurs n’ont pas pu isoler les cas de parasitoses. Ce qui confirme nos observations précédentes sur le manque de considération de la volaille locale.

2.2.4. PERFORMANCES DE REPRODUCTION 2.2.4.1. Age d’entrée en ponte Nous avons trouvé, pour la première ponte, une moyenne d’âge de cinq (5) à six (6) mois pour les poules locales, contre six (6) mois pour les poules métisses. Cette différence n’est pas très significative. On peut retenir la cause alimentaire pour expliquer ces résultats comme le dit TRAORE (2006) qui a trouvé que la 68


sous-alimentation, en ralentissant la vitesse de croissance des poussins, retarde le moment où l’oiseau atteint un poids suffisant pour entrer en ponte. Ce paramètre est passé de 25 à 20 semaines, avec les travaux de BULDGEN et al. (1992), grâce à une alimentation améliorée. 2.2.4.2. Production d’œufs et nombre d’œufs couvés La production d’œufs par cycle trouvée chez les poulets locaux dans la présente étude (11,32 œufs) est légèrement inférieure aux données de NDELEDJE (2000) qui a trouvé 12,1 œufs mais correspondent aux résultats de BULDGEN et al. (1992) et de MISSOHOU et al. (1998). Par contre, les résultats de TALAKI (2000) sont en dessous avec 9,32 œufs produits en moyenne par cycle. Chez les poules métisses, on a une grande disparité entre nos résultats : 11,86 œufs pondus par cycle contre 16,21 œufs pondus pour les résultats de NDELEDJE (2000). La différence entre le nombre d’œufs pondus et le nombre d’œufs couvés n’est pas très élevée. En effet, nous l’avions dit dans comme nous l’avions dit dans la rubrique consommation d’œufs, les villageois n’en consomment pas souvent parce qu’ils veulent augmenter la production de poussins.

2.2.4.3. Intervalle entre pontes L’intervalle entre pontes, obtenu à partir des fiches d’enquêtes, est sensiblement le même entre la poule locale et la poule métisse. Nous avons en moyenne un intervalle de 2,46 mois pour la poule locale et de 2,04 mois pour la poule métisse. Au Sénégal, selon TRAORE (2005) l’intervalle de ponte de la poule locale se situe entre 2,1 et 5,7 mois, nous pouvons donc dire que nous sommes dans cette fourchette, même si on est en dessous de sa moyenne (3,5mois). En outre nos résultats se rapprochent des données de SEYE (2007) au Sénégal et de KASSAMBARA (1989) au Mali qui ont rapporté, respectivement, 2,42 et 2,2 69


mois. Cependant, ces deux derniers auteurs ont travaillé avec des éleveurs qui utilisaient la claustration des poussins pour réduire l’intervalle entre pontes. 2.2.4.4. Taux d’éclosion Il est très variable en fonction du climat et des pays. Nos résultats donnent un taux de 78,71% pour les poules locales contre 70,91% pour les poules métisses. D’autres résultats nous rapportent, pour les locales, un taux d’éclosion de 90% au nord du Cameroun

(TELEU et NGATCHOU, 2006), 86% au Tchad

(MOPATE et MAHO, 2005) et 80% au centre du Cameroun (FOSTA, 2008). Ce taux d'éclosion est plus élevé chez la poule locale que chez la poule métisse. Ce résultat corrobore les données obtenues par NDELEDJE (2000) et SEYE (2007). Ce dernier a eu un taux de 78,38% pour les poules locales contre 65,38% pour les métisses.

2.2.4.5. Nombre de couvées par an Le nombre de couvées annuelles est relativement identique d’un pays à un autre. Dans notre cas il est en moyenne de 3,62 chez la poule locale. Ces données sont confirmées par plusieurs auteurs dont MOPATE et MAHO (2005) au Tchad avec 3 à 4 couvées par an, BULDGEN et al. (1992) au Sénégal avec 3,4 et TELEU et NGATCHOU (2006) au nord Cameroun avec 3.

2.2.4.6. Taux de survie des poussins Nous avons trouvé un taux de survie de 53,98% pour les poussins des poules locales ; un résultat très proche des 53% obtenus par BULDGEN et al. (1992), mais MOPATE et MAHO (2005) ont eu un meilleur taux (60%). Nous pouvons comprendre à partir de ces résultats que le faible taux de survie des poussins limite la productivité de l’aviculture traditionnelle et cela nécessite une amélioration.

70


2.2.5. AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE 2.2.5.1. Amélioration de la survie des poussins Nous trouvons que 94 ,5% des mortalités chez les poussins sont dues aux maladies infectieuses et parasitaires. Par contre MISSOHOU et al. (2000) ainsi que

TALAKI (2000) ont trouvé respectivement que 63% et 62,8% des

mortalités des poussins sont dues aux prédateurs. On peut comprendre cette disparité par le fait que ce sont les hommes qui ont été enquêtés alors que ce sont les femmes et les enfants qui s’occupent de la volaille. Seuls 33,55% des éleveurs protègent leurs poussins. Cela découle du manque de considération à l’égard du poulet indigène. C’est une des raisons qui font que parmi les éleveurs qui protègent leurs poussins, seuls 09 sur 47 utilisent les poussinières. Nous avons ainsi un taux très faible d’adoption de la technologie d’utilisation des poussinières. Sachant que la mortalité des poussins constitue un frein au développement de l’aviculture traditionnelle, il serait bon de vulgariser cette technologie puisque 77,77% des éleveurs qui l’ont appliquée sont satisfaits.

2.2.5.2. Amélioration de la race locale L’objectif généralement visé pour l’amélioration de la race locale par croisement est l’augmentation du gabarit, de la faculté d’engraissement et de la production d’œufs (DEMU et MBODJI, 1977). Le transfert de cette technologie (91,5%) n’a pas trouvé un grand engouement chez les aviculteurs traditionnels. Car parmi, les 117 personnes qui ont eu des coqs améliorés, seuls 17 ont pris la décision d’en acheter. Cela découle de deux facteurs. En premier lieu, c’est la disponibilité en coqs ou en poussins exotiques. Dans toute la région il n’y a pas de structures qui en vendent. Les rares personnes, qui en achètent, le font occasionnellement, par l’intermédiaire de personnes venant d’autres régions. 71


En second lieu, on notera les facteurs décourageants. D’une part nous avons les maladies comme la Newcastle qui déciment chaque année le cheptel aviaire et à laquelle les coqs améliorés sont très sensibles. D’autre part, on peut avoir aussi un manque d’adaptation au milieu de vie des races exotiques et des produits issus du croisement. Les races exotiques acquises par les éleveurs sont élevées dans les mêmes conditions que les poulets indigènes. Au final c’est 60% des éleveurs qui ne sont pas satisfaits de leurs performances. Nous devons ainsi comprendre que ces coqs exotiques ont leurs propres exigences. La première exigence porte sur la méthode de conduite et l’habitat. Il convient de préciser que la construction ou la mise en place de poulailler traditionnel ne suit aucune norme technique adéquate. Les poulaillers sont souvent exigus, et abritent les oiseaux de tous âges, c'est à dire l'ensemble des effectifs (NDELEDJE, 2000). Nous avions trouvé que 2,5% des enquêtés ont un habitat amélioré et ce dernier permet souvent d’atténuer le stress thermique auquel les poulets exotiques sont très sensibles. La deuxième exigence est la santé. Nous avions trouvé que 71% des aviculteurs ont vacciné leur volaille contre la Newcastle. Et même si les sujets offerts par les partenaires au développement sont vaccinés contre la Newcastle, les poulets seront exposés à la variole et aux parasitoses externes auxquelles ils sont très sensibles. La Troisième exigence est l’alimentation. Nous avions constaté que, sauf pendant la période de soudure, les aviculteurs donnent quelques poignées de céréales pour alimenter la volaille familiale. Donc on peut dire que la réussite de l’introduction des races exotiques passera par un bon système de conduite, un respect de la prophylaxie médicale et sanitaire, une meilleure prise en charge alimentaire et une gestion adéquate de la reproduction.

72


2.1.6. EXPLOITATION DU CHEPTEL 2.1.6.1. Rôles de chaque membre de la famille L’aviculture traditionnelle est un élevage familial où chaque membre de la famille a des tâches à remplir. C’est le chef de famille qui décide généralement de l’exploitation des poulets, comme l’ont également rapporté LY et al. (1999). Nos enquêtes ont montré aussi que la construction de l’habitat est assurée généralement par le chef de famille et les enfants. Cela corrobore les résultats obtenus par LY et al. (1999) qui ont constaté que les hommes l’assurent dans 83,5% des cas et ceux de BONFOH et al. (1997) qui ont trouvé que les femmes ne s’en occupent que dans 40% des cas. La plupart des auteurs (BONFOH et al., 1997 ; LY et al., 1999 ; TRAORE, 2006) ont trouvé que la main d’œuvre pour la gestion et l’exploitation des poulets est assurée par les femmes et les enfants. 2.1.6.2. Vente d’oiseaux et d’œufs a) Vente d’oiseaux Les résultats de SAVANE (1996) et de TALAKI (2000) ont montré que la vente poulets a pour but de résoudre les problèmes domestiques et agricoles. Ceci est en accord avec la présente étude qui montre que les poulets sont vendus toute l’année mais de préférence pendant la période de semis et à la rentrée des classes. En milieu villageois, la vente peut se faire à la maison, au marché et au bord le route. Le choix de l’une ou l’autre dépend du milieu. C’est ainsi que nous avons trouvé que 57,69% des cas de vente se font à la maison; SAVANE (1996) a trouvé 65% et TALAKI (2000) 26%. Le prix de la volaille est très variable en fonction du milieu et du niveau de vie. Néanmoins le prix de la volaille est plus élevé pour le mâle que pour la femelle, plus cher aussi pour les métisses que pour les poulets locaux.

73


c)

Vente d’œufs

Il n’est pas de coutume en milieu villageois de vendre des œufs. Les résultats obtenus le reflètent bien (12,5%). Cela est valable pour les types génétiques métis et local. Le nombre est cependant tout autre avec les poules exotiques qui produisent deux fois plus d’œufs que les locaux. 2.1.6.3. Consommation de poulets et d’œufs a) Consommation d’oiseaux La totalité des éleveurs consomment la volaille. Ainsi, selon TALAKI (2000), SAVANE (1996), LY et al. (1999) plusieurs occasions sont trouvées pour consommer les poulets mais c’est surtout lors de l’accueil de visiteurs. C’est la raison pour laquelle les aviculteurs se fondent généralement sur l’embonpoint pour abattre les poulets. Sachant que la région de Kédougou est très éloignées des côtes sénégalaises pour s’approvisionner en poisson, l’idéal serait de miser sur la viande de volaille qui est une source non négligeable de protéines animales, d’où la nécessité d’améliorer la productivité en aviculture traditionnelle. b) Consommation d’œufs Nous savons que l’œuf contient des protéines de qualité utiles dans la lutte contre la malnutrition. Mais il faut aussi savoir qu’en aviculture traditionnelle, les aviculteurs préfèrent avoir des poussins que de consommer les œufs. Cette situation s'explique par les besoins encore insatisfaits en poussins mais aussi par les habitudes alimentaires (SAVANE, 1996 ; LY et al., 1999).

74


CHAPITRE III : RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES POUR LA DIFFUSION ET L’ADOPTION DES TECHNOLOGIES DEVOILEES EN AVICULTURE TRADITIONNELLE Les technologies dévoilées pour améliorer l’aviculture sont la santé, l’alimentation, l’habitat et la génétique. C’est ainsi que le développement de l’aviculture passera par le transfert et la diffusion d’innovations technologiques qui, si elles sont adoptées, permettront à la population des milieux ruraux et périurbains de trouver une source de protéines animales et de financement de leurs besoins domestiques.

3.1. RENFORCEMENT DE CAPACITES DES ELEVEURS Le renforcement des capacités est nécessaire en milieu rural. Par exemple, si nous prenons la région de Kédougou où nos enquêtes sont effectuées, seuls 31,5% des aviculteurs rencontrés ont reçu une formation en aviculture. A cet effet, nous proposons la mise en place d'un programme de formation et d'information des éleveurs relais qui auraient un rôle de démultiplication à la base. Il serait piloté par des structures de formation et de recherche, en collaboration avec les inspecteurs départementaux d’élevage et les agents chefs de poste. Cette formation pourra s'articuler autour des thèmes suivants: -

amélioration de la conduite avicole,

-

amélioration de la survie des poussins,

3.2. AMELIORATION DE LA CONDUITE AVICOLE Pour la mise en place d’une bonne conduite avicole, on doit tenir compte de plusieurs facteurs : -

l’épidémiologie de la zone;

-

la relation entre l’agent d’élevage de l’Etat et l’éleveur relais qui va remplacer l’auxiliaire d’élevage du village;

-

l’existence d’un programme de prophylaxie à coût bas; 75


-

la disponibilité en matières premières pour l’alimentation de la volaille;

-

la présence d’association ou de groupement dans les villages qui sont facilement mobilisables.

Ainsi, dans chaque village, où il n’y aurait pas d’associations, il sera nécessaire de pousser les aviculteurs à en créer. Ainsi, on pourra les former sur la conduite avicole et les conscientiser sur l’importance de l’aviculture pour la satisfaction de leurs besoins financiers et en protéines animales. Ils recevront aussi une formation en entreprenariat. L’éleveur relais devra être un homme de confiance de l’association et en parfaite entente avec l’agent d’élevage de l’Etat de la zone. Une certaine partie de l’argent de l’association permettra d’acheter un stock de médicaments composés de déparasitants internes et externes et d’antibiotiques. Les vaccins seront récupérés au niveau du service d’élevage par l’éleveur relais qui sera chargé aussi de gérer le stock de médicaments. En définitive, le relais se chargera de la mise en exécution du programme médical et sanitaire sous la surveillance de l’agent d’élevage de l’Etat. Pour une meilleure mobilisation des éleveurs, il devra être mis en place un système de récompense. Les éleveurs qui appliqueront mieux les technologies transférées se verront offrir un coq amélioré et/ou un bâtiment amélioré et une poussinière.

3.2.1. Conduite sanitaire Le programme sanitaire devra se baser sur l’épidémiologie de la zone. Si nous prenons la région de Kédougou, les ectoparasites et la variole pullulent à la fin et après l’hivernage et la Newcastle a deux apparitions après et avant l’hivernage. Il serait donc bon au mois d’octobre (fin de l’hivernage) de procéder à la réfection des poulaillers (tableau XXII) qui sont généralement fabriqués à base de matériaux locaux (bois, bambou, paille), sources de prolifération d’insectes et d’ectoparasites. Un traitement contre les ectoparasites permettra d’éliminer les 76


ectoparasites restants après la réfection du poulailler, de donner aux poules la chance de couver dans la quiétude et de permettre un meilleur taux de survie des poussins après éclosion. Ensuite, l’utilisation des vermifuges le même mois donnera une meilleure réponse vaccinale lors de la vaccination contre la maladie de Newcastle le mois suivant. La vaccination contre la maladie Newcastle aux mois de novembre et d’avril permettra de procurer une protection efficace contre cette dernière. Il sera conseillé d’appliquer le vaccin I2, par installation oculaire, qui procure une immunité de 4 mois. La vaccination au mois de juillet contre la variole permettra de limiter le développement de la maladie pendant et après l’hivernage.

Tableau XXII: programme prophylactique proposé pour une aviculture de type traditionnelle Mois

Programme prophylactique

Octobre

Réfection du poulailler Traitement contre les ectoparasites + vermifuge

Novembre

Vaccination contre la Newcastle

Avril

Rappel vaccinal contre la Newcastle

Juillet

Vaccination contre la variole

3.2.2. Alimentation Lorsque la volaille est élevée dans les conditions idéales, une bonne alimentation donnera une bonne croissance aux poussins, de bonnes performances de reproduction aux poules et un meilleur gain de poids des

77


poulets. Dans ce cadre, les rations proposées par BONNEAU (1989) et BONFOH et al. (1997) peuvent être mises à profit (Tableau XXIII). Tableau XXIII: ration et rationnement journaliers en élevage traditionnel des poulets Catégories d’aliments Céréales ou tubercules

Sauces ou protéines

Auteur BONNEAU (1989) BONFOH et al. (1997) BONNEAU (1989)

BONFOH et al. (1997) BONNEAU (1989)

Condiments ou minéraux

BONFOH et al. (1997)

Aliments

Mesure du village

Sorgho, mil, riz, maïs

6 parties

Son de mil ou de riz

2 boites de tomates de 1kg (734g)

Termites, farine de poisson, tourteau d’arachide Poisson séché ou fumé pilé Tourteau d’arachide pilé Sels marins, poudre d’os calcinés, coquilles d’œufs Poudre d’os calcinés/sel (13 os+1sel) Feuilles de leucaena sp

Pourcentage % 65 90,2 30

3 parties 2 boites d’allumette (26g) 2 boites d’allumette (22g)

3,2 2,7 5

1 partie 1 boite d’allumette (18g) 2 boites d’allumette (14g)

2,2 1,7

Source : synthèse des travaux de Bonneau (1989) et de BONFOH et al. (1997) La présente étude a montré précédemment que la volaille n’est pas alimentée pendant les périodes de soudure. Il serait donc bon, en collaboration avec le service agricole régional, d’associer les villageois à des activités de conseil de gestion de l’exploitation familiale portant sur la gestion des greniers et des stocks vivriers. La création de banques de céréales pourrait également avoir des incidences favorables sur la production des volailles.

3.2.3. Habitat Le poulailler amélioré doit garantir une bonne protection contre la pluie, l’humidité, les températures élevées, les prédateurs et assurer une bonne aération. Ainsi, nous proposons un modèle de poulailler amélioré sur la base des travaux de VANFEKEREN et al. (2002).

78


Construire le poulailler dans la direction est-ouest ;

planter quelques arbres autour du poulailler ;

faire un toit avec un rebord (au moins 90 cm) ;

construire des parois latérales de 50 cm de hauteur ;

fermer le reste avec du grillage ou un autre matériel pour permettre un renouvellement constant de l’air du poulailler ;

construire le toit aussi haut que possible ;

isoler le toit de la chaleur externe en le couvrant de feuilles ou autre matériaux. 3.3. AMELIORATION DE LA SURVIE DES POUSSINS

L’amélioration de la survie des poussins passera par un isolement très tôt des poussins dans une poussinière. Elle devra assurer une protection contre la pluie, le vent, le soleil et les prédateurs. Ainsi nous proposons deux modèles de poussinières, l’un utilisé par SOUMBOUNDOU (2010) et l’autre par BONNEAU (1989). Le modèle de poussinière utilisé par SOUMBOUNDOU (2010) est construit à partir de barils de pétrole taillés au milieu. Chaque poussinière a une hauteur égale à la moitié d’un baril. Elle aura une ouverture au milieu comme porte et des ouvertures grillagées sur les cotés comme fenêtres. La poussinière type proposé par BONNEAU (1989) peut être fabriquée à partir de matériaux locaux comme le banco, la paille. Elle devra être d’une hauteur de 1,60 m et d’un diamètre de 1,5 m. On devra bien veiller à l’hygiène de la poussinière, donner régulièrement à boire et à manger aux poussins avec des matériaux adaptés.

79


CONCLUSION

80


Le Sénégal à l’instar des autres pays d’Afrique subsaharienne connaît une persistance de la pauvreté et de la malnutrition surtout en milieu rural, à cause notamment de son déficit en produits d’origine animale. Pour lutter contre ces handicaps,

le

moyen

privilégié

serait

l’amélioration

de

l’aviculture

traditionnelle. Elle représente plus de 70 % de la production avicole nationale. En plus de cela, elle joue un rôle socio-économique important, les oiseaux étaient à la fois sources de protéine, de revenus et même un moyen d’acquisition du gros bétail. Malgré son importance, l’aviculture traditionnelle est marquée par de nombreuses contraintes (sanitaires, alimentaires, économiques, génétiques et de prédation) qui engendrent beaucoup de pertes d’effectifs et une baisse de la productivité. A cela, s’ajoute la divagation qui représente une autre cause des pertes d’effectifs. C’est pour pallier cette faible productivité que les partenaires au développement ont pu faire des transferts de technologies à travers quatre technologies que sont l’habitat, l’alimentation, la santé et la génétique. C’est ainsi que le projet de développement de l’élevage au Sénégal Oriental et en Haute Casamance a financé des études pour évaluer les systèmes d’élevage, l’impact des différents types de technologies avicoles transférées par les partenaires au développement et adoptées par les aviculteurs dans les région de Tambacounda, Kédougou et Kolda à travers une enquête transversale. Ainsi, nos travaux se sont déroulés exclusivement dans la région de Kédougou. Ils visaient, à décrire les caractéristiques de l’aviculture traditionnelle, à identifier les différentes technologies transférées, connaitre les technologies adoptées, mesurer le taux d’adoption et rechercher les contraintes rencontrées par les éleveurs dans l’adoption des différentes technologies. L’enquête s’est déroulée du 12 décembre 2013 au 10 février 2014. La cible de l'enquête est constituée des propriétaires des élevages avicoles traditionnels. Au terme de l’étude nous avons enquêté 60 personnes dans les départements de Salémata et 81


de Saraya et 80 personnes dans le département de Kédougou. De ce fait nous avons parcourus 22 villages et 15 quartiers. Cette présente étude a permis de trouver que : Les éleveurs sont dans la majorité des femmes (58,5%) ; 42% des éleveurs sont dans la tranche d’âge de 31 à 45 ans et près de la moitié sont illettrés (47,5%). L’agro-pastoralisme est l’activité principale (67,5%) sauf pour les fonctionnaires et les salariés du privé. La finalité de cette aviculture reste l’autoconsommation (59%) et la vente (27%). Le nombre moyen de poulets par concession est de 15,48 ± 9,88 sujets, les autres volailles comme les pigeons, les pintades et les canards sont quasiment absentes. Nous trouvons cependant dans l’effectif de poulets un taux de 06,5% de métisses et de 1,6% de poulets exotiques. La divagation libre est de règle et 29,5% des aviculteurs cloîtrent leurs poussins. Les abris de nuit sont constitués dans 81% des cas de poulaillers traditionnels faits de matériaux locaux; les poulaillers améliorés avec des parois cimentées ne représentent que 2,5% de l’effectif. Les autres types d’abris sont la cuisine, la véranda et le grenier. L’abreuvement est généralement réalisé avec l’eau de puits, le matériel ainsi utilisé est constitué de matériaux de récupération comme les pots et les casseroles (80,50%), l’abreuvoir moderne est rare. L’alimentation se fait par la distribution de quelques poignées de céréales locales. Seulement 24% des aviculteurs savent qu’ils peuvent améliorer l’alimentation par la valorisation de matières premières locales. La contrainte majeure à l’amélioration de l’alimentation est économique parce que les éleveurs seraient obligés d’acheter les matières premières qui sont absente dans les greniers pendant la période de soudure. Les pathologies rencontrées sont essentiellement la maladie de Newcastle (98,5%) et la variole (88%) sans compter les parasitoses externes (tiques, puces, poux et gale) chez 72,5% des élevages enquêtés. 82


L’amélioration de la santé des poulets est un souci des aviculteurs. La vaccination contre la maladie de Newcastle est une technologie transférée généralement par les agents d’élevage et adoptée à un taux de 71%. L’absence de l’agent du service d’élevage qui polarise à lui seul plusieurs villages très éloigné les uns des autres et l’inactivé des auxiliaires d’élevage

limite

l’expansion de la vaccination contre la maladie de Newcastle. Le déparasitage externe est adopté à un taux de 22,3% ; il est transféré à 64,4% par la formation, à 20% par les parents et les amis et à 13,3% par les agents d’élevage. La technologie de déparasitage interne est adoptée par les aviculteurs à un taux de 23%, mais elle est généralement transférée par la formation. Le premier facteur qui limite le déparasitage interne et externe est l’inaccessibilité des produits pharmaceutiques, car soulignons le, il n’y as pas de cabinet vétérinaire dans toute la région de Kédougou. Les paramètres de reproduction de la poule locale et de la poule métisse ne sont pas très différents. La poule métisse présente un taux de ponte et de couvaison annuelle légèrement supérieur à celui de la poule locale. Mais cette dernière présente un meilleur taux d’éclosion et de survie de ses poussins même si la différence est légère. L’amélioration de la survie des poussins est négligée car nous trouvons que c’est seulement 33,5% des éleveurs qui essayent de protéger leurs poussins. Par ailleurs, nous constatons que seuls 4,5% des aviculteurs enquêtés utilisent les poussinières. Dans l’adoption de cette technologie, les éleveurs soulignent que les poussinières sont exiguës et se salissent facilement. L’amélioration de la race locale par l’utilisation des coqs de race est connue à 91,5% par les éleveurs enquêtés. Ils l’ont su grâce à des parents, des amis, des agents d’élevage ou lors d’une formation en aviculture. Mais beaucoup d’échecs ont été enregistrés lors de l’utilisation de ces races à cause d’une mauvaise adaptation au milieu et/ou d’une mauvaise conduite d’élevage. 83


Le taux de formation des aviculteurs enquêtés est de 31,5%. Ces formations sont bien appréciées par ces aviculteurs et généralement assurée par les partenaires au développement. Il a été conclu que le développement de l’aviculture traditionnelle passera par le transfert et la diffusion d’innovations technologiques qui, si elles sont adoptées, permettront à la population

des milieux ruraux et périurbains d’assurer la

sécurité alimentaire et à réduire la pauvreté.

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72. TRAORE E. H., 2006. Première évaluation de la structure et de l’importance du secteur avicole Commercial et familial en Afrique de l’Ouest. Rapport Sénégal.- Rome : FAO.-59p. 73. TRAORE M., 2005. Evaluation de l’impact d’un transfert de paquet Technique (amélioration génétique et des conditions d’élevage) sur la Génération de revenus en aviculture traditionnelle dans les Niayes (Sénégal).Thèse : Med. Vét. : Dakar ; 23.

96


74. TRAORE E., 2006. Première évaluation de la structure et de l’importance du secteur avicole commercial et familial en Afrique de l’ouest : Rapport du Sénégal. Dakar.FAO.-23p. 75. AU-SENEGAL.COM., 2015. Découpage administratif de la région de Kédougou. [en ligne] Accés internet : http://www.ausenegal.com/decoupage-administratif-de-la-region-de-kedougou,2048.html. (Page consultée le 11/05/2015).

76. VANFEKEREN.N, MAAS.A, SAATKAMP H.W et M.VERSCHUUR., 2002. L’aviculture à petite échelle dans les tropiques.- Wageningen: Fondation Agronisa.-84p.

77. VAN MARLE-KÖSTER E. et CASEY N.H., 2001. Phenotypic characterization of native chicken lines in South Africa. AGRI., 29: 71-78. 78. WILSON R.T., TRAORE A., KUIT H. G. et SLINGERLAND M., 1987. Livestock production in Central Mali: reproduction, growth and mortality of domestic fowl under traditional management. Tropical Animal Health Production, 19: 229-236.

79. WEST B. et ZHOUB B-X., 1988. Did chickens next term go North? New evidence for domestication. Journal of Archaeological Science, 15: 515533.

97


80. WILSON R.T., 1979. Studies on the livestock of Southern Darfur Sudan. VII. Production of poultry under simulated traditional conditions. Tropical Animal Health and Production, 11: 143-150. 81. YAMI A., 1995. Poultry production in Ethiopia. World’s Poultry Science J., 51: 197-201.

98


ANNEXES

99


QUESTIONNAIRE

:

RENFORCEMENT

DE

AMELIORATION LA

DE

COMPETITIVITE

LA

SURVIE

ET

EN

AVICULTURE

FAMILIALE (ZONES D’INTERVENTION PDESOC) I. IDENTIFICATION DE L’ELEVEUR ET DE L’EXPLOITATION Fiche N°...., Date : ...../.... /....../, Nom Village…………………. Région (b) : /....../ (b) : 1= Tambacounda ; 2 =Kolda ; 3=Kédougou 1. Nom de l’enquêté : ______________________________________________ 2. Sexe : Age: __________ Religion 3. Niveau d’instruction: 1= Aucun 2= alphabétisé 3= primaire 4= secondaire 5= supérieur 4. Taille du ménage (mari+épouse(s)+enfant(s)): ____________ 5. Ethnie ; Expérience en aviculture (nb d’années) : ___________________ 6. Lien avec le chef de famille: 1= Lui-même ; 2= Epouse ; 3= fille/fils 7. Activités principales ou principales sources de revenu Aviculture, élevage sens large, agro éleveur , salarié du privé, fonctionnaire, commerçant,

artisan/ouvrier,

retraité,

profession

libérale

(boulanger,

pharmacien…..) 8. Activités secondaires ou autres sources de génération de revenu 1= Aviculture, 2= élevage sens large, 3= agro éleveur, 4= salarié du privé, 5=fonctionnaire, 6= commerçant, 7= artisan/ouvrier, 8= retraité, 9= profession libérale (boulanger, pharmacien…..) 9. Objectifs de l’aviculteur (les raisons de l’élevage aviculture) Consommation ; vente ; Passion ; échange ; sacrifice rituelle ; offrir aux parents/don ; héritage Si plusieurs objectifs, précisez le plus important__________________________


b. Avez-vous déjà participé à des réunions /formations en aviculture ? : 1= oui ; 2= non Si oui, compléter le tableau : Institution

Lieu de la

Année de

Durée de la

Appréciation de la

la

Formation

formation*

organisatrice Formation

formation

* : 1=bonne ; 2= moyenne ; 3= mauvaise Décrire la formation Appartenez-vous à une association d’éleveurs, GIE : 1=oui ; 2=non Etes- vous en contact avec un projet/ONG travaillant sur l’aviculture ? : 1=oui ; 2=non Si oui, quel(le) projet (ONG) Quel appui de la part cette structure ? ................................................................................... Depuis quand ? /…………./


II. CARACTERISTIQUES ET DESCRIPTION DE L’EXPLOITATION

A. CHEPTEL AVICOLE 1. Espèces et catégories d’oiseaux élevés Catégories d’animaux

Poulet

Canard

Pintade

Pigeon

Dindon Autres (à préciser)

Nombre d’oiseaux adultes

M F

M

F

M F

M

F

M F

(M= mâle ; F : femelle)

Nombre de poussins sous la mère Total Propriétaire 2=femme ;

(1=mari ; 3=enfants ;

4=parentés ; 5= amis ; 6= autres : à préciser)

1. Races, propriétaire et origine du stock initialdes poulets Composition raciale du cheptel

Structure de propriété Cheptel familial Effectif

Cheptel individuel Effectif

Locale Exotique Métisse * : 1=enquêté ; 2= époux (se) ; 3=son (ses) enfant (s)

Propriétaire*


B. CONDUITE D’ELEVAGE AVICOLE 1. Systèmes de conduite : 1= divagation (libre), 2= claustration totale ; 3= claustration

partielle

;

4=claustration

des

poussins;

5=autres

préciser).................................................................................................................. -Si 3, à quelles périodes de la journée /..../ (1= matin ; 2=après midi) ou de l’année ? /...../ (3=saison pluvieuse ; 4=saison sèche ; 5=3+4) -Si 4, pendant combien de temps ? ......................................................................... 2. Alimentation : 1= pas de complément ; 2= apport de complément ; 3= alimentation en claustration 2.1. Si pas de complément, *Savez-vous qu’il existe des aliments/compléments pour les volailles ? : 1= oui ; 2= non -Si oui, comment avez-vous eu l’information ? : (1)= formation ; (2)= médias (radio/TV ; journaux) ; (3)= parenté (ami ; parent) ; (4)=agent (d’élevage ; ONG/projet) ; (5)=commerçant ; -Si oui, pourquoi vous ne les utilisez pas ? 2.2. Si 2 ou 3 (claustration totale ou claustration partielle),


2.2.1. Vous complémentez quelle catégorie d’oiseaux ? : 1=poussins ; 2=femelles en ponte ; 3=mâles ; 4=tout le cheptel ; 5=1+2 ; 2.2.2. Compléter le tableau 1 Compléments

Provenance : 1= achat (Prix/kg); 2= partie des Récoltes

Mode de Distribution (1= à même le sol ; 2= récipient quelconque ; 3= mangeoire ; 4=1+2 ; 5=1+3 ; 6=1+2+3

Qnté/j de tout le cheptel

Fréquence de distribution

Période : 1= toute l’année ; 2= période de soudure (mois)

Céréales /..........//........../ /..........//........../ /..........//........../ /..........//........../ Son de céréales Aliments volailles Mélange mat. pr. Autres matières premières (à préciser)

/..........//........../ /..........//........../ /..........//........../ /..........//........../

/............./ /............./ /............./ /............./

/............./ /............./ /............./ /............./

/............./ /............./ /............./ /............./

/..........//........../ /..........//........../ /..........//........../ /..........//........../

/............./ /.........../

/............./ /.........../

/............./ /.........../

/..........//........../ /..........//........../ /..........//........../ /..........//........../

/............./ /............./ /............./ /............./

/............./ /............./ /............./ /............./

/............./ /............./ /............./ /............./

/..........//........../ /..........//........../ /..........//........../ /..........//........../

Si mode de distribution = 2, indiquer la nature du récipient.................................. Si provenance=achat, d’où provient l’argent utilisé pour acheter l’aliment ? 1)= épargne ; 2= Vente des récoltes ; 3= vente des oiseaux/oeufs ;


2.2.3. Savez-vous que l’on peut faire face aux problèmes alimentaires par la valorisation des ressources alimentaires locales ?:1= oui ; 2= non Si oui, a. Comment avez-vous eu l’information ? : (1)= formation ; (2)= médias (radio/TV ; journaux) ; (3)= parenté (ami ; parent) ; (4)=agent (d’élevage ; ONG/projet) ; quelles sont les matières premières localement disponibles que vous pouvez utiliser pour nourrir vos oiseaux ? Pensez-vous pouvez trouver ces matières premières en quantité importante dans votre environnement immédiat ? : 1=oui ; 2=non -Si oui, source : (1)= production par l’éleveur lui-même ; (2)= achat au marché local ; (3)=achat au marché lointain (régional, Dakar) ; -Si non, comment vous y prenez-vous ? Quelles sont vos appréciations à propos de cette technologie d’amélioration de l’alimentation de la volaille ? : 1= satisfaisante ; 2= moyennement satisfaisante ; 3= mauvaise

Quels sont les effets positifs de cette technologie ? :

3. Abreuvement : 1= les oiseaux se débrouillent eux-mêmes pour boire ; 2= la distribution de l’eau est assurée par l’éleveur Si la distribution de l’eau est assurée par l’éleveur, 3.1. Matériel d’abreuvement : 1= cassérole/pots ; 2= sceau ; 3= bole ; 4= matériel moderne (abreuvoir) ; 5= pierres taillées ; 6=bois sculpté ; 7=petit canaris ; 

Si abreuvoir traditionnel, décrire

Si matériel moderne,


-Pourquoi ? -Comment l’idée vous est-elle venue ? (1)= formation ; (2)= médias (radio/TV ; journaux) ; (3)= parenté (ami ; parent) ; (4)=agent/service (d’élevage ; ONG/projet) ; (5)=commerçant 5 -Sa provenance ? 3.2. Source d’eau d’abreuvement : (1)= réseau urbain ; (2) = puits ; (3) =eau de surface ; (4) = forage ; 3.3. Mode d’abreuvement : 1= à volonté ; 2= rationnement Si rationnement, -Quelle est la fréquence de distribution d’eau : 1= une fois/j ; 2= deux fois/j ; 3= trois fois/j ; 4= autant de besoin ; - A quel moment distribuez-vous l’eau de boisson aux oiseaux ? : 1=matin ; 2= midi ; 3= soir ; 4=matin et midi ; 5= matin et soir ; 6= matin, midi et soir ; 7= autant que c’est nécessaire ;

4. Habitat : 1= absence de poulailler ; 2= poulailler traditionnel ; 3= amélioré/moderne ; 4= cuisine ; 5= grenier ; 6= véranda ; 7=baril coupé ; 8=panier

4.1.Si poulailler traditionnel *Nature du toit : 1=bambou; 2=zinc ; 3=paille ; 4=bache ; 5=argile *Nature des parois latérales : 1=Briques superposées ; 2=banco ; 3=paille ; 4=bois *Combien de fois nettoyez-vous l’habitat ?:1=1fois/j ; 2=1fois/2j ; 3=1fois/3j ; 4=1fois/semaine ; 5=autant que c’est nécessaire


4.2.Si habitat amélioré/moderne : *Nature du toit : 1=Paille ; 2=zinc ; 3=bois *Nature des parois latérales : 2=Banco ; 2=ciment ; 3=paille ; 4=briques avec grillage *pourquoi ? : (1)=Eviter la divagation des oiseaux ;(2)=plus adapté ; (3)=amélioration

des

performances

(production

;

reproduction)

;

(4)=sécurité des oiseaux ; *Comment avez-vous eu l’idée/information ? : (1)= formation ; (2)= médias (radio/TV ; journaux) ; (3)= parenté (ami ; parent) ; (4)=agent (d’élevage ; ONG/projet) ; *Qui l’a construit ?: 1=Moi-même ; 2=projet ; 3=1+2 *Combien cela a coûté ? /.............. Fcfa/ *Depuis quand a-t-il été construit ? /............ ans/ *Combien de fois nettoyez-vous l’habitat ? 1=1fois/j ; 2=1fois/2j ; 3=1fois/3j ; 4=1fois/semaine ; 5=autant que c’est nécessaire ; *Quelles sont vos appréciations en rapport à l'habitat amélioré/moderne ? : 1=satisfaisant ; 2= moyennement satisfaisant ; 3=non satisfaisante ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------*Quels sont les effets positifs de cette technologie ? ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------*Quels sont les effets négatifs de cette technologie ? -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


5. Conduite sanitaire

a : 1= 1fois/an ; 2=2fois/an ; 3=3fois/an ; 4=4fois/an ; 5=5fois/an ; 6=6fois/an ; 7=7fois/an b : 1=avant hivernage ; 2= pendant l’hivernage ; 3= après hivernage ; 4= toute l’année c : 1=élevée ; 2= moyenne ; 3= faible d : 1=avant hivernage ; 2= pendant l’hivernage ; 3= après hivernage ; 4= toute l’année

5.2. Consultez-vous ou êtes-vous encadrés par des services vétérinaires ? (SVET): 1=oui ; 2= non -Si oui, *Type: (1) = Dr vétérinaire ; (2) = agent d’élevage ; (3)= auxiliaire villageois d’élevage ; (4)=1+2 ; (5) =1+3 ; (6) =1+2+3 ; (7) =2+3 *Depuis quand ?...................................................................................................... *A quelle occasion ? *Comment ? -Si non, pourquoi ? Si réponse autre que 3, Savez-vous qu'il existe un auxilliaire villageois (vaccinateur) dans le village : 1= oui 2= Non Si oui pourquoi vous ne faites pas appel à lui?

traitement

chaque

mis en oeuvre

Coût de

mortalitéd

gde

Période de

Saisonb Mortalitéc

Fréquencea

Traitement appliqué ou maladie

Nom local

Symptômes

Maladies Nom français

5.1. Maladies rencontrées


5.3. Déparasitage Déparasitage interne : Pratiquez-vous le déparasitage interne ? 1= Oui ; 2= Non, Si oui, *Comment avez-vous su que l’on peut faire un déparasitage interne des oiseaux ?(1)= formation ; (2)= médias (radio/TV ; journaux) ; (3)= parenté (ami ; parent) ; (4)=agent (d’élevage ; ONG/projet) ; *Contre quel parasite Avec quel produit/médicament ? *qui fait le déparasitage interne ? : 1=moi-même ; 2=un agent de l’état ; 3=un privé ; 4= un agent du projet/ONG ; 5=auxiliaire de projet/relais -si 3, combien de fois par an /...../ et coût par déparasitage interne /.............fcfa/ -si 1, qui vous a montré la technologie ? 1= un ami ; 2= un parent ; 3=un privé ; 4= un agent d’un projet/ONG ; 5=agent d’élevage *quel est le programme du déparasitage *Quelles sont tes appréciations à propos de cette technologie de déparasitage interne de la volaille ? 1= satisfaisante ; 2= moyennement satisfaisante ; 3= mauvaise *Quels sont les effets négatifs de cette technologie ? *Quels sont les effets positifs de cette technologie ?

5.3.2. Déparasitage externe: *Comment avez-vous su que l’on peut faire un déparasitage externe des oiseaux ? (1)= formation ; (2)= médias (radio/TV ; journaux) ; (3)= parenté (ami ; parent) ; (4)=agent (d’élevage/état ; ONG/projet) ; *Contre quel parasite Avec quel produit/médicament ...............................................................................................................................


*qui fait le déparasitage externe ? 1=vous-même ; 2=un agent (de l’état, d’un projet/ONG) ; 3=un privé ; 4=un auxiliaire de projet/relais -si 1, qui vous a formé ou montré la technologie ? 1= une parenté (ami ; un parent) ; 2=un privé ; 3= un agent (d’un projet/ONG ; d’élevage) ; -si 3, combien de fois par an /...../ et coût par déparasitage externe.............fcfa/ *quel est le programme de déparasitage ? *Quelles sont vos appréciations à propos de cette technologie d’amélioration de la santé de la volaille ? 1= satisfaisante ; 2= moyennement satisfaisante ; 3= mauvaise *Quels sont les effets négatifs de cette technologie ? *Quels sont les effets positifs de cette technologie ? ------------------------------------------------------------------------------------------------5.3.3. Vaccination : Vaccinez-vous vos volailles ? 1= oui 2= non Si oui *Comment avez-vous su que l’on peut vacciner les oiseaux ? (1)= formation ; (2)= médias (radio/TV ; journaux) ; (3)= parenté (ami ; parent) ; (4)=agent (d’élevage/état ; ONG/projet) ; Contre quelle maladie vaccinez-vous? Comment : 1= vous profitez uniquement de campagne nationale de vaccination ; 2= vous prenez l'initiative de vaccinez-vous ; 3= (1) et 2) Dans le cas de 2 qui vous fournit le vaccin? Comment gérez-vous les doses excédentaires -qui fait la vaccination ? 1=vous-même ; 2=un agent (de l’état, d’un projet/ONG) ; 3=un privé ; 4=auxiliaire/relais -si 1, qui vous a montré la technologie ? 1= formation ; 2= un ami ; 3= un parent ; 4=un privé ; 5= un agent d’un projet/ONG ; -si 3, combien de fois par an /...../ et coût par vaccination /.............fcfa/ -quel est le programme de vaccination ?


*Quelles sont vos appréciations à propos de cette technologie de vaccination de la volaille ? 1= satisfaisante ; 2= moyennement satisfaisante ; 3= mauvaise *Quels sont les effets négatifs de cette technologie ? *Quels sont les effets positifs de cette technologie ? ------------------------------------------------------------------------------------------------5.3.5. Précautions pour améliorer les conditions d’hygiène de vos oiseaux (mettez une croix devant la précaution que vous appliquez) : 1=oui ; 2=non Précautions Isolement des nouveaux arrivants Vaccination des nouveaux venants dès leur arrivée Poulailler fréquemment nettoyé Litière fréquemment changée en cas d’humidité Désinfection régulière du poulailler Traitement des endo et ectoparasites pour les nouveaux venants Nettoyage et désinfection réguliers d’abreuvoirs/mangeoires avant le remplissage d’eau/aliments Retrait et destruction des matières fécales, des plumes et des oiseaux morts dans des abris de nuit Retrait et destruction sur tout le parcours des matières fécales, des plumes et des oiseaux morts ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------5.4. Outre les maladies, avez-vous des problèmes en rapport avec les : 5.4.1. Prédateurs des oeufs ? 1= oui ; 2= non Si oui, quels sont ces prédateurs ? Que faites-vous face à cette situation ? ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------5.4.2. Prédateurs des poules/coqs ? 1= oui ; 2= non Si oui, Lesquels (prédateurs)


Que faites-vous face à cette situation ? ------------------------------------------------------------------------------------------------5.4.3. Prédateurs des poussins ? 1= oui ; 2= non Si oui, lesquels (prédateurs) ? Que faites-vous face à cette situation ? ------------------------------------------------------------------------------------------------5.4.4. Voleurs ? 1= oui ; 2= non Si oui, que faites-vous face à cette situation ? ------------------------------------------------------------------------------------------------5. Décisions et responsabilités des membres de la famille dans la conduite et l’exploitation des poulets (Mettre une croix dans la case correspondante à la personne qui prend une décision ou qui est responsable de telle ou de telle autre activité) Décision/responsabilité

Décision sur la vente des oiseaux Décision sur la consommation Libération des oiseaux Rentrée des oiseaux Nettoyage des locaux Nutrition Construction des locaux Abreuvement Soins de santé Etc

Chef de famille

Femme

Propriétaire

Enfants

Autres (à préciser)


C. PERFORMANCES DE REPRODUCTION ET AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE Age à la

Intervalle

Œufs

Nb

1ère

entre

pondus

Œufs

couvée

couvée

(mois)

(jours)

couvés

Nb

Nb

Poussins Poussins éclos

Nbre de couvées/an

sevrés

Locale Métisse

2. Amélioration de la survie des poussins Quelles sont les causes de mortalité ? 1=maladies ; 2=prédateurs ; 3 accidents ; Donnez parmi ces facteurs celui qui a l'incidence le plus élevé -En quelle période la mortalité des poussins est élevée ? /..../ 1=saison sèche ; 2=hivernage ; 3=toute période *Protégez-vous vos poussins ? 1=oui ; 2=non ; 2=mère attachée au piquet ; 3=mère enfermée dans un local ;  Si poussinière, comment as-tu eu l’information ? (1)= formation ; (2)= médias (radio/TV ; journaux) ; (3)= parenté (ami ; parent) ; (4)=agent (d’élevage ; ONG/projet) ; -vous construit pour la première fois une poussinière ? /.... mois/ -vous vos poussins? /..../ 1= 1 semaine ; 2= 2 semaines ; 3= 3 semaines ; 4= 1mois ; 5= 1,5 mois ; propos de cette technologie d’amélioration de la survie des poussins ? /....../ 1= satisfaisante ; 2= moyennement satisfaisante ; 3= mauvaise


 si mère attachée au piquet ou enfermée dans un local, combien de temps par jour ? /.. ...h/j/

3. Amélioration de la race locale 1. Savez-vous que l’on peut améliorer la productivité de la race locale par utilisation des coqs améliorés ? 1=oui ; 2=non Si oui, comment avez-vous eu l’information ? (1)= formation ; (2)= médias (radio/TV ; journaux) ; (3)= parenté (ami ; parent) ; (4)=agent/service (d’élevage ; ONG/projet) ; 2. Avez-vous déjà reçu un coq amélioré dans votre concession ? 1=oui ; 2= non 2.1. Si oui, comment ? /....//...//.../ 1= don ; 2= achat ; 3= héritage ; 4= confiage ; 2.1.1. Si achat, -où ?; à combien /............................../ -source de financement /....//.....//..../ 1=fond propre ; 2=crédit/emprunt ; 3=association d’éleveur ; 4=état ; 5=ONG/projet ;

2.1.2. Si confiage, condition : ...................................................................................................... ……………… 2.1.3. si don, par qui ? 1=ONG/projet ; 2=service d’élevage ; 3= une parenté (un parent, un ami/éleveur) a.quand l’avez-vous eu pour la première fois (année) ? /........../ -Quelle était sa race -Combien de fois as-tu déjà eu un coq raceur ? /.........................../ b. Utilisez-vous le coq raceur dans votre concession seulement? : 1= oui ; 2= non -Si oui, pourquoi ?


-Si non : *le coq raceur est laissé en divagation ? : 1=oui ; 2=non * le coq raceur est prêté aux voisins ? : 1=oui ; 2=non Si oui, moyennant quoi ? Si non, pourquoi ? *les gens amènent leurs poules pour être montées: 1= oui ; 2= non Si oui, moyennant quoi par poule : 1=rien ; 2=céréales Si non, pourquoi ? c. Avez-vous encore le coq raceur dans votre concession ? 1=oui ; 2=non Si non, *Vous l’avez gardé pendant combien de temps ? /......./ *Qu’est-ce qu’il est devenu ? : 1=volé ; 2=vendu ; 3= don (cadeau) ; 4=confié ; 5= consommé ; 6=mort ; -si vendu, prix: /........................./ -si confié, condition : -si confié, pourquoi : 1=retourner le coq ; 2=amitié ; 3=exigence du donateur *Etes-vous prêt à acheter un coq raceur ?1=oui ; 2=non *Si oui, de quelle race ? et combien êtes-vous prêt à payer ? /.................../ d. Y a-t-il des coquelets améliorés chez les voisins de votre village ? : 1=oui ; 2=non -Si oui, *Est-ce que les coquelets des voisins s’accouplent-ils avec vos poules ? : 1=oui ; 2=non Si oui, Comment ? : 1=ces coquelets sont laissés en divagation ;2= j’amène mes poules pour être montées ; 3=ils nous prêtent ces coquelets ;  Si 2 et/ou 3, moyennant quoi ? ..............................................................................................................................


*quelles sont vos appréciations à propos des résultats obtenus à partir de cet accouplement ? *Quels sont les effets négatifs de ces technologies ? 1= rien à signaler ; 2=poussins fragiles *Quels sont les effets positifs de ces technologies ?

3. Quelles sont vos appréciations à propos des résultats obtenus à partir de cette technologie d’accouplement pour améliorer génétiquement la volaille ?:1= satisfaisante ; 2= moyennement satisfaisante ; 3= mauvaise

*Quels sont les effets négatifs de cette technologie ? ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------4. L’introduction de coqs de race améliorée aurait-il amélioré vos conditions socio-économiques ? 1=oui ; 2=non Si oui, comment ? Si non, pourquoi ?............................................................................................................................... 5. Avez-vous besoin d’une nouvelle race de coqs dans votre concession ? 1= oui ; 2= non Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ? ........................................................................................................................ ................................................................................................................................. .................................................................................................................................

6. Avez-vous déjà acheté un coq/poule local pour des fins de le garder ? 1=oui ; 2=non Si oui, quels sont les principaux critères de sélection utilisés ? (remplir le tableau)


7. Avez-vous déjà acheté des poussins pour des fins d’élevage ? 1=oui ; 2= non Si oui, quels sont les critères de sélection/d’achat ? (Remplir la colonne correspondante du tableau) 8. Sélectionnez-vous à partir de votre troupeau des poules/coqs pour des fins de les garder ? 1=oui ; 2=non Si oui, quels sont les critères de sélection ? (remplir la colonne correspondante du tableau)

Critères d’achat/sélection

Avez-vous Achetez-vous Sélectionnez-vous à acheté un coq des poussins partir de votre troupeau local pour des pour des fins des poules/coqs pour des fins de le d’élevage ?* fins de les garder ?* garder ?* /...../ 1=oui ; 2= /.../ 1=oui ; 2= /...../ 1=oui ; 2= non non non /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /...../ /....../ /....../ /...../

Race Sexe Longueur des pattes Origine Couleur du plumage Nombre d’œufs par couvée Nombre de poussins éclos Poids Taux de croissance Résistance aux maladies Autres (à préciser) Appréciation de la technologie** * : si c’est oui, remplissez dans chaque colonne devant chaque critère par 3 si le critère est tenu en considération et par 4 dans le cas contraire ** : 1= très bien ; 2=moyen ; 3=mauvais

D. EXPLOITATION DU CHEPTEL 1. Vente des oiseaux/oeufs 1.1. Vendez-vous vos oiseaux ? 1=oui ; 2= non Si oui,


Prix de transport/ Poule

Emballagei

Moyen de Transporth

Rythmeg

Vente/an

Temps Eclosion -ventee Période f

Prix /poulet

Acheteurd

Formec

causesb

Lieua

Race de poule

a. compléter le tableau

Locale mâle Locale fem. Métisse mâle Métisse fem. a : 1= à la maison ; 2= marché du village ; 3= au bord de la route ; 4=hôtel ; b : 1=besoins domestiques ; 2=renouvellement de la volaille ; 3=besoins agricoles ; 4=besoins d’élevage ; c : 1=vente sur pied ; 2=abattu ; 3=transformé ; 4=1+2 ; 5=1+3 ; 6=1+2+3 ; 7=2+3 d : 1=ménages/consommateurs (ruraux, urbains) ; 2= commerçant ; 3= unités de vente ; 4= hôtel/restaurant-bar ; e : 1=durée connue : précision en terme de mois ; 2=ça dépend des circonstances ; 3=ne sait pas f : 1=hivernage ; 2= cas d’épidémie ; 3=période de semis ; 4= hors hivernage ; 5=toute saison ; 6=cas de besoin g: 1=quotidien ; 2=hebdomadaire ; 3=bimensuel ; 4=mensuel ; 5=chaque fois de besoin ; h: 1=moyen motorisé (camion, bus, moto) ; 2=pieds ; 3=charrette ; 4=vélo ; i : 1=cage ; 2=panier ; 3=sans emballage ; 4=1+2 ;

b. Recevez-vous habituellement des informations (prix de vente/achat, effectif de vendeurs/acheteurs sur le marché) avant d’aller vendre/acheter les produits avicoles ? 1=oui ; 2=non -Si non, pourquoi ? 1= absence d’une source d’information ; 2= les marchés sont éloignés ; 3= connaissance de la valeur de mes poulets -Si oui, par quel moyen l’obtenez-vous ?1=commerçants ; 2=radio/TV/téléphone/journaux ; 3= on s’informe sur le marché ; 4= des personnes venant du marché ; c. Avez-vous des problèmes pour écouler vos oiseaux ? 1=oui ; 2=non Si oui, lesquels ?


1.2. Vendez-vous vos oeufs ? 1=oui ; 2=non Si oui, a. Compléter le tableau : Œufs de race

Lieua

Acheteurb

Prix/œuf

Pourquoic

Qntéd

Qnté/ane

Moyens de transportf

Locale /.../.../.../ /.../.../.../ /...//....//..../ Métisse /.../.../.../ /.../.../.../ /...//....//..../ Exotique Autre (métisse) a : 1= à la maison ; 2= marché du village ; 3= au bord de la route ; 4=boutique ; b : 1=ménages/consommateurs (ruraux, urbains) ; 2= commerçant ambulant ; 3= boutiquier ; 4= enseignant ; c : 1=besoins domestiques ; 2=renouvellement de la volaille ; 3=besoins agricoles ; 4=besoins d’élevage ; d : 1=tous les œufs ; 2=une partie des œufs e : (estimation annuelle) f : 1=moyen motorisé (moto, voiture, bus) ; 2= vélo ; 3=charrette ; 4=à pieds ; b. Avez-vous des problèmes pour écouler vos œufs ? : 1=oui ; 2=non Si oui, lesquels ? 2. Consommation 2.1. Consommez-vous vos poulets ? : 1=oui ; 2=non Si oui, compléter le tableau : Consommation Race de poulet

Occasiona

Formeb

Fréquencec

Critèred

Temps entre éclosionconsommatione

Locale Métisse Autres a: (1)=fête religieuse ; (2)= fête culturelle ; (3)=fête sacrificielle ; (4)=accueil d’un visiteur ; (5)=consommation familiale ; (6)=autant de besoin ; b : 1=poulet braisé ; 2=soupe/sauce poulet ; 3=poulet frite ; 4= riz au poulet ; c : 1=1fois/semaine ; 2=2fois/semaine ; 3=1fois/3mois ; 4=1fois/mois ; 2fois/mois ; 1fois/2mois d : 1=poids ; 2=âge ; 3=état de santé ; 4=couleur des plumes ; e : 1=durée connue (précision en terme de mois) ; 2=ça dépend des circonstances ; 3=ne sait pas


2.2. Consommez-vous vos oeufs ? 1=oui ; 2=non *Si oui, -combien de fois ? 1=autant qu’on en veut ; 2=quelque fois ; 3=rarement - Quel oeuf consommez-vous ? 1=Avant couvaison ; 2=Non éclos ; 3=1+2 -La consommation d’oeufs est-elle interdite à une catégorie de personnes ? 1= oui ; 2= non Si oui préciser : *la catégorie * les raisons de cette interdiction : *Si non, pourquoi ? Fin de l’enquête : *Remerciez le répondant *Demandez-lui s’il/ elle a des questions pour vous *Dites-lui que vous pourrez revenir dans quelques semaines


SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR

« Fidèlement attaché aux directives de Claude BOURGELAT, fondateur de l’enseignement vétérinaire dans le monde, je promets et je jure devant mes maîtres et mes aînés : 

d’avoir en tous moments et en tous lieux le souci de la dignité et de l’honneur de la profession vétérinaire ;

d’observer en toutes circonstances les principes de correction et de droiture fixés par le code de déontologie de mon pays ;

de prouver par ma conduite, ma conviction, que la fortune consiste moins dans le bien que l’on a, que dans celui que l’on peut faire ;

de ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la générosité de ma patrie et à la sollicitude de tous ceux qui m’ont permis de réaliser ma vocation. Que toute confiance me soit retirée s’il advient


LE (LA) CANDIDAT (E)

~ vu

vu

LE PROFESSEUR RESPONSABLE DE L'ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES DE DAKAR

LE DIRECTEUR GENERAL DE L'ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES DE DAKAR

vu

LE PRESIDENT DU JURY

LE DOYEN DE LA FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE DE L'UNVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

VU ET PERMIS D'IMPRIMER_.....,.....-.,....--=--- - DAKAR, LE cl ; C)~ 1~,4(L~ So"f~

00

LE RECTEUR, PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE DE L'UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR


EVALUATION DU NIVEAU D’ADOPTION DE TECHNOLOGIE EN AVICULTURE TRADITIONNELLE DANS LA REGION DE KEDOUGOU

RESUME Plusieurs programmes, projets et ONG ont financé et accompagné les aviculteurs traditionnels dans le transfert de technologies en vu de les faire adopter le maximum possible. Malheureusement ils se sont dans la plupart des cas soldés par des échecs dont il n’est facile pas de situer les causes. C’est la raison pour laquelle le PDESOC a financé des études pour évaluer les systèmes d’élevage, les technologies transférées et adoptées. Les travaux se sont réalisés du 12 décembre 2013 au 10 février 2014. La cible de l'enquête est constituée de propriétaires d’élevages avicoles traditionnels. Au total, 200 aviculteurs sont enquêtés. Il en ressort que : 

Les éleveurs sont, pour prés de la moitié, dans la tranche d’âge de 31 à 45 ans, et que la majorité des aviculteurs sont des femmes (58,5%) et que 47,5% sont illettrés. L’agropastoralisme est l’activité principale (67,5%) sauf pour les fonctionnaires et les salariés du privé. La finalité de cette aviculture reste la consommation (59%) et la vente (27%).

La volaille est principalement représentée par les poulets qui sont en moyenne de 15,48 ±9,88

par

concession. Les poulets locaux représentent 91,5%, les métisses 06,5% et les races exotiques1, 6%. A propos des technologies 

L’alimentation est souvent négligée. Elle est faite de céréales locales disponibles comme supplément mais elle est absente en période de soudure. La valorisation des matières premières pour améliorer l’alimentation est sue à 26% par les aviculteurs dont 75% l’ont appris par le biais d’une formation.

L’habitat de la volaille est constitué à 81% par des poulaillers traditionnels. Les poulaillers améliorés ne représentent que 2,5% des habitats trouvés. Cette technologie est transférée par des parents ou par une formation. Les aviculteurs qui l’ont adopté sont généralement satisfaits.

La santé des poulets est assurée par vaccination et le déparasitage interne et externe. Ainsi la vaccination, contre la maladie de Newcastle, est adoptée à 71% par les aviculteurs et généralement transférée par les agents d’élevage (69,7%). Mais l’efficacité est diversement appréciée. S’agissant du déparasitage interne et externe, ils sont adoptés respectivement à 23% et 22,3% .Ainsi ils sont plus souvent transférés lors d’une formation.

La technologie d’amélioration de la race locale par l’utilisation des coqs de race est connue à 91,5% par les éleveurs enquêtés. L’information est véhiculée par les parents (44%), les agents d’élevage (26,5%) ou lors de formation (16%). Ils ont obtenu des coqs généralement par des dons (85%) ou des achats (8%).Mais beaucoup d’échecs ont été enregistrés dans l’utilisation de ces races à cause d’une mauvaise adaptation ou d’une mauvaise conduite.

Mots clés : Adoption – technologie - Aviculture traditionnelle - Kédougou Auteur : Paul Philippe Latyr NGOM. Email : ngomvet@yahoo.com

Adresse : Parcelles Assainies (Dakar) Unité 26, villa N0 567 Tel : 775857150

Paul Philippe Latyr NGOM  

EVALUATION DU NIVEAU D’ADOPTION DE TECHNOLOGIE EN AVICULTURE TRADITIONNELLE DANS LA REGION DE KEDOUGOU (Sénégal)

Paul Philippe Latyr NGOM  

EVALUATION DU NIVEAU D’ADOPTION DE TECHNOLOGIE EN AVICULTURE TRADITIONNELLE DANS LA REGION DE KEDOUGOU (Sénégal)

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