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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES (E.I.S.M.V.)

Année 2015

N° 32

EVALUATION DES EFFETS DU "CLIMFEED" INCORPORE DANS LA RATION, SUR LA LUTTE CONTRE LE STRESS THERMIQUE CHEZ LE POULET DE CHAIR ELEVE EN PERIODE DE CHALEUR DANS LA REGION PERIURBAINE DE BAMAKO (MALI) THESE Présentée et soutenue publiquement le 24 Juillet 2015 à 10 heures devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar pour obtenir le grade de

DOCTEUR VETERINAIRE (DIPLOME D’ETAT)

Mlle. Diarha SANOGO Née le 21 Août 1988 à Sikasso (MALI)

JURY Président

:

M. Moussa Fafa CISSE Professeur à la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontologie de Dakar M. Moussa ASSANE

Directeur et Rapporteur de thèse :

Professeur à l’E.I.S.M.V de Dakar

Membre

Co-directeur de thèse

M. Oubri Bassa GBATI Maître de conférences agrégé à l’E.I.S.M.V de Dakar

:

:

M. Thierno SIDIBE Dr Vétérinaire Directeur de l’Espace Véto au Mali, Représentant de CEVA au Mali


DEDICACES Au nom d’ALLAH Le Miséricordieux Je prie sur son prophète Muhammad (PSL) Allah Tout Puissant : Merci pour la santé, l’intelligence et le courage. Je dédie ce travail : A mon père, Issiaka SANOGO : Trouve ici, le fruit des nombreux sacrifices consentis à mon endroit, je t’aime papa. A ma mère, Diarata TRAORE : Maman ce travail est le fruit de tes prières et de tes encouragements. Tu as enduré tant d’années de sacrifices pour tes enfants. Trouves ici toute la tendresse et tout l’amour qu’un enfant peut ressentir à l’égard de sa maman. Puisse Le Tout Puissant te garder longtemps parmi nous. A mes Grands-pères (In mémorium) : Lamissa Sanogo, Moussa Traore que vos âmes reposent en paix. A mes Grandes mères : Diarrah SANOGO et Awa NIOGO SANOGO, ce travail est le vôtre. Que Dieu vous garde longtemps en vie et en bonne santé. A mes Tontons: Yacou, Adama SANOGO, Lassine TRAORÉ (In mémorium), Brahima TRAORE, Boubacar TRAORE, MOUMINE TRAORE, Abouderman TRAORE. Merci pour vos soutiens, reconnaissance éternelle. A tonton Diakardia SANOGO et sa famille : vos conseils m’ont toujours été utiles. Qu’Allah vous assiste dans votre quotidien. A mes tantes : Mariam, Adiarratou, Abibatou (In memorium), Assanatou et Assetou, Salimata. A mes frères et sœur : Hassim, Mohamèd, Hawa et Moussa je vous aime énormément puise nos fraternels liens se pérenniser et se consolider.

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A ma Belle-sœur Aïchata VILEMIR : Merci pour ta patience, car je sais que je ne suis pas toujours facile à vivre. A mon beau-frère Dr KARABINTA, continu de bien t’occuper de ma petite sœur chérie A mes Neveux et nièces : Ismaël Sanogo, Abitbatou Sanogo, et Aminata Karabinta, je déborde d’amour pour vous. Que Dieu Tout Puissant vous accorde longue vie et m’accorde la grâce d’être toujours là pour vous. A mon Grand Amour Dr Zahoui Boris Arnaud BITTY (mon Tyty) : tu n’as jamais cessé de m’encourager et tu as toujours tout fait pour m’aider, quelles que soient les circonstances. Tu enrichis ma vie à chaque jour, reçois ma gratitude et mon amour. A la famille DIAW : vous avez été plus qu’une famille d’accueil pour moi à Dakar. Que Dieu vous bénisse. A mes sœurs de cœur, mes Amies : Michelle Ivana AWORET et Géraldine LEYOGHO, vous avez toujours été là pour moi, dans la joie comme dans la douleur. Vous occupez une place spéciale dans mon cœur, je vous aime et vous oublierais jamais. A ma petite famille du veto : Awa YENA, Maboï KONE et Oussa COULIBALY merci pour les instants partagés ensemble.

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REMERCIEMENTS Nos sincères remerciements et notre profonde gratitude : A ma famille Au Professeur Moussa ASSANE: Merci pour la confiance et pour avoir accepté de conduire avec la plus grande patience ce travail. Au Professeur Louis Joseph PANGUI, grâce à vous, j’ai pu réaliser mon rêve de devenir Docteur Vétérinaire Au Professeur Aboubacar TRAORE, doyen de la faculté de Pharmacie du Mali, de m’avoir donné accès au laboratoire pour la mesure du pH sanguin de mes échantillons. Au Professeur accompagnateur : Professeur Germain Jérôme SAWAGOGO. Au Parrain de la 40ème promotion : Professeur François Adébayo ABIOLA Au Docteur Thierno SIDIBE : Sincères remerciements pour l’encadrement de qualité et votre patience. Votre constante disponibilité a permis la réalisation de ce travail. Au Docteur Malick SENE, directeur général de veto-partenaire : pour avoir initié cette belle étude. Au Docteur AKESSE Kouassi Omer, pour ses conseils Au Docteur Adama FAYE pour sa disponibilité A la famille NIANG A Madame SISSOKO Awa CISSE A Omar SOGOBA et Adama KONE: Merci pour votre patience et disponibilité. A mes ainés: Dr BITTY, Dr TALNAN, Dr YOUGBARE, Dr HAKIZIMANA (mon père des travaux pratiques), Dr Zé Albert, Dr TSOUMBOU, Dr OTORO, Dr COMBARI, Dr DAHOUROU, Dr AGRE, Dr Malick, Dr GBOYOU, Dr DAGO, Dr Khady DIOUF, Dr Aïda KASSE, Dr HACHI.

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A mes amis : Ivana, Géraldine, Christel, Fama, Sara KASSE, SOUMARE, Dr Raoul, Dr Hamidou, BAZIMO, ZEBA, Marietou, Florentin, Dr SOW, Karim COULBALY, Djossa, Zobo, Dr Cecile, Raoul Thiecoura, Désiré, Parfait, Deschamps, Samson, Fadiala, Djoro, Fatou NIANG, Audrey ONTISHAGUI, Adoum SALEH, Reine (ma fille des travaux pratiques), Roger KABLAN (mon parrain), Khady NIANG, Arnaud TAPSOBA, Anicet, Vamara TRAORE, Helène, Safia, Nana, Dr Madi. A mes cadets et cadettes: Souleymane, Alou, Douadji, Tenimba, Eliza, Aïchata, Mariam, Malick, Doucouré, Boulkassoum, SIMAGA, Kader, Fatim, Awa, Ouassa, Maboï, Rita, Boris, Hamidou ZANGRE (mon filleul). Aux membres de notre jury de thèse. A tout le personnel de l’EISMV. A l’Amicale des Etudiants Vétérinaires de Dakar (AEVD). A l’Amicale des Etudiants Vétérinaires Maliens de Dakar (AEVMD). A tous les étudiants du Master qualité (2014-2015) A l’Ambassade du Mali au Sénégal A ma chère patrie : la République du Mali Au Sénégal, pays hôte. A tous ceux qui de près ou de loin ont permis la réalisation de ce modeste travail.

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A NOS MAITRES ET JUGES A notre Maître et Président du jury, Monsieur Moussa Fafa CISSE, Professeur à la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontologie de Dakar. Vous nous avez fait honneur d’accepter la présidence de notre jury de thèse malgré votre calendrier très chargé. Vos qualités scientifiques forcent notre admiration. Veuillez trouver ici, l’expression de nos sincères remerciements et de notre profonde gratitude A notre Maître, Directeur et Rapporteur de thèse, Monsieur Moussa ASSANE, Professeur à l’Ecole Inter-Etats des sciences et de Médecine Vétérinaires (EISMV) de Dakar. Nous vous remercions de la spontanéité et de la simplicité avec lesquelles vous avez accepté de diriger ce travail. Votre enseignement clair, précis, et votre souci de la méthode et du travail bien fait, resteront pour nous un exemple à suivre. Soyez rassuré de notre profonde gratitude et de notre vive admiration. Sincères remerciements et Hommage respectueux. A notre maître et juge, Monsieur Oubri Bassa GBATI, Maître de conférences agrégé à l’Ecole Inter-Etats des sciences et de Médecine Vétérinaires (EISMV) de Dakar. C’est un grand privilège que de vous compter dans notre jury de thèse. Vous nous faites un très grand honneur en acceptant de juger ce modeste travail. Veuillez trouver ici l’expression de notre respect et profonde gratitude. Sincères remerciement. A notre co-directeur de thèse, Monsieur

Thierno SIDIBE, Docteur vétérinaire,

Représentant CEVA Mali, Directeur de l’Espace Véto Ce travail n’aurait pas pu arriver à son terme sans votre aide. Les conseils fructueux que vous nous avez prodigué ont été très précieux, nous vous en remercions. Votre bonté, votre modestie, votre compréhension, ainsi que vos qualités professionnelles ne peuvent que susciter notre grand estime et profond respect. Veuillez trouver ici, l’assurance de notre reconnaissance et notre profonde admiration.

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“Par délibération, la faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie et l’Ecole InterEtats des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar ont décidé que les options émises dans les dissertations qui leur sont présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et qu’elles n’entendent leur donner aucune approbation ni improbation”

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SIGLES ET ACRONYMES %

: Pourcent

°C

: Degré Celsius

AFSSA

: Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments

ANAC

: Association Nationale des Accouveurs

APCAM

: Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali

CAE

: Centre Agro Entreprise

CAI

: Consommation alimentaire Individuelle

COPROCHAIR

: Coopérative des Producteurs de Poulets de Chair

COPRODOC

: Coopérative des Producteurs d’œufs de Consommation

DORAC

: Digestible Oxigen Radical Absorbance Capacity

EDTA

: Ethylène Diamine Tétra Acétate

EM

: Energie Métabolisable

F CFA

: Franc des Communautés Financières d’Afrique

FAO

: Food and Agriculture Organization

FIFAM

: Fédération des Intervenants de la Filière Avicole du Mali

g

: gramme

GMQ

: Gain Moyen Quotidien

h

: Heure

IC

: Indice de Consommation

INRA

: Institut National de la Recherche Agronomique

ITAVI

: Institut Technique de l’Aviculture

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j

: jour

Kcal

: Kilocalorie

Kg

: Kilogramme

l

: litre

m

: mètre

OHADA

: Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires

PIB

: Produit Intérieur Brut

PNB

: Produit National Brut

PROMAVET

: Produits et Matériels Vétérinaires

RC

: Rendement Carcasse

RE

: Rentabilité Economique

s

: seconde

SARL

: Société A Responsabilité Limitée

TM

: Taux de Mortalité

UEMOA

: Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

UOFA

: Union des Organisations de la Filière Avicole

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LISTE DES FIGURES

Figure 1: Bilan énergétique ......................................................................................10 Figure 2 : Principaux modes de Thermolyse chez le poulet ....................................16 Figure 3: Déroulement du coup de chaleur chez le poulet ......................................19 Figure 4 : Quelques Matériels utilisés ....................................................................31 Figure 5 : Poussins installés dans la poussinière .....................................................34 Figure 6 : Prise de température rectale ....................................................................36 Figure 7 : Sang prélevé dans un tube EDTA ...........................................................37 Figure 8 : Evolution pondérale des lots de poulets ..................................................51

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LISTE DES TABLEAUX Tableau I: Effet de la chaleur sur les performances de croissance des poulets de chair entre 2 et 4 semaines d’âge. .....................................................................................22 Tableau II: composition nutritionnelle des miettes et du concentré KOUDIJS ......32 Tableau III: Disposition et effectif des différents sous lots .....................................35 Tableau IV : Température ambiante moyenne (°C) de J1 à J21 ..............................41 Tableau V: Hygrométrie moyenne (%) avant l'allotement ......................................41 Tableau VI: Température rectale moyenne (°C) avant allotement ..........................42 Tableau VII: Fréquence respiratoire moyenne (cycle/minute) avant allotement ....42 Tableau VIII: Consommation alimentaire avant allotement ...................................43 Tableau IX: Poids moyen, GMQ et IC avant allotement.........................................43 Tableau X: Consommation d'eau avant allotement .................................................44 Tableau XI: Température et hygrométrie dans le poulailler....................................45 Tableau XII: Température rectale après allotement ................................................45 Tableau XIII: Fréquence respiratoire après allotement ...........................................46 Tableau XIV: Evolution du pH sanguin ..................................................................47 Tableau XV: Consommation alimentaire (en g/ sujet) ............................................48 Tableau XVI: Consommation d'eau (en g/ sujet) ....................................................49 Tableau XVII: Ratio Eau/Aliment ...........................................................................49 Table XVIII: Evolution pondérale après allotement ...............................................50 Tableau XIX: Gain moyen quotidien (GMQ)..........................................................51 Tableau XX: Indice de consommation (IC).............................................................52 Tableau XXI: Poids vifs l’abattage, poids carcasse et rendement carcasse ............53 Tableau XXII: Rentabilité économique ...................................................................53

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TABLE DES MATIERES

.................................................................................................................................. iii ....................................................................................................................................1 INTRODUCTION .....................................................................................................1 PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE....................................3 CHAPITRE I : SITUATION DE l’AVICULTURE AU MALI ................................4 I.1. Importance socio-économique.........................................................................4 I.2. Systèmes d’aviculture ......................................................................................5 I.2.1. Secteur quatre ou aviculture villageoise ...................................................5 I.2.2. Secteur trois ou aviculture semi-industrielle ............................................6 I.2.3. Secteur deux ou aviculture industrielle ....................................................6 I.3. Organisation de la filière avicole du Mali .......................................................6 I.4. Les principaux acquis, faiblesses et défis de la filière avicole du Mali ..........7 I.4.1. Principaux acquis de la filière ..................................................................7 I.4.2. Faiblesses de la filière...............................................................................8 I.4.3. Défis de la filière ......................................................................................8 CHAPITRE II : THERMOREGULATION CHEZ LE POULET DE CHAIR .........9 II.1. Notion d’homéothermie .................................................................................9 II.2. Facteurs de l’équilibre thermique...................................................................9 II.2.1.Thermogenèse ..........................................................................................9 II.2.1.1. Sources de chaleur............................................................................9 II.2.1.2. Contrôle hormonal de la thermogenèse .........................................12 II.2.2. Thermolyse ............................................................................................13 II.2.2.1. Chaleur sensible .............................................................................13 II.2.2.2. Chaleur latente................................................................................14 II.3. Mécanismes thermorégulateurs en ambiance chaude ..................................16 CHAPITRE III : STRESS THERMIQUE CHEZ LE POULET DE CHAIR ET DIFFERENTS MOYENS DE LUTTE ....................................................................18 xi


III.1. Stress thermique chez le poulet de chair.....................................................18 III.1.1. Les différentes étapes du coup de chaleur chez le poulet ....................18 III.1.2. Conditions d’élevage à risque ..............................................................19 III.1.3. Effets du stress thermique sur les poulets ............................................20 III.1.3.1. Au plan respiratoire.......................................................................20 III.1.3.2. Sur la consommation alimentaire .................................................20 III.1.3.3. Sur la croissance ...........................................................................21 III.1.3.4. Sur la viabilité ...............................................................................21 III.2. Moyens de lutte contre le stress thermique chez le poulet .........................22 III.2.1.Amélioration génétique.........................................................................22 III.2.2. Modification de la photopériode ..........................................................22 III.2.3. Alimentation ........................................................................................22 III.2.4. Abreuvement ........................................................................................23 III.2.5. Acclimatation précoce .........................................................................23 III.2.6. Mesures thérapeutiques diverses .........................................................24 III.2.7. Autres moyens de lutte.........................................................................26 DEUXIEME PARTIE : ETUDE EXPERIMENTALE ...........................................28 CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES........................................................29 I.1. MATERIEL ...................................................................................................29 I.1.1. Site et période d’étude ............................................................................29 I.1.2. Le CLIMFEED .......................................................................................29 I.1.3. Les oiseaux .............................................................................................30 I.1.4. Matériel d’élevage et de contrôle de performance .................................30 I.1.5. Aliment et eau de boisson.......................................................................32 I.2. Méthodologie .................................................................................................33 I.2.1. Conduite de l’élevage des oiseaux .........................................................33 I.2.1.1. Préparation du bâtiment ...................................................................33 I.2.1.2. Installation des poussins ..................................................................33 xii


I.2.1.3. Programme de prophylaxie médicale ..............................................34 I.2.1.4. Allotement des poulets ....................................................................34 I.2.2. Collecte des données ..............................................................................35 I.2.2.1. Paramètres d’ambiance ....................................................................35 I.2.2.2. Réactions organo-végétative ...........................................................35 I.2.2.2.1. Température rectale et fréquence respiratoire ..........................35 I.2.2.2.2. pH sanguin ................................................................................36 I.2.2.3. Consommation alimentaire et d’eau ................................................37 I.2.2.4. Evolution pondérale.........................................................................37 I.2.3. Calcul des paramètres zootechniques .....................................................38 I.2.3.1. Consommation alimentaire et d’eau ................................................38 I.2.3.2. Gain Moyen Quotidien ....................................................................39 I.2.3.3. Indice de consommation alimentaire ...............................................39 I.2.3.4. Rendement carcasse.........................................................................39 I.2.3.5. Taux de mortalité .............................................................................39 I.2.4. Calcul de la rentabilité économique .......................................................40 I.2.5. Analyses statistiques des données ..........................................................40 CHAPITRE II : RESULTATS.................................................................................41 II.1. Résultats .......................................................................................................41 II.1.1. Résultats avant allotement.....................................................................41 II.1.1.1. Paramètres d’ambiance ..................................................................41 II.1.1.2. Réactions organo-végétatives.........................................................42 II.1.1.3. Performances de croissance ...........................................................43 II.1.2. Résultats après allotement .....................................................................44 II.1.2.1. Paramètres d’ambiance ..................................................................44 II.1.2.2.Réactions organo-végétatives..........................................................45 II.1.2.3. Performances de croissance ...........................................................47 CHAPITRE III : DISCUSSION ..........................................................................54 xiii


III.1. Méthodologie ..........................................................................................54 III.2. Résultats avant allotement ......................................................................54 III.2.1. Paramètre d’ambiance......................................................................54 III.2.2. Réactions organo-végétatives ..........................................................55 III.2.3. Performances de croissance .............................................................55 III.3. Résultats après allotement.......................................................................57 III.3.1.Paramètres d’ambiance .....................................................................57 III.3.2. Effets du CLIMFEED sur les réactions organo-végétatives ...........58 III.3.3. Effet du CLIMFEED sur les performances de croissance ...............59 III.3.4. Effet du CLIMFEED sur la rentabilité économique ......................61 CONCLUSION ........................................................................................................62 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .................................................................65 WEBOGRAPHIE.....................................................................................................71 ANNEXES ...............................................................................................................72

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INTRODUCTION

La filière avicole se développe depuis quelques années en Afrique, afin de répondre à une forte demande en protéines animales liée à une démographie citadine en perpétuelle croissance. Tout au long de la décennie écoulée, le Mali, à l’instar des autres pays africains, s’est organisé pour développer une aviculture moderne dans les zones urbaines et périurbaines, afin de satisfaire la demande en produits carnés de sa population. Avec un cheptel estimé en 2012, à plus de 35 095 580 de volailles toutes espèces confondues (MALI, 2012), la contribution de l’aviculture au sous-secteur élevage est jugé très importante. L’aviculture est en effet pratiquée par près de 60% des populations (FAO, 2013); elle constitue pour ces derniers, bien plus qu’une source de protéines, mais aussi de revenus et un support précieux des échanges socioculturels. Cependant, l’intensification de ce secteur, est confrontée à des difficultés majeures telles que les hautes températures enregistrées pendant les périodes chaudes de l’année. En effet, le stress thermique a pour conséquences une baisse des performances zootechniques des volailles et dans certains cas de fortes mortalités occasionnant ainsi des pertes économiques considérables pour les éleveurs (PICARD et al., 1993). La baisse des performances des oiseaux en ambiance chaude, est le résultat d’une baisse de l’appétit et d’une perte d’énergie, liées à la mise en jeu des mécanismes thermorégulateurs (RAO et al., 2002). Pour réduire les effets néfastes de l’exposition chronique à la chaleur en aviculture, différentes solutions ont été proposées. Il s’agit entre autres de moyens génétiques à travers la création de souches résistantes à la chaleur (LU et al., 2007) ou par des moyens nutritionnels comme la modification de la ration alimentaire (CHEN et al., 2005) ou par l’ajout de certains additifs alimentaires (SAHIN et al., 2005).

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Parmi les additifs proposés pour lutter contre le stress thermique chez les oiseaux, figure le CLIMFEED mise au point par le laboratoire NUTRECO (Allee am Röthelheimpark 11, 91052 Enlange, Allemagne. Tel : +49913177820, Site : www.nutreco.com). C’est dans ce contexte qu’il nous a paru opportun d’évaluer, les effets de cet additif alimentaire sur les capacités du poulet de chair à lutter contre la chaleur, dans les conditions estivales de la région périurbaine de Bamako au Mali. L’objectif général de cette étude, est d’évaluer les effets d’une incorporation du "CLIMFEED dans la ration alimentaire sur la lutte contre le stress thermique chez les poulets de chair. De façon spécifique, il s’agira, en ambiance chaude, de déterminer chez le poulet de chair dont la ration est incorporée de CLIMFEED : -

les réactions organo-végétatives liées à la thermorégulation ;

-

les performances de croissance ;

-

l’intérêt économique de l’incorporation du CLIMFEED dans la ration alimentaire.

Ce travail comporte deux parties : La première partie sera dédiée à la bibliographie dans laquelle le premier chapitre présentera les généralités du système avicole au Mali. Ensuite, le second chapitre abordera la thermorégulation chez le poulet de chair. Enfin le troisième chapitre quant à lui sera réservé à l’impact et les différents moyens de lutte contre le stress thermique. L’expérimentation à la ferme est abordée dans la deuxième partie et se décline d’abord à travers le matériel et les méthodes utilisés, suivies des résultats obtenus qui seront discutés.

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PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I : SITUATION DE L’AVICULTURE AU MALI CHAPITRE II : THERMOREGULATION CHEZ LE POULET DE CHAIR CHAPITRE III : STRESS THERMIQUE CHEZ LE POULET DE CHAIR ET DIFFERENTS MOYEN DE LUTTE

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CHAPITRE I : SITUATION DE l’AVICULTURE AU MALI I.1. Importance socio-économique La filière avicole connait depuis quelques années un essor considérable au Mali. Elle favorise le développement économique notamment dans le cadre de la réduction de la pauvreté à travers la création d’emploi, la sécurité alimentaire, mais aussi la culture et la mise en valeur de certains produits céréaliers comme le maïs, le mil, le sorgho, le soja et contribue à la valorisation des produits halieutiques (coquillage et farine de poisson etc.). L’aviculture moderne est à mesure de satisfaire les besoins de la population malienne en matière d’œufs et de viande de poulets à bon prix, grâce aux efforts conjugués des aviculteurs et les autres intervenants de la filière en vue

d’assurer l’autosuffisance

alimentaire. La filière avicole moderne est un créneau pourvoyeur de plusieurs emplois, compte tenu de sa diversité. Les produits avicoles représentent au Mali plus de 7,4% du Produit Intérieur Brut (PIB) du secteur de l’élevage, soit environ 0,9% du Produit National Brut (PNB) (CAE/CHEMONICS, 2001). Ainsi, au volet production, on dénombre environ 2670 exploitants qui emploient en permanence 13400 personnes (MALI, 2014). Quant aux industriels composés essentiellement d’accouveurs et de fabricants d’aliments industriels, ils emploient actuellement environ 1100 personnes (MALI, 2014). La norme FAO de consommation en viande par habitant par an, est estimée à 42,9 kg (FAO, 2014). La population du Mali est actuellement estimée à 16 872 000 habitants (POPULATION DU MONDE, 2014). Le niveau de consommation de viande par habitant par an, n’est que de 4 kg (MANKOR, 2014), alors même que le Mali est le premier pays de la zone UEMOA en ressources animales, il y a un manque important de protéines d’origine animale à combler qui est envisagé à travers la filière avicole.

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C’est ainsi que la modernisation de la filière avicole appuyée par les partenaires nationaux et internationaux, a permis aux nombreux exploitants de la Fédération des Intervenants de la Filière Avicole du Mali (FIFAM) de produire en 2013, 7210 tonnes de viande pour 4 240 800 poulets de chair, 737 897 040 œufs de consommation pour 2 732 952 pondeuses (MALI, 2014). Pour nourrir ces volailles, les fabricants d’aliments ont produit 140 000 tonnes d’aliments. Au regard de ces chiffres, la filière avicole a réalisé en 2013 un chiffre d’affaire estimé à 86 milliards de F CFA (MALI, 2014). Avec une croissance moyenne de 20% par an (MALI, 2014), les aviculteurs modernes envisagent ainsi, durant la période 2014-2015, de produire 8208 tonnes de viande, 811 684 775 œufs de consommation toute chose nécessitant la production 160 000 tonnes d’aliments pour répondre aux besoins. Le chiffre d’affaire de 2014 est estimé à 103 460 877 375 F CFA. Du point de vue socio culturel, l’aviculture joue également un rôle important dans les activités sociales : cérémonies de mariage, baptêmes, rituels, et autres festivités (FAO, 2013). En effet, presque dans tous les groupes ethniques du Mali, offrir un poulet en général et spécifiquement un coq, est un geste porteur d’une charge particulière. Il est partout la marque symbolique de la considération pour la personne cible.

I.2. Systèmes d’aviculture La classification de l’aviculture par la FAO (2013), basée sur la taille des exploitations, la technologie utilisée et les différentes mesures de biosécurité pratiquées (annexe1), permet de distinguer trois systèmes ou secteurs d’élevage avicole au Mali. Il s’agit des secteurs quatre, trois, deux.

I.2.1. Secteur quatre ou aviculture villageoise L’aviculture villageoise intéresse toutes les régions du Mali, avec des différences dans la répartition des espèces ; elle est caractérisée par l’élevage de volailles en divagation et en plein air, avec une technicité et une production sommaire. Elle utilise un matériel génétique non amélioré, avec un niveau de biosécurité très faible ou inexistant. L’élevage villageois

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se rencontre en milieu rural et urbain. Il nécessite peu d’intrants, l’encadrement est assuré par l’éleveur lui-même.

I.2.2. Secteur trois ou aviculture semi-industrielle L’aviculture semi-industrielle, est concentrée en grande partie autour des zones périurbaines de Bamako et des autres grandes villes, pour répondre à la demande du marché. Elle utilise certaines techniques industrielles comme les souches aviaires sélectionnées de haute productivité et des mesures pour limiter les effets de la chaleur. L’objectif principal de l’aviculture semi-industrielle est la commercialisation des produits (œufs de consommation, viande de poulets de chair, poules de réforme), d’où l’utilisation d’une méthodologie élaborée et des investissements importants avec un fort recours aux intrants sanitaire et alimentaire. Le niveau de biosécurité reste par contre faible. Les effectifs dans ces élevages varient de quelques centaines à quelques milliers de poulets.

I.2.3. Secteur deux ou aviculture industrielle L’aviculture industrielle est peu répandue au Mali à cause des différentes normes internationales en termes de taille et de niveau de production à respecter. Elle est de ce fait assimilée à l’aviculture semi-industrielle pour constituer la catégorie de « l’aviculture moderne» par opposition à «l’aviculture villageoise».

I.3. Organisation de la filière avicole du Mali Créée en 2005, la Fédération des Intervenants de la Filière Avicole du Mali (FIFAM) regroupe l’ensemble des acteurs de cette filière et en assure la représentation, des accouveurs aux producteurs d’œufs de consommation et de poulets de chair, en passant par les provendiers. C’est une organisation de type coopératif dont les statuts ont été mis en harmonie avec les dispositions de l’acte uniforme de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) sur les sociétés coopératives. La FIFAM porte la parole de la filière auprès de l’Etat, siège à l’Assemblée permanente des Chambres D’Agriculture (APCAM) et représente la filière avicole du Mali au sein de l’Union des

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Organisations de la filière Avicole de l’UEMOA (UOFA –UEMOA). A ce titre, outre cette mission de représentation, elle assume celles d’encadrement, d’information et de formation, de recherche des appuis nécessaires à la promotion de la filière avicole. Depuis 2007, la FIFAM a entrepris une restructuration par maillon de ses membres, c’est ainsi que sont nées : -

la Coopérative des Producteurs de Poulets de Chair (COPROCHAIR) ;

-

la Coopérative des Producteurs d’œufs de Consommation (COPRODOC) ;

-

la Coopérative des Fabricants d’aliment du Mali (COFAMA) ;

-

l’Association Nationale des Accouveurs (ANAC) ;

-

la Coopérative des Techniciens ;

-

les Coopératives des marchands de volaille.

I.4. Les principaux acquis, faiblesses et défis de la filière avicole du Mali I.4.1. Principaux acquis de la filière Les principaux acquis de la filière sont: -

la multiplication des exploitations avicoles modernes et l’accroissement des effectifs ;

-

le relèvement du niveau technique et professionnel de ses acteurs ;

-

l’amélioration des capacités de reproduction des exploitants avicoles par l’acquisition de matériel et de l’équipement avicoles plus performants ;

-

la construction et la mise en exploitation de 23 marchés à volaille dotés d’infrastructures équipées réalisées par l’Etat ;

-

le contrôle des principales pathologies aviaires ;

-

la mise en place et l’exploitation de nombreux couvoirs locaux ;

-

l’amélioration du circuit de commercialisation des produits avicoles.

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I.4.2. Faiblesses de la filière Quant aux faiblesses de la filière avicole du Mali, il s’agit essentiellement de : -

la Faible représentation et structuration de la filière et au niveau national ;

-

le Fonds des coopératives et des associations est limité essentiellement aux frais d’adhésion, aux parts sociales et aux cotisations mensuelles ;

-

le manque de bulletin d’information et la faible communication sur les acquis de la filière (MALI, 2014).

I.4.3. Défis de la filière Les défis de la filière avicole du Mali sont : -

mettre en place un fonds de garantie pouvant faciliter l’accès aux crédits bancaires ;

-

assurer l’autosuffisance en production de poussins d’un jour ;

-

assurer la certification des couvoirs de production de poussin d’un jour ;

-

assurer l’autosuffisance en productions d’œufs à couver par le développement de l’élevage des parentaux ;

-

avoir une meilleure organisation de la filière ;

-

assurer la formation régulière et continue des acteurs de la filière ;

-

Assurer de meilleures conditions de transport, d’abattage et de conditionnement des produits avicoles ;

-

Mettre en place des circuits fiables de contrôle et d’approvisionnement du marché.

Un autre des défis qui apparaît être celui de la FIFAM, est la vulgarisation des produits avicoles souvent perçus comme une marque d’aisance ou de luxe, en terme de consommation par la grande masse malgré leur apport protéique.

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CHAPITRE II : THERMOREGULATION CHEZ LE POULET DE CHAIR II.1. Notion d’homéothermie Les oiseaux, comme les mammifères, sont des homéothermes qui doivent maintenir relativement fixe leur température interne, malgré des variations de la température ambiante (LARBIER et LECLERQ, 1992). Pour cela, les pertes de chaleur doivent être équivalentes à la quantité de chaleur produite. Chez le poussin d’un (1) jour, la température rectale est comprise entre 38°C et 39,5°C et elle s’élève progressivement, puis s’arrime entre 40, 5 et 41,5°C vers les 21 jours (VALANCONY, 2003), soit 3-5°C de plus que celle des mammifères ; ce qui les rendraient comparativement moins sensibles au stress thermique (MELTZER, 1983). Chez la volaille de trois à sept jours d’âge, la neutralité thermique se situe entre 32 et 30°C, alors que chez la volaille adulte, la zone de confort thermique est comprise entre 15 et 20° C (BARNAS 1981 ; GERAERT 1991). On définit la zone de neutralité thermique pour chaque espèce animale, comme la plage de température à l’intérieur de laquelle des efforts de thermorégulation sont minimes.

II.2. Facteurs de l’équilibre thermique Comme tous les homéothermes, les oiseaux arrivent à maintenir

leur température

corporelle relativement fixe, grâce à un équilibre entre gain de chaleur ou thermogenèse et perte de chaleur ou thermolyse.

II.2.1.Thermogenèse II.2.1.1. Sources de chaleur Deux types de thermogenèse sont à l’origine des gains de chaleur du poulet de chair ; il s’agit de la thermogenèse exogène qui provient des radiations solaires que reçoit l’animal et de la thermogenèse endogène correspondant à la chaleur produite par l’organisme de

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l’animal, suite aux différentes activités métaboliques : l’activité musculaire, la respiration et le fonctionnement cardiaque etc., ( GERAERT (1991) . La Figure 1 présente le bilan énergétique indiquant les différentes composantes de la dépense énergétique à l’origine de la thermogenèse endogène. Il ressort de cette figure, que les principales sources de chaleur endogène, sont le métabolisme basal, activité physique et la thermogenèse alimentaire ou extra-chaleur.

Energie Brute Energie des Excréta Energie Métabolisable Dépense énergétique = Production de chaleur

Energie retenue

-

Sous forme

Protéines

Lipides

Métabolisme basal Activité physique Thermogenèse de thermorégulation Thermogenèse alimentaire = extra chaleur

Figure 1: Bilan énergétique Source : GERAERT (1991)  Métabolisme basal Le métabolisme basal se définit chez les oiseaux comme la production de chaleur au repos en état de jeûne post-prandial, et dans la zone de neutralité thermique, il est estimé par la production de chaleur à jeun. L’augmentation de la température ambiante entraîne une diminution de la production de chaleur à jeun (FARELL, 1988).

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Le métabolisme basal peut aussi être réduit par la sélection génétique. Les poulets White Leghorn (souche ponte) apparaissent plus tolérants à la chaleur que les autres souches commerciales, ceci pourrait s’expliquer par leur masse corporelle plus faible et leur appendice, leur crête et leur barbillon plus développés (MAC LEOD, 1984).  Activité physique L’activité physique représente l’ensemble des mouvements qui contribuent à la production de chaleur outre la station debout, le déplacement, et la polypnée thermique. Chez les poules pondeuses, la station débout accroît de 25% la production de chaleur par rapport à la position de repos (VAN KAMPEN, 1976). Au maximum, 15% de la production de chaleur journalière provient de l’activité physique, et ce taux peut descendre jusqu’à 6% selon le génotype (MAC LEOD et al., 1982). Les poulets passent 65% de leur temps couchés avec des interruptions fréquentes pour manger, boire ou se déplacer (MURPHY et PRETON, 1988). En effet, au moment de la station debout, les oiseaux produisent un bref efflux de chaleur et augmenteraient la surface corporelle disponible pour la perte de chaleur par diminution du contact avec les voisins ou le sol (GERAERT, 1991).  Extra-chaleur ou thermogenèse alimentaire L’extra-chaleur est l’énergie que génère l’ingestion, la digestion des aliments, mais également de l’utilisation de l’énergie métabolique des nutriments résultant de cette digestion. Elle varie en fonction de la composition de l’aliment et est de l’ordre de 15 à 30% de l’énergie métabolisable avec les aliments complets. Ainsi, une ration à forte extrachaleur, est défavorable en climat chaud. Les protéines sont connues pour représenter la plus forte contribution à la thermogenèse alimentaire par rapport aux glucides ou aux lipides (TASAKI et KUSHIMA, 1979). De plus, tout apport d’acides aminés en excès par rapport aux besoins, entraîne un catabolisme accru et une augmentation de la production de chaleur.

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La majeure partie de l’énergie alimentaire se trouve sous forme de glucides ou de lipides. L’intérêt des glucides ou des lipides comme source énergétique dépend de la température ambiante, les lipides ont l’extra chaleur la plus basse des trois classes de nutriments.

II.2.1.2. Contrôle hormonal de la thermogenèse De nombreuses hormones interviennent dans la régulation des processus thermogéniques dont principalement celles d’origine thyroïdienne et surrénalienne ; de manière directe se sont les hormones thyroïdiennes qui sont impliquées (COLLIN et al., 2009).  Rôle de la glande thyroïde Le rôle principal de la glande thyroïde sur le plan du métabolisme énergétique réside dans le contrôle de la thermogenèse. La triiodothyronine (T3) et la thyroxine (T4) sont les principales hormones sécrétées par la glande thyroïde. Une thyroïdectomie ou l’administration d’inhibiteur de la synthèse d’hormones thyroïdiennes comme le thiouracil, entraine un défaut de thermorégulation et une diminution de la thermogenèse chez les poussins (DAVISON et al., 1980). Par contre, l’administration des hormones thyroïdiennes stimule la production de la chaleur chez la volaille (SINGH et al., 1968). Les variations de T4 ou T3 semblent plus reliées à l’ingéré énergétique qu’a d’autres facteurs (ROSEBROUGH et al., 1989). Mais c’est plus le bilan énergétique (ingéré et dépense énergétique) qui est important (DANFORTH et BURGER, 1989). Quand l’ingéré énergétique diminue pendant que le bilan reste équilibré par la diminution de la dépense énergétique, la concentration plasmatique de (T3) ne varie pas, il y a seulement une diminution de la noradrénaline circulante. Mais s’il y a une réduction de l’ingéré énergétique sans diminution de la dépense (bilan énergétique négatif) la concentration circulante de la T3 diminue. La triiodothyronine (T3) diminue chez les poulets élevés au

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chaud (35°C) comparé à d’autres maintenus à 22°C et ingérant la même quantité d’aliment (MITCHELL et GODDARD, 1990).  Rôle des glandes surrénales Les glandes surrénales sont fortement impliquées dans la régulation de l’activité des différents organes et ont un rôle important dans la réponse au stress. Les principales hormones dont le taux plasmatique varie en fonction de la température sont la corticostérone et les catécholamines (adrénaline et noradrénaline). Le taux de corticostérone plasmatique augmente pendant des épisodes chauds suivis d’une diminution significative (EDENS et SIEGEL, 1976). Les jeunes oiseaux chez lesquels le cortex surrénalien est peu développé, ne secrète pas suffisamment de corticostérone, présentent une prostration lorsqu’ils sont soumis au chaud (GERAERT, 1991). Quant aux catécholamines, leur réponse à un stress thermique est immédiate en raison de l’innervation sympathique des surrénales. Une injection périphérique de noradrénaline entraîne une augmentation de la consommation d’oxygène et une hyperthermie chez les pigeons placés à 32°C (HISSA et SAARELA , 1980).

II.2.2. Thermolyse Les différentes étapes du mécanisme de la perte de chaleur peuvent être réparties en deux ensembles que sont les pertes sensibles augmentant la température ambiante et les pertes insensibles qui n’entraînent pas le réchauffement du milieu.

II.2.2.1. Chaleur sensible En conditions tempérées, environ 75% de la chaleur produite par les oiseaux est éliminée par voie sensible (EL BOUSHY et VAN MARLE, 1978). La chaleur sensible ou libre est perdue dans les produits (fientes et œufs) mais surtout à la surface du corps par trois mécanismes :

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 le Rayonnement : si la température de surface du corps est supérieure à celle de l’air ambiant, la chaleur est perdue par rayonnement ;  la conduction : la perte de chaleur par conduction n’est possible que lorsque le corps est en contact avec un milieu conducteur tel qu’une paroi humide du bâtiment ou le sol du poulailler ;  la Convection : l’air qui se réchauffe au contact du corps de la poule se dilate et monte, entrainant avec lui des calories, ce mouvement étant favorisé en présence d’une ventilation, et les pertes de chaleur sont d’autant plus importantes que la vitesse de l’air est élevée. L’élimination de la chaleur par ces trois mécanismes est favorisée par l’intervention d’un ensemble de réactions végétatives et comportementales :  réactions végétatives : ce type de réactions se résume en une augmentation de la fréquence respiratoire, cardiaque et une vasodilatation au niveau des épithéliums des voies respiratoires, des pattes, de la crête et des barbillons,  réactions comportementales : les animaux dans ce cas évitent leurs congénères, recherchent le contact avec des objets froids, cherchent des zones ventilées ou ombragées, écartent les ailes et se couchent sur la litière. Ces réactions comportementales sont très efficaces dans les élevages extensifs, mais d’une moindre efficacité en élevage intensif et sont impossibles lors d’élevage en cage (BOUZOUAIA, 2015).

II.2.2.2. Chaleur latente La chaleur latente ou liée, est éliminée par un ensemble de moyens actifs aboutissant à une élimination calorique sous forme de vapeur d’eau. Chez les oiseaux qui sont dépourvus de glandes sudoripares, l’appareil respiratoire représente la voie principale d’élimination de vapeur d’eau (DAWSON, 1982). L’air inhalé passe dans les voies respiratoires et se charge

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progressivement en vapeur d’eau jusqu’à saturation ; la quantité d’eau et donc de chaleur évacuée de cette façon, dépend de la température ambiante et de l’humidité relative. L’augmentation de la fréquence respiratoire augmente la quantité de chaleur éliminée; cette fréquence passe de 30 cycles/mn lorsque la température corporelle est de 41°C à 160 cycles/mn pour une température corporelle de 44°C. Ce phénomène appelé polypnée thermique ou hyperventilation thermique, débute lorsque la température ambiante est de 29°C avec une hygrométrie normale, ou dès 27°C avec une hygrométrie élevée (BOUZOUAIA, 2015). La polypnée thermique due à l’hyperthermie, est déclenchée à partir des centres localisés au niveau de la moelle épinière et de l’hypothalamus. Elle ne se met en place qu’après l’augmentation de la température hypothalamique et colonique (WOODS et WHITTOW, 1974). Le système vagal afférent est aussi impliqué dans ce contrôle en ce sens qu’une vagotomie bilatérale supprime la respiration rapide chez le poulet, les cailles, et le canard (DAWSON, 1982). La polypnée thermique s’accompagne d’une réduction de la pression partielle de CO2 et de la concentration en ions H+ (augmentation du pH sanguin) entraînant un déséquilibre acido-basique appelé alcalose respiratoire. Elle limite la croissance des poulets, mais peut partiellement être supprimée par un traitement alimentaire (GERAERT, 1991). Par ailleurs une hygrométrie élevée sature l’atmosphère en vapeur d’eau, réduisant ainsi les possibilités d’évaporation. Elle favorise alors la sensation de stress thermique (GERAERT, 1991). A 34°C et à 40% d’humidité, les poulets perdent 80% de la chaleur par évaporation, alors qu’à la même température à 90% d’humidité, les pertes latentes ne représentent plus que 39% du flux de chaleur (ROMIJN et LOCKHORST, 1966). Les principaux mécanismes de thermolyse chez le poulet de chair, sont indiqués dans la (Figure 2).

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Figure 2 : Principaux modes de Thermolyse chez le poulet Source : (ITAVI, AFSSA, INRA, 2004)

II.3. Mécanismes thermorégulateurs en ambiance chaude Les oiseaux sont capables d’adapter leur métabolisme et leur comportement de façon à maintenir leur température interne constante. Cet effort d’adaptation est pratiquement nul à l’intérieur de la zone de neutralité thermique. Les moyens de lutte contre la chaleur mis en œuvre par l’organisme sont représentés par la diminution de la thermogenèse (production de chaleur) et l’augmentation de la thermolyse ou perte de chaleur (BOUZOUAIA, 2015). Lorsque la température ambiante dépasse 23°C, le premier réflexe de l’animal est de limiter ses apports énergétiques en diminuant sa consommation alimentaire (HOWLIDER et ROSE, 1987). Dans l’environnement chaud, le métabolisme des oiseaux se réduit rapidement au niveau de l’entretien le plus bas. Les déplacements sont limités et la consommation des aliments diminue, ce qui explique une partie de la perte économique associée au stress thermique (VALANCONY, 1997).

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A partir de 26°C, le poulet engage une véritable lutte contre la chaleur, il ouvre ses ailes au maximum, en dilate ses vaisseaux sanguins, l’évaporation devient alors un mode très important d’élimination de chaleur (VAN KAMPEN, 1981). Plus la température augmente, plus les pertes de chaleur sensibles diminuent et la perte de chaleur latente devient le seul mécanisme opérationnel pour maintenir l’animal en vie (KETTLEWELL, 1989). Les déperditions de chaleur sont liées à la fréquence respiratoire des poulets, qui peut s’élever et entrainer comme mentionné plus haut un alcalose respiratoire (BOTTJE et HARRISON, 1985). Cette alcalose témoigne d’un début de coup de chaleur ou stress thermique.

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CHAPITRE III : STRESS THERMIQUE CHEZ LE POULET DE CHAIR ET DIFFERENTS MOYENS DE LUTTE III.1. Stress thermique chez le poulet de chair Le stress se définit comme un stimulus ou une succession de stimuli capable de rompre l’équilibre d’un organisme et laisser prise alors, à tout agent pathogène (CASTING, 1979). En d’autres termes, le stress est l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement. Ces réponses dépendent toujours de la perception qu'a l'individu des pressions qu'il ressent (WIKIPEDIA, 2015). Le stress thermique est aussi la somme des forces extérieures à un animal homéotherme qui agissent pour modifier la température corporelle par rapport à l’état normal (YOUCEF, 1984)

III.1.1. Les différentes étapes du coup de chaleur chez le poulet Comme l’indique la Figure 3, le coup de chaleur chez le poulet se déroule en 4 étapes essentielles. Pendant la première étape, il existe un équilibre thermique entre le poulet et le milieu ambiant. La deuxième étape se caractérise par une augmentation de la température corporelle et de la fréquence respiratoire. Au fur et à mesure que s’installe l’alcalose respiratoire, les systèmes de correction du pH sanguin se mettent en place, mais ceux-ci se trouvent vite dépassés (DEYHIM et TEETER, 1991). Cette alcalose perturbe fortement l’action des cellules excitables en particulier cardiaques et nerveuses. La troisième étape correspond à l’étape la plus critique, le poulet atteint sa limite de résistance. Par ailleurs, si le rythme respiratoire atteint des valeurs trop élevées, la production de chaleur des muscles respiratoires limite l’efficacité de l’élimination.

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A la quatrième étape, il y a une augmentation brutale de la température corporelle jusqu’à un maximum de 47°C. Ainsi, à ce stade de polypnée, les échanges gazeux respiratoires, d’excessifs qu’ils étaient au début deviennent insuffisants, car l’air inspiré est rejeté avant d’avoir atteint les poumons. L’hypoxie qui s’installe alors, s’ajoute à l’alcalose et provoque rapidement la mort par arrêt cardiaque ou respiratoire (VALANCONY, 1997).

Figure 3: Déroulement du coup de chaleur chez le poulet Source : (VALANCONY, 1997)

III.1.2. Conditions d’élevage à risque Le coup de chaleur chez le poulet ne peut subvenir qu’à certaines conditions d’élevage notamment : les fortes températures et l’hygrométrie de l’environnement, le taux de renouvellement et les vitesses d’air.

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En période estivale, comme en d’autres saisons, la surveillance de certains paramètres dits à haut risque se doit d’être faite. Il s’agit de : -

la température : la différence entre la température corporelle de l’animal et celle de l’environnement détermine l'importance des pertes de chaleur sensible ;

-

l’humidité relative de l’air : les pertes de chaleur par évaporation pulmonaire, sont limitées par l’humidité relative d’où l’intérêt de ne pas dépasser certains seuils. L’hygrométrie idéale se situe à environ 55% (VALANCONY, 2003);

-

le taux de renouvellement et les vitesses d'air : ils agissent sur la qualité de l’air (l’ammoniac, poussières, etc.), donc sur la résistance des animaux au stress et sur les pertes de chaleur par convection forcée.

III.1.3. Effets du stress thermique sur les poulets III.1.3.1. Au plan respiratoire Le poulet augmente son rythme respiratoire (160 mouvements/minute contre 20 à 37 normalement) afin de diminuer sa température corporelle par l’échange au niveau des poumons et par l’exportation de calories dans la vapeur d’eau de l’air expiré (MARDER ET ARAD, 1989). Les sacs aériens jouent un rôle important, puisque l’air frais et sec dont ils se remplissent, s’humidifient enlevant ainsi à l’organisme une quantité importante de vapeur d’eau, donc de calories par un phénomène identique à la sudation chez les mammifères.

III.1.3.2. Sur la consommation alimentaire  Ingéré alimentaire On peut estimer la diminution de l’ingéré alimentaire à : o 1,5 g par °C d’augmentation de température en 26 et 32°C o 4,2 g par °C d’augmentation de température entre 32 et 36°C

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Cette diminution de l’ingéré alimentaire est

plus importante si l’augmentation de

température s’accompagne d’une augmentation de l’humidité relative.  Consommation d’eau L’augmentation de la température ambiante se traduit par une augmentation de la consommation d’eau, qui est sensible dès 20°C. Elle est multipliée par 2 lorsque la température passe de 21 à 32°C et par 3 lorsque la température passe de 21 à 37°C. Le rapport Eau/Aliment augmente rapidement lorsque la température augmente, atteignant des valeurs voisines de 8 autour de 37°C (BOUZOUAIA, 2015).

III.1.3.3. Sur la croissance Les températures ambiantes élevées réduisent la croissance des poulets et ceci quelle que soit l’origine génétique des animaux (WASHBURN et EBERHART, 1988). Chez le poulet de chair, on note une diminution du gain de poids quotidien qui s’explique par la diminution du métabolisme des animaux et de l’absorption des nutriments au niveau intestinal. D’une manière générale, la chaleur réduit les performances de croissance du poulet de chair (Tableau I).

III.1.3.4. Sur la viabilité La mortalité par coup de chaleur est principalement due à une défaillance cardiaque associée à des troubles nerveux résultants de l’alcalose et de l’hypoxie chronique qui s’installe (MARDER ET ARAD, 1989).

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Tableau I: Effet de la chaleur sur les performances de croissance des poulets de chair entre 2 et 4 semaines d’âge. Température Alimentation

22° C

22° C

35° C

ad libitum Egalisée ad libitum 127 ,6

90,7

95,8

Gain de poids (g/jour)

50,7

41,2

29,9

Indice de consommation

2,6

2,4

3,2

Poids vif final (g)

881

847

703

Ingéré (g/jour)

Source : Mitchell et Goddard (1990)

III.2. Moyens de lutte contre le stress thermique chez le poulet III.2.1.Amélioration génétique D’un point de vue zootechnique, les moyens de lutte contre le stress thermique sont limités. En effet, une amélioration de la race s’accompagne toujours d’une diminution de la rusticité des sujets améliorés. Les races de poulet de chair les mieux adaptées à la chaleur sont généralement les races d’origine américaine que sont : "la Rhode Island Red, la New Hampshire et la Wyandotte blanche" (ROSSILET, 2001 ; DAYON et ARBELOT, 1997).

III.2.2. Modification de la photopériode Des études ont montré que les rythmes d’éclairage peuvent avoir une influence sur la résistance à la chaleur ; une alternance régulière de 7 heures d’éclairement avec 7 heures d’obscurité par exemple permet, d’augmenter le gain de poids lors de l’exposition au chaud (TEETER et al., 1989).

III.2.3. Alimentation Le jeûne même de courte durée, avant la période de chaleur, est préférable sur le plan des performances à un maintien de l’alimentation à volonté (la mortalité peu baisser de 10%)

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(LOTT, 1991). Ceci s’explique d’une part par la réplétion du gésier qui entraîne une activation de la sécrétion d’acide chloridrique par le proventricule, et renforce donc l’alcalose, et d’autre part par l’activité motrice digestive consécutive à une alimentation à volonté, qui augmente la thermogenèse. Les aliments par leur composition interviennent dans l’amélioration des performances zootechniques des oiseaux. La supplémentation en certains acides aminés (méthionine, lysine) améliore les performances des poulets de chair en période chaude (SIBBALD et WOLYNETZ, 1986). Il semble établi qu’un régime hautement énergétique (3200 kcal EM/kg) est préférable chez les poulets de chair dans les conditions estivales pour maintenir les gains de poids (LOTT, 1991). L’apport énergétique supplémentaire à 5% permet d’améliorer la croissance des poulets de chair et leur indice de consommation et réduit de manière significative le taux de mortalité des poulets de chair (THIOUNE, 2012).

III.2.4. Abreuvement Les performances zootechniques et la survie des animaux dans les conditions estivales, sont directement corrélées à la quantité d’eau consommée, à la qualité de l’eau ainsi qu’à la température à laquelle l’eau est distribuée. Plus les oiseaux boivent, mieux ils se portent (LOTT, 1991). Pour compenser les pertes d’eau par déshydratation sous l’effet de la chaleur, l’eau de boisson doit être distribuée à volonté, fraîche et de bonne qualité.

III.2.5. Acclimatation précoce Le terme d’acclimatation est généralement utilisé pour décrire les changements induits par une longue exposition des animaux à une température particulière dans des conditions contrôlées. Des poulets de chair acclimatés par expositions répétées à des températures élevées, résistent mieux lorsqu’ils sont placés dans un environnement encore plus chaud et

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leur température corporelle augmente moins que celle de témoins non acclimatés (DE BASILIO et PICARD, 2002).

III.2.6. Mesures thérapeutiques diverses  Substances énergétiques Les glucides compensent des pertes en énergie et augmentent l'abreuvement. La protection des hépatocytes est assurée par le sorbitol et la choline en particulier lors de l’utilisation de lipides (huiles végétales) augmentant l’apport énergétique de l’aliment.  Carnitine La carnitine est une substance bio synthétisée à partir de la lysine et de la méthionine, son apport permet d’augmenter la consommation d’eau et d’éliminer les acides gras libres en excès. Cet apport peut être aussi recommandé (BOUZOUAIA, 2015).  Vitamines o Vitamine C ou acide ascorbique L’acide ascorbique est une vitamine hydrosoluble, son utilisation dans la lutte contre la chaleur, donne des résultats non significatifs sur le plan de l’ingéré alimentaire. Par contre, on note une amélioration du Gain Moyen Quotidien (GMQ) et une amélioration de l’indice de Consommation (IC) (KASSIM et NORZIHA, 1995). L’utilisation de la vitamine C est bénéfique après un grand stress thermique, on note une diminution de la mortalité et une amélioration de la résistance à la chaleur (THAXTON et PARDUE, 1984). L’apport de la vitamine C pendant un stress thermique limite l’augmentation de la température corporelle chez le poulet de chair (AHMAD et al., 1967). o Vitamines E et D3 Le besoin en vitamine E augmente pendant le stress thermique (CHEVILLE, 1977). Elle joue un rôle d’antioxydant physiologique par inactivation des radicaux libres, contribue au maintien de l’intégrité des cellules endothéliales. Le stress thermique interfère avec la

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conversion de la vitamine D3 sous sa forme active, étape importante pour le métabolisme du calcium (SCOTT, 1966).  Correcteurs de l’équilibre acido-basique o le bicarbonate de sodium (NaHCO3) est administré dans l'eau de boisson à la concentration de 0,5% ou incorporé dans l'aliment à la concentration de 4 kg/tonne, o le chlorure d'ammonium (NH4Cl) est administré dans l'eau de boisson à la concentration de 0,3 à 0,5% avec un risque d’acidose au-delà de 0,6%. L’association de NaHCO3 et de NH4Cl aux doses préconisées donne de meilleurs résultats que ceux obtenus par l'administration de chacun de ces deux sels séparément, o Le chlorure de sodium (NaCl) à la dose de 3 à 5 g/litre n'intervient pas sur l'alcalose, mais augmente l'ingestion de l'eau à condition que la température de celle-ci soit basse, o Le chlorure de potassium (KCl) à la concentration de 0,1 à 0,2 % peut aussi être utilisé (BOUZOUAIA, 2015).  Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) Le mécanisme d’action des AINS réside dans une interférence avec la synthèse de la prostaglandine, qui est un facteur intervenant entre autres au niveau des centres thermorégulateurs pour entraîner une hyperthermie. Deux substances peuvent être utilisées : o la flunixine, à la dose de 5 mg/litre d'eau pendant3 jours ; o l'acide acétyl-salicylique (aspirine), recommandé depuis longtemps dans la thérapeutique du coup de chaleur, seul ou associé à la vitamine C, à la dose de 300 mg/litre d'eau pendant 1 à 3 jours (BOUZOUAIA, 2015).  Antibiotiques

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L’érythromycine et l’oxytétracycline stimulent les performances zootechniques et diminuent la mortalité. La bacitracine zinc stimule la réponse immunitaire et augmente la consommation d'aliment, à la dose de 55 g/t dans l'aliment en continu pendant la saison chaude et à 110 g/t pendant les périodes très chaudes.  Phénothiazine La phénothiazine incorporée à la dose de 2,5 à 5 g /kg d’aliment, diminue les pertes liées à la chaleur et rétablit le GMQ chez le poulet de chair de 5 semaines d’âge (BOUZOUAIA, 2015).

III.2.7. Autres moyens de lutte Plusieurs autres moyens sont utilisés pour lutter contre le stress thermique en période estivale. Certains éleveurs alimentent leurs sujets en période fraiche c’est-à-dire tôt le matin (entre 6 heures et 9 heures) ou tard dans l’après-midi à partir de 17 heures, car la digestion des aliments s’accompagne d’une production de chaleur par thermogenèse alimentaire ce qui baisserait la prise alimentaire. D’autres éleveurs distribuent aux poulets de l’eau de boisson fraiche à volonté (ITAVI, 2004). Dans certains cas, les éleveurs procèdent à l’humidification de la toiture du bâtiment pour baisser la température ambiante à l’intérieur du poulailler (THIOUNE, 2012) ou asperge les sujets avec de l’eau à fines gouttes pour leur procurer une sensation de fraicheur au contact de l’air. Il existe également des éleveurs qui installent des bottes de pailles préalablement imbibées d’eau le long des cotés ouverts des bâtiments d’élevage, l’air qui traverse ces bottes de pailles entre assez frais dans le poulailler. En définitive, le stress thermique a des conséquences négatives sur les performances zootechniques du poulet de chair, par la mise en jeu des mécanismes thermorégulateurs. La réduction de l’ingéré alimentaire par les poulets, dans le but de diminuer la thermogenèse endogène, est l’une des principales causes de la baisse des performances zootechniques. Plusieurs moyens thérapeutiques ont été préconisés

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par différents auteurs, afin de limiter l’effet défavorable de la chaleur, dont ceux basés sur l’incorporation de certains additifs dans l’alimentation des volailles. C’est ainsi que cette étude a été réalisée dans la région périurbaine de Bamako (Mali) afin de tester le CLIMFEED. La seconde partie de cette étude présentera les différentes opérations effectuées au cours de cette expérimentation et les résultats obtenus.

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DEUXIEME PARTIE : ETUDE EXPERIMENTALE CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES CHAPITRE II : RESULTATS CHAPITRE III : DISCUSSION

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CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES I.1. MATERIEL I.1.1. Site et période d’étude Cette étude a été menée du 28 Octobre au 11 Décembre 2014 à la ferme PROMAVET SARL située à Zougoumain village de la commune rurale de Sanakoroba, en périphérie du district de Bamako (Mali).

I.1.2. Le CLIMFEED Le CLIMFEED est un complément alimentaire présenté sous forme de poudre développé par le laboratoire NUTRECO basé en Hollande. Ce produit nous a été offert par le groupe VETO PARTENER’S de Dakar (Sénégal) afin de tester son efficacité dans la lutte contre le stress thermique. Selon le fabricant, le CLIMFEED a l’avantage en période de chaleur, de réduire les réactions oxydatives en maintenant l’osmolarité cellulaire et les fonctions cellulaires. Il s’appuie pour cela sur l’anti-oxydant "AO mix" et un complexe osmorégulateur, dont les effets de l’association sont synergiques. "AO mix" est un mélange de polyphénols naturels aux effets synergiques qui comporte de fortes propriétés anti-oxydantes, une distribution dans les milieux hydrophobes et hydrophiles et une grande biodisponibilité digestive. Ces trois caractéristiques mesurées par l'indice pour "Digestible Oxygen Radical Absorbance" (DORAC) expliquent l'efficacité de ce complexe anti-oxydant et ses différents avantages. Il peut, d’après le fabricant, remplacer une partie de la vitamine E, offrir ainsi une grande efficacité in vivo et protège les fonctions vitales, d'immunité et de reproduction. En plus de l’anti-oxydant "AO mix" et du complexe osmorégulateur, dans le CLIMFEED se trouve d’autres composants qui sont rapportés en Annexe I.

29


I.1.3. Les oiseaux L’étude a été réalisée sur 160 poussins de souche Cobb500 importés de la Hollande avec un poids moyen de 41,37 g au premier jour d’âge. Les oiseaux ont été élevés au sol dans les mêmes conditions d’humidité, de ventilation et de température.

I.1.4. Matériel d’élevage et de contrôle de performance -

matériel d’élevage : il est composé de mangeoires, d’abreuvoirs, d’ampoules électriques, de seaux gradués, de la litière de foin, d’un radiant à gaz ;

-

cloisons grillagées pour faciliter la mise en lots des animaux,

-

matériel de nettoyage et de désinfection ;

-

médicaments vétérinaires: vaccins, vitamines, anti-infectieux, anticoccidiens ;

-

peson dynamométrique de 5kg +/- 20g (Figure 4a) ;

-

matériel de mesure des

paramètres d’ambiance : thermomètre (Figure 4b),

hygromètre (Figure 4c) ; -

thermomètre rectale ;

-

matériel pour prélèvements sanguins : tubes EDTA (Figure 4d), porte tube, aiguille, porte aiguille, gants, alcool, coton ; glacière, conservateur de froid ;

-

pH-mètre et chronomètre.

30


Balance dynamométrique (a)

Thermomètre Mini Maxi (b)

Hygromètre (c)

Tubes EDTA (d)

Figure 4 : Quelques Matériels utilisés

Source : Auteur

31


I.1.5. Aliment et eau de boisson Les animaux ont été nourris avec: -

du 1er au 7ème jour d’âge : l’aliment démarrage en miettes ‘‘KOUDIJS’’ ;

-

du 8ème au 21ème jour : l’aliment croissance composé à 65% de maïs et 35% de concentré ‘‘KOUDIJS’’ ;

-

du 22ème jour au 45ème jour : deux rations finitions ont été distribuées à deux lots différents : l’une contenant : 69,9% de maïs, 30% de ‘‘KOUDIJS’’ complémenté avec du CLIMFEED à 0,1% soit 1 kg/1000 kg et l’autre ration contenant 70% de maïs et 30% de concentré ‘‘KOUDIJS’’.

La composition nutritionnelle des miettes et du concentré ‘‘KOUDIJS’’ est décrite dans le Tableau II. Les oiseaux ont été abreuvés ad libitum et à l’eau de puits. Tableau II: composition nutritionnelle des miettes et du concentré KOUDIJS NUTRIMENTS

Miettes koudijs

Concentré Koudijs

ME (kcal/kg)

3150

2250

Protéines brutes

22%

43%

Matières grasses

7,50%

4,40%

Fibres brutes

2,50%

5%

Lysine

1,30%

3%

Méthionine

0,60%

1,20%

Met + cystéine

0,95%

1,80%

Calcium

0,95

2,50

Sodium

0,20

0,45%

Phosphore

0,60

1,16%

32


I.2. Méthodologie I.2.1. Conduite de l’élevage des oiseaux I.2.1.1. Préparation du bâtiment Le bâtiment d’élevage ayant servi à la réalisation de l’expérimentation fût nouvellement construit. Il a été nettoyé, désinfecté à la chaux vive puis est resté fermé pendant 24 heures avant la réception des poussins. La litière de foin fût par la suite installée puis désinfecté au VIRUNET®. Les mangeoires et abreuvoirs préalablement nettoyés à l’eau savonneuse, et désinfectés avec le VIRUNET® ont été installés le jour de l’arrivée des poussins. L’éclairage dans le bâtiment a été permanent durant tout l’essai. Il a été assuré d’une part, par la lumière naturelle du jour et d’autres parts, par la lumière artificielle avec des ampoules électriques.

I.2.1.2. Installation des poussins A leur arrivée, les poussins ont été installés dans une poussinière de 12m² chauffée avec un radian à gaz (Figure 5). Après un décompte des sujets, plusieurs contrôles ont été réalisés dans le but de faire un tri des sujets, la qualité des poussins a été appréciée à travers la bonne cicatrisation de l’ombilic, la température des pattes, leur vivacité, l’absence de malformations diverses, etc. Une pesée des sujets a été effectuée afin de déterminer leur poids moyen. Ces différentes opérations nous ont permis de sélectionner les poussins aptes pour les essais. L’aliment a été servi une heure après l’arrivée des poussins. Par contre, l’eau était déjà servie dans les abreuvoirs avant même l’arrivée des poussins.

33


Figure 5 : Poussins installés dans la poussinière

I.2.1.3. Programme de prophylaxie médicale Tous les oiseaux ont fait l’objet du même programme de prophylaxie médicale (Annexe III) conformément aux pratiques habituelles de la ferme hôte.

I.2.1.4. Allotement des poulets La phase d’allotement a consisté à scinder les sujets pris au hasard en deux groupes, selon que la ration alimentaire contienne ou non du CLIMFEED. Le premier lot est composé de 77 sujets et le deuxième lot de 76 sujets. Chaque sujet a été identifié à l’aide d’une bague numérotée posée à la patte. Cette identification avait pour but de faciliter l’enregistrement des paramètres tels que la pesée individuelle, la prise de sang, l’enregistrement de la fréquence respiratoire et de la température rectale. L’additif alimentaire, c’est-à-dire le CLIMFEED, était distribué au lot de 77 sujets à raison de 1 kg par tonne d’aliment. Chaque lot a été divisé en trois (3) sous lots de 25 à 26 sujets chacun. L’utilisation des cloisons grillagées a permis de séparer les différents sous lots. Ces sous lot ont été disposés de façon à éviter "l’effet bloc" selon l’illustration du Tableau III.

34


L’allotement des poulets a été réalisé à partir du 22ème jour d’âge. En effet, selon GOGNY et SOUILEM (1991), c’est à partir de cet âge que les poulets de chair sont plus sensibles au stress thermique. Pour vérifier cette assertion, nous avons évalué la capacité des oiseaux à lutter contre le stress thermique avant cet allotement, c’est-à-dire avant l’âge de 22jours. Tableau III: Disposition et effectif des différents sous lots

Sous lot 1 sans CLIMFEED Sous lot 2 avec CLIMFEED Sous lot 3 sans CLIMFEED 25 sujets 26 sujets 26 sujets Sous lot 1 avec CLIMFEED Sous lot 2 sans CLIMFEED Sous lot 3 avec CLIMFEED 25 sujets 25 sujets 26 sujets

I.2.2. Collecte des données I.2.2.1. Paramètres d’ambiance Les paramètres d’ambiance telles que la température ambiante minimale et maximale ainsi que l’hygrométrie (mini/maxi) ont été relevées à 8h du matin et 18h puis enregistrées sur des fiches (Annexe IV). Ces paramètres ont été enregistrés grâce à des thermomètres minimaxi et un hygromètre placés sur la litière.

I.2.2.2. Réactions organo-végétative I.2.2.2.1. Température rectale et fréquence respiratoire Pendant toute la durée de l’élevage, nous avons relevé, tous les 4 jours, et 2 fois par jour (à 8h du matin et à 18h de l’après midi), la température rectale (Figure 6) et la fréquence respiratoire sur un échantillon de 50 sujets avant l’allotement et de 10 sujets par sous lot après l’allotement, soit 30 sujets par lot. La température rectale a été mesurée à l’aide d’un thermomètre électronique et la fréquence respiratoire de manière visuelle à l’aide d’un chronomètre.

35


Figure 6 : Prise de température rectale

I.2.2.2.2. pH sanguin La mesure du pH sanguin a débuté à partir du 10ème jour de l’allotement des oiseaux. Il s’agissait de prélever une fois par semaine pendant toute la période de l’essai, le sang de la veine alaire dans des tubes (Figure 7) avec anticoagulant Ethylène Diamine Tétracétate (EDTA) et de lire le pH. La température rectale, la fréquence respiratoire et le pH sanguin, ont été les paramètres utilisés pour apprécier les réactions organo-végétatives des oiseaux, liées à la thermorégulation.

36


Figure 7 : Sang prélevé dans un tube EDTA

I.2.2.3. Consommation alimentaire et d’eau Les quantités d’aliment et d’eau distribuées et refusées ont été quotidiennement enregistrées sur des fiches (Annexe VIII et IX). Le principe consiste, avant chaque distribution quotidienne d’aliment ou d’eau qui se fait à 8heures, de collecter les restes d’aliment et d’eau distribués la veille et les peser (aliments) ou déterminer le volume (eau). Les poids des aliments et le volume d’eau distribués, sont également évalués.

I.2.2.4. Evolution pondérale Des pesées hebdomadaires ont été réalisées durant toute la période d’élevage, ces pesées ont été réalisées sur un échantillon de 50 sujets avant l’allotement puis 10 sujets par sous lot après l’allotement, soit 30 sujets par lot. La pesée était individuelle à l’aide du dispositif composé d’un sac à emballage pour la contention des sujets et d’un peson dynamométrique, les pesées avaient lieu de 8h00 à 9h00 du matin.

37


A l’abattage, les poids vifs des poulets ont ÊtÊ enregistrÊs. Les poulets ont ensuite ÊtÊ saignÊs, plumÊs et ÊviscÊrÊs. Les têtes et les pattes ont ÊtÊ enlevÊes avant la pesÊe des carcasses.

I.2.3. Calcul des paramètres zootechniques Les donnÊes collectÊes sur l’ensemble de la pÊriode d’Êlevage, ont permis de calculer les quantitÊs d’aliments et d’eau consommÊes, le ratio Eau/aliment, les gains moyens quotidiens (GMQ), les indices de consommation (IC), les rendements carcasse (RC) et le taux de mortalitÊ (TM), à partir desquels ont ÊtÊ ÊvaluÊes les performances de croissance.

I.2.3.1. Consommation alimentaire et d’eau ď ś Consommation alimentaire individuelle La consommation d’aliment par poulet est obtenue en divisant la quantitĂŠ totale consommĂŠe par le nombre de poulets ayant consommĂŠ l’aliment. Il est exprimĂŠ en gramme par sujet.

CAI =

đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸ĂŠ đ?’…đ?’…′đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚ đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…ĂŠ −đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸đ?‘¸ĂŠ đ?’…đ?’…′đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚ đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“ĂŠ đ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľ đ?’…đ?’…đ?’…đ?’… đ?’”đ?’”đ?’”đ?’”đ?’”đ?’”đ?’”đ?’”đ?’”đ?’”đ?’”đ?’”

La consommation d’eau a ĂŠtĂŠ ĂŠvaluĂŠe selon la mĂŞme formule que celle des aliments. ď ś Ratio Eau/Aliment Le ratio eau/aliment est obtenu en divisant la quantitĂŠ totale d’eau consommĂŠ par la quantitĂŠ d’aliment consommĂŠe. Il permet d’Êtablir une ĂŠventuelle corrĂŠlation entre consommation d’eau et consommation d’aliment.

Ratio Eau/Aliment =

��������������Ê ��′ ������ ��������������Ê (��)

��������������Ê ��′ �������������� ��������������Ê�� (����)

38


I.2.3.2. Gain Moyen Quotidien Sur la base des pesÊes hebdomadaires, le gain moyen quotidien (GMQ) est calculÊ sur l’ensemble de la pÊriode d’Êlevage à partir du rapport du gain de poids pendant une pÊriode sur le nombre de jours de la pÊriode. Il est exprimÊ en gramme.

GMQ =

đ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Ž đ?’…đ?’…đ?’…đ?’… đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘ (đ?’ˆđ?’ˆ) đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘ đ?’–đ?’–đ?’–đ?’–đ?’–đ?’– đ?’‘đ?’‘ĂŠđ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“ (đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹) đ?‘Ťđ?‘Ťđ?‘Ťđ?‘Ťđ?‘Ťđ?‘ŤĂŠđ?’†đ?’† đ?’…đ?’…đ?’…đ?’… đ?’?đ?’?đ?’?đ?’? đ?’‘đ?’‘ĂŠđ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“ (đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹đ?’‹)

I.2.3.3. Indice de consommation alimentaire

L’indice de consommation (IC) hebdomadaire et cumulÊ est calculÊ à partir du rapport entre la consommation alimentaire et le gain de poids. Plus l’IC est bas, plus l’animal est considÊrÊ comme productif.

IC =

đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’đ?’’ĂŠ đ?’…đ?’…′ đ?’‚đ?’‚đ?’?đ?’?đ?’?đ?’?đ?’?đ?’?đ?’?đ?’?đ?’?đ?’?đ?’?đ?’? đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„ĂŠđ?’†đ?’† đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘ đ?’–đ?’–đ?’–đ?’–đ?’–đ?’– đ?’‘đ?’‘ĂŠđ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“ (đ?’ˆđ?’ˆ) đ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Žđ?‘Ž đ?’…đ?’…đ?’…đ?’… đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘đ?’‘ đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’… đ?’?đ?’?đ?’?đ?’? đ?’‘đ?’‘ĂŠđ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“đ?’“ (đ?’ˆđ?’ˆ)

I.2.3.4. Rendement carcasse

Le rendement carcasse est obtenu à partir du rapport entre le poids carcasse après ÊviscÊration sur le poids vif du sujet à l’abattage. Le rendement carcasse est exprimÊ en pourcentage (%).Plus le rendement carcasse se rapproche de 1, plus le sujet est performant.

RC =

đ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?’…đ?’…đ?’”đ?’” đ?’…đ?’…đ?’…đ?’… đ?’?đ?’?đ?’?đ?’? đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„đ?’„ đ?’—đ?’—đ?’—đ?’—đ?’—đ?’—đ?’—đ?’— (đ?’ˆđ?’ˆ) đ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇđ?‘ˇ đ?’—đ?’—đ?’—đ?’—đ?’—đ?’— Ă đ?’?đ?’?′đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚đ?’‚

I.2.3.5. Taux de mortalitĂŠ

Le taux de mortalitÊ est le rapport du nombre de morts enregistrÊs pendant la pÊriode d’Êlevage sur l’effectif total de dÊpart. Il est exprimÊ en pourcentage (%).

TM (%) =

đ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľđ?‘ľ đ?’…đ?’…đ?’…đ?’… đ?’Žđ?’Žđ?’Žđ?’Žđ?’Žđ?’Žđ?’Žđ?’Žđ?’Žđ?’Ž

đ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Źđ?‘Ź đ?’•đ?’•đ?’•đ?’•đ?’•đ?’•đ?’•đ?’•đ?’•đ?’• đ?’…đ?’…đ?’…đ?’… đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…đ?’…

39


I.2.4. Calcul de la rentabilité économique C’est le coût par kilogramme de gain de poids, évaluée sur la base du produit coût de l’aliment et indice de consommation.

RE = coût d’aliment x indice de consommation I.2.5. Analyses statistiques des données La saisie et l’analyse des données ont été réalisées à l’aide d’outils informatiques. Toutes les variables ont été saisies sur le tableur Excel sous Windows 2007. Ce tableur a permis de calculer les moyennes et écart types des données obtenues avant l’allotement. Le calcul et l’analyse des données après l’allotement ont été effectués avec le logiciel R COMMANDER version 2.13.0. La comparaison des moyennes a été effectuée à l’aide du test de t-student.

40


CHAPITRE II : RESULTATS II.1. Résultats II.1.1. Résultats avant allotement II.1.1.1. Paramètres d’ambiance  Température Les températures ambiantes prélevées au niveau de la litière de J1 à J21 sont en moyenne entre 27,33°C à 8 h et 33,29°C à 18 h (Tableau IV). Tableau IV : Température ambiante moyenne (°C) de J1 à J21 Minimum

Maximum

moyennes

8 heures

26,52 ± 2,135

28,14 ± 2,1

27,33 ± 1,14

18 heures

32,62 ± 1,43

33,95 ± 1,24

33,29 ± 0,94

 Hygrométrie L’hygrométrie moyenne (Tableau V) avant l’allotement varie entre 57% à 8 h et 38,19% à 18 h. Tableau V: Hygrométrie moyenne (%) avant l'allotement Age (Semaines)

8 heures

18 heures

1

70,43

55,29

2

54,43

30,43

3

46,14

28,86

Moyennes

57 ± 13,89

38,19 ± 16,51

41


II.1.1.2. Réactions organo-végétatives  Température rectale Les températures rectales moyennes prises aux 4ème, 8ème, 12ème, 16ème et 20ème jours d’âge des poulets, sont synthétisées dans le Tableau VI; elles varient globalement entre 41,10°C (8h) et 41,4°C (18H). Tableau VI: Température rectale moyenne (°C) avant allotement Age (jours)

8 heures

18 heures

4

40,92

41,06

8

41,18

41,41

12

41,29

41,42

16

41,11

41,68

20

40,98

40,45

MOYENNES

41,10 ± 0,15 41,4 ± 0,22

 Fréquence respiratoire Les fréquences respiratoires moyennes aux 4ème, 8ème, 12ème, 16ème et 20ème jours de la vie des poulets, sont rapportées dans le tableau VII. Ces valeurs varient en moyenne entre 70,64 mouvements respiratoires /mn à 8h et 76,05 mouvements respiratoires /mn à 18h. Tableau VII: Fréquence respiratoire moyenne (cycle/minute) avant allotement Age (jours)

8h

18h

4

77,28

86,24

8

71,56

74,64

12

70,72

76,08

16

70,96

79,16

20

62,68

64,16

Moyenne

70,64 ± 5,20

76,05 ±8,01

42


II.1.1.3. Performances de croissance  Consommation alimentaire Les consommations alimentaires pendant cette période sont consignées dans le Tableau VIII, soit en moyenne 27,6g/sujet à la première semaine, 58,90g/sujet à la deuxième semaine et 90,74g/sujet à la troisième semaine. Au total, cette consommation alimentaire a augmenté avec l’âge. Tableau VIII: Consommation alimentaire avant allotement Age

Consommation moyenne d’aliment par sujet (g)

Semaine1

27,6

Semaine2

58,90

Semaine3

90,74

Total

124,14±31,53

 Evolution pondérale, gain moyen quotidien et indice de consommation Le poids moyen, le GMQ et l’IC des 3 semaines avant l’allotement sont consignés dans le Tableau IX. Le poids moyen a été 161,6 g par sujet à la première semaine, 363,8g par sujet à la deuxième semaine et 689g par sujet à la troisième semaine. Sur cette période de 3 semaines, le GMQ a été en moyenne de 30,84 g par sujet et l’IC cumulé de 1,87. Tableau IX: Poids moyen, GMQ et IC avant allotement Semaine 1 Poids Moyen (g / sujet)

Semaine 2

Semaine 3 Moyenne

161,6 ± 1,25 363,8 ± 0,82 689 ± 1,48

Gain moyen quotidien (g)

17,18

28,89

46,46

30,84

Indice de consommation

1,61

2,04

1,95

1,87

43


 Consommation d’eau et ratio Eau/aliment La consommation d’eau augmente avec l’âge, les différentes quantités d’eau consommées selon l’âge sont présentées dans le Tableau X ; soit 0,069 l/ sujet à la premières semaine, 0,12 l/ sujet à la deuxième semaine et 0,22l à la troisième semaine, avec un total sur la période, de 0,42l/sujet. Tableau X: Consommation d'eau avant allotement Age

Consommation d’eau (l/sujet)

Semaine1

0,069

Semaine2

0,12

Semaine3

0,22

Total

0,42

Sur la période J1-J21 le ratio Eau/Aliment a été en moyenne 2,39 soit 2,53 pour la première semaine, 2,53 pour la deuxième semaine et 2,47 pour la troisième semaine.  Mortalité Le taux de mortalité de J1 à j21 est de 4,42%, soit de 2,5% pendant la première semaine, de 1,92% la deuxième semaine et enfin de 0% pour la troisième semaine.

II.1.2. Résultats après allotement Il convient de rappeler que cet allotement s’est effectué à partir du 22ème jour d’âge.

II.1.2.1. Paramètres d’ambiance Les capacités des oiseaux à supporter la chaleur en fonction de la ration, sont déterminées par la température corporelle ou rectale, l’évolution de la fréquence respiratoire, le pH sanguin. Ces paramètres sont influencés par la température ambiante et l’hygrométrie.

44


La température ambiante moyenne relevée pendant la phase d’essai était de 29,17±0,44. L’hygrométrie moyenne était de 47,61%±6,3. Les deux lots de sujets étaient élevés dans les mêmes conditions d’ambiance donc soumis à la même température et à la même hygrométrie. Ces résultats sont détaillés dans le Tableau XI. Tableau XI: Température et hygrométrie dans le poulailler Age (semaines) Température ambiante (°C) 8h

18h

Hygrométrie (%)

Moyennes

8h

18h

Moyennes

4

27,14

32,21

29,17

61,71

44,71

53,21

5

25,29

32,50

28,89

59,71

38,00

48,85

6

25,71

33,79

29,75

49,14

32,43

40,78

Moyennes

29,17±0,44

47,61±6,3

II.1.2.2.Réactions organo-végétatives  Température rectale Aucune différence significative n’a été noté entre la température rectale moyenne des sujets nourris avec le CLIMFEED et celle des sujets n’ayant pas reçu le CLIMFEED (Tableau XII). Globalement, ces températures moyennes varient entre 41,29°C à 8h et 41,86°C à 18h pour le lot recevant le CLIMFEED contre 41,31°C à 8h et 41,93°C à 18h pour le lot témoin. Tableau XII: Température rectale après allotement Paramètre

Heure

Lot

8h

Essai Témoin Essai

41,29 ± 0,29 41,31 ± 0,31 41,86 ± 0,67

Témoin

41,93 ± 0,25

Température rectale 18h NS :

Moyenne (°C) P-value Significativité

Non significatif (P>0,05)

Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED

45

0,93

NS*

0,80

NS*


 Fréquence respiratoire Les fréquences respiratoires moyennes relevées pendant la période d’essai est sont présentées dans le Tableau XIII. La fréquence respiratoire a été en moyenne 59,29 mouvements respiratoires/mn à 8h et 67,85 mouvements respiratoires/mn à 18h pour le lot ayant reçu le CLIMFEED contre 63,13 mouvements respiratoires/mn à 8h

et 63,04

mouvements respiratoires/ mn à 18h pour le lot n’en recevant pas. Il n’existe pas de différence significative entre les fréquences respiratoires des deux lots de poulets (P > 0,05). Tableau XIII: Fréquence respiratoire après allotement Paramètre

Heure

Lot

8h

Essai

Moyenne (mouvements/minute) 59,29 ± 9,84

Témoin

63,13 ± 9,44

Essai Témoin

67,85 ±8,68 63,04 ± 6,69

Fréquence respiratoire 18h

Pvalue 0,48

Significativité

0,31

NS*

NS*

NS : Non significatif (P>0,05) Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED

 pH sanguin Le pH sanguin (Tableau XIV) enregistré, est en moyenne de 7,28 pour le lot essai et de 7,3 pour le lot témoin, sans différence significative entre les lots. Le pH sanguin des sujets recevant le CLIMFEED qui était significativement plus élevé à la semaine 4 devient faible à la semaine 6, avec une valeur neutre de 7 contre 7,29 pour le lot témoin.

46


Tableau XIV: Evolution du pH sanguin Paramètre

Semaines

Lot

Moyenne

P-value

Significativité

4

Essai

7,31 ±0,15

0,01

S*

0,46

NS*

1.537e-05

S*

0,54

NS*

Témoin 7,14 ±0,33 pH sanguin

5

Essai

7,51 ± 0,24

Témoin 7,46 ± 0,32 6

Essai

7 ± 0,13

Témoin 7,29 ± 0,29 Moyenne

Essai

7,28 ± 0,10

Témoin

7,3 ± 0,19

NS : Non significatif (P>0,05) ; S : Significatif (P<0,05) Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED

Au total, l’incorporation de CLIMFEED dans la ration du poulet de chair pendant la phase de finition, c’est-à-dire à partir du 22ème jour d’âge, n’a aucune influence sur la température rectale, la fréquence respiratoire et le pH sanguin.

II.1.2.3. Performances de croissance  Consommation alimentaire La quantité totale d’aliment consommée par le lot recevant le CLIMFEED était de 441,49g par sujet contre 437,24g par sujet pour le lot témoin (Tableau XV), sans aucune différence significative entre les deux lots (P > 0,05).

47


Tableau XV: Consommation alimentaire (en g/ sujet) Paramètre

Semaines

Lot

Moyenne (g/sujet)

Essai

126,64 ± 8,55

4 Témoin

126,05 ± 7,43

Essai

147,27 ± 15,21

5 Consommation alimentaire

Témoin

145,21± 14,71

Essai

167,63 ± 10,92

Témoin

165,86±7,61

Essai

441,49± 29,58

Témoin

437,24±26,64

6

Somme (g/sujet)

Pvalue

Significativité

0,81

NS*

0,68

NS*

0,54

NS*

0,62

NS*

NS : Non significatif (P>0,05) Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED

 Consommation d’eau et ratio Eau/Aliment La consommation d’eau moyenne des différents lots est présentée dans le Tableau XVI. Elle est significativement plus élevée à la semaine 4 et sur l’ensemble de la période d’élevage dans le lot CLIMFEED (P < 0,05). Cette consommation est en moyenne de 0,566 l/poulet pour le lot CLIMFEED contre 0,523 l/poulet pour le lot témoins. Le ratio Eau Aliment des deux lots de sujets est présenté dans le Tableau XVII ; les résultats montrent qu’il n’y a pas de différence significative entre les deux lots (P > 0,05), avec des valeurs de 3,71 pour le lot essai et de 3,62 pour le lot témoin.

48


Tableau XVI: Consommation d'eau (en g/ sujet) Paramètre

Semaines

Consommation d’eau

4 5 6 Somme

Lot

Moyenne

P-

Significativité

(litres)/sujet

value

Essai Témoin Essai Témoin

0,46±0,09 0,4±0,09 0,57±0,06 0,54±0,06

0,03

S*

0,18

NS*

Essai Témoin Essai

0,66±0,03 0,63±0,06 1,7±0,13 1,57±0,17

0,05

NS*

0,009

S*

NS : Non significatif (P>0,05) S : Significatif (P<0,05) Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED

Tableau XVII: Ratio Eau/Aliment Paramètre

Semaines

Lot

Ratio Eau/ Aliment

4

Essai Témoin Essai Témoin

3,6±0,19 3,33±0,29 3,63 ± 0,11 3,72±0,14

0,24

NS*

0,47

NS*

Essai Témoin Moyenne Essai Témoin

3,9±0,2 3,82±0,33 3,71±0,12 3,62±0,06

0,75

NS*

0,34

NS*

5 6

NS : Non significatif (P>0,05) Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED

49

Moyenne (l) P-value Significativité


 Evolution pondérale L’évolution du poids des poulets en fonction de l’âge et du type de ration alimentaire, est présentée dans le Tableau XVIII et la Figure 11. Au début de l’essai (22ème jour d’âge), les lots d’oiseaux (lot essai et lot témoin), ont respectivement un poids vif moyen de 1204,66± 129 g et 1286± 237g sans différence significative (p > 0,05) entre ces poids. Une semaine après, le poids moyen des poulets a été respectivement de 1750± 233g et pour le lot témoins 1747± 238g sans différence significatif (p > 0,05) entre ces lots. A la sixième semaine d’âge, c’est-à-dire au terme de l’élevage, on note un poids moyen de 2296±279g pour le lot essai et 2265± 217 sans différence significative (p > 0,05) entre les deux lots. Table XVIII: Evolution pondérale après allotement Paramètre

Semaines

Lot

Moyenne (g)

Poids

4

Essai Témoin Essai Témoin

1204,66 ± 129 1286±237 1750 ±233 1747 ±238

0.107

NS*

0.961

NS*

Essai Témoin

2296±279 2265±217

0.6259

NS*

5 6 NS : Non significatif (P>0,05) Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED

50

P-value Significativité


2,5

Poids(Kg)

2 1,5 Lot ESSAI

1

Lot TEMOIN

0,5 0

S1

S2

S3

S4

S5

S6

Age (semaine)

Figure 8 : Evolution pondérale des lots de poulets  Gain moyen quotidien Pendant la phase d’essai, chaque sujet recevant le CLIMFEED obtenait en moyenne 76,55 g de masse par jour contre 76 g pour les sujets témoins. Cependant, les gains de poids mesuré chez les sujets recevant le CLIMFEED ne sont pas significativement différents de ceux enregistrés chez les témoins (Tableau XIX). Tableau XIX: Gain moyen quotidien (GMQ) Paramètre

Semaines Lot 4

Gain Moyen Quotidien (GMQ) 5

6 Moyenne (g)

Moyenne (g)

Essai

73,66 ± 7,35

Témoin

85,28 ±7,78

Essai

Essai

77,90±19,27 65,85 ± 16,33 78,09 ± 9,34

Témoin

76,86 ± 7,91

Essai

76,55 ± 2,08

Témoin

Témoin NS : Non significatif (P>0,05) Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED.

51

76 ±2

Pvalue

Significativité

0,13

NS*

0,45

NS*

0,86

NS*

0,78

NS*


 Indice de consommation L’indice de consommation (Tableau XX) des deux lots de sujets n’indique aucune différence significative (p > 0,05). L’IC cumulé sur la période, est de 1,95 pour le lot essai et de 1,97 pour le lot témoin. Tableau XX: Indice de consommation (IC) Paramètre

Semaines

Lot

Moyenne

P-

Significativité

value Indice de consommation

4

Essai

5

6 Moyenne

0,19

NS*

Témoin Essai Témoin

1,73 ± 0,19 1,49±0,18 1,95±0,35 2,27±0,39

0,35

NS*

Essai Témoin Essai Témoin

2,17±0,38 2,17±0,24 1,95±0,09 1,97±0,06

0,99

NS*

0,71

NS*

NS : Non significatif ((P>0,05) Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED

 Poids vif, poids carcasse et rendement carcasse Le poids vif à l’abattage, le poids carcasse et le rendement carcasse sont présentés dans le Tableau XXI. Le poids vif est de 2,41kg/ poulet pour le lot essai et de 2,47kg/poulet pour le lot témoin. Le poids carcasse est de 1,88kg/poulet et 1,94kg/poulet pour respectivement le lot essai et lot témoin, les rendements carcasse sont identiques, soit 79%. L’analyse statistique ne révèle aucune différence significative (p > 0,05) entre le poids vif à l’abattage, le poids carcasse et le rendement carcasse des différents lots

52


Tableau XXI: Poids vifs l’abattage, poids carcasse et rendement carcasse Paramètre

Lot

Poids vifs à l’abattage (Kg)

Essai Témoin Essai Témoin

2,41± 0,16 2,47 ±0,13 1,88 ± 0,12 1,94 ± 0,13

0,13

NS*

0,12

NS*

Essai Témoin

79 ± 0,6 79 ± 0,6

0,92

NS*

Poids Carcasse (Kg) Rendement carcasse (%)

Moyenne

P-value Significativité

NS : Non significatif (P>0,05) Essai : Lot CLIMFEED Témoin : Lot sans CLIMFEED

 Mortalité Pendant la phase d’essai, il n’a été enregistré qu’un sujet mort chez les sujets témoins sur un total de 76 ce qui représente 1,31% de mortalité. Chez les sujets recevant le Climfeed, aucune mortalité n’a été enregistrée, soit 0% de mortalité.  Rentabilité économique Le prix de l’aliment sans le CLIMFEED est 327 F CFA / kg et le prix de l’aliment avec le CLIMFEED est de 331 FCFA/ kg. Sur la base de ces prix, nous avons obtenu une différence non significative entre la rentabilité économique des deux lots de poulet. Ainsi le coût du kg de gain de poids a été 647,50 FCFA par sujet pour le lot recevant le CLIMFEED contre 647,71 FCFA par poulet pour le lot essai (Tableau XXII), soit une différence non significative (P>0,05) de 0,79 FCFA Tableau XXII: Rentabilité économique Paramètre Rentabilité

économique

(FCFA)

Lot Essai Témoin

Moyenne/ poulet 647,50± 73,56 646,71 ±139,45

NS : Non significatif (P>0,05) Essai : Lot Climfeed Témoin : Lot sans climfeed

53

Pvalue 0,99

Significativité NS*


CHAPITRE III : DISCUSSION La discussion de ce travail concernera la méthodologie utilisée et les résultats obtenus.

III.1. Méthodologie L’essai a été réalisé de sorte que les différences observées ne soient dues qu’à l’incorporation du CLIMFEED dans la ration alimentaire. Ce moyen nutritionnel de lutte contre le stress thermique a été mis en place à partir du 22ème jour d’âge car selon GOGNY et SOUILEM (1991), c’est à partir de cet âge que les poulets sont plus sensibles à la chaleur pour des raisons ayant trait à leurs possibilités limitées de thermolyse. Dans le souci d’éviter l’effet bloc, les différents sous lots ont été disposés de façon alternée, en d’autres termes, deux sous-lots consommant la même ration alimentaire n’étaient pas côte à côte. L’étude a nécessité certaines manipulations des sujets dont, la pesée hebdomadaire, le prélèvement sanguin, la prise de la température rectale et de la fréquence respiratoire. Ces opérations ont constitué sans doute un facteur de stress favorable à l’épuisement et à la fragilisation des animaux. Cependant, les poulets étant élevés et manipulés dans les mêmes conditions, nous estimons que les différences de performances qui pouvaient être observées pendant l’essai entre les différents lots de poulets, ne peuvent être que le résultat de la différence de l’incorporation du CLIMFEED dans les rations alimentaires.

III.2. Résultats avant allotement III.2.1. Paramètre d’ambiance Les températures ambiantes mesurées au sein du bâtiment avant l’allotement (27,33°C à 8 h et 33,29°C à 18 h), sont supérieures aux normes de température ambiante (19 à 27 °C) préconisées par DAYON et ARBELOT (1997). En d’autres termes, pendant cette période, nos poulets étaient effectivement dans une ambiance chaude.

54


La moyenne de l’hygrométrie relevée est de 47,6%, cette valeur est conforme à celle recommandée par FEDIDA (1996) et IEMVT (1991) c’est-à-dire variant entre 40% à 50%. Nos poulets ont ainsi évolue dans un environnement où l’humidité n’a pas influencé les effets de la température ambiante

III.2.2. Réactions organo-végétatives Les températures rectales moyennes mesurées ont varié entre 41,10 °C à 8 h et 41,4°C à 18h. Ces valeurs sont similaires aux températures corporelles normales des oiseaux (41,5°C) de J1 à J21 telles que rapportées par VALANCONY (2003). Les fréquences respiratoires enregistrées ont varié entre 70,64 et 76,05 mvt/mn. Ces valeurs sont largement supérieures à la valeur normale de 30 mvt/mn selon

AMAND et

VALANCONY (2003). Cela signifie que les sujets étaient en polypnée thermique qui est le reflet de la mise en jeu de leurs mécanismes thermorégulateur pour lutter contre la chaleur. En effet, selon VAN KAMPEN (1981), à partir de 26°C de température ambiante, le poulet utilise la polypnée comme principal mode d’élimination de chaleur. Néanmoins, la température corporelle des oiseaux pendant ces trois premières semaines de leur vie, n’étant pas modifiée, on peut admettre qu’ils ont résisté au stress thermique (YOUCEF, 1984)

III.2.3. Performances de croissance Les consommations alimentaires notées de J1 à J21 sont respectivement de 27,6g/sujet pour la semaine1, 58,90g/sujet à la semaine 2 et 90,74 à la semaine 3. Ces résultats sont supérieurs à ceux rapportés par TOSSOU et al. (2014) chez les cobb500 qui sont de 31,42g/sujet, 34,46g/sujet, et 54,62g/sujet respectivement à semaine 1, 2 et 3. Par contre, la quantité d’aliment consommée par nos poulets pendant cette phase de démarragecroissance, est comparable à celle recommandée par COBB (2012) soit de 60g par sujet à la semaine 2 chez la souche Cobb 500.

55


Le ratio eau/aliment enregistré avant l’allotement est de 2,39 alors que HUART (2004) situe la norme entre 1,8 et 2. Cette différence pourrait s’expliquer par la température ambiante élevée à laquelle sont soumis nos poulets, avec comme conséquences une consommation d’eau beaucoup plus importante que celle des aliments. En effet, selon BOUZOUAIA (2015), l’augmentation de la température ambiante se traduit chez la volaille par une augmentation de la consommation d’eau, qui est sensible dès 20°c, avec un rapport eau/aliment qui augmente rapidement lorsque la température ambiante augmente. Le poids moyen mesuré à la troisième semaine était de 689g, il est supérieur aux 475,76g observés par AYSIWEDE et al. (2009) et aux 454 g rapportés par JAOVELO (2007) à ce même âge. Cependant les poids moyens de 161,6 g ; 363,8g et 689 g obtenus respectivement à la semaine 1, 2 et 3 sont cependant inférieurs aux objectifs de performances de la souche cobb500, chez qui un poids moyen de 177g, 459g et 891g respectivement à la semaine 1, 2 et 3 (COBB, 2012). La croissance des sujets dans nos essais est plus rapide que celle enregistrée par TOSSOU et al. (2014) car les GMQ de 17,18g, 28,89g et de 46,46g respectivement aux semaines 1, 2 et 3 sont supérieurs aux siens qui sont de 18,25g, 15,95g et 21,49g aux mêmes âges. Les valeurs de GMQ de nos poulets, sont cependant inférieures aux normes de la souche Cobb500 qui sont de 25,3g, 32,8 et 42,4 respectivement aux semaines 1, 2 et 3 (COBB, 2012) sont attendus. L’indice de conversion alimentaire relevé à savoir 1,61 à la semaine 1 ; 2,04 à la semaine 2 et 1,95 à la semaine 3, démontrent que nos poulets de l’essai sont plus productifs que les Cobb500 élevés par TOSSOU et al. (2014) car ces derniers ont enregistré un IC de 1, 72 à la semaine 1, de 2,17 à la semaine 2 et 2,58 à la semaine 3. Le taux de mortalité est de 2,5% à la 1ère semaine, à 1,92% à la 2ème semaine et à 0% à la 3ème semaine. Ces valeurs enregistrées sont inférieures à celles des 4,50% (semaine 1) et

56


4,44% (semaine2) de TOSSOU et al. (2014) et correspondent aux normes en zone tropicale (FEDIDA, 1996). Globalement, nos résultats ont montré que les poulets de chair élevés en ambiance chaude dans les trois premières semaines de leur vie, mettent en jeu leurs mécanismes thermorégulateurs dominés par la polypnée thermique, sans que leur température corporelle et leurs performances de croissance ne soient significativement affectées. Ces observations sont conformes à celles de GOGNY et SOUILEM (1991) selon lesquelles, au cours des trois premières semaines de vie, les poulets de chair sont moins sensibles à la chaleur.

III.3. Résultats après allotement III.3.1.Paramètres d’ambiance Selon BARNAS (1981) et GERAERT (1991), la neutralité thermique chez les poulets de chair est située entre 15°C et 20°C, alors que celle à laquelle l’essai a été réalisé varie entre 26,04°C et 32,83°C. La température ambiante à laquelle étaient soumis nos poulets, était donc plus élevée que celle du confort thermique. Cette ambiance chaude à laquelle étaient exposés les sujets de l’essai, n’était cependant pas associée à une forte hygrométrie. En effet, l’hygrométrie de 47,62% que nous avons enregistrée, est dans la fourchette de 40 à 50% recommandée en aviculture (FEDIDA, 1996 ; IEMVT, 1991) L’hygrométrie n’a donc pas eu d’influence négative sur la capacité des oiseaux à lutter contre la chaleur. En somme, nos poulets ont été soumis à un stress thermique chronique qui, selon WASHBURN ET EBERHART (1988), est responsable de retard de croissance et de baisse de performance.

57


III.3.2. Effets du CLIMFEED sur les réactions organo-végétatives Les températures rectales notées, varient en moyenne entre 41,29°C à 8 heures et 41,81°C à 18 heures pour le lot essai contre 41,31°C et 41,93°C pour le lot témoin. Selon VALANCONY (1997), MELTZER (1983) ces valeurs obtenues sont normales. Selon VALANCONY (1997), le maintien de la température corporelle dans les normes, est nécessaire pour un fonctionnement optimal des organes vitaux de l’oiseau, par conséquent la chaleur produite doit correspondre à celle perdue ou vice versa. En tenant compte de ces observations, il apparaît que lors de l’essai, bien que les poulets du lot témoin n’ont pas reçu du CLIMFEED dans leur alimentation, ils ont pu, au même titre que ceux qui ont reçu le CLIMFEED, établir un équilibre entre gain de chaleur et perte de chaleur à l’origine du maintien d’une température corporelle normale. D’après VALANCONY (1997), le rythme respiratoire dans un environnement thermique neutre est de l’ordre de 30 mouvements par minute. Cette valeur est nettement inférieure à celle enregistrée au cours de l’essai à savoir 59,29 à 67,85 cycles /min pour le lot essai et 63,13 à 63,04 cycles /min pour le lot témoin. Ces résultats sont également supérieurs aux 46 à 52 cycles /min obtenu par THIOUNE (2012). Ainsi nous pouvons conclure que la température ambiante à laquelle les poulets ont été assujettis, a entrainé une polypnée thermique, ce qui est conforme aux mécanismes thermorégulateurs en ambiance chaude selon BARNAS et al. (1981). Cependant cette polypnée a été moins importante que celle de 150 mouvements respiratoires par minute enregistrée par GERAERT (1991) pour une température ambiante de 35 à 40°C. La différence entre nos résultats et ceux de cet auteur, est probablement due aux températures ambiantes moins élevées enregistrées lors de son essai. En effet, selon BARNAS et al. (1981), la fréquence respiratoire chez les poulets de chair, augment parallèlement avec la température ambiante. La fréquence respiratoire des sujets consommant le CLIMFEED est plus élevée en soirée où il fait plus chaud que dans la matinée, alors que chez les sujets témoins la fréquence respiratoire matinale est sensiblement égale à celle de la soirée. Même si aucune différence

58


significative n’a été observée entre les deux lots, ces résultats laissent penser que le lot témoin a été moins sensible au stress thermique, l’intensité de la polypnée thermique étant corrélée à celle du stress thermique (MARDER et ARAD, 1985). Selon CHORFI et VENNE (2015), le pH sanguin normal des poulets se situe entre 7,28 et 7,44 ; au-delà de cette valeur, le sujet se trouve en alcalose respiratoire qui est un reflet du stress thermique. En moyenne, le pH sanguin des deux lots à varié entre 7,28 et 7,3, c’est-à-dire conforme aux normes. Au total, bien que les poulets des deux lots aient été soumis à une température ambiante nettement supérieure à celle de la neutralité thermique, ils ont pu, par la mise en jeu de leurs mécanismes thermorégulateurs dont la polypnée thermique, lutter efficacement contre le stress thermique, comme en témoigne leur température corporelle et leur pH sanguin qui ont été maintenu à un niveau normal. D’une manière générale, le CLIMFEED n’a pas impacter sur les réactions organovégétatives des poulets soumis au stress thermique, les témoins ayant supporté l’augmentation de la température ambiante, dans les mêmes conditions que ceux qui ont reçu le CLIMFEED. Ce résultat pourrait s’expliquer par le fait que nos poulets ont évolué dans une ambiance où les normes d’élevage qui ont été appliqués, ont permis d’atténuer les effets de la chaleur, ou par le fait que la température ambiante (25 à33°C) n’était pas aussi élevée pour conduire à une rupture de l’équilibre thermique entre le poulet et le milieu ambiant.

III.3.3. Effet du CLIMFEED sur les performances de croissance La consommation alimentaire par sujet pour les deux lots de poulets à la semaine 4, 5, 6, est respectivement de 126,64g ; 147,27g et 167,63g pour le lot essai contre 126,05g ; 145,21g et 165,86g pour le lot témoin. Même si qu’aucune différence significative n’a été notée, les sujets du lot essai semblent consommer plus d’aliment que les témoins. Dans tous les cas, les données que nous avons obtenues, sont inférieures aux normes chez la

59


souche Cobb500 qui sont de 151 g, 200g et 210g par sujet aux mêmes semaines d’âge (COBB, 2012). Cette infériorité de nos résultats par rapport à la norme, pourrait s’expliquer par le fait que nos poulets ont été élevés en ambiance chaude. En effet, selon HOWLIDER et ROSE (1987), VALANCONY (1997) lorsque la température ambiante dépasse 23°C, la première réaction de l’animal, est de réduire sa consommation alimentaire afin de limiter la production de chaleur endogène. Cette hypothèse pourrait justifier le fait que la moyenne des consommations alimentaires que nous avons enregistrée chez les poulets des deux lots, soit comparable à celle notée par THIOUNE (2012) chez les poulets de chair élevés dans une ambiance chaude. Le CLIMFEED augmente significativement la consommation d’eau du poulet de chair (1,7 litre d’eau pour le lot essai contre 1,57 litre chez le sujet témoin du 22ème au 42ème jour). L’on pourrait expliquer cette différence significative par le fait que les sujets du lot CLIMFEED ont eu à compenser des pertes plus importantes d’eau due à la polypnée thermique qui a été plus intense dans la soirée que chez les témoins. Le ratio eau/aliment moyen est de 3,71 pour le lot essai et 3,62 pour le lot témoin, sans différence significative entre les lots. Ces valeurs sont supérieures à la norme énoncée par HUART (2004) à savoir 1,8 à 2 et au ratio eau/aliment (2,62 et 2,7) obtenue par JOAVELO (2007). Cette différence serait probablement due à la température ambiante vécue par les sujets, qui est supérieure à celle recommandée. En effet, BOUZOUAIA (2015) rapporte qu’en ambiance chaude, les oiseaux diminuent l’ingéré alimentaire et augmentent la consommation d’eau. Que les sujets consomment le CLIMFEED ou pas, cela n’a pas eu d’influence significative sur leur évolution pondérale. Cette situation corrobore les conclusions de GERAERT (1991) qui stipulent que la seule modification de la composition alimentaire, ne permet pas d’améliorer la croissance chez les poulets de chair élevés en période estivale.

60


L’indice de conversion alimentaire est légèrement inférieur et donc meilleur chez les sujets consommant le CLIMFEED (1,95±0,09) que chez les sujets témoins (1,97±0,06) mais sans différence significative. Ces indices de consommation enregistrés sont cependant bien inférieurs aux 2,01et 2,09 rapportés par JOAVELO (2007) et 3,14 et 3,38 obtenus par (THIOUNE, 2012). Le poids vif à l’âge de l’abattage (45 jours) est plus élevé chez les sujets témoins (2470g) que chez les sujets essai (2420 g). Il en est de même pour le poids carcasse soit 1940 g chez les témoins et 1880 g chez les sujets essai. Ces différences ne sont par contre pas significatives. Le poids carcasse des deux lots, est supérieur à celui obtenu par JOAVELO (2007) qui est de 1818g à 45 jours. Le taux de mortalité qui est nulle pour le lot essai, est de 1,31% pour le lot témoin. Ce résultat, bien que non significatif laisse apparaître que le CLIMFEED dans la ration limiterait la mortalité des poulets de chair.

III.3.4. Effet du CLIMFEED sur la rentabilité économique Il n’existe pas de différence significative entre la rentabilité économique du lot essai et celle du lot témoin ; elle est de 647,50 FCFA pour le lot essai et 646,71 FCFA pour le lot témoin. En tenant compte du prix de l’aliment et de l’indice de consommation, c’est-à-dire le coût par kg de gain de poids, la rentabilité économique que nous avons obtenue est meilleure à celle (1342,44 FCFA) obtenue par JOAVELO (2007). Globalement, incorporer du CLIMFEED dans la ration du poulet de chair soumis à une température ambiante élevée, n’a aucune influence sur les mécanismes thermorégulateurs, les performances de croissance et la rentabilité économique.

61


CONCLUSION

L’aviculture occupe une place importante dans l’économie malienne, pratiquée par près de 60% des populations. Elle constitue pour ces dernières, bien plus qu’une source de protéines et de revenus, un support précieux dans les échanges socioculturels. Tout comme certains pays africains, le Mali a adopté une politique qui vise à encourager l’élevage des espèces à cycle court tel que le poulet de chair. En effet, la filière avicole s’est développée au cours de ces dernières décennies et possède à ce jour l’ensemble des maillons nécessaires au développement d’une filière moderne, ceci afin de satisfaire la forte demande de protéine animale par une démographie à forte croissance. Avec un climat tropical, l’aviculture au mali, en particulier la production de poulet de chair, est malheureusement confrontée à des contraintes telles que les hautes températures en période estivale. En effet, le stress thermique qu’il soit chronique ou aigu, entraîne des pertes économiques considérables en termes de baisse de performances zootechniques et d’accroissement des taux de mortalité des poulets. La baisse des performances des oiseaux en ambiance chaude, est le résultat d’une baisse de l’appétit et d’une perte d’énergie, liées à la mise en jeu des mécanismes thermorégulateurs. Pour réduire les effets néfastes de la chaleur sur la productivité des poulets, différentes solutions ont été proposées. Il s’agit entre autres de moyens génétiques à travers la création de souches résistantes à la chaleur ou par des moyens nutritionnels comme la modification de la ration alimentaire. Parmi les additifs proposés pour lutter contre le stress thermique, chez les oiseaux, figure le CLIMFEED mise au point par le laboratoire NUTRECO. C’est dans ce contexte qu’il nous ait paru opportun d’évaluer les effets de cet additif sur les capacités du poulet de chair à lutter contre la chaleur, dans les conditions chaudes de la région périurbaine de Bamako au Mali.

62


L’essai a été réalisé du 28 octobre au 11decembre 2014 à la périphérie de Bamako précisément à la ferme PROMAVET SARL située dans la localité de Zougoumain. La phase essai proprement dites a débuté au 22ème jour d’âge avec 153 poulets de chair de souche Cobb500 répartie en deux lots dont un lot témoin nourrit avec l’aliment classique, et le lot essai recevant l’aliment classique plus le CLIMFEED. En dehors de la ration alimentaire qui n’était pas la même dans les deux lots, tous les sujets étaient soumis aux mêmes conditions. Le premier lot est composé de 77 sujets et le deuxième lot de76 sujets. Chaque sujet a été identifié à l’aide d’une bague numérotée posée à la patte. Chaque lot a été divisé en trois (3) sous lots de 25 à 26 sujets chacun. Les effets de l’incorporation du CLIMFEED dans la ration sur les réactions organovégétatives et les performances de croissance des poulets de chair en ambiance chaude, ont montré que : -

pour la température rectale, qu’elle soit matinale ou vespérale, il n’y avait pas de différence significative (P > 0,05) entre les différents lots d’oiseaux. Cette température qui a varié entre 41,29 et 41,93°C est conforme aux valeurs normales ;

-

la fréquence respiratoire dans les deux lots, dépasse les valeurs du confort thermique c’est-à-dire (20-37mvt/mn). Il n’y avait pas de différence significative (P > 0,05) entre les deux lots de poulets;

-

le pH sanguin des deux lots se situe entre 7,28 et 7,3, c’est-à-dire la normale;

-

l’incorporation du CLIMFEED dans la ration n’a pas eu d’effet sur la consommation alimentaire des poulets;

-

l’apport du CLIMFEED dans la ration a permis d’améliorer significativement la consommation d’eau des sujets du lot essai, leur permettant ainsi de mieux lutter contre le stress thermique;

63


-

les ratios eau/ aliment ont été en moyenne de 3,71 pour le lot essai et 3,62 pour le lot témoin;

-

l’incorporation du CLIMFEED dans la ration n’avait aucune influence sur l’évolution pondérale, le GMQ et l’indice de consommation. Il en est de même pour le rendement carcasse et la rentabilité économique;

-

le CLIMFEED limiterait la mortalité chez les sujets qui l’ingèrent.

Au vu de ces résultats, on peut dire qu’il ne parait pas opportun d’utiliser le CLIMFEED dans l’alimentation des poulets de chair en ambiance chaude. Mais cela ne serait qu’une affirmation hâtive, car notre essai a été mené aux mois de novembre et décembre, où les températures ambiantes varient entre 25 °C et 35°C. Ces plages de température dépassent certes la neutralité thermique pour le poulet de chair, mais ne sont pas suffisantes pour créer un véritable stress thermique intense chez le poulet de chair. Ainsi nos poulets de chair, sans CLIMFEED ont pu lutter contre le stress thermique auquel ils étaient soumis, au même titre que ceux qui ont reçu le CLIMFEED. C’est pourquoi, il nous paraît nécessaire de mener, une expérimentation pendant les périodes les plus chaudes c’est-à-dire entre mars et juin ou les températures varient entre 35 et 45°C afin de pouvoir mieux juger de l’efficacité du CLIMFEED. Dans cette perspective, on peut

également envisager d’augmenter la dose d’incorporation du

CLIMFEED en passant de 1kg/tonne à 2kg/tonne.

64


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71


ANNEXES


ANNEXE I : classification des systèmes d’aviculture selon la FAO (2013)

73


ANNEXE II : AUTRES COMPOSANTS DU CLIMFFED NUTRIMENTS

CLIMFEED

Protéines brutes

66,84%

Matières grasses

0,27%

Cendres brutes

1,52%

Cellulose brute

0,78%

Sodium

0,00% 20000,00mg/kg

Substances aromatique

74


ANNEXE III : PROGRAMME DE PROPHYLAXIE MEDICALE Age (jours)

Opérations

Produits utilisés

1

Antibiothérapie

Néomycine-doxycycline

Vaccination contre la maladie de Newcastle

ITANEW® (vaccin inactivé)

3

vaccination contre la maladie de Newcastle et la bronchite infectieuse

CEVAC® BI L

3-6

Prévention des réactions post-vaccinales et du stress

CARBOPHYL® Calcium, phosphore et oligoéléments

7-9

Anticoccidien

AMPROSTA®

10

Rappel vaccin contre la maladie de Newcastle et la bronchite infectieuse

CEVAC® BI L

10-12

Prévention des réactions post-vaccinales et du stress

CARBOPHYL® Calcium, phosphore et oligoéléments

12

vaccination contre la maladie de Gumboro

CEVAC® IBD L

12-14

Prévention des réactions post-vaccinales et du stress

CARBOPHYL® Calcium, phosphore et oligoéléments

20

Rappel vaccin contre la maladie de Gumboro

CEVAC® IBD L

20-22

Prévention des réactions post-vaccinales et du stress

CARBOPHYL® Calcium, phosphore et oligoéléments

23

Vermifugation

LEVALAP® levamisol

29

Rappel de vaccination contre la Newcastle

HYPRAVIAR® clone

75


ANNEXE IV : FICHE D’ENREGISTREMENT DES PARAMETRES D’AMBIANCE

Heure

Date

Température

Hygrométrie

8H

8H

18h

76

18H

Observation


ANNEXE V : FICHE DE TEMPERATURE RECTALE Date : N째 de lot :

N째 de bague

Date

8H째C

77

18째C


ANNEXE VI : FICHE DE FREQUENCE RESPIRATOIRE Date : N째 de lot :

N째 de bague

Date

8H째C

78

18째C


ANNEXE VII: FICHE POUR LE PH SANGUIN Date : N° de lot :

N° de bague

Date

79

Ph


ANNEXE VIII : FICHE DES PESEES DE LA CONSOMMATION ALIMENTAIRE Date de démarrage de l’essai : Date de pesée Date

Aliment distribué

80

Aliment refusé


Date et heure

Lot1 Souslot1 D

R

Lot2

Souslot2 D

Souslot3

R

D : distribué R : refusé

81

D

R

Souslot1 D

R

Souslot2 D

R

Souslot3 D

R


ANNEXE IX: FICHE DE CONSOMMATION D’EAU Date

Quantité d’eau distribuée

82

Quantité d’eau refusée


Date et heure

Lot1 Souslot1 D

R

Lot2

Souslot2 D

Souslot3

R

D : distribué R : refusé

83

D

R

Souslot1 D

R

Souslot2 D

R

Souslot3 D

R


ANNEXE X: FICHE DES PESEE HEBDOMADAIRES Date de démarrage de l’essai : Date de pesée Lot1 Sous-lot1 N° de bague

Poids vif

Sous-lot2 N° de bague

Poids vif

Lot2 Sous-lot3 N° de bague

Sous-lot1

Poids vif

84

N° de bague

Poids vif

Sous-lot2 N° de bague

Poids vif

Sous-lot3 N° de bague

Poids vif


ANNEXE XI : FICHE DE MORTALITE Date de démarrage de l’essai : Numéro de lot Numéro de sous-lot N° de bague

Date

Poids(g)

85

Symptômes

Diagnostic


ANNEXE XII : FICHE D’ABATTAGE Date de démarrage de l’essai Lot : Sous lot : N° de bague

Poids carcasse(g)

86

Prix de vente


SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR

«

Fidèlement

attaché

aux

directives

de

Claude

BOURGELAT, fondateur de l’enseignement vétérinaire dans le monde, je promets et je jure devant mes maîtres et mes aînés:  d’avoir en tous moments et en tous lieux le souci de la dignité et de l’honneur de la profession vétérinaire;  d’observer en toutes circonstances les principes de correction et de droiture fixés par le code de déontologie de mon pays;  de prouver par ma conduite, ma conviction, que la fortune consiste moins dans le bien que l’on a, que dans celui que l’on peut faire;  de ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la générosité de ma patrie et à la sollicitude de tous ceux qui m’ont permis de réaliser ma vocation. Que toute confiance me soit retirée s’il advient que je me parjure».


EVALUATION DES EFFETS DU "CLIMFEED" INCORPORE DANS LA RATION, SUR LA LUTTE CONTRE LE STRESS THERMIQUE CHEZ LE POULET DE CHAIR ELEVE EN PERIODE DE CHALEUR DANS LA REGION PERIURBAINE DE BAMAKO (MALI)

RESUME La filière avicole est en pleine croissance dans les pays africains, particulièrement au Mali. L’élevage avicole moderne a connu un grand essor au cours de ces dernières années. Ce secteur rencontre de nombreuses difficultés, à savoir la baisse de performances zootechniques et l’augmentation du taux de mortalité pendant les périodes estivales, conduisant à de lourdes pertes économiques pour l’éleveur. L’objectif général de cette étude, est d’évaluer les effets d’une incorporation du CLIMFEED dans la ration alimentaire sur la lutte contre le stress thermique chez les poulets de chair soumis à un stress thermique. De façon plus spécifique il a été question de déterminer chez le poulet de chair : - les réactions organo-végétatives liées à la thermorégulation ; - les performances de croissance après l’incorporation du CLIMFEED ; - l’intérêt économique de l’incorporation du CLIMFEED dans la ration alimentaire. Pour atteindre ces objectifs, un effectif de 160 poulets de chair de souche Cobb500 a été reparti en deux lots dont un lot témoin nourrit avec l’aliment classique et le lot essai recevant l’aliment classique supplémenté avec le CLIMFEED. Les principaux paramètres évalués chez les poulets sont : - La température rectale - La fréquence respiratoire - Le pH sanguin - La consommation alimentaire - La consommation d’eau - L’évolution pondérale - Le gain moyen quotidien - L’indice de consommation - Le taux de mortalité Les résultats obtenus et leurs analyses statistiques montrent, que le CLIMFEED n’avait pas impacter sur les réactions organo-végétatives des poulets soumis au stress thermique. L’incorporation du CLIMFEED dans la ration du poulet de chair soumis à une température ambiante élevée, n’a aucune influence sur ses mécanismes thermorégulateurs, ni sur ses performances de croissance, ni sur la rentabilité économique de l’élevage. Mots clés : CLIMFEED, poulet de chair, stress thermique, performance zootechniques, périodes de chaleur Auteur : Diarha SANOGO, Adresse : kalaban-coro Nérekoro, Rue : 345, Porte : 153 Tel : 0022379189666 Bamako (Mali)/ 00221771032563 Dakar (Sénégal) E-mail : san.kakachi@yahoo.fr

Diarha SANOGO  

EVALUATION DES EFFETS DU "CLIMFEED" INCORPORE DANS LA RATION, SUR LA LUTTE CONTRE LE STRESS THERMIQUE CHEZ LE POULET DE CHAIR ELEVE EN PERIO...

Diarha SANOGO  

EVALUATION DES EFFETS DU "CLIMFEED" INCORPORE DANS LA RATION, SUR LA LUTTE CONTRE LE STRESS THERMIQUE CHEZ LE POULET DE CHAIR ELEVE EN PERIO...

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