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UNIVERSITE CHEICH ANTA DIOP DE DAKAR ******* ECOLE INTER ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES (E.I.S.M.V.)

Année 2015

N° 10

LA GESTION DES VEAUX DANS LA ZONE PERIURBAINE DE THIES THESE Présentée et soutenue publiquement le 23 mai 2015 devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar pour obtenir le grade de DOCTEUR EN MEDECINE VETERINAIRE (DIPLOME D’ETAT) Par ABDOURAKHMANE SECK Né le 10 juin 1985 à Baback sérères (SENEGAL) Jury Président :

M. MAMADOU MBODJ Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar

Directeur et Rapporteur de thèse

M. ALAIN RICHI KAMGA WALADJO Maître de Conférences agrégé à L’EISMV de Dakar

Membres

M. PAPA EL HASSANE DIOP Professeur à l’EISMV de Dakar

Co-directeur:

M. STANLY FON TEBUG Docteur Vétérinaire ,PhD Chercheur à l’ILRI


ECOLE INTER-ETAT DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRE DE DAKAR BP 5077 – DAKAR (Sénégal) Tél. (221) 33 865 10 08 – Télécopie (221) 825 42 83

COMITE DE DIRECTION LE DIRECTEUR GENERAL Professeur Louis Joseph PANGUI

Les coordonnateurs Professeur Germain SAWADOGO Coordonnateur des Stages et des formations Postuniversitaires

Professeur Yalacé Y. KABORET Coordonnateur de la Coopération Internationale

Professeur Serges N. BAKOU Coordonnateur des études et de la vie estudiantine

Professeur Yaghouba KANE Coordonnateur Recherches / Développement

Année Universitaire 2014-2015

I


LISTE DES MEMBRES DU CORPS ENSEIGNANT DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES ET PRODUCTIONS ANIMALES Chef du département: Papa El Hassane DIOP, Professeur ANATOMIE–HISTOLOGIE–EMBRYOLOGIE M. Serge Niangoran BAKOU, Maître de Conférences Agrégé M. Gualbert Simon NTEME ELLA, Maître - Assistant M. Félix NIMBONA, Moniteur

PHYSIOLOGIE-PHARMACODYNAMIE THERAPEUTIQUE M. Moussa ASSANE, Professeur M. Rock Allister LAPO, Maître de Conférences Agrégé M.Wilfried OYETOLA, Moniteur

CHIRURGIE-REPRODUTION M. Papa El Hassane DIOP, Professeur M. Alain Richi Kamga WALADJO, Maître de Conférences Agrégé M. Moussa WANE, Moniteur

PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES ET MEDICALES M. Germain Jérôme SAWADOGO, Professeur M. Adama SOW, Maître - Assistant M. MIGUIRI KALANDI, Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche M. Sandaogo OUANDAOGO, Moniteur M. Grégorie BAZIMO, Moniteur

ECONOMIE RURALE ET GESTION M. Walter OSSEBI, Assistant M. Guy ILBOUDO, Moniteur

ZOOTECHNIE – ALIMENTATION M. Ayao MISSOHOU, Professeur M. Simplice AYSSIWEDE, Maître - Assistant M. Raul ATIKPAKPE, Moniteur

DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT Chef du département: Rianatou BADA ALAMBEDJI, Professeur HYGIENE ET INDUSTRIE DES DENREES ALIMENTAIRES D’ORIGINE ANIMALES (HIDAOA) M. Serigne Khalifa Babacar SYLLA, Maître - Assistant Mme Bellancille MUSABYEMARIYA, Maître - Assistante M. Anicet ZOBO, Moniteur MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE Mme Rianatou BADA ALAMBEDJI, Professeur M. Philippe KONE, Maître de Conférences Agrégé M. Zé Albert TRAORE, Vacataire M. Stanislas ZEBA, Moniteur PARASITOLOGIE MALADIES PARASITAIRES -ZOOLOGIE APPLIQUEE M. Louis Joseph PANGUI, Professeur M. Oubri Bassa GBATI, Maître de Conférences Agrégé M. Dieudonné DAHOUROU, Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche

PATHOLOGIE MEDICALE - ANATOMIE PATHOLOGIQUE CLINIQUE AMBULANTE M. Yalacé Yamba KABORET, Professeur M. Yaghouba KANE, Maître de Conférences Agrégé Mme Mireille KADJA WONOU, Maître - Assistante M. N’ZI Kablan Roger, Moniteur M. Omar FALL, Docteur Vétérinaire Vacataire M. Alpha SOW, Docteur Vétérinaire Vacataire M. Abdoulaye SOW, Docteur Vétérinaire Vacataire M. Ibrahima WADE, Docteur Vétérinaire Vacataire M. Charles Benoît DIENG, Docteur Vétérinaire Vacataire PHARMACIE-TOXICOLOGIE M. Assionbon TEKO AGBO, Chargé de recherche M. Gilbert Komlan AKODA, Maître - Assistant M. Abdou Moumouni ASSOUMY, Maître - Assistant M. Pierre Claver NININAHAZWE, Moniteur

DEPARTEMENT COMMUNICATION Chef du département: Yalacé Yamba KABORET, Professeur OBSERVATOIRE DES METIERS DE L’ELEVAGE (O.M.E.)

BIBLIOTHEQUE Mme Mariam DIOUF, Ingénieur Documentaliste (Vacataire) Mlle Ndella FALL, Bibliothécaire SERVICE AUDIO-VISUEL M. Bouré SARR, Technicien

SERVICE DE LA SCOLARITE M. Théophraste LAFIA, Chef de la Scolarité M. Mohamed Makhtar NDIAYE, Stagiaire Mlle Astou BATHILY, Stagiaire

II


ALLAH, LE TOUT MISERICORDIEUX ET LE TRES MISERICORDIEUX ET A SON PROPHETE MOUHAMED (PSL)

III


IN MEMORIUM

A la mémoire de mon frère Ngor Seck (in memorium), aujourd’hui vous n’ êtes plus de ce bas monde mais toujours présent dans nos cœurs, vous avez cultivé en nous les valeurs les plus importantes pour vivre parfaitement notre religion à travers vos enseignements coraniques. Vous demeurez toujours un modèle pour nous jusqu'au jour où on va vous rejoindre. Nous aurions souhaité que vous soyez là aujourd’hui parmi nous pour partager ces moments forts, car ce travail est le vôtre ; mais soyez rassurés mon frère que vos deux enfants Abdourakhmane mon homonyme et Aïssatou sa sœur, ne vont jamais souffrir aprés vous tant qu’un souffle me restera dans ce bas monde. Reposez en paix mon frère. A la mémoire de ma sœur Yacine Faye (in memorium), qui nous a tôt quittés ; que le tout puissant vous accueille dans son paradis. Nous aurions également souhaité que vous soyez présente aujourd’hui devant ton frère pour partager ces moments forts mais Dieu en a décidé autrement. Vous demeuriez toujours dans nos cœurs merci, que Dieu le Tout puissant vous accueille dans son paradis.

IV


DEDICACE Je dédie ce travail :

Par essence et par excellence. Grace à TOI, je suis arrivé à cette précieuse étape de mon cursus scolaire. Merci pour tes innombrables grâces sur ton humble serviteur. A mon père IBRA SECK, vous m’avez vu grandir et vous vous êtes sacrifié pour mon éducation et ma réussite. Ce modeste travail vous revient de droit. Qu’ALLAH vous accorde une santé et une longévité. A ma mère Maman YANGOR DIOUF, soyez heureuse aujourd’hui car vos sacrifices n’ont pas été vains et ne le seront jamais. Je vous assure que je ferai tout pour vous satisfaire. Trouvez, en ce modeste travail ma profonde reconnaissance et toute mon affection, puisse Dieu vous garder longtemps à nos côtés. A Maman MENGUÉ LAKH, vous m’avez considéré comme votre propre fils et vous m’avez soutenu tout au long de mon séjour à Thiès. Vous m’avez profondément

marqué et ce

travail vous revient, merci maman, santé et

longévité.

A Mon frère et son épouse, M. Malick Seck et sa femme Sokhna Oumou Faye, merci pour votre soutien moral et financier pendant de longues années pour ma réussite. Je ne trouve pas les mots exacts pour vous remercier. Que Dieu vous bénisse et vous gratifie d’une parfaite harmonie dans votre vie conjugale.

V


A M. Sonar Seck mon frère, mon ami, et ses épouses Woulèye Niakh et Fatou Ndione,ce travail est le fruit de vos efforts durant les moments les plus difficiles de notre famille qu’on a traversés ensemble avec beaucoup de courage et de dignité. Ce travail est le vôtre, que Dieu le tout puissant vous protège, je serais toujours à vos cotés pour vous soutenir.

A M . Bara Faye, mon cousin, tes conseils mon beaucoup servis pour reuissir ma formation, mes sincères remerciements. A Fatou Ndione, merci beaucoup pour tout le soutient que vous m’avais apporté personnellement et ma famille. Que Dieu vous comble d’une bonne santé et d’une longue vie. A mes sœurs : Aissatou, Maty, Diémi, Thioro,Coumba,Astou faye je n’ai point les mots pour vous remercier pour tous les sacrifices que vous n’avez cessés de faire pour ma réussite, grâce à vos soutiens et vos prières, ce modeste travail s’est réalisé ,Soyez rassurés mes sœurs ,je serais toujours à vos côtés pour vous soutenir.

A Seynabou Ndong tu es vraiment une amie, une confidente exceptionnelle, tu as beaucoup fait pour moi et tu m’as profondément marqué. Que Dieu le tout puissant nous aide à réaliser nos projets ensemble, je ne trouve pas les mots exacts pour te remercier pour les années qu’on a passées ensemble.

A ma famille C’est avec sincérité que je vous dédie ce travail. Vous êtes tout et vous avez tout fait pour moi. Vos conseils et vos soutiens m’ont permis d’arriver là aujourd’hui.

VI


Que le tout puissant nous garde et préserve l’entente et la compréhension qui règne dans la famille. Dédicace particulière à mon ami d’enfance Alassane Niakh pour ta compréhension durant les moments les plus difficiles à l’université, ton soutien, tes conseils m’as permis d’accéder là oú je suis aujourd’hui, mention spéciale à toi et tes frères Demba et Souleymane ainsi qu’à toute ta famille.

A Moussa Ngom mon ami, merci beaucoup pour tout le sacrifice et le soutien que tu as fait pour ma réussite, tu m’as aidé durant les moments décisifs de ma formation à l’EISMV, on restera toujours ensemble, merci infiniment.

A mes amis et frères, Tafsir Thiam ,Dr Dosso Sinaly ,Dr Daniel ,Aliou séne , Dr El Sow, Dr El Thior, Dr Thiaw , à Dr Khady Diouf, Dr Aida kassé, Dr Mame Touty, Abdou khoudoss,Paul Philip ,Tapha Diop, Ablaye diop ,Saliou faye,Matar, Maguatte, Dr Oscar, Dr Bagna, Dr Bangue ,Dr Malick seko ,kandé ,Modou séne, Aziz Mbaye ,Badiane ,Mbaye sarr ,Moussa Mboji ,Mademba ,Leon S.Ndour Fassar , ;Djiby Séne, pape souleye, ainsi que toute la 41éme promotion de l’EISMV de Dakar pour tous les moments de partage et de communion qu’on a vécu ensemble.

A mes amies, Ndiénaba, Justine Sany, Nabou Tine, Ndéye Faye, Ndéye Mossane, Aida Séne, Fatou Diop, Tening Diouf, Ndéye coumba, Ndéye ,Daba, Ndeye Fally,Astou Fall A mes Nièces et neuveux,Ndéye Ciss, Mbayang , Awa ,Saliou,Djiby,Ismaila, papis, Omar ,Ouseyenou ,youssou,Ndeye amy,Mame yacine,Mor .

A mes amis et frères de mon village pape modou, Moussa Séne ,Yamar Séne , Ibrahima Séne ,Ouseynou Séne,Aziz Faye ,Aziz Séne, Samba Séne,Babacar VII


Séne, Birame, Modou Diouf, Youssou,Mbaye,Abou, ouseyenou ,Abou, Aliou Niakh ,Mame malick, pascale, Gaspard, Justin ,Babacar ,Eugène, Amdy, Moussa faye, Laurent séne ,Pape tine ;Ibou tine ,pape modou ,Alasane A Docteur Mame DIARRA, merci pour les moments qu’on a passés ensemble durant mes enquêtes de terrain à Khombole, je n’ai pas oublié le soutien sans faille et les conseils que vous m’avez apporté pour la réussite de ma thèse. A Docteur Aly DIADHIOU merci beaucoup de m’avoir accepté dans votre cabinet comme stagiaire en troisième année. A Docteur Cheikh NDIAYE merci beaucoup pour l’aide et les conseils pour ma réussite

A mes cousins Ndigue Faye, Diallo Faye, je vous remercie pour vos précieuses bénédictions.

A mon oncle Latyr Seck, merci pour les bénédictions. A toute la famille Diouf, Niakh, Thiandoum, Seck, Séne, Faye de Baback, mon village natal. A la 41ème promotion de l’EISMV A notre Professeur accompagnateur : Professeur Assane MOUSSA A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à ma réussite.

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REMERCIEMENTS A mon cher pays le Sénégal, qui m’a donné l’opportunité de faire la Médecine Vétérinaire : que la paix continue d’y régner par la grâce du tout PUISSANT. Je voudrais exprimer ma profonde gratitude à tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont aidé à la réalisation de ce modeste travail. Mes remerciements vont particulièrement : A l’ETERNEL DIEU tout puissant, de m’avoir accompagné durant mes études et permis la réalisation de ce travail. A mes parents. Au Professeur Papa El Hassane DIOP pour avoir accepté de juger ce travail Au Professeur Alain Richi KAMGA WALADJO, pour avoir accepté d’encadrer et de corriger ce document malgré son calendrier chargé. Au Professeur Mamadou Mboidj pour avoir accepté de présider le jury. Au Professeur YalacéYamba KABORET chef de servicee pathologie médicale anatomie pathologique de m’avoir accepté comme moniteur. Au professeur Yaghouba KANE et au Dr Mireille KADJA WONOU, pour les enseignemenets et les conseils durant l’année de monitoriat que j’ai passées dans vos services . A tous les membres de mon jury de thèse. Au Docteur STANLY FON TEBUG, c’est avec plaisir que j’ai travaillé à vos cotés. Votre simplicité et votre souci du travail bien fait m’ont beaucoup marqués. Soyez persuadés de ma reconnaissance. A toute l’équipe du Projet Sénégal Génétique Laitière pour m’avoir aidé dans la réalisation de ce travail. Au Docteur Nafissatou Ndiaye TRAWARE, c’est avec plaisir que j’ai travaillé à vos cotés dans votre cabinet où vous m’avez beaucoup servis par vos conseils et vos enseignements durant mon passage à vos cotés. Soyez persuadés de ma profonde reconnaissance.

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Aux Docteur DOSSO et au Dr Eladji THIOR pour les corrections et leur soutien moral pour la réalisation de ce travail. Au Docteur Cheikh NDIAYE pour les conseils Au Docteur Mame DIARRA pour m’avoir soutenu lors de mes enquêtes à Khombole A toute la famille Fall à Taïba, Ndiaye dans le département de Tivaouane. Au Docteur Aly DIADHIOU et à toute sa famille à Thiès. A tous les enseignants de l’EISMV. A tout le personnel de l’EISMV A tous ceux qui de près ou de loin ont participé à la réalisation de ce travail.

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A notre Maître et Président du jury, Monsieur MAMADOU MBODJ Professeur à la faculté de Médecine, Pharmacie et d’Odontologie de Dakar Vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider notre jury de thèse. Nous avons été particulièrement émus par l’enthousiasme et la spontanéité avec laquelle vous avez accepté de présider notre jury de thèse malgré vos multiples occupations. Trouvez ici l’expression de nos sincères remerciements et de notre profonde gratitude. Hommage respectueux.

A notre Maître Directeur et rapporteur de Thèse, Monsieur, ALAIN RICHI KAMGA WALDJO Maitre de conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar Vous nous faites honneur de diriger et de rapporter notre travail. Vous avez initié, dirigé et assisté avec rigueur scientifique et pragmatisme ce travail .Vos qualités intellectuelles, scientifiques et humaines, votre amour pour le travail bien fait nous ont marqués et ont suscité en nous respect et admiration. Soyez rassuré, Professeur, de notre sincère reconnaissance.

A notre Maître et juge, Monsieur PAPA EL HASSANE DIOP Professeur à l’EISMV de Dakar Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous faites en acceptant avec enthousiasme de juger ce travail. Vous confirmez là, la générosité, la totale disponibilité que vous avez toujours manifestée et l’exemple que vous constituez en matière de rigueur scientifique et de qualités humaines. Veuillez trouver ici l’expression de notre profonde et sincère gratitude.

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«Par délibération, la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie et l’Ecole Inter-états des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar ont décidé que les opinions émises dans les dissertations qui leurs sont présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et qu’elles n’entendent leur donner aucune approbation ni improbation ».

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LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ANSD : Agence National de la Statistique et de la Démonographie BVD

: Diarrhée Virale Bovine (ou maladie des muqueuses)

°C

: Celsius

DIREL : Direction Régionale de l’élevage Dl

: décilitre

EISMV : Ecole Inter-états des Sciences et Médicine Vétérinaires ENSA

: Ecole Nationale Supérieure d’Agriculture

ENV

: Ecole Nationale Vétérinaire

FCFA

: Franc de la Communauté Financière Africaine

H

: heure

IA

: insémination artificielle

Ig

: immunoglobuline

IgA

: immunoglobuline A

IgG

: immunoglobuline G

IgM

: immunoglobuline M

ILRI

: International Livestock Research Institute (Institut International de recherche sur l’Elevage)

J

: jour

Kcal

: kilocalorie

Kg

: kilogramme

l

: litre

LCR

: liquide céphalo-rachidien

m

: mètre

m2

: mètre carré

Max

: maximum

Min

: minimum XIII


ml

: millilitre

NEC

: note d’état corporel

PADEL : Programme d'Appui au Développement Local PIB

: produit intérieur brut

PV

: poids vif

RSV

: virus respiratoire syncytial

S-E

: sud-est

Sec

: seconde

TB

: taux butyrique

TLU

: tropical livestock unit

Ucad

: Université Cheikh Anta Diop de Dakar

UBT

: Unité de bétail tropical

ug

: microgramme

%

: pourcentage

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LISTE DES FIGURES Figure 1: Exemple de logement individuel de veaux .......................................... 12 Figure 2: Exemple de logement collectif pour veaux ......................................... 13 Figure 3: Exemple de logement collectif pour veaux (Sénégal) ......................... 13 Figure 4: Schéma général de la circulation chez le fœtus, en rouge, le pourcentage de saturation en oxygène du sang .................................................. 15 Figure 5: Schéma du Mécanisme de l'apparition de l'acidose sanguine lors de diarrhée colibacillaire Entérotoxinogéne ............................................................ 30 Figure 6: Carte administrative de la région de Thiès .......................................... 58 Figure 7: Répartition des naissances des veaux en fonction des mois. ............... 64 Figure 8:Types de logement des veaux ............................................................... 67 Figure 9: Satisfaction des éleveurs sur la race, la santé, la gestion et les performances des veaux ...................................................................................... 70

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau I: Analyse type du colostrum, du lait transitoire et du lait entier.................... 23 Tableau II: Symptômes et diagnostic des différentes affections ombilicales ............... 25 Tableau III: Lieu d’étude et rôle du répondant dans les ménages visités ..................... 63 Tableau IV: Niveau d’études des répondants ............................................................... 64 Tableau V: Activités principales des répondants .......................................................... 64 Tableau VI: Ancienneté dans le domaine de l’élevage du répondant .......................... 64 Tableau VII : Structure des troupeaux visités ............................................................... 65 Tableau VIII: Caractéristiques des veaux élevés par les ménages enquêtés ................ 68 Tableau IX: Age au sevrage et l’accès aux aliments concentrés et aux fourrages des veaux ............................................................................................................................. 69 Tableau X: Hygiène du logement des veaux ................................................................ 70 Tableau XI: Système d’allaitement des veaux .............................................................. 71

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TABLE DES MATIERES INTRODUCTION .......................................................................................................... 1 PREMIERE PARTIE : .................................................................................................... 4 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ............................................................................... 4 CHAPITRE I : TYPOLOGIE DE L’ELEVAGE BOVINE ........................................... 5 1.: Définition ................................................................................................................ 5 2. Effectif du cheptel bovin au Sénégal ....................................................................... 5 3. Races bovines exploitées au Sénégal ...................................................................... 5 3.1. Races locales ..................................................................................................... 5 3.1.1. Zébu Gobra..................................................................................................... 5 3.1.2. Taurin N’Dama .............................................................................................. 6 3.1.3 Métisse Diakoré .............................................................................................. 6 3.1.4. Zébu Maure .................................................................................................... 6 3.2. Races exotiques ................................................................................................. 6 3.2.1. Montbéliarde .................................................................................................. 7 3.2.2. Holstein .......................................................................................................... 7 3.2.3. Jersiaise .......................................................................................................... 7 3.2.4. Guzerat ........................................................................................................... 7 3.2.5. Brune des Alpes ............................................................................................. 7 3.2.6. Gir et Girolando ............................................................................................. 7 4. Système d’élevage au Sénégal................................................................................. 8 CHAPITRE II: GESTION DES VEAUX ...................................................................... 9 1. La réglementation en vigueur sur l’élevage du veau ............................................... 9 1.1. Notion de veau et la conduite d’élevage des veaux .......................................... 9 1.2. Gestion de troupeau en Afrique : exemple du Mali ........................................ 10 1.3. Logement des veaux ........................................................................................ 10 CHAPITRE III : PHYSIOLOGIE CARDIO-RESPIRATOIRE DU VEAU ............... 14 1. Circulation fœtale et modifications circulatoires à la naissance ........................... 14 1.1 Circulation fœtale ............................................................................................. 14 1.2. Modifications circulatoires à la naissance. ..................................................... 16 1.3. Modifications respiratoires à la naissance ...................................................... 16

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CHAPITRE IV :

PHYSIOLOGIE DIGESTIVE ET ALIMENTATION DU VEAU ……………………………………………………………………18

1. Rappel anatomophysiologique du système digestif .............................................. 18 1.1. Rumen ............................................................................................................. 18 1.2. Réseau ............................................................................................................. 18 1.3. Feuillet............................................................................................................. 18 1.4. Caillette ........................................................................................................... 19 2 . Alimentation des veaux............................................................................................ 20 2.1. Gestion de l’alimentation du veau ..................................................................... 20 2.2. Colostrum . ......................................................................................................... 20 2.3. Fourrage .............................................................................................................. 22 CHAPITRE V: PRINCIPALES PATHOLOGIES DES VEAUX ............................... 24 1. Affections ombilicales ........................................................................................... 24 1.1. Définition ........................................................................................................ 24 1.2. Etiologie .......................................................................................................... 24 1.3. Symptômes et diagnostic des différentes affections ombilicales .................... 24 1.4. Traitement et prophylaxie des affections ombilicales..................................... 25 2. Pathologies digestives ........................................................................................... 26 2.1. Définition ........................................................................................................ 26 2.2 Diarrhées néonatales ........................................................................................ 26 2.2.1 Définition de la diarrhée ............................................................................ 26 2.2.2 Rappels physiologiques: l'effet barrière .................................................... 26 2.2.3 Etiologie ..................................................................................................... 27 2.2.4. Pathogénie ................................................................................................. 28 2.2.4.1 Diarrhée à E .coli.................................................................................. 28 2.2.4.2. Diarrhée alimentaire .......................................................................... 29 2.2.4.3. Symptômes ......................................................................................... 31 2.2.4.4. Diagnostic : examen clinique et examens complémentaires ............ 31 2.2.4.5. Traitement des diarrhées néonatales ................................................ 32 2.2.4.5.1. Principe .................................................................................................. 32 2.2.4.5.2. Réhydratation du veau diarrhéique ........................................................ 33

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2.2.4.5.3. Réhydratation orale ................................................................................ 33 2.2.4.5.4. Réhydratation avec ou sans lait .............................................................. 35 2.2.4.5.5. Traitement antibiotique .......................................................................... 36 2.2.4.5.6. Traitements complémentaires ................................................................ 37 3. Pathologies cutanées .............................................................................................. 38 3.1. Carences en oligo-éléments............................................................................. 38 3.1.1. Définition ..................................................................................................... 38 3.1.2. Etiologie ....................................................................................................... 38 3.1.3. Symptômes ................................................................................................... 38 3.1.4 Diagnostic et traitements ............................................................................... 39 3.2. Gales ................................................................................................................... 39 4.1. Définition ........................................................................................................ 39 4.2. Etiologie .......................................................................................................... 39 4.3. Rôles pathogènes ............................................................................................. 40 4.4. Symptômes ...................................................................................................... 40 4.5. Diagnostic ....................................................................................................... 40 4.6. Traitement ....................................................................................................... 40 4.7. Prophylaxie ..................................................................................................... 41 4 Pathologies du système locomoteur ....................................................................... 41 4.1. Fractures .......................................................................................................... 41 4.1.1. Définition .................................................................................................. 41 4.1.2. Étiologie des fractures .............................................................................. 41 4.1.3. Diagnostic et examen clinique .................................................................. 42 4.1.4. Traitement des fractures ........................................................................... 42 4.2. Arthrites........................................................................................................... 43 4.2.1. Définition et étiologie ............................................................................... 43 4.2.2. Symptômes et diagnostic clinique ............................................................ 44 4.2.3. Pronostic ................................................................................................... 45 4.2.4. Traitement ................................................................................................. 45 4.2.5 . Prophylaxie .............................................................................................. 46 6. Pathologies respiratoires ........................................................................................ 46 6.1. Définition et étiologie ..................................................................................... 46 6.1.1. Symptômes et diagnostic.............................................................................. 47 6.1.2. Traitement .................................................................................................... 47 7. Pathologies systémiques et nerveuses ................................................................... 48 7.1. Appareil cardio-vasculaire .............................................................................. 48 7.1.1. Définition .................................................................................................. 48

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7.1.2. Symptômes et diagnostic .......................................................................... 48 7.1.3. Traitement ................................................................................................. 49 7.2. Système nerveux ............................................................................................. 50 7.2.1. Définitions ................................................................................................ 50 7.2.2. Méningite .................................................................................................. 50 7.2.2.1. Définition ............................................................................................ 50 7.2.2.2. Symptômes ......................................................................................... 50 7.2.2.3. Diagnostic ........................................................................................... 50 7.2.2.4. Traitement .......................................................................................... 51 7.2.3. Hydrocéphalie ........................................................................................... 51 7.2.3.1. Définition et étiologie ........................................................................ 51 7.2.3.2 Symptômes .......................................................................................... 51 7.2.3.3. Traitement .......................................................................................... 51 7.2.4. Nécrose du cortex cérébral ....................................................................... 52 7.2.4.1. Définition et étiologie ........................................................................ 52 7.2.4.2. Symptômes et diagnostic clinique ..................................................... 52 7.2.4.3. Traitement .......................................................................................... 52 DEUXIEME PARTIE:.................................................................................................. 54 LA PARTIE EXPERIMENTALE : LA GESTION DES VEAUX DANS LA ZONE PERI-URBAINE DE THIES ........................................................................................ 54 CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES............................................................. 56 1.

Choix du site et période de l’étude ............................................................ 56

1.1. Présentation de la région de Thiès .................................................................. 56 1.2. Matériel d’enquête .......................................................................................... 60 1.3. Animaux .......................................................................................................... 60 2. Méthode d’étude .................................................................................................... 60 2.1 Revue bibliographique ..................................................................................... 60 2.2. Echantillonnage ............................................................................................... 60 2.3. Collecte des données sur le terrain .................................................................. 61 2.4. Traitement et analyse des données .................................................................. 61

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CHAPITRE II: RÉSULTATS....................................................................................... 63 1 . Résultats................................................................................................................ 63 1.1. Caractéristiques des ménages visités .............................................................. 63 1.2. Niveau d’étude des éleveurs............................................................................ 63 1.3. Activité principale des éleveurs ...................................................................... 64 1.4. Ancienneté dans le domaine de l’élevage ....................................................... 64 1.5 . Structures des troupeaux visités ..................................................................... 65 1.6. Caractéristique des veaux ................................................................................ 66 1.6.1. Répartition des naissances des veaux en fonction des mois ..................... 66 1.6.2. Race dominante des veaux enquêtés......................................................... 66 1.6.3. Mode de reproduction ............................................................................... 66 1.6.4. Facilité au vêlage.......................................................................................... 67 1.6.5. Type de gestation ...................................................................................... 67 1.6.6. Note d’État Corporel (NEC) ..................................................................... 67 1.6.7. Utilisation finale des veaux ...................................................................... 68 1.6.8. Age au sevrage et d’accès aux concentrés et aux fourrages des veaux .... 68 1.7. Logement et l’hygiène des veaux .................................................................... 69 1.7.1. Logement des veaux ................................................................................. 69 1.7.2. Hygiène du logement des veaux ............................................................... 70 1.8. Système d’allaitement des veaux .................................................................... 71 1.9. Santé des veaux ............................................................................................... 71 1.10. Appréciation des éleveurs ............................................................................. 72 CHAPITRE III : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS ................................... 74 I. DISCUSSION ........................................................................................................ 74 1.1. Information générale sur les répondants ......................................................... 74 1.2. Renseignements sur le niveau d’études des éleveurs ...................................... 74 1.3. Activités principales des éleveurs ................................................................... 74 1.4. Ancienneté dans l’élevage............................................................................... 75 1.5. Naissance des veaux en fonction de l’année ................................................... 75 1.6. Mode de reproduction ..................................................................................... 76 1.7. Types de gestation des veaux .......................................................................... 76 1.8. Utilisation finale des veaux ............................................................................. 76 1.9. Age au sevrage des veaux ............................................................................... 76 1.10. Accès à l’aliment fourrager des veaux en fonction de l’âge ......................... 77 1.11. Age d’accès à l’aliment concentré des veaux ............................................... 77 1.12. Logement et Hygiène des veaux ................................................................... 78 1.13. Santé des veaux ................................................................................................ 78

XXI


1.14. Alimentations des veaux ............................................................................... 79 1.15 Système d’allaitement des veaux ................................................................... 80 1.16. Perception de l’élevage par les éleveurs ....................................................... 80 1.17. Limites de l’enquête ...................................................................................... 81 II. RECOMMANDATIONS ..................................................................................... 82 1.1. Aux éleveurs.................................................................................................... 82 1.2. Aux autorités étatiques en charge du développement de l’élevage ................ 83 1.3. A l’endroit des chercheurs .............................................................................. 84 CONCLUSION GENERALE ....................................................................................... 85 ANNEXES .................................................................................................................... 98 ANNEXE 1 ................................................................................................................... 99 ANNEXE 2 : Race des pères et mères des veaux ....................................................... 109 ANNEXE 3: TLU équivalents of some farm animals ................................................ 110

XXII


INTRODUCTION

1


L’élevage joue un rôle important dans l’économie du Sénégal et constitue 36% PIB agricole. Neuf ménages sur dix sont concernés par cette activité, employeuse de main d’œuvre à côté de l’agriculture. La production laitière reste insuffisante pour répondre à la demande, d’où un recours important aux importations qui représentent plus de la moitié de l’offre de lait. En 2012 ces importations ont couté 80 milliards de FCFA à l’Etat (DIREL,2012). Le secteur laitier du Sénégal est ainsi caractérisé par la coexistence de deux filières. Une filière locale, témoin de l’implication ancienne des sociétés pastorales dans les échanges; et une filière d’importation de lait et de produits laitiers, témoin de la forte augmentation de la demande, liée à l’urbanisation et à l’ouverture aux marchés internationaux. Aujourd’hui comme dans la plupart des pays africains la gestion des veaux dans les fermes constitue l’un des problèmes fondamentaux pour réduire, le retard de croissance,la mortalité et la morbidité de ces derniers en assurant le renouvellement des troupeaux afin d’espérer atteindre l’autosuffisance en lait et en protéine animale dans nos pays respectifs. Des opportunités existent avec une demande de lait et de produits laitiers croissante avec un taux de croissance annuelle de 4%. Ainsi, un important programme de croisement utilisant l’insémination artificielle (IA) a été initié pour améliorer la production nationale de lait. Du fait des améliorations attendues et des possibilités de développement de la filière laitière, de nombreuses initiatives de développement et de recherche sont mises en œuvre. Cependant, cet engagement des pouvoirs publics suscite des controverses du fait des échecs passés en matière d’intensification. Ce qui pose le débat sur la pertinence des orientations d’un vaste programme d’intensification et ses chances de succès. Dans la phase de planification, les responsables ont besoin d’informations sur les producteurs, leurs pratiques en matière d’élevage, leurs contraintes ainsi que leurs potentiels de développement. A cette fin, l’approche utilisée doit permettre de recueillir et d’analyser des informations au niveau des 2


éleveurs, d’identifier les problèmes,ensuite proposer des solutions applicables et de fixer les priorités de la recherche-développement. Ainsi pour un développement durable de l’élevage traditionnel, il est urgent de répondre d’abord à la question de savoir quelle est la méthode à adopter pour réduire considérablement la mortalité des jeunes animaux. Cette étude a donc pour objectif d’augmenter les chances de survie des veaux durant les périodes critiques de l’élevage pour permettre un développement de l’élevage. Telles sont les raisons qui nous ont poussés à nous intéresser à ce sujet de la gestion des veaux dans la zone périurbaine de Thiès afin d’aider et d’accompagner les éleveurs à bien assurer le renouvellement de leurs troupeaux et à booster la filière laitière. Ce travail qui a pour objectif de décrire les caractéristiques des exploitations et des pratiques de gestion des veaux dans les élevages bovins traditionnels et modernes situés dans la région de Thiès est présenté en deux parties : Une première partie consacrée à la typologie de l’élevage bovin et à la gestion des veaux ;la physiologie digestive et l’alimentation du veau,et les principales pathologie des veaux Une deuxième partie expérimentale portant sur la méthodologie, les résultats de l’enquête, la discussion et les recommandations.

3


PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

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CHAPITRE I : TYPOLOGIE DE L’ELEVAGE BOVINE 1.: Définition La typologie est la détermination des traits caractéristiques dans un ensemble de données en vue d’y déterminer les types (ou modèles) (TACHE, 2001). Pour faire une typologie, il est utile de faire une caractérisation et une distinction entre l’analyse uni variée et l’analyse multi variée.

2. Effectif du cheptel bovin au Sénégal Au Sénégal, le cheptel est très important et varié. Les statistiques de la direction de l’élevage (DIREL) font état de 3,163 millions de têtes de bovins en 2007 sans compter les autres espèces animales. L'élevage occupe une place appréciable dans l'économie nationale, puisqu'il représente environ 35 % de la valeur ajoutée du secteur agricole et qu'il participe pour 7,5 % à la formation du PIB national. La production laitière nationale est estimée à 137,3 millions de litres de lait, dont 102,3 millions pour le lait de vache. Pour élevage semiintensif la production de lait est estimée 15 millions de litres.

3. Races bovines exploitées au Sénégal 3.1. Races locales Les races locales exploitées au Sénégal sont : la race N’dama (Bos taurus), le zébu Gobra (Bos indicus), la métisse Diakoré et le zébu Maure.

3.1.1. Zébu Gobra C’est un bovin à bosse de grande taille (1,25 à 1,40 m). Le poids à l’âge adulte est estimé en moyenne à 415 kg chez le mâle et 322 kg chez la femelle, avec un rendement carcasse 48 à 56 %. La robe est blanche ou blanc rayé, sa production laitière varie de 1,5 à 2 litres de lait par jour et la durée de lactation est de 150 à 180 jours (360 l de lait/an).(KABERA, 2007).

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3.1.2. Taurin N’Dama Le taurin N’dama est caractérisé par sa trypanotolérance et vit en zone soudanoguinéenne ; au Sénégal, il est rencontré dans les régions de Casamance et du Sénégal oriental. C’est un bovin sans bosse, de taille moyenne, 0,95 à 1,10 m au garrot. Le poids moyen à l’âge de 4 ans est estimé à 382,6 ± 20,0 kg chez le mâle et 286,7 ± 8,3 kg chez la femelle. Le rendement carcasse est de 52 à 54%. (DIADHIOU, 2001).

3.1.3 Métisse Diakoré La race Diakoré est issue du métissage entre zébu Gobra dont elle a hérité la taille et taurin N’Dama de qui elle tient sa trypanotolérance. Son poids adulte est compris entre 300 et 400 kg. Sa robe, le plus souvent unie et assez claire, varie du blanc au gris ou jaune. Sa production laitière est améliorée par rapport à celle de la N’Dama (DENIS, 1986).

3.1.4. Zébu Maure Le zébu Maure est très résistant et peut rester deux jours sans s’abreuver. Il a des cornes courtes et sa robe est généralement noire ou pie noire. La femelle est considérée comme une bonne laitière et produit en élevage extensif 800 à 1000 litres en 240 jours. Outre le Sénégal,on le retrouve en Mauritanie et dans la boucle du Niger (TRAORE et al 1984)

3.2. Races exotiques Les races exotiques élevées au Sénégal sont généralement des races de type laitier.

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3.2.1. Montbéliarde Sa taille au garrot est comprise entre 1,38 m et 1,44 m pour un poids vif de 600 à 1000 kg. D’après (DENIS ,1986), sa production laitière a été estimée au Sénégal entre 2000 à 3500 litres de lait pour 305 jours de lactation.

3.2.2. Holstein Elle a une robe pie noire avec des taches blanches et noires bien délimitées. Sous les tropiques, sa production laitière est d’environ 5751 litres /an (BENLEKHAL, 1993).

3.2.3. Jersiaise Elle pèse en moyenne 300 kg avec une robe généralement fauve. Au Sénégal, sa production annuelle a été estimée à 3217 ±77 litres de lait avec un taux de matière grasse de 6,5 à 7 %.

3.2.4. Guzerat D’origine indienne de l’état du Gujarat, elle a été introduite au Sénégal en 1964 (DENIS, 1986).

3.2.5. Brune des Alpes Race bovine laitière à robe brune, originaire des montagnes de l’Est de la Suisse; son poids est de 650-750 kg.

3.2.6. Gir et Girolando Selon ( NJONG ,2006), la production laitière varie de 8 à 15 l/j pour la Gir et de 15 à 20l/j pour la Girolando. Malgré leur adaptation relativement difficile au Sénégal, ces races étrangères ont des paramètres de reproduction meilleurs comparés aux races locales (NJONG, 2006).

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4. Système d’élevage au Sénégal Les systèmes de production sont essentiellement de type extensif. Selon la disponibilité des ressources fourragères et du type de conduite associé, trois systèmes de production laitière sont rencontrés au Sénégal, à savoir: Le Système pastoral : Il représente 30 % du cheptel bovin national. C’est un type d’élevage caractérisé par l’exploitation de grands espaces à travers la mobilité du cheptel. Les ressources végétales sont limitées (steppes et savanes arbustives) et constituent l’apport essentiel de l’alimentation des troupeaux. Le Système agropastoral : Il est caractérisé par une intégration de l’agriculture, de l’élevage et de la disponibilité des sous-produits agricoles et agro-industriels. Il est pratiqué dans la vallée du fleuve Sénégal, dans le bassin arachidier et dans le Sud du pays. Le Système intensif et semi-intensif: Ce système est localisé dans la zone des Niayes et intéresse l’embouche industrielle, la production laitière .Il concerne 1% des bovins et 3% des petits ruminants.

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CHAPITRE II: GESTION DES VEAUX 1. La réglementation en vigueur sur l’élevage du veau 1.1. Notion de veau et la conduite d’élevage des veaux En Europe, on définit le « veau » comme un animal de l’espèce bovine, âgé de moins de six mois. Mais les autres Etats engraissent les veaux plus longtemps, jusqu'à douze mois : Parmi eux, la Hollande qui souhaite que la réglementation européenne évolue et considère comme veaux des animaux jusqu’à l’âge de 12 mois. Dans les élevages africains la notion de « veau » est loin d’être maitrisée par les éleveurs qui ont longtemps considéré un veau comme un jeune bovin non sevré.( AUPAIS A., BERTRAND G et MARTINEAU C, 2000). Cette réglementation est actuellement modifiée par celui du 8 décembre 1997 établissant les normes et les conditions d’élevage des veaux qui doivent leur permettre d’avoir un certain bien-être. Les veaux doivent être inspectés au moins deux fois par jour, pour surveiller leur bonne santé et au cas échéant leur donner les soins appropriés. Les durées d’éclairage sont aussi définies, ainsi que les modalités de distribution de la nourriture (au moins deux fois par jour). C’est à ce moment uniquement que les veaux peuvent être attachés. Ils doivent avoir une alimentation adaptée à leur âge et doit être composée d’un minimum d’éléments fibreux. Cette alimentation doit permettre au veau d’avoir un niveau d’hémoglobine moyen de 4,5 mmol/litre et un taux d’hématocrite proche de 22 (directive européenne du 20/01/1997 et arrêté d’application du 8/12/1997). Ces mesures doivent permettre aux veaux d’être élevés dans les conditions optimales pour leur bien-être. Elles sont parfois difficiles à mettre en œuvre par les éleveurs qui craignent une baisse de qualité de la viande, à plus forte raison en Afrique où les conditions d’élevages sont extrêmement difficiles pour les jeunes animaux.

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1.2. Gestion de troupeau en Afrique : exemple du Mali Des Systèmes de gestion différents du troupeau peuvent être distingués au voisinage de la zone péri-urbaine de Bamako que sont. :Le système traditionnel où les races Zébu locales et N'Dama sont conservées dans les villages agropasteurs sur les pâturages naturels non améliorés où dans les champs récoltés sans supplémentation. Ils ne reçoivent aucun ou peu de traitements ni de vaccinations. Les veaux sont attachés à une corde ou gardés dans des enclos mobiles construits avec des buissons et des branches. La traite des vaches se fait une ou deux fois et la production de lait par jour est de 1-2 l / vache (DEBRAH et al.1995). La plupart des animaux sont vaccinés contre certaines pathologies comme la pasteurellose, la péripneumonie contagieuse bovine et des traitements contre

les

parasites

gastro-intestinaux.

Les

animaux

reçoivent

une

supplémentation alimentation pendant la saison sèche. Le croisement des races locales avec des races européennes comme la Montbéliarde ou la Holstein est fait pour augmenter le potentiel génétique pour la production de lait par l’insémination artificielle et les veaux obtenus sont logés dans des enclos fixes construits en briques ou en béton. Les vaches sont traits deux fois par jour et la production de lait par jour est supérieure à 5 l / vache . Les plus importantes pathologies entrainant de mortalité chez les veaux en premier rang sont les troubles de l'appareil digestif soit un pourcentage de (28%)(DEBRAH et al. 1995).

1.3. Logement des veaux En ce qui concerne le logement des veaux, les cases individuelles (Sauf certificat vétérinaire) ne peuvent être utilisées pour des animaux de plus de huit semaines. Ces cases doivent avoir une taille égale à la longueur et la hauteur du veau au garrot multipliées par 1,1. Au-delà de huit semaines, les veaux de moins de 150 kg doivent disposer d’une surface minimale de 1,5 m2, cette surface devant être 10


augmentée pour des veaux plus lourds. Les matériaux utilisés pour leurs logements ne doivent pas être préjudiciables aux veaux et doivent pouvoir être nettoyés régulièrement. Il est intéressant d'adapter le milieu de vie du veau à ses spécificités

physiologiques.

Pour

cela,

il

existe

de

nombreuses

recommandations. Les veaux perdent facilement de la chaleur à proximité des parois. Il est utile de mettre en place des matériaux isolants thermiques au niveau des box des veaux (parois) et une litière propre, sèche et en quantité suffisante au sol entre autres (MENARD et CAPDEVILLE, 2011). Les veaux sont également très sensibles à l'humidité et aux courants d'air. Il faut donc veiller à ce que la vitesse de l'air au niveau du couchage ne dépasse pas 0,25 m/sec et soit au moins de 0,1m/sec ;l'efficacité du brise-vent doit être comprise entre 80 et 95% (contre 60% de limite basse chez l'adulte) (MENARD et CAPDEVILLE, 2011). En effet, les veaux craignent les écarts importants de température (plus de 15°C) entre le jour et la nuit et les retombées d'air froid quand les volumes sont importants. C'est pourquoi il est intéressant de mettre en place de faux-plafonds amovibles pour éviter les retombées d'air froid et diminuer les volumes. ( ARGENTE, 2009, MENARD et CAPDEVILLE, 2011, WALLET et LAGEL, 2011). Concernant les volumes et les ouvertures minimales par veau d'élevage de 50kg pour la ventilation hivernale, les recommandations sont : (MENARD et CAPDEVILLE, 2011) (WALLET et LAGEL, 2011). 

Un volume d'air optimal de 7 m3(minimal de 5m3).

Une ouverture libre sur un pan bardé 0,02 m2 (si le bâtiment est fermé, il faut pratiquer des ouvertures sur les deux longs pans).

une ouverture libre au faîtage recommandée 0,02 m2 (minimale 0,01 m2) (MENARD et CAPDEVILLE, 2011).

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Une surface d'entrée d'air de 0,04 m2 et une surface de sortie d'air de 0,02 m2, ce qui rend la ventilation difficile à ajuster dans les locaux à veaux.

Malgré ces recommandations il se trouve que beaucoup de fermes en Afriques comme le cas du Sénégal pratiquent l’ancien système où les animaux sont attachés ou non à l’air libre et où les veaux sont soumis à une variation permanente de température. Pour la santé il est important de séparer les animaux de moins d’un an des autres animaux. En effet, avant un an, les jeunes veaux sont facilement contaminés par les bovins plus âgés par les bactéries E-coli, la para tuberculose et la salmonelle, présentes dans les excréments ou le lait des animaux plus âgés, représentent autant de menaces pour la santé des jeunes bêtes. Il en est de même pour les infections respiratoires. Pour éviter tout risque de contamination, l’habitation des veaux doit être propre. L’habitat des veaux est soit en cases individuelles (figure 1) ou collectives (figure 2). En Afrique les normes de logement ne sont toujours pas respectées à cause du manque de moyens,ce qui fait que leurs veaux ne disposent pas toujours de logements.

Figure 5: Exemple de logement individuel de veaux Source : www.delavalfrance.fr/imagevaultfiles/id./cf./elevage_veaux. 12


Figure 6: Exemple de logement collectif pour veaux Source : www.delavalfrance.fr/imagevaultfiles/id./cf./elevage_veaux.

Figure 7: Exemple de logement collectif pour veaux (SĂŠnĂŠgal)

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CHAPITRE III : PHYSIOLOGIE CARDIO-RESPIRATOIRE DU VEAU À la naissance, de nombreux paramètres physiologiques du fœtus alors devenu nouveau-né sont modifiés. De façon générale, il y a des changements de grande amplitude au cours des 24 premières heures suivant le part. L'adaptation est un processus dynamique qui se déroule principalement au cours des six(6) premières heures de vie. Dans les 18 h suivantes, les modifications des paramètres physiologiques du veau sont plus progressives pour atteindre un plateau (UYSTEPRUYST, 2008). Des modifications de la composition hématologique interviennent dans les 24 premières heures de vie (UYSTEPRUYST, 2006). Un veau sain est un veau réactif, avec les oreilles hautes (HOUSE et al. 2009). 1. Circulation fœtale et modifications circulatoires à la naissance 1.1 Circulation fœtale La circulation fœtale se caractérise par (DECANTE, 2003) : 

Une oxygénation du sang, aussi appelée hématose, particulière puisqu'elle se réalise au niveau du placenta, les poumons étant non déployés et immatures ;

Un shunt hépatique via le Dictus venosus ;

La présence du foramen ovale qui permet le passage d'une partie du sang oxygéné de la veine cave postérieure directement dans l'oreillette gauche.

C'est une sorte de canal muni d'un clapet qui se ferme lors de chaque contraction de l'oreillette gauche, ce qui empêche le refoulement du sang dans la veine cave (TOUTAIN, 1985) ; 

la présence du canal artériel qui permet le passage du sang issu du tronc pulmonaire dans l'aorte sans irriguer les poumons. Le sang oxygéné parvient donc du placenta au fœtus par les veines ombilicales.

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Le sang se dirige ensuite vers le foie et le cœur. À partir du ventricule gauche du cœur, le sang est envoyé vers la tête et la circulation coronaire.(figure 4) Une petite partie du sang du ventricule est envoyée dans la circulation pulmonaire et une grande partie emprunte le canal artériel et rejoint l'aorte. Peu de sang passe dans la circulation pulmonaire car il y a une forte résistance dans celle-ci. Le sang de l'aorte descendante gagne les différents organes abdominaux et le placenta (LIGNEREUX, 1985 ;LUET, 1993) La différence majeure entre la circulation fœtale et celle de l'adulte réside dans le fait que le cœur droit et gauche fonctionne en parallèle chez le fœtus alors qu'ils sont en série chez l'adulte (LIGNEREUX, 1985).

Figure 8: Schéma général de la circulation chez le fœtus, en rouge, le pourcentage de saturation en oxygène du sang (TOUTAIN, 1985) ;(LUET, 1993) 15


1.2. Modifications circulatoires à la naissance. À la naissance, on note plusieurs modifications de l'appareil circulatoire chez le nouveau-né : 

Le stimulus de l'arrêt de la circulation placentaire étant l'étirement, si au cours de la mise-bas le cordon est étiré, la circulation est coupée prématurément ce qui est préjudiciable au veau.

La fermeture des artères ombilicales.

Ces artères ombilicales ont des parois riches en muscles qui jouent un rôle dans leur oblitération rapide après la naissance. L'étirement du cordon conduit à la contraction des fibres musculaires longitudinales des parois et donc à l'oblitération de ses artères. (LUET, 1993). Ces modifications précèdent la prise en charge du nouveau né et sont nécessaires pour déclencher la respiration fœtale

1.3. Modifications respiratoires à la naissance Le poumon se déplie lors des premières inspirations. Le poumon du nouveau-né alors collabé à besoin d'une pression plus importante que celle d'un poumon adulte pour se gonfler d'air. On estime que cette pression doit être équivalente à 80 cm3 d'eau pour que l‘expansion pulmonaire se produise, soit 5 à 7 fois plus forte que la pression produite par une inspiration normale (HARVEY et DESROCHERS, 1989). Le poumon est capable de se maintenir déplié grâce au surfactant produit par les pneumocystes de type II dans les heures qui précèdent la naissance. La synthèse du surfactant est initiée par les corticoïdes produits par le fœtus quelques jours avant la naissance. Les corticoïdes étant les hormones du stress, le fœtus en fin de gestation produit ce qui initie la mise-bas (HARVEY et DESROCHERS, 1989).

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Pendant toute la durée de la gestation, les voies respiratoires du fœtus sont remplies de liquide notamment les poumons. À la naissance, une partie est évacuée par le nez et la bouche. Ce sont essentiellement les liquides contenus dans les premières voies respiratoires. C'est d'ailleurs ce que l'on cherche à favoriser par les procédures de nursing. La majorité du liquide fœtal contenu dans les poumons est progressivement résorbée par la circulation sanguine à travers la paroi alvéolaire une fois que la respiration pulmonaire s'est mise en place

(HARVEY

et

DESROCHERS,

1989).

(UYSTEPRUYST,

2008,TIMSIT, 2008) La résorption totale des liquides pulmonaires prend environ 6 h (UYSTEPRUYST, 2008). La pénétration d'air dans les poumons abaisse les résistances vasculaires pulmonaires. Celles-ci deviennent donc inférieures à la force d'éjection du ventricule droit. Le sang du ventricule droit peut donc passer dans les poumons: la double circulation est mise en place (TIMSIT, 2008). Ces changements, notamment la double circulation, sont réversibles en cas d'hypoxie sévère. Une vasoconstriction pulmonaire apparait alors ainsi qu'une augmentation de la résistance vasculaire pulmonaire. Ce qui aboutit à la réouverture des shunts. Le veau repasse à un schéma vasculaire de type fœtal sans placenta, l'hypoxie s'aggrave et conduit à la mort par anoxie centrale (UYSTEPRUYST, 2008).

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CHAPITRE IV : PHYSIOLOGIE DIGESTIVE ET ALIMENTATION DU VEAU 1. Rappel anatomophysiologique du système digestif L’appareil digestif des ruminants se distingue des autres espèces animales par le particularisme anatomique des estomacs. En effet, leur appareil est composé de trois compartiments placés avant la caillette qui est le véritable estomac. Ce sont successivement le rumen (panse), le réseau (réticulum) et le feuillet (omasum).

1.1. Rumen C’est le plus volumineux des réservoirs gastriques, il peut renfermer jusqu’à 70 à 75 % du contenu total du tube digestif et représente 50 à 60 % de son volume. Sa surface intérieure, à l’exception des piliers charnus qui le divisent en plusieurs sacs, est constituée par un épithélium corné, hérissé de papilles de formes et de dimensions variables, nombreuses, serrées les unes contre les autres et qui jouent un rôle majeur dans l’absorption des produits du métabolisme des micro-organismes du rumen.

1.2. Réseau Le rumen s’ouvre très largement vers l’avant sur le réseau qui peut être considéré comme un diverticule du rumen. Sa muqueuse est réticulée (d’où son nom) en forme de nid d’abeilles et parsemée de papilles absorbantes.

1.3. Feuillet C’est un organe sphérique (bovin) ou ovoïde (ovin) à l’intérieur duquel se trouve de très nombreuses lames recouvertes d’un épithélium kératinisé qui possède également des papilles Sa cavité est limitée à un canal qui communique en amont avec le réseau par un sphincter (sphincter réticulo-omasal), en aval avec la caillette par un orifice beaucoup plus large et dilatable.

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1.4. Caillette Elle est le véritable estomac et le seul réservoir sécrétoire des ruminants. Sa cavité est tapissée par une muqueuse glandulaire, analogue à celle des monogastriques, toujours recouverts d’une couche de mucus. Dans son état naturel, le veau s'allaite et boit lentement en étendant son cou et en produisant beaucoup de salive. Cette action ferme la gouttière œsophagienne de sorte que le lait contourne le rumen et entre directement dans la caillette. Lorsque le lait entre dans la caillette, la rénine et autres enzymes créent du lait caillé. Le lactosérum, ou petit-lait, est tiré à partir de la caillette et part vers l'intestin pour être digéré. Le lait caillé est ensuite décomposé par des enzymes dans la caillette, avant de passer également dans l'intestin pour y être absorbé. La salive que le veau produit par une succion lente, équilibre le pH dans la caillette, ce qui aide à créer le lait caillé. La salive contient des enzymes essentielles, comme la lipase, qui sont nécessaires pour la digestion des graisses, une source d'énergie vitale pour le veau. La salive possède des propriétés antibiotiques naturelles qui constituent la première et principale défense d'un veau contre les infections. Quand un veau se nourrit trop rapidement, il risque de ne pas produire la salive dont il a besoin pour digérer le lait. Cela peut mener le veau à sucer des oreilles, le nombril, ainsi que tout ce qui l'entoure pour essayer de produire la salive qu'il aurait dû produire en s'allaitant. C'est ce qu'on appelle l'allaitement croisé. ² Une alimentation trop rapide peut faire que le lait déborde dans la gouttière œsophagienne et entre dans le rumen où il va s'aigrir et fermenter en l'absence d’enzymes et provoquer des troubles digestifs.Une alimentation trop rapide et un manque de salive peut aussi entraîner un manque de caillage, permettant au lait entier d'entrer dans l'intestin grêle. Cela va causer une fermentation bactérienne avec entérite ou diarrhée alimentaire.

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Les bactéries E-Coli se multiplient rapidement lorsqu’elles entrent en contact avec du lait cru. Cela est l’une des causes principales des diarrhées alimentaires chez les jeunes veaux. La stimulation du rumen du veau passe par l’utilisation d’un fourrage et de concentrés de bonne qualité.

2 . Alimentation des veaux 2.1. Gestion de l’alimentation du veau 2.2. Colostrum . Le colostrum est un liquide jaunâtre, épais et visqueux issu seulement de la première traite. Il est deux fois plus énergétique que le lait avec une concentration en lactose moins élevée qui évite l’apparition des diarrhées. Source apport d’énergie, d’anticorps, de vitamines et de minéraux en plus il a un effet laxatif qui empêche la fixation d’agents pathogènes au niveau de l’appareil digestif. À sa naissance, le veau possède un système immunitaire peu développé qui n'est pas en mesure de produire activement des anticorps protecteurs contre certaines maladies ou la vaccination. De plus, aucun anticorps maternel n'est présent dans le courant sanguin du nouveau-né, puisqu'ils ne traversent le placenta que durant la période de gestation. Le temps qu'il développe sa propre immunité (ce qui demande quelques mois), le veau doit compter pour résister aux maladies, sur le colostrum de sa mère qui assure le transfert passif de l'immunité. Le colostrum est riche en anticorps capables de fournir au veau une protection contre les maladies infectieuses. Les anticorps, ou immunoglobulines (lg), sont des protéines qui savent reconnaître les pathogènes et favorisent leur destruction. Il existe trois types de Ig dans le colostrum des bovins: les IgG ;IgA ; et les IgM .

20


Le colostrum de la vache contient de 70 % à 80 % de lgG, de 10 % à 15 % de lgM et de 10 % à 15 % de lgA. (BECKER C et COMMUN L, 2013) Dans les fermes, les méthodes d’élevage varient très peu entre les fermes laitières conventionnelles et modernes. Au niveau des fermes modernes, les veaux sont séparés de leur mère peu de temps après la naissance. Ils sont nourris au seau et élevés selon un concept de stabulation qui réduit le contact avec les animaux des autres groupes d’âge. Un nombre croissant d’éleveurs et de consommateurs sont mécontentés par les méthodes actuelles d’élevage des veaux. Le comportement maternel, les liens affectifs vache-veau et l’apprentissage social sont absents. Par contre le système d’allaitement sous la mère offre une solution prometteuse. Les veaux apprennent également à consommer du fourrage à un plus jeune âge, ont des contacts sociaux avec les autres veaux et vaches, et ont suffisamment d’espace pour faire de l’exercice et pour jouer. La mise en place d’un système d’allaitement sous la mère comme nouvelle méthode d’élevage des veaux touche bien des aspects de l’entretien des animaux au sein d’une ferme laitière. L’aménagement de la ferme et l’attitude de l’éleveur constituent des critères importants pour une mise en œuvre réussie. Les fermes n’offrent pas toutes un aménagement et des conditions adéquates pour mettre en place un système d’allaitement sous la mère. D’autre part, les éleveurs ne sont pas tous en mesure de mettre en œuvre un système d’alimentation lactée adéquat. Les systèmes d’allaitement sous la mère exigent que les éleveurs possèdent des qualités de gestionnaire ainsi que des capacités d’observation. Les éleveurs s’en remettent en partie aux mères pour s’occuper de leurs veaux et doivent donc accepter

différents niveaux de contrôle sur une part importante de

l’exploitation. Cette croissance des jeunes repose sur une ration de lait et est compatible avec les stratégies d’alimentation utilisées. Les systèmes d’allaitement sous la mère ne respectent pas toujours facilement les règles et les règlements actuels en matière de santé animale et de salubrité alimentaire. 21


S’il n’y a aucune indication que la santé animale ou la salubrité alimentaire est en péril, il n’y a pas de raison de ne pas opter pour un système d’alimentation lactée. Jusqu’à leur sevrage (90 jours), les veaux nourris au pis ont affiché un taux de croissance plus élevé que les veaux nourris au seau avec du lait de cuve ou du lait de remplacement. Le poids vif moyen au sevrage était de 136 kg, de 101 kg et de 95 kg (respectivement pour les veaux nourris au pis, nourris au seau avec du lait de cuve et du lait de remplacement). Le taux de croissance moyen avant le sevrage des veaux nourris au pis était de 1,080 kg par jour contre 0,658 kg par jour pour les veaux nourris au seau (lait de cuve) et de 0,630 kg par jour (lait artificiel). Le poids vif (PV) à 365 jours variait beaucoup d’une méthode d’élevage à l’autre. Aussi est-il possible d’affirmer que les avantages découlant du système d’allaitement sous la mère l’emportent sur les coûts supplémentaires. Si rien n’indique que la santé animale ou la salubrité alimentaire est en péril, il n’y a donc aucune raison de ne pas opter pour un système d’allaitement sous la mère. Les systèmes d’allaitement sous la mère peuvent être conçus pour s’adapter aux conditions particulières de l’exploitation et aux souhaits, aux besoins et aux contraintes de l’éleveur. La disposition des installations, la longueur optimale de la période d’allaitement sous la mère et les pratiques exemplaires de sevrage doivent toutefois faire l’objet de recherches plus approfondies.

2.3. Fourrage Le fourrage stimule le développement du rumen. Ainsi on doit rapidement intégrer dans l’alimentation du jeune veau des rations de concentré et de foin concassé de bonne qualité. Les veaux apprennent progressivement à ingurgiter des aliments solides jusqu’à ce qu’ils mangent de 1,50 à 2 kg par jour après le sevrage. La paroi du rumen du veau contient très peu de papilles. 22


Le fourrage concassé, un concentré adapté et les nutriments (énergie) stimulent le rumen du jeune animal. Plus celui-ci absorbe d’aliments, plus sa phase d’allaitement sera brève. La transition d’une alimentation liquide vers une alimentation solide sera plus douce si le rumen est bien développé et en bonne santé. Par ailleurs les veaux doivent s’abreuver dés la semaine qui suit la misebas, pour compléter la quantité de lait quotidiennement absorbée, laquelle ne satisfait pas tous ses besoins en liquide, notamment les jours de grosses chaleurs. Le colostrum tire aussi son importance du fait qu'il est la première source de nutriments du veau après la naissance. Le colostrum contenu dans le premier lait est riche en anticorps et en nutriments. Ces quantités diminuent dans le colostrum produit plus tard par la vache.Le tableau ci-dessous montre la différence entre le colustrum et le lait .

Tableau I: Analyse type du colostrum, du lait transitoire et du lait entier Numéro du lait Élément

1

2

3

11

Colostru

Lait transitoire

Lait entier

17,9

14,1

12,5

m Matière

sèche

totale 23,9

(%) Matières grasses (%)

6,7

5,4

3,9

3,6

Protéines (%)

14,0

8,4

5,1

3,2

Anticorps (%)

6,0

4,2

2,4

0,09

Lactose (%)

2,7

3,9

4,4

4,9

Minéraux (%)

1,11

0,95

0,87

0,74

Vitamine A (ug/dl)

295

190

113

34

Source : DAVIS ET DRACKLEY (1998)

23


CHAPITRE V: PRINCIPALES PATHOLOGIES DES VEAUX 1. Affections ombilicales 1.1. Définition Les omphalites du veau sont des pathologies ombilicales inflammatoires le plus souvent infectieuses, qui peuvent être uniquement externes ou concerner un ou plusieurs vestiges du cordon ombilical dans leur portion abdominale (veines ombilicales, artères ombilicales, canal de l’ouraque).

1.2. Etiologie L'infection se fait le plus fréquemment après le vêlage. En effet, le cordon ombilical reste avant tout une plaie sous abdominale et par conséquent en contact direct avec le sol et la litière. Dans la première semaine de vie, la partie externe de l'ombilic sèche, tombe 8-10 jours plus tard, et l'anneau ombilical se ferme. Cependant, cette évolution normale peut fréquemment être perturbée, ce qui engendre l’infection de l'ombilic. Tous les microbes qui souillent le sol et la litière sont susceptibles de contaminer le cordon ombilical. Le plus couramment rencontré est Corynebacterium pyogènes, mais on trouve également E. coli, des streptocoques, des staphylocoques.( CHASTANT-MAILLARD, 1998).

1.3. Symptômes et diagnostic des différentes affections ombilicales Les affections ombilicales se distinguent en hernie, inflammation extra et intra abdominale (tableau II)

24


Tableau II: Symptômes et diagnostic des différentes affections ombilicales (BONGARD ,2004) Hernie Masse ombilicale non douloureuse: réductible, anneau herniaire souvent palpable Signes locaux

Symptômes généraux

Complications

Inflammations extra-abdominale Masse abdominale non réductible, anneau non perceptible, douleur et inflammation possibles en fonction de l'évolution de l'abcès

État général non altéré, possibles troubles gastrointestinaux

Atteinte plus ou moins importante en fonction de l'évolution de l'abcès Extension toujours possible

Engouement herniaire, étranglement d'un organe

Inflammations intra-abdominale Apparition d'une masse dont la taille augmente rapidement, à base très large et non réductible, palpation d'un cordon cylindrique, présence possible d'une fistule Mauvais état général, prédisposition aux pathologies intercurrentes Hépatite, cystite, péritonite, arthrites septiques

1.4. Traitement et prophylaxie des affections ombilicales En premiere intention, un traitement médical est toujours entrepris avant de se diriger vers un traitement chirurgical. Le traitement des affections ombilicales consiste

à

injecter

un

anti-inflammatoire

(corticoïdes)

pour

réduire

l’inflammation par voie générale et une antibiothérapie pour prévenir une infection bactérienne après une bonne désinfection locale. Quant à la prophylaxie, le cordon doit être systématiquement désinfecté dans la demi-heure qui suit la naissance puis dans les 3 jours suivants. Il faut d'abord vidanger l'ombilic de son contenu sanguin, sans l'ouvrir, par une pression entre l'index et le majeur exercée de haut en bas en partant bien au contact de l'abdomen. Puis il faut désinfecter le cordon avec de la teinture d'iode ou des produits prévus spécialement pour la désinfection. Avant toute manipulation du cordon, il faut se nettoyer soigneusement les mains car l'homme peut être porteur de germes.

25


2. Pathologies digestives 2.1. Définition C’est l’ensemble des maladies qui affectent de façon très diverse un ou plusieurs organes digestifs :

2.2 Diarrhées néonatales 2.2.1 Définition de la diarrhée La diarrhée est caractérisée par un ramollissement des fèces et une fréquence d’émission trop élevée. Les diarrhées des veaux âgés de 2 jours à 3 mois sont souvent dues à plusieurs causes agissant en même temps. Elles sont très souvent une pathologie de groupe. .Une bonne connaissance des diarrhées et de leurs facteurs de risque peut aider chaque éleveur à évaluer son niveau de risque et à prendre les mesures adaptées pour protéger et soigner ses veaux. .Deux veaux sur dix sont atteints de diarrhée néonatale durant leur premier mois de vie, 15% de ces veaux meurent des suites de la diarrhée (VALLET, 1983). Les diarrhées sont responsables de nombreuses pertes pour l'éleveur : pertes directes par la mortalité et la morbidité mais aussi pertes indirectes liées aux coûts des traitements, à la période de convalescence, au retard de croissance et au temps passé aux soins des animaux (NAVETAT et SCHELCHER, 1999, GUIN, 2012).

2.2.2 Rappels physiologiques: l'effet barrière Le tube digestif du nouveau-né est stérile à la naissance. Il se contamine lors de la première déglutition par une flore saprophyte capable de s'opposer à une colonisation ultérieure. C'est ce qu'on appelle l'effet barrière. Cette flore se compose de plusieurs types de bactéries dont des lactobacilles, des streptocoques et des clostridies à des concentrations élevées (109 bactéries/ml dès les 12 premières heures de vie). Cette flore ne se compose jamais de virus qui sont donc forcément pathogènes lorsqu'ils sont isolés d'un prélèvement de 26


fèces. En revanche, on trouve parfois des bactéries pathogènes dans cette flore sans qu'elles soient responsables de diarrhées ou de maladies d'où une interprétation délicate des analyses de fèces (ARZUL et al. , 2006). À la naissance, l’envahissement du tube digestif par les micro-organismes environnementaux

se

produit

alors

que

le

veau

est

agammaglobulinémique(absence de gammaglobuliune)(GUIN, 2009). Il est donc important que l'environnement du nouveau-né ne soit pas contaminé par des bactéries pathogènes ou des virus.

2.2.3 Etiologie Les diarrhées chez le veau ont des étiologies très diverses. Elles sont causées le plus couramment par des agents pathogènes (virus, bactéries ou parasites) ou par des troubles alimentaires (LEGRAND, 2000). Les diarrhées à colibacilles sont quasiment les seules diarrhées d'origine infectieuse rencontrées chez les veaux âgés de 3 jours au moins (NAVETAT, 1999). Plusieurs groupes d'E.Coli existent, ils sont classés en fonction de leurs facteurs de pathogénicité. Dans les 3 premiers jours, les

E. coli

entérotoxinogènes (K99+, F41, FY) sont les plus rencontrés. (VALLET,1983 NAVETAT, 1999 et LEGRAND, 2000) À partir de 2 j de vie, un autre type de colibacille peut être responsable de diarrhée chez le nouveau-né: les colibacilles entéropathogènes. Contrairement aux colibacilles entérotoxinogènes, les colibacilles entéropathogènes provoquent de fortes lésions sur la muqueuse intestinale. Ils adhérent fortement à la muqueuse intestinale et détruisent la bordure en brosse d'où le nom de son mécanisme pathogène : "attachant-effaçant"(LEGRAND, 2000). Enfin, il est possible de trouver des colibacilloses septicémiques chez des veaux âgés de 0 à 3 j. Ces colibacilles produisent des facteurs d'attachement CS31A et des colicines V (LEGRAND, 2000).

27


Les diarrhées peuvent aussi être d'origine alimentaire (mauvaises méthodes de distribution du lait).Plusieurs facteurs favorisent ces diarrhées dites "blanches" notamment (ARZULet al ., 2006): 

Un lait trop froid < 35°C,

Une quantité distribuée trop importante > 3L par repas,

Un lait riche en matières grasses TB > 45(taux butyrique),

Un lait de mammites ou contenant des antibiotiques,

Un lait mal reconstitué.

De façon générale, les diarrhées alimentaires sont liées à des phénomènes de malabsorption du lait maternel ou plus fréquemment à une inadaptation des aliments d'allaitement (LEGRAND, 2000).

2.2.4. Pathogénie 2.2.4.1 Diarrhée à E .coli Une fois parvenus dans l'intestin grêle du nouveau-né, les E.coli se lient à la muqueuse intestinale grâce à des facteurs d'attachement appelés adhésines et synthétisent des toxines. Celles-ci sont à l'origine d'une diarrhée par hypersécrétion de fluide. En effet, les entérotoxines agissent sur les flux de liquides au niveau intestinal en diminuant l'absorption de l'eau et en augmentant la sécrétion

hydroélectrique. Elles ne détruisent pas les microvillosités de

l'intestin (VALLET, 1983 ; NAVETAT, 1999 ;LEGRAND, 2000). Les récepteurs adhésines sont situés au niveau du jéjuno-iléon et disparaissent après quelques jours de vie. C'est pourquoi les diarrhées à E. coli entérotoxinogènes surviennent dans les 4 premiers jours de vie (LEGRAND, 2000). Cette diarrhée a de fortes conséquences métaboliques dont une déshydratation importante et rapide qui conduit à un choc hypovolémique et des troubles électrolytiques si elle n'est pas soignée. La perte d'eau journalière peut atteindre 50 ml/kg contre 10 ml/kg en temps normal et le volume sanguin peut chuter de 30 à 40%. Des 28


pertes importantes en sodium, chlore et potassium sont également observées au niveau intestinal. À terme, les veaux atteints de colibacilloses sont en acidose métabolique, en hyperkaliémie et en hyper lactatémie. Lorsque la déshydratation est supérieure à 5%, le pH sanguin atteint 7,1 (normal à 7,4) L'acidose inhibe la conversion de l'acide lactique en glucose au niveau du foie, ce qui crée une hypoglycémie (0,5 g/l contre 0,8 à 1,0 g/l en temps normal) (NAVETAT, 1999). Pour compenser la perte d'eau importante, le veau urine moins et n'élimine donc pas l'urée; celle-ci s'accumule alors dans le sang. L'augmentation de l'urémie comme l'acidose sont néfastes pour certains organes dont l'intestin, le foie, les reins et les centres nerveux.

2.2.4.2. Diarrhée alimentaire  Rôle de la gouttière œsophagienne Lorsque le veau téte, c’est la fermeture de la gouttière œsophagienne qui permet le passage direct du lait dans la caillette sans passer par le rumen et évite que le lait s’aigrisse et se fermente au niveau de rumen.  Vitesse de la prise du lait Une alimentation trop rapide du lait par le veau peut faire que le lait déborde dans la gouttière œsophagienne et entre dans le rumen où il va s'aigrir et fermenter en l'absence d’enzymes et provoquer des troubles digestifs graves.  Rôle de la Salive La salive que le veau produit par une succion lente, équilibre le pH dans la caillette, ce qui aide à créer le lait caillé. La salive contient des enzymes essentielles, comme la lipase, qui sont nécessaires pour la digestion des graisses, une source d'énergie vitale pour le veau. La salive possède des propriétés antibiotiques naturelles qui sont la première et principale défense d'un veau contre les infections. Quand un veau se nourrit trop rapidement, il risque de ne 29


pas produire la salive dont il a besoin pour digérer le lait ce qui peut causer des troubles digestifs du veau. La diarrhée se complique très fréquemment par une déshydratation, de l'hypoglycémie, de l'hypo volémie, de l'acidose métabolique et, plus rarement, par de la septicémie Intestin pertes d’eau (H+, k +, Na+), action des toxines

Action des toxines Diminution du volume

Muscles, Hypoxie, Synthèse de

sanguin

l’acide lactique

Hypo

perfusion

des

organes Synthèse d’acide lactique Foie, Acide lactique

Rien, Diminution de la diurèse et de l’élimination

s

de H+

Transformation en glucose et en CO2

Inhibe Hypoglycémie Hyper urémie

Acidose

Figure 5: Schéma du Mécanisme de l'apparition de l'acidose sanguine lors de diarrhée colibacillaire Entérotoxinogéne (NAVETAT, 1999) 30


2.2.4.3. Symptômes Les colibacilles entérotoxinogènes sont à l'origine d'une diarrhée aqueuse d'apparition brutale, en général de couleur jaune paille (même si celle-ci peut varier). Les matières fécales sont très fréquemment rejetées et souillent la région péri génitale de l'animal. Ce sont des diarrhées au cours desquelles il apparait une déshydratation sévère et rapide qui engendre des signes cliniques généraux graves pouvant aller jusqu'au coma (VALLET, 1983 ;NAVETAT, 1999). Dans ce type de diarrhée, il est fréquent que le veau soit en hypothermie, hypoglycémie, faible voire en décubitus et présente des signes de malabsorption telle que de la cachexie (MILLEMANN et MAILLARD, 2007). Le veau est le plus souvent abattu et n'a pas d'appétit (VALLET, 1983). Les colibacilloses entéropathogènes sont responsables de diarrhée mucoïde contenant du sang en nature (LEGRAND, 2000).Lors de diarrhée alimentaire, les selles sont pâteuses et décolorées. Le veau présente des efforts d'expulsion marqués, un abdomen distendu mais son appétit est bon (LEGRAND, 2000). Plus la diarrhée est détectée tôt plus les chances de pouvoir guérir le veau sont importantes. C'est pourquoi dans les 10 premiers jours de vie, l'arrière train des veaux doit être examiné trois fois par jour pour repérer d'éventuelles souillures dues à une diarrhée (VALLET, 1983).

2.2.4.4. Diagnostic : examen clinique et examens complémentaires  Sur le terrain Le diagnostic sur le terrain se base principalement sur les signes cliniques qui sont entre autres la souillure du train postérieur de l’animal par les fèces, une démarche chancelante, la diminution ou l'absence du réflexe de succion, du réflexe à la menace ou du réflexe caniculaire. Ils permettent d'évaluer le degré d'acidose métabolique du veau en diarrhée (RABOISSON ;SCHELCHER, 2008 et RAVARY-PLUMIOEN, 2009 ; CHANTREAU et THIERCY,2010).

31


Les principaux critères retenus pour évaluer le degré d'acidose sont le tonus musculaire et le réflexe de succion (GUIN, 2012).  Au labolatoire Des tests rapides peuvent être réalisés afin de mettre en évidence l'agent infectieux lorsque des doutes existent. Ils sont réalisés à partir de fèces. Ces tests sont sensibles mais leurs spécificités sont moyennes (MILLEMANN et MAILLARD, 2007). Le praticien peut ainsi réaliser un dosage de la glycémie, une mesure du pH urinaire (reflet du pH sanguin) et/ou un test Uriscreen® (positif lors de bactériurie et/ou de bactériémie).(CHANTREAU et THIERCY, 2010 ;GUIN, 2012,). Les lésions de gastroentérites sont souvent non pathognomoniques et le recours à des tests de laboratoires s'avère utile. La détermination de l'agent pathogène en cause permet d'adapter au mieux le traitement pour le reste des animaux de même âge.

2.2.4.5. Traitement des diarrhées néonatales 2.2.4.5.1. Principe Il ne faut pas chercher à stopper systématiquement la diarrhée qui est une manifestation de la défense de l’organisme et qui permet d’éliminer des toxines et des germes pathogènes,éviter aussi en première intention un pansement intestinal , mucilage ou d’adminitrer un antispasmodiques. Plutôt commencer par soutenir le veau : réhydratation orale en premier lieu, avec des sachets adaptés sans antibiotiques. Traitement de la cause si possible (colibacilles, salmonelles) Le but du traitement est multiple : corriger la déshydratation et l'acidose, assurer une nutrition correcte du nouveau-né, diminuer les effets de l'endotoxémie, diminuer le nombre de bactéries dans l'intestin et restaurer le statut immunitaire. Le traitement des diarrhées colibacillaires repose sur la réhydratation et 32


l'administration d'antibiotiques (NAVETAT, 1999 ;RAVARY-PLUMIOEN, 2009).

2.2.4.5.2. Réhydratation du veau diarrhéique Le but de la réhydratation est de lutter contre l'hypo volémie, les déséquilibres ioniques, l'hyper urémie et l'acidose métabolique. Lors de colibacilloses, elle est primordiale et constitue l'essentiel du traitement. Elle doit être mise en œuvre le plus rapidement possible après le début de la diarrhée et quel que soit le degré de déshydratation (VALLET, 1983 ; NAVETAT, 1999 ; LEGRAND, 2000). Lors d'une étude expérimentale, 83% des veaux atteints de colibacillose sont guéris uniquement grâce à des perfusions continues (sur 24 h) sans avoir recours à l'antibiothérapie (NAVETAT, 1999).

2.2.4.5.3. Réhydratation orale La réhydratation orale est possible lorsque les villosités intestinales ne sont pas trop endommagées et conservent leurs capacités à absorber les liquides et les électrolytes, ce qui est le cas notamment lors de colibacillose entérotoxinogènes .La réhydratation par voie orale est utilisable lorsque la déshydratation est inférieure à 5% et quand le réflexe de succion est toujours présent (NAVETAT, 1999 ; LEGRAND, 2000). Les réhydratants oraux ont plusieurs propriétés dont (NAVETAT, 1999 ; LEGRAND, 2000): 

L’apport d'eau et d'électrolytes.

La lutte contre l'acidose par l'apport d'ions bicarbonates ou mieux des sels de propionate ou d'acétate qui, contrairement au bicarbonate qui sont neutralisés dans la caillette et arrivent intacts au contact de l'intestin grêle.

L’apport d'énergie (glucose, acétate, propionate).

La stimulation de la vidange de la caillette lors d'emploi de produit à base d'acétate ou de propionate 33


Les réhydratants synthétiques : ils contiennent principalement du sodium, du potassium et des anions acétate et/ou propionate et/ou citrate mais sont pauvres en énergie, en acides aminés essentiels et dépourvus de vitamines, oligo-éléments et lactoglobulines.

Les réhydratants à base de lactosérum : ils sont intéressants lors de la phase de récupération lente de diarrhée car ils permettent de maintenir un certain niveau d'activité des lactases. De plus, ils renferment plus d'énergie grâce au lactose qui, une fois métabolisé, donne du glucose (source d'énergie utilisable de suite) et du galactose (source d'énergie retardée). Ils permettent d'augmenter rapidement et plus fortement la glycémie du veau. C'est aussi une source de minéraux et de vitamines. Cependant, ils sont souvent moins bien équilibrés au niveau ionique que les réhydratants synthétiques.

Les réhydratants hyper osmotiques qui sont très riches en glucose (apportent 50% des besoins énergétiques grâce au glucose) ou en sodium.

Les réhydratants à base d'hydro colloïdes et de pectines : ce sont des extraits de végétaux qui auraient la capacité d'absorber les entérotoxines et d'inhiber la fixation des bactéries .Ils permettent de diminuer la sévérité de la diarrhée en augmentant la consistance des selles ce qui ne signifie cependant pas une amélioration de la condition métabolique des veaux en diarrhée.

Certains réhydratants présentent des inconvénients. C'est le cas des solutés à base de bicarbonates, de citrates et/ou de glucose en grande quantité qui empêchent le lait de coaguler. Ces différents produits doivent être distribués en dehors des repas lactés (RAVARY-PLUMIOENB, 2009). La coagulation du lait permet d'apporter progressivement pendant 12h après la prise alimentaire des nutriments au niveau intestinal, ce qui favorise leur absorption. L'acétate et le propionate n'interfèrent pas lors de la coagulation du lait. Des produits réhydratants contenant beaucoup de glucose favorisent la fermentation 34


bactérienne et entretiennent la diarrhée. Alors que des produits à faible teneur en glucose favorisent l'absorption de sodium et aident donc à la correction du déséquilibre électrolytique. Enfin, les réhydratants riches en bicarbonates élèvent le pH de la caillette et favorisent l'implantation de bactéries pathogènes telles que des colibacilles ou des salmonelles (,NAVETAT et al., 2002) NAPPERT, et al. 2007. La teneur idéale d'un réhydratant oral en agents alcalinisant est comprise entre 50 et 80 mmol/l (NAVETAT, et al. 2002). Les solutions les plus efficaces pour corriger les désordres électrolytiques et acido-basiques sont des solutions qui ont un fort pouvoir alcalinisant tout en ayant une concentration en sodium proche de celle du plasma (140 mmol/l) et une concentration potassique supérieure à celle du plasma sanguin (4-6 mmol/l) (NAVETAT, et al. ,2002).

2.2.4.5.4. Réhydratation avec ou sans lait Les besoins énergétiques quotidiens pour l'entretien du veau sont évalués à 50 kcal/kg de poids corporel. Les besoins énergétique de croissance du veau sont estimés à 3 kcal/g de gain de poids. Idéalement, les réhydratants oraux devraient subvenir à ces besoins, ce qui n'est pas le cas. C'est pourquoi la complémentation en lait est importante. Il faut par exemple 3,2 L de lait à 0,7 kcal/ml pour couvrir les besoins quotidiens d'entretien d'un veau de 45kg (NAVETAT, et al. ,2002). L’apport de lait conserve l'activité de la lactase du jeune, ce qui évite l'apparition de diarrhée de mal-digestion consécutive à la reprise d'une alimentation lactée après une interruption. La diarrhée est moins sévère lors d'arrêt du lait, cependant une amélioration de la consistance des matières fécales n'indique pas une guérison. De plus, la diarrhée est un moyen de défense de l'organisme contre la colonisation des bactéries. Le but du traitement n'est pas de la stopper le plus rapidement possible

35


mais de soutenir le veau en diarrhée pour lui assurer une meilleure récupération (NAPPERT, et al., 2007). Pour toutes ces raisons, il est aujourd'hui recommandé de poursuivre l'alimentation lactée sauf lors de diarrhée grave ou chez des veaux très déshydratés nécessitant une réhydratation parentérale (NAPPERT, et al. ,2007).

2.2.4.5.5. Traitement antibiotique Lors de colibacilloses entérotoxinogènes, le recours aux antibiotiques comme les sulfamides, les colistines est indispensable pour éviter les complications, notamment septicémiques, chez le très jeune veau (NAVETAT, 1999). Les publications anciennes préconisent de distribuer des antibiotiques par voie orale et non par voie parentérale car cela permet d'obtenir de fortes concentrations au niveau de l'intestin (VALLET, 1983 ; NAVETAT, 1999 ; LEGRAND, 2000).Si l'administration d'antibiotiques est orale, il faut faire boire le veau lors de la distribution pour favoriser la fermeture de la gouttière œsophagienne, la vidange gastrique et une répartition homogène de l'antibiotique dans l'intestin (LEGRAND, 2000). La flore bactérienne digestive est très variée ; l'emploi d'antibiotiques par voie orale sélectionne les souches résistantes qui peuvent ensuite transmettre leurs résistances à d'autres bactéries présentes dans le tube digestif. Aujourd'hui, la voie parentérale est recommandée, de plus, lors de colibacilloses entéropathogènes, les villosités intestinales sont détruites, ce qui diminue la résorption de l'antibiotique à leurs niveaux si celui-ci est administré par voie orale. Il faut donc, dans ce cas, utiliser la voie parentérale (NAVETAT, 1999 ; LEGRAND, 2000). Les colibacilles possèdent des résistances à certains antibiotiques. Il faut donc préférer l'emploi de colistine soit 0,5ml/10 kg de poids vif/jour, de gentamicine ou de fluoroquinolones (LEGRAND, 2000 ; MILLEMANN et MAILLARD, 2007). Lorsque le traitement mis en place est sans effet, il peut être utile de faire 36


un antibiogramme afin de déterminer les résistances de la souche présente (NAVETAT, 1999).

2.2.4.5.6. Traitements complémentaires Lors de diarrhée, l'ajout de petites quantités de colostrum dans l'alimentation des veaux laitiers pourrait aider à lutter contre les agents infectieux au niveau local (BECKER et COMMUN, 2013). Une étude réalisée par (BERGE et al .,2009) met en évidence une réduction de la durée de l'épisode diarrhéique chez les veaux qui reçoivent du colostrum pendant leurs 14 premiers jours de vie. Chez ces mêmes veaux, il note également une diminution du recours aux antibiotiques. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être utilisés pour prévenir le choc endotoxinique. Les pansements intestinaux et les absorbants sont utiles pour limiter le passage des toxines et l'attachement des bactéries (LEGRAND, 2000, CHANTREAU et THIERCY, 2010). Lors d'hypoglycémie (< 0,8 g/l) du glucose peut être ajouté à la perfusion (CHANTREAU et THIERCY, 2010). De l'Orolaze®, contenant de la lactoferrine et de la lactoperoxydase, peut être donné en complément du traitement de base (CHANTREAU et THIERCY, 2010). Pour le traitement de la diarrhée d’origine alimentaire , il faut : corriger l’alimentation, lutter contre la déshydratation en mettant à la disposition de l’eau aux veaux malades , une antibiothérapie à base de sulfamides(VetoAntidiar) soit un sachet de 15 g matin/soir pendant trois 3 jours est parfois nécessaire pour stopper la diarrhée.

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3. Pathologies cutanées 3.1. Carences en oligo-éléments 3.1.1. Définition Les carences en oligo-éléments sont généralement dues à un défaut d'apport dans l'alimentation ou même de l'absence des substances nécessaires au fonctionnement de l'organisme et qui peut être à l’origine de certaines pathologies.

3.1.2. Etiologie Les carences sont souvent dues à une absence ou un apport insuffisant en vitamines, macro et oligo-éléments qui peuvent intervenir directement dans la dépression de la résistance des animaux contre certaines pathologies. Les principales carences en oligo-éléments qui peuvent être à l’origine des affections cutanées sont le cuivre, le zinc, le manganèse, le sélénium, l’iode et le cobalt.

3.1.3. Symptômes 

La carence en cuivre entraine une dépression de l’immunité par ailleurs, on note de l’anémie, des ulcères de caillette, des retards de croissance avec des défauts d’aplombs et des boiteries, des poils noirs qui roussissent et qui peuvent entrainer la mortalité du veau.

Le déficit en zinc est responsable d’une sensibilité accrue aux pathologies cutanées (papillomatose, gales, teignes, dermatophilose) et à l’apparition de para kératose, croûtes et fissures de la peau au niveau de la tête, des pieds, de la queue et de la mamelle. Tout cela s’accompagne d’immunodépression et d’une baisse de productivité. Chez le veau, les troubles sont variés avec faiblesse, diarrhée, anorexie, retard de croissance, rougeur des muqueuses et inflammation du nez et des gencives, boiterie, zones d’alopécie et épaississement de la peau autour du mufle, des oreilles et des yeux.

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Les carences en magnésium peuvent être à l’origine des anomalies du squelette des membres qui sont tordus et plus courts chez les veaux et des jarrets droits avec une tuméfaction dure à la face inféro-interne.

La carence en cobalt entraîne de l’immunodépression, de l’anorexie, de l’amaigrissement, des retards de croissance, de l’anémie, de la diarrhée chez les veaux.

La carence en sélénium s’exprime cliniquement par la myopathie et une dyspnée. Cependant, le déficit immunitaire reste présent avec des échecs de transfert d’immunité colostrale et une sensibilité accrue aux maladies néonatales.

L’iode responsable du métabolisme de base via les hormones thyroïdiennes entraîne des retards de croissance en cas de déficit et aussi responsable comme le sélénium du syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né, d’un déficit immunitaire, de veaux mous, chétifs à l’appétit capricieux.

3.1.4 Diagnostic et traitements Le plus souvent les veaux carencés refusent de se lever et de téter, leur croissance retardée et parfois ils sont atteints d’affection cutanée. Le traitement consiste à corriger la ration en distribuant une alimentation riche et équilibrée en oligo-éléments et améliorer la ration chez les vaches gestantes.

3.2. Gales 4.1. Définition Les gales sont des maladies parasitaires prurigineuses de la peau, qui sont contagieuses provoquées par des acariens microscopiques.

4.2. Etiologie La contamination se fait par contact directe ou par l’intermédiaire des litières ou d’Object souillés principalement par les Sarcoptes. Les Sarcoptes femelles sont 39


les seules à vivre dans l’épaisseur de la peau où elles creusent des galeries et pondent des œufs qui s’éclosent au bout d’une semaine environ et donnent des larves qui, après deux métamorphoses, redonnent des parasites parfaits (adultes)

4.3. Rôles pathogènes Elles atteignent tous les animaux domestiques et l’homme, et elles sont favorisées par les mauvaises conditions d’entretien et les mauvais états physiques des animaux. Les gales sont souvent localisées sur le dos autour du nez, des lèvres, des oreilles, de la tête et le cou.

4.4. Symptômes Le signe dominant de la gale est le prurit intense qui pousse l’animal à se gratter contre les objets environnants. Elles se forment dans les régions atteintes des pellicules, des boutons et des vésicules. Les poils, la laine tombent peu à peu. La peau se ride, plisse, s’épaissie et devient bleuâtre. On voit apparaitre des croûtes, des crevasses, des ulcérations et des plaies là où l’animal se gratte. Les malades dégagent souvent une odeur repoussante, amaigrissent rapidement et deviennent cachectiques (peau sur les os) et finissent par mourir.

4.5. Diagnostic Face à un animal qui présente les symptômes ci-dessous le diagnostic clinique est confirmé par la recherche au microscope des parasites dans les débris de la peau prélevés sur des lésions.

4.6. Traitement On emploie surtout les bains et les frictions avec des solutions d’H-C-H (hexachlorocyclohexane) (1 à 2 %) ou organophosphorés. Les médicaments 40


disponibles sont la déltaméthrine, la cyperméthrine, le vectocidND etc. Une injection en sous cutanée d’ivermectine serait favorable pour un traitement plus efficace. Les médicaments ne sont pas efficaces contre les œufs, c’est pourquoi il faut répéter les traitements au moins deux (2) fois en huit (8) jours d’intervalle pour détruire les parasites issus des œufs en complément, administrer de la vitamine A et D . Un ensolleiment des animaux est très favorable à la guérison.

4.7. Prophylaxie Déparasiter les animaux au moins deux fois par an,avecl’ivermectine, isolé et traité systématiquement des animaux

malades par un bain antiparasitaire

externe (abotikND ,vectocid ND)

4 Pathologies du système locomoteur Les troubles du système locomoteur sont responsables d'environ 9% des morts chez les veaux (SARTELET et TOUATI , 2010).

4.1. Fractures 4.1.1. Définition La fracture est une rupture de continuité ou cassure d’un os de l’animal.

4.1.2. Étiologie des fractures Le veau est un animal jeune et joueur qui évolue dans un environnement qui n'est pas forcément adapté (sol dur, insuffisamment paillé, barrières rigides). Ces facteurs prédisposent aux accidents (CHATRE, 1998). Les facteurs déterminants à l'origine des fractures chez le jeune veau sont les traumatismes directs notamment les coups de pied d'une vache, l’écrasement, la chute au vêlage due à l’utilisation de lacs inappropriés (trop étroits) ou traction inappropriée en force ou mal orientée. (CHATRE, 1998, JALLU, 2000) 41


Les fractures lors de vêlage sont souvent des fractures par écrasement ou par mauvaise traction qui abiment aussi les tissus mous autour de l'os et la vascularisation. Les os les plus fréquemment cassés lors d'extraction forcée sont l'os canon puis le tibia et le fémur.

4.1.3. Diagnostic et examen clinique Le diagnostic d'une fracture chez le veau du membre d’un veau est aisé. Il repose sur une mobilité anormale du membre, une déformation du membre, une sensation de craquement à la manipulation et/ou à une boiterie franche avec suppression d'appui (CHATRE, 1998, JALLU, 2000).Pour certaines fractures hautes, le diagnostic est plus difficile (JALLU, 2000). Dans ce cas, le diagnostic peut nécessiter une radiographie (BOHY, 2004). Pour donner un pronostic, il faut prendre en compte l'état général du veau et l'état du membre (type de fracture : ouverte/fermée, en extension/suite à un coup, lésions associées). Si la fracture a eu lieu au vêlage, cela laisse supposer une mise-bas compliquée et donc une anoxie chez le veau. Il est alors utile d'attendre au moins 24h avant d'opérer le veau si cela se révèle nécessaire le temps de voir l'évolution de l'anoxie et aussi l'efficacité de la prise colostrale (CHATRE, 1998, ALLU, 2000). En attendant d'intervenir, un pansement contentif doit être mis en place afin d'éviter l'aggravation de la fracture (JALLU, 2000).

4.1.4. Traitement des fractures Le traitement des fractures peut être chirurgical ou non. Le traitement non chirurgical est basé sur des pansements contentifs (résine le plus souvent, plâtre ou pansement rembourré type ROBERT-JONES). Le pansement est retiré au bout de 20 à 30 j (CHATRE, 1998). Lorsque des segments osseux hauts sont cassés (humérus, fémur), il est possible de ne rien tenter et de laisser un cal

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osseux se mettre en place. Pour cela, l'animal doit être placé dans un endroit confiné de manière à limiter ses déplacements (JALLU, 2000 ;BOHY, 2004). La chirurgie repose sur la pose de matériel interne et/ou externe de contention de l'os atteint (fixateur externe, enclouage centromédullaire, plaque et vis). La pose d'un fixateur externe nécessite un changement de pansement tous les 10 jours un nettoyage des entrées des broches à cette occasion. Il faut aussi faire des contrôles radiographiques et mettre en place une antibiothérapie suite à la chirurgie. Des complications sont possibles suite à l'utilisation de fixateurs externes : ostéolyse autour des broches, des lésions cutanées le plus fréquemment, des ostéo-arthrites ou ostéomyélites suite à une infection (grave amputation ou euthanasie) (CHATRE, 1998 ; BOHY, 2004). La réussite du traitement mis en place dépend beaucoup de la motivation de l'éleveur et des soins apportés au veau. Le milieu de vie du veau lors de sa convalescence est très important. Il doit être maintenu soit attaché soit dans un espace restreint avec une litière propre et suffisante. Il faut lui éviter de bouger et de sauter des obstacles (chaîne de curage par exemple) pour aller téter.

4.2. Arthrites 4.2.1. Définition et étiologie Une arthrite est une inflammation de l'articulation (plus particulièrement des séreuses articulaires) avec ou non une atteinte des structures osseuses et des ligaments juxta-articulaires (THIN, 1983). Chez le veau, les arthrites sont quasi exclusivement présentes au niveau des articulations des membres (THIN, 1983). Les articulations les plus touchées sont la carpe, le boulet et le tarse. Parfois les articulations coxo-fémorale (hanche) et scapulo-humérale (épaule) sont concernées (SARTEL et TOUATI, 2010). L'arthrite peut affecter une seule articulation (mono-arthrite) ou plusieurs articulations (polyarthrite) (RICHARD, 1983).

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Lors de mono-arthrite, l'origine de la lésion est, en général, une agression locale (érosion cutanée) ou un traumatisme qui engendre une plaie en regard de l'articulation. Celle-ci est à l'origine aseptique mais se contamine ensuite et crée une arthrite suppurée (RICHARD, 1983 ; THIN, 1983). On rencontre ce type d'arthrite lors de défaut d'aplomb (arcure, bouleture) (THIN, 1983). Lors de polyarthrites, l'origine de l'inflammation peut être infectieuse ou non. Les polyarthrites infectieuses sont le plus souvent secondaires à la diffusion via le sang de germes issus d'une infection locale (omphalite et gastroentérite notamment) (RICHARD, 1983). C'est une des complications fréquentes des gastroentérites et des omphalophlébites. Lorsque ces affections sont non traitées ou de façon inadaptée ou insuffisante (THIN, 1983). Parfois l'infection est due à une extension locale de germes. Les polyarthrites non-infectieuses sont d'origine immunologique, l'inflammation locale est due à une réaction immunitaire (complexe immun) (RICHARD, 1983). Les principales bactéries isolées lors d'arthrite sont Actinomyces pyogènes, E. coli, Fusobacterium necrophorum, Staphylococcus sp, Streptococcus sp, les bactéries anaérobies et les mycoplasmes (SARTELET et TOUATI, 2010).

4.2.2. Symptômes et diagnostic clinique Les signes cliniques associés aux arthrites sont généraux et locaux. Au niveau systémique, le veau présente de la fièvre, de l'abattement, de l'anorexie et un amaigrissement. Au départ, la fièvre est élevée (41°C) puis en phase d'état, elle est moins importante (aux environs de 39,8°C). Les signes locaux correspondent aux signes de l'inflammation. Là oú les articulations sont chaudes, douloureuses et gonflées. La douleur importante liée aux arthrites est à l'origine de boiterie avec plus ou moins de suppression d'appui. Parfois le veau ne se lève plus, évite de se déplacer à cause de la douleur (RICHARD, 1983 ; THIN ; VALLET, 2000 ; SARTELET et TOUATI, 2010).

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La recherche d'antécédents pathologiques (omphalites et gastroentérites) peut orienter le diagnostic (SARTEL et TOUATI, 2010). Le diagnostic différentiel de ce type de boiterie inclut les fractures intraarticulaires et les lésions traumatiques des ligaments et des tendons (SARTELET et TOUATI, 2010). Ces affections sont beaucoup moins fréquentes que les arthrites. Le diagnostic est facile par l'observation des différents signes cliniques. Lors de doute, le praticien peut recourir à des examens complémentaires tels qu'une ponction du liquide articulaire ou de l'imagerie (radiographie et/ou échographie) (SARTELET et TOUATI, 2010).

4.2.3. Pronostic Le pronostic est généralement réservé car la guérison n'est souvent qu'apparente et le veau garde des séquelles (perte d'une partie de la mobilité articulaire par exemple). Le pronostic est modulé en tenant compte de l'état général du veau et des maladies associées, de la sévérité des lésions, de l'articulation touchée et du nombre d'articulations touchées (SARTELET et TOUATI, 2010). Lorsque l'arthrite se complique par d'atteintes osseuses le pronostic est sombre (THIN, 1983). Le passage à la chronicité est également possible. Dans ce cas, la lubrification de l'articulation diminue et le cartilage puis l'os sous chondral sont progressivement détruits (SARTELET et TOUATI, 2010). Les arthrites sont à l'origine de non-valeur économique lorsque la douleur est telle que le veau ne se déplace plus pour téter (THIN, 1983).

4.2.4. Traitement Le premier traitement tenté est une antibiothérapie adaptée, prolongée (2 à 3 semaines après l'arrêt des symptômes) et à posologie élevée ; couplée à des antiinflammatoires. Ce premier traitement doit être mis en place le plus rapidement possible et de préférence en utilisant la voie veineuse. De façon concomitante ou lorsque le premier traitement a échoué, on tente une ponction articulaire associée 45


ou non à un drainage (ou lavage) articulaire. L'objectif de la ponction est d'évacuer le contenu septique et les débris nécrotiques et d'injecter in situ des antibiotiques et des anti-inflammatoires. Si la ponction échoue, l'arthrotomie est possible. Elle consiste à ouvrir l'articulation et à nettoyer celle-ci chirurgicalement. Lorsque ces traitements sont sans effets, un autre traitement chirurgical est possible au niveau du boulet ou du carpe : l'arthrodèse. Le but est alors de souder l'articulation (VIGNAULT, 2001 ;THIN, 1983 ;SARTELET et TOUATI, 2010). À la vue du tableau clinique et du pronostic établi, le vétérinaire décide du traitement le plus approprié. Les traitements sont longs, coûteux et contraignants alors que les résultats sont souvent incertains (THIN, 1983). L'antibiothérapie par voie générale associée à une ponction articulaire et une injection intra-articulaire d'antibiotique permettent une guérison dans 66% des cas (VIGNAULT, 2001).

4.2.5 . Prophylaxie La prophylaxie des polyarthrites repose sur la prévention et le traitement des affections à l'origine de la dissémination des germes à savoir les omphalites et les gastroentérites. Elle repose sur l’hygiène du vêlage, désinfection du cordon, bon transfert d'immunité passive. Dans le cas des mono-arthrites, il est préférable de laisser les veaux se mouvoir dans des parcs plutôt que de les maintenir à l'attache. Il faut également soigner les défauts d'aplomb avant qu'ils ne créent des érosions cutanées (THIN, 1983 ; VALLET, 2000).

6. Pathologies respiratoires 6.1. Définition et étiologie Une maladie respiratoire est une maladie qui affecte les organes du système respiratoire. Plusieurs catégories d’agents pathogènes peuvent être à l’origine des maladies respiratoires chez les veaux. Il s’agit : 

des bactéries (pasteurelles, des mycoplasmes), 46


des virus (virus respiratoire syncytial ; virusPI3 (para influenza3) ; virus BHV1(IBR),

des parasites (strongylose respiratoire)

Lorsque les nouveau-nés de moins de 3 j présentent des maladies pulmonaires, celles-ci sont généralement dues à des infections acquises in utero ou à des problèmes d'atélectasie pulmonaire associées à de l'immaturité et des dysfonctionnements du surfactant (HOUSE et al., 2009). On observe aussi des pneumonies par fausse déglutition chez les veaux nourris par sonde lorsque la technique de sondage œsophagien n'est pas correcte ou des veaux nourris aux biberons lorsque l'ouverture des tétines est trop grande (HOUSE et al., 2009).

6.1.1. Symptômes et diagnostic Une hyperthermie (40°c ou plus) est le prédicateur le plus fiable et le plus précoce de l’installation d’une infection pulmonaire. En effet, les autres signes caractéristiques (essoufflement, perte d’appétit, abattement) peuvent tarder à s’exprimer, ce qui n’aide pas à effectuer un diagnostic précoce.

6.1.2. Traitement Un traitement curatif des maladies respiratoires au moyen d’antibiotiques n’est efficace

que sur

les

affections

d’origine bactérienne

(pasteurelloses,

mycoplasmoses). Il n’existe pas de traitement anti-infectieux efficace contre les troubles respiratoires d’origine virale (RSV, IBR, para influenza 3). Cependant, un traitement antibiotique peut malgré cela se justifier dans le souci de juguler les surinfections bactériennes, fréquemment associées aux infections virales. Les molécules d’antibiotiques les plus couramment utilisées aujourd’hui appartiennent aux groupes des tétracyclines (doxycycline, oxytétracycline), des macrolides (érythromycine, spiramycine, tylosine, tilmicosine, tulathromycine), des céphalosporines (ex : cefquinome, ceftiofur), des fluoroquinolones (ex : 47


enrofloxacine, danofloxacine, difloxacine, marbofloxacine), des phénicolés (florfénicol), des aminosides (spectinomycine) en association avec des macrolides ou apparentés (lyncomycine). La plupart de ces molécules sont actives non seulement sur les pasteurelles mais aussi sur les mycoplasmes et les colibacilles qui peuvent surinfecter le veau malade. Outre les antibactériens, le traitement doit comporter, surtout si l’affection a déjà atteint un stade avancé : 

un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) : acide acétylsalicylique (aspirine), flunixine, kétoprofène, carprofène, méloxicam,

un mucolytique (fluidifiant) ou un mucorégulateur (bromhexine),

7. Pathologies systémiques et nerveuses 7.1. Appareil cardio-vasculaire 7.1.1. Définition Les maladies

cardiovasculaires sont

celles

qui

affectent

le

système

cardiovasculaire (cœur et vaisseaux sanguins). Le rétrécissement ou le blocage de vaisseaux sanguins (souvent dus à l'athérosclérose) se traduit par une diminution de l'apport sanguin au muscle cardiaque. Cela se caractérise souvent par des douleurs thoraciques (angine de poitrine) et des crises cardiaques.

7.1.2. Symptômes et diagnostic La couleur des muqueuses est facilement évaluable chez les veaux (muqueuses gingivales, muqueuses oculaires, langue) et donne une indication quant à l'oxygénation du veau et à son degré de perfusion périphérique. Normalement les muqueuses sont roses. Elles deviennent bleues lors d'hypoxie ou d'anoxie, plus le bleu est soutenu plus l'hypoxie/anoxie est sévère. Des muqueuses blanches associées à une absence de tonus musculaire signe une anoxie avec un choc cardiovasculaire. Des muqueuses roses pâles sont le signe d'une anémie ou d'une hypoxie légère (RAVARY et al.,2006 ;HARVEY et DESROCHERS, 1989). 48


La fréquence et la force des contractions cardiaques sont évaluées par palpation du thorax. Dans la première minute de vie, il est normal que le veau soit en bradycardie mais celle-ci doit rapidement se corriger. Un veau en bonne santé a une fréquence cardiaque qui augmente très rapidement jusqu'à une tachycardie (HARVEY et DESROCHERS, 1989). La normalité de la pression sanguine est jugée en compressant une veine jugulaire et en notant son délai de dilatation (HARVEY et DESROCHERS, 1989).

7.1.3. Traitement En cas de trouble de la circulation il est conseillé d’intervenir le plus rapidement possible pour restaurer le dysfonctionnement cardiaque, pour l’hypoxie (manque d’oxygène) il faut : 

Dégager les voies respiratoires supérieures et déclencher la respiration,

Établir une ventilation efficace et régulière,

Assurer la circulation et l'oxygénation, par friction corporelle, on peut donner aussi le candidat

ND

pour prévenir

une anoxie néonatale à la

naissance du veau. 

Corriger les troubles métaboliques (acidose, alcalose, indigestion).

Par contre si le veau est anémié il faut lui apporter des reconstituants sanguins (Fercobsang, Fredop),des minéraux (Ferbloc, Hydracen etc.…) et des complexes de minéraux vitaminés pour restaurer l’anémie , une bonne alimentation est nécessaire, dans les cas les plus sévères une transfusion sanguine peut être faite par intervention d’un vétérinaire mais le donneur doit être de préférence la mère ou dans la même exploitation .

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7.2. Système nerveux 7.2.1. Définitions Les pathologies du système nerveux sont des atteintes de plus en plus fréquentes chez les veaux dont les causes sont multiples.

7.2.2. Méningite 7.2.2.1. Définition La méningite est une maladie infectieuse pouvant être grave qui provoque une inflammation des méninges. Les méninges sont composés de la dure mère, de la fibreuse et de l'épaisse qui sont des enveloppes qui protègent le cerveau (encéphale et moelle épinière). Les méningites ou méningo-encéphalites sont souvent liées, quand elles sont d'origine septique, à des complications d'infection ombilicale d’où la recommandation d’une bonne asepsie du ordon ombilicale du veau, ou de septicémie consécutive à une diarrhée.

7.2.2.2. Symptômes Elles se caractérisent cliniquement par des troubles nerveux. Le veau peut alors présenter des troubles de l'équilibre (difficulté à se déplacer, comme incoordination des membres), la tête penchée. Il peut "pousser au mur" ou "tourner en rond"(ACHARDet al., 2004).

7.2.2.3. Diagnostic Le veau est cachectique, il est en décubitus latéral, présente l'hyperexcitabilité ainsi que des mouvements de pédalage, des tremblements et des grincements de dents de temps en temps. La muqueuse oculaire est congestive tandis que la muqueuse buccale est rose. Les ganglions explorables sont normaux. L'appétit est très diminué et le reflexe de succion est faible.

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Examens complémentaires : un prélèvement de liquide céphalo-rachidien (LCR) peut été réalisé par ponction lombo-sacrée pour des analyse au laboratoire pour la confirmation

7.2.2.4. Traitement Le Traitement se fait par des antibiotiques comme l’Ampicilline (AMPI-DRY®) 20 mg/Kg de PV en intraveineuse (IV) 4 fois par jour pendant 10 jours au moins, pour lutter contre l’infection. Des Anti-inflammatoires comme le Flunixine méglumine (FINADYNE®) 1 mg/kg de PV en intraveineuse 1 fois par jour pendant 3 jours, sont utilisés pour réduire l’inflammation des méningites.

7.2.3. Hydrocéphalie 7.2.3.1. Définition et étiologie Une hydrocéphalie est une accumulation excessive de liquide céphalo-rachidien (LCR) à l'intérieur des cavités du cerveau, due à une mauvaise circulation ou une absorption déficiente du LCR.

7.2.3.2 Symptômes Elle se caractérise par une hypertrophie de la tête de l’animal ,une excitation,des poussées au mur, des tremblements musculaires et des convulsions, quant à la forme acquise, elle se manifeste par une paralysie avec état de faiblesse, de fatigue musculaire, d’amaurose .

7.2.3.3. Traitement Le traitement se fait par une injection

d’anti-inflammatoire comme

le

Dexaméthasone en IV(1ml/25kg) et une perfusion de Mannitol 20% + plus (furosémide) pour favoriser l’élimination de l’excès de liquide céphalo-rachidien à l’intérieur des cavités du cerveau. 51


7.2.4. Nécrose du cortex cérébral 7.2.4.1. Définition et étiologie La nécrose du cortex cérébral est une maladie métabolique, causée soit par une carence en vitamine B1 (ou thiamine), soit par un excès de soufre dans la ration. Elle survient surtout chez les animaux en croissance entre l’âge de deux à sept mois d’âge, mais elle peut aussi être observée chez les adultes. Elle survient le plus souvent après un changement des conditions d’élevage (modification brutale de la ration alimentaire pour un concentré ou un ensilage de maïs), après un traitement par voie orale (antibiotiques, antiparasitaires) ou lors de consommation de plantes riches en thiamines. La carence en vitamine B1 induit une réduction de l’apport énergétique au cerveau. La perturbation du métabolisme glucidique provoque alors une nécrose des cellules nerveuses cérébrales.

7.2.4.2. Symptômes et diagnostic clinique La maladie débute par une prostration (tête basse, paupières baissées) suivie d’une phase d’ingestion et de diarrhée. Ensuite apparaissent des troubles nerveux apyrétiques : ataxie, marche en cercle, pousser au mur, opisthotonos. L’amaurose est aussi un signe clinique fréquent. En l’absence de traitement, la nécrose du cortex cérébral évolue vers la mort en moins de 48 heures après des crises convulsives. Sur le terrain, le diagnostic est souvent thérapeutique par administration de vitamine B1.

7.2.4.3. Traitement Le traitement se fait par un apport vitamine B1(ou thiamine) par voie intraveineuse soit 10ml pour 100kg de poids vif une fois pendant deux jours. Lorsque le traitement est précoce, l’amélioration est rapide dans le cas contraire le diagnostic est mauvais. 52


Pendant deux jours une fois par jour, suivie dâ&#x20AC;&#x2122;une correction de la ration alimentaire.

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DEUXIEME PARTIE: LA PARTIE EXPERIMENTALE : LA GESTION DES VEAUX DANS LA ZONE PERI-URBAINE DE THIES

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Le but de cette étude était de décrire les caractéristiques des exploitations et des pratiques de gestion de veau dans les élevages bovins traditionnels et modernes situés dans le département de Tivaouane et de Thiès.

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CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES 1. Choix du site et période de l’étude Ce travail s’est déroulé dans la région de Thiès en particulier dans le département de Tivaouane et celui de Thiès durant la période allant de juillet à octobre 2013. Les localités de travail ont été choisies en fonction de la diversité des races exploitées, de l’accessibilité des fermes et de la disponibilité des éleveurs. Grâce à la collaboration des vétérinaires, des présidents de groupements des éleveurs des dites localités et le personnel du Projet Sénégal Génétique Laitière, nous avons établi des contacts avec les éleveurs installés dans la zone périurbaine et les villages environnants des deux départements.

1.1. Présentation de la région de Thiès La région de Thiès est l'une des quatorze (14) régions du Sénégal et est composée de trois départements que sont M'bour, Thiès et Tivaouane (Figure 6). La ville de Thiès s’intègre dans la région qui porte son nom. Carrefour du Sénégal, le département de Thiès, est le principal point de transit vers les autres régions du pays. Située à 70 km de Dakar, la région de Thiès, se particularise du point de vue climatique par son appartenance au domaine Soudano-sahélien. Sa proximité avec l’océan et sa façade Nord qui borde la grande côte, lui confèrent un climat doux et favorable souvent qualifié de climat sub-canarien avec une influence continentale. Les températures varient entre 16°C et 35°C avec une moyenne qui tourne autour de 26°C. Les températures les plus basses sont enregistrées durant les mois de janvier et février ; alors que les températures les plus hautes sont notées durant les mois de mars à octobre. La proximité de l'océan, lui procure une humidité relativement moyenne de 62%. Cependant, elle demeure très variable et on note que l'humidité maximale se situe à 87% et la minimale à

56


37%. Les mois où les teneurs en eau dans l’air sont fortes coïncident avec la saison des pluies. Les précipitations dans le département de Thiès s'étalent sur trois mois de mijuillet à mi-octobre. Elles varient entre 300 et 500 mm / an traduisant une certaine irrégularité interannuelle. Comme partout ailleurs dans le reste du pays, la péjoration climatique n’a pas épargné cette région. La végétation est composée d’une strate arborée, d’une strate arbustive et d’une strate herbacée. Les espèces végétales dans la région les plus rencontrées sont Eragrotis trémula, Centrus bifloris, Etanium elegan, Pennisetum sp et Zonia glochidiata (qui se dessèchent peu de temps après l’hivernage ), le baobab, le rônier, le cadd, le seing et le débb. Sur le plan géologique, la zone de Thiès est incluse dans le bassin sédimentaire Sénégalo-mauritanien. Plusieurs formations géologiques, résultant des périodes du Secondaire, du Tertiaire et du Quaternaire sont très présentés, dans ce milieux. Le modelé très varié, est formé de plateaux, de dépressions, et de collines. Le plateau de Thiès, sur lequel la ville est érigée, est constitué d'un substrat de marne, et de calcaire avec des couches phosphatées. Une partie de ces couches riches en alumine forment des cuirasses blanchâtres compactes, recouverte par endroit par des cuirasses ferrugineuses. Les sols de la région sont caractérisés par une majorité de sols ferrugineux tropicaux non lessivés. Les sols ferrugineux tropicaux faiblement lessivés sur sable siliceux au Nord et au centre caractérisés par des concrétions ferrugineuses sur grès plus ou moins argileux sont présents au Sud-d’Est ; ce sont les sols deck. Dans la zone des Niayes, dans les dépressions, dans les vallées asséchées et, inter dunes les vertisols, et les sols minéraux à pseudo gley très humifères se particularisent. Les principales activités économiques de la région se résument aux productions industrielles et minières, à l’élevage, à l’agriculture et au tourisme. La région renferme l'essentiel des industries minières du pays avec l'exploitation des 57


phosphates, de l'attapulgite, etc. L'élevage est semi-intensif et le cheptel est estimé à 120 000 têtes (bovins, ovins, caprins, équins et asins). Malgré les conditions climatiques difficiles l'embouche bovine, les productions laitières et avicoles se développent en milieu urbain et rural.

58


Nord Ouest

Est Sud

Figure 6: Carte administrative de la région de Thiès (ANSD, 2010)

59


1.2. Matériel d’enquête Le matériel et les moyens de l’enquête comprennent: 

Une fiche d’enquête destinée aux éleveurs des bovins pour la collecte des informations ;

Un ordinateur portable pour l’enregistrement des données,

Les logiciels Accès,Excel .

1.3. Animaux L’enquête a porté sur les veaux issus de vaches de races locales (zébu Gobra, zébu Maure et taurin Ndama,) et métisses. Les veaux métis sont des produits de l’insémination artificielle des femelles locales avec les semences des races Holstein, Montbéliard et Guzerat importés d’Europe et du Brésil. Ces veaux sont produits à l’occasion des campagnes d’insémination artificielle organisées par l’Etat du Sénégal sous la supervision des docteurs vétérinaires installés en clientèle dans les départements concernés. Dans notre étude tous les veaux d’ 1 jour à 12 mois présents dans l’exploitation enquêtée ont été retenus pour l’étude. 2. Méthode d’étude

2.1 Revue bibliographique Au cours de cette étape, le maximum d’informations relatives à notre étude a été collecté à partir des travaux de Thèse et de mémoire antérieurs à la bibliothèque de l’E.I.S.M.V et sur l’Internet.

2.2. Echantillonnage Ne connaissant pas le nombre total des éleveurs des différentes zones de l’étude, nous avons opté pour une méthode d’échantillonnage non probabiliste. Pour cela, nous avons ciblé et enquêté la majorité des éleveurs installés en zone 60


périurbaine dans les départements de Thiès, de Tivaouane et les villages environnants. Au total, 151 ménages ont été enquêtés dans l’ensemble des départements concernés.

2.3. Collecte des données sur le terrain Cette collecte des données s’est déroulée sous forme d’enquête transversale et a intéressé les éleveurs bovins traditionnels et modernes dans le département de Thiès et de Tivaouane. Pour mener à bien notre étude, nous avons élaboré des fiches d’enquêtes qui nous ont permis de recueillir des informations générales par interview sur les ménages ; la structure du troupeau ; la gestion des veaux, l’alimentation et la santé des veaux. Dans la Section A nous avons recueillis des informations sur le répondant comme le sexe, le niveau d’étude, l’ancienneté dans l’élevage, l’activité principale et les raisons de pratiquer l’élevage. Pour la structure du troupeau des informations sur le mode de l’élevage, les catégories d’animaux composés des vaches, des génisses, des taureaux, des taurillons et les veaux et sur les races ont été recueillies. Dans la section B des informations sur les veaux

ont été recueillies dont le sexe, la race des parents, la date de

naissance, le mode de reproduction, le type de gestation, la facilité au vêlage, le note d’état corporel, l’utilité finale des veaux, l’âge au sevrage, le logement et sur l’hygiène de l’habitat des veaux. Dans la même rubrique des questions concernant l’alimentation, le système d’allaitement des veaux ont été posées également. (Voir Annexe)

2.4. Traitement et analyse des données Le traitement des données a été réalisé au moyen d’outils informatiques avec d’abord le logiciel Accès pour la saisie et l’enregistrement des données recueillies auprès des éleveurs. A partir des données recueillies, des analyses ont été réalisées à l’aide du logiciel Statistical Package for the Social Sciences/Personal Computer (SPSS/PC). 61


Pour plus de détail les éleveurs ont été classés en deux groupes en fonction de la taille de leurs troupeaux, les éleveurs à petit cheptel dont l’UBT est inférieur à 10 et les éleveurs à grand cheptel dont l’UBT est supérieur à 10. L'analyse des Variances et le test du chi carré ont été effectués pour comparer les moyennes des paramètres et des proportions des éleveurs. Pour tous les tests, les valeurs dont p< 0,05 ont été considérées comme significatives.

62


CHAPITRE II: RÉSULTATS 1 . Résultats 1.1. Caractéristiques des ménages visités Les enquêtes nous ont permis de recueillir des informations sur les éleveurs au niveau des deux départements que sont le département de Thiès commune et le département de Tivaouane. Au total, 151 ménages ont été enquêtés dont 80,1% dans le département de Thiès et 19,9% dans le département de Tivaouane. Plus de la moitié des éleveurs enquêtés soit 62,2% étaient des chefs de ménage (hommes) (Tableau III). Tableau III: Lieu d’étude et rôle du répondant dans les ménages visités Département Thiès Tivaouane Répondants - Chef de ménage - Conjoint - Berger - Autres

Nombre de ménage 121 30

Pourcentage (%) 80,1 19,9

94 17 20 20

62,2 11,2 13,2 13,2

Autres= Fille, Fils, Nièce, Neveu 1.2. Niveau d’étude des éleveurs Notre étude a montré que la majorité des éleveurs sont analphabètes (61,6%) (Tableau IV).

63


Tableau IV: Niveau d’études des répondants Niveau d’étude

Nombre

Pourcentage (%)

- Aucun

93

61,6

- Coranique

33

21,8

l’école 25

16,6

- Au

moins

primaire 1.3. Activité principale des éleveurs L’étude a montré que la majorité des éleveurs (80,1%) avaient comme activités principales l’élevage et l’agriculture (Tableau V).

Tableau V: Activités principales des répondants Activités principales

Nombre

Pourcentage (%)

- Élevage

26

17,2

- élevage et agriculture

121

80,1

- Autres

que

l’élevage

et 4

2,6

l’agriculture 1.4. Ancienneté dans le domaine de l’élevage Parmi les éleveurs enquêtés, seulement 11,9% avaient une ancienneté dans le domaine de l’élevage supérieure à 40 ans (Tableau VI). Tableau VI: Ancienneté dans le domaine de l’élevage du répondant Ancienneté en élevage

Nombre

Pourcentage (%)

0 – 10

37

24.5

11 – 20

45

29.8

21 – 30

25

16.5

31- 40

26

17.2

>40

18

11.9

64


1.5 . Structures des troupeaux visités Concernant la composition des troupeaux visités lors de notre étude, plus de la moitié (54,6%) était constituée de vaches soit un effectif de 1891 et un nombre de 89 des élevages enquêtés étaient constitués d’un grand cheptel soit un pourcentage de 86,6%(Tableau VII).

Tableau VII : Structure des troupeaux visités Catégorie vaches Génisses Taureau Taurillons Veaux Total

Total N= 151 1891 604 271 322 373 3461

% 54.6 17.5 7.8 9.3 10.8 100.0

Petit cheptel N1=62 % 253 13.4 86 11.4 31 11.4 39 12.1 73 19.6 484 14.0

N=nombre total d’ élévage enquétés N1=nombre d’élévages à petit chetel N2=nombre d’élévage à grand cheptel

65

Grand cheptel N2=89 % 1638 86.6 518 85.8 240 88.6 283 87.9 300 80.4 2979 86.0


1.6. Caractéristique des veaux 1.6.1. Répartition des naissances des veaux en fonction des mois

La figure 7 montre la répartition des naissances des veaux en fonction de l’année où la majorité des naissances des veaux a été observée durant les mois de mai, juin et juillet avec un pic dans le mois de juin où 33% des naissances ont été observés. 35,0 30,0

% des veaux

25,0 20,0 15,0 10,0 5,0 0,0 jan.

fev.

mars avril

mai

juin juil. Mois

aout

sept.

oct.

nov.

dec.

Figure 7: Répartition des naissances des veaux en fonction des mois.

1.6.2. Race dominante des veaux enquêtés La race la plus rencontrée des veaux lors de notre enquête est la race locale avec un pourcentage de 83,7% de l’effectif total des veaux des élevages enquêtés dont le nombre le plus important sont nés dans les élevages à grand cheptel (tableau VIII).

1.6.3. Mode de reproduction Le mode de reproduction le plus utilisé dans les élevages rencontrés lors de notre enquête est le mode naturel (monte naturelle) avec un pourcentage de 91.4% des veaux. Seulement 8,6% des veaux sont issus de l’insémination

66


artificielle, dont la plupart étaient nés dans les élevages à petit cheptel soit un pourcentage de 22,7% contre 4,7% dans les élevages à grand cheptel (tableau VIII).

1.6.4. Facilité au vêlage Selon notre enquête, la majorité des vêlages (99%) se déroulaient sans assistance (tableau IX).

1.6.5. Type de gestation Notre étude a montré que dans les élevages enquêtés,seul 0,6% de mises bas était gémellaire. 1.6.6. Note d’État Corporel (NEC) Notre étude a montré que 68.8% des veaux avaient une NEC inférieure à 3 contre 31,1% pour ceux qui avaient une NEC supérieure à 3 (tableau VIII)

67


Tableau VIII: Caractéristiques des veaux élevés par les ménages enquêtés

Catégorie

Total n

%

Petit cheptel

Grand cheptel

n

n

%

P

% < 0,05

Races 41

11,7

18

24,0

23

8,4

- Exotique

16

4,5

5

6,7

11

4,0

-Locale

292

83,7

52

6,7

240

87,6

Métisses

< 0,05

Mode de reproduction -IA

30

8,6

17

22,7

13

4,7

-Saillie naturelle

319

91,4

58

77,3

261

95,3 > 0,05

NEC -

≤3

236

67,8

48

64,0

188

68,8

-

>3

112

32,2

27

36,0

85

31,1

Race : exotiques = Holstein, Montbéliard X Jersiaises, Métisses=GobraXGuzerat,GobraXHolstein,ZébusMaureXGuzerat, GobraXMontbeliard, MaureXHolstein

1.6.7. Utilisation finale des veaux D’après nos enquêtes, 100% des éleveurs enquêtés affirmaient que leurs veaux males et femelles étaient destinés à la reproduction. 1.6.8. Age au sevrage et d’accès aux concentrés et aux fourrages des veaux Le tableau IX montre l’âge du sevrage et d’accès aux aliments solides (concentrés et fourrages) des veaux. Les résultats montrent que l’âge moyen des veaux au sevrage était de 9,3 mois pour les éleveurs à petit cheptel et de 10 mois pour les éleveurs à grand cheptel. L’âge d’accès aux aliments concentrés est de 2,9 mois pour les éleveurs à petit cheptel contre 3,3 mois pour les éleveurs à

68


grand cheptel. Quant à l’âge moyen d’accès aux aliments fourragers il était de 2,9 mois pour les deux catégories d’éleveurs enquêtés. Tableau IX: Age au sevrage et l’accès aux aliments concentrés et aux fourrages des veaux

Variable

Total

(mois)

Moyen

Age à l’accès aux aliments concentre Age à l’accès au fourrage Age au sevrage

Petit cheptel

Grand cheptel

Ecart-type

Moyen

Ecart-type

Moyen

Ecart-type

3,1

1,0

2,9

0,9

3,3

1,1

2,8

1,0

2,9

0,9

2,9

1,1

9,8

2,2

9,3

2,3

10,0

2,2

1.7. Logement et l’hygiène des veaux 1.7.1. Logement des veaux Notre étude a montré que dans la majorité des élevages enquêtés (86,1%), des veaux n’avaient pas de logement approprié .(figure 8).

69

P*

>0,05

>0,05

>0,05


86,1

% menages

80,0

60,0

40,0

20,0 11,9

1,3

0,7

0,0 Aucun

Enclos collectifs (veaux) Enclos collectifs (troupeau)

Enclos individuels

Figure 8:Types de logement des veaux

1.7.2. Hygiène du logement des veaux La description du niveau de propreté des logements des veaux est présentée dans le tableau X. Ces résultats montrent que seul 0,7% des logements des veaux des élevages enquêtés étaient maintenus propres. Tableau X: Hygiène du logement des veaux

Note

Description

Nombre de

%

troupeau 1

Très propre : pas de saleté ou très peu de saleté

1

0,7

2

Propre: légèrement couvert de saleté, souillé moins de 6

18

11,9

3

Sale : couvert de saleté sur la majeure partie du logement 63

41,7

4

Très sale : complètement couvert ou incrusté de saleté

45,7

heures avant la visite

69

Saleté = restes d’aliment et d'eau, excréments, présence des zones boueuses

70


1.8. Système d’allaitement des veaux Nos résultats montrent que la moitié des élevages enquêtés, les veaux étaient allaités deux (2) fois par jour (matin et soir) (tableau XI). Tableau XI: Système d’allaitement des veaux

Système d’allaitement

Effectif

Pourcentage(%)

Allaitement à volonté

75

49,7

Allaitement discontinu (2fois par jour)

76

50,3

Total

151

100

1.9. Santé des veaux Nos résultats montrent que 25,8% de mortalité des veaux était noté dans les élevages à petit cheptel et de 61,8% dans les élevages à grand cheptel, quant à la morbidité elle est respectivement de 40,3% et 57,3% au niveau des élevages à petit cheptel et à grand cheptel.( Tableau XII )

TableauXII : Incidence des morbidités et mortalités dans les 12 derniers mois Variable Sante mortalité Morbidité

N=151

%

N=62

%

Grand cheptel N=89 %

71 76

47,0 50,3

16 25

25,8 40,3

55 51

Total

Petit cheptel

61,8 57,3

P

<0,05 <0,05

Notre étude montre que la mortalité et la morbidité étaient plus élevées que chez les veaux où leurs logements étaient sales et très sales. Dans les élevages enquêtés, les pathologies du tube digestif étaient les plus observées avec une fréquence de 28,3% (tableau XV). 71


TableauXIII: Effet de l’hygiène du logement sur l’incidence de mortalité et de morbidité

Variable Sante des veaux mortalité Morbidité

N=151

%

Très Propre et propre N =19 %

71 76

47,0 50,3

11 9

Total

57.9 47.4

Sale et très sale N=132

%

60 67

45.5 50.8

P*

>0,05 >0,05

TableauXIV: Les maladies les plus fréquentes chez les veaux

Signes cliniques Troubles digestifs Maladies cutanées Maladies systémiques Atteintes du système locomoteur Maladies liées aux tiques Troubles respiratoires Empoisonnements Troubles oculaires Troubles nerveux

Nombre de cas 73 60 49 46 11 8 4 4 3

Pourcentage (%) 28,3 23,2 19,00 17,8 4,2 3,1 1,5 1,5 1,1

Classification 1 2 3 4 5 6 7 7 8

1.10. Appréciation des éleveurs

Les éleveurs interviewés ont donné leurs avis sur la gestion des veaux et les améliorations nécessaires. Ils accordent une grande importance à la formation sur la gestion des veaux. Par ailleurs,la mortalité des veaux, les problèmes de santé des veaux et l’alimentation constituent un véritable obstacle de l’élevage surtout pendant la saison sèche où l’alimentation est rare. (Figure 9)

72


Oui Non Une formation sur la gestion des veaux est nécessaire La mortalité des veaux est un obstacle Les problèmes de santé est un obstacle La main-d'œuvre est disponible et / ou abordable Je suis satisfait de la croissance de mes veaux Je suis satisfait de la race de mes veaux le prix des aliment sont abordable toute l'année L’aliment est disponible durant toute l'année 0,0

20,0

40,0 60,0 80,0 % des élevages enquetées

100,0

Figure 9: Satisfaction des éleveurs sur la race, la santé, la gestion et les performances des veaux

73


CHAPITRE III : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS I. DISCUSSION 1.1. Information générale sur les répondants Notre étude a été réalisée dans deux (2) des trois (3) départements de la région de THIES. Il s’agit du département de THIES et de TIVAOUNE. Dans ces dits départements, sur l’ensemble des ménages enquêtés, la majorité habitait le département de Thiès soit (80,1%). Notre facilité d’accès aux ménages et la maitrise du département de Thiès pourraient expliquer ce résultat. Notre étude a montré que la majorité des éleveurs enquêtés était des hommes. Ce qui est en accord avec ceux de NKOLO (2009) et SOW (2014) qui ont trouvé que respectivement 94,9% et 98,1% des éleveurs de Bovins dans la région de Thiès étaient des hommes. Ce qui s’explique par le fait que dans la tradition africaine, les chefs de famille sont toujours des hommes. 1.2. Renseignements sur le niveau d’études des éleveurs Notre étude a montré que la majorité des éleveurs enquêtés (61,6%) n’avaient aucun niveau. Cela pourrait s’expliquer par le fait qu’en milieu rural les jeunes sont très tôt initiés à la conduite de l’élevage au détriment de l’école. Nos résultats sont supérieurs de ceux obtenus par SOW (2014) qui montre que 12,8% d’éleveurs étaient des illettrés dans la région de Thiès. Ce qui peut s’expliquer par la différence entre les types d’élevages enquêtés. En effet , l’étude de cet auteur a porté sur les élevages laitiers modernes qui sont pour la majorité suivis par des personnes lettrées.

1.3. Activités principales des éleveurs Nos résultats ont montré que la majorité des éleveurs rencontrés avaient comme activités principales l’agriculture et l’élevage soit un pourcentage de 80,13%. Ces résultats sont en accord avec ceux de SOW (2014) qui a trouvé que la majorité des pasteurs rencontrés lors de son enquête exerce comme activités 74


principales l’agriculture et l’élevage soit (74,6% à Thiès et 59,71% à Diourbel). Ce qui peut s’expliquer par le fait que la plupart des éleveurs se trouvent dans les campagnes où l’agriculture reste leur principale source de revenus servant à assurer l’alimentation familiale et celle du bétail après les récoltes. 1.4. Ancienneté dans l’élevage Notre étude a montré que parmi les éleveurs enquêtés 28,9 % avaient une ancienneté comprise entre 10-20 ans d’expérience dans le domaine de l’élevage. Cette ancienneté pourrait s’expliquer par le fait qu’en Afrique, dans plusieurs familles, l’élevage se lègue de père en fils. Nos résultats sont inférieurs à ceux de SOW (2014) qui déduit de son étude que les éleveurs ayant une expérience de 16 ans et plus représentant 65,26% de la taille de l’échantillon à Thiès et 58,3% à Diourbel. 1.5. Naissance des veaux en fonction de l’année Notre étude a montré que la majorité des naissances des veaux a été observée par les éleveurs enquêtés durant les mois de mai, juin et juillet. Ce qui peut s’expliquer par le fait qu’en fin d’hivernage, les vaches sont plus aptes à la reproduction car ayant un bon poids coporel et les chances de saillie des femelles en chaleur augmentent. En effet, selon D’HOUR, REVILLA et WRIGHT (1998), les vêlages d’automne sont les mieux adaptés pour les régions dont les hivers sont cours suivis d’une période de sécheresse, les vaches sont taries à cette période se traduisant par des besoins alimentaires réduits. Nos résultats sont différents avec ceux réalisés à l’université d’EL-tarf d’Alger en 2007, où on remarque que c’est au mois de janvier qu’ils avaient observé plus de naissances (BOUZEBDA-AFRI et BOUZEBD 1985). La différence entre nos résultats et ceux de cet auteur pourrait s’expliquer par la différence entre les saisons des zones de l’étude et aussi par le mode de reproduction utilisé.

75


1.6. Mode de reproduction Le mode de reproduction le plus utilisé dans les élevages rencontrés lors de notre enquête est le mode naturel (monte naturelle) avec un pourcentage de 91,4% des veaux. Seulement 8,6% des veaux sont issus de l’insémination artificielle, dont la plupart étaient nés dans les élevages à petit cheptel soit un pourcentage de 22,7% contre 4,7% dans les élevages à grand cheptel. Ce qui s’explique par le fait que les élevages à petit cheptel ont plus tendance à se moderniser que les élevages à grand cheptel. Le coût de l’insémination et les conditions sont des facteurs qui découragent également les éléveurs qui sont surtout en extensif.

1.7. Types de gestation des veaux Notre étude a montré que dans les élevages enquêtés seul 0,6% des mises-bas étaient gémellaires. Ce qui peut s’expliquer par la caractéristique génotypique de l’espèce bovine chez laquelle les mises-bas gémellaires sont rares.

1.8. Utilisation finale des veaux D’après nos enquêtes, 100% des éleveurs enquêtés affirment que les veaux males et femelles étaient destinés à la reproduction pour augmenter la taille de leur troupeau. Ce qui peut être justifié par le rôle socio-économique que joue l’élevage dans la tradition africaine. En effet, en milieu rural, le nombre élevé de têtes d’animaux est synonyme de richesse et de notoriété pour l’éleveur.

1.9. Age au sevrage des veaux Les résultats ont montré que l’âge de sevrage des veaux varie de 9,3 à 10 mois en moyenne dans les élevages à petit cheptel et de grand cheptel respectivement. Nos résultats sont en accord avec ceux de JAPER et WEARY (2002) qui montrent que dans les conditions naturelles, le sevrage du veau s’effectue graduellement puisque l’animal continue généralement de recevoir une certaine 76


quantité de lait de sa mère jusqu’à l’âge de plus de six mois. Une autres études montrent que le sevrage trop tardif (10 à 12 mois), diminue la productivité des troupeaux par allongement de l'intervalle entre vêlages (NDIAYE, 1996). En effet, la présence du veau et l'allaitement pendant une longue période favorisent les anoestrus. Pendant cette période, l’apport en lait diminue graduellement à mesure que le veau s’habitue aux aliments solides. Les veaux dans les fermes laitières sont généralement sevrés entre l’âge de 1 à 3 mois. Ce qui peut s’expliquer par le fait que dans les fermes laitières, les veaux sont très tôt séparés de leurs mères à cause de la commercialisation du lait. 1.10. Accès à l’aliment fourrager des veaux en fonction de l’âge Notre étude montre que l’âge d’accès aux aliments fourragers est de 2,9 mois dans les élevages enquêtés. Le fourrage est distribué aux veaux pendant les premières semaines de vie pour permettre le développement de la musculeuse des pré-estomacs (LYFORD, 1988). Nos résultats sont différents des observations faites par TOURE, (2012) selon lesquelles l’alimentation solide commence dès la deuxième semaine de vie du veau. Aussi, la mise à disposition d’aliments solides dès les premières semaines de vie à un effet positif sur le développement du rumen et sa colonisation par les bactéries. En effet, les aliments, concentrés et fourrages, ont un effet bénéfique sur la croissance et le développement du tube digestif (LE COZLER et al, 2009). Quant aux éleveurs qui distribuaient le fourrage aux veaux tardivement, cela s’expliquerait par le fait que le fourrage n’est pas disponible tout le long de l’année. 1.11. Age d’accès à l’aliment concentré des veaux Nos enquêtes ont montré que c’est à partir de 2,9 mois pour les éleveurs à petit cheptel contre 3,3 mois pour les éleveurs à grand cheptel que les éleveurs commencent à supplémenter peu à peu en aliments concentrés leurs veaux . En 77


effet, selon LYFORD (1988), les aliments concentrés fermentescibles auraient un effet positif sur la croissance papillaire des pré-estomacs. Nos résultats sont en accord avec les observations de JASPER et WEARY (2002) selon lesquelles la consommation de concentrés augmente rapidement lorsqu’on élimine l’apport de lait.

1.12. Logement et Hygiène des veaux Notre étude a montré que dans la majorité des élevages enquêtés (86,1%), les veaux n’avaient pas de logement approprié. L’ignorance de l’importance de l’habitat pour les veaux, le coût élevé de la construction de l’habitat des veaux pour les éleveurs qui sont pour la plus part pingres et les déplacements périodiques des éleveurs à la recherche de pâturages pour leur bétail pourraient expliquer ce résultat. Nos résultats sont en accord avec ceux de SOW (2014) qui revélent qu’en zone rurale, les bovins locaux sont parqués ou attachés aux piquets en plein air pendant la nuit. Nos résultats de l’enquête sur l’habitat des veaux ont montré que seul 0,7% étaient très propres. Ce manque d’hygiène au niveau des logements des veaux pourrait être à l’origine des pathologies récurrentes chez les veaux par contamination croisée. 1.13. Santé des veaux Les pathologies les plus récurrentes d’après nos résultats dans les élevages enquêtés étaient des pathologies digestives d’origine bactérienne (colibacille, les salmonelles etc.), d’origines infectieuse (virus) surtout pendant la saison des pluies. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les logements des veaux sont mal entretenus alors que le veau est très sensible à cet âge. Nos résultats sont en accord avec ceux d’autres auteurs qui montrent que deux veaux sur dix sont atteints de diarrhée néonatale durant leur premier mois de vie et 15% de ces veaux meurent des suites de la diarrhée (VALLET, 1983). Les diarrhées sont

78


responsables de nombreuses pertes pour l'éleveur, directes par la mortalité et la morbidité mais aussi indirectes liées aux coûts des traitements, à la période de convalescence, au retard de croissance et au temps passé aux soins des animaux (NAVETAT et SCHELCHER, 1999, GUIN, 2012). Ces résultats sont également en accord avec ceux d’une autre étude faite en zone périurbaine de Bamako au Mali sur le taux de mortalité des veaux et les causes de décès durant la période de Novembre 2002 à Mars 2004 concluant que les troubles de l'appareil digestif (28%) étaient les causes de mortalité des veaux les plus fréquentes. Pour ce qui concerne l’incidence de mortalité , de morbidité et de l’hygiène du logement des veaux, nos résultats montrent que la mortalité et la morbidité étaientt plus élevées chez les veaux où leurs logements étaient sales et très sales cela peut être expliqué par le fait que la multiplication des germes pathogènes et les risques de contaminations croisées sont plus élevées dans les logements mal entretenus que dans les logements ou les règles d’hygiène sont respectées en général. 1.14. Alimentations des veaux Nos résultats ont montré que les éleveurs commencent à distribuer l’aliment concentré et le fourrage aux veaux à partir d’un mois d’âge. Ceci pourrait s’expliquer par une envie de l’éleveur à habituer très tôt le veau aux aliments solides. Ce qui a pour conséquence, la mise en place des différents compartiments des pré-estomacs du veau. En effet,LYFORD (1988) a montré que les aliments concentrés fermentescibles auraient un effet positif sur la croissance papillaire alors que le développement de la musculeuse des préestomacs est influencé par des aliments de lest. Aussi, les aliments, concentrés et fourrages, ont un effet bénéfique sur la croissance et le développement du tube digestif (LE COZLER et al. 2009). Une autre étude de TOURE ,2012) montre qu’ à la naissance du veau, les trois premiers compartiments (rumen, réseau, feuillet) sont peu développés et leur volume total est inférieur à celui de la 79


caillette, ceci se traduit sur le plan physiologique par le fait que les pré-estomacs du veau ne sont pas fonctionnels et que seule la caillette peut digérer le lait. Le veau non sevré se comporte donc comme un monogastrique (RIBOT, 1980). Chez le veau la phase pré-ruminant débute à la naissance et se termine à sa deuxième ou troisième semaine d’âge. La phase de transition fait suite à la phase de pré-ruminant et se termine au sevrage. Ces deux phases sont critiques pour le jeune animal. 1.15 Système d’allaitement des veaux Nos résultats montrent que la moitié des élevages enquêtés, appliquait le système d’allaitement discontinu des veaux c’est-à-dire que les veaux étaient allaités deux (2) fois par jour : le matin et le soir après la traite. Cela pourrait s’expliquer par le fait que dans certains ménages la vente de lait permet d’assurer les dépenses quotidiennes. Des recherches ont montré que si l’on donne la possibilité au veau de téter plusieurs fois dans la journée, cela pourrait avoir des avantages pour sa santé et celle de la vache avec une incidence réduite de la mammite et de la rétention placentaire . Si on sépare le veau de sa mère, il faudra lui fournir trois ou quatre rations de lait par jour plutôt qu’en une plus grande quantité deux fois par jour. (MACEY .A, 2009) 1.16. Perception de l’élevage par les éleveurs Les contraintes majeures de l’élevage des veaux dans la région de Thiès sont entre autres la disponibilité de l’alimentation dûe à la cherté des aliments de bétail industriels et la rareté du fourrage et les pathologies des veaux qui constituent un frein à l’élevage dans nos pays. A cela s’ajoute le manque de formation des éleveurs dans le domaine de la gestion des veaux dont la plupart reconnaissent comme une nécessité pour un développement de l’élevage.

80


1.17. Limites de l’enquête Des difficultés ont été notées lors de l’enquête sur le terrain. Il s’agit entre autres de: 

La réticence des éleveurs concernant certaines questions par exemple sur l’effectif du troupeau ;

La difficulté d’accès des élevages qui sont parfois loin des habitations familiales,

La maitrise d’une seule langue, le peulh de la plupart des éleveurs,

Le refus de certains éleveurs à répondre à nos questions.

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II. RECOMMANDATIONS 1.1. Aux éleveurs Dès la naissance d’un veau dans un élevage, l’éleveur doit vérifier si le veau respire normalement, dans le cas contraire il doit dégager les voies respiratoires en stimulant la respiration avec de l’eau froide ou du vinaigre de table sur la nuque ou dans l’oreille. Si cela ne suffit pas pour stimuler la fonction respiratoire du veau, il doit le suspendre par les postérieures (30 sec à 1 min) et secouer pour l’élimination du liquide fœtal pulmonaire. Il doit également vérifier les battements cardiaques, s’il y’ a une défaillance cardiaque, le faire coucher sur le côté droit et faire tourner l’antérieur gauche sur la cage thoracique. Il doit aussi désinfecter le cordon ombilical (teinture d’iode), et en cas de saignement du cordon, ligature avec un fil pour assurer l’hémostase. Il doit favoriser le léchage du veau par la mère si besoin mettre du sel sur le veau. Il doit s’assurer de la prise de colostrum car à sa naissance, le veau est totalement dépourvu de défenses immunitaires. C’est pourquoi, il est important de veiller à l’ingestion de 0,5 à 1 litre de colostrum dans les 2 heures qui suivent la mise-bas. Si le veau refuse de téter, il faut utiliser soit un biberon, soit une sonde œsophagienne pour lui faire ingérer le colostrum en respectant le phénomène de succion pour éviter de glisser la sonde dans le « mauvais trou». Si cela ne relève pas de vos compétences ,il faut faire recours aux spécialistes de la santé animale (Docteurs Vétérinaires, Agents, techniciens d’élevage). Il faut mettre à la disposition du veau de l’eau dès le premier jour , du fourrage grossier et du concentré à volonté dès la 2ème semaine (réglementation européenne). En effet après trois mois de vêlage la vache peut être inséminée, mais beaucoup d’éleveurs ne pratiquent pas l’insémination artificielle. Le fourrage qui est distribué aux veaux doit être sélectionné pour faciliter sa 82


digestion par les veaux et sa distribution précoce favorise le développement des poches digestives pour préparer le sevrage précoce. Pour le logement des veaux, il est recommandé surtout pour l’élevage laitier moderne de nettoyer, de désinfecter et de mettre de la litière de qualité pour diminuer les risques de contamination croisée entre les veaux. Veiller au confort et à la bonne ambiance de logement et appliquer rigoureusement les règles d’hygiène et sanitaire et de supprimer tous facteurs de stress pour les veaux. Il doit mettre en place aussi une banque à colostrum, pour qu’en cas d’incapacité d’allaitement du veau par sa mère de pouvoir assurer son allaitement par un biberon adapté. Pour assurer une alimentation des animaux l’éleveur doit combiner l’élevage et l’agriculture pour pouvoir réserver le maximum d’aliment pour ces animaux. 1.2. Aux autorités étatiques en charge du développement de l’élevage L’alimentation des animaux cause un énorme problème pour les éleveurs durant presque toute l’année sauf les trois mois de pluies pendant lesquels le pâturage assure une bonne partie de l’alimentation des animaux. Pour palier à ce problème majeur, l’Etat doit mettre en place une politique d’accompagnement

pour

promouvoir

l’émergence

de

l’élevage

en

subventionnant chaque année l’alimentation du bétail pendant les périodes difficiles. 

Promouvoir les cultures fourragères dans les zones à forte activité d’élevage,

Organiser chaque année une campagne de déparasitage des veaux suivie de leurs vaccinations contre les maladies les plus rencontrées comme les pathologies digestives et respiratoires.

Former les éleveurs en gestion des veaux pour leur permettre de diminuer le taux de mobibité et de mortalité des veaux,

Aider les éleveurs à assurer le suivi des veaux métis qui sont très fragiles, 83


Accompagner les agents de santé animale (agents, techniciens d’élevage, Docteurs vétérinaires) en mettant à leur disposition les vaccins et les médicaments à des prix abordables. 1.3. A l’endroit des chercheurs

Engager des recherches pour la production des vaccins contre les pathologies les plus rencontrées chez les veaux.

Procéder à la recherche pour le développement des cultures fourragères pour le bétail.

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CONCLUSION GENERALE

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L’élevage joue un rôle important dans l’économie du Sénégal et constitue 36% du PIB agricole. Neuf ménages sur dix sont concernés par cette activité, employeuse de main d’œuvre à côté de l’agriculture. La production laitière reste insuffisante pour répondre à la demande, d’où un recours important aux importations qui représentent plus de la moitié de l’offre de lait. En 2012, ces importations ont couté 80 milliards de FCFA à l’Etat. Des opportunités existent avec une demande de lait et de produits laitiers croissante qui atteindra un taux de croissance annuelle de 4%. A cette fin, l’approche utilisée doit permettre de recueillir et d’analyser des informations au niveau des éleveurs, d’identifier les problèmes ensuite proposer des solutions applicables et de fixer les priorités de la recherche-développement. Ainsi, pour une modernisation de l’élevage traditionnel, il est urgent de répondre d’abord à la question de savoir quelle est la méthode à adopter pour réduire considérablement la mortalité des jeunes veaux. Le but de cette étude était de décrire les caractéristiques des exploitations et des pratiques de gestion des veaux dans les élevages bovins traditionnels et modernes situés dans les départements de Tivaouane et de Thiès. Le secteur laitier au Sénégal est ainsi caractérisé par la coexistence de deux filières: Une filière locale, témoin de l’implication ancienne des sociétés pastorales dans les échanges et une filière d’importation de lait et de produits laitiers, témoin de la forte augmentation de la demande, liée à l’urbanisation et à l’ouverture aux marchés internationaux. Aujourd’hui, au Sénégal comme dans la plupart des pays africains la gestion des veaux dans les fermes constitue l’un des problèmes fondamentaux afin d’espérer lutter contre le retard de croissance, la mortalité et la mobilité de ces derniers qui doivent assurer le renouvellement des troupeaux afin d’espérer atteindre l’autosuffisance en lait et en protéines animales dans nos pays respectifs.

86


L’enquête de notre étude s’est déroulée dans la région de Thiès en particulier dans le département de Tivaouane et de celui de Thiès au cours de la période hivernale (juillet à octobre 2013). Ainsi, 151 ménages soit 80,1% dans le département de Thiès et 19,9% dans le département de Tivaouane ont été enquêtés. Les résultats de cette étude montrent que l’effectif total d’animaux dans les élevages enquêtés est de 3461 têtes dont 373 veaux, 1891 vaches, 604 génisses, 271 taureaux et 322 taurillons. Dans ces exploitations la majorité des propriétaires étaient des hommes soit 62,2% ; 61,6% n’avaient aucun niveau d’étude, les 80,1% avaient comme activités principales l’élevage et l’agriculture. Parmi eux, seulement 11,90% avaient une ancienneté supérieure à 40 ans dans le domaine de l’élevage. La majorité des naissances des veaux a été observée par les éleveurs enquêtés durant les mois de mai, juin et juillet avec un pic au mois de juin où 33% des naissances ont été observées. Les races locales (Zébu, Gobra, Taurin Ndama etc.) étaient les plus rencontrées dans les élevages enquêtés avec un pourcentage de plus de 83,7% de l’effectif total des veaux. Le mode de reproduction le plus utilisé dans les élevages rencontrés lors de notre enquête est le mode naturel (monte naturelle) avec un pourcentage de 91.4% des veaux. Seulement 8,6% des veaux sont issus de l’insémination artificielle, dont la plupart étaient nés dans les élevages à petit cheptel soit un pourcentage de 22,7% contre 4,7% dans les élevages à grand cheptel. L’enquête a montré que la majorité des vêlages (99%) se déroulaient sans assistance à la vache. Pour les veaux, qui naissaient dans les élevages enquêtés 100% des éleveurs affirment que les veaux étaient destinés à la reproduction. L’âge d’accès aux aliments concentrés est de 2,9 mois pour les élevages à petit cheptel contre 3,3 mois pour les élevages à grand cheptel .Quant à l’âge moyen d’accès aux aliments fourragers, c’était de 2,9 mois pour les deux types d’élevage enquêtés.

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En ce qui concerne le sevrage qui est un passage de l'alimentation lactée à celle d’un ruminant adulte, il représente un cap difficile dans la vie du jeune animal. Au cours de cette période l'anatomie, la physiologie et la digestion du veau subissent des modifications importantes. En plus, le jeune veau demeure un animal encore fragile qui nécessite beaucoup de soins. Compte tenu de ces différents facteurs il convient d'accorder une importance toute particulière à l'alimentation, à la pathologie et à l'élevage du veau au moment du sevrage. Les résultats de notre étude ont montré que l’âge de sevrage des veaux varie entre 9,3 et10 mois en moyenne dans les élévages à petit cheptel et les élévages à grand cheptel respectivement et la majorité des élevages enquêtés (86,1%), les veaux n’avaient pas de logement (enclos collectif ou individuel). Dans la plupart des élevages où il y avait des logements pour veaux les règles d’hygiène n’étaient pas respectées, seul 0,7% des logements étaient très propres au moment de notre passage. Ce manque d’hygiène au niveau des logements des veaux pourrait être à l’origine des pathologies récurrentes chez les veaux par contamination croisée. Parmi les pathologies les plus fréquentes chez les veaux, les troubles digestifs étaient les plus observés soit un pourcentage de 28,3%. Les contraintes majeures de l’élevage des veaux dans la région de Thiès sont entre autres la disponibilité de l’alimentation due au coût élevé des aliments industriels de bétail et la rareté du fourrage et les pathologies qui constituent un frein pour la survie des veaux. A cela s’ajoute le manque de formation des éleveurs dans le domaine de la gestion des veaux dont la plupart reconnait comme une nécessité pour un développement de l’élevage moderne. Au vu de ces résultats, des recommandations ont été formulées à l’endroit des autorités étatiques et des acteurs de la filière notamment : 

Assurer la prise de colostrum dans les heures qui suivent le vêlage,

Renforcer l’hygiène des habitats des veaux en procédant à l’aménagement de leurs logements, 88


Promouvoir les cultures fourragères dans les zones à forte activité d’élevage,

Procéder au déparasitage des veaux et leurs vaccinations contre les maladies les plus fréquentes comme les pathologies digestives et respiratoires.

Former les éleveurs en gestion des veaux pour leur permettre de faire baisser le taux de morbidité et de mortalité des veaux,

Etablir des fiches de suivis des vaches gestantes et leurs veaux.

Engager des recherches pour la production de vaccins contre les pathologies les plus fréquentes chez les veaux.

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52. RICHARD Y., 1983. Etiologie et pathogénie des arthrites des jeunes veaux.Dans : Groupe de Recherche et de Développement pour l'Elevage et la Pathologie du Veau, Journées de la SFB. Arthrites et ulcères de la caillette du veau (premiers résultats), Lyon, 10 mai 1985, Maisons-Alfort : SFB, pp. 9-12 53. SARTELET A.et TOUATI K., 2010. Approche de l'arthrite septique du veau. Point vét. 41(302), 53-5 54. SOW E .H., 2014. Caractéristiques et dominantes pathologiques des élevages bovins laitiers dans les régions de Thiès et de Diourbel, Thèse : Méd. vét : Dakar ; 20. 55. TACHE C., 2001. Diagnostic des exploitations laitières de l’île de la Réunion. Mémoire de fin d’études, Cergy-Pontoise, France, Istom, 96 p. 56. THIN R. , 1983. Les arthrites du veau. Aspects cliniques. (13-22)In: Journées de la SFB. Arthrites et ulcères de la caillette du veau (premiers résultats), Lyon, 10 mai 1985, Maisons-Alfort. SFB, pp. 13-22 57. TIMSIT E., 2008. Soins, nursing et réanimation chez le veau nouveau-né. Nouv. prat.vét.élevages et santé, (7) :9-12 58. TOURE .M., 2012. Effet de l’âge au sevrage sur les performances de croissance de veaux laitiers de race exotique élèves en région périurbaine de Dakar (Sénégal) .Thèse :Méd. vét : Dakar ; 2 59. TOUTAIN P., 1985. Particularités physiologiques de la circulation chez le fœtus et le nouveau-né. (45-64)In: 22ème colloque de Moulins. Physiopathologie périnatale chez le veau, Moulins, 29 novembre 1985, SFB, Maisons-Alfort, pp. 45-64 60. TRAORE A. et BAKO G., 1984. Etude du cycle sexuel chez les vaches et les génisses N’dama élevées au centre de recherche zootechnique de Sotuba au Mali: Incidence de l’utilisation d’un taureau boute-en-train sur le taux de détection des chaleurs. Rév. Elev. Méd. Vét. Pays trop. 37 (4): 482487 96


61. UYSTEPRUYST C., 2006. Néonatalogie chez les bovins. Physiologie et réanimation néonatale du veau Point vét. 37(n° spécial : Reproduction des ruminants : gestation, néonatalogie et post-partum :100-110 62. UYSTEPRUYST C ., 2008. La réanimation du veau nouveau-né : une véritable urgence. Bull. Group. tech. vêt. (46) :81-85 63. VALLET A., 1983. Le point sur les diarrhées des tout jeunes veaux. Paris: ITEB, 16pVet.Clin.North Am. Food Anim .Pract. 20(3), pp. 593-603 64. VIGNAULT G., 2001. Traitement chirurgical des arthrites chez le veau. Point vét. 32(n° spécial : Chirurgie des bovins et des petits ruminants. tome II) :103-108 65.

WALLET P et LAGEL D ., 2011 . Le logement du veau. (147-157)In: Le logement du troupeau laitier. Conseiller et concevoir.3ème éd., Paris:Editions France Agricole, pp.147-157

97


ANNEXES

98


A

ANNEXE 1 Enquête sur la gestion des veaux dans la zone périurbaine de Touba Identification de l’éleveur : [______] [________] [________]

Nom de

l’éleveur ou du répondant: _____________ Départ. Localisation du ménage (Zone) : [____]

Ville

Village

(0= Urbaine ; 1= périurbaine ; 2 =

Village) Section A : Informations Générales 1. Information sur les ménages 1.1 Répondant : [_____] 1=chef de ménage

2= conjoint

autre membre adulte du ménage

3= berger

4


1.2 Remplissez le tableau ci-dessous Sexe [_____] (1=Masc.;

2= Ancienneté dans l'élevage [_____] ans

fem.) Age du répondant [_____] ans

Activité principale [_____] (code d)

Niveau Scolaire [_____] (code Trois principales raisons de l’élevage de bétail a)

[____][____][____] (code e)

Nombre

d’années

dans

ce

niveau [_____] Nombre de Troupeaux [_____]

Nombre de membres du ménage [_____]

Niveau Scolaire

Activité

raison principale

(code a)

principale

(code e)

(code d) 1 = aucun

1 = élevage

1 = aucune

5 = passe-temps

2 = coranique

2 = agriculture

2 = revenu de la vente 6 = héritage

3 = primaire

3 = élevage et de lait

4 = secondaire

agriculture

7

=

épargne

/

3 = revenu de la vente assurance

5 = au-dessus du 4 = autres que de viande de bœuf 8 = autres (merci de secondaire

l’élevage l’agriculture

et (embouche)

préciser)

4 = revenu de la vente ________________ des veaux

_____

2. Structure du troupeau 2.1 Mode de l’élevage______________ (0= stabulation temporelle ; 1 = stabulation permanant)


2.2 Nombre d’animaux par catégorie catégories d'animaux

Nombre

catégories d'animaux

vaches

Taurillon entier

Vaches (traite et taries)

Taurillon castre

Génisse

Vêle (non- sevré)

Taureau entier

Veaux (non- sevré)

Nombre

Taureau castré 2.3 Nombre d’animaux par type de race Troupeau 1

Troupeau 2 (tous les autres animaux de race bovine détenus par le ménage)

Type de races (Code- Nombre annexe)

d’animaux

Type de races (Code- Nombre d’animaux annexe)


B

Section B : Gestion des Veaux 4 Information sur les veaux et vêles NB : tout animal âge de 0-8 mois est considéré comme un veau ou une vêle Numéro de Sexe boucle, nom ou (code a) marque spéciale 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. Sexe (Code a) 1 = male 2 = femelle

Race de la Race du mère père (Code en (Code en annexe) annexe) [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] [__][__] Méthode de Type de reproduction (code b) gestation (code c) 1 = IA 1 = Unique 2 = Naturel 2 = jumeaux 3 = aucune idée 3 = Triplets 4 = Quadruplets 5 = ne sait pas

Date de Mode de Type de Facilite Utilité naissance reproduction gestation au vêlage finale des (Mois | Année) utilisée (code c) (code d) veaux (code b) (code e) _____|_____ _____|_____ _____|_____ _____|_____ _____|_____ _____|_____ _____|_____ _____|_____ Facilité au vêlage Futurs utilisations des veaux (code d) (code e) 1= Sans assistance ou assistance d’une personne non vétérinaire 2= Assistance de 2 ou plusieurs personnes non vétérinaires ou assistance mécanique 3 = assistance d’un vétérinaire 4 = Opération

Périmètre thoraciqu e (en cm)

NEC (code f)

Note d’Etat Corporel (code f) 1 = trop maigre 2 = maigre 3 = bon et 4 = très bon 5 = trop gras

1 = reproduction 2 = engraissement 3 = production laitière 4 = production laitière engraissement 5 = à être vendu 6 = Non déterminée 7=autre (merci de préciser) ____________ _______________________________ ___


5. Age moyen (en mois) de sevrage des veaux ou vêles [_____] 6. logement des veaux (à observer) logement (code a)

Hygiène du logement (code b)

Code a

Code b

1 = Aucun (attaché ou non)

1 = très propre (pas de saleté ou très peu

2 = Enclos (box) individuels

de saleté)

3 = Enclos collectifs pour les veaux

2 = propre (légèrement couvert de saleté,

4 = Avec la mère ou le troupeau

souillé moins de 6 heures de avant la

5 = autres 1 (merci de préciser) visite) _________________

3 = sale (couvert de saleté sur la majeur

6 = autres 2 (merci de préciser) partie du logement) _________________

4 = très sale (complètement couvert ou incrusté de saleté) NB: saleté = restes d’aliment et d'eau, excréments,

présence

des

zones

boueuses

7. Alimentation des veaux 7.1 Au cours des 12 derniers mois, avez-vous un veau/vêle qui n’a pas à reçu le colostrum? [___] (0=Non, 1= oui) Si oui, qu'avez-vous fait? [___] 1 = Utiliser mère 2 = Rien

3

=

Colostrum 4

adoptive

artisanale

=

Colostrum

commercial

7.2. Nourrissez-vous les veaux avec des aliments concentrés? _____ (0=Non, 1= oui)


7.3 Remplir le tableau ci-dessous sur l’alimentation des veaux / vêles Age en mois

Système d'allaitement (code a)

0-1 1-2 2-3 3-4 4-5 5-6 6-7 7-8 >8 Système d’allaitement (code a) 1 = tétée continue 2 = tétée discontinue, 2 fois par jour 3 = tétée discontinue, 3 fois par jour 4 = tétée discontinue, plus de 3 fois par jour 5 = distribution au biberon |seaux 2 fois par jour 6 = distribution au biberon |seaux 3 fois par jour 7 = distribution au biberon |seaux plus de 3 fois par jour 8 = autre (merci de préciser) _________________

Aliment concentré Aliment fourrager (code b) (code c)

Aliments concentré alimentation Code b fourragère Code c 1 = aucun 1 = fourrage non 2 = Oui, pas de sélectionné mesure 2 = fourrage 3 = Oui, moins de sélectionné 2kg/ jour 3 = fourrage conservé 4 = Oui, plus de 2 (ensilage de foin, kg / jour etc.) 4 = autre (merci de préciser) _________________ _______ _________________ _______


7.4. Si l’éleveur ne donne pas de fourrage sélectionné ou de concentré aux veaux/ vêles, remplissez le tableau ci-dessous. Raison de ne pas nourrir avec les Raison de ne pas choisir les fourrages concentrés (code a)

donnés aux veaux (code b)

Code a

Code b

1 = les concentrés coutent chères

1 = non disponible

2 = les concentrés ne sont pas 2 = désobéissance des travailleurs ou disponibles

manque de main œuvre

3 = désobéissance des ouvriers

3 = c’est une perte des ressources ou ce

4 = c’est une perte de ressources ou ce n’est pas important n’est pas important

4 = aucune raison

5 = aucune raison

5

=

autres

(merci

de

préciser)

6 = autres (merci de préciser) _______________________ ___________________

___________________________________

______________________________

_____________

_____________

___________________________________ _____________

8. Sante des Veaux 8.1 Combien de fois avez-vous interpellé les services vétérinaires pour les besoins de sante du troupeau durant les 12 derniers mois ? [____] 8.2 Avez-vous un cas de mortalité au cours des 12 derniers mois ? [____] (0 = Non, 1 = Oui)


8.2.1 Si oui, remplissez le tableau ci-dessous. Catégorie d Nombre animal (code a)

Catégorie d’animal (code a) 1 = vache traite et tarie 2 = génisse sevrée 3 = taureau 4 = taurillon sevré 5 = taurillon castre 6 = veau ou vêle (non- sevré) 7 = veau ou vêle (sevré) 8 = veau ou vêle (0-5 jours)

Cause de mortalité Maladie soupçonnée (code c) (code b)

[____ ] [____][____ ] [____ ] [____][____ ] [____] [____] [____ ] [____][____ ] [____ ] [____][____ ] [____] [____] [____ ] [____][____ ] [____ ] [____][____ ] [____] [____] [____ ] [____][____ ] [____ ] [____][____ ] [____] [____] Cause de la Catégorie des Maladies soupçonnées (code c) mortalité (code b) 1 = manque 1= trouble 7 = maladie liée aux tiques de respiratoire 8 = trouble nerveux nourriture 2 = trouble 9 = trouble de la reproduction 2 = maladie digestive 10 = trouble oculaire 3 = accident 3 = maladie 11 = je ne sais pas 4 = ne sais cutanée 12 = autres 1 (merci de préciser) pas 4 = atteinte du ____________________________ system ____________________________ locomoteur ____________________________ 5 = maladie systémique 6 = empoisonnement


8.3 Avez-vous un veau ou une vêle malade au cours des 12 derniers mois (0 = Non, 1 = Oui) 8.3.1 Veuillez lister 3 maladies ou problèmes de santé des veaux les plus courants par ordre d'importance maladie ou problème de maladie ou problème de maladie ou problème de sante 1

sante 2

Veuillez utiliser le code c sur la question 8.2.1 ci-dessus

sante 3


8.3.3 Perception des éleveurs sur la race, la santé, la gestion et les performances des veaux Veuillez évaluer les énoncés suivants selon le niveau d'accord (Code par rapport à votre ferme.

dessous)

1. Je suis satisfait de la race de mes veaux

[__]

2. L’aliment pour mes veaux est disponible durant toute l'année

[__]

3. Je suis satisfait de la croissance de mes veaux

[__]

4. L’aliment pour mes veaux est abordable toute l'année

[__]

5 .La main-d'œuvre est disponible et / ou abordable

[__]

6 .Les maladies ou problèmes de santé sont un obstacle à [__] l'élevage des veaux 7. La mortalité des veaux est un obstacle à l'élevage des veaux

[__]

8. La formation sur la gestion des veaux est nécessaire

[__]

1 = Pas du tout

2=Pas

d'accord

3=Ni

5=

Tout

d'accord

à

fait

d’accord 4 = D'accord d’accord

désaccord

ni

en

ci-


ANNEXE 2 : Race des pères et mères des veaux

CODE DES RACES Races Locale

Races exotiques

Nom

Autre nom

Nom

Autre nom

1 = Zébu Gobra

10 = Holstein-Friesian

2 = Zébu Maure

11 = Montbéliarde

3 = Djakoré

12 = Girolando

4= N'dama

13 = Guzérat

5 = Azaouak

14 = Gir

6 = Mere

15 = Brune des Alpes

7 = Zébu Sahiwal

16 = Normande

8 = Race inconnu

17 = Abondance

9

=

Autre

race

locale

18 = Jersiaise

(merci de préciser) 19 = Race inconnu 20

=

Autre

race

exotiques (merci de préciser)

Quelques définitions : Un ménage est un ensemble de personnes qui prennent leurs repas ensemble et ont au moins une parcelle commune ou une activité génératrice de revenus ensemble (par exemple, l'élevage, la pêche, le commerce) et reconnaissent l'autorité d'un homme ou d'une femme (ou des hommes/femmes) qui est (sont) le(s) chef(s) de ménage. Un membre du ménage c’est toute personne présente dans le ménage au moins 3 mois pendant les 12 mois précédents l’enquête.


ANNEXE 3: TLU ĂŠquivalents of some farm animals

Animal

TLU

Cow

1.00

Bull

1.20

Heifer

0.70

Calf

0.50

Asien Buffalo

0.20

Goat

0.15

Sheep

0.15

Sow

0.20

100chichens

0.60

Toxicological evaluatan of certain vetenary drug residus in food


LA GESTIONDES VEAUX DANS LA ZONE PERI-URBAINE DE THIES

RESUME Ce travail qui vise à décrire les caractéristiques des exploitations et des pratiques de gestion de veau dans les élevages bovins traditionnels et modernes s’est déroulé dans la région de Thiès de juillet à octobre 2013. Cette étude a porté sur 151 ménages soit 80,1% dans le département de Thiès et 19,9% dans le département de Tivaouane. Les résultats de cette étude montrent que l’effectif total de bovins dans les élevages enquêtés est de 3461 têtes dont 373 veaux, 1891 vaches, 604 génisses, 271 taureaux et 322 taurillons. Dans ces exploitations, la majorité des éleveurs était des hommes soit 62,2%,et 61,6% qui n’avaient aucun

niveau d’étude, les (80,1%) avaient comme activités principales l’élevage et

l’agriculture. Parmi eux seulement 11,90% avaient une ancienneté supérieure à 40 ans dans le domaine de l’élevage. La majorité des naissances des veaux a été observée durant les mois de mai, juin et juillet avec un pic pendant le mois de juin avec 33% des naissances. Les races locales (zébu, Gobra, taurin ndama etc.) étaient plus présentes dans les élevages enquêtés avec un pourcentage de plus de 80% de l’effectif total des veaux . Le mode de reproduction le plus utilisé dans les élevages rencontrés reste le mode naturel (saillie naturelle) avec un pourcentage de 91.4% des veaux. Seulement 8,6% des veaux sont issus de l’insémination artificielle, dont la plupart étaient nés dans les élevages à petit cheptel soit un pourcentage de 22.7% contre 4.7% dans les élevages à grand cheptel. L’enquête a montré que la majorité des vêlages (99%) se déroulait sans assistance à la vache. Pour les veaux, qui naissaient dans les élevages enquêtés 100% des éleveurs affirment que les veaux étaient destinés à la reproduction. En ce qui concerne le sevrage des veaux, l’âge moyen était de 9.3 mois pour les éleveurs à petit cheptel et de 10 mois pour les éleveurs de grand cheptel. L’âge d’accès aux aliments concentrés est de 2.9 mois pour les élevages à petit cheptel contre 3.3 mois pour les élevages à grand cheptel .Quant à l’âge moyen d’accès aux aliments fourragers, il était de 2.9 mois pour les deux types d’élevage enquêtés. Dans la majorité des élevages enquêtés (86,1%), leurs veaux n’avaient pas de logement (enclos collectif ou individuel). La plupart des élevages où il y avait des logements, les règles d’hygiène n’étaient pas respectées. Les pathologies digestives étaient les plus observées soit 28,3%. Mot clés : Gestion, veaux, caractéristique, exploitation, élevage, bovin, race, âge, sevrage, reproduction, vêlage, alimentation ,logement, santé,Thies ,Sénégal Abdourakhmane SECK BP : 3006/Thiès /Sénégal E-mail :seckrakhmane@gmail.com Tel : (221) 773008774

ABDOURAKHMANE SECK  

LA GESTION DES VEAUX DANS LA ZONE PERIURBAINE DE THIES

ABDOURAKHMANE SECK  

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