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soulages


A distance Je pense parfois à ce rectangle d’ombre qu’une peinture de Soulages inscrit sur le mur, derrière la toile, et à la façon qu’elle a de lui tourner le dos. À cette surface pure, à cette froide découpe, elle oppose le jeu (l’emboîtement) de trois plans successifs, dans la direction même de notre regard : un châssis robuste qui la détache du mur, des textures amples ou serrées qui la font surgir d’elle-même, et au-delà encore, vers nous qui la regardons, une insaisissable étendue de lumière. Ainsi bornée par un espace que nous savons mais que nous ne voyons pas et par un autre que nous voyons mais que nous ne savons pas, dans un no man’s land, la peinture vit son existence muette. La lumière que les choses nous renvoient est ce que nous voyons

d’elles. Le noir, par définition, est ce qui ne renvoie pas de lumière. Devant ces tableaux « noirs «, témoins d’une expérience singulière, nous nous demandons (sommes forcés de nous demander) ce que nous voyons : en tout état de cause, dans les filets de la toile, une lumière captive. Mais parce qu’elle engendre et porte sa propre lumière, et donc une pulsation particulière, il me semble qu’une peinture de Soulages invente aussi, nécessairement, un temps qui lui est propre - une sorte de présent permanent, absolu, un plus-que-présent qui nous renvoie à notre présent personnel - instable, fragile et vite aboli. Ainsi, et dans l’espace qu’elle crée, et dans le temps qui la distingue, cette peinture dure, solitaire. David Quéré


Pierre Soulages ou le noirlumière Pierre Soulages est un peintre français né le 24 décembre 1919 à Rodez (Aveyron), spécialiste du noir-lumière, l’outre-noir. Dès son plus jeune âge, il est fasciné par les vieilles pierres, les matériaux patinés et érodés par le temps. Il a tout juste huit ans lorsqu’il répond à une amie de sa sœur aînée qui lui demande ce qu’il est en train de dessiner à l’encre sur une feuille blanche : un paysage de neige. Ce que je voulais faire avec mon encre, dit-il, c’était rendre le blanc du papier encore plus blanc, plus lumineux, comme la neige. C’est du moins l’explication que j’en donne maintenant. Son travail pictural est proche du style abstrait d’Hans Hartung avec une palette restreinte dont les effets de clair-obscur sont

perceptibles, y compris en transparence. D’emblée, Soulages a choisi l’abstraction car il dit ne pas voir l’intérêt de passer par le détour de la représentation [...] Je ne représente pas, dit-il, je présente. Je ne dépeins pas, je peins. Ses tableaux font beaucoup appel aussi à des mini-reliefs, des entailles, des sillons dans la matière noire qui créent à la fois des jeux de lumière et de couleurs. Car ce n’est pas la couleur noire elle-même qui est le sujet de son travail, mais bien la lumière qu’elle révèle et organise : il s’agit donc d’atteindre un au-delà du noir, d’où le terme d’outre-noir utilisé pour qualifier ses tableaux depuis la fin des années 1970.

Ses toiles géantes, souvent déclinées en polyptyques, ne montrent rien qui leur soit extérieur ni ne renvoient à rien d’autre qu’ellesmêmes. Devant elles, le spectateur est assigné frontalement, englobé dans l’espace qu’elles sécrètent, saisi par l’intensité de leur présence. Une présence physique, tactile, sensuelle et dégageant une formidable énergie contenue. Mais métaphysique aussi, qui force à l’intériorité et à la méditation. Une peinture de matérialité sourde et violente, et, tout à la fois, d’immatière changeante et vibrante qui ne cesse de se transformer selon l’angle par lequel on l’aborde. Depuis peu, d’autres œuvres sont apparues où rythme, espace et lumière, naissent des contacts violents du noir et du blanc sur l’entière surface de la toile.


A l’occasion de son 90 e anniversaire, le Centre Pompidou lui consacre du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010 la plus grande rétrospective jamais consacrée à un artiste vivant par le Centre (plus de 3000 m2 d’exposition). Dans la grande Galerie du sixième étage, une importante rétrospective Soulages, présentera une centaine d’œuvres depuis 1946 jusqu’à aujourd’hui. En 2006, une Composition de 1959 est vendue 1 200 000 euros chez Sotheby’s. En octobre 2007, 25 mai 1960, 1960, huile sur toile, 86 x 116 cm, est adjugée 782 000 euros. En décembre 2008, chez Sotheby’s à Paris, une Peinture, 21 juillet 1958, estimée entre 800 000 et 1,1 million d’euros, a été adjugée à 1 500 000 euros, record pour un artiste français vivant. Quand j’ai commencé

à peindre, j’avais 5 ans, j’aimais ça. Et ce qui surprenait les gens, c’est que je préférais, quand on me donnait des couleurs, tremper mon pinceau dans l’encrier... parce que j’aimais cette couleur, j’aimais le noir. J’aime l’autorité du noir. C’est une couleur qui ne transige pas. Une couleur violente mais qui incite pourtant à l’intériorisation. A la fois couleur et non-couleur. Quand la lumière s’y reflète, il la transforme, la transmute. Il ouvre un champ mental qui lui est propre. Je veux que celui qui regarde le tableau soit avec lui, pas avec moi. Je veux qu’il voie ce qu’il y a sur la toile. Rien d’autre. Le noir est formidable pour ça, il reflète. Les mouvements qui comptent ce sont ceux de celui qui regarde. Plus les moyens sont limités, plus l’expression est forte. 


Peinture, 324 x 362 cm, polyptyque C 2002


Peinture,190 x150 cm, 2001


Peinture, 130 x 349 cm, 1971


Propos recueillis par Valérie Duponchelle, Le Figaro, 2 octobre 2009 Pierre Soulages, un homme libre, sûr de son art et en quête perpétuelle. Le Centre Pompidou célèbre ce révolutionnaire français de l’abstraction, né dix ans avant Warhol, peintre contemporain adulé du grand public. Né le 24 décembre 1919 à Rodez, Pierre Soulages va fêter ses 90 ans avec sa rétrospective à Beaubourg, à partir du 14 octobre. Rencontre avec un homme remarquable à l’accent léger, un colosse gentil aux yeux d’ardoise, un homme libre, sûr de son art et en quête perpétuelle. Un fils du pays d’Oc qui parle sans faux-semblants, qui regarde toujours Paris et son petit monde avec une réserve amusée. Le Figaro   Vous avez été élu comme l’artiste contemporain par excellence dans le Palmarès du XXe siècle du Figaro. Surpris d’être tant aimé ? Soulages  J’en suis très heureux. Quand on aime ce que je

fais, cela compte. Ce n’est pas ma faute, c’est ma chance. À ma première exposition en 1947, quand j’ai accroché mes toiles sombres avec du noir - à l’époque, la peinture était ocre pâle ou rouge, jaune et bleu -, elles se voyaient comme des mouches dans un verre de lait. Picabia a dit que ma peinture était la meilleure du Salon des surindépendants. J’ai rencontré peu après ce petit monsieur aux phrases souvent terribles. Je n’aimais pas ses tableaux d’après les images des magazines, mais j’aimais ses écrits sur la peinture, si intelligents, si captivants. Les grandes peintures noires, c’est vous ?, a-t-il demandé en me regardant de haut en bas. J’avais 27 ans. Quand il a su mon âge, il a ri : Je vais vous dire ce que Pissarro m’a dit, un jour que je le rencontrais sur le motif : avec l’âge que vous avez et avec ce que vous faites, vous n’allez pas tarder à avoir beaucoup d’ennemis ! Un mot qui venait de Pissarro jusqu’à moi en traversant toute l’histoire de l’art, je n’en revenais pas. La

prédiction ne s’est pas vérifiée. J’ai eu beaucoup d’amis. Les ennemis, je n’en tiens pas compte. Picabia disait : Ceux qui parlent mal de moi dans mon dos ne parlent qu’à mon cul ! (rires). Le Figaro   Votre première émotion artistique? Soulages  Conques. J’y étais allé enfant avec ma mère et je tremblais de peur devant la statue de sainte Foy, son regard, sa quantité d’ors et de pierres. Bien plus tard, un professeur de lycée nous y a emmenés et a voulu nous démontrer la maladresse des sculpteurs romans. J’étais furieux : ce n’était pas maladroit, cela me touchait. J’étais là, à un point précis du transept, absolument transporté par ce que j’étais en train de voir. La musique des proportions, l’espace architectural, l’émotion. Le Figaro  Le refus de l’ornement ou déjà le noir ? Soulages À 5 ans, j’aimais déjà le noir, je préférais tremper mon pinceau dans l’encrier plutôt que dans Peut-être, oui. J’ai eu plusieurs de ces accidents miraculeux. Je suis un marécage noir.


Peinture, 72 x 109 cm, 4 mai 1988


Une cousine plus âgée, morte à 102 ans, a raconté à Pierre Encrevé,

auteur de mon catalogue raisonné, que je dessinais un jour, noir sur blanc, de la neige. Mon explication avait fait rire toute la famille, ce qui m’a sans doute humilié puisque ce n’était pas une provocation. J’ai dû essayer de rendre le papier plus blanc par le contraste. Rien de sophistiqué comme dans les paysages de neige de Monet ou de Sisley. Je me sentais directement concerné par des choses plus élémentaires. Du noir à côté d’une couleur sombre : elle cesse d’être sombre. J’ai commencé à réfléchir à la peinture assez tôt, sans le savoir. J’aimais peindre. Quand je suis retourné à Conques, j’ai compris qu’il y avait une chose importante dans la vie : l’art. Je trouvais que les adultes perdaient leur vie à la gagner, que leurs comportements étaient étranges : ils ne pensaient qu’au dimanche et le dimanche venu, ne savaient pas quoi en faire. Je ne serai pas de ces gens-là. Le Figaro  Quels sont

vos principes d’artiste ? Soulages J’ai compris très tôt que l’artiste était celui qui était attentif à ce qu’il ne sait pas, à l’inverse des artisans qui savent quoi et comment faire. Mes racines, je les trouve avant le Quattrocento et sa peinture illusionniste. Même si j’admire Giotto et les chefs-d’œuvre nés dans son sillage, ce qui m’intéresse est ailleurs. Je citerai saint Jean de la Croix : Pour toute la beauté, jamais je ne me perdrai. Sauf pour un jene-sais-quoi qui s’atteint ou qui se rencontre. Il y a de l’effort, du hasard et une rencontre. L’artiste ne sait pas toujours ce qui va se faire, c’est indépendant de sa volonté et, souvent, le plus intéressant de son œuvre. Le Figaro  N’est-ce pas l’idée de la grâce ? Soulages  Peut-être, oui. J’ai eu plusieurs de ces accidents miraculeux. Je suis en train de rater un tableau. Je suis un marécage noir. Le noir a tout recouvert. Je me dis : Enfin, tu n’es pas masochiste ! Si tu travailles depuis des heures, tu as une raison. Alors, je suis allé dormir.

Je suis revenu reposé et j’ai vu que je ne travaillais plus avec du noir, mais avec des états de lumière qui réfléchissent le noir, la couleur qui est la plus grande absence de lumière. Je l’ai appelé Outrenoir à l’image d’outre-Manche, pour désigner un autre pays au-delà de la frontière. Peut-être s’exprime là la personne la plus primitive qui existe en soi et qui renvoie à l’artiste des églises romanes, au peintre du Moyen Age ou à celui des cavernes qui crée directement de ses mains dans la nuit même. Le Figaro  Vos souvenirs de provincial qui débarque à Paris ? Soulages   Mon premier atelier à Paris était rue Schoelcher, près de Montparnasse. Sont venus habiter Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, juste à l’étage au-dessous. Je les ai souvent croisés dans le quartier, j’ai surtout entendu Sartre parler haut et fort à 3 heures du matin, sa voix résonnait dans le couloir. Mais je ne peux pas dire que je les ai bien connus, ni que nous étions amis ni d’ailleurs que


Gouache-vinyl, 109 x 73 cm, 1977


j’avais le moindre élan envers eux. Ils ont voulu me faire participer à leurs actions, contre la guerre de Corée, je crois. Je n’ai pas trouvé que la peinture était un bon moyen d’action politique, je n’ai pas suivi. Non que j’aie jugé Beauvoir comme une pétroleuse. Le collectif n’est pas mon tempérament. Je fuis tous les groupes, tous les chefs. Même en histoire de l’art, les regroupements n’ont pas de sens. Prenez les impressionnistes. Ce qu’ont en commun Manet et Pissarro, Monet et Renoir n’a pas d’intérêt puisque c’est partagé. Ce qui est intéressant est ce qu’ils ont d’unique, d’irremplaçable, c’est ce pourquoi je les aime. Les regrouper, c’est bon pour les sociologues, les écrivains et les historiens. Car l’on transforme ainsi l’œuvre en document. Et une œuvre est le contraire d’un document. Dans l’histoire de la sociologie, on s’aperçoit que les meilleurs documents sont de mauvais tableaux (rires). LéviStrauss prisait par-dessus tout les paysages de Joseph Vernet parce

qu’il y voyait mille connections… Moi, j’aime bien les chefs-d’œuvre (rires).

Le monde vrai d’un grand peintre Quand il n’est pas à Sète, dans le pays de soleil qui va bien à ce couple généreux, Pierre Soulages vit et travaille à Paris avec Colette, aussi petite qu’il est grand, femme-oiseau rencontrée aux Beaux-Arts à Montpellier, (son) amie, (sa) complice depuis soixante-sept ans. Ancrage pure rive gauche, entre Seine et montagne Sainte-Geneviève, dans l’entrelacs des immeubles biscornus du vieux Paris où les pièces se superposent. L’atelier est vide, rétrospective à Beaubourg oblige. La demeure, voisine, ne cède en rien au décorum et au superfétatoire, comme on peut s’y attendre du peintre du noir-lumière. Du blanc. Un splendide triptyque noir où le pinceau, fabriqué artisanalement par l’artiste avec un bout de métal ou de cuir, a creusé

des sillons, tous semblables, tous différents. Des pastels de Hans Hartung, échanges entre artistes, qui témoignent de son amitié fraternelle avec l’artiste blessé à la guerre. Une tête de mort aztèque sculptée dans le granit qui souligne l’amour de l’art depuis la nuit des temps. Mais aussi Miro, poète des formes et des couleurs, et surtout Courbet, fantastique peintre, virtuose, novateur, qui vaut tous les bijoux du monde. Et des livres, lus, reposés, pensés. Un monde simple et beau d’amateur et d’esthète. Soulages, Centre Pompidou, du 14 octobre au 8 mars 2010.


gouache-vinyl, 109 x 73 cm, 1977


Conques, est une commune située dans le département de l’Aveyron et la région Midi-Pyrénées.Pendant tout le Moyen Age, Conques fut un important sanctuaire où étaient vénérées les reliques du crâne de sainte Foy. Elle est célèbre grâce à son église abbatiale dont l’architecture et les sculptures du

porche sont remarquables. Depuis le xx e siècle, elle a été déclarée étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle parce qu’elle est citée dans le dernier Livre du Codex Calixtinus, pratiquement inconnu jusqu’à son édition en latin en 1882. C’est aussi un très joli village classé par

l’association Les plus beaux villages de France. Au nord de Rodez, au fond d’un cirque apparaît le village médiéval de Conques tassé autour de l’abbatiale Sainte-Foy, à mi-pente sur le versant ensoleillé. Les maisons disposées en espalier tournent leurs façades principales vers le midi. Le lien supposé avec


le pèlerinage à Compostelle a valu à Conques, en 1998, le classement au Patrimoine mondiale de l’humanité de l’abbatiale et du pont sur le Dourdou.

conques


Vitraux contemporains de l’abbatiale Sainte Foy (1987-1994) Commandés par le ministère de la culture et achevés en 1994, les vitraux de l’abbatiale Sainte-Foy sont l’oeuvre de Pierre Soulages. Ils respectent, tout en la magnifiant, l’architecture romane de l’édifice et invitent la lumière extérieure à pénétrer dans l’église D’emblée, j’ai refusé d’imaginer des vitraux avec des esquisses, gouache, lavis, aquarelle, etc… pour ne pas lier la recherche à ce que propose un procédé pictural qu’on interpréte ensuite avec du verre. J’ai alors décidé que je ne commencerai à imaginer des formes, à créer des maquettes qu’après avoir obtenu d’un matériau la lumière correspondant à ce

que je souhaitais. J’ai tenu à penser chacune des 104 ouvertures et organiser l’ensemble avec le matériau qui servirait à produire. Je désirais un verre incolore respectant la lumière naturelle, translucide, mais non transparent. C’est ce qui me paraissait convenir le mieux à l’espace propre à ce bâtiment qui est conçu avec la lumière. Ne trouvant ce verre ni en France ni à l’étranger, j’ai commencé des recherches au CIRVA et d’autres, plus approfondies à St Gobain Recherche. Avec ces diverses aides, de très nombreux essais et des contrôles sur place, à Conques, et à des heures différentes, j’ai créé un nouveau matériau verrier produisant la lumière diffuse que je souhaitais. Cette transmission diffuse modulée provenant non d’un

état de surface comme dans le verre dépoli mais de la masse de la matière, c’est alors une lumière prise dans le verre même. Ainsi les baies qui ne laissent rien deviner du monde extérieur ne sont ni des trous ni des vides et surtout ne rompant pas la continuité des murs , leur surface apparaît émettrice de clarté. Cette lumière transmutée a la qualité émotionnelle, l’intériorité que je recherchais, qualité métaphysique en accord avec le caractère sacré de cette architecture. Ce n’est qu’à ce moment et en fonction de ce matériau enfin mis au point que j’ai dessiné des projets et les cartons. En me laissant porter par l’espace du lieu j’ai choisi des formes fluides tendues vers le haut, Formes différentes des verticales rectilignes


dominantes et s’opposant à la pesanteur et l’opacité de la pierre des murs. Les barlotières (éléments de serrurerie porteurs) font partie de l’organisation plastique des formes de chaque baie, elles sont justifiées à la fois par une nécessité constructive et par le rythme du dessin, ses continuités et ses ruptures. Une même volonté m’a fait supprimer la bordure habituelle des vitraux, redondance qui non seulement diminue la surface de la baie mais nuit à la pureté de son dessin architectural. La vue des vitraux depuis l’intérieur de l’abbatiale est liée à celle de l’extérieur, l’une découlant de l’autre, selon que la lumière naturelle est réfléchie ou transmise par le verre. Elle se réfléchit d’autant plus que les opacités internes du

verre ont été voulues plus denses. Dans ce cas le vitrail prend au dehors la couleur de la lumière naturelle: si celle-ci est bleutée, à l’intérieur il manque du bleu et cela crée un ton chaud. Les différences d’intensité lumineuse deviennent des différences chromatiques. Les baies se nuancent différemment suivant les heures du jour, marquant ainsi l’écoulement du temps.” Pierre Soulages


Pierre Soulages  

Interview de Pierre Soulages

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