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Un programme écologiste pour le Grand Lyon et la future métropole Pourquoi un programme pour le Grand Lyon ? Les écologistes sont présents aux élections municipales dans de nombreuses communes du Grand Lyon, souvent dans des listes autonomes. Chacune de ces listes présente un programme dans leur ville mais se retrouvent aussi derrière un programme commun à l’échelle de la future métropole. Pour les écologistes, il convient d’être cohérent et d’offrir aux grand-lyonnais une vision à la bonne échelle : celle à laquelle les décisions sont prises. Outre les compétences actuelles de la communauté urbaine (aménagement, habitat, développement économique services urbains, environnement...), la future métropole de Lyon gérera, à partir de 2015, les compétences du conseil général d’aujourd’hui. Nous souhaitons que la future Métropole lie les politiques de solidarité aux politiques d’aménagement et de logement, à une économie créatrice d’emplois locaux et respectueuse de l’environnement, au service des habitants. La métropole doit avoir des élus au suffrage universel direct, avec la parité dans l’exécutif. Les écologistes regrettent qu’on n’élise pas directement nos représentants à la métropole au sufrage universel direct dès ces élections. Cela aurait permis d’avoir un débat sur les grands enjeux politiques dans l’agglomération, notamment sur le choix de privilégier les transports en communs sur la réalisation de l’anneau des sciences. Les citoyens auraient pu choisir les orientations qu’ils souhaitaient pour le Grand Lyon. La vision écologiste n’est pas de faire de Lyon une agglomération du TOP 15 en Europe, mais une métropole développant la coopération territoriale, avec les territoires voisins et au sein de son territoire (où les déséquilibres restent forts), l’urbanité sobre, l’économie verte, l’emploi pour tous, la solidarité, la citoyenneté et une démocratie renouvelée, dans le respect des équilibres et de l’équité territoriale que doit garantir la Région. C’est moins la croissance de son PIB que son indice de développement humain - IDH - et sa faible empreinte écologique qui doivent être les indicateurs pertinents pour guider les politiques d’agglomération et de la future métropole. C’est dans cette vision et pour répondre aux défis actuels et futurs de notre société que nous présentons nos 20 orientations pour le Grand Lyon sur le mandat 2014-2020.

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Solidarité territoriale et renforcement de la citoyenneté

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1. Solidarité et complémentarité avec les territoires périurbains

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2. Une plus grande proximité entre les habitants, entreprises, associations et les instances décisionnaires : 3 3. Pour une politique d’agglomération et une nouvelle gouvernance en matière culturelle

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4. Favoriser la cohésion sociale et réduire la précarité

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5. Une ville plus mixte : le logement au cœur des solidarités

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6. Une politique de rénovation urbaine renouvelée

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7. La rénovation thermique des logements 5 8. Renforcer la solidarité internationale 6 Un développement métropolitain partagé et équilibré 6 9. Le nécessaire rééquilibrage territorial 6 10. Une ville plus verte: la nature accessible à tous

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11. La ville nourricière : préservation des terres et territoires agricoles

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Une politique économique et énergétique volontariste pour la transition écologique

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12. Pour un territoire à Énergie Positive 7 13. La transition écologique de l’économie

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Faire du Grand Lyon et des communes des acteurs économiques exemplaires

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14.Des services urbains plus écologiques (eau, déchets, propreté...)

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15. La ville intelligente 10 Une politique des déplacements en faveur des modes doux et des transports en communs

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16. Coordonner offre de déplacements et politique d’aménagement

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17. Davantage de ressources et d’offres pour les transports :

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18 Pour un développement massif des modes doux

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19. Une nouvelle approche des grandes infrastructures routières et des vitesses

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20. Abandonner les projets inutiles  : TOP... 11

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Solidarité territoriale et renforcement de la citoyenneté 1. Solidarité et complémentarité avec les territoires périurbains Pour renforcer les solidarités territoriales et créer une coopération avec les territoires voisins, avec lesquels les relations sont nombreuses (emploi, agriculture, nature, loisirs, ressource en eau…) : Développement des circuits courts, loisirs de proximité, marchés de producteurs locaux, production d’énergie, soutien aux associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, préservation et gestion des biens communs (ressources en eau...), mutualisation des équipements...mais aussi équilibre des pôles d’emplois au sein du pôle métropolitain. Le pôle est aujourd’hui limité à 4 agglomérations et nous voulons l’élargir à l’ensemble des intercommunalités de la région urbaine de Lyon. Pour pallier les disparités des capacités financières des collectivités et garantir l’équité des territoires, nous souhaitons qu’un système de péréquation régionale soit mis en place (complémentaire du système de péréquation national).

2. Une plus grande proximité entre les habitants, entreprises, associations et les instances décisionnaires  La création de la Métropole doit permettre de retisser du lien entre citoyen et politique pour une démocratie mieux partagée, notamment à travers la réforme des structures existantes (Conseils de Quartier, Conseils de développement, Commissions consultatives des services publics locaux …), les règles de cumuls de mandats et de parité, la participation d’association et de collectif citoyens dans l’aménagement et la réalisation des grands projets métropolitains, comme pour les nouveaux équipements de leurs quartiers... Pour les projets du Grand Lyon, nous proposons de développer le pouvoir d’agir des citoyens, notamment par : - une implication très en amont des citoyens pour permettre une co-construction des projets, puis un suivi en continu de leur mise en œuvre ; - un débat dans les conseils municipaux des grands projets métropolitains et des principaux projets communaux relevant du Grand lyon, (avec, pour les deux types de projets, l’ avis des ou de la commune annexée aux délibérations concernées du Grand Lyon)

3. Pour une politique d’agglomération et une nouvelle gouvernance en matière culturelle S’émanciper, développer son sens critique et sa sensibilité, épanouir son esprit et son corps, s’ouvrir à toutes les formes de création ne sont pas des luxes superflus, mais contribuent à développer et restaurer la dignité des personnes quels que soient leur groupe social, leur genre, leur âge ou leur capacité physique et mentale. C’est au plus près de son lieu de vie que l’on doit pouvoir exercer son droit à l’éducation et à la culture, se rencontrer, cultiver les liens sociaux, découvrir l’autre dans ses différences, participer à la vie civique et ainsi « faire communauté locale ». Nous proposons des politiques sociales locales basées sur le partage, l’éducation populaire et la participation qui rétablissent le pouvoir d’agir sur sa vie : - Le Grand Lyon devenant Métropole doit adopter une compétence culture plus large afin de parta3


ger les charges culturelles de centralité. (Opéra, TNP, CCN de Rilleux, Maison de la Danse, Ecole des Beaux-Arts, Conservatoires de musique,…) et autres équipements, selon le niveau de fréquentation par les « Grands Lyonnais » (et pas seulement par les habitants de la commune d’implantation) ; - Le transfert d’équipements doit principalement permettre de mutualiser des budgets pour les plus gros établissements, de les mettre en réseau, et de redonner aux communes des marges de manœuvre pour financer les pratiques amateurs, les actions culturelles de proximité et soutenir la création « indépendante » et l’éducation artistique, notamment dans les écoles ou les projets de rénovation urbaine ; - Le Grand Lyon doit s’opposer à l’implantation de nouveaux multiplexes de cinéma et soutenir les cinémas et les librairies indépendantes. Il doit promouvoir et soutenir les entreprises culturelles sociales et solidaires par des outils ad hoc (fonds de garantie, prêt à taux zéro,…), avec notamment des appels à projets ; - Culture, l’affaire de tous : pour redonner un sens civique/citoyen à la politique culturelle, le Grand Lyon organisera une large concertation de type Assises de la culture (espace de débat avec les habitants) et créera un conseil participatif de la culture. Des assises de la culture peuvent aussi être organisées à l’échelle municipale. - Maison de la danse : le projet actuel de 3ème Maison de la Danse en 2015 (100M€) à la Confluence est à réinterroger. Nous sommes favorables au développement de la danse dans l’agglomération, mais voulons vérifier si le grand théâtre du 8ème ne peut être agrandi (place du Bachut pour des studios de création, petite salle..) et étudier la possibilité de spectacles grand format à l’Opéra et à l’Amphithéâtre.

4. Favoriser la cohésion sociale et réduire la précarité Avec l’intégration des compétences sociales du département du Rhône, la nouvelle Métropole deviendra un acteur majeur des politiques de solidarités. Familles, actifs, personnes en grande pauvreté, demandeurs d’emploi, jeunes, personnes âgées ou en situation de handicap, chacun doit être considéré et accompagné dans sa globalité, dans le respect de son identité, de son parcours de vie et de ses droits. Les politiques devront notamment intégrer le vieillissement de la population (renforcement du maintien à domicile, des services à la personne), en lien avec les politiques sociales du logement. Nous proposons : - la mise en place d’un point d’entrée unique (guichet unique) pour accompagner de façon plus efficace la personne et éviter les parcours décourageants dans différentes structures (notamment aujourd’hui CCAS, Maisons du Rhône, CAF, Pôle emploi..) ; - le maintien du maillage territorial de proximité, voire son renforcement dans les quartiers mal dotés, avec le maintien en emploi des postes de travailleurs sociaux (dans une répartition équitable entre territoires) - pour préserver l’équité de traitement entre les habitants des différentes communes, l’échelon métropolitain est celui auquel doivent se décider les orientations en matière sociale (petite enfance, personnes âgées, personnes handicapées...), la commune pouvant être l’échelon de gestion ; les compétences sociales spécialisées ( protection de l’enfance, insertion) resteront gérées au niveau métropolitain - des rapprochements entre CCAS et actuelles Maisons du Rhône peuvent être envisagés, pour créer des « Maisons de la solidarité » dans les plus grandes communes. Dans les plus petites, la création de CCAS intercommunaux fonctionnant en lien avec les lieux de proximité de la métropole est à étudier.

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5. Une ville plus mixte : le logement au cœur des solidarités La Métropole sera le pilote des politiques de l’habitat, ce qui doit être cohérent et efficace pour à la fois traiter l’offre de logement et les volets sociaux du logement, les besoins d’accompagnement social dans le logement, en lien avec les CCAS (accès et maintien dans le logement, DALO, lutte contre la précarité énergétique, aides d’urgence...). La mixité sociale des quartiers, l’implication des habitants dans les opérations de renouvellement urbain, les outils participatifs et les formes d’habitat coopératifs seront des priorités : - construction 10.000 logements neufs par an, dont 5000 logements sociaux et sur ces 5000 logements sociaux, 1/3 en PLAI (logement très social) - constitution de réserves foncières et portage foncier pour le logement notamment grâce à la création d’un « office foncier solidaire » ; - renforcement de l’aide à l’accession abordable : aide financière permettant de faire baisser de 20% le prix de vente des logements neufs, pour des ménages sous plafonds de ressources - affectation claire des moyens financiers et humains pour le pilotage dynamique et la mise en œuvre du plan d’action pour le logement des plus démunis (PDALPD), l’engagement avec l’Etat d’un partenariat sur l’hébergement d’urgence, notamment pour l’accueil des Roms et autres populations étrangères, la mobilisation des logements vacants des collectivités locales pour créer du logement temporaire avec l’appui des associations d’insertion par le logement... Attributions de logement sociaux : expérimenter le « logement choisi » : au lieu du choix par les bailleurs de leurs locataires parmi le fichier commun de la demande, les logements sociaux disponibles sont annoncés et accessibles au demandeur en fonction des critères d’accès ; le demandeur choisit son logement.

6. Une politique de rénovation urbaine renouvelée La nouvelle géographie prioritaire sera connue après les municipales. Pour l’agglomération, nous voulons pour les quartiers prioritaires de demain mais aussi sur ceux qui le sont aujourd’hui et qui ne le seront peut-être plus dans la nouvelle classification : - un retour du droit commun pour les services publics de police, de justice, de services sociaux, d’éducation - des moyens sur l’accompagnement social et le développement économique pour une action publique tournée plus vers l’humain que vers le bâti ; - des réhabilitations/restructurations plutôt que la démolition ; en cas de démolition, reconstitution de l’offre avant démolition - mise en place d’instances de co-décision et de co-pilotage des futurs contrats de ville avec des habitants et des associations des quartiers - création d’un fonds d’initiatives géré par les habitants.

7. La rénovation thermique des logements Pour réduire la facture énergétique des ménages, réduire les pollutions dues au chauffage et les émissions de gaz à effet de serre, et pour créer de l’activité locale, nous voulons atteindre les objectifs du Plan climat de réhabiliter 160 000 logements d’ici 2020, dont 120 000 logements privés et 40 000 logements locatifs. Nous voulons passer de la phase expérimentale laborieuse 2012-2014 (3600 logements, avec des moyens insuffisants et des secteurs géographiques trop restreints), à une généralisation des dispositifs : 5


- mise en place de plusieurs Programmes d’intérêt général (PIG) « rénovation thermique » sur le Grand Lyon, avec équipes d’ingénierie technique et financière pour aider les copropriétaires en habitat collectif ou individuel, et incitation des communes par le Grand Lyon à mettre en place une politique de même type à l’échelon municipal (cf Villeurbanne : importance de la proximité pour relayer les infos,...) - mise en place d’une plate-forme de la rénovation énergétique des co-propriétés (impulsée par Ademe/ministère) - négociation par le Grand Lyon d’outils financiers complémentaires de l’écopret à taux zéro collectif : prêts bancaires bonifiés et garanties d’emprunts pour ménages fragiles... - étude de faisabilité d’un SEM de rénovation énergétique comme en Ile-de-France (SEM Energie Posit’IF)

8. Renforcer la solidarité internationale Le Grand Lyon doit prendre sa part dans la lutte contre la pauvreté, l’aide au co-développement solidaire avec les pays du sud. Le budget du Grand Lyon doit être doublé.

Un développement métropolitain partagé et équilibré 9. Le nécessaire rééquilibrage territorial Nous voulons un rééquilibrage de l’effort public, aussi bien dans le centre que les communes et arrondissements périphériques : répartition des grands équipements et services structurants (infrastructures, culturels, éducatifs, sociaux, sportifs), des logements et des emplois de manière équilibrée à l’échelle de l’agglomération. Nous voulons concilier les réponses aux besoins et les possibilités d’urbanisation, mais aussi limiter les déplacements et la saturation des réseaux de transports. - Pour un projet Part-Dieu revisité : le grand projet urbain de la Part-Dieu (1 million de m² à construire en bureaux, logements et équipements) n’est pas dans notre vision écologique du développement de l’agglomération, vu sa forte concentration en bureaux et l’urbanisme de tours. Une telle densification, même dans le secteur le mieux desservi en transports en commun de l’aggloméraiton, générera une saturation des réseaux (voirie/TC) et un cadre de vie peu agréable. Nous proposons : - de diviser par 2 les surfaces prévues en matière de bureaux : priorité à l’habitat et à la végétalisation, à l’approche du « sol facile » (au lieu de l’urbanisme de dalle) - pas de nouvelles tours hors des 2 projets en cours (Incity et TwoLyon) ; - Des projets à enjeux en 1ère couronne : pour rééquilibrer le développement des communes de 1ère couronne et des secteurs périphériques, quelques projets sont à penser de manière innovante en termes d’urbanisme, et de mixité des fonctions (habitat, emploi, services et équipements, nature...) : Caserne Raby à Bron, projet du Puisoz (ne pas faire un seul projet commercial), porte des Alpes, La Saulaie à Oullins, La soie à Vaux-en-Velin et Villeurbanne, ainsi qu’à terme, la possibilité d’aménager le terrain de l’aérodrome de Bron, que nous voulons supprimer (cf partie IV), avec un projet à imaginer préservant un poumon vert (logements et espaces de maraîchage ?...) - La ville de proximité : pour favoriser la vie de quartier et inciter à ne pas circuler en voiture, il faut permettre à chacun de trouver à côté de chez soi les services, équipements et commerces nécessaires. Une politique volontariste, en lien avec l’ensemble des acteurs des quartiers, doit diagnostiquer et favoriser la recomposition de ce tissu de proximité en s’appuyant sur des outils fonciers et financiers volontaristes. - La requalification des entrées de ville et des paysages urbains : pour améliorer la qualité urbaine 6


médiocre de plusieurs sites périphériques (RD 306 à l’est , ex RN6 au nord...) Nous proposons : - la requalification des entrées de villes et des centres commerciaux périphériques - la limitation de la publicité

10. Une ville plus verte: la nature accessible à tous L’accès à la nature doit être possible pour tous, gratuitement et à proximité immédiate de son domicile. Nous proposons : L’aménagement de corridors écologiques, véritables sentiers urbains reliant le cœur de l’agglomération aux grands parcs et espaces périphériques (Grand Large, Parilly, Lacroix-Laval, …), nous mettrons en réseau des espaces protégés dédiés à la détente, aux modes doux, au jardinage, à l’éducation à l’environnement, ; parallèlement veiller à la préservation des richesses du territoire, du capital naturel (forêts, zones humides...), agricole ( et mettre en avant les services qu’ils rendent (régulation et épuration de l’eau, lutte contre l’érosion des sols...). La végétalisation de la ville, un enjeu de qualité de vie et de régulation des températures : nous voulons partout développer les plantations d’arbres d’alignement, la création de parcs en proximité, les nouvelles formes de végétalisation (toits, mobilier urbain, micro implantations florales dans les rues...), la nature dans les parcelles privatives, visibles depuis la rue...  Nous voulons aussi limiter l’imperméabilisation des sols par l’infiltration des eaux de pluie (noues…) dans les nouveaux aménagements. Nous devons ainsi éviter l’étalement urbain source de nouveaux déplacements et réduisant les zones agricoles et naturelles.

11. La ville nourricière : préservation des terres et territoires agricoles Le développement des circuits courts pour l’approvisionnement de l’agglomération est un enjeu environnemental et économique. Pour atteindre l’objectif de satisfaire 50% des besoins alimentaires à moyen terme (contre 4% actuellement), nous voulons : - Soutien aux filières d’approvisionnement des producteurs locaux pour marchés locaux, à l’instar de la super Halle d’Oullins, pour la restauration collective ‘(scolaires, établissement pour personnes âgées…) - Promotion d’une alimentation durable, de qualité, de saison, issu de l’agriculture biologique, - Développement d’une véritable politique agricole métropolitaine sur le Gd lyon et en lien avec les territoires voisins  : aide à l’installation de fermes , à la conversion au bio ou à l’agroécologie, au foncier agricole, … - Création de jardins productifs, sous toutes formes, dans tous les quartiers : jardins partagés, jardins collectifs, jardins en pied d’immeubles, création de jardins collectifs/partagés/potagers dans tous les quartiers, les systématiser dans toutes les opérations d’urbanisme - Analyse du potentiel nourricier de l’agglomération (échelle métropolitaine) et plan d’actions pour le développer.

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Une politique économique et énergétique volontariste pour la transition écologique 12. Pour un territoire à Énergie Positive L’énergie est au cœur des problèmes écologiques planétaires : épuisement des énergies fossiles, augmentation des gaz à effet de serre et du dérèglement climatique, hausse des prix des énergies générant de la précarité énergétique... Dans ce contexte de crise énergétique, nous voulons inscrire le Grand Lyon dans le scénario Négawatt, avec 5 grands objectifs pour sa politique de transition énergétique : - atteindre les 3x20 à l’échéance 2020 : réduire de 20% les consommations d’énergie et de 20% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, passer de 4,2% d’énergie renouvelable aujourd’hui à 20% en 2020 - atteindre le facteur 4 en 2050 : division par 4 des émissions de gaz à effet de serre  - lutter conte la précarité énergétique – garantir l’accès de tous à l’énergie - faire de la sobriété, l’efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables un secteur fortement créateur d’emplois pérennes - doter le Grand Lyon des compétences énergie qui lui permettent de mettre en œuvre ces objectifs. Nos propositions : - créer un PLU-H compatible avec les objectifs ci-dessus, c’est à dire une organisation de la ville limitant les besoins de déplacement et permettant les installations d’énergies renouvelables - Elaborer un schéma directeur énergétique (réseaux de chaleur...) définition de la production et consommation d’énergies renouvelables, par secteur géographique (6 grands réseaux de chaleurs publics, développement, maillage...) - créer une filière de production de biogaz à partir des déchets végétaux et fermentescibles, priorisant l’injection réseau du biogaz. - s’appuyer sur la SPL « efficacité énergétique » de la Région Rhone Alpes, pour développer massivement les rénovations thermiques et installations ENR sur les batiments publics du Grand Lyon, et demain des collèges (id sur batiments communaux).

13. La transition écologique de l’économie Pour consolider l’emploi local dans une Métropole à Énergie Positive en 2050, nous souhaitons dépasser la vision «benchmarkée» datée qui considère qu’il suffit de construire des tours, des centres commerciaux et soutenir les pôles de compétitivité pour créer de l’emploi. Nous voulons valoriser les synergies entre systèmes productifs locaux, réaffirmer l’excellence territoriale de toutes les acteurs économiques (Grandes et Petites entreprises, R&D, ESS, Artisans). 4 grands axes stratégiques : - Éco-rénovation des bâtiments (création d’un Fonds d’Investissement Métropolitain) : chantiers pilotes, soutien à la formation des artisans, à la R et D sur les écomatériaux et leur mise en œuvre... 8


- Agriculture & distribution de proximité, pour une alimentation saine, locale et de saison, filières courtes - Production et distribution délocalisée d’énergies renouvelables avec la création d’une Régie Publique Métropolitaine de l’Énergie, en charge de la distribution énergétique sur tout le territoire, avec notamment la mutation de la vallée de la Chimie vers la production d’énergie décarbonée ; - Valorisation des déchets par la création de filières de recyclage, réemploi et implantation de ressourceries-recycleries dans toutes les déchèteries et dans tous les arrondissements et communes (en proximité accessible à pied pour petits objets...) Ce sont au moins 20 000 emplois locaux et pérennes qui seront assurés dans ces différents domaines. Une politique d’accompagnement et de développement en faveur des acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire sera menée avec notamment la création de plusieurs Maisons de l’ESS, réparties sur le territoire métropolitain. Des appels à projet seront aussi régulièrement lancés pour recourir à cette nouvelle approche qui concilient utilité sociale, modèle économique et éthique environnementale. Favoriser les commerces et l’artisanat dans nos quartiers : - rénovation de 1000 locaux artisanaux en pied d’immeuble - carte de stationnement des artisans dans les secteurs tendus

Faire du Grand Lyon et des communes des acteurs économiques exemplaires - Utilisation de la commande publique pour soutenir l’insertion et l’économie responsable - Extension au Grand Lyon et aux communes du label « Ville durable et équitable » de la Ville de Lyon, pour les commerçants, associations et entreprises. - Mise en réseau des acteurs de l’emploi, de l’insertion, la formation et les entreprises pour adéquation offre/demandes d’emplois et stages

14.Des services urbains plus écologiques (eau, déchets, propreté...) Nos déchets sont une ressource : - une politique plus ambitieuse de réduction à la source, de réemploi et de recyclage de nos déchets - développement du tri sélectif (sur espace public) et du compostage (compost de quartier, ou en copropriété...) - création de recycleries-ressourceries itinérantes et fixes adossées aux structures d’insertion et/ou associative - fermeture de 2 à 3 des 5 fours d’incinération donc fermeture d’une usine d’incinération et maintien d’une en régie publique - création d’un réseau de chaleur biogaz dans l’agglomération et expérimentation d’injection dans réseau de gaz, à partir d’une collecte des fermentescibles dits « biodéchets» en substitution d’une collecte habituelle dans les communes denses; - le juste prix de la collecte et du traitement : fin de la TEOM, mise en place de la redevance incitative 9


Une ville propre partout - Entretien des trottoirs et chaussée, autant pour tous, sur tous les quartiers de l’agglomération, avec les personnels suffisants, notamment pour les remplacements - Réduction du salage, passage à des techniques innovantes L’eau, un bien commun majeur - Préservation de la ressource en eau en amont des champs captants (achat des fonciers agricoles, passage obligatoire en agriculture bio…) - Mise en place d’une gestion coordonnée des eaux pluviales (police de l’eau pluviale), notamment dans les nouveaux aménagements avec réseau séparatif ou infiltration - Reprise en main des services publics : retour en régie de l’eau pour une gestion publique des biens communs.

15. La ville intelligente Le Grand Lyon est reconnu comme un territoire pilote au niveau national sur ses expérimentations autour de réseaux intelligents en énergie et plus largement de la ville intelligente, intégrant le potentiel des technologies de l’information de la communication (Lyon Smart Community, Greenlys, Watt et moi, Smart Electric lyon, etc). Ces projets visent à optimiser la gestion des réseaux d’énergie, et offrent de nouvelles possibilités d’appropriation par chaque citoyen de sa consommation d’énergie. Le Grand Lyon veillera à associer l’innovation technologique, largement portée par de grands opérateurs privés, avec une offre de services de conseil en sobriété énergétique de proximité.

Une politique des déplacements en faveur des modes doux et des transports en communs 16. Coordonner offre de déplacements et politique d’aménagement Malgré l’accroissement de l’offre en transports en commun ces dernières années, (400 millions de voyages TC par an), presque 60% des déplacements de moins de 3 km se font en voiture dans notre agglomération, c’est même 72% hors Lyon et Villeurbanne. L’enjeu des révisions des PLU-H et PDU est d’améliorer l‘articulation de la politique d’aménagement avec celle des déplacements : construire et densifier les secteurs déjà desservis et non pas le contraire comme le Grand Stade…

17. Davantage de ressources et d’offres pour les transports - augmenter la capacité d’investissement du Sytral pour l’augmentation de l’offre de transports en commun : passer de 1,1 à 1,4 milliard sur le mandat 2014-2020 - création de 3 lignes de tramway : C3, ligne de rocade A7(Gerland -la Doua par Hopitaux est et Grandclement), C6 (part-Dieu-Duchère) - projets de transports par câble (Givors, Francheville/Point du Jour/Perrache, La Soie/Miribel/Rillieux, …) - nouveau TER sur Givors Brignais, prolongement de T3 sur nord-Isère - allongement des rames des lignes A et D 10


- propositions de Bus à haut niveau de service -BHNS- (lignes fortes avec couloirs bus et priorité aux feux) : ligne de rocade A8 (St-Fons vénissieux-Vaulx en velin) , sur A6/A7 (transformée en boulevard urbain) jusqu’au pôle multimodal Oullins, rue Garibaldi, route de Genas (Bron, Villeurbanne, Lyon) - développement de couloirs de bus (ligne 37...), améliorations de fréquence et/ou augmentation de capacité pour les lignes de plus de 10 000 passagers par jour (C9, C13, C20 ) tarification des TCL : tarification des abonnements selon les revenus, ticket à 1€ les jours de pollution, accès aux 28 gares du Grand lyon avec titre TCL, création de la vignette mulitmodale... - Intermodalité : coordination des offres, de l’information et un nouveau système billettique à l’échelle de la Région urbaine, dédié à tous les modes de déplacement du réseau (vélov’, bus, tram, métro, TER, location voiture) rechargeable sur Internet, en relation avec la plateforme OùRA Régionale partenariale : faire évoluer le syndicat métropolitain des transports en ce sens

18 Pour un développement massif des modes doux Marche : 31% des déplacements en 2006 (plus de 40% sur Lyon/Villeurbanne), mais plus de 30% des trajets de moins de 1 km sont encore faits en voiture ! Développer la ville « marchable » : lien avec urbanisme, les commerces et équipements de proximité… - un plan d’axes piétons avec un budget dédié - pédagogie sur les avantages de la marche à pied (santé, pollution…) - accélération de la mise en accessibilité (largeur des trottoirs, revêtement, signalétique sonore...) Vélo Objectif EELV 2020 : 15% de part modale vélo sur Lyon Villeurbanne et 10% sur le reste de l’agglomération - Développement des parkings vélos sécurisés (gares , lignes fortes bus...), et dans le bâti neuf garage à vélos à hauteur d’un vélo par foyer - Mise en place de REV (Réseau Express Vélo) et développement du réseau de proximité (double sens cyclable, généralisation des cédez le passage aux feux... - Traitement des points noirs vélo (Pont de la Mulatière, de Cusset, de traversées de voies ferrées (Perrache) ou voies routières...) - Développement des services  location : longue durée, maisons du vélo, signalétique - Création d’une agence de mobilité (information, PDE, PDIE, éducation à la mobilité...) Budget modes doux : passer de 90M€ (vélo/marche/accessibilité) au mandat précédent à 150 M€ sur 2014-2020

19. Une nouvelle approche des grandes infrastructures routières et des vitesses Les grands boulevards pour tous les modes : - priorité à la requalification de l’autoroute A6/A7 en boulevard urbain, la requalification du Boulevard Laurent Bonnevay : couverture à Cusset et vers A43, mise à niveau des carrefours vers route de Genas, Puisoz...) Des vitesses abaissées Pour améliorer la sécurité, réduire le bruit et la pollution : - abaissement des vitesses à 70 km/h sur le Bd L. Bonnevay (sans attendre la requalification) - Développer les zones de rencontre (20km/h) dans les centres-villes et les quartiers résidentiels... 11


20. Abandonner les projets inutiles : TOP... - Refus de tout nouveau parking souterrain dans les secteurs bien desservis par les transports en commun (Part-Dieu, Bron...) - Supprimer à terme l’aéroport de Bron : l’agglomération n’a pas besoin d’un aéroport d’affaires, vu la proximité de l’aéroport de Saint-Exupéry. - pas d’extension de l’aéroport de Saint-Exupéry (pas de 2ème piste) - Abandon du projet d’Anneau des sciences (3 milliards d’euros !) : cela donne des marges de manœuvre pour financer la transition écologique de l’agglomération !

Les candidats écologistes têtes de liste dans le Grand Lyon FRANCHEVILLE : Cyril KRETZSCHMAR pour la liste Francheville Écologie GRIGNY : Roger FRÉTY pour la liste Collectif Grigny 2014 LYON : Emeline BAUME et Etienne TÊTE pour la liste Inspirez Lyon avec les écologistes OULLINS : Chantal KERLAN pour la liste Passons au Vert RILLIEUX-LA-PAPE : Yves DURIEUX pour la liste Dès demain à Rillieux SAINT-PRIEST : Véronique MOREIRA pour la liste Saint-Priest 2.014 SAINT-FONS : Ahmed BENFERHAT pour la liste Saint-Fons en mouvement SAINTE-FOY-LÈS-LYON : Monique COSSON pour la liste Sainte-Foy À Venir VILLEURBANNE : Béatrice VESSILLER pour la liste Le Rassemblement Citoyen

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Programme grand lyon 2014