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« Le Nécromant » est une proposition BD du genre historique avec des grandes touches de fantaisie obscure. Se déroulant dans la France de la fin siècle XVème, après la bataille d’Azincourt, « Le Nécromant » est une histoire ayant pour principal protagoniste, Guillaume de Malastred, maître de la haute magie, et en particulier de la nécromancie, art dont il se servira au cours du récit. C'est une histoire dans laquelle apparaissent parfois des personnages historiques tels que Jeanne d’Arc ou Gilles de Rais, mais qui est plus centrée sur le drame, la terreur et une belle histoire d’amour, dans la tradition des grandes sagas comme Game of thrones, The Witcher, ou La Complainte des landes perdues. Cette histoire est pensée pour être publié en trois volumes auto-conclusifs, bien qu’elle puisse être adaptée à d'autres formats. Cette série pourrait également être continuée sur plusieurs volumes centrés sur le personnage d’Alwena, la fille de Guillaume.


Le Nécromant Tome 1. La Voix. Synopsis.

Azincourt, le soir après la bataille, le 25 Octobre 1415. Trois archers anglais passent entre les corps des soldats assassinés en quête de pillage. Ils achèvent Jean de Raucy, un chevalier qui était encore vivant en dépit de ses blessures. Alors qu'ils fouillent le corps du chevalier à la recherche de quelque valeur, ils entendent un bruit : Guillaume, le jeune écuyer du chevalier est encore vivant, malgré une grosse blessure qu'il porte au visage et au cou. Les archers décident de l’achever lui aussi. Guillaume en se souvenant de sa mère, à qui il demande pardon, récite quelques paroles qui, mystérieusement, font se relever les cadavres de son seigneur et de ses alliés pour lui venir en aide. Les trois archers anglais trouvent une fin horrible sous les coups des morts. Mais comme toute magie, celle-ci exige aussi son payement. Après avoir sauvé le garçon, le corps du chevalier Jean de Raucy lui annonce que au loin de sa vie les morts emporteront trois choses. La première est sa voix, car les morts n'en n’ont pas. Ainsi nous faisons la connaissance de notre protagoniste, Guillaume, le nécromant du visage marqué qui a les plus incroyables et sombres pouvoirs, mais qui n’est pas capable de parler. Nous faisons la connaissance d'Hoël, l’homme avec « les pieds dans la terre » de la saga. Il a échappé au massacre d’Azincourt et est retourné au petit village de Malastred. Là, il raconte son histoire aux paysans, leur conseillant d'abandonner la ville pour fuir la rage des soldats. C'est alors qu'apparait Lena, la sorcière bretonne. Elle est la mère de Guillaume et d'une certaine façon, elle sait qu’il est encore vivant. Après avoir demandé à Hoël ce qu'il s'est passé, elle part vers le champ de la bataille rechercher son fils. Cependant, aux bois de Champtoncé, Guy II de Laval, qui n’a pas assisté à la bataille, meurt dans une partie de chasse, éventré horriblement par le sanglier qu’il essayait de chasser. Nous faisons alors la connaissance de son fils, le terrible Gilles de Rais, qui fasciné par la proche vision de la mort, joue avec les trippes ouvertes de son père. Gilles de Rais, figure historique controversée, et un des deux principaux méchants de cette histoire. Le même jour à Worms, nous rencontrons l’autre grand vilain, Lamech de Worms, en train d'assassiner son père, le fameux écrivain du ‘Livre d’Abramelin’, dans son laboratoire. Il souhaite obtenir la faveur du démon Moloch (ce qu’on découvrira plus tard dans l’histoire), à qui il s'adresse à voix haute. On ne saura pas jamais si Moloch existe ou s'il s'agit de la psychopathie du méchant Lamech. Tout cela arrive dans un très court lapse de temps, et d’après les paroles de tous les personnages, on sent que quelque chose de très grand et de terrible se met en marche en cet instant précis. Quelque temps après, Lena arrive au champ de la bataille. Là, elle réveille un corps pour l’aider à retrouver son fils, qui, encore vivant, est enterré sous les corps de son seigneur et des archers anglais. Lena se culpabilise pour tout ce qui a passé et pour les dettes que son fils à dorénavant envers les morts. Non seulement pour l'avoir laissé partir à la bataille, mais aussi pour l'avoir enseigné la magie celtique et sacrée des morts. Treize ans s’écoulent. Lena enseigne à son fils la base de l’ancienne magie des champs de Bretagne, dans le petit village de Malastred. Le premier principe est qu'il faut payer un prix pour toute magie que l’on fait. Dans le cas de Guillaume, les morts exigeaient trois contre-parties: c’était ceux de l’Autremonde qui dictaient leur prix à Guillaume. Cela on ne doit jamais le permettre. Le premier payement était sa voix, mais il reste deux autres contre-parties qu’ils viendront exiger un jour. Ils enlèveront son amour, car les morts ne peuvent aimer. Et ils prendront son futur, car les morts ne n’ont pas. Le destin de Guillaume, donc, est lié à celui des morts. Évidemment, chaque dette sera payée à chaque volume de la série. Hoël, soldat et voyageur, enrichi par la guerre, discute avec Lena, qu'il remercie pour avoir maintenu sa petite ville de Malastred loin de la guerre, de la peste et de la famine. Mais surviennent des nouveaux évènements : Jeanne d’Arc, Orléans… Et comme ils disent qu’elle est marquée par Dieu, Hoël demande à Lena si une telle chose est possible. Lena ne connait pas ce type de choses, mais cela interpelle Guillaume …


Guillaume, donc, accompagnera Hoël au siège d’Orléans, c’est son destin, décide-il. Hoël, par son côté, n’est pas trop religieux, en dépit de la fièvre religieuse étendue ces temps, mais il croit qu’il peut s’en profiter. Lena dit au revoir à son fils, car elle comprend qu’il est partie des évènements qui se traînent en cette époque et qu’elle ne peut pas lui retenir. Guillaume part sans voir que le fait de maintenir sa vieille terre hors du cours des évènements a un grand prix sur Lena, qui crache sang quand il part. Arrivés à Orléans, Hoël fait tout le possible pour rencontrer Jeanne d’Arc. Il l'aperçoit furtivement lors du siège, soutenant son étendard. Guillaume accompagne Hoël en tant que « guérisseur et chirurgien », et ils sont assignés à la troupe de Gilles de Rais. C’est alors que Guillaume a une vision de choses terribles concernant Gilles que, évidemment, il ne peut pas raconter à son ami. Alors qu'à Orléans la guerre et le siège continuent en toile de fond. Guillaume rencontre à « l’hôpital de campagne » une jeune dame : Marie de Poulengy, très religieuse et de bon cœur, qui est venue avec son père. Marie et Guillaume rendent amoureux très tôt, et ils partagent une scène très romantique. Mais ceux qui viennent de mourir à l’hôpital parlent à Guillaume. Leurs âmes… leurs âmes font mal. Guillaume, qui s’éloigne du campement et du siège, rencontre pour la première fois Lamech… et Gilles. Lamech est devenu le médecin personnel de Gilles, ce qui lui octroie un certain pouvoir et lui permet d'offrir davantage de sacrifices à Moloch (où à lui-même). Pour stopper une telle aberration, Guillaume se voit dans l'obligation de réveiller des morts pour demander leur aide. Nonobstant, Lamech parvient à s'échapper. La magie de Guillaume est plus forte… pour l’instant. Quand Guillaume tente d’expliquer ce qui vient d’arriver à Hoël, devant le quartier général de Jeanne d’Arc, et devant Gilles de Rais, il est rapidement mis à l'écart. On n’a pas le temps d’écouter un muet. Jeanne d’Arc le regarde, et le repousse, car d'une certaine façon elle sent que l'existence de Guillaume est une aberration. Ce sont les morts qui ont prit sa voix. Guillaume retourne chez lui, dévasté. Il trouve sa mère moribonde à côté des vieilles pierres. Lena lui dit qu’elle représente le passé, et que le passé s’éteint… Cette petite ville subira elle aussi le cours de l’Histoire. Lena meurt. Et Guillaume, muet, ne peut pas lui dire qu’il l’aime. Il ne peut que pleurer en silence. Les morts apparaissent devant Lena, ils viennent l'accueillir. Est ce la mort de sa mère le second payement ? Non. Ce sera autre chose. Ce sera bientôt. Et ce sera très douloureux. Au même moment, Lamech fait un dernier sacrifice à Moloch. Il s'adresse au démon, il lui demande sa faveur, car il veut se venger de Guillaume.


Tome 2. L’Amour. Bref Synopsis.

Gilles, avec un groupe de mercenaires, essaye de récupérer Jeanne d’Arc, à Rouen, où elle va être brûlée au bûcher. Lamech est à ses côtés. Mais Guillaume, qui s’est donné comme mission personnelle qui tourne à l'obsession, d'en terminer avec Lamech, lutte contre lui. Cette fois Guillaume perd, mais ce combat retarde l'arrivée des mercenaires de Gilles. Jeanne d’Arc meurt sur le bûcher. Gilles, bien qu’il ne connaisse pas la cause de la mort de ses mercenaires, se consume de rage. Hoël s’est enrichi ses dernières années et, bien qu’il ne soit pas de sang noble, les choses vont bien pour lui. Si bien qu’il reçoit dans sa grande maison la visite de nobles tels que les Poulengy. Lors de cette visite, Marie de Poulengy que l'ancien ami d'Hoël, cet étrange Guillaume lui rend visite de temps en temps, elle fait tout son possible pour le retrouver. Et cet amour qui avait surgit pendant le siège d’Orléans, repousse. Mais elle est de sang noble et Guillaume n’est, lui, qu’un « médecin ». Hoël déconseille à son ami cette relation. Surtout, dit-il, à cause de ses terribles cauchemars, toujours entouré de morts, et avec son funeste destin. Guillaume donc, essaye de s’éloigner, mais cela lui est impossible. Marie lui poursuit. Elle abandonne sa maison, sa famille… Les années s’écoulent… …et pendant ce temps, l’instable Gilles devient finalement fou. Dans son château, il sombre de plus en plus dans la cruauté, poussé par Lamech. Les atrocités commencent. De son côté, Guillaume connait ce qui s'approche du bonheur, avec Marie qui est devenue sa femme, et leur fille, Alwena… Cela le préoccupe beaucoup. Car les morts sont toujours à l’affût. Gilles devient avide d'enfants. D'enfants beaux. Il existe une fille spéciale, lui dit Lamech. Elle n’est pas une élue, mais Lamech cherche se venger de son ennemi, le mage Guillaume. Les mercenaires de Gilles attaquent la paisible vie de Guillaume. Cette fille si spéciale est enlevée. Mais Guillaume arrive trop tard, juste au temps pour voir Marie mourir de la main d’un soldat… Il voit ainsi comment son amour est emporté par les morts. Car les morts ne peuvent aimer. La seconde dette est payée.


Tome 3. Le Futur. Bref Synopsis.

Les morts n’ont pas futur. Et le futur de Guillaume est sa fille. C’est ce que Guillaume comprend. À peine son amour est-il enterré, qu'il entreprend le rachat de sa fille. Presque 1000 enfants français disparurent avant 1440. Ensemble avec son ami Hoël, il avance sur les terres du baron de Rais. Ils s’introduisent lors une des représentations théâtrales dans l’exotique et luxueux château du baron. Guillaume aperçoit les morts, les esprits qui demeurent en souffrance derrière la mascarade. Les morts à qui il doit le troisième payement apparaissent misérables et caressent l’espoir d’emporter avec eux l’âme d’Alwena, la fille de Guillaume, son futur, qui mourra très tôt, adorée mais entourée de l’horreur du château du baron de Rais. Nous connaissons la folie terrible de Gilles. Les orgies de sang, les sorciers qui grâce à la magie noire assurent remplir les arches de Rais. Et derrière eux, comment Lamech gave celui à qui il croit obéir. Le démon Moloch, qui se nourrit des âmes des innocents. Hoël et Guillaume se lancent dans le rachet non seulement à sa fille Alwena, mais aussi des autres enfants capturés. Et ils voient le terrible autel à Moloch, les fantasmes qui demandent vengeance… et les morts qui viennent pour le dernier payement. Car les morts n’ont pas futur, et Alwena est le futur de Guillaume. Mais dans l’affrontement avec Lamech, Guillaume s'acquitte du dernier payement. Son futur est sauvé, car au dernier instant il se plante une dague dans le cœur, juste quand qu'Hoël avec une petite troupe armée sauve sa fille. Au lieu d’Alwena, les morts emportent l’âme de Guillaume. Lamech, lui survit et se réjouit de la mort de Guillaume, son pire ennemi. Il détruit son corps. Mais quatre ans s’écoulent… Au château de folie de Gilles, Lamech a tout ce qu’il veut. Moloch est satisfait. Que lui reste-t-il à accomplir ? Les soldats lui apportent des enfants, encore un autre troupeau d'enfants. Il devine trop tard que ces enfants sont des spectres commandés par Alwena. Lamech est arraché à l’Autremonde par l’armée des enfants. Son Seigneur, le démon Moloch, évidemment, n’apparait pas pour le sauver. Et Gilles est capturé à Machecoul. Hoël, qui est devenu un personnage influent, avec l’évêque Jean de Malestroit (du même village que nos protagonistes), recueille finalement les preuves nécessaires contre lui. Mais avant cela, Gilles reçut la visite d'une fille, dont il admire la beauté, et dont le pouvoir est devenu terrible. Il aperçoit les innombrables âmes d'enfants qui l’observent sans l'attaquer. Son esprit ne peut en supporter davantage. Et il se rend. Alwena rejoint le vieux Hoël. Il sait pour ses pouvoirs, après tout ces années d’amitié. Quel est le prix que la jeune Alwena a du payer pour tout ce pouvoir, pour la vengeance ? Alwena se retourne. Elle ne dit rien, son expression de résignation dit tout. Elle a crée se propres dettes, qu'un jour, elle devra payer… mais ça sera une autre histoire… Epilogue : Alwena est face à de simples tombes, celles de ses parents. Nous connaissons le destin de Gilles, pendu. Le destin de Lamech, piégé à l’Autremonde. Le monde va changer, dit Alwena. Et elle part le parcourir. Au premier plan nous voyons les tombes de Guillaume et de Marie, à côté des vieilles pierres où Lena mourut. Alwena à l'arrière plan, s’éloigne.


Personnages Principaux

Guillaume de Malastred Il commence l’histoire comme un gamin la jeunesse duquel est tragiquement tronquée. Sa mère, Lena, est une sorcière (ou mage), d’un lignage qui se remonte à l’Ancienne Vie, à l’époque ou la magie celtique et bretonne était dans son apogée. Quand il se voit au bord de la mort, après la bataille d’Agincourt, il utilise la magie prohibée et il ressuscite aux morts pour venir en son aide. Pour payer cette dette, les morts s’emporteront trois choses de sa vie. Sa voix, car les morts n’ont pas de voix. Son amour, car les morts ne peuvent pas aimer. Son future, car les morts ne n’ont plus de future. Le plus intéressant sur ce personnage est son évolution, voir comment il mûrit jusqu'à devenir un homme affable, en dépit de sa continuée relation avec la mort. Un mage plein de ressources, mais qui connait bien les prix qu’il faut payer pour eux. Il ne peut pas parler, de cette façon tout son langage corporal est pausé, ses yeux et ses actions doivent tout dire.


Lamech de Worms L’antagoniste de Guillaume. Historiquement, il est le « destinataire » de la sagesse du fameuse grimoire « Le livre d’Abramelin » (écrit par son père, le sage juif Abraham de Worms). Lamech est un psychopathe, sa relation avec le monde occulte a provoqué sa folie et il croit qu’il est en contact avec le démon Moloch, qui lui demande des constants sacrifices des enfants en échange du pouvoir, de l’immortalité. Ou peut-être il est vraiment en contact avec ce démon, on laisse l’élection au lecteur.

Dans la part centrale de l’histoire il aura une apparence de « mage classique » dans le style des mages comme Merlin, et il peut même sembler aimable, mais il est complètement fou.

Hoël de Malastred Il représente le français de l’époque et il est le point de contact du choque des mondes surnaturels celtique et judaïque-médiévale avec l’authentique monde historique. L’homme « avec les pieds sur la terre » qui s’engage dans la guerre de libération contre les anglais avec l’espoir de s’enrichir, ce qu’il accomplisse au loin de l’histoire. Il s’emporte Guillaume au siège d’Orléans comme son médecin personnel, et là il l’introduit à Gilles de Rais et à Jean d’Arc. Hoël n’est pas un râleur, sinon un homme résolu, fidele ami de ses amis qui, malgré qu’il ne comprend bien les choses surnaturels qui entourent Guillaume, il les accepte de la même façon qu’il accepte le pouvoir de Dieu.


Lena de Malastred La mère de Guillaume, une puissante magicienne. Elle est le point de contact de Guillaume avec le monde archaïque, avec l’Autremonde celtique. Mystérieuse, belle, résolue et pleine d’amour pour son fils. Mais comme le symbole du monde ancien qu’elle est, les changements de ce période orageux de la Guerre des Cent Années lui passent par-dessus. Quand elle meurt, elle représente la mort de ce monde ancien et mystique, qui est substitué par la modernité, qui le relègue dans l’oubli. La magie que Guillaume hérite est plutôt résiduelle. Il faut signaler qu’en cette époque il n’existait pas encore une persécution très forte contre les guérisseuses ou sorcières des villes, ce qui commencera quelque temps après, avec l’exacerbée puissance d’une monarchie forte avec l’église comme instrument de pouvoir. Des mages et des astrologues furent reçus dans les cours médiévales, et les sorcières des villes furent le plus semblable aux médecins ruraux.

Marie de Poulengy L’amour de Guillaume. Une dame médiévale, de bonne famille, qui devient complètement amoureuse du mystérieux Guillaume. Les scènes d’amour entre eux sont pausées, muettes, très belles. Son amour sera si forte que Marie abandonnera sa famille, ni son père si puissant pourra la récupérer… Ses hommes ne le trouveront jamais, juste le brouillard. Elle mourra victime des mercenaires de Gilles de Rais, commandés par Lamech, et les morts s’emporteront son âme, en payement pour la seconde dette de Guillaume.

Alwena de Malastred La fille de Guillaume et Marie, qui sera témoin directe des horreurs du château de Gilles de Rais, quand elle est enlevée. Cela la marquera profondément, elle devient une personne traumatisée, plus encore quand son père se sacrifie pour la sauver des morts. Et du traumatisme à la vengeance, car elle-même utilisera la magie ancienne et établira ses propres pactes pour se venger de Gilles et Lamech… réservant pour son future une grande dette avec le surnaturel.


Gilles de Rais Lui est le Gilles de Rais historique. Un psychopathe schizoïde, un meurtre d’enfants, quelqu’un de cruel et terrible, un assassin avec des accès de repentir. Son important rôle dans la guerre lui fait gagner le poste de Marechal de France, sa psychopathie et impunité lui fait tuer des centaines d’enfants. La ruine qui lui causent ses excès et ses festins lui font se renverser dans le surnaturel et il remplit sa cour des mages et alchimistes à la recherche de la pierre philosophale. Quand Lamech entre dans son service, on rajoute de la poudre au feu. Sa chute et son jugement seront des conséquences directes des aventures de ces albums.

Et d’autres Personnages Tels que quelques personnages historiques comme Jeanne d’Arc où l’évêque Jean de Malestroit.


Le Nécromant Vol. 1. La Voix Scénario PAGE 1 1.

Case panoramique. Au premier plan, au côté gauche de la case nous voyons la tête d’un cheval tombé dans une boue obscure, pleine de sang, transpercé par deux flèches,l' une d’elles cassé, la bouche ouverte qui montre la langue avec un aspect terrible. Derrière le cheval, le sol bourbeux et piétiné. C’est la tombée de la nuit, et les silhouettes des morts et des lances et bannières brisés forment le fonds de l’image. Trois archers anglais, en silhouette, se bousculent comme des vautours sur une figure tombée, qui lève une main dans le gantelet implorant la miséricorde. Des corbeaux noirs survolent le terrain. Situation : Agincourt, 25 Octobre 1415 Archer 1 : Il vit ! Celui est vivant !

2.

Plan moyen, de profil. Un des archers anglais en vu frontale. Il épingle le poignard à travers les fentes du heaume d’un chevalier français tombé, avec l’armure sale de boue et de sang. Le chevalier est en profil, il tient avec ses mains l’épaule de l’archer anglais, qui porte une capuche. Le heaume couvre totalement le visage du noble français. Nous voyons aussi les jambes des autres archers. Chevalier français : Non ! Noaaaugh ! Archer 1 : Crève, salaud, crève !

3.

Plan contreplongée légère des trois anglais. Ils sont sales, presque édentés et avec une barbe de quelques jours. Un d’eux est plus beau, mais également sale. Il porte un sac à l’épaule. Deux épées sortent le sac et montrent que ces archers sont des pillards. L’archer beau (2) parle avec l’archer 1 pendant celui nettoie le couteau. Archer 2 : Pourquoi l’as-tu tué ? C’était un chevalier, on aurait pu demander une rançon. Archer 1 : Combien de Français crois-tu qu’on peu faire prisonniers ?!? Et celui-ci n’avait pas de blason ni d’écusson. C'était peut être quelqu'un, mais pas de haut rang. Archer 3 : Laisse-moi voir s’il porte quelque chose de valeur. Je ne veux pas retourner à Calais sans un bon butin.

4.

Au premier plan, en silhouette, un corps essaie de se lever. Il est à l’envers, c’est le profil d’un gamin, un jeune écuyer, Guillaume. Au second plan, les Anglais qui dépouillent le chevalier anglais de tout ce qu’ils peuvent. Ils se tournent quand ils entendent le bruit que fait l’écuyer. Guillaume : Cofh… cough. Archer 3 : Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Il y en a un autre vivant !

5.

Nous voyons le visage de Guillaume, notre protagoniste. Un gamin d'à peu près 14 ans, avec une vilaine blessure au visage et le tuyau d’une flèche cassée qui sort de son cou, comme un sanglant piercing qui, par chance, n’a pas coupé l’artère. Il regarde vers nous en premier plan, et nous voyons ses grands yeux dorées qui nous regardent avec stupéfaction. Archer 1 (hors case) : Allez voir ce petit enfoiré !

6.

Plan moyen. Deux des archers prennent le garçon des mains, des épaules, énergiquement. Le garçon regarde sans résister, encore étourdi. Archer 1 : C’est juste un écuyer ! Le serf de celui-là, c’est sûr. Archer 3 : Coupe lui le cou, vite, le pauvre est presque mort.

7.

Plan moyen. Guillaume regarde au ciel, sans s’en rendre compte. Des larmes s'échappent de ses énormes yeux dorées. Les deux Anglais qui le tiennent comme une marionnette regardent le garçon même avec sympathie. Guillaume : Je suis désolé, je suis vraiment désolé, Maman… Tu avais raison. Tu avais raison… Archer 1 : Qu’est-ce qu’il dit ? Archer 3 : Il appelle sa mère, comme les autres. Finis-en avec le petit, ne le faisons pas souffrir davantage.


8.

Plan rapproché du visage de Guillaume, aux yeux glauques, et avec la bouche ouverte avec une expression horrible. Un phylactère étrange sort de lui, avec un symbole magique sorti du Goethia (o Grimorium Verum d’Astharoth), en vert. Guillaume : Aide-moi, Maman. #SYMBOLE


PAGE 2 1.

Une case qui occupe 2/3 de la bande. Au premier plan le noble qui avait étét tué dans la première page, le cheval mort, la boue. La main du noble français s’agite légèrement et se lève. Un autre des guerriers morts semble sur le point de se lever. Même le cheval a un œil ouvert, comme vivant. Au second terme, les Anglais ont laissé Guillaume, qui est tombé aux genoux, en silhouette. Archer 2 : Qu’est-ce qu’il dit ? Archer 1 : J’sais pas. Je ne parle pas français. Archer 3 : Par Dieu, Guy. Achève-le tout de suite !

2.

Les trois Anglais, en plan américain, frontalement du point de vue du garçon. L’Archer 1 se démène avec ses pantalons. L’archer 3 regard derrière lui, surpris… par les silhouettes avec un regard de feu vert qui les entourent, sans faire du bruit, comme une barrière noire de corps morts. Archer 1 : Il a la peau douce. Je pourrais peut être m’amuser un peu avec lui… Archer 3 : Qu’est-ce ?...

3.

Plan moyen du visage de Guillaume. Du sang frais est projeté sur sa poitrine, sa tête. Caption : AAAARGH ! AIIEEE !

4.

Grande case. Plan légèrement plongé, vue générale de Guillaume en pied, paralysé. Devant lui les ombres noires des morts qui se sont levés, et les trois archers anglais, morts. Un d’eux est sectionné en deux, comme si on aurait tiré sur ses jambes et ses bras et qu'il était coupé par la moitié. L’autre reste sans tête, tombé entre le groupe des morts vivants, des silhouettes entrevues avec des yeux verts. Et devant eux, une forme plus solide et reconnaissable. L’ancien seigneur, Jean de Raucy, a qui on avait épinglé le poignard a travers le casque, avec du sang qui déborde par les fentes. Il s'adresse à Guillaume. Jean de Raucy : ¿Qu’as-tu fait, garçon ? ¿Qu’as-tu fait ?

5.

Premier plan de Jean de Raucy. Son heaume, le sang qui déborde par les fentes de la visière. C’est un plan frontal, intimidant. Derrière lui, l’armé des morts, qui regardent Guillaume avec l’éclat vert de ses yeux. Jean de Raucy : Tu aurais dû accepter la mort, jeune Guillaume, et ne pas réveiller les morts.

6.

Plan du jeune Guillaume de profil. Des morves, des larmes, et le sang qui tombent de son visage. Jean de Raucy : Ta mère t’avait prévenu, jeune Guillaume. Il y a un prix qui doit être payé. Trois vies tu as arraché…

7.

Plan en trois quarts de Jean de Raucy, qui enlève la main avec un gantelet métallique, sale, et la tend, accusatrice, vers Guillaume. La main en perspective, Jean est statique derrière elle. Jean de Raucy : … et les morts prendront trois choses importantes de ta vie.

8.

Le champ de la bataille, avec le crépuscule qui transforme tout en silhouettes sombres. Nous ne distinguons plus aucun cadavre, juste les étendards brisés, des restes brisés de la bataille, sale, boueux. Jean de Raucy (off) : Et la première chose sera ta voix.


PAGE 3 1.

Plan en détail d’une main qui laisse un pichet de vin sur une table, sur laquelle sont posés un morceau de pain brun et un plat en terre cuite. Cette petite case est insérée dans la suivante, beaucoup plus grande. Hoël : Vraiment un massacre.

2.

Grand plan général, en légère plongée. On voit la salle-cuisine-chambre de la maison, celle du paysan pauvre le plus riche de la région. Au centre de la case, Hoël est assis sur une banquette au côté d’une table où il y a le pichet, le pain et quelque chose qui semble un plat de bouillie. C'est un garçon, jeune pour nous, à cette époque c'est déjà un adulte. Il porte une barbe, les cheveux courts et des vêtements couverts de boue. Son aspect est celui d'un aventurier, un explorateur qui à survécu dans les bois depuis l'enfance. Un casque de soldat français repose sur la table, au coté des viandes. Le feu de la cheminé les illumine, et il y a quelques casseroles pendues aux poutres. Il n’y a pas de viandes pendues, ce sont des temps difficiles. Il y a neuf paysans, des femmes et des anciens, une femme avec les cheveux enveloppés dans un capuchon de toile, qui tient un bébé pleureur et un autre est pendu à sa jupe. Les paysans entourent Hoël, tout en formant un semi cercle, nous tournant le dos. Hoël est le centre d’attention, car il a échappé à la bataille. Hoël : Non, je n’ai pas déserté, par le ciel ! Parce qu’il n’y avait plus d'armée de laquelle déserter. Hoël : Les flèches formaient un véritable nuage. Les chevaliers et les chevaux tombaient avant même de parvenir à la mêlée. Les prisonniers étaient abattus lâchement, peu importait qu'ils soient chevaliers ou paysans. Hoël : Azincourt a été un massacre.

3.

Plan moyen. Hoël montre avec orgueil le long arc anglais, en le tenant avec les deux mains. Hoël : Ceci est l’arme de notre perdition. Ça tire des flèches avec suffisamment de force pour transpercer une armure à cent passes. Celui-ci je l’ai arraché des mêmes mains à un qui se cachait entre les arbustes.

4.

Plan moyen, contreplongée de l’antérieur. Nous voyons une femme qui embrasse son père, une autre qui fait taire son bébé. Tous lugubrement illuminés par le feu de la cheminé. Paysanne : Que va-t-il advenir de nous ? Les Anglais vont-ils venir ?

5.

Premier plan trois quarts de Hoël, qui mange lentement le pain brun de seigle. La lumière lui confère un aspect dramatique. Hoël : Si les anglais ne viennent pas, ce sont les troupes de quelque de nos seigneurs, faméliques, qui viendront. Ils ravageront tout, sans se demander qui nous servons. Hoël : C’est pour ça que je suis revenu si vite, courant dans la nuit par les sentiers et prenant des raccourcis. Pour vous prévenir. Vous devez vous cacher !

6.

Plan moyen, du coté e l'avanturier, qui se tourne pour voir qui parle. Les paysans font de même, à l’autre bout de la table. Lena (hors case) : Hoël le montagnard, Qu’est devenu mon fils ? Que sais-tu de Guillaume ?

7.

Plan moyen inférieur. Nous voyons une jupe, rugueuse, de tissu de sac avec une couvre-jupe noire, qui nous laisse voir la pointe d’une botte. Devant les jupes de Lena il y a une chatte, de couleur cendre et des brillants yeux bleus, qui avance vers nous.


PAGE 4 1.

Case allongée. Nous voyons Lena, en pied, avec la chatte autour de ses pieds. Il s’agit d’une femme d’une trentaine d’années, une belle femme, avec quelque chose de mystérieux et de séducteur. Elle a de longs cheveux bruns (qui au cours de l’histoire, blanchiront un peu) des yeux verts bretons. C’est une espèce de Monica Bellucci, qui dévoile son visage en enlevant sa capuche de voyageuse avec une main. Avec l’autre elle soutient le bâton qu'elle cèdera plus tard à son fils, avec des amulettes et des chaines autour de son extrémité. la silhouette de Lena est coupée par la porte délabrée de la maison, laissant voir derrière elle la lumière des étoiles. Lena : Dis-moi, où l’as-tu laissé ?

2.

Plan moyen de Hoël, qui met le plat au coté, comme si manger pendant que tant des gens meurent était quelque chose de réprouvable. Hoël : Lena… je…

3.

Premier plan trois quarts de Lena, avec des yeux verts brillants, qui observe Hoël pas avec de la rage mais avec une majestueuse sagesse. Lena : Parle, Hoël.

4.

Plan moyen de profil de Hoël, qui baisse la tête, en contre-jour avec le feu, les deux mains sur la table, sans oser regarder la belle sorcière directement. Hoël : Le Seigneur de Raucy s'était pris d'une grande affection pour lui… et il l’avait pris comme écuyer. Je l'ai perdu de vue dans la confusion de la mêlé.

5.

Plan général, vue de dos d'Hoël. Devant lui il y a la figure silhouettée de Lena d'où se détachent les yeux brillants. Le reste des paysans les regardent avec une espèce de crainte révérencielle. L’impression générale n’est pas de méchanceté, sinon de pouvoirs majestueux. La chatte est montée dans la table, elle explore autour d’elle. Lena : Je sais qu’il n’est pas mort.

6.

Premier plan de Lena, qui tourne la tête vers la porte. Lena : C’est quelque chose pire. Je vais le chercher. Hoël (hors case) : Madame Lena ! Le champ de bataille d’Azincourt est très loin! Et les soldats !...

7.

Plan moyen frontal de Hoël, qui regarde la table, les pauvres viandes devant lui. Il évalue ses possibilités, entre le respect pour madame Lena et ce qui pourrait lui arriver. La chatte, sur la table, le regarde de profil, comme se demandant ce qu’il fera.

8.

Même plan, mais cette fois Hoël se lève de profil, prenant rapidement une gibecière et le long arc qu’il avait montré, tout en jurant. La chatte change sa posture satisfaite. Hoël : Malediction !


PAGE 5 1.

Changement de scène. Plan en détail des feuilles d’un arbuste qui se balancent contre un ciel bleu, avec quelques nuages blancs. Guy de Laval (hors case) : Non… Caption : POINK

2.

Même plan. Une des feuilles vertes se trouve éclaboussée de sang. Le contrepoint de l'aspect bucolique de la case précédente. Guy de Laval (hors case) : Au secours… Caption : POINK

3.

Même plan. Cette fois les feuilles et l’herbe haute sont tachées de sang. Guy de Laval (hors case) : A l'aide… Caption : POINK

4.

Une grande case avec un plan assez sanglant, en léger plongée. Un noble, jeune et brun, avec une grande moustache, habillé avec des vêtements de chasse est étendu sur le sol, écarté, le dos contre une pierre, ses intestins répandus devant lui comme une horrible chevelure et formant une flaque de sang autour de lui. Ses bras sont étendus inanimés sur le côté, il ne peut presque pas se bouger. Au premier plan nous voyons ce qui l'a frappé, un sanglier qui est lui aussi étendu agonisant avec une lance courte de chasse qui lui transperce de part en part l’échine. Mais ce qui est plus marquant est qu’il y a un gamin de neuf ans debout au côté du noble personnage, avec des taches de sang sur ses bottes, et qui pique avec un bout de bois les tripes répandues de son père pour voir si il est réellement mort. Guy de Laval : Gilles… Par Dieu... va chercher de l'aide… Gilles… Caption : POINK

5.

Premier plan de Gilles, les cheveux bruns, la coupe au bol. Il n’est plus un gamin laid, mais ce qui fait peur est sa terrible expression froide, la petite goutte de sang de son père qui éclabousse son menton qu’il n’a jamais nettoyée. Guy de Laval (hors case) : Mon fils… aide moi…

6.

Premier plan renversé du père de Gilles. De la bave sanguinolente s'échappe de ses lèvres. Guy de Laval : Je meurs…

7.

Contreplan du sanglier, qui regarde autour de lui soufflant pendant que lui aussi se meurt. Il semble que ses yeux et ceux de Guy se regardent mutuellement. Guy de Laval (hors case) : meurs…

8.

Plan au ras de sol. Nous voyons les bottes de Gilles, les trippes de son père, les herbes tachés au premier plan. Et derrière l’herbe, derrière les bottes, nous voyons comment Gilles pique de nouveau avec le bout de bois. Caption : POINK


PAGE 6 1.

Changement de scène. Une petite case. Nous voyons un bloc de brique dans une ambiance chaude, de feu. Dans ces briques il y a, taillé grossièrement, le fameux cadre de paroles : « Sator Arepo Tenet Opera Rotas » Abraham de Worms (hors case) : Mon heure est arrivée…

2.

Et une grande case. Une chambre simple, un lit de paille avec quelques couvertures, au fond. Au premier plan ce qui pourrait être l’écritoire d’un moine copiste, avec quelques parchemins disposées, quelques formules magiques encadrées. On remarque surtout la plume, le sable, l’encre et le travail qu’Abraham était en train de faire. Il y a un petit braséro, des bougies réparties dans toute la chambre comme si on craignait l’obscurité. Les formules magiques encadrées sont sur un mur, éclairées par une bougie. En dehors de ces éléments, il ne s'agit pas d'un laboratoire en soi, cela ressemble plutôt au travail d’un érudit studieux. On peut rajouter une gravure (ou même dessiné sur les murs) de l’arbre de la Cabbale, sur l’écritoire. Abraham de Worms, un vieil homme avec un bonnet juif et tunique, d’aspect affable et vénérable, est assis sur un tabouret, avec plein des cartes astrales devant lui. À ses côtés, un garçon de quelques 18 ou 20 ans, avec barbe brune, qui s’incline sur l’épaule de son père, aussi habillé comme un juif allemand de l’époque. La scène, le vieux magicien et son disciple pourrait être charmante, si ce n’était par ce qui viendra après. Lamech de Worms : Qu’est-ce que tu dis, père ? Ce ne ce peut pas. Abraham de Worms : Observe, mon fils. La disposition des planètes, les murmures des esprits. Ce sont des jours de perdition. La guerre et la mort qui se répandent par le monde. Et regarde… aujourd’hui spécialement… Aujourd’hui se répand la semence de futurs et terribles évènements.

3.

Premier plan, de profil, un peu de dos, du vieux Abraham, incliné sur le parchemin des planètes. Abraham de Worms : Tu vois ceci ? Ici… La naissance des grands savants. La mort de beaucoup d’entre eux pour qu’ils puissent naitre. J’ai toujours essayé de suivre le chemin de Dieu, vivre et mourir en accord avec ses lois. Si son désir est que je meurs… Lamech de Worms (hors case) : Père…

4.

Plan frontal, moyen. Lamech tire les cheveux de son père brusquement. Avec l’autre main il soutient une dague affilée. Le parchemin qu’Abraham soutenait tombe. Abraham crie de douleur. Lamech de Worms : Ce n’est pas son désir. Abraham de Worms : AAH !

5.

Plan de profil, moyen. Le sang qui échappe à gros bouillons du cou tranché du mage Abraham. L’estafilade à été rapide, brutale. Lamech de Worms (hors case) : C’est le mien.

6.

Plan de corps entier, de profil. Lamech accroupi, sur le corps de son père, qui agonise au sol agonisant à plat ventre sur une flaque de son propre sang. Lamech tourne sa tête vers le ciel. Lamech de Worms : L’ai-je fait bien, mon Seigneur ?

7.

Plan détail. Le dit index de Lamech qui trempe dans le sang de son père. Lamech de Worms : Tu me garantis le pouvoir que je t’ai demandé ?

8.

Premier plan de Lamech, avec les yeux fous illuminés. Il sourit, son doigt encore taché de le sang de son père écrit sur son front les lettres judaïques (MLK). Lamech sourit avec un vrai sourire maléfique.


PAGE 7 1.

Plan de détail du profil du visage de Lena, qui lève les yeux au ciel, nuageux et gris. La disposition de la page est similaire à la page 6. Lena : Quelque chose terrible est arrivée.

2.

Grande case. Le champ de la bataille, encore boueux, avec des morts empilés et des corbeaux noirs qui picorent les cadavres. Les armes, les étendards brisés. C’est un jour nuageux, des gouttes de pluie sale tombent, un miasme jaunâtre qui crée une apparence préternaturel. Au premier plan, le cadavre d’un soldat son regard aux yeux glauques perdu dans le vide. Hoël s'avance devant Lena, l'épée courte à la main, le sac et l’arc au dos, le fourreau à la ceinture. Lena le suit avec juste le bâton à la main, encore regardant le ciel. Il y a des mouches, plein de mouches, sur les yeux du cadavre, sur les corps des hommes tombés. Hoël : Excusez-moi, madame Lena. Malédiction ! Il ne faut pas être un savant pour voir cela. Lena : Ceci est un simple avant-goût, mon bon Hoël. Le monde est en train de changer.

3.

Plan moyen. Lena se rapproche du cadavre que nous avons vu au premier plan. Lena reste au second plan. Lena : Reste là, Hoël. Toi.

4.

Premier plan de profil. Lena bise le front du cadavre, tout en prenant sa tête avec les deux mains, même avec tendresse. Le cadavre, ne change son expression. Lena : Je te donne un dernier baiser.

5.

Plan moyen de Hoël, qui se signe. Il essaye de se maintenir. Lena (hors case) : Mais en échange dis-moi où est mon fils.

6.

Le bras du mort se bouge imperceptiblement. Juste la main. Le dit index avec l’ongle brisé qui fait un signe.

7.

Plan général. Guillaume est étendu entre les cadavres du Seigneur de Raucy et ceux des archers anglais. Sa peau pâle, et le sang de son menton se détache entre l’amalgame rouge et boueux des corps morts. Il est étendu, comme mort, mais par sa posture nous déduisons qu’il est vivant. Léna (hors case) : Guillaume !

8.

Au premier plan, plan moyen de Lena. Elle embrasse Guillaume qui est toujours vivant. Pour une fois, son masque de dignité se brise et nous ne voyons plus qu’une mère qui pleure, préoccupé. Au fond, Hoël regarde étonné, perplexe. Lena : Mon petit, mon petit! Je n’aurais du te laisser partir. Que t’ont-ils fait ? Que ?... Hoël : Je ne peux pas le croire. Comment a-t-il pu survivre ?

9.

Premier plan de Lena et Guillaume. Ce qui domine la case ce sont les yeux de Guillaume, qui étincèlent avec le couleur de la magie, vivants, observant Lena comme si elle était quelque chose de bizarre. La terrible blessure ne fait qu’intensifier l’étrange éclat des yeux de Guillaume. Lena : C’est moi. Je suis la coupable.

10. Plan générale dans une petite case. Il pleut sur le champ de bataille. On voit nos personnages en silhouette, comme des miniatures. La majeure partie de la case est occupé par les nuages. La mère embrasse son fils, criant aux ciels. Lena : Qu’ai-je faite ?! Que t’ai-je fait ?!


Les Auteurs : El Torres El Torres (Málaga, 1972) est un scénariste BD. Après quelques années travaillant en l’industrie espagnole comme éditeur, il écrit quelques séries avec beaucoup de succès en Espagne et aux ÉtatsUnis, où il était publié par des maisons d’éditions tels qu’Image ou IDW. Ses miniséries d’horreur « The Veil » (2009) et « The Suicide Forest » (2011) étaient très bien reçues par le publique et la critique, et ils ont été publiés en français par Atlantic BD avec les titres « Le Voile des Ténèbres » et « Aokigahara ». Il continue à travailler par les États-Unis, avec « Drums » et « Nancy in Hell » publiés par Image Comics, ou d’autres titres tels que « Rogues » ou « The westwood witches » par Amigo Comics, la maison d’édition BD qu’il a crée pour le marché américain.

Eduard Torrents Né à Barcelone en 1976. Il effectue des études d’ingénierie industrielle, et travaille pendant dix ans dans une entreprise multinationale de construction automobile. Finalement en 2008 il décide de travailler exclusivement à développer sa facette d’auteur BD. En 2010 il publie son premier ouvrage, « Ramon Llull, La controvèrse juive », chez Glénat BD, qu’il scénarise et dessine. Actuellement il vient de publier la BD en deux volumes « Le convoi » avec le scénariste Denis Lapière pour Les éditions Dupuis.


Le nécromant dossier