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Cette saga en bande dessinée raconte l’histoire de Carlos Moreno Vargas et de son incroyable ascension qui le consacrera comme l’un des hommes les plus puissants dans la Barcelone des années soixante. Trafic de drogue et prostitution, sont la face cachée d’un homme qui deviendra propriétaire de plusieurs bars, de la plus grosse imprimerie de catalogne et d’un quotidien catalan très influent : El Publico.

Un seul décor : Barcelone sous l'empreinte de la dictature populiste de Franco.

C'est une série en album couleurs de 46 pages dont les quatre premiers formeront un premier cycle.


Les personnages importants de la série Carlos Moreno Vargas (connu dans sa jeunesse comme Carlitos), cet homme au double visage, gangster et industriel, est aussi partagé entre deux femmes. Car s’il épouse la très jolie Paula Freixas Soler, héritière unique des imprimeries du même nom, il devient par ailleurs l’amant de Soledad, jeune ouvrière délurée qui avait été violée par son père. C’est avec Paula que Carlos s’affichera dans les dîners officiels en compagnie du maire de Barcelone et d’autres dignitaires de la Phalange Espagnole chère à Franco, mais c’est avec Soledad qu’il gère les bars à prostituées, le trafic d’héroïne et de cigarettes de contrebande. De Paula à Soledad, Carlos passe de la lumière aux ténèbres… Il y a trois autres personnages importants et récurrents dans cette saga. Tout d’abord, José Santos, policier de quartier, personnage vulgaire, solitaire et violent. Sympathisant des milices catholiques et ennemi le plus virulent de Carlos. Animé d’une haine farouche, José qui est celui qui a tué le père de Carlos en sauvant Soledad d’une mort inéluctable, sera aussi celui qui cherchera toute sa vie à faire tomber Carlos de son piédestal d’industriel, à le tuer si possible. Ensuite, il y a Lluis, un enquêteur de la police qui au début a recruté Carlos comme informateur pour l'aider à avoir des renseignements sur la pègre de Barcelone (et qui donc va le "protéger" de José, dans un premier temps). Lluis cherchera ensuite à faire une carrière politique même s'il n'est pas franquiste. Nous assisterons donc aussi à l'ascension de Lluis au sein de l'appareil politique de Franco. Il va donc s’appuyer sur l’ascension de Carlos pour monter, lui aussi, dans les sphères du pouvoir. Pour, qu’au final, les deux hommes deviennent d’impitoyables adversaires. Enfin, Eva, danseuse de flamenco, femme fatale, reine du glamour et des nuits méditerranéennes, elle possède un cabaret où les hommes les plus riches et les

plus

puissants

de

Barcelone

viennent

se

divertir.

Parfois,

exceptionnellement, elle se donne à l'un ou à l'autre… Elle deviendra la maîtresse et la compagne de Lluis et c'est elle qui le poussera (et l'aidera) à faire carrière dans la politique. Eva (la vénéneuse - la venenosa-) se verra ainsi frontalement opposée à Soledad (l’impitoyable - la despiadada-).


Le fil rouge de la série Barcelona : Carlitos Moreno Vargas

Carlitos nait en 1930 à Barcelone des œuvres de Carlos et Engracia. Carlos est un homme étrange, complexé et renfermé sur lui-même. Il a été élevé par des femmes (sa mères, deux tantes et trois sœurs, toutes dévouées à Dieu) qu’il passait son temps à fuir et s’est pris d’affection pour un vieux commerçant du quartier qui lui légua son petit magasin de conserves, de vins et de tabac à sa mort. Petit à petit Carlos, sur les conseils d’Engracia, fit de ce commerce une épicerie où chacun pouvait y trouver son bonheur. Champagne français, disque 78 tours de jazz américains et les revues érotiques étaient cachées dans une armoire dans l’arrière-boutique où certains clients pouvaient en outre déguster quelques whisky ou cognac rares à prix démesurés. Carlos a toujours eu un problème avec les femmes et fréquentait assidûment les prostituées. C’est dans un sordide bordel du port qu’il trouva Engracia, une gitane qui avait été vendue à six ans à de riches éleveurs du sud de l’Espagne qui l’employaient comme esclave à tout faire, y compris leurs délires sexuels. Elle parvient à s’enfuir à l’âge de seize ans pour, finalement, tomber dans la prostitution. Sa grande beauté et son apparente ingénuité fascinaient les hommes. Heureusement, sa mère maquerelle la prit en affection et elle fut correctement traitée. Elle détestait bien entendu faire la pute et cherchait par tous les moyens à y échapper. Aussi quand Carlos, client assidu, lui promit le mariage et une place derrière le comptoir de son commerce, elle n’hésita pas. Bien que l’homme se fut comporté parfois de façon violente, elle pensait pouvoir contrôler ses fichues pulsions de violences sexuelles. Et c’est ce qui se passa. La beauté et le sourire de Engracia et ses choix judicieux en matière de commerce allait faire de la petite épicerie un point de rencontre pour les gens du quartier. La naissance de Carlitos fut pour elle la preuve matérielle de son bonheur enfin trouvé. Vers ses deux ans, Carlitos eu une petite sœur, morte à la naissance. Engracia n’allait plus pouvoir avoir d’autres enfants. Durant son enfance, Carlitos était souvent au magasin. Près de sa mère que, très vite, il aida pour les rangements des stocks. L’un des clients les plus réguliers était Don Alejandro Freixas Torres, un homme assez riche, propriétaire d’une imprimerie et d’un journal local, qui venait tous les samedis avec sa fille Paula née la même année que Carlitos. Les deux enfants furent très vite complices, ils jouaient ensemble à l’étage pendant que Alejandro goûtait au whisky en choisissant ses disques et ses revues pornos. Certains dimanches, Carlitos fut même invité à l’hôtel particulier des Freixas, les deux enfants étaient devenus inséparables.


Certaines nuits cependant, après s’être déguisée en gitane de bordel, Engracia enfermait Carlitos à double tour dans sa chambre et ce dernier surprenait alors des cris et des gémissements qu’il préférait oublier aussitôt. Durant la guerre civile, tout fut plus difficile. Mais l’épicerie survivait. Lors des bombardements de Barcelone de mars 1938, Carlitos fut pris en charge par Alejandro qui l’emmena dans un abri. Carlos et Engracia qui craignaient des pillards éventuels restèrent à l’épicerie. Deux jours plus tard, en quittant l’abri, on appris à Carlitos la mort de sa maman. Morte sous les décombres d’un mur qui s’est écroulé sur elle à quelques pas de l’épicerie. Carlitos qui déboula sur les lieux du drame pu voir, cependant, qu’elle était morte dans sa robe de gitane et qu'une croix sanglante barrait son ventre. Il eut l’espace d’un instant l’intuition que c’était son père qui l’avait tuée et que cette histoire de mur effondré était une mascarade. Il chercha à se sortir très vite cette idée de la tête, en s'écorchant la paume de la main gauche avec une blessure en forme de croix. Il n’avait encore que huit ans. Après la victoire de Franco, la vie fut comme mise entre parenthèse. Carlos travaillait beaucoup à l’épicerie, Carlitos était souvent invité à venir jouer chez les Freixas tant on avait pitié de ce garçon qui avait perdu sa mère. La guerre faisait rage en Europe. Entre 1939 et 1946, on trouva dans le quartier trois jeunes femmes, une étrangère et deux autres bien connue des habitants, mortes, éventrées par une blessure en forme de croix catholique. L’émoi fut grand mais la police fut incapable de trouver le ou les coupables. On en parlait beaucoup à l’épicerie de Carlos, surtout après la découverte macabre du troisième corps. Les femmes de moins de trente ans semblaient être en danger dans le quartier. Paula qui en 1946 avait seize ans fut très souvent accompagnée de Carlitos (qui avait donc le même âge) dans ses déplacements; cela rassurait son père. Cela permit aux deux adolescents de découvrir les félicités de l’amour, ensemble, dans les prés sur les hauteurs de Barcelone. La chape de plomb que Franco faisait peser sur l’Espagne empêchait Carlos de trouver les marchandises préférées de ses clients (champagne français, jazz américain, revues érotiques, cognac, whisky, etc…) aussi il ne vit qu’une solution : envoyer Carlitos en France, qu’il se mêle aux travailleurs espagnols qui cherchent un emploi dans les champs et les usines qui redémarrent après les années de guerre et qu’au bout de trois ou quatre mois, qu’il achète avec sa solde (qu’aurait-il fait de francs en Espagne ?) quelques champagnes, cognacs, revues érotiques, disques américains et qu’il repasse la frontière, ils seront revendus au triple du prix dans l’épicerie aux meilleurs clients (et d’abord à Alejandro, bien entendu). C’est ainsi qu’au printemps de


1947, Carlitos franchit la frontière et débarqua seul à Perpignan, la ville même où huit ans plutôt tant d’espagnols furent parqués dans des camps comme des animaux. Pendant qu’il était en France, il se passa des évènements décisifs à Barcelona. José Santos Pedregal, petit policier de quartier, avide de pouvoir, heureux de la victoire du caudillo et fort de l’idéologie fasciste, imposait sa loi dans le quartier par des prises de décisions arbitraires. Beaucoup de monde, surtout des jeunes, le détestait mais peu, voire personne, n’osait se frotter à lui. Car force revenait toujours à la loi et Santos était la loi. Il en profitait d'ailleurs pour obtenir des faveurs des commerçants, des cafetiers, des restaurateurs et des femmes aux mœurs suffisamment légères que pour le satisfaire afin de pouvoir continuer à marchander leurs charmes auprès des bourgeois qui s'encanaillaient de temps à autres dans le quartier. C’est ainsi qu’opportunément Santos surpris Carlos occupé à graver sur le ventre de Soledad une croix catholique. Démasqué, Carlos chercha à faire taire Santos. Mais on ne la fait pas à ce dernier : il dégaina son arme de fonction et fit feu sur Carlos. Tout heureux d’être celui qui venait de mettre fin aux jours du tueur des jeunes femmes du quartier. Son aura allait encore grandir au sein de la guardia civile. Début octobre, en France, on avertit Carlitos qui écourta son séjour et rentra à Barcelone, avec une malle pleine, par le chemin des contrebandiers puis en train. Il avait envoyé un télégramme succinct à Paula pour lui annoncer son arrivée. Ce fut Alejandro qui vint l’accueillir à la gare de Barcelone avec sa voiture. Il lui explique ainsi la mort de son père et les circonstances de celle-ci. Et, surtout, il lui annonce que Santos s’est octroyé le droit de perquisitionner l’épicerie et qu’il a fait fermer. Il semble qu’il en ait profité pour se servir et confisquer une part importante du stock qui se trouve maintenant chez lui ! Alejandro et Carlitos transfèrent rapidement la malle dans la voiture d’Alejandro. Puis, ils se rendirent tous deux à l’épicerie. Averti par des gamins à sa solde, Santos ne met pas longtemps à se manifester. L’épicerie est véritablement sens dessus dessous. Carlitos a du mal à se contenir face à l’arrogance cynique de Santos. D’autant que ce dernier le considère comme dangereux (tu es le fils de ton père) et veut le soumettre à une surveillance constante. Bref, cela se passe mal entre les deux hommes qui en viennent aux mains. Et Carlitos se retrouve en cellule pour une nuit. Santos prend un malin plaisir à jouer à l’humilier. Finalement, Carlitos sort après deux jours. Il rentre chez lui, à l’épicerie, la rage en tête.


Il constate les dégâts occasionnés par les perquisitions. Santos et ses hommes se sont manifestement bien amusés avec le vin et les conserves… Paula arrive à ce moment. Cela fait des mois qu’ils ne se sont plus vus. Dans ses bras, Carlitos se calme peu à peu. Ils passent la nuit ensemble, à l’étage, dans sa chambre. À l’aube, Alejandro arrive en catastrophe. Santos a été agressé en rentrant chez lui au milieu de la nuit ! Il est à l’hôpital mais il a clairement déclaré que c’est Carlitos qui est le responsable ! Les hommes de la Guardia Civile arrivent et cette fois ce n’est plus de la rigolade. Cela risque d’être impossible pour Carlitos de prouver son innocence, même si Paula témoigne. Le temps de l’enquête, Carlitos sera aux mains de Santos et dieu sait ce qui lui passera par la tête; il a déjà clamé qu’il aurait la peau du fils comme il eu celle du père. Alejandro donne une somme d’argent à Carlitos (l’argent qui équivaut aux produits ramenés dans la malle), qu’il fasse son sac et qu’il disparaisse au plus vite. Après tout, Santos n’est omnipotent que dans les limites du quartier. Que Carlitos se trouve une chambre d’hôtel ou un petit meublé à l’autre bout de la ville en attendant que l’affaire se tasse. Quand les hommes de Santos arrivent, Carlitos vient de disparaître. Et c’est ainsi que commence la «carrière de hors-la-loi» de Carlitos. Malgré lui. Par la faute d’un policier cynique, petit chef de quartier. Pendant deux mois, Santos va chercher Carlitos, en vain. Deux mois pendant lesquels l’enquête finira par prouver, grâce au témoignage de Paula et de Alejandro, que Carlitos n’est pas l’auteur de l’agression ni même le commanditaire, puisque l’un des agresseurs sera retrouvé puis relâché après un mois d’incarcération et une entrevue avec Santos (où son agresseur l’a mis en garde : s’il lui arrivait quelque chose, les preuves du racket de Santos - des sommes d’argent pour fermer les yeux sur son trafic d’alcool) seront déposée au commissariat central. Cet homme, l’agresseur, sera retrouvé mort dans un parc plusieurs mois plus tard. Mais en attendant, Carlitos a été disculpé officiellement. Il pourra rentrer à l’épicerie… Sauf que pendant ces mois de planque, il a rencontré Eva, reine glamour des nuits chaudes de Barcelone, intéressée par l’approvisionnement en champagne, cigarette, alcools, français pour son bar. Posséder de tels produits aujourd’hui interdits par Franco c’est s’assurer la clientèle la plus huppée de la ville. Carlitos va ainsi proposer à Eva d’aller en France et de revenir avec ce qu’elle demande (cette fois ce serait par la mer). Et de mettre ainsi sur pied un début de trafic trans-frontalier entre la France et Barcelona. C’est aussi par Eva que Carlitos va rencontrer Lluis, un enquêteur de la police nationale qui est amoureux d’Eva et qui, à ce titre,


ferme les yeux sur ses activités. Ce Lluis va proposer à Carlitos de devenir une sorte d’indicateur du milieu en échange de quoi il le protègera des agissements de Santos. Une amitié va petit à petit naître entre Carlitos, Eva et Lluis. De retour à l’épicerie, Carlitos la réorganise. Grâce à Eva il a pu se faire un peu d’argent qu'il utilise pour remettre le commerce en ordre. Il va tenir le magasin mais, surtout, l’utiliser pour stocker ses produits d’importation française qu’il va livrer à d’autres bars et boîtes que celle d‘Eva. Si cette dernière a l’exclusivité pour le centre de Barcelone, d’autres bars en périphérie ou en d’autres villes de la Catalogne sont avides de ces produits interdits. Fort de la protection de Lluis (tant qu’il parvient à rester discret), Carlitos va engager quelques amis du quartier et se constituer une équipe pour être plus performant. Il ne dira rien à Paula de ces activités illicites, il veut la laisser en dehors de cela. Par contre Paula viendra de temps à autre tenir l’épicerie, un peu à la façon dont Engracia le faisait : avec charme et efficacité. L’épicerie semble prospérer assez vite et Alejandro (lui non plus n’est pas au courant des affaires occultes de Carlitos) est impressionné par cette réussite apparente. A tel point qu’il va lui demander un avis sur sa gestion de l’imprimerie et sur ses projets d’investissements. Carlitos va donc rentrer par la petite porte dans les activités de l’imprimerie et apportera des idées novatrices dans la façon d’éditer le quotidien El Publico qui va doubler ses ventes en quelques mois ! Entretemps, Soledad, la jeune fille qui avait été sauvée de la mort par l'intervention de José Santos est passée par l’épicerie avec un bébé sur les bras. En effet, après avoir échappé de peu à la mort promise par le père de Carlitos, Soledad s’est rendue compte qu’elle était enceinte du tueur. Ses parents, très croyants, refusent un avortement et répudient leur fille, à jamais salie par les vices sexuels d’un assassin monstrueux. Rejeté, abandonnée et seule, Soledad décide au final de garder l’enfant et de l’aimer. Elle quitte donc le toit familial (qui se voit amputé du salaire qu’elle y apportait). Ouvrière, elle a pu subvenir à ses besoins jusqu’au moment de l’accouchement. Par après, que faire avec le bébé pendant qu’elle travaille ? Ayant épuisé ses maigres revenus, elle se retrouvait dans l’impasse totale quand elle se décida à aller trouver Carlitos dont l’épicerie lui sembla assez prospère pour lui réclamer de l’aide ou un peu d’argent. Après tout, le bébé est son demi-frère. Carlitos, se proposa au final de l’engager pour tenir le comptoir de l’épicerie. Soledad pourrait venir travailler avec le bébé (il dormirait en haut, elle pourrait s’en occuper entre deux clients). Voilà comment peu à peu Soledad et son


demi-frère entrèrent dans sa vie. Très vite au courant des trafics de Carlitos, Soledad l’aidera et le poussera à en faire toujours plus. Ce fut elle qui lui donna l’idée de racheter un bar de nuit qui n'arrivait plus à payer ses dettes pour en faire un bordel dont elle s’occupa et choisissant elle-même les filles qui y travailleraient. Rappelons qu’avant son histoire avec Carlos, elle était déjà une prostituée occasionnelle qui ne disait pas son nom. Voilà comment Carlitos Moreno Vargas que rien ne destinait à cela devient en quelques temps un trafiquant de produits de luxe, propriétaire d'un bordel et futur patron d'une grosse imprimerie de Barcelone, partageant sa vie entre deux femmes, l'une qui deviendra légitime, Paula Freixas, et l'autre, Soledad, qui deviendra vite sa maîtresse autant que son associée…

Naviguant par

ailleurs entre la vengeance ourdie par José Santos Pedregal et les protections de Lluis et Eva.


Recherches de style et Méthode de travail

Ci-après vous pouvez trouver deux pages de recherche de style qui définissent la méthode de travail du dessin à deux mains. 1.- Découpage + Esquisse crayonné : Rubén Pellejero 2.- Finition dessin + Encrage : Eduard Torrents 3.- Couleurs : Rubén Pellejero + Eduard Torrents ou coloriste


Tome 1 : Les Ventres Crucifiés 1949, Carlitos se trouve en France, dans un train à destination de Perpignan. Il y fait la rencontre de Jocelyn, une commerçante française qui lui propose du travail et de Andrès et Ramos deux jeunes espagnols comme lui… Andrès remarque une drôle de cicatrice en forme de croix catholique sur la paume de la main gauche de Carlitos… Ce dernier esquive la réponse… Dix ans plus tôt, c'est la guerre civile. Engracia, la mère de Carlitos, trouve la mort sous les décombres d'une maison bombardée par les troupes de Franco tandis que Carlos, le père de Carlitos, ne souffre que quelques contusions. Carlitos avait été mis en sécurité dans un abri sous la protection de Alejandro, un riche imprimeur, le meilleur client de l'épicerie de Carlos… Quand Carlitos arrive sur les lieux, on tente de l'empêcher de voir le corps de sa mère mais il arrive à se faufiler jusqu'à elle un bref instant… le temps d'apercevoir qu'une étrange croix sanglante blesse son ventre. Il est pris, ensuite, en charge par Alejandro qui le ramène chez lui pour lui changer les idées et demande à sa fille Paula et à la bonne (Visitacion) de lui tenir compagnie. Paula et Visitacion s'occupèrent de lui au mieux. Paula a elle aussi perdu sa mère, mais c'était quand elle était encore bébé. Il n'empêche, les deux enfants ont des choses à partager. Malgré cela, Carlito rêve de sa mère. C’est son refuge chaque fois qu’il est confronté à des situations difficiles, conflictuelles ou dangereuses. Mais il n’en parle jamais à personne, même pas à Paula. Il a une réaction contradictoire chaque fois qu’il voit une croix : il en état d’exaltation, en même temps qu’il est submergé par un sentiment de terreur muette. Dans ses rêve, la croix sur le bas ventre de sa mère se transforme en fleures, en roses rouges ; d’autre fois, c’est une croix dorée. Un matin, après l’un de ces rêves, il prend un couteau de cuisine, et s’incise le signe de la croix sur la paume de sa main. Paula, ayant découvert qu'il saignait à la main, lui lécha lentement la blessure avant de lui poser un pansement.


Quelques temps plus tard, à Barcelone, c'est la fin de la guerre civile. Franco organise la parade des Nationalistes. La foule les salue avec le bras levé ; des enfants agitent de petits drapeaux. Ceux qui sont écœurés restent chez eux… Au commissariat de police, José Santos Pedregal est enrôlé dans la police en raison de ses actions anti-communistes durant la guerre civile. Le chef de la police a bien conscience qu'il va lâcher là, dans les quartiers populaires de la ville, une sorte de chien enragé. La temps passe, la vie continue. La guerre et l'épidémie de grippe qui ont fait tant de ravages sont passés. Les enfants grandissent et restent amis… Ils jouent souvent ensemble, à l'étage de la boutique de Carlos ou dans la grande maison de Alejandro. Carlos reste taciturne comme avant. Il lui arrive de temps à autre, pas souvent, mais plusieurs fois par an, de sortir la nuit et de ne rentrer qu'à l'aube complètement ivre… Dans ces moments-là, Carlitos ne va pas à l'école et il ouvre et tient l'épicerie lui-même pour la journée. Ainsi, plusieurs années plus tard, dans l’arrière-boutique de Carlos, Alejandro est affalé dans un fauteuil (ou une chaise en osier), les yeux fermés, un cigare à la main et il accompagne avec les doigts de l’autre main la musique de jazz qui vient de la coquille d’un tourne-disque. Il déplore devoir écouter toujours le même disque et d'avoir entamé sa toute dernière boite de cigares. Depuis que Franco a fermé les frontières, plus possible de faire venir ces marchandises de France. "C'est une pitié", pense Alejandro… A l'étage, Paula et Carlitos font leur devoirs scolaires ensemble. Les deux adolescents ont grandi. Les seins de Paula qu'elle laisse entrevoir en ouvrant légèrement sa chemise ne laissent pas indifférent Carlitos… Dans l’épicerie, les clients ragotent sur des horribles crimes commis dans le quartier. Ces cinq dernières années, six femmes ont été retrouvées assassinées, le ventre ouvert en forme de croix. La dernière a été trouvée avant-hier… Des prostituées et des étrangères, paraient-il. Mais ils se taisent à l’arrivée d’un policier en uniforme. C’est Santos. José Santos s'est fait une réputation dans le quartier. Il menace les délinquants, leur offre sa protection en échange de tuyau, les incite à balancer leurs collègues, extorque les boutiquiers en leur faisant croire qu’ils ont un dossier à la police. Carlos le sert.« Mets ça sur mon ardoise, mon brave Carlos ! »


Une femme susurre à l’autre : « On l'connait, celui-là. Y va jamais la lui régler, cette ardoise ! » José Santos prélève sa dîme. Le régime autarcique que Franco impose à l'Espagne est intenable pour Carlos. Il lui faut des marchandises françaises. Il décide ainsi d'envoyer Carlitos en France pour travailler et convertir le maximum de son salaire en disque de Jazz, en champagne, en revue légère qu'il pourra revendre au triple du prix à Alejandro et ses amis. Carlitos n'est pas triste de quitter l'école mais bien d'être ainsi éloigné de Paula. Avant qu'il ne parte, Paula embrasse fougueusement, pour la première fois, Carlitos. Retour au présent. Arrivée de Carlitos en France. Il finit par frapper à la porte de l'épicerie de Jocelyne à Perpignan. « Mme Jocelyne ? » « Oui, c’est moi ! Que me voulez-vous ? » « Vous m’avez dit de venir vous voir… Pour travail. » « Ah, je vous reconnais ! Le jeune homme du train. Mais entrez, donc. Alors, vos cousins à Marseille n’ont pas pu vous donner du travail ? » « Euh…non. » « Au fait, pour être plus juste, vous n’avez pas de cousins en France, ni à Marseille, ni ailleurs, n’est-ce pas ? » « Non, Madame. » « J’aime mieux ça ! Le savoir-faire est une qualité utile, mais le courage d’être sincère est bien plus appréciable. Mon offre tient toujours. » Evidemment, Jocelyne, veuve de guerre, s’intéresse plus à la beauté du corps de Carlitos qu'à son travail, mais ce dernier affiche une candeur à toute éprouve qui font capoter ses tentatives de rapprochement. Il se montre un garçon réservé et pieu qui garde la photo de sa mère sur sa table de chevet. Malgré tout, Jocelyne est intriguée par les agissements de Carlitos et elle le suit dans l’une de ses sorties nocturnes, et le voit négocier quelques choses avec des types aux mines patibulaires. A Barcelone, au même moment, Santos « cuisine » Quique, un cireur de chaussures, mendiant, boiteux, et qui trempe dans le petit trafic. « Invalide de guerre, hein ? » « Enfin, si l’on veut… Je n’ai pas vraiment fait la guerre. J’ai été libéré comme soutien de famille, mais j’en ai quand-même subi les conséquences. Ma jambe… »


« Je m’en fous. Toujours est-il que le rouge est une couleur qui déteint. Sur tous les proches. Si la chose s’apprenait, il ne te resterait qu’à cirer les chaussures de tes camarades dans une cour de prison. » Effrayé, se contredisant, Quique finit par parler de tout et de n’importe quoi. Il lâche une phrase sur le fils de l’épicier, qui se trouve toujours dans les alentours lorsque les « assassinats à la croix » ont lieu. Le détail interpelle puissamment Santos. S'il venait à trouver le criminel qui tue ces femmes et leur ouvrant le ventre, quelle promotion ce serait pour lui ! Tandis que Quique voudrait passer à autre chose, il le retient sur ce détail et le presse pour lui en faire dire plus. Il apprend aussi que Carlitos a eu son passeport avant l’âge légal, grâce à des faveurs des amis dans le bureau concerné. Pour José, c'est évident : Carlitos a perdu sa mère enfant, on lui a dit qu'elle avait une étrange blessure au bas-ventre, le gamin a été perturbé. Il a basculé peu à peu dans la folie et, après avoir commis ces meurtres, il s'est enfuit en France… Comment pourrait-on le faire revenir ? Quique a des cousins qui ont réussit à fuir en France, et il peut se mettre en contact avec eux. José Santos saute sur l'occasion et charge Quique de faire porter un message à Carlitos : sont père est gravement malade, mourant, et l’appelle à son chevet. A Perpignan, Jocelyne se fait du souci sur les possibles relation de Carlitos avec la pègre. Elle lui part de ses inquiétudes. Carlitos lui demande de lui faire confiance, car il ne peut pas lui confier les raisons pour lesquelles il fréquente le « milieu », mais la rassure en lui jurant qu’il ne fricote rien avec eux. De fil en aiguille, ils finissent dans une étreinte affective. Carlitos n’ose plus trop se dérober, il ne sait pas ce qu’il ferait sans la bienveillance de Jocelyne. Par ailleurs, elle ne manque pas de charme. Lorsqu’elle commence à enlever ses vêtements, la vue de son bas ventre provoque de sueurs à Carlitos. Mais Jocelyne prend les choses en main. Hélas, à ce moment même, une petite pierre frappe contre la vitre de la fenêtre. Il y un homme dans la rue obscure, il demande à Carlitos de descendre. L’élan des amants en devenir est coupé ; Carlitos descend et s’entretient avec le visiteur nocturne. Tard dans la nuit, Jocelyne retrouve Carlitos assis sur un tabouret, au milieu du rez-de-chaussée (dans la boutique), sombre, tremblotant. Il doit partir, car son père le réclame. Il serait très mal en pont. Dans la discussion qui s'ensuit, Carlitos finit par se confier à Jocelyne et lui raconte la véritable de sa raison de venue en France. Loin de le juger, elle le


recommande à un ami camionneur qui va l’accompagner jusqu’à un village frontalier dans les Pyrénées. Le lendemain, Carlitos empoche tout son salaire et le convertit en marchandise réclamée par son père. Barcelone. Soledad est une jeune fille qui se prostitue clandestinement pour quelques poignée de pesètes. José vient une fois par semaine chercher sa passe gratuite en échange de quoi, il ferme les yeux sur les activités de la belle. Il débarque quand il veut, à sa guise, et si Soledad est à l'œuvre avec un client, il le fait dégager sur le champ l'assurant de tout dire à sa femme s'il ne déguerpissait pas dans la seconde. Ce soir-là, José vient donc chercher son dû auprès de Soledad mais elle n'est pas seule. Elle est avec un client. Un client plutôt pervers : elle est attachée au lit. Elle gêmit étrangement. José semble reconnaitre l'homme. Il se manifeste. L'homme se retourne : c'est Carlos

!

Il

tient

un

couteau

en

main.

Le

ventre

de

Soledad

est

entamé…sanguinolent !! Santos a surpris l’assassin. Carlos, effaré, essaye de s’expliquer : "Je ne fais qu’aider ces pauvres âmes perdues. C’est pour leur bien ; elles sont toujours d’accord, même si, par moment, la douleur fait fléchir leur détermination. Mais c'est cette douleur que je leur inflige qui leur épargne des châtiments bien plus terribles. Des châtiments qu’elles ont mérités sur leur long chemin de péchés ! Je les aide à quitter ce monde de débauche protégées par le repenti inscrit à même leur corps !" "Ah, ouais ?! Alors, c’est ton canif qui leur donne l’absolution ?" "Ne blasphémez pas, Don José ! Personne ne peut leur donner l’absolution. Je ne suis que la main pécheresse au service de la volonté du Seigneur. Je suis autant, sinon plus abominable qu’elles ! Je prends un plaisir coupable à les souiller, à les voir souffrir, à les voir réduite à des loques impuissantes, à mes pieds ! J’en jouis honteusement. Mais ce n’est qu’une âme damnée comme la mienne qui puisse intercéder en leur apportant la lumière divine. Personne ne rira d’un juste ! (il brandit son couteau) Je vais mourir comme j’ai vécu : dans la douleur ! Si je me frappe moi-même, mes actes n’auront que plus de valeur." Il lève la main avec le couteau pour se planter la lame dans la poitrine… Santos fait feu à bout portant, et interrompt le mouvement. Carlos s’écroule. Le poignard s’échappe de la main inanimée.


"L’assassin se suicide devant le policier qui n’eut temps de rien faire " - la gueule que j’aurais moi dans tout ça ! C’est pas toi le héros dans cette histoire, hijo de la gran puta ! J’ai trop attendu cette occasion pour me laisser voler la vedette par un obsédé à la noix. Ça sera le caporal José Santos Pedregal qui a inlassablement traqué et fini par attraper le dangereux assassin Carlos Moreno Vargas, au péril de sa vie. Voilà ! Ça fait quand même plus classe, ça ! La résolution de l’énigme de « l’assassin à la croix » est célébrée par les média. José Santos est décoré. Le lendemain, Quique vient voir Santos : "J’ai honte, Don José ! Je réalise que j’ai injustement accusé Carlitos. C’est vrai que j’avais des soupçons, mais j’en ai rajouté quand vous m’avez interrogé. C’est que j’avais tellement peur. Je vais essayez d’envoyer un message par mes cousins pour qu’ils l’avertissent sur la mort de son père. Il faudrait qu’il vienne préparé pour ce qui l’attend. Maintenant que vous n’avez plus rien contre lui…" "Qui t’as dit que je n’ai plus rien contre lui ?" "Mais, Don José… Vous avez attrapé l’assassin, non ?! Et c’est pas grâce à moi, j’en suis bien conscient ! Je jure que je vais passer une journée entière à genoux devant l’autel de la Vierge Noire pour demander pardon ! Vous ne pouvez pas imaginer à que point je me repentis !" "J’ai mieux pour toi. Dans l’église, ‘y a trop de monde. On pourrait perturber ta pénitence. Je vais t’offrir une cellule où tu pourras prier jusqu’au retour de ce fils de chienne !" Quand à Carlitos, je ne vais tout de même pas prendre le risque de le laisser courir en liberté, des fois que l’envie lui prenait de se venger… José frappe toujours le premier.

Fin de l'épisode.

Ci-après vous pouvez trouver une page définitive et le scénario (page 4).


BARCELONA

scénario 1

1. Plan d’ensemble de la ligne de Le gendarme off : Messieurs dames, chemin de fer qui longe la mer, en bonjour ! France. La frontière espagnole a été franchie il y a une demi-heure. Le train international avance à vitesse normale. Il fait beau. 2. Grande case. Intérieur d’un compartiment du train. Deux gendarmes sont dans la porte. Carlitos (il porte une casquette), deux autres jeunes hommes (Ramón et Andrés); en face : une dame (30-40 ans) et un vieux pépé avec une petite fille (dans les 10-12 ans).

Le gendarme : Gendarmerie nationale. Vos papiers, s’il vous plaît ! Ramón: Encore ? La petit fille, au pépé qui n’a pas l’air d’entendre : Demanen els documents, iaio.

3. Avant-plan : Carlitos déballe le passeport soigneusement enveloppé dans un foulard. Au fond, Andrés cherche à raisonner Ramón.

Andrés: Ramón ! Sors ton passeport au lieu de protester ! Tu ne veux pas qu’on nous remballe, des fois ?! Ramón. : Mais, ils l’ont bien vu à la frontière…

4. Carlitos, sa casquette dans la main.

Le gendarme : Carlos Moreno Vargas ? Carlitos : Oui, Monsieur.


BARCELONA 1. Tandis qu’il contrôle les passeports des jeunes étrangers, le 2e gendarme fait signe à la dame qui tend sa carte d’identité (*), avec un sourire galant. (Pour ne pas trop charger la vignette, Carlitos et le 1er gendarme peuvent rester hors champ).

scénario 2 Le 2e gendarme (à la dame) : Ça ira, Madame ! Le 1er gendarme (off 1) : Que faitesvous en France ? Carlitos (off 2) : Un cousin à Marseille, il me donne travail.

2. Plan frontal ( ?) du regard ----------------er scrutateur du 1 gendarme, droit vers Carlitos (si vous optez pour un plan frontal – vers nous), tandis qu’il tient le passeport ouvert. 3. Le gendarme sourit, et rend son passeport à Carlitos.

Le gendarme : Très bien.

4. Les gendarmes sortent.

Le gendarme : Messieurs dames, faites bon voyage !

5. Au 1er plan, Carlitos a remis sa Andrés: Tu vois qu’il y avait pas de casquette. Les deux autres voyageurs à quoi s’énerver ! côté de lui discutent. Ramón. : J’y peux rien, Andrés, ils me foutent la trouille ! 6. Ramón se tourne vers Carlitos.

Ramón. : T’aurais pas une cigarette ? Carlitos : Oui, bien sûr. II/ Mais alors, on sort dans le couloir.

7. Plan rapproché de la dame d’en face :

Dites jeune homme…

(*) en la época, el DNI francés era un carnet de dos hojas


BARCELONA 1. Carlitos, dans la porte du compartiment, se retourne vers la dame. Tout en répondant, il lève la main pour enlever sa casquette.

scénario 3 Carlitos : Oui, Madame ? La dame : Je vois que vous parlez bien le français… Carlitos : Merci, Madame. J’ai appris avec une amie à Barcelona. La dame : Bien, bien ! Est-ce que vous sauriez travailler dans une boutique ?

2. Carlitos, décoiffé (sans casquette). Il Carlitos : Mon père a une épicerie, et se fend d’un sourire. souvent, je… La dame (off) : Formidable ! 3. Plan sur la dame affable, elle affiche La dame : Si jamais votre cousin vous un large sourire, Carlitos est un garçon laisse tomber, venez me voir ! Moi si jeune et si séduisant. aussi, je tiens une épicerie, rue de la gare, à Perpignan. Demandez Jocelyne - tout le monde me connaît. 4. Couloir du train, Carlitos se fait apostropher par Ramos. Andrés lui présente sa cigarette éteinte…

Ramos : Dis donc, t’es vernis toi !

5. Dans le couloir du train : Andrés, la cigarette au bec, penché sur l’allumette que lui tend Carlitos, en faisant écran avec l’autre main. Ramón attend son tour pour allumer lui aussi sa cigarette.

Andrés: T’as qu’à apprendre les bonnes manières, - pouf -, et tu verras – pouf - comme les portes s’ouvriront devant toi, comme la dame devant lui.

6. La main de Carlitos. Il la secoue pour (off): Hé ?! Qu’est-ce que t’as dans la éteindre l’allumette. On aperçoit une main ? croix incisée sur la paume de la main (si nécessaire, insérer une petite case avec le détail). Une cicatrice. 7. Plan frontal de Carlitos qui s’est détourné des deux autres, le regard embrumé.

Carlitos : Rien. II / C’est du passé… III/ …lointain !

8. Le même plan : Carlitos est gamin (8 ans), la casquette plus grande que sa tête, les yeux écarquillés.

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BARCELONA

scénario 4

1. Le même genre de croix, sur le bas ventre d’une femme…

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2. Zoom arrière : la femme est à moitié ensevelie sous les décombres d’un mur écroulé. Dans le premier plan, la tête du gamin (on reconnaît la casquette).

Off : Le gamin ! Que quelqu’un éloigne le gamin, carajo ! Off : Faut pas qu’il voie sa mère comme ça !

3. Un femme (Cecilia) traîne l’enfant en le tirant par le bras. Celui-ci continue à regarder en arrière.

Cecilia: Allez, viens, Carlitos. J’ai fait des buñuelos. Mais, viens !

4. Alejandro s’approche en ouvrant les Alejandro : Je m’en occupe, Cecilia ! bras. Cecilia : Ah, don Alejandro, Dieu vous bénisse ! Vous arrivez à point nommé ! 5. Grande case. Alejandro emmène le Alejandro : On va aller chez moi. garçon qui se laisse faire, plus Paula a de nouveau jouets qui vont amadoué. t’enchanter ! Les gens s’affairent autour du cadavre. Carlos, le père de Carlitos, est assis sur une pierre, l’air abattu, un voisin tente de le consoler, etc.

Dossier Barcelona!  
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