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L’AUBERGINE De la chaleur, encore de la chaleur et toujours de la chaleur, voici ce que réclame l’aubergine. C’est dire que sa culture est plus facile dans le sud. Pour les nordistes, rien de perdu, mais ne comptez pas sur une récolte abondante.

Pour débuter

Les plants d’aubergine aiment la fraîcheur apportée par le paillage du sol.

Le semis d’une aubergine n’a rien d’évident. Alors optez sans hésiter pour un plant que vous achèterez vers le milieu du printemps, pas avant. • La bonne époque : Pour croître, la plante a besoin de températures diurnes comprises entre 20 et 25 °C. La nuit, 16 à 18 °C suffisent. Attendez donc que le thermomètre monte : en avril dans le midi, vers la mi-mai en région parisienne. Transplantés trop tôt, les végétaux ne mourraient pas, mais végéteraient. • Le bon emplacement : Plantez les aubergines au soleil, en les espaçant de 30 à 40 cm. Un peu plus dans le midi où la plante s’étoffera davantage. • La technique : Creusez des trous. Placez un tuteur haut d’une quarantaine de centimètres, puis installez votre jeune plant en terre. Ajoutez une généreuse pelletée de compost en surface, tout autour de la plante. Au pied de l’aubergine, formez une cuvette où se concentrera l’eau. Installez une litière de végétaux secs. Ainsi couverte, la terre reste fraîche, car l’eau s’évapore moins. Terminez en arrosant.

SEMIS PLANTATION RÉCOLTE

À droite : L’aubergine est un fruit méditerranéen que l’on peut cultiver facilement jusqu’aux environs de Paris.

18

Le semis : plus délicat Le semis est assez délicat, le taux d’échec est élevé, même pour les professionnels. À titre indicatif, à 22-28 °C, une température pas évidente à obtenir, la levée demande 3 à 5 jours.


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L’AUBERGINE De la chaleur, encore de la chaleur et toujours de la chaleur, voici ce que réclame l’aubergine. C’est dire que sa culture est plus facile dans le sud. Pour les nordistes, rien de perdu, mais ne comptez pas sur une récolte abondante.

Pour débuter

Les plants d’aubergine aiment la fraîcheur apportée par le paillage du sol.

Le semis d’une aubergine n’a rien d’évident. Alors optez sans hésiter pour un plant que vous achèterez vers le milieu du printemps, pas avant. • La bonne époque : Pour croître, la plante a besoin de températures diurnes comprises entre 20 et 25 °C. La nuit, 16 à 18 °C suffisent. Attendez donc que le thermomètre monte : en avril dans le midi, vers la mi-mai en région parisienne. Transplantés trop tôt, les végétaux ne mourraient pas, mais végéteraient. • Le bon emplacement : Plantez les aubergines au soleil, en les espaçant de 30 à 40 cm. Un peu plus dans le midi où la plante s’étoffera davantage. • La technique : Creusez des trous. Placez un tuteur haut d’une quarantaine de centimètres, puis installez votre jeune plant en terre. Ajoutez une généreuse pelletée de compost en surface, tout autour de la plante. Au pied de l’aubergine, formez une cuvette où se concentrera l’eau. Installez une litière de végétaux secs. Ainsi couverte, la terre reste fraîche, car l’eau s’évapore moins. Terminez en arrosant.

SEMIS PLANTATION RÉCOLTE

À droite : L’aubergine est un fruit méditerranéen que l’on peut cultiver facilement jusqu’aux environs de Paris.

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Le semis : plus délicat Le semis est assez délicat, le taux d’échec est élevé, même pour les professionnels. À titre indicatif, à 22-28 °C, une température pas évidente à obtenir, la levée demande 3 à 5 jours.


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Fiches de culture AUBERGINE : la plantation

 Déposez une pelletée de terreau dans le trou de plantation.

 Tassez fermement le sol autour de la jeune plante.

 Rapportez un peu de terre pour faire une butte au pied de la tige.

Toujours partant ? Mettez de la terre dans une terrine, posez quelques graines et recouvrez-les de substrat. Humidifiez. Installez le tout sur un radiateur, à proximité d’une source lumineuse. Les veinards du sud sèment dès février. Ailleurs, attaquez vers la mi-mars. Et ne quittez pas vos aubergines des yeux. La plante formera deux cotylédons, puis une feuille pointe. À ce moment, vous pouvez considérer que l’affaire est dans le sac. Maintenez la terre mouillée. Quand les plants ont développé 4 à 5 feuilles, repiquez-les dans des godets. Pour endurcir les aubergines et les habituer à la vie au grand air, sortez-les. Posez-les, par exemple, contre un mur devant la maison et abrités derrière une vitre. La terre des pots sèche rapidement. Pensez aux arrosages. Quand la température le permet, transportez les aubergines au potager.

Et après… • Les soins à apporter Dans le sud, la chaleur aidant, les aubergines poussent beaucoup. Même dans ce cas, la taille n’est pas indispensable. Pour limiter le nombre de fruits et favoriser leur maturation, supprimez plutôt des

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 Arrosez abondamment.

 Paillez pour garder l’humidité du sol.

fleurs. Les jardiniers du nord n’auront pas ces soucis-là, mais ils peuvent espérer quelques beaux fruits de 500 g. • La récolte Elle démarre environ 5 mois après le semis. Quand les aubergines ne grandissent plus, c’est le moment de les cueillir. Pas de panique, elles attendent sans broncher quelques jours, voire quelques semaines.

Les variétés ‘Ronde de Valence’ s’impose aux nordistes (Valence c’est le nord, comme chacun sait !), elle est réputée pour sa précocité. Si vous manquez de soleil, vous aurez plus rapidement des fruits. Du côté des curiosités, vous ne manquerez pas ‘Blanche Dourga’, une variété à fruits blancs. Et ‘Blanche ronde à œufs’, une originale dont les fruits ressemblent à des œufs de poule.

LE CONSEIL BIO Dans les jardins du nord, vous cultiverez l’aubergine par curiosité, pour étonner vos amis et parce que c’est une belle plante. Ses feuilles festonnées portent des nervures violettes et ses fleurs se teintent d’un mauve céleste. Et puis, surprise, pendant un épisode de canicule, l’aubergine formera de superbes fruits, et de bonne taille. Cela dit, mêmes petites, les aubergines du jardin sont délicieuses.

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Fiches de culture AUBERGINE : la plantation

 Déposez une pelletée de terreau dans le trou de plantation.

 Tassez fermement le sol autour de la jeune plante.

 Rapportez un peu de terre pour faire une butte au pied de la tige.

Toujours partant ? Mettez de la terre dans une terrine, posez quelques graines et recouvrez-les de substrat. Humidifiez. Installez le tout sur un radiateur, à proximité d’une source lumineuse. Les veinards du sud sèment dès février. Ailleurs, attaquez vers la mi-mars. Et ne quittez pas vos aubergines des yeux. La plante formera deux cotylédons, puis une feuille pointe. À ce moment, vous pouvez considérer que l’affaire est dans le sac. Maintenez la terre mouillée. Quand les plants ont développé 4 à 5 feuilles, repiquez-les dans des godets. Pour endurcir les aubergines et les habituer à la vie au grand air, sortez-les. Posez-les, par exemple, contre un mur devant la maison et abrités derrière une vitre. La terre des pots sèche rapidement. Pensez aux arrosages. Quand la température le permet, transportez les aubergines au potager.

Et après… • Les soins à apporter Dans le sud, la chaleur aidant, les aubergines poussent beaucoup. Même dans ce cas, la taille n’est pas indispensable. Pour limiter le nombre de fruits et favoriser leur maturation, supprimez plutôt des

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 Arrosez abondamment.

 Paillez pour garder l’humidité du sol.

fleurs. Les jardiniers du nord n’auront pas ces soucis-là, mais ils peuvent espérer quelques beaux fruits de 500 g. • La récolte Elle démarre environ 5 mois après le semis. Quand les aubergines ne grandissent plus, c’est le moment de les cueillir. Pas de panique, elles attendent sans broncher quelques jours, voire quelques semaines.

Les variétés ‘Ronde de Valence’ s’impose aux nordistes (Valence c’est le nord, comme chacun sait !), elle est réputée pour sa précocité. Si vous manquez de soleil, vous aurez plus rapidement des fruits. Du côté des curiosités, vous ne manquerez pas ‘Blanche Dourga’, une variété à fruits blancs. Et ‘Blanche ronde à œufs’, une originale dont les fruits ressemblent à des œufs de poule.

LE CONSEIL BIO Dans les jardins du nord, vous cultiverez l’aubergine par curiosité, pour étonner vos amis et parce que c’est une belle plante. Ses feuilles festonnées portent des nervures violettes et ses fleurs se teintent d’un mauve céleste. Et puis, surprise, pendant un épisode de canicule, l’aubergine formera de superbes fruits, et de bonne taille. Cela dit, mêmes petites, les aubergines du jardin sont délicieuses.

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LA CAROTTE Comme tous les légumes dont on consomme la racine, la carotte demande un sol meuble. La récolte commence 3 mois après le semis. Les carottes se mangent jeunes ou à maturité. Elles se conservent plusieurs mois.

Pour débuter

Pour des carottes bien droites, il faut un sol léger, profond et sans cailloux.

• La bonne époque : Semez au printemps, entre avril et début juillet. La carotte n’a pas de besoins climatiques particuliers, elle réserve toutes ses exigences à la terre. • Le bon emplacement : Les plus beaux spécimens poussent dans le sable. C’est dire que la préparation d’un sol argileux doit être impeccable. Courage, la carotte bien maîtrisée est un trésor sucré, une expérience inoubliable. Choisissez une parcelle exposée au soleil. • La technique : Désherbez, bêchez bien le sol, cassez les mottes. Éliminez systématiquement les cailloux. La racine de la carotte ne doit trouver aucun obstacle sur son chemin. En terre lourde, préparer la terre sur 25-30 cm de profondeur est impératif. 30 cm, c’est précisément la hauteur de la bêche. Une fois la terre ameublie, placez le cordeau et ouvrez, avec la serfouette, un sillon de très faible profondeur car la graine de la carotte est tout juste recouverte de terre. Pour mettre toutes les chances de votre côté, remplacez le terreau par du compost ou du sable. Plombez avec le dos du radeau. Si vous devez tracer plusieurs sillons, espacez-les de 20 cm. Semez aussi clair que possible. Mouillez en apportant de l’eau avec l’arrosoir muni de sa pomme.

SEMIS

À droite : Les plus belles carottes sont obtenues dans une terre légère et sablonneuse.

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RÉCOLTE


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LA CAROTTE Comme tous les légumes dont on consomme la racine, la carotte demande un sol meuble. La récolte commence 3 mois après le semis. Les carottes se mangent jeunes ou à maturité. Elles se conservent plusieurs mois.

Pour débuter

Pour des carottes bien droites, il faut un sol léger, profond et sans cailloux.

• La bonne époque : Semez au printemps, entre avril et début juillet. La carotte n’a pas de besoins climatiques particuliers, elle réserve toutes ses exigences à la terre. • Le bon emplacement : Les plus beaux spécimens poussent dans le sable. C’est dire que la préparation d’un sol argileux doit être impeccable. Courage, la carotte bien maîtrisée est un trésor sucré, une expérience inoubliable. Choisissez une parcelle exposée au soleil. • La technique : Désherbez, bêchez bien le sol, cassez les mottes. Éliminez systématiquement les cailloux. La racine de la carotte ne doit trouver aucun obstacle sur son chemin. En terre lourde, préparer la terre sur 25-30 cm de profondeur est impératif. 30 cm, c’est précisément la hauteur de la bêche. Une fois la terre ameublie, placez le cordeau et ouvrez, avec la serfouette, un sillon de très faible profondeur car la graine de la carotte est tout juste recouverte de terre. Pour mettre toutes les chances de votre côté, remplacez le terreau par du compost ou du sable. Plombez avec le dos du radeau. Si vous devez tracer plusieurs sillons, espacez-les de 20 cm. Semez aussi clair que possible. Mouillez en apportant de l’eau avec l’arrosoir muni de sa pomme.

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À droite : Les plus belles carottes sont obtenues dans une terre légère et sablonneuse.

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LE GROSEILLIER Un arbuste rustique, des fleurs qui résistent au gel, plusieurs dizaines d’années de récolte, pas de taille ou presque. Ce bon sujet s’appelle groseillier.

Pour débuter

Rouges ou blancs, les fruits sont aussi délicieux à croquer que préparés en gelées ou confitures.

À droite : Attendez que les derniers grains de la grappe rougissent pour cueillir les groseilles bien mûres.

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• La bonne époque Traditionnellement, la plantation a lieu en automne, pendant le repos végétatif. Cela donne au groseillier le temps de s’installer avant de produire feuilles, fleurs et fruits. Néanmoins, des arbustes sont encore vendus au printemps. • Le bon emplacement Le groseillier a besoin de lumière et vous de place lorsque vous récoltez. Prévoyez au moins 1,50 m pour chaque arbuste. Leurs racines sont superficielles. Du coup, il est inutile d’ameublir le sol en profondeur avant la plantation. Mais il faut éviter que des mauvaises herbes ne leur fassent de concurrence. • La technique Sortez la plante de son pot. Mettez la motte à tremper dans l’eau. Dans une parcelle bien désherbée, ouvrez un trou un peu plus profond que la motte. Il faudra enterrer l’arbuste jusqu’à la base des rameaux. Résistez à l’envie de tasser le substrat en piétinant. Les racines superficielles en souffriraient. Un arrosage copieux fait coup double : il hydrate et tasse le sol. Bon à savoir : le groseillier est auto fertile. Comprenez que, à l’inverse d’autres arbres fruitiers, cet arbuste pollinise lui-même ses fleurs. En conséquence, il n’est pas utile de planter plusieurs groseilliers.

PLANTATION RÉCOLTE


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LE GROSEILLIER Un arbuste rustique, des fleurs qui résistent au gel, plusieurs dizaines d’années de récolte, pas de taille ou presque. Ce bon sujet s’appelle groseillier.

Pour débuter

Rouges ou blancs, les fruits sont aussi délicieux à croquer que préparés en gelées ou confitures.

À droite : Attendez que les derniers grains de la grappe rougissent pour cueillir les groseilles bien mûres.

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• La bonne époque Traditionnellement, la plantation a lieu en automne, pendant le repos végétatif. Cela donne au groseillier le temps de s’installer avant de produire feuilles, fleurs et fruits. Néanmoins, des arbustes sont encore vendus au printemps. • Le bon emplacement Le groseillier a besoin de lumière et vous de place lorsque vous récoltez. Prévoyez au moins 1,50 m pour chaque arbuste. Leurs racines sont superficielles. Du coup, il est inutile d’ameublir le sol en profondeur avant la plantation. Mais il faut éviter que des mauvaises herbes ne leur fassent de concurrence. • La technique Sortez la plante de son pot. Mettez la motte à tremper dans l’eau. Dans une parcelle bien désherbée, ouvrez un trou un peu plus profond que la motte. Il faudra enterrer l’arbuste jusqu’à la base des rameaux. Résistez à l’envie de tasser le substrat en piétinant. Les racines superficielles en souffriraient. Un arrosage copieux fait coup double : il hydrate et tasse le sol. Bon à savoir : le groseillier est auto fertile. Comprenez que, à l’inverse d’autres arbres fruitiers, cet arbuste pollinise lui-même ses fleurs. En conséquence, il n’est pas utile de planter plusieurs groseilliers.

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LE THYM Du soleil et une terre bien drainée comblent le thym. Il ne demande rien d’autre, même pas une goutte d’eau. Coté déco, il garde son feuillage l’hiver. Et fleurit joliment dans les tons rosés.

Pour commencer

On trouve souvent des jeunes plantes arrachées à la pleine terre; elles reprennent souvent mieux que celles cultivées en pot.

Le semis est jouable, mais vous n’aurez rien à cueillir avant un bail. • La bonne époque : pour la plantation des godets, l’automne et le printemps conviennent. Dans ce cas, la récolte des rameaux peut commencer quelque temps après l’installation, quand la plante a repris. • Le bon emplacement : optez pour un endroit bien ensoleillé, et une terre drainée. La culture en pot ne pose aucun problème. Installez votre acquisition dans une poterie à votre goût et le tour est joué. • La technique : dans un sol ameubli sur une profondeur de 20 cm, ouvrez un trou avec le transplantoir. Installez les pieds de thym en les espaçant de 20 cm. Rebouchez le trou, tassez légèrement la terre et arrosez.

CALENDRIER MOIS

J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

PLANTATION RÉCOLTE

Rajeunir des vieux thyms

À droite : La floraison du thym est à la fois jolie et parfumée. Incorporez les fleurs à vos salades pour apporter une petite saveur de miel.

132

Les vieilles souches sont moins productives. Vous avez intérêt à diviser votre touffe de thym afin de disposer toujours de plants en pleine forme. Vous pouvez aussi commencer comme cela, en empruntant un éclat de thym chez des copains. C’est une solution rapide et économique. Agissez en mars avril. Ou en septembre-octobre. Avec une fourche bêche, soulevez puis arrachez un pied de thym. Secouez la motte pour faire tomber la terre. Posez-la et séparez la touffe à la main ou avec un couteau. Chaque nouvelle plante doit être munie de racines. Remettez-les en terre sans attendre.


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LE THYM Du soleil et une terre bien drainée comblent le thym. Il ne demande rien d’autre, même pas une goutte d’eau. Coté déco, il garde son feuillage l’hiver. Et fleurit joliment dans les tons rosés.

Pour commencer

On trouve souvent des jeunes plantes arrachées à la pleine terre; elles reprennent souvent mieux que celles cultivées en pot.

Le semis est jouable, mais vous n’aurez rien à cueillir avant un bail. • La bonne époque : pour la plantation des godets, l’automne et le printemps conviennent. Dans ce cas, la récolte des rameaux peut commencer quelque temps après l’installation, quand la plante a repris. • Le bon emplacement : optez pour un endroit bien ensoleillé, et une terre drainée. La culture en pot ne pose aucun problème. Installez votre acquisition dans une poterie à votre goût et le tour est joué. • La technique : dans un sol ameubli sur une profondeur de 20 cm, ouvrez un trou avec le transplantoir. Installez les pieds de thym en les espaçant de 20 cm. Rebouchez le trou, tassez légèrement la terre et arrosez.

CALENDRIER MOIS

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PLANTATION RÉCOLTE

Rajeunir des vieux thyms

À droite : La floraison du thym est à la fois jolie et parfumée. Incorporez les fleurs à vos salades pour apporter une petite saveur de miel.

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Les vieilles souches sont moins productives. Vous avez intérêt à diviser votre touffe de thym afin de disposer toujours de plants en pleine forme. Vous pouvez aussi commencer comme cela, en empruntant un éclat de thym chez des copains. C’est une solution rapide et économique. Agissez en mars avril. Ou en septembre-octobre. Avec une fourche bêche, soulevez puis arrachez un pied de thym. Secouez la motte pour faire tomber la terre. Posez-la et séparez la touffe à la main ou avec un couteau. Chaque nouvelle plante doit être munie de racines. Remettez-les en terre sans attendre.


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Principes de la culture Bio

CONNAÎTRE LA TERRE

C’est en travaillant la terre que l’on apprend le mieux à la connaître.

Cultiver, avec plus ou moins de bonheur, trois tomates, six salades,... va pour un temps. Quand cela ne suffit plus, il est temps de devenir jardinier. Améliorer les récoltes, limiter les échecs, se baisser, tourner le regard vers le sol, chercher à comprendre, soigner, nourrir. Sans nuire à la Terre. S’il fallait retenir une seule différence entre le jardinier standard et le jardinier bio, ce serait cette attention particulière portée à la terre. Le premier nourrit ses plantes. Elles reçoivent des engrais immédiatement assimilables. Le second jardinier, le bio, choie le sol qui, en retour, fournit aux plantes ce dont elles ont besoin. Pour commencer, deux vérités à regarder en face. D’abord, non, jardiner bio ne consiste pas à laisser la terre se débrouiller. Sans intervention, l’humus du sol diminue de manière inéluctable. Or l’humus est le principal réservoir de substances nutritives du sol. Ensuite, il n’existe ni outil ni calendrier universel pour travailler le sol. Tout dépend de la terre. Voilà pour les mauvaises nouvelles. La bonne, c’est que vos premiers essais vous ont déjà appris plus que vous ne croyez. La terre du jardin n’est plus une inconnue. Vous avez constaté certaines particularités. Il ne s’agit pas de les considérer comme une difficulté de plus à surmonter, mais de les reconnaître, puis de faire avec. Pas contre.

Les caractéristiques physiques

À droite : Un travail fréquent du sol le maintient meuble et aéré ce qui contribue à une croissance équilibrée et régulière des légumes.

148

Le jardinier intervient seulement sur la couche arable de la terre, profonde d’une trentaine de centimètres. Elle est caractérisée par des propriétés physiques et chimiques. Pour se faire une idée des qualités physiques, rien ne vaut l’observation et la manipulation de quelques poignées de terre. Faites-en des boudins. Ceux qui restent souples sont constitués de terre argileuse. Ceux qui se cassent, trahissent une terre limoneuse. Et lorsqu’il est impossible de former un boudin, voici un sol sableux. Modeler des boudins avec des terres de provenance diverse est un excellent moyen de se convaincre des différentes caractéristiques des sols. L’expérience se fait à l’occasion d’une promenade, d’une visite chez un ami. À chaque terre, il faudra des soins adaptés. Voilà pour les premiers constats. Une analyse conduite en laboratoire

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Principes de la culture Bio

CONNAÎTRE LA TERRE

C’est en travaillant la terre que l’on apprend le mieux à la connaître.

Cultiver, avec plus ou moins de bonheur, trois tomates, six salades,... va pour un temps. Quand cela ne suffit plus, il est temps de devenir jardinier. Améliorer les récoltes, limiter les échecs, se baisser, tourner le regard vers le sol, chercher à comprendre, soigner, nourrir. Sans nuire à la Terre. S’il fallait retenir une seule différence entre le jardinier standard et le jardinier bio, ce serait cette attention particulière portée à la terre. Le premier nourrit ses plantes. Elles reçoivent des engrais immédiatement assimilables. Le second jardinier, le bio, choie le sol qui, en retour, fournit aux plantes ce dont elles ont besoin. Pour commencer, deux vérités à regarder en face. D’abord, non, jardiner bio ne consiste pas à laisser la terre se débrouiller. Sans intervention, l’humus du sol diminue de manière inéluctable. Or l’humus est le principal réservoir de substances nutritives du sol. Ensuite, il n’existe ni outil ni calendrier universel pour travailler le sol. Tout dépend de la terre. Voilà pour les mauvaises nouvelles. La bonne, c’est que vos premiers essais vous ont déjà appris plus que vous ne croyez. La terre du jardin n’est plus une inconnue. Vous avez constaté certaines particularités. Il ne s’agit pas de les considérer comme une difficulté de plus à surmonter, mais de les reconnaître, puis de faire avec. Pas contre.

Les caractéristiques physiques

À droite : Un travail fréquent du sol le maintient meuble et aéré ce qui contribue à une croissance équilibrée et régulière des légumes.

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Le jardinier intervient seulement sur la couche arable de la terre, profonde d’une trentaine de centimètres. Elle est caractérisée par des propriétés physiques et chimiques. Pour se faire une idée des qualités physiques, rien ne vaut l’observation et la manipulation de quelques poignées de terre. Faites-en des boudins. Ceux qui restent souples sont constitués de terre argileuse. Ceux qui se cassent, trahissent une terre limoneuse. Et lorsqu’il est impossible de former un boudin, voici un sol sableux. Modeler des boudins avec des terres de provenance diverse est un excellent moyen de se convaincre des différentes caractéristiques des sols. L’expérience se fait à l’occasion d’une promenade, d’une visite chez un ami. À chaque terre, il faudra des soins adaptés. Voilà pour les premiers constats. Une analyse conduite en laboratoire

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Principes de la culture Bio

Pour donner sa place à chaque plante, quand un potager existait déjà, il faut reprendre, éventuellement de mémoire, le plan de l’année précédente. Et noter simplement où poussaient les légumes feuilles, ceux dont on mange les feuilles : salades, épinards, choux ... Encore un petit effort pour se remémorer les parcelles où étaient les légumes racines : radis, betteraves, ... Puis on permute : les légumes-feuilles prennent la place des légumes-racines. Et vice-versa. Les légumes-fruits, tomates, courges ..., ne bougent pas, sauf s’ils ont été très malades. La place qui leur convient est la plus ensoleillée du potager. Voilà, c’est fini. • Regroupez Enfin, presque fini. Pour fignoler, et dans la mesure du possible, les légumes gourmands choux, poireaux, tomates, courges voisinent. Un bon apport de compost sur toute la zone qui leur est adjugée apporte la matière organique qui fait les abondantes récoltes. Oignon, ail, échalote se retrouvent dans un coin qui ne reçoit ni compost, ni engrais. Parce que ces légumes n’en ont pas besoin. En saison, pour la même raison, presque aucun apport d’eau ne viendra les contrarier.

Les bons mariages Les cultures associées sont évidemment un passage obligé pour le jardinier bio. Il serait bien bête de se priver de l’aide mutuelle que s’apportent les plantes. Il s’agit parfois de mieux occuper l’espace. La carotte, légume à croissance lente, est semée en même temps que des radis ou des salades qui parviendront à maturité avant elle. Dans le mariage maïs-haricot grimpant, le premier sert de tuteur au second. On ajoute souvent le potiron qui fait office de couvre-sol et profite du léger ombrage fournit par les deux autres. La prudence commande de se familiariser d’abord avec la culture des différents légumes. Les associations viennent ensuite.

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Principes de la culture Bio

Pour donner sa place à chaque plante, quand un potager existait déjà, il faut reprendre, éventuellement de mémoire, le plan de l’année précédente. Et noter simplement où poussaient les légumes feuilles, ceux dont on mange les feuilles : salades, épinards, choux ... Encore un petit effort pour se remémorer les parcelles où étaient les légumes racines : radis, betteraves, ... Puis on permute : les légumes-feuilles prennent la place des légumes-racines. Et vice-versa. Les légumes-fruits, tomates, courges ..., ne bougent pas, sauf s’ils ont été très malades. La place qui leur convient est la plus ensoleillée du potager. Voilà, c’est fini. • Regroupez Enfin, presque fini. Pour fignoler, et dans la mesure du possible, les légumes gourmands choux, poireaux, tomates, courges voisinent. Un bon apport de compost sur toute la zone qui leur est adjugée apporte la matière organique qui fait les abondantes récoltes. Oignon, ail, échalote se retrouvent dans un coin qui ne reçoit ni compost, ni engrais. Parce que ces légumes n’en ont pas besoin. En saison, pour la même raison, presque aucun apport d’eau ne viendra les contrarier.

Les bons mariages Les cultures associées sont évidemment un passage obligé pour le jardinier bio. Il serait bien bête de se priver de l’aide mutuelle que s’apportent les plantes. Il s’agit parfois de mieux occuper l’espace. La carotte, légume à croissance lente, est semée en même temps que des radis ou des salades qui parviendront à maturité avant elle. Dans le mariage maïs-haricot grimpant, le premier sert de tuteur au second. On ajoute souvent le potiron qui fait office de couvre-sol et profite du léger ombrage fournit par les deux autres. La prudence commande de se familiariser d’abord avec la culture des différents légumes. Les associations viennent ensuite.

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