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ous avez décidé de vous lancer dans une petite basse-cour et vous vous posez de nombreuses questions ? Tant mieux ! C’est la clé d’un élevage réussi… Du choix des races à l’arrivée de votre cheptel, en passant par la mise en place puis l’entretien du parcours extérieur et du poulailler, les étapes ne présentent aucune difficulté majeure, à condition d’avoir les bonnes informations et les bons réflexes qui vous permettront d’éviter les erreurs classiques. Vous pourrez alors profiter sereinement de votre élevage et découvrir progressivement un petit univers riche et passionnant !

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Accueillir des poules

Poules

À chacun son type d’élevage C’est en observant les fermes et les nombreux poulaillers de campagne que je me suis persuadé qu’il ne devait pas être si difficile d’avoir des poules ! Étant à l’époque locataire dans une propriété qui en abritait quelques-unes, j’avais pu constater qu’elles circulaient librement, restant dans la cour ou à proximité sans chercher à s’échapper. Qui plus est, elles cohabitaient sans problème avec les autres animaux, les enfants, les visiteurs de passage… J’ai compris à cette occasion que les poules sont des animaux très autonomes : elles reviennent spontanément le soir au poulailler et se débrouillent seules, moyennant un peu de grain et d’eau ainsi qu’un local bien entretenu. Récolter ses propres œufs et avoir

un contact quotidien avec quelques poules est donc un plaisir à la portée de tous. Reste à définir quel est son projet… Il existe plusieurs types d’aviculture amateur. D’un côté, on trouve le poulailler alimentaire : - souvent à l’écart de la maison, il est consigné dans un espace confiné et sans verdure - il sert à produire des œufs et de la viande, le contact avec les volailles étant secondaire - les installations sont très simples, tout local disponible pouvant servir d’abri

Les œufs sont à l’image de la diversification des races. Ils diffèrent par leur taille, leur forme, leur couleur, mais aussi par la texture de leur coquille plus ou moins lisse. Ils ont en revanche les mêmes qualités gustatives et nutritionnelles.

- on y trouve la plupart du temps les classiques poules de souche industrielle. C’est de loin le modèle le plus économique, car il demande peu d’investissement, mais souvent au détriment de la qualité de vie des animaux. À l’autre extrême, on a le passionné, pour qui l’aviculture est devenue un véritable hobby : - il élève et cherche à protéger des races spécifiques, ces animaux étant souvent plus difficiles à trouver et toujours plus coûteux qu’une poule ordinaire - le temps passé avec les animaux n’est jamais compté - il faut un local séparé pour chaque race, avec son parcours spécifique - des frais supplémentaires sont parfois à envisager lorsqu’on élève de bons reproducteurs (vétérinaire, produits de traitement divers…). Ce type de poulailler nécessite un financement plus important. Selon le type d’aviculture que l’on souhaite pratiquer, les aménagements et les investissements (humain et financier) ne sont donc pas les mêmes. Pour ma part, je ne me reconnais ni dans l’éleveur alimentaire, ni dans le passionné de la sélection ! J’ai donc opté au départ pour une démarche intermédiaire : - un poulailler simple, car je ne suis pas bricoleur (on trouve de petits abris de jardin en bois

Les volailles restent visibles depuis la maison une grande partie de la journée, ce qui me laisse de nombreuses occasions d’observation.

Si les poules sont en liberté une grande majorité de l’année, il y a cependant certaines périodes où leur parcours sera limité pour leur protection : de mi-mai à début juillet (période ou la renarde nourrit ses petits), lorsque l’hiver est rigoureux et qu’il pousse les prédateurs vers les élevages par manque de nourriture sauvage, mais aussi lors de l’ouverture de la chasse, qui peut obliger un renard à quitter son territoire et à se nourrir en terrain inconnu. de 2 m2 au sol pour moins de 300 €) - un parcours offrant de la verdure à mes poules toute l’année - des volailles qui vivent ensemble, sans me préoccuper des mélanges de races ou d’espèces : la sélection n’étant pas ma vocation, je la laisse volontiers à d’autres, qui font ça très bien ! De cette façon, je peux : - bénéficier de ma propre production d’œufs et plus tard de poules de chair - ne pas avoir à consacrer trop de temps aux tâches d’entretien - interagir avec des oiseaux en semi-liberté au sein de mon propre jardin - profiter d’un spectacle permanent ! Concrétisé en 2007, mon projet de poulailler a été facilité par les circonstances : - un grand terrain parsemé d’arbres, déjà clôturé, car la route passe à proximité et je ne veux pas d’ennuis avec les potagers des voisins - une vieille cabane présente au fond du terrain, que j’ai facilement reconvertie en poulailler, même si ce n’était pas sa vocation première.

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Accueillir des poules

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A-t-on le droit d’avoir des poules et combien ? Lorsque j’ai installé mon poulailler, je ne me suis pas vraiment posé de questions. Les « cocoricos » et les « kot-kot-kodak » fusaient de toutes parts : je n’allais pas être le premier à avoir ma petite basse-cour dans les environs ! Par acquit de conscience, je me suis quand même rendu à la mairie pour m’assurer du bon droit de ma démarche et recevoir le feu vert (et toutes les informations utiles !) de l’autorité locale.

Que dit la loi ? Qu’ils soient destinés à l’ornement ou à la consommation personnelle, les animaux de basse-cour sont considérés comme des animaux de compagnie… jusqu’à un certain nombre. Rien n’empêche par conséquent tout un chacun de posséder quelques volailles dans son jardin, sous réserve de respecter certaines règles. Le Code rural et de la pêche maritime nous apprend que : - Article L. 214-6 (extrait). On entend par animal de compagnie tout animal détenu ou destiné à être détenu par l’homme pour son agrément. - Article L. 214-2 (extrait). Tout homme a le droit de détenir des animaux dans les conditions définies à l’article L. 214-1 et de les utiliser dans les conditions prévues à l’article L. 214-3, sous réserve des droits des tiers et des exigences de la sécurité et de l’hygiène publique et des dispositions de la loi n° 76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature. Le Règlement sanitaire départemental stipule parallèlement qu’un éleveur amateur peut posséder jusqu’à 50 volailles sans avoir à déclarer quoi que ce soit. Il n’impose pas non plus de distance minimale entre le poulailler et les autres bâtiments, quels qu’ils soient :

Avoir des poules au jardin implique une responsabilité civile de l’éleveur.

- Article 153.1 (extrait). Toute création, extension ou réaffectation d’un bâtiment d’élevage ou d’engraissement, à l’exception des bâtiments d’élevage de lapins et de volailles comprenant moins de 50 animaux de plus de 30 jours et des bâtiments consacrés à un élevage de type familial (on entend par élevage familial : les élevages dont la production est destinée à la

consommation familiale, et non pas à la vente dans le cas des lapins, volailles, porcs, ou à l’agrément de la famille : chiens, chats, oiseaux…), doit faire l’objet, de la part du maître d’ouvrage, de l’établissement d’un dossier de déclaration préalable… - Article 153.4 (extrait). Les autres élevages, à l’exception des élevages de type familial et de ceux de volailles et de lapins, ne peuvent être implantés à moins de 50 m des immeubles habités ou habituellement occupés par des tiers, des zones de loisir et de tout établissement recevant du public, à l’exception des installations de camping à la ferme. Il précise cependant l’obligation de maintenir les structures dans un état de propreté suffisant pour éviter les préjudices : - Article 26 (extrait). […] les installations renfermant des animaux vivants, notamment les clapiers, poulaillers et pigeonniers, doivent être maintenues constamment en bon état de propreté et d’entretien. Elles sont désinfectées et désinsectisées aussi souvent qu’il est nécessaire ; les fumiers doivent être évacués en tant que de besoin pour ne pas incommoder le voisinage.

- Article 122 (extrait). Les propriétaires d’animaux domestiques ou sauvages, apprivoisés ou tenus en captivité, sont tenus d’empêcher qu’ils ne soient à l’origine de la transmission de germes pathogènes ou de nuisances pour l’homme. Concernant d’éventuelles nuisances sonores, il faut se référer au Code de la santé publique : - Article R. 1 334-31. Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé, qu’une personne en soit elle-même à l’origine ou que ce soit par l’intermédiaire d’une personne, d’une chose dont elle a la garde ou d’un animal placé sous sa responsabilité. L’interprétation de ce texte est subjective. On considère souvent qu’il est normal qu’un coq chante au lever et au coucher du soleil, mais pas à d’autres moments de la journée ! Il faut savoir que les « cocoricos » répétés à partir de 4 heures du matin sont régulièrement à l’origine de problèmes de voisinage.

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Et dans la vraie vie ? En réalité, c’est principalement votre lieu de résidence qui va déterminer ce que vous pouvez entreprendre : - en pleine campagne ou dans les villages, il y aura très rarement un frein à vos ambitions d’éleveur avicole - en zone pavillonnaire, il vous sera difficile de posséder un coq - dans les lotissements et copropriétés, il vous faudra tenir compte du règlement propre aux animaux de compagnie - en ville et en zone urbaine, le nombre de poules sera très limité et le coq probablement interdit.

Qui plus est, des arrêtés préfectoraux ou municipaux régissent parfois localement la détention de volailles. Dans tous les cas, c’est dans votre mairie que vous trouverez les renseignements nécessaires pour établir votre projet dans les meilleures conditions. Se signaler en mairie peut également se révéler aussi important en cas d’épizootie (en 2004, lors de l’épisode de grippe aviaire H5N1, certains départements français ont dû imposer une claustration des volailles).

Pour en savoir plus Les textes de lois liés à l’élevage amateur sont consultables en intégralité sur le site legifrance. gouv.fr

Les travaux de jardinage sont toujours à effectuer avec prudence lorsque les individus les plus familiers décident de vous donner un « coup de patte ».

Les responsabilités de l’éleveur Il n’est pas inutile de rappeler les responsabilités du propriétaire de volailles. Elles concernent bien sûr les éventuels dommages causés par l’animal, mais aussi le respect qu’on doit à celui-ci en tant qu’être vivant. Suivant le Code civil : - Article 1385. Le propriétaire d’un animal, ou celui qui s’en sert, pendant qu’il est à son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, soit que l’animal fût sous sa garde, soit qu’il fût égaré ou échappé. Ce texte est à interpréter dans les deux sens : vous êtes, par exemple, responsable des dégâts causés par votre poule dans le potager du voisin… mais ce dernier peut être responsable des dégâts occasionnés par son chien ou son chat dans votre poulailler. Le plus sûr moyen de se prémunir de ce type de désagrément reste probablement de maintenir ses vo-

lailles dans un espace clos, à condition que ce dernier offre des conditions de bien-être suffisantes à ses occupants. Le Code rural précise entre autres : - Article L. 214-1. Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. - Article L. 214-3 (extrait). Il est interdit d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu’envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité. Ce genre de texte semble malgré tout sujet à des interprétations différentes et dans la grande majorité des cas, nos petits poulaillers sont bien plus respectueux de la vie animale que ne l’est l’élevage de type industriel, pour qui entasser des volailles par milliers dans des cages métalliques paraît tout à fait « compatible avec les impératifs biologiques de l’espèce ».

CALCULER VOTRE CHEPTEL MAXIMAL 50 volailles de plus de 30 jours, voilà un chiffre que peu d’amateurs atteignent ! Mais si l’envie vous en prenait, sachez qu’il vous faudra faire un peu de calcul mental pour ne pas dépasser la limite autorisée. Car si une poule compte pour une volaille, il n’en est pas de même pour toutes les espèces. - poules, faisans, pintades = 1 volaille - canards = 2 volailles - oies, dindes = 3 volailles

- palmipèdes gras en gavage = 5 volailles - pigeons, perdrix = 1/4 de volaille - cailles = 1/8 de volaille.

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Poules

Poules communes ou poules de race : je choisis mes animaux Si la race ou la souche déterminent en partie le caractère de l’animal, il n’en demeure pas moins que chaque individu possède aussi sa propre personnalité. Ainsi, certaines poules deviennent si familières qu’elles répondent à leur nom et n’hésitent pas à grimper sur les genoux ; d’autres, à l’inverse, demeurent farouches, ne se laissant pas approcher à moins de 10 m.

Un animal qui a du caractère D’un poulailler à l’autre, on repère des comportements récurrents chez les poules, tels que : - l’aventurière, toujours sur vos talons au jardin et qui n’hésite pas à visiter la maison dès qu’une porte ou une fenêtre reste ouverte - la reine de l’évasion, qui profite de la moindre faille pour se faufiler chez le voisin - la sauvage, qui refuse les pondoirs et s’obstine à dissimuler sa ponte dans les haies - la dominante, qui s’impose à toutes les autres

Un peu d’escalade ne fait pas peur à Pékinette pour venir chercher une friandise.

- la fofolle (souvent huppée), qui a toujours 5 minutes de retard sur le reste du groupe - l’opportuniste, prête à affronter les coups de binette ou la tondeuse s’il y a l’infime espoir de gober un insecte ou un ver… et probablement beaucoup d’autres encore. C’est pourquoi il est important de se renseigner sur le caractère général de telle ou telle race, mais aussi sur le caractère de la lignée et les conditions d’élevage chez le vendeur.

Choisir en connaissance de cause Plusieurs critères vous aideront à vous déterminer. - Grosse ou petite ? On distingue 3 gabarits pour les poules : lourd/moyen/léger. Les poules les plus imposantes pèsent jusqu’à 4 kg (5 kg pour le coq), les plus petites dépassent à peine les 500 g. Ces dernières font certes des œufs plus petits, mais elles consomment moins, occasionnent moins de dégâts sur le parcours et produisent moins de fientes. - Vole ou ne vole pas ? La Poule Soie est depuis longtemps l’archétype de la poule qui ne vole pas, son plumage possédant une structure qui lui interdit tout essor. Certains sélectionneurs se

La race Poule Soie, caractérisée par un plumage tout à fait inattendu chez un oiseau, des oreillons bleu vif et une couleur de peau noire, est très loin de l’image que l’on se fait de la poule. Il en va ainsi pour de nombreuses autres races. sont appliqués à reproduire cette caractéristique chez d’autres races, comme la Chabo, mais l’incapacité totale au vol reste une exception. Les individus peu aptes au vol se trouvent presque toujours parmi les gabarits lourds (Brahma, Orpington, Cochinchinoise, Wyandotte…) : handicapés par leur poids, il leur est impossible de franchir une clôture de plus d’1,20 m. Les poules de taille moyenne, plus légères, passent quant à elles des obstacles de 1,50 à 2 m. Enfin, les plus agiles maintiennent un vol parfaitement maîtrisé sur une vingtaine de mètres. - Couve ou ne couve pas ? Les pondeuses de souche industrielle ne couvent quasiment jamais. Chez les poules de race, on trouve un peu de tout. Il existe des couveuses acharnées dont la réputation n’est plus à faire (Pékin, Poule Soie) ; des couveuses « normales », capables de mener à terme une ou deux nichées par an (Sussex, Orpington…) ; enfin, des couveuses médiocres (Crève-cœur, Hollandaise huppée…), qui quittent le nid à la moindre alerte, compromettant ainsi l’éclosion à venir.

- Le budget : les poules communes vendues sur les marchés sont accessibles au prix moyen d’une dizaine d’euros. Le prix d’une poule de race est plus variable, entre 20 et 30 € pour les races les plus courantes (voir page 45).

Les poules de race : une histoire à rebondissements Une poule dite de race est une poule qui s’approche au plus près des critères définis par son standard (voir le Standard officiel des volailles, édité par la Société centrale d’aviculture). Pour perdurer, les races font l’objet d’une sélection par élimination des sujets les plus faibles ou hors critères. Chose que vous n’êtes pas tenu de faire, bien sûr, en tant qu’éleveur amateur. Il est difficile de chiffrer le nombre de races à travers le monde, mais plus de 200 sont actuellement répertoriées. Certaines jouissent d’un passé séculaire en Europe, comme la poularde de La Flèche ou la Crève-cœur, deux

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es poules offrent un panel de races suffisamment étoffé pour que chacun y trouve son compte. Les 30 races proposées ici ne sont qu’un aperçu de cette diversité. Il vous sera facile de vous procurer le standard officiel complet de chacune sur Internet. De nombreuses poules de grande race existent maintenant sous forme naine (dont je ne parle pas dans ce chapitre), mais attention, les petites n’héritent pas forcément de toutes les qualités de leur modèle grand format ! Il est probable que de nouvelles races verront bientôt le jour (reconstitutions de races anciennes, créations originales…), et plus que certain que les sélectionneurs travaillent toujours sur de nouveaux coloris pour les années à venir. Assurez-vous, selon le type d’élevage vers lequel vous vous orientez, de choisir les races qui vous conviendront le mieux.

Lorsque qu’une poule existe à la fois en grande race et en race naine, les informations de la fiche concernent toujours les caractéristiques de la grande race. Les chiffres donnés dans les mémos sont des moyennes à considérer comme telles.

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ARAUCANA L’Araucana sort de l’ordinaire par son aspect physique atypique et la couleur surprenante de ses œufs à coquille verte. C’est une poule indépendante et agile, qu’il faut savoir apprivoiser pour l’apprécier à sa juste valeur. ORIGINE : Découverte au Chili à la fin du XIXe siècle, l’Araucana descend de deux races endémiques d’Amérique du Sud dont elle a hérité certaines particularités remarquables. Elle a été introduite en Europe vers 1920. CARACTÉRISTIQUES : De taille moyenne, l’Araucana est une poule très vive au sol. L’absence de vertèbres coccy-

giennes la prive de queue, ce qui ne l’empêche pas de savoir voler mais rend l’accouplement plus difficile, le coq peinant à rester en équilibre sur la femelle. Certains individus sont pourvus de toupets d’oreille. AU POULAILLER : C’est une bonne pondeuse, capable de s’adapter à de nombreux climats. Elle présente de bonnes aptitudes à l’engraissement

ORIGINE

Chili

POIDS MOYEN

Coq/2-2,5 kg Poule/1,6-2 kg

QUALITÉ DE PONTE ŒUFS

+++ 50 g – Vert pâle à vert olive

QUALITÉ DE CHAIR

+++

COUVAISON

++

VOL

+

SIGNE PARTICULIER

Absence de queue

COLORIS COURANTS

Bleu, froment, blanc, coucou, saumon, noir, doré…

BARBU D’ANVERS Haute comme trois pommes, la Barbu d’Anvers est une poule fine qui a fière allure ! Le coq a souvent un caractère affirmé et ne s’en laisse pas compter lorsqu’il s’agit de défendre ses poules, même contre plus grand que lui.

ORIGINE

Belgique

POIDS MOYEN

Coq/650 g Poule/550 g

QUALITÉ DE PONTE ŒUFS

++ 35 g – Blanchâtre

QUALITÉ DE CHAIR

COUVAISON

+

VOL COLORIS COURANTS

+++ Caille, millefleurs, noir, blanc…

et sa chair est délicate. On retrouve parfois chez le coq un léger caractère de combattant, issu de ses lointains ancêtres.

À savoir :

De gauche à droite, coq doré, poule froment-bleu avec toupets et poule froment.

- La reproduction de cette race, déjà rendue difficile par les problèmes de fertilisation de la femelle par le mâle, est encore complexifiée par la présence d’un gène létal provoquant une mortalité importante des embryons. - Il ne faut pas confondre l’Araucana et l’Améraucana, créée au États-Unis dans les années 1970 pour « corriger » les erreurs de son modèle. L’Améraucana possède une queue et le gène létal dû aux toupets a été supprimé ; ses œufs toutefois demeurent verts. - L’Araucana existe aussi en version nanifiée. - On lit souvent que les œufs d’Araucana contiennent moins de cholestérol que les autres, ce qu’aucune étude ne confirme.

Couple de Barbus d’Anvers en coloris porcelaine.

ORIGINE : Créée à la fin du XIXe siècle, la Barbu d’Anvers est homologuée au standard belge en 1905. CARACTÉRISTIQUES : Très vive, cette petite race présente d’excellentes capacités de vol. Elle sait toutefois être familière, pour peu qu’on lui consacre du temps. Sa crête, peu développée, ainsi que la

présence d’une barbe et de favoris lui donnent une tête particulière peu commune dans les poulaillers. Les ailes sont portées vers le bas. AU POULAILLER : Comme de nombreuses poules naines, la Barbu d’Anvers est avant tout une poule d’ornement, mais elle a su garder de bons instincts de couvaison. C’est une

bonne mère, mais une pondeuse moyenne. Elle se satisfait de petits parcours (volière).

À savoir : Très connue et répandue en Belgique, la Barbu d’Anvers fait partie des six races anciennes de Barbus belges, avec les Barbus de Grubbe, d’Uccle, d’Everberg, de Watermael et de Boisfort.

Extrait Poules Guide complet de l'éleveur amateur - Éditions ULMER  

Toutes les connaissances nécessaires pour élever quelques poules dans son jardin et faire face aux problèmes éventuels.