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I. Ils nagent loin du fond

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Ils nagent loin du fond Le makaire bec fin (= marlin à écailles rondes) Tetrapturus georgii Lowe, 1841 - Istiophoridae Une espèce rare des eaux tempérées chaudes. (1) Rostre long et fin. (2) Front fuyant. (3) 1re n. dorsale à lobe antérieur arrondi (un peu plus haut que le corps), puis assez basse. N. pectorales longues (bien plus que la hauteur du corps). Dos bleu-noir, flancs blanc argenté. Taille : 1,5-2 m. Prof. : 0-200 m. De Madère au sud du Portugal et à la Sicile (Méditerranée).

Le makaire-bécune

Tetrapturus pfluegeri Robins & de Sylva, 1963 - Istiophoridae Une espèce tropicale du large. (1) Rostre assez long et fin. (2) Front assez fuyant. (3) 1re n. dorsale à lobe anguleux (un peu plus haut que le corps), puis de hauteur constante. N. pectorales longues (bien plus que la hauteur du corps), n. pelviennes encore plus longues. Dos bleu-noir, flancs d’un blanc argenté. Taille : 2-2,6 m. Prof. : 0-200 m. Afrique tropicale jusqu’à Madère.

Des poissons très particuliers

Toutes les espèces de cette double-page et de la précédente sont des poissons du large, nageurs rapides souvent solitaires et hautement migrateurs. On considère que leur rostre leur permet de blesser ou tuer des proies, mais sans doute aussi de se défendre. La forme de la 1re n. dorsale est souvent un bon caractère pour différencier les espèces ; les autres critères visuels utiles sont récapitulés ci-dessous.

rostre

n. pectorales

n. pelviennes

anus

1re n. anale

Xiphias gladius espadon

très longue épée plate

basses

absentes

falciforme

Istiophorus albicans voilier

long (rond)

assez longues

très longues

pointue

Makaira nigricans makaire bleu

assez long (rond)

assez longues

± comme les n. pectorales

nettement pointue

Istiompax indica makaire noir

pas très long mais robuste

assez longues, rigides et dressées

plus courtes que les n. pectorales

nettement pointue

Kajikia albida makaire blanc

long (rond)

longues

± comme les n. pectorales

juste devant la 1re n. anale

arrondie (assez haute)

Tetrapturus belone marlin de Méditerranée

court (rond)

courtes

bien plus longues que les n. pectorales

très en avant de la 1re n. anale

pointue

Tetrapturus georgii makaire bec fin

long et fin (rond)

longues

± comme les n. pectorales

un peu en avant de la 1re n. anale

arrondie (assez longue)

Tetrapturus pfuegeri makaire-bécune

assez long et fin (rond)

longues

un peu plus longues que les n. pectorales

un peu en avant de la 1re n. anale

arrondie (assez haute)

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Formes “bizarres” Le makaire blanc

Kajikia albida (Poey, 1860) (= Tetrapturus albidus) Istiophoridae Une espèce surtout tropicale. (1) Front assez abrupt. (2) Première n. dorsale à lobe antérieur arrondi (environ de la hauteur du corps), puis s’abaissant régulièrement. Rostre long. N. pectorales longues (bien plus que la hauteur du corps). Dos bleu-vert à gris-bleu, flancs blanc argenté. Taille : 2-3 m. Prof. : 0-150 m. De l’Afrique tropicale au sud de la Méditerranée Occidentale. Un marlin blanc saute hors de l’eau (Caroline du Nord, Atlantique Ouest, SHD).

Le makaire bleu

Makaira nigricans Lacépède, 1801 - Istiophoridae Méridional, seulement en Atlantique. (1) Front d’aspect très bossu. (2) 1re n. dorsale à lobe antérieur pointu (moins haut que le corps), puis très basse. Rostre assez long. N. pectorales assez longues (environ la hauteur du corps). Corps assez épais. Dos bleu à gris-bleu, flancs plus clairs et ventre blanc ; parfois entièrement sombre. Taille : 3-5 m. Prof. : 0-200 m. De l’Afrique tropicale au nord de l’Espagne.

Le makaire noir (= marlin noir)

Istiompax indica (Cuvier, 1832) (= Makaira indica) - Istiophoridae Quelques égarés en Atlantique et Méditerranée. Ressemble beaucoup au makaire bleu, mais : (1) N. pectorales rigides et érigées chez l’adulte (ne se replient pas le long du corps). Rostre un peu plus court et robuste. Front un peu plus haut et abrupt. Dos gris-bleu à brun, flancs gris, ventre clair. Taille : 3-4,7 m. Prof. : 0-900 m. Des individus de l’Océan indien remontent parfois en Atlantique subtropical ; une signalisation en Méditerranée (Mer Ligure).

Le poisson-lancette

Alepisaurus ferox Lowe, 1833 - Alepisauridae Une espèce assez rare, souvent profonde. (1) Haute n. dorsale foncée. (2) Une n. adipeuse. Corps fin et mince, subcylindrique. Grande bouche avec quelques robustes dents pointues. Coloration claire à noirâtre, iridescente, le dos plus foncé. Taille : 1,5-2,15 m. Prof. : 1-1 000 m. Parfois près des côtes. De l’Islande à l’Afrique subtropicale, Méditerranée Occidentale.

Souvent pêché en profondeur, le poisson-lancette est rarement remonté en bon état (SHA/NOAA).

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Ils nagent loin du fond Le sabre argenté est une espèce pélagique, parfois pêchée à la ligne en pleine eau (BAN). Les plongeurs le rencontrent parfois de nuit près des fonds meubles, quelquefois même en groupe ( & Côte d’Azur, VIP). La bouche, aux mâchoires pointues armées de grandes dents, est caractéristique (Côte d’Azur, JUE).

Le sabre dorab (= hareng-loup) Chirocentrus dorab (Forsskål, 1775) Chirocentridae Un rare immigré de Mer Rouge. (1) Grande bouche tournée vers le haut, avec des dents en poignards. (2) N. dorsale courte, reculée, à partie supérieure noirâtre. N. anale deux fois plus longue que la dorsale. Taille : 0,6-1,1 m. Prof. : 1-120 m. Poisson de pleine eau, côtier. Méditerranée Orientale ; rare (pour le moment, seules des larves de cette espèce ont été identifiées en Turquie). Un hareng-loup échoué sur une plage (Koweït, LOP). NB Il pourrait s’agir ici d’une espèce proche, Chirocentrus nudus.

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Formes “bizarres” Le sabre argenté

Lepidopus caudatus (Euphrasen, 1788) Trichiuridae

Taille 1,5-2,1 m

Profondeur 40-300 m (10-620 m)

Critères de distinction : (1) Longue n. dorsale continue. (2) Queue fourchue. (3) N. anale présente. Description complémentaire : Corps long, aplati en ruban. Grande bouche, le museau et la mâchoire inférieure prolongés en pointes. Robustes dents pointues, bien développées à la mâchoire supérieure. N. pelviennes vestigiales. Corps blanc argenté, dos un peu plus sombre ; une zone noirâtre à l’avant de la n. dorsale. Mode de vie : Ce poisson vit d’ordinaire en pleine eau à plus de 100 m de profondeur, au-dessus de fonds sableux ou vaseux. Il remonte à l’occasion près de la surface, et peut même s’approcher des côtes durant la nuit, dormant parfois couché sur le sable. Il reste cependant mal connu : vos observations sont bienvenues (cf. p. 17) ! Confusions possibles : Avec le sabre noir et le sabre à queue pointue (cette page). Une espèce proche, Benthodesmus elongatus (Clarke, 1879), ne vit qu’en profondeur.

Lepidopus caudatus

Le sabre noir

Aphanopus carbo Lowe, 1839 - Trichiuridae Une espèce profonde, occasionnellement pêchée. Semblable au sabre argenté, mais : (1) Teinte noirâtre cuivrée. (2) N. dorsale avec une nette échancrure. N. pelviennes absentes chez l’adulte. Taille : 0,9-1,1 (1,45) m. Prof. : 200-1 700 m. En pleine eau, les jeunes souvent moins profonds que les adultes. Atlantique du Danemark à l’Afrique tropicale ; absent de Méditerranée.

Des sabres noirs sur l’étal d’un poissonnier (TRM).

Le sabre à queue pointue Trichiurus lepturus Linnaeus, 1758 Trichiuridae

Parfois à faible profondeur la nuit. (1) Longue n. dorsale de hauteur uniforme. (2) Pas de n. caudale (queue en pointe). (3) Pas de n. anale visible. Corps long, rubané. Grande bouche à fortes dents pointues. Pas de n. pelviennes. Coloration argentée. Taille : 1,2-1,5 (2,34) m. Prof. : 100-350 (0-600) m. Parfois à faible profondeur, voire près des côtes. De la Norvège à l’Afrique tropicale ; Méditerranée. Espèce cosmopolite, le sabre à queue pointue peut être, par endroits, capturé en grandes quantités (WIKI).

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Ils nagent loin du fond Le syngnathe épineux (= syngnathe pélagique) Syngnathus phlegon Risso, 1827 - Syngnathidae

Une espèce méditerranéenne, en général au large. (1) Museau tubulaire long et fin, sub-cylindrique, élargi au niveau de la bouche. (2) Corps annelé, souvent avec des protubérances épineuses. Pas de n. pelviennes, n. anale très réduite. Partie caudale (en arrière de la n. dorsale) longue : nettement plus de la moitié du corps. Dos bleu, ventre clair ; parfois de larges anneaux sombres. Taille : 15-20 cm. Prof. : 0-50 m (?). Méditerranée (surtout Occidentale) et Atlantique proche. Un syngnathe pélagique épineux capturé au large de la Toscane (Italie, SEF/ARPAT). Espèce la plus commune de la famille des Molidae, le poisson-lune n’est rencontré qu’occasionnellement par les plongeurs ( Toulon, Provence, RUX ; L’Estartit, Catalogne, ROE).

Le poisson-lune lancéolé

Masturus lanceolatus (Liénard, 1840) Molidae Un cousin subtropical du poissonlune commun. S’en différencie par : (1) Bourrelet postérieur formant une pointe. Brun à bleu argenté, souvent avec de gros points foncés sur les flancs, clairs à la base des nageoires ; dos et nageoires plus sombres. Taille : 1,5-3,3 m. Prof. : 0-670 m. Atlantique tropical jusqu’aux Açores et Madère. Un poisson-lune lancéolé observé en Atlantique tropical (NOAA).

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Formes “bizarres” Le syngnathe de Schmidt (= syngnathe pélagique de Mer Noire) Syngnathus schmidti Popov, 1927 - Syngnathidae

Un petit syngnathe pélagique vivant en Mer Noire. Ressemble au syngnathe épineux, mais : (1) Museau plus long et fin. (2) Partie caudale (en arrière de la n. dorsale) assez courte : nettement moins de la moitié de la longueur totale du corps. Coloration sur le vivant mal connue. Taille : 8-11 cm. Prof. : 0-10 (100) m. Mer Noire et Mer d’Azov. Note : De nombreux autres syngnathes vivent sur le fond (pp. 434-445), mais leurs juvéniles peuvent parfois être rencontrés en pleine eau jusqu’à une assez grande taille.

Spécimen préservé de syngnathe de Schmidt (côte russe de Mer Noire, PAA).

Le poisson-lune

Mola mola (Linnaeus, 1758) - Molidae

Mola mola

Taille 1,5-2 m (3 m)

Profondeur 0-30 m (360 m)

Critères de distinction : (1) N. dorsale et anale en forme de rames, reculées et opposées. (2) Pas de queue mais un bourrelet sur tout l’arrière du corps. (3) Petites n. pectorales rondes. Description complémentaire : Corps élevé, environ 1,5 fois plus long que haut chez le jeune, presque circulaire chez l’adulte. Gris plus ou moins argenté ou laiteux ; parfois des taches claires ; dos et nageoires plus sombres. Mode de vie : C’est typiquement un poisson de pleine mer, qui se rencontre assez souvent à la surface, la n. dorsale sortant de l’eau. De grands individus stationnent parfois près du fond pour se faire déparasiter, par exemple par des crénilabres à queue noire. Espèce rare à occasionnelle. Approche : Ce poisson, qui s’éloigne le plus souvent dès que l’on tente de l’approcher, accepte parfois la proximité des plongeurs sans que l’on sache trop pourquoi (il est moins enclin à fuir en situation de déparasitage).

Le poisson-lune tronqué (= ranzania)

Ranzania laevis (Pennant, 1776) Molidae

Plus petit et élancé que le poisson-lune commun. (1) Lèvres en entonnoir, se fermant en une fente verticale. (2) N. pectorales pointues. Dos bleu-noir, flancs bruns à grisâtres avec des lignes verticales argentées, plus marquées sur la tête et le ventre. Taille : 60-100 cm. Prof. : 0-140 m. Souvent grégaire. Atlantique tropical jusqu’aux Îles Britanniques, Méditerranée. Un poisson-lune tronqué pêché dans l’Atlantique tropical (NOAA).

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Ils nagent loin du fond Le tétrodon-lièvre océanique est rarement observé vivant (Golfe de Gascogne, Lorsqu’il est en aquarium, LOP). pêché, il est capable de se gonfler d’eau ou d’air (poisson capturé au sud de la Bretagne, IGS).

Le cobia

Rachycentron canadum (Linnaeus, 1766) - Rachycentridae Une espèce tropicale rare dans la zone. (1) N. dorsale élevée, précédée par une série de courtes épines. (2) Queue triangulaire, fourchue chez l’adulte. Corps effilé évoquant un rémora rayé (mais sans ventouse céphalique). Dos et flancs gris-noir à brun, ventre pâle ; deux lignes longitudinales claires, surtout visibles chez les jeunes. Taille : 1,1-1,5 (2) m. Prof. : 0-1 200 m. Espèce tropicale cosmopolite signalée une fois en Méditerranée Orientale (Israël). Un cobia juvénile (KUR, en haut), et un adulte dans une pisciculture (ALJ/NOAA). Le rémora rayé se fixe par sa ventouse céphalique sur de gros poissons, parfois à l’envers comme sur ce requin gris ( & photos en aquarium, LOP).

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Formes “bizarres” Le tétrodon-lièvre océanique Lagocephalus lagocephalus (Linnaeus, 1758) Tetraodontidae

Lagocephalus lagocephalus

Taille 50-55 cm (61 cm)

Profondeur 0-30 m (?)

Critères de distinction : (1) “Bec” constitué de 2 dents à chaque mâchoire. (2) Dos bleu à bleu-vert. (3) N. dorsale et anale opposées, battant latéralement. Description complémentaire : Corps longiligne mais large, de section plus ou moins quadrangulaire. Pas de n. pelviennes. Queue à lobe inférieur plus allongé. Flancs grisbrun à argenté, ventre blanc ; nageoires sombres. Mode de vie : Ce poisson de pleine mer, mais pas vraiment du grand large, pénètre très occasionnellement dans les estuaires. Espèce rare. Confusions possibles : Tous les autres tétrodons de nos côtes vivent près du fond (pp 238-241). DANGER : Comme chez tous les Tetraodontidae, la peau et la chair peuvent être très toxiques ; attention également aux risques de morsure, le bec étant capable de briser un doigt !

Le rémora grêle

Phtheirichthys lineatus (Menzies, 1791) Echeneidae Une espèce rare dans la zone. (1) Disque céphalique court, dépassant à peine la base des n. pectorales. (2) Corps très fin, à petite tête. (3) N. dorsale et anale longues, plus hautes à l’avant. Ventouse à 9-11 lamelles. Souvent une bande longitudinale brun foncé, mais corps parfois blanchâtre uniforme, parfois brun noirâtre. Taille : 45-76 cm. De l’Atlantique tropical à la Manche. Rare. Ce juvénile de 6 cm est identifiable au nombre réduit de lamelles sur son disque céphalique (Afrique tropicale, IRD).

Le rémora rayé

Echeneis naucrates Linnaeus, 1758- Echeneidae

Echeneis naucrates

Taille 0,9-1 m (1,1 m)

Profondeur 0-15 m (30 m ?)

Critères de distinction : (1) Bande longitudinale noire bordée de lignes blanches. (2) Longues n. dorsale et anale, plus hautes à l’avant. Description complémentaire : Le disque céphalique (ventouse) s’étend jusqu’au milieu des n. pectorales, et porte 20-28 lamelles sur sa longueur. N. pectorales pointues. Queue arrondie chez le jeune, tronquée chez l’adulte. Mode de vie : Comme les autre rémoras, celui-ci s’accroche grâce à sa ventouse céphalique sur ou sous les grands vertébrés marins : requins principalement, mais aussi raies, mérous, tortues de mer et cétacés. Cependant, il n’est pas rare de le voir nager librement près des côtes. Rare dans notre zone, occasionnel dans les régions les plus chaudes. Confusions possibles : Avec les autres rémoras (ci-dessus et page suivante). Les espèces du genre Remora ont des n. pectorales arrondies, et des n. dorsale et anale courtes. Le cobia (cette page) n’a pas de ventouse céphalique.

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Ils nagent loin du fond Le rémora des requins (= rémora commun) Remora remora (Linnaeus, 1758) Echeneidae

Surtout sur les requins, mais aussi d’autres poissons ou des tortues de mer. (1) Disque céphalique atteignant presque l’extrémité des n. pectorales. (2) Corps et nageoires brun grisâtre plus ou moins foncé. Corps assez massif. Ventouse à 16-20 lamelles. Taille : 65-86 cm. Prof. : 0-100 m. Espèce assez commune dans les eaux chaudes. De l’Afrique tropicale aux Îles Britanniques, Méditerranée. Un rémora commun, est collé à l’envers sur une raie manta, une position habituelle pour ce poisson (Atlantique tropical, NOP)

Le rémora noir des marlins Remora osteochir (Cuvier, 1829) Echeneidae

Surtout sur les marlins et voiliers. (1) Disque céphalique très long, dépassant largement les n. pectorales. (2) Corps gris-noir. Ventouse à 1519 lamelles. Dos plus sombre ; nageoires noirâtres. Taille : 35-45 cm. Prof. : 0-50 m (?). Espèce du large. De l’Afrique tropicale au sud de la Méditerranée Occidentale.

Un rémora noir pêché en Afrique tropicale (IRD).

Le régalec nage souvent en position verticale, par une ondulation de sa nageoire dorsale. Ses flancs brillants reflètent le bleu ambiant. Les points sombres et tirets bleus sont plus ou moins visibles selon l’incidence de la lumière (près d’une bouée océanographique en Mer Ligure, LUD).

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Formes “bizarres” Le rémora blanc des marlins Remora brachyptera (Lowe, 1839) Echeneidae

Essentiellement sur les marlins et espadons. (1) Disque céphalique assez court, ne dépassant pas l’extrémité des n. pectorales. (2) Corps blanc plus ou moins bleuâtre. Ventouse à 15-18 lamelles. Coloration globalement uniforme. Taille : 30-40 (50) cm. Prof. : 0-50 m (?). Espèce du large. De l’Afrique tropicale au sud de la Méditerranée Occidentale (et Orientale ?). Un rémora blanc sur un voilier en Atlantique Ouest (Mexique, NOP).

Le rémora des cétacés

Remora australis (Bennett, 1840) - Echeneidae Seulement sur des cétacés. (1) Disque céphalique allongé, dépassant nettement l’extrémité des n. pectorales. (2) Corps uniformément brunâtre. Ventouse à 25-28 lamelles. Taille : 40-76 cm. Prof. : 0-50 m (?). Poisson rare, peu connu. De l’Afrique tropicale au Maroc, douteux en Méditerranée.

Le rémora des mantas (= rémora blanc, Remorina albescens) Remora albescens (Temminck & Schlegel, 1845) - Echeneidae

Surtout sur les raies mantas. (1) Disque céphalique large, presque circulaire, atteignant l’extrémité des n. pectorales. (2) N. dorsale et anale très courtes. (3) Corps souvent blanchâtre (mais parfois gris-brun). Ventouse à 13-14 lamelles. Taille : 25-33 cm. Prof. : 0-40 m (?). Espèce du large. De l’Afrique tropicale au sud du Portugal.

Le régalec (= roi des harengs)

Regalecus glesne Ascanius, 1772 - Regalecidae

Regalecus glesne

Taille 3-5 m (11 m)

Profondeur 20-200 m (1-1 000 m)

Critères de distinction : (1) Longs rayons libres au début de la n. dorsale. (2) N. pelviennes formées d’un long rayon à extrémité membraneuse. (3) Queue rudimentaire. Description complémentaire : Long corps en ruban. N. dorsale sur toute la longueur du corps. N. pectorales courtes. Pas de n. anale. Bouche protractile (s’allongeant en tube), orientée vers le haut. L’animal vivant est argenté, éventuellement avec des tirets verticaux irréguliers d’un bleu brillant et/ou des taches sombres arrondies. Les nageoires sont essentiellement transparentes (il semble qu’elles deviennent rougeâtres après la mort). Mode de vie : Les rares observations de ce poisson in situ indiquent qu’il se place volontiers en position oblique ou verticale, tête vers le haut. Il nage par l’ondulation de la n. dorsale. On le rencontre parfois près d’objets immergés (bouées océanographiques, mouillages en eau profonde, dispositifs concentrateurs de poissons DCP). Note : C’est le géant des poissons osseux !

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Ils nagent loin du fond Ce jeune trachyptère commun, rencontré près du bord, ne dépassait pas 50 cm. Les petits juvéniles (10-15 cm) ont de longs rayons évoquant les tentacules d’une méduse (Côte d’Azur, HIB).

Un trachyptère atlantique de 1,50 m pêché à une profondeur inhabituelle de seulement 5 m (sud de la Bretagne, IGS). Cette gravure de trachyptère atlantique, antérieure à 1880, est extraite de l’ouvrage « Voyage en Islande et au Groenland », publié « par ordre du Roi » sous la direction de Paul Gaimard (bibliothèque du Musée de la Mer de Biarritz). Un tout petit juvénile de trachyptère ventru observé au bord ( Sicile, BRM), et un adulte pêché au large de la Corse ( PAM).

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Extrait Guide d'identification des poissons marins - Éditions ULMER  

Toutes les nouvelles données en terme de dénomination et de classification, les nouvelles espèces ou découvertes, mise à jour des cartes de...