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Sin City® volume 3 : le grand carnage Copyright© 2014 Rackham, pour la traduction française Traduction : Lorraine Darrow Lettrage : Amandine Boucher et Gurvan Friderich ISBN : 978-2-87827-170-6 Dépôt légal : premier trimestre 2014 contact@editions-rackham.com www.editions-rackham.com Achevé d’imprimer en février 2014 sur les presses de Rumor Industrie Grafiche S.p.A. à Vicenza (Italie) Sin City® volume 3: THE BIG FAT KILL Copyright© 1994, 1995, 1996, 2005, 2014, Frank Miller, Inc. All Rights Reserved. Sin City and the Sin City logo are registered trademarks of Frank Miller, Inc. «Dwight,» «Ava,» and «Marv» and all other characters featured herein and the distinctive likenesses thereof are trademarks of Frank Miller, Inc. No portion of this book may be reproduced, in any form or by any means, without the express written permission of Frank Miller, Inc. Names, characters, places, and incidents featured in this publication either are the product of the author’s imagination or are used fictitiously. Any resemblance to actual persons (living or dead), events, institutions, or locales without satiric intent, is coincidental. Dark Horse Comics® and the Dark Horse logo are trademarks of Dark Horse Comics, Inc., registered in various categories and countries. All rights reserved.


Le grand carnage Frank Miller


œ†i™¶e ßOªBØR, Vi¡¢X ! ¥U PØUx C®G…¡R sUr C¡T¥¡ º®rßE ß®¢te La nUIT ™i ¥u VØ¢X, j’TØ LøIss¡RaI •†™ ØN¥Re¬ !


J'arrive pas à croire que tu me fasses ça, Shellie. Après tout ce qu'on A vécu ensemble... ça doit tout de même compter pour toi.

Ah, ouais. Ça compte même beaucoup. Toutes les nuits passées avec de la glace sur la figure, à cause de tes coups. Tous les pourboires en moins à cause des clients pas trop chauds pour flirter avec une serveuse à la gueule enflée et couverte de bleus.

Et si y veulent pas flirter , y vous commandent rien à boire. Et si y vous commandent rien à boire, y vous donnent pas d'pourboires. ET sans pourboires, une serveuse peut pas pay er son loy er. Pas avec son salaire de base, ça non. J'ai failli perdre cet appart À CAUSE’ de ce QU’ON A “VÉCU ENSEMBLE”.

ET DE TOUTE FAÇON, SE FAIRE TABASSER, C'EST PAS VRAIMENT L'IDÉE QUE J'ME FAIS DU MEILLEUR MOYEN DE PASSER SON TEMPS. ET SI TU PEUX PAS COMPRENDRE ÇA, C'EST CLAIR COMME LE NEZ AU MILIEU DE LA FIGURE QUE T'ES COMPLÈTEMENT CINGLÉ.

J E SAIS QUE TU ES EN COLÈRE. ET JE TE PARDONNE, MÊME SI TU NE ME L'AS PAS DEMAN DÉ. TU ES PERSUADÉE QUE TOUT CE QUE TU M'AS DIT EST VRAI. JE LE SAIS. C'EST POUR ÇA QU'ON DOIT DISCUTER TOUS LES DEUX. C'EST POUR TON BIEN. CE QUE TU AS PU IMAGINER SUR MOI, JE VEUX BIEN L'OUBLIER. S'IL TE PLAÎT, MON BÉBÉ... IL NE TE RESTE DONC PAS DE PETITE PLACE POUR LE DOUTE ?... POUR L'AMOUR ?


j’øI £†L À LA ßÊ¥¡ ¬I¡… qU’À T’éCO¢ßer, £oN VIeUX ! C’est º†s £oi QU’†I U§ PRoBœÈMe AVØC œø RÉALiTÉ... C’QUi S’ºA™SE LÀ, ÇA † vRAiªØ…ß rIE… À VO©r aV¡c U…E اGUeULøDØ ƒ’Amo¢REUX.

Y ø U§¡ ƒIæfé¬Ø§¤Ø ¡§ßRe s¡ F¤h¡R AV¡c u… ¥YpØ QU’¡Sß º†¶ ߬oP …Uœ D†NS œ’eNsØ£bL¡... E§ßrØ Ç† ¡t ¶Ø rاd¬e COª•ß¡ q¢’ON A COUcHé øV¡C Un £ec COMpLÈ¥Øme…t …azØ, ¢… MINABlØ Qu’a L’HABItuDØ de æO¢¥re œØ cøªº ƒ’ChEZ ¶a FتMØ, ƒ®§T il V®¢S ø J†M†iS P†¬L¿, À Ch†Q¢¡ FOIS Qu’Iœ esT BoU¬ré, ¤’QuI aR¬IVe ¢n ºØu t¬Oº ™OUV¡…¥.

¡t qUANd e… pœU™ C’ØST LØ Ge§¬E DE ªInøbL¡ Q¢’† BesOIn ƒ’ßøBas™ØR Une fiLL¡ •oUR ¶e ¶E…¥i¬ u§ M¡C...

dž, Ça F†I¥ MAL, ¶HElLI¡. Çø c’éßai¥ ¤r¢el.

QUØ ßU J®U¡S LØ™ DURe™ poUR Te FAIRØ DÉSI¬ØR, c’E™ß UNe ChO¶¡. Çø JØ •¡ux ¡…Core •†RƒON…ØR. £Ai¶ cO§¥©n¢Ø •A™ À ªØ ¤ø¶¶Ø¬ lE™ CO¢iLlØs. J¡ ™U©¶ ¶érIEUx, m®N b¿bÉ.

Je jO¢E •A¶ LEs ƒ¢ReS ºO¢R mØ æ†iR¡ ƒÉS©re¬... J’†i p†¶ L’I…tE§¥IO§ ƒ’£Ø FaIrØ ƒÉs©reR... pa¶ •a¬ ßOi. R¡NDS-¥®I ™ervICØ, MO… j†cKIØ, æAis-¥OI øIdØR. •AR ¢N PSY OU QUØLQUØ CH®™e... FAI™-T®I øIƒe¬ Øt v† tE faire VOIR ailleurs.

v†S-Y, ®UV¬E La •OR¥E, ¶heLLiE. J¡ V†IS ª’®CCUºE¬ dØ Çø.


Y A dØS LiMI¥E¶ À ce Q¢’®§ PE¢¥ F†IRØ S¢BIR À ¢n H®ª£Ø, moN bÉB¿. OUv¬¡ La •®R¥E. On vA ™’EXPœIQuج. t¢ Ve¬¬A™ cOªmE Tu ¥’ØS t¬®mp¿E À M®n ¶uJ¡ß...

®UvR¡-L¢I, ¶HElLI¡. Je su©¶ º¬Êß.

NO… Dw©GHß. J ’ T’¡… º¬i¡. rES¥e ¡N DEh®¬¶ ƒe Çø.

™i Y saV†©¥ qU ’ T’E¶ lÀ aV¡c ª®©... ÇA P®¢R¬AIß trÈs mAœ t®¢¬n¡r, C¬ois-£oi. ¡ß •U©¶ disC¢tØ ºAs. C’¡¶ß MON †PºøRt¡ªØ…¥ ¡t J ’ te ƒEm†nDE ƒE •A™ ß’ªÊœER DE Ça. J ’ SUIs s¿rI¡¢¶Ø, DWIGHT.

c’e¶T To… øºparßE£ENß, oK. £†IS F†©¶ øߥاTIoN, SHeLlIE. CE cœOwN tIE§¥ unØ £¿¤H†…ßE CuIß¡... E¥ Iœ † AVØc L¢i Q¢AßR¡ cOº†©NS tRÈS ÉnØRVÉs ¡ß øUS™i BouR¬És Que œU©.

je º®URRa©™ jUrØR q¢E J ’AI ¡…TE…ƒu QUEœQU’UN AVEc ßOi, À l’i…sTaN¥. T’As QuELQu’U§ avEC Toi, mON BÉBé ? DiS-£O© L† vé¬It¿. ߢ ªØ DoiS AU mo©§S dž. Q¢¡œQu’U… ? ª†I™ ªoN JA¤K©Ø, ¤’eST une VRAIE ºaR¥O¢zØ øæ¬i¤aI…e, IC©. J ’ £Ø SuI™ ¥roUvé cI§Q BasKØtßØUrS Øß Lø mO©tI¿ ƒ’ L’ÉQU©ºE ƒ¡ BaSiN CI¥y BLu¡S M¡ TiE§t coM paG…I¡. ߢ ß’Se§S ƒ’øߥaQuE ?


TU M’¡mbÊtØ™, £O§ B¿BÉ. je ™Ui™ pas RøCi¶Te... D’AIlLeU¬™ CØRtaINS DE £e™ ªØILLe¢r™ øm©¶... ª†©™ lÀ, ¥¢ ¥Iß©LLØ™ £ØS Po©Nßs ¶enSIBL¡¶. JU™Q¢’ICI j’†© E…C†iS¶É ¡ß ¡ncøI¶SÉ ALOrs Q¢E t’As LøRGeme…¥ ƒé•As™¿ LØ™ RÈGLe¶ LE™ plUs ¿L¿ªØ…߆IRض D¡ Lø ºOL©ß¡s¶¡.

¥¢ mØ C®§nøI¶, mO… bÉbÉ. ¥¢ sAIS CE D®nß JE SUi™ Ca•abL¡.

¡t MOI, t®uß ¤¡ ßEªº™, lÀ, Je ¶UI¶ REsté ßrO• POœI •®ur tØ F†IRØ R¡m†rQue¬ QuE j¡ P¡uX fOutRe ¡N L’øi¬ ta ºUßaI… DE •oRß¡ À §’©MP®Rt¡ QUEœ ªoªE§ß... ET IL §’Y † Rie… ni p¡r¶oN…E QuI Va M’A¬RÊßØR.

ÇA m¡ cOÛ¥¡ VRaIªØn¥ B¡AUc®¢p dE Re™ßeR poœi.

n ® § .. . OH ,

ßrÈS B©E…. tRÈ™ BIe§. J ’ Va©¶ t’æAirE R¡ntR¡r. UNe sØCO…De.


...t’E™ V¡…U †V¡C ¥®uTe lA TRO¢ºØ ! Y N’®nT ƒo§C •†S DØ ViE À e¢X ¤¡¶ ZOUøVEs-LÀ, Qu’Y DOIve§ß s’øCCR®CHeR À t®i COª£e Ça ?

¥u V†™ ødOrER, £On BÉB¿...

... ¤’ES¥ ¢§e IƒÉØ SUPج. J’ y aI p¡…™É ØN V¡nA…ß IcI, ¡¥ œ¡™ MØcS O§¥ Été cARrɪØNT E£BøLl¿¶. ¥¢ VøS †ppØL¡r qUelQUE¶ CO•i…e¶ À T®I quI BOs¶E…t øU salO®N Et On VA SØ FøI r¡ Lø ¥ou¬…Ée ƒeS BøR¶ ToU¶ ا™¡£BL¡. ça Va ÊtRØ ™¢•Ør.

hÉ, ¤¶ ! Ø l¡™ £

«ZOUAVE¶». B®rDeL, J’LA fR†P•E¬†I¶.

«C®P†ins À Lø ¤On». Ell¡ f†©T t®¢¥ •o¢r ™’E… ºR¡ndr¡ UnØ. J’Lø frøºpERaI¶.

j’aPPØœœ¡RaI •ERsoNn¡. JØ Te s®UHA©¥¡ º†¶ À mON •iRe ØNn¡mI. §i ßOI, NI ¥e¶ C®PaIn¶ À La CO….

hey StOœ©. C®OL. ™uºeR CoOL.

u§Ø M©§U¥e ! QU’Ø™t-¤¡ QUe ¤’¡¶ß QuØ ÇA ? C’¡¶T un¡ ¤H¡m©S¡ d ’ HO£me... ØT C’ESt •ø™ u§¡ des ªi¡…§¡s, Ça c’E¶T ¶Û¬ ! qu ’ e™¥-Ce Q¢© ¶Ø ºAS¶Ø ICi, b®¬Deœ ?


Eß t’av©™e ºøS ƒ¡ ªØ £¡n¥ir, e¶•Èce DE ™†LOpØ ! TU pUØ™ L’Aª®¢r ! jE le s¡…¶ D’I¤I ! ¥u A™ ÉßÉ AV¡¤ UN øutRØ HOMªE eß •As pL¢S TarD qUØ C¡ ™®Ir اCo¬e !

BO¬deL, J ’œ† ßuERaI™.

eß Øn PlU¶ TU œ’aææ©che¶ ! R©e… quE ºo¢R mE ¥OR¥U¬¡R ! ßU §oUs †™ ©§VitÉs, m®i Øß MØ™ pOTES, RIØn QU¡ p®u¬ £’Y F¬®ßT¡R œE …EZ! rIe§ QUØ ºOU¬ £’huMILIe¬ ! ª†i™ j¡ VAI¶ ºø™ resTE¬ aSsI™ ¡t enc†©¶™e¬ Ça coªªØ ÇA, ¶†œOºØ! Q¢I C’Es¥? OÙ EsT-¤E QU’iœ e™T?

tu TrOUVes ÇA ƒ¬ÔL¡ ? ßu CRoI™ ƒONC Q¢¡ JØ ne R¡™™Ø…™ rIا? ØSß-C¡ qUE ¥U tE Re§Ds COMºßE d¡ c¡ QU¡ tu MØ F†I™ ?

OÙ Ø™ß-cE Q¢’©L ¡™¥ ?

GLUG

C’eSß ™upERMAn. Ça æAiT UN M®ªEnß Qu’il E™t •aRT©. Y ¶’E™T ENVoLé p†R La fEnÊtRE DÈ™ Q¢’Y ß’A EnT¡§D¢ aRR©v¡¬. ßu luI as fø©t VøCHEmØ…ß PeUR.


SI T’†¶ L’iNßا¥ioN D’ £e TaB†™¶e¬, VøS-Y, Qu’o… ¡… FInIS¶e, E¶pÈ¤Ø dE t†rÉ !

L† V†¤He!

aVeC Ça elLE V† PIGØR, MEC !

E¥ vOILÀ quØ TU R¡¤®£ªEnces À M¡N¥i¬ ! tU mE…¶ À mOn SuJ¡¥, ¡T ƒEV†§ß MØ™ POßض E§ ºl¢s ! J ’AI J†m†©¶ BøTßU U…Ø æemm¡ DØ £† viE ! J†MaIs !


E™•È¤E DE sAløUd! e¶PÈce d¡ D¿G®…æLÉ !

¥U …’As AUCUNe ¬øISO§ D’Êß¬Ø øgreS¶IVE, £®N B¿B¿. ølLØZ, Fø©S ¢N P¡tIt ØFæORT. TOI, £Oi, l¡™ potØs... oN ¡Sß ¥oUs lÀ º®¢R •ø™¶Er Un BOn £oªE…T, •a™ vrai ?

je reV© Ø…s ¥®¢T De sUIßØ. JE vAI¶ P©SSER.

J’aurø©S a©Mé Qu’ Tu ºø™¶ES PLuS TÔT, ª®§ JøcKiØ. T’a¢Rai¶ ¬eNCONTRÉ mO§ P’tIT AmI. T’øURø©S VU À QUoI r¡sSemBLE u… v¬Ai mØC!

VOILÀ qUE tu R¡cO£ªE§¤es À ME c†™¶¡¬ œe™ CoUIœL¡™.

J Ø ªE CøSse La tÊ¥e À ORGøNISER U§e sOIRÉ¡ £ø¬¬a§Te eT ¥¢ Vie§S m¡ CA¶SØR leS ¤®uILle¶.

jE ßØ •A¬DO…Ne, VA. JE ™uIs Un £ØC G¿§ÉrEux.

je …¡ ª’ aßTØnƒS Pa™ À CE QUE ߢ ¶øCH¡¶ †pºRÉCIER dž, BIe… SÛr! pa™ U§Ø S¡¤OnD¡!


©œ e™ß gé…é¬eUX. Y •ØN¶E j†M†iS À Lu©. noUs tOu¶, lÀ, on a JAmaIS À pøY¡¬ §OTRE V¡rRØ... PA¶ QUAnd l’G¬A…ƒ jøCK EST Dans l’C®I§. L’gR†Nƒ Ja¤K Paye TouJOU¬¶. C’E¶t Un ™†I§t ¤Ø ªØC.

M†I™ I l A ¶on CøR†C¥ÈRE... ß’A¢RaIs JøMA©™ ƒÛ L’E£BÊßØR c®mªØ ß’As FøIt.

ma©¶ ÇA C’ES¥ l’GRø…d JacK. fA¢t L’øImØr COmªe IL ¡S¥. £®i, ªo§ C†¬ActÈRØ, Çø DOIt º†S T’so¢Ci¡r. J’™Uis uN m¡C d®¢X. u… r®MA…TIqUe. Øt t®© t’¡S œa plus belle créature que j’aie jamais vue. boucle-la Eß G†RDØ TE™ Mø©N™ ™¢R TOI oU J ’ ¥e COUPE la Bite.

ou†H ! ÇA C’¡S¥ P†¬L¿.


HÉ, TU VAs •†™ tR†ÎNØr DA…¶ LØs ¬UE¶ ø¥TIfÉE COª£Ø ÇA, ¤H¿RIe. c’¡¶ß lA JUNGlE, DEHOr™. Eß J’t¡ RA•PeœLE q¢’ y † u…Ø ™éRIE De ¤®up¶ ƒ’FIœ QUØ ¥u FeRAIS BIE… de •A™SØR. O¢AI™ ! C’¡st vRai ! tu DEVAI¶ aPpeLØR ¥e™ coºinE™ ! ßEs cO•I§e¶ d¢ saœOon ! DI™-œ¡¢R De ¶E ƒ¿PÊCH¡r ! œA §UIt V† ºas E§ R†JE¢§I¶¶†n¥ !

®U†©s ! n’ouBLI¡ º†S D’app¡ler …ø§CY, sU¬TOu¥ ! Eß D©S-lUI ƒ’appOrßØR S®N Lø¶¶o! Eß …’®uBLIØ ºAS ƒ’†PºØlER cetße dAn¶EuSE, lÀ... cØœLE AVØC œØ l†ssO... ¤’e¶T Qu®I ™ON nOm ƒéjÀ ? na…¤y , c’est ça ?

Ça VA Ê¥RØ Suº¡R ! o… Vø vOUS Fai¬¡ P†¶¶¡R u… SUº¡¬ m OªØ§T!


j¡ T’اßE…d¶ p†¶ ßÉléPh®§Er , ™HØLœiE... MØ FA©S Pøs Çø, M®n b¿BÉ. c’¡™t PLU S DRÔLe dU ßOut cEttE FOI¶, SH¡lLI¡ ...

rÉ•O…ƒ¶-moi b®¬DeL ! J E Vø©s pø™ ¡n PLU¶ ¡n¤A©s™Er Ce™ C®N§eRIeS ! ¶AL¢t. je sui¶ LE §ouVeøu COPAIN D¡ SHEœl© ¡. ¡ß je S¢I¶ Un pØU ƒéTRAqUÉ.


SI ߢ pARlEs e§CORØ U§e æ®iS À ¶hØllI e... S© tU ºEnS¡¶ NE ¶¡RAIß-cE Qu’À ¶o§ P¬É§om... Je ßE déC®u•e DØ T¡LLE MA…I ÈRE Que TU n¡ ™ERø¶ plU™ jaMaI™ ƒ’a¢¤U…Ø ¢¥I LIt¿ À U…e FØMMe.

aH OUA©¶ ? tO I øuS¶i ¥u aS fAiT U…¡ GR†VE ¡R¬Øur. TU § ’†™ P†s ¥IRÉ LA CHaS¶e D’EAu .

tu fais une grave erreur, mec. une grave erreur.

ØH, §®§...


FILS De PUß¡... J¡ VAIs T’ØXplOSØr L† guEUœ¡ ! HØiN ? OÙ... OH, MeC... j’AI •a™ mÉRi¥¿ Ça...

O… PO¶e •†s dE QUE¶ßIOnS ! eT on D©¶cUT¡ ºøS, BORdel !

TroUpe¶ ! ¡n †Vø…T ! On ªØt Les Vo©Lض !

dW©GHT... qU’ES¥-CE Q¢¡ ¥U A¶ Bien •¢ lUI æaiRØ ?


JE L¢© øi juSTe don…É U… †V†Nt-GOÛt... dØ sØS proPRØS ªÉThodØ™. Je PE…Se qu’IL N¡ ¥’¡mBÊtErø •LUs. il Esß D¢ GE§RE À avOI¬ •E¢R fA¤© lEm¡nt. C’eSß cØ q¢’IL † œ’I…TeNtIO§ D¡ FøIrØ ªøI…¥¡Na§t Qui £’INq¢© ÈTØ. ça va ta mâchoire ?

j ’AI Vu ºI¬Ø. DWiGhß... J’vEuX ÊtrE ™ÛR¡ QUe tU ™aCH¡s BiE… Q¢e œU© ¡ß ªo©, ¤’饆I¥ Y A L®Ng¥ØmPs. øvøN¥ QUE t¢ ¬EVI¡n…E™ aVeC ¥† §oUVELL¡ TÊte. c’ØsT parCe QUE J’ø© EU PIßI¿ d¡ luI.

et ça s’est passé qu’une seule fois. j’ai fAI¥ ƒØS cHo¶Ø™ iD©OßE¶.

vu qUØ Je æ†is pø¬tI¡ DØ CØS cHO™¡™ ID©®Tes, jE •euX D©ææIC©l¡ªeNt ß’e§ VOuœ®Ir, ™hØlLIe.

£øi¶ CE tYpE... C’ESt UN V¬Ai Dø§G¡R. ©l eSß ¤ø•øBle De tUeR Qu¡lQU’u§ SI JØ …¡ L’A¬rÊtE PAS. JØ ß’øPºØLlجa© pLUS TArD.

n®… ! N’Y v† º†¶ !


sHelLIE ME cr©Ø QuØœQue Ch®™e Q¢E je §e ¤om•r¡…ƒS Pas À caUsØ Du BO¢¤†N QUE fAIß l’HéœI¤O d¡ œø poliC¡. Çø sON§¡ c®MME «¤On» ªøI™ J’EN ¶¢i¶ º†™ sÛR.


merde, dwight, merde. t’es fou, complètement fou.


JE Sau¥e Dans m† ¤øD© œlAC Øt Je déma¬re ™UR LeS ¤H†Pe†ux ƒE ¬®uES. JØ ¤®U•¡ À trAV¡¬™ LØ p†RC ºOUr r†t¥R†p¡R Ja¤KIØ Q¢© æO§CØ Ve¬™ lE hA¢¥ DE L† COœœInE COªM¡ s’Iœ øVaIt L¡ ƒIabœe À SE™ trOU¶SØs. Iœ ¡¶T Dan¶ ¢n ¥ØL é¥A¥ QU’©L …¡ M¡ R¡Ma¬QUERøIt ºAS, £Êm¡ sI J’ÉTøIs À L’ArR©È¬Ø De ¶A V®I¥u¬E À ¤ÔßÉ DØ seS poTES. ¤’¡S¥ B©¡…, j’øI pøS BØ™OIN DE LA J®UØR æ©ne. JE LØ ¶ERRØ DØ pRÈS, †JUsTAN¥ m®§ ølLUr¡ À La sIENNØ. 130 ¤’Ø™ß bØauC®uº ¥rOº Øt ¤’e™ß B¡a¢co¢• tRO• ƒ¡ ¬isQ¢ØS •®UR U§ ªe¤ ¤OªMe M®i. F†IrE ƒ¡ l† VitE™S¡. C’¡s¥ u§ b®N ªOyeN DØ ¶Ø FøI¬e REmA¬QUEr. ØT QUA§D oN E¶¥ U§ MØU¬¥r©e¬ aV¡C œø ßrON¤HØ ¬ØfaI¥E À …¡¢F ¡t ƒES ¡mp¬ØiNTØs Qu© VOU¶ AªÈN¡nT ƒIRØcT À LA ChaMbR¡ À gAz, lA D¡¬NiÈr¡ ¤Ho™¡ DONt VOUs øVØZ BØs®©N, C’E™t DE VOUS F†IRØ R¡mA¬QUER. C’e™t Un r©SqUØ qUe J¡ …E D¡VRai¶ PøS PRe§DRØ. ªaIS jE NØ ºeUX p†™ RENtrER eß ºen™¡R À AUtR¡ CHO™Ø •E…D†…¥ Q¢Ø J†CKIØ Eß ¶E™ •OTeS t¬®¢Ve…¥ ƒe qU®© S’†ªus¡r. cØ ™O…¥ DØS º¬éDaTØUR¶. Øt CØ SoIr, Iœs ™Ont DØH®¬S PoUR Du ™øNG. du Sø§G dE F¡mmE. il¶ …’Ø… †URo§ß pø™. Je …Ø ™¢Is pas •rض™é DE ¥uØr À nOuV¡†¢ ªøIS ¡Ux, J¡ LØs T¢¡¬a© ¶i J’Y ¶¢IS OBœIGé. soUDa©…, J’E…tEND¶ LE Cr© d’U§¡ ™IrÈNØ, ø¬r© V†…t À tOute allure. O… M’a rE£øRQU¿. je SUi¶ LOiN d’†V®©r a™SEZ De lIq¢I De pO¢R AßtENƒR©r CØ æLic...


Frank Miller, Le grand carnage (Sin City 3)