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Forrest Hylton et Sinclair Thomson

Horizons révolutionnaires Histoire et actualité politiques de la Bolivie

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Barbara Schmidt

collection essais éditions imho


Ouvrage initialement publié sous le titre REVOLUTIONARY HORIZONS en 2007 par les éditions Verso © 2007 Forrest Hylton and Sinclair Thomson © éditions imho, Paris, 2010 pour la traduction française Dépôt légal : janvier 2010 ISBN : 978-2-915517-43-9 EAN : 9782915517439 Conception graphique : Vincent Montagnana Crédit photo : Noah Friedman-Rudovsky Assistant d’édition : Régis Tesson Droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays. Toute reproduction, même partielle, de cet ouvrage est interdite. Une copie ou reproduction par quelque procédé que ce soit, photographie, microfilm, bande magnétique, disque ou autre, constitue une contrefaçon passible des peines prévues par la loi du 11 mars 1957 sur la protection des droits d’auteur. Plus d’infos sur www.imho.fr


« Je reviendrai et nous serons des millions. » Attribué à Tupaj Katari, 1781. « Il ne suffit pas d’avoir éliminé Toussaint. Il y a 2 000 chefs à éliminer. » Général Charles Leclerc à Napoléon Bonaparte, Saint Domingue, 1802. « Il vous est très difficile de comprendre car on vous a tous quotidiennement enseigné exactement le contraire, à la télévision comme dans la presse, et vous perdez ainsi de vue l’existence des gens de la base et ce qu’ils sont capables de faire. » C.L.R. James, À propos de la révolution haïtienne, 1971. « Les hommes se battent et perdent la bataille, et l’objet de leur combat finit par se concrétiser malgré la défaite et s’avère ne pas être ce qu’ils avaient souhaité, si bien que d’autres hommes doivent se battre pour obtenir ce qu’ils voulaient sous un autre nom. » William Morris, 1886.


Prologue

L’esprit de la révolte

À la mi-octobre 2003, une insurrection populaire faisait rage depuis plusieurs jours à El Alto, ville bolivienne de 800 000 ouvriers, paysans, migrants et petits marchands pour la plupart d’origine indigène. Quatre cents mètres plus bas, des alteños (habitants d’El Alto) insurgés contrôlaient le passage vers La Paz et en bloquaient l’approvisionnement en combustibles. Pris au piège, le gouvernement décida de faire sauter le blocus par l’envoi d’un convoi militaire qui se fraya un passage vers la ville en tirant sur la foule, faisant des dizaines de victimes. C’est ainsi que les camions chargés de citernes de gaz purent de nouveau atteindre la capitale. Les alteños réunirent leurs morts, organisèrent des veillées dans leurs églises et leurs maisons et déclarèrent « Stop ! ». Des hommes et des femmes de tous âges unirent leurs forces pour retirer les wagons de leurs rails et les jeter du haut d’un pont afin de bloquer quelques mètres plus bas l’autoroute menant de La Paz à El Alto (route même par laquelle des camions entiers de soldats étaient arrivés pour frayer un passage aux ravitaillements en gaz). « Stop ! Plus personne ne passe ici ! » Le lendemain, ces hommes et ces femmes commencèrent à descendre par dizaines, ou peut-être par centaines de milliers, pour occuper la ville de La Paz tandis que de l’autre côté de la vallée, d’autres colonnes interminables d’Indiens montaient, avec la même idée en tête : prendre la capitale d’assaut et renverser le régime créole sanglant de Gonzalo Sánchez de Lozada. À ce moment, la classe moyenne de La Paz, qui soutenait


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El Alto, demanda un cessez-le-feu au gouvernement. L’armée n’osa pas poursuivre le massacre. Le gouvernement tomba et Gonzalo Sánchez de Lozada s’enfuit pour les États-Unis. L’ouvrage de Forrest Hylton et de Sinclair Thomson étudie l’histoire de ce moment si particulier qui jaillit du temps quotidien, de ce virage dans le cours de la destinée bolivienne, de cet instant appelé « révolution », son passé, ses ancêtres, ses protagonistes, leur façon de penser et leurs motifs. Les auteurs étaient sur place et ont passé des années à étudier les révoltes et révolutions indigènes boliviennes. La Bolivie du début du xxie siècle a traversé une révolution classique, un cycle de rébellions populaires entamé avec la guerre de l’eau en 2000 et ayant culminé avec les insurrections indigènes de 2003 et de 2005 qui virent la capitale prise d’assaut par deux fois et poussèrent à l’organisation d’élections anticipées en décembre 2005. Pour la première fois de l’histoire de la Bolivie, un dirigeant politique indien fut élu président de la République à la majorité absolue. Avec beaucoup de justesse et non sans audace, cet ouvrage affirme que ces événements constituent une révolution et le démontre par le biais de l’histoire, de l’analyse et de la chronique. Une révolution comme il n’en n’existait plus, une révolution violente et libératrice comme toutes les précédentes, une révolution qui en appelait de nouveau à l’esprit de la révolte en puisant dans les griefs et le passé. Après avoir retracé les événements depuis 2000 du cycle de mobili­sation populaire qui mena à cette révolution, Hylton et Thomson en recherchent les racines, les avertissements et les signes avant-coureurs dans les longues périodes de l’histoire. La Bolivie est un pays indien où les deux-tiers de la population se définissent et se déclarent comme Aymaras, Quechuas, Guaranís ou issus d’autres groupes indigènes gouvernés par une minorité blanche et métis depuis la conquête espagnole. Depuis le xvie siècle, la relation entre dirigeants et sujets et entre groupes dominants et subal­ ternes a une caractéristique bien spécifique, aussi indélébile que la couleur de la peau. Comme dans le reste de l’univers colonial créé en ce siècle, cette relation a pris la forme d’une subordination raciale. La première grande insurrection indigène contre cette domination (qui précéda les guerres d’indépendance) fut menée par Tupaj Katari en 1781. Les armées indiennes imposèrent un long blocus de La Paz, qui ne fut


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levé qu’avec l’arrivée de troupes en provenance de la lointaine Buenos Aires, capitale de la vice-royauté du Río de la Plata. La défaite n’effaça pas pour autant le souvenir de cette insurrection, que ce soit pour les Indigènes qui se rappellent avoir autrefois assiégé la ville des « señores », ou pour la minorité blanche et métis dont plusieurs générations ont transmis jusqu’à ce jour la peur (niée mais toujours latente dans les esprits) d’un nouveau siège de la ville par une population à la peau sombre prête à déferler par dizaines de milliers. En avril 1952, une insurrection populaire fut déclenchée à la suite d’une élection présidentielle volée par l’oligarchie dominante. Connue sous le nom de « révolution d’avril», elle mit en scène des rebelles qui prirent de force la ville de La Paz, mirent l’armée en déroute et renversèrent le pré­ sident. Le gouvernement métis alors mis en place nationalisa les mines (la principale industrie bolivienne), décréta une réforme agraire, et dut vivre pendant des années avec le pouvoir parallèle des syndicats de mineurs, d’ouvriers et de paysans, leurs milices armées et leur stations de radio communautaires. Bien entendu, les mineurs, ouvriers et paysans étaient indiens et utilisaient leurs langues indigènes pour débattre au sein de leurs assemblées et pour communiquer chez eux et au cours de leurs célébrations. Dès les années 1980, après une longue période d’instabilité et de résistance tenace, le nouveau pouvoir du monde néolibéral réorganisa la Bolivie, ferma les mines, démantela les syndicats et dispersa les ouvriers et leurs territoires. La révolution d’avril ne fut alors plus rien d’autre qu’une référence historique. L’ordre était rétabli. Les Indiens étaient de nouveau renvoyés à leur place. Mais comme dans toute forme de domination fondée sur la race, l’idéologie nationaliste et le symbolisme partagé par les groupes dominants et subalternes étaient purement formels, et le vernis fragile de l’hégé­monie fissuré. Sous cette surface vivait la vaste et courageuse communauté humaine des Indigènes, ces mondes que le réalisateur Jorge Sanjinés appela La Nation clandestine. Depuis Tupaj Katari, voire avant lui, ces mondes ne cessèrent d’émerger ça et là pour briser la surface de la domination par de violentes révoltes locales rapidement écrasées et sanctionnées, mais jamais oubliées. Niée par la république libérale, cette nation était également presque invisible pour la gauche républicaine, qui faisait l’amalgame avec les


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positions indiennes dans les domaines économique et social : paysans, ouvriers d’usine, mineurs, petits marchands et artisans. La gauche républicaine ne voyait pas la place historique qu’occupait cette nation dans le monde colonial et désormais dans la république : les Indiens, un peuple aux couleurs de la terre, les Aymaras, les Quechuas, les Guaranís, les Urus, ceux qui, sur les rives du lac Titicaca, affirment être les ancêtres de l’homme. À chaque fois que ce pays aujourd’hui appelé Bolivie commence à s’ébranler, la « nation clandestine » réapparaît (ou mieux, pour reprendre les mots d’Edward P. Thompson, se rend « violemment visible et audible »), s’emparant de postes-clés sur une scène précédemment occupée par des politiciens, bureaucrates, militaires et investisseurs tape-à-l’œil flanqués de leurs collaborateurs. C’est ainsi que la « nation clandestine » se fit entendre en octobre 2003 quand des gens du peuple descendirent sur La Paz et prirent la ville d’assaut, brandissant leurs drapeaux et autres symboles, et s’affichant aux côtés de leurs morts, comme le notent Thomson et Hylton : « La veillée des martyrs qui partit de Warista en septembre et s’étendit jusqu’à El Alto en octobre, permit de trouver un espace pour exprimer chagrin et colère, soutenir les esprits par le biais du rituel et de la réflexion, et dédier la lutte en cours à ceux qui y avaient perdu la vie. Les martyrs représentaient également un nouvel exemple de patriotisme indigène en Bolivie puisque les Aymaras étaient ceux qui défendaient le pays contre le contrôle étranger. » Horizons révolutionnaires nous parle des continuités et des ruptures de l’histoire, de la cruauté et de la fragilité de la domination coloniale interne, des systèmes de dépossession et d’exploitation impie vieux de plusieurs siècles ; de l’héritage immatériel des souvenirs et des expériences ; de la façon dont l’esprit de la révolte fut transmis de génération en génération par les mouvements de protestation ; de la clandestinité de masse et d’une vie quotidienne faite de discriminations et de différences. Les héritiers et les porteurs de la civilisation andine pourraient bien déclarer : « Les générations passent, mais la terre est éternelle. » Les auteurs expriment leur idée ainsi : « Dans cet ouvrage, la notion d’« horizons » révolutionnaires n’inclut pas seulement les perspectives


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d’hommes et de femmes du passé à la recherche de possibilités de transformations sociales futures. Car ce mot a un autre sens. Sur un site archéologique, les strates successives de terre et les restes d’installations humaines mises à jour par une fouille minutieuse portent également le nom d’« horizons ». Nous proposons donc de procéder à une excavation de la révolution andine, dont les couches successives de sédimentation historique forment le sous-sol, le terreau, le paysage et les points de vue de la lutte politique actuelle en Bolivie. » La révolution d’octobre 2003 et sa séquelle de juin 2005 sont ainsi présentées comme la condensation, à deux moments décisifs, des précé­ dentes expériences de fureur, d’humiliation et de désir : une explosion retentissante, l’illumination d’un instant, une cassure dans le cycle de la vie quotidienne où temps linéaire, temps circulaire et temps messia­ nique se mêlent dans un tourbillon. Cette cassure temporelle passe et ne dure pas, mais ses résonances et ses dissonances ne s’éteignent jamais. On apprend à les connaître au fil des années et des générations, comme nous le disent Thomson et Hylton à la fin de leur livre. Une révolution victorieuse comme celle de Bolivie en octobre implique un changement profond des institutions et du pouvoir politique, ce qui fut le cas lors des élections présidentielles de décembre 2005 et de la cérémonie d’investiture du président indien Evo Morales en janvier 2006. Quoique liés, le nouveau pouvoir politique et la révolution ayant permis de le mettre en place sont deux phénomènes qui diffèrent en substance. Le nouveau pouvoir est le fruit de la révolution, mais il n’en est pas son incarnation. Dans leurs réflexions finales, Hylton et Thomson traitent de cette question cruciale. Le peuple ne se lance pas dans une révolution au nom d’une image de la société du futur, comme le fit remarquer Léon Trotsky, mais parce que la société actuelle est devenue intolérable. Sa révolte se nourrit de l’image des ancêtres asservis, et non de l’idéal des descendants libérés, selon les mots de Walter Benjamin. Une révolution signifie que rien ne redevient comme avant dans les esprits des vivants et leur relation à l’autre. Une révolution rend également hommage aux morts, sauve le souvenir et les épreuves et tribulations traversées par les ancêtres humiliés, et renouvelle l’univers symbolique. C’est pourquoi une révolution a des répercussions sur les lieux et les temps à venir. Mais sa durée est courte. Et si, lorsqu’elle parvient à


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triompher, une révolution engendre un nouveau pouvoir politique, l’insurrection n’est ni incarnée, ni prolongée par celui-ci. Ainsi la cassure temporelle se referme : « mais il est bien court le temps des cerises  » [N.D.T. : en français dans le texte]. Ce qui suit alors est un temps ultérieur, même lorsque le nouveau pouvoir affirme : « Je suis la révolution. » Il est important de débattre et de juger de la composition et des changements du pouvoir politique après une révolution. Mais subsumer ainsi l’analyse et le sens d’un tel phénomène ne peut aboutir et ne fait que nous plonger dans un théâtre d’ombres. Sont souvent enclins à le faire ceux qui, sans s’en rendre compte, sont eux-mêmes devenus des ombres de la vie réelle, qui continue de se dérouler en parallèle, loin d’eux. L’histoire des révolutions est généralement traitée en termes de consolidation d’un nouvel ordre. En d’autres mots, la révolution est un prélude nécessaire au nouvel ordre. Telle n’est pas la façon dont ce livre considère la troisième révolution bolivienne qui inaugura le xxie siècle sur l’Altiplano. Thomson et Hylton reconnaissent l’importance du Mouvement vers le socialisme (MAS) dirigé par Evo Morales, en tant que canal et instrument politique de l’insurrection populaire dans laquelle les mouvements sociaux jouèrent le rôle principal. Ils écrivent : « Morales et le MAS furent à l’arrière plutôt qu’à l’avant des insurrections de 2003 et 2005. [Mais] dans l’arène électorale, il est vrai que Morales et le MAS ont servi de seul véhicule efficace pour l’articulation nationale de mouvements sociaux hétérogènes. » Cependant, poursuivent-ils, cela n’autorise pas le pouvoir à considérer qu’à l’avenir les secteurs indigènes n’ont nul besoin d’être représentés en tant qu’Indiens (dans l’Assemblée constitutionnelle, par exemple) sous prétexte qu’ils ont « déjà réussi à obtenir [cette représentation] – par le biais du MAS ». Selon la thèse officielle, au lieu de continuer à lutter, ces secteurs « [doivent] se situer dans ce nouveau temps d’occupation des structures du pouvoir ». Les deux historiens s’opposent tous deux à cet argument : « Quelle qu’ait été leur intention, de telles affirmations désautorisèrent, marginalisèrent et étouffèrent les revendications indigènes. Il s’agissait là d’un nouvel exemple de la condescendance qui a empoisonné les relations entre les Indiens et la gauche d’un point de vue historique et qui a poussé les activistes indigènes vers des positions plus radicalement autonomes. » Un président indigène ne suffit pas à transformer la « nation clandestine » en république.


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Il est bien entendu nécessaire de comprendre les limites rigides auxquelles ceux qui nous gouvernent doivent faire face, qu’il s’agisse de la résistance féroce des classes chassées hors du pouvoir et de leurs représentants politiques et économiques, dans le pays ou à l’étranger ; ou de la cage d’acier dans laquelle le nouvel ordre néolibéral mondial restreint les possibilités d’action, ainsi que de la présence imminente de sa puissante base matérielle : le Pentagone, force militaire des États-Unis ; ou des limites matérielles de la pénurie, de l’isolement national et de la pauvreté. Selon les termes employés par les auteurs : « Telles sont les conséquences du présent dont la force sera difficile à bloquer ou à renverser dans le futur proche. Et pourtant, si l’histoire a montré que les moments révolutionnaires laissent une trace indélébile sur l’avenir, elle a également montré que les hiérarchies coloniales internes et les hiérarchies sociales sont des structures durables. » Pour cette même raison, les mouvements populaires ayant donné naissance à la nouvelle configuration du pouvoir d’État ne peuvent se laisser anéantir en son sein. Leur combat ne doit être ni celui de l’indifférence ni celui de la neutralité, mais plutôt celui de l’autonomie et de l’indépendance. Il est essentiel de traiter l’histoire des révolutions comme l’histoire de ces moments uniques pendant lesquels les oubliés, les opprimés, les humiliés (ceux qui font le monde de leurs mains, de leurs corps et de leurs esprits) se soulèvent et interrompent le fil continu du temps du mépris pour inaugurer une nouvelle ère temporelle ; ces moments inoubliables qu’elle qu’en soit la durée ; ces moments de révélation de l’essence même des opprimés, de leur propre intelligence et de leur propre héritage – celui de tout être humain. « Le dépositaire du savoir historique n’est ni l’homme ni les hommes mais la classe opprimée elle-même. Chez Marx, elle se présente comme la dernière classe asservie, le justicier qui achève la tâche de libération au nom des générations d’opprimés », écrivit Walter Benjamin dans ses Thèses sur la philosophie de l’histoire. L’esprit de la révolte y survit et s’y consume en secret, en divers lieux et moments. Parfois cet esprit s’anime et se met à souffler en rafales, créant des cassures temporelles dont la durée devrait être fonction de l’intensité, qui peuvent ensuite se calmer avant de se transformer en mémoire et en passé.


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Mais ces moments de révolte acquièrent également le statut d’expé­rience vécue et se réverbèrent à l’infini dans tous les possibles futurs de ceux qui les traversèrent en tant que peuple. Tels sont les thèmes de ce livre exceptionnel, qui est l’œuvre de deux historiens ayant suivi et vécu la vie bolivienne de l’intérieur. Horizons révolutionnaires est une chronique, une histoire et une archéologie de l’insur­rection indigène sur les hautes plaines andines et, simultanément, le fruit mûr de l’étude, de l’expérience et de la réflexion. Adolfo Gilly Mexico, 7 mai 2007.

Horizons révolutionnaires  

De la fin des guerres coloniales du dix-huitième siècle à l’élection d’Evo Morales début 2006, l’ouvrage analyse plus de deux cents ans d’in...

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