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MisÀjour Histoire

Une collection moderne pour l’enseignement de l’histoire Un manuel de synthèse qui se distingue du manuel traditionnel • Les connaissances historiques sont illustrées à l’aide d’organisateurs graphiques ;

Pour réussir en histoire

• Des dossiers spéciaux demandent aux élèves d’approfondir un pan de l’histoire grâce à l’analyse de documents pertinents ;

Dans ce manuel de l’élève, tout est mis en place pour que les élèves mobilisent les ressources nécessaires à leur réussite :

• Une revue de la période est faite entièrement à l’aide de questions soutenues par les opérations intellectuelles et l’analyse des documents ;

Les connaissances historiques

L’interprétation des sources

• La révision de la période permet du même coup aux élèves de se préparer à l’épreuve unique.

Les opérations intellectuelles

Ces trois éléments guident les élèves dans la réalisation de tâches complexes afin de développer les compétences disciplinaires.

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CODE PRODUIT ISBN

4498

978-2-7655-3066-4

HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA

3e SECONDAIRE

Manuel de l’élève

MisÀjour Histoire

Marc-André Lauzon Benoit Mallette

LAUZON - MALLETTE

3e SECONDAIRE

MisÀjour Histoire

HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA

Éditions Grand Duc

Groupe Éducalivres inc. InfoService : 1 800 567-3671

6

20728 44980

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HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA

3e SECONDAIRE

Manuel de l’élève

MisÀjour Histoire

Memento_v6.indb 1

Marc-André Lauzon Benoit Mallette

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Remerciements Pour leur travail de vérification scientifique, l’Éditeur témoigne toute sa gratitude à Mme Andréanne Gagnon, Université du Québec à Chicoutimi et à M. Jimmy Trottier, Université du Québec à Chicoutimi.

Pour son travail de rédaction de la section Pour réussir en histoire, l’Éditeur remercie Alexandre Joly-Lavoie, doctorant en didactique de l’histoire.

MisÀjour Histoire

© 2018, Éditions Grand Duc, une division du Groupe Éducalivres inc. 1699, boulevard Le Corbusier, bureau 350, Laval (Québec) H7S 1Z3 Téléphone : 514 334-8466 • Télécopie : 514 334-8387 www.grandducenligne.com Tous droits réservés. CONCEPTION GRAPHIQUE (maquette intérieure et page couverture) :

Références iconographiques Légende - d : droite, g : gauche, c : centre, b : bas, h : haut Couverture g : Musée McCord M967.100.9 cg : Bibliothèque et Archives Canada C-020126 bc : Bibliothèque et Archives Canada C-002774 c : Art Resource, NY/ Erich Lessing bd : Bibliothèque et Archives Canada C-011224 cd : Musée McCord M993.154.272 hd : Bibliothèque et Archives Canada C-001041 bd : Musée McCord M967.100.11 d : Bibliothèque et Archives Canada MIKAN 2895908 Page 114 cg : Bibliothèque et Archives Canada 2905432 cd : Bibliothèque et Archives Canada MIKAN 2908513

Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC

Il est illégal de reproduire cet ouvrage, en tout ou en partie, sous quelque forme ou par quelque procédé que ce soit, électronique, mécanique, photographique, sonore, magnétique ou autre, sans avoir obtenu, au préalable, l’autorisation écrite de l’Éditeur. Le respect de cette recommandation encouragera les auteurs et auteures à poursuivre leur œuvre.

Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2016 Bibliothèque et Archives Canada, 2016

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CODE PRODUIT 4498 ISBN 978-2-7655-3066-4

Imprimé au Canada 234567890F54321098

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Table des matières Présentation de la collection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VIII Pour réussir en histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

période 1

Des origines à 1608 L’expérience des Autochtones et le projet de colonie . . . . . . . . . . 22 période 2

Entre 1608 et 1760 L’évolution de la société coloniale sous l’autorité de la métropole française. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 période 3

Entre 1760 et 1791 La Conquête et le changement d’empire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 période 4

Entre 1791 et 1840 Les revendications et les luttes nationales dans la colonie britannique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

172

III Memento_v6.indb 3

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Période 1

P

Des origines à 1608

22

L’expérience des Autochtones et le projet de colonie Synthèse de la période . . . . . . . . . . . .

24

Les Premiers occupants du territoire . . . . . . . . . . . 24 Le mode de vie des Premiers occupants Les caractéristiques du territoire . . . . . . . Un peuplement en fonction du territoire . . Trois grandes familles linguistiques . . . . . . Les ressources végétales du territoire . . . . Les ressources animales du territoire . . . .

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25 25 25 26 28 29

La prise de décision chez les Autochtones . . . . . . . 30 Les Premiers occupants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

Les premiers contacts avec les Européens . . . . . . . Les explorations européennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le but des explorations européennes . . . . . . . . . . . . . Exploration et occupation du territoire par les Français .

37 37 38 39

Dossier spécial : Les voyages de Jacques Cartier, un échec sur toute la ligne«? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

La période par les sources . . . . . . . 42 À l’épreuve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48

Le monde spirituel de la société autochtone . . . . . . 32 Conception du monde des Premiers occupants . . . . . . 33 L’économie et les réseaux d’échanges chez les Autochtones. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 Dossier spécial : Comment l’eau a-t-elle influencé la vie des Premiers occupants«? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 Les rivalités autochtones. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

IV Memento_v6.indb 4

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Période 2

Entre 1608 et 1760

52

L’évolution de la société coloniale sous l’autorité de la métropole française Synthèse de la période . . . . . . . . . . . . 54 La colonie comptoir (1608-1663) . . . . . . . . . . . . . . Le début de la colonie et le système des compagnies . Le fonctionnement du commerce des fourrures . . . . Les conséquences sur le territoire . . . . . . . . . . . . . .

. . . .

54 54 54 55

L’Église catholique en Nouvelle-France. Les missions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La vie religieuse dans la colonie . . . . . . . . Les affaires sociales . . . . . . . . . . . . . . . . L’Église catholique en Nouvelle-France. . .

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La colonie de peuplement (1663-1760) . La fin de la colonie comptoir . . . . . . . . . Absolutisme de droit divin . . . . . . . . . . . La structure du gouvernement royal . . . . Le peuplement de la colonie . . . . . . . . .

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Dossier spécial : Les habitants de la Nouvelle-France ont-ils conservé le même mode de vie qu’en France«? . . . . 61 L’aménagement du territoire . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Le régime seigneurial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Les droits et devoirs de chacun . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 La diversification de l’économie . . . . . . . . . . . . . . . Le commerce triangulaire – Les pêcheries – L’artisanat . Le mercantilisme : un obstacle à la diversification économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le mercantilisme et le commerce triangulaire . . . . . . .

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66 66 66 67

L’organisation sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 L’adaptation et l’acclimatation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 Immigration et adaptation en Nouvelle-France . . . . . . 69 Les populations autochtones . . . Les épidémies (le choc microbien) . L’acculturation des Autochtones . . L’influence des colons français sur les populations autochtones . . .

. . . . . . . . . . . . . . 70 . . . . . . . . . . . . . . 70 . . . . . . . . . . . . . . 70 . . . . . . . . . . . . . . . 71

Guerre et diplomatie chez les Premières Nations . Les alliances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les guerres iroquoises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La Grande Paix de Montréal . . . . . . . . . . . . . . . . . . La toponymie canadienne et autochtone . . . . . . . . .

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72 72 72 73 73

Dossier spécial : Quel rôle jouent les Français dans le déclin des sociétés autochtones en Nouvelle-France aux 17e et 18e siècles«? . . . . . . . . . . . 74 Les conflits intercoloniaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Les quatre guerres intercoloniales . . . . . . . . . . . . . . . 76 La guerre de la Conquête 1754-1760 . . . . . . . . . . . . . . 78 Dossier spécial : La France a-t-elle sacrifié la Nouvelle-France«? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80

La période par les sources . . . . . . . 84 À l’épreuve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90 V 2018-05-08 11:15


P

Période 3

Entre 1760 et 1791

94

La Conquête et le changement d’empire Synthèse de la période . . . . . . . . . . . .

96

Le régime militaire et la fin de la guerre (1760-1763) 96 La vie dans la colonie sous le régime militaire. . . . . . . . 97 Être Canadien sous le régime militaire. . . . . . . . . . . . . 97 Le traité de Paris (1763) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 La révolte de Pontiac . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 Traité ou Constitution«? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99

Dossier spécial : Le changement d’empire a-t-il eu des conséquences sur l’économie de la colonie«?. . . . . . .108 L’Acte de Québec (1774-1791) . . . . . . . . Les caractéristiques de l'Acte de Québec Structures politiques et administratives de l’Acte de Québec (1774-1791) . . . . . . . Les réactions à l’Acte de Québec . . . . . .

. . . . . . . . . . 110 . . . . . . . . . . 111 . . . . . . . . . . 112 . . . . . . . . . . 113

L’invasion américaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114

Dossier spécial : Les Britanniques ont-ils exploité les Canadiens pendant le régime militaire«? . . . . . . . . . 100

L’indépendance américaine (1776) et le Traité de Paris (1783) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115

La Proclamation royale (1763-1774) . . . . . Les caractéristiques de la Proclamation royale (1763-1774) . . . . . Structures politiques et administratives de la Proclamation royale (1763-1774) . . . . . La tolérance des gouverneurs . . . . . . . . . . L’insatisfaction des marchands britanniques

L’arrivée des Loyalistes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116 Les Loyalistes et l’héritage britannique . . . . . . . . . . . . 117

. . . . . . . . 102 . . . . . . . . 103 . . . . . . . 104 . . . . . . . .105 . . . . . . . .105

Dossier spécial : Quelle est l’importance des répercussions de la guerre de l’Indépendance américaine sur l’histoire du Québec et du Canada«? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118

La composition de la population entre 1760 et 1774 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .106 Les activités économiques de la Province de Québec à la suite de la Conquête . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107

La période par les sources . . . . . . . 120 À l’épreuve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128

VI Memento_v6.indb 6

2018-05-08 11:15


Période 4

Entre 1791 et 1840

132

Les revendications et les luttes nationales dans la colonie britannique Synthèse de la période . . . . . . . . . . . . 134

Les Autochtones et l’invasion américaine . . . . . . . . . . 145 La fin de la guerre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145

Le contexte international . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 Les idées libérales et républicaines . . . . . . . . . . . . . . . 134 Libéralisme et parlementarisme . . . . . . . . . . . . . . . . . 135

Dossier spécial : La politique économique de la GrandeBretagne influence-t-elle le développement du Canada au début du 19e siècle«? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146

L’Acte constitutionnel (1791-1840) . . . . . . . Pourquoi une nouvelle Constitution«? . . . . . . Les conséquences sur le territoire . . . . . . . . Les caractéristiques de l’Acte constitutionnel Les structures politiques et administratives du Bas-Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. 136 . 136 . 137 . 138

La société du Bas-Canada au début du 19e siècle . . .148 L’immigration – La crise agricole . . . . . . . . . . . . . . . . .148 Les bourgeoisies francophone et anglophone et l’affrontement des nationalismes . . . . . . . . . . . . . . 149

. . . . . . . 139

Dossier spécial : Comment les mouvements migratoires transforment-ils le Bas-Canada au début du 19e siècle«? . . 150

. . . .

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Dossier spécial : Les élections de 1792 sont-elles le signe de futures tensions entre Canadiens français et Canadiens anglais«? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140 L’économie au temps de l’Acte constitutionnel . . . . 142 Le blocus continental de Napoléon . . . . . . . . . . . . . . 142 Le protectionnisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142 La croissance de l’industrie forestière : un changement important avec des conséquences pour la colonie . . . . 143 Conséquences du commerce du bois . . . . . . . . . . . . . 143 Le déclin du commerce des fourrures et son impact sur les Premières Nations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .144 Chronologie des plus importantes ressources naturelles du 16e au 19e siècle . . . . . . . . . . . . . . . . . . .144 Guerre anglo-américaine de 1812 . . . . . . . . . . . . . . . 145 Contexte de la guerre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145 La population canadienne et l’invasion américaine. . . . 145

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Les rébellions de 1837-1838 . . . . . . Les causes des rébellions. . . . . . . . . Les événements . . . . . . . . . . . . . . . Le rapport Durham. . . . . . . . . . . . . Les rébellions dans le Haut-Canada .

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. 152 . 152 . 153 . 153 . 153

Dossier spécial : Les rébellions de 1837-1838 auraient-elles pu être évitées«? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154 Dossier spécial : Les Patriotes étaient-ils des traîtres«?. . 156

La période par les sources . . . . . . . 158 À l’épreuve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .164 VII 2018-05-08 11:15


MisÀjour Histoire, une collection moderne pour l’enseignement de l’histoire

Un nouveau concept

Interprétation des sources

Dans le manuel de l’élève MisÀjour Histoire, tout est mis en place pour que les élèves mobilisent les ressources nécessaires à leur réussite.

C’est la prise en compte de ces trois ressources qui a contribué à l’élaboration de la structure de chacune des périodes du manuel de l’élève.

Réussite de l’élève en histoire Connaissances historiques

Opérations intellectuelles

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Pour réussir en histoire Le premier chapitre du manuel met en lumière l’interprétation des sources et les opérations intellectuelles afin que les élèves en comprennent bien les rouages, avant même l’acquisition des connaissances historiques.

Les opérations intellectuelles sont présentées aux élèves dans une approche en deux temps

1

Chaque opération intellectuelle est modélisée dans un contexte issu du quotidien des élèves. Ainsi, il leur sera plus facile d’en saisir la nature. Cet exemple pourra leur servir de référent lorsqu’il faudra mettre en œuvre une opération intellectuelle en particulier.

2

Ensuite, chaque opération est présentée en lien avec une question historique soutenue par l’analyse d’un document.

Établir des faits Ce qui est demandé

Des stratégies d’analyse sont proposées afin d’aider les élèves à interpréter adéquatement les documents qui leur seront présentés.

Un exemple historique Attention

Il faut faire appel à ses connaissances, à ce que l’on connaît de la période en histoire.

La réponse n’est pas dans la source, car celle-ci ne sert qu’à réactiver des connaissances.

Selon la question posée, il faut nommer un acteur, un groupe, une action, une mesure, un rôle, un territoire, une activité économique ou un phénomène.

Il ne faut ni décrire la source ni essayer de l’expliquer.

À savoir

Il est important de nommer précisément le fait associé à la source. Pour cela, iI faut aller au-delà de ce que le document représente et plutôt s’en servir pour réactiver des connaissances déjà acquises.

Quel nom donnait-on au commerce entre les Amérindiens et les colons français? Champlain échangeant avec des Amérindiens, par C.W Jefferys (1911)

1. Définir l’intention de lecture

Un exemple de la vie courante

Je cherche le nom précis qui désigne le commerce qui se faisait entre les Amérindiens et les colons français.

Que doivent obtenir les élèves du Québec pour entrer au cégep? 1. Définir l’intention de lecture Lire la question attentivement et définir son intention de lecture. Je cherche de quoi les élèves ont besoin pour entrer au cégep. © Bibliothèque et Archives Canada/C-103059

2. Analyser des sources

2. Analyser des sources

L’analyse du document montre qu’il y a un échange d’objets entre un homme qui est nommé comme étant Champlain et des Amérindiens.

Analyser toutes les sources disponibles. Le document montre des élèves (qui ?) assis silencieusement ; ils semblent concentrés. Ils écrivent sur une feuille (quoi ?) dans une école (où ?).

3. Associer les faits et les connaissances Relier les faits à ses connaissances antérieures. Les élèves sont en train de faire un examen de fin d’année.

8

4. Formuler la réponse Répondre à la question en nommant les termes historiques de manière précise. Les élèves doivent obtenir le diplôme d’études secondaires pour entrer au cégep.

3. Associer les faits et les connaissances Les objets échangés semblent être des objets précieux, mais il peut aussi y avoir des couvertures, des outils, etc. L’échange semble être du troc.

4. Formuler la réponse Le nom donné au commerce entre les Amérindiens et les colons français est le troc.

9

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Les quatre périodes historiques Le manuel de l’élève MisÀjour Histoire est une synthèse du Programme de formation qui est complétée par les autres composantes de la collection.

Chaque période débute par une problématique historique qui est le fil conducteur d’une situation d’apprentissage et d’évaluation (SAE) s’échelonnant sur toute la période. Celle-ci permet le développement et l’évaluation des deux compétences disciplinaires et est ponctuée de tâches ainsi que d’activités variées.

La chronologie de chaque période est présentée d’entrée de jeu et met en lumière les événements importants Connaissances historiques de la période de la période.

Période 1 Des origines à 1608

„ Premiers occupants du territoire

L’expérience des Autochtones et le projet de colonie

„ Rapports sociaux chez les Autochtones

v. 30 000 av. J.-C. Premiers êtres humains en Amérique

1600 Fondation d’un poste de traite à Tadoussac

1535-1536 Deuxième voyage de Jacques Cartier

Ensemble des caractéristiques géographiques tels les forêts, les rivières, le sol, le relief et les animaux d’un territoire.

Alliance Entente entre deux ou plusieurs groupes dans le but de s’entraider sur le plan économique ou militaire.

1608 Fondation de Québec

08 16

60

55

50

65 15 70 15 75 15 80 15 85 15 90 15 95

15

15

15

15

45

16

15

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40

Colonie Charlesbourg-Royal

35

1605 Fondation de Port-Royal

1604 Établissement à l’île Sainte-Croix

1541-1543

15

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15

15

05 15 10

15

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© Bridgeman Image/PNP245684

CONCEPTS PARTICULIERS

Chez les Autochtones, obtention par l’entremise du troc d’objets complémentaires non reliés au mode de vie.

Environnement

1603 Alliance francoamérindienne

1541-1542 Troisième voyage de Jacques Cartier

1497 Voyage de John Cabot

1534 Voyage de Jacques Cartier

Échange

„ Exploration et occupation du territoire par les Français

„ Prise de décision chez les Autochtones

v. 10 000 av. J.-C. Premiers êtres humains sur le territoire actuel du Québec

v. 1000 Établissement des Vikings à L’Anse aux Meadows

„ Premiers contacts

„ Alliances et rivalités au sein des Premières Nations

15

Comment les relations entre les peuples autochtones et leur connaissance du territoire ont-elles contribué à l’exploration, à l’exploitation des ressources naturelles et à la colonisation de ce territoire par les Français?

„ Réseaux d’échanges

Pour comprendre l’histoire du Québec et du Canada, il convient d’abord de se pencher sur l’histoire des Premiers occupants : les Premières Nations et la nation inuite. Les Autochtones occupent le territoire depuis environ 30 000 avant J.-C., bien avant l’arrivée des Européens. Les différents groupes qui peuplent l’Amérique du Nord vivent étroitement avec leur environnement. De plus, les alliances et les échanges entre les peuples autochtones sont nombreux à l’intérieur du continent nord-américain.

Les concepts particuliers sont brièvement définis et accompagnés de pictogrammes facilitant leur représentation mentale. Ces pictogrammes sont repris dans la section Synthèse de la période lorsqu’un concept est au cœur de la présentation des connaissances.

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La section Synthèse de la période présente les connaissances historiques, principalement à l’aide de cartes ... Les caractéristiques de la Proclamation royale (1763-1774)

Le territoire des colonies britanniques pendant la Proclamation royale (1763-1774)

La Proclamation royale (1763-1774) En 1763, la Grande-Bretagne est propriétaire d’un territoire qui couvre une très grande partie de l’Amérique du Nord. Le roi veut donc organiser son nouveau territoire. La Grande-Bretagne adopte la première Constitution : la Proclamation royale.

Le territoire de la Nouvelle-France avant la Conquête

But

Assimiler les Canadiens. Faire de la Province de Québec une véritable colonie britannique.

Langue

L’anglais devient la langue officielle. Les nouvelles écoles doivent être anglophones et protestantes.

Religion

La religion protestante devient la religion officielle. En attendant la construction d’églises anglicanes, les célébrations religieuses ont lieu dans des églises catholiques. L’Église catholique ne peut plus percevoir la dîme, ses communautés religieuses n’ont plus de statut officiel et certaines ne peuvent plus recruter.

Pouvoir

Un gouverneur britannique est nommé pour gérer la colonie.

Lois

Lois civiles et criminelles anglaises

Territoire du Canada

Le territoire de la colonie se limite à la vallée du Saint-Laurent. Le territoire porte le nom de Province de Québec.

Territoire des Treize colonies

Le territoire des Treize colonies reste le même. Un immense territoire à l’ouest des Treize colonies est réservé aux Autochtones.

Serment

Les Canadiens qui veulent occuper une fonction officielle dans la colonie (juge,

Allégeance ou assimilation ? Voici comment la Proclamation royale vise l’assimilation des Canadiens :

• La langue officielle devient l’anglais. • Murray reçoit des ordres de la Couronne britannique ayant pour but de favoriser l’immigration britannique et de faire disparaître toutes les institutions civiles et religieuses françaises. • Le serment du Test est obligatoire pour quiconque veut devenir fonctionnaire.

fonctionnaire ou député) doivent prêter le serment du Test. Test Dans le but dede s’assurer Structures politiques et administratives de l’Acte de Québecdu(1774-1791) Les réactions à l’Acte Québec Ce serment équivaut à renier les croyances catholiques, ce qui est impensable pour un

Roi Parlement britannique

Le gouverneur a l’ordre d’encourager l’immigration anglaise afin d’assimiler les Canadiens, d’en faire graduellement de bons sujets britanniques, anglophones et protestants.

Droits territoriaux des Autochtones

À la suite des revendications autochtones et de la révolte de Pontiac, la région des Grands Lacs et de la vallée de l’Ohio devientcatholique un territoire réservé aux Autochtones et interdit à Le clergé Les seigneurs la colonisation britannique. De plus, il est interdit d’acheter des terres appartenant aux Autochtones, et ce, sur du territoire Québec. du Le l’ensemble rétablissement de la de la ProvinceLadereconnaissance

102

Gouverneur

dîme est un changement positif pour l’Église, car il lui permet d’avoir des revenus supplémentaires.

... et d’organisateurs graphiques. 112

Ils apprécient 103 l’agrandissement du territoire, mais ils n’acceptent pas les lois civiles françaises ni la reconnaissance de la religion catholique. De plus, ils n’ont toujours pas obtenu la Chambre d’assemblée qu’ils réclament depuis longtemps.

La population des Treize colonies Aux yeux de cette population, l’Acte de Québec est une provocation. Les gens sont donc insatisfaits. Ils estiment que cette Constitution fait partie des lois intolérables adoptées par la GrandeBretagne.

Conseil législatif • Les membres du Conseil législatif sont nommés par le gouverneur. • Ils sont chargés de le seconder. • Ils peuvent édicter des lois et prélever certaines taxes locales.

Dossier spécial : Les Britanniques ont-ils exploité leslaCanadiens pendant le régime militaire ? Selon volonté du gouverneur Chambre d’assemblée

A Articles de la capitulation de Montréal Ses membres « Article 1 sont élus par la population.

Dans lesB faits,Lacette Chambre capitulation de Montréal ne sera pas créée.

Vingt-quatre heures après la signature de la présente capitulation, le général anglais fera prendre par les troupes de Sa Majesté britannique, possession des portes de la ville de Montréal, et la garnison anglaise ne pourra y entrer qu’après l’évacuation des troupes françaises. Article 17 Les officiers et soldats, tant des troupes de terre que de la colonie, ainsi que les officiers, marins et matelots qui se trouveront dans la colonie, seront aussi embarqués pour France dans les vaisseaux qui leur seront destinés […] les officiers des troupes et marins qui seront mariés, pourront emmener avec eux leurs familles […]. Quant aux soldats et matelots, ceux qui seront mariés pourront emmener avec eux leurs femmes et enfants […] Article 27 Le libre exercice de la religion catholique […] subsistera en son entier, en sorte que tous les états et le peuple des villes et des campagnes, lieux et postes éloignés pourront continuer de s’assembler dans les églises, et de fréquenter les sacrements, comme ci-devant, sans être inquiètes en aucune manière, directement ni indirectement. […] Article 37 Les seigneurs de terre, […] tant des villes que des campagnes, les Français établis ou commerçants dans toute l’étendue de la colonie de Canada, et toutes les autres personnes que ce puisse être, etc. conserveront l’entière paisible propriété et possession de leurs biens seigneuriaux [...] Article 42 Les Français et Canadiens continueront d’être gouvernés suivant la coutume de Paris, et les lois et usages établis pour ce pays ; et ils ne pourront être assujettis à d’autres impôts que ceux qui étaient établis sous la domination française. »

Source : Articles de la capitulation de Montréal, 1760, CEFAN, [En ligne], page consultée le 4 janvier 2016.

C

Des dossiers spéciaux ponctuent le récit historique afin que les élèves 100 approfondissent leur connaissance d’un pan de l’histoire. Chaque dossier spécial est chapeauté par une question qui met l’accent sur une problématique précise et qui en fait une situation d’apprentissage et d’évaluation de courte durée.

D

Districts de la province de Québec

influencent la population canadienne pour qu’elle reste fidèle au roi d’Angleterre.

Proclamation d’Amherst

« Que pour d’autant mieux maintenir le bon ordre et la police dans chaque paroisse ou district, il sera Les privilèges accordés rendu aux aux officiers de milice leurs armes […] Que tout propriétaire de chevaux, de charrettes catholiques ou autres voitures qui seront employés, soit par les troupes, ou autres, seront également payés en Pour les membres des Treize colonies, l’Acte de Québec est une espèces sonnantes […] « loi intolérable » au même titre que les lois britanniques qui Leleur commerce sera libre et sans impôts […], mais les imposent des taxes. commerçants seront tenus de prendre des passeports des gouverneurs, qui leur seront expédiés […] Et tant que les dits habitants obéiront et se conformeront aux dits ordres, ils jouiront des mêmes privilèges que les anciens sujets du Roi, et ils peuvent compter sur 113 notre protection. »

« Ce qui est intolérable » L’agrandissement du territoire au sud des Grands Lacs

Source : Commandeur J. VIGER, Règne militaire en Canada, Mémoires de la Société historique de Montréal, 1870.

E

© Archives de Montréal

Province de Québec

• Il est nommé par le roi. • Il a les pleins pouvoirs pour diriger la province.

régime seigneurial est un changement positif pour les seigneurs, car il rétablit leurs privilèges. De plus, l’abolition du serment du Test permet aux seigneurs d’obtenir un poste dans l’administration coloniale.

l’allégeance des Canadiens, les autorités britanniques mettent en place le serment du Test. Toutefois, les Canadiens refusent de prêter le serment en raison de leur attachement à la marchands religionLes catholique, qu’il leur britanniques faudrait renier.

Traité de Paris, 1763

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/no image 88311/cote : BAnQ, RES/AD/113

GrandeBretagne

Canadien de l’époque.

Immigration

101

XI Memento_v6.indb 11

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L d i

La deuxième section de chaque période, La période par les sources, propose aux élèves d’interpréter les documents à la lumière de leurs connaissances historiques.

ode par les sources

La période par les s

n du territoire après la Conquête en cartes 19

s terres de l’île d’Orléans

20

Division des terres dans les Cantons-de-l’Est

Province de Québec

Afin de rendre encore plus signifiante cette tâche complexe, l’analyse des documents est guidée par des questions visant la mise en œuvreProvince de Québec 21 Province de Québec 22 d’une opération intellectuelle en particulier.

© Musée de la civilisation/Idra Labrie photographe / N° T-12

BAIE D’HUDSON

Fle uv eS

©Marquis Leblanc

Terre de Rupert

Louisiane

États-Unis d’Amérique

GOLFE DU MEXIQUE

Dégager des différences et des similitudes Déterminez la différence entre ces deux cartes quant au mode de division des terres.

Documents 18 › 19

20 › 22

Situer dans le temps et dans l’espace Les documents 20, 21 et 22 montrent les changements territoriaux et constitutionnels de la Province de Québec. À l’aide des informations présentées, placez dans l’ordre chronologique les cartes 20, 21 et 22.

XII Memento_v6.indb 12

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ren au t-L


La troisième section du manuel de l’élève, À l’épreuve, propose un dossier documentaire et des questions reliées à une opération intellectuelle. Cette tâche complexe est en fait une révision de toute la période.

À la fin du manuel de l’élève, un glossaire reprend la définition des concepts et des mots plus difficiles à comprendre.

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Pour réussir en histoire Pourquoi apprendre l’histoire ?

Comment apprendre l’histoire ?

Le cours d’histoire sert, bien sûr, à apprendre les faits importants (dates, lieux, événements, personnages, etc.). Il donne aussi l’occasion d’apprendre une méthode qui nous aide à regarder notre monde avec un œil critique, à faire des liens entre des événements et à départager le vrai du faux. C’est à l’aide de cette méthode qu’il est possible d’interpréter des sources historiques.

Trois éléments sont nécessaires à la réussite de l’apprentissage de l’histoire de 3e secondaire :

Ainsi, même si elle traite d’époques passées, l’histoire nous permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. À l’heure où nous profitons de multiples sources d’information (réseaux sociaux, journaux, vidéos, etc.), il est plus important que jamais de développer notre sens critique et notre capacité d’analyse de l’information. Nous aurons à les utiliser souvent tout au long de notre vie.

•½la méthode historique«; •½la connaissance des faits«; •½les opérations intellectuelles. Ces trois dimensions de l’apprentissage de l’histoire étant liées, il est important de maîtriser chacune d’elles. Les pages qui suivent vous en apprendront plus sur les différentes composantes de ce trio.

Le trio de la réussite en histoire La connaissance des faits

La méthode historique

Objectif : maîtriser les connaissances pour identifier les faits.

Objectif : analyser les sources historiques pour déterminer les faits dans le but de les interpréter.

Les opérations intellectuelles Objectif : travailler les faits dans le but de formuler une explication ou de rédiger un récit historique cohérent. pages 6 › 19

© Collection Assemblée nationale/photographe Christian Chevalier

page 3

pages 4 › 5

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Interpréter les sources selon la méthode historique C’est en utilisant la méthode historique que les historiens analysent et interprètent les sources. Le processus d’analyse suit toujours les mêmes grandes étapes qui sont présentées ici.

Quelles questions se poser€?

1. Définir l’intention de lecture

De quelle époque est-il question dans le document ?

L’intention de lecture prend souvent la forme d’une question à laquelle il faut répondre. Elle guide l’analyse et l’interprétation.

4. Répondre à l’intention de lecture

© Collection Assemblée nationale/photographe Christian Chevalier

Pour terminer l’analyse, on formule une réponse à la question posée.

2. Analyser le document Cette étape se fait en deux temps : l’identification et la lecture.

3. Interpréter le document À cette étape, toutes les informations recueillies sont regroupées pour répondre à l’intention de lecture.

L’identification permet de situer la source dans le temps et dans l’espace. La lecture permet de déterminer les différents faits présents dans la source.

Il faut donner un sens / une cohérence historique à la source.

De quel territoire est-il question dans le document ?

Qui ? Quoi ? Quand ? Où ?

L’auteur cherche-t-il à exprimer son opinion ? Cherche-t-il à être objectif ?

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Connaître les faits pour donner un sens aux sources En analysant diverses sources historiques, les historiens sont en mesure de reconstruire le passé. Ainsi, c’est à l’aide des récits et des illustrations que Samuel de Champlain nous a laissés que nous savons que la ville de Québec a été fondée en 1608. •½Les sources primaires sont des documents originaux d’une époque donnée, par exemple, une lettre envoyée par l’Intendant Jean Talon au ministre de la Marine Colbert.

Extrait du discours du voyage fait par le capitaine Jacques Cartier en la terre neuve du Canada de la Nouvelle-France en l’an 1534 « Nous partîmes le 20 avril en l’an 1534 du port de Saint-Malo avec deux navires chargés chacun d’environ soixante tonneaux et armés de soixantaine d’hommes. […] Nous navigâmes et le 10 mai nous arrivèrent à la Terre-Neuve [...] » Source : Discours du voyage fait par le capitaine Jacques Cartier, édition de 1598, par Jacques Cartier, traduction libre du vieux français par Marc-André Lauzon.

L’arrivée de Jacques Cartier à Stadaconé, 1535, par Walter Baker, vers 1900

•½Les sources secondaires sont le résultat des travaux des historiens, par exemple, une synthèse de l’histoire de la Nouvelle-France. Les historiens analysent tout autant les sources primaires que les sources secondaires. © Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN 2836742

Les faits sont importants dans le cours d’histoire puisqu’ils permettent de donner un sens aux sources et une cohérence au récit historique. Pour identifier des faits dans une source, la maîtrise des connaissances historiques est essentielle. Certaines connaissances doivent donc être retenues « par cœur ». À l’inverse, les sources permettent aussi de réactiver des connaissances. Les faits dans les sources prennent différentes formes : dates, noms de personnages, de lieux, de reliefs, etc. Ils sont faciles à retenir parce qu’ils n’ont qu’un sens, et tiennent généralement en un ou quelques mots. Par exemple :

Le fondateur de Québec est Samuel de Champlain.

La ville de Québec a été fondée en 1608.

C’est un fait, il n’y a qu’un seul fondateur de Québec reconnu.

C’est aussi un fait, la date de fondation est connue et unique.

Québec a été fondé près d’un cours d’eau, le fleuve Saint-Laurent. C’est un fait.

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Les différents types de sources

© Bibliothèque et Archives Canada/C-130523

© Bibliothèque et Archives Canada/C-111502

Cartes

Sources écrites

Sources iconographiques

(géographiques, historiques, thématiques, etc.)

(récits, textes, témoignages, etc.)

(peintures, gravures, photographies, caricatures, etc.)

© Collection des Hospitalières

Schémas et tableaux

Artefacts

Sources audiovisuelles

(organigrammes, statistiques, etc.)

(objets du passé)

(documents audio et vidéo)

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Réaliser des opérations intellectuelles pour donner un sens aux faits Les opérations intellectuelles à réaliser en cours d’histoire ont un objectif : donner un sens aux faits. Lorsque l’historien construit une synthèse ou un récit historique, il le fait à l’aide de sources historiques. Il fait aussi appel à différentes compétences qui l’amènent à caractériser une période et à interpréter une réalité sociale de l’histoire. Par exemple, il est amené à ordonner, dans le temps, différents événements afin de reconstituer le « fil de l’histoire ». Il établit aussi des faits et cherche des liens de causes et de conséquences entre des événements tout en déterminant s’il s’agit d’une continuité ou d’un changement. Il arrive aussi parfois que l’historien doive composer avec des témoignages différents, ce qui l’amène à dégager des points de convergence ou de divergence. Les pages suivantes expliquent comment travailler les connaissances et les faits historiques dans le but de rédiger des récits historiques pertinents. Pour faciliter la compréhension de chacune de ces opérations intellectuelles, nous utiliserons d’abord un exemple concret tiré de votre environnement scolaire, puis un exemple historique.

Établir des liens de causalité

Mettre en relation des faits

6 Memento_v6.indb 6

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Les opérations intellectuelles en histoire Établir des faits

Situer dans le temps et dans l’espace

Opérations intellectuelles Dégager des différences et des similitudes

Déterminer des changements et des continuités

Déterminer des causes et des conséquences

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Établir des faits Ce qui est demandé

Attention

Il faut faire appel à ses connaissances, à ce que l’on connaît de la période en histoire.

La réponse n’est pas dans la source, car celle-ci ne sert qu’à réactiver des connaissances.

Selon la question posée, il faut nommer un acteur, un groupe, une action, une mesure, un rôle, un territoire, une activité économique ou un phénomène.

Il ne faut ni décrire la source ni essayer de l’expliquer.

À savoir

Il est important de nommer précisément le fait associé à la source. Pour cela, iI faut aller au-delà de ce que le document représente et plutôt s’en servir pour réactiver des connaissances déjà acquises.

Un exemple de la vie courante Que doivent obtenir les élèves du Québec pour entrer au cégep? 1. Définir l’intention de lecture Lire la question attentivement et définir son intention de lecture. Je cherche de quoi les élèves ont besoin pour entrer au cégep.

2. Analyser des sources Analyser toutes les sources disponibles. Le document montre des élèves (qui ?) assis silencieusement ; ils semblent concentrés. Ils écrivent sur une feuille (quoi ?) dans une école (où ?).

3. Associer les faits et les connaissances Relier les faits à ses connaissances antérieures. Les élèves sont en train de faire un examen de fin d’année.

4. Formuler la réponse Répondre à la question en nommant les termes historiques de manière précise. Les élèves doivent obtenir le diplôme d’études secondaires pour entrer au cégep.

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Un exemple historique Quel nom donnait-on au commerce entre les Amérindiens et les colons français? Champlain échangeant avec des Amérindiens, par C.W Jefferys (1911)

1. Définir l’intention de lecture Je cherche le nom précis qui désigne le commerce qui se faisait entre les Amérindiens et les colons français.

© Bibliothèque et Archives Canada/C-103059

2. Analyser des sources L’analyse du document montre qu’il y a un échange d’objets entre un homme qui est nommé comme étant Champlain et des Amérindiens.

3. Associer les faits et les connaissances Les objets échangés semblent être des objets précieux, mais il peut aussi y avoir des couvertures, des outils, etc. L’échange semble être du troc.

4. Formuler la réponse Le nom donné au commerce entre les Amérindiens et les colons français est le troc.

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Situer dans le temps et dans l’espace Ce qui est demandé

Situer dans le temps : Il faut ordonner chronologiquement des faits ou des groupes de faits sur une ligne du temps. En général, ces faits doivent être classés en fonction d’un repère de temps (une date, une période) et il faut préciser s’ils se situent avant ou après ce repère.

Situer dans l’espace : Il faut identifier un élément précis (souvent un territoire) sur une carte. Parfois, il faut aussi tenir compte des repères de temps (identifier un territoire à un moment donné).

À savoir

Sur une ligne du temps, l’ordre des événements va toujours de gauche à droite, comme l’écriture. Événement

Fait antérieur

Fait postérieur (après l’événement)

(avant l’événement)

Un exemple de la vie courante Classez les documents A et B selon qu’ils sont antérieurs ou postérieurs à l’entrée au secondaire. A

1. Définir l’intention de lecture

2. Analyser des sources

Lire la question attentivement et définir l’intention de lecture. Je cherche si les sources montrent des événements se passant avant ou après l’entrée au secondaire.

Analyser toutes les sources disponibles. A : un jeune élève B : des élèves qui lancent un chapeau

4. Partir du repère de temps

B

Partir du repère de temps (lorsqu’il est donné) pour ensuite classer les sources. Le repère de temps est l’entrée au secondaire.

3. Associer les faits et les connaissances Faire des liens entre les faits et les connaissances. A : un élève du primaire B : des élèves lors d’une cérémonie de fin d’études

5. Classer les sources Chercher quelle source montre un fait antérieur (avant) et laquelle montre un fait postérieur (après) au repère de temps. Le primaire (document A) est un événement antérieur à l’entrée au secondaire ; la fin des études secondaires (document B) est postérieure.

6. Formuler la réponse Replacer l’ensemble des documents en ordre chronologique. Avant A

Entrée au secondaire

Après B

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Un exemple historique Classez les documents A à D selon qu’ils sont antérieurs ou postérieurs à la fondation de Québec. A

B

C

D

Jacques Cartier érigeant une croix à Gaspé en l’honneur du roi de France, par Walter Baker

« Le 15 septembre, Québec n’a plus de vivres […] il est décidé de capituler de la façon la plus honorable possible. […] Cette reddition est le prélude à la fin de la Nouvelle-France. » Jacques LACOURSIÈRE, Histoire populaire du Québec – Des origines à 1791, Québec, les éditions du Septentrion, 1995, p. 309-310.

© Bibliothèque et Archives Canada, C-011050

1. Définir l’intention de lecture Je cherche quels événements se passent avant la fondation de Québec et quels documents sont ratifiés après.

2. Analyser des sources A : la Province de Québec en 1763 B : la migration des Amérindiens en Amérique du Nord C : la capitulation du 15 septembre D : Jacques Cartier qui plante une croix à Gaspé

4. Partir du repère de temps Le repère de temps est la fondation de Québec en 1608.

3. Associer les faits et les connaissances A : L’Amérique du Nord en 1763. La carte date de la Proclamation royale et le territoire de la Province de Québec est seulement le long du fleuve Saint-Laurent. B : La migration des Amérindiens a lieu vers 15 000 av. J.-C. C : La capitulation de Québec se passe en 1759. D : Jacques Cartier a fait trois voyages entre 1534 et 1541.

5. Classer les sources Les documents A et C sont postérieurs à la fondation de Québec – les Amérindiens s’étant établis en Amérique du Nord avant et Cartier étant venu en Amérique du Nord avant Champlain. Les documents B et D sont antérieurs puisque la capitulation de Québec est en 1759 et que la carte montre le territoire de la Province de Québec en 1763.

6. Formuler la réponse Avant B

et

1608 D

Fondation de Québec

Après C

et

A

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Dégager des différences et des similitudes Ce qui est demandé

Attention

Il faut dégager des différences et des similitudes entre plusieurs éléments (des territoires, des objets, des opinions). Il faut nommer chacun des éléments pour ensuite expliquer en quoi ils sont différents (différences) ou en quoi ils se ressemblent (similitudes).

Il ne faut pas décrire les éléments à comparer, recopier des extraits ni raconter ce que la source présente.

À savoir

Il faut déterminer quels sont les points précis (les opinions) sur lesquels les acteurs sont en accord (convergence) ou en désaccord (divergence). Il est important d’établir ce qui les rassemble ou ce qui les divise.

Différences et similitudes : il faut nommer précisément ce que les éléments ont de semblable ou de différent. Pour cela, il faut déterminer ce qui les rend uniques ou, au contraire, similaires aux autres éléments.

Convergence et divergence : il ne faut pas décrire la position de chaque acteur. Exemple : Un tel pense quelque chose et l’autre pense cela. Il faut identifier et nommer le point précis sur lequel les acteurs sont en convergence ou en divergence. Exemple : Les acteurs sont en accord sur… Les acteurs sont en désaccord sur…

S N

Un exemple de la vie courante Quelle est la différence entre les objets A et B? A

1- Définir l’intention de lecture Lire la question attentivement et déterminer ce qu’il faut comparer. Des objets utilisés en classe.

2. Analyser des sources Analyser toutes les sources disponibles. A : des crayons B : une gomme à effacer

3. Associer les faits et les connaissances B

Relier les faits à ses connaissances antérieures. A : différents crayons à l’encre et à mine B : une gomme à effacer avec deux côtés Je ne sais pas à quoi sert le deuxième côté.

4. Déterminer ce que l’on cherche Déterminer si l’on cherche une similitude (en quoi les objets se ressemblent) ou une différence (en quoi les objets sont différents). Je cherche en quoi ils sont différents.

5. Formuler la réponse Identifier les sources et nommer précisément ce qui est semblable ou différent. Les crayons servent à écrire alors que la gomme à effacer sert à effacer.

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Un exemple historique Les documents A, B et C présentent la position de trois acteurs à l’égard de l’adoption d’une Chambre d’assemblée en 1791. Indiquez l’acteur qui présente une position différente et comparez-la à celle des autres acteurs. A

B

C

« Les nouveaux venus [les Loyalistes] sont nombreux à remonter le fleuve vers le lac Ontario. Auparavant, ils ont vécu dans des colonies où la législature comprenait une chambre élue. En outre, les besoins financiers de la province augmentent. Plusieurs pétitions […] réclament la création d’une assemblée représentative […] »

« [Guy Carleton souligne] Que c’est avec douleur certainement, que nous devons regarder le fardeau de notre Mère Patrie : mais hélas ! ce [sic] ne peut être qu’une douleur infructueuse : car quel remède y pouvons-nous apporter ? […] une Chambre d’assemblée, pour imposer des Taxes, est, non seulement inutile, mais encore préjudiciable aux intérêts de cette Colonie. »

« […] la Chambre d’assemblée n’est point le Vœu unanime, ni le Désir général de Votre Peuple Canadien [,] qui par la Pauvreté, et les Calamités d’une Guerre récente, dont cette Colonie a été le Théâtre, est hors d’Étât [sic] de supporter les taxes qui en doivent nécessairement résulter. »

Source : M. MORIN, « L’évolution du mode de scrutin dans les colonies et les provinces de l’Amérique du Nord britannique, de 1758 à nos jours », R.D.U.S., 173, 2008.

Source : G. CARLETON, « Objections à la Pétition de Novembre 1784 », dans A. SHORTT. et A. DOUGHTY (dir.), Documents relatifs à l’histoire constitutionnelle du Canada, 1759-1791, Ottawa, Canada, Imprimeur de la Reine, 1911, p. 745.

1. Définir l’intention de lecture Je dois chercher dans les documents quel acteur parmi les trois cités a une position différente des deux autres.

Source : A. SHORTT et A. DOUGHTY (dir.), Documents relatifs à l’histoire constitutionnelle du Canada, 17591791, (2e éd.). Ottawa, Canada, Imprimeur de la Reine, 1921, p. 750.

2. Analyser des sources A : Il y a plusieurs pétitions des Loyalistes pour la création d’une Chambre d’assemblée. B : Carleton dit : « Qu’est-ce qu’une Chambre d’assemblée peut bien apporter ? » C : Une Chambre d’assemblée n’est pas le vœu unanime en raison des taxes. Les Canadiens sont pauvres et sortent d’une guerre.

3. Associer les faits et les connaissances A : Les Loyalistes nouvellement arrivés après la Révolution américaine veulent une Chambre d’assemblée élue par le peuple. B : Carleton, le gouverneur de la Province de Québec jusqu’en 1791, ne voit rien de positif dans la mise en place d’une Chambre d’assemblée. C : Le peuple canadien, qui parle français et a été appauvri par une guerre, ne veut pas de Chambre d’assemblée, car il y aurait des taxes élevées.

4. Déterminer ce que l’on cherche Je cherche une différence de point de vue entre un document et les deux autres. A : Les Loyalistes : ils sont pour l’adoption d’une Chambre d’assemblée. B : Le gouverneur Guy Carleton : il est contre l’adoption d’une Chambre d’assemblée. C : Une fraction du peuple canadien : elle est contre l’adoption d’une Chambre d’assemblée.

5. Formuler la réponse Les Loyalistes ont une position différente de Guy Carleton et des Canadiens. Les Loyalistes veulent une Chambre d’assemblée, mais pas Carleton ni les Canadiens.

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Déterminer des causes et des conséquences Ce qui est demandé

Déterminer une cause : il faut indiquer un fait (un événement, un contexte, un intérêt, une action, etc.) qui explique un événement historique. Déterminer une conséquence : il faut indiquer un fait (un événement, un contexte, un intérêt, une action, etc.) qui est le résultat d’un événement historique.

Attention

Il ne faut pas expliquer l’événement lui-même. Si la tâche consiste à fournir une explication, une raison, etc., alors il faut trouver une cause.

À savoir

Sur une ligne du temps, la cause est antérieure, elle provoque l’événement. La conséquence est postérieure, c’est le résultat de l’événement.

Si la tâche consiste à nommer un fait qui est le résultat de l’événement, alors il faut trouver une conséquence.

Cause (antérieure)

Événement

Conséquence (postérieure)

Un exemple de la vie courante À l’aide des documents A et B, nommez la cause et la conséquence d’un voyage scolaire à l’étranger. A

1. Définir l’intention de lecture Lire la question attentivement et définir son intention de lecture. Faut-il identifier une cause, une conséquence ou les deux ? Il faut identifier une cause ET une conséquence.

2. Identifier l’événement Identifier l’événement historique dont il est question. Le fait de partir en voyage scolaire à l’étranger.

Soirée-spectacle de levée de fonds pour la Sicile au profit de l’école secondaire de la vallée. Prix d’entrée : 10 $ Venez nombreux !

B

4. Associer les faits et les connaissances Relier les faits à ses connaissances antérieures. Le document A montre que les élèves ont récolté de l’argent lors d’une soiréespectacle. Le document B montre qu’ils partent en voyage. Ils ont donc récolté assez d’argent pour partir.

3. Analyser des sources Analyser toutes les sources disponibles. A : des élèves font une campagne de financement pour leur école B : des élèves qui partent en voyage scolaire

5. Formuler la réponse Déterminer précisément la cause et la conséquence. Comme les élèves ont récolté de l’argent avec leur campagne de financement (cause) pour un voyage (événement), ils ont pu partir en voyage (conséquence).

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Un exemple historique À l’aide du document, déterminez la raison qui pousse Jean Talon à faire venir les Filles du Roy en Nouvelle-France. Recensement 1665-1666 « Les recrues de Montréal […] se composent surtout de célibataires […] on dénombre 719 célibataires masculins de 16 à 40 ans et seulement 45 filles célibataires des mêmes âges. » Source : Jacques LACOURSIÈRE, Histoire populaire du Québec – Des origines à 1791, Québec, les éditions du Septentrion, 1995, p. 114.

1. Définir l’intention de lecture Il faut identifier une cause.

2. Identifier l’événement L’événement est la politique des Filles du Roy.

3. Analyser des sources Le document montre que les recrues de Montréal sont des célibataires, surtout des hommes et quelques femmes. Il y a plus d’hommes que de femmes.

4. Associer les faits et les connaissances Le document présente la situation des hommes par rapport aux femmes lors du recensement de Jean Talon, l’intendant de la colonie.

5. Formuler la réponse Jean Talon fait venir les Filles du Roy parce qu’il y avait beaucoup plus d’hommes que de femmes en NouvelleFrance en 1665.

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Déterminer des changements et des continuités Ce qui est demandé

Identifier un changement : il faut indiquer un fait précis qui montre la transformation d’un événement historique.

Attention

Il est important d’utiliser les sources comme preuves dans la réponse.

À savoir

Il est souvent précisé, dans la question, s’il faut établir une continuité ou un changement. Si la question demande de démontrer quelque chose, il faut utiliser les sources pour le faire.

Identifier une continuité : il faut indiquer le fait précis qui montre que l’événement historique ne change pas (il est stable).

Un exemple de la vie courante À l’aide des documents A et B, indiquez s’il y a changement ou continuité dans le résultat de l’élève. Justifiez votre réponse. A

1. Définir l’intention de lecture Lire la question attentivement et définir son intention de lecture. Je cherche si les deux documents montrent une stabilité ou une continuité.

2. Analyser des sources Analyser toutes les sources disponibles et déterminer si on cherche un changement ou une continuité. A : un résultat (50 %) B : un résultat (100 %) Je dois donc déterminer un changement.

3. Associer les faits et les connaissances B

Relier les faits à ses connaissances antérieures. La note 50 % est un mauvais résultat qui entraîne un échec et la note 100 % est un très bon résultat.

4. Formuler la réponse À l’aide des sources, indiquer précisément, dans la réponse, ce qui change ou reste stable. Il y a changement dans les résultats, car une note de 100 % est nettement supérieure à une note de 50 %.

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Un exemple historique À l’aide des documents A et B, démontrez s’il y a changement ou continuité entre l’étendue du territoire de la Nouvelle-France au 18e siècle et de la Province de Québec en 1774. A

La Nouvelle-France au 18e siècle

B

La province de Québec en 1774

1. Définir l’intention de lecture Je cherche si la Nouvelle-France et la Province de Québec avaient le même territoire.

2. Analyser des sources A : une carte de la Nouvelle-France en Amérique du Nord au 18e siècle B : une carte de la Province de Québec en 1774 Je repère l’Amérique du Nord et les autres colonies anglaises.

3. Associer les faits et les connaissances A : une carte de la Nouvelle-France au moment de son extension maximale Je constate que le territoire s’étend jusqu’à la Louisiane. B : une carte de la Province de Québec en 1774 à la suite de l’Acte de Québec C’est après la Conquête. Je constate que le territoire est plus petit et que la Louisiane ne fait plus partie de la colonie.

4. Formuler la réponse Il y a un changement, car le territoire de la Nouvelle-France rapetisse après l’Acte de Québec en 1774.

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Mettre en relation des faits Ce qui est demandé

Il faut associer (mettre en relation) des documents à une réalité ou à un fait historique.

Attention

Certaines sources peuvent sembler très proches. Il faut d’abord analyser toutes les sources et choisir ensuite celle qui correspond au fait historique décrit dans la question.

À savoir

Lorsqu’il faut classer les documents dans un tableau, un même document n‘est jamais utilisé deux fois. Il est donc possible de procéder par élimination, ce qui limitera les erreurs.

Un exemple de la vie courante

Regardez les documents A à C. Quels documents montrent des outils utiles dans un cadre scolaire sans Wi-Fi? A

1. Définir l’intention de lecture Lire la question attentivement et définir son intention de lecture. Je cherche quels objets sont présents dans une école traditionnelle.

B

4. Associer les faits et les connaissances Associer les faits à ses connaissances antérieures.

C

La brosse et la craie sont utilisées sur des tableaux noirs. On les trouve dans les salles de classe (où ?, quand ?). La tablette électronique (quoi ?) sert à la vie de tous les jours (quand ?), mais on ne l’utilise pas dans une classe traditionnelle. La chaise et le pupitre (quoi ?) font partie des salles de classe (où ?, quand ?).

2. Lire le tableau à remplir Lire le tableau avec attention, car il donne des indices sur les faits à identifier. Je dois classer les objets dans le tableau soit dans une classe traditionnelle, soit dans une classe profitant d’une connexion Wi-Fi.

3. Analyser des sources Analyser le contenu de chaque document. A : une brosse et des craies B : une tablette électronique C : une chaise et un pupitre

5. Formuler la réponse Classer les documents dans le tableau ou répondre à la question. Type de classe Document

Traditionnelle

Avec Wi-Fi

et

B

A

C

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Un exemple historique Les documents A à C présentent les revendications de différents groupes de pression au Bas-Canada. Inscrivez à l’endroit approprié le numéro du document correspondant à chaque groupe de pression. A

B

« [Ils] en vinrent rapidement à parler de responsabilité ministérielle et demandèrent que l’Assemblée eût pleine autorité sur les nominations aux charges publiques. » Source : John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socio-économique du Québec (4 e édition), Québec, les éditions du Septentrion, 2009, p. 83.

C

« [Ils] s’efforçaient de protéger le vieux système colonial [et] […] proposèrent plutôt une taxe, qui aurait pesé principalement – et lourdement – sur la population rurale […] » Source : John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socio-économique du Québec (4 e édition), Québec, les éditions du Septentrion, 2009, p. 82.

1. Définir l’intention de lecture

« [Elle] prêcha la fidélité à l’Angleterre, Mgr Joseph-Octave Plessis rappelant aux francophones […] le “bon gouvernement” dont ils avaient joui sous le régime britannique. » Source : John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socio-économique du Québec (4 e édition), Québec, les éditions du Septentrion, 2009, p. 84.

2. Lire le tableau à remplir

Je dois associer des revendications à des groupes de pression.

Il y a trois groupes de pression à identifier : l’Église, les députés canadiens-français et les députés canadiensanglais.

4. Associer les faits et les connaissances

3. Analyser des sources

A : On fait allusion à la responsabilité ministérielle (quoi ?), je peux donc l’associer aux Canadiens français (qui ?), car je me souviens que c’était l’une de leurs revendications. B : On fait allusion à la protection du vieux système colonial (quoi ?), je peux donc l’associer aux Canadiens anglais (qui ?), car je me souviens qu’ils étaient les responsables coloniaux et défendaient ce système. Ce sont aussi eux qui veulent taxer la population rurale pour construire les prisons. C : On donne la parole à Mgr Joseph-Octave Plessis (qui ?), je peux donc l’associer à l’Église (quoi ?) parce que je me souviens qu’un « Mgr » est associé à celle-ci.

A : Il est question de la responsabilité ministérielle et de l’autorité sur les nominations. B : Il est question de protéger le système colonial et de taxer la population rurale. C : Mgr Joseph-Octave Plessis prêche la fidélité à l’Angleterre.

5. Formuler la réponse Groupe social

Église

Document

C

Députés canadiens-français Députés canadiens-anglais A

B

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Établir des liens de causalité Ce qui est demandé

À savoir

Il faut expliquer l’enchaînement logique de causes et de conséquences sur un événement historique.

Il faut caractériser les trois éléments demandés à l’aide de faits précis. Une phrase doit lier deux éléments. Pour cela, utiliser des marqueurs de relation (d’abord, ensuite, enfin) permet de bien organiser sa réponse.

Un exemple de la vie courante

Expliquez l’effet de vos méthodes de travail sur votre bulletin. Répondez à la question en précisant les éléments ci-dessous et en les liant entre eux. •¢Méthode de travail A

•¢Résultat à l’examen 1. Définir l’intention de lecture Lire la question attentivement et définir son intention de lecture. Je cherche à déterminer l’effet des méthodes de travail sur le bulletin.

B

2. Lire les énoncés Lire attentivement les énoncés qui accompagnent la question. Je dois caractériser ces trois éléments : la méthode de travail, le résultat à l’examen et l’effet sur le bulletin. Je dois ensuite les relier entre eux.

3. Analyser des sources C

Analyser toutes les sources disponibles. A : Un résultat de 50 % est inscrit sur un papier. B : Une jeune fille est surprise ou troublée en regardant un papier. C : Une personne sur son canapé regarde un ordinateur tout en mangeant du maïs soufflé et en parlant au téléphone. Il y a un livre sur le canapé.

•¢Effet sur le bulletin 4. Associer les faits et les connaissances Relier les faits à ses connaissances antérieures. A : On montre un résultat décevant à un examen (50 %). B : On montre la surprise d’une élève devant un bulletin en voyant l’impact du 50 %. C : On montre une méthode de travail peu efficace. La personne parle au téléphone et joue à l’ordinateur alors qu’elle devrait étudier.

6. Faire des liens entre les éléments Faire des liens entre les éléments cités dans la question. Lien entre la méthode de travail et le résultat à l’examen : une méthode de travail peu efficace entraîne un mauvais résultat à l’examen. Lien entre le résultat de l’examen et l’effet sur le bulletin : une mauvaise note lors de l’examen entraîne un bulletin décevant.

5. Nommer les éléments demandés Nommer les éléments demandés à l’aide de faits précis. Méthode de travail : peu ou pas efficace Résultat à l’examen : mauvais résultat Effet sur le bulletin : bulletin décevant

7. Formuler la réponse Rédiger la réponse en utilisant des marqueurs de relation. D’abord, ma mauvaise méthode de travail entraîne un mauvais résultat à l’examen. Ensuite, le mauvais résultat à l’examen fait en sorte que mon bulletin est décevant.

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Un exemple historique Expliquez comment les relations entre les Amérindiens et les Français ont un effet sur les populations amérindiennes. Répondez à la question en précisant les éléments ci-dessous et en les liant entre eux. •¢Relations entre les Amérindiens et les Français A

•¢Relations entre les groupes amérindiens B

« Dès le début de la colonie, Champlain sait qu’il doit absolument obtenir la collaboration des Autochtones. Il a besoin d’eux pour apprendre à vivre sur ce territoire, mais surtout pour faire le commerce des fourrures » Source : Marie-Hélène LAVERDIÈRE, Benoit MALETTE, et Audrey-Anne NADEAU, Misàjour Histoire, Laval, Éditions Grand Duc, 2015, p. 110.

1. Définir l’intention de lecture Je cherche en quoi les relations entre les Français et les Amérindiens ont pu avoir des répercussions sur les populations amérindiennes.

2. Lire les énoncés Je dois caractériser ces trois éléments : les relations entre les Amérindiens et les Français, les relations entre les groupes amérindiens, l’effet sur les populations amérindiennes. Je dois ensuite les relier entre eux.

3. Analyser des sources A : Champlain fait des alliances avec les Amérindiens. B : Les Français sont alliés avec les Hurons, les Innus et les Algonquins pour le commerce des fourrures. Les Français sont en conflit avec les Iroquois, ce qui occasionne des problèmes aux Amérindiens qui sont leurs alliés. C : La maladie et la mort frappent les Amérindiens.

•¢Effet sur la population C

« En s’alliant avec les Innus, les Algonquins et surtout les puissants Hurons, Champlain se met les Iroquois à dos. Pour vaincre leurs ennemis, les Iroquois s’allient avec les Hollandais et surtout avec les Anglais présents sur la côte Atlantique. Ces alliances, d’abord économiques, deviennent rapidement des alliances militaires et politiques. Vers 1641, le conflit entre les Français et les Iroquois s’intensifie au point de mettre la Nouvelle-France en péril. » Source : Marie-Hélène LAVERDIÈRE, Benoit MALETTE, et Audrey-Anne NADEAU, Misàjour Histoire, Laval, Éditions Grand Duc, 2015, p. 110.

« La maladie, la guerre et la famine sont les trois fléaux [qui ont frappé les Amérindiens]. Tous ces accidents [les maladies] ont tellement éclairci nos Sauvages*, que là où l’on voyait il y a huit ans, quatre-vingts et cent cabanes, à peine en voit-on maintenant cinq ou six. Et tel capitaine qui commandait pour lors à huit cent guerriers n’en compte plus à présent que trente ou quarante et, au lieu des flottes de trois ou quatre cents canots, nous n’en voyons plus que de vingt ou trente. » *Ancienne appellation raciste et négative utilisée par les colons pour nommer les Amérindiens. N’est plus d’usage de nos jours. Source : Père Barthélemy VIMONT, Relation de ce qui s’est passé en la Nouvelle-France — années 1643, 1644, 1645.

4. Associer les faits et les connaissances A : Une relation diplomatique et militaire lie les Amérindiens et les Français. B : La guerre entre les Hurons et les Iroquois est due en partie à leurs relations avec les Français (guerres iroquoises). C : Il y a une chute de la population chez les Hurons.

6. Faire des liens entre les éléments Lien entre les éléments 1 et 2 : les relations entre les Français et les Amérindiens sont surtout diplomatiques et militaires, ce qui entraîne des conflits entre les Iroquois et les Hurons lors des guerres iroquoises. Lien entre les éléments 2 et 3 : les guerres iroquoises entraînent une chute démographique importante chez les Hurons, c’est-à-dire la destruction de la Huronie.

5. Nommer les éléments demandés • Relations diplomatiques et militaires entre les Français et les Amérindiens. • Relations entre les Amérindiens : Guerres iroquoises, conflits entre Hurons et Iroquois. • Effets sur la population : chute démographique importante chez les Hurons. Destruction de la Huronie.

7. Formuler la réponse Les relations diplomatiques et militaires entre certains groupes amérindiens et les Français entraînent des conflits avec les nations iroquoises. Ensuite, les guerres iroquoises entraînent une importante chute démographique chez certains groupes amérindiens comme les Hurons.

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Période 1 Des origines à 1608

L’expérience des Autochtones et le projet de colonie

CONCEPTS PARTICULIERS

© Bridgeman Image/PNP245684

Comment les relations entre les peuples autochtones et leur connaissance du territoire ont-elles contribué à l’exploration, à l’exploitation des ressources naturelles et à la colonisation de ce territoire par les Français?

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Échange Chez les Autochtones, obtention par l’entremise du troc d’objets complémentaires non reliés au mode de vie.

Environnement Ensemble des caractéristiques géographiques tels les forêts, les rivières, le sol, le relief et les animaux d’un territoire.

Alliance Entente entre deux ou plusieurs groupes dans le but de s’entraider sur le plan économique ou militaire.

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Connaissances historiques de la période „ Premiers occupants du territoire „ Rapports sociaux chez les Autochtones

v. 30 000 av. J.-C. Premiers êtres humains en Amérique

„ Alliances et rivalités au sein des Premières Nations

„ Exploration et occupation du territoire par les Français

1600 Fondation d’un poste de traite à Tadoussac

1535-1536 Deuxième voyage de Jacques Cartier

1608 Fondation de Québec

08 16

15 70 15 75 15 80 15 85 15 90 15 95

65

60

15

55

15

50

15

15

15

45

16

15

00 16 05

40

Colonie Charlesbourg-Royal

35

1605 Fondation de Port-Royal

1604 Établissement à l’île Sainte-Croix

1541-1543

15

30 25

20

15

15

15

10

15

15

05

15

00

15

14 95 15

1603 Alliance francoamérindienne

1541-1542 Troisième voyage de Jacques Cartier

1497 Voyage de John Cabot

1534 Voyage de Jacques Cartier

© Bridgeman Image/PNP245684

„ Premiers contacts

„ Prise de décision chez les Autochtones

v. 10 000 av. J.-C. Premiers êtres humains sur le territoire actuel du Québec

v. 1000 Établissement des Vikings à L’Anse aux Meadows

„ Réseaux d’échanges

Pour comprendre l’histoire du Québec et du Canada, il convient d’abord de se pencher sur l’histoire des Premiers occupants : les Premières Nations et la nation inuite. Les Autochtones occupent le territoire depuis environ 30 000 avant J.-C., bien avant l’arrivée des Européens. Les différents groupes qui peuplent l’Amérique du Nord vivent étroitement avec leur environnement. De plus, les alliances et les échanges entre les peuples autochtones sont nombreux à l’intérieur du continent nord-américain.

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Synthèse de la période Les Premiers occupants du territoire

1

Selon les archéologues, des peuples nomades venus d’Asie seraient arrivés en Amérique il y a environ 30 000 ans.

2

En suivant les troupeaux d’animaux, ils auraient traversé le détroit de Béring (passage terrestre entre l’Alaska et la Russie). À cette époque, le nord de l’Amérique était recouvert de glace, créant ainsi un passage que les Autochtones auraient pu traverser.

3

Il faudra attendre la fonte des glaciers, vers 8000 ans av. J.-C., pour que le territoire du Québec soit peuplé par les Autochtones.

Comme les peuples autochtones ne connaissaient pas l’écriture, les renseignements que nous avons sur leur mode de vie proviennent surtout des découvertes archéologiques et des récits des Européens qui sont entrés en contact avec eux. Grâce à l’archéologie, il est possible d’en savoir davantage sur l’étendue du territoire occupé par les Autochtones ainsi que sur leur mode de vie.

D’Indiens à Autochtones Les grandes explorations européennes aux 15e et 16e siècles avaient pour but de trouver un nouveau passage maritime vers les Indes, là où l’on pouvait se procurer des métaux précieux, des tissus et des épices, des produits très recherchés à l’époque. Lorsqu’ils débarquent sur le continent américain, les explorateurs pensent arriver en Inde. Ils appellent donc à tort les Autochtones qu’ils rencontrent des « Indiens ». Ce terme sera remplacé par « Autochtones » au 20e siècle. Les migrations des premiers Autochtones

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Le mode de vie des BAIE D’HUDSON Premiers occupants

Le Bouclier canadien Une des plus vieilles structures rocheuses de la planète. On y trouve énormément de minéraux, la forêt boréale et de nombreux lacs et rivières. Ce territoire présente une des plus fortes concentrations d’eau douce au monde et son potentiel hydroélectrique est très important. Toutefois, le sol dur et accidenté rend la région peu propice à l’agriculture.

Les caractéristiques du territoire Le relief du territoire du Canada comprend plusieurs particularités qui ont une influence sur le mode de vie des nations qui l’habitent.

Un peuplement en fonction du territoire

Les Appalaches Chaîne de montagnes très anciennes, peu élevées et aux sommets arrondis par le temps. L’agriculture est possible dans les vallées.

-L aur ent

L’histoire est l’étude des événements du passé et de l’évolution des sociétés. Les territoires géographiques constituent un facteur déterminant dans cette évolution. L’histoire du Québec et du Canada ne fait pas exception. L’immensité du territoire, le climat et le vaste réseau hydrographique sont indissociables du développement de la société au fil des années.

in t a S Les basses-terres du Saint-Laurent et les Grands Lacs Plaine étroite formée de roches sédimentaires (gravier, sable, argile), qui offre un sol fertile et très propice à l’agriculture.

OCÉAN LA NTIQ LANT NT IQUE ATLANTIQUE

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Trois grandes familles linguistiques Sur le territoire actuel du Québec, on trouve trois familles linguistiques. Toutes les nations faisant partie d’une même famille parlent des langues qui se ressemblent et ont un mode de vie similaire.

Les Algonquiens Ils sont nomades et comptent sur la chasse, la pêche et la cueillette pour assurer leur subsistance. Comme ils se déplacent régulièrement, ils construisent des habitations faciles à fabriquer avec du bois et de l’écorce : les wigwams. Seuls les hommes chassent. Les Algonquiens forment une société patrilinéaire, c’est-àdire organisée selon la famille du père. En se mariant, la femme va habiter avec la famille et son époux. L’hiver, les Algonquiens se déplacent en petits groupes de deux ou trois familles, mais l’été, ils peuvent habiter en grands groupes près d’un cours d’eau.

La famille eskimo-aléoute Vivant dans le Grand Nord depuis leur arrivée en Amérique, les Inuits ont développé une grande tolérance au froid et ont inventé des techniques pour survivre dans un climat glacial. Ils vivent de la chasse au gros gibier (baleine, phoque, caribou) et de la pêche. Ils sont nomades, car ils doivent se déplacer souvent pour suivre le gibier. Comme la toundra couvre la plus grande partie du territoire, ils fabriquent des habitations en neige et en glace : les iglous. Ils vivent en petits groupes centrés autour de la famille immédiate.

Les Iroquoiens Ils habitent la vallée du Saint-Laurent. Cette région fertile est propice à l’agriculture. La culture de la terre permet aux Iroquoiens de rester au même endroit pendant 10 ou 20 ans. Ils sont sédentaires. Ils comptent sur la chasse, la pêche et la cueillette pour compléter leur alimentation et vivent dans des villages qui peuvent regrouper plusieurs centaines de personnes. Ce sont les femmes qui pratiquent l’agriculture. Les Iroquoiens forment une société matrilinéaire, c’est-à-dire organisée selon la lignée maternelle. Les Iroquoiens habitent dans des maisons longues. Ces habitations permanentes peuvent loger plusieurs familles ayant un même ancêtre maternel.

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Les Premiers occupants du territoire (Autochtones)

e

Les Premières Nations Familles linguistiques Modes de vie

Territoires occupés

La nation inuite

Iroquoiens

Algonquiens

Eskimo-aléoutes

Sédentaires

Nomades

Nomades

Grands Lacs

Bouclier canadien

Bouclier canadien (partie nord)

Basses-terres du Saint-Laurent

Appalaches

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Les ressources végétales du territoire

L

Les ressources végétales varient selon les régions physiographiques.

Herbes, fleurs et mousses

Baies et noix

Dans la vallée du Saint-Laurent, les Iroquoiens sont surtout des agriculteurs et ils cultivent des produits comme le maïs, qui est à la base de leur alimentation, les courges, les haricots et les tournesols. Ils cueillent de petits fruits, chassent ou pêchent, mais l’agriculture est vraiment leur activité principale. De leur côté, parce qu’ils sont nomades, les Algonquiens vivent de la chasse, de la pêche et de la cueillette de petits fruits comme les fraises, les framboises et les bleuets.

Tripe de roche, thé du Labrador, jonc, foin d’odeur, etc. Principaux usages : tisanes, remèdes, nourriture en temps de famine, fabrication de paniers, de cordes ou de filets, couches en mousse pour les enfants, etc.

Fraises sauvages, framboises, bleuets, canneberges, etc. Principaux usages : nourriture (les fruits peuvent être séchés pour la conservation), teinture, etc.

Les ressources végétales ne servent pas uniquement de nourriture. Le tabac, par exemple, joue un rôle important au cours des cérémonies religieuses. D’autres ressources permettent de fabriquer divers objets comme des canots ou des poupées et des remèdes. Épinette

Arbres et arbustes Érable, bouleau, épinette, mélèze, orme, aulne, etc. Principaux usages : bois pour le chauffage ou la fabrication de divers objets, écorce pour la fabrication des canots, des contenants ou des habitations, sève pour le sirop, résine pour l’étanchéité des objets faits d’écorce ou comme gomme à mâcher, remèdes, etc.

Thé du Labrador Bouleau

Plantes cultivées Maïs, courge, haricot, tournesol, tabac, etc. Principaux usages : nourriture (les plantes peuvent être séchées pour la conservation), huile, courge séchée servant de panier, feuilles de maïs pour la fabrication des poupées, tabac fumé au cours des cérémonies religieuses, etc.

Bleuets

Érable

Maïs Tournesol

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Les ressources animales du territoire

L’expérience des Autochtones et le projet de colonie ( des origines à 1608 )

Les ressources animales jouent un rôle important dans l’économie autochtone. D’abord, les animaux servent à l’alimentation des Autochtones. La chasse est le principal moyen de subsistance des Algonquiens. Chez les Iroquoiens elle est complémentaire aux produits de l’agriculture.

Mammifères marins Phoque, morse, béluga, etc. Principaux usages : nourriture, huile pour l’éclairage, peaux pour la fabrication des vêtements et des tentes, ivoire pour la sculpture des objets, etc.

La viande qui n’est pas consommée immédiatement est fumée ou séchée afin d’être conservée longtemps. Les autres parties des animaux sont également utilisées pour élaborer différents produits artisanaux comme des vêtements, des tentes et de petits objets qui souvent sont utilisés dans les échanges.

Phoque annelé

Mammifères terrestres Caribou, ours polaire, orignal, ours noir, castor, rat musqué, loutre, porc-épic, cerf, renard, lièvre, etc. Principaux usages : nourriture, peaux et fourrures pour la fabrication des vêtements et des tentes, bois et os pour la fabrication des objets, etc.

Caribou Ours noir

Poissons

Orignal Corégone

Omble de l’Arctique, saumon, truite, corégone, esturgeon, etc. Principaux usages : nourriture (le poisson peut être séché ou fumé pour la conservation)

Autres animaux

Oiseaux Gélinotte, lagopède, oie sauvage, canard, oiseaux migrateurs, etc. Principaux usages : nourriture, plumes pour les parures, os pour la fabrication de petits objets, etc.

Bernache du Canada

Castor Cerf

Mollusques, tortue, grenouille, etc. Principaux usages : nourriture, carapaces pour la fabrication de wampums, de hochets, coquillages pour les colliers et les décorations, etc. 29

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La prise de décision chez les Autochtones Chez les Autochtones, les décisions ne sont jamais prises par un chef autoritaire et la consultation est importante. De plus, pour qu’une décision soit prise, il faut qu’il y ait consensus. Finalement, le respect des aînés est central dans les décisions prises chez les Autochtones. En effet, ce sont eux qui possèdent les connaissances, la culture, les mythes et les valeurs qu’ils transmettent à l’aide de la tradition orale. Chez les Iroquoiens Comme les Iroquoiens vivent en grands groupes, leur organisation est plus complexe. Les femmes aînées prennent la plupart des décisions et choisissent leurs représentants. Le village peut compter sur un chef civil qui gère les conflits internes. S’il y a une guerre, un chef de guerre ayant des qualités de guerrier et de leader est choisi. Les guerres se déroulent principalement en été, puisque l’hiver est consacré à la chasse et aux festivités à l’intérieur des maisons longues.

Don et contre-don

Dans toutes les familles linguistiques, la générosité et l’éloquence (facilité à convaincre et à bien s’exprimer) sont des qualités très valorisées. Le concept du don et du contre-don est un autre élément important dans la culture des Premières Nations et sert à forger des alliances. En signe de respect, on offre en cadeau un objet auquel on accorde de la valeur. La personne qui reçoit le cadeau doit faire un cadeau de même valeur en retour : c’est le contre-don.

Chez les Algonquiens

Chez les Inuits Vivant en petits groupes, les Inuits prennent généralement leurs décisions par maisonnée (en famille) en consultant toujours les aînés.

Comme les Algonquiens sont nomades, leur structure politique est plutôt simple. Ils vivent en bandes regroupant la famille élargie.

L’automne est le seul temps de l’année où plusieurs familles se regroupent pour chasser le phoque.

Bien que les hommes et les femmes dans les sociétés autochtones aient chacun un rôle défini, les relations sont égalitaires.

En été, lorsque plusieurs bandes sont réunies, ils choisissent un chef qui est un bon orateur et ils en profitent pour discuter de la guerre, de la chasse et des alliances. L’ensemble de la bande (et surtout les aînés) est consulté avant la prise de décisions. En hiver, les familles se dispersent pour assurer leur survie.

L’éducation des enfants Chez les Autochtones, la mère s’occupe des jeunes enfants puis, lorsque ceux-ci grandissent, l’éducation est prise en charge par les deux parents. L’éducation des jeunes est considérée comme un devoir commun«; tout le groupe y participe.

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Les Premiers occupants Le don et le contre-don servent à

faire des alliances.

Militaires

Économiques Ils font des échanges de produits qu’ils ont en abondance contre des produits qu’ils n’ont pas. Cette pratique est liée à : • leur environnement • leur mode de vie (nomade ou sédentaire)

Causes de la guerre

ET

• défendre les alliés • se venger d’un ennemi commun • capturer des prisonniers pour remplacer les morts dans leur communauté

Les Iroquoiens font la guerre l’été et forment une société guerrière bien organisée.

Les Algonquiens et les Inuits font la guerre plus rarement. 31

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Le monde spirituel de la société autochtone Chez les Autochtones, la culture se transmet par la tradition orale (par la parole). Généralement, les aînés assurent la transmission des connaissances, des croyances, des mythes et des légendes de génération en génération. La nature est toujours au cœur de la spiritualité. Contrairement à la religion catholique, la spiritualité autochtone n’est pas une seule religion unifiée, car elle comporte différentes croyances.

Hiver

L’animisme La spiritualité autochtone s’appelle l’animisme. Elle consiste à croire que tout a une âme, un esprit. Toutes les actions humaines ont un impact sur le monde des esprits et doivent être soulignées par des rituels, des fêtes ou des hommages aux esprits. Pour les Autochtones, l’être humain a le même statut que toutes les créatures vivantes. Le Cercle de vie Pour les Autochtones, la vie forme un cercle infini. Tout est cyclique : les étapes de la vie, les saisons, l’équilibre entre chacun des éléments de la nature. Les Autochtones considèrent les éléments naturels qu’ils utilisent comme des emprunts qui doivent être retournés à la nature sous forme d’offrandes. Tradition chamanique Pour les Premières Nations, le guérisseur est l’intermédiaire entre le monde des vivants et le monde des esprits. Il a la capacité de déchiffrer les signes envoyés par les esprits. Il interprète les rêves et se sert du tambour et de la fumée pour communiquer avec les esprits. Pour les Inuits, il s’agit d’un guide spirituel.

Monde des esprits

Automne Mort

Cercle de vie Perpétuel recommencement

Printemps Naissance

Été Vie

• La vie et la nature sont cycliques. • Il y a interdépendance entre les êtres animés et inanimés.

o

32 Memento_v6.indb 32

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Conception du monde des Premiers occupants Animisme Croyance selon laquelle tout a une âme.

Liaison constante entre le monde réel et le monde surnaturel

Respect de l’environnement et harmonie avec la nature en lien avec leur mode de vie

Communication avec les esprits

Rôles du chaman

objets sacrés

rêves fumée

• devin • guérisseur • interprétation de rêves

Nomade Algonquiens et Inuits : cueillette, chasse, pêche

Sédentaire Iroquoiens : agriculture griculture

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D

L’économie et les réseaux d’échanges chez les Autochtones Jusqu’à l’arrivée des Européens, les Autochtones n’ont pas de système économique complexe et ne connaissent pas la monnaie. Ils font du troc, c’est-à-dire qu’ils échangent un produit contre un autre. Le réseau d’échanges des Autochtones couvre presque entièrement l’Amérique du Nord, car il s’étend du Labrador au golfe du Mexique. Leurs principales activités économiques sont la chasse, la pêche, l’agriculture et la cueillette. Ces activités servent surtout

à assurer leur survie et non à s’enrichir en faisant du commerce. Ils font des échanges pour obtenir des produits qu’ils n’ont pas ou qu’ils ont en quantité insuffisante en échange de produits qu’ils ont en plus grande quantité. De surcroît, chez les Autochtones, le concept de propriété n’existe pas. Les produits qu’ils ont à échanger sont liés à leur mode de vie et à leur environnement. Le tableau ci-dessous présente quelques exemples.

Mode de vie

Produits à échanger

nomade

produits de la chasse

(Algonquiens)

(viande et fourrures)

sédentaire

raquettes, canots, produits de l’agriculture, produits artisanaux

(Iroquoiens)

(paniers et poterie)

Il faut également noter : •½que les échanges se font à la rencontre de deux ou de plusieurs cours d’eau qui servent aux déplacements«; •½que les objets échangés proviennent parfois de très loin«; •½que les échanges servent d’abord à assurer la survie, mais aussi à sceller des alliances (principe du don et du contre-don). Ainsi, des objets précieux tels que des bijoux, des coquillages ou des ornements font aussi partie des échanges.

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Dossier spécial : Comment l’eau a-t-elle influencé la vie des Premiers occupants ?

C

Découvertes et explorations

B

Inuits à la chasse au phoque

© Private Collection / The Stapleton Collection / The Bridgeman Art Library

Autochtones en canot

© Granger, NYC

© Francis Back Photographe

A

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Les rivalités autochtones Il existe des rivalités entre certaines nations autochtones. Chez les Iroquoiens, les rivalités et les guerres ne visent pas la conquête d’un territoire. Elles participent plutôt à accroître la population des groupes grâce à la capture des femmes et des enfants du groupe rival. Les Algonquiens et les Inuits sont quant à eux trop occupés à se déplacer et à chasser pour assurer leur survie. Les conflits qui surviennent se traduisent par de courtes batailles. Les alliances économiques entre certaines nations peuvent devenir des alliances militaires. On s’entend pour combattre un ennemi commun et on se porte à la défense de l’allié. Le raid est la principale technique utilisée dans les conflits. Cette technique consiste en une attaque surprise pour faire le plus de dégâts possible dans un court délai. Généralement, les guerres font peu de morts, mais les prisonniers sont nombreux.

© Shutterstock

Parfois les prisonniers sont torturés et tués, alors que les femmes et les enfants sont adoptés par les familles du clan victorieux pour remplacer les disparus et rétablir l’équilibre de la population. Il est important d’avoir une population stable, car chaque membre du groupe a un rôle important à jouer pour assurer la survie du peuple.

Autochtone se préparant à la guerre

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L’expérience des Autochtones et le projet de colonie (des origines à 1608)

Les premiers contacts avec les Européens Les explorations européennes Dès le 15e siècle, les pêcheurs restaient dans les eaux côtières du territoire nord-américain pendant toute la saison chaude et séchaient et salaient le poisson sur les côtes de Terre-Neuve, ce qui a favorisé les contacts et les échanges entre Européens et Autochtones. Les Européens offrent des produits comme des couteaux et des marmites en échange de fourrures. Ces produits sont précieux pour les Autochtones, car le fer est plus durable que les matériaux qu’ils utilisent. Il faudra cependant attendre les grandes explorations du 16e siècle pour que la France prenne possession du territoire autour de l’embouchure du fleuve Saint-Laurent. En fin de compte, les explorations européennes ainsi que les contacts avec les Européens ont un impact sur le mode de vie des Premiers occupants. Les explorations européennes

Cap de Bonne-Espérance

© akg-images AKG429221

La caravelle Santa Maria de Christophe Colomb

37 Memento_v6.indb 37

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Le but des explorations européennes Le 15e siècle marque le début de la période moderne en Europe. Cette période est aussi connue sous le nom de Renaissance. Les avancées scientifiques et la nécessité de trouver une nouvelle route vers l’Asie poussent les grandes puissances européennes à financer des voyages d’exploration.

Jacques Cartier

Travaille pour l’Espagne.

Travaille pour l’Angleterre.

Travaille pour le Portugal.

Travaille pour l’Espagne.

Explore les Antilles.

Explore Terre-Neuve et la côte Est américaine.

Atteint l’Inde en contournant l’Afrique.

Fait le premier tour du monde.

1492

1497

1498

1519-1522

© Bibliothèque et Archives Canada/C-011226

© De Agostini Picture Library/M. Seemuller/Bridgeman Images

Fernand de Magellan ©The New York Public Library/b14589542

Vasco de Gama

© Tallandier/Bridgeman Images

John Cabot

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN 4312830

Christophe Colomb

Travaille pour la France. Explore la vallée du Saint-Laurent.

1534-1535-1541

Les voyages d’exploration avaient trois buts : trouver une route vers l’Asie

trouver des richesses (or, argent, soie, épices)

prendre possession de nouveaux territoires au nom du roi

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Exploration et occupation du territoire par les Français 1534 1er voyage de Jacques Cartier • Il rencontre les Autochtones et fait les premiers échanges d’objets en fer contre des fourrures. • Il plante une croix à Gaspé pour prendre possession du territoire au nom du roi de France. • Il ne pénètre pas dans les terres par le fleuve Saint-Laurent et il ramène deux Autochtones avec lui en France. • Il cartographie le territoire, ce qui sera utile pour de futurs voyages.

1535

1541

2e voyage de Jacques Cartier

3e voyage de Jacques Cartier

• Il explore le fleuve Saint-Laurent en passant par Stadaconé (Québec) et Hochelaga (Montréal). • Il est forcé de passer l’hiver à Stadaconé et son équipage est durement touché par le scorbut. Les Autochtones l’aideront en lui faisant découvrir un médicament (une infusion de feuilles et d’écorce de pin).

• Cartier tente de fonder une colonie sur le cap Rouge (Charlesbourg-Royal). Cette tentative se solde par un échec et Cartier ne reviendra jamais en Amérique.

En 1600, un premier poste de traite est établi à Tadoussac afin de faciliter les échanges et d’obtenir plus de fourrures, pour lesquelles la demande est très forte en Europe. En 1603, toujours à Tadoussac, les Français, les Montagnais (Innus), les Algonquins et les Etchemins scellent l’alliance francomontagnaise, une entente économique et militaire. Par le fait même, les Français se mettent à dos les CinqNations Iroquoises.

En 1604, la première colonie permanente en Amérique du Nord est établie sur le territoire de l’Acadie pour faire la traite des fourrures.

L’hiver rigoureux détruit partiellement les installations, ce qui fait qu’en 1605, on déplace le tout à PortRoyal. Deux ans plus tard, des conflits entre les marchands de fourrures entraînent l’abandon de cet emplacement. 39

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Dossier spécial : Les voyages de Jacques Cartier, un échec sur toute la ligne ? A

B

L’arrivée de Jacques Cartier à Stadaconé, 1535, par Walter Baker, vers 1900

Extrait du discours du voyage fait par le capitaine Jacques Cartier en la terre neuve du Canada de la Nouvelle-France en l’an 1534

« Nous partîmes le 20 avril en l’an 1534 du port de Saint-Malo avec deux navires chargés chacun d’environ soixante tonneaux et armés de soixantaine d’hommes. […] Nous navigâmes et le 10 mai nous arrivâmes à la Terre-Neuve [...] »

© Bibliothèque et Archives Canada / MIKAN 2836742

Source : Discours du voyage fait par le capitaine Jacques Cartier, édition de 1598, par Jacques Cartier, traduction libre du vieux français par Marc-André Lauzon.

C

D

Jacques Cartier à Blanc-Sablon

« Blanc-Sablon est un lieu où il n’y a aucun abri, du sud ni du sud-est ; mais, vers le sud-ouest de ce lieu, il y a deux îles, l’une desquelles est appelée l’île de Brest et l’autre l’île des Oiseaux, en laquelle il y a grande quantité de godets et corbeaux, qui ont le bec et les pieds rouges […] »

Vive le Roy

« Le 24 du mois (juillet) nous fîmes faire une croix haute de trente pieds. […] En grosses lettres entaillées en du bois, VIVE LE ROY DE FRANCE. Après nous la plantâmes sur ladite pointe et nous la regardions fort et l’ayant levée en haut, nous nous agenouillions tous ayant les mains jointes. »

Source : Édouard CHARTON, Voyageurs anciens et modernes, 1863, p. 8.

Source : Discours du voyage fait par le capitaine Jacques Cartier, édition de 1598, par Jacques Cartier Cartier, p. 55, traduction libre du vieux français par Marc-André Lauzon.

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Carte des explorations de Cartier dans le golfe du Saint-Laurent

F

Discours du voyage de Jacques Cartier

© Bibliothèque nationale de France

E

G

H Charlesbourg-Royal

« Établi en 1541, par Jacques Cartier, lors de son troisième et dernier voyage dans le territoire français sur les rives du fleuve Saint-Laurent, le fort Charlesbourg-Royal a été composé d’un fort en contrebas et d’un autre en contre-haut situés près de l’embouchure de la rivière du Cap Rouge. Construit à une élévation de 40 mètres, le fort en contre-haut offrait une position stratégique de défense, tandis que le fort en contrebas, étant protégé des forts vents venant du fleuve, servait de lieu possible de mouillage pour les navires. Les deux forts comportaient un total de trois tours et celui en contre-haut avait été construit en grumes équarries. […] Charlesbourg-Royal a servi de lieu de résidence à Cartier et à un groupe de quelque 400 colons durant l’hiver 1541-1542. Durant cette période d’occupation, les relations avec les populations autochtones de la région ont été difficiles et bon nombre de colons ont souffert du scorbut. En juin 1542 […], Cartier a décidé de retourner en France, et Roberval a pris possession du fort, puis en change le nom à France-Roi. […]. Roberval et son groupe de 200 colons ont passé l’hiver au Canada, souffrant du froid, de la famine et de la maladie. Même si un navire est dépêché en France pour demander l’aide du roi, le fort a été abandonné à l’été 1543. Il faudra attendre plus de 60 ans avant de voir une autre tentative de colonisation dans la région du Saint-Laurent. »

Notes de voyage

« Depuis la mi-novembre jusqu’au quinzième jour d’avril, avons été continuellement enfermés dans les glaces, lesquelles avaient plus de deux brasses [3,2 m] d’épaisseur, et dessus la terre, il y avait la hauteur de quatre pieds de neige et plus [...] » Source : Relation du deuxième voyage de Jacques Cartier au Canada, 1535.

Source : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, procès-verbal, 1923, 2009. Texte de plaque.

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La période par les sources Le mode de vie des Premiers occupants en images 1

3

© Granger, NYC

© Granger, NYC

2

Cooking in a pot, John White (vers 1585)

1›2

Établir des faits Quelles sont les deux activités de subsistance présentées dans les documents ?

© Granger, NYC

Déterminer des causes et des conséquences Déterminez la conséquence de l’activité de subsistance sur le mode de vie de chaque famille.

3›4

Dégager des différences et des similitudes Déterminez la principale différence entre les deux outils.

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La période par les sources

5

© Bibliothèque et Archives Canada / C-033685

6

5›6

Établir des faits A Quelles sont les familles

linguistiques représentées dans ces documents ? B Quel est le nom de chacune de ces habitations ?

© Musée de la civilisation, photographe : Amélie Breton Perspective Photo, 68-180

4

43 Memento_v6.indb 43

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La période par les sources Texte de source primaire

La société autochtone en textes 7

Chef micmac parlant à un prêtre français

« Ne trouvons-nous pas dans nos [habitations] toutes les commodités et les avantages que vous avez chez vous, comme de coucher, de boire, de dormir, de manger et de nous divertir avec nos amis quand nous voulons ? […] Tu n’es pas aussi brave, ni aussi vaillant que nous puisque quand tu voyages, tu ne peux pas porter sur tes épaules tes bâtiments ni tes édifices. […] Nous sommes partout chez nous, parce que nous faisons facilement des cabanes partout où nous allons, sans demander la permission à personne […] » Source : Chrestien LE CLERCQ, Nouvelle relation de la Gaspésie, 1691, p. 23.

8

Texte de source secondaire

Perspective des Européens

« Ces gens-là se peuvent appeler sauvages, car ce sont les plus pauvres gens qui puissent être au monde ; car tous ensemble ils n’avaient pas la valeur de cinq sous […] » Source : Jacques CARTIER, Voyages au Canada, Premier voyage, 1534.

9 « Le chaman sert d’intermédiaire entre le monde des vivants et celui des esprits. [...] Il interprète les rêves pour en tirer des indices sur les événements à venir et tenter de mieux comprendre le monde qui l’entoure. [...] Le chaman agit également comme guérisseur. » Source : Marie-Hélène LAVERDIÈRE, Benoit MALLETTE et AudreyAnne NADEAU, MisÀjour Histoire, Laval, Éditions Grand Duc, 2015, p. 41.

10 « Les anciens du pays étaient rassemblés cet hiver pour l’élection d’un capitaine [chef] fort célèbre [...] » Source : Paul RAGUENEAU, Relation de ce qui s’est passé de plus remarquable en la mission des pères de la Compagnie de Jésus aux Hurons, pays de la Nouvelle-France, depuis le mois de mai de l’année 1645 jusqu’au mois de mai 1646, Paris, Chez Sébastien Cramoisiy, 1647, p. 67-68.

7›8

9 › 10

Dégager des différences et des similitudes Comparez la perspective que les Autochtones avaient d’eux-mêmes à celle que les Européens avaient des Autochtones au 16e siècle.

11

Établir des faits A Quel nom porte la spiritualité autochtone ? B Quel est le rôle joué par les aînés dans les sociétés autochtones ?

11

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La période par les sources

11

13

« Le père joue le rôle de protecteur et de pourvoyeur pour sa famille. [...] La femme s’occupe de l’entretien du campement, de la confection des vêtements et de la cueillette des petits fruits. » Source : Marie-Hélène LAVERDIÈRE, Benoit MALLETTE et Audrey-Anne NADEAU, MisÀjour Histoire, Laval, Éditions Grand Duc, 2015, p. 27.

La guerre

« La guerre renforçait la solidarité au sein de la communauté, en tournant l’agressivité contre un objet extérieur. Elle ne visait pas l’acquisition de nouveaux territoires, mais la capture d’individus et la torture rituelle des prisonniers mâles (Viau, 1997). » Source : John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socio-économique du Québec, Québec, les éditions du Septentrion, 2003, p. 26-27.

12 « Les tâches sont réparties en fonction du sexe : les hommes chassent et s’occupent des travaux de construction alors que l’agriculture et la confection des vêtements sont l’affaire des femmes. » Source :Marie-Hélène LAVERDIÈRE, Benoit MALLETTE et Audrey-Anne NADEAU, MisÀjour Histoire, Laval, Éditions Grand Duc, 2015, p. 29.

11 › 12 11 › 12

Mettre en relation des faits Associez le bon document aux éléments suivants : matrilinéaire, patrilinéaire, Algonquiens et Iroquoiens.

14

Un trait marquant chez les Autochtones

« L’une des grandes injures parmi eux, c’est de dire : “Cet homme aime tout : il est avare.” […] ils n’ouvrent pas la main à demi quand ils donnent […] Vous les verrez nourrir leurs parents, les enfants de leurs amis, des femmes veuves, des orphelins, des vieillards, sans jamais […] rien [leur] reprocher […] C’est véritablement une marque de bon cœur et d’une âme généreuse. »

15

Description d’Autochtones par Pierre-François Xavier de Charlevoix

« Il ne s’agit pas pour eux de conquérir et d’étendre leur domination. […] Il n’est donc question dans leurs traités que de se faire des alliés contre des ennemis puissants, de mettre fin à une guerre […]. Il est surprenant que des peuples […] qui ne prennent les armes que pour la gloire ou pour se venger de leurs ennemis, il est, dis-je, étonnant de les voir aussi exercés qu’ils le sont dans le manège de la plus fine politique. […] » Source : Pierre-François Xavier de CHARLEVOIX, Histoire et description générale de la Nouvelle-France, Chez Rollin fils, 1744, tome 5, p. 370-372.

Mettre en relation des faits Déterminez les documents qui présentent l’aspect politique de la société autochtone.

Source : Paul LE JEUNE, Relation de ce qui s’est passé en la Nouvelle-France en l’année 1634, Paris, Chez Sébastien Cramoisy, 1635, p. 107-108.

Documents 13 › 15 45

Memento_v6.indb 45

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La période par les sources L’économie et les réseaux d’échanges chez les Autochtones en cartes 16

Les grandes routes commerciales de l’est de l’Amérique du Nord

Lac Innus Saint-Jean S aguenay

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Hurons

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Cuivre du lac Supérieur

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Lac Champlain

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Iroquois

Routes commerciales

Fleuve Hudson

Lac Érié

OCÉAN ATLANTIQUE

0

Coquillages

100

200

Établir des faits À partir des informations de la carte 16, identifiez le nom du territoire physiographique des Iroquoiens.

kilomètres

Document 16 46 Memento_v6.indb 46

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La période par les sources 17

Dégager des différences et des similitudes Qu’est-ce que l’information de ces cartes permet de dégager comme similitude quant au moyen de transport utilisé par les différentes familles autochtones ?

Documents 16 › 17 47 Memento_v6.indb 47

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À l’épreuve Jacques Cartier dresse une croix, Gaspé, 1534, par George Agnew Reid, vers 1916

20

19

Source : Journal de Jacques Cartier 1535, adaptation libre du vieux français par Marc-André Lauzon.

Journal de Cartier

« Nous avons poursuivi notre marche et environ une demi-lieue avant de commencer à trouver de belles grandes terres labourées avec du maïs. […] Et à travers ces terres fertiles, se situe le village d’Hochelaga tout près d’une montagne que nous voyions de fort loin. Nous avons nommé ladite montagne, le Mont Royal. Le village est tout rond entouré de palissades de bois. » Source : Journal de Jacques Cartier 1535, adaptation libre du vieux français par Marc-André Lauzon.

Version 1 (1637)

« Après avoir tout admiré le pays, Tchakabech s’en va pour tendre des lacets, ou comme les autres les nomment des collets, espérant peut-être prendre quelque animal. La nuit, se levant pour aller voir à ses lacets, il les vit tout en feu et n’osa approcher. Il retourne à sa sœur… […] Sa sœur se doutant de ce que c’était, lui dit : “Ah ! mon frère, quel malheur ! Assurément que vous aurez pris le Soleil au lacet. Allez vite le dégager, peut-être que marchant la nuit, il s’est jeté dedans sans y penser.” Tchakabech, bien étonné, s’en retourne et ayant bien considéré, trouve qu’en vérité il avait pris le Soleil au collet. »

© Bibliothèque et Archives Canada/C-096999

18

21

22

Perspective des Autochtones

« Il est très difficile de savoir avec précision ce qu’ils pensaient des coutumes des Européens […] Il appert que, pour les Autochtones, certains comportements européens étaient répugnants [...], alors que certains usages étaient insensés tout simplement (comme de construire de grandes maisons qu’on ne pouvait aisément déménager). Il ressort, d’une façon générale, que les Autochtones ne se sont jamais crus inférieurs aux Européens. » Source : John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socio-économique du Québec, Québec, les éditions du Septentrion, 2003, p. 40.

Version 2 (1970)

« Ainsi parvint-il à une terre qu’il n’avait jamais vue auparavant. Il y fit une tournée d’exploration et découvrit de très nombreuses traces fraîches. […] En revenant sur ses pas, il constata qu’on venait tout juste de suivre ses traces. Pour savoir de qui il s’agissait, il tendit un collet et s’éloigna de la piste. Soudain, ce fut l’obscurité totale. “Que se passe-t-il ? Ah ce doit être mon collet.” Il courut à ce dernier et y trouva le Soleil se débattant pour se libérer du piège. » Source : Récit de François BELLEFLEUR en 1970 repris dans Rémi SAVARD, La forêt vide. Récits fondateurs du peuple innu, 2004.

Les documents 20 et 21 présentent deux versions du même récit innu, celui d’un jeune héros autochtone qui grimpe sur un arbre pour accéder aux terres qui sont dans le ciel. Lors de son voyage, il capture le Soleil. Le premier récit est celui écrit par le missionnaire jésuite Paul Le Jeune, à qui un Innu l’avait raconté à l’oral en 1637. Le deuxième récit est la même histoire racontée plus de 300 ans plus tard, en 1970. Elle ne vient pas d’un livre ; elle a plutôt été transmise oralement de génération en génération.

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À l’épreuve Danse algonquienne

23

19

© British Museum, London, UK/ Bridgeman Images

22

18

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Échanges

Qu’est-ce qui explique la différence de perspective des Autochtones et des Européens quant à certaines habitudes de vie ?

Établir des faits Selon le document, quel est le nom du groupe autochtone rencontré par Jacques Cartier au village d’Hochelaga ? Quel élément de la spiritualité autochtone est présenté dans le document ?

Dégager des différences et des similitudes Les documents présentent un même récit mythologique autochtone sur la capture du Soleil, mais à des époques différentes. De quel élément précis de la spiritualité autochtone est-il question dans les deux documents ? Déterminer des changements et des continuités Avant l’arrivée des Européens, les Autochtones faisaient déjà des échanges entre eux. Dans le document, quel élément de continuité se dégage des échanges entre les Autochtones et les Européens ?

© Vidéanthrop

24

20 › 21

24

Déterminer des causes et des conséquences Quelle est la conséquence territoriale de la scène présentée dans le document ?

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À l’épreuve Rassemblement autochtone, par John Henry Walker, 19e siècle

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« Pour tous les Autochtones, la famille était l’unité sociale de base, et sa structure était liée à leur mode de subsistance. Chez les chasseurs, la famille était patriarcale et centrée sur un mâle qu’on respectait pour son habileté. Dans les communautés sédentaires, en revanche, la vie familiale était centrée sur les femmes, pourvoyeuses de la nourriture, qui assuraient la survie du groupe. » ©Musée McCord / M930.51.1.76

©Musée McCord

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Source : John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socio-économique du Québec, Québec, les éditions du Septentrion, 2003, p. 25.

26

« Chez les trois grandes familles autochtones, la survie dépend de l’entraide et du rôle de chacun. La collaboration est primordiale pour la chasse, la fabrication des habitations ou l’éducation des enfants. Les décisions importantes relèvent d’un conseil. Le principe même de possession est vague ; les objets sont utilisés par tous les membres du clan et la nourriture est partagée équitablement. La générosité est une qualité essentielle à l’élection des chefs. » Source : Marie-Hélène LAVERDIÈRE, Benoit MALLETTE et Audrey-Anne NADEAU, MisÀjour Histoire, Laval, Éditions Grand Duc, 2015, p. 36.

28

« Les principales activités économiques des Autochtones sont la chasse, la pêche, la cueillette et l’agriculture, et les produits sont destinés à la consommation immédiate plutôt qu’au troc. Cependant, les familles linguistiques font des échanges en fonction de leur production qui relève directement de leur mode de vie et de leur environnement. Cette complémentarité permet aux Iroquoiens d’offrir des produits de l’agriculture aux Algonquiens en échange de produits de la chasse. »

« La générosité est une qualité importante pour les Premières Nations. Chaque don s’accompagne toutefois d’un contre-don en réponse à l’offrande. Il ne s’agit pas d’échange ou de troc, mais bien d’un cadeau basé sur l’importance accordée à l’objet. Le contre-don doit être de valeur équivalente afin de montrer un respect mutuel. L’importance de cette réciprocité est marquée dans chacune des familles linguistiques et s’applique aussi à la nature. »

Source : Marie-Hélène LAVERDIÈRE, Benoit MALLETTE et Audrey-Anne NADEAU, MisÀjour Histoire Histoire, Laval, Éditions Grand Duc, 2015, p. 43.

Source : Marie-Hélène LAVERDIÈRE, Benoit MALLETTE et Audrey-Anne NADEAU, MisÀjour Histoire, Laval, Éditions Grand Duc, 2015, p. 37.

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À l’épreuve Apprendre à faire de la farine de maïs

Source : John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socioéconomique du Québec, Québec, les éditions du Septentrion, 2003, p. 40.

27 28

« Les anciens du pays étaient rassemblés cet hiver pour l’élection d’un capitaine [chef] fort célèbre. Ils ont coutume en semblables rencontres de raconter les histoires qu’ils ont apprises de leurs ancêtres, et les plus éloignées, afin que les jeunes gens qui sont présents et les entendent en puissent conserver la mémoire et les raconter à leur tour, lorsqu’ils seront devenus vieux, pour ainsi transmettre à la postérité l’histoire et les annales du pays, tâchant par ce moyen de suppléer au défaut de l’écriture et des livres qui leur manquent. »

Mettre en relation des faits Le document présente les structures familiales de deux groupes d’Autochtones. Identifiez celle qui appartient à la famille linguistique algonquienne et celle qui appartient à la famille linguistique iroquoienne. Établir des faits À quelle activité politique le don et le contre-don s’appliquent-ils ?

29

Relation de ce qui s’est passé de plus remarquable en 1645

Dégager des différences et des similitudes Le document présente les activités économiques de deux groupes d’Autochtones. Comparez le mode de vie de chacun des groupes.

Qui est responsable de l’élection des chefs chez les Autochtones ?

30

31

Déterminer des causes et des conséquences Bien que les Autochtones ne connaissent pas l’écriture, qu’est-ce qui permet et facilite la transmission des savoirs par la tradition orale ?

Quel est le rôle des femmes par rapport aux enfants dans la société autochtone présentée dans le document ?

31

©Vidéanthrop

26

25

30

Par quel moyen la mémoire autochtone est-elle transmise de génération en génération ? 51

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À l’épreuve

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Les 92 Résolutions

« Que c’est l’opinion de ce comité, que l’abus est inséparable de l’usage d’un pouvoir aussi illimité, et que son exercice dans le choix de la majorité des membres du Conseil législatif, tel que constitué pour cette province, a toujours eu lieu dans l’intérêt du monopole et du despotisme exécutif, judiciaire et administratif, et jamais en vue de l’intérêt général. » Source : Les 92 Résolutions de l’Assemblée législative du BasCanada, 1834.

25

Le canal de Lachine, par James Duncan, 19e siècle

© Musée McCord/M984.273

24

Acte constitutionnel

© Centre d’accès à l’information juridique

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27

La crise agricole

« Entre 1815 et 1840, les exportations de blé en provenance du Bas-Canada déclinèrent en raison des mauvaises conditions climatiques et des attaques de parasites comme la mouche de Hesse. […] Au fur et à mesure que les disparités régionales s’accentuaient, une migration accrue de jeunes gens des régions agricoles plus pauvres devenait la source d’une main-d’œuvre pour les centres industriels du Bas-Canada et de la Nouvelle-Angleterre. » Source : John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socioéconomique du Québec, Québec, les éditions du Septentrion, 2003, p. 209.

28

Les 10 résolutions de Russell

« S’il est bon de réformer la composition du Conseil exécutif dans le Bas-Canada, il n’est pas à conseiller de lui donner la responsabilité que réclame pour lui la Chambre d’assemblée de cette province. » Source : Gérard, FILTEAU, Histoire des Patriotes, Québec, les éditions du Septentrion, 2003, p. 225-227.

Le rapport Durham

« La tranquillité ne peut revenir, je crois, qu’à la condition de soumettre la province au régime vigoureux d’une majorité anglaise ; et le seul gouvernement efficace serait celui d’une Union législative. [...] Mais je répète qu’il faudrait entreprendre immédiatement de changer le caractère de la province, et poursuivre cette fin avec vigueur, mais non sans ménagement ; je réaffirme aussi que le premier objectif de tout plan qui sera adopté pour le gouvernement futur du Bas-Canada doit être d’en faire une province anglaise et qu’à cet effet il doit venir à ce que l’influence dominante ne soit jamais de nouveau placée en d’autres mains que celles d’une population anglaise. En vérité, c’est une nécessité évidente à l’heure actuelle. Dans l’état d’esprit où se trouve la population canadienne-française, état que j’ai décrit comme étant non seulement maintenant, mais pouvant aussi vraisemblablement durer longtemps, lui confier l’entière autorité de cette province ne serait de fait que faciliter la rébellion. Le Bas-Canada doit être gouverné maintenant, comme il doit l’être à l’avenir, par une population anglaise. » Source : Lord DURHAM, Rapport sur les affaires de l’Amérique du Nord britannique (1839), traduit et reproduit sous le titre Rapport Durham, Montréal, Les Éditions Sainte-Marie, 1969.

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À l’épreuve Vue arrière de l’église Saint-Eustache et dispersion des insurgés, Lord Charles Beauclerk (1840)

30

30 › 31

© Musée McCord/M4777.6

23 › 29

29

Mettre en relation des faits Les documents 23 à 29 présentent des événements touchant les revendications et les luttes nationales qui ont eu lieu entre 1791 et 1840. Identifiez deux documents qui présentent des faits économiques et cinq documents qui présentent des faits politiques. Dégager des différences et des similitudes Les documents 30 et 31 racontent tous deux une traversée de l’Atlantique en bateau. Le document 31 présente le point de vue d’un immigrant irlandais, alors que le document 30 présente celui d’un capitaine de bateau. Sur quel point précis les documents 30 et 31 sont-ils en accord ?

La Grosse Île, selon le capitaine d’un bateau d’immigrants, 1834

« Grosse Île, le 27 mai 1831 Je suis arrivé ici le 18 avec trois cents passagers, quarante qui ont été envoyés à l’hôpital le 18 et 19 en raison du typhus. Lors du voyage nous avons perdu sept passagers […]. J’ai débarqué le reste des passagers le 20, fait fumiger le bateau le 21 et les passagers ont remonté sur le bateau le 24. Depuis ce temps, les passagers sont abord avec seulement 11 lits pour 250 d’entre eux. […] Depuis, nous avons eu six autres morts et quelques cas de maladies. Je pense qu’il serait préférable de laisser passer le bateau avec les passagers, car il y a seulement eu deux cas de rougeole […]. C’est triste de mettre en quarantaine le bateau pour une si longue durée. » Source : Montreal Gazette, 14 juin 1834. Traduction de l’anglais par Marc-André Lauzon.

31

Traversée de l’Atlantique en 1823 racontée par James Hunt, un immigrant irlandais

« [...] ni lui ni sa famille n’eurent droit à une couchette, sauf sa femme qui mourut presque de froid et à qui l’on permit de coucher dans une cabine pour trois nuits ; au cours des dix premières nuits, ils furent obligés de dormir entre les couchettes, et les autres fois dans la chaloupe de sauvetage. Au cours des trois dernières semaines du voyage, ils durent s’étendre sur des cordages où l’enfant qu’il avait avec lui mourut, tandis que sa femme accouchait de celui qu’elle portait. » Source : James HUNT, Journal d’un immigrant irlandais (1823), dans John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socio-économique du Québec,, Québec, les éditions du Septentrion, 2003, p. 184.

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À l’épreuve 32

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« J’ai de suite renoncé à l’usage de sucre […] taxé, et acheté pour l’usage de ma famille du sucre d’érable […] J’ai écrit à la campagne pour me procurer des toiles et des lainages fabriqués dans le pays, et j’espère les avoir assez à bonne heure pour me dispenser d’en acheter d’importation. J’ai cessé de mettre du vin sur ma table et j’ai dit à mes amis : si vous voulez vous contenter de la poule au pot, d’eau, de bière ou de cidre canadiens, allons, venez et dînons sans un verre de vin. »

« […] l’industrie forestière et la construction navale bénéficient du blocus qui frappe la Grande-Bretagne pour prendre véritablement leur envol. La coupe et l’expédition du bois à destination de la métropole stimulent l’activité économique […] »

Source : Louis-Joseph Papineau, La Minerve, 25 mai 1837.

34

Source : Jacques Paul COUTURIER, L’expérience canadienne, des origines à nos jours, Moncton, Les Éditions d’Acadie, 1994, p. 123.

Épidémie de choléra à Montréal, par Frédérick Back (1998)

35

© Collection des RHSJ de Montréal

« Le déclin de la production du blé au Québec et sa disparition des marchés d’exportation font donc partie d’une réorganisation plus importante des économies et des marchés changeants. Toutefois, loin d’être rétrogrades, comme l’a suggéré Fernand Ouellet, ces changements dans la production apportaient des réponses rationnelles aux réalités du marché et permettaient aux fermiers d’exploiter des marchés locaux en expansion ainsi que, plus tard, de nouveaux marchés britanniques pour les produits laitiers. » Source : John A. DICKINSON et Brian YOUNG, Brève histoire socio-économique du Québec, Québec, les éditions du Septentrion, 2003, p. 183.

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À l’épreuve Production de blé

35 › 37

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32 37

Source : Fernard OUELLET et Jean HAMELIN, « La crise agricole dans le Bas-Canada (1802-1837) », Études rurales, 1962, volume 7, numéro 1, p. 40.

Établir des faits Quelle action pacifique Louis-Joseph Papineau propose-t-il d’entreprendre pour protester contre les autorités britanniques ? Déterminer des causes et des conséquences Quelle est la conséquence territoriale de l’activité économique présentée dans le document 33 ? Déterminer des causes et des conséquences Qu’est-ce qui explique l’épidémie de choléra qui frappe Montréal en 1832 ? Établir des liens de causalité Comment les problèmes qui affectent l’agriculture au début du 19e siècle la transforment-ils ? Précisez les problèmes et les transformations et faites des liens entre eux.

Mouche de Hesse, John Henry Walker (vers 1850-1855) © Musée McCord/M930.502.210.1.1-7

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Des origines à 1608

L’expérience des Autochtones et le projet de colonie Comment les connaissances territoriales des peuples autochtones, ainsi que les relations qu’ils entretenaient entre eux, ont-elles aidé les Français à exploiter les ressources du territoire et à s’y établir­?

Alliance

Entente entre deux ou plusieurs groupes dans le but de s’entraider sur le plan économique ou militaire.

Échange

Environnement

Chez les Autochtones, obtention par l’entremise du troc d’objets complémentaires non reliés au mode de vie.

Ensemble des caractéristiques géographiques tels les forêts, les rivières, le sol, le relief et les animaux d’un territoire.

Les peuples autochtones forment des alliances pour des raisons commerciales ou politiques.

Les Premières Nations entretiennent un vaste réseau d’échanges.

Les peuples autochtones possèdent une bonne connaissance de l’environnement nord-américain.

Les Européens tissent des alliances avec certains peuples autochtones pour faire des échanges et coloniser le territoire.

Les échanges avec les peuples autochtones permettent aux Européens d’acquérir des produits comme des fourrures.

Cette connaissance de l’environnement permet à Jacques Cartier de naviguer jusqu’à Hochelaga et de survivre à deux hivers. Elle est réutilisée par les Français lors de la seconde vague de colonisation, qui débute en 1608.

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© Bridgeman no PNP245684

Révision

Période 1

Révision

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Entre 1608 et 1760

Comment la France a-t-elle influencé le développement de la société coloniale en Nouvelle-France­?

Influence culturelle et sociale

Influence de la politique économique

Influence de la politique de colonisation

L’importance de la religion catholique en France se fait sentir en Nouvelle-France : • Évangélisation des Autochtones • Colonie exclusivement catholique • Encadrement religieux

La politique économique de la France, le mercantilisme, influence le développement de la Nouvelle-France : • Exploitation des ressources naturelles des colonies et expansion de l’Empire français • Économie peu diversifiée et peu autonome dans les colonies • Faible croissance démographique avant 1663 • Alliances avec les Autochtones

La colonisation par la France a des conséquences sur la vie en Nouvelle-France : • Adaptation des colons à l’environnement • Croissance démographique à partir de 1663 • Occupation du territoire dans la vallée du Saint-Laurent • Relations pacifiques ou conflictuelles avec les Autochtones

Évangélisation

Mercantilisme

Utilisation de la langue française Présence de la structure sociale française

Action de convertir à la foi catholique, de transmettre les croyances et la foi chrétienne.

Révision

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Système économique visant à enrichir la métropole en exploitant les ressources naturelles de ses colonies et en empêchant ces dernières de lui faire concurrence.

Adaptation

Modification des habitudes de vie afin de s’adapter aux nouvelles réalités climatiques et territoriales de l’Amérique du Nord.

© Bibliothèque et Archives Canada/C-010688/

L’évolution de la société coloniale sous l’autorité de la métropole française

Révision

Période 2

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Révision

Période 3

Entre 1760 et 1791

La Conquête et le changement d’empire Comment le changement d’empire transforme-t-il la société canadienne à partir de 1760­?

Constitution

Document, acte juridique dans lequel on trouve l’ensemble des règles qui régissent un État et ses citoyens.

Les constitutions adoptées pendant la période du changement d’empire visent l’assimilation des Canadiens et leur allégeance.

1763-1774

1774-1792

Proclamation royale

Fait d’intégrer un groupe social à un autre pour lui faire perdre ses caractéristiques uniques.

Pour procéder à l’l’assimilation des Canadiens en leur imposant la culture britannique anglaise et protestante.

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Allégeance

Obligation de fidélité et d’obéissance à la nation à laquelle une personne appartient ou au roi dont elle est le sujet.

Pour s’assurer l’allégeance des Canadiens (le serment du Test).

Allégeance

Obligation de fidélité et obéissance à la nation à laquelle une personne appartient ou au roi dont elle est le sujet.

Pour s’assurer l’allégeance des Canadiens en temps d’instabilité dans les Treize colonies.

© Bibliothèque et Archives Canada/Mikan 3019077

Assimilation

Acte de Québec

Révision

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Révision

Période 4

Entre 1791 et 1840

Les revendications et les luttes nationales Comment s’explique la montée du nationalisme dans une colonie en quête d’autonomie politique­?

Parlementarisme

Système constitutionnel comprenant un équilibre des pouvoirs entre le Parlement et le gouvernement. Ce fonctionnement implique théoriquement une responsabilité ministérielle.

L’entrée en vigueur de l’Acte constitutionnel en 1791 établit les bases du parlementarisme canadien. Celui-ci contribue à l’émergence d’une dualité linguistique qui s’incarne dans le nationalisme et la bourgeoisie.

Conscience de former une nation, c’est-à-dire d’avoir une histoire, une langue et une culture propres.

Nationalisme canadien

Nationalisme britannique

Défense des intérêts francophones

Révision

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Bourgeoisie

Classe sociale composée de personnes appartenant aux couches supérieures de la société en raison d’une éducation et de moyens financiers supérieurs.

Bourgeoisie professionnelle canadienne

Défense des intérêts anglophones

Bourgeoisie d’affaires britannique © Musée McCord/M4777.6

Nationalisme

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Glossaire

A Acculturation Modification de la culture fondamentale d’un peuple au contact permanent d’un autre groupe culturel. Adaptation Modification des habitudes de vie afin de s’adapter aux nouvelles réalités climatiques et territoriales de l’Amérique du Nord. Agriculture de subsistance Culture du sol qui produit juste assez de nourriture pour assurer la survie de la famille. Allégeance Obligation de fidélité et d’obéissance à la nation à laquelle une personne appartient ou au roi dont elle est le sujet. Alliance Entente entre deux ou plusieurs groupes dans le but de s’entraider sur le plan économique ou militaire.

Archéologie Science qui étudie l’histoire de l’être humain par l’analyse des objets tels que les outils, les vêtements, les illustrations, laissés par les civilisations à travers le temps. Assimilation Fait d’intégrer un groupe social à un autre pour lui faire perdre ses caractéristiques uniques.

B Boston Tea Party Événement qui se déroule en décembre 1773 à Boston. Pendant la nuit, des colons américains déguisés en Amérindiens s’emparent d’un bateau de la Compagnie des Indes orientales et jettent la cargaison de thé à l’eau pour protester contre les taxes imposées par le roi. Bourgeoisie Classe sociale composée de personnes appartenant aux couches supérieures de la société en raison d’une éducation et de moyens financiers supérieurs. Brasseries Lieux de fabrication de la bière.

C Cageux Travailleurs qui veillent au transport du bois en faisant descendre des radeaux sur les rivières. Le transport des pièces de bois devient ainsi plus rapide et plus efficace. Capitulation Fait de se rendre à l’ennemi, de renoncer, d’abandonner toute résistance, de se reconnaître vaincu. Cens Impôt symbolique que le censitaire doit payer à son seigneur pour exploiter sa terre, généralement une partie de ses récoltes. Censitaires Nom donné aux paysans qui cultivent une censive dans une seigneurie. Censives Désignation des terres agricoles dans une seigneurie. Chambre d’assemblée Structure politique formée de députés élus afin de représenter la population auprès du gouvernement.

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Colonie Territoire contrôlé et exploité par un pays étranger, la métropole. Constitution Document, acte juridique dans lequel on trouve l’ensemble des règles qui régissent un État et ses citoyens. Corn Laws Série de lois anglaises visant à freiner l’importation de céréales au RoyaumeUni afin de favoriser le marché local. Des taxes sont imposées sur tout produit céréalier qui entre dans les îles britanniques.

D Démographie Étude de la population humaine, qui permet d’en connaître les caractéristiques. Dîme Taxe perçue par l’Église qui correspond à une fraction variable, en principe un dixième des produits de la terre et de l’élevage.

Diplomatie Relations avec les autres peuples. En Nouvelle-France, ce sont les relations avec les peuples amérindiens et les colonies britanniques. Domiciliés Nom donné par les Français aux Autochtones convertis au catholicisme, qui vivent dans les réductions situées dans la vallée du Saint-Laurent. Doric Club Association loyaliste qui s’opposait aux idées des Patriotes. Draveurs Travailleurs qui, au dégel, se tiennent debout sur les billots de bois qui flottent dans les rivières. Ils utilisent des perches pour diriger le flottage du bois. S’ils tombent dans l’eau glacée, le courant peut les emporter. Droits inaliénables Droits qui ne peuvent être retirés sous aucun prétexte.

E Échange Chez les Autochtones, obtention par l’entremise du troc d’objets complémentaires non reliés au mode de vie. Émigration Quitter son pays pour aller s’installer dans un autre. Environnement Ensemble des caractéristiques géographiques tels les forêts, les rivières, le sol, le relief et les animaux d’un territoire. Évangélisation Action de convertir à la foi catholique, de transmettre les croyances et la foi chrétiennes. Exécutif Le pouvoir exécutif est responsable de faire appliquer (exécuter) les lois et la justice. Exode rural Fait de quitter la campagne pour aller s’installer en ville.

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Glossaire

H Huronie Le territoire des Hurons est situé au nord des lacs Ontario et Érié et à l’est du lac Huron.

I Infrastructures Ensemble des installations sur un territoire. Interpréter Tirer des conclusions à partir d’objets ou de sources.

J Judiciaire Le pouvoir judiciaire juge les gens qui ne respectent pas les lois.

L Législatif Le pouvoir législatif est responsable d’édicter (légiférer) les lois.

M

Matrilinéaire Qualifie une société où les descendants s’identifient à leur mère et où les liens de parenté se transmettent de mère en fille. Mercantilisme Système économique visant à enrichir la métropole en exploitant les ressources naturelles de ses colonies et en empêchant ces dernières de lui faire concurrence. Mesures protectionnistes Mesures qui servent à protéger l’économie d’un pays contre la concurrence étrangère.

Miliciens Membres d’une milice, c’est-à-dire d’un corps militaire formé de citoyens et destiné à appuyer l’armée régulière.

N Nationalisme Conscience de former une nation, c’est-àdire d’avoir une histoire, une langue et une culture propres. Nomade Qualifie les peuples qui se déplacent régulièrement pour se procurer leurs ressources alimentaires. Les activités de subsistance des nomades sont la chasse, la pêche et la cueillette.

O Orfèvres Personnes qui fabriquent des objets ou des bijoux en or ou en argent.

P Parlementarisme Système constitutionnel comprenant un équilibre des pouvoirs entre le parlement et le gouvernement. Ce fonctionnement implique théoriquement une responsabilité ministérielle.

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Paroisse Division du territoire qui permet de déterminer quelle église sera fréquentée par la population. Patrilinéaire Qualifie une société où les descendants s’identifient à la lignée de leur père et où les liens de parenté se transmettent de père en fils. Patriotes Personnes qui aiment leur patrie et qui sont prêtes à prendre les armes pour la défendre. Nom donné aux colons américains qui se sont soulevés contre le roi d’Angleterre lors de la Révolution américaine. Patriotes (Parti) Membres du Parti patriote ou personnes qui ont participé aux rébellions armées visant à défendre les revendications de ce parti. Péché Action considérée par l’Église comme allant à l’encontre de la volonté de Dieu.

Présent Les présents ont une double signification pour les Premières Nations. Ils représentent à la fois une source de revenu et une forme de reconnaissance de la part des Britanniques envers les Autochtones. Protectionnisme Politique économique opposée au libreéchange, laquelle consiste à hausser les tarifs douaniers pour se protéger contre la concurrence étrangère.

R Raid Attaque éclair visant à brûler les habitations et à tuer le plus de gens possible dans un délai très court. Les raids étaient faits à différents moments pour prendre les ennemis par surprise. Recensement Opération statistique permettant de connaître le nombre exact de personnes qui habitent sur un territoire, ainsi que leur sexe, leur âge et leur profession. Reddition Fait de se rendre.

Réductions Villages créés par les communautés religieuses, situés à proximité des agglomérations françaises dans le but de sédentariser les Autochtones et de les évangéliser. Renaissance Période historique axée sur les réformes religieuses, culturelles et politiques, et sur les découvertes scientifiques. Répression Ensemble de mesures imposées à la population qui entravent la liberté. Républicanisme Mouvement politique qui s’oppose à la monarchie ou à tout pouvoir héréditaire. Les chefs d’État doivent être élus par le peuple. Selon la philosophie du républicanisme, l’État est l’élément central de la vie politique et a pour objectif le bien commun tandis que, selon la philosophie du libéralisme politique, l’État est là pour protéger les libertés individuelles. Responsabilité ministérielle Les représentants du peuple détiennent le véritable pouvoir. Ils sont responsables de leurs actes devant l’Assemblée et doivent démissionner si elle leur retire sa confiance. 175

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Glossaire Royaume-Uni En 1801, lorsque l’Irlande est unie à l’Angleterre et à l’Écosse, la GrandeBretagne devient le Royaume-Uni.

S Scorbut Maladie causée par un manque de vitamine C, qui se manifeste par une grande fatigue et d’importantes hémorragies, et qui entraîne la perte des dents et même la mort. Sédentaire Qualifie un peuple qui vit de manière stable dans un milieu déterminé. L’agriculture constitue sa principale activité de subsistance. Siècle des lumières Mouvement philosophique qui valorisait la raison au 18e siècle. Siège Action militaire qui consiste à s’installer devant une ville pour l’attaquer. Subside Aide financière accordée au gouvernement. au gouvernement

T

Tarifs préférentiels Droits de douane réduits pour favoriser les échanges entre les colonies et la métropole. Tradition orale Transmission par la parole d’une culture d’une génération à l’autre. Transsubstantiation (dogme de la) Croyance fondamentale de la religion catholique selon laquelle le vin et le pain sont transformés en corps et en sang du Christ pendant la messe. Troc Échange d’un produit contre un autre produit sans utiliser d’argent.

V

Voyageurs Employés d’une compagnie de traite de fourrures chargés d’aller chercher les peaux auprès des Autochtones et de les rapporter aux postes de traite.

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