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REMERCIEMENTS Pour son travail de vérification scientifique, l’Éditeur témoigne sa gratitude à M. Carl Diotte. Pour leurs judicieux commentaires, remarques et suggestions à l’une ou l’autre des étapes d’élaboration du projet, l’Éditeur tient à remercier : M. Stéphane Côté, Académie Sainte-Thérèse ; Mme Catherine-Ann George, Académie Sainte-Thérèse ; Mme Suzie Roy, Polyvalente Forimont, Commission scolaire des Monts-et-Marées ; Mme Josiane Trottier, Collège Letendre.

[Signature] à venir © 2013, Éditions Grand Duc, une division du Groupe Éducalivres inc. 955, rue Bergar, Laval (Québec) H7L 4Z6 Téléphone : 514 334-8466 • Télécopie : 514 334-8387 www.grandduc.com Tous droits réservés. Conception graphique (maquette intérieure et page couverture) : Lichen Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt remboursable pour l’édition de livres – Gestion SODEC Il est illégal de reproduire cet ouvrage, en tout ou en partie, sous quelque forme ou par quelque procédé que ce soit, électronique, mécanique, photographique, sonore, magnétique ou autre, sans avoir obtenu, au préalable, l’autorisation écrite de l’Éditeur. Le respect de cette recommandation encouragera les auteurs et auteures à poursuivre leur œuvre. CODE PRODUIT 4284 ISBN 978-2-7655-1824-2 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2013 Bibliothèque et Archives Canada, 2013

Imprimé au Canada 1234567890L2109876543


a b c La description Présentation de la description

La justification Présentation de la justification

La narration Présentation de la narration

p. 2

p. 54

p. 68

L’article de revue ou sur le Web

La quatrième de couverture

Le roman psychologique

p. 4

p. 56

La capsule d’information

Le roman d’aventures et le roman de fantaisie

p. 24

p. 88

La consigne et la procédure

La bande dessinée

p. 40

d La poésie Présentation de la poésie p. 122

Le poème ludique p. 124

Le poème ayant une trame descriptive ou narrative p. 138

p. 70

p. 110


La structure du cahier

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La description Présentation de la description L’article de revue ou sur le Web Un continent pour les givrés, par Norédine Benazdia Ressource de la langue : Le champ lexical Le Soleil se réveille (enfin !), par Fabrice Nicot Ressource de la langue : Les organisateurs textuels Les ados courent les mêmes risques avec leur téléphone portable que sur un PC, par Sarah Pinard Ressource de la langue : Les expansions du GN, du GAdj et du GV Situation d’écriture La capsule d’information Des champions à Québec, par Nathalie De Grandmont Ressource de la langue : Le plan spatial Secteur Tadoussac et ses environs (Tadoussac, Sacré-Coeur, Bergeronnes, Escoumins, Essipit), par l’Association touristique régionale de Manicouagan Ressource de la langue : La juxtaposition et la coordination Une région à explorer en famille !, par Luc Marchand Ressource de la langue : La reprise de l’information Situation d’écriture  La consigne et la procédure Un peu de gymnastique pour le cerveau, par Luc Marchand (mots croisés de Martine Ferron) Ressource de la langue : Le verbe à l’infinitif pour nommer Conseils de survie aux randonneurs, par Alain Demers Situation d’écriture  Suggestions de lecture La justification Présentation de la justification La quatrième de couverture L’île aux Treize os, par Alan Ruiz Ressource de la langue : La subordonnée relative complément du nom ou du pronom Vivre, par Dominique Giroux Situation d’écriture  Suggestions de lecture

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2 4 6 10 11 16 17 22 23 24 26 29 30 34 35 38 39 40 42 46 47 51 52 54 56 57 61 62 65 66

table des matières


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La narration Présentation de la narration Le roman psychologique Coup de foudre et autres intempéries, par Josée Pelletier Ressource de la langue : La caractérisation des personnages Nuit noire, par Carole Tremblay Un été de Jade, par Charlotte Gingras Ressource de la langue : Les marques énonciatives désignant le narrateur La route de Chlifa, par Michèle Marineau Ressource de la langue : L’harmonisation des temps verbaux Situation d’écriture Le roman d’aventures et le roman de fantaisie Jeanne, fille du Roy, par Suzanne Martel Le trésor d’Hor Hotep, par Katia Sabet Ressource de la langue : Les groupes de mots qui situent dans le temps et le complément de phrase Porteur de masques, par Bryan Perro Ressource de la langue : La description de lieux Frère de Loup, par Michelle Paver Ressource de la langue : La ponctuation dans les dialogues et les monologues intérieurs Situation d’écriture La bande dessinée Drôle d’univers !, par Tristan Demers Le cadeau de maman, par Marc Cantin et Isabelle Maroger Ressource de la langue : Les marques graphiques et le vocabulaire de la bande dessinée Situation d’écriture Suggestions de lecture La poésie Présentation de la poésie Le poème ludique Les souris d’Australie, par Luc Marchand Ressource de la langue : La structure du poème Les bonbons, par Luc Marchand Ressource de la langue : La dérivation, la composition et le télescopage À l’école des animaux, par François Gravel Situation d’écriture Le poème ayant une trame descriptive ou narrative Mur-à-mur, par Pierre Cadieu Ressource de la langue : Les figures de style et les jeux de sonorités C’était un jour d’avril..., par Sylvaine Garderet Mer, par Agathe Rivals Situation d’écriture Suggestions de lecture

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table des matières


La structure du cahier Ce cahier d’apprentissage est composé de quatre sections. Chaque section porte sur un mode de discours précis (la description, la justification, la narration et la poésie) et contient un ou plusieurs types de textes en lien avec le mode de discours abordé. Pour chaque mode de discours, un schéma en double page présente les éléments dont l’élève doit faire un apprentissage systématique selon la Progression des apprentissages. On y regroupe les notions à voir au cours des cinq années du secondaire ; celles en couleur doivent être enseignées systématiquement en 1re secondaire. La présentation des types de textes comporte deux parties : un encadré décrivant leurs principales caractéristiques et un exemple annoté. Plusieurs textes permettent à l’élève d’acquérir des connaissances sur le mode de discours étudié, conformément à la Progression des apprentissages. En marge de chaque texte, des consignes d’anno­tation favorisent une meilleure compréhension. L’élève pourra ainsi répondre plus aisément aux questions de compréhension, d’interprétation, de réaction et de grammaire qui suivent le texte. Des rubriques sur les ressources de la langue sont insérées là où la Progression des apprentissages prévoit l’étude de ces connaissances. Chaque type de texte fait l’objet d’une situation d’écriture pour permettre à l’élève de réinvestir ses apprentissages. Une fois que tous les types de textes d’un mode de discours ont été vus, des suggestions de lecture invitent l’élève à enrichir son expérience littéraire.

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La structure du cahier


Le roman d’aventures et le roman de fantaisie Qu’est-ce que c’est ? Dans ces romans, les personnages affrontent des situations périlleuses. On parle de roman de fantaisie quand l’action se déroule dans un monde imaginaire (surnaturel, magique), comme Le Seigneur des anneaux et Harry Potter.

la réalité dans un autre univers. Au Québec, Bryan Perro et Hervé Gagnon excellent dans le roman de fantaisie.

Qui les écrit et pourquoi ? Des romanciers se spécialisent dans ce genre littéraire, s’amusant à raconter des histoires palpitantes, à transposer

Qui les lit et pourquoi ? Les amateurs de ces romans les lisent par pur plaisir et, surtout, pour donner libre cours à leur imagination.

Exemple de roman de fantaisie

Éléments de la situation initiale

Élément déclencheur Repère spatial Début du déroulement

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Porteur de masques Regardant attentivement autour de lui à la recherche d’une bête agonisante, Amos vit, un peu plus loin dans l’entrée de la grotte, trois autres corbeaux, ceux-là bien vivants. Leurs yeux fixaient le fond de la caverne, comme s’ils essayaient de distinguer quelque chose dans le ventre de la paroi rocheuse. Alors qu’Amos s’approchait d’eux pour tenter de trouver une explication à ce mystère, un cri d’une incroyable puissance se fit entendre. Prenant sa source tout au fond de la caverne, cet épouvantable son paralysa les oiseaux qui tombèrent aussitôt raides morts.

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[ Amos fut lui-même renversé par la force de ce cri.1] Il s’écroula

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exactement comme s’il avait reçu un violent coup de poing. Il avait instinctivement placé ses mains sur ses oreilles. Par terre, en position fœtale, il avait le cœur qui battait à tout rompre. Ses jambes refusaient de bouger. Jamais auparavant il n’avait entendu une telle chose. Ce cri semblait à la fois humain et animal, poussé par des cordes vocales extraordinairement puissantes.

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LA NARRation

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Une voix charmante de femme, aux accents mélodiques et doux, sortit Amos de sa torpeur. On aurait dit qu’une lyre, profondément enfouie dans la grotte, s’était mise soudain à jouer. 20

[ — N’aie pas peur, jeune homme, je ne suis pas l’ennemie des humains.

Dialogue marqué par des tirets

2

Amos leva la tête et se remit sur ses pieds. La voix poursuivit : — Je suis dans la grotte, viens vite, je t’attends. Je ne te ferai pas de mal. Je crie pour chasser les oiseaux. 25

Le garçon s’approcha lentement de la cavité. La femme parlait toujours et ses mots tintaient aux oreilles d’Amos comme une symphonie de clochettes. — Ne crains rien, je me méfie des oiseaux, car ils sont fouineurs et grossiers. […] Maintenant, viens vite, mon temps est compté.2]

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Dans l’obscurité, en se dirigeant à tâtons vers l’endroit d’où prove­ nait la voix, Amos pénétrait plus profondément dans la grotte. [ Tout à coup, une douce lumière bleue enveloppa le sol et les 3 Séquence parois rugueuses des murs mal taillés. De petites flaques d’eau descriptive bril­laient. Toute l’humidité de la caverne scintillait. C’était magnifique. Chacune des gouttes avait sa propre teinte de bleu. Cette lumière envahissait l’intérieur de la grotte en donnant à Amos l’impression d’avancer sur un fluide en mouvement.3] Puis la Verbe introduisant un dialogue voix reprit :

[ — C’est beau, n’est-ce pas ? […] Retourne-toi, je suis ici, tout près.4] [ En apercevant la créature, Amos dut prendre son courage à deux mains pour ne pas s’enfuir. Devant ses yeux, couchée par terre dans une petite nappe d’eau, se trouvait une authentique sirène.5]

4

Fin du déroulement

Dénouement : Amos sait d’où vient la voix.

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Bryan Perro, Amos Daragon. Porteur de masques, Les Intouchables, 2003, tome 1, p. 19-21.

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LA NARRation


Intention de lecture : Cerner la séquence narrative du récit et l’ordre des actions.

À travers les tribula­ tions de Jeanne, jeune Française venue au Québec en 1672, c’est toute une leçon de courage qui attend les lecteurs et lectrices.

1 Surligne les quatre éléments de la situation initiale (quand ? qui ? où ? quoi ?). 2 Dans le 2e et le 3e paragraphe, souligne les groupes de mots qui situent l’action de Jeanne dans le temps. 3 Encadre le groupe du nom qui indique l’endroit où pourrait se trouver Nicolas.

Définitions mousquet : ancienne arme à feu portative. repentant : qui regrette. mettre au rancart : laisser de côté.

Jeanne, fille du Roy À midi, Jeanne, l’héroïne de ce roman, sort de sa cabane pour appeler son fils Nicolas afin qu’il vienne dîner. Voyant qu’il ne répond pas, elle fait le tour de la maison, puis s’approche de la berge, mais le garçon ne s’y trouve pas. Inquiète, elle prend son mousquet et part à sa recherche.

5

Deux fois, elle retourne à la cabane, espérant y retrouver un rescapé repentant. Vers cinq heures, elle croise dans le bois Gansagonas qui revient, chargée comme un mulet. La Huronne accueille sans changement d’expression la nouvelle de la disparition de Nicolas. Elle dépose son fardeau, se penche sur le sentier, inspecte le sous-bois et annonce dans un grognement :

10

— Pas de pistes. Feuilles mortes cachent. Soir venir. Nous rentrer. […] Mais Jeanne, épuisée, ne peut se résoudre à abandonner ­Nicolas […]. Où pourrait se réfugier un petit garçon déçu d’avoir été mis au rancart ? Essayant de retrouver son âme d’enfant, Jeanne réfléchit. Soudain, elle pense au ravin très profond  qu’ils ont longé un jour avec Simon. Celui-ci a annoncé en montrant le fond du gouffre, cent pieds plus bas :

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— L’hiver, parfois, des orignaux et des chevreuils tombent dans ce trou, et s’enfoncent dans la neige molle. On retrouve leurs squelettes au printemps. Se pourrait-il que Nicolas, à qui rien n’échappe, ait décidé d’aller tout seul chercher lui aussi son orignal ? Jeanne agrippe ses jupes et court entre les branches, se hâtant avant la complète noirceur. Confiante qu’elle saura s’orienter dans le bois, comme elle l’a fait tant de fois, sur les talons de son grand-père, l’imprudente ne pense pas à sa propre sécurité, ni aux menaces de la forêt canadienne […].

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LA NARRation

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« Le danger, en bas, n’en est pas un auquel on fait face avec une arme. »

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Emportée par son zèle, elle manque de plonger tête première dans le ravin qu’elle cherche. Son mousquet, qui s’accroche à une branche, l’arrête, un pied dans le vide. Elle entend, beaucoup plus bas, la chute des cailloux qu’elle a délogés. Penchée sur le gouffre, elle appelle encore : — Nicolas. Nicolas. Sa voix claire résonne longuement dans la nuit, signalant aux Indiens, s’il y en a, la présence d’une Blanche téméraire.

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Jeanne siffle maintenant le son modulé qui attire toujours Miraud. De très loin, un aboiement étouffé lui parvient, à peine perceptible. Attentive, la chercheuse répète son appel et perçoit la même réponse. Miraud est quelque part en bas, au fond du ravin, et Nicolas aussi probablement. Peut-être le petit garçon est-il inconscient, ou blessé, ou même mort. Avec un frisson, Jeanne voit, comme s’il était devant elle, le petit corps sans vie, fracassé sur les pierres.

4 Dans cette page, surligne les mots ou groupes de mots désignant des éléments qui gênent Jeanne dans ses mouvements. 5 Encercle le premier mot qui t’indique qui est Miraud. 6 Encadre le mot qui définit ce qu’est un mousquet.

Définition discerner : percevoir en regardant attentivement.

Les yeux de la jeune femme, maintenant habitués à l’obscurité, dis­ cernent des buissons, des roches, qui parsèment ici et là la des­ cente en pente raide. Il lui faut emprunter ce chemin hasardeux. Que faire du mousquet ? S’en encombrer ou l’abandonner ? Le danger, en bas, n’en est pas un auquel on fait face avec une arme. C’est l’agilité qui prime maintenant. Elle accroche le fusil  à une branche et rejetant en arrière sa cape lourde de pluie, elle se retourne, se met à quatre pattes, et recule dans la pente de plus en plus à pic. Les branches mouillées s’échappent de ses doigts crispés, les pierres roulent sous ses gros souliers et cascadent sous ses genoux écorchés. Souvent elle glisse à plat ventre, cherchant désespérément à ralentir sa chute. Il semble à Jeanne que cette descente aux enfers dure depuis des heures.

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LA NARRation


De la même auteure : Suzanne Martel, Menfou Carcajou, Fides, 2002.

7 Souligne l’élé­ment qui aide le plus Jeanne dans ses recherches. 8 Surligne le groupe de mots qui laisse comprendre que Jeanne n’y voit rien. 9 Encadre l’adverbe annonçant la fin de l’aventure.

Définitions hérissé : dressé sur la tête. haletant : qui montre de l’essoufflement. geindre : se plaindre faiblement. frêle : qui donne l’impression de manquer de force. gémir : exprimer sa douleur.

Les mains en sang, la figure éraflée, les cheveux hérissés, elle se retrouve à genoux au fond du ravin, les oreilles emplies de sanglots de sa respiration haletante. Péniblement redressée, elle siffle de nouveau, doucement. La réponse étranglée lui arrive de si près qu’elle sursaute de terreur. Elle entend dans la nuit noire les battements de la queue de Miraud et les efforts désespérés du chien pour la rejoindre.

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La corde avec laquelle Nicolas le retient dans le bois, pour l’empêcher de courir après les lièvres, doit être coincée quelque part. Guidée par le bruit, la jeune femme avance, les mains étendues devant elle, traînant ses pieds sur le sol. Elle trébuche sur des pierres, enjambe des troncs d’arbres renversés et fait détaler à grand bruit un petit animal nocturne aussi surpris qu’elle-même. Miraud geint sans arrêt, dirigeant ses recherches aveugles.

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Finalement , elle le rejoint, près d’un énorme arbre mort. Comme prévu, sa corde est enroulée à une branche. La langue chaude lèche sa figure et ses mains, pendant que, à quatre pattes, elle tâte autour du chien en appelant doucement :

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— Nicolas. Où es-tu, Nicolas ? N’aie pas peur, c’est maman. Nicolas, réponds-moi.

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— Maman, murmure une petite voix tremblante. Avec un cri de joie, Jeanne entoure de ses bras la forme frêle étendue entre deux grosses roches. — Tu me fais mal, gémit le petit garçon en pleurant. Maman, je ne veux plus chasser. Ramène-moi à la maison. Suzanne Martel, Jeanne, fille du Roy, Fides, 1999, p. 149–152. (Cet extrait a été reproduit aux termes d’une licence accordée par Copibec.)

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Questions sur le texte Compréhension et interprétation 1 Résume, en une phrase complète, la situation initiale de ce récit (quand ? qui ? où ? quoi ?).

2 Combien de temps Jeanne a-t-elle passé à chercher Nicolas avant de s’élancer vers le ravin ? Justifie ta réponse.

3 Quel indice permet de dire que l’histoire se passe tard en automne ?

4 Relève trois éléments qui aident Jeanne dans sa quête (personnages, objets, situations). Réponds par de courtes phrases. • • •

5 Note trois indices qui permettent de situer l’époque à laquelle Jeanne vit. • • •

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LA NARRation


Questions sur le texte (suite)

6 Quel passage ne s’insère pas dans l’ordre chronologique de ce récit ?

Réaction 7 Jeanne vit à une époque très éloignée de la nôtre. Que penses-tu de son caractère ? Explique ta position en quelques lignes.

Grammaire du texte 8 Remplis ce tableau décrivant la séquence narrative du texte. Situation initiale

• Quand ? • Qui ? • Où ? • Quoi ?

Élément déclencheur Résumé du déroulement

Dénouement Situation finale

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Intention de lecture : Prêter attention aux groupes de mots qui donnent des précisions sur le temps.

Le trésor d’Hor Hotep 1

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Un jour, pendant qu’ils étaient en train de regarder distraitement ce qui se passait dans le chantier, un des ouvriers se mit à ges­ ticuler en poussant des cris. Rami pensa d’abord qu’il avait été piqué par un scorpion , puis il remarqua que tous les ouvriers qui s’étaient massés autour de lui regardaient quelque chose par terre, à ses pieds. À ce moment, le directeur arriva en courant, se fraya un chemin parmi les ouvriers et se pencha à son tour sur « la chose » que le rayes Noubar lui montrait. Puis il se releva, secoua la tête et fit de larges gestes pour dis­ perser l’attroupement. Les ouvriers reprirent leur travail et la journée se conclut dans le calme, comme elle avait commencé. Mais quand, au crépuscule, Rami retourna avec Ringo à la villa du directeur, il entendit celui-ci qui parlait avec le rayes Noubar sous la véranda. — Nous sommes peut-être à la veille d’une découverte importante, disait le directeur. La marche que l’ouvrier a trouvée aujourd’hui est sûrement la première d’un escalier qui conduit à une tombe. Nous attendrons pour voir de quoi il s’agit. Sans y penser deux fois, Rami décida qu’il allait suivre le direc­ teur et Noubar et qu’il assisterait à la découverte du mystérieux escalier. Il précéda les deux hommes et attendit avec patience sur son rocher que la lune illumine la vallée. Assis à côté de lui, Ringo semblait tout aussi curieux de savoir ce qui allait se passer.

Ce récit propose une incursion dans le monde secret de l’archéologie. Comme l’histoire se passe en Égypte, l’aventure promet de curieuses découvertes. 1 Dans tout le texte, surligne les groupes de mots qui donnent des précisions sur le temps. 2 Dans le 1er paragraphe, encadre le nom commun révélant que l’action se passe dans un pays exotique. 3 Souligne les mots désignant les personnages principaux de cette séquence.

Définitions rayes : chef d’un groupe de travailleurs.

crépuscule : moment où le soleil se couche. Quand la lune surgit enfin, il vit arriver le directeur et Noubar, véranda : galerie armés de pelles et de grands sacs. Ils se mirent immédiatement légère protégeant du soleil. au travail avec entrain. Rami aurait voulu les aider mais l’instinct lui disait qu’en ce moment sa présence n’aurait pas été appréciée. Les deux hommes travaillèrent pendant une heure à déblayer l’escalier, puis le directeur se redressa.

— C’est bien un tombeau. Et il est intact, annonça-t-il. 30

Sa voix résonnait clairement dans le silence de la nuit.

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De la même auteure : Katia Sabet, Marwan de la mer Rouge, Gallimard Jeunesse, 2008.

4 Encadre le nom d’un objet suggérant que l’histoire se passe à une époque éloignée de la nôtre. 5 Souligne un mot qui permet de situer l’action précisément en Égypte (repère géographique).

Définitions sceau : marque qui, dans le contexte, prouve que la tombe est authentique. sans scrupules : qui ne craint pas de mal agir. enfant du péché : enfant né d’une liaison non conforme aux lois religieuses.

Il alluma une lampe à pétrole  et l’approcha d’une large pierre qui avait paru sous le sable. — C’est la tombe d’Hor Hotep, déclara-t-il enfin. — Ce n’est pas celle d’Imhotep ? demanda Noubar. — Non, mais c’est un tombeau que les voleurs n’ont probable­ ment jamais visité. Regarde, le sceau n’a pas été brisé. Il doit se trouver exactement dans l’état où il était quand on l’a refermé il y a cinq mille ans.

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Le directeur reprit sa pelle. — Nous allons recouvrir l’escalier. Cette découverte est trop importante, nous ne pouvons pas continuer avant d’avoir averti le ministère de l’Intérieur, au Caire.

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Rami vit les deux hommes remplir à grands coups de pelle la fosse qu’ils avaient creusée avec tant de peine. — Naturellement, tu ne dois rien dire à personne : ni aux ouvriers, ni même à ta famille, recommanda le directeur à Noubar.

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— Personne n’en saura rien. — Une nouvelle comme celle-ci peut donner des idées à des per­ sonnes sans scrupules : nous n’ouvrirons la tombe qu’en présence des autorités.

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— Vous avez tout à fait raison, renchérit le rayes Noubar. Les enfants du péché sont si nombreux ! Les deux hommes effacèrent sur le sable toute trace de leur passage et prirent le chemin du retour. Rami aussi rentra à la mai­son où son frère commençait à s’inquiéter. Katia Sabet, Le trésor d’Hor Hotep, Gallimard Jeunesse, 2007, p. 50–53.

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Questions sur le texte Compréhension et interprétation 1 Dans le 2e paragraphe du texte, relève deux groupes de mots qui précisent le moment de la journée où les événements se déroulent. • •

2 Quel groupe de mots indique l’époque à laquelle Hor Hotep a vécu ?

3 Trouve le nom de l’Égyptien Imhotep dans un dictionnaire. Quel était son métier et à quelle époque a-t-il vécu ?

4 En observant les indices de temps dans le texte, estime la durée des événements relatés. Justifie ta réponse.

5 Quel mot t’indique que l’histoire se déroule dans le désert ?

6 Qui est le personnage le plus important de cette séquence ? Explique ta réponse.

7 À ton avis, qui est Ringo et que fait-il dans l’histoire ?

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LA NARRation


Questions sur le texte (suite)

8 Quel est le rôle des deux autres personnages de l’histoire ?

9 Quel fait laisse croire que le directeur est un homme honnête ?

Réaction Cette histoire se déroule en Égypte. Que connais-tu de ce pays ?

Dans le texte, il est question d’archéologie, cette science enseignée par le célèbre Indiana Jones. Si tu devais travailler avec lui, quelle tâche aimerais-tu accomplir ?

Grammaire du texte Numérote ces événements du récit selon leur ordre chronologique. a Noubar et le directeur enterrent l’escalier. b On applique un sceau sur la tombe d’Hor Hotep. c Un ouvrier découvre une marche d’un escalier dans le désert. d Imothep est inhumé. e Rami retourne chez lui. f Le directeur accourt sur les lieux de la découverte.

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LA NARRation


Ressource de la langue :

Les groupes de mots qui situent dans le temps et le complément de phrase Les textes narratifs contiennent des informations sur le temps. Pour évoquer une époque, une année ou un moment de la journée, on utilise toujours des groupes de mots donnant des précisions sur le temps. Plus ces précisions sont claires, plus il est facile de suivre la chronologie des événements. Ces indices de temps (aussi nommés repères temporels) révèlent plusieurs types de renseignements.

Les groupes de mots qui situent dans le temps Aspect révélé

Exemples

Le moment ou l’époque

Au début du printemps, à la fin du siècle dernier, vers midi.

La durée

Très longtemps, en vitesse, pendant une heure.

La fréquence

Deux fois par mois, à l’occasion, fréquemment.

De façon générale, le temps est évoqué par des groupes nominaux, des adverbes et des groupes prépositionnels (groupes commençant par une préposition).

Le complément de phrase Parmi les groupes de mots qui précisent le temps, il faut reconnaître ceux dont la fonction est de compléter la phrase, surtout lorsqu’ils sont placés au début de la phrase. Dans ce cas, on ajoute une virgule pour les séparer de la suite. S’ils se trouvent au milieu de la phrase, on les encadre de deux virgules. Exemples : • Ils iront les rejoindre dans un mois. • Dans un mois, ils iront les rejoindre. • S’ils pouvaient attendre, dans un mois, ils seraient là.

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Intention de lecture : Prêter attention à la façon dont le narrateur décrit ce qu’il voit, entend et ressent.

Les récits recèlent des descriptions détaillées et évoca­trices. Le texte ci-contre présente des exemples qui ne manqueront pas de t’inspirer.

1 Dans le 1er paragraphe, surligne les neuf adjectifs qui servent à décrire les lieux. 2 Dans le 2e paragraphe, encadre le premier mot qui révèle l’activité principale de la ville. 3 Dans le 2e paragraphe, souligne le groupe de mots qui décrit les sons ambiants.

Porteur de masques Le royaume d’Omain était un endroit magnifique. On y trouvait une petite ville aux rues bien ordonnées et surplombées par un château de pierres sombres. De hautes montagnes aux sommets toujours enneigés encerclaient la cité. Une large et longue rivière, qui prenait sa source dans les neiges éternelles, descendait les versants en cascades pour couler directement jusqu’au centre de la ville, dans la vallée. Il y avait, à Omain, un petit port de pêcheurs  rempli de frêles embarcations aux couleurs éclatantes. Lorsque le silence de la nuit tombait sur le marché aux poissons, tous les citoyens s’endormaient au son des vagues de l’océan. Chaque matin, c’est en suivant la rivière que des dizaines de pêcheurs levaient la voile triangulaire de leur bateau de bois pour aller jeter lignes et filets dans la mer.

Les rues d’Omain étaient en terre battue. On s’y promenait unique­ ment à pied et à dos d’âne. Tous les habitants de la ville étaient pauvres, à l’exception du seigneur Édonf qui habitait le château. Celui-ci régnait en maître sur ce coin de paradis et obligeait Définitions chaque famille à verser d’énormes redevances pour la gestion du être surplombé par : royaume. Tous les mois, à la pleine lune, la garde person­nelle se trouver plus bas du seigneur descendait en ville afin d’y encaisser l’argent que les objets ou les éléments environnants. des impôts. Bryan Perro, Amos Daragon. Porteur de masques, Les Intouchables, redevance : taxe 2003, tome 1, p. 9–10. à payer au seigneur.

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Questions sur le texte Compréhension et interprétation 1 Nomme six éléments du royaume d’Omain décrits dans le texte. •

2 Quel mot suggère le caractère lugubre, inquiétant du château ?

3 Quelle phrase indique que la vie en général semble bien paisible dans cette petite ville ?

4 Quelle information permet d’imaginer que les habitants et habitantes du royaume sont assez nombreux ?

5 Quel groupe de mots l’auteur utilise-t-il pour montrer qu’il est agréable de vivre dans un si bel endroit ?

6 Dans l’extrait, le seigneur Édonf semble-t-il sympathique ? Explique ta réponse à l’aide d’éléments du texte.

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Questions sur le texte (suite)

Réaction 7 Si tu vivais dans le royaume d’Omain, quel personnage serais-tu et que t’arriverait-il ? Explique ta réponse.

Grammaire du texte 8 Relève deux repères géographiques (qui indiquent où l’action se déroule d’un point de vue géographique). • •

9 a Nomme deux éléments de la description qui révèlent

que le monde dont il est question est fort éloigné du monde mécanisé d’aujourd’hui. • •

b Quels détails indiquent que l’histoire se déroule à une époque antérieure à la nôtre (repères temporels) ?

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Ressource de la langue : La description de lieux

Les lecteurs aiment bien se représenter les lieux où se déroulent les actions d’un récit. L’habileté de l’auteur à bien choisir le lexique de sa description contribue à rendre encore plus réel ce qui ne l’est pas.

Les éléments pour décrire un lieu Pour intéresser le lecteur et l’aider à bien se situer, il faut insister sur les aspects suivants. Aspect

Exemples

Ce qu’on voit

Les paysages, la contrée, la ville, le quartier, l’habitation.

Ce qu’on entend

• Les sons ambiants : un silence apaisant, le vacarme de la mer. • Les sons particuliers : des cris d’animaux exotiques, un hurlement.

Ce qu’on ressent

La peur dans une sombre ruelle, le bien-être dans un sentier enneigé.

Ce qu’on sent

Le soufre près d’un site volcanique, un parfum insolite dans une ville éloignée.

À retenir : Quand tu écris, tu dois varier les différents éléments de tes descriptions et choisir un lexique précis. Pour ce faire, consulte des dictionnaires et un thésaurus (dans lequel se trouvent des listes de mots déjà établies).

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LA NARRation


Intention de lecture : Prêter attention aux dialogues insérés dans le récit.

Dans ce roman, le jeune Torak doit retrouver la montagne de l’Esprit du monde. Au cours de sa quête, il est attaqué par trois individus d’un clan adverse.

1 Encadre, dans l’ordre où ils apparaissent, les mots ou groupes de mots qui désignent précisément les quatre personnages actifs de ce récit. 2 Surligne le verbe de la ligne 16 présentant la façon dont le colosse s’exprime. 3 Souligne le verbe qui introduit les paroles de la fille à la ligne 22.

Définitions jugulaire : veine située sur le côté du cou. impitoyable : sans pitié. déglutir : avaler nerveusement sa salive.

Frère de Loup Trois chasseurs. Trois armes mortelles. Pointées sur Torak . Le garçon réfléchissait très vite. Impossible de bouger. Ou de voir Loup. L’homme  qui le tenait par le gilet était énorme. Il avait une barbe rousse en bataille. Une horrible cicatrice barrait l’une de ses joues. L’animal qui l’avait mordu lui avait aussi arraché une oreille. De sa main libre, il tenait un couteau acéré dont il menaçait la jugulaire de Torak. Près de lui se tenaient un jeune homme  de haute taille et une fille  qui devait avoir l’âge de Torak. Ils avaient tous les deux des cheveux roux foncé. Leurs visages étaient lisses. Impitoyables. Et, avec leurs flèches, ils visaient la poitrine du garçon.

1

5

10

Torak essaya de déglutir. Il espérait paraître moins effrayé qu’il ne l’était. — Laissez-moi ! souffla-t-il. Il tenta de frapper le colosse. En vain.

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— Voilà donc notre voleur ! grogna son adversaire. Il souleva Torak encore plus haut. Désagréablement plus haut. Le garçon toussa. — Je ne suis pas… un voleur…, protesta-t-il en se tenant la gorge. — Il ment, rétorqua le jeune homme d’une voix glaciale.

20

— Tu as volé notre chevreuil, intervint la fille. Elle se tourna vers le colosse et dit : — Je crois que tu es en train de l’étouffer, Oslak ! Le colosse reposa Torak par terre. Sans le lâcher. Son couteau toujours pointé vers la gorge de Torak.

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La fille replaça sans se presser la flèche dans son carquois ; et elle remit son arc sur son dos. Pas le jeune homme. Une lueur dans ses yeux montrait qu’il trouvait clairement la situation plaisante. Il n’hésiterait pas à tirer. Torak toussa de nouveau et se massa la gorge. Discrètement, il glissa la main vers son couteau. — Je m’occupe de ça, gronda Oslak.

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LA NARRation

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De la même auteure : Michelle Paver, 40 jours de nuit, Hachette, 2012.

Et il soulagea le garçon de ses armes, qu’il tendit à la fille. Celleci observa avec curiosité le couteau de P’pa : 35

— Tu as volé ça aussi ? — Non ! affirma Torak. C’était… c’était à mon père… Les autres échangèrent un regard : il était évident qu’ils n’en croyaient pas un mot. Le garçon fixa la fille :

40

— Tu prétends que je vous ai pris votre chevreuil. Mais pourquoi ce chevreuil aurait-il été « à vous » ?

4 Surligne six signes de ponctuation diffé­rents dans cette page. 5 Encercle trois signes typographiques différents (autres que la virgule et les types de points).

— Ici, c’est notre partie de la forêt, annonça le jeune homme.

45

Définitions — V… votre partie ? répéta Torak, ébahi. La forêt n’appartient ébahi : très étonné. à personne, et… absurde : qui n’a pas de sens. — Maintenant, si. Les clans l’ont décidé à la suite de… s’enquérir : se rensei­ Il grimaça et se reprit : gner, s’informer. —  Ce n’est pas le sujet. Tu nous as volé une proie. Tu mourras.

Torak se mit à transpirer. Mourir ? Pour un chevreuil ? C’était absurde ! Sa bouche était si sèche qu’il eut du mal à parler : 50

— Si… si c’est après le chevreuil que vous en avez, prenez-le et laissez-moi tranquille. Il est dans mon sac. Je n’en ai pas beaucoup mangé. Oslak et la fille s’entreregardèrent. Mais le jeune homme secoua la tête d’un air buté.

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— Ce n’est pas aussi simple, déclara-t-il. Tu es mon prisonnier. Oslak, attache-lui les mains. Direction Fin-Kedinn. — Où est-ce ? s’enquit Torak. — « Qui est-ce », rectifia Oslak. Fin-Kedinn est un homme. — Tu ne sais donc rien ? ricana la fille.

60

— Fin-Kedinn est mon oncle, dit le jeune homme en se dressant de toute sa hauteur. C’est le chef de notre clan. Et moi, Hord, je suis le fils de son frère. — De quel clan parles-tu ? Où m’emmenez-vous ? Personne ne lui répondit. Michelle Paver, Chroniques des temps obscurs. Frère de Loup, © Le Livre de Poche Jeunesse, 2009, tome 1, p. 73-75.

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LA NARRation


Questions sur le texte Compréhension et interprétation 1 Complète le tableau ci-dessous présentant les personnages actifs du texte. Personnage

Identité

Personnage principal Personnages secondaires (opposants)

Qui est ce personnage ?

Jeune héros du récit Une fille Hord Membre du clan de Fin-Kedinn

2 Parmi les personnages secondaires, lequel semble avoir un peu de sympathie pour Torak ? Justifie ta réponse.

3 Quelles informations font comprendre qu’Oslak est un féroce combattant ?

4 a Quelle phrase du texte permet de situer l’endroit

où ces personnages vivent ?

b Relève trois indices (repères temporels) qui laissent penser que cette histoire se déroule à une époque fort lointaine. • • •

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LA NARRation


Questions sur le texte (suite)

5 Au début de l’extrait, on lit qu’il est impossible pour Torak de voir Loup. À ton avis, quel est le lien entre Loup et Torak ? Justifie ta réponse en tenant compte des indications hors texte.

Réaction 6 La fin de l’extrait laisse les lecteurs dans l’inconnu. Est-ce une bonne façon de créer un intérêt pour les inciter à lire la suite du roman ? Explique ta réponse.

7 Aimes-tu ce genre de récit où le héros évolue dans un monde fantastique et où il doit vaincre des forces étranges pour atteindre son but ? Explique ta réponse en quelques lignes.

Grammaire du texte 8 Quels sont les sept signes de ponctuation présents dans le texte ?

9 Quels sont les trois signes typographiques utilisés ?

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LA NARRation


Ressource de la langue :

La ponctuation dans les dialogues et les monologues intérieurs Dans les romans, la façon de présenter les dialogues et les monologues intérieurs est particulière. Dans les deux cas, on doit pouvoir situer facilement l’origine des paroles prononcées ou rapportées. Caractéristique

Exemple

Le dialogue est marqué par des tirets et est isolé de la narration. Chaque tiret annonce un nouvel interlocuteur.

— Tu as volé ça aussi ? — Non !

Le dialogue peut être précédé d’un verbe qui introduit la prise de parole.

Elle se tourna vers le colosse et dit : — Je crois que tu es en train de l’étouffer, Oslak !

Les paroles citées peuvent être accompagnées d’une phrase incise qui révèle l’identité de l’inter­ locuteur et précise ses émotions, sa façon de s’exprimer.

— V… votre partie ? répéta Torak, ébahi.

Si un personnage pense ou se parle à lui-même, on entoure le texte de guillemets («  ») ; on n’isole pas ce passage de la narration.

« Je parie que c’est un des Russes », murmura-t-il.

À noter : •• La phrase incise commence par une minuscule et est séparée des paroles prononcées par une virgule (sauf si ces paroles finissent par un point d’interrogation ou un point d’exclamation). Exemple : — Tu as volé notre chevreuil, intervint la fille.

— Voilà donc notre voleur ! grogna son adversaire.

•• Les guillemets sont aussi utilisés pour suggérer un sens particulier donné à un groupe de mots. Exemple : — Mais pourquoi ce chevreuil aurait-il été « à vous » ? À retenir : Il est important de bien comprendre les dialogues et les monologues, ils donnent souvent des informations précieuses sur le rôle des personnages. •• Personnage principal : héros du récit qu’on suit du début à la fin. •• Personnages secondaires : opposants (ceux qui nuisent au héros) ou adjuvants (ceux qui aident le héros). •• Autres personnages : un peu comme les figurants d’un film, ils interviennent peu ou ne jouent aucun rôle précis.

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LA NARRation


Situation d’écriture : Rédaction d’un récit

Écris un récit d’environ 350 mots en t’inspirant de l’un des extraits étudiés dans le présent chapitre. Si tu le peux, essaie d’adopter le style de l’auteur du roman retenu. Choisis l’un des éléments déclencheurs ci-dessous et rédige ton récit en tenant compte des caractéristiques de la séquence narrative. Ton texte doit contenir principalement des passages narratifs, mais également quelques passages descriptifs. Pour rendre ton histoire plus vivante, ajoute des dialogues, certains suivis de phrases incises.

Suggestions de situations initiales et d’éléments déclencheurs ፝፝ Jeanne ramasse des légumes avec Gansagonas quand les enfants se mettent à crier. Elle se retourne et voit des ombres longer l’arrière de la cabane. ፝፝ Le lendemain, Rami retourna au chantier avec son frère. Comme ils approchaient de l’endroit où le directeur et Noubar avaient creusé la veille, une voix s’éleva derrière eux. ፝፝ Ce matin-là, je descendis comme d’habitude au village et me dirigeai vers le port. Un groupe de pêcheurs étonnés m’attendaient : toutes les embarcations avaient disparu ! ፝፝ Torak était retenu prisonnier au campement de Fin-Kedinn. Il était attaché par des lanières de cuir au tronc d’un arbre dont le bran­ chage empestait la viande qui y séchait depuis deux jours. Soudain, sur sa gauche, il sentit qu’on essayait de couper ses liens.

JE RETIENS DONC... Lorsque j’écris un texte narratif, je dois utiliser des séquences pour décrire ce que le narrateur Les

 , entend, ressent ou sent.

présentent les répliques des personnages ; les phrases qui accompagnent les paroles prononcées révèlent l’identité

de l’interlocuteur et précisent ses émotions, sa

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de s’exprimer.

LA NARRation

MisÀjour Français - 1re secondaire - Extrait  

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