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Éthique et culture religieuse

1re secondaire

CAHIER DE SAVOIRS ET D’ACTIVITÉS

Le nouveau cahier de savoirs et d’activités Écrans sur le monde permet à l’élève de progresser de façon autonome en proposant des sujets de réflexion stimulants, choisis selon les intérêts des élèves et les enjeux d’actualité. Nouvelle édition revue et améliorée

Cette nouvelle édition a été bonifiée afin de proposer des outils essentiels à votre enseignement : • une activité d’introduction à faire en début d’année ; • une activité-synthèse à faire en fin d’année ;

Une facture visuelle dynamique, de la théorie et des exercices adaptés aux réalités actuelles de la société.

• un résumé des notions sous forme de réseaux de concepts ; • une section Info + enrichie ;

Éthique et culture religieuse

Un cahier complet

1re secondaire

Éthique et culture religieuse 1re secondaire

NOUVELLE ÉDITION REVUE ET AMÉLIORÉE

Marie-France Beaulieu

• un glossaire.

Des ressources variées dans la Classe numérique Marie-France Beaulieu

Des exercices autocorrigés Des diaporamas Des activités interactives Des liens à visionner Des fiches à télécharger

CODE PRODUIT 4593 ISBN 978-2-7655-3722-9

www.grandducenligne.com

Conforme à la progression des apprentissages


Éthique et culture religieuse

1re secondaire

CAHIER DE SAVOIRS ET D’ACTIVITÉS

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

Marie-France Beaulieu

I


REMERCIEMENTS :

Pour son travail de vérification scientifique, l’Éditeur témoigne toute sa gratitude à Mme Line Dubé, École secondaire Marie-Clarac. Pour leurs judicieux commentaires, remarques et suggestions, à l’une ou l’autre des étapes d’élaboration du projet, l’Éditeur tient à remercier : M. Pierre-Luc Fortier, École secondaire Saint-Edmond, Commission scolaire Marie-Victorin ; M. Steve Gervais, École secondaire des Pionniers, Commission scolaire Chemin-du-Roy ; M. Gilles Laberge, École secondaire Mont-Bleu, Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais ; Mme Anne Normandeau, École secondaire Saint-Jean, Commission scolaire des Phares.

RÉFÉRENCES ICONOGRAPHIQUES :

En résumé : page 128 Bouddhisme © Antkevyv/Alamy Banque d’images vectorielles Activité-synthèse : page 135 4a © Antkevyv/ Alamy Banque d’images vectorielles Info + : page 141c © Zvonimir Atletic/ Shutterstock.com • page 146ch © Stamptastic/ Shutterstock.com • page 146dh © Art Babych/ Shutterstock.com • page 146cb © giulio napolitano/Shutterstock.com • page 146db © Opachevsky Irina/Shutterstock.com • page 152cb © Protasov AN/Shutterstock.com • page 152db © Dmitriy Feldman svarshik/ Shutterstock.com • page 153gh © ChameleonsEye/Shutterstock.com • page 153dh © meunierd/Shutterstock.com • page 153dc © Megapress/Alamy Banque D’Images • page 154dc © Maarten Zeehandelaar/Shutterstock.com • page 154gb © Macthia/Shutterstock.com • page 154db © Renata Sedmakova/Shutterstock.com • page 155gh © Just dance/Shutterstock.com • page 155dh © Andriy Blokhin/Shutterstock. com • page 156db © Renata Sedmakova/ Shutterstock.com • page 157dh © meunierd/ Shutterstock.com • page 157dh © gary yim/ Shutterstock.com • page 157dc © Agencja Fotograficzna Caro/Alamy Banque D’Images • page 158gb © Sufi/Shutterstock.com • page 159db © paul prescott/Shutterstock.com • page 160b © Alina Reynbakh/Shutterstock. com • page 162db © De Visu/Shutterstock. com • page 163db © Nabaraj Regmi/ Shutterstock.com • page 164dh © steve estvanik/Shutterstock.com • page 164gb © mai111/Shutterstock.com • page 165ch © imageBROKER/Alamy Banque D’Images • page 165dc © Vladimir Melnik/Shutterstock. com • page 165db © finchfocus/Shutterstock. com • page 168gb © Nicku/Shutterstock.com

© 2019, Éditions Grand Duc, une division du Groupe Éducalivres inc. 1699, boulevard Le Corbusier, bureau 350, Laval (Québec) H7S 1Z3 Téléphone : 514 334-8466 Télécopie : 1 800 267-4387 www.grandducenligne.com Tous droits réservés. ILLUSTRATIONS : Marc Chouinard CONCEPTION GRAPHIQUE (maquette intérieure et page couverture) : Caméléon Designer Inc. INFOGRAPHIE : Marquis Interscript

Il est illégal de reproduire cet ouvrage, en tout ou en partie, sous quelque forme ou par quelque procédé que ce soit, électronique, photographique, sonore, magnétique ou autre, sans avoir obtenu, au préalable, l’autorisation écrite de l’Éditeur. Le respect de cette recommandation encouragera les auteurs et auteures à poursuivre leur œuvre. Code produit 4593 ISBN 978-2-7655-3722-9

II

Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2019 Bibliothèque et Archives Canada, 2019

Imprimé au Canada 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 MI 8 7 6 5 4 3 2 1 0 9

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

Légende : g : gauche, d : droite, h : haut, b : bas, c : centre Shutterstock.com • page 70dh © Chronicle/ Activité d’introduction : page VIIIhc © EAZN/ Alamy Banque D’Images • page 73hd Shutterstock.com © Renata Sedmakova/Shutterstock.com • Chapitre 1 : page 14dh © John Williams RUS/ page 74dc © rook76/Shutterstock.com • Shutterstock.com • page 17 © PA Images/ page 75db © Zvonimir Atletic/Shutterstock. Alamy Banque D’Images com • page 76c © North Wind Picture Chapitre 2 : page 21gb © Zvonimir Atletic/ Archives/Alamy Banque D’Images • page 77cb Shutterstock.com • page 21bc © Zvonimir © Renata Sedmakova/Shutterstock.com • Atletic/Shutterstock.com • page 22dh page 78db © Shazrul Edwan/Shutterstock. © Zvonimir Atletic/Shutterstock.com • com • page 80dh © Antkevyv/Alamy Banque page 23dh © Universal Images Group North d’images vectorielles America LLC/Alamy Banque D’Images • Chapitre 5 : page 90db © Eric Fahrner/ page 23gc © Renata Sedmakova/Shutterstock. Shutterstock.com • page 92cb © Creative com • page 23gb © Zvonimir Atletic/ Touch Imaging Ltd./Alamy Banque D’Images • Shutterstock.com • page 23db © legacy1995/ page 93gh © giulio napolitano/Shutterstock. Shutterstock.com • page 26gh © Renata com • page 93db © Roman Nerud/ Sedmakova/Shutterstock.com • page 26db Shutterstock.com • page 99c © Denis © Renata Sedmakova/Shutterstock.com • Beaumont/Shutterstock.com • page 103gh © page 30gh © Antkevyv/Alamy Banque Bubbers BB/Shutterstock.com d’images vectorielles • page 33dh © Vladimir Chapitre 6 : page 110gb © Andriy Blokhin/ Melnik/Shutterstock.com • page 33bc © Shutterstock.com • page 112dh © Protasov Francesco Bonino/Shutterstock.com • AN/Shutterstock.com • page 112gb © Inspired page 34dc © Vladimir Zhoga/Shutterstock. By Maps/Shutterstock.com • page 113gh com • page 35gc © Nancy Bauer/Shutterstock. © meunierd/Shutterstock.com • page 113db com • page 36dh © Adam Jan Figel/ © Historic Collection/Alamy Banque D’Images Shutterstock.com • page 36bc © IZZ HAZEL/ • page 114dh © Denis Roger/Shutterstock.com Shutterstock.com • page 37gb © Sufi/ • page 116dh © meunierd/Shutterstock.com • Shutterstock.com • page 42gb © Antkevyv/ page 116dc KADRI Mohamed © imagespic/ Alamy Banque d’images vectorielles Alamy Banque D’Images • page 116gb © Kristi Chapitre 3 : page 48bc © Benoit Daoust/ Blokhin/Shutterstock.com • page 118db © Shutterstock.com • page 53dh © CarlosDavid/ James’s travel and photos/Shutterstock.com • Shutterstock.com • page 54db © Cineberg/ page 199gh © Sylvie Bouchard/Shutterstock. Shutterstock.com com • page 120b © The History Collection/ Chapitre 4 : page 65gh © imageBROKER/ Alamy Banque D’Images • page 120gh © Alamy Banque D’Images • page 65dh © History and Art Collection/Alamy Banque Muhammad ZA/Shutterstock.com • page 65gc D’Images • page 120dc © Historic Collection/ © Zvonimir Atletic/Shutterstock.com • Alamy Banque D’Images • page 120gb © Mike page 65dc © Spiroview Inc/Shutterstock.com Workman/Shutterstock.com • page 123gb • page 65gb © Jenny Matthews/Alamy Banque © Nagel Photography/Shutterstock.com • D’Images • page 65db © Jacek Wojnarowski/ page 124c © Elijah Lovkoff/Shutterstock.com


Table des matières

PRÉSENTATION DE LA COLLECTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

V

ACTIVITÉ D’INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

VII

1

LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE Point de départ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

2

Action

2

Parlons de l’autonomie et de la dépendance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

4

Des conditions de l’autonomie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

7

L’autonomie, une source de conflit ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

10

Des quêtes de bonheur : entre autonomie et dépendance . . . . . . . . . . .

13

En bref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

19

LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES Point de départ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

22

Action

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Le divin : qui ou quoi, et comment ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

3

24

Des symboles associés au divin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

33

Les représentations du divin, parlons-en ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

39

En bref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

41

LIBRES COMME L’AIR ? Point de départ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

44

Action

4

Réflexions sur la liberté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

46

Les motifs qui fondent les choix . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

51

En privé et en public . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

54

Internet et la liberté d’expression . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

57

En bref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

61

LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES ! Point de départ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

64

Action Les trois « R » au fondement des traditions religieuses . . . . . . . . . . . . . .

66

Approfondir des récits religieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

69

Des liens entre des récits, des rites et des règles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

81

En bref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

83

Table des matières

III


5

DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE Point de départ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

86

Action Les ingrédients de l’ordre social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

88

Des façons de régir et de réagir à l’ordre social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

92

Autres temps, autres mœurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

96

En bref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105

6

L’HÉRITAGE RELIGIEUX AU QUÉBEC Point de départ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108 Action Une réflexion sur le patrimoine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

110

Un coup d’œil sur l’histoire religieuse du Québec . . . . . . . . . . . . . . . . . .

113

Quelques grands personnages et leurs réalisations . . . . . . . . . . . . . . . . .

119

L’influence religieuse sur les comportements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

122

En bref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

125

EN RÉSUMÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

127

ACTIVITÉ-SYNTHÈSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

133

INFO + Des compétences à développer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142 L’éthique : des notions et des concepts à retenir . . . . . . . . . . . . 144

IV

Table des matières

147

Le judaïsme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

152

Le christianisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

154

L’islam . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

158

Les spiritualités autochtones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

160

L’hindouisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

162

Le bouddhisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

164

L’athéisme et autres courants de pensée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

166

Le dialogue : ses formes et ses moyens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

170

Des conditions favorables au dialogue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

171

Des formes du dialogue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

172

Des moyens pour élaborer un point de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

174

Des moyens pour interroger un point de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

176

Les types de jugements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

176

Les procédés susceptibles d’entraver le dialogue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

177

GLOSSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

181

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Les traditions religieuses : des renseignements utiles . . . . . .


Présentation de la collection Dans une société en mouvance perpétuelle, où l’accès à l’information et les technologies sont omniprésents au quotidien, les enseignants et les enseignantes doivent garder le cap et s’adapter aux réalités existantes de même qu’aux exigences du programme ministériel. Par souci de les assister à maintenir le rythme, la collection ÉCRans sur le monde a été repensée, modernisée et bonifiée.

Les cahiers d’apprentissages et le matériel numérique complets permettront aux élèves d’acquérir des connaissances de façon autonome à l’aide de sujets de réflexions stimulants et actuels afin de développer leurs compétences en éthique, en culture religieuse et dans la pratique du dialogue.

Chaque chapitre débute par une courte présentation du thème à l’étude à l’aide d’une image d’ouverture, d’une citation et d’une activité de préparation.

Les codes numériques permettent d’accéder à des exercices autocorrigés en lien avec le thème du chapitre. Ceux-ci se situent à la fin de chacun des six chapitres.

Point de départ

La section Action propose ensuite des activités variées, simples et motivantes qui amèneront les élèves à réfléchir, à acquérir des connaissances et à approfondir les thèmes prescrits par le programme.

L’autonomie consiste à se donner à soi-même envers l’autre une loi, plutôt que de la recevoir de la nature ou d’une autorité extérieure.

»

Antoine Spire, journaliste français, (1946-

a

Que t’inspire l’image d’ouverture de ce premier chapitre ?

b

Quels liens peut-on faire entre cette image et l’ autonomie ?

En fin de chapitre, les élèves sont invités à un retour sur leurs réflexions et à faire le point sur leur compréhension du thème travaillé.

Le divin : qui ou quoi, et comment ?

Pour comprendre qui ou quoi, et comment est Dieu, les traditions religieuses utilisent des mots et des images. Dans les pages suivantes, tu liras de l’information sur les différentes représentations du divin dans les grandes traditions religieuses ANTONYMES

Quelle est la définition de l’autonomie ? Les élèves de ton groupe ont-ils la même définition ? Comparez-les et discutez-en !

DÉFINITION

ÉLÉMENTS INTÉRESSANTS DANS LES AUTRES DÉFINITIONS

• leurs caractéristiques physiques s’il y a lieu : par exemple, la couleur de la peau, les traits ou les membres. Parfois, on attribue une forme humaine au divin (anthropomorphisme) ou une forme animale (zoomorphisme) ; • leurs qualificatifs : par exemple, unique, éternel (sans commencement ni fin), créateur (de l’univers, de l’être humain), omnipotent (il est tout-puissant), omniprésent (il est partout), omniscient (il sait tout) ;

CHAPITRE 1

Un être surnaturel et supérieur ayant un pouvoir sur l’être humain et son environnement et des attributs particuliers. Le mot dieu désigne une divinité masculine, le mot déesse, une divinité féminine.

Pour mieux comprendre, prenons l’exemple du Sphinx. Un mythe grec raconte qu’il y a 3000 ans, vivait un monstre appelé le Sphinx. Cette créature mythique était dotée d’un corps de lion, d’une tête humaine et d’ailes d’oiseau (caractéristiques physiques). Il gardait férocement l’entrée de la ville de Thèbes en soumettant son énigme à chaque personne (qualificatifs : féroce, gardien). Les gens qui échouaient étaient étranglés et dévorés ! Un jour, Œdipe est parvenu à résoudre l’énigme. Furieux, le Sphinx s’est lancé du haut d’un rocher et est mort (sentiment : furieux).

Les défis de l’autonomie

Ce symbole signale une activité nécessitant le dialogue. Ces encadrés facilitent le rappel des concepts importants.

Dans ce chapitre, tu as réfléchi aux différentes façons d’envisager la liberté et pris conscience que l’exercice de la liberté implique des contraintes et des obligations. À la suite de tes réflexions, tu devrais pouvoir répondre aux questions suivantes :

DIVINITÉ À RETENIR

2

En bref

• leurs sentiments : par exemple, la jalousie, la colère, la bonté, la miséricorde.

ÇA M’INTÉRESSE ! Et toi, as-tu réussi à résoudre l’énigme du Sphinx (p. 5) ?

1.

La Classe numérique

w

� Comment définit-on la liberté ? Formule différentes définitions du mot liberté.

n

m

c

laclasse.grandducenligne.com

� Nomme différents types de liberté. Décris-les avec tes mots.

� Pourquoi l’exercice de la liberté implique-t-il des contraintes et des obligations ?

� Sur quels motifs les individus ou les groupes qui exercent leur liberté fondent-ils leurs choix ?

� Quels sont les liens entre l’exercice de la liberté dans la vie privée et dans la vie publique ?

À l’aide de la banque de mots, complète le réseau de concepts en indiquant les types de liberté définis. de religion d’action

d’opinion

de pensée

d’expression

d’association

de conscience

Qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir ? Il s’agit de l’être humain. Bébé, il marche à quatre pattes, adulte, il se déplace sur deux jambes, très âgé, il se sert d’une canne pour avancer, ce qui donne l’impression qu’il a trois pattes. L’énigme du Sphinx renvoie donc aux trois âges de la vie : l’enfance où l’individu doit développer son autonomie, l’âge adulte où il est autonome et la vieillesse qui entraîne parfois une perte d’autonomie.

24

Ces rubriques permettent aux élèves élèves d’aller un peu plus loin.

CHAPITRE 2

Le divin sous toutes ses formes

Les mots surlignés en orangé sont définis dans le Glossaire, à la fin du cahier d’apprentissage.

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SYNONYMES

3.

en prenant connaissance des noms donnés aux divinités ainsi qu’à leurs attributs :

Nomme des synonymes et des antonymes du mot autonomie.

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2.

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

Action

LIBRES COMME L’AIR ?

1.

CHAPITRE 3

«

Chaque personne peut adhérer ou non à la religion de son choix.

Chaque personne peut développer sa conception du monde, avoir ses opinions.

Chaque personne peut se regrouper avec d’autres individus dans un but commun.

Chaque personne peut adhérer aux valeurs et aux principes de son choix.

Chaque personne peut avoir ses idées et les exprimer sans censure.

LIBERTÉ Chaque personne peut agir selon sa volonté.

Chaque personne peut s’exprimer sans crainte de représailles.

Libres comme l’air ?

CHAPITRE 3

61

Présentation de la collection

V


De nouveaux outils essentiels ont été ajoutés aux cahiers d’apprentissages Voici les ajouts propres à la nouvelle édition : Une section En résumé qui reprend toutes les notions à l’étude sous forme de réseaux de concepts.

Glossaire pour le dialogue

(définitions tirées du Programme de formation de l’école québécoise)

Un Glossaire bonifié.

En résumé Pour conclure cette année en éthique et culture religieuse, voici les concepts importants sous forme de réseaux de concepts. Complète-les en remplissant les espaces à l’aide de la banque de mots.

Activité d’introduction

sensations

manifestations

cyberdépendance

jugement

influence

bon sens

appartenance

physique

définitions

morale

surconsommation

aide

Bienvenue dans le cours Éthique et culture religieuse de

débrouillardise

conditions

bonheur

choisir

première secondaire ! Afin de bien commencer cette nouvelle

responsabilités

soumis

gouverner

conduite

Activité-synthèse

L’autonomie

Des définitions

2.

.

c

responsabilités

Au rituel de naissance

b

c

Au rituel funéraire

Le christianisme

b

Le judaïsme

5.

Quelle forme du dialogue est utilisée le plus fréquemment ?

6.

Que doit-on éviter lors d’une discussion ?

a

a

7.

Droit de se

La narration

Interroger les points de vue.

b

b

Le débat

Attaquer la personne plutôt que ses idées.

Au rituel alimentaire

c

L’islam

c

La conversation

c

Énoncer des faits.

Des

Autonomie

réflexion

valeurs

guider

normes

actions

socioculturels

société

:

Une personne ne peut s’empêcher de jouer à des jeux en ligne.

:

Le Une personne ayant critique. un handicap visuel parvient à se déplacer L’authenticité. seule grâce à son Le sens commun ou chien-guide. le . Autonomie

La :

En l’absence de leur entraîneur, les membres d’une équipe sportive organisent eux-mêmes l’entraînement prévu.

Recherche de

religions

L’éthique, c’est une

Capacité d’un individu de subvenir à ses propres besoins (physiques, affectifs, sociaux) et de décider par lui-même de ses lignes de en tenant compte des règles et des normes sociales.

fortes et santé physique ou mentale.

Amitié ( estime de soi) et conformisme.

Dépendance aux technologies :

.

Le jugement de prudence.

a

L’état d'une personne qui ne peut accomplir seule les tâches de la vie quotidienne.

ou d’un groupe pour

b

Fausse causalité : Utiliser un argument qui s’appuie sur un lien douteux de cause à effet entre deux phénomènes.

Jugement de préférence : Proposition subjective par rapport à des goûts, des intérêts ou des préférences. Jugement de prescription : Proposition énonçant une recommandation ou une obligation.

Complot : Conclure qu’une situation est causée par la personne ou le groupe de personnes qui profitent de cette situation.

Jugement de réalité : Proposition objective par rapport à des faits, à un événement ou au témoignage d’une personne.

Conversation : Échange d’idées ou d’expériences entre deux ou plusieurs personnes.

Jugement de valeur : Proposition qui privilégie une ou plusieurs valeurs par rapport à d’autres.

Débat : Échange encadré et organisé entre des personnes ayant des avis différents sur un sujet controversé.

Justification : Présentation logique d’idées et d’arguments afin de démontrer (présenter les motifs d’une opinion) ou de faire valoir un point de vue (convaincre les autres).

Description : Énumération de caractéristiques propres à une situation d’ordre éthique ou à une expression du religieux pour en faire une représentation la plus complète possible. Discussion : Échange suivi et structuré d’opinions, d’idées ou d’arguments dans le but de les examiner.

c

Consommation

d

Recherche de sensations fortes

184

Pente fatale : Faire des liens de cause à effet douteux pour affirmer qu’une action entraînera une situation épouvantable. Synthèse : Résumé rassemblant les éléments principaux (idées, faits, arguments) d’une discussion ou d’un texte dans un ensemble cohérent. Table ronde : Rencontre entre des spécialistes sur une question donnée afin d’exposer leurs points de vue respectifs, de dégager une vision d’ensemble et d’échanger avec un auditoire.

ou d’en avoir besoin. .

Info

entre l’autonomie et la dépendance

Consommation et

Des compétences

+ à développer

La responsabilité morale.

Poursuite du plaisir et .

La société québécoise se compose de gens issus de différentes cultures et aux

(entre désirs et besoins).

diverses valeurs et croyances. Pour apprendre à vivre ensemble, le cours d’éthique En résumé

127

et culture religieuse vise la reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien une question éthique pertinente qui permettrait de réfléchir 2. Formule aux situations suivantes. commun et te propose de développer tes compétences à réfléchir sur des

questions éthiques et à manifester une compréhension du phénomène religieux a

tout en pratiquant le dialogue.

.

Expédier par Internet une photo personnelle à un ami proche ne l’autorise pas à diffuser cette photo dans un réseau social qui est ouvert à tous, donc à l’afficher dans l’espace public.

dans lesquels celles-ci

RECONNAISSANCE DE L’AUTRE VII

À RETENIR

Et surtout, une section Info + enrichie (où sont présentés les savoirs essentiels relatifs à l’éthique, aux cultures religieuses et autres courants de pensée ainsi qu’au dialogue) constitue une source d’information et une ressource indispensables, tout au long de l’année scolaire.

Indissociable de la connaissance de soi, est la prise de conscience que chaque individu a une vision du monde qui influence ses attitudes et ses actions. Chaque individu peut exprimer ses valeurs et ses convictions personnelles, parce que toutes les personnes sont égales en valeur et en dignité.

1 POUR RÉFLÉCHIR SUR DES QUESTIONS ÉTHIQUES ET PRATIQUER LE DIALOGUE

3 Je pratique le dialogue de façon appropriée.

1 Je traite une situation d’un point de vue éthique .

2 J’évalue des options de façon adéquate.

Activité-synthèse

133

POURSUITE DU BIEN COMMUN

Une Activitésynthèse finale pour faciliter un retour sur les apprentissages.

Vise le mieux-être de la collectivité et de chaque individu en encourageant la recherche de valeurs communes et les projets favorisant le vivre-ensemble.

• Je décris clairement la situation et j’explique les tensions ou les conflits de valeurs. • Je formule des questions éthiques adéquates. • Je compare des points de vue (les points communs et les différences). • J’examine des repères dans les points de vue et je cherche leur rôle et leur sens. p. 144 à 146

• Je propose des options en lien avec la situation. • J’explique les effets de ces options sur moi, les autres et la situation. • Je sélectionne les options qui favorisent le vivre-ensemble.

• J’applique les procédés qui contribuent au déroulement du dialogue (oral ou écrit) : j’utilise les moyens pour élaborer les points de vue ainsi que les formes du dialogue adéquates et je recherche les conditions favorables au dialogue. • J’interroge les points de vue lus ou entendus : je cherche à les connaître et à en évaluer la pertinence (les moyens pour interroger les points de vue) et je développe un esprit critique. p. 170 à 180

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

s’enracinent et évoluent. Activité d’introduction

Narration : Récit détaillé, écrit ou oral, d’une suite de faits et d’événements.

Glossaire pour le dialogue

La culture religieuse, c’est une compréhension des principaux éléments des , en explorant les univers

Généralisation abusive : Tirer une conclusion générale à partir d’un ou de quelques cas, sans s’assurer que ce ou ces cas soient représentatifs ou suffisants pour que la conclusion soit valide.

Comparaison : Établissement de différences ou de ressemblances entre deux ou plusieurs éléments.

Délibération : Examen avec d’autres personnes des différents aspects d’une question comme les faits,

Amour

Faux dilemme : Ne présenter que deux possibilités pour faire un choix. Comme l’une des possibilités est indésirable, l’autre est le seul choix à faire.

Caricature : Déformer la position ou la pensée de quelqu’un en l’exagérant ou en la simplifiant.

Double faute : Tenter de justifier un comportement en disant que d’autres font la même faute ou pire encore.

choisies par les membres d’une et régler leurs

Amitié

La dépendance est le fait d’être

critique sur la signification des comportements et les

Fausse analogie : Tirer une conclusion à l’aide d’une analogie (un rapport de ressemblance) établie entre deux phénomènes qui ne sont pas assez semblables pour être mis en relation.

Appel au stéréotype : Faire appel à une image figée d’un groupe de personnes en ne tenant pas compte des singularités. Cette image est généralement négative et basée sur des renseignements faux ou incomplets.

les valeurs et les conséquences possibles d’une option pour en arriver à une décision commune.

à quelqu’un ou à quelque chose, d’être sous son autorité, son

La société moderne ne peut se passer d’électricité.

La capacité de discerner et de

,

DÉPENDANCE

Le fait de ne pouvoir se réaliser sans l’ d'une personne.

Des manifestations

Des quêtes de

Complète les définitions à l’aide de la banque de mots.

ainsi que sur les

Des

par ses propres lois.

préjugés

Quelle tradition religieuse compte le plus de fidèles dans le monde ?

a

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

b

valeurs

Toutes ces réponses

À quel type de rituel associe-t-on le baptême (christianisme) et le souffle de la prière (islam) ?

a

4.

c

Une équipe sportive

Complète la phrase : Les droits entraînent des

a

3.

b

Une famille

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a

AUTONOMIE

Des

Aptitude à vivre sans l'aide d'autrui.

Identifie les groupes d’appartenance.

Donne des exemples pour montrer comment l’amitié, l’amour, la consommation et la recherche de sensations fortes peuvent mener autant à l’autonomie qu’à la dépendance.

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

Pour les questions numérotées 1. à 6., entoure ta réponse.

1.

La dépendance

Thème 1 L’autonomie

Explication : Développement destiné à faire connaître ou à faire comprendre le sens de quelque chose.

Appel au préjugé : Appuyer son argument sur une opinion préconçue, favorable ou défavorable souvent imposée par le milieu, l’époque ou l’éducation.

Attaque personnelle : Attaquer une personne de manière à détruire un aspect de sa personnalité plutôt que ses arguments.

compétences en répondant aux questions des pages suivantes.

1.

retour sur tes apprentissages réalisés lors des années passées.

Entrevue : Rencontre planifiée et préparée, de type questions-réponses, pour interroger une ou plusieurs personnes sur ses activités, ses idées, ses expériences.

Appel au clan : Faire accepter ou rejeter un argument en fonction de l’opinion d’un groupe de personnes que l’on juge estimables ou non.

Argument d’autorité : Faire appel incorrectement à l’autorité d’une personne pour appuyer un argument.

Vérifie tes apprentissages et le développement de tes

année, réponds à ces quelques questions pour faire un bref

Appel à la popularité : Justifier l’idée qu’une chose est vraie ou acceptable uniquement parce que plusieurs personnes le disent, sans avoir vérifié si c’est exact.

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

Une Activité d’introduction pour se mettre à jour en regard des acquis des élèves.

Partout dans le cahier, ce symbole orangé indique une référence aux pages de la section Info +.

Note : Les définitions sont tirées ou adaptées du Programme de formation de l’école québécoise.

Info +

Des compléments variés dans la Classe numérique Pour les élèves : des codes qui permettront d’accéder à des exercices supplémentaires pour chacun des thèmes prescrits, en fin de chapitre.

Pour l’enseignant ou l’enseignante : • le corrigé ;

• des évaluations de connaissances ;

• le cahier en version à projeter ;

• des grilles d’évaluation ;

• des diaporamas ;

• des situations d’apprentissages et d’évaluations (SAE) ;

• des activités interactives ; • un calendrier des fêtes religieuses, des données statistiques, des cartes, des tableaux sur le dialogue etc. ;

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142

• un tableau de corrélation avec la PDA ; • une médiagraphie commentée ; • des fiches pédagogiques diversifiées.

• des activités supplémentaires reproductibles ; Bienvenue dans la collection

ÉCRans sur le monde VI

Présentation de la collection

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19-01-17 10:35


Activité d’introduction Bienvenue dans le cours Éthique et culture religieuse de première secondaire ! Afin de bien commencer cette nouvelle année, réponds à ces quelques questions pour faire un bref retour sur tes apprentissages réalisés lors des années passées.

Pour les questions numérotées 1. à 6., entoure ta réponse.

1.

Identifie les groupes d’appartenance.

a

2.

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c

préjugés

Au rituel de naissance

b

Au rituel funéraire

c

Au rituel alimentaire

Le christianisme

b

Le judaïsme

c

L’islam

La narration

b

Le débat

c

La conversation

c

Énoncer des faits.

Que doit-on éviter lors d’une discussion ?

a

7.

responsabilités

Quelle forme du dialogue est utilisée le plus fréquemment ?

a

6.

.

Quelle tradition religieuse compte le plus de fidèles dans le monde ?

a

5.

b

valeurs

Toutes ces réponses

À quel type de rituel associe-t-on le baptême (christianisme) et le souffle de la prière (islam) ?

a

4.

c

Une équipe sportive

Complète la phrase : Les droits entraînent des

a

3.

b

Une famille

Interroger les points de vue.

b

Attaquer la personne plutôt que ses idées.

Complète les définitions à l’aide de la banque de mots. religions

réflexion

valeurs

guider

normes

actions

socioculturels

société

L’éthique, c’est une ainsi que sur les

critique sur la signification des comportements et les

ou d’un groupe pour

choisies par les membres d’une et régler leurs

.

La culture religieuse, c’est une compréhension des principaux éléments des , en explorant les univers

dans lesquels celles-ci

s’enracinent et évoluent. Activité d’introduction

30439_ecrans1_intro.indd 7

VII

19-01-09 08:43


9.

Identifie les expressions du religieux illustrées dans les images et associe-les à leur tradition religieuse respective.

a

c

e

b

d

f

Ajoute les éléments manquants dans le diagramme de la pratique du dialogue.

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

8.

La pratique du dialogue , comparaison, explication, justification,

délibération,

:

Préférence,

.

Conversation,

Des types de ,

, valeur.

, narration, , entrevue.

Des procédés susceptibles d’entraver le dialogue : Généralisation abusive, , appel au clan, appel à la popularité, appel au préjugé, appel au ,

VIII

.

Activité d’introduction

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19-01-08 15:00


1

Les défis

CHAPITRE

ÉTHIQUE

de l’autonomie

Ça y est, tu entres au secondaire ! Apprivoiser l’inconnu et les inconnus, nouer de nouvelles amitiés, s’acclimater à cette grande école… Que de défis à relever ! Dorénavant, tu dois prendre d’autres responsabilités et être plus autonome…

Qu’est-ce que cela veut dire ? Comment devenir plus autonome ?

Quels sont les effets de l’autonomie ?

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POURQUOI L’AUTONOMIE EST-ELLE ENCOURAGÉE À L’ÉCOLE ET DANS LA SOCIÉTÉ ?

Point de départ............................................................................................ 2 Action Parlons de l’autonomie et de la dépendance ....................................4 Des conditions de l’autonomie ................................................................ 7 L’autonomie, une source de conflit ? ...................................................10 Des quêtes de bonheur : entre autonomie et dépendance ........ 13

En bref............................................................................................................... 19

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19-01-18 14:54


Point de départ

«

L’autonomie consiste à se donner à soi-même envers l’autre une loi, plutôt que de la recevoir de la nature ou d’une autorité extérieure.

»

Antoine Spire, journaliste français, (1946-

1.

Que t’inspire l’image d’ouverture de ce premier chapitre ?

b

Quels liens peut-on faire entre cette image et l’ autonomie ?

Nomme des synonymes et des antonymes du mot autonomie.

3.

Quelle est la définition de l’autonomie ? Les élèves de ton groupe ont-ils la même définition ? Comparez-les et discutez-en !

DÉFINITION

2

ANTONYMES

CHAPITRE 1

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ÉLÉMENTS INTÉRESSANTS DANS LES AUTRES DÉFINITIONS

Les défis de l’autonomie

19-01-18 14:54

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SYNONYMES

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2.

a


a

LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE

4.

Lis les témoignages d’élèves qui racontent leur rentrée au secondaire. Dans chacun des témoignages, surligne les attitudes et conduites qui représentent l’exercice de l’autonomie, et souligne celles qui montrent de la dépendance .

Témoignage d’Émy

CHAPITRE 1

C’était excitant ! J’étais très nerveuse. C’était la première fois que je mettais les pieds dans cette grande école ! Au début de la journée, un élève plus vieux m’a indiqué le chemin pour mon premier cours. Dans la classe, je me suis rapidement présentée aux élèves autour de moi. C’était vraiment important pour moi de créer des liens avec les autres parce que je n’aime pas être seule, c’est plus sécurisant d’être en groupe. Par exemple, au dernier cours, je ne trouvais pas le local de classe, mais j’ai pu le chercher avec mes deux nouvelles amies ! Témoignage de Jonathan

C’était comme je l’imaginais ! Je connaissais bien l’école puisque j’ai un grand frère qui y est déjà. J’étais bien préparé. J’avais posé à mon frère plusieurs questions sur les règles et le fonctionnement de l’école, les activités et même les enseignants qui sont les plus sympathiques ! Je me suis senti à l’aise parce que mon frère et ses amis m’ont accompagné toute la journée.

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La seule note négative : je suis arrivé en retard au dernier cours ! Mon frère m’avait oublié et je ne trouvais pas le local tout seul !

b

5.

Lequel des deux élèves est le plus autonome ? Explique pourquoi et compare ta réponse avec celles de tes pairs.

Comment une adolescente ou un adolescent peut-il se sentir autonome ? Donne des exemples.

Les défis de l’autonomie

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CHAPITRE 1

3

19-01-18 14:54


Action

Parlons de l’autonomie et de la dépendance

L’autonomie et la dépendance se manifestent chez tous les individus et dans la société. Les êtres humains valorisent et recherchent l’autonomie, mais la dépendance n’est pas nécessairement négative. L’être humain est à la fois autonome et dépendant, à divers degrés, selon les âges, les étapes ou les situations de la vie.

AUTONOMIE

À RETENIR

La capacité d’un individu de subvenir à ses propres besoins (physiques, affectifs, sociaux) et de décider par lui-même de ses lignes de conduite en tenant compte des règles et des normes sociales. L’origine grecque du mot autonomie exprime bien le sens de ce terme : autos qui signifie « de lui-même », et nomos qui signifie « loi », c’est-à-dire qui est dirigé par ses propres lois.

DÉPENDANCE Le fait d’être soumis ou soumise à quelqu’un ou à quelque chose, d’être sous son autorité, son influence ou d’en avoir besoin.

ÇA M’INTÉRESSE ! Si le nourrisson est laissé seul, il meurt parce qu’il ne peut pas se nourrir. Les bébés humains sont les seuls êtres vivants à venir au monde dans un état de si grande dépendance. Certains animaux peuvent marcher quelques minutes seulement après leur naissance !

Bébé, déjà, tu as exercé ton autonomie en apprenant à te nourrir par toi-même.

4

CHAPITRE 1

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Les défis de l’autonomie

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L’autonomie physique désigne la capacité d’un individu à pourvoir à tous les besoins de son corps, comme se nourrir, se déplacer, se laver ou se loger. Pendant plusieurs années, l’enfant est dépendant des gens qui l’entourent. En grandissant, cette capacité à s’occuper de soi-même doit augmenter. Par exemple, à ton âge, un adolescent ou une adolescente peut généralement préparer son lunch pour l’école et prendre son vélo pour se déplacer.

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L’autonomie physique


Par ailleurs, lorsque cette condition est permanente, les individus s’efforcent souvent de trouver des solutions pour continuer à fonctionner sans aide et être reconnus comme des personnes autonomes ; leur sentiment de reconnaissance, d’appartenance et d’estime de soi en dépend.

LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE CHAPITRE 1

Une limitation des capacités à s’occuper de soi peut rendre nécessaire le recours à l’aide des autres : c’est la dépendance physique. Les handicaps physiques ou psychologiques, la maladie et le vieillissement entraînent habituellement une perte d’autonomie. Quand la perte d’autonomie est temporaire, c’est l’occasion de se faire dorloter un peu (imagine-toi avec une jambe cassée !).

Malgré un handicap physique, il peut se déplacer de façon autonome grâce à une voiture adaptée.

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L’autonomie morale L’autonomie morale, c’est la capacité de l’individu à décider librement des règles et des valeurs qui guideront ses actions et ses comportements. Être autonome suppose une capacité de juger de ce qui est juste et bien de faire dans les situations concrètes de la vie quotidienne, en tenant compte des règles et des normes sociales, ainsi que des effets des options ou des actions envisagées afin de fixer ses lignes de conduite. Avec l’aide d’un chien-guide, une personne non voyante peut se déplacer plus facilement, donc être plus autonome.

L’adolescence est une période de la vie propice au développement de l’autonomie morale. Les adolescents et les adolescentes acceptent de moins en moins qu’on leur dise quoi faire, quoi penser et qui fréquenter. Ils et elles exercent leur jugement critique envers les lois et règles imposées par la famille pour décider librement de celles qu’ils et elles choisiront d’adopter. Les jeunes conquièrent par là leur autonomie et découvrent leur pouvoir d’action et ses limites.

ÇA M’INTÉRESSE ! Peux-tu résoudre l’énigme du Sphinx ? * * p. 24 pour la réponse.

Qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir ?

Les défis de l’autonomie

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CHAPITRE 1

5

19-01-18 14:54


Complète les phrases à l’aide de la banque de mots. besoins

bien-être

normes

aide

choix

influence

valeurs

responsable

décider

effets

règles

soumise

• Une personne autonome est capable de subvenir à ses

de ses lignes de conduite en fonction de ses propres

Elle peut

, tout en tenant compte des

et des

, positifs ou négatifs, dont elle est largement

des

chose. Son

n’est possible qu’avec l’

d’autrui (une autre extérieure.

personne ou un groupe) ou d’une

Pour chaque exemple, encercle s’il s’agit plutôt d’une manifestation de la dépendance (D) ou de l’autonomie (A), et explique ta réponse.

b

Marc a besoin qu’on lui rappelle les règles d’hygiène de base avant d’aller à l’école.

Maxine a un style vestimentaire différent et unique. Elle ne veut pas suivre la mode.

D

A

D

A

Pourquoi les adolescentes et adolescents veulent-ils être autonomes ? Quelles valeurs motivent cette quête d’autonomie ?

CHAPITRE 1

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p. 144

Les défis de l’autonomie

19-01-18 14:54

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a

6

.

à quelqu’un ou à quelque

• À l’inverse, une personne dépendante est

3.

de

et ses actes produisent

la société et en ayant conscience que ses

2.

par elle-même.

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1.


LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE

Des conditions de l’autonomie La personne autonome moralement fixe ses lignes de conduite librement, mais pas n’importe comment. Elle doit tenir compte des règles, des valeurs

CHAPITRE 1

et des normes de la société, et respecter des conditions.

LA RESPONSABILITÉ MORALE

À RETENIR

Agir de manière responsable, c’est prendre en considération les effets de ses actions et de ses décisions, et de justifier les raisons qui les ont motivées. Être responsable, c’est aussi assumer les conséquences de ses actes, qu’elles soient positives ou négatives.

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LE BON SENS OU LE SENS COMMUN Avoir du « bon sens », c’est être capable de reconnaître les règles et les normes auxquelles tout le monde doit se conformer, de déterminer ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, de juger de ce qui est convenable pour la plupart des personnes et de ce qui ne l’est pas, et d’agir de façon raisonnable.

LE JUGEMENT CRITIQUE Exercer son jugement critique, c’est être capable de prendre en compte tous les aspects d’une question, d’examiner le pour et le contre, de demander conseil, d’examiner différents points de vue avant de prendre une décision et d’agir en conséquence.

L’AUTHENTICITÉ Être authentique, c’est se connaître pour déterminer ses lignes de conduite en fonction de ce que l’on est, non pas uniquement en fonction des attentes des autres. Une personne authentique est sincère, vraie, fidèle à elle-même et est capable de faire ses choix en fonction de ses propres valeurs.

LE JUGEMENT DE PRUDENCE Exercer un jugement de prudence, c’est être capable de juger des effets à moyen et à long terme de ses actes et de faire en sorte d’éviter les erreurs ou les risques possibles.

Les défis de l’autonomie

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CHAPITRE 1

7

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1.

Pour chaque énoncé, encercle s’il est vrai (V) ou faux (F), et corrige les erreurs au besoin.

a

b

Porter un jugement critique, c’est trouver les aspects négatifs d’une situation.

Le sens commun, c’est ce que la plupart des gens considèrent comme convenable.

V

F

V

F

V

e

f

g

2.

8

Bien se renseigner sur les effets de l’alcool avant d’en consommer, c’est exercer un jugement de prudence.

Faire ses choix en fonction de ses propres valeurs et non celles des autres, c’est être responsable.

Peser le pour et le contre avant de prendre une décision, c’est être authentique.

Une personne autonome ne demande jamais l’opinion des autres avant d’agir.

F

V

F

V

F

V

F

V

F

Dans une école, quels repères guident les élèves pour exercer leur autonomie ?

CHAPITRE 1

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p. 146

Les défis de l’autonomie

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d

Assumer les conséquences de ses choix, c’est être responsable.

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c


ÉNONCÉ

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4.

CONDITION DE L’AUTONOMIE

a

Respecter le droit de parole des autres élèves de la classe est une marque de politesse que tout le monde devrait suivre.

b

Julien a des difficultés en mathématiques et a peur d’échouer au cours. Il décide de suivre des cours privés pour s’améliorer.

Bon sens ou sens commun

c

Avant de décider de ses cours optionnels, Jacob a examiné les différents choix possibles, a demandé conseil et a pesé le pour et le contre de chaque scénario.

Responsabilité morale

d

Même si elle en connaissait les conséquences négatives, Naomi a décidé de rendre son travail en retard pour qu’il soit plus complet.

Jugement critique

e

Katy aime l’école et fait ses travaux pour réussir même si ses amies la jugent trop studieuse.

Authenticité

Jugement de prudence

Dans les situations suivantes, indique quelle condition de l’autonomie n’est pas respectée et explique ce que la personne aurait pu faire pour être plus autonome.

a

Depuis la rentrée, Mia joue à l’élève rebelle en classe pour faire rire les autres élèves. Pourtant, l’an dernier, elle était sage comme une image.

b

Kim a des problèmes personnels à la maison. Lorsqu’un enseignant s’inquiète de son manque d’attention, elle prétend que tout va bien.

c

Joseph doit remettre un travail d’équipe demain. Sa coéquipière n’a pas fait sa partie. Selon elle, ce n’est pas un travail important. Joseph s’inquiète de la note qu’il obtiendra.

Les défis de l’autonomie

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LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE

Associe par une flèche chaque énoncé à la condition de l’autonomie appropriée.

CHAPITRE 1

3.

CHAPITRE 1

9

19-01-18 14:54


L’autonomie, une source de conflit ? L’autonomie est une quête, un but. Par contre, elle n’est pas toujours facile à acquérir, à maintenir ni à faire reconnaître par les autres. Dans les pages suivantes, tu réfléchiras sur des situations où l’appartenance à un groupe peut nuire à l’exercice de l’autonomie d’une personne et devenir une source de tension.

1.

Quelles réflexions ou questions l’image t’inspire-t-elle ?

2.

Lis les mises en situation suivantes et réponds aux questions. Ensuite, compare tes réponses avec celles d’autres élèves et discutez de vos points de vue. p. 171 et 172

Liam joue dans l’équipe de football de son école et il en est très fier. Ses coéquipiers et lui forment un groupe très uni, liés par leur passion pour le sport et leur projet commun : GAGNER ! Pour augmenter ses performances, des gars de son équipe lui proposent un « régime ». Ses parents ne sont pas d’accord. Ils s’inquiètent pour sa santé (sa croissance n’étant pas terminée) et répètent qu’à 14 ans, il n’est pas en âge de décider. Ses coéquipiers font pression sur lui. Liam se dit que puisque tout le monde le fait, pourquoi pas lui ?

10

a

Cite les valeurs en conflit et explique les tensions dans cette situation.

b

Comment Liam peut-il exercer son autonomie dans cette situation ?

CHAPITRE 1

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p. 144

Les défis de l’autonomie

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Unis, mais uniques !

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MISE EN SITUATION 1


LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE

MISE EN SITUATION 2

S’affirmer ou se conformer

Les amies de Béatrice sont toujours sur le dos d’une élève de l’école. Cela dure depuis longtemps. Au début, il s’agissait de moqueries banales qui ne semblaient même pas faire réagir la principale intéressée. Par contre, Béatrice considère que, la semaine dernière, ses amies ont dépassé les bornes.

Formule une question éthique pour te permettre de réfléchir à cette situation.

d

Quelles sont les options ou les actions possibles pour Béatrice ? Quels sont les effets de chacune de ces possibilités sur Béatrice, son groupe d’amies et la situation ?

p. 145

CHAPITRE 1

c

EFFETS SUR BÉATRICE, SES AMIES ET LA SITUATION

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OPTIONS OU ACTIONS

Les défis de l’autonomie

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CHAPITRE 1

11

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MISE EN SITUATION 3 Être soi parmi les autres Mireille fait partie d’une bande de filles : elles s’envoient des messages, portent les mêmes vêtements, emploient le même vocabulaire, aiment les mêmes films, les mêmes vedettes, la même musique. Dans ce petit groupe, chacune règle son comportement, ses paroles, ses idées et son jugement sur ceux des autres. Mireille a besoin de ce groupe d’appartenance et est heureuse d’en faire partie. Elle devient ainsi plus indépendante de sa famille.

e

Dans le texte précédent, surligne les phrases révélant l’autonomie de Mireille et souligne celles montrant sa dépendance.

f

Remplis les bulles de dialogue ci-dessous où deux élèves discutent à propos de l’autonomie de Mireille. Choisis des arguments pertinents pour défendre chaque point de vue .

12

CHAPITRE 1

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Les défis de l’autonomie

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Non, elle est dépendante parce que :

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Selon la définition de l’autonomie, Mireille est autonome parce que :


LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE

Des quêtes de bonheur : entre autonomie et dépendance Tout le monde veut être heureux ! Pourtant, certaines manières d’arriver au bonheur

1.

CHAPITRE 1

peuvent mener autant à l’autonomie qu’à la dépendance.

Laquelle ou lesquelles des affirmations correspondent à la définition du bonheur ? • Le bonheur, c’est d’aimer et d’être aimé ou aimée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • Le bonheur est dans les petites joies de la vie de tous les jours. . . . . . . . . . . . . . . . • Le bonheur, c’est faire, avoir et être ce que je veux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • Le bonheur, c’est quand je me sens fier ou fière de moi et bien dans ma peau. . . . • Le bonheur est un état d’esprit. On décide d’être heureux ou heureuse, malgré les hauts et les bas de la vie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Des bonheurs éphémères

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La santé La maladie cause souvent des souffrances qui assombrissent partiellement ou potentiellement le bonheur. Malheureusement, c’est souvent quand la santé manque que l’on prend conscience de son importance. En plus de l’hérédité et des impacts de l’environnement, il y a sans doute une part de chance ou de malchance dans le fait d’être en santé ou non. Pourtant, il est possible de contribuer à mettre les chances de son côté. Se prendre en main en adoptant de saines habitudes de vie est une manifestation de l’autonomie. Dans leur quête de bonheur, certaines personnes adoptent La recherche de sensations des conduites qui les placent en situation de dépendance fortes peut mener autant à l’autonomie qu’à la dépendance. mettant en péril leur santé physique ou mentale. Pense, par exemple, aux adeptes de sports extrêmes qui poussent toujours plus loin leurs limites physiques ÇA M’INTÉRESSE ! dans leur recherche de sensations fortes. Leur témérité et leur dépendance aux émotions fortes Dans certaines langues, et à la poussée d’adrénaline (une hormone qui on se sert du même mot fait battre le cœur plus vite) causent parfois pour désigner la chance et des blessures le bonheur. En allemand, par Mieux vaut être graves, parfois exemple, quelqu’un d’heureux même fatales. pauvre et en santé (glücklich), c’est quelqu’un que riche et malade. de chanceux.

«

»

Francis Blanche (1921-1974)

Les défis de l’autonomie

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CHAPITRE 1

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Les plaisirs Le plaisir peut contribuer au sentiment d’être heureux. Le plaisir vient souvent d’un besoin ou d’un désir comblé. C’est pourquoi l’être humain agit souvent pour satisfaire ses besoins et ses désirs. Par exemple, lorsque quelqu’un désire impérieusement une console de jeux ou certains types de vêtements, il déploie généralement une multitude de stratégies pour combler son désir. Ce genre de plaisirs procure un sentiment de satisfaction et de la joie. C’est un moment de bonheur, mais qui ne dure pas… La poursuite de ces plaisirs peut parfois mener à la dépendance. On peut penser, par exemple, à une personne qui aime tellement jouer à des jeux vidéo qu’elle néglige de faire ses travaux scolaires, de manger ou même de dormir. Elle laisse de côté ses responsabilités et la satisfaction de ses besoins fondamentaux pour ressentir plus de plaisir.

CHAPITRE 1

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Proverbe

»

Pour être heureuse, chaque personne a besoin de biens extérieurs : un logement, des vêtements, de la nourriture, de l’argent. Tout le monde est dépendant de certaines ressources matérielles, mais les biens extérieurs et l’argent peuvent-ils procurer le bonheur ? Plusieurs exemples montrent que les gens riches ne sont pas plus heureux. Pense seulement à la vie de tes vedettes préférées ! On peut aussi se demander pourquoi on achète des biens dont on n’a pas forcément besoin. À l’échelle planétaire, la surconsommation entraîne des défis. Selon l’organisation Global Footprint Network, l’humanité consomme actuellement en moins de huit mois la totalité des ressources renouvelables que la planète peut produire en une année entière.

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Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce que l’on possède. Saint-Augustin (354-480)

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L’argent ne fait pas le bonheur.

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État de pleine satisfaction, de contentement, de plénitude, de joie, de bien-être ; ce qui rend heureux.

«

«

Des bonheurs matériels

BONHEUR À RETENIR

Des jeunes aiment tellement jouer aux jeux vidéo qu’ils laissent de côté leurs responsabilités.


3.

Explique en quoi la dépendance à des plaisirs éphémères nuit à l’autonomie d’un individu.

4.

Les possessions matérielles d’une personne sont-elles le signe de son bonheur ? Pourquoi ?

LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE

À l’aide de mots-clés, nomme des exemples de conduites qui placent les individus dans une situation de dépendance néfaste pour leur santé physique ou mentale.

CHAPITRE 1

2.

ÇA M’INTÉRESSE !

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De nos jours, l’individu est bombardé de toutes sortes de messages, que ce soit au cinéma, à la télévision ou dans tout autre média informatique. Exerce-t-on toujours notre jugement critique devant l’écran ?

5.

a

Quelles conceptions du bonheur véhiculent les vidéoclips populaires auprès des jeunes ? Illustre ta réponse avec un exemple.

b

Ces visions du bonheur sont-elles réalistes ? À qui profitent-elles ? Appuie ton opinion sur des arguments pertinents.

Les défis de l’autonomie

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CHAPITRE 1

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Discussion sur la pub

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DÉSIR Concerne ce qui est souhaité, désirable ; les désirs n’ont pas de limites.

Beaucoup de publicités visent les jeunes. Décris-en une que tu as trouvé spécialement marquante et explique ce qui fait qu’elle retient l’attention des jeunes.

7.

Les gens ont-ils besoin de tout ce qu’on leur propose ?

9.

Quand le bonheur dépend du plaisir de consommer, peut-on dire alors qu’il menace l’autonomie ? Explique ta réponse.

CHAPITRE 1

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8.

p. 174 et 175

Les gens seraient-ils heureux s’ils n’avaient plus rien à désirer ?

Les défis de l’autonomie

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6.

À RETENIR

Concerne ce qui est nécessaire à l’existence, une exigence à satisfaire dans la vie quotidienne ; il disparait dès qu’il est satisfait.

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La société de consommation mêle souvent intentionnellement les concepts de besoin et désir ; elle fait passer des objets de désir pour des objets dont on a réellement besoin. La publicité a recours à des astuces pour convaincre la clientèle d’acheter un produit ou un service. Par exemple, elle fait voir des gens beaux, populaires, presque toujours jeunes, qui ont l’air heureux en consommant le produit qu’elle cherche à vendre. Réponds d’abord aux questions suivantes, puis discute de tes idées avec les élèves de ta classe. p. 171 et 172

BESOIN


LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE

Réussir sa vie : le sentiment d’accomplissement de soi

»

«

Aimer et être aimé L’être humain qui aime se sent utile et important, et celui qui a le sentiment d’être aimé a plus de confiance, d’estime et de courage. C’est difficile d’être heureux quand les gens autour de soi sont malheureux ou encore quand on se sent seul au monde. On dépend un peu du bonheur des autres, car dans le bonheur, il y a une part de réciprocité et d’interdépendance (les liens de dépendance qui nous unissent les uns aux autres).

Chantal Petitclerc est un modèle d’autonomie et de réussite. Au total, elle a remporté 21 médailles aux Jeux paralympiques. En 2016, elle est nommée au Sénat canadien.

CHAPITRE 1

«

L’être humain est un être de projet : il entreprend des choses et veut les réussir. Les moments de succès sont de grands moments de bonheur où on ressent de la fierté pour ce que l’on a fait et pour ce que l’on est. Une récompense pour ton travail ou une victoire pour ton équipe sportive sont des exemples de réussites. Denis Diderot Parfois, dans la vie, le succès ne dépend (1713-1784) pas que de soi. Il faut savoir accepter ses défaites sans perdre ce sentiment de contentement intérieur obtenu par la certitude d’avoir fait de son mieux. L’homme le plus heureux est celui qui fait le bonheur d’un plus grand nombre d’autres.

Crois-toi, connais-toi, respecte-toi. La pratique habituelle de ces trois maximes fait l’homme sain, éclairé, bon et heureux.

»

Marie-Jean Hérault de Séchelles (1759-1794)

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Point de vue religieux sur le bonheur L’être humain cherche un sens à sa vie, et les traditions religieuses proposent des réponses à ses questions. Les traditions religieuses parlent d’un bonheur qui s’atteint en adoptant des valeurs spirituelles comme l’amour, le respect, le partage, la compassion, le pardon, la tolérance et le sens de la gratuité. À quelle tradition religieuse peux-tu associer ce récit, connu sous le nom Les Béatitudes ? « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! » Évangile selon Matthieu (5, 3-10)

Réponse :

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CHAPITRE 1

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a

Quelle conception du bonheur semble la plus pertinente pour les jeunes en ce début de 21e siècle au Québec ? Pour quelles raisons ?

b

Laquelle, au contraire, semble la moins prometteuse et pourquoi ? Quelles valeurs y sont priorisées ?

C

Élabore un point de vue sur la conception du bonheur qui semble la plus pertinente pour les jeunes en l’appuyant sur des éléments pertinents et cohérents. Ensuite, fais part de tes idées en groupe, note les questions ou les objections de tes pairs, ainsi que les tiennes sur leur point de vue. p. 176 à 180

CONCEPTION DU BONHEUR ET ARGUMENTS

MES QUESTIONS ET MES OBJECTIONS

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CHAPITRE 1

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CELLES DE MES PAIRS

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11.

Fais la synthèse de ce que tu as appris et de tes réflexions sur les quêtes de bonheur. p. 174 et 175

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10.


v

� Comment définit-on

Dans ce chapitre, tu as réfléchi aux différentes façons de vivre l’autonomie et la dépendance, et à leurs effets. À la suite de tes réflexions, tu devrais pouvoir répondre aux questions suivantes :

f

9

u

laclasse.grandducenligne.com

l’autonomie ? Explique des façons de la vivre en donnant des exemples.

� Comment définit-on la dépendance ? Donne des exemples de manifestation de dépendance.

� Quelles conditions favorisent l’exercice de l’autonomie ?

� Pourquoi l’exercice de l’autonomie peut-il devenir une source de tensions ?

CHAPITRE 1

En bref

LES DÉFIS DE L’AUTONOMIE

La Classe numérique

� Comment certaines quêtes de bonheur mènentelles autant à l’autonomie qu’à la dépendance ?

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1.

Remplis la grille de mots entrecroisés sur l’autonomie et ses conditions.

1

Être soi-même et faire ses choix en fonction de ses propres valeurs.

2

Examiner d’un regard neutre et objectif tous les aspects d’une situation avant de porter un jugement.

3

Respecter les règles et les normes que la plupart des personnes considèrent convenables, est communément appelé le .

4

Fait d’être soumis ou soumise à quelqu’un ou à quelque chose, d’être sous son autorité, son influence ou d’en avoir besoin.

Être conscient ou consciente des effets de ses choix et en assumer les conséquences.

6

Capacité d’un individu de subvenir à ses besoins en décidant par lui-même de ses lois.

7

Juger des effets à moyen et à long terme de ses actes dans une situation risquée et faire preuve de discernement.

6

1 2 7 3

5

4

5

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CHAPITRE 1

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2.

En quoi l’autonomie peut-elle favoriser le vivre-ensemble en classe ? Donne des exemples.

3.

Est-il possible d’être totalement autonome ? Pourquoi ?

4.

Le bonheur est-il incompatible avec la dépendance ? Pour quelles raisons ?

« Pour être heureux, il faut avoir, Plus de vertus que de savoir, Plus d’amitié que de tendresse, Plus de conduite que d’esprit, Plus de santé que de richesse, Plus de repos que de profit. »

EXERCER SON AUTONOMIE ET LA FAIRE RECONNAÎTRE !

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Ajoute un vers à ce poème de Charles-François Panard (1689-1765) :

Réfléchis aux règles qui guident les adolescents et adolescentes, à leurs valeurs et à leurs conceptions du bonheur. Cible des actions concrètes qui pourraient être entreprises par ceux-ci pour relever de façon satisfaisante les défis de l’autonomie (à l’école, à la maison, en amitié et éventuellement au travail).

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CHAPITRE 1

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2

Le divin

CHAPITRE

CULTURE RELIGIEUSE

sous toutes ses formes On utilise souvent le mot Dieu pour parler du divin. Pourtant, selon les traditions religieuses, la ou les divinités vénérées portent des noms différents, ont des traits spécifiques, et divers symboles leur sont associés. Dans ce chapitre, tu prendras connaissance de différentes façons de se représenter le divin. QUELS NOMS LES CROYANTS ET CROYANTES LUI DONNENT-ILS ?

Quels sont ses attributs ?

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Quels symboles utilise-t-on pour le représenter ?

Point de départ......................................................................................... 22 Action Le divin : qui ou quoi, et comment ? ................................................... 24 Des symboles associés au divin ........................................................... 33 Les représentations du divin, parlons-en ! ....................................... 39

En bref............................................................................................................... 41

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Point de départ

«

Par Dieu, j’entends un être absolument infini, c’est-à-dire une substance constituée d’une infinité d’attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie.

»

Baruch Spinoza, philosophe hollandais, (1632-1677)

1.

Pour chaque tradition religieuse, nomme des dieux ou des déesses que tu connais.

TRADITION RELIGIEUSE

NOMS DONNÉS AU DIVIN

Christianisme Judaïsme Islam Hindouisme Bouddhisme Spiritualités autochtones

22

Choisis l’une des traditions religieuses évoquées au numéro 1. que tu ne connais pas et cherche une représentation que l’on y fait du divin. Dessine-la de ton mieux ou décris-la de façon détaillée.

CHAPITRE 2

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2.

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Autres religions


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4.

a

d

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f

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Dans cette page, encercle les expressions du religieux qui représentent ou symbolisent le divin dans les différentes traditions religieuses. Tu vérifieras tes réponses à la fin de ce chapitre.

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LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

Observe les expressions du religieux suivantes. D’abord, tente de les identifier spontanément et d’indiquer à quelle tradition religieuse elles sont associées. Ensuite, joins-toi à un ou deux élèves de ta classe pour comparer vos réponses. p. 147

CHAPITRE 2

3.

CHAPITRE 2

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Action

Le divin : qui ou quoi, et comment ?

Pour comprendre qui ou quoi, et comment est Dieu, les traditions religieuses utilisent des mots et des images. Dans les pages suivantes, tu liras de l’information sur les différentes représentations du divin dans les grandes traditions religieuses en prenant connaissance des noms donnés aux divinités ainsi qu’à leurs attributs :

• leurs caractéristiques physiques s’il y a lieu : par exemple, la couleur de la peau, les traits ou les membres. Parfois, on attribue une forme humaine au divin (anthropomorphisme) ou une forme animale (zoomorphisme) ; • leurs qualificatifs : par exemple, unique, éternel (sans commencement ni fin), créateur (de l’univers, de l’être humain), omnipotent (il est tout-puissant), omniprésent (il est partout), omniscient (il sait tout) ; • leurs sentiments : par exemple, la jalousie, la colère, la bonté, la miséricorde.

DIVINITÉ

Pour mieux comprendre, prenons l’exemple du Sphinx. Un mythe grec raconte qu’il y a 3000 ans, vivait un monstre appelé le Sphinx. Cette créature mythique était dotée d’un corps de lion, d’une tête humaine et d’ailes d’oiseau (caractéristiques physiques). Il gardait férocement l’entrée de la ville de Thèbes en soumettant son énigme à chaque personne (qualificatifs : féroce, gardien). Les gens qui échouaient étaient étranglés et dévorés ! Un jour, Œdipe est parvenu à résoudre l’énigme. Furieux, le Sphinx s’est lancé du haut d’un rocher et est mort (sentiment : furieux).

ÇA M’INTÉRESSE ! Et toi, as-tu réussi à résoudre l’énigme du Sphinx (p. 5) ?

Qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir ? Il s’agit de l’être humain. Bébé, il marche à quatre pattes, adulte, il se déplace sur deux jambes, très âgé, il se sert d’une canne pour avancer, ce qui donne l’impression qu’il a trois pattes. L’énigme du Sphinx renvoie donc aux trois âges de la vie : l’enfance où l’individu doit développer son autonomie, l’âge adulte où il est autonome et la vieillesse qui entraîne parfois une perte d’autonomie.

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CHAPITRE 2

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Un être surnaturel et supérieur ayant un pouvoir sur l’être humain et son environnement et des attributs particuliers. Le mot dieu désigne une divinité masculine, le mot déesse, une divinité féminine.

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À RETENIR


LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

Le judaïsme : un Dieu au-delà de tout nom et de toute représentation p. 152 et 153 Le judaïsme est la première tradition religieuse à affirmer l’existence d’un seul Dieu. Les juifs croient en un Dieu créateur, unique, le seul à qui l’on doit rendre un culte. Cette profession de foi s’exprime dans la prière que les juifs adressent à Dieu trois fois par jour, le Shema Israël :

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Les 10 commandements en hébreu, Jérusalem

1.

«

Écoute Israël ! L’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est UN. Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

»

Deutéronome 6, 4-5

L’interdiction de représenter Dieu trouverait son origine principale dans l’interprétation d’un extrait du livre de l’Exode qui retrace un épisode de l’histoire de Moïse. Ce récit raconte que, pendant l’ascension du mont Sinaï par Moïse pour rencontrer Dieu, les Hébreux ont construit une idole en or (le veau d’or). À son arrivée, quand Moïse a vu ce que son peuple avait fait, il s’est mis en colère et a brisé les Tables de la Loi, des tablettes en pierre sur lesquelles étaient gravés les 10 commandements donnés par Dieu. La suite du récit raconte la punition de plusieurs membres du peuple hébreu et, en conclusion, Dieu invite Moïse à retailler les Tables de la Loi pour y réécrire les 10 commandements.

Lis les deux premiers commandements et réponds aux questions. Extrait de l’Exode « Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car moi l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux […]. » Exode 20, 3-5

a

Quel nom donne-t-on à Dieu dans ce récit biblique ?

b

Nomme un trait de Dieu reconnaissable dans cet extrait.

c

Quelle information fournit-on sur la représentation du divin dans la tradition juive ?

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CHAPITRE 2

Pour les juifs, Dieu est au-delà de tout ce qu’on peut imaginer, comprendre ou voir : Dieu est insaisissable. C’est pourquoi, dans le judaïsme, il est interdit de représenter le divin et même de nommer Dieu. Dans la Bible, Dieu est souvent désigné à l’aide des quatre lettres YHWH (le tétragramme) que les juifs ne prononcent pas. Selon les courants, il est appelé Adonaï, Seigneur ou Élohim.

CHAPITRE 2

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Le christianisme : un Dieu unique en trois personnes

p. 154 à 157

Le christianisme est une religion monothéiste comme le judaïsme. Ces deux traditions partagent les récits de l’Ancien Testament de la Bible chrétienne. Les chrétiens croient en un Dieu unique, mais divisé en trois personnes : Dieu le Père, Jésus le Fils et le Saint-Esprit. Ces trois aspects de Dieu sont à la fois distincts et unis au sein d’une même divinité , formant ainsi la Trinité , dont le triangle est le symbole. Dieu le Père a longtemps été symbolisé par une main sortant du ciel. À partir du 10e siècle, on a commencé à le représenter sous l’apparence d’un vieil homme barbu. L’image de Jésus, barbu aux cheveux longs et à la tête parfois auréolée d’un halo lumineux, est présente dans l’ iconographie dès le 6e siècle. Quant au Saint-Esprit, il est souvent dépeint sous la forme d’une colombe, symbole issu d’un passage du Nouveau Testament où est raconté le baptême de Jésus. Par contre, dans la plupart des Églises protestantes, les représentations La Sainte Trinité, Giovanni Maria Conti della imagées du divin sont Camera, (1614-1670) interdites afin de respecter les commandements donnés à Moïse. Pour plusieurs de ces Églises, le Saint-Esprit prend une importance déterminante. Les fidèles lui attribuent des dons de guérison et des miracles.

La prière ci-dessous est appelée Credo, mot latin signifiant « je crois ». C’est la profession de foi commune à tous les chrétiens. Dans cette prière, souligne les noms donnés au divin et surligne des qualificatifs qu’on lui attribue.

Peinture représentant Jésus, Emanuel Dite, (1862-1944)

Le Credo Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois au Saint-Esprit, à la sainte Église catholique (certains protestants disent : la sainte Église universelle ou la sainte Église chrétienne), à la communion des saints, au pardon des péchés, à la résurrection de la chair, et à la vie éternelle. Amen.

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CHAPITRE 2

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2.

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Dans un récit biblique, la Genèse, on raconte la création de l’univers et de l’être humain par Dieu. On y affirme que Dieu est créateur, tout-puissant et qu’il a fait l’être humain à son image.


LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

L’islam : un Dieu caché p. 158 et 159 aux 99 attributs

Dans l’islam, comme dans le judaïsme, il est interdit de faire une représentation personnifiée du divin. Par contre, il est permis de le nommer, mais plus encore, il est recommandé de dire et de réciter le plus souvent possible son seul nom (Allah) et tous ses attributs. Le Coran le désigne par 99 attributs dont Le Tout-Miséricordieux, Le Clément, Le Généreux, Le Tout-Puissant et L’Omniscient. Le fidèle égrène le chapelet musulman qui compte 99 grains en prononçant les noms de Dieu.

«

J’atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu, et que Muhammad est son messager.

»

Calligraphie du nom de Dieu (Allah en arabe)

En raison de l’interdit de représentation du divin, les musulmans ont développé l’art de la calligraphie (art de l’écriture) décorant très souvent les mosquées avec des versets coraniques calligraphiés, pour donner une forme visuelle à la parole divine.

Les représentations de Dieu par les juifs, les chrétiens et les musulmans ont plusieurs points communs. Lesquels et pourquoi ?

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3.

CHAPITRE 2

Comme le judaïsme et le christianisme, l’islam est une religion monothéiste . Le Dieu des musulmans (Allah en arabe) est donc un Dieu unique qui n’a pas d’égal, d’associé, ni de famille, contrairement à la conception chrétienne de la Trinité. Créateur de l’univers et de l’être humain, Allah est tout-puissant et éternel. Il connaît tout, entend tout, voit tout. Tout ce qui arrive est le produit de sa volonté. La profession de foi (shahâda) contient la conception musulmane de l’unicité de Dieu :

ÇA M’INTÉRESSE ! Durant plusieurs siècles et encore dans plusieurs milieux, il est interdit de faire des représentations en peinture ou en sculpture, non seulement du divin, mais également de l’être humain. Toutefois, dans certains courants de l’islam, des portraits de Muhammad et des saints sont apparus dès le 12e siècle.

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CHAPITRE 2

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Les spiritualités autochtones : un monde d’esprits

p. 160 et 161

Dans la conception autochtone, les dieux ou plutôt les esprits (ou « âmes ») habitent toute chose (êtres humains, animaux, plantes ou éléments de la nature tels que rivières, vents ou montagnes). Selon les nations, un nombre incalculable d’esprits sont honorés. Plusieurs nations croient en un Grand Esprit, Grand Mystère ou Créateur. Les Algonquins l’appellent Kichi Manitou ou Grand Manitou ; les Iroquois l’appellent Orenda. C’est un esprit bienveillant et bon, mais qui peut aussi être menaçant si on lui manque de respect. La croyance en un Maître des animaux est assez répandue dans les nations autochtones (comme Michabou, le Grand Lièvre chez les Algonquins, ou Sedna, la déesse des animaux marins chez les Inuits). Au cours des rituels avant la chasse, certaines tribus célèbrent et demandent la protection des esprits des animaux.

ÇA M’INTÉRESSE ! Pour les Première Nations, les diverses spiritualités ne s’opposent pas, elles sont des moyens différents d’entrer en contact avec le monde des esprits. Un grand nombre d’Autochtones appartiennent aujourd’hui aux Églises catholique et protestante sans pour autant renoncer à leurs croyances ou pratiques traditionnelles (forme de syncrétisme).

4.

Lis le résumé du mythe de création des Algonquins. Encadre le sentiment attribué à Kichi Manitou et surligne ses qualificatifs.

Après le déluge, Wisakedjak (la grue) dit aux animaux survivants que, pour faire renaître le monde, il faudrait ramener une poignée de terre où les arbres et les plantes pourraient repousser. Les animaux plongèrent les uns après les autres, sans succès. Hors le rat musqué, qui après trois jours sous l’eau, apparut avec une poignée de terre. La grue prit cette terre pour la mettre sur le dos de la tortue, et le monde put renaître, tel que nous le connaissons aujourd’hui, flottant sur le dos de la tortue. Adaptation du récit du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, La création du monde, [En ligne], 2016.

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CHAPITRE 2

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Selon le mythe de création des Algonquins, au début des temps, les animaux régnaient ensemble et en harmonie, sur le monde. Un jour, un conflit éclata entre eux. Quand Kichi Manitou, le Créateur, les vit se battre, il se mit en colère. Pour les punir, il engendra une grosse inondation pour détruire le monde et en faire renaître un nouveau.

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Kichi Manitou et le mythe de création des Algonquins


LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

L’hindouisme : un Dieu suprême et une multitude de divinités

p. 162 et 163

CHAPITRE 2

C’est tout un défi que de s’attarder aux représentations du divin dans l’hindouisme ! Non seulement les hindous peuvent vénérer plusieurs divinités, chacune pouvant être représentée de diverses façons, mais ils acceptent aussi l’idée d’un seul Dieu, un Dieu suprême. Selon les écoles de pensée, les régions ou les personnes, cet être supérieur est appelé l’Un, l’Absolu ou Brahman. Il est impersonnel et indescriptible, il englobe tous les dieux et déesses ainsi que l’ensemble de l’univers. Lorsqu’elle entre en relation avec le monde pour le créer, le protéger ou le détruire, cette divinité suprême prend la forme de Brahma, Shiva et Vishnu, regroupées sous le nom de Trimurti . Les trois sons « A », « U » et « M » qui composent la syllabe sacrée AUM réfèrent à cette trinité hindoue.

La Trimurti Brahma crée le monde et le recrée encore lorsqu’il est détruit. Grâce à ses quatre têtes, il peut regarder dans toutes les directions, et ses quatre bras lui servent à tenir les Veda , les recueils religieux à la base de l’hindouisme. Shiva détruit le monde tombé dans la décadence afin qu’il soit recréé à la fin de chaque cycle cosmique . On le présente avec un troisième œil (symbolise la sagesse), un croissant de lune sur sa chevelure (symbolise le cycle du temps) et un trident qui peut être perçu comme une arme de destruction. Sa peau bleue réfère au ciel et à la dimension cosmique des divinités, et symbolise le courage, la puissance et la stabilité.

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Vishnu veille à faire respecter le dharma (l’ordre dans l’univers) et à le restaurer lorsqu’il est décadent (son coquillage symbolise la création). Son disque (symbolise la puissance de l’esprit) et sa massue (symbolise l’autorité) lui servent à se débarrasser de tout ce qui pourrait nuire à la stabilité du monde ; c’est pourquoi on peut le représenter aussi avec la peau bleue.

5.

Identifie les divinités représentées ci-dessous.

Le divin sous toutes ses formes

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CHAPITRE 2

29

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Le bouddhisme : une religion sans dieu

p. 164 et 165

La représentation du concept de Dieu dans le bouddhisme est un cas particulier, parce que les bouddhistes ne croient pas en un dieu créateur ou suprême. Le Bouddha, Siddharta Gautama, n’est pas un dieu mais un être humain, comme les autres, qui a reçu l’ Éveil . Par cet Éveil, il a compris la cause de la souffrance et la manière de s’en libérer. En suivant les enseignements du Bouddha, l’être humain peut espérer accéder à l’Éveil. On prête tout de même au Bouddha des attributs spéciaux tels que l’omniscience (il sait tout) et l’amour universel. Les sculptures et l’iconographie le représentent dans diverses positions, souvent assis et en méditation , mais aussi en train d’enseigner, faisant un geste de protection de la main ou même couché dans Le Bouddha en méditation la posture où il s’est éteint. Le visage du Bouddha est aussi caractérisé par l’impression de bien-être et de joie profonde. Les bouddhas, dans les courants bouddhiques où l’on en reconnaît plusieurs, et même les boddhisattvas , les « presque Éveillés » sont aussi représentés en image ou en sculpture.

30

Pourquoi le Bouddha est-il représenté avec de longues oreilles ? Avant d’être le Bouddha, Siddharta Gautama était un prince et, comme tout enfant de lignée royale, il avait dû porter de lourdes boucles d’oreilles. Elles symbolisent aussi sa sagesse et sa capacité d’écoute.

Pourquoi y a-t-il différentes représentations du Bouddha ? Parles-en avec d’autres élèves de la classe et soumettez vos hypothèses.

CHAPITRE 2

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6.

ÇA M’INTÉRESSE !

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Certains courants du bouddhisme intègrent des dieux et des déesses souvent empruntés à des traditions locales d’autres cultures religieuses et aussi prisonniers du cycle des renaissances ( samsara ). Les bouddhistes peuvent leur adresser des prières et des offrandes, mais ces dieux et déesses ne les aident pas directement à atteindre l’Éveil.


Relie par une flèche les traditions religieuses aux noms qu’elles donnent au divin.

TRADITION RELIGIEUSE

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8.

NOM DU DIVIN

Judaïsme

Allah

Christianisme

Adonaï

Islam

Trinité

Spiritualités autochtones

Shiva

Hindouisme

Seigneur

Bouddhisme

Grand Esprit

b

Que remarques-tu en observant ce tableau ?

Qui suis-je ? À quelle tradition religieuse suis-je associé ?

a

Je suis un Dieu jaloux.

b

Je suis un Dieu unique en trois personnes.

c

J’exprime ma colère envers mon peuple en inondant le territoire.

d

Nous sommes les trois dieux formant la Trimurti.

e

Je suis souvent représenté sous la forme d’une colombe.

f

On me désigne par 99 attributs tels que Le Tout-Miséricordieux ou L’Omniscient.

Le divin sous toutes ses formes

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LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

a

CHAPITRE 2

7.

CHAPITRE 2

31

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9.

a

À l’aide de la banque de mots, construis un réseau de concepts sur les qualificatifs associés au divin en respectant les consignes suivantes : • inscris en bleu les noms donnés au divin ; • inscris en rouge les qualificatifs associés au divin ;

Grand Esprit

Trinité

Adonaï

Shiva

menaçant

unique

tout-puissant

créateur

bienveillant

Légende de couleurs des liens :

b

32

CHAPITRE 2

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Judaïsme

Christianisme

Hindouisme

Spiritualités autochtones

Islam

Que remarques-tu en observant ce réseau de concepts ?

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Allah

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• utilise des crayons de couleurs différentes (une couleur par tradition religieuse) pour tracer les liens entre les noms et les qualificatifs du divin, puis complète la légende.


LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

Des symboles associés au divin En plus des noms et des attributs donnés au divin, les traditions religieuses emploient des symboles pour le représenter. Le mot symbole indique que, derrière l’image ou l’objet, se cache un sens. Dans les pages suivantes, tu découvriras la diversité des symboles associés au divin : un élément, une forme, une couleur,

CHAPITRE 2

un végétal, un animal ou un objet.

Des éléments L’eau L’eau est la source de toute vie, un symbole de fertilité. L’eau peut détruire, comme dans le récit biblique du Déluge, mais aussi nettoyer. Elle est associée à la purification dans de nombreuses religions. Par exemple, dans l’islam, elle sert aux ablutions avant les prières afin Allahabad en Inde, lors du pèlerinage de la Kumbh Mela en 2013, des millions d’hindous de nettoyer les fidèles de leurs impuretés. Dans ont plongé dans les eaux du Gange. le sacrement du baptême chrétien, l’eau sert à laver du péché originel. Les hindous se purifient de leurs fautes dans les eaux du Gange. Pour les bouddhistes, la contemplation de l’eau sert de support à la méditation.

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Le feu Le feu est présent dans toutes les traditions religieuses. Il symbolise la présence ou la parole divine, la purification ou la destruction (le feu de l’enfer). Il sert d’offrande et est source de lumière. Dans les récits du christianisme, Dieu se montre à Moïse sous l’apparence d’un buisson enflammé (le Buisson ardent) et prend la forme de langues de feu au moment de la Pentecôte (Saint-Esprit). Chez les peuples autochtones, on observe le rite de purification par le feu et on fume le calumet de la paix. Les hindous et les bouddhistes brûlent les corps de leurs défunts (crémation). Dans chaque synagogue, les juifs placent une menorah dont les flammes symbolisent la présence de Dieu et son regard qui veille sur la Terre. De même, dans le Coran, on parle de Dieu comme d’une lumière dont le symbole est la lampe.

La menorah, chandelier à sept branches, orne souvent les synagogues.

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Le divin sous toutes ses formes

CHAPITRE 2

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Des formes La croix Pour les chrétiens, la croix symbolise la grandeur de l’amour de Dieu qui a offert son fils en sacrifice pour sauver les êtres humains. La crucifixion et la mort de Jésus est un signe de la toute-puissance de l’amour divin, le plus important des attributs de Dieu. La croix évoque aussi la Trinité par ses trois branches supérieures. Une prière catholique consiste à tracer une croix sur soi en se touchant, avec la main droite, du front à la poitrine, de l’épaule gauche à l’épaule droite, en citant la Trinité : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Certaines Églises protestantes y voient une superstition et ne l’emploient pas.

Le cercle

Des couleurs Le blanc Le blanc symbolise la pureté, l’innocence et la lumière qui guide les fidèles. Dans l’iconographie chrétienne, on représente souvent la présence de Dieu le Père par une lumière blanche, le Saint-Esprit par une colombe blanche et les anges habillés de blanc et baignés de lumière.

Le vert Le vert est la couleur du printemps et de la vie nouvelle. Cette couleur incarne l’espoir, le salut , la libération. Le vert est l’un des symboles de l’islam. Les descriptions du Coran évoquent une image verdoyante du paradis, possiblement inspirée par l’aspect des oasis dans le désert.

34

CHAPITRE 2

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ÇA M’INTÉRESSE ! Au contraire, le noir est la couleur de la nuit, de l’obscurité, du mal, du mystère, du danger, du malheur et du deuil. Au Moyen-Âge, le noir représentait le péché et le diable pour les chrétiens. C’est aussi la couleur des habits religieux, un signe de renoncement et d’humilité.

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Les bouddhistes utilisent aussi le cercle pour représenter le monde (la roue de la vie).

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Chez les peuples autochtones, l’univers est symbolisé par la forme du cercle, représentant l’harmonie de la création. Chaque être vivant et tout ce qui existe font partie du cercle de la vie et sont reliés les uns aux autres. Le cercle sacré comprend quatre parties. L’est en jaune (où le soleil se lève) correspond aux premiers pas de la vie, au printemps et au jour naissant ; le sud en rouge (où se trouve la lune) représente l’adolescence, l’été et la croissance ; l’ouest en noir (où le soleil se couche) symbolise l’âge adulte, l’automne et l’introspection ; le nord en blanc (où il fait sombre) est associé à la vieillesse, à l’hiver et à la sagesse.


LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

Des végétaux La fleur de lotus

Le Bouddha émergeant d’une fleur de lotus.

CHAPITRE 2

Symbole de la création, de la pureté, de la perfection et du dharma ( ordre social et religieux), la fleur de lotus est associée au divin. Pour les bouddhistes, le lotus représente le chemin spirituel : ses racines poussent dans la vase (symbolisant les faiblesses humaines), sa tige représente le cordon ombilical qui relie l’être humain à ses origines, tandis que ses pétales s’ouvrent en direction du Soleil (symbolisant la libération ou l’Éveil).

Le rameau d’olivier Le rameau d’olivier, porté par une colombe blanche, est le symbole choisi par Dieu pour signifier à Noé la fin du Déluge dans le récit biblique. Le rameau d’olivier est le symbole du pardon et de la paix.

Des animaux

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Le poisson Le poisson est l’image la plus ancienne associée à Jésus. L’origine de cette représentation vient du grec ancien, les premières lettres de l’expression « Jésus, fils de Dieu, Sauveur » formant le mot ichtus, qui signifie « poisson ».

La vache Dans l’hindouisme, la vache est associée à la Déesse-Mère, elle a donc un caractère sacré. Par considération, on la laisse circuler librement. De plus, pour respecter les règles du végétarisme issues du principe de non-violence et du fait que l’humain partage l’atman (le Soi ou l’âme universelle) avec les animaux, la consommation de sa viande est interdite.

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CHAPITRE 2

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Des objets Statues, images et icônes Dans plusieurs traditions religieuses, des statues et des images aident les fidèles à se recueillir et à prier. Parfois, les membres d’une religion les considèrent comme le divin lui-même (on lui apporte des offrandes, par exemple). On parle alors d’une idole. Dans le christianisme, les orthodoxes vénèrent les icônes, des peintures représentant Jésus, la Vierge Marie ou les saints et les saintes du passé. Ils les considèrent comme un reflet de Dieu.

Icône de la Trinité

ÇA M’INTÉRESSE ! Aux 8e et 9e siècles, de nombreuses icônes furent détruites dans un conflit qui divisa les chrétiens : la crise iconoclaste. L’iconoclasme (mot d’origine grecque signifiant « briseur d’images ») est une doctrine qui interdit la représentation du Christ et des saints en image. Elle s’appuie sur le commandement de la Bible : « Tu ne feras pas d’image taillée. » Exode 20, 4

La Ka’ba

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CHAPITRE 2

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Selon le Coran, la Ka’ba aurait été construite par le prophète Ibrahim (connu dans la Bible sous le nom d’Abraham) et son fils Ismaël. Lieu de pèlerinage bien avant les débuts de l’islam, la Ka’ba est réutilisée par le prophète Muhammad. En effet, plutôt que de la détruire, celui-ci en fit un symbole du Dieu unique en la vidant de toutes les idoles qui s’y trouvaient.

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La Ka’ba


2.

À l’aide des informations données dans le texte de la page 34, dessine le cercle sacré, symbole des spiritualités autochtones. Indique clairement ce que représente chaque partie du cercle.

3.

Que fait cette personne ? À quelle tradition est-elle liée ? Explique avec tes mots le sens de ce geste.

LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

Parmi les symboles associés au divin que tu as étudiés, lesquels peux-tu voir dans l’environnement social et culturel québécois ? Donne des exemples.

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CHAPITRE 2

1.

«Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.»

4.

a

Que représente l’image ci-contre ?

b

Que symbolise cette expression du religieux ?

c

À quelle tradition religieuse est-elle associée ?

Le divin sous toutes ses formes

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CHAPITRE 2

37

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5.

6.

À l’aide de mots-clés, explique le sens de chaque symbole.

a

Le feu (ou la lumière) :

b

La fleur de lotus :

c

L’eau :

d

L’icône :

e

Le cercle :

f

Le blanc :

Parmi ces énoncés, coche celui ou ceux qui sont vrais. • Le symbole de la croix exprime la puissance de l’amour divin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • La différence principale entre une idole et une image représentant le divin consiste dans le fait que, pour les fidèles, la divinité est dans l’image. . . . . . . . . . . . . • Le vert est l’un des principaux symboles de l’islam. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • Dans une synagogue, on trouve une menorah dont les flammes rappellent la présence divine. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Fonts baptismaux d’une chapelle de Vienne

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CHAPITRE 2

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Observe l’image. Décris les représentations du divin et explique la signification des symboles.

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7.


LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

Les représentations du divin, parlons-en ! Dans ce chapitre, tu as appris que, dans certaines traditions religieuses, il est interdit de représenter le divin sous quelque forme que ce soit ou même de prononcer son nom, alors que dans d’autres, ces représentations sont nombreuses et variées. Réponds aux questions suivantes pour faire la synthèse de tes découvertes

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1.

a

p. 174 et 175

Coche les traditions religieuses ou courants à l’intérieur d’une tradition religieuse où il est interdit de représenter le divin de façon imagée. • Judaïsme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

• Islam . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

• Catholicisme (courant du christianisme) . . . . . . . .

• Bouddhisme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

• Protestantisme (courant du christianisme) . . . . . . . .

• Hindouisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

• Orthodoxie (courant du christianisme) . . . . . . . .

• Spiritualités autochtones . . . . . . . . .

b

D’où cet interdit tire-t-il son origine ?

c

Quels sont les arguments contre la représentation imagée ou personnifiée de Dieu ?

d

Nomme des représentations symboliques ou littéraires que ces traditions associent au divin.

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CHAPITRE 2

et n’hésite pas à effectuer quelques recherches sur le sujet !

CHAPITRE 2

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Coche les traditions religieuses ou courants à l’intérieur d’une tradition religieuse où il est permis de représenter le divin de façon imagée. • Judaïsme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

• Islam . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

• Catholicisme (courant du christianisme) . . . . . . . .

• Bouddhisme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

• Protestantisme (courant du christianisme) . . . . . . . .

• Hindouisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

• Orthodoxie (courant du christianisme) . . . . . . . .

• Spiritualités autochtones . . . . . . . . .

b

Quelle est la fonction des images et des statues représentant le divin pour les croyants et croyantes ?

c

Quels sont les arguments en faveur de la représentation imagée ou personnifiée de Dieu ?

Maintenant, compare ton analyse avec celles des élèves de ta classe et discutes-en. Ajoute les idées que tu trouves intéressantes à tes réponses avec un crayon p. 176 à 180 de couleur différente. Avant d’exprimer tes idées, assure-toi que tes éléments de réponses sont valables, vérifiés et pertinents. N’hésite pas à interroger les points de vue de tes pairs par des questions comme : • D’où vient cette information ? L’as-tu vérifiée ( jugement de réalité ) ? • Quand tu dis : « Tous les chrétiens… », ne fais-tu pas une généralisation abusive ? • Tu appuies ta réflexion sur un récit biblique. En as-tu cité la source ?

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CHAPITRE 2

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3.

a

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2.


En bref

5 � Quelles sont les définitions

1.

a

y

d

laclasse.grandducenligne.com

des termes suivants : divinité, dieu, déesse, idole, esprit ?

� Quels noms les différentes traditions religieuses attribuent-elles au divin ?

� Selon les traditions religieuses, quels attributs donne-t-on au divin (qualificatifs, caractéristiques physiques, sentiments) ?

� Quels symboles (couleurs, éléments, végétaux, formes, animaux) associe-t-on au divin ?

CHAPITRE 2

Dans ce chapitre, tu as réfléchi aux différentes façons de se représenter le divin : aux noms et aux attributs qui lui sont donnés et aux symboles qui le représentent ou le rappellent aux croyants et croyantes. À la suite de tes réflexions, tu devrais pouvoir répondre aux questions suivantes :

j

LE DIVIN SOUS TOUTES SES FORMES

La Classe numérique

Observe bien l’image de la page 21 et nomme toutes les expressions du religieux que tu reconnais. Ensuite, associe-les à leur tradition religieuse respective en remplissant le tableau suivant.

Christianisme

Judaïsme

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Islam

Hindouisme

Bouddhisme

b

2.

Quelle tradition religieuse à l’étude n’est pas représentée dans cette image ? Quelles expressions du religieux liées au divin peux-tu associer à cette tradition ?

Vérifie tes réponses à la question 4 de la page 23 à la lumière de tes nouvelles connaissances. Quel est le point commun entre les expressions du religieux présentées sur cette page ?

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CHAPITRE 2

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Remplis le tableau synthèse en y inscrivant ce que tu as appris dans ce chapitre.

TRADITION RELIGIEUSE

NOMS DU DIVIN

QUALIFICATIFS DU DIVIN

UN SYMBOLE ET SON SENS

APPROFONDIS L’UNIVERS DES SYMBOLES RELIGIEUX !

Certains de ces symboles ont-ils piqué ta curiosité ? Tu te demandes peut-être quel sens cache la couleur rouge, la forme de l’étoile, la terre et l’air ou encore un animal comme le serpent. Fais ta propre recherche documentaire* pour répondre à des questions comme : Quel est le sens caché dans ce symbole ? Comment peut-on l’interpréter ? À quelle tradition religieuse peut-on l’associer ? Existe-t-il des traces de sa présence à d’autres époques ? Dans les écrits fondamentaux des traditions religieuses ? Dans d’autres sociétés ?

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3.

* Assure-toi que l’ouvrage ou le site Internet que tu consultes est crédible et que tu peux te fier à l’information qu’il contient (en vérifiant la formation de l’auteur ou auteure, par exemple).

42

CHAPITRE 2

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3

Libres

CHAPITRE

ÉTHIQUE

comme l’air ? À l’adolescence, la liberté prend tout son sens. Tu veux être libre d’agir comme tu le veux, libre d’exprimer tes propres opinions, libre de faire tes propres choix. Dans une société démocratique comme le Québec, la liberté est un droit reconnu à chaque personne, sans discrimination. PEUT-ON TOUT FAIRE, TOUT DIRE SOUS PRÉTEXTE QUE L’ON EST DES ÊTRES LIBRES ?

La liberté a-t-elle des limites ?

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La liberté s’exprime-t-elle de la même façon dans la vie privée et dans la vie publique ?

Point de départ.........................................................................................44 Action Réflexions sur la liberté ........................................................................... 46 Les motifs qui fondent les choix........................................................... 51 En privé et en public ................................................................................ 54 Internet et la liberté d’expression.........................................................57

En bref............................................................................................................... 61

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Point de départ

«

La liberté, ce n’est pas de pouvoir ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on peut.

»

Jean-Paul Sartre, philosophe français (1905-1980)

1.

Dans quels contextes les êtres humains se sentent-ils libres ?

2.

a

Coche le ou les énoncés qui définissent le mot liberté. • La liberté, c’est l’état d’un être qui est libre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • La liberté, c’est le pouvoir d’agir sans contrainte. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • La liberté, c’est l’absence d’obligation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • La liberté, c’est faire ce que l’on veut. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • La liberté, c’est choisir parmi diverses possibilités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

• La liberté, c’est la situation d’une personne qui n’est pas dépendante. . . . . . . .

b

Actuellement, quelle est la définition la plus commune chez les jeunes du mot liberté ? La liberté, c’est

44

CHAPITRE 3

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Libres comme l’air ?

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• La liberté, c’est une valeur fondamentale défendue dans le monde. . . . . . . . . .

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• La liberté, c’est le droit de faire tout ce que les lois permettent. . . . . . . . . . . . . .


a

LIBRES COMME L’AIR ?

3.

Le thème de la liberté soulève plusieurs questions éthiques. Parmi les suivantes, souligne celles qui interpellent le plus les jeunes d’aujourd’hui. • Qu’est-ce que la liberté ? La liberté a-t-elle le même sens pour tout le monde ? • Y a-t-il des limites à la liberté ? Quelles sont-elles ? • Pour quelles raisons ces limites ont-elles été mises en place ?

b

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4.

CHAPITRE 3

• Ces limites sont-elles les mêmes pour chaque personne ? Pour chaque société ? Quelle autre question éthique peut-on formuler pour réfléchir sur le thème de la liberté ? p. 145

Réponds d’abord individuellement aux questions ci-dessous. Ensuite, compare tes réponses avec celles de tes camarades.

a

A-t-on toujours le droit, sous prétexte qu’on est libre, de faire ce qu’on veut quand on veut ? Illustre ta réponse par un exemple.

b

A-t-on toujours le droit, sous prétexte qu’on est libre, de dire tout ce qu’on pense ? Illustre ta réponse par un exemple.

ÇA M’INTÉRESSE ! La statue de la Liberté est un symbole internationalement reconnu. Offerte par la France aux États-Unis en 1886, elle est le symbole du lien d’amitié entre ces deux nations. Sa torche symbolise la lumière éclairant le monde, un signe de vie et de connaissance. Les sept pointes de sa couronne représentent les continents et la paix entre les nations. Sa main gauche porte la tablette de la loi, symbole de la justice. Enfin, la statue symbolise la liberté offerte à tous les immigrants et immigrantes de nombreux pays vers les États-Unis. La statue de la Liberté à New York

Libres comme l’air ?

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CHAPITRE 3

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Action

Réflexions sur la liberté

La liberté est un vaste sujet de réflexion parce qu’il en existe différents types, ainsi que plusieurs façons de la définir.

La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, article 6

Des limites à la liberté

À RETENIR

Une contrainte, un devoir, quelque chose qu’il faut faire, qu’on le veuille ou non, parce que les lois et les règles ou encore la morale (les valeurs, les normes, les principes moraux, les règles morales) l’imposent. p. 144 à 146

Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité.

»

Victor Hugo (1802-1885)

RESPONSABILITÉ Une obligation qu’on se donne à soi-même, la nécessité de remplir un engagement ou de répondre de quelque chose.

Les lois Devant la loi , il n’y a pas de distinction ; chaque citoyen ou citoyenne jouit des mêmes libertés et est soumis ou soumise aux mêmes obligations que tous les autres. Par exemple, dans quelques années, avec un permis, tu seras libre de conduire une voiture, mais tu devras respecter les règles du code de la route. Pour protéger les libertés de chaque individu, un système de coercition est mis en place. Ceux ou celles qui contreviennent aux lois et briment les droits et libertés des autres sont sanctionnés. 46

CHAPITRE 3

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OBLIGATION

«

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La liberté totale ou absolue pourrait être définie comme la possibilité de faire tout ce que l’on veut, sans contrainte. Dans ta vie, tu as certainement déjà pris conscience que ce rêve de liberté totale est impossible. Pourquoi ? Parce que l’exercice de la liberté implique des responsabilités , des devoirs et des obligations. La liberté a des limites !


LIBRES COMME L’AIR ? CHAPITRE 3

Pour vivre ensemble en société, il est nécessaire d’arriver à une conception commune sur l’exercice de la liberté et les obligations qu’elle implique. Pour ce faire, de nombreuses sociétés démocratiques se sont dotées de constitutions souvent assorties de chartes pour protéger les libertés et les droits des individus. Ces libertés, qu’on dit « fondamentales », sont estimées tellement importantes pour l’épanouissement des individus qu’elles doivent être particulièrement protégées. © Tous droits réservés. La Charte canadienne des droits Au Québec, nous disposons de deux et libertés, Reproduit avec l’autorisation du ministre chartes. En effet, notre province possède du Patrimoine canadien, (2018) sa propre Charte des droits et libertés de la personne. Par ailleurs, bien que le Québec n’ait pas adhéré à la Constitution Les libertés et droits canadienne, la province confère tout de même une fondamentaux s’exercent certaine légitimité à la Charte canadienne des droits dans le respect des valeurs et libertés, à laquelle toute personne sur le territoire démocratiques, de l’ordre canadien doit se soumettre. Ces chartes font office public et du bien-être général de loi. Aucune autre loi ne peut être contraire à des citoyens du Québec. certains des droits qui y sont énoncés, protégeant Charte des droits et libertés ainsi les citoyens ou citoyennes des abus possibles de la personne du Québec, article 9.1 des pouvoirs publics et politiques.

Photo : gracieuseté du ministère du Patrimoine canadien

Les libertés fondamentales ou « droits de la personne »

«

»

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Les obligations morales

p. 144

Les valeurs, les normes, les règles morales ainsi que les principes moraux qui guident les êtres humains limitent également l’exercice de la liberté. Par exemple, si l’amitié est une valeur importante pour toi et que tu fais la promesse à ton meilleur ami ou à ta meilleure amie de garder un secret, cette promesse limite ta liberté. Ce type d’obligation fait partie des obligations dites « morales » parce qu’elles concernent la conscience morale, ce qui est jugé juste, convenable ou bien de faire dans une situation donnée.

ÇA M’INTÉRESSE ! « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. » Tu as certainement déjà entendu cette maxime que l’on retrouve dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 à l’article 4 sous une forme semblable : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. » Elle énonce un principe moral signifiant qu’il est inacceptable d’agir sans tenir compte des autres. Chaque personne est libre d’agir à sa guise, dans la mesure où sa liberté ne brime pas celle des autres ni ne lui cause aucun tort.

Libres comme l’air ?

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CHAPITRE 3

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Quelques types de liberté La liberté de conscience et de religion Au Québec, la loi garantit que chaque citoyen ou citoyenne a le droit de n’adhérer à aucune religion ou encore de pratiquer la religion de son choix même si elle est minoritaire (liberté de religion). Être libre de conscience, c’est avoir le droit de choisir librement les valeurs et les principes qui guident ses actions.

«

Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association.

»

Charte des droits et libertés de la personne du Québec, article 3

La liberté d’opinion, de pensée et d’expression La liberté d’opinion consiste en la liberté de pensée associée à la liberté d’expression : elle permet à chaque personne de penser et d’exprimer ses pensées sans censure préalable, mais non sans risque de sanctions, si cette liberté porte préjudice à une autre personne. Être libre de penser, c’est pouvoir développer une vision du monde personnelle, c’est croire ce que l’on veut, c’est avoir ses opinions. Être libre de s’exprimer, c’est pouvoir communiquer des idées, des croyances ou des valeurs, sans crainte de représailles, même si ces idées ne se conforment pas à la vision du pouvoir politique ou aux valeurs de la société.

La liberté de réunion pacifique et d’association

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CHAPITRE 3

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En 2015, dans les rues de Montréal, marche pacifique contre l’austérité économique

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Au Québec, les citoyens et citoyennes peuvent se regrouper avec d’autres personnes dans un but commun soit pour échanger des idées, pour organiser une contestation pacifique ou pour fonder un organisme.


a

LIBRES COMME L’AIR ?

1.

Lis les deux mises en situation. MISE EN SITUATION 1

CHAPITRE 3

Gaël est un passionné des animaux et convaincu qu’ils ont des droits. Par Internet, il s’est joint à un groupe de défense des animaux. La semaine prochaine, ce groupe organise une manifestation près d’un centre de recherche. On invite les membres à apporter des pierres, des bâtons… MISE EN SITUATION 2 Irina subit de la violence physique de la part de son beau-père. Dans son entourage, personne ne connaît son secret. Cet homme l’a menacée de conséquences terribles si elle en parlait à quiconque. Elle se confie à Simone, sa meilleure amie, mais lui fait promettre de ne rien dire.

b

Coche pour quel personnage les articles ci-dessous, extraits de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, peuvent servir de repères pour exercer sa liberté.

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ARTICLE DE LA CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE DU QUÉBEC

c

PERSONNAGE

« Tout être humain dont la vie est en péril a droit au secours. » (Article 2)

Gaël

Simone

« Les libertés et droits fondamentaux s’exercent dans le respect des valeurs démocratiques, de l’ordre public et du bien-être général des citoyens du Québec. » (Article 9. 1)

Gaël

Simone

Pour chaque situation, explique ce qu’il conviendrait de faire et pour quelles raisons. Gaël devrait :

Simone devrait :

Libres comme l’air ?

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CHAPITRE 3

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2.

Remplis le tableau en indiquant, pour chaque type de liberté, une obligation (un devoir) qui en découle.

TYPE DE LIBERTÉ

OBLIGATION

LIBERTÉ DE RELIGION

LIBERTÉ D’EXPRESSION

50

a

Je crois en Dieu et j’adhère aux croyances du christianisme.

Liberté d’expression

b

J’ai organisé une rencontre avec des gens du quartier pour élaborer un plan d’action afin de sauver l’ église de la paroisse.

Liberté de religion

c

Je ne suis pas d’accord avec toi sur ce sujet. Par contre, je pense que chaque personne peut avoir ses opinions.

Liberté d’association

d

J’ai organisé une rencontre entre un juif, un chrétien et un musulman afin de parler de leurs croyances.

Liberté d’opinion

e

Je ne crois pas en Dieu, mais le respect et l’ouverture d’esprit sont deux valeurs importantes dans ma vie.

Liberté de conscience

Explique pourquoi les obligations limitent la liberté. Appuie ton point de vue sur un exemple.

CHAPITRE 3

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4.

Associe par une flèche chaque énoncé au type de liberté concerné.

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3.


LIBRES COMME L’AIR ?

Les motifs qui fondent les choix Tous les jours, tu es face à une multitude de choix : faire tes devoirs ou regarder la télévision, jouer aux jeux vidéo ou faire du sport, visiter ta grand-mère ou voir

CHAPITRE 3

des amis. Être libre, c’est pouvoir agir selon sa volonté, en fonction de ses propres choix, et ce, tout en assumant les conséquences de ces choix. Mais, sur quels motifs se fondent nos choix ?

Les désirs Un désir concerne ce qui est souhaité, ce dont on a envie. Certains désirs limitent notre liberté car il faut faire des sacrifices pour les obtenir. Si tu veux faire un voyage avec l’école à la fin de l’année, tu as peut-être l’obligation de participer à des activités de financement pendant la fin de semaine et pendant ton temps libre. Nos désirs orientent nos choix, donc notre liberté.

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Les besoins Un besoin concerne ce qui est nécessaire ; il disparaît dès qu’il est satisfait. Le psychologue américain Abraham Maslow a établi une priorité des besoins. D’abord, on a besoin, pour vivre, de manger, boire, respirer et dormir : ce sont les besoins physiologiques. On a aussi besoin de se sentir en sécurité, aimé et reconnu par les autres. Enfin, les sentiments d’estime de soi et de réalisation personnelle doivent être satisfaits. Nos besoins influencent nos choix, donc notre liberté.

RÉALISATION DE SOI ESTIME DE SOI APPARTENANCE ET AFFECTION SÉCURITÉ BESOINS PHYSIOLOGIQUES La pyramide des besoins de Maslow, (1908-1970)

Les convictions Une conviction, c’est une croyance dont une personne est convaincue et qui guide ses actions. C’est un point de repère qui aide à orienter la vie des individus, donc l’exercice de leur liberté. Une conviction peut reposer sur des faits, c’est une connaissance. Parfois, une conviction repose sur un fait erroné ou une idée fausse, c’est un préjugé. D’autres convictions sont indémontrables, elles sont fondées sur des croyances ou des intuitions. Libres comme l’air ?

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CHAPITRE 3

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Les valeurs

p. 144

Une valeur est une manière d’être ou d’agir qu’une personne ou une collectivité reconnaît comme idéale et qui rend désirables et estimables les êtres ou les conduites qu’elle inspire. Placée devant un choix, une personne se laisse souvent influencer par ses valeurs pour prendre une décision. Par exemple, si la famille est une valeur importante pour toi, tu privilégieras probablement de rendre visite à tes grands-parents plutôt que de regarder la télévision.

Les normes

p. 144

Une norme est un comportement ou une façon de penser qu’adopte une collectivité conformément aux prescriptions de la loi ou de la morale. Une norme désigne ce qui se fait (l’habitude) ou ce qui doit être suivi comme les lois, les codes de vie et les règles, qui, si elles ne sont pas respectées, sont susceptibles d’entraîner une conséquence négative. Par exemple, le plagiat étant interdit à l’école par respect du droit à la propriété intellectuelle, le fait de copier l’information d’un site Internet dans un travail peut te valoir un zéro. De manière générale, une norme se reconnaît à son caractère injonctif (tu dois) ou prescriptif (il faut). Les normes influencent nos choix et limitent nos libertés, mais elles aident aussi à faire respecter les droits et libertés des personnes énoncés dans les chartes et les lois.

La personne en chaise roulante doit faire ses choix à partir de cette contrainte.

52

CHAPITRE 3

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Tu n’as pas décidé de ton apparence et de ta condition physique ainsi que de ton lieu de naissance et du milieu dans lequel tu as grandi. Tu vis en ce moment au Québec, une société où l’éducation est gratuite et obligatoire. Tes connaissances peuvent t’aider à faire des choix plus éclairés pour mieux exercer ta liberté. Des milliers d’enfants dans le monde n’ont pas la chance d’avoir accès à l’éducation : c’est un exemple de contrainte sociale influençant les choix. L’âge est un autre exemple de contrainte dans l’exercice de la liberté. Tu as de plus en plus de libertés en vieillissant, car tu es de plus en plus en mesure d’exercer ta liberté. Grâce à ton autonomie, tes compétences, ton bagage, tes expériences, tu es probablement plus libre de sortir, de rentrer plus tard, de décider de ce que tu manges parce que tu peux cuisiner toi-même, de faire tes propres choix pour ton avenir.

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Les contraintes physiques et sociales


LIBRES COMME L’AIR ?

1.

Lis les bandes dessinées. Pour chaque scénario, détermine et explique sur quel motif se fonde le choix du personnage.

Solidaires pour l’environnement !

Protéger les arbres, c’est protéger la vie !

CHAPITRE 3

J’aimerais faire la grasse matinée certains matins, mais quand je remporterai la médaille d’or aux jeux Olympiques, ces sacrifices auront valu la peine !

a

b

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Que fais-tu ?

c

J’écris une lettre d’opinion aux journaux pour dénoncer l’intimidation à l’école. Parfois, j’ai peur de me rendre à mon casier ! Il faut que ça cesse.

Donc, en m’appuyant sur ces recherches scientifiques, je suis convaincue que la malbouffe a des effets néfastes sur la santé. Je conclus en vous invitant à faire comme moi et à boycotter les chaînes de restauration rapide aux environs de l’école !

d

Libres comme l’air ?

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CHAPITRE 3

53

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En privé et en public La présence des autres limite l’exercice de la liberté. Tu n’agis pas de la même manière quand tu es dans l’espace privé, avec tes proches ou encore dans l’espace public.

La vie privée

La vie publique , c’est celle que tu mènes lorsque des gens que tu connais ou non t’entourent et que ces personnes peuvent voir et juger de tes actes. Certaines personnalités publiques, comme les politiciens ou politiciennes et les vedettes, sont épiées dans leurs gestes et leurs mouvements. Leurs activités sont rapportées par les paparazzis et les journalistes qui désirent percer leur intimité et découvrir leurs secrets par simple curiosité. Dans la vie de tous les jours, certains individus ne sont pas seulement curieux de connaître l’intimité des personnalités publiques, mais également d’épier des gens à leur insu (sans qu’ils le sachent) dans leur vie privée. Cette pratique s’appelle le voyeurisme et porte atteinte à la vie privée. 54

CHAPITRE 3

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»

Toute personne a droit au respect de sa vie privée.

Charte des droits et libertés de la personne du Québec, article 5 Des paparazzis au Festival du film de Berlin en 2016

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La vie publique

«

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« Ce qui est dit dans le vestiaire reste dans le vestiaire !… » C’est là un exemple d’espace privé où les joueurs et joueuses peuvent librement échanger leurs idées. La vie privée , c’est ce qui est personnel, intime et qui n’est pas ouvert à tout public. Chaque être humain a droit à sa vie privée et à ses secrets, et n’est pas tenu de vivre dans une maison en verre, soumis aux regards indiscrets. Certaines informations sont confidentielles comme le numéro de ton compte de banque, ton numéro d’assurance sociale, ton dossier médical, d’autres sont intimes comme tes relations interpersonnelles (amoureuses, amicales ou familiales). Au petit ou au grand écran, on représente souvent la porte de la chambre d’un ou d’une adolescente avec une affiche « Interdit d’entrer ». À cette période de la vie, le besoin d’intimité est criant pour plusieurs adolescents et adolescentes, mais il reste un besoin essentiel tout au long de la vie. Dans l’intimité, on est libre de se livrer aux activités de son choix. Avec les autres, on doit faire des compromis, respecter des limites. Exprimer son amour à son copain ou sa copine ne se fait pas de la même façon en privé et en public.


LIBRES COMME L’AIR ?

Complète les phrases à l’aide de la banque de mots. intime

collectivité

voir

privée

loi

publique

confidentielles

normes

personnel

liberté

actes

respecté

• La notion de vie

peut faire référence à ce qui est

qui n’est pas ouvert au public (des informations

CHAPITRE 3

1.

et

comme le numéro

d’assurance sociale ou le dossier médical, par exemple). Elle peut aussi référer à la : la vie de couple, de famille, dans un groupe. C’est un « lieu » privé

vie

et personnel, qui doit être

par les autres. La

protège

chaque individu contre les intrusions dans sa vie privée. • La notion de vie en

est relative à la vie sociale, celle que l’on mène , avec les gens autour de soi, connus ou pas (à l’école, au travail,

dans le sport, par exemple). Ces personnes peuvent

et juger les

d’autrui. Dans l’espace public, les lois, les règles, les valeurs et

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les

sociales en vigueur limitent l’exercice de la

.

2.

Décris des moments qu’il est important de vivre en privé.

3.

Les vedettes ont-elles le droit à leur vie privée ? La célébrité est-elle une entrave à l’exercice de leur liberté ? Donne ton point de vue sur ces questions et discutes-en avec d’autres élèves de la classe.

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CHAPITRE 3

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La téléréalité, une porte ouverte sur l’intimité Que dire du fait que certaines personnes autorisent les autres à les observer dans leur vie privée et à franchir la barrière de leur intimité ? Le phénomène de la téléréalité illustre cet intérêt et ce phénomène où les concurrents et concurrentes ont librement consenti à se laisser filmer, jour et nuit, en sachant parfaitement et en souhaitant que des gens les regarderaient. En petits groupes, délibérez pour choisir l’une des deux questions éthiques et se préparer à en débattre. p. 171 à 173

a

Dans ce genre télévisuel, les participants et participantes peuvent-ils exercer leur liberté ? Sont-ils libres de faire ce qu’ils veulent ?

b

La téléréalité est-elle une forme de voyeurisme, c’est-à-dire brime-t-elle le droit à la vie privée des concurrents et concurrentes en violant leur intimité ?

5.

Entendez-vous d’abord sur le genre de téléréalité sur lequel vous réfléchirez afin d’en avoir une conception commune.

6.

Élabore ton point de vue sur la question choisie en t’appuyant sur des arguments pertinents. Réfléchis aussi aux arguments contraires pour te préparer à débattre.

ARGUMENTS CONTRAIRES © Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

MON POINT DE VUE ET MES ARGUMENTS

7.

56

Au cours d’un débat , défends tes idées et interroge les points de vue de tes camarades en respectant les conditions qui favorisent le dialogue. p. 171 et 176 à 180

CHAPITRE 3

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4.


LIBRES COMME L’AIR ?

Internet et la liberté d’expression Dès qu’une opinion devient publique, elle est soumise à des règles qui portent sur le respect des droits de la

CHAPITRE 3

personne, du respect des autres, de la tolérance et du savoir-vivre. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement lorsque tu es en présence d’autres personnes que tu as une vie publique. Une vie sociale devient possible avec les échanges électroniques, le Web devient ainsi un espace public.

Quatre conseils importants pour les internautes

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Fais preuve de réserve ! Certaines personnes acceptent de dévoiler leur intimité dans Internet en diffusant des photos ou des textes à la manière d’un journal intime, par exemple. Le problème est que ces personnes n’ont aucun pouvoir sur l’interprétation qu’on fera de leurs idées ou sur leur image une fois que celle-ci est livrée au public. Des internautes peuvent s’amuser à la déformer et à détruire ainsi leur réputation. D’ailleurs, plusieurs cas de cyberintimidation sont rapportés dans les écoles chaque année. N’oublie pas que le fait d’expédier par Internet une photo personnelle à un ami ou une amie ne l’autorise pas à la diffuser dans un réseau social. Personne n’a le droit, sans ton consentement, de diffuser une vidéo ou une photo de toi sur le Web, c’est ton droit à l’image.

Protège tes renseignements personnels Malgré la loi sur la protection de la vie privée, il faut faire preuve de prudence

et de discernement avant de transmettre des informations confidentielles dans Internet parce que des individus mal intentionnés peuvent tenter d’utiliser ces renseignements.

Exerce ton jugement critique Internet donne un accès facile et rapide à toutes sortes d’informations, mais l’internaute doit user de jugement critique pour y discerner le vrai du faux. Par ailleurs, Internet permet également de diffuser des contenus susceptibles d’enfreindre certaines lois (contenus offensants, incitation à la haine, diffamation, c’est-à-dire propos mensongers susceptibles de porter atteinte à la réputation d’une personne).

Sois responsable Le sentiment d’anonymat dans Internet encouragerait les gens à adopter des comportements désinvoltes ou imprudents qu’ils ou elles ne s’autoriseraient pas dans la vie réelle. Pourtant, les internautes ne sont pas aussi anonymes qu’ils ou elles le croient.

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CHAPITRE 3

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Tu dois réaliser une entrevue avec une personne de ton âge pour la questionner sur ses idées et ses expériences concernant la liberté d’expression dans Internet. Une entrevue est un échange de type questions-réponses qui nécessite une préparation. Pour ce faire, une liste de questions est déjà proposée dans les pages suivantes. Réponds d’abord à ces questions et prépare des sous-questions à partir desquelles tu pourras échanger tes idées et interroger le point de vue de la personne interviewée. Pendant les échanges, résume en quelques mots ses idées. p. 171 à 180

Quelques exemples de questions pour interroger un point de vue • Quand tu utilises tel mot, que veux-tu dire ? Peux-tu le remplacer par un autre mot pour m’aider à mieux comprendre ? • As-tu vérifié ces informations ? Comment ? • Peux-tu donner des arguments ou des exemples pour expliquer ta pensée ? • Les types de jugements dont tu te sers sont-ils adéquats pour appuyer ton point de vue ? Par exemple : j’ai remarqué que tu utilises un jugement de valeur quand tu dis… Pour quelles raisons affirmes-tu cela ? • Quand tu dis que, puisque tout le monde place ses photos sur les réseaux sociaux, tu peux le faire toi aussi, n’est-ce pas une double faute ?

Questionnaire d’entrevue sur la liberté d’expression dans Internet 1.

Pourquoi la liberté d’expression est-elle un droit aussi important ?

SOUS-QUESTIONS

58

CHAPITRE 3

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LE POINT DE VUE DE LA PERSONNE INTERROGÉE

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MON POINT DE VUE


LIBRES COMME L’AIR ?

2.

Quels moyens doit-on utiliser pour protéger la vie privée dans Internet ?

CHAPITRE 3

MON POINT DE VUE

LE POINT DE VUE DE LA PERSONNE INTERROGÉE

SOUS-QUESTIONS

3.

Les internautes exercent-ils et elles leur liberté d’expression en respectant leurs obligations et leurs devoirs envers les autres ?

MON POINT DE VUE

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LE POINT DE VUE DE LA PERSONNE INTERROGÉE

SOUS-QUESTIONS

4.

a

Quelles sont les limites de la liberté d’expression dans Internet ?

MON POINT DE VUE

LE POINT DE VUE DE LA PERSONNE INTERROGÉE

SOUS-QUESTIONS

Libres comme l’air ?

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CHAPITRE 3

59

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b

Les moyens mis en place pour encadrer la liberté d’expression des internautes sont-ils suffisants ?

MON POINT DE VUE

LE POINT DE VUE DE LA PERSONNE INTERROGÉE

SOUS-QUESTIONS

5.

Quelles valeurs et quels repères devraient se donner les internautes pour guider et réguler l’exercice de leur liberté d’expression dans Internet ?

SOUS-QUESTIONS

6.

60

Fais la synthèse de vos échanges. Expose les idées importantes échangées, ainsi que les points communs et les principales différences dans vos points de vue sur la liberté d’expression dans Internet.

CHAPITRE 3

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LE POINT DE VUE DE LA PERSONNE INTERROGÉE

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MON POINT DE VUE


1.

� Comment définit-on la liberté ? Formule différentes définitions du mot liberté.

n

m

LIBRES COMME L’AIR ?

Dans ce chapitre, tu as réfléchi aux différentes façons d’envisager la liberté et pris conscience que l’exercice de la liberté implique des contraintes et des obligations. À la suite de tes réflexions, tu devrais pouvoir répondre aux questions suivantes :

w

c

laclasse.grandducenligne.com

� Nomme différents types de liberté. Décris-les avec tes mots.

� Pourquoi l’exercice de la liberté implique-t-il des contraintes et des obligations ?

CHAPITRE 3

En bref

La Classe numérique

� Sur quels motifs les individus ou les groupes qui exercent leur liberté fondent-ils leurs choix ?

� Quels sont les liens entre l’exercice de la liberté dans la vie privée et dans la vie publique ?

À l’aide de la banque de mots, complète le réseau de concepts en indiquant les types de liberté définis. de religion

d’opinion

de pensée

d’action

d’expression

d’association

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de conscience

Chaque personne peut adhérer ou non à la religion de son choix.

Chaque personne peut développer sa conception du monde, avoir ses opinions.

Chaque personne peut se regrouper avec d’autres individus dans un but commun.

Chaque personne peut adhérer aux valeurs et aux principes de son choix.

Chaque personne peut avoir ses idées et les exprimer sans censure.

LIBERTÉ Chaque personne peut agir selon sa volonté.

Chaque personne peut s’exprimer sans crainte de représailles.

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CHAPITRE 3

61

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2.

Explique pourquoi la liberté peut être envisagée de multiples façons.

3.

Dans la classe d’éthique et culture religieuse, deux valeurs pouvant te servir de repères pour décider de ce que tu peux dire ou non encadrent ta liberté. Nomme-les.

4.

Une personne trouve sur le trottoir un portefeuille avec 200 $ à l’intérieur ainsi que les cartes d’identité du propriétaire. Que fera-t-elle et pourquoi ? Son choix est-il cohérent avec les valeurs de reconnaissance de soi et de la reconnaissance de l’autre , et avec la poursuite du bien commun ?

Après ces réflexions, quel est ton point de vue sur le titre de ce chapitre ? Comment pourrais-tu exprimer, en quelques mots, ce que tu sais maintenant de la liberté ?

COMBATTRE POUR LA LIBERTÉ

À la télévision, dans les journaux ou sur le Web, de quelle manière le thème de la liberté est-il abordé ? Que se passe-t-il lorsque les lois et les règles que se donne une société briment les libertés des individus et des groupes ?

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5.

Prête bien attention à l’actualité et commence dès maintenant ta réflexion sur le thème des luttes pour la liberté, réflexion que tu approfondiras l’an prochain.

62

CHAPITRE 3

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Libres comme l’air ?

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4

Les récits,

CHAPITRE

CULTURE RELIGIEUSE

plus que des histoires ! Un jour ou l’autre, tu t’es posé les mêmes questions qu’une personne de ton âge qui vivait il y a des milliers d’années. Étonnant, n’est-ce pas ? Tout comme toi, même à cette époque lointaine, les êtres humains se demandaient d’où ils venaient, pourquoi ils étaient sur la Terre et comment ce monde était apparu. Ils se posaient les mêmes questions, mais n’avaient pas les mêmes réponses !

Quelle est l’origine des récits religieux ? Quelles sont leurs caractéristiques et leurs fonctions ?

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QUELS SENS PRENNENT-ILS POUR LES CROYANTS ET CROYANTES ?

Point de départ......................................................................................... 64 Action Les trois « R » au fondement des traditions religieuses .............. 66 Approfondir des récits religieux .......................................................... 69 Des liens entre des récits, des rites et des règles ......................... 81

En bref.............................................................................................................. 83

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Point de départ

«

Le récit commence avec l’histoire même de l’humanité ; il n’y a pas, il n’y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit.

»

Roland Barthes, philosophe français, (1915-1980)

1.

Prends quelques minutes pour réfléchir à cette question existentielle :

64

Quelles sont les théories qui circulent aujourd’hui concernant le début du monde ? Sur quel type de repères (scientifiques, philosophiques, religieux) ces théories s’appuient-elles ? Décris-les avec des mots-clés ou dessine-les. p. 172 et 173

b

Quelles sont les théories qui circulent aujourd’hui concernant le début de l’humanité (les premiers êtres humains) ? Sur quel type de repères (scientifiques, philosophiques, religieux) ces théories s’appuient-elles ? Décris-les avec des mots-clés ou dessine-les.

CHAPITRE 4

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Les récits, plus que des histoires !

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a

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Comment le monde et l’être humain sont-ils apparus ?


La Bible

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3.

La Torah

Le Coran

D’après ce que tu sais, associe les expressions du religieux à un des récits de la banque d’exemples. Dans la case, dessine le symbole de la tradition religieuse à laquelle le récit est lié. p. 147 L’Éveil du Bouddha

Le récit de la Création

La naissance de Jésus

Moïse rencontre Dieu sur le mont Sinaï

La crèche

Les 10 commandements

L’arbre à Bodh Gaya

Adam et Ève

Les récits, plus que des histoires !

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LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES !

Sous chaque livre sacré, inscris à quelle tradition religieuse il est associé.

CHAPITRE 4

2.

CHAPITRE 4

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Action

Les trois « R » au fondement des traditions religieuses

On ne peut pas approfondir les récits religieux sans faire des liens avec les rites et les règles. Le tableau ci-dessous fournit des explications sur les origines, les types, les fonctions et les caractéristiques des récits, des rites et des règles.

RÉCIT

À RETENIR

Narration , orale ou écrite, de faits réels, d’éléments allégoriques et symboliques ou imaginaires.

RÈGLE

RITE Ensemble des pratiques et des règles (gestes, textes, symboles, prières) qui fixent le déroulement d’une cérémonie religieuse, d’une liturgie (d’un culte), ou d’un pèlerinage.

Exigence que doivent respecter les croyants et croyantes.

Depuis des milliers d’années, les peuples et les groupes religieux transmettent leur histoire et le fruit de leurs réflexions grâce à des récits, transmis oralement ou par écrit (regroupés dans les écrits sacrés).

Les types : Quels sont les types de récits ?

Les récits religieux sont classés selon le sujet décrit : • les récits de création décrivent l’apparition du monde, la création de l’être humain ou des divinités ; • les récits de fondation décrivent la vie d’un personnage important et les événements marquants de l’histoire de la religion ; • les récits de régénération décrivent la renaissance, le retour à la vie d’un être très faible ou mort, ou encore la transformation d’un être vivant en un être supérieur.

Leurs fonctions : À quoi servent les récits ?

Les récits peuvent : • faire réfléchir et fournir des explications qui donnent un sens à la vie ; • raconter des expériences religieuses ou des faits marquants (réels ou symboliques) pour les garder en mémoire et s’en inspirer ; • exprimer et transmettre les valeurs et les croyances qui guident les fidèles.

Leurs caractéristiques : Quelles sont les caractéristiques des récits ?

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CHAPITRE 4

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Pour analyser un récit, il faut repérer les lieux, les personnages et leurs actions. Il existe deux façons de lire les récits : • au sens littéral, au sens strict des mots en acceptant les faits tels qu’ils sont décrits ; • au sens symbolique ou allégorique, c’est-à dire en cherchant le sens du message derrière le récit.

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Leur origine : D’où viennent les récits ?

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LES RÉCITS


Leur origine : D’où viennent les rites et les règles ?

L’origine des rites se trouve dans les récits rapportant la parole divine ou les expériences religieuses marquantes.

Leurs types : Quels sont les types de rites et de règles ?

Selon l’effet attendu par les fidèles : Selon leur domaine d’application : • d’initiation : intégrer un individu dans un groupe, le faire passer à un nouveau niveau de connaissances ou le purifier ; • de passage : marquer une étape ou un changement de statut dans la vie d’une personne ; • funéraires : accompagner le défunt ou la défunte dans la mort et favoriser le deuil des proches de cette personne ;

LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES !

LES RÈGLES Les règles découlent des récits religieux ou de l’interprétation de ces récits par les autorités religieuses.

• la vie familiale : indiquer les devoirs des membres de la famille ; • la vie amoureuse : spécifier les devoirs dans le couple et envers le divin ; • le corps : les règles vestimentaires et les règles alimentaires ;

CHAPITRE 4

LES RITES

• les devoirs religieux : encadrer les pratiques religieuses ;

• de sacrifice : honorer une divinité • les devoirs sociaux : fixer ou chercher à obtenir une les obligations morales des faveur par diverses offrandes fidèles ainsi que les façons ou sacrifices spirituels ; d’être avec les autres. • pratiques religieuses : encadrer la pratique religieuse ou spirituelle.

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Leurs fonctions : À quoi servent les rites et les règles ?

Leurs caractéristiques : Quelles sont les caractéristiques des rites et des règles ?

Ils peuvent aider à :

Elles peuvent :

• communiquer et entrer en relation avec le divin ou le sacré ;

• guider les actions et les comportements des fidèles ;

• recréer des expériences religieuses ou des faits marquants pour les garder en mémoire et célébrer des moments de la vie ;

• transmettre les valeurs religieuses ; • encadrer les rites et les pratiques religieuses ;

• exprimer et transmettre des valeurs et des croyances.

• indiquer aux fidèles un chemin vers le bonheur spirituel ou la sérénité.

Ils se caractérisent par :

Elles énoncent :

• la façon de les célébrer : seul ou en groupe, qui les célèbre ;

• un principe ou une valeur orientant les conduites ;

• la répétition : le moment, les gestes et les paroles reproduits ;

• des balises pour la pratique religieuse ;

• le lieu désigné pour célébrer ;

• des moyens pour atteindre la sérénité, la plénitude, le plein épanouissement, la perfection spirituelle.

• l’effet attendu.

IMPORTANT : Selon leur pratique religieuse, les croyants et croyantes des diverses traditions religieuses vivent ces rites et appliquent ces règles de façon différente.

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CHAPITRE 4

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1.

Pour chaque énoncé, encercle s’il est vrai (V) ou faux (F), et corrige les erreurs au besoin.

a

Rien n’est vrai dans les récits religieux, ce sont des histoires inventées.

V

F

V

b

c

Les rites sont toujours célébrés en public.

Les récits religieux veulent répondre aux questions existentielles des êtres humains ou raconter des expériences religieuses déterminantes.

F

V

F

V

2.

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Les règles, les récits et les rites ont pour fonction, entre autres, d’exprimer et de transmettre des valeurs.

F

V

F

Lis les énoncés suivants et associe-les à l’élément fondamental des traditions religieuses concerné : récits, rites ou règles.

a

Les guident les actions et les comportements des croyants et croyantes.

b

Les sont soumis à des règles strictes, chaque geste est important.

c

Les peuvent être pris au sens littéral ou au sens symbolique.

d

Les fidèles s’attendent à voir les

e

Les aident les croyants et croyantes à se souvenir des événements importants de l’histoire de leur tradition religieuse.

CHAPITRE 4

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produire un effet.

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e

Les règles religieuses encadrent seulement la vie spirituelle du fidèle.

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d


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Approfondir des récits religieux Dans les pages suivantes, tu liras quelques récits liés à diverses traditions religieuses et tu apprendras à les analyser et à en comprendre les fonctions et les caractéristiques.

CHAPITRE 4

Des récits de création du monde et de l’être humain L’œuvre des six jours Pour les trois religions monothéistes, le récit de la création du monde et de l’être humain est sensiblement le même. Il est raconté dans le livre de la Genèse pour les juifs et les chrétiens, et dans le Coran, pour les musulmans. Le récit de la Création

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Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. […] Dieu dit : « Que la lumière soit ! » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour » et les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour. Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux et qu’il sépare les eaux d’avec les eaux » et il en fut ainsi. […] Et Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour. Dieu dit : « Que les eaux qui sont sous le ciel s’amassent en une seule masse et qu’apparaisse le continent » et il en fut ainsi. Dieu appela le continent « terre » et la masse des eaux « mers », et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers […]. » […] et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : troisième jour. Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit ; qu’ils servent de signes tant pour les fêtes que pour les jours et les années […]. » […] et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : quatrième jour. Dieu dit : « Que les eaux grouillent d’un grouillement d’êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel » et il en fut ainsi. […] et Dieu vit que cela était bon. […] Il y eut un soir, et il y eut un matin : cinquième jour. Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles, bêtes sauvages, selon leur espèce » et il en fut ainsi. […] Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages,

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toutes les bestioles qui rampent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme, il les créa. […] Dieu vit tout ce qu’il avait fait : Cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le sixième jour. […] Au septième jour, Dieu avait terminé tout l’ouvrage qu’il avait fait et, le septième jour, il chôma, après tout l’ouvrage qu’il avait fait. Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création. Telle fut l’histoire du ciel et de la terre, quand ils furent créés. Source : Bible de Jérusalem, Genèse, 1:1 à 2:4, [En ligne], 2018.

ÇA M’INTÉRESSE ! Tu as certainement entendu parler de la théorie scientifique de l’évolution des espèces. Selon cette théorie, le monde et ses êtres vivants (dont les êtres humains) seraient apparus progressivement, suivant un processus d’évolution. Donc, il y aurait un lien génétique entre toutes les espèces vivantes. Il y a plus de 200 ans, quand Charles Darwin a publié sa théorie, les gens ont été choqués, et leurs croyances, ébranlées ! Trouver des ressemblances entre l’être humain et le singe était impensable puisque l’être humain avait été créé par Dieu, à son image. Dessin humoristique représentant Charles Darwin et sa théorie de l’évolution

MYTHE À RETENIR

Forme de récit qui met en scène des êtres fabuleux qui symbolisent les forces de la nature ou des dimensions de la vie humaine. Le mythe exprime des croyances et une certaine compréhension du monde.

Illustration du mythe de la création d’une nation autochtone d’Amérique du Nord

Pour certains peuples autochtones, les premiers hommes et les premières femmes auraient été des animaux transformés. Cette vision de la création de l’être humain illustre bien que, pour ces peuples, il n’existe pas de distinction fondamentale entre les animaux et les êtres humains puisque ceux-ci partagent une origine commune et une même essence. 70

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Chaque peuple autochtone a sa vision de l’origine de l’univers et de l’être humain, mais l’un des mythes les plus répandus est celui du plongeur terrestre. Selon les versions de ce mythe, la bête qui réussit à ramener une poignée de boue du fond de l’eau est différente : la grenouille, la loutre ou le rat musqué comme dans le récit de la création du monde selon les Algonquins. Relis-le à la page 28 de ton cahier.

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Des mythes de création autochtones


À quelles questions existentielles les récits de création veulent-ils apporter des réponses ?

2.

Dans les encadrés, illustre le récit de la création du monde par Dieu selon le texte biblique tiré du livre de la Genèse aux pages 69 et 70. Décris-le avec des mots-clés ou dessine-le. 2e jour

3e jour

4e jour

5e jour

6e jour

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CHAPITRE 4

1er jour

LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES !

1.

3.

Dans le récit de la Création, souligne l’expression qui est souvent répétée. Que peut signifier cette phrase pour les croyants et croyantes qui partagent ce récit de création ? Selon ce récit, quels sont les qualificatifs de Dieu ?

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4.

a

Lis l’information dans l’encadré ci-dessous. Des jours importants Pour les juifs, du vendredi au coucher du soleil jusqu’au samedi soir, c’est le shabbat, moment de repos, de prière et de rassemblement. Pour les chrétiens, le dimanche est un jour de repos et de célébration religieuse. Pour les musulmans, le vendredi est jour de congé. La prière du vendredi rassemble les fidèles à la mosquée.

b

Complète ce tableau sur l’origine, les fonctions et les caractéristiques des récits étudiés.

LES RÉCITS

LA CRÉATION

Origine

Transmis par la tradition orale.

Fournir des explications qui donnent un sens à la vie et transmettre des croyances : • Dieu est créateur, bon et tout-puissant. • L’être humain est créé à l’image de Dieu, il domine le monde.

Caractéristiques

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CHAPITRE 4

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Selon ces mythes, dont on doit faire une lecture symbolique, les animaux sont à l’origine du monde et de l’être humain.

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Fonctions

LES MYTHES AUTOCHTONES

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5.

Quel lien peut-on faire entre ces rites et le récit de la Création des juifs, des chrétiens et des musulmans ?


LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES !

Des récits de naissance ou de création des divinités Jésus, fils de Dieu La vie publique de Jésus, sa vie adulte, est rapportée principalement dans les Évangiles du Nouveau Testament. Toutefois, les auteurs des Évangiles en savaient peu sur sa naissance. Pourtant, la naissance de Jésus est l’une des fêtes les plus célébrées par les chrétiens : Noël. Pour comprendre le caractère divin de Jésus, il faut remonter aux récits expliquant sa conception.

L’Annonciation

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La naissance de Jésus

CHAPITRE 4

Selon les récits bibliques, Jésus n’est pas le fruit d’une relation entre un homme et une femme. C’est un ange, Gabriel, qui annonça à Marie (appelée aussi la Vierge Marie) qu’elle serait la mère du fils de Dieu. Cet événement, « L’Annonciation », est célébré neuf mois avant Noël (comme les neuf mois de grossesse) par les catholiques et les orthodoxes. L’Annonciation à Marie

Le récit raconte qu’il est né dans une étable, où un bœuf et un âne le réchauffent. La date exacte de sa naissance n’est pas connue, mais, selon les spécialistes, elle se situerait de 6 à 4 avant l’ère chrétienne. Sa venue aurait été annoncée par une étoile particulièrement scintillante attirant des visiteurs dans le petit village de Bethléem où Jésus aurait vu le jour. Un berger (un métier qui avait mauvaise réputation à l’époque) et des rois étrangers, sont venus lui rendre hommage. Tous ces éléments ont un sens symbolique. Les auteurs ont voulu signifier que Dieu s’est fait homme en Jésus pour sauver tous les êtres humains, y compris les pauvres, les exclus et les étrangers.

ÇA M’INTÉRESSE ! Pour discuter de faits rapportés dans les écrits religieux, il faut utiliser des expressions telles que : « Selon le récit… », « Selon la tradition… » ou encore « Selon l’auteur… ». Une crèche qui représente la naissance de Jésus, une tradition catholique.

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Sedna, déesse de la mer Pour les Inuits d’aujourd’hui, le mythe de Sedna n’occupe plus la même place qu’avant à cause du syncrétisme qui s’opère dans plusieurs communautés où se côtoient les traditions religieuses ancestrales et différents courants chrétiens. Toutefois, dans les régions de l’Arctique canadien, il reste une référence pour comprendre les liens étroits entre les êtres humains, les animaux et les esprits.

Le mythe de Sedna Selon la légende , Sedna épouse un beau jeune homme. Découvrant que c’est un homme-oiseau, elle a très peur de lui. Un jour, son père lui rend visite et se rend compte que son époux la maltraite. Il décide d’emmener Sedna avec lui dans son kayak. Son mari, s’apercevant que Sedna s’est sauvée, provoque une énorme tempête sur la mer. Craignant la mort, le père de Sedna jette sa fille par-dessus bord pour calmer le mari en colère. Comme elle s’accroche à l’embarcation, il lui coupe les doigts d’un coup de pagaie. Les bouts de doigts de Sedna tombent à l’eau et se transforment en animaux La déesse Sedna sur un timbre inuit marins. Ainsi sont créés les phoques, les baleines et bien d’autres créatures. Quant à Sedna, elle coule au fond de la mer où elle demeure toujours, devenant Takannaaluk, « celle d’en bas ». Depuis, quand la chasse n’est pas bonne, les Inuits disent que Sedna est en colère. N’ayant plus de mains, elle ne peut empêcher ses cheveux de s’emmêler, et l’on soupçonne qu’ils retiennent le gibier marin comme des filets. Les chamans accomplissent des rituels pour calmer Sedna et lui démêler les cheveux, permettant ainsi aux chasseurs de faire une bonne chasse.

Quand Ganesh était enfant, Shiva est parti méditer dans les bois. À son retour, quelques années plus tard, il trouve un inconnu qui garde sa maison. C’est Ganesh qui a grandi, mais Shiva ne le reconnaît pas. Ganesh, ne reconnaissant pas son père non plus, lui interdit l’entrée de la maison. Shiva se fâche et lui tranche la tête. Quand elle constate ce que Shiva a fait, Parvati demande à son mari de réparer son erreur. Il propose de remplacer la tête de son fils par celle du premier être vivant qu’il croisera. L’heureux élu : l’éléphant. La légende raconte que celui-ci accepta humblement d’offrir sa tête pour remplacer celle du fils du dieu Shiva.

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Dans l’hindouisme, les Purana, des textes composés au 4e siècle, expliquent l’histoire et le fonctionnement de l’univers en mettant l’accent sur le rôle joué par un dieu particulier. L’histoire du dieu Ganesh est racontée dans le Shiva Purana, puisque, selon la mythologie hindoue, Ganesh est le fils du dieu Shiva et de la déesse Parvati, sa femme.

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Ganesh et sa tête d’éléphant


LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES !

1.

Analyse ces récits en remplissant le tableau.

LES RÉCITS

JÉSUS, FILS DE DIEU

SEDNA, DÉESSE DE LA MER

GANESH ET SA TÊTE D’ÉLÉPHANT Shiva Purana, 4e siècle (mythologie hindoue).

Fonctions

Faire réfléchir et expliquer les attributs des divinités hindoues.

Caractéristiques

Mythe dont on doit faire une lecture symbolique, mettant en scène des divinités hindoues qui ont souvent des comportements semblables à ceux des êtres humains.

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CHAPITRE 4

Origine

2.

Sur l’image de l’Annonciation à Marie, tu peux voir un animal symbolique. Que représente-t-il ? Pourquoi est-il dans cette image ? Un indice pour t’aider : relis le Credo à la page 26 de ton cahier. p. 144

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Des récits de fondation Les résumés des récits de fondation des pages suivantes relatent des événements marquants sans lesquels ces traditions religieuses n’existeraient pas telles qu’on les connaît. Dans chacun de ces textes, souligne l’événement qui apparaît d’une grande importance pour cette tradition religieuse.

Abraham, père du peuple hébreu Les juifs, les chrétiens et les musulmans ont un ancêtre commun, Abraham, connu comme le père des croyants et croyantes dans ces trois traditions. Selon la tradition, Abraham aurait vécu vers 1800 avant l’ère chrétienne, dans la ville d’Ur, en Mésopotamie (Irak actuel). Un jour, Dieu lui dit : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi le père d’une grande nation, je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. » (Genèse 12, 1-2). Ainsi, selon la tradition, Dieu a fait alliance avec Abraham, son fils Isaac et son petit-fils Jacob qui sont vus comme des patriarches dans le judaïsme. Leur descendance formera le peuple qu’on appelle aujourd’hui le peuple juif, mais à l’origine, le peuple hébreu. Abraham quitte donc son pays, obéissant à Dieu qui lui a promis une descendance nombreuse. Mais Abraham et son épouse Sara sont déjà vieux et sans enfants. Comme le permet la coutume, Sara autorise son mari à avoir un enfant avec leur servante Agar, pour pouvoir ensuite l’adopter. Un bébé naît de cette union, qu’ils nomment Ismaël. Plus tard, grâce à l’intervention de Dieu, Sara donnera naissance, elle aussi, à un fils : Isaac. Alors, Sara exige qu’Agar et Ismaël soient chassés dans le désert. (Lis la suite de leur histoire à la page 78). Lac de Van

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GOLFE ARABO-PERSIQUE

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CHAPITRE 4

GOLFE PERSIQUE 200

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MER CASPIENNE

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Après plusieurs années de voyage, Abraham arrive avec sa famille dans une région nommée Canaan. Là, Dieu lui montre l’étendue de la terre qu’il lui promet : du Nil jusqu’à l’Euphrate. Pourtant, l’errance du peuple hébreu est loin d’être terminée. À cause d’une famine qui frappe Haran la région, Jacob mènera son Antioche Ninive peuple en Égypte où il sera réduit en esclavage. Des années AS SY RI plus tard, les Hébreux sortiront E d’Égypte conduits par Moïse Hoba Damas Tyr Dan et protégés par Dieu. Les juifs commémorent cette Sichem Babylone CANAAN Jérusalem libération de l’esclavage par BA Mambré Hébron BY Macpéla Bersabée LO Sodome NI la fête de Pessah (Pâque juive). E Ur Dieu renouvellera ensuite l’Alliance entre lui et le peuple hébreu en dictant à Moïse Abraham a parcouru la route d’Ur les 10 commandements jusqu’en Égypte pour revenir à Canaan. au mont Sinaï.

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Mer d'Urmia


LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES !

Jésus, figure centrale du christianisme Le récit de la vie de Jésus est raconté de plusieurs manières dans les quatre Évangiles et d’autres textes du Nouveau Testament. Selon la tradition, la vie publique de Jésus commence par son baptême dans le Jourdain. Jean le Baptiste le baptise en lui versant de l’eau sur la tête.

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Son enseignement et les rassemblements que Jésus provoque sur son passage dérangent les occupants romains qui ne peuvent pas tolérer cette agitation. Trahi par Judas, un de ses apôtres, Jésus est arrêté après le repas de la Pâque juive qu’il partageait avec ses disciples. On appelle ce repas La Cène. Les chrétiens célèbrent le rite de l’Eucharistie pour se remémorer ce dernier repas de Jésus. Amené devant Ponce Pilate, il est condamné à la crucifixion. Jésus meurt sur la croix.

CHAPITRE 4

Vers l’âge de 30 ans, Jésus commence son enseignement. Il choisit d’abord ses disciples, connus comme les douze apôtres, qui vont l’accompagner pendant toute sa vie publique. Jésus voyage dans toute la Galilée pour répandre son message en accomplissant des miracles, par exemple en guérissant des personnes affligées d’une maladie ou d’une infirmité.

Événements et lieux importants de la vie de Jésus

Les récits évangéliques racontent que le corps de Jésus est mis au tombeau le jour même de sa mort un vendredi, mais que le dimanche matin le corps a disparu. Trois jours après sa mort, des femmes le voient vivant. Elles en concluent qu’il est ressuscité. Les chrétiens célèbrent la résurrection de Jésus, croyance fondamentale de la foi chrétienne, par la fête de Pâques. Quarante jours après sa mort, Jésus donne à ses disciples la mission d’aller jusqu’au bout de la Terre enseigner à toutes les nations et d’y prêcher son message d’amour de Dieu et du prochain. Ensuite, ses disciples sont témoins de son ascension au ciel.

La Cène

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Les récits, plus que des histoires !

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Les musulmans, des descendants d’Ismaël Ismaël, le fils d’Abraham et d’Agar, est considéré comme un ancêtre du peuple arabe et un patriarche pour l’islam. Selon le Coran, Abraham reçoit l’ordre divin d’amener et d’installer Agar et son fils Ismaël dans un lieu lointain et désertique. Sans questionner les raisons de Dieu, Abraham obéit et rentre chez lui. Désespérée, Agar cherche de l’eau pour abreuver son fils. Elle court entre deux collines à la recherche de secours à sept reprises et, finalement, en revenant vers son fils, elle voit que sous son talon le sol est mouillé. Elle creuse le sol et crie : « Zam, zam », ce qui veut dire « Jaillis, jaillis », et l’eau gicle du trou qu’elle a fait. L’année suivante, Abraham revient pour s’enquérir de sa famille et il remarque qu’une petite communauté Medine s’est formée autour du puits appelé (Yathrib) Zamzam. C’est là que sera fondée La Mecque La Mecque. T

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Selon les musulmans, c’est là que le dernier des prophètes, Muhammad, est né vers 570. À près de 40 ans, au cours d’une de ses méditations, il voit un messager, l’archange Gabriel (en arabe, Djibril), qui lui aurait révélé sa mission : proclamer que Dieu est l’Unique, le Créateur et Celui qui se révèle. Dès 613, il réunit autour de lui une quarantaine de disciples convaincus de la vérité de son message. Il meurt en 622, sans fils et sans désigner de successeur.

ÇA M’INTÉRESSE ! Un des cinq piliers de l’islam est le pèlerinage à La Mecque (hajj). Pendant ce pèlerinage, les fidèles doivent accomplir plusieurs gestes. Entre autres, les pèlerins font sept fois le tour de la Ka’ba (circumambulation), puis reproduisent les sept sa’ay (les efforts d’aller-retour d’Agar) entre les deux collines avant de s’abreuver au puits de Zamzam qui continue de donner de l’eau aujourd’hui. Ces rites rappellent les gestes d’Agar et son histoire.

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L’Arabie saoudite, pays où se situe la Ka’ba à La Mecque.

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Selon la tradition islamique, alors qu’Ismaël est un adolescent, Abraham reçoit l’ordre divin de bâtir un sanctuaire dédié au Dieu unique. Puis, il invite les gens à venir faire le pèlerinage à ce sanctuaire de la Ka’ba à La Mecque.


LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES !

1.

Colorie la carte géographique en suivant les consignes suivantes : • colorie le pays d’origine d’Abraham et trace le chemin qu’il a parcouru en rouge (p. 76) ; • encadre le pays où est né Jésus et où il a vécu sa vie publique (p. 77) ; • hachure le pays d’origine de Muhammad et indique la ville où les musulmans font leur pèlerinage (p. 78).

Turquie

Mer Méditerranée

Irak

CHAPITRE 4

Iran

Arabie Saoudite

Égypte

Océan Indien

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2.

Le judaïsme, le christianisme et l’islam ont des ancêtres communs. Construis l’arbre des religions monothéistes (à la manière d’un arbre généalogique), en y inscrivant les noms des personnages suivants. Jésus Adam et Ève Noé

Ismaël Muhammad Moïse Abraham

Jacob

Isaac

JUDAÏSME

CHRISTIANISME

ISLAM Les récits, plus que des histoires !

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CHAPITRE 4

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Des récits de régénération La vie et l’Éveil du Bouddha

80

1.

Le récit de l’Éveil du Bouddha est à la fois un récit de fondation et de régénération. Explique pourquoi. p. 164 et 165

2.

Parmi tous les récits que tu as lus dans ce chapitre, nommes-en deux autres que l’on peut aussi classer dans les récits de régénération.

CHAPITRE 4

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Les récits, plus que des histoires !

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Né au 5e siècle avant l’ère chrétienne, près de la frontière actuelle de l’Inde et du Népal, Siddharta Gautama appartient à une famille royale. Selon la tradition, pour le préserver de toute souffrance et de tout chagrin, on le garde enfermé dans le palais familial. Or, vers l’âge de 29 ans, au cours de l’une de ses rares sorties, Gautama croise un homme malade, un vieillard et un cadavre. La découverte de ces réalités (la maladie, la vieillesse et la mort) le trouble profondément. Il décide de tout quitter et de suivre le chemin d’un ermite qui a atteint la sérénité en s’isolant du reste du monde. Pendant près de six ans, il pratique une forme très austère d’ ascétisme (il se prive pratiquement de toute nourriture et de sommeil). Au bout de six ans, très affaibli, Gautama s’installe au pied d’un arbre. Il entre alors en méditation et reçoit « l’Éveil », un état qui lui procure l’ultime connaissance du monde et une paix profonde. Le Bouddha commencera alors son enseignement des Quatre Nobles Vérités et du chemin pour parvenir à l’Éveil, Les rencontres marquantes de Siddharta Gautama le Noble Sentier Octuple.

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Les récits de la vie de Siddhartha Gautama, qui allait plus tard devenir le Bouddha (ou l’Éveillé), ont été transmis par la tradition orale pendant les trois ou quatre siècles suivant sa mort, avant d’être transcrits de mémoire par des disciples.


LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES !

Des liens entre des récits, des rites et des règles Les rites et les règles des traditions religieuses sont souvent tirés des récits

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fondamentaux. Lis d’abord les extraits de textes et les explications dans cette page.

2

« Alors Jésus fut emmené au désert par l’Esprit, pour être tenté par le diable. Il jeûna pendant quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. » Matthieu 4, 1-2

3

« […] au septième mois, le dixième jour du mois, vous jeûnerez, et ne ferez aucun travail, pas plus le citoyen que l’étranger qui réside parmi vous. C’est en effet en ce jour que l’on fera sur vous le rite d’expiation pour vous purifier. […] Ce sera pour vous un repos sabbatique et vous jeûnerez. » Lévitique 16, 29-31

4

Les 10 jours de pénitence de la Rosh Hashana (Nouvel An) prennent fin par le jeûne du Yom Kippour (Jour du pardon). Il s’agit d’un jeûne intégral de 25 heures : il est interdit de manger, de boire, de se laver, de se parfumer, de porter des chaussures en cuir et d’avoir des relations sexuelles.

5

Le neuvième mois du calendrier musulman, le mois de ramadan, les musulmans doivent jeûner (se priver de manger, de boire, de fumer et d’avoir des relations sexuelles) tous les jours, du lever au coucher du soleil. C’est le sawm, un des cinq piliers de l’islam. Ce rite de purification favorise la discipline et la compassion envers les personnes qui souffrent de la faim.

6

Le carême est un jeûne qui débute quarante jours avant Pâques afin de préparer les chrétiens à la résurrection de Jésus. Pendant cette période, les fidèles ne consomment pas de viande ni de boisson ou d’aliments sucrés. Aujourd’hui, le jeûne est pratiqué de façon moins stricte, et une approche spirituelle du jeûne est favorisée invitant à la prière et au partage.

Les récits, plus que des histoires !

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CHAPITRE 4

1

« [Ces jours sont] le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! […] » Coran II, 185

CHAPITRE 4

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Réponds individuellement aux questions suivantes, puis discutes-en avec tes camarades de classe pour échanger et interroger vos points de vue. p. 174 à 180

Extrait 1 :

b

Extrait 2 :

c

Extrait 3 :

Encercle à quel type de récit appartiennent les extraits d’écrits religieux et explique ta réponse.

a

Récits de régénération

b

Récits de création

c

Récits de fondation

3.

Quelles sont les fonctions de ces récits ?

4.

On peut associer le jeûne à deux types de rites. Encercle lesquels.

a

5.

82

a

Rites d’initiation

b

Rites de sacrifice

c

Rites relatifs aux pratiques religieuses

Quels effets attend-on de la pratique du jeûne ?

a

Pour les juifs :

b

Pour les chrétiens :

c

Pour les musulmans :

CHAPITRE 4

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2.

Associe les extraits de récits religieux aux explications sur les rites et les règles correspondantes, et dessine le symbole de la tradition religieuse à laquelle ils sont liés.

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1.


� D’où les récits, les rites et les règles tirent-ils leur origine ?

Dans ce chapitre, tu as pris conscience que les récits sont des éléments essentiels des traditions religieuses et qu’ils sont liés aux rites et aux règles. À la suite de tes réflexions, tu devrais pouvoir répondre aux questions suivantes :

f

h

k

LES RÉCITS, PLUS QUE DES HISTOIRES !

En bref

La Classe numérique

s

laclasse.grandducenligne.com

� Quels sont les types de récits, de rites et de règles ? � Quelles sont les fonctions des récits, des rites et des règles ?

� Quelles sont les caractéristiques des récits, des rites et des règles ?

� Décris des récits en indiquant leur origine, leur type, leurs fonctions et leurs caractéristiques.

� Quels liens peux-tu faire entre les récits, les rites

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1.

2.

Associe les expressions du religieux au récit dont elles sont issues en indiquant la lettre correspondante. Attention ! Un des récits est associé à plusieurs expressions du religieux.

a

La fête de Noël

• La fin de l’esclavage en Égypte

b

La prière du vendredi

• La naissance de Jésus

c

Le pèlerinage à La Mecque

• Le récit de la Création

d

Le shabbat

• La mort de Jésus

e

La croix

• Le mythe de Sedna

f

Pâques

• Le dernier repas de Jésus (La Cène)

g

L’Eucharistie

• La résurrection de Jésus

h

Le sacrement du baptême

• L’Éveil du Bouddha

i

Le pèlerinage à l’arbre de Bodh Gaya

• La vie de Jésus

j

Pessah (Pâque juive)

• Ismaël et Agar

k

Le respect pour les animaux

Pourquoi les récits sont-ils si importants dans les traditions religieuses ? Compare tes idées avec celles de tes camarades.

Les récits, plus que des histoires !

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CHAPITRE 4

et les règles des traditions religieuses ?

CHAPITRE 4

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Remplis la grille de mots entrecroisés sur les types de récits, de rites et de règles.

1

4

Les récits de décrivent l’apparition du monde, la création de l’être humain ou des divinités.

2

3

7

Les récits de décrivent la renaissance d’un être affaibli ou mort, le retour à la vie.

5

Les rites d’ visent à intégrer un individu dans un groupe, à le faire passer à un nouveau niveau de connaissances ou à le purifier.

Les règles concernant la vie

encadrent les pratiques spirituelles des fidèles.

8

indiquent les devoirs de tous les membres de la famille.

6

Les rites de

Les récits de décrivent les événements et les personnes à l’origine d’une religion.

Les règles gèrent les rapports des êtres humains avec les animaux et les plantes.

9

marquent un changement de statut d’une personne ou d’un groupe.

Les règles concernant les devoirs

Les rites visent à favoriser le deuil des proches et à accompagner le défunt ou la défunte vers l’au-delà.

8

1

5

10 Les rites de ont pour objectif d’honorer une divinité ou encore d’obtenir une faveur.

11 Les règles concernant les devoirs fixent les obligations morales des fidèles envers les autres.

12 Les règles concernant la vie spécifient les devoirs dans le couple et envers Dieu.

9

10

11 2

12

6 3 7 4

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3.

AUTOUR DE TOI ?

Repère des expressions du religieux dans ton environnement et cherche leurs liens avec les récits, les rites et les règles des traditions religieuses.

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CHAPITRE 4

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Les récits, plus que des histoires !

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5

Des règles

CHAPITRE

ÉTHIQUE

pour vivre ensemble Vivre ensemble, c’est tout un défi ! Dans un groupe (un couple, une famille, un groupe d’amis ou d’amies, une société, par exemple), l’exercice de l’autonomie et des libertés individuelles est soumis à des conditions. Dans chaque groupe, les valeurs, les normes, les lois et d’autres règles sont mises en place pour maintenir l’ordre social et pour guider les rapports entre les personnes.

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Quelles sont ces règles qui guident les êtres humains ?

Quelles sont les valeurs et les normes au fondement de l’ordre social au Québec ?

Point de départ......................................................................................... 86 Action Les ingrédients de l’ordre social .......................................................... 88 Des façons de régir et de réagir à l’ordre social ............................ 92 Autres temps, autres mœurs................................................................. 96

En bref............................................................................................................ 105

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Point de départ

«

L’ordre social ne vient pas de la nature ; il est fondé sur des conventions.

»

Jean-Jacques Rousseau, philosophe, (1712-1778)

On reconnaît une équipe sportive à son équipement, mais plus encore, ses membres à leur allure et aux valeurs importantes pour eux, comme la santé et le sens de l’effort. En effet, quand on observe un groupe, on constate de nombreuses ressemblances entre les individus. Les gens obéissent généralement aux règles, s’habillent sensiblement de la même manière, ont des goûts similaires en matière de consommation et de loisirs, et partagent des valeurs communes.

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Ambition

Démocratie

Paix

Amitié

Don de soi

Partage

Amour

Égalité

Persévérance

Capitalisme

Estime de soi

Respect

Connaissance

Harmonie

Tolérance

Créativité

Justice

Vérité

a

La société québécoise :

b

La société américaine :

c

Le monde des médias :

d

Un groupe religieux :

e

Une famille :

f

Un groupe d’amis ou d’amies :

g

Une école :

h

Un groupe de musique :

CHAPITRE 5

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Des règles pour vivre ensemble

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Quelles valeurs caractérisent généralement chaque groupe ci-dessous ? Inspire-toi de la banque de valeurs (les mêmes valeurs peuvent être réutilisées). p. 144

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1.


DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

2.

Imagine une société où aucune règle ne guiderait les comportements des individus.

a

Décris cette société où tout est permis, soit en rédigeant un texte, soit en dessinant. Inspire-toi des questions suivantes.

Comment décrirais-tu les rapports entre les gens ? COMMENT DÉCRIRAIS-TU LA VIE DE FAMILLE, LE MILIEU SCOLAIRE ET LE MONDE DU TRAVAIL ?

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CHAPITRE 5

Que pourrait-il se passer dans une telle société ?

b

Les individus s’y sentiraient-ils en sécurité ? Pourquoi ?

c

Quelles valeurs sont à la base de cette société ?

d

Discutes-en avec un ou une camarade. Échangez vos points de vue sur ces questions.

Symbole de l’anarchie

ÇA M’INTÉRESSE !

L’anarchie est une idéologie politique qui veut l’établissement d’une société sans autorité ni domination, où les individus vivraient sans règles, ni contraintes. On donne souvent un sens péjoratif ou négatif au mot anarchie. On l’associe à la confusion et au désordre. Dans une société sans règles ni autorité pour les faire respecter, le désordre social régnerait-il ?

Des règles pour vivre ensemble

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CHAPITRE 5

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Action

Les ingrédients de l’ordre social

Les règles sont les moyens qu’un groupe se donne pour gérer les rapports entre les individus : ce sont les ingrédients de l’ordre social. Elles peuvent être formelles, comme les lois et les règlements, ou informelles, comme les valeurs et les normes.

ORDRE SOCIAL À RETENIR

Ensemble des règles écrites et non écrites telles que les lois, les règlements, les valeurs et les normes qui régissent les rapports entre les individus d’une même société ou d’un même groupe assurant l’organisation de cette collectivité et visant le maintien de la paix et de la stabilité sociale.

Des règles formelles Les règles formelles sont explicites , claires et précises. Elles sont inscrites dans des codes de lois : le code criminel, le code civil ou les chartes, par exemple.

Les chartes des droits et libertés sont aussi des textes de lois énonçant de grands principes qui guident les membres d’une société. Toutefois, les individus n’ont pas seulement des droits. Ils doivent également remplir certains devoirs.

Les règlements Les règlements sont les règles relatives à un domaine particulier. Ils découlent de règles générales qu’on applique à un contexte précis. On peut penser, par exemple, aux règlements dans un sport ou à l’école. Le règlement interdisant d’avoir des comportements violents à l’école découle du droit à la sécurité garanti à chaque personne.

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CHAPITRE 5

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Les lois sont les règles fixées par les autorités d’une société. Tous les citoyens et toutes les citoyennes doivent s’y soumettre. Elles sont inscrites dans les codes juridiques. Par exemple, le Québec a son propre Code civil qui porte sur le droit privé (l’âge de la majorité ou le mariage, par exemple). Les lois concernant les infractions criminelles, comme les meurtres et les vols, sont inscrites dans le code criminel canadien.

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Les lois


DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

Des règles informelles Les règles informelles résultent d’habitudes qui se mettent en place entre les individus. Elles ne sont pas déterminées de manière officielle, elles sont sous-entendues, implicites . L’ordre social dépend aussi du respect de ces valeurs et ces normes propres aux différents groupes auxquels appartiennent les individus. p. 144

Les valeurs

CHAPITRE 5

Les valeurs sont des règles informelles, car ce sont des manières d’être ou d’agir reconnues comme idéales qui inspirent les êtres humains. Les valeurs peuvent former des ensembles cohérents appelés « systèmes de valeurs ». On parle alors de valeurs sociales, religieuses ou familiales. Par exemple, dans de nombreuses familles, les rapports entre les personnes reposent sur les valeurs d’amour et de partage. Dans un milieu scolaire, les valeurs de persévérance, d’estime de soi, de développement personnel et d’autonomie sont mises en avant. Dans certaines situations, des conflits de valeurs naissent lorsque des personnes favorisent une action plutôt qu’une autre, en s’inspirant de valeurs différentes ou en les interprétant différemment. Ces conflits de valeurs peuvent faire changer l’ordre social dans un groupe ou une société.

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Les normes Les normes sont des règles informelles. Ce sont des exigences morales non imposées qui balisent les comportements des individus. Les normes distinguent ce qui se fait de ce qui ne se fait pas, ce qu’il est nécessaire de faire ou de ne pas faire pour atteindre ce qui est tenu pour le bien. Dans ton groupe d’amis ou d’amies, par exemple, vous n’avez probablement pas un code écrit à respecter. Pourtant, certaines normes existent. Pense à votre façon de vous habiller, à votre langage, à vos goûts musicaux ou autres, à vos loisirs, à vos activités communes, à tout ce qui vous unit. Les groupes d’amis ou d’amies sont des groupes d’appartenance qui valorisent certaines valeurs et normes auxquelles chaque personne adhère, en toute conscience, intuitivement ou par simple habitude. Des règles pour vivre ensemble

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CHAPITRE 5

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1.

Pour chaque exemple, coche si c’est une règle formelle ou informelle.

RÈGLES

2.

FORMELLE

INFORMELLE

a

Dans une bibliothèque, on doit garder le silence.

b

Ne pas utiliser un téléphone cellulaire dans un cinéma.

c

Entre amis, on doit garder ses petits secrets.

d

Toute personne a droit au respect de sa vie privée.

e

Tu ne tueras point.

f

Ne pas montrer du doigt une personne.

g

Ne pas traverser la rue quand le feu est rouge.

h

Ne pas utiliser un téléphone cellulaire à table.

i

Se laver les mains avant de passer à table.

j

Ne pas diffuser de message haineux dans Internet.

k

Porter secours à toute personne en danger.

l

Dire bonjour en entrant dans un magasin.

a

Énumère des règles formelles et informelles dans une équipe sportive.

90

b

Choisis une règle parmi celles que tu as nommées et explique pourquoi elle est nécessaire pour l’ordre social dans un groupe sportif.

c

On a l’habitude de voir des batailles dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Elles semblent faire partie du spectacle. Pourtant, des actes brutaux commis par des joueurs et les blessures graves qu’ils occasionnent, dont les commotions cérébrales qui préoccupent les spécialistes en raison de leurs effets à long terme sur la santé des joueurs et sur les valeurs données en exemple aux jeunes, poussent la société à se questionner : la violence au hockey est-elle acceptable ? Discutes-en avec tes camarades.

CHAPITRE 5

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Des règles pour vivre ensemble

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Règles informelles :

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Règles formelles :


4.

DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

Le premier groupe régi par des règles auquel tout le monde appartient, c’est la famille (biologique, d’adoption ou d’accueil). Indique des règles familiales, mises en place pour assurer de bons rapports entre les membres d’une famille, qui découlent des trois valeurs suivantes.

a

CONSIDÉRATION

RESPECT

PARTAGE

Règle

Règle

Règle

CHAPITRE 5

3.

Nomme trois règles en vigueur à l’école ou dans la classe essentielles au vivre-ensemble. Indique si ces règles sont formelles ou informelles.

EXEMPLES DE RÈGLES À L’ÉCOLE OU DANS LA CLASSE

FORMELLE

INFORMELLE

1

2

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3

b

Pourquoi ces règles ont-elles été mises en place ?

c

Connais-tu des exceptions à ces règles ? Si oui, décris dans quel contexte cela est justifié et explique pourquoi.

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CHAPITRE 5

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Des façons de régir et de réagir à l’ordre social Pour que l’ordre social existe, les individus doivent obéir aux règles, et une personne doit détenir le pouvoir de les y inciter.

Des formes de pouvoir À la manière du chef ou de la chef d’orchestre qui guide les musiciens et musiciennes afin de jouer une musique harmonieuse, les groupes ont besoin de responsables pour faire régner l’ordre social. Le pouvoir d’imposer le respect de l’ordre dans un groupe s’acquiert de différentes façons : par le charisme, la démocratie ou l’autorité.

Manifestations de sympathie au décès de Jack Layton, Toronto, août 2011

92

CHAPITRE 5

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Le charisme est l’aptitude de certaines personnes à obtenir des autres l’admiration, l’adhésion et le consentement. Tu connais certainement un ou une élève de ton école à la tête d’un groupe sportif, artistique ou étudiant, une personne à qui on confie plusieurs responsabilités. On fait appel à cet individu quand on veut voir un projet réussir parce que personne ne semble être capable de lui dire non. Cet individu a du caractère, du leadership, un je ne sais quoi qui le rend attrayant et qui lui donne un certain pouvoir, une ascendance sur les autres.

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Tu te rappelles peut-être le défunt chef du Nouveau Parti démocratique du Canada, Jack Layton. Il a conquis le vote d’une majorité de Québécois et de Québécoises aux élections de 2011 et est décédé quelques mois après. C’est un bon exemple de pouvoir charismatique. Peu de temps avant sa mort, il a rédigé une lettre qui se terminait sur ces mots : « Mes amis, l’amour est 100 fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors, aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde. » (Jack Layton, 2011)

Le pouvoir charismatique

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ÇA M’INTÉRESSE !


DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

Le pouvoir démocratique Le principe démocratique suppose que la source de tout pouvoir et de toute autorité appartient à l’ensemble de la collectivité, au peuple. Une démocratie est un mode de gouvernement où les décisions politiques sont soumises à la consultation populaire. Les citoyens et les citoyennes élisent des représentants et représentantes (les députés et les députées). Les électeurs et électrices accordent leur confiance à ces personnes et leur donnent le pouvoir de prendre les décisions en leur nom et de gérer les affaires publiques. Dans une société démocratique, l’ordre social est le jeu d’un équilibre entre les libertés individuelles et les exigences du bien commun.

Le pouvoir autoritaire

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Le pape François détient le pouvoir dans l’Église catholique. Le dogme de l’infaillibilité du pape énonce qu’il ne peut pas se tromper (il détient la vérité) lorsqu’il s’exprime sur la foi ou la morale catholique.

CHAPITRE 5

Le pouvoir autoritaire consiste à imposer sa volonté aux autres. Une personne peut détenir un pouvoir autoritaire pour plusieurs raisons et s’en servir de plusieurs manières. Par exemple, dans une famille, les parents ont un certain pouvoir autoritaire sur les enfants, en raison de leur âge et de leur expérience, et parce qu’ils sont responsables de leurs enfants et de l’ordre dans la famille. Les parents ont le droit d’imposer leur volonté à leurs enfants, tant que celle-ci respecte les droits des enfants (sécurité et dignité, par exemple).

Les compétences sont une autre raison de détenir le pouvoir autoritaire. Dans quelques années, tu auras un travail à temps partiel. Tu devras obéir aux consignes de ton patron ou de ta patronne. C’est vraisemblablement grâce à ses compétences, ses aptitudes ou ses années d’expérience qu’il ou elle a acquis le pouvoir de diriger les autres et l’entreprise. Parfois, le pouvoir autoritaire est établi par l’hérédité, car, dans quelques entreprises ou régimes politiques, le pouvoir se transmet de génération en génération. Le savoir est aussi une façon d’obtenir le pouvoir autoritaire. Par exemple, dans les groupes religieux, le pouvoir est souvent confié à celui ou celle qui a le plus de connaissances ou une meilleure compréhension des textes religieux. Ce pouvoir peut aussi découler d’un savoir-être, c’est-à-dire d’une profonde expérience religieuse. Enfin, certaines personnes obtiennent le pouvoir par la force. Certains dirigeants contrôlent leur pays de cette manière, par la fermeté et même la brutalité. Dans ces régimes autoritaires, les gens ne peuvent s’opposer aux lois et aux normes imposées, leur liberté d’expression est limitée. C’est le cas des dictatures, des régimes politiques dans lesquels une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs, sans qu’aucune loi ni institution ne les encadre ni ne les limite. C’est le contraire de la démocratie.

Adolf Hitler, fondateur du nazisme et symbole de la dictature

Des règles pour vivre ensemble

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CHAPITRE 5

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Des formes d’obéissance et de désobéissance à la loi Pour que l’ordre règne dans une société ou un groupe, une majorité de personnes doivent obéir aux règles. Par ailleurs, il existe différentes façons de réagir à l’ordre social : diverses formes d’obéissance (le respect des lois, la soumission ou le conformisme) ou de désobéissance à la loi (la criminalité ou la contestation).

Le respect des lois On s’attend à ce que chaque citoyen et citoyenne obéisse à la loi. Par contre, respecter la loi, ce n’est pas renoncer à son jugement critique. Chaque individu doit savoir faire preuve de sens critique et respecter les lois qu’il considère comme convenables, justes et équitables.

L’obéissance aveugle ou la soumission

La contestation

Dans certaines situations, il est plus facile de faire comme les autres plutôt que d’affirmer sa différence. Le conformisme est une forme d’obéissance qui s’exprime par le fait de suivre un groupe dans ses idées, ses attitudes ou ses comportements. Le conformisme peut venir de la peur de l’exclusion ou du jugement des autres, ou encore d’un attachement très fort au groupe.

D’autres circonstances amènent les individus à enfreindre les lois, à briser les règles et à changer les normes. Quand les lois sont injustes, qu’elles ne correspondent plus aux valeurs de la société et doivent être changées, des individus s’y opposent, manifestent et contestent. Au nom de leurs valeurs, ils décident de désobéir aux lois. Par exemple, les homosexuels et homosexuelles ont longtemps été victimes de discrimination en raison de leur orientation sexuelle. Grâce à leurs luttes, depuis 2004, le mariage entre personnes du même sexe est légal au Québec.

La criminalité Dans tout groupe, des personnes enfreignent les lois volontairement et commettent des infractions, c’est ce qu’on appelle « la criminalité ». Ces individus sont punis pour leurs crimes selon des sanctions prévues par les lois ou doivent vivre avec les conséquences de leurs crimes.

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CHAPITRE 5

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Le conformisme

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L’obéissance peut consister à obéir à tout commandement, sans aucun sens critique, dès lors que l’exige une personne dans une position de pouvoir. C’est ce que l’on attend, par exemple, des soldats. Il arrive parfois que l’obéissance se transforme en soumission inconditionnelle aux ordres et à l’autorité, ce qui peut conduire à des excès ou à des horreurs comme celles qui ont marqué la Seconde Guerre mondiale alors que les nazis, menés par Hitler, ont tué plus de six millions de personnes.


DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

1.

Dans chaque case, dessine ou décris avec des mots-clés une situation qui illustre le pouvoir charismatique, le pouvoir démocratique et le pouvoir autoritaire.

POUVOIR CHARISMATIQUE

POUVOIR DÉMOCRATIQUE

POUVOIR AUTORITAIRE

Explique, en une phrase, ce qui distingue le pouvoir démocratique du pouvoir autoritaire.

3.

Parmi les formes d’obéissance ou de désobéissance à la loi suivantes, détermine celle qui convient le mieux à chacun des énoncés ci-dessous.

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CHAPITRE 5

2.

Respect des lois

Conformisme

Criminalité

Contestation

a

Je ne suis pas d’accord avec l’obligation de garder le silence dans les corridors, mais, puisque tout le monde le fait, je ne parle pas.

b

Des jeunes ont dessiné des graffitis sur les murs de l’école.

c

J’ai lancé une pétition à l’école, car je trouve injuste que les élèves du 2e cycle puissent faire des voyages à l’étranger, tandis que ceux et celles du 1er cycle ne le peuvent pas.

d

La ponctualité est importante pour moi, j’arrive toujours à l’heure aux cours.

e

Même si j’avais déjà un cahier bleu, j’ai acheté un cahier rouge parce que l’enseignant l’a demandé.

Obéissance

Des règles pour vivre ensemble

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CHAPITRE 5

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Autres temps, autres mœurs Les valeurs, les normes et les règles se transforment au fil du temps, elles prennent la couleur des us et coutumes des sociétés. Depuis les 100 dernières années, au Québec, l’ordre social a connu de nombreuses transformations. Dans les pages suivantes, quelques-unes de ces transformations et leurs causes sont brièvement présentées : la place de l’Église, la famille et le rôle des femmes.

Le Québec d’hier La place de l’Église L’Église catholique était très présente dans la vie des citoyens et citoyennes. L’Église marquait les étapes importantes de la vie, du baptême à l’enterrement. De nombreuses cérémonies avaient également lieu au cours de l’année. La religion n’offrait pas seulement un cadre moral et spirituel aux citoyens et citoyennes, mais elle constituait aussi la base de leur vie sociale. Les fidèles assistaient à la messe dominicale, et bien des échanges sociaux avaient lieu avant et après la célébration. L’Église dirigeait aussi les hôpitaux et les écoles, et faisait œuvre de charité auprès des personnes démunies.

Le rôle des femmes Avant 1960, il était rare de voir une femme pratiquer des professions comme la médecine et le droit ou occuper des postes importants dans le monde des affaires ou de la politique. Les rôles des hommes et des femmes étaient stéréotypés et prédéterminés : le père jouait le rôle de pourvoyeur, il travaillait et ramenait l’argent pour subvenir aux besoins de sa famille, tandis que la mère restait à la maison pour s’occuper des enfants.

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CHAPITRE 5

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Au début du 20e siècle, les valeurs familiales traditionnelles occupaient une place importante dans la société québécoise. La famille, les grands-parents et parfois des oncles et des tantes habitaient sous le même toit. Les gens se mariaient jeunes et commençaient à avoir des enfants tout de suite. L’Église défendait les relations sexuelles avant le mariage, et la plupart des fidèles respectaient cet interdit. Les femmes avaient beaucoup plus d’enfants qu’aujourd’hui (en moyenne sept à huit enfants, et en avoir plus d’une dizaine n’était pas rare !). Elles avaient des enfants tout au long de leurs années de fertilité. Ce phénomène s’explique par les règles religieuses qui incitaient les couples à procréer, mais aussi par l’absence des moyens de contraception : la pilule contraceptive n’existait pas et le condom était peu connu et difficilement accessible.

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La famille


DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

Des causes de la transformation des valeurs et des normes Dans les années 1960, au Québec, on assiste à une remise en question des valeurs et des normes sociales. On appelle cette période la Révolution tranquille. La société québécoise s’ouvre sur le monde. Les pouvoirs religieux et politique sont séparés, c’est la laïcisation de l’État. L’Église catholique perd son emprise sur la société québécoise et aussi son influence sur les valeurs et les normes sociales qui guident la vie des individus, c’est la sécularisation des Québécois et Québécoises (processus individuel et collectif). La vie de famille se transforme : les femmes ne veulent plus s’en tenir au rôle de mère de famille, les familles nombreuses sont moins fréquentes et les divorces, de plus en plus courants.

CHAPITRE 5

En même temps, les découvertes scientifiques et techniques apportent de nouvelles réponses et solutions dans tous les domaines, offrant ainsi d’autres possibilités aux individus. Par exemple, l’invention de la pilule contraceptive permet le contrôle des naissances, les avancées médicales prolongent l’espérance de vie, l’invention d’Internet facilite les communications et élimine les frontières qui divisent les peuples, l’Expo 67 et les voyages à l’étranger ouvrent de nouveaux horizons (politiques, spirituels, etc.) aux Québécois et Québécoises. Le Québec ouvre ses portes à l’immigration pour maintenir le renouvellement de la population qui est en baisse et aussi pour maintenir la capacité économique, plus vulnérable en raison du vieillissement de la population et donc, d’une diminution des personnes en âge de travailler. De plus, le Québec accueille des immigrants et immigrantes par solidarité envers des populations en difficulté ailleurs dans le monde, victimes de guerre, de conflits ou de catastrophes naturelles, en tant que terre d’asile. Des valeurs fondamentales

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Selon le site Internet Immigration, Diversité et Inclusion Québec, les valeurs fondamentales de la société québécoise se résument ainsi : • Parler français est une nécessité. • Le Québec est une société libre et démocratique. • La société québécoise est riche de sa diversité. • Le Québec est une société reposant sur la primauté du droit. • Les pouvoirs politiques et religieux sont séparés. • Les femmes et les hommes ont les mêmes droits. • L’exercice des droits et libertés de la personne se fait dans le respect de ceux d’autrui et du bien-être général. Source : Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, « Partager les valeurs communes », Immigration, Diversité et Inclusion Québec, [En ligne], 2018. http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/vivre-quebec/valeurs-communes/index.html

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CHAPITRE 5

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Le Québec d’aujourd’hui Dans le Québec d’aujourd’hui des gens de cultures différentes ainsi que toutes sortes de manières de faire et de penser se côtoient. Les nouveaux arrivants et arrivantes, venus de partout dans le monde, contribuent à diversifier la société québécoise.

La place de l’Église catholique Au Québec, la laïcité est une valeur fondamentale, les pouvoirs politique Célébrations du 375e de Montréal et religieux sont séparés. Les autorités religieuses n’ont de pouvoir que sur leur communauté de fidèles, et les autorités politiques n’ont pas de pouvoir sur la vie religieuse des citoyens et citoyennes dans les limites des lois des différents codes civils et criminels du Québec et du Canada. On observe une baisse de la pratique religieuse et la perte d’influence de l’Église catholique sur la société. Auparavant, l’Église était responsable de la santé et de l’éducation ; aujourd’hui, elle est concernée par la vie spirituelle des fidèles et œuvre auprès des personnes dans le besoin et en fonction des différentes missions qu’elle s’est données.

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CHAPITRE 5

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Aujourd’hui, la famille a beaucoup changé. Les femmes ont nettement moins d’enfants. Le Québec est parmi les sociétés dont les familles en font le moins (moins de deux enfants par famille). Cette baisse est due entre autres à la disponibilité plus grande des moyens de contraception, mais aussi à la transformation importante de la perception du rôle de la femme dans la société et de la relation entre les sexes. La durabilité du couple aussi a changé, le divorce est plus répandu. Depuis les années 2000, plus d’un mariage sur deux se termine par un divorce. Il en résulte une Couples Couples redéfinition de la famille. Le modèle familial de la sans enfant avec enfant famille nucléaire, qui compte un père, une mère et un ou plusieurs enfants vivant sous le même toit, Familles 43 % 40,2 % est toujours présent. On compte beaucoup plus monoparentales de familles monoparentales et réorganisées, dans lesquelles les enfants partagent leur temps entre 16,8 % deux foyers ou des familles recomposées, unissant deux individus ayant eu des enfants dans une union précédente. Grâce aux nouveaux moyens de procréation et aux luttes pour les droits des homosexuels et homosexuelles, la famille homoparentale existe (deux parents du même sexe ayant des enfants). De plus, de nos jours, beaucoup Les familles au Québec de couples vivent en tant que conjoints de fait, Source : Institut de la statistique du Québec, c’est-à-dire qu’ils et elles ne rendent pas leur union Le Québec chiffres en main, [En ligne], 2018. officielle par le mariage religieux ou civil.

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La famille


DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

La place des femmes dans la société Dans le Québec d’aujourd’hui, l’égalité des sexes est une valeur fondamentale. Selon ce principe, les hommes et les femmes devraient avoir accès aux mêmes droits et aux mêmes possibilités. Au 21e siècle, les femmes sont présentes dans tous les milieux de travail et occupent des emplois autrefois réservés aux hommes. De nos jours, plus de femmes que d’hommes sont diplômées des universités du Québec.

CHAPITRE 5

Pendant des années, les femmes ont manifesté, revendiqué leurs droits et ont lutté pour les faire respecter. Elles ont pris part à de nombreux débats et ont gagné de grandes victoires en obtenant des lois pour assumer leur rôle dans la société. Au Canada, le gouvernement fédéral a été le premier à octroyer le droit de vote aux femmes en 1919, à la suite de luttes sociopolitiques importantes. Au Québec, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1940, mais c’est seulement en juillet 1947 qu’une première femme, Mae O’Connor, s’est présentée comme candidate. En 1961, Marie-Claire Kirkland-Casgrain devient la première femme élue à l’Assemblée législative du Québec. En 1962, une autre page est tournée lorsqu’elle devient la première femme ministre. En 2007, le gouvernement de Jean Charest forme le premier Conseil des ministres de l’histoire québécoise à être composé d’un nombre égal de femmes et d’hommes. En 2012, Pauline Marois devient la première femme première ministre du Québec.

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Pauline Marois (1949-), première femme première ministre du Québec

Malgré les nombreux changements, il reste encore du chemin à parcourir pour garantir l’égalité des hommes et des femmes, dont la lutte pour l’équité salariale (travail équivalent = salaire égal). Le salaire des hommes est toujours plus élevé que celui des femmes, et la pauvreté frappe plus souvent les mères monoparentales.

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CHAPITRE 5

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1.

La société québécoise s’est transformée au cours des 100 dernières années. Complète le tableau en indiquant, pour chaque domaine, les valeurs et les normes en vigueur dans le Québec d’hier et le Québec d’aujourd’hui.

LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE La population

VALEURS ET NORMES AVANT 1960 Population assez homogène : la majorité des personnes sont francophones, catholiques et nées au Québec.

VALEURS ET NORMES AUJOURD’HUI Population pluraliste (gens de cultures différentes) grâce à l’immigration et à la diversification des manières de penser et d’agir au sein de la population. Valeurs fondamentales : la tolérance, la diversité culturelle et la nécessité de parler le français

La religion

2.

100

Relis la section « Des causes de la transformation des valeurs et des normes » à la page 97, et souligne dans le texte les causes de la transformation des valeurs et des normes dans la société québécoise.

CHAPITRE 5

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Le rôle de la femme

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La famille


a

b

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4.

5.

Les lois qui régissent les rapports entre les citoyens et citoyennes sont souvent issues de ces valeurs. Associe par une flèche les lois aux valeurs dont elles découlent. La Charte de la langue française (dite « loi 101 »)

La démocratie

La Loi électorale

L’égalité entre les hommes et les femmes

La Loi sur l’instruction publique (commissions scolaires linguistiques)

La langue française

La Loi sur l’équité salariale

La laïcité

Ces valeurs importantes de la société québécoise sont des repères qui guident les comportements des citoyens et citoyennes. Donne un exemple pour illustrer l’influence de ces valeurs sur les comportements. p. 146

Quelles valeurs ont motivé les personnes suivantes à changer l’ordre social ?

a

Des groupes de femmes ont lutté pour le droit de vote :

c

Les enseignants et enseignantes souhaitent que la cafétéria offre un bar à salade :

b

Des groupes d’homosexuels et d’homosexuelles ont lutté pour pouvoir se marier :

d

Un groupe d’élèves demande l’application rigoureuse de la loi antitabac :

Quelles questions éthiques soulèvent les transformations des valeurs et des normes dans la société québécoise ?

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DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

Relis l’encadré sur les valeurs fondamentales de la société québécoise au bas de la page 97 et réponds aux questions suivantes.

CHAPITRE 5

3.

p. 145

CHAPITRE 5

101

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6.

Lis le témoignage suivant. Dans ce texte, repère un jugement de valeur (V), un jugement de préférence (P) et un jugement de réalité (R). p. 176 et 177 Dans mon temps…

Je m’appelle Georges et j’ai 75 ans. Quand j’étais jeune, on était 11 à la maison. Papa devait monter le ton souvent pour nous faire obéir. On peut dire qu’il savait se faire écouter ! Dans mon temps, le respect était très important. On devait vouvoyer tout le monde, même nos parents ! Aujourd’hui, je me suis fait tutoyer par un jeune au magasin. À mon âge ! On dirait que le respect, ce n’est plus important de nos jours. Dans mon temps, on n’avait pas la télévision, ni l’ordinateur ni Internet. On passait tout notre temps libre à jouer dehors. C’était bien mieux et on avait beaucoup moins de problèmes d’obésité ! Ce que j’aimais le plus, c’était d’aller à l’école pour apprendre de nouvelles choses. Pourtant, ce n’était pas toujours une partie de plaisir ! Les religieux et religieuses qui nous enseignaient étaient très autoritaires. On avait intérêt à leur obéir. Aujourd’hui, je n’en reviens pas quand j’entends que les jeunes décrochent ! Mes parents m’ont obligé à quitter l’école à 14 ans pour travailler afin d’aider ma famille à manger (la loi nous obligeait à aller à l’école jusqu’à cet âge). Moi, j’ai pleuré le jour où j’ai dû quitter l’école.

7.

Sur une feuille, rédige une lettre pour répondre à Georges. Pose-lui des questions pour interroger son point de vue et lui exprimer ton opinion. Aide-toi des questions suivantes.

• Le vouvoiement est-il toujours une norme dans la société actuelle ? • Que dit la loi actuelle sur la fréquentation scolaire ? Qu’est-ce qui a changé dans les écoles ? Est-ce pour le mieux ? • Quelles questions voudrais-tu poser à Georges ?

8.

102

Aujourd’hui, dans certaines écoles, les élèves sont obligés de porter un uniforme parce que les autorités scolaires y voient une bonne manière d’harmoniser les relations en enrayant les différences culturelles ou de richesse susceptibles de diviser les jeunes en groupes ou en gangs. De plus, dans nombre de milieux scolaires, on oblige les élèves à vouvoyer le personnel enseignant pour favoriser le respect de l’autorité. Quelles questions éthiques soulèvent ces mesures ?

CHAPITRE 5

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• La valeur de respect est-elle moins importante ou vécue différemment aujourd’hui ?

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• Pour quelles raisons certains individus affirment-ils que c’était mieux « dans leur temps » ?


DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

La promotion de valeurs pour l’avenir Les études et les recherches scientifiques sont une autre cause de transformation de l’ordre social. Elles font prendre conscience des nouvelles réalités ou des nouveaux défis à relever par la société. Quand les individus se rendent compte de ces enjeux, ils veulent agir et changer les choses. Ce sont souvent les médias qui véhiculent les messages à transmettre, car, ainsi, on joint un grand nombre de personnes.

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CHAPITRE 5

Observe bien les images et indique sous chacune d’elles les valeurs promues.

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En tant que futur citoyen ou future citoyenne du Québec fréquentant le réseau scolaire, tu es en bonne position pour réfléchir à une question éthique importante : quelles seraient les valeurs et les normes à promouvoir pour construire l’ordre social du Québec de demain ? À ton tour, crée ton propre message de sensibilisation en suivant la démarche proposée.

1.

En groupe de 3 à 4 élèves, discutez des valeurs à promouvoir pour construire l’ordre social du Québec de demain. Délibérez pour choisir une valeur et indiquez la raison de votre choix. p. 172 et 173

Valeur à promouvoir :

Quelle transformation de l’ordre social ou quelle cause vous incite à vouloir promouvoir cette valeur ?

3.

Formulez votre message en énonçant une règle (loi, règlement ou norme) qui découle de cette valeur. Assurez-vous que votre message respecte : 1) la reconnaissance de soi et de l’autre, 2) la poursuite du bien commun telles que le gouvernement du Québec les définit. Ce message doit être simple, court, clair et précis. Ajoutez des éléments visuels pour illustrer votre message.

4.

En classe, organisez une table ronde pour exprimer et interroger vos points de vue respectifs sur les valeurs à promouvoir pour l’ordre social de la société québécoise de demain. p. 172 à 180

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CHAPITRE 5

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2.

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Raison de notre choix :


Dans ce chapitre, tu as réfléchi aux différentes façons d’envisager l’ordre social et d’y réagir. À la suite de tes réflexions, tu devrais pouvoir répondre aux questions suivantes :

n

� À l’aide d’exemples, montre que l’ordre social s’appuie sur des valeurs et des normes que se donnent des groupes.

8

g

DES RÈGLES POUR VIVRE ENSEMBLE

En bref

La Classe numérique

z

laclasse.grandducenligne.com

� Décris différentes formes de pouvoir exercées dans des groupes.

� Décris différentes formes d’obéissance ou de désobéissance aux lois et aux règles.

� Nomme des causes susceptibles d’amener un changement de valeurs et de normes dans la société.

� À l’aide d’exemples, montre comment des valeurs

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1.

À l’aide de la banque de mots, construis un réseau de concepts sur l’ordre social. Règlements

Valeurs

Règles formelles

Ingrédients

Contestation

Criminalité

Formes de pouvoir

Règles informelles

Lois

Charismatique

Formes de désobéissance

Conformisme

Soumission

Démocratique

Normes

Autoritaire

Formes d’obéissance

Respect des lois

Les concepts fondamentaux de l’ordre social

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CHAPITRE 5

peuvent inciter une personne ou un groupe à remettre en question ou à réaffirmer l’ordre social ou les lois.

CHAPITRE 5

105

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2.

Chaque génération a des défis différents à relever et doit s’adapter à la transformation de l’ordre social. À quels nouveaux défis est confrontée ta génération devant les transformations des valeurs et des normes au fondement de l’ordre social au Québec ?

b

Coche les valeurs de la liste qui caractérisent ta génération.

a

Amitié . . . . . . . . . . . . .

Environnement . . . . . . . .

Ouverture sur le monde . . . . . .

Amour . . . . . . . . . . . .

Famille . . . . . . . . . . . . . . .

Respect . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Argent . . . . . . . . . . . .

Instruction (éducation) . .

Religion (spiritualité) . . . . . . . . .

Démocratie . . . . . . . .

Justice . . . . . . . . . . . . . . .

Santé (sport, alimentation) . . . .

Diversité culturelle . . .

Langue française . . . . . . .

Tolérance . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Estime de soi . . . . . . .

Liberté . . . . . . . . . . . . . . .

Travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Généralement, comment les gens de ton âge réagissent-ils à l’ordre social ? Dirais-tu qu’ils et elles sont plutôt obéissants ou désobéissants aux règles ?

b

Justifie ta réponse par un exemple et détermine les raisons qui motivent l’obéissance ou la désobéissance aux règles.

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3.

a

REGARDS SUR LE MONDE

Les valeurs, les normes et les règles se transforment au fil du temps et elles diffèrent également d’un pays à l’autre selon les cultures, l’histoire de ces sociétés et les événements qui ont marqué leur parcours. Observe les cultures des autres sociétés, et repère les règles, les valeurs et les normes qui les caractérisent pour chercher à mieux les comprendre. 106

CHAPITRE 5

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6

L’héritage

CHAPITRE

CULTURE RELIGIEUSE

religieux au Québec Une société, c’est semblable à un être vivant qui évolue et se transforme. Pour connaître une personne, on s’intéresse à son histoire, car son lieu d’origine et son parcours de vie éclairent ce qu’elle est et ce qu’elle veut devenir. De la même manière, pour comprendre la société d’aujourd’hui, il faut porter un regard sur son passé. Dans le chapitre précédent, tu as appris qu’au Québec, l’Église avait fortement influencé les valeurs et les normes de la société québécoise. Cette présence et cette grande influence du phénomène religieux ont laissé des traces.

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POURQUOI ET COMMENT LA RELIGION A-T-ELLE RÉUSSI À MARQUER LA SOCIÉTÉ ?

Quel est l’héritage religieux au Québec ?

Point de départ....................................................................................... 108 Action Une réflexion sur le patrimoine ........................................................... 110 Un coup d’œil sur l’histoire religieuse du Québec ........................113 Quelques grands personnages et leurs réalisations ....................119 L’influence religieuse sur les comportements ...............................122

En bref.............................................................................................................125

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Point de départ

«

L’avenir se bâtit en faisant appel à ce qu’il y a de vivant dans le passé.

»

Fernand Dumont, sociologue québécois, (1927-1997)

Observe la carte géographique des religions dans le monde aux pages 150 et 151 de ton cahier. Tu peux y voir que le catholicisme est la tradition religieuse majoritaire au Québec, et que plusieurs personnes associées aux spiritualités autochtones vivent au Canada. Sers-toi de cette carte pour répondre aux questions suivantes. Quel est le lieu d’origine du christianisme ?

b

À l’aide de mots-clés, nomme des expressions du religieux dans ton environnement social et culturel associées au christianisme et aux spiritualités autochtones.

c

Ailleurs dans le monde, où le christianisme est-il majoritaire ?

d

Indique où vivent la majorité des juifs, des musulmans, des bouddhistes et des hindous. Juifs : Musulmans : Bouddhistes : Hindous :

e

108

CHAPITRE 6

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p. 147

Dans ton environnement, peux-tu repérer des expressions du religieux associées à ces traditions religieuses ? Lesquelles ?

L’héritage religieux au Québec

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a

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1.


3.

L’HÉRITAGE RELIGIEUX AU QUÉBEC

Tu connais peut-être l’expression : « Il faut connaître le passé pour mieux comprendre le présent. »

a

Quelles questions ou quelles réflexions te viennent en tête en présence du phénomène religieux dans ton environnement ?

b

En quoi une réflexion sur le passé religieux du Québec pourrait-elle permettre de mieux comprendre la société actuelle ?

a

Lis les définitions associées au mot patrimoine . Souligne les mots importants.

CHAPITRE 6

2.

PATRIMOINE FAMILIAL

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À RETENIR

Désigne l’ensemble des biens hérités du père et de la mère.

PATRIMOINE CULTUREL

PATRIMOINE MONDIAL Renvoie à l’ensemble des sites naturels et culturels auxquels l’humanité attache une valeur particulière et faisant l’objet d’une protection spécifique.

b

Réfère à l’ensemble des biens, ayant une importance artistique ou historique, et qui doit être préservé.

Complète la définition en t’inspirant des mots soulignés en a). Le patrimoine religieux du Québec désigne des biens, matériels ou immatériels, constituant l’

religieux de la société

québécoise qui doit être transmis aux générations futures en raison de sa

. L’héritage religieux au Québec

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Action

Une réflexion sur le patrimoine

PATRIMOINE

À RETENIR

Héritage commun d’un groupe d’êtres humains légué par les générations précédentes aux générations futures en raison de sa valeur.

Le patrimoine permet de donner un sens à la vie collective et de renforcer l’unité des membres d’une communauté. Le patrimoine religieux du Québec est l’héritage religieux de La croix du Mont-Royal à Montréal la société québécoise. Les éléments du patrimoine religieux sont porteurs d’un message du passé. La tradition catholique marque ce paysage patrimonial complété aussi par l’apport des traditions protestante, juive et orthodoxe, et qui porte des traces des rites autochtones.

Le patrimoine immatériel se rapporte à l’ensemble des pratiques religieuses : les cérémonies et célébrations, les prières, les contes et légendes, la musique (chants et danses). Ces pratiques peuvent varier d’une tradition religieuse à une autre. Le patrimoine immatériel peut être plus difficile à percevoir, mais il n’en est pas moins important. Les différentes traditions religieuses y expriment leur foi et leurs croyances.

La cathédrale Sainte-Anne-deBeaupré à Québec

110

CHAPITRE 6

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Pour distinguer ce qui appartient ou non au patrimoine religieux québécois, on se sert de critères. L’objet, le bien ou l’élément doivent être liés à une tradition religieuse et avoir une valeur historique (ancienneté, rareté) ou artistique (beauté, composition, réputation de l’artiste). Certains « biens » ont donc une valeur patrimoniale supérieure à d’autres, parce qu’ils sont plus anciens ou plus rares, en meilleur état, ou parce qu’ils sont toujours utilisés pour remplir leur fonction première.

L’héritage religieux au Québec

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On peut également faire la distinction entre le patrimoine matériel et immatériel. Le patrimoine matériel réfère à l’ensemble des biens et des objets propres aux traditions religieuses, tels que les lieux de culte (églises catholiques ou anglicanes, oratoires, temples protestants, synagogues juives, mosquées musulmanes), les œuvres artistiques (sculptures, peintures, vitraux), les objets liés au culte (vêtements liturgiques, accessoires).

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Quand on traite du patrimoine religieux, on peut distinguer ce qui a de la valeur pour un individu, une famille, une société ou même pour le monde entier. Par exemple, les temples dédiés aux dieux de la mythologie égyptienne font partie du patrimoine mondial.


2.

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a

La cathédrale Sainte-Anne-de-Beaupré

b

Une bible ayant appartenu à mon arrière-grand-père

c

Le journal d’un missionnaire jésuite du 16e siècle

d

Une chaînette et une croix héritées de ma grand-mère

e

Une relique du saint frère André

f

Une peinture représentant Jésus sur la croix

g

Une chanson de Noël à caractère religieux

h

La légende de La chasse-galerie

FAMILIAL

QUÉBÉCOIS

MATÉRIEL

IMMATÉRIEL

Dessine ou décris des expressions du religieux qui ont de l’importance dans le patrimoine religieux québécois.

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L’HÉRITAGE RELIGIEUX AU QUÉBEC

Pour chaque composante présentée dans le tableau, coche à quels types de patrimoine elle appartient : familial ou québécois ainsi que matériel ou immatériel.

COMPOSANTES DU PATRIMOINE RELIGIEUX

3.

Explique l’affirmation suivante : « Les éléments du patrimoine religieux sont porteurs d’un message du passé. »

CHAPITRE 6

1.

p. 147

CHAPITRE 6

111

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4.

Indique si les éléments suivants appartiennent ou non au patrimoine religieux québécois et explique pourquoi.

Anneaux de mariage hérités des grands-parents

a

Mur occidental dit « des Lamentations » à Jérusalem

d

Banc d’une église catholique du 20e siècle

Le clocher de la chapelle Notre-Dame de Bonsecours à Montréal

c

112

CHAPITRE 6

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Sculpture de Jésus en croix dans un parc

f

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b

Calumet de la paix autochtone


L’HÉRITAGE RELIGIEUX AU QUÉBEC

Un coup d’œil sur l’histoire religieuse du Québec Dans les pages suivantes, tu liras de l’information sur l’histoire religieuse du Québec pour prendre conscience de l’apport des traditions religieuses dans la société québécoise. Dans le texte, souligne les contributions de chaque tradition religieuse au développement du Québec.

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Vitrail de la Basilique NotreDame-du-Cap à Trois-Rivières

CHAPITRE 6

Les débuts de la colonie : la mission catholique à l’égard des Autochtones Aux 15e et 16e siècles, la découverte des Amériques attire les Européens sur les nouveaux territoires pour en exploiter les richesses. Les peuples autochtones, c’est-à-dire les populations nées sur le territoire, avaient déjà leurs croyances et leurs spiritualités. Pourtant, très tôt, des chrétiens ressentent la nécessité de s’exiler pour annoncer l’Évangile à ces peuples. Baptiser ces gens leur paraît essentiel pour « sauver leurs âmes », leur assurer la vie éternelle après la mort, près de Dieu. Les chrétiens de l’époque ne reconnaissaient pas la valeur des croyances autochtones qu’ils considéraient comme des superstitions à faire disparaître.

Venus de France où le catholicisme était la religion officielle, les premiers missionnaires catholiques arrivent sur le territoire québécois (en Nouvelle-France). En 1615, l’arrivée des récollets, première communauté religieuse, marque le début d’une vaste entreprise de conversion. Dix ans plus tard, les missionnaires jésuites sont envoyés en mission d’évangélisation. Ils fondent le Collège des jésuites en 1635. Les enseignants, des membres du clergé, apprennent aux colons les mêmes matières que dans les collèges français. Pendant que les colonies se développent, d’autres religieux et religieuses arrivent pour répondre à différents besoins : santé, éducation, services sociaux et religieux. Pendant tout le 17e siècle, il n’y aura pratiquement que des catholiques en Nouvelle-France. On y interdit le séjour aux protestants pour éviter la naissance de conflits entre catholiques et protestants, comme c’est le cas en Europe. Par ordre du roi, les catholiques deviennent responsables de toutes les activités, même commerciales, dans la colonie. Ils s’opposeront notamment aux marchands qui vendent des boissons alcoolisées aux Autochtones, ce qui cause des ravages chez ces peuples. Le père Jacques Marquette (1637-1675) était un explorateur et missionnaire jésuite français.

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CHAPITRE 6

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La Conquête britannique et l’arrivée des protestants La présence protestante demeure très minoritaire et même mal vue, jusqu’à la Conquête anglaise en 1763. Les protestants ne commencent donc à s’implanter qu’à la fin du 18e siècle. Ils sont majoritairement anglicans, puisque c’est l’Angleterre qui administre désormais le territoire. La fin du 19e siècle voit arriver de nombreuses autres communautés protestantes, notamment presbytériennes, luthériennes, baptistes et méthodistes qui grandissent grâce à une forte immigration aux 19e et 20e siècles. Provenant d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, elles sont surtout anglophones, mais des protestants francophones viennent aussi de France et de Suisse.

ÉGLISE Avec une minuscule, bâtiment où se célèbrent les offices religieux. À RETENIR

Avec une majuscule, ensemble de la communauté chrétienne.

Les œuvres sociales et philanthropiques occupent une place importante dans la religion protestante. Des groupes protestants furent d’avant-garde en matière de droits civiques : ils prirent position en faveur du droit de vote des femmes, tandis que le clergé catholique y était défavorable, et, aux 18e et 19e siècles, ils se sont engagés contre l’esclavage alors pratiqué aux États-Unis.

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CHAPITRE 6

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Vue intérieure de la basilique Notre-Dame de Montréal (1824-1829)

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La particularité des Églises protestantes consiste en l’importance qu’elles accordent au message et à la parole divine, ce qui place la Bible et le sermon (annonce, explication et application de la Bible) au centre du culte protestant. Ainsi, dans les lieux de culte protestants, une Bible demeure ouverte en permanence et mise en évidence. Au fil du temps, la place centrale de la Bible chez les protestants a favorisé l’alphabétisation et la création d’écoles populaires. En effet, le but des missionnaires était de permettre à chaque personne, peu importe son statut social, de lire les Écritures. Aujourd’hui encore, les croyants et croyantes se réunissent pendant la semaine afin d’étudier plus en profondeur les textes bibliques. Cette pratique est l’une des plus importantes parmi les devoirs religieux des protestants.

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Temple anglican SaintGeorge de Granby (1908)

Cathédrale anglicane Holy Trinity à Québec (1800-1804)


L’HÉRITAGE RELIGIEUX AU QUÉBEC

L’empreinte du clergé catholique

CHAPITRE 6

Après la Conquête britannique, les Anglais permettent la liberté de culte, et le clergé devient un intermédiaire entre le peuple et le pouvoir colonial anglais. Des liens étroits se nouent entre l’Église catholique et le peuple canadien francophone. Devant l’expansion démographique de la province et la pauvreté de la population, le clergé incite les fidèles à s’entraider, ce qui conduit à la création de nombreuses œuvres de charité. Les congrégations religieuses poursuivent leur travail et fondent des orphelinats, des hôpitaux, des écoles, des hospices, des crèches et des foyers pour les pauvres, les malades et les personnes handicapées. En raison de ses œuvres, l’influence de l’Église catholique grandit beaucoup.

Les spiritualités autochtones

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Le Québec abrite plus de 140 000 Autochtones appartenant à 11 nations différentes. Les Autochtones exercent une grande influence en raison de leur statut particulier de Premières Nations. Ils sont les premiers habitants du territoire et ont grandement contribué au développement du Québec actuel.

Chapelle de Tadoussac, construite au 18e siècle, surnommée « Chapelle des Indiens », en raison de la fréquentation de ses nombreux fidèles autochtones convertis au christianisme.

Les missionnaires voulaient convertir les Autochtones. Toutefois, aujourd’hui, même si la plupart d’entre eux se sont convertis au catholicisme ou au protestantisme, les façons de voir ont changé. Il est devenu très important de respecter leurs croyances, leurs coutumes et leurs traditions. De nombreux Autochtones cherchent aussi à faire revivre leurs anciennes pratiques religieuses et à communiquer leur vision du monde et leurs valeurs, dont le respect de la nature.

L’orthodoxie Les Églises orthodoxes ne se sont implantées que tardivement au Québec, à la fin du 19e siècle, puis plus largement au 20e siècle. Chacune de ces Églises porte un nom qui en indique l’origine : par exemple, l’Église orthodoxe roumaine de Gatineau ou l’Église ukrainienne orthodoxe de Saint-George. Chaque Église orthodoxe se consacre à des œuvres de charité et à certains services, comme l’éducation et l’animation sociale.

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Le judaïsme Les premiers immigrants juifs arrivent au Québec vers 1760. Dès 1768, ils fondent leur première synagogue à Montréal, Shearith Israel, « le Petit Reste d’Israël ». Leur communauté reste petite pendant plus d’un siècle, mais grandit au tournant du 20e siècle après l’arrivée de milliers de réfugiés en provenance de Russie et d’Europe de l’Est. Synagogue Shaar Hashomayim à Wesmount (1922) Ces immigrants et immigrantes doivent traverser l’Atlantique pour fuir les persécutions et la pauvreté dans leur pays d’origine. Ils apportent avec eux leur langue : le yiddish, qui est une sorte d’allemand mêlé d’hébreu et d’autres langues. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le Canada, comme la majorité d’autres pays, leur refuse le droit de refuge. Ce n’est qu’après le génocide qui extermine six millions de juifs que le Canada accueille les rescapés. L’importance des communautés juives les conduit rapidement à s’organiser. Elles créent des synagogues, des cimetières, des écoles et mettent sur pied de vastes organismes collectifs, tels que des hôpitaux, des bibliothèques ou des résidences de personnes âgées. L’accent traditionnel mis par les juifs sur l’éducation, la justice sociale ainsi que sur l’étude et l’interprétation des Écritures constitue sans doute un facteur important de leur engagement.

Mosquée à Gatineau (1997)

Les religions orientales Depuis les années 1960, mais surtout depuis les années 1990, les immigrants et immigrantes venus d’Orient, des bouddhistes, hindous et sikhes, se sont installés et organisés en communautés sur le territoire québécois. Aujourd’hui, plus d’une cinquantaine de lieux de culte bouddhiques et une demi-douzaine de temples hindous ont été construits ou aménagés dans des espaces déjà existants. Temple bouddhiste à Montréal

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CHAPITRE 6

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Il faut attendre 1960 pour que le nombre de musulmans au Québec augmente véritablement. Aujourd’hui, principalement en raison de l’immigration, l’islam forme la deuxième religion comptant le plus grand nombre de fidèles, après le catholicisme. On dénombre plus de 70 mosquées au Québec.

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L’islam


a

L’HÉRITAGE RELIGIEUX AU QUÉBEC

1.

À l’aide des lettres, place les éléments de la banque suivante sur la ligne du temps, aux dates correspondantes.

A Fondation de la première synagogue juive à Montréal.

D Arrivée des premiers missionnaires catholiques.

B

Implantation du protestantisme (Conquête anglaise).

E

Présence marquée de l’islam.

C

Existence des spiritualités autochtones.

F

Arrivée des religions orientales.

CHAPITRE 6

Titre : 1492 1615

1763 1768 1960

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2.

3.

b

Donne un titre à cette ligne du temps.

a

Au temps de la colonisation, pourquoi les chrétiens sont-ils venus au Québec ?

b

Pour de nombreuses personnes, le catholicisme reste un symbole de l’identité canadienne-française. Sur quel repère s’appuie ce point de vue ? p. 146

Pendant ta lecture, tu as souligné les contributions de chaque tradition religieuse étudiée au développement de la société québécoise. Avec un ou une camarade de ta classe, comparez les éléments que vous avez sélectionnés. Discutez-en pour démontrer votre compréhension de l’influence du catholicisme, du protestantisme et d’autres religions sur le patrimoine religieux québécois.

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4.

a

Pourquoi, à l’heure actuelle, ne peut-on pas dire que l’islam, le bouddhisme et l’hindouisme ont marqué le patrimoine religieux québécois ?

b

Observe attentivement le diagramme. Quels changements remarques-tu ? Principales confessions religieuses au Québec, 2001 et 2011 2001 2011

0

10

20

Catholiques romains

Juifs

50

60

70

80

90

100

83,2 % 6,9 % 7,5 % 1,5 % 3,1 % 1,3 % 1,1 %

Bouddhistes

0,6 % 0,7 %

Hindoues

0,3 % 0,4 %

Aucune religion

40

74,7 %

Chrétiens non catholiques Musulmans

30

5,6 % 12,1 %

Quelles seront les conséquences de ces changements ? Dans 100 ans, pourra-t-on faire le même constat du patrimoine religieux québécois ? Pourquoi ? Discutes-en avec tes camarades en recherchant les conditions favorables au dialogue. p. 171

Cette œuvre commémore l’inscription de l’arrondissement historique du Vieux-Québec sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1985.

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5.

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Source : Statistique Canada, Recensement de 2001 et Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011, [En ligne].


L’HÉRITAGE RELIGIEUX AU QUÉBEC

Quelques grands personnages et leurs réalisations L’histoire québécoise est peuplée d’hommes et de femmes qui ont fondé des ordres religieux, des organismes, des écoles, des hôpitaux, inspirés par les principes et les valeurs de leur religion.

Marie Guyart de l’Incarnation

CHAPITRE 6

(1599-1672) de l’Ordre de Sainte-Ursule Née en France, Marie Guyart devient religieuse chez les ursulines en 1632. En 1639, elle arrive au Québec en compagnie de deux ursulines et y fonde un couvent. Elle apprend les langues autochtones et se donne pour mission d’instruire, dans la foi chrétienne, les jeunes Autochtones et Françaises. Marie et ses sœurs s’engagent courageusement dans leurs œuvres d’éducation et de charité auprès des familles. Reconnue comme une grande mystique , elle est déclarée bienheureuse par l’Église catholique en 1980.

Marie-Catherine de Saint-Augustin

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(1632-1668) et les augustines de Québec En 1648, à 16 ans, Marie-Catherine quitte la France pour le Nouveau Monde. Elle répond à une demande d’aide de la part des premières religieuses hospitalières venues fonder en 1639 le premier hôpital en Amérique, l’Hôtel-Dieu de Québec, pour soigner les Autochtones et les colons. Malgré son jeune âge, elle se met vaillamment à l’œuvre et apprend les langues indiennes. Marie-Catherine de Saint-Augustin consacrera sa vie au service des autres, manifestant une charité exemplaire. Pour avoir offert sa vie pour l’Église, elle est considérée cofondatrice de l’Église du Canada.

Hôtel-Dieu de Québec

Marguerite d’Youville (1701-1771) et les sœurs de la Charité (dites « sœurs Grises ») Veuve et mère de deux enfants, Marguerite d’Youville tend la main aux personnes démunies. Avec trois amies qui partagent son désir de servir les plus pauvres, elles fondent la congrégation des sœurs de la Charité à Montréal en 1737, prenant en charge les pauvres ainsi que l’Hôpital général de Montréal. En dépit des nombreuses difficultés, elle ne renoncera jamais à son œuvre. En 1990, elle est déclarée sainte et devient pour le monde un modèle d’amour et de compassion. L’héritage religieux au Québec

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CHAPITRE 6

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Henriette Odin-Feller (1800-1868) et la mission protestante au Canada français Henriette Odin-Feller, protestante venue de Suisse, organise un mouvement d’évangélisation auprès des pauvres. Elle leur vient en aide financièrement et met l’accent sur l’éducation, ce qui se concrétise par la fondation de nombreuses écoles. Avant elle, tous les efforts déployés pour convertir les francophones à une Église protestante avaient été pratiquement inutiles ; sous son influence, un petit nombre passera au protestantisme.

Le curé Antoine Labelle (1833-1891) et l’exploration du territoire Missionnaire, nommé curé de Saint-Jérôme en 1867 et sous-ministre du ministère de la Colonisation, le curé Labelle contribua largement au développement des régions, plus particulièrement des Laurentides. C’est à lui que l’on doit la construction d’un chemin de fer appelé « le petit train du Nord » qui reliait Montréal à Saint-Jérôme.

Le frère André (1845-1937)

Le frère Marie-Victorin (1885-1944) et le Jardin botanique de Montréal Religieux et homme de science, le frère Marie-Victorin écrivit un important ouvrage de référence sur la flore laurentienne qui est encore utilisé aujourd’hui. Il est aussi le fondateur du Jardin botanique de Montréal.

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Alfred Bessette prit le nom de frère André, comme le voulait la coutume, à son entrée dans la congrégation de Sainte-Croix en 1870. En conseillant à certains malades de prier Saint-Joseph, le frère André acquiert une réputation de guérisseur. Des milliers de personnes vont le voir pour entendre ses conseils et lui demander des prières. Ses admirateurs fondent d’abord un modeste oratoire dédié à SaintJoseph en face du collège Notre-Dame, où il fut portier pendant 40 ans. Mais, très tôt, sa popularité devient telle que ce petit sanctuaire ne suffit plus. On entreprend alors la construction de cet oratoire monumental qui surplombe aujourd’hui l’ouest du mont Royal. Cet édifice demeure, encore de nos jours, un haut lieu de pèlerinage. Il a été béatifié, donc déclaré « bienheureux » en 1982 et canonisé, soit déclaré « saint », en 2010.

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de la congrégation des Pères de Sainte-Croix


PERSONNAGES RELIGIEUX MARQUANTS

2.

Marie Guyart de l’Incarnation

Fondation des sœurs de la Charité

b

Marie-Catherine de Saint-Augustin

Développement des Laurentides

c

Marguerite d’Youville

d

Henriette Odin-Feller

Fondation du Jardin botanique de Montréal

e

Le curé Antoine Labelle

Direction de l’Hôtel-Dieu de Québec

f

Le frère André

Fondation de l’oratoire Saint-Joseph

g

Le frère Marie-Victorin

Fondation de la mission protestante au Canada français

Fondation des ursulines de Québec

Quelles valeurs motivaient ces personnages à donner leur vie pour leur mission ? Dans la banque de valeurs, souligne celles qui ont pu les inspirer. p. 144

Foi en Dieu Don de soi

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RÉALISATION

a

Charité

Devoir

Paix Justice

Éducation Dévouement

Raison Liberté

Égalité

3.

Service aux autres

Dans ton environnement, quels personnages religieux ont laissé leur marque ? Quelles sont leurs réalisations et leur importance ?

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Associe les personnages religieux marquants à leur principale réalisation.

CHAPITRE 6

1.

CHAPITRE 6

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L’influence religieuse sur les comportements Jusqu’aux années 1960, la religion marque fortement la vie des catholiques et des protestants québécois et imprègne leur conscience. La charité, l’espérance et la foi sont les vertus qui occupent une place primordiale dans la vie des chrétiens. La règle principale, celle qui résume toutes les autres, est : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Ce commandement est à la base des organisations d’aide aux personnes pauvres, malades ou victimes d’injustice.

Des interdits

«

Quelles sont les principales sources du péché ?

Les sept principales sources du péché sont Dans le passé, de nombreuses l’orgueil, l’avarice, l’impureté, l’envie, règles religieuses encadraient la gourmandise, la colère et la paresse. On la vie communautaire des les appelle communément péchés capitaux. chrétiens. On dissuadait les Le catéchisme, Québec, 1944, p. 11, *58 femmes de porter des coiffures excentriques et des habits décolletés. On désignait les bals, les salles de théâtre et de cinéma comme des lieux de mauvaises fréquentations. On désapprouvait la consommation d’alcool et on interdisait de manger de la viande le vendredi et le samedi. Les relations sexuelles étaient défendues les jours de fête religieuse et le dimanche. Encourageant la famille, on désapprouvait la masturbation, l’avortement, le divorce, les méthodes non naturelles de contraception, les relations sexuelles avant le mariage et l’homosexualité. Les fidèles devaient fréquenter la messe le dimanche et se confesser au moins une fois par année.

Avec la Révolution tranquille, une distance s’est creusée entre les gens et les institutions religieuses. L’État prend en main les domaines auparavant confiés à l’Église. La création du bien-être social en 1958 (soutien aux personnes démunies), la Loi sur l’assurance-hospitalisation en 1961 (soins de santé), la création du ministère de l’Éducation en 1964 (éducation) viennent officialiser ces changements. De nos jours, l’abandon de certaines pratiques religieuses et l’assouplissement des normes ont modifié la fidélité des chrétiens aux règles. De plus, les règles strictes imposées par l’Église catholique à ses représentants (la chasteté et le célibat) sont de plus en plus en marge de ce qui se vit et de ce qui est valorisé dans la société actuelle. Bien que la majorité de la population québécoise dise appartenir à la tradition catholique, elle reste surtout attachée aux rituels les plus importants (sacrements et fêtes religieuses) ainsi qu’aux symboles religieux et aux croyances chrétiennes fondamentales. 122

CHAPITRE 6

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La sécularisation de la population

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»


L’HÉRITAGE RELIGIEUX AU QUÉBEC

1.

Dans le chapitre 4, tu as réfléchi sur les différents types de règles religieuses. Détermine à quel type de règle se rapportent les prescriptions imposées par l’Église qui visaient à régir les comportements des croyants et croyantes. Pour t’aider, réfère-toi au tableau de la page 67.

a

b

c

Règles sur la vie amoureuse

Règles sur les devoirs religieux

Règles vestimentaires

Règles alimentaires

Règles sur les devoirs sociaux

Interdit de porter des coiffures excentriques ou des habits décolletés pour les femmes.

d

Aller à la messe le dimanche et se confesser au moins une fois par an.

e

Obligations de la chasteté et du célibat pour les membres du clergé.

f

Le commandement d’amour : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Interdit de consommer de l’alcool et de manger de la viande le vendredi et le samedi.

Interdit d’avoir des relations sexuelles avant le mariage.

Donne des exemples de transformations des comportements au Québec.

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2.

Règles sur la vie familiale

CHAPITRE 6

LES TYPES DE RÈGLES RELIGIEUSES

ÇA M’INTÉRESSE ! On peut ajouter à ces interdits celui de prononcer des jurons. Au Québec, ceux-ci se rapportent principalement à des expressions du religieux. De nos jours, on entend « jurer » couramment et même à la télévision. Loin de l’interdit, les jurons sont presque banalisés.

Le tabernacle est une petite armoire sur l’autel, destinée à recevoir le ciboire, un vase qui contient les hosties consacrées.

L’hostie consacrée (transformée en corps du Christ pendant l’Eucharistie) et le calice, coupe qui contient le vin consacré (transformé en sang du Christ).

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Dans ce chapitre, tu as vu les photos de nombreux lieux de culte au Québec. En effet, ce sont des éléments importants du patrimoine religieux matériel. Avec la baisse de la pratique religieuse (le taux d’assistance à la messe dominicale est passé de 85 % en 1965, à 35 % au début des années 1990 et à 8 % de nos jours selon Reginald Bibby, sociologue de l’Université de Lethbridge), les églises québécoises se vident.

3.

«

Rien, n’est plus cher aux Canadiens français que leur église […]. Avant de construire une mairie ou tout autre monument public, ils construisent une église.

»

Frédéric Gerbié, Le Canada et l’émigration française (1884)

Pourquoi les églises sont-elles des éléments importants du patrimoine religieux québécois ?

La situation des églises abandonnées soulève plusieurs questions éthiques : Que faire des lieux de culte désertés ? Peut-on transformer un bâtiment ayant une valeur patrimoniale ? Si l’église n’est plus utilisée, ne devrait-on pas la mettre à la disposition des personnes les plus démunies ? Peut-on vendre les lieux de culte en sachant qu’ils changeront de vocation ?

124

Doit-on vendre les églises en sachant qu’elles seront transformées et changeront de fonction ? Quelles options semblent la plus et la moins intéressantes pour le Québec ? Pourquoi ? Énonce ton point de vue et discutes-en !

CHAPITRE 6

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4.

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Bibliothèques, musées, restaurants, discothèques, centres de loisirs, appartements, centres d’hébergement pour personnes âgées, salles de spectacles, beaucoup d’initiatives ont été adoptées pour ne pas laisser ces bâtisses à l’abandon. Malgré cela, l’architecture et le caractère religieux des églises ne se prêtent pas à toutes les conversions.


Dans ce chapitre, tu as pris conscience de l’influence du catholicisme, du protestantisme et d’autres religions sur le patrimoine religieux québécois. À la suite de tes réflexions, tu devrais pouvoir répondre aux questions suivantes :

t

� Définis les termes patrimoine et patrimoine religieux.

8

n

L’HÉRITAGE RELIGIEUX AU QUÉBEC

En bref

La Classe numérique

x

laclasse.grandducenligne.com

� Nomme des personnages qui ont marqué le patrimoine religieux québécois.

� Associe des éléments du patrimoine religieux à leurs fondateurs et fondatrices.

� Décris l’apport des institutions religieuses à la société québécoise.

� Décris l’influence des religions sur les

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CHAPITRE 6

comportements des Québécois et Québécoises.

1.

Dans le passé, par quels moyens l’Église exerçait-elle une influence importante sur les comportements, les valeurs et les normes de la société ?

2.

Qui sont les modèles dans la société québécoise actuelle ? Quelles valeurs proposent ces modèles ?

MODÈLES

3.

VALEURS

Dans la première activité de ce chapitre, on citait l’expression : « Il faut connaître le passé pour mieux comprendre le présent. » On pourrait y ajouter : « Et construire le futur. » En quoi l’héritage religieux a-t-il de l’importance pour l’avenir du Québec ?

Cathédrale Marie-Reine-du-Monde à Montréal L’héritage religieux au Québec

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4.

Tu corresponds avec une personne de ton âge vivant ailleurs dans le monde. Avec des images, tu veux lui présenter le patrimoine religieux québécois. Choisis quatre éléments représentatifs du patrimoine religieux québécois. Colle-les, dessine-les ou décris-les dans l’encadré et donne le plus d’information possible sur chacun d’eux. Aide-toi des questions ci-dessous pour élaborer ton point de vue. • L’élément choisi appartient-il au patrimoine religieux matériel ou immatériel ? • À quelle tradition religieuse est-il associé ? • En quoi cet élément a-t-il de la valeur ?

1

3

2

4

LE MOT DE LA FIN

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• Que peux-tu en dire ?

L’année scolaire se termine. Dans le cours d’Éthique et culture religieuse, tu as réfléchi sur divers sujets, fait des apprentissages, échangé avec tes camarades et élaboré ton point de vue sur différents thèmes. Que t’en reste-t-il ? Parmi tout ce que tu as appris ou compris, quel élément trouves-tu le plus important ?

126

CHAPITRE 6

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En résumé Pour conclure cette année en éthique et culture religieuse, voici les concepts importants sous forme de réseaux de concepts. Complète-les en remplissant les espaces à l’aide de la banque de mots.

sensations

manifestations

cyberdépendance

jugement

influence

bon sens

appartenance

physique

définitions

morale

surconsommation

aide

débrouillardise

conditions

bonheur

choisir

responsabilités

soumis

gouverner

conduite

L’autonomie

La dépendance

Thème 1 L’autonomie

Des définitions

Des

Le fait de ne pouvoir se réaliser sans l’ d'une personne.

Aptitude à vivre sans l'aide d'autrui. Droit de se

Des

Des manifestations

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par ses propres lois. Capacité d’un individu de subvenir à ses propres besoins (physiques, affectifs, sociaux) et de décider par lui-même de ses lignes de en tenant compte des règles et des normes sociales.

Des

Autonomie

:

L’authenticité.

Une personne ne peut s’empêcher de jouer à des jeux en ligne.

Le sens commun ou le .

Dépendance aux technologies :

:

Une personne ayant un handicap visuel parvient à se déplacer seule grâce à son chien-guide. Autonomie

Le critique.

La :

En l’absence de leur entraîneur, les membres d’une équipe sportive organisent eux-mêmes l’entraînement prévu.

.

Le jugement de prudence.

fortes et santé physique ou mentale.

Amitié ( estime de soi) et conformisme.

La dépendance est le fait d’être à quelqu’un ou à quelque chose, d’être sous son autorité, son

La société moderne ne peut se passer d’électricité.

ou d’en avoir besoin.

La capacité de discerner et de . La responsabilité morale.

Des quêtes de

Recherche de

L’état d'une personne qui ne peut accomplir seule les tâches de la vie quotidienne.

entre l’autonomie et la dépendance

,

Consommation et

Poursuite du plaisir et .

(entre désirs et besoins).

En résumé

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symboles

unique

végétaux

innommable

Bouddha

divinité

feu

l’Éternel

bleue

Grand Esprit

cercle

Trimurti

créateur

Allah

déesse

immatériel

Trinité

blanc

surnaturel

idole

: Être et supérieur ayant un pouvoir sur l’être humain et son environnement et des attributs particuliers. Le mot dieu désigne une divinité masculine ; le mot , une divinité féminine.

Des couleurs : le

, le vert.

Des éléments : le

, l’eau.

: Représentation du divin que les fidèles considèrent comme le divin lui-même.

Des animaux : le poisson, la vache.

Esprit : Être

et incorporel censé se manifester sur la Terre, ou l’âme d’un défunt ou une défunte.

Des formes : la croix, le

Des

.

: la fleur de lotus, le rameau d’olivier.

Des objets : les statues, les images,

les icônes, la Ka’ba.

Des définitions

Des

Thème 2

Des représentations du divin

Exemples : , éternel, bon, miséricordieux, créateur, omniprésent, omnipotent, omniscient.

Judaïsme : Adonaï, Élohim, Seigneur,

Exemples : unique, éternel, , insaisissable, jaloux, créateur, omniprésent, omnipotent, omniscient.

, Dieu.

Islam :

Exemples : unique, éternel, miséricordieux, , omniprésent, omnipotent, omniscient.

(Shiva, Vishnu, Brahma), l’Un, l’Absolu, Brahman.

(courageux, stable, Exemples : peau sage), plusieurs bras et têtes pour tout voir et tout savoir, créateur et destructeur, tout-puissant.

Bouddhisme : divinités locales

Exemples : le Bouddha a des attributs divins : omniscience, amour universel, paix, bonheur, sagesse.

Hindouisme :

(le

n’est pas un dieu).

Spiritualités autochtones : Grand Manitou,

, Orenda.

Exemples : forme humaine, esprit des animaux et des vivants, créateur, bienveillant et menaçant.

En résumé

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Christianisme : la (Dieu, Jésus, Saint-Esprit), Dieu, Père, Seigneur.

, YHWH.

128

Des attributs

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Des noms


motifs

types

association

valeurs

normes

convictions

contraintes

pouvoir

religion

dépendance

responsabilités

lois

expression

définitions

privée

obligations

limites

publique

action

devoirs

(pouvoir agir selon

La liberté d’

sa volonté). La liberté de conscience (choisir librement ses valeurs et principes) et de (pouvoir adhérer ou non à la religion de son choix).

L’état d’un être libre. Le sans contrainte.

et la capacité d’agir

La liberté d’opinion, de pensée et d’

L’absence d’obligation.

(pouvoir s’exprimer sans crainte).

Des

La situation d’une personne qui n’est pas sous la de quelqu’un ni de quelque chose.

La liberté de réunion pacifique et d’

(pouvoir se regrouper dans un but commun).

Le pouvoir de choisir. Des Des

Les désirs

Thème 3 La liberté

qui guident nos choix

Les besoins Les Les valeurs L’âge © Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

© Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

L’éducation Les normes Les physiques ou sociales

Des

Les et les règles (chaque personne jouit des mêmes droits et libertés et est soumise aux mêmes obligations). Les et les (quelque chose qu’il faut faire, qu’on le veuille ou non). Les à soi-même).

(une obligation qu’on se donne

Les , les morales, les principes moraux.

, les règles

Vie

Ce qui touche à la sphère intime, personnelle et confidentielle dans le domaine des pensées, des manières d’être et d’agir, et qui se vit dans l’espace privé, généralement sans témoin, ou qui se partage avec des personnes très proches et avec lesquelles on se sent en sécurité et en confiance réciproque. Vie

Ce qui touche aux idées, aux manières d’être et d’agir vécues et partagées dans un contexte social ou professionnel, et qui se vit dans des espaces publics où l’on interagit sous l’œil de témoins susceptibles de porter un jugement sur nous.

En résumé

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129

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rites

la naissance de Jésus

expériences

répétition

récits

symbolique

le mythe de Sedna

passage

règles

le plongeur terrestre

valeurs

alimentaires

l’Éveil du Bouddha

devoirs religieux

Abraham et l’Alliance

relation

rite

règle

récit

récit

Des

Des

Thème 4

Des éléments fondamentaux des traditions religieuses

Narration orale ou écrite de faits réels, d’éléments allégoriques et symboliques ou imaginaires.

Des types

Ensemble des règles qui fixent le déroulement d’une cérémonie.

Des fonctions

Des fonctions

• fournir des explications qui donnent un sens à la vie ; • raconter des religieuses ou des faits marquants ; • exprimer et transmettre les valeurs et les croyances.

• se purifier, entrer en

• au sens littéral ; • au sens

.

Des

Des types

• d’initiation ; • de ; • funéraires ; • de sacrifice ; • relatifs aux pratiques religieuses.

et communiquer avec le divin ; • recréer des expériences religieuses ou des faits marquants pour les garder en mémoire ; • exprimer et transmettre des valeurs et des croyances. Des caractéristiques

• de la vie familiale; • de la vie amoureuse; • vestimentaires; • ; • relatives aux ; • relatives aux devoirs sociaux. Des fonctions

• guider les actions et les comportements ; • transmettre les ; • encadrer les rites et les pratiques religieuses ; • indiquer un chemin vers le bonheur spirituel. Des caractéristiques

• un principe ou une valeur orientant les conduites ; • des balises pour la pratique ; • des moyens pour atteindre la perfection spirituelle.

• la façon de les célébrer ; • la ; • le lieu désigné pour les célébrer ; • l’effet attendu. Liens entre les récits, les rites et les règles

], Exemple : Le carême [ 40 jours avant Pâques, est un interdit pour les chrétiens et chrétiennes de consommer de la viande, de l’alcool et des aliments sucrés [ ] afin de se remémorer le passage de Jésus dans le désert [

130

Exemple : Le jour de repos et de culte [rite et règle] pour les juifs (shabbat), les chrétiens (le culte du dimanche) et les musulmans (prières et rassemblement le vendredi) tire son origine de la Création [ ] ]. où Dieu se reposa le 7e jour.

En résumé

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• de création (Création, ); • de fondation ( , Moïse et le peuple hébreu, , les révélations à Muhammad, le sermon du Bouddha) ; • de régénération (la résurrection de Jésus, , ).

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Des types

Des caractéristiques

Exigences que doivent respecter les fidèles.


désobéissance

changement

laïcisation

démocratique

normes

justice

criminalité

valeurs

immigration

contestation

autoritaire

respect

formelles

soumission

lois

charismatique

conformisme

égalité

obéissance

désobéissance civile

Les

Des

(Exemple : chartes de droits et libertés, Code civil, Code criminel)

(Exemple : le respect, le partage, l’ouverture aux autres, l’égalité)

Les règlements

Des

(Exemple : code de vie d’une école, règlements dans un sport)

(Exemple : la définition de la famille, les rôles sociaux, les comportements)

Les guerres Les médias

Des facteurs de

Le progrès scientifique

Des règles

Des règles informelles

Thème 5 L’ordre social

L’

Pouvoir

Les luttes de droits

(l’aptitude de certaines personnes à obtenir des autres l’adhésion et le consentement)

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La de l’État © Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

Des formes de pouvoir

L’état de l’environnement

Pouvoir Des façons de réagir à l’ordre social

(prise en compte de la volonté de la majorité par l’élection de représentants) Pouvoir

à la loi

ou obéissance aveugle (accepter de subir sans protester) (adopter le même comportement que la majorité) des lois

à la loi

(imposition d’une volonté)

(infraction grave et volontaire à la loi) (manifester et s’engager afin de faire changer les choses) (résistance passive et refus d’obéir à une loi que l’on considère injuste)

Des valeurs qui incitent à agir

La L’ La liberté La dignité La solidarité

En résumé

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131

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Marie Guyart de l’Incarnation

interdits

santé

Charité

Saint-Vincent de Paul

héritage religieux

institutions

Augustines

codes moraux

protestante

immatériels

apport

us et coutumes

Kondiaronk

éducation

valeur

comportements

patrimoine

Hôtel-Dieu

évêque

: Héritage commun d’un groupe d’êtres humains légué par les générations précédentes aux générations futures en raison de sa . Patrimoine religieux du Québec : Ensemble des biens,

matériels ou , constituant l’ de la société québécoise qui doit être transmis aux générations futures en raison de sa valeur.

Les et les capitaux, 10 commandements)

(partage, charité) (sept péchés

Les (nombreuses fêtes religieuses, vie communautaire, etc.) Les sexuelles hors mariage, etc.)

Des définitions

(jurons, relations

Des valeurs et des normes

Thème 6

Le patrimoine religieux québécois

Des personnages

Des

L’école des Ursulines à Québec (éducation)

L’ordre de Sainte-Ursule (Ursulines de Québec)

L’hôpital

La congrégation des

de Québec (santé)

de Québec

L’hôpital général de Montréal ( et aide aux démunis)

Les sœurs de la

Mgr François de Laval (premier

La société

La communauté religieuse Saint-Vincent de Paul

de Québec)

(aide aux personnes dans le besoin)

Marie-Catherine de Saint-Augustin

Marguerite d’Youville

de Montréal (sœurs grises)

Henriette Odin-Feller (mission

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Leur présence et leur

au Canada)

Gaspar Soiaga (chef huron, Grande Paix de Montréal)

132

L’académie du Sacré-Cœur de Sherbrooke (

La communauté des frères du Sacré-Cœur )

En résumé

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Activité-synthèse Vérifie tes apprentissages et le développement de tes compétences en répondant aux questions des pages suivantes.

1.

Donne des exemples pour montrer comment l’amitié, l’amour, la consommation et la recherche de sensations fortes peuvent mener autant à l’autonomie qu’à la dépendance.

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AUTONOMIE

2.

DÉPENDANCE a

Amitié

b

Amour

c

Consommation

d

Recherche de sensations fortes

Formule une question éthique pertinente qui permettrait de réfléchir aux situations suivantes.

a

Expédier par Internet une photo personnelle à un ami proche ne l’autorise pas à diffuser cette photo dans un réseau social qui est ouvert à tous, donc à l’afficher dans l’espace public.

Activité-synthèse

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133

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3.

b

En décidant d’adopter un certain style vestimentaire qui correspond mieux à ses goûts, une adolescente peut entrer en conflit avec ses parents qui n’apprécient pas ses choix.

c

Au nom de la justice et de l’égalité, un peuple conteste le régime autoritaire au pouvoir dans son État.

Lis les mises en situation et réponds aux questions. MISE EN SITUATION 1

134

Quels sont les motifs, les raisons d’agir de Karen ?

c

Quelles sont les limites de la liberté dans cette situation ?

b

De quel type de liberté est-il question ?

d

Quelles valeurs sont défendues par ce défilé ?

e

Quels sont les changements de valeurs et de normes dans la société que la tenue de ce défilé démontre ? Appuie ton point de vue sur des repères et souligne-les.

Activité-synthèse

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a

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Pour accompagner son groupe d’amis, Karen participe au défilé de la Fierté à Montréal, une marche organisée par la communauté LGBTQ+ (lesbienne, gai, bisexuel, trans, queer, et plus). L’organisme a pour mission de promouvoir la diversité sexuelle et la pluralité des genres ainsi que de soutenir les communautés qui vivent des injustices. Karen pense que chaque petite action est importante pour faire changer les mentalités.


MISE EN SITUATION 2

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James est végétalien. Étant le seul de sa famille à adopter cette pratique alimentaire, cela provoque souvent des frictions et des discussions lors des repas. Toutefois, sa décision est réfléchie et ses prises de position pour le respect des droits des animaux sont bien connues sur les réseaux sociaux où il est un ardent défenseur du végétalisme. Il y expose des arguments de spécialistes appuyés sur des études scientifiques montrant les effets de ce régime sur la santé humaine et sur l’environnement.

4.

f

Quels sont les motifs de James ?

h

De quel type de liberté est-il question ?

g

Est-il autonome ou dépendant ? Pourquoi ?

i

Quelles sont les limites de la liberté dans cette situation ?

j

Sur quel type de repères James s’appuie-t-il ?

Avec des mots-clés, identifie les symboles de chaque religion et explique leur sens.

a

d

b

e

c

f

Activité-synthèse

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135

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5.

Reconnais-tu ce logo ? Il montre au moins deux symboles que tu as étudiés. Identifie lesquels et explique leur sens.

6.

Complète le tableau en ajoutant les informations manquantes.

TRADITION RELIGIEUSE Judaïsme

b

La Trinité : Dieu le Père, Jésus le Fils et le Saint-Esprit Islam

d

7.

Grand Esprit

e

Hindouisme

f

Bouddhisme

L’Éveillé est omniscient et aimant.

Trace les liens entre les récits, les rites et les règles et dessine le symbole de la religion concernée.

LES SYMBOLES a

136

Créateur, tout-puissant, bienveillant et menaçant à la fois.

LES RÉCITS Sortie d’Égypte du peuple hébreu

LES RITES

LES RÈGLES

Eucharistie (Cène)

S’y rendre au moins une fois dans sa vie, si possible.

b

Dernier repas de Jésus avec ses disciples

Soukkhôt

Construire une tente et y prendre un repas.

c

Abraham, Agar et Ismaël dans le désert

Pèlerinage à La Mecque

Célébrer la messe du dimanche.

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c

QUALIFICATIFS

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a

NOMS DU DIVIN


8.

Observe ces deux expressions du religieux que tu peux voir dans ton environnement et réponds aux questions.

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Une croix de chemin

9.

Le clocher d’une église

a

Quels sont le rôle et le sens de cette croix ?

c

Que symbolise le clocher d’une église ?

b

À quel récit peux-tu lier ce symbole ?

d

À quels rites peux-tu l’associer ?

a

Analyse cette expression du religieux en y associant le récit, le rite et les règles auxquels elle réfère.

b

Quels changements peut-on observer sur le sens de cette fête chrétienne dans la société québécoise actuelle ?

Activité-synthèse

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10.

Pour chaque exemple, détermine de quelle forme du dialogue et de quel type de jugement il s’agit et donnes-en les définitions avec tes mots. Attention, plusieurs choix sont possibles.

a

Le policier m’a interrogé et j’ai raconté en détail comment l’accident est arrivé. ou conversation

• Narration

• Jugement de valeur

?

ou de réalité

?

• Définitions :

b

Lors du club de lecture, j’ai défendu le livre que j’ai choisi comme étant le meilleur roman d’anticipation contre les choix de mes pairs. • Table ronde

ou débat

? ou de valeur

• Jugement de préférence

?

• Définitions :

L’entraîneur et les joueurs ont longuement échangé afin d’en arriver à un consensus pour le choix du capitaine de l’équipe. ou délibération

?

• Jugement de prescription

ou de préférence

?

• Définitions :

d

Le comité École-Eau de mon école a travaillé très fort pour rédiger une liste d’actions à prioriser pour le respect de l’environnement, une valeur primordiale dans notre milieu. • Discussion

ou table ronde

• Jugement de valeur

?

ou de prescription

?

• Définitions :

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• Débat

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c


e

La porte-parole a répondu aux questions du journaliste concernant la violence lors de la manifestation en expliquant que le message doit être transmis dans le calme pour être entendu. • Discussion

ou entrevue

• Jugement de valeur

?

ou de prescription

?

• Définitions :

f

Lors d’une rencontre sur la cyberintimidation à l’école, plusieurs spécialistes ont partagé leur vision du problème et nous ont aiguillés vers les solutions les plus efficaces : policiers, avocats, travailleurs sociaux, etc. • Discussion

ou table ronde

• Jugement de réalité

?

ou de prescription

?

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• Définitions :

11.

Une forme du dialogue n’est pas donnée en exemple, identifie-la et donnes-en un exemple.

12.

Parmi les arguments suivants, détermine sept énoncés qui ont recours à un procédé susceptible d’entraver le dialogue. Identifie-les et donnes-en la définition avec tes mots.

a

b

Tous les adolescents désobéissent aux règles.

Ce modèle de console de jeu est le plus vendu, c’est donc le plus amusant.

Activité-synthèse

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c Selon la charte des droits, tous les êtres humains sont égaux.

d

Mon groupe d’amis affirme que la meilleure forme d’économie est le capitalisme, c’est donc vrai.

e Les garçons sont moins autonomes que les filles.

g

h

Tu n’es vraiment pas assez intelligent pour comprendre mon point de vue.

Selon les dermatologues, le soleil est dangereux pour la peau.

Je crois qu’il y a une vie extraterrestre, car un écologiste reconnu l’a affirmé.

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f

i Une personne âgée ne peut pas être autonome.

140

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+

Info

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Des compétences à développer ............................................... 142

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L’éthique : des notions et des concepts à retenir .... 144 Les traditions religieuses : des renseignements utiles .......................................................... 147 Le judaïsme ...................................................................................................... 152 Le christianisme .............................................................................................. 154 L’islam ................................................................................................................ 158 Les spiritualités autochtones .................................................................... 160 L’hindouisme .................................................................................................... 162 Le bouddhisme ............................................................................................... 164 L’athéisme et autres courants de pensée ............................................. 166

Le dialogue : ses formes et ses moyens ............................. 170 Des conditions favorables au dialogue .................................................. 171 Des formes du dialogue .............................................................................. 172 Des moyens pour élaborer un point de vue ........................................ 174 Des moyens pour interroger un point de vue ..................................... 176 Les types de jugements ........................................................................ 176 Les procédés susceptibles d’entraver le dialogue ...................... 177

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Des compétences

+ à développer

Info

La société québécoise se compose de gens issus de différentes cultures et aux diverses valeurs et croyances. Pour apprendre à vivre ensemble, le cours d’éthique et culture religieuse vise la reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien

commun et te propose de développer tes compétences à réfléchir sur des questions éthiques et à manifester une compréhension du phénomène religieux tout en pratiquant le dialogue.

RECONNAISSANCE DE L’AUTRE

POUR RÉFLÉCHIR SUR DES QUESTIONS ÉTHIQUES ET PRATIQUER LE DIALOGUE

3 Je pratique le dialogue de façon appropriée.

2 J’évalue des options de façon adéquate.

Vise le mieux-être de la collectivité et de chaque individu en encourageant la recherche de valeurs communes et les projets favorisant le vivre-ensemble.

• Je décris clairement la situation et j’explique les tensions ou les conflits de valeurs. • Je formule des questions éthiques adéquates. • Je compare des points de vue (les points communs et les différences). • J’examine des repères dans les points de vue et je cherche leur rôle et leur sens. p. 144 à 146

• Je propose des options en lien avec la situation. • J’explique les effets de ces options sur moi, les autres et la situation. • Je sélectionne les options qui favorisent le vivre-ensemble.

• J’applique les procédés qui contribuent au déroulement du dialogue (oral ou écrit) : j’utilise les moyens pour élaborer les points de vue ainsi que les formes du dialogue adéquates et je recherche les conditions favorables au dialogue. • J’interroge les points de vue lus ou entendus : je cherche à les connaître et à en évaluer la pertinence (les moyens pour interroger les points de vue) et je développe un esprit critique. p. 170 à 180

Note : Les définitions sont tirées ou adaptées du Programme de formation de l’école québécoise.

142

Info +

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1

1 Je traite une situation d’un point de vue éthique .

POURSUITE DU BIEN COMMUN

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À RETENIR

Indissociable de la connaissance de soi, est la prise de conscience que chaque individu a une vision du monde qui influence ses attitudes et ses actions. Chaque individu peut exprimer ses valeurs et ses convictions personnelles, parce que toutes les personnes sont égales en valeur et en dignité.


1 Je traite des expressions du religieux de façon adéquate.

2 POUR MANIFESTER UNE COMPRÉHENSION DU PHÉNOMÈNE RELIGIEUX ET PRATIQUER LE DIALOGUE

3 Je pratique le dialogue de façon appropriée.

2 Je prends en compte la diversité dans mes réflexions.

• Je décris des expressions du religieux et les mets en contexte. • J’explique avec justesse la signification et la fonction de ces expressions. • J’associe ces expressions du religieux à leur tradition d’origine. • J’associe ces expressions à des éléments de l’environnement social et culturel (dans le temps, ici ou ailleurs). p. 147

• Je présente diverses façons de penser et d’agir dans une ou plusieurs traditions religieuses. • Je présente diverses façons de penser et d’agir dans la société. • J’illustre les effets de différentes façons de penser et d’agir dans la société.

• J’applique les procédés qui contribuent au déroulement du dialogue (oral ou écrit) : j’utilise les moyens pour élaborer les points de vue ainsi que les formes du dialogue adéquates et je recherche les conditions favorables au dialogue. • J’interroge les points de vue lus ou entendus : je cherche à les connaître et à en évaluer la pertinence (les moyens pour interroger les points de vue) et je développe un esprit critique. p. 170 à 180

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POINT DE VUE À RETENIR

Manière de considérer une situation, une question ou une réalité. À ne pas confondre avec une opinion qui consiste plutôt à donner son avis personnel sur une situation.

Quelques pistes pour t’aider à préparer un point de vue (à l’oral ou à l’écrit) • Assure-toi de bien comprendre l’objet du dialogue (la question ou le problème) en distinguant les détails de ce qui est important, et note tes premières réflexions. • Fais des recherches pour approfondir le sujet et des points de vue possibles, et prévois les questions, les objections, ainsi que les « pour » et les « contre ». • Rédige une ébauche de ton point de vue en t’appuyant sur plusieurs éléments et repères pertinents (en rapport avec le sujet) et cohérents (bien organisés). • Valide ton point de vue et compare ton analyse avec celle des autres. Utilise leurs questions et leurs idées pour enrichir ton point de vue.

Info +

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L’éthique : des notions

+ et des concepts à retenir

Info

Éthique Réflexion éclairée sur la signification des manières d’agir ou de se comporter des individus, ainsi que sur les valeurs et les normes qu’ils se donnent pour guider leurs actions.

Norme Exigence morale qui encadre un comportement. Par exemple, les principes moraux et les règles morales sont des normes.

Principe moral Un principe moral définit ce qu’il est nécessaire de faire ou de ne pas faire pour atteindre ce qui est tenu pour le bien. Par exemple, les énoncés « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse » ou « Tu dois respecter ton prochain » sont des principes moraux.

Règle morale Une règle morale précise comment un principe moral ou une valeur devrait s’appliquer dans une situation précise. Par exemple, la règle « Il est interdit de pirater des logiciels » peut être une application, dans le code de vie d’une école, du principe « Tu ne dois pas voler ton prochain ».

Exemples : Altruisme Ambition Amitié Amour Argent Authenticité Bonheur Charité Coopération Corps Courage

Créativité Curiosité Démocratie Devoir Dignité Diplomatie Discipline Disponibilité Don de soi Écoute Égalité

Estime de soi Famille Foi Générosité Harmonie Honnêteté Humanisme Instruction Intelligence Justice Liberté

Loyauté Modération Objectivité Ouverture Paix Pardon Persévérance Pouvoir Raison Respect Responsabilité

Sagesse Santé Sincérité Solidarité Sollicitude Sport Tolérance Travail Vérité Vertu Volonté

Note : Les définitions sont tirées ou adaptées du Programme de formation de l’école québécoise, p. 534.

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Info +

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C’est le caractère idéal, estimable ou désirable attribué à des choses, ou à des manières d’être ou d’agir par des personnes ou des groupes de personnes. Dans certaines situations, des conflits de valeurs naissent lorsqu’une ou plusieurs personnes favorisent une action ou une idée, suscitée par une valeur plutôt qu’une autre.

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Valeur


Question éthique Elle porte sur un sujet ou un problème à résoudre concernant des valeurs et des normes que se donnent les membres d’une société pour guider leur conduite. La formulation d’une question éthique doit te permettre de réfléchir sur les enjeux éthiques (valeur ou norme qui fait l’objet d’une question éthique) qu’elle soulève et d’adopter une distance critique par rapport aux valeurs, aux normes et aux conduites, que ce soit les tiennes, celles des autres ou celles des institutions. Il existe trois types de questions éthiques :

1.

La recherche de compréhension ou de signification des normes, des valeurs et des comportements :

Que signifie le respect de l’autre ? Quelle est la distinction entre le respect, la politesse et la reconnaissance de l’autre ?

2.

L’identification de points de vue, de normes, de règles et de raisons :

Quelles sont les règles en vigueur dans la classe visant le respect de l’autre ? Pourquoi ont-elles été mises en place ?

3.

L’évaluation d’une situation, la justification d’un point de vue ou la recommandation de ce qu’il convient de faire :

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Est-il souhaitable de faire… ? Pour quelle raison ? Que conseillerais-tu à X dans le cas Y ? Quelle est la meilleure attitude à adopter si… ? Quels seraient les comportements à promouvoir et ceux à éviter ? Sur quelles valeurs te bases-tu ? Quels valeurs et repères devraient guider les gens dans leurs relations interpersonnelles ? À éviter : Les questions auxquelles on peut répondre par oui ou par non : « Faut-il… ? », « Doit-on… ? ».

Trois étapes pour traiter une question éthique

1.

Décrire la situation : • Réponds aux questions qui ?, quoi ?, quand ?, pourquoi ?, où ? et comment ? ; • Explique les tensions et les conflits de valeurs, les éléments de la situation qui suscitent une réflexion.

2.

Comparer les points de vue et examiner des repères : • Détermine les points communs et les différences dans les différents points de vue ; • Examine différents repères et cherche leur rôle et leur sens dans les points de vue.

3.

Évaluer des options ou actions possibles : • Propose plusieurs options ; • Explique leurs effets sur soi, les autres et la situation afin de choisir celles qui favorisent une juste reconnaissance de soi et de l’autre et le vivre-ensemble. Info +

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+

Info

Repère Ressource de l’environnement social et culturel à laquelle on se réfère pour alimenter et éclairer une réflexion éthique. Les repères peuvent être d’ordre moral, religieux, scientifique, juridique, institutionnel, littéraire ou artistique. Dans la réflexion éthique, il est important de tenir compte du fait que tous les repères ne sont pas d’une égale pertinence et validité selon le sujet abordé. Il faut faire preuve de discernement dans le choix des repères qui sous-tendent les points de vue et choisir des sources valables et fiables.

Exemples :

Un spécialiste : David Suzuki (1936- ) est reconnu comme un expert en matière de protection de l’environnement.

Une loi : le Code de la sécurité routière assure, entre autres, la sécurité des utilisateurs et utilisatrices de la route.

Un chef religieux : un discours du pape François

Un texte religieux : extrait de la Torah

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Une valeur : la justice (symbolisée par la balance)

Un personnage important : Martin Luther King (1929-1968) est reconnu pour sa lutte non violente pour la paix et pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis.

Une charte des droits et libertés : la Déclaration universelle des droits de l’homme

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Un message véhiculé par les médias, un personnage important, une œuvre d’art, un film, un reportage, une fête populaire, un dicton, un proverbe, une maxime, un membre de la famille, un chef religieux, les chartes des droits et libertés, une loi, des règlements, un code de vie, des théories scientifiques, un article d’encyclopédie, un texte religieux, un ou une spécialiste, un intervenant ou une intervenante scolaire, une valeur, une norme.


Les traditions religieuses :

+ des renseignements utiles

Info

Expressions du religieux Afin de mieux comprendre le phénomène religieux, prends appui sur des expressions du religieux, c’est-à-dire des éléments observables liés aux religions comme les objets, les gestes, les rituels, les écrits, les symboles et les croyances. De plus, cette année, tu approfondiras les éléments fondamentaux des traditions religieuses que sont les récits, les rites et les règles. Sers-toi du tableau suivant comme aide-mémoire pour les analyser.

TYPES Récit : Narration, orale ou écrite, de faits réels, d’éléments allégoriques et symboliques ou imaginaires

CARACTÉRISTIQUES

• Pris au sens littéral • De création : du (sens strict monde, de l’être des mots). humain, des divinités • Fondateur : personnes et événements à l’origine d’une religion

• Pris au sens symbolique (sens caché, message qu’on cherche à faire comprendre).

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• De régénération : transformation ou renaissance d’un être Rite : Ensemble des gestes qui fixent le déroulement d’une cérémonie.

• Célébré en groupe, en public ou seul.

• De passage (marquer les étapes de la vie)

• Répétitif : les mêmes gestes, à des moments précis de l’année et dans un espace désigné.

• De sacrifice (offrande)

• Fournir des explications qui donnent un sens à la vie. • Raconter des expériences ou des faits marquants pour les garder en mémoire. • Transmettre et exprimer des valeurs et des croyances.

• D’initiation (intégrer un groupe, purifier)

• Funéraire (accompagner le défunt)

FONCTIONS

• Entrer en relation, communiquer avec le divin. • Recréer des expériences ou des faits marquants.

• Transmettre et exprimer des valeurs et des • Produit un effet croyances. attendu par le fidèle.

• Pratiques religieuses Règle : Exigence que doivent respecter les croyants et les croyantes.

Qui concerne : • la vie familiale ; • la vie amoureuse ; • le corps (règles vestimentaires et alimentaires) ;

• Énonce un principe ou une valeur orientant les conduites.

• Propose des balises pour la pratique religieuse ou • les devoirs religieux ; des moyens • les devoirs sociaux. pour atteindre l’épanouissement spirituel.

• Guider les actions et les comportements. • Transmettre les valeurs religieuses. • Encadrer les rites et les pratiques. • Indiquer le chemin vers le bonheur spirituel.

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Survol comparatif

+ des caractéristiques

Info

JUDAÏSME

CHRISTIANISME

ISLAM

Symboles

Personnages fondateurs

Abraham, Isaac, Jacob (les patriarches) et Moïse

Jésus, le Fils de Dieu

Muhammad, le dernier des prophètes

Noms du divin

Adonaï, l’Éternel, Seigneur, YHWH (transcrit Yahvé par les chrétiens)

La Trinité : Dieu le père, Jésus le fils et le Saint-Esprit

Dieu (ou Allah en arabe)

Écrits fondateurs

• La Bible hébraïque ou Tanakh (la Torah, les Neviim, les Ketouvim)

La Bible chrétienne :

• Le Coran (composé de 114 sourates)

• Ancien Testament • Nouveau Testament

• Les Hadiths : dires et actes de Muhammad

• L’église (chapelle, basilique, cathédrale)

La mosquée

• Le Talmud Lieux de culte

• La synagogue • La maison

• Le temple (protestants) • Pour les catholiques : le pape, les évêques, les prêtres et les diacres • Pour les protestants : les évêques, les pasteurs ou pasteures et les diacres Principales fêtes

• Le cheikh • Le muezzin • Le khâtib • Le mufti

• Rosh Hashanah (Nouvel An)

• Noël (naissance de Jésus)

• Id al-Adha (fête du sacrifice)

• Yom Kippour (Jour du pardon)

• Pâques (résurrection de Jésus)

• Soukkôth (fête des Tentes)

• Ascension (montée de Jésus au ciel)

• Id al-Fitr (fête de la fin du jeûne du mois de Ramadan)

• Hanoukkah (fête des Lumières)

• Pentecôte (descente du Saint-Esprit sur les apôtres)

• Pessah (Pâque) 148

• L’imam

• Achoura (fête de l’aumône)

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Le rabbin

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Dirigeants ou dirigeantes, ou guides spirituels


propres aux traditions

religieuses à l’étude SPIRITUALITÉS AUTOCHTONES

HINDOUISME

BOUDDHISME Symboles

Aucun

Aucun fondateur humain connu

Siddharta Gautama, le premier Bouddha

Personnages fondateurs

• Grand Esprit (Kichi Manitou, Orenda)

La Trimurti : Brahma le créateur, Vishnu le sauveur et Shiva le destructeur

Le Bouddha n’est pas un dieu, mais un être humain ayant atteint l’Éveil.

Noms du divin

• La tradition orale

• Les Veda

• Les nombreux mythes et diverses légendes selon les nations

• Le Mahabharata (dont la BhagavadGita fait partie)

Tripitaka (« les trois corbeilles ») : Sutra , Abhidharma, Vinaya

Écrits fondateurs

Chaque lieu est habité • Le temple par les esprits, et • Les autels chaque moment est à la maison sacré.

• Le temple ou la pagode

Lieux de culte

Le guérisseur, le guide • Les brahmanes (prêtres et gardiens spirituel, du culte) l’intermédiaire entre les êtres humains • Le guru [gourou] et les esprits

Les moines et les nonnes

Dirigeants ou dirigeantes, ou guides spirituels

• Wesak ou Vesak [wésak] (célébration de la naissance du Bouddha, de son Éveil et de sa mort)

Principales fêtes

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• Esprits protecteurs

De nombreuses et différentes fêtes selon les nations

• Le Ramayana

• Maha Shivaratri (fête dédiée à Shiva) • Holi (fête du printemps) • Divali [Diwali] (fête des Lumières) • Kumbh Mela (grand pèlerinage)

• Les autels à la maison

• Asalha Puja (jour du dharma)

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Les grandes religions

+ étudiées dans ce cahier

Info

AMÉRIQUE DU NORD

EUROPE OCCIDENTALE AFRIQUE DU NORD ANTILLES

OCÉAN PACIFIQUE

AFRIQUE OCCIDENTALE

AMÉRIQUE CENTRALE

Christianisme catholique protestant orthodoxe Islam chi’ite sunnite ibadite

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Hindouisme Bouddhisme Religions traditionnelles chinoises Animisme et croyances locales Judaïsme

AFRIQUE AUSTRALE

OCÉAN ATLANTIQUE

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Religion dominante par pays :

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AMÉRIQUE DU SUD


et les pays

où elles sont majoritaires

EUROPE ORIENTALE

ASIE CENTRALE

ASIE ORIENTALE

MOYEN-ORIENT

OCÉAN PACIFIQUE

SOUS-CONTINENT INDIEN ASIE DU SUD-EST

AFRIQUE ORIENTALE

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OCÉAN INDIEN AUSTRALIE - OCÉANIE

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2000

4000

kilomètres

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Info

L’étoile de David symbolise la protection, en référence à Dieu qui défend son peuple.

Le judaïsme

Le judaïsme est la première religion monothéiste, c’est-à-dire qu’elle affirme l’existence d’un Dieu unique et créateur de l’univers. On compte 14 millions de juifs répartis dans le monde. Cependant, le portrait mondial de ce groupe religieux doit être nuancé ; être juif peut désigner à la fois une appartenance religieuse et une appartenance nationale au pays d’Israël (sans connotation religieuse). Selon les statistiques de 2012, plus de quatre juifs sur cinq vivent aux États-Unis ou en Israël, seul pays où les juifs sont majoritaires (75,6 % de la population).

Un peu d’histoire Selon le récit de la Torah, environ 1800 ans avant l’ère chrétienne en Mésopotamie (l’Irak actuel), Dieu fait Alliance avec Abraham, le père du peuple hébreu. Dieu guide le peuple élu vers la Terre promise et le protège. Plus tard, avec Moïse, il libère son peuple d’Égypte et renouvelle l’Alliance en donnant à Moïse les 10 commandements au mont Sinaï.

Croyances fondamentales

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Les 10 commandements en hébreu

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• Dieu a conclu une alliance avec le peuple juif en promettant de le protéger et de le libérer en échange du respect de sa parole et de ses règles.

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• Dieu est Un et Unique, créateur de l’univers et maître de toutes choses. On ne peut prononcer son nom ni le représenter.


Une bar-mitzvah à Jérusalem

DES RÉCITS

Synagogue Shaar Hashomayim à Westmount

• La Création (Genèse) • L’Exode (la sortie d’Égypte conduit par Moïse) • Le contrat d’Alliance avec Abraham • Le don de la Loi (Dix Paroles) au Mont Sinaï

DES RITES

• La brit milah (circoncision des garçons à 8 jours) • La bar-mitzvah (pour les garçons à 13 ans) et la bat mitzvah (pour les filles à 12 ans)

Épicerie casher à Montréal Symbole de la cacherout

• Le Shabbat (jour du repos) • La profession de foi (Shema Israël )

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DES RÈGLES

• Les 10 commandements (Décalogue) • Les 613 lois (248 devoirs, 365 interdits), dont la cacherout (ensemble des règles alimentaires) • L’étude de la Torah

La menorah, chandelier à sept branches, symbole du judaïsme

Les juifs au Québec, 2011

Les juifs au Canada, 2011

Les juifs dans le monde, 2012

Autres Juifs appartenances 85 105 (1,1 %)

Autres Juifs appartenances 329 500 (1,0 %)

Autres Juifs appartenances 13 850 000 (0,2 %)

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Pew Research Center, The Global Religious Landscape, Washington D.C., 2012.

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Info

Le christianisme La croix évoque le sacrifice de Jésus venu sur Terre pour sauver les êtres humains.

Près de 2,2 milliards de personnes vivant sur tous les continents se disent de foi chrétienne, soit près du tiers de la population mondiale. Cette religion est la plus pratiquée et la plus influente de l’histoire de l’humanité.

Un peu d’histoire Selon les évangiles, il y a environ 2000 ans, Jésus, un juif né en Palestine entre l’an –6 et –4, a vécu, est mort et est ressuscité pour sauver les êtres humains. Après son baptême par Jean le Baptiste, Jésus commence son enseignement en se disant « fils de Dieu ». Accusé par les juifs, il est condamné à la crucifixion par les Romains. Il ressuscite trois jours plus tard et rencontre ses disciples pour leur donner la mission d’enseigner l’amour de Dieu et du prochain, avant de monter au ciel (Ascension). Au fil du temps, le christianisme s’est divisé en trois courants : catholique, orthodoxe et protestant.

Croyances fondamentales • L’affirmation d’un Dieu unique en trois personnes : Dieu est UN et créateur (le Père) ; il est le révélateur et le sauveur (le Fils) ; il est vivifiant et inspirateur (le Saint-Esprit).

• La résurrection de Jésus est une promesse de vie éternelle auprès de Dieu.

Mosaïque représentant le dernier repas, la Cène

Peinture représentant Jésus ressuscité

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Statue du Christ à Rio de Janeiro au Brésil © Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

• Dieu s’est fait homme en Jésus et il est mort pour le salut des êtres humains. Son principal enseignement : aimer Dieu et son prochain.


L’Oratoire St-Joseph à Montréal

DES RÉCITS

Prêtre catholique célébrant la messe

• La Création (Genèse) • La Nativité (naissance de Jésus) • La Cène (dernier repas de Jésus) • La résurrection de Jésus • L’Ascension (40 jours après Pâques)

DES RITES

Le sacrement du baptême

• Les prières (Notre père, Credo) • Les sacrements dont le baptême et l’eucharistie ou communion (réfère au dernier repas de Jésus)

CA

• Le culte du dimanche (la messe)

AR

• Le carême

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DES RÈGLES

ÉV

• L’amour de Dieu : « Tu aimeras le Seigneur de tout ton Cœur. » (Marc 12, 29) • L’amour du prochain : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Marc 12, 31) • Les 10 commandements (Décalogue)

CU

S

ÊQ

CH

UE

EV

S

RD

ÊQ

PA P IN

UE

AU

E

X

S

PRÊTRES Organisation de l’Église catholique romaine (Que des hommes célibataires)

Les chrétiens au Québec, 2011

Les chrétiens au Canada, 2011

Les chrétiens dans le monde, 2012

Autres Chrétiens appartenances 6 356 880 (82,2 %)

Autres Chrétiens appartenances 22 102 745 (67,3 %)

Autres Chrétiens appartenances 2 173 180 000 (31,5 %)

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Pew Research Center, The Global Religious Landscape, Washington D.C., 2012.

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Info

Les courants du christianisme et leurs différences principales

Martin Luther, père du protestantisme

Après la résurrection de Jésus vers l’an 33, les premiers disciples propagent son message d’amour. Dans les siècles suivants, le christianisme se répand rapidement et sur de vastes territoires où vivent des gens de différentes cultures. En 1054, après des siècles de disputes sur des questions religieuses et politiques entre Rome et Constantinople, c’est la grande séparation (le « grand schisme d’Orient ») : la naissance de l’Église catholique et de l’Église orthodoxe. Plus tard, au début du 16e siècle, l’Église catholique refusera la proposition de Martin Luther, la « Réforme ». C’est la naissance du protestantisme qui se divise en différentes Églises nées des divers courants d’interprétation de la Bible.

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Il n’existe pas de différence majeure entre les croyances véhiculées par l’Église catholique et l’Église orthodoxe, sauf que les orthodoxes vouent un culte particulier à Marie (ils célèbrent sa naissance) et qu’ils fondent leur foi sur des décisions prises avant 1054. Les protestants partagent aussi les croyances fondamentales des catholiques et des orthodoxes, sauf qu’ils ne vouent pas de culte particulier à Marie. Leur foi repose sur les principes de Luther qu’on peut résumer ainsi :

Sola Scriptura (« l’Écriture seule ») : la Bible est la seule référence sur laquelle chaque fidèle fonde sa foi ; Sola fide Sola gratia (le salut « seulement par la foi », « seulement par la grâce ») : le salut vient de Dieu uniquement par l’intermédiaire du Christ et il est gratuit ; Soli Deo gloria (« À Dieu seul la gloire ») : rien de ce qui est humain n’est sacré, ni personne, ni aucun lieu, ni aucun temps.

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Icône de la Vierge et l’enfant

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Croyances


Intérieur de la basilique Notre-Dame à Montréal

L’Église unie Saint-Jean, communauté protestante francophone à Montréal

Rites

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Les catholiques et les orthodoxes célèbrent sept sacrements : le baptême, le sacrement du pardon, la communion (Eucharistie), la confirmation, le mariage, l’onction des malades et l’ordination, tandis que les protestants n’en célèbrent que deux : le baptême (parfois des adultes) et la Cène (Eucharistie).

Dans certains courants protestants, les femmes peuvent être pasteures, ici Christina-Maria Bammel, pasteure à Berlin.

La répartition des confessions chrétiennes au Québec

La répartition des confessions chrétiennes au Canada

Église unie

Luthériens

Luthériens

Anglicans

Presbytériens

Presbytériens

Baptistes

Pentecôtistes

Protestants

Pentecôtistes

Baptistes

Orthodoxes

Église unie Anglicans

Catholiques

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Protestants Orthodoxes Catholiques

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

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Info

L’islam Le croissant de lune (hilal ) associé à l’étoile peut être interprété comme une image du paradis.

Fondé au 7e siècle, l’islam est une religion monothéiste partageant des points communs avec le judaïsme et le christianisme. Il y a aujourd’hui plus d’un milliard et demi de musulmans (qui signifie « celui ou celle qui s’est soumis à Dieu »).

Un peu d’histoire Muhammad naît vers 570 à La Mecque en Arabie Saoudite. Au cours d’une de ses méditations, l’archange Gabriel (en arabe, Djibril), un messager, lui aurait révélé sa mission : proclamer que Dieu est l’Unique, le Créateur et Celui qui se révèle. Il meurt en 632, sans fils et sans désigner de successeur. L’islam se divise alors en deux courants principaux : chi’ite et sunnite. Au fil du temps, la umma, c’est-à-dire la communauté musulmane, prend de l’expansion : d’abord par les conquêtes des différents califes (dirigeants religieux et politiques de la communauté musulmane, successeurs de Muhammad) et aujourd’hui par l’émigration de croyants et croyantes partout dans le monde.

• Dieu est unique, créateur de l’univers, il sait tout, il est tout-puissant et connaît le destin de chaque être humain. Il est interdit de personnifier Dieu parce qu’il est au-delà de toute représentation et de toute connaissance. • Dieu a parlé aux êtres humains par l’intermédiaire des prophètes (Abraham, Moïse, Jésus et Muhammad, le dernier des prophètes). • Les anges existent et peuvent servir de messagers de Dieu. • Au jour du jugement, le monde finira et les morts ressusciteront. Les justes iront au paradis, appelé Janna (le jardin) et les infidèles, en enfer, appelé Jahannam (le feu).

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Croyances fondamentales © Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

Chaque année, des millions de pèlerins défilent autour de la Ka’ba, à La Mecque.

Calligraphie du nom de Dieu


DES RÉCITS

• La vie de Muhammad et ses révélations • La Création • Abraham, Agar et leur fils Ismaël

DES RITES

Les cinq piliers de l’islam : • shahâda (la prière de la profession de foi) ;

Le Coran

• salât (prières rituelles cinq fois par jour) ; • sawm (jeûne du mois de ramadan) ; • zakât (aumône obligatoire de 2,5 % du revenu annuel) ; • hajj (pèlerinage à La Mecque au moins une fois dans sa vie, si possible). DES RÈGLES

Le Dôme du Rocher à Jérusalem

• Respecter les cinq piliers. • Ne pas consommer de porc et d’alcool. • Se soumettre à la volonté de Dieu. • Se purifier avant la prière (ablutions).

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• Se vêtir sobrement et pudiquement.

L’imam dirige la prière et la communauté.

Les musulmans au Québec, 2011

Les musulmans au Canada, 2011

Les musulmans dans le monde, 2012

Autres Musulmans appartenances 243 430 (3,1 %)

Autres Musulmans appartenances 1 053 945 (3,2 %)

Autres Musulmans appartenances 1 598 510 000 (23,2 %)

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Pew Research Center, The Global Religious Landscape, Washington, D.C., 2012.

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Info

Les spiritualités autochtones Le cercle de vie représente l’harmonie de la création. Chaque être vivant et tout ce qui existe en font partie et sont reliés les uns aux autres.

En 2015, dix nations autochtones et une nation inuite vivent dans la province de Québec regroupant plus de 104 500 personnes selon le ministère des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada. Beaucoup pratiquent aujourd’hui la religion chrétienne sans pour autant abondonner leurs traditions spirituelles (syncrétisme). Au Canada, un Autochtone sur dix vit au Québec.

Un peu d’histoire Depuis leur arrivée en Amérique (il y a 10 000 ans environ pour les Inuits et près de 30 000 ans pour les Autochtones), les Autochtones ont développé des spiritualités riches et variées, adaptées aux cultures différentes partout sur le continent. Depuis la fin des années 1960, de nombreux Autochtones du Québec cherchent à faire revivre et connaître leurs pratiques traditionnelles.

Croyances fondamentales Selon la plupart des peuples autochtones :

• La mort ne met pas fin à l’existence d’un individu (son esprit continue de vivre). Pow-wow à Kahnawake

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• Des esprits (ou « âmes ») habitent toute chose (êtres humains, animaux, plantes, minéraux, objets fabriqués ou éléments naturels tels que rivières, lacs, vents ou montagnes), avec lesquels il est possible d’entrer en contact, notamment par le rêve.

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• Tout a été créé par le Grand Esprit. Chaque être vivant et tout ce qui existe sont égaux et interdépendants.


DES RÉCITS

• Transmission par la tradition orale • La capture du Soleil • Le mythe de Sedna • Kichi Manitou

DES RITES

• La tente à sudation • Le jeûne, les prières • Les rites saisonniers (danse, chants) • Les pow-wow

DES RÈGLES

• Le respect des anciens (culte des ancêtres) • Le respect de la nature • Le respect des esprits

Capteur de rêves

Les spiritualités autochtones au Québec, 2011

Ivujivik Salluit Abénaquis Algonquins Attikameks Cris Hurons-Wendats Malécites Micmacs Mohawks Innus (Montagnais) Naskapis Inuits

Kangiqsujuaq Akulivik

Quaqtaq Killiniq

Puvirnituq

Kangirsuk Aupaluk

Inukjuak

Tasiujaq

BAIE D'UNGAVA

Kangiqsualujjuaq

Kuujjuaq

BAIE D'HUDSON

Spiritualités Autres autochtones appartenances 2025 (0,03 %)

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Umiujaq

Kuujjuarapik Whapmagoostui BAIE JAMES Chisasibi

Matimekosh

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Kawawachikamach

TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR

Wemindji

Les spiritualités autochtones au Canada, 2011

Eastmain Nemiscau

Waskaganish

Pakuashipi

Mistissini Waswanipi

Uashat

Oujé-Bougoumou

Mingan Maliotenam

Betsiamites Obedjiwan Pikogan Gespeg Lac-Simon Mashteuiatsh GOLFE DU Essipit Timiskaming Gesgapegiag SAINT-LAURENT Listuguj Wemotaci Winneway Cacouna Hunter’s Kitcisakik Coucoucache Whitworth Point Lac-Rapide Manawan Kebaowek Wendake Î-P-É Kitigan Zibi NOUVEAUWôlinak BRUNSWICK Odanak Kanesatake 0

ONTARIO

Akwesasne

Kahnawake

NOUVELLEÉCOSSE

ÉTATS-UNIS

0

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Spiritualités Autres autochtones appartenances 64 940 (0,2 %)

La Romaine Natashquan

TERRE-NEUVEET-LABRADOR

100 kilomètres

200

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

300

kilomètres

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Info

L’hindouisme AUM, la syllabe sacrée, considérée comme une manifestation sonore du Dieu suprême.

L’hindouisme, l’une des plus anciennes religions, est pratiqué par près d’un milliard de personnes. Cette tradition est fondée sur les Veda et s’appuie sur des pratiques variées et des croyances liées à plusieurs divinités.

Un peu d’histoire

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Croyances fondamentales • Le dharma : l’ordre dans l’univers, et aussi l’ensemble des devoirs sociaux et religieux à effectuer pour assurer l’ordre dans la société. • Le karma : le cycle des causes et des conséquences. La conduite de chaque personne et les effets de ses actions ont des répercussions sur sa vie future. Si elle se comporte de façon conforme au dharma, son karma est positif ; sinon, il est négatif. • Le samsara : le cycle des naissances et des renaissances en fonction du karma. Le but du fidèle est de se libérer de ce cycle afin d’atteindre la moksa ou libération de l’atman (âme). 162

Pèlerinage au Gange

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Brahma, le dieu créateur

Dans le sud de l’Asie (Inde), environ 1500 ans avant l’ère chrétienne, naît la forme ancienne de l’hindouisme, la religion védique, du nom des Veda (« savoir ») autour desquels elle s’est bâtie. Selon la tradition, ces textes sacrés furent révélés à des sages poètes, les rishis. Entre le 10e siècle et le 5e siècle avant l’ère chrétienne, cette religion se transforme. Le prestige associé aux dieux anciens et aux sacrifices décline, mais les brahmanes gardent leur influence. On parle alors de religion brahmanique. Au fil du temps, l’hindouisme se répand en Asie et dans la région du Pacifique. On constate cependant que moins de 1 % des hindous vivent en dehors de cette région.


Un sadhu qui a renoncé aux biens matériels pour mener une vie de recueillement.

Temple hindou au Sri Lanka

DES RÉCITS

• Mahabharata, dont la BhagavadGita (Le Chant du Bienheureux) où Krishna transmet des enseignements au guerrier Arjuna. • Ramayana (La marche de Rama)

DES RITES

• L’Upanayana (le cordon sacré) • Les pèlerinages (Kumbh Mela, par exemple) • La méditation et le yoga

Jeune brahmane lisant des textes sacrés.

• La puja (prières et offrandes) DES RÈGLES

• Le principe de la non-violence (ahimsa) : respect des humains, des animaux, des végétaux (végétarisme)

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• Le respect des devoirs sociaux et religieux (dharma) • Le soin apporté à chaque action et à chaque pensée puisqu’elles ont un effet sur le karma.

Holi, la fête des couleurs

Les hindous au Québec, 2011

Les hindous au Canada, 2011

Les hindous dans le monde, 2012

Autres Hindous appartenances 35 540 (0,5 %)

Autres Hindous appartenances 497 960 (1,5 %)

Autres Hindous appartenances 1 033 080 000 (15,0 %)

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Pew Research Center, The Global Religious Landscape, Washington, D.C., 2012.

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

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Le bouddhisme La roue de la Loi représente le dharma, et les huit rayons de la roue symbolisent les huit grands préceptes du Noble Sentier Octuple.

Le bouddhisme est une religion sans dieu créateur ni dogmes indiscutables. Cette spiritualité est basée sur les enseignements du Bouddha, un homme qui a atteint l’Éveil. On compte presque 500 millions de bouddhistes dans le monde dont la moitié vivent dans un seul pays, la Chine.

Un peu d’histoire

Croyances fondamentales • Tous les êtres sont soumis au samsara (cycle des naissances et des renaissances) en fonction du karma (rétribution des actes). • Les Quatre Nobles Vérités : la vérité sur la souffrance (toute existence est pénible) ; la vérité sur l’origine de la souffrance (elle est causée par le désir) ; la vérité sur la cessation de la souffrance (il est possible de cesser de souffrir en renonçant au désir) et la vérité du chemin (en suivant la voie du Noble Sentier Octuple, on peut accéder au nirvana).

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L’Éveil du Bouddha

Les rencontres du Bouddha : la maladie, la vieillesse et la mort

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Dans le nord de l’Inde, au 5e siècle avant l’ère chrétienne, un prince du nom de Siddharta Gautama décide de quitter sa vie luxueuse pour devenir ascète . Selon les textes bouddhiques, au bout de six ans, il s’installe au pied d’un arbre pour méditer et atteint l’Éveil, un état qui lui procure l’ultime connaissance du monde et le libère du samsara. Il est désormais le Bouddha, l’Éveillé. Rapidement, une petite communauté prend forme. Le Bouddha sillonne le nord de l’Inde jusqu’à sa mort vers 80 ans à Kushinagara, pour enseigner sa compréhension du monde.


La roue du dharma

DES RÉCITS

Jeune moine bouddhiste

Sermon du Bouddha

• La vie et l’Éveil du Bouddha • Le sermon de Sarnath, près de Bénarès (ou Varanasi) • La mort du Bouddha

DES RITES

• La prière (Prise de refuge) • La méditation • La puja [poudja] (prières et offrandes) • Les pèlerinages (à Bodh Gaya, par exemple)

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DES RÈGLES

• Le Noble Sentier Octuple : la compréhension juste, la pensée juste, la parole juste, l’action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, l’attention juste et la concentration juste • Les cinq interdictions : ne pas tuer, ne pas voler, avoir une conduite sexuelle appropriée, ne pas mentir et ne pas consommer d’alcool ni de drogues.

Moines bouddhistes créant un mandala, une pratique rituelle et spirituelle.

Moines en prière

Les bouddhistes au Québec, 2011

Les bouddhistes au Canada, 2011

Les bouddhistes dans le monde, 2012

Autres Bouddhistes appartenances 52 385 (0,7 %)

Autres Bouddhistes appartenances 366 830 (1,1 %)

Autres Bouddhistes appartenances 487 540 000 (7,1 %)

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Pew Research Center, The Global Religious Landscape, Washington, D.C., 2012.

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Un des symboles de l’athéisme

L’athéisme et autres courants de pensée Dans le monde, environ une personne sur cinq se dit non religieuse. Ces personnes affirment n’avoir aucune appartenance religieuse ou ne croire en aucun dieu.

En général, on distingue deux mouvements de pensée qui contestent l’existence du divin : les athées, qui nient l’existence de toute divinité, et les agnostiques, qui refusent de se prononcer sur la question puisque, selon eux et elles, il est impossible de savoir si Dieu existe ou non.

L’agnosticisme

«

L’ agnosticisme est une doctrine qui affirme que l’être On ne peut concevoir ni humain est incapable de savoir si Dieu existe ou n’existe comment Dieu existe, ni pas. C’est un terme créé en 1869 par le philosophe comment il n’existe pas. anglais Thomas Henry Huxley (1825-1895), dérivé du grec Jean-Napoléon Vernier, agnostos (« inconnaissable », « inconnu »), selon lequel il est écrivain français, (1807-1885) impossible « de savoir si quelque chose existe en dehors de l’expérience ou de la raison ». En matière religieuse, un ou une agnostique ne peut pas savoir la vérité sur l’existence du divin ou tout ce qui est métaphysique, car elle est inconnaissable. (Pierre Chavot, L’ABC des religions, Paris, Hachette, 2009, p. 85.)

Croyances fondamentales

»

»

Il n’y a pas de croyances qui regroupent les athées sauf celle de ne pas croire en Dieu. Ces personnes n’ont pas non plus de récits, de rites et de règles en commun. Elles sont généralement guidées par des philosophies ou des idéologies qui ne font pas référence au religieux ni à toute forme de métaphysique.

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«

L’ athéisme est une doctrine qui affirme que Dieu L’athéisme est une négation n’existe pas. C’est « une conception du monde, de Dieu et par cette négation, de la vie et de l’être humain qui exclut ou qui nie il pose l’existence de l’homme. l’existence de dieux, qui lui est étrangère. » (Sonia Karl Marx, philosophe Huwart, L’athéisme, sagesse sans dieu, Montréal, La allemand, (1818-1883) Pensée, 2010, p. 4.) Ce terme remontant à l’Antiquité vient du latin atheos, qui signifie « sans dieu » (du préfixe a qui veut dire « sans » et du radical theos qui signifie « dieu »). « Ce mot présente diverses nuances : l’athée peut nier simplement l’existence du divin, adopter une attitude passive face à la religion, ou être un véritable activiste rejetant la foi et tout ce qui la représente (Église, par exemple), dans ce cas on parle aussi d’antithéisme. » (Pierre Chavot, L’ABC des religions, Paris, Hachette, 2009, p. 79.)

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L’athéisme


Quelques courants de pensée non religieux Déisme

Mouvement de pensée acceptant l’existence du divin, mais pas la religion avec ses révélations et ses dogmes. Humanisme

Mouvement de pensée qui place l’être humain au-dessus de tout et le considère au centre du monde. Les humanistes croient en la capacité de l’espèce humaine à évoluer de manière positive en s’appuyant sur des valeurs telles que la dignité, la raison et le libre arbitre . L’être humain doit poursuivre son épanouissement, et ce, sans compter sur une entité surnaturelle. L’humanisme n’exclut pas pour autant le divin. Martin Luther, père du protestantisme, est considéré comme l’un des plus grands humanistes.

«

Nous n’avons rien à espérer et rien à craindre des dieux.

Épicure

Libre-pensée

»

Épicure

Attitude philosophique consistant à se détacher de tout dogme, religieux ou autre, et à ne se fier qu’à sa raison (rationalisme).

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Matérialisme

Mouvement de pensée selon lequel il n’existe pas d’autre substance que la matière, donc l’être humain n’est rien d’autre que de la matière. Le matérialisme rejette l’existence de l’âme, d’une forme de vie après la mort et du divin ou autres êtres surnaturels. Le matérialisme peut être athée, mais ne l’est pas automatiquement. Épicure, philosophe grec de l’Antiquité, était matérialiste sans être athée. Il envisageait l’existence des dieux, mais il considérait que ceux-ci ne s’occupaient pas des affaires humaines. Rationalisme

Mouvement de pensée selon lequel la raison est la seule source de la connaissance. Le rationalisme rejette toute explication surnaturelle. Tout ce qui existe a une explication rationnelle et peut être décrit par la raison, donc le divin n’existe pas.

L’athéisme et l’agnosticisme dans le monde

Source : Michael Martin, The Cambridge Companion to Atheism, Cambridge University Press, 2007. Info +

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Un peu d’histoire

«

L’histoire de l’athéisme n’est pas facile L’athéisme est un « isme » sans à dépeindre puisque c’est l’histoire doctrine spécifique ; il se nourrit de d’une non-croyance qui s’appuie sur une la pensée et des découvertes d’autrui, diversité d’idées et de conceptions du celles des physiciens, des chimistes, monde, comme le souligne Georges Minois des biologistes, des géologues, des dans son ouvrage L’histoire de l’athéisme sociologues, des anthropologues, (p. 12). Par ailleurs, au fil du temps, plusieurs des historiens et de tant d’autres personnages ont émis des idées différentes chercheurs du monde. de celles proposées par les religions sur leur Antonio Lopez Campillo, vision du monde, de la vie, de l’être humain. scientifique espagnol, (1925En effet, il y a plusieurs façons de ne croire en aucun dieu, comme il y a plusieurs façons d’être croyant ou croyante. Souvent appuyées sur des conceptions philosophiques ou des découvertes scientifiques, ces différentes idées sont associées à plusieurs personnages importants dont voici une courte sélection.

»

Protagoras (485 à 411 av. l’ère chrétienne)

Déjà, dans l’Antiquité, des philosophes grecs ont exprimé un doute quant à l’existence du divin. Notamment, Protagoras, que l’on désigne comme agnostique, aurait dit : « Sur les dieux, je ne puis rien dire, ni qu’ils soient, ni qu’ils ne soient pas. » À cette époque, de telles affirmations pouvaient coûter la vie à qui les formulait. Socrate (469 à 399 av. l’ère chrétienne) a d’ailleurs été accusé de ne pas reconnaître l’existence des dieux (impiété) et de corrompre la jeunesse avant d’être condamné à mort.

Karl Marx (1818-1883)

Philosophe et économiste allemand, Marx a à cœur l’émancipation tant mentale que sociale de l’être humain. Très tôt dans sa vie, il se détache de la foi (il est issu d’une famille juive convertie au protestantisme) et affirme son athéisme. Selon Marx, la religion et le dieu qui la justifie sont issus d’une représentation imaginaire et illusoire qui cache la vérité à l’être humain sur sa condition. Marx a écrit de la religion qu’elle « est l’opium du peuple ». Marx

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Galilée

Galilée, physicien et astronome, confirma les hypothèses de Copernic (astronome polonais, 1473-1543) selon lesquelles la Terre et les autres planètes sont en mouvement autour du Soleil. Selon ces thèses scientifiques, la Terre n’est plus le centre de l’Univers. Cela remet en cause la vision du monde de l’époque : l’être humain n’a plus la place qu’il croyait être la sienne et, du coup, sa conception de l’Univers change. Galilée dut renoncer à ses idées lors d’un procès intenté par l’Église catholique.

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Galilée (1564-1642)


Friedrich Nietzsche (1844-1900)

Philosophe allemand athée, Nietzsche a annoncé la « mort de Dieu » dans sa réflexion sur les valeurs prônées par la culture judéo-chrétienne. Selon Nietzsche, il faut tuer Dieu en soi pour devenir pleinement humain. Seule sa propre volonté permettrait à l’être humain de se dépasser et de donner un sens à son existence. Sigmund Freud (1856-1939)

Freud est autrichien, né dans une famille juive. Il est l’inventeur de la psychanalyse. Ses recherches sur la personnalité et son fonctionnement sont à l’origine de la psychologie moderne. On dit de Freud qu’il est objectivement athée puisqu’il déclare que les croyances religieuses sont une illusion et qu’elles trouveraient leur source dans le besoin de l’être humain d’être protégé, rassuré par une entité absolue, comme un père rassure un enfant. (George Minois, Dictionnaire des athées, agnostiques, sceptiques et autres mécréants, Paris, Albin Michel, 2012, p. 191-193.) Jean-Paul Sartre (1905-1980)

Philosophe et écrivain français, Sartre développe les différents aspects de l’existentialisme athée. Selon lui, la solitude de l’être humain est totale, il n’a aucune aide venant de l’extérieur pour donner un sens à sa vie. L’être humain vient au monde sans l’avoir demandé (ni même voulu) et, une fois dans ce monde, il est responsable de ses actions et de ses choix.

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Richard Dawkins (1941- )

Scientifique (biologie, éthologie) britannique, Dawkins est un militant athée convaincu et très actif. En 2006, il publie un livre, Pour en finir avec Dieu, où il expose ses idées sur les illusions propagées par les religions. En 2008, il soutient une campagne publicitaire du mouvement humaniste sur les autobus dans plusieurs pays du monde. On peut y lire : « Dieu n’existe probablement pas, alors cessez de vous inquiéter et profitez de la vie. » Aucune appartenance religieuse au Québec, 2011

Aucune appartenance religieuse au Canada, 2011

Aucune appartenance religieuse Autres appartenances 937 545 (12,1 %)

Aucune appartenance religieuse Autres appartenances 7 850 605 (23,9 %)

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Sans affiliation religieuse dans le monde, 2012*

Autres appartenances

Sans affiliation religieuse 1 126 500 000 (16,3 %)

Source : Pew Research Center, The Global Religious Landscape, Washington, D.C., 2012.

* Les statistiques concernant les individus « sans affiliation religieuse » doivent être nuancées. Dans certains pays, comme la Chine, les croyants et croyantes peuvent hésiter à affirmer leur appartenance religieuse puisque les autorités font la promotion d’une nation majoritairement athée. Ailleurs, ce sont les athées qui ne souhaitent pas s’affirmer au sein d’une population fortement religieuse. Enfin, cette catégorie regroupe des individus aux convictions très diverses : athées, agnostiques, anti-religieux, etc. Info +

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Le dialogue :

+ ses formes et ses moyens

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Dans le cours d’Éthique et culture religieuse, le dialogue joue un rôle essentiel. Par l’échange des idées, des points de vue, des informations découvertes et des différentes visions du monde étudiées, tu pourras acquérir de nouvelles connaissances, construire ton point de vue et prendre conscience qu’il existe d’autres façons de penser et d’agir. Ces procédés sont définis un à un à la page 184, dans le Glossaire. Conversation Discussion Des formes du dialogue

Narration Délibération Débat Table ronde p. 172 et 173

Entrevue

Description Des moyens pour élaborer un point de vue

Comparaison Explication Justification Synthèse p. 174 et 175

LA PRATIQUE DU DIALOGUE De préférence De réalité De prescription p. 176 et 177

De valeur

Des procédés susceptibles d’entraver le dialogue Généralisation abusive

Double faute

Attaque personnelle

Caricature

Appel à la popularité

Faux dilemme

Appel au préjugé

Fausse causalité

Appel au stéréotype

Fausse analogie

Appel au clan

Pente fatale

Argument d’autorité

Complot

p. 177 à 180

Note : Les définitions sont tirées ou adaptées du Programme de formation de l’école québécoise, p. 546 à 551.

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Des moyens pour interroger un point de vue

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Des types de jugements


Des conditions favorables au dialogue Pour établir un dialogue efficace, dans tes interactions verbales ou non verbales, adopte certaines attitudes comme le respect de l’autre et de ses idées, l’ouverture d’esprit, l’écoute attentive et l’esprit critique.

DES PISTES POUR FAVORISER LE DIALOGUE • Établis des règles de fonctionnement claires et des façons de les faire respecter. Fixe la durée des échanges, le nombre de personnes, la forme du dialogue utilisée, les droits de parole, etc.

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Le but est-il d’arriver à un consensus ou un partage d’idées ? De résoudre un problème ou d’en apprendre plus ?

• Assure-toi de bien comprendre le sujet (l’objet du dialogue) et, s’il le faut, fais des recherches.

• Porte attention à tes manifestations non verbales et à celles des autres.

Quel est le sujet ? Que connais-tu déjà sur ce sujet ? Quelles sont les idées essentielles ?

Observe les expressions du visage, la posture, l’attitude, le ton de la voix et le langage.

• Écoute attentivement les autres pour bien comprendre le sens de leurs paroles avant de sauter aux conclusions.

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• Fixe le but visé et les conditions nécessaires au bon déroulement du dialogue.

Peux-tu utiliser un autre mot pour bien te faire comprendre ? « Si je reformule ainsi... ai-je bien compris ? » • Exprime tes sentiments, tes perceptions ou tes idées, et soucie-toi de celles des autres. Comment te sens-tu face à ce sujet ? Pourquoi ? Quelle idée principale dois-tu retenir de cette intervention ? Comment peux-tu l’expliquer en d’autres mots ? • Fais le point pour constater ce qui est communément accepté, ce qui est compris, ce qui crée toujours des tensions. Quelles conclusions peux-tu tirer des échanges ? Quels sont les points communs entre les diverses opinions ? Quelles sont les tensions ?

• Manifeste de l’ouverture et du respect à l’égard de ce qui est exprimé. Évite de recourir à des procédés qui peuvent entraver le dialogue et interroge les idées sans attaquer les personnes. • Assure-toi que le dialogue s’inscrit dans la poursuite du bien commun et la reconnaissance de l’autre. Quel est le sujet du dialogue ? Ce point de vue vise-t-il le mieux-être de la collectivité et de chaque individu ? • Remets en question tes idées et modifie ton point de vue à la lumière des différentes façons de penser et des points de vue émis. Quelles idées émises renforcent mon point de vue ? Lesquelles le contredisent ?

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Des formes du dialogue Échanger, bavarder, discuter, débattre, argumenter… Le partage d’idées et de points de vue peut se faire de différentes manières, à l’aide de différentes formes de dialogue. Il importe de bien connaître et reconnaître les différentes formes du dialogue afin de choisir celle qui est appropriée dans chaque situation. CONVERSATION Échange d’idées ou d’expériences entre deux ou plusieurs personnes. C’est la forme du dialogue la plus fréquemment utilisée dans la vie quotidienne, entre amis et amies, ou dans la famille. DISCUSSION Échange suivi et structuré d’opinions, d’idées ou d’arguments dans le but de les examiner. La discussion exige une préparation pour mieux connaître les points de vue. On discute lors d’un travail scolaire pour s’enrichir des idées des autres. On trouve des groupes de discussion dans Internet et dans les groupes de recherche. NARRATION Récit détaillé, écrit ou oral, d’une suite de faits et d’événements. On utilise la narration pour rapporter une analyse dans un exposé scolaire, raconter l’histoire réelle ou fictive d’un personnage (roman, biographie) ou relater des événements dans un article de journal.

TABLE RONDE Rencontre entre des spécialistes sur une question donnée afin d’exposer leurs points de vue respectifs, de dégager une vision d’ensemble et d’échanger avec un auditoire. La table ronde permet d’en apprendre sur un sujet à la lumière d’expertises différentes. Par exemple, une journée consacrée aux choix de carrières à l’école où plusieurs personnes-ressources sont invitées pour informer et échanger avec les élèves. ENTREVUE Rencontre planifiée et préparée, de type questions-réponses, pour interroger une personne ou plusieurs personnes sur leurs activités, leurs idées, leurs expériences. On peut faire une entrevue avec une personne marquante, un représentant religieux ou une représentante religieuse pour en savoir plus sur le phénomène religieux.

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DÉBAT Échange encadré et organisé entre des personnes ayant des avis différents sur un sujet controversé choisi à l’avance. Le débat nécessite une préparation afin de choisir des arguments pertinents qui sauront convaincre les autres et qui permettront de confronter des idées. On utilise le débat pour permettre à des personnes aux points de vue divergents de défendre leurs idées, par exemple lors des débats politiques ou sur les grandes questions de société.

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DÉLIBÉRATION Examen avec d’autres personnes des différents aspects d’une question comme les faits, les normes, les valeurs et les conséquences possibles d’une option, pour en arriver à une décision commune. On délibère dans les situations où des décisions doivent être prises en groupe (les travaux d’équipe, par exemple).


Des étapes à suivre Quelle que soit la forme du dialogue adoptée, les étapes suivantes faciliteront vos échanges.

AVANT LE DIALOGUE • Choisir la bonne forme du dialogue. Certaines formes du dialogue sont plus ou moins appropriées selon les contextes : par exemple, on partagera plus facilement ses émotions lors d’une conversation entre proches que lors d’une table ronde visant à exposer des points de vue à un auditoire. • Se préparer adéquatement. Informe-toi sur le sujet, fais des recherches, prépare les idées que tu veux partager et n’oublie pas de te renseigner sur les points de vue possibles pour interroger efficacement les personnes. • Fixer les règles de déroulement du dialogue (durée, droits de parole, etc.).

PENDANT LE DIALOGUE

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• S’engager dans le dialogue avec une attitude d’ouverture, de respect et d’écoute. • S’exprimer calmement et clairement, en portant attention aux manifestations non verbales (tant les siennes que celles des autres). • Écouter attentivement les autres en leur laissant le temps de s’exprimer. • Faire des liens entre les idées, questionner, argumenter pour faire avancer la discussion. • Interroger les points de vue partagés en mettant en question les idées, sans avoir recours aux procédés qui entravent le dialogue.

APRÈS LE DIALOGUE • Remettre en question et enrichir son point de vue à la lumière des idées des autres. • Cibler les points forts et les difficultés vécues lors du dialogue pour trouver des moyens d’y remédier.

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Des moyens pour élaborer un point de vue

MOYEN, DÉFINITION, EXEMPLE

PISTES POUR UTILISER CE MOYEN

Description

Pour faire une description

Énumération de caractéristiques propres à une situation d’ordre éthique ou à une expression du religieux pour en faire une représentation la plus complète possible.

• Réponds à des questions telles que :

Par exemple, on fait le portrait de la société québécoise en donnant des statistiques sur sa population, en relatant son histoire et en présentant ses valeurs fondamentales. On décrit les caractéristiques physiques et les qualificatifs du dieu Ganesh dans l’hindouisme.

– qui ? (fondateur ou fondatrice, auteur ou auteure, personne, groupe) ; – quoi ? (œuvre, rassemblement, événement, fait) ; – quand ? (année, époque, contexte) ; – où ? (lieu, environnement) ; – comment ? (déroulement, moyen, événement marquant) ; – pourquoi ? (motivation, intérêt, besoin, conséquence) ; – combien ? (fréquence, nombre de personnes). • Organise tes idées pour les présenter d’une façon structurée (par exemple, chronologique, du plus important au moins important).

Pour faire une comparaison

Établissement de différences ou de ressemblances entre deux ou plusieurs éléments.

• Informe-toi sur le sujet et fais-en une description sommaire.

Par exemple, on compare les façons de régir l’ordre social dans différentes sociétés ou à différentes époques au Québec. On compare les conceptions du divin dans différentes traditions religieuses.

• Détermine des caractéristiques et des critères qui permettent d’établir des différences et des ressemblances entre des situations d’ordre éthique ou des expressions du religieux qui sont comparables. • Identifie les ressemblances et les différences entre les éléments en fonction des caractéristiques et des critères retenus. • Tire des conclusions.

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Comparaison

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• Assure-toi que ta description est la plus claire et complète possible. Pour t’y aider, partage ton point de vue avec une personne qui ne connaît pas le sujet.


MOYEN, DÉFINITION, EXEMPLE

PISTES POUR UTILISER CE MOYEN

Explication

Pour donner une explication

Développement destiné à faire connaître ou à faire comprendre le sens de quelque chose.

• Détermine clairement ce que tu dois expliquer, à quelle question tu dois proposer une réponse, et fais une ébauche de ton point de vue.

Par exemple, on explique comment l’autonomie se manifeste dans la vie d’un adolescent. On explique le rôle d’une institution religieuse dans l’histoire du Québec.

• Cible les idées principales de ton point de vue. • Fais des recherches afin de présenter des exemples, des définitions, des repères et des faits qui soutiennent tes idées. • Cible les éléments les plus difficiles à comprendre pour apporter les précisions nécessaires.

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• Organise tes idées pour les présenter d’une façon structurée. Justification

Pour faire une justification

Présentation logique d’idées et d’arguments afin de démontrer (présenter les motifs d’une opinion) ou de faire valoir un point de vue (convaincre les autres).

• Recherche de l’information afin de bien comprendre les éléments importants de la situation.

Par exemple, on justifie un point de vue en faveur d’une loi anti-tabac en démontrant que le tabagisme est mauvais pour la santé. On justifie la conservation d’une Église en évoquant sa valeur pour le patrimoine québécois.

• Ébauche ton point de vue en prenant position et cible tes idées principales. • Assure-toi que les idées, les exemples ou les arguments que tu utilises sont pertinents (liés au sujet et vrais), cohérents (appuyant le point de vue et bien organisés) et suffisants. Attention aux types de jugements utilisés et aux procédés susceptibles d’entraver le dialogue. • Examine aussi les arguments contraires à ton point de vue afin de te préparer à répondre aux objections.

Synthèse

Pour faire une synthèse

Résumé rassemblant les éléments principaux (idées, faits, arguments) d’une discussion ou d’un texte dans un ensemble cohérent.

• Cible clairement le sujet sur lequel porte la synthèse en formulant une question à laquelle tu dois répondre.

Par exemple, on fait la synthèse de ses réflexions sur les liens entre l’exercice de la liberté dans la vie privée et dans la vie publique. On fait la synthèse des éléments fondamentaux d’une tradition religieuse.

• Distingue les éléments importants des détails.

• Prends en compte toutes les idées ou les arguments pertinents présentés. • Organise-les afin de faire ressortir la progression de la réflexion ou de la discussion.

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Des moyens pour interroger un point de vue Les types de jugements Je préfère les aliments biologiques.

Jugement de préférence

Pourquoi ? Pour ma santé, bien sûr !

J’aimerais vraiment en savoir plus !

Proposition subjective par rapport à des goûts ou à des préférences.

Pour interroger ce type de jugement : • Cherche les raisons de cette préférence. • Demande-toi si d’autres raisons sont en cause (par exemple, l’influence des autres, une expérience personnelle, un préjugé ).

As-tu lu une étude affirmant que les produits bio sont meilleurs pour la santé ?

Jugement de réalité Proposition établissant un constat objectif par rapport à des faits, à un événement ou au témoignage d’une personne. Un jugement de réalité peut être faux.

Toute personne a droit à la protection de la loi.

Elle est bien placée pour en parler !

• Vérifie la fiabilité des faits avancés ou du témoignage. Nous devons être solidaires pour garder notre école propre. En pratique, qu’attendez-vous des élèves de l’école ?

Jugement de prescription Proposition énonçant une recommandation ou une obligation. Le jugement de prescription affirme la nécessité d’accomplir un acte, de modifier une situation ou de résoudre un problème.

Pour interroger ce type de jugement : • Cherche les raisons explicites et implicites de cette prescription. • Assure-toi que la proposition est réaliste et réalisable.

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• Vérifie la source de cette information (par exemple, une observation personnelle, un témoignage fiable, une théorie valable, des propos d’un expert ou d’une experte).

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Pour interroger ce type de jugement :


L’argent fait le bonheur. Si je comprends bien ce que tu dis, on ne peut pas être heureux sans argent. Pour quelles raisons ?

Jugement de valeur Proposition qui privilégie une ou plusieurs valeurs par rapport à d’autres.

Pour interroger ce type de jugement : • Cherche les raisons explicites et implicites de ce jugement. • Assure-toi que le jugement est clairement énoncé (de bien expliquer ton affirmation ou de bien comprendre le sens des propos des autres).

Les procédés susceptibles d’entraver le dialogue Un homme ne sachant pas bien lire a été entraîneur de hockey et, même, sénateur. Il n’est donc pas nécessaire de faire des études pour réussir dans la vie.

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Sauf que plusieurs analphabètes ont eu des vies difficiles ! Selon des études, il existe un lien entre le niveau de scolarisation et le revenu d’emploi.

La GÉNÉRALISATION ABUSIVE consiste à tirer une conclusion générale à partir d’un ou de quelques cas, sans s’assurer que ce ou ces cas soient assez représentatifs ou suffisants pour que la conclusion soit valide.

Max est gros, donc il ne peut pas dire ce qu’est une bonne alimentation. Son aspect physique n’a rien à voir avec ses connaissances. Écoute ce qu’il a à dire avant de juger.

L’ATTAQUE PERSONNELLE consiste à attaquer une personne de manière à détruire sa crédibilité ou un aspect de sa personnalité plutôt que ses arguments.

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L’APPEL À LA POPULARITÉ consiste à justifier l’idée qu’une chose est vraie ou acceptable uniquement parce que plusieurs personnes le disent, sans avoir vérifié si c’est exact.

Les hommes sont plus forts que les femmes. C’est normal qu’ils se chargent des tâches physiques dans une maison. Il y a bien des familles où les tâches sont réparties également entre l’homme et la femme.

L’APPEL AU STÉRÉOTYPE consiste à faire appel à une image figée d’un groupe de personnes en ne tenant pas compte des singularités. Cette image est généralement négative et basée sur des renseignements faux ou incomplets.

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L’APPEL AU PRÉJUGÉ consiste à appuyer son argument sur une opinion préconçue, favorable ou défavorable souvent imposée par le milieu, l’époque ou l’éducation.

Le présentateur de nouvelles a conseillé de ne plus acheter ces chaussures car elles sont fabriquées par des enfants.

As-tu vérifié cette information ?

L’APPEL AU CLAN consiste à faire accepter ou rejeter un argument en fonction de l’opinion d’une personne ou d’un groupe de personnes que l’on juge estimables ou non estimables.

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Attends de les essayer toi-même avant d’en faire la publicité !

Toutes les personnes gauchères sont maladroites, Vraiment ? Tu savais c’est bien connu. que Léonard de Vinci était gaucher ?

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Ces chaussures sont chères, mais tout le monde les porte. Elles en valent certainement le prix !


Ses connaissances en littérature ne font pas d’elle une experte de la vie extraterrestre !

Mon enseignante de littérature affirme avoir rencontré des extraterrestres. C’est sûr qu’ils existent.

L’ARGUMENT D’AUTORITÉ consiste à faire appel incorrectement à l’autorité d’une personne pour appuyer un argument.

Les automobiles sont la source la plus importante de gaz à effet de serre.

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À t’entendre, tout le monde devrait se déplacer à cheval !

Ce que je dis, c’est qu’il faudrait peut-être envisager de prendre l’autobus de temps en temps !

La CARICATURE consiste à déformer la position ou la pensée de quelqu’un en l’exagérant ou en la simplifiant.

Marie manque souvent l’école, mais, au moins, elle n’a pas décroché comme Mya. Ça n’excuse pas ses absences ! L’école, c’est important !

La DOUBLE FAUTE consiste à tenter de justifier un comportement en disant que d’autres font la même faute ou pire encore.

Soit on donne une amende aux personnes qui flânent dans les parcs après 23 heures, soit on ferme tous les parcs à 21 heures.

N’y aurait-il pas d’autres options possibles ?

Le FAUX DILEMME consiste à ne présenter que deux possibilités pour faire un choix. Comme l’une des possibilités est indésirable, l’autre semble devenir le seul choix à faire.

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Je parierais plutôt sur le grand nombre d’heures qu’ils passent à jouer !

La FAUSSE CAUSALITÉ consiste à utiliser un argument qui s’appuie sur un lien douteux de cause à effet entre deux phénomènes.

Pascal a volé un bonbon chez le dépanneur. Bientôt, il s’attaquera aux magasins et finira par braquer une banque.

Votre voiture est en excellent état : vous devez être une bonne cuisinière !

Quel lien y a-t-il entre les deux ?

La FAUSSE ANALOGIE consiste à tirer une conclusion à l’aide d’une analogie (un rapport de ressemblance) établie entre deux phénomènes qui ne sont pas assez semblables pour être mis en relation.

Les compagnies pharmaceutiques gagnent des millions de dollars en vendant des vaccins. Je ne serais pas surprise d’apprendre qu’elles fabriquent les virus en laboratoire.

Il y a quand même toute une différence entre voler un bonbon et dévaliser une banque !

As-tu des preuves de cela ?

La PENTE FATALE consiste à faire des liens de cause à effet douteux, un scénario catastrophe, pour affirmer qu’une action entraînera une situation épouvantable.

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Mes enfants mangent bien et sont habiles dans les jeux vidéo. Ils jouent bien parce qu’ils mangent bien.

Le COMPLOT consiste à conclure qu’une situation est causée par la personne ou le groupe de personnes qui profitent de cette situation.

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Glossaire Agnosticisme : Doctrine philosophique selon laquelle il est impossible « de savoir si quelque chose existe en dehors de l’expérience ou de la raison. » (L’ABC des religions, p. 85) Donc, en matière religieuse, un ou une agnostique ne peut pas savoir la vérité concernant l’existence du divin, car elle est inconnaissable. Animisme : Doctrine religieuse selon laquelle les animaux, les phénomènes et les objets naturels ont une âme ou un esprit. (Adaptée du Petit Larousse des religions, p. 734) Ascète : Personne qui choisit un style de vie caractérisé par des pratiques rigoureuses et un renoncement aux plaisirs de la vie dans un but religieux ou spirituel (ascétisme). Athéisme : Attitude, doctrine d’après laquelle le divin n’existe pas. L’athée nie l’existence de Dieu. Attribut : Ce qui est propre à un être ou à une chose et le ou la caractérise. AUM : Dans l’hindouisme, syllabe sacrée considérée comme une manifestation sonore de la divinité, qui évoque la Parole absolue et l’Absolu lui-même. Les trois sons qui la composent, soit A, U et M, représentent respectivement l’état d’éveil, l’état de rêve et le sommeil profond (essence, activité et inertie) et réfèrent à la trinité hindoue (Trimurti).

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Autonomie : Capacité d’un individu de subvenir à ses propres besoins (physiques, affectifs et sociaux) et de décider par lui-même de ses lignes de conduite en tenant compte des règles et des normes sociales. Besoin : Chose considérée par un individu comme nécessaire à l’existence, une exigence à satisfaire dans la vie quotidienne ; le besoin disparaît dès qu’il est satisfait. Bodhisattva : « Presque Éveillé » ou l’« être destiné à l’Éveil » qui suspend, par compassion pour ses semblables, son entrée dans le nirvana et consacre sa vie à sauver tous les êtres vivants. (Adaptée de Les religions, p. 53) Catholique : Dans le Credo, le mot catholique veut dire « universel ». Conflit de valeurs : Situation où des valeurs et des principes en opposition rendent les décisions difficiles.

Cosmique : Qui réfère à l’univers, à l’ordre du monde, à l’infini. Culture : Ensemble de manières de penser et d’agir, de valeurs et de normes, de symboles et d’institutions qui caractérisent un groupe de personnes, en orientent les conduites et sont en évolution constante. Voici la définition de l’UNESCO : « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » Dépendance : Fait d’être soumis ou soumise à quelqu’un ou à quelque chose, d’être sous son autorité, son influence ou d’en avoir besoin. Désir : Tout ce qui est considéré par un individu comme souhaitable ; les désirs n’ont pas de limites. Désobéissance civile : Résistance passive et refus d’obéir à une loi considérée comme injuste en fonction de principes et de valeurs propres, pour le bien commun.

Dharma : Mot sanscrit qui signifie « ordre », « règle », « loi », et qui désigne aussi bien l’ordre dans l’Univers (mouvement des planètes et phénomènes naturels) que l’ordre social ou éthique et moral. [Prononciation : darma] Divinité : Être surnaturel et supérieur ayant un pouvoir sur l’être humain et son environnement et des attributs particuliers. Le mot dieu désigne une divinité masculine ; le mot déesse, une divinité féminine. Doctrine : Ensemble des croyances, des opinions ou des principes reflétant une conception du monde liée à un mouvement de pensée. Dogme : Point de doctrine (ensemble des notions que l’on affirme vraies) établi comme une vérité indiscutable et sur lequel le croyant ou la croyante fonde sa foi. (Adaptée de Les religions, p. 116) Église : Avec une minuscule, bâtiment où se célèbrent les offices religieux. Avec une majuscule, ensemble de la communauté chrétienne. Esprit : Être immatériel et incorporel censé se manifester sur la Terre, ou âme d’un défunt ou une défunte.

Note : Les définitions sont tirées ou adaptées du Programme de formation de l’école québécoise, des manuels de la collection Tête-à-tête, d’ouvrages de référence sur le sujet – Henri TINCQ (dir.), Petit Larousse des religions, Paris, Larousse, 2007, 799 p. ; Quentin LUDWIG, Les religions, Paris, Eyrolles, 2006, 384 p. ; Pierre CHAVOT, L’ABC des religions, Paris, Marabout, 2009, 781 p. – ainsi que de différents dictionnaires y compris numériques.

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Éthique : Réflexion éclairée sur la signification des manières d’agir ou de se comporter des individus, ainsi que sur les valeurs et les normes qu’ils se donnent pour guider leurs actions.

Mythe : Récit, sorte de conte ou de légende, qui met en scène des êtres fabuleux et qui exprime des croyances et une certaine compréhension du monde.

Évangile : Du grec euangelion, qui signifie « bonne nouvelle ». Chacun des livres de la Bible qui racontent la vie, l’enseignement, la mort et la résurrection de Jésus. Un évangile se divise en chapitres, lesquels sont composés de versets.

Neutre : Qui ne prend pas parti, impartial.

Explicite : Caractère de ce qui est exprimé de façon claire et précise, qui ne peut porter à interprétation ni au doute. Expression du religieux : Élément observable lié aux religions comme un objet, un geste, un rituel, un écrit, un symbole et une croyance. Foi : Au sens religieux, fait de croire en Dieu, en une religion et en ses dogmes. Iconographie : Ensemble des représentations artistiques propres à une période, une civilisation ou une religion. Implicite : Caractère de ce qui est sous-entendu dans un propos, de ce qui n’est pas exprimé clairement mais insinué.

Karma : Mot sanscrit qui signifie « action ». Principe selon lequel la vie d’une personne est déterminée par l’ensemble des causes et des conséquences des actes qu’elle a posés. Chaque geste entraîne des effets positifs ou négatifs, selon le cas. Le poids des actes accomplis dans les vies antérieures est ressenti sur la vie actuelle. Légende : Récit dans lequel les faits (parfois inspirés d’événements ou de personnages réels) sont transformés par l’imagination ou présentés de façon poétique. Libre arbitre : Faculté de se déterminer (de choisir et de décider) sans autre cause que la volonté libre et non contrainte. Loi : Prescription ou obligation légale imposée à l’ensemble des membres d’une société. Le non-respect d’une loi entraîne une sanction. Méditation : Exercice de l’esprit, recueillement, souvent associé à une quête spirituelle, qui consiste à tenter consciemment de fixer son attention sur un élément précis (sa respiration, un son – mantra –, une image mentale) et de vider son esprit des autres pensées. Monothéisme : Religion d’une seule divinité (croyance en un Dieu unique). Mystique : Personne ayant une foi religieuse intense et exaltée, ayant vécu une expérience des mystères de la religion.

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Glossaire

Objectif : Se dit d’une description de la réalité (ou d’un jugement sur elle) indépendante des intérêts, des goûts, des préjugés de la personne qui la fait. (Le Petit Robert, 2016) Obligation : Ce qu’il faut absolument faire, volontairement ou non, parce que les lois et les règles ou encore la morale (les valeurs, les normes, les principes moraux, les règles morales) l’imposent. Ordre social : Ensemble des règles écrites et non écrites telles que les lois, les règlements, les valeurs et les normes qui régissent les rapports entre les individus d’une même société ou d’un même groupe assurant l’organisation de cette collectivité et visant le maintien de la paix et de la stabilité sociale. Patrimoine : Héritage commun d’un groupe d’êtres humains légué aux générations futures par les générations précédentes qui lui attribuent de la valeur. Patrimoine religieux immatériel : Ensemble des pratiques religieuses : les cérémonies et célébrations, les prières, les contes et légendes, la musique (chants et danses). Patrimoine religieux matériel : Ensemble des biens et des objets propres aux traditions religieuses, tels que les lieux de culte (églises catholiques ou anglicanes, oratoires, temples protestants, synagogues juives, mosquées musulmanes), les œuvres artistiques (sculptures, peintures, vitraux) et les objets liés au culte (vêtements liturgiques, accessoires). Patrimoine religieux québécois : Ensemble des biens, matériels ou immatériels, constituant l’héritage religieux de la société québécoise qui doit être transmis aux générations futures en raison de sa valeur. Pèlerinage : Voyage effectué, généralement à pied, par une personne croyante vers un lieu de dévotion, vers un endroit tenu pour sacré selon sa religion. Pertinence : Caractère de ce qui correspond, convient exactement ou est approprié à la question ou au sujet.

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Éveil : État de la personne qui accède à la connaissance de la nature ultime des choses, qui comprend la cause de la souffrance et la manière de s’en libérer.

Norme : Exigence morale qui encadre un comportement.


Point de vue : Manière de considérer une situation, une question ou une réalité. Poursuite du bien commun : Comportement visant le mieux-être de la collectivité et de chaque individu en encourageant la recherche de valeurs communes et les projets favorisant le vivre-ensemble.

Surconsommation : Action d’acheter des biens (de consommer) d’une manière excessive par rapport aux besoins normaux, qui donne lieu à du gaspillage.

Préjugé : Jugement adopté par généralisation et sans examen de tous les éléments d’information nécessaires.

Sutra : Mot sanscrit qui signifie « livre ». Discours de Siddharta Gautama, donc les enseignements du Bouddha. [Prononciation : soutra]

Prophète : Du grec prophêtês, qui signifie « interprète de Dieu ». Personne qui annonce le message de Dieu, qui exprime sa volonté. Pour le peuple musulman, « le Prophète » désigne Muhammad. [Prononciation : Mouhammad]

Symbole : Objet, fait, geste ou signe figuratif qui évoque un autre sens pour un groupe d’êtres humains qui ont les mêmes repères.

Récit : Narration, orale ou écrite, de faits réels, d’éléments allégoriques et symboliques ou imaginaires. Reconnaissance de l’autre : « Indissociable de la connaissance de soi, la reconnaissance de l’autre est liée au principe selon lequel toutes les personnes sont égales en valeur et en dignité, d’où l’importance pour chacune d’entre elles d’être reconnue, notamment dans sa vision du monde, c’est-à-dire dans ce regard que chacun porte sur soi et sur son entourage et qui oriente ses attitudes et ses actions. » (Programme de formation de l’école québécoise, p. 500) Règle : Exigence que doivent respecter les individus. Règle formelle : Règle explicite, claire et précise, inscrite dans des codes. Règle informelle : Règle sous-entendue résultant d’habitudes, mise en place par les individus de manière non officielle. © Éditions Grand Duc Merci de ne pas photocopier

Subjectif : Caractère « de ce qui est individuel et susceptible de varier en fonction de la personnalité de chacun ». (Le Petit Larousse, 2008)

Relique : Reste du corps d’un saint ou objet relatif à son histoire, conservé dans le but de le vénérer. Repère : Ressource de l’environnement social et culturel à laquelle on se réfère pour alimenter et éclairer une réflexion éthique. Responsabilité : Obligation qu’on se donne à soi-même, nécessité de remplir un engagement ou de répondre de quelque chose. Rite : Ensemble des pratiques et des règles qui fixent le déroulement d’une cérémonie religieuse, d’une liturgie (d’un culte), ou d’un pèlerinage (gestes, textes, symboles, prières). (Adaptée de Les religions, p. 290) Salut : Dans le christianisme, le « fait d’être sauvé de l’état de péché et d’accéder à la vie éternelle ». (Le Petit Larousse, 2008)

Samsara : Mot sanscrit qui signifie « transition ». Cycle des naissances et des renaissances.

Témérité : Audace imprudente, « disposition à oser, à entreprendre sans réflexion, ou sans prudence ». (Le Petit Robert, 2016)

Trimurti : Trinité ou triade hindoue ; trois formes de la divinité suprême, divinités majeures dans l’hindouisme : les dieux Brahma, Vishnou et Shiva. [Prononciation : Brama, Vichnou, Chiva] Trinité : Dans la doctrine chrétienne, désignation des trois personnes qui forment un Dieu unique : le Père a créé le monde ; le Fils s’est incarné, est mort et est ressuscité ; l’Esprit continue d’inspirer les personnes de foi chrétienne.

Tripitaka : Mot sanscrit qui signifie « trois corbeilles ». Les trois corbeilles qui forment le canon bouddhique, soit le Sutra Pitaka (discours de Gautama), l’Abhidharma Pitaka (textes philosophiques attribués au Bouddha) et le Vinaya Pitaka (codes de discipline monastique). Valeur : Caractère idéal, estimable ou désirable attribué à des choses, ou à des manières d’être ou d’agir par des personnes ou des groupes de personnes. Veda : Texte sacré composé de prières, d’invocations rituelles et de louanges aux dieux, le plus ancien de l’hindouisme. [Prononciation : véda] Vie privée : Ce qui touche à la sphère intime, personnelle et confidentielle dans le domaine des pensées, des manières d’être et d’agir, et qui se vit dans l’espace privé, généralement sans témoin, ou qui se partage avec des personnes très proches et avec lesquelles on se sent en sécurité et en confiance réciproque. Vie publique : Ce qui touche aux idées, aux manières d’être et d’agir vécues et partagées dans un contexte social ou professionnel, et qui se vit dans des espaces publics où l’on interagit sous l’œil de témoins susceptibles de porter un jugement sur nous. Voyeurisme : Pratique consistant à épier la vie privée des gens à leur insu.

Stéréotype : Représentation figée, opinion toute faite acceptée sans réflexion ; cliché.

Glossaire

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Glossaire pour le dialogue

(définitions tirées du Programme de formation de l’école québécoise)

Appel à la popularité : Justifier l’idée qu’une chose est vraie ou acceptable uniquement parce que plusieurs personnes le disent, sans avoir vérifié si c’est exact.

Entrevue : Rencontre planifiée et préparée, de type questions-réponses, pour interroger une ou plusieurs personnes sur ses activités, ses idées, ses expériences.

Appel au clan : Faire accepter ou rejeter un argument en fonction de l’opinion d’un groupe de personnes que l’on juge estimables ou non.

Explication : Développement destiné à faire connaître ou à faire comprendre le sens de quelque chose.

Appel au préjugé : Appuyer son argument sur une opinion préconçue, favorable ou défavorable souvent imposée par le milieu, l’époque ou l’éducation.

Fausse analogie : Tirer une conclusion à l’aide d’une analogie (un rapport de ressemblance) établie entre deux phénomènes qui ne sont pas assez semblables pour être mis en relation.

Appel au stéréotype : Faire appel à une image figée d’un groupe de personnes en ne tenant pas compte des singularités. Cette image est généralement négative et basée sur des renseignements faux ou incomplets.

Fausse causalité : Utiliser un argument qui s’appuie sur un lien douteux de cause à effet entre deux phénomènes.

Attaque personnelle : Attaquer une personne de manière à détruire un aspect de sa personnalité plutôt que ses arguments. Caricature : Déformer la position ou la pensée de quelqu’un en l’exagérant ou en la simplifiant.

Jugement de préférence : Proposition subjective par rapport à des goûts, des intérêts ou des préférences.

Comparaison : Établissement de différences ou de ressemblances entre deux ou plusieurs éléments.

Jugement de prescription : Proposition énonçant une recommandation ou une obligation.

Complot : Conclure qu’une situation est causée par la personne ou le groupe de personnes qui profitent de cette situation.

Jugement de réalité : Proposition objective par rapport à des faits, à un événement ou au témoignage d’une personne.

Conversation : Échange d’idées ou d’expériences entre deux ou plusieurs personnes.

Jugement de valeur : Proposition qui privilégie une ou plusieurs valeurs par rapport à d’autres.

Débat : Échange encadré et organisé entre des personnes ayant des avis différents sur un sujet controversé.

Justification : Présentation logique d’idées et d’arguments afin de démontrer (présenter les motifs d’une opinion) ou de faire valoir un point de vue (convaincre les autres).

Délibération : Examen avec d’autres personnes des différents aspects d’une question comme les faits, les valeurs et les conséquences possibles d’une option pour en arriver à une décision commune. Description : Énumération de caractéristiques propres à une situation d’ordre éthique ou à une expression du religieux pour en faire une représentation la plus complète possible. Discussion : Échange suivi et structuré d’opinions, d’idées ou d’arguments dans le but de les examiner. Double faute : Tenter de justifier un comportement en disant que d’autres font la même faute ou pire encore.

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Généralisation abusive : Tirer une conclusion générale à partir d’un ou de quelques cas, sans s’assurer que ce ou ces cas soient représentatifs ou suffisants pour que la conclusion soit valide.

Glossaire pour le dialogue

Narration : Récit détaillé, écrit ou oral, d’une suite de faits et d’événements. Pente fatale : Faire des liens de cause à effet douteux pour affirmer qu’une action entraînera une situation épouvantable. Synthèse : Résumé rassemblant les éléments principaux (idées, faits, arguments) d’une discussion ou d’un texte dans un ensemble cohérent. Table ronde : Rencontre entre des spécialistes sur une question donnée afin d’exposer leurs points de vue respectifs, de dégager une vision d’ensemble et d’échanger avec un auditoire.

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Argument d’autorité : Faire appel incorrectement à l’autorité d’une personne pour appuyer un argument.

Faux dilemme : Ne présenter que deux possibilités pour faire un choix. Comme l’une des possibilités est indésirable, l’autre est le seul choix à faire.


Éthique et culture religieuse

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