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5e SECONDAIRE

CAHIER D’APPRENTISSAGE

DONNÉES MISES À JOUR EN 2019

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JEAN-FÉLIX GIGUÈRE GROULX M A R I E - H É L È N E L AV E R D I È R E

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TENSIONS ET CONFLITS

ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE

D

MONDE CONTEMPORAIN

CONFORME À LA PROGRESSION DES APPRENTISSAGES

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2019-03-25 10:40 AM


5e SECONDAIRE

CAHIER D’APPRENTISSAGE

DONNÉES MISES À JOUR EN 2019

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JEAN-FÉLIX GIGUÈRE GROULX M A R I E - H É L È N E L AV E R D I È R E

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TENSIONS ET CONFLITS

ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE

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MONDE CONTEMPORAIN

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REMERCIEMENTS Pour son travail de vérification scientifique, l’Éditeur témoigne sa gratitude à M. Martin Larochelle. Pour son travail de vérification scientifique sur les cartes, l’Éditeur témoigne sa gratitude à Mme Andréanne Gagnon. Pour leurs judicieux commentaires, remarques et suggestions à l’une ou l’autre des étapes d’élaboration du projet, l’Éditeur tient à remercier : Mme Josée Charpentier, École Louis-Philippe-Paré, Commission scolaire des Grandes-Seigneuries ; M. Guy Croteau, École secondaire Sieur-de-Coulonge, Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais ; M. Fabien Gabillet, Collège Saint-Charles-Garnier ; Mme Karine Germain, École secondaire de Neufchâtel, Commission scolaire de la Capitale ; M. Sébastien Lemay, École secondaire Beaurivage, Commission scolaire des Navigateurs ;

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M. Yves St-Amant, École secondaire Donnacona, Commission scolaire de Portneuf.

ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE

Monde contemporain, 5e année du secondaire

Tous droits réservés.

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© 2019, Éditions Grand Duc, une division du Groupe Éducalivres inc. 1699, boulevard Le Corbusier, bureau 350, Laval (Québec) H7S 1Z3 Téléphone : 514 334-8466 ● Télécopie : 514 334-8387 www.grandducenligne.com

CONCEPTION GRAPHIQUE (maquette intérieure) : Colpron

CONCEPTION GRAPHIQUE (page couverture) : Caméléon Designer inc.

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CARTES GÉOGRAPHIQUES : KOREM et Colpron

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Il est illégal de reproduire cet ouvrage, en tout ou en partie, sous quelque forme ou par quelque procédé que ce soit, électronique, mécanique, photographique, sonore, magnétique ou autre, sans avoir obtenu, au préalable, l’autorisation écrite de l’Éditeur. Le respect de cette recommandation encouragera les auteurs et auteures à poursuivre leur œuvre.

CODE PRODUIT 4630 ISBN 978-2-7655-4111-0

Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2019 Bibliothèque et Archives Canada, 2019

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Imprimé au Canada 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 HLN 8 7 6 5 4 3 2 1 0 9

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TABLE DES MATIÈRES Guide d’utilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

TENSIONS ET CONFLITS. . . . . . . . .

IV

Quelques conflits du monde contemporain. . . . 26

Points de repères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

4

Activités d’amorce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

8

3. LA LÉGITIMITÉ DES INTERVENTIONS EXTÉRIEURES Comprendre le monde. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

Reflet de l’actualité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

34

L’ingérence humanitaire est-elle toujours légitime ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

sG ra

Les revendications identitaires et la quête d’une autonomie politique . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 L’exercice des droits et libertés . . . . . . . . . . . . . . 18

D

10 Les différences entre tensions et conflits . . . . . 10 Des conflits souvent ancrés dans l’histoire . . . 11 Le territoire et les ressources . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Le rôle des Nations Unies dans la résolution de conflits internationaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Le droit d’intervenir. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Les limites à la capacité d’action de l’ONU . . . 32

nd

1. LES OBJETS DE TENSIONS Comprendre le monde. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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2

Reflet de l’actualité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

20

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2. LES CONFLITS ET LES TENSIONS DANS LE MONDE Comprendre le monde. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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22 Les conflits armés traditionnels . . . . . . . . . . . . . . 22 Le terrorisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

36 Des interventions diplomatiques . . . . . . . . . . . . . 36

Des interventions économiques, militaires et politiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Des interventions humanitaires . . . . . . . . . . . . . . 41 La justice internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 46

Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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Révision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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© Éditions Grand Duc

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Quels sont les objets de conflit entre les deux Corées ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

4. LES FORMES D’INTERVENTIONS EXTÉRIEURES Comprendre le monde. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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GUIDE D’UTILISATION Les cahiers Immédiat vous permettent d’acquérir les connaissances nécessaires à la compréhension du monde d’aujourd’hui et de développer les compétences ciblées par le programme Monde contemporain.

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Les cahiers Immédiat

Les cahiers thématiques

• Une section pour chacune des disciplines qui cohabitent dans le programme Monde contemporain : la géographie, la politique, l’économie et l’histoire

• Des données actualisées avec différents types de documents, photographies, caricatures, tableaux et schémas

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Le cahier Introduction

• Une section complémentaire sur l’éducation aux médias pour apprendre aux élèves à exercer leur esprit critique

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• Des documents de source

• Des activités pour aider les élèves à s’approprier certaines connaissances indispensables à la compréhension du monde d’aujourd’hui

• Des pages d’activités et de révision

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• Des cartes de référence sur le monde contemporain

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L’ouverture

rstock.com

Osugi/Shutte

LES TENSIONS ET LES CONFLITS AU FIL DU TEMPS

ENTRE GUERRES ET PAIX

Éd

JE SUIS CONFRONTÉ AU MONDE TEL QU’IL EST « La guerre, sous une forme ou sous une autre, est apparue avec le premier homme. À l’aube de l’histoire, sa moralité n’était pas mise en doute ; c’était un simple fait, comme la sécheresse ou la maladie, c’était la façon dont les tribus puis les civilisations recherchaient la puissance et réglaient leurs différends.

[…] Je suis confronté au monde tel qu’il est et ne puis rester passif face aux menaces qui pèsent sur le peuple américain. Car ne vous leurrez pas : le mal existe dans le monde. Ce n’est pas un mouvement non violent qui aurait pu arrêter les armées d’Hitler. Aucune négociation ne saurait convaincre les chefs d’Al-Qaïda de déposer leurs armes. Dire que la guerre est parfois nécessaire n’est pas un appel au cynisme, c’est la reconnaissance de l’histoire, des imperfections de l’homme et des limites de la raison. » Source : Barack OBAMA, « Allocution du Président américain lors de son acceptation du prix Nobel de la paix », Perspective monde, Université de Sherbrooke, 10 décembre 2009, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019. Anna Frajtova/Shutterstock.com

L’ONU DOIT SE PRÉPARER À CHANGER

PÉRIODE DE DÉCOLONISATION HYPERPUISSANCE DES ÉTATS-UNIS

1945

1960

1962 Fin de la guerre d’Algérie. Durant les années 1960 et 1970, de nombreux pays colonisés gagnent leur indépendance.

NAISSANCE D’UN MONDE BIPOLAIRE DEUX BLOCS : L’EST ET L’OUEST

1945 Création de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Son but : maintenir la paix dans le monde. 1947 L’expression guerre froide est utilisée pour la première fois. Elle désigne la guerre sans conflit direct que se livrent les États-Unis et l’URSS pour des raisons économiques, politiques ou idéologiques. 1947 Jusqu’alors colonie britannique, l’Inde obtient son indépendance. C’est le début de la décolonisation en Asie.

1988 Création d’Al-Qaïda, organisation terroriste islamiste 1989 Chute du mur de Berlin

1948 Naissance d’un État juif en terre d’Israël, à la suite du Plan de partage de la Palestine voté par l’ONU en 1947.

1990 Guerre du Golfe opposant l’Irak de Saddam Hussein qui a envahi le Koweït à une coalition de 34 États ayant l’aval de l’ONU.

1950 Début de la guerre entre la Corée du Nord communiste et la Corée du Sud soutenue par l’ONU.

1991 Fin de l’Union soviétique 1999 Création du groupe État islamique, organisation terroriste islamiste

2001

MONTÉE DES CONTESTATIONS POLITIQUES ET DES RIVALITÉS ÉCONOMIQUES

© Éditions Grand Duc

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FL SSEET CON ICSHIOEN TERN

« Trop de décisions, partout dans le monde, sont dictées par la peur.

2001 Attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis revendiqués par Al-Qaïda.

L’heure est venue de tisser de nouveaux liens entre les peuples et leurs dirigeants à l’échelle nationale et internationale. L’heure est venue pour les dirigeants d’écouter le peuple, de lui montrer qu’ils veulent son bien, et qu’ils sont attachés à la stabilité mondiale dont nous dépendons tous.

2001 Début de la guerre en Afghanistan menée par une coalition militaire internationale.

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Nous devons comprendre l’angoisse des populations et répondre à leurs besoins, sans perdre de vue nos valeurs universelles.

Frederic Legrand – COMEO/Shutterstock.com Et l’heure est venue pour l’Organisation des Nations Unies d’en faire autant, de reconnaître ses lacunes et de changer ses méthodes de travail. […] Elle n’est plus en mesure de répondre aux défis contemporains. Elle doit être prête à se réformer.

Notre véritable point faible, et je m’adresse ici à la communauté internationale dans son ensemble, réside dans notre incapacité à prévenir les crises. L’Organisation des Nations Unies est née sur les cendres de la guerre. Aujourd’hui, c’est pour assurer la paix que nous sommes là. »

Chaque cahier s’ouvre sur deux textes mettant la thématique en perspective et sur une ligne du temps qui présente les grandes dates à retenir depuis 1945.

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L’organisation des cahiers thématiques

2003 Invasion de l’Irak par une coalition internationale menée par les États-Unis sans l’accord de l’ONU. 2010 Début du « Printemps arabe », qui mène à un changement de régime en Tunisie et en Égypte, mais à des guerres civiles au Yémen, en Libye et en Syrie. 2015 Le seuil des 60 millions de personnes déracinées dans le monde à cause des guerres est franchi pour la première fois.

Source : António GUTERRES, « Discours du Secrétaire général désigné, António Guterres, prononcé à l’occasion de sa prestation de serment », Organisation des Nations Unies, 12 décembre 2016, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

2

TENSIONS ET CONFLITS

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TENSIONS ET CONFLITS

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CE QU’IL FAUT SAVOIR

CONCEPTS : INTERVENTION, INGÉRENCE

CONCEPTS : DIPLOMATIE, INTERVENTION

Les dépenses militaires mondiales s’élevaient à près de 1 700 milliards de dollars américains en 2015. C’était la première augmentation des dépenses militaires depuis 2011. C’est principalement en Asie, en Océanie, en Europe et dans certains États du Moyen-Orient qu’elles ont grimpé. Elles ont diminué en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Les États-Unis demeurent de loin les plus grands dépensiers avec 596 milliards de dollars américains, soit 3,3 % de leur produit intérieur brut (PIB).

Les dépenses militaires dans le monde

Le fonctionnement de l’ONU l’Organisation des Nations Unies (ONU) est née juste après la seconde Guerre mondiale de la volonté de créer un organisme international capable de garantir durablement la paix. elle regroupait à l’origine 51 pays. en 2016, elle comptait 193 pays membres. Pour garantir la paix, elle privilégie la diplomatie, mais dispose aussi d’une force de maintien de la paix, qui est sous la responsabilité du Conseil de sécurité. cinq pays sont membres permanents de ce conseil de sécurité : la chine, les États-Unis, la france, le Royaume-Uni et la Russie. À ce titre, ils ont un droit de veto sur les décisions, ce qui donne la possibilité à l’un de ces pays d’empêcher la prise d’une décision commune, même si tous les autres membres du conseil de sécurité sont d’accord.

La part des dépenses militaires des 10 États ayant les dépenses les plus élevées

Source : « Military expenditure », Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

Le Secrétariat général

Le Conseil de sécurité

organe administratif de l’onU. le secrétaire général, nommé pour cinq ans par l’Assemblée générale, joue un rôle de médiateur en cas de conflits internationaux. Depuis janvier 2017, le secrétaire général est António Guterres.

15 membres, dont 5 permanents (chine, États-Unis, france, Royaume-Uni, Russie) avec un droit de veto. six autres membres sont élus par l’Assemblée générale pour deux ans. le conseil de sécurité prend des résolutions qui sont des obligations pour les États.

élit

forum de discussion où chaque représentant des 193 États membres exprime son point de vue. elle émet des recommandations qui ne sont pas contraignantes pour les États. chaque État a une voix lors des votes.

54 membres élus. il coordonne des actions et émet des recommandations sur des questions économiques, sociales, culturelles, d’éducation, de santé et de développement durable.

ÉTATS-UNIS JAPON

22 %

CHINE

32,6 %

ALLEMAGNE FRANCE ROYAUME-UNI

9,7 %

BRÉSIL RUSSIE CANADA

7,9 %

2,3 %

AUSTRALIE AUTRES

228,2

Arabie saoudite

4,0

10,3

69,4

Russie

3,8

4,3

66,3

Inde

3,7

2,5

63,9

France

3,3

2,3

Royaume-Uni

2,7

1,8

47,2

Japon

2,6

0,9

45,4

Allemagne

2,5

1,2

44,3

Corée du Sud

2,3

2,6

39,2

2,9 % 3,1 %

6,4 % 3,8 %

4,5 % 4,8 %

Une reconnaissance internationale

Le degré de stabilité des pays en 2018 Des pays moyennement stables dont :

Des pays stables dont :

Des pays instables dont :

États-Unis

Russie

iran

norvège

france

italie

serbie

suède

Allemagne

espagne

Grèce

suisse

Royaume-Uni

Roumanie

turquie

Pays-Bas

islande

Arabie saoudite

Pérou

Danemark

Portugal

oman

Mexique

Ukraine

finlande

indonésie

Brésil

côte d’ivoire

Pologne

chine

Argentine

Algérie

Japon

inde

Afrique du sud

cameroun

Malaisie

thaïlande

Algérie

soudan

corée du sud

chili

Maroc

Venezuela

Australie

Panama

Ghana

Bolivie

Bosnie-Herzégovine népal libye syrie

Europe Afrique Moyen-Orient Asie

a) Où sont situés la majorité des pays qui sont stables politiquement ?

b) Nommez un lieu dans le monde où il existe actuellement à votre connaissance un conflit majeur.

2. Sur la carte de la page précédente, situez l’emplacement de chaque conflit en inscrivant son numéro sur le ou les pays concernés.

1 500 km

Échelle à l’équateur

tensions et conflits

Indice de paix Très fort Fort Moyen Faible Très faible

1 En 2016, les forces de l’OTAN ont déployé plus de 12 000 soldats pour le maintien

Merci de ne pas photocopier © Éditions Grand Duc

Merci de ne pas photocopier

de la paix en Afghanistan.

© Éditions Grand Duc

inspiré de « Global Peace index 2018 », Institute for Economics and Peace, [en ligne]. consulté le 9 janvier 2019.

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N

Légende

Pays qui vit des tensions ou des conflits

Amérique du Sud

iti

Birmanie

Éd

L’indice de paix dans le monde en 2018

Les Activités d’amorce permettent à l’élève d’entamer une réflexion sur l’angle d’entrée et les enjeux à l’étude de la thématique.

1. À partir du tableau et de la carte de la page précédente, identifiez pour chaque région du monde au moins deux pays où sévissent des tensions et des conflits. Région du monde

Des pays plutôt instables dont :

5

sG ra on

TENSIONS ET CONFLITS

canada

B

É TAT

LES INTERvENTIONS ExTÉRIEURES EN TERRITOIRE SOUvERAIN

D’AMORC E

Cinq pays très stables :

Un territoire délimité par des frontières

La souveraineté sur ce territoire Une population

D

Chaque État du monde est souverain : il n’existe aucune autorité supérieure à la sienne. Un État détient la souveraineté sur un territoire délimité par des frontières et reconnu par la communauté internationale.

Un gouvernement

source : « Political Risk Map 2018 », Marsh, [en ligne]. consulté le 9 janvier 2019.

A

57,8

Un statut international

LA GÉOGRAPHIE DES CONFLITS DANS LE MONDE

Merci de ne pas photocopier

609,8

1,9

tensions et conflits

ACTIVITÉS

8

3,1

13,0

nd

La part des 10 principaux États contributeurs au budget ordinaire de l’ONU (2016 à 2018)

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l’onU est financée par les contributions de ses États membres qui varient selon la capacité à payer de chaque pays. les États-Unis sont le plus gros contributeur et financent 22 % des dépenses de l’onU, qui se montent à environ 500 milliards de dollars américains par an.

Dépenses (en milliards de USD en 2015)

35,0

Chine

La souveraineté des États

© Éditions Grand Duc

Le Conseil de tutelle avait pour mission de contrôler l’administration des territoires autrefois colonisés et qui n’avaient pas encore acquis leur indépendance. il est inactif depuis 1994.

Le financement de l’ONU

% du PIB du pays

États-Unis

Le Conseil économique et social

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15 juges élus pour 9 ans. elle est chargée de régler les conflits juridiques entre les États, notamment les conflits de frontières. elle émet également des avis consultatifs sur des questions juridiques.

L’Assemblée générale

© Éditions Grand Duc

La Cour internationale de justice

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source : « Assemblée générale, soixante-dixième session – Barème des quotes-parts pour la répartition des dépenses relatives aux opérations de maintien de la paix des nations Unies », Nations Unies, [en ligne]. consulté le 9 janvier 2019.

élit

élit

% des dépenses mondiales

Pays

Les organes principaux de l’ONU

4

La section Points de repères présente et illustre les concepts particuliers de la thématique. Les informations présentées sous forme graphique aident l’élève à établir un lien entre ces concepts et la thématique.

LES INTERVENTIONS EXTÉRIEURES EN TERRITOIRE SOUVERAIN

RE PÈR ES

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POI NTS DE

© Éditions Grand Duc

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© Éditions Grand Duc

Les sections

2 Plus de 50 000 personnes ont été tuées et 1,6 million de personnes ont été déplacées

depuis le début de la guerre au Soudan du Sud en décembre 2013.

3 On constate une escalade de violence entre des organisations criminelles et les forces

gouvernementales du Mexique.

4 Un groupe d’opposants au gouvernement du Yémen maintient le pays dans une guerre civile ;

les représentants de l’ONU rapportent 10 000 victimes civiles.

5 Depuis janvier 2016, le gouvernement nord-coréen continue de défier les sanctions internationales

en poursuivant le développement d’un arsenal nucléaire à longue portée.

6 Entre 2014 et 2016, plus de 14 000 frappes aériennes ont eu lieu dans le but de déloger

le groupe État islamique de l’Irak et de la Syrie.

7 On rapporte des violences et des tensions entre les communautés bouddhistes

et musulmanes en Birmanie.

8 Depuis la chute de Kadhafi, la Libye est prise dans une guerre civile opposant différents groupes

armés qui se partagent le contrôle du pays.

9 Malgré le cessez-le-feu, des attaques armées se poursuivent entre des groupes armés en Crimée,

ce qui perturbe les pourparlers de paix entre les gouvernements russe et ukrainien.

10 Malgré la présence de plus de 19 000 Casques bleus, des groupes d’opposition au gouvernement

continuent de terroriser la population de certaines régions de la République démocratique du Congo. TENSIONS ET CONFLITS

9

GUIDE D’UTILISATION

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V

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L’organisation des cahiers thématiques (suite) Les sections (suite)

Quelques statistiques sur le terrorisme

LES CONFLITS ARMÉS TRADITIONNELS

L’Université du Maryland3 étudie les actions terroristes dans le monde depuis les années 1970 et elle publie chaque année un bilan mondial qui permet ainsi de mesurer l’évolution de ce phénomène.

Le droit humanitaire international distingue deux types de conflits armés : • le conflit armé international, qui oppose au moins deux États ;

Les cinq pays les plus touchés par les actes terroristes sont : l’Irak, l’Afghanistan, le Nigeria, le Pakistan et la Syrie. À eux cinq, ils ont totalisé 57 % des morts entre 2000 et 2015, et 72 % des morts en 2015.

• le conflit armé non international, qui oppose un gouvernement à des groupes armés ou qui oppose des g roupes armés entre eux.

Entre 1975 et 2015, les attentats terroristes ont été multipliés par 20 et le nombre de morts par plus de 60. Dans les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), les morts par terrorisme ont dramatiquement augmenté en 2015 : soit de plus de 650 % par rapport à 2014. vingt et un des 34 pays membres de l’OCDE ont eu au moins un attentat sur leur sol en 2015 ; parmi eux, la Turquie et la France ont connu le plus grand nombre de morts.

Ces deux distinctions ont été élaborées après la Seconde Guerre mondiale dans une perspective strictement militaire, avant la montée du terrorisme international. Du point de vue juridique, le terrorisme n’est donc pas considéré comme un type de conflit armé.

LE TERRORISME

12

1985

1990

1995

2000

2005

2010

2015

Source : Start GTD Maryland University.

1980

La géographie des actes terroristes depuis 1975 15 000

Moyen-Orient et Afrique du Nord Europe de l’Ouest Europe de l’Est Australie et Océanie Asie du Sud-Est Asie du Sud Asie de l’Est Amérique du Sud Amérique du Nord Amérique centrale Afrique subsaharienne

12 000

9 000

6 000

3 000

0

1975

1980

1985

1990

1995

2000

2005

ANNÉES

Dan Howell/Shutterstock.com

2010

2015

Analysez le graphique ci-contre. Quel constat pouvez-vous faire sur l’évolution des attentats terroristes depuis les années 1970 ?

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L’INGÉRENCE HUMANITAIRE EST-ELLE TOUJOURS LÉGITIME ?

2. Les pour et les contre

1. Définissez en vos propres mots le concept d’ingérence.

1. Qu’est-ce que l’ingérence humanitaire ? Intervenir au nom de la morale et de la solidarité internationale

iti

L’ingérence humanitaire est un mouvement de pensée qui propose la possibilité d’envoyer des secours humanitaires ou des forces armées internationales pour venir en aide à des populations victimes de catastrophes naturelles ou de violation des droits de l’homme sans avoir le consentement des États ciblés.

2. Pour quelle raison l’ingérence humanitaire est-elle plus envisageable dans un État plus faible ?

L’expression « ingérence humanitaire » a été inventée à la fin des années 1980 par Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans frontières et homme politique, et par Mario Bettati, professeur de droit international public. Selon eux, certaines situations d’urgence peuvent justifier moralement un « devoir d’ingérence » dans les affaires d’un État, remettant ainsi en cause le principe de souveraineté des États.

3. Indiquez les arguments pour ou contre l’intervention internationale selon les trois points de vue décrits ci-dessous.

Justifié essentiellement au nom d’une « morale de l’urgence » et de la solidarité internationale, l’ingérence humanitaire trouve son fondement dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Pour ses partisans, elle n’est cependant légitime que s’il y a violation massive des droits de l’homme et que si elle est encadrée par une organisation supranationale, essentiellement le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Éd

Points de vue

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© Éditions Grand Duc

Intervenir sous des prétextes humanitaires Les détracteurs du droit d’ingérence craignent que sous des prétextes humanitaires, il ne justifie des formes d’ingérence impériales. Leur plus grande réserve concerne les limites à la fois théoriques et pratiques de l’ingérence humanitaire et la difficulté à mettre en pratique les notions de neutralité et d’impartialité. Les ingérences humanitaires effectuées au Timor ou en Yougoslavie ont révélé les logiques stratégiques et politiques des États intervenants. L’ambiguïté majeure du droit d’ingérence tient aux motivations d’une telle intervention par des États mobilisés par la promotion de leurs intérêts nationaux. Ce débat sur les motifs de l’ingérence humanitaire s’est rouvert suite à l’intervention américaine en Irak en 2003. Les positions divergentes de la France et des États-Unis notamment reflétaient la tension entre le droit et la légitimité internationale, le recours à la force et la promotion d’intérêts de sécurité (inter)-nationaux.

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Source : « Ingérence humanitaire, droit d’ingérence », La Toupie, [En ligne]. Consulté le 10 janvier 2019.

Arguments contre l’intervention internationale

La population d’un État visée par l’intervention internationale

© Éditions Grand Duc

[…] Il apparaît probable que, dans la pratique, seuls les États les plus faibles soient la cible d’actions internationales d’ingérence. Il est, en effet, difficile d’imaginer une intervention en Tchétchénie contre l’avis de la Russie alors que la situation de la population y est aussi critique que ce qu’elle était au Kosovo, alors rattachée à la Serbie.

Arguments en faveur de l’intervention internationale

Le gouvernement d’un État visé par l’intervention internationale

Dans les débats soulevés par l’ingérence humanitaire se pose la question de la nécessité de créer un nouveau « droit d’ingérence » sur le plan humanitaire alors qu’il existe déjà un droit contraignant (Conventions de Genève, Convention contre le génocide) et que la Charte des Nations Unies […], permet l’intervention dans les affaires intérieures d’un État dans le cas de « menace contre la paix ». Parmi les autres questions soulevées, il y a celles des acteurs de l’ingérence (ONG, organisations internationales ou intergouvernementales, États…), ainsi que celle de son élargissement à d’autres domaines : ingérence démocratique, ingérence judiciaire, ingérence écologique…

Les représentants de la communauté internationale

4. Quelles raisons pourraient justifier moralement l’ingérence humanitaire dans un pays qui ne souhaite pas l’intervention internationale sur son territoire ?

Source : Sandrine PERROT, « Devoir et droit d’ingérence », Réseau de recherche sur les opérations de paix, 25 avril 2006, [En ligne]. Consulté le 10 janvier 2019.

34

VI

TENSIONS ET CONFLITS

3. LA LÉGITIMITÉ DES INTERvENTIONS ExTÉRIEURES

Sous le nom Reflet de l’actualité, des dossiers spéciaux ponctuent la thématique. Chaque dossier est chapeauté par une question et permet à l’élève de mettre à profit ses connaissances, d’interpréter un problème du monde contemporain (CD 1  ) ou de prendre position sur un enjeu du monde contemporain (CD 2  ).

© Éditions Grand Duc

3. LA LÉGITIMITÉ DES INTERVENTIONS EXTÉRIEURES

23

on

2. LES CONFLITS ET LES TENSIONS DANS LE MONDE

Merci de ne pas photocopier

2. Source : François-Bernard HUYGHE, « Dossier terrorisme (publié en 2002 dans valeurs Actuelles) », huyghe.fr, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

TÉ L’ACTUALI

Des exercices permettent de vérifier la compréhension de l’élève tout au long de la section.

3. Les données ont été prises dans le rapport publié par l’Institute for Economics & Peace [IEP] affilié à l’Université du Maryland, « Global Terrorism Index 2016 », Economics and Peace, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

TENSIONS ET CONFLITS

B

20 000 10 000

nd

13

Exemple : Les auteurs de l’attentat de la rue de Rennes à Paris en septembre 1986 demandaient que la France cesse de soutenir l’Irak dans le conflit Iran-Irak et libère trois terroristes détenus en France.

Depuis le début des années 2000, le visage du terrorisme change. Des groupes extrémistes djihadistes se réclament d’un Dieu vengeur et visent surtout à détruire des personnes ou des symboles occidentaux (par exemple, une armée, un journal, une discothèque) et à perturber le fonctionnement des démocraties. S’attaquant aux différents symboles américains ou européens sur leur propre territoire, ils se sont peu à peu tournés vers une approche plus radicale, comme lors des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait plus de 3 000 morts aux États-Unis en une seule journée.

Les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center à New York

Morts 30 000

Source : Start GTD Maryland University.

NOMBRE (en milliers) Objectif : Obtenir un avantage précis. L’acte terroriste est un instrument de chantage.

Exemple : Le combat mené entre 1913 et 2005 par les indépendantistes d’Irlande du Nord (IRA) contre la Couronne britannique.

NOMBRE D'ATTENTATS

Objectif : Chasser l’occupant. L’acte terroriste doit causer des pertes matérielles, humaines et politiques à celui qu’on veut chasser du territoire.

Merci de ne pas photocopier

Objectif : Détruire les institutions de l’État. L’acte terroriste doit permettre de mobiliser le peuple et déclencher une révolution. Exemple : L’assassinat en juin 1914 de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône de l’empire d’Autriche-Hongrie. Cet assassinat a été l’événement déclencheur de la Première Guerre mondiale.

En plus du texte suivi, cette section propose différents types de documents, photographies, caricatures, tableaux et schémas.

Blessés

ANNÉES

© Éditions Grand Duc

Un terrorisme instrumental Merci de ne pas photocopier

Un terrorisme territorial

40 000

0 1975

Une représentation de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand

Un terrorisme révolutionnaire

© Éditions Grand Duc

Selon François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), on classait jusqu’à ces dernières années le terrorisme en trois catégories selon les objectifs politiques recherchés2.

A

Quelles sont les informations à retenir de ce graphique ?

Attentats

Le terrorisme se caractérise par des actes de violence (assassinats, attentats, prises d’otages et autres actes de violence) qui ont pour objectif de provoquer un climat d’insécurité, d’exercer un chantage sur un gouvernement ou un groupe, ou d’exprimer une haine pour une communauté, un pays ou un ensemble politique.

RE FLET DE

L’évolution des actes terroristes depuis 1975 50 000

Qu’est-ce que le terrorisme ?

22

La section Comprendre le monde regroupe les savoirs essentiels à la thématique et constitue une source d’informations ainsi qu’une ressource utile sur la thématique.

2. LES CONFLITS ET LES TENSIONS DANS LE MONDE

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DR E LE MO

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COM PR EN

35

GUIDE D’UTILISATION

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6. Quelles différences y a-t-il sur le plan juridique entre une guerre entre États et une lutte contre le terrorisme ?

1. Localisez, en indiquant la lettre sur la carte ci-dessous, les conflits suivants, récents ou en cours. a) Le conflit en Ukraine

d) Les pays où sévit le mouvement terroriste Boko Haram

b) Le conflit au Soudan et au Soudan du Sud

e) Le conflit au Mali

Inspiré de « Global Peace Index 2016 », Institute for Economics and Peace, [En ligne]. Consulté le 10 janvier 2019.

c) Le conflit en Syrie

f) Le conflit entre les deux Corées 7. Quels sont les principaux objectifs de l’ONU ?

N

9. Choisissez deux articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme et trouvez un pays où ces droits de la personne ne sont pas respectés. Vous pouvez trouver des exemples dans la thématique ou dans l’actualité.

Merci de ne pas photocopier

Merci de ne pas photocopier © Éditions Grand Duc

4. Nommez deux populations dans le monde qui souhaitent obtenir une autonomie politique.

© Éditions Grand Duc

a) Assemblée générale :

11. Nommez les pays qui ont un droit de veto au Conseil de sécurité.

nd

12. Pour quelles raisons les Conventions de Genève ont-elles joué, et jouent-elles encore aujourd’hui, un rôle très important dans les conflits ?

5. Quels sont les principaux enjeux qui pourraient plonger le monde dans une nouvelle escalade de tension ?

tensions et conflits

métropole

Le 19e siècle est marqué par le colonialisme : le Royaume-Uni, la France, l’Italie, la Belgique, l’Espagne, la Prusse et le Portugal colonisent de nombreux territoires en Afrique et créent de nouveaux pays dont les frontières ne tiennent compte ni des ethnies ni de l’histoire des populations présentes.

iti

Le climat africain et la main-d’œuvre à bon marché favorisent l’exploitation de produits agricoles et de matières premières qui ne sont pas disponibles sur le territoire européen. Mais pour compenser le faible nombre d’Européens présents en Afrique, la métropole favorise et utilise souvent un groupe ethnique dans la colonie aux dépens des autres. Cette stratégie explique en partie les nombreuses tensions entre les populations locales qui ont éclaté dans les pays africains dès les premières années de la décolonisation.

on

DES CONFLITS SOUVENT ANCRÉS DANS L’HISTOIRE Les conséquences du colonialisme

En Afrique, les frontières de la colonisation ont réparti les Touaregs entre cinq États (le Niger, le Mali, l’Algérie, la Libye et le Burkina Faso). Ils ont depuis toujours revendiqué leur autonomie.

Les mots en bleu font partie du glossaire, qui définit les mots difficiles à l’étude dans le cahier d’apprentissage.

Enfin, le départ rapide des Européens dans les années 1960 et 1970 laissera ces États issus de la décolonisation aux mains d’une élite et d’une administration peu préparées à prendre en main la gestion des affaires. Les conflits internes, la corruption et les désaccords politiques qui suivront plongent alors beaucoup ces pays GLOSSAdeIRE nouvellement libérés dans une période de difficultés et de conflits qui marquent encore l’actualité.

0

2000 4000

1.

e Après l’Espagne et le Portugal au:16 siècle, la France Chiite Musulman qui pratique le chiisme, une des deux et l’Angleterre ont colonisébranches au 19e siècle de nombreux principales de l’islam. Les chiites représentent pays d’Afrique et d’Asie du Sud-Est, riches en ressources environ 15 % des musulmans dans le monde. Ils sont naturelles. En 1914, l’Europe contrôlait 65 % du territoire majoritaires en Iran, en Irak, à Bahreïn et en Azerbaïdjan. mondial et 60 % de la population de la planète.

Ils sont aussi très présents au Liban, en Syrie, en Afghanistan, au Pakistan, en Inde et au Yémen. L’autre grande branche de l’islam, représentée par les sunnites, comprend 85 % des musulmans dans le monde. Ils sont Observez la carte ci-dessus. Quelles étaient les deux grandes puissances coloniales très présents en Arabie saoudite, en Égypte, en Syrie, aux en Afrique en 1914 ? Émirats arabes unis, au Koweït, au Qatar, en Afghanistan, au Soudan et en Jordanie. Colonialisme : Occupation et exploitation économique,

©

2. Pourquoi peut-on dire que le colonialisme a jeté les bases de certains conflitspolitique actuelsou ? sociale d’un territoire par un État étranger.

Communisme : Doctrine politique qui défend la suppression de la propriété privée. Cette doctrine repose sur la mise en commun des ressources et des moyens de production d’un pays afin que les biens de consommation soient redistribués de façon juste aux habitants. Concession : Dans un contrat de concession, l’État cède au concessionnaire propriété des11 ressources contenues 1. LES OBJETS DElaTENSIONS dans le sous-sol et le droit de les exploiter. En contrepartie, il perçoit une redevance sur les bénéfices déclarés par le concessionnaire. Conseil de sécurité : Organe exécutif des Nations Unies chargé de maintenir la paix et la sécurité internationales même par l’usage de la force armée si cela est nécessaire. Conventions de Genève : Ensemble de traités qui définissent les règles de protection des personnes en cas de conflits armés, notamment les prisonniers de guerre, les blessés et les civils. Djihadiste : Personne prônant les idées et l’action des extrémistes qui recourent au terrorisme. Droit de veto : Un droit de veto donne à un pays la possibilité d’empêcher la prise d’une décision commune, même si tous les autres pays sont d’accord. Les rédacteurs de la Charte des Nations Unies ont ainsi décidé qu’il suffirait que l’un des 5 membres permanents parmi les 15 membres du Conseil de sécurité exprime un vote négatif pour qu’une résolution ou une décision ne puisse être adoptée.

50

Droit humanitaire international : Partie du droit international qui établit les règles à respecter par les États en cas de guerre. Droit international : Droit qui régit les relations entre les États. Enfant soldat : Enfant de moins de 18 ans enrôlé par un groupe armé pour participer directement ou indirectement à un conflit. Génocide : Extermination intentionnelle d’un groupe ethnique, racial ou religieux. Le génocide est considéré comme un crime contre l’humanité. Guerre civile : Conflit qui se déroule au sein d’un État, entre les citoyens d’un même pays. Interconfessionnel : Qui fait référence à plusieurs religions différentes. Métropole : Dans le système colonial, désignait un État à la tête de colonies. Nationaliser : Action de transférer du privé au public (l’État) la propriété de certains biens ou moyens de production. Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : Organisation internationale d’étude économique regroupant les principaux pays développés attachés aux principes de la démocratie et de l’économie de marché. Organisation des Nations Unies (ONU) : Organisation internationale universelle encourageant la coopération internationale dans une multitude de domaines. Produit intérieur brut (PIB) : Indicateur économique mesurant la production interne de biens et de services dans un pays donné au cours d’une seule année. Propagande : Ensemble d’actions mises en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles une idée, une opinion, une idéologie dans l’opinion publique. Salafisme : Courant extrémiste de l’islam sunnite qui prône un retour aux pratiques qui prévalaient à l’époque du prophète Mahomet. Souverain : Se dit d’un pouvoir qui n’est pas limité par un autre pouvoir. Stress hydrique : Une région du monde est en stress hydrique lorsque la demande en eau dépasse les ressources disponibles.

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Capitalisme : Système socio-économique basé sur la recherche du profit par des entrepreneurs privés. Charia : Loi islamique qui régit la vie religieuse, politique, sociale et individuelle des musulmans. Elle est appliquée de manière stricte dans certains États musulmans.

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Assemblée générale des Nations Unies : Organe principal des Nations Unies. Composée de tous les États membres, l’Assemblée générale sert de forum de discussion où chacun peut exprimer son point de vue.

Éd

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Empire britannique Empire français Empire russe Autres Puissances coloniales Colonies

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Les empires coloniaux en 1914

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sG ra

TENSIONS ET CONFLITS

Le glossaire

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b) Conseil de sécurité :

D

10. Quelle est la composition de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU ? Quel est le rôle respectif de ces deux organes centraux des Nations Unies ?

1 500 km Échelle à l’équateur

3. Pour quels motifs une communauté pourrait-elle revendiquer une identité propre ?

1

uc

8. Comment se nomme le document de l’ONU qui énonce les droits et libertés de la personne ?

2. Nommez des ressources naturelles qui peuvent devenir une source de tension entre différents États.

46

À la fin de la thématique, quatre pages de révision permettent de vérifier la compréhension de l’élève sur les connaissances essentielles abordées dans la thématique.

TENSIONS ET CONFLITS

RÉVISION

© Éditions Grand Duc

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© Éditions Grand Duc

La révision

Tribunaux pénaux internationaux (TPI) : Institutions judiciaires des Nations Unies spécialement créées pour juger des criminels de guerre selon le droit international.

TENSIONS ET CONFLITS

GUIDE D’UTILISATION

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VII

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uc

ITS L F N O C T SEE S N E O H I C S I N R E T

D

ENTRE GUERRES ET PAIX

sG ra

nd

JE SUIS CONFRONTÉ AU MONDE TEL QU’IL EST « La guerre, sous une forme ou sous une autre, est apparue avec le premier homme. À l’aube de l’histoire, sa moralité n’était pas mise en doute ; c’était un simple fait, comme la sécheresse ou la maladie, c’était la façon dont les tribus puis les civilisations recherchaient la puissance et réglaient leurs différends. […] Je suis confronté au monde tel qu’il est et ne puis rester passif face aux menaces qui pèsent sur le peuple américain. Car ne vous leurrez pas : le mal existe dans le monde. Ce n’est pas un mouvement non violent qui aurait pu arrêter les armées d’Hitler. Aucune négociation ne saurait convaincre les chefs d’Al-Qaïda de déposer leurs armes. Dire que la guerre est parfois nécessaire n’est pas un appel au cynisme, c’est la reconnaissance de l’histoire, des imperfections de l’homme et des limites de la raison. » Anna Frajtova/Shutterstock.com

on

Source : Barack OBAMA, « Allocution du Président américain lors de son acceptation du prix Nobel de la paix », Perspective monde, Université de Sherbrooke, 10 décembre 2009, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

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L’ONU DOIT SE PRÉPARER À CHANGER « Trop de décisions, partout dans le monde, sont dictées par la peur.

Éd

Nous devons comprendre l’angoisse des populations et répondre à leurs besoins, sans perdre de vue nos valeurs universelles.

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L’heure est venue de tisser de nouveaux liens entre les peuples et leurs dirigeants à l’échelle nationale et internationale. L’heure est venue pour les dirigeants d’écouter le peuple, de lui montrer qu’ils veulent son bien, et qu’ils sont attachés à la stabilité mondiale dont nous dépendons tous. Frederic Legrand – COMEO/Shutterstock.com Et l’heure est venue pour l’Organisation des Nations Unies d’en faire autant, de reconnaître ses lacunes et de changer ses méthodes de travail. […] Elle n’est plus en mesure de répondre aux défis contemporains. Elle doit être prête à se réformer.

Notre véritable point faible, et je m’adresse ici à la communauté internationale dans son ensemble, réside dans notre incapacité à prévenir les crises. L’Organisation des Nations Unies est née sur les cendres de la guerre. Aujourd’hui, c’est pour assurer la paix que nous sommes là. » Source : António GUTERRES, « Discours du Secrétaire général désigné, António Guterres, prononcé à l’occasion de sa prestation de serment », Organisation des Nations Unies, 12 décembre 2016, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

2

TENSIONS ET CONFLITS

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1962 Fin de la guerre d’Algérie. Durant les années 1960 et 1970, de nombreux pays colonisés gagnent leur indépendance.

1989 Chute du mur de Berlin

on

Éd

iti

1999 Création du groupe État islamique, organisation terroriste islamiste

©

1947 L’expression guerre froide est utilisée pour la première fois. Elle désigne la guerre sans conflit direct que se livrent les États-Unis et l’URSS pour des raisons économiques, politiques ou idéologiques. 1947 Jusqu’alors colonie britannique, l’Inde obtient son indépendance. C’est le début de la décolonisation en Asie. 1948 Naissance d’un État juif en terre d’Israël, à la suite du Plan de partage de la Palestine voté par l’ONU en 1947. 1950 Début de la guerre entre la Corée du Nord communiste et la Corée du Sud soutenue par l’ONU.

1990 Guerre du Golfe opposant l’Irak de Saddam Hussein qui a envahi le Koweït à une coalition de 34 États ayant l’aval de l’ONU. 1991 Fin de l’Union soviétique

1945 Création de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Son but : maintenir la paix dans le monde.

sG ra

1988 Création d’Al-Qaïda, organisation terroriste islamiste

1960

NAISSANCE D’UN MONDE BIPOLAIRE DEUX BLOCS : L’EST ET L’OUEST

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PÉRIODE DE DÉCOLONISATION HYPERPUISSANCE DES ÉTATS-UNIS

1945

D

LES TENSIONS ET LES CONFLITS AU FIL DU TEMPS

nd

Osugi/Shu

2001

MONTÉE DES CONTESTATIONS POLITIQUES ET DES RIVALITÉS ÉCONOMIQUES 2001 Attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis revendiqués par Al-Qaïda. 2001 Début de la guerre en Afghanistan menée par une coalition militaire internationale. 2003 Invasion de l’Irak par une coalition internationale menée par les États-Unis sans l’accord de l’ONU. 2010 Début du « Printemps arabe », qui mène à un changement de régime en Tunisie et en Égypte, mais à des guerres civiles au Yémen, en Libye et en Syrie. 2015 Le seuil des 60 millions de personnes déracinées dans le monde à cause des guerres est franchi pour la première fois.

TENSIONS ET CONFLITS

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3

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POI NTS DE

LES INTERVENTIONS EXTÉRIEURES EN TERRITOIRE SOUVERAIN

R E PÈR ES

CE QU’IL FAUT SAVOIR CONCEPTS : DIPLOMATIE, INTERVENTION

Le fonctionnement de l’ONU

D

uc

L’Organisation des Nations Unies (ONU) est née juste après la Seconde Guerre mondiale de la volonté de créer un organisme international capable de garantir durablement la paix. Elle regroupait à l’origine 51 pays. En 2016, elle comptait 193 pays membres. Pour garantir la paix, elle privilégie la diplomatie, mais dispose aussi d’une force de maintien de la paix, qui est sous la responsabilité du Conseil de sécurité. Cinq pays sont membres permanents de ce Conseil de sécurité : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie. À ce titre, ils ont un droit de veto sur les décisions, ce qui donne la possibilité à l’un de ces pays d’empêcher la prise d’une décision commune, même si tous les autres membres du Conseil de sécurité sont d’accord.

Le Secrétariat général

nd

Les organes principaux de l’ONU

Le Conseil de sécurité

élit

15 membres, dont 5 permanents (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) avec un droit de veto. Six autres membres sont élus par l’Assemblée générale pour deux ans. Le Conseil de sécurité prend des résolutions qui sont des obligations pour les États.

L’Assemblée générale

élit

Forum de discussion où chaque représentant des 193 États membres exprime son point de vue. Elle émet des recommandations qui ne sont pas contraignantes pour les États. Chaque État a une voix lors des votes.

Le Conseil économique et social

élit

Le financement de l’ONU

©

L’ONU est financée par les contributions de ses États membres qui varient selon la capacité à payer de chaque pays. Les États-Unis sont le plus gros contributeur et financent 22 % des dépenses de l’ONU, qui se montent à environ 500 milliards de dollars américains par an.

La part des 10 principaux États contributeurs au budget ordinaire de l’ONU (2016 à 2018) ÉTATS-UNIS JAPON

22 %

CHINE

32,6 %

ALLEMAGNE FRANCE ROYAUME-UNI

9,7 %

BRÉSIL RUSSIE CANADA AUSTRALIE AUTRES

4

7,9 %

2,3 % 2,9 % 3,1 %

6,4 % 3,8 %

4,5 % 4,8 %

Source : « Assemblée générale, Soixante-dixième session – Barème des quotes-parts pour la répartition des dépenses relatives aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies », Nations Unies, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

Éd

iti

Le Conseil de tutelle avait pour mission de contrôler l’administration des territoires autrefois colonisés et qui n’avaient pas encore acquis leur indépendance. Il est inactif depuis 1994.

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54 membres élus. Il coordonne des actions et émet des recommandations sur des questions économiques, sociales, culturelles, d’éducation, de santé et de développement durable.

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La Cour internationale de justice

© Éditions Grand Duc

élit

15 juges élus pour 9 ans. Elle est chargée de régler les conflits juridiques entre les États, notamment les conflits de frontières. Elle émet également des avis consultatifs sur des questions juridiques.

élit

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Organe administratif de l’ONU. Le Secrétaire général, nommé pour cinq ans par l’Assemblée générale, joue un rôle de médiateur en cas de conflits internationaux. Depuis janvier 2017, le secrétaire général est António Guterres.

tensionS et conflits

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Les dépenses militaires dans le monde

uc

Les dépenses militaires mondiales s’élevaient à près de 1 700 milliards de dollars américains en 2015. C’était la première augmentation des dépenses militaires depuis 2011. C’est principalement en Asie, en Océanie, en Europe et dans certains États du Moyen-Orient qu’elles ont grimpé. Elles ont diminué en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Les États-Unis demeurent de loin les plus grands dépensiers avec 596 milliards de dollars américains, soit 3,3 % de leur produit intérieur brut (PIB).

La part des dépenses militaires des 10 États ayant les dépenses les plus élevées

Dépenses (en milliards de USD en 2015)

États-Unis

35,0

3,1

Chine

13,0

1,9

Arabie saoudite

4,0

10,3

69,4

Russie

3,8

4,3

66,3

Inde

3,7

2,5

63,9

France

3,3

2,3

57,8

Royaume-Uni

2,7

1,8

47,2

Japon

2,6

0,9

45,4

Allemagne

2,5

1,2

44,3

Corée du Sud

2,3

2,6

39,2

609,8

nd

228,2

on

La souveraineté des États

iti

Chaque État du monde est souverain : il n’existe aucune autorité supérieure à la sienne. Un État détient la souveraineté sur un territoire délimité par des frontières et reconnu par la communauté internationale. Une reconnaissance internationale

Un territoire délimité par des frontières

Éd ©

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% du PIB du pays

D

% des dépenses mondiales

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Source : « Military expenditure », Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

Pays

© Éditions Grand Duc

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© Éditions Grand Duc

CONCEPTS : INTERVENTION, INGÉRENCE

Une population

La souveraineté sur ce territoire

É TAT Un gouvernement

Un statut international

Les interventions extérieures en territoire souverain

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POI NTS DE

LES INTERVENTIONS EXTÉRIEURES EN TERRITOIRE SOUVERAIN

R E PÈR ES

CONCEPTS : IDÉOLOGIE, INGÉRENCE

Le monde depuis 1945

D

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De 1947 jusqu’à la chute du bloc soviétique en 1991, les relations internationales sont dominées par les tensions et les confrontations idéologiques de deux superpuissances et de leurs alliés : les États-Unis capitalistes et l’URSS communiste. Les deux superpuissances s’opposent sans cesse, mais elles évitent l’affrontement direct et se font plutôt la guerre par l’entremise de leurs alliés. Le monde entre 1945 et 1991 Elles ne poussent jamais le conflit à l’extrême, craignant l’éclatement EUROPE URSS d’une guerre nucléaire. Elles se livrent EUROPE DE L’OUEST ÉTATS-UNIS JAPON DE L’EST à une guerre d’influence ainsi qu’à une ASIE course aux armements (conventionnels et CENTRALE MEXIQUE TURQUIE CUBA nucléaires) et aux technologies de pointe. PROCHEORIENT ET GOLFE PERSIQUE

©

AMÉRIQUE DU SUD

JAPON

CHINE

PROCHEORIENT ET GOLFE PERSIQUE

SOUDAN

BRÉSIL

RUSSIE

NOUVELLEZÉLANDE

ASIE

INDE

NIGERIA MALAISIE THAÏLANDE

ARGENTINE AFRIQUE DU SUD AUSTRALIE

Démocraties libérales Émergence de puissances régionales

6

Renforcement de la coopération économique entre pays du Sud

NOUVELLEZÉLANDE

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on iti

Éd

VENEZUELA

AUSTRALIE

Bloc communiste

© Éditions Grand Duc

Idéologies libérales Autres pays

EUROPE

ÉTATS-UNIS

ASIE

Inspiré de Philip S. GOLUB et collab., « De l’hégémonie occidentale au polycentrisme », Le Monde diplomatique, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

Le monde depuis 1991

AFRIQUE

AMÉRIQUE DU SUD

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La chute du mur de Berlin en 1989, qui fait éclater le bloc soviétique, fait apparaître un nouveau monde plus déstructuré : de nouvelles puissances comme la Chine et l’Inde ont émergé.

CHINE ET AUTRES PAYS COMMUNISTES D’ASIE

nd

Cette période est appelée la guerre froide et désigne la période de 1947 à 1991.

tensionS et conflits

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CONCEPT : DROITS DE LA PERSONNE

Les enfants soldats dans le monde

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Les enfants soldats sont des jeunes garçons et filles âgés de moins de 18 ans qui sont recrutés et utilisés illégalement par des groupes ou des forces armées. Selon les Nations Unies, une vingtaine de pays, répartis sur trois continents, utilisent des enfants soldats, mais la plupart d’entre eux se trouvent cependant en Afrique. L’UNICEF (le Fonds des Nations Unies pour l’enfance) estime à 250 000 le nombre d’enfants soldats dans le monde, dont environ 40 % de jeunes filles.

nd Afghanistan

sG ra

Lybie

Mali

Liban Israël

Pakistan Inde Myanmar

Yémen Somalie Soudan du Sud République centrafricaine

Côte d’Ivoire Nigéria Tchad Soudan République démocratique du Congo

Thaïlande Philippines

iti

on

Colombie

La hausse du nombre de réfugiés L’évolution du nombre de personnes déracinées dans le monde PERSONNES DÉRACINÉES (en millions)

En 2015, les conflits dans le monde ont engendré un nombre de personnes déracinées sans précédent, selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés : 65,3 millions de personnes étaient déracinées à la suite de conflits, contre 59,5 millions en 2014. Chaque minute, 24 personnes en moyenne ont été forcées de fuir leur maison, leur ville ou village.

Sources : « Worldwide displacement hits all-time high as war and persecution increase », UNHCR, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019 ; « Des déplacements de populations sans précédent à travers le monde », UNHCR, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

Éd

Merci de ne pas photocopier © Éditions Grand Duc

Irak Syrie

©

Merci de ne pas photocopier

© Éditions Grand Duc

Source : « Les enfants soldats », Unicef, 2014, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

D

Les pays qui utilisent des enfants soldats

70 60 50 40 30 20 10 0

2005

2006

2007

2008

2009

2010 2011 ANNÉES

2012

2013

2014

2015

Les interventions extérieures en territoire souverain

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7

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D’AMORC S É IT IV T C A

TENSIONS ET CONFLITS

E

LA GÉOGRAPHIE DES CONFLITS DANS LE MONDE Le degré de stabilité des pays en 2018 Cinq pays très stables :

Des pays moyennement stables dont :

Des pays stables dont :

Des pays plutôt instables dont :

Des pays instables dont :

États-Unis

Russie

Iran

Bosnie-Herzégovine

Norvège

France

Italie

Serbie

Népal

Suède

Allemagne

Espagne

Grèce

Libye

Suisse

Royaume-Uni

Roumanie

Turquie

Syrie

Pays-Bas

Islande

Arabie saoudite

Pérou

Birmanie

Danemark

Portugal

Oman

Mexique

Finlande

Indonésie

Brésil

Pologne

Chine

Argentine

Algérie

Japon

Inde

Afrique du Sud

Cameroun

Malaisie

Thaïlande

Algérie

Soudan

Venezuela

Maroc

Ghana

D Côte d’Ivoire

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Chili

Panama

Ukraine

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Corée du Sud Australie

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Canada

Bolivie

Source : « Political Risk Map 2018 », Marsh, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

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L’indice de paix dans le monde en 2018

1 500 km Échelle à l’équateur

8

Indice de paix Très fort Fort Moyen Faible Très faible

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Légende

Inspiré de « Global Peace Index 2018 », Institute for Economics and Peace, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

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tensionS et conflits

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Région du monde

Pays qui vit des tensions ou des conflits

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Amérique du Sud Europe

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Afrique Moyen-Orient

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Asie

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a) Où sont situés la majorité des pays qui sont stables politiquement ?

b) Nommez un lieu dans le monde où il existe actuellement à votre connaissance un conflit majeur.

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2. Sur la carte de la page précédente, situez l’emplacement de chaque conflit en inscrivant son numéro sur le ou les pays concernés. 1  En 2016, les forces de l’OTAN ont déployé plus de 12 000 soldats pour le maintien

de la paix en Afghanistan.

2  Plus de 50 000 personnes ont été tuées et 1,6 million de personnes ont été déplacées

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depuis le début de la guerre au Soudan du Sud en décembre 2013.

3  On constate une escalade de violence entre des organisations criminelles et les forces

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gouvernementales du Mexique.

4  Un groupe d’opposants au gouvernement du Yémen maintient le pays dans une guerre civile ;

les représentants de l’ONU rapportent 10 000 victimes civiles.

5  Depuis janvier 2016, le gouvernement nord-coréen continue de défier les sanctions internationales

en poursuivant le développement d’un arsenal nucléaire à longue portée.

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© Éditions Grand Duc

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© Éditions Grand Duc

1. À partir du tableau et de la carte de la page précédente, identifiez pour chaque région du monde au moins deux pays où sévissent des tensions et des conflits.

6  Entre 2014 et 2016, plus de 14 000 frappes aériennes ont eu lieu dans le but de déloger

le groupe État islamique de l’Irak et de la Syrie.

7  On rapporte des violences et des tensions entre les communautés bouddhistes

et musulmanes en Birmanie.

8  Depuis la chute de Kadhafi, la Libye est prise dans une guerre civile opposant différents groupes

armés qui se partagent le contrôle du pays.

9  Malgré le cessez-le-feu, des attaques armées se poursuivent entre des groupes armés en Crimée,

ce qui perturbe les pourparlers de paix entre les gouvernements russe et ukrainien.

10  Malgré la présence de plus de 19 000 Casques bleus, des groupes d’opposition au gouvernement

continuent de terroriser la population de certaines régions de la République démocratique du Congo. Tensions et conflits

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9

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DR E LE COM PR E N

1. LES OBJETS DE TENSIONS

MON DE

LES DIFFÉRENCES ENTRE TENSIONS ET CONFLITS

TENSIONS ET CONFLITS

Intérêts économiques divergents

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Revendications territoriales

nd

Intérêts politiques divergents

D

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Les tensions et les conflits qui opposent les peuples et les États ont généralement des origines complexes. Le plus souvent, plusieurs facteurs sont en cause, comme la revendication d’un territoire, d’un lieu symbolique, le contrôle des ressources naturelles et donc des richesses d’un pays, les revendications identitaires (religieuses, culturelles, historiques) ou un désir d’autonomie. Parfois des tensions plus ou moins vives existent depuis des centaines d’années et un événement particulier (attentat, provocation, envahissement d’un territoire) va envenimer brutalement la situation.

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Tension

• Une zone sous tension est une zone où l’on observe des divergences entre les intérêts politiques, économiques et sociaux des États ou des populations vivant sur un même territoire. • On y remarque surtout une absence d’affrontement armé.

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• Il est cependant possible que des tensions se transforment en conflit armé.

10

Conflit • Dans une zone de conflit, des groupes de combattants armés s’affrontent directement sur un territoire donné. • On remarque bien souvent dans les zones de conflit des pertes civiles significatives, ce qui occasionne un déplacement de population loin des zones de conflit.

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La distinction entre une tension et un conflit

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Identités et cultures différentes

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Les conséquences du colonialisme

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Le climat africain et la main-d’œuvre à bon marché favorisent l’exploitation de produits agricoles et de matières premières qui ne sont pas disponibles sur le territoire européen. Mais pour compenser le faible nombre d’Européens présents en Afrique, la métropole favorise et utilise souvent un groupe ethnique dans la colonie aux dépens des autres. Cette stratégie explique en partie les nombreuses tensions entre les populations locales qui ont éclaté dans les pays africains dès les premières années de la décolonisation.

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Le 19e siècle est marqué par le colonialisme : le Royaume-Uni, la France, l’Italie, la Belgique, l’Espagne, la Prusse et le Portugal colonisent de nombreux territoires en Afrique et créent de nouveaux pays dont les frontières ne tiennent compte ni des ethnies ni de l’histoire des populations présentes.

En Afrique, les frontières de la colonisation ont réparti les Touaregs entre cinq États (le Niger, le Mali, l’Algérie, la Libye et le Burkina Faso). Ils ont depuis toujours revendiqué leur autonomie.

Les empires coloniaux en 1914

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2000 4000 kilomètres

Empire britannique Empire français Empire russe Autres Puissances coloniales Colonies

Après l’Espagne et le Portugal au 16e siècle, la France et l’Angleterre ont colonisé au 19e siècle de nombreux pays d’Afrique et d’Asie du Sud-Est, riches en ressources naturelles. En 1914, l’Europe contrôlait 65 % du territoire mondial et 60 % de la population de la planète.

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Enfin, le départ rapide des Européens dans les années 1960 et 1970 laissera ces États issus de la décolonisation aux mains d’une élite et d’une administration peu préparées à prendre en main la gestion des affaires. Les conflits internes, la corruption et les désaccords politiques qui suivront plongent alors beaucoup de ces pays nouvellement libérés dans une période de difficultés et de conflits qui marquent encore l’actualité.

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© Éditions Grand Duc

DES CONFLITS SOUVENT ANCRÉS DANS L’HISTOIRE

1. Observez la carte ci-dessus. Quelles étaient les deux grandes puissances coloniales en Afrique en 1914 ?

2. Pourquoi peut-on dire que le colonialisme a jeté les bases de certains conflits actuels ?

1. Les objets de tensions

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DR E LE COM PR E N

1. LES OBJETS DE TENSIONS

MON DE

LE TERRITOIRE ET LES RESSOURCES Le contrôle des ressources et du territoire

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Pétrole, diamants, gaz, coltan, uranium, eau... Les ressources naturelles sont inégalement réparties dans le monde et elles sont au cœur de nombreux conflits, notamment depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans un rapport de 2012, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) évaluait d’ailleurs que, depuis 1948, « 25 % des opérations de maintien de la paix de l’ONU ont eu lieu dans des zones où les ressources naturelles ont joué un rôle important » (traduction libre)1.

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Certaines de ses ressources ont une valeur économique importante : c’est le cas de l’or, des diamants et du pétrole, et de plus en plus celui des minerais rares utilisés dans les produits à haute valeur technologique, comme les composants électroniques. D’autres encore comme l’uranium ont également une valeur militaire.

Les principaux pays producteurs de ressources dans le monde

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1500 3000 kilomètres

Dix premiers pays producteurs mondiaux par ressource Fer Pétrole Or Gaz naturel Argent Charbon Diamants Uranium

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Dans certains cas, les gouvernements choisissent de contrôler eux-mêmes les richesses de leur territoire en nationalisant les ressources. En 2006, par exemple, le président bolivien Evo Morales a nationalisé le pétrole et le gaz de son pays. La plupart du temps, cependant, les gouvernements confient l’exploitation de ces ressources à des entreprises en leur accordant des concessions. En contrepartie, les entreprises doivent verser au gouvernement une redevance sur les profits tirés de l’exploitation de ces ressources.

1. Traduction libre de « Greening the Blue Helmets : Environment, Natural Resources and UN Peacekeeping Operations », UNEP, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

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L ’extraction de minerais en République démocratique du Congo

 n feu d’hydrocarbures près de la frontière U irakienne, lors de la première guerre du Golfe

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À partir du 20e siècle, le contrôle du pétrole devient un enjeu majeur pour les grandes puissances du monde. Ainsi, l’accès au pétrole irakien était bel et bien au cœur de deux guerres du Golfe : celle de 1991 (qui opposa l’Irak de Saddam Hussein à une coalition de 34 États, soutenue par l’ONU), et celle de 2003 entre l’Irak et une coalition formée par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie sans le consentement de l’ONU.

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La République démocratique du Congo est l’un des pays du monde les plus riches en matières premières. Son sous-sol regorge de métaux précieux comme l’or (photo), mais aussi d’autres minerais comme le tungstène, l’étain, le cobalt ou le coltan, qui sont utilisés dans la fabrication des téléphones cellulaires. L’exploitation et la vente de ces minerais alimentent les conflits et les violations des droits de l’homme depuis l’indépendance du pays en 1960, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, grandes productrices de ces minerais.

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Des territoires peuvent aussi être convoités à cause de leur situation géographique, parce qu’ils donnent accès à une mer — près de 90 % du transport international des marchandises passe par les mers et les océans — ou parce qu’ils abritent des lieux stratégiques comme les détroits (des bras de mer entre deux terres rapprochées) ou les canaux, portes d’entrée ou de sortie des marchandises.

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L e détroit d’Ormuz, un lieu de passage stratégique

IRAN

Détroit d’Ormuz

ÉMIRATS ARABES UNIS

Le détroit d’Ormuz, qui se situe dans une des régions les plus riches du monde en pétrole, entre les Émirats arabes unis et l’Iran, est l’unique voie de sortie pour l’exportation par bateau du pétrole saoudien, iranien et des Émirats arabes unis. Près de 30 % du pétrole mondial y transite, ce qui en fait un territoire stratégique pour les grands pays importateurs d’hydrocarbures, notamment les États-Unis et l’Asie. Il est long d’une soixantaine de kilomètres, large d’une quarantaine de kilomètres, mais dans les faits, le couloir navigable ne fait que 6,4 kilomètres de large. Il a été plusieurs fois l’objet de fortes tensions. 1. Les objets de tensions

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DR E LE COM PR E N

1. LES OBJETS DE TENSIONS

MON DE

L’eau, l’enjeu du 21e siècle

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(Gauche) Landsat 4 MSS, image obtenue du Global Land Cover Facility de l’Université du Maryland’s. (Droite) Landsat 7 ETM+, image obtenue avec l’aimable autorisation du Foreign Agricultural Service Production Estimates and Crop Assessment Division (PECAD) du USDA.

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 es images satellites montrant la région avant la mise en service du barrage Atatürk, D en 1983 (à gauche) et en 2002 (à droite)

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Les ressources naturelles sont une source de richesse, mais elles peuvent parfois être indispensables à la survie d’une nation. C’est le cas de l’approvisionnement en eau potable, particulièrement pour les pays désertiques. Au MoyenOrient, par exemple, l’Irak est traversé par deux fleuves, le Tigre et l’Euphrate, qui n’arrivent pas à répondre aux besoins en eau de la population, de l’agriculture et de l’industrie. Avant d’arriver en Irak, ces deux fleuves traversent la Turquie et la Syrie. Or, la Turquie a lancé un grand projet pour développer le sud-est du pays, trop aride. Le barrage Atatürk achevé en 1992 est le cœur de ce projet qui prévoit la construction de 22 barrages et 19 centrales hydroélectriques sur les deux 6 Le barrage Atatürk dans le sud-est de la Turquie fleuves et donne le contrôle de Sur une superficie cultivée de 3 millions d’hectares, plus de la moitié sera irriguée. l’eau à la Turquie. La Syrie et l’Irak, Quand tout le vaste projet sera achevé, le débit des fleuves Tigre et Euphrate sera qui dépendent de ces mêmes réduit de 17 % à 34 %. fleuves, se trouvent donc directement touchés par ce programme de développement turc. La quantité d’eau disponible par habitant a déjà diminué dans ces deux pays situés en aval. De plus, les barrages retiennent l’eau, mais aussi les sédiments naturellement charriés par le courant. Les terres agricoles de ces deux pays deviennent donc moins fertiles.

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Les prévisions mondiales d’accès à l’eau potable en 2040

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Légende Risque de pénurie Très élevé Élevé Moyen Faible T

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ÉTATS-UNIS, MEXIQUE

Les nappes sahariennes Cenepa

TURQUIE, SYRIE, IRAK

Le Tigre et l’Euphrate

ÉGYPTE, ÉTHIOPIE, SOUDAN, SOUDAN DU SUD, OUGANDA

ÉQUATEUR, PÉROU

Le Nil

Le Cenepa

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CHINE, INDE, PAKISTAN, BANGLADESH

L’Indus, le Gange et le Brahmapoutre

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Le Colorado

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Tension forte, risque de conflits autour de l’eau

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ZAMBIE, ZIMBABWE

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Inspiré de « Aqueduct Projected Water Stress Country Rankings », World Resources Institute, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

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Le Zambèze

1 500 km Échelle à l’équateur

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1. Selon la carte ci-dessus, quels sont les endroits qui seront le moins touchés par l’insuffisance d’eau potable ?

2. Selon la carte ci-dessus, quels sont les endroits qui seront le plus touchés par l’insuffisance d’eau potable ?

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La population mondiale devrait passer de 7,4 milliards de personnes en 2016 à plus de 8 milliards de personnes en 2025. Si la tendance actuelle à l’augmentation des prélèvements en eau se poursuit, entre la moitié et les deux tiers de l’humanité devraient être en situation dite de stress hydrique en 2025, seuil d’alerte retenu par l’ONU et qui correspond à moins de 1 700 mètres cubes d’eau douce disponible par habitant et par an. Le risque d’une pénurie d’eau douce est bien réel dans le monde, ce qui laisse présager d’éventuels conflits. En comparaison, la ressource d’eau douce disponible au Canada en 2014 était de 80 183 mètres cubes.

3. Pour quelle raison une guerre de l’eau est-elle envisageable dans les pays du Moyen-Orient ?

1. Les objets de tensions

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DR E L COM PR E N

1. LES OBJETS DE TENSIONS

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LES REVENDICATIONS IDENTITAIRES ET LA QUÊTE D’UNE AUTONOMIE POLITIQUE Qu’est-ce qui définit une nation ?

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La recherche de l’autonomie politique est souvent motivée par la volonté d’un peuple de revendiquer le statut de nation. Mais pour assumer une identité distincte, il faut être en mesure de définir son héritage linguistique, culturel, religieux et historique sur un territoire spécifique. La survie d’une nation dépend donc de sa détermination à perpétuer ses traditions et à défendre son authenticité à travers les générations. Certaines identités étant plus affirmées et dominatrices que d’autres, de nombreuses cultures ont disparu ou se sont considérablement appauvries au fil des siècles.

Nation

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Le peuple kurde est un peuple qui dispose d’une langue, d’une culture, d’un territoire et d’une longue histoire TURQUIE marquée par un contexte géopolitique (18 millions) particulier. Situé dans une zone de SYRIE IRAN passage reliant l’Europe, le Moyen-Orient (2 millions) (8 millions) IRAK et l’Asie, le territoire kurde fut conquis par (5 millions) de nombreuses vagues d’envahisseurs, comme les Perses, les Mongols ou les Ottomans. Aujourd’hui, la population kurde est présente aux frontières de quatre pays : la Turquie, l’Iran et l’Irak, plus RESTE DU MONDE une petite minorité en Syrie. Cette zone (2 millions) LÉGENDE: est encore aujourd’hui aux prises avec : 1 million de Kurdes de profondes tensions identitaires et des revendications territoriales. Certaines factions kurdes ont pris les armes contre 9 La présence de la population kurde le gouvernement turc et ont fondé un groupe d’opposition nommé le PKK, qui a mené plusieurs actions armées contre l’armée turque. En 1988, 200 000 Kurdes irakiens avaient été massacrés par le régime de Saddam Hussein.

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Territoire

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L’exemple du peuple kurde

Histoire

Inspirée de « Where is “Kurdistan” ? ». The Kurdish Project, 2015, [En ligne]. Consulté le 27 février 2017.

Religion

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Culture

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Langue

Les territoires qui revendiquent une autonomie La Charte des Nations Unies, qui définit le but et les principes de l’ONU, reconnaît le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les groupes ou peuples qui revendiquent leur autonomie politique invoquent ce droit à l’autodétermination. Certains pays ont une longue histoire de conflits identitaires parsemée de violences, alors que d’autres font le choix de régler la question de façon démocratique.

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Quelques tensions et conflits liés aux revendications identitaires et autonomistes

ÉCOSSE Depuis quelques années, le mouvement indépendantiste prend de l’ampleur en Écosse. En 2014, un référendum pour l’indépendance a échoué.

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CATALOGNE La Catalogne est une région espagnole depuis le Moyen-Âge. En 2017, les Catalans ont tenu un référendum pour l’indépendance qui fut toutefois déclaré illégal par l’Espagne.

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SAHARA OCCIDENTAL Au Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole, les membres du Front Polisario et le Maroc s’affrontent. Les premiers souhaitent conserver leur indépendance déclarée en 1976, tandis que le Maroc revendique toujours le territoire et en contrôle 80 %.

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TCHÉTCHÉNIE Après la chute de l’URSS, plusieurs républiques dites soviétiques ont revendiqué leur indépendance, entraînant parfois de longs conflits armés avec la Russie. Le conflit tchétchène dure depuis plusieurs décennies.

202,8 1 276,3 1 374,3 TIBET Le Tibet fut indépendant entre 1912 et 1951, mais il est aujourd’hui une province chinoise. De nombreux ressortissants tibétains se sont exilés et exercent des pressions sur la communauté internationale pour que soit reconnu le droit du Tibet à l’indépendance.

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PALESTINE Depuis 1967, Israël occupe des territoires palestiniens et ne reconnaît plus le plan de partage de la Palestine approuvé par l’ONU en 1947.

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2. Parmi les pays mentionnés sur la carte, situez les pays ou les régions qui vivent des tensions et ceux qui sont en conflit. a) Tensions : b) Conflit :

3. À partir de la carte, nommez un groupe qui revendique son indépendance.

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1. Quels sont les éléments qui définissent une nation ?

a) Une population qui souhaite que ses frontières soient reconnues. b) Une population qui souhaite obtenir son indépendance par la voie d’un référendum. c) Une population qui souhaite avoir son indépendance pour défendre son identité.

1. Les objets de tensions

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DR E LE COM PR E N

1. LES OBJETS DE TENSIONS

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L’EXERCICE DES DROITS ET LIBERTÉS La Déclaration universelle des droits de l’homme

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La Déclaration universelle des droits de l’homme est adoptée par les 58 États membres qui forment alors l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette déclaration énonce en 30 articles les droits et libertés des hommes et des femmes dans le monde. Elle s’inspire de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen adoptée en France en 1789 au lendemain de la Révolution française. Elle y ajoute les droits économiques, sociaux et culturels.

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Ce texte a une valeur symbolique. Il n’oblige pas les États membres de l’ONU à garantir les droits de l’homme dans leur pays et ne permet pas de sanctionner les violations des droits de la personne. Toutefois, il énumère les principes dont devraient s’inspirer les gouvernements.

7. Tous sont égaux devant la loi sans distinction et sans discrimination.

11. Toute personne accusée d’un délit est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.

12. Toute personne a droit à sa vie privée.

8. Toute personne a droit à de l’aide des juridictions nationales contre les actes violant les droits fondamentaux.

5. Personne ne sera soumis à la torture.

10. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue par un tribunal indépendant.

13. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État.

14. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays.

15. Tout individu a droit à une nationalité.

17. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.

18. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

19. Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression.

20. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques.

21. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays.

22. Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale.

23. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

24. Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

25. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille.

26. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental.

27. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté.

28. Toute personne a droit à ce que règne un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente déclaration puissent y trouver plein effet.

29. L’individu a des devoirs envers la communauté et doit respecter les droits et libertés d’autrui.

30. Aucune partie de cette déclaration ne peut inciter à accomplir un acte qui viserait la destruction des droits et libertés.

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9. Nul ne peut être arrêté, détenu ou exilé sans un motif valable.

16. À partir de l’âge de la majorité, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille.

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4. Personne ne sera tenu en servitude ou en esclavage.

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6. Chacun a le droit d’être reconnu et défendu par la justice.

3. Tout individu a droit à la vie, la liberté et la sécurité.

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2. Tous les humains ont les mêmes droits sans distinction de race, de sexe, de langue, de religion ou d’opinion politique.

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1. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.

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Les 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme en résumé

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La violation des droits et des libertés

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 es milliers de manifestants D pro-gouvernementaux célèbrent l’échec du coup d’État en Turquie, le 7 août 2016

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Ces violations résultent de nombreux conflits ou de fortes tensions internationales. Elles sont plus fréquentes dans les dictatures ou les régimes proches de la dictature, mais elles existent aussi dans les démocraties. Ainsi, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 sur leur territoire, les États-Unis ont mis en place le Patriot Act, qui autorise la CIA, l’agence centrale de renseignement américaine, à accéder aux données informatiques de tous les particuliers et entreprises, sans autorisation préalable et sans en informer les utilisateurs. Cette loi d’exception a été vivement critiquée par les associations de défense des droits de l’homme.

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De nombreuses violations des droits de la personne ont lieu dans le monde chaque jour : par exemple, torture, esclavage, censure de la presse, arrestations politiques, parodies de justice, enrôlement d’enfants soldats.

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Plus récemment, dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, une tentative de coup d’État contre le président Erdogan a échoué en Turquie. Menée par des membres de l’armée turque, elle a fait 290 morts. Au lendemain des évènements, les conséquences ont été terribles pour les groupes d’opposition turcs, visés par une vague d’arrestations massives. En seulement quelques jours, plusieurs milliers de personnes, contestataires, journalistes, enseignants, policiers et militaires seront arrêtés et accusés d’avoir comploté contre le gouvernement en place.

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2. Quel article de la Déclaration universelle des droits de l’homme le gouvernement américain a-t-il transgressé avec le Patriot Act ?

3. Un pays au cœur de conflits devrait-il prioriser les droits collectifs ou les droits individuels ?

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1. Avec ces nombreuses arrestations, le gouvernement turc pourrait contrevenir à certains articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Identifiez-en au moins deux.

4. Choisissez deux des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme et expliquez pourquoi ils vous apparaissent particulièrement importants.

1. Les objets de tensions

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1. LES OBJETS DE TENSIONS

LITÉ E L’ACTUA D T E L F E R

QUELS SONT LES OBJETS DE CONFLIT ENTRE LES DEUX CORÉES ? Situées à la pointe du continent asiatique, la Corée du Nord et la Corée du Sud sont encore aujourd’hui plongées dans les suites de la guerre froide.

1. Un peu d’histoire

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Population

25 millions d’habitants Espérance de vie

71ans

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CORÉE DU NORD

1 700 $US

Pyongyang

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PIB/habitant (en dollars de 2015)

Population

Séoul

CORÉE DU SUD

51,4 millions d’habitants Espérance de vie

82,5 ans PIB/habitant (en dollars de 2015)

37 600 $US JAPON Source : Inspiré de « The World Factbook », Central Intelligence Agency, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

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Bagrin Egor/Shutterstock.com

La situation des deux Corées en 2018

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 n vestige de la guerre froide U Trois ans de guerre et soixante ans d’une paix armée ont créé deux sociétés totalement opposées, malgré le fait que les Coréens forment l’un des peuples les plus homogènes d’Asie. Au Nord, 24 millions de citoyens sous un régime marxiste pur et dur, où la classe dirigeante a privilégié les dépenses militaires et la mobilisation de masse au détriment de l’économie. […] Le régime […] a priorisé le développement de l’arme nucléaire et, tout récemment, a menacé le régime sud-coréen, ainsi que le Japon et les États-Unis, de les attaquer. Pourtant, pendant près de deux décennies (1991-2008), les gouvernements des deux Corées ont tenté un rapprochement, qualifié de « politique du rayon de soleil ». Mais les sanctions des Nations Unies contre la Corée du Nord ont eu raison de ce rapprochement. […] Au sud de la frontière, le régime de Séoul, fort de ses 48 millions de citoyens et de l’aide et de la protection des États-Unis, s’est relevé des ruines de la guerre pour devenir la treizième économie mondiale, membre du G20 et dont le niveau de vie a rejoint celui des États d’Europe de l’Ouest. Les produits de ses sociétés industrielles (automobiles, ordinateurs, téléphones, tablettes électroniques, téléviseurs) se retrouvent partout dans le monde. Finalement, on voit mal une issue au conflit coréen à court et à moyen terme. L’allié traditionnel de Pyongyang, la Chine, est son principal partenaire commercial et unique fournisseur d’énergie ; Pékin aimerait que le régime nord-coréen adopte le modèle chinois (maintien du communisme politique avec une ouverture économique au capitalisme). Mais en même temps, Pékin redoute que cette éventuelle ouverture ait pour conséquence une mainmise économique sud-coréenne et, à plus long terme, une réunification des deux Corées sous le contrôle de Séoul avec l’appui des États-Unis.

sG ra

B

nd

D

uc

La Corée fut longtemps un pays uni et indépendant. En 1910, les Japonais envahissent le territoire coréen et le conservent jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En février 1945, les deux grands vainqueurs (États-Unis et URSS) s’entendent : les Japonais doivent se rendre aux Soviétiques au nord du 38e parallèle et aux Américains au sud de cette ligne artificielle qui coupe la péninsule coréenne en deux. Cette séparation en deux zones conduit à la proclamation de deux gouvernements aux idéologies opposées. Le 25 juin 1950, 10 divisions de l’armée nord-coréenne franchissent le 38e parallèle et envahissent le sud du pays. C’est le début de la guerre de Corée, où s’affronteront, côté sud, une armée de coalition internationale dirigée par un général américain et, côté nord, les forces de la Corée du Nord soutenues par la Chine et l’URSS. En trois ans, ce conflit fit près de deux millions et demi de victimes.

Source : « Le conflit des deux Corées : un vestige de la guerre froide », Université du Québec à Trois-Rivières, 3 mai 2013, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

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C

L a reprise des hostilités Les tensions se sont rallumées en février 2013, quand la Corée du Nord a procédé à son troisième essai nucléaire, pourtant interdit par l’ONU. Depuis le ton monte. La Corée du Nord a mobilisé son armée et menace la Corée du Sud et son allié, les États-Unis, de les attaquer si l’ONU ne lève pas ses sanctions.

Source : « C’est quoi, ce conflit entre les deux Corées ? », 1jour1actu, 2 avril 2013, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

D

2. Les objets du conflit

uc

Elle les provoque en montrant son armée lors de grands défilés militaires ou en les insultant à travers les médias ou sur Internet. En réponse, la Corée du Sud a déployé quelques chars militaires à la frontière. Néanmoins, sa position (ainsi que celle des États-Unis) est de ne pas répondre à ces provocations par les mêmes provocations.

nd

1. Quel est le principal élément qui ranime le conflit entre les deux Corées ces dernières années ?

sG ra

2. Pour quelles raisons le conflit pourrait-il prendre une dimension internationale ?

3. À l’aide des documents précédents, notez ci-dessous les éléments qui distinguent les deux pays. a) Territoire et

on

iti

et qualité de vie

Éd

Merci de ne pas photocopier © Éditions Grand Duc

b) Économie

c) Exercice des droits et des libertés

d) Revendications

©

Merci de ne pas photocopier

© Éditions Grand Duc

population

identitaires et autonomie politique

4. a) Selon vous, parmi les éléments ci-dessus, quel est le principal objet de conflit entre ces deux pays ?

b) Pourquoi ?

1. Les objets de tensions

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2. LES CONFLITS ET LES TENSIONS DANS LE MONDE

LE MON DE

LES CONFLITS ARMÉS TRADITIONNELS Le droit humanitaire international distingue deux types de conflits armés : • le conflit armé international, qui oppose au moins deux États ;

nd

LE TERRORISME

D

Ces deux distinctions ont été élaborées après la Seconde Guerre mondiale dans une perspective strictement militaire, avant la montée du terrorisme international. Du point de vue juridique, le terrorisme n’est donc pas considéré comme un type de conflit armé.

uc

• le conflit armé non international, qui oppose un gouvernement à des groupes armés ou qui oppose des g roupes armés entre eux.

Qu’est-ce que le terrorisme ?

sG ra

Le terrorisme se caractérise par des actes de violence (assassinats, attentats, prises d’otages et autres actes de violence) qui ont pour objectif de provoquer un climat d’insécurité, d’exercer un chantage sur un gouvernement ou un groupe, ou d’exprimer une haine pour une communauté, un pays ou un ensemble politique.

Un terrorisme instrumental

Objectif : Chasser l’occupant. L’acte terroriste doit causer des pertes matérielles, humaines et politiques à celui qu’on veut chasser du territoire.

Objectif : Obtenir un avantage précis. L’acte terroriste est un instrument de chantage.

©

Éd

Exemple : L’assassinat en juin 1914 de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône de l’empire d’Autriche-Hongrie. Cet assassinat a été l’événement déclencheur de la Première Guerre mondiale.

Les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center à New York

Exemple : Le combat mené entre 1913 et 2005 par les indépendantistes d’Irlande du Nord (IRA) contre la Couronne britannique.

Exemple : Les auteurs de l’attentat de la rue de Rennes à Paris en septembre 1986 demandaient que la France cesse de soutenir l’Irak dans le conflit Iran-Irak et libère trois terroristes détenus en France.

Depuis le début des années 2000, le visage du terrorisme change. Des groupes extrémistes djihadistes se réclament d’un Dieu vengeur et visent surtout à détruire des personnes ou des symboles occidentaux (par exemple, une armée, un journal, une discothèque) et à perturber le fonctionnement des démocraties. S’attaquant aux différents symboles américains ou européens sur leur propre territoire, ils se sont peu à peu tournés vers une approche plus radicale, comme lors des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait plus de 3 000 morts aux États-Unis en une seule journée.

Merci de ne pas photocopier

Un terrorisme territorial

iti

Objectif : Détruire les institutions de l’État. L’acte terroriste doit permettre de mobiliser le peuple et déclencher une révolution.

Une représentation de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand

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Un terrorisme révolutionnaire

on

Selon François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), on classait jusqu’à ces dernières années le terrorisme en trois catégories selon les objectifs politiques recherchés2.

Dan Howell/Shutterstock.com

2. Source : François-Bernard HUYGHE, « Dossier terrorisme (publié en 2002 dans Valeurs Actuelles) », huyghe.fr, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

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Quelques statistiques sur le terrorisme L’Université du Maryland3 étudie les actions terroristes dans le monde depuis les années 1970 et elle publie chaque année un bilan mondial qui permet ainsi de mesurer l’évolution de ce phénomène. Les cinq pays les plus touchés par les actes terroristes sont : l’Irak, l’Afghanistan, le Nigeria, le Pakistan et la Syrie. À eux cinq, ils ont totalisé 57 % des morts entre 2000 et 2015, et 72 % des morts en 2015. Entre 1975 et 2015, les attentats terroristes ont été multipliés par 20 et le nombre de morts par plus de 60.

D

uc

Dans les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), les morts par terrorisme ont dramatiquement augmenté en 2015 : soit de plus de 650 % par rapport à 2014. Vingt et un des 34 pays membres de l’OCDE ont eu au moins un attentat sur leur sol en 2015 ; parmi eux, la Turquie et la France ont connu le plus grand nombre de morts.

L’évolution des actes terroristes depuis 1975

12

Quelles sont les informations à retenir de ce graphique ?

Blessés Morts

30 000 20 000 10 000 0 1975

1980

1985

1990

1995

2010

2015

iti

Analysez le graphique ci-contre. Quel constat pouvez-vous faire sur l’évolution des attentats terroristes depuis les années 1970 ?

Moyen-Orient et Afrique du Nord Europe de l’Ouest Europe de l’Est Australie et Océanie Asie du Sud-Est Asie du Sud Asie de l’Est Amérique du Sud Amérique du Nord Amérique centrale Afrique subsaharienne

9 000

6 000

3 000

0

1975

1980

1985

1990

1995

ANNÉES

2000

2005

2010

2015

Source : Start GTD Maryland University.

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12 000

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15 000

NOMBRE D'ATTENTATS

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2005

La géographie des actes terroristes depuis 1975

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2000

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ANNÉES

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NOMBRE (en milliers)

Attentats 40 000

Source : Start GTD Maryland University.

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50 000

3. Les données ont été prises dans le rapport publié par l’Institute for Economics & Peace [IEP] affilié à l’Université du Maryland, « Global Terrorism Index 2016 », Economics and Peace, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019. 2. Les conflits et les tensions dans le monde

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2. LES CONFLITS ET LES TENSIONS DANS LE MONDE

LE MON DE

Les principaux mouvements terroristes En 2015, quatre groupes terroristes étaient responsables de 74 % de tous les décès liés au terrorisme dans le monde4.

LE GROUPE ARMÉ ÉTAT ISLAMIQUE (EI)

C’est l’une des premières organisations terroristes islamistes fondée dans le but de contrer l’influence des Occidentaux dans la région du Moyen-Orient. Ce groupe a pris forme en Afghanistan en 1988 pour s’opposer aux forces de l’Union soviétique qui tentaient d’envahir le territoire afghan. Il a ensuite étendu son influence à l’ensemble du globe.

Fondé en 2006, le groupe armé État islamique, aussi appelé Daech, est une organisation terroriste qui découle directement des idées du salafisme qui préconisent un retour aux pratiques de l’époque du prophète Mahomet sans toutes les innovations qui pervertissent la religion. Ainsi, toutes les influences occidentales, comme la démocratie ou la laïcité, sont rejetées. Les salafistes sont des extrémistes de la branche sunnite de l’islam, qui représente 85 % des musulmans, l’autre branche étant celle des chiites.

D

uc

AL-QAÏDA

nd

Son fondateur était Oussama Ben Laden, qui fut tué en 2011 par les forces spéciales américaines. Durant les années 2000, un nombre grandissant d’organisations se sont affiliées à Al-Qaïda et ont commis des actes de violence un peu partout dans le monde. Le groupe Al-Qaïda est notamment l’auteur des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Il serait également responsable des attentats du 11 mars 2004 à Madrid et du 7 juillet 2005 à Londres. En janvier 2015, Al-Qaïda a revendiqué l’attentat aux locaux du journal Charlie Hebdo à Paris.

sG ra En 2014, Boko Haram a enlevé de nuit 276 lycéennes du lycée de Chibok au Nigeria, provoquant un énorme émoi international qui s’est concrétisé dans un mouvement nommé Bring Back Our Girls.

Les talibans d’Afghanistan ont régné sur l’Afghanistan entre 1996 et 2001. Pendant ces cinq années, ils ont appliqué la charia. Ils ont été renversés en novembre 2001, à la suite de l’intervention des forces alliées menées par les États-Unis. Ils se battent toujours contre les forces gouvernementales mais aussi contre le groupe armé État islamique, qui tente de s’installer en Afghanistan. Ils commettent de nombreux attentats suicides sur leur territoire, s’attaquant notamment à l’armée et aux forces policières, mais faisant également de nombreuses victimes civiles.

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 ne marche du mouvement Bring Back Our Girls U en Espagne, en 2014

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rSnapshotPhotos/Shutterstock.com

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Boko Haram, qui signifie « l’éducation occidentale est interdite », a été créé au début des années 2000 au Nigeria. Rejetant la culture occidentale et la « perversion » de l’enseignement, les membres de Boko Haram veulent une application stricte de la charia, la loi islamique. Ce mouvement djihadiste salafiste est depuis à l’origine de nombreux massacres, enlèvements et attentats en Afrique, principalement au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger.

LES TALIBANS D’AFGHANISTAN

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BOKO HARAM

L’objectif du groupe armé État islamique est de prendre possession d’un territoire pour y appliquer les lois de la charia. Il a revendiqué les attentats de Paris en novembre 2015, ceux de Bruxelles en mars 2016 et celui de Nice en juillet 2016. Depuis la mort d’Oussama Ben Laden, une partie des forces d’Al-Qaïda a rejoint le groupe armé État islamique, mais il existe des désaccords importants entre ces deux groupes terroristes.

4. Source : « Global Terrorism Index 2016 », p. 49, Economics and Peace, [En ligne]. Consulté le 9 janvier 2019.

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1. Quel est le principal point commun des quatre principaux groupes terroristes contemporains ?

D

uc

2. Comme on peut le voir dans le graphique 13 de la page 23, le terrorisme au Moyen-Orient a augmenté significativement au début des années 2000. Nommez un événement qui pourrait expliquer ce phénomène.

3. Lisez le texte suivant et répondez aux questions.

T errorisme, médias, violence : histoire de la communication Le terrorisme est une forme historique de spectacle destinée, à travers la violence, à frapper les imaginations (de peur, d’enthousiasme...). Mais qui dit spectacle dit dispositif de communication, mise en scène, relais, médias… Donc publicité, audience, réception du message et force de persuasion… […]

sG ra

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Source : François-Bernard HUYGHE, « Terrorisme, médias, violence : histoire de la communication », huyghe.fr, 15 juillet 2011, [En ligne]. Consulté le 28 février 2017.

a) Pourquoi les groupes terroristes utilisent-ils de plus en plus le multimédia ?

Éd

Merci de ne pas photocopier © Éditions Grand Duc

Le spectacle de la terreur s’adapte aux moyens de communication dominants : presse à grand tirage, radio que l’on écoute au fond des campagnes, écran de téléviseur ou d’ordinateur. Longtemps, la lutte antiterroriste a été pensée en termes de propagande sanglante ou de « tribunes » qui seraient offertes ou non à l’idéologie terroriste. Mais désormais l’enjeu porte davantage sur le contrôle des images. Les médias occidentaux n’en ont plus le monopole, pas plus qu’ils ne conservent le contrôle de la Toile. S’ajoutent les phénomènes d’incrédulité, des rumeurs (dont les théories de la conspiration fleurissant sur Internet), l’apparition de nouveaux « rites » comme les décapitations spectacles. […] Le terrorisme a ses médias et il est un média.

b) Que veut dire l’auteur lorsqu’il parle de spectacle de la terreur ?

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© Éditions Grand Duc

Le terrorisme suppose des médias, ou plutôt, le terrorisme tend à être son propre média : chaque bombe, chaque victime est un message. […]

c) À qui s’adressent les messages qu’envoient les terroristes ?

2. Les conflits et les tensions dans le monde

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2. LES CONFLITS ET LES TENSIONS DANS LE MONDE

LE MON DE

QUELQUES CONFLITS DU MONDE CONTEMPORAIN Les conflits qui ont éclaté dans le monde depuis 1945 illustrent la multiplicité des causes et démontrent aussi la manière dont la communauté internationale peut intervenir dans une zone de tensions.

LE CONFLIT UKRAINIEN

uc

Où ?  Située dans l’est du continent européen, l’Ukraine fut rattachée à l’URSS en 1922 et est redevenue indépendante depuis la fin de la guerre froide en 1991. Quand ?  Depuis novembre 2013

Kiev SLOVAQUIE

M

UKRAINE

OL

HONGRIE

E VI DA

ROUMANIE

CRIMÉE

annexée par la Russie

BULGARIE

Pourquoi ?  Durant les années 2010, une forte proportion de la population ukrainienne de l’ouest du pays souhaite signer un partenariat avec l’Union européenne. Dans l’est du pays, une partie importante de la population, majoritairement russophone, souhaite se rapprocher de la Russie. Chronologie : En février 2014, une opération des forces spéciales russes a lieu pour prendre le contrôle de la Crimée, territoire stratégique au bord de la mer Noire. En mars 2014, la Crimée se prononce à 97 % en faveur du rattachement à la Russie lors d’un référendum jugé illégal par les Occidentaux.

nd

RUSSIE POLOGNE

D

Qui ?  Opposition dans le pays entre des groupes pro-russes et des groupes pro-européens. BIÉLORUSSIE

sG ra

Résultat ?  L’OTAN suspend sa coopération civile et militaire avec la Russie. L’Assemblée générale de l’ONU adopte une résolution non contraignante dénonçant le rattachement de la Crimée à la Russie. Victimes ?  Selon les chiffres publiés en décembre 2016 par les Nations Unies, 9 758 personnes ont été tuées et 22 779 ont été blessées depuis le début du conflit dans l’est du pays en avril 2014.

BURUNDI

Pourquoi ?  Le 6 avril 1994, le président hutu Habyarimana perd la vie dans un attentat ; c’est l’événement déclencheur d’un génocide qui va durer 100 jours, car il intensifie les tensions qui règnent au Rwanda depuis la fin de la colonisation. Un plan d’élimination systématique des Tutsis est mis en place. Le massacre commence le 7 avril à Kigali et s’étend en une dizaine de jours à l’ensemble du pays, y compris aux Hutus modérés qui refusent de participer au massacre. De très nombreux réfugiés fuient vers les pays voisins.

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TANZANIE

Résultat ?  En 1996 commence le rapatriement des réfugiés des camps du Zaïre, mais la pacification du pays reste difficile. Aux difficultés liées à une densité exceptionnelle de population (310 habitants/kilomètre carré) s’ajoute l’instabilité dans les pays voisins du Burundi et du Zaïre (qui deviendra en 1997 l’actuelle République démocratique du Congo), ce qui rend difficile la politique de réconciliation nationale.

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Kigali RWANDA

Qui ?  Opposition entre deux groupes ethniques : 1. les Tutsis ; 2. les Hutus, communauté majoritaire au pouvoir depuis 1962 (fin de la colonisation belge).

Éd

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Quand ?  En 1994

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OUGANDA

Où ?  Situé dans le centre-est du continent africain.

iti

LE GÉNOCIDE AU RWANDA

on

Situation au début de 2017 ?  Plusieurs cessez-le-feu se sont succédé, mais ils ont été régulièrement violés.

Victimes ?  Avec 500 000 à 800 000 victimes et en moyenne 10 000 morts par jour, le génocide rwandais est l’un des plus grands crimes du 20e siècle. Situation au début de 2017 ?  Le pays a retrouvé une stabilité politique et connaît une belle croissance économique depuis 2005.

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Où ?  Situé dans l’est du continent africain. Quand ?  Depuis 1983 Qui ?  Opposition entre les populations arabes musulmanes du nord du pays et la minorité africaine noire du sud du pays.

TCHAD

ÉRYTHRÉE

Khartoum

ÉTHIOPIE RÉPUBLIQUE SOUDAN DU SUD CENTRAFRICAINE Djouba RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Résultat ?  Des émeutes éclatent, puis une véritable guerre civile entre l’armée gouvernementale et l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS), fondée par le colonel dissident John Garang, s’ensuit. En avril 1985, le président Nimeiry est renversé par un coup d’État dirigé par le général Sawar al-Dahab, qui engage quelques réformes. La guerre se poursuit. En 1989, le pouvoir passe aux mains du colonel Omar el-Béchir. En 2003, un nouveau conflit meurtrier frappe la région du Darfour. En 2011, à la suite d’un référendum, le Soudan du Sud obtient son indépendance, mais le jeune pays est vite en proie à la famine et à une guerre de clans. Depuis décembre 2013, les soldats du président Salva Kiir et les miliciens du vice-président Riek Machar s’affrontent. On assiste à des combats marqués par des exactions à grande échelle dans les deux camps et qui rapidement dégénèrent en conflit entre ethnies. Les 13 000 Casques bleus déployés sur place sont incapables de rétablir la paix.

nd

OUGANDA KENYA

Pourquoi ?  Le président du Soudan Gaafar Mohammed Nimeiry impose la loi islamique, ce qui entraîne le mécontentement de la minorité du sud, chrétienne ou animiste. Pour mieux contrôler cette zone riche en pétrole et qui aspire à l’indépendance, il met également en place un plan qui divise le Sud en trois régions administratives.

uc

SOUDAN

D

LIBYE

sG ra

Victimes ?  Le premier conflit du Soudan et du Darfour a fait plus d’un million de morts et autant de déplacés. La guerre civile du Soudan du Sud a quant à elle déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts et près de 3 millions de déplacés dans un pays de 12,5 millions d’habitants. Situation au début de 2017 ?  Les affrontements et les massacres au Soudan du Sud se poursuivent notamment dans le nord du pays. L’ONU considère qu’un million de personnes sont au bord d’une famine causée par une crise économique et surtout la guerre civile.

NAMIBIE

on

Où ? Situé à l’extrême sud du continent africain. Quand ? De 1948 à 1991

iti

Qui ? Apartheid signifie « mise à part » en afrikaans, la langue de la communauté blanche afrikaner sud-africaine d’origine néerlandaise. Le conflit oppose la minorité blanche gouvernementale au pouvoir à la majorité noire, représentée principalement par l’ANC (African National Congress). Pourquoi ? À la suite de la victoire électorale du Parti national afrikaner en 1948, le gouvernement sud-africain met en place une politique de « développement séparé » des diverses communautés du pays : les Blancs, parmi lesquels on distingue les Afrikaners et les anglophones (un peu plus de 21 % de la population), les Noirs ou Bantous (67 % de la population), les Métis ou Coloured (9 % de la population) et les Asiatiques, surtout des Indiens (moins de 3 % de la population). Ces lois visent à séparer ces communautés, y compris sur le plan géographique. Les villes sont réservées aux Blancs ; les autres communautés sont confinées dans des ghettos appelés townships.

Éd

ZIMBABWE

MOZAMBIQUE

BOTSWANA

Pretoria SWAZILAND

AFRIQUE DU SUD

LESOTHO

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L’APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD

© Éditions Grand Duc

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© Éditions Grand Duc

LA GUERRE AU SOUDAN

Résultat ? Plusieurs mouvements dans la population noire entrent en résistance et luttent contre l’apartheid, le plus important d’entre eux étant l’ANC, où milite Nelson Mandela. Nelson Mandela est arrêté en 1962 et condamné à la prison à vie. En juin 1976, une vague de protestation se répand dans le pays et dure près d’un an. Dès lors, l’Afrique du Sud subit une forte pression de la part de nombreux pays dans le monde, dont le Canada, pour abolir l’apartheid. Il faudra attendre la fin des années 1980 pour que le gouvernement sud-africain commence à abolir graduellement les lois ségrégationnistes et l’année 1990 pour que Nelson Mandela soit libéré. Principal négociateur de la transition vers la fin de la domination blanche, il devient en 1994 le premier président noir du pays. Victimes ? On estime à plus de 500 morts les victimes des affrontements survenus entre juin 1976 et février 1977 après le soulèvement de Soweto. Situation au début de 2017 ? Nelson Mandela a dirigé le pays de 1994 à 1999. Thabo Mbeki lui succède, puis est suivi de Jacob Zuma, qui gagnera les élections de 2009. Depuis la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud démocratique se bat pour diminuer les inégalités, la pauvreté et le chômage tout en luttant contre une forte criminalité. 2. Les conflits et les tensions dans le monde

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2. LES CONFLITS ET LES TENSIONS DANS LE MONDE

LE MON DE

LA GUERRE EN IRAK

Où ?  Situé au cœur du Moyen-Orient. Quand ?  De 1990 à nos jours Pourquoi ?  En août 1990, l’armée de Saddam Hussein envahit l’État voisin du Koweït, riche en pétrole, et déclenche la première guerre contre l’Irak. Résultat ?  À partir du 17 janvier 1991, l’opération « Tempête du désert » menée par une coalition de 34 États sous commandement américain défait l’armée irakienne, qui est délogée du Koweït. Un cessez-le-feu est signé le 28 février. L’Irak est mis sous embargo total. Kurdes et chiites irakiens, qui avaient soutenu la coalition, sont persécutés.

TURQUIE

SYRIE

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JORDANIE

IRAN

Deuxième guerre : En mars 2003, le gouvernement américain dirigé par le président George W. Bush décide la chute de Saddam Hussein. C’est l’intervention « Libération de l’Irak ».

IRAK Bagdad

Cette fois sans mandat de l’ONU, une vaste coalition dirigée par les États-Unis et la GrandeBretagne, mais sans la France et le Canada, renverse le régime en moins d’un mois. Les combats et les attentats se poursuivent dans le pays sous occupation, mais en proie à des luttes entre groupes armés de confession musulmane chiite (majoritaire dans le pays), sunnite et kurde. En 2011, sous la présidence Obama, les troupes américaines quittent le pays.

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KOWEÏT

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ARABIE SAOUDITE

sG ra

Nouveau conflit : À partir de décembre 2013, le groupe armé État islamique (EI), organisation terroriste, militaire et politique, s’empare d’une grande partie de l’ouest du pays en même temps qu’il s’étend en Syrie, pays voisin. En août 2014, l’armée irakienne et différentes milices et forces kurdes soutenues par une nouvelle coalition internationale entament alors le combat pour déloger les forces du groupe EI. Fin 2016 s’engage la reconquête de Mossoul, la seconde ville du pays. Victimes ?  Première guerre du Golfe : les pertes humaines se sont élevées à plusieurs dizaines de milliers de morts civils et militaires pour l’Irak, contre moins de deux cents tués pour les coalisés. Au cours de la deuxième guerre d’Irak, plus de 100 000 Irakiens et 4 485 soldats américains vont être tués, ce qui rend cette opération militaire impopulaire aux États-Unis.

Merci de ne pas photocopier © Éditions Grand Duc

Sadik Gulec/Shutterstock.com

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Éd

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Situation au début de 2017 ?  Quatorze ans après la chute de Saddam Hussein, la guerre civile se poursuit. Nul ne sait ce qui adviendra de l’Irak une fois les forces du groupe EI vaincues.

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LE CONFLIT ISRAÉLOPALESTINIEN

Où ?  Situé au cœur du Proche-Orient. Quand ?  Depuis la création d’Israël en 1948 Pourquoi ?  Les causes du conflit sont multiples

Jourdain Cisjordanie Jérusalem

Gaza ISRAËL JORDANIE

nd

ÉGYPTE

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(annexé en 1981)

MER MÉDITERRANÉE

1. Le territoire : À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’ONU propose un partage de la Palestine entre Palestiniens de culture arabe et Juifs. 50 % du territoire va aux Juifs, 43 % aux Palestiniens, et Jérusalem reste sous l’administration de l’ONU. Pour les Juifs, c’est un retour sur la terre de leurs ancêtres, mais les Palestiniens, qui occupent majoritairement le territoire, s’opposent à ce partage. Cependant, le Conseil de sécurité de l’ONU, puis l’Assemblée générale de l’ONU, adoptent ce partage et l’État d’Israël naît le 14 mai 1948. 2. Les ressources : La région du Proche-Orient est pauvre en eau douce et Israël contrôle les plus importantes sources d’eau douce de la région. 3. Les questions religieuses et ethniques : Les Juifs d’Israël s’opposent aux Palestiniens et aux États arabes voisins, majoritairement musulmans. 4. La revendication de l’autonomie politique : Comme nation, les Juifs veulent avoir leur propre État. De leur côté, les Palestiniens revendiquent la création d’un État palestinien reconnu par la communauté internationale.

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LIBAN SYRIE Golan

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Résultat ?  De multiples conflits ont éclaté depuis 1948 entre Israël et ses voisins arabes. Le conflit s’est étendu à tout le Moyen-Orient par le jeu des alliances internationales : les Israéliens bénéficient de l’appui des États-Unis et de nombreux pays occidentaux ; les Palestiniens sont soutenus par les pays arabes, la Chine et la Russie. Depuis la Guerre des Six Jours en 1967, Israël occupe des territoires palestiniens. Il y a eu et il y a encore aujourd’hui de très nombreuses tentatives diplomatiques, mais aucune n’a réellement abouti. Depuis 2012, la Palestine est un État observateur à l’ONU, ce qui lui donne une nouvelle stature internationale. Victimes ?  Le conflit a fait jusqu’à maintenant plus de 4 millions de réfugiés palestiniens.

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Situation au début de 2017 ?  Le conflit porte toujours sur les mêmes enjeux : la reconnaissance des deux peuples, leur territoire, le statut de la ville de Jérusalem et l’avenir des millions de Palestiniens déplacés en raison de ce conflit.

2. Les conflits et les tensions dans le monde

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COM PR E N

DR E

3. LA LÉGITIMITÉ DES INTERVENTIONS EXTÉRIEURES

LE MON DE

LE RÔLE DES NATIONS UNIES DANS LA RÉSOLUTION DE CONFLITS INTERNATIONAUX Lors de la création de l’ONU en 1945, les 51 pays fondateurs (dont le Canada) se sont entendus pour mettre en place une organisation internationale qui aurait pour objectifs principaux :

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• de maintenir l’ordre public et la sécurité à l’échelle internationale ; • de favoriser la coopération internationale sur le principe de l’égalité de droits des peuples ; • d’assurer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous.

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Pour atteindre cet objectif, l’ONU s’appuie sur la Charte des Nations Unies, texte fondateur de l’Organisation, que doivent accepter tous ses États membres. La Charte précise que chaque État membre conserve son entière souveraineté ; elle décrit les principaux organes et les règles de fonctionnement de l’ONU et détaille les droits et les obligations des États membres.

Le fonctionnement de l’ONU dans le processus de résolution d’un conflit

• Organe administratif de l’ONU

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Le Secrétariat général des Nations Unies

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• Le Secrétaire général, nommé pour cinq ans par l’Assemblée générale, joue un rôle de médiateur en cas de conflits internationaux. Depuis janvier 2017, le Secrétaire général est António Guterres. Il peut attirer l’attention du Conseil de sécurité sur toute affaire qui pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

L’Assemblée générale des Nations Unies

Le Conseil de sécurité

• Organe décisionnel pour les questions concernant le maintien de la paix et de la sécurité internationales

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• Le Conseil de sécurité est composé de 15 membres, dont 5 membres permanents (les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine et la Russie) qui disposent d’un droit de veto sur toutes les décisions prises par le Conseil. • Compétent pour constater l’existence d’une menace à la paix ou d’un acte d’agression, le Conseil de sécurité peut imposer des sanctions, voire autoriser l’emploi de la force pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales. Pour qu’une telle résolution soit adoptée, il faut l’appui d’au moins neuf membres du Conseil de sécurité et aucune opposition de l’un des cinq membres permanents.

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• L’Assemblée générale réunit des représentants des 193 États membres. Elle vote des résolutions sur des questions internationales qui ne sont pas contraignantes pour les États. Chaque État a un vote.

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• Principal organe de délibération, de représentation et d’élaboration des politiques de l’ONU

• Une fois la résolution adoptée, le Conseil de sécurité peut choisir l’un des moyens d’intervention dont il dispose, soit : –– une mission de paix impliquant l’envoi des Casques bleus ; –– des sanctions internationales qui se traduisent souvent par des sanctions économiques à l’égard d’un pays ; –– une action militaire concertée constituée de plusieurs pays.

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La non-ingérence, un principe universel En droit international, le principe de non-intervention, c’est-à-dire le droit de tout pays souverain à conduire ses affaires sans ingérence extérieure, est universel.

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Elle interdit également le recours à la guerre, sauf en cas de légitime défense : Article 2.4 : « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force […] ».

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La Charte des Nations Unies défend ce principe de non-ingérence dans son article 2.7 : « Aucune disposition de la Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État […] ».

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Intervenir de manière légitime

Il existe cependant trois exceptions possibles au principe de non-ingérence.

Les États peuvent être tentés d’intervenir sous le contrôle de l’ONU pour des raisons humanitaires lorsqu’il y a violation massive des droits de la personne.

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INTERVENTION DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

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Les raisons invoquées pour intervenir en territoire souverain Selon les fondements de l’ONU, l’intervention militaire ou humanitaire sur un territoire souverain ne doit être entreprise qu’en dernier recours. Pour qu’une intervention soit jugée acceptable, elle doit respecter certains principes défendus par les membres de la communauté internationale et défendus par la Charte des droits de la personne.

Menace à la paix mondiale

Crise humanitaire à la suite d’une catastrophe naturelle

Sécurisation de l’aide humanitaire en zone de guerre

Absence de la protection de la population

Crimes contre l’humanité

Génocide

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Le Conseil de sécurité de l’ONU peut décider d’autoriser une intervention militaire dans un pays afin de rétablir la paix ou la sécurité internationales.

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Un État peut intervenir dans les affaires d’un autre État si celui-ci en fait la demande.

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LE DROIT D’INTERVENIR

3. La légitimité des interventions extérieures

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COM PR E N

DR E

3. LA LÉGITIMITÉ DES INTERVENTIONS EXTÉRIEURES

LE MON DE

LES LIMITES À LA CAPACITÉ D’ACTION DE L’ONU La collaboration des États L’un des fondements de l’ONU consiste à défendre l’intérêt des peuples. Or, ce ne sont pas les peuples qui sont représentés, mais les États, qui ne veillent pas toujours aux besoins de leur population.

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Certains membres permanents du Conseil de sécurité ont commis des infractions qui ont affecté la crédibilité de l’ONU. Par exemple, en 2003, les États-Unis et le Royaume-Uni ont envahi l’Irak sans l’autorisation de l’ONU.

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Certains membres permanents utilisent leur droit de veto en fonction de leur propre intérêt dans une région du monde.

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Les problèmes au sein de l’ONU

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Le mandat de l’ONU est d’intervenir rapidement afin de limiter les conséquences d’un conflit. Or, l’Organisation dépend directement du financement des pays membres et du déploiement de forces militaires que les pays lui prêtent. Ces démarches administratives peuvent exiger plusieurs mois de négociation et limitent la rapidité d’action de l’ONU. Les membres permanents du Conseil de sécurité exercent régulièrement leur droit de veto pour l’empêcher d’adopter des résolutions. Toute proposition du Conseil de sécurité, qui a pour mandat de poser des actions pour maintenir la paix, peut alors être rejetée si l’un de ses cinq membres permanents y oppose son veto.

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Le budget de l’ONU dépend directement de la contribution volontaire des pays membres. Or, dans un contexte de récession économique et de mesures d’austérité, les pays membres sont de plus en plus réticents à accorder des fonds à l’Organisation.

Le Conseil de sécurité

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Golden Brown/Shutterstock.com

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Chacun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité a exercé son droit de veto à un moment ou à un autre. Depuis 2011, la Russie, grande alliée du régime du président syrien Bachar Al-Assad et partie prenante au conflit, utilise systématiquement son droit de veto pour bloquer toute résolution du Conseil de sécurité visant à protéger les civils syriens. Entre 1945 et 2016, les États-Unis ont fait usage de leur droit de veto plus de 80 fois, dont 42 fois pour bloquer des résolutions critiques à l’égard d’Israël.

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1. Qu’est-ce qui pourrait limiter l’action de l’ONU dans les situations suivantes ? a) L’ONU souhaiterait intervenir en Syrie mais le gouvernement de Bachar Al-Assad est l’un

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des alliés de la Russie.

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b) L’ONU souhaiterait intervenir pour secourir des ressortissants allemands faits prisonniers au Mali.

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c) Pour intervenir adéquatement dans les pays affectés par plusieurs catastrophes naturelles,

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les responsables des Nations Unies veulent fournir une aide financière beaucoup plus importante.

2 Selon la Charte des Nations Unies, les États membres doivent agir conformément à certains principes. Indiquez si ces affirmations sont vraies ou fausses. a) Les membres de l’Organisation des Nations Unies sont obligés de suivre

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les recommandations de l’Assemblée générale de l’ONU.

b) Aucune disposition de la Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans

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d) Le Conseil de sécurité peut autoriser l’intervention militaire dans un pays pour rétablir la paix et la sécurité internationales.

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c) Les États peuvent intervenir dans un pays pour des motifs humanitaires.

3. En quoi les droits de veto qu’ont les membres permanents du Conseil de sécurité limitent-ils les actions entreprises par ce Conseil ?

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des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État.

3. La légitimité des interventions extérieures

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E R E FLET D

3. LA LÉGITIMITÉ DES INTERVENTIONS EXTÉRIEURES

É L’ACTUALIT

L’INGÉRENCE HUMANITAIRE EST-ELLE TOUJOURS LÉGITIME ? L’ingérence humanitaire est un mouvement de pensée qui propose la possibilité d’envoyer des secours humanitaires ou des forces armées internationales pour venir en aide à des populations victimes de catastrophes naturelles ou de violation des droits de l’homme sans avoir le consentement des États ciblés.

I ntervenir au nom de la morale et de la solidarité internationale L’expression « ingérence humanitaire » a été inventée à la fin des années 1980 par Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans frontières et homme politique, et par Mario Bettati, professeur de droit international public. Selon eux, certaines situations d’urgence peuvent justifier moralement un « devoir d’ingérence » dans les affaires d’un État, remettant ainsi en cause le principe de souveraineté des États.

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1. Qu’est-ce que l’ingérence humanitaire ?

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Justifié essentiellement au nom d’une « morale de l’urgence » et de la solidarité internationale, l’ingérence humanitaire trouve son fondement dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Pour ses partisans, elle n’est cependant légitime que s’il y a violation massive des droits de l’homme et que si elle est encadrée par une organisation supranationale, essentiellement le Conseil de sécurité des Nations Unies.

I ntervenir sous des prétextes humanitaires Les détracteurs du droit d’ingérence craignent que sous des prétextes humanitaires, il ne justifie des formes d’ingérence impériales. Leur plus grande réserve concerne les limites à la fois théoriques et pratiques de l’ingérence humanitaire et la difficulté à mettre en pratique les notions de neutralité et d’impartialité. Les ingérences humanitaires effectuées au Timor ou en Yougoslavie ont révélé les logiques stratégiques et politiques des États intervenants. L’ambiguïté majeure du droit d’ingérence tient aux motivations d’une telle intervention par des États mobilisés par la promotion de leurs intérêts nationaux. Ce débat sur les motifs de l’ingérence humanitaire s’est rouvert suite à l’intervention américaine en Irak en 2003. Les positions divergentes de la France et des États-Unis notamment reflétaient la tension entre le droit et la légitimité internationale, le recours à la force et la promotion d’intérêts de sécurité (inter)-nationaux.

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Source : « Ingérence humanitaire, droit d’ingérence », La Toupie, [En ligne]. Consulté le 10 janvier 2019.

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[…] Il apparaît probable que, dans la pratique, seuls les États les plus faibles soient la cible d’actions internationales d’ingérence. Il est, en effet, difficile d’imaginer une intervention en Tchétchénie contre l’avis de la Russie alors que la situation de la population y est aussi critique que ce qu’elle était au Kosovo, alors rattachée à la Serbie.

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Dans les débats soulevés par l’ingérence humanitaire se pose la question de la nécessité de créer un nouveau « droit d’ingérence » sur le plan humanitaire alors qu’il existe déjà un droit contraignant (Conventions de Genève, Convention contre le génocide) et que la Charte des Nations Unies […], permet l’intervention dans les affaires intérieures d’un État dans le cas de « menace contre la paix ». Parmi les autres questions soulevées, il y a celles des acteurs de l’ingérence (ONG, organisations internationales ou intergouvernementales, États…), ainsi que celle de son élargissement à d’autres domaines : ingérence démocratique, ingérence judiciaire, ingérence écologique…

Source : Sandrine PERROT, « Devoir et droit d’ingérence », Réseau de recherche sur les opérations de paix, 25 avril 2006, [En ligne]. Consulté le 10 janvier 2019.

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2. Les pour et les contre 1. Définissez en vos propres mots le concept d’ingérence.

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2. Pour quelle raison l’ingérence humanitaire est-elle plus envisageable dans un État plus faible ?

Le gouvernement d’un État visé par l’intervention internationale

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Les représentants de la communauté internationale

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Arguments contre l’intervention internationale

4. Quelles raisons pourraient justifier moralement l’ingérence humanitaire dans un pays qui ne souhaite pas l’intervention internationale sur son territoire ?

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La population d’un État visée par l’intervention internationale

Arguments en faveur de l’intervention internationale

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Points de vue

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3. Indiquez les arguments pour ou contre l’intervention internationale selon les trois points de vue décrits ci-dessous.

3. La légitimité des interventions extérieures

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COM PR E N

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4. LES FORMES D’INTERVENTIONS EXTÉRIEURES

LE MON DE

DES INTERVENTIONS DIPLOMATIQUES La portée et les limites de la diplomatie

D Un missile de la crise de 1962

La crise des missiles à Cuba est une crise liée à la guerre froide (qui opposait les pays occidentaux à l’URSS et ses alliés). Pendant 13 jours, du 16 au 28 octobre 1962, le monde est passé tout près d’un conflit nucléaire. Déclenchée par la décision du chef d’État russe Nikita Khrouchtchev d’envoyer des soldats et des missiles nucléaires à Cuba, situé à 150 kilomètres des côtes de la Floride, la crise a été résolue par les nombreux contacts diplomatiques entre les Américains et les Soviétiques, notamment les contacts directs entre Nikita Khrouchtchev et le président américain d’alors, John Fitzgerald Kennedy.

En 1993, des pourparlers entre les dirigeants israélien et palestinien sont entrepris et supervisés par Bill Clinton, alors président américain. Les accords d’Oslo, signés le 13 septembre 1993 entre le dirigeant palestinien Yasser Arafat et le premier ministre israélien Yitzhak Rabin, consacraient une reconnaissance mutuelle entre Israël et l’OLP (l’Organisation de libération de la Palestine), qui s’affrontaient depuis 1948 et la création d’Israël. Mais ce processus de paix fut miné par l’assassinat de Yitzhak Rabin par des extrémistes israéliens d’extrême droite, ce qui plongea la région dans de nouveaux affrontements.

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Les accords de paix de Dayton, en 1995

Les accords de paix de Dayton ont mis fin à la guerre en Bosnie-Herzégovine en novembre 1995 après trois ans d’une guerre intense et cruelle. Ces accords ont été signés à l’époque par le président de la Serbie (Slobodan Milošević), le président de la Croatie (Franjo Tudjman) et le président de la Bosnie-Herzégovine (Alija Izetbegović).

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Les accords d’Oslo, en 1993

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William J. Clinton Presidential Library

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Plusieurs grands moments de l’histoire ont été marqués par des accords diplomatiques. Certains accords ont vraiment permis de résoudre un conflit, d’autres n’ont finalement pas permis d’éviter de nouveaux affrontements.

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Pour entreprendre des négociations, l’assistance d’un médiateur est bien souvent nécessaire. L’une des vocations de l’ONU est d’offrir ainsi un lieu de dialogue aux membres de la communauté internationale.

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Les tensions entre les États ou au sein d’un même État sont souvent réglées par la diplomatie, ce qui évite de nombreuses pertes humaines. La diplomatie consiste à entretenir un climat de communication et d’écoute entre des représentants de groupes en opposition ou en tension. Pour que des négociations puissent avoir lieu, il importe que les deux parties soient équitablement représentées, qu’elles puissent se réunir dans un lieu neutre et qu’elles souhaitent toutes deux arriver à une solution négociée.

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LES CONVENTIONS DE GENÈVE

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LE TRAITÉ DE NON-PROLIFÉRATION DES ARMES NUCLÉAIRES

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Les conventions de Genève sont une succession d’accords internationaux signés depuis 1949 qui définissent les droits et les obligations de toutes les parties liées à un conflit. On y trouve notamment des éléments visant à protéger les soldats blessés et malades en temps de guerre, les naufragés des forces armées en mer, les membres des organisations humanitaires, les prisonniers de guerre et les populations civiles qui vivent dans des zones de conflit. Elles ont été ratifiées et adoptées par la quasi-totalité des pays, mais n’ont pas été respectées dans plusieurs conflits récents, où l’on a bombardé des hôpitaux ou des ambulanciers ou utilisé des civils comme boucliers.

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La toute première convention de Genève date de 1864 et a donné naissance au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui a le mandat d’assister et de protéger les victimes des conflits.

Le traité de non-prolifération nucléaire a été signé en 1968. Son objectif : éviter que l’arme atomique se répande auprès d’un nombre croissant de pays à travers le monde.

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Archive Image/Alamy Stock Photo

• Les États qui avaient provoqué des explosions nucléaires avant 1967 (la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’URSS) renonçaient à transférer à d’autres États des armes et des technologies nucléaires à des fins militaires.

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La plupart des États ont signé ce traité. Toutefois, trois pays se sont dotés depuis de programmes nucléaires et n’ont jamais signé ce traité. Il s’agit de l’Inde, du Pakistan et d’Israël. Un autre pays possédant lui aussi des armes nucléaires s’est retiré du traité en 2003 : la Corée du Nord.

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• Les États non dotés d’armes nucléaires renonçaient à acquérir des armes nucléaires.

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Les accords internationaux qui réglementent l’usage de la force

Le 9 août 1945, les États-Unis larguaient une bombe atomique sur Nagasaki (Japon), trois jours après le bombardement atomique d’Hiroshima.

LA CONVENTION SUR L’INTERDICTION DES MINES ANTIPERSONNEL Les mines antipersonnel sont des charges explosives qui sont cachées sur les routes empruntées par les ennemis. Utilisées abondamment durant les guerres modernes, elles font encore des victimes dans certains lieux où elles furent utilisées puis oubliées. Signée à Ottawa en 1997, la convention interdit l’emploi, le stockage, la production et la distribution des mines antipersonnel.

Les mines antipersonnel utilisées durant la guerre du Viêt Nam et la répression de Pol Pot au Cambodge font encore beaucoup de victimes dans la région. 4. Les formes d’interventions extérieures

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COM PR E N

DR E

4. LES FORMES D’INTERVENTIONS EXTÉRIEURES

LE MON DE

DES INTERVENTIONS ÉCONOMIQUES, MILITAIRES ET POLITIQUES Formes de sanctions

Mesures prises par les membres de l’Assemblée générale ou du Conseil de sécurité afin d’imposer des restrictions budgétaires à un pays qui contrevient aux ententes de la Charte des Nations Unies.

• Taxes sur l’exportation des biens et ressources provenant du pays • Arrêt de l’aide financière internationale • Interdiction de livrer des armes au pays • Embargo total qui met fin à toute relation économique entre deux ou plusieurs pays

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Sanctions économiques

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Lorsque certains États ne respectent pas les règles de l’ONU, cette dernière et notamment le Conseil de sécurité peuvent leur imposer des sanctions pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales. Ces sanctions sont contraignantes, mais n’impliquent pas l’emploi de la force armée. C’est une pression politique et économique que l’ONU fait peser sur un État.

Par exemple, les États-Unis ont appliqué un embargo à Cuba pendant 54 ans, entre 1962 et 2016.

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Les Casques bleus et les missions de paix

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1. Il faut que les autorités du pays et les groupes d’opposition acceptent la présence et l’origine des soldats qui seront présents sur le terrain. La mission des Casques bleus consiste à maintenir un climat propice à l’arrêt des combats, pour aboutir ultimement à la signature d’un traité de paix.

Les Casques bleus au Mali

Depuis juin 2016, l’opération de mission de la paix du Mali appelée MINUSMA est autorisée à « utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat » afin de mieux protéger les civils et le personnel onusien face aux attaques croissantes des djihadistes dans le nord de ce pays. La mission pourra même « mener des opérations directes » contre les djihadistes, mais seulement « en cas de menaces graves et crédibles ».

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Trois principes de base encadrent les missions des Casques bleus dans un pays :

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C’est un Canadien, Lester B. Pearson, qui est à l’origine de la création des Casques bleus en 1956 alors qu’il présidait l’Assemblée générale des Nations Unies. Fin 2016, les Casques bleus avaient effectué 71 missions à travers le monde. Ces interventions sont articulées autour de quatre objectifs : protéger la population civile, aider au désarmement, soutenir l’organisation d’élections libres, promouvoir les droits de l’homme.

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En cas de conflit, le principal moyen d’intervention de l’ONU reste cependant les opérations de maintien de la paix dites aussi « missions de paix ». Elles sont assurées par les Casques bleus, qui ne sont pas des militaires de l’ONU mais des soldats mis à la disposition des Nations Unies par 122 États membres sous l’autorité du Conseil de sécurité.

2. Les Casques bleus envoyés dans des endroits sous tension n’ont pas le droit de prendre position pour un des acteurs du conflit, car tous doivent coopérer avec l’ONU. 3. Les Casques bleus ne doivent pas utiliser la force pour imposer la paix. Toutefois, ils peuvent utiliser la force avec l’autorisation du Conseil de sécurité, pour se défendre ou défendre leur mandat. Depuis quelques années également, l’ONU donne parfois des mandats dits offensifs à ses Casques bleus, les autorisant à mener des opérations directes en cas de menaces graves aux populations. 38

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L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN)

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L’OTAN est une alliance stratégique et militaire de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du Nord. Son objectif est la sauvegarde de la liberté et de la sécurité de tous ses membres par des moyens politiques et militaires. L’Organisation adhère au principe de solidarité entre ses membres et considère qu’une attaque contre l’un d’entre eux constitue une attaque contre tous ses membres. Créée en pleine guerre froide, en 1949, pour protéger les pays occidentaux contre une éventuelle attaque des Soviétiques, l’OTAN a élargi son rôle à la fin de la guerre froide : les pays membres mettent en commun leurs forces dans la guerre au terrorisme et partagent de nombreux renseignements. Ils interviennent également pour appuyer d’autres organisations internationales dans des opérations de maintien de la paix ou pour apporter directement de l’aide humanitaire à un pays en crise (par exemple, aux États-Unis après l’ouragan Katrina qui a détruit en 2005 une partie de La Nouvelle-Orléans).

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Les 29 pays membres de l’OTAN en 2018

Canada

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Aujourd’hui les forces de l’OTAN sont présentes en Afghanistan, au Kosovo, elles luttent contre la piraterie en Afrique, assurent la sécurité maritime en mer Méditerranée et réalisent d’autres missions. En plus de soutenir ses alliés dans la résolution de conflits, l’OTAN a pour objectif d’aider les gouvernements à sécuriser leur pays et à créer un environnement favorable à la mise en place d’institutions démocratiques. C’est ce qu’elle fait notamment en Afghanistan en offrant un soutien à la reconstruction du pays, à l’entraînement des forces de sécurité et à la stabilisation du régime politique en place.

États-Unis

Norvège

Danemark Islande Estonie Lettonie Lituanie Pologne République tchèque Slovaquie Hongrie Roumanie Bulgarie

Allemagne Pays-Bas Royaume-Uni Belgique Luxembourg France Espagne Portugal

Turquie Slovénie Croatie Monténégro

Grèce Albanie Italie

4. Les formes d’interventions extérieures

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COM PR E N

DR E

4. LES FORMES D’INTERVENTIONS EXTÉRIEURES

LE MON DE

La Ligue arabe Créée en 1945, la Ligue arabe a été fondée pour mettre en commun les forces politiques, économiques et militaires des pays arabes. La Ligue arabe sert notamment d’intermédiaire dans les processus de négociation et fait pression sur certains gouvernements pour faire appliquer des sanctions économiques en vue de la résolution de conflits.

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Elle est composée de 22 membres qui partagent des souches arabes. Initialement fondée par l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Irak, le Liban, la Syrie, le Yémen et la Jordanie, elle accueille aujourd’hui de nombreux pays arabes comme l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Koweït et la Libye, par exemple.

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La Ligue arabe est très présente dans les conflits actuels qui sévissent en Syrie et en Irak, ainsi que dans plusieurs autres conflits interconfessionnels qui se déroulent dans la région. Elle joue notamment un rôle important dans la reprise des négociations dans le conflit syrien.

L’Union africaine

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Créée en 2002, l’Union africaine (l’UA) est un regroupement de pays africains qui mettent en commun leurs forces et leurs ressources. Elle regroupe les 55 pays d’Afrique. Les engagements de l’Union africaine sont multiples et visent essentiellement le développement et la prospérité de l’Afrique. Ses instances politiques, économiques et judiciaires servent à mettre en place des mesures adaptées aux besoins des Africains. L’Union africaine dispose également d’une force militaire visant à assurer l’ordre et la sécurité des pays qui en font la demande. On peut penser notamment à l’intervention des forces africaines pour stabiliser le nord du Mali, au processus de négociation entre les groupes armés touareg ou à l’intervention contre les groupes terroristes, comme Boko Haram, qui terrorisent le centre-est du continent.

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Intervention armée Diplomatie

Intervention non armée (économique, etc.)

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3. Certaines personnes considèrent que la guerre serait le prix à payer pour instaurer la paix. a) Pourquoi peuvent-ils affirmer cela ?

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2. Numéroter les interventions de l’ONU ci-dessous afin de les replacer dans l’ordre habituel d’application.

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1. Selon vous, quelle est l’importance de la convention de Genève ?

b) Êtes-vous d’accord avec ce principe ? Pourquoi ?

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DES INTERVENTIONS HUMANITAIRES Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)

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Créé en 1950, le HCR a été mis en place pour venir en aide aux populations d’Europe déplacées par les conflits. Les conflits qui sévissent en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie provoquent le déplacement de plusieurs centaines de milliers de civils vers les pays voisins. Ces personnes se retrouvent sans logement, nourriture ou aide sanitaire. Les principales fonctions du HCR consistent à coordonner les actions humanitaires visant à répondre aux besoins des réfugiés et à défendre leurs intérêts auprès de la communauté internationale. En plus de 65 ans d’existence, le HCR est venu en aide à plus de 50 millions de réfugiés à travers le monde.

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Les ONG qui interviennent dans les zones de tensions et de conflits

Fonctions et objectifs : Chercher des solutions durables à la pauvreté et à l’injustice dans le monde.

Lenscap Photography/Shutterstock.com

Oxfam International

Fonctions et objectifs : Défendre la liberté de presse, les droits des journalistes, la protection de leurs sources et l’accès à l’information.

Human Rights Watch

La Croix-Rouge

Fonctions et objectifs : Protéger et défendre les droits de la personne dans les pays qui exercent une répression sur leur population.

Fonctions et objectifs : Offrir un soutien logistique et matériel pour aider les populations victimes de crises humanitaires.

Nice_Media/Shutterstock.com

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Reporters sans frontières

Médecins Sans Frontières Fonctions et objectifs : Offrir une assistance médicale d’urgence pour venir en aide aux populations victimes de crises humanitaires.

Northfoto/Shutterstock.com

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Les organisations non gouvernementales (ONG) interviennent de plusieurs façons dans les zones de tensions et de conflits et offrent une aide précieuse aux populations victimes des tensions et conflits. Les ONG doivent être impartiales et neutres afin d’être acceptées par les gouvernements en place. Plusieurs organisations fournissent de l’aide par l’envoi de travailleurs humanitaires et de matériel ou au moyen de campagnes de sensibilisation et de financement.

4. Les formes d’interventions extérieures

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COM PR E N

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4. LES FORMES D’INTERVENTIONS EXTÉRIEURES

LE MON DE

LA JUSTICE INTERNATIONALE Malgré la Déclaration universelle des droits de l‘homme signée par tous les États membres de l’ONU, malgré les Conventions de Genève, il arrive lors de certains conflits que des gestes particulièrement horribles soient commis notamment contre les populations et que le droit humanitaire international soit bafoué.

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Exemples : meurtre ; extermination ; esclavage ; déportation ou transfert forcé de population ; emprisonnement arbitraire ; torture ; viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée ; persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste ; disparitions forcées de personnes ; crime d’apartheid.

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CRIMES DE GUERRE

Violation délibérée des droits fondamentaux d’un groupe d’individus

Violations des lois et des coutumes de la guerre qui constituent des infractions graves aux Conventions de Genève.

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CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

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Pour juger les personnes responsables de ces crimes, divers mécanismes ont donc été mis en œuvre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Exemples : utiliser des enfants soldats ; tuer ou torturer des personnes telles que des civils ou des prisonniers de guerre ; diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments civils, des hôpitaux, des monuments historiques, des bâtiments destinés à la religion, à l’éducation, à l’art, à la science, à des actions humanitaires.

GÉNOCIDE

Actes commis dans l’intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux

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ou l’indépendance d’un autre État

Les premiers tribunaux internationaux

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Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les quatre grandes puissances alliées (États-Unis, URSS, Royaume-Uni et France) ont institué le Tribunal militaire international de Nuremberg en Allemagne et le Tribunal miliaire international pour l’Extrême-Orient à Tokyo. Le mandat de ces tribunaux : juger les responsables « des crimes contre la paix, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » perpétrés par le régime nazi et le Japon impérial. Ils ont été les deux premiers tribunaux internationaux à juger de tels crimes.

Entre 1945 et 1946, 22 hauts responsables du régime nazi sont jugés devant le Tribunal militaire international de Nuremberg. Trois seront acquittés, sept seront condamnés à des peines de prison, 12 seront condamnés à la mort par pendaison.

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CRIMES D’AGRESSION Emploi par un État de la force armée contre la souveraineté, l’intégrité

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Exemples : meurtres ; soumission du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; mesures visant à entraver les naissances ; transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

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De 1991 à 1999, plusieurs conflits ont opposé différents groupes ethniques de l’ex-Yougoslavie, faisant plus de 300 000 morts. Le massacre de Srebrenica en juillet 1995 heurtera particulièrement la communauté internationale, les forces serbes ayant massacré systématiquement les hommes et les garçons musulmans de cette ville de Bosnie. En quelques jours, environ 8 000 d’entre eux seront tués et jetés dans des charniers.

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• le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), institué en 1994 à la suite du génocide qui a fait entre 500 000 et 800 000 victimes dans ce pays d’Afrique en quelques mois (voir la page 26).

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• le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), créé en 1993 pour répondre aux multiples crimes de guerre commis depuis le début du conflit en 1991 dans la région ;

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Deux principaux tribunaux pénaux internationaux (TPI) ont vu le jour :

Photo par Adam Jones, adamjones.freeservers.com

Les tribunaux pénaux internationaux ont été créés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, à la suite de violations généralisées du droit humanitaire international qui ont eu lieu au début des années 1990. Les TPI sont chargés d’identifier et de juger les responsables de ces crimes.

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Les compétences de ces tribunaux temporaires sont cependant limitées, car ils ne traitent que d’un conflit en particulier et sont destinés à disparaître une fois les procès terminés.

1. Donnez l’accusation appropriée pour ces crimes qui ont été commis à travers le monde. a) Durant sa prise du pouvoir, le gouvernement nazi d’Hitler a éliminé

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plus de cinq millions de Juifs.

b) Au Mali, des groupes extrémistes ont détruit des monuments qui étaient considérés comme des éléments du patrimoine mondial de l’UNESCO.

c) Durant le conflit syrien, les forces de l’armée syrienne ainsi que l’aviation

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russe ont délibérément bombardé des zones occupées par les rebelles où se trouvaient des écoles et des hôpitaux.

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d) En République démocratique du Congo, des groupes armés kidnappent les enfants pour en faire des soldats ou des esclaves sexuels.

2. Pour juger les crimes, les tribunaux pénaux internationaux se réfèrent à une branche du droit. a) Quel est ce droit ?

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Les tribunaux pénaux internationaux du Rwanda et de l’ex-Yougoslavie

b) Que régit-il ?

4. Les formes d’interventions extérieures

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COM PR E N

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4. LES FORMES D’INTERVENTIONS EXTÉRIEURES

LE MON DE

La Cour pénale internationale La Cour pénale internationale (CPI) a été créée en 1998 sous l’impulsion de l’ONU par un traité international, le Statut de Rome. Elle est entrée en fonction le 1er juillet 2002 et a pour objectif de juger les auteurs des crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale : • les génocides ; • les crimes contre l’humanité ; • les crimes de guerre ; • les crimes d’agression (à partir de 2017).

SES CARACTÉRISTIQUES

• C’est une instance permanente indépendante de l’ONU. • Son siège se trouve à La Haye (Pays-Bas). • Elle n’intervient que lorsque les États n’ont pas été en mesure ou n’ont pas eu la volonté de juger les crimes commis sur leur territoire. • Elle ne peut pas poursuivre des criminels pour des crimes commis avant sa création le 1er juillet 2002. • Elle n’a compétence, en principe, que sur des crimes commis par les ressortissants de pays ayant ratifié le Statut de Rome ou sur les territoires des États qui l’ont ratifié. Or, les États-Unis, la Russie, la Chine, l’Arabie saoudite, la Turquie et d’autres pays n’ont pas ratifié ou signé ce traité, estimant que la CPI ne respectait pas leur souveraineté. • Toutefois, le Conseil de sécurité de l’ONU peut demander à la CPI de se saisir d’un dossier particulier, même pour un État qui n’a pas ratifié le Statut de Rome. • Pour la première fois en matière de justice internationale, les victimes des criminels jugés ont le droit de participer aux procédures, d’être représentées par un avocat, de bénéficier d’une protection et d’obtenir réparation pour le préjudice subi.

SES RÉSULTATS

La CPI a rendu son premier jugement le 14 mars 2012, soit 10 ans après sa création, en condamnant à 14 ans d’emprisonnement l’ancien chef de milice congolais Thomas Lubanga. Ce dernier a été reconnu coupable de crimes de guerre commis en 2002, notamment parce qu’il avait enrôlé des enfants soldats de moins de 15 ans dans ses troupes.

La CPI a été saisie par le Conseil de sécurité de l’ONU du cas du président du Soudan, Omar el-Béchir. Celui-ci est sous le coup de deux mandats d’arrêt de la CPI lancés en 2009 et 2010 pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide commis au Darfour, cette région de l’ouest du Soudan.

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SA CRÉATION

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1. Qu’est-ce qui distingue la CPI du Tribunal militaire international de Nuremberg et des Tribunaux pénaux internationaux ? Citez trois éléments. •

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2. Quelle est la principale limite au pouvoir de la CPI ?

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3. Comment expliquez-vous que la CPI ait émis deux mandats d’arrêt contre le président du Soudan, alors que ce pays n’a pas ratifié le Statut de Rome ?

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5. Selon vous, est-il important de se doter d’une justice internationale ?

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4. Nommez un contexte de tensions et de conflits vu au cours de cette thématique qui pourraient nécessiter l’intervention de la Cour pénale internationale. Quels crimes contre l’humanité seraient en cause ?

4. Les formes d’interventions extérieures

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TENSIONS ET CONFLITS

RÉVISION

1. Localisez, en indiquant la lettre sur la carte ci-dessous, les conflits suivants, récents ou en cours. b) Le conflit au Soudan et au Soudan du Sud

e) Le conflit au Mali

c) Le conflit en Syrie

f) Le conflit entre les deux Corées

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d) Les pays où sévit le mouvement terroriste Boko Haram

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2. Nommez des ressources naturelles qui peuvent devenir une source de tension entre différents États.

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3. Pour quels motifs une communauté pourrait-elle revendiquer une identité propre ?

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4. Nommez deux populations dans le monde qui souhaitent obtenir une autonomie politique.

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1 500 km Échelle à l’équateur

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Inspiré de « Global Peace Index 2016 », Institute for Economics and Peace, [En ligne]. Consulté le 10 janvier 2019.

a) Le conflit en Ukraine

5. Quels sont les principaux enjeux qui pourraient plonger le monde dans une nouvelle escalade de tension ?

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6. Quelles différences y a-t-il sur le plan juridique entre une guerre entre États et une lutte contre le terrorisme ?

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7. Quels sont les principaux objectifs de l’ONU ?

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8. Comment se nomme le document de l’ONU qui énonce les droits et libertés de la personne ?

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9. Choisissez deux articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme et trouvez un pays où ces droits de la personne ne sont pas respectés. Vous pouvez trouver des exemples dans la thématique ou dans l’actualité.

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10. Quelle est la composition de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU ? Quel est le rôle respectif de ces deux organes centraux des Nations Unies ?

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b) Conseil de sécurité :

11. Nommez les pays qui ont un droit de veto au Conseil de sécurité.

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a) Assemblée générale :

12. Pour quelles raisons les Conventions de Genève ont-elles joué, et jouent-elles encore aujourd’hui, un rôle très important dans les conflits ?

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TENSIONS ET CONFLITS

RÉVISION

13. Quels engagements les pays signataires du traité de non-prolifération des armes nucléaires ont-ils pris ?

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14. Quels sont les principaux objectifs des missions de paix du Conseil de sécurité de l’ONU ?

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15. L’intervention des États dans un conflit est souvent motivée par un intérêt particulier. Le conflit syrien n’échappe pas à cette constatation, comme le montre le tableau ci-dessous.

LES RUSSES

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Le président syrien Bachar Al-Assad est un allié des Russes, qui souhaitent installer un pipeline sur le territoire syrien afin de prendre le contrôle d’une partie du transport pétrolier de la région. Utilisant leur droit de veto, les Russes ont limité l’intervention de l’ONU à plusieurs reprises, ce qui a permis à Bachar Al-Assad de faire des gains significatifs contre les forces rebelles.

Les Américains ont soutenu la rébellion des peuples arabes contre les LES AMÉRICAINS ET LES EUROPÉENS dictatures du Moyen-Orient. Ils souhaitent destituer Bachar Al-Assad,

La Turquie partage une frontière commune avec la Syrie, que les différents groupes rebelles franchissent facilement. La Turquie veut empêcher le débordement du conflit sur son territoire. Elle s’oppose aussi aux Kurdes et souhaite freiner leur influence dans la région.

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LES TURCS

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LES KURDES

Les Kurdes revendiquent la souveraineté d’une partie du territoire contrôlé par la Turquie, l’Irak et la Syrie. Directement touchés par le conflit syrien et l’avancée du groupe État islamique dans la région, ils ont pris part au conflit aux côtés de la coalition internationale menée par les États-Unis.

À partir des éléments contenus dans le tableau, associez les intérêts suivants au groupe approprié.

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Les Iraniens sont des musulmans chiites, comme le président syrien. Mais les chiites ne représentent que 15 % des musulmans dans le monde. Les Iraniens souhaitent maintenir leur influence dans la région et appuient le régime syrien par l’envoi de matériel militaire.

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LES IRANIENS

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l’allié de Moscou, sécuriser la région pour stabiliser le cours du pétrole et affaiblir le groupe armé État islamique.

a) Protéger ses frontières. b) Soutenir un régime allié et contrôler l’acheminement du pétrole. c) Obtenir la souveraineté d’un territoire. d) Destituer une dictature et sécuriser la région. e) Soutenir une minorité religieuse pour qu’elle garde le pouvoir. 48

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16. À partir des exemples ci-dessous, expliquez dans vos mots l’importance de la diplomatie.

L’accord de Téhéran permet une alliance entre les États-Unis, l’Angleterre et la Russie pour s’opposer aux forces de Hitler et ses alliés.

1976

Après plusieurs années de guerre, Charles de Gaulle signe l’accord d’indépendance de l’Algérie.

1990

Le déclin de l’Union soviétique entraîne un processus de réunification des deux Allemagnes.

1994

Nelson Mandela devient le premier président noir de l’Afrique du Sud. Après plus de 27 années de prison pour avoir défendu le droit des Noirs, Mandela participe à la fin du régime d’apartheid et à la création d’un régime démocratique.

2016

Après plusieurs années de guerre civile, le gouvernement colombien signe un traité de paix avec les groupes d’opposition marxistes.

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17. Quelle organisation :

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1943

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c) protège les intérêts de ses alliés d’Amérique et d’Europe ? 18. Donnez une définition personnelle de l’assistance humanitaire.

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b) défend les intérêts des populations arabes et négocie dans leur intérêt ?

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a) aide l’Afrique par des voies économiques, politiques et juridiques ?

19. Rappelez ce qu’est le droit d’ingérence humanitaire.

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Charia : Loi islamique qui régit la vie religieuse, politique, sociale et individuelle des musulmans. Elle est appliquée de manière stricte dans certains États musulmans.

Enfant soldat : Enfant de moins de 18 ans enrôlé par un groupe armé pour participer directement ou indirectement à un conflit. Génocide : Extermination intentionnelle d’un groupe ethnique, racial ou religieux. Le génocide est considéré comme un crime contre l’humanité. Guerre civile : Conflit qui se déroule au sein d’un État, entre les citoyens d’un même pays. Interconfessionnel : Qui fait référence à plusieurs religions différentes. Métropole : Dans le système colonial, désignait un État à la tête de colonies. Nationaliser : Action de transférer du privé au public (l’État) la propriété de certains biens ou moyens de production.

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Chiite : Musulman qui pratique le chiisme, une des deux branches principales de l’islam. Les chiites représentent environ 15 % des musulmans dans le monde. Ils sont majoritaires en Iran, en Irak, à Bahreïn et en Azerbaïdjan. Ils sont aussi très présents au Liban, en Syrie, en Afghanistan, au Pakistan, en Inde et au Yémen. L’autre grande branche de l’islam, représentée par les sunnites, comprend 85 % des musulmans dans le monde. Ils sont très présents en Arabie saoudite, en Égypte, en Syrie, aux Émirats arabes unis, au Koweït, au Qatar, en Afghanistan, au Soudan et en Jordanie.

Droit international : Droit qui régit les relations entre les États.

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Capitalisme : Système socio-économique basé sur la recherche du profit par des entrepreneurs privés.

Droit humanitaire international : Partie du droit international qui établit les règles à respecter par les États en cas de guerre.

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Assemblée générale des Nations Unies : Organe principal des Nations Unies. Composée de tous les États membres, l’Assemblée générale sert de forum de discussion où chacun peut exprimer son point de vue.

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Concession : Dans un contrat de concession, l’État cède au concessionnaire la propriété des ressources contenues dans le sous-sol et le droit de les exploiter. En contrepartie, il perçoit une redevance sur les bénéfices déclarés par le concessionnaire.

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Conseil de sécurité : Organe exécutif des Nations Unies chargé de maintenir la paix et la sécurité internationales même par l’usage de la force armée si cela est nécessaire. Conventions de Genève : Ensemble de traités qui définissent les règles de protection des personnes en cas de conflits armés, notamment les prisonniers de guerre, les blessés et les civils.

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Djihadiste : Personne prônant les idées et l’action des extrémistes qui recourent au terrorisme. Droit de veto : Un droit de veto donne à un pays la possibilité d’empêcher la prise d’une décision commune, même si tous les autres pays sont d’accord. Les rédacteurs de la Charte des Nations Unies ont ainsi décidé qu’il suffirait que l’un des 5 membres permanents parmi les 15 membres du Conseil de sécurité exprime un vote négatif pour qu’une résolution ou une décision ne puisse être adoptée.

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Organisation des Nations Unies (ONU) : Organisation internationale universelle encourageant la coopération internationale dans une multitude de domaines. Produit intérieur brut (PIB) : Indicateur économique mesurant la production interne de biens et de services dans un pays donné au cours d’une seule année. Propagande : Ensemble d’actions mises en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles une idée, une opinion, une idéologie dans l’opinion publique. Salafisme : Courant extrémiste de l’islam sunnite qui prône un retour aux pratiques qui prévalaient à l’époque du prophète Mahomet. Souverain : Se dit d’un pouvoir qui n’est pas limité par un autre pouvoir. Stress hydrique : Une région du monde est en stress hydrique lorsque la demande en eau dépasse les ressources disponibles.

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Communisme : Doctrine politique qui défend la suppression de la propriété privée. Cette doctrine repose sur la mise en commun des ressources et des moyens de production d’un pays afin que les biens de consommation soient redistribués de façon juste aux habitants.

Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : Organisation internationale d’étude économique regroupant les principaux pays développés attachés aux principes de la démocratie et de l’économie de marché.

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Colonialisme : Occupation et exploitation économique, politique ou sociale d’un territoire par un État étranger.

Tribunaux pénaux internationaux (TPI) : Institutions judiciaires des Nations Unies spécialement créées pour juger des criminels de guerre selon le droit international.

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5e SECONDAIRE

5e SECONDAIRE

CAHIER D’APPRENM T I OS SN AD GE E C O N T E M P O R A I N

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CAHIER D’APPRENM T I OS SN AD GE E C O N T E M P O R A I N

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CAHIER D’APPRENM T I OS SN AD GE E C O N T E M P O R A I N

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CAHIER D’APPRENM T I OS SN AD GE E C O N T E M P O R A I N

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CAHIER D’APPRENTISSAGE

INTRODUCTION

ENVIRONNEMENT

POPULATION

POUVOIR

RICHESSE

TENSIONS ET CONFLITS

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CONFORME À LA PROGRESSION DES APPRENTISSAGES

CONFORME À LA PROGRESSION DES APPRENTISSAGES

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MONDE CONTEMPORAIN

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LA COLLECTION IMMÉDIAT PERMET D’ACQUÉRIR LES C ­ ONNAISSANCES ­NÉCESSAIRES À LA COMPRÉHENSION DU MONDE D’AUJOURD’HUI ET DE DÉVELOPPER LES C ­ OMPÉTENCES CIBLÉES PAR LE PROGRAMME MONDE CONTEMPORAIN.

CONFORME À LA PROGRESSION DES APPRENTISSAGES

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TOUT POUR LA RÉUSSITE DE L’ÉLÈVE

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Conformes à la progression des apprentissages, les cahiers thématiques Immédiat abordent les cinq thèmes du ­programme Monde contemporain. Toutes les connaissances et tous les concepts y sont présentés et mis en perspective grâce à :

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−− des données actualisées ; −− différents types de documents, de cartes, de photographies, de tableaux et de schémas ; −− des documents de source ; −− des pages d’activités et de révision.

CONFORME À LA PROGRESSION DES APPRENTISSAGES

CONFORME À LA PROGRESSION DES APPRENTISSAGES

CONFORME À LA PROGRESSION DES APPRENTISSAGES

Le cahier d’introduction consacre une section à ­chacune des disciplines qui cohabitent dans ­le ­programme Monde contemporain : la géographie, la politique, ­l’économie et l’histoire, et ­propose des cartes de référence. De plus, une section sur ­l’importance d’exercer son ­jugement critique ­relativement à l’information véhiculée par les ­nombreux médias a été ajoutée.

LE COMPLÉMENT NUMÉRIQUE Le guide numérique comprend le corrigé complet de tous les exercices du cahier, des notes pédagogiques, des ­évaluations de connaissances, des situations d’évaluations pour chaque thème au programme ainsi qu’une médiagraphie régulièrement mise à jour.

CODE PRODUIT 4630 ISBN 978-2-7655-4111-01

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