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Histoire Un nouveau programme

MALLETTE • TROTTIER

MisÀjour

HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA 4e SECONDAIRE

Le cahier de savoirs MisÀjour Histoire est divisé selon les quatre périodes définies dans le nouveau programme d’Histoire du Québec et du Canada, 4e secondaire. Il contient :

• Toutes les connaissances et les concepts prescrits dans le nouveau programme ;

• Des activités permettant de développer les deux compétences disciplinaires ;

MisÀjour Histoire

• Une section consacrée exclusivement à la révision de la période entre 1500 et 1840.

Une présentation imagée et organisée

De nombreux organisateurs graphiques facilitent la synthèse des nouvelles connaissances et une meilleure compréhension du récit historique.

Un matériel complet

Ce matériel didactique comprend aussi un complément numérique et un guide d’enseignement présentant une planification en un coup d’œil, des notes historiques supplémentaires, des activités de différenciation pédagogique, des projets et des outils d’évaluation.

Pleins feux sur les opérations intellectuelles

• Des questions de synthèse font appel aux opérations HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA 4e SECONDAIRE

intellectuelles précisées dans la planification ;

• Une simulation d’évaluation de fin d’année permet

de réinvestir les connaissances liées aux quatre périodes et de réaliser des opérations intellectuelles.

Un récit historique riche en documents

• De nombreux documents iconographi­ques ; • Des documents de source primaire ou secondaire ; • Une section expliquant le raisonnement nécessaire à l’interprétation de divers types de documents.

CODE PRODUIT 4462 I S B N 9 7 8 - 2 - 76 5 5 - 2 6 0 6 - 3

Éditions Grand Duc

6

20728 44620

3

Groupe Éducalivres inc. InfoService : 1 800 567-3671

HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA 4e SECONDAIRE

MisÀjour Histoire

Cahier de savoirs

Benoit Mallette Jimmy Trottier


HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA 4e SECONDAIRE

Cahier de savoirs

MisÀjour Histoire

Benoit Mallette Jimmy Trottier

Éditions Grand Duc

Groupe Éducalivres inc. 955, rue Bergar, Laval (Québec) H7L 4Z6 Téléphone : 514 334-8466 ■ Télécopie : 514 334-8387 InfoService : 1 800 567-3671


REMERCIEMENTS Pour son travail de vérification scientifique, l’Éditeur témoigne toute sa gratitude à Mme Andréanne Gagnon, Université du Québec à Chicoutimi. Pour son travail d’arrimage du contenu du cahier et du programme d’histoire du Québec et du Canada, L’Éditeur tient à remercier M. Marc-André Lauzon. Pour leurs judicieux commentaires, remarques et suggestions à l’une ou l’autre des étapes d’élaboration du projet, l’Éditeur tient à remercier : Mme Mélanie Desmeules, enseignante en histoire, Cité étudiante Roberval, Commission scolaire du Pays-des-Bleuets ; Mme Marie-Claude Godbout, enseignante en histoire, Polyvalente des Quatre-Vents, Commission scolaire du Pays-des-Bleuets ; M. Marco Lavoie, enseignant en histoire ; Mme Audrey-Anne Nadeau, enseignante en univers social, Commission scolaire De La Jonquière.

MisÀjour Histoire

© 2017, Édi­tions Grand Duc, une divi­sion du Groupe Édu­ca­li­vres inc. 955, rue Bergar, Laval (Québec) H7L 4Z6 Téléphone : 514 334-8466 n Télécopie : 514 334-8387 www.grandduc.com Tous droits réservés. CONCEPTION GRAPHIQUE (maquette intérieure et page couverture) : Lichen INFOGRAPHIE : Pomme Z

Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC

Il est illégal de reproduire cet ouvrage, en tout ou en partie, sous quelque forme ou par quelque procédé que ce soit, électronique, mécanique, photographique, sonore, magnétique ou autre, sans avoir obtenu, au préalable, l’autorisation écrite de l’Éditeur. Le respect de cette recommandation encouragera les auteurs et auteures à poursuivre leur œuvre. CODE PRODUIT 4462 ISBN 978-2-7655-2606-3 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2017 Bibliothèque et Archives Canada, 2017

Imprimé au Canada 1234567890M16543210987


Table des matières Structure du cahier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VIII Révision Révision Entre 1500 et 1840 . . . . . . . . . . . . . . . . 2

Période 1 Entre 1840 et 1896 La formation du régime fédéral canadien . . . 18

Période 2 Entre 1896 et 1945 Les nationalismes et l’autonomie du Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86

Période 3 Entre 1945 et 1980 La modernisation du Québec et la Révolution tranquille . . . . . . . . . . . . . . . . 146

Période 4 De 1980 à nos jours Les choix de société dans le Québec contemporain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226

Révision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 290 Épreuve synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 308 Les sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 318 Cartes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 334 Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 339 © Éditions Grand Duc

III

Table des matières


PÉRIODE 1

Entre 1840 et 1896

La formation du régime fédéral canadien Une réalité sociale

La première phase d’industrialisation . . . . . . . . . 53

L’Acte d’Union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Les caractéristiques de l’Acte d’Union . . . . . . . . . . . . . . Les structures politique et administrative du Canada-Uni . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La fusion du Haut-Canada et du Bas-Canada . . . . . . . Le gouvernement responsable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’instabilité ministérielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’économie coloniale en transformation . . . . . . . . . . . . Vers l’Acte de l’Amérique du Nord britannique . . . . . . Le fédéralisme canadien : confédération ou fédération ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La conférence de Charlottetown (septembre 1864) . . . . La conférence de Québec (octobre 1864) . . . . . . . . . . . . Les réactions des colonies au projet de fédération . . . . .

21 23 24 25 27 30 33 34 34 34 35

L’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Les caractéristiques de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 La conférence de Londres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 La naissance du Dominion du Canada . . . . . . . . . . . . . . . 38 Les structures politiques du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial du Québec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Les relations fédérales-provinciales . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Centralisation ou décentralisation ? . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Une conférence interprovinciale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 L’expansion du Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 Les soulèvements des Métis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47

Les migrations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 L’industrialisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 La mécanisation et ses impacts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 Les secteurs de production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 Les conditions de travail et la division du travail . . . . . . . 57 L’urbanisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 Le réseau de transport continental de l’est . . . . . . . . . . 60 La Politique nationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 La solution de Macdonald . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 L’Église catholique : deux mouvements qui s’opposent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Le nationalisme de survivance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 L’affaire Guibord . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 Le rôle des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 Les femmes dans le système d’éducation . . . . . . . . . . . . 68 Les congrégations religieuses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 Manifestations socioculturelles : peinture et littérature . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 L’art canadien au 19e siècle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 L’enseignement supérieur au 19e siècle . . . . . . . . . . . . . . 70 L’industrie forestière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 L’exploitation agricole . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72

En fin de période 1 En bref ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 Les faits saillants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 À l’épreuve ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80

Un deuxième soulèvement des Métis et des Amérindiens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48

Les affaires indiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 La Loi sur les Indiens, 1876 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

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IV

Table des matières


PÉRIODE 2

Entre 1896 et 1945

Les nationalismes et l’autonomie du Canada Une réalité sociale Le contexte international et national (1896-1914) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 L’impérialisme et les nationalismes . . . . . . . . . . . . . . . . . L’impérialisme britannique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’Empire britannique en chiffres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le soutien militaire canadien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’impérialisme britannique et les nationalismes canadiens . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le clérico-nationalisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les minorités franco-catholiques du Canada . . . . . . . . La politique intérieure canadienne . . . . . . . . . . . . . . . . .

90 90 90 91 91 92 93 94

La deuxième phase d’industrialisation (1896-1929) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 L’industrialisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 Les transformations dans l’exploitation des ressources naturelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 La production minière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100 L’industrie agricole . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100 Le développement ferroviaire dans la nouvelle économie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101

L’urbanisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La santé publique en milieu urbain . . . . . . . . . . . . . . . . Les migrations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Des mesures pour limiter l’immigration . . . . . . . . . . . .

102 103 104 105

La Première Guerre mondiale (1914-1918) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108 Causes et conséquences sur le plan mondial . . . . . . . 108 Le Canada dans la Première Guerre mondiale . . . . . . . 109 La crise de la conscription . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 La guerre et l’économie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110 La naissance de la xénophobie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 La propagande au temps de la guerre . . . . . . . . . . . . . . . 111 Les grands combats canadiens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112 Le traité de Versailles et la fin de la guerre . . . . . . . . . . . 113 Le Canada comme nation reconnue . . . . . . . . . . . . . . . . 113 Les luttes des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114 Le droit de vote . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114

La Fédération canadienne des femmes diplômées des universités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115

L’Église, les valeurs traditionnelles et l’éducation . . . 116 L’enseignement supérieur et les femmes . . . . . . . . . . . . 117 L’éducation chez les Premières Nations et les pensionnats indiens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117

Les années folles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 La culture de masse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 La culture au temps des années folles . . . . . . . . . . . . . . . 121 L’opposition du clergé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122 Les femmes comme objets de perdition . . . . . . . . . . . . 122 La grande Dépression . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le krach boursier de 1929 et la crise économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les politiques québécoises en temps de crise . . . . . . L’Église et l’intervention sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les conséquences sociales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La remise en question du système . . . . . . . . . . . . . . . . . Les nouvelles tendances politiques . . . . . . . . . . . . . . . .

V

124 125 125 126 126 127

La Seconde Guerre mondiale (1939-1945) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129 La seconde Guerre mondiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129 L’avant-guerre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129 Le spectre de la conscription . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 De nouveaux pouvoirs fiscaux en temps de guerre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 Le plébiscite sur la conscription . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 Le Canada sur le front . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 La marine canadienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 Les femmes pendant la Seconde Guerre mondiale . . . 132

La fin de la guerre et ses répercussions . . . . . . . . . . . . 133

En fin de période 2 En bref ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136 Les faits saillants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140 À l’épreuve ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142

Le droit de vote des femmes chez les Premières Nations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115

© Éditions Grand Duc

124

Table des matières


PÉRIODE 3

Entre 1945 et 1980

La modernisation du Québec et la Révolution tranquille Une réalité sociale Le contexte international . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149 La guerre froide (1945-1989) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149

La période duplessiste (1945-1960) . . . . . . . . . . 150 Des méthodes contestables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La contestation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La fédération canadienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le financement des partis politiques . . . . . . . . . . . . Une carte électorale avantageuse . . . . . . . . . . . . . . Duplessis et le gouvernement fédéral . . . . . . . . . . . . . Les transformations démographiques . . . . . . . . . . . . . La société de consommation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les agglomérations urbaines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les communautés culturelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le développement régional . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La modernisation de l’agriculture . . . . . . . . . . . . . . . . . L’économie canadienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La voie maritime du Saint-Laurent . . . . . . . . . . . . . . . . . Les femmes dans la société québécoise . . . . . . . . . . . Les relations patronale-syndicales . . . . . . . . . . . . . . . . Duplessis et les luttes syndicales . . . . . . . . . . . . . . . . . L’effervescence socioculturelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La chanson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La décolonisation et le néonationalisme . . . . . . . . . . . Le mouvement de décolonisation . . . . . . . . . . . . . . . . .

152 152 153 153 153 154 157 158 159 160 162 163 164 165 168 169 170 172 173 174 175

La Révolution tranquille (1960-1980) : les années 1960 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 178 Des mesures économiques et sociales progressistes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 178 Les principales réalisations du gouvernement Lesage (1960-1966) . . . . . . . . . 179 La création de ministères et le développement de l’administration publique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La création de sociétés d’État . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La mise sur pied de la Régie des rentes du Québec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’ouverture de délégations du Québec à l’étranger . . . . La nationalisation de l’électricité . . . . . . . . . . . . . . . . . .

179 179

179 180 180 L’éducation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 La déconfessionnalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184 Les transformations démographiques et la société de consommation . . . . . . . . . . . . . . . . . 185 L’impact des baby-boomers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185 © Éditions Grand Duc

Les agglomérations urbaines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187 Des communautés culturelles diversifiées . . . . . . . . . . 187 Les femmes dans la société québécoise . . . . . . . . . . . 188

La Révolution tranquille (1960-1980) : le retour de l’Union nationale (1966-1970) . . . 189 Les principales réalisations du gouvernement Johnson-Bertrand . . . . . . . . . . . Le néonationalisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le nationalisme québécois et l’idée d’indépendance . . . Le nationalisme canadien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La fédération canadienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le nationalisme révolutionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La crise d’Octobre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’effervescence socioculturelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La télévision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La chanson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le théâtre et le cinéma . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

190 192 192 193 194 195 195 198 198 199 199

La Révolution tranquille (1960-1980) : les années 1970 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 Le gouvernement Bourassa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 Les principales réalisations du gouvernement Bourassa . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200

Les relations patronales-syndicales . . . . . . . . . . . . . . . 201 Les femmes dans la société québécoise . . . . . . . . . . 204 L’effervescence socio-culturelle des années 1970 . . 205 Le gouvernement Lévesque (1976-1980) . . . . . . . . . 206 Les principales réalisations du gouvernement Lévesque . . . . . . . . . . . . . . . . . . 206

La protection de la langue française . . . . . . . . . . . . . . 208 La situation linguistique au Québec . . . . . . . . . . . . . . . 208 La commission Laurendeau-Dunton . . . . . . . . . . . . . . 208 La crise de Saint-Léonard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208 Les lois linguistiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 209 L’affirmation des nations autochtones . . . . . . . . . . . . . 210 Les pensionnats indiens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210 Le droit de vote . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211 Des revendications territoriales et politiques . . . . . . . . . 211 La vie dans les réserves . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212

En fin de période 3 En bref ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215 Les faits saillants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 220 À l’épreuve ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 222

VI

Table des matières


PÉRIODE 4

De 1980 à nos jours

Les choix de société dans le Québec contemporain Une réalité sociale L’économie et les modifications aux rôles de l’État . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 229 Les cycles économiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 229 La mondialisation de l’économie : deux mouvements qui s’opposent . . . . . . . . . . . . . . 230 L’ALENA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231 L’altermondialisation et l’économie sociale . . . . . . 232 Des manifestations altermondialistes à Québec . . . . . 232 La redéfinition du rôle de l’État à l’ère du néolibéralisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 233 Le Québec à l’ère de la mondialisation . . . . . . . . . . . . . 234 La crise du bois d’œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 234 La dévitalisation de localités rurales . . . . . . . . . . . . . . . 237 La relève agricole . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237 Les villes mono-industrielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 238 Les mouvements migratoires et l’exode rural . . . . . . . . 239 Le financement des programmes sociaux . . . . . . . . . . . 239

Le statut politique du Québec . . . . . . . . . . . . . . . . . 241 Le nouveau visage du nationalisme . . . . . . . . . . . . . . . . 241 Les grands accords constitutionnels . . . . . . . . . . . . . . . 243 L’opposition du groupe des huit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 243 Le rapatriement de la Constitution . . . . . . . . . . . . . . . 244 L’accord du lac Meech . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246 Le rapport Allaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 247 La Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec . . . . . . . . . . . . . . . . . . 248 L’accord de Charlottetown . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 248

Le deuxième référendum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 249 Le Canada et le Québec après les référendums . . . . 251 La Loi sur la clarté référendaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 251

La question linguistique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 253 La langue d’enseignement et d’affichage . . . . . . . . . . 253 Les langues autochtones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 253

Les luttes et les changements au sein de la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 255

La discrimination au travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 256 La conciliation travail-famille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 257

La reconnaissance des droits des Autochtones au Canada et au Québec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258 Relations juridiques et traités . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258 La Paix des braves . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258 La crise d’Oka . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 259 Le mouvement Idle No More . . . . . . . . . . . . . . . . . . 260 La Commission de vérité et réconciliation du Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 261 L’évolution sociodémographique du Québec . . . . . . . 263 Les défis du vieillissement de la population . . . . . . 264 L’immigration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 264 La politique d’immigration du Québec . . . . . . . . . . 265 Les accommodements raisonnables . . . . . . . . . . . . 266 La commission Bouchard-Taylor . . . . . . . . . . . . . . . . . . 266 Les préoccupations environnementales depuis 1980 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 268 La protection de l’environnement . . . . . . . . . . . . . . . . . 269 L’exploitation des ressources naturelles . . . . . . . . . . . . 269 Les grands accords internationaux . . . . . . . . . . . . . . . . 270 La culture québécoise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 272 L’utilisation d’Internet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 272 La démocratisation de la culture et de l’information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 272 La politique culturelle du Québec . . . . . . . . . . . . . . . . . 273 Les répercussions de la mondialisation . . . . . . . . . 273

L’industrie culturelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274 Le financement de la culture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274

Les relations internationales . . . . . . . . . . . . . . . . . . 276 Les missions économiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 276 Les missions de l’armée canadienne à l’étranger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 276

En fin de période 4 En bref ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 278 Les faits saillants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 284 À l’épreuve ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 286

L’égalité hommes-femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 255 La Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 255

© Éditions Grand Duc

VII

Table des matières


Révision Entre 1500 et 1840 Sommaire A. Les Premiers occupants B. Le Régime français C. Le Régime britannique D. L’Acte constitutionnel

© Éditions Grand Duc

3

Révision • Entre 1500 et 1840


A. Les Premiers occupants Complétez les informations ci-dessous sur la période des Premiers occupants. v. 30 000 av. J.-C.

Arrivée des Premiers occupants en Amérique par le pendant la Les migrations des premiers Autochtones

Les Premiers occupants

Famille linguistique :

Famille linguistique :

Mode de vie :

Mode de vie : nomade Habitation :

Habitation : Alimentation : Alimentation : 0

150

300

kilomètres

Société patrilinéaire

Les nations autochtones de l’est de l’Amérique du Nord, vers 1500

Famille linguistique : les Iroquoiens Mode de vie : Spiritualité autochtone

Croyance que tout a une âme :

Habitation :

Conception du monde qui représente le cycle de la vie, l’éternel recommencement :

Alimentation : Société

© Éditions Grand Duc

4

Révision • Entre 1500 et 1840


© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2895001

De 1534 à 1542

Voyages de

Cartier français,

Explorateur et

Cartier est le premier Européen à entrer dans l’embouchure du et à explorer l’intérieur des

.

Jacques Cartier

Les Premiers occupants 1500

1510

1520

1530

1540

1550

1560

1570

1580

1590

1600

1610

De 1600 à 1605

Tentatives de

françaises

Carte des explorations de Cartier dans le golfe du St-Laurent

© Éditions Grand Duc

5

Révision • Entre 1500 et 1840


© Bibliothèque et Archives Canada/C-0733431

B. Le Régime français Complétez les informations ci-dessous sur la période du Régime français. 1608

Fondation de

par Traiteur de pelleteries indien

La Nouvelle-France Période du gouvernement des compagnies ou de la colonie 1608

1650

1700

Système des compagnies : Privilège accordé aux compagnies : et développer la Nouvelle-France

Obligation des compagnies : Résultats

Économie peu développée et basée surtout sur nombreuse et manquant de

Population

Rôles de l’Église catholique en Nouvelle-France : des Amérindiens

• • • • Vie religieuse

© Éditions Grand Duc

6

Révision • Entre 1500 et 1840


© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2896937

Politique d’immigration et de natalité

Jean Talon fait venir : • les • des engagés • des Filles du roi De 1754 à 1760

1760

Guerre de la

Capitulation de Montréal

La Nouvelle-France Période du gouvernement des compagnies ou de la colonie de 1750

1755

1760

France

Responsable de

Roi

l’administration : Responsable

peuplement,

Ministre de la marine

de l’

économie,

et de la diplomatie

justice, etc.

Nouvelle-France Gouverneur

Conseil souverain

Évêque

Curé

Capitaine de milice

Chef du catholique dans la colonie

Peuple

Les structures politiques du gouvernement royal

Système de division des terres : • Terres divisées en • Propriétaire des terres : La Nouvelle-France au début du 18e siècle au moment de son expansion maximale

© Éditions Grand Duc

• Paysan cultivant une terre :

7

Révision • Entre 1500 et 1840


C. Le Régime britannique Complétez les informations ci-dessous sur la période du Régime britannique.

1760

Fin de la guerre de la Conquête

Contexte : le roi britannique veut organiser son nouveau territoire.

1763-1774 Proclamation royale

Régime militaire

Première

1760

1765

1770

1775

1763

Traité de

Fin de la guerre de

Angleterre Roi Parlement britannique

Province de Québec Gouverneur aurent

• Il a les pleins pouvoirs pour diriger la province.

F le

uv

eS

• Il est nommé par le roi. t-L

Conseil • Ses membres sont nommés par le gouverneur. • Ils sont chargés de le seconder.

Partie de cette structure qui ne sera jamais créée parce qu’elle désavantagerait les Canadiens :

Selon la volonté du gouverneur

Chambre d’assemblée Ses membres sont élus par la population.

Carte des possessions britanniques

© Éditions Grand Duc

Structure politique prévue par la Proclamation royale

8

Révision • Entre 1500 et 1840


But de la Proclamation royale :

les Canadiens

Territoire de la Province de Québec : limité à la Imposition du système britannique • Langue officielle : • Lois civiles et criminelles • Religion officielle :

1763-1774 Proclamation royale Première 1760

1765

1770

1775

L’assimilation n’est cependant pas possible, car les Canadiens forment la

et il y a très peu d’

britanniques dans la Province de Québec. © Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2895944

Résultat

Les Murray et Carleton pourront-ils appliquer la Proclamation royale à la lettre ? Non, ils feront des aux © Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2895908

.

James Murray

© Éditions Grand Duc

Guy Carleton

9

Révision • Entre 1500 et 1840


1774

Agitation dans les américaines

Guerre de l’

américaine

Contexte : une révolte se prépare dans les Treize colonies et la Couronne britannique veut éviter de perdre l’ensemble de l’Amérique du Nord.

1774-1791 Acte de Québec Deuxième Constitution 1770

1775

1780

1785

1790

1776

But de l’Acte de Québec :

Déclaration d’

assurer la

américaine

des Canadiens envers le roi britannique

La structure politique établie par l’Acte de Québec

Territoire :

Angleterre

de la Province de Québec

Roi Parlement britannique

pour inclure le sud des

Province de Québec

et le Labrador

Gouverneur

Reconnaissance de la religion , des lois civiles et du régime

• Il est nommé par le roi. • Il a les pleins pouvoirs pour diriger la province.

Conseil législatif • Ses membres sont nommés par le gouverneur. • Ils sont chargés de le seconder. • Ils peuvent édicter des lois et prélever certaines taxes locales.

Selon la volonté du gouverneur

Chambre d’assemblée Ses membres sont élus par la population.

Partie de cette structure qui ne sera jamais créée.

Acte de Québec, 1774

© Éditions Grand Duc

10

Révision • Entre 1500 et 1840


© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2895488

1783

Traité de L’arrivée des Loyalistes

1774-1791 Acte de Québec Deuxième Constitution 1770

1775

1780

1785

1790

Conséquences du traité de de 1783 • Création des Pour la Province de Québec : • Perte du sud des • Déplacement du commerce des vers le

et création de la Compagnie

du • Arrivée de 6 000 à 15 % la population

, ce qui fait passer de la province

de Québec.

100 000 Loyalistes

Entre 40 000 et 43 000 choisissent l’Amérique du Nord britannique.

Environ 6 000 s’installent dans la Province of Quebec.

L’Amérique du Nord en 1783

L’émigration des Loyalistes

© Éditions Grand Duc

11

Révision • Entre 1500 et 1840


D. L’Acte constitutionnel Complétez les informations ci-dessous sur la période de l’Acte constitutionnel.

1791

Arrivée

Contexte : les Loyalistes revendiquent une colonie qui aurait des caractéristiques britanniques.

des Loyalistes

1840

1791-1840 Acte constitutionnel Troisième Constitution 1790

1795

1800

1805

1810

1815

1820

But de la Constitution : satisfaire les

1825

1835

1840

sans déplaire aux

Territoire : séparé en deux, soit le

et le

Haut-Canada

Bas-Canada

Possède toutes les caractéristiques d’une colonie britannique Langue parlée :

1830

Conserve les caractéristiques de l’Acte de Québec

MER DU LABRADOR

Langue de la majorité :

BAIE D'HUDSON

Langue de la minorité : LABRADOR

Religion :

TERRENEUVE

Lac Michigan

Québec

Montréal HAUT- s O u ta o uais CANADA

ÎLE SAINT-JEAN

NOUVEAUBRUNSWICK

Fredericton

Religion de la majorité :

ÎLE DU CAP-BRETON

NOUVELLEHalifax ÉCOSSE

Lac Huron Kingston Lac York Ontario ac Lac É Érié

LOUISIANE (ESPAGNE)

ÉTATS-UNIS

OCÉAN ATL AN TIQUE

0

300 kilomètres

Lois civiles et criminelles anglaises

e

des terres :

Lac Lac Supérieur Supérieur

Riv. d

Mode de division

TERRE DE RUPERT

Fle uv e

Lois civiles et criminelles

t en

ur BASLa CANADA St-

Mode de division des terres : • vallée du Saint-Laurent :

600

• ailleurs :

L’Amérique du Nord britannique en 1791

© Éditions Grand Duc

12

Révision • Entre 1500 et 1840


© Bibliothèque et Archives Canada/C-084444

1791

Arrivée des Loyalistes

Vue de la ferme de P.H. Gosse à Compton, au Bas-Canada

La division d’un canton 1840

1791-1840 Acte constitutionnel Troisième Constitution 1790

1795

1800

1805

1810

1815

1820

1825

1830

1835

1840

Sous l’influence des idées libérales, adoption d’une nouvelle structure politique : le Les membres s’assurent de faire

Il nomme les membres des et a un droit de

les lois.

sur les projets

de loi.

Les

votent

Les membres acceptent ou refusent

les lois et les taxes.

les

de loi.

Peut-on affirmer que l’Acte constitutionnel met en place une véritable démocratie ? Justifiez votre réponse. © Éditions Grand Duc

13

Révision • Entre 1500 et 1840


© Bibliothèque et Archives Canada/C-073702

Changements économiques et sociaux au Bas-Canada

1817

Création de la Banque de Montréal

1791

Le premier train de bois sur la rivière des Outaouais, 1806, Charles William Jefferys (vers 1930)

1840

1791-1840 Acte constitutionnel Troisième Constitution 1810

1815

1806

1830

1835

1840

1832

Ouverture du

Ouverture du canal

Lachine

Résultats

Québec

La Grande-Bretagne ne peut plus commercer et se tourne alors

vers ses

.

ièr

uv

a eS

int

-L

au r

e

Fl

Développement

Saint-Ours (1849)

Montréal

Lachine (1825) Chambly (1845) (1843)

ent

Canaux du Saint-Laurent Lac (1842-1848) Champlain

Kingston

du commerce Toronto

du au Bas-Canada

ouais

Ottawa Beauharnois

Rideau (1832)

Ontario © Shutterstock/169655087

iv

O u ta e des

Welland (1829)

États-Unis

Lac Ontario Oswego (1828)

825) Érié (1

Champlain (1823) u ds on

avec l’ D É C L I N

1825

1825

Blocus continental de

Commerce des

1820

Buffalo New York

Lac Érié 0

50

100

Canaux

kilomètres

Les principaux canaux (19e siècle)

Conséquences du développement du commerce du bois • Apparition de nouveaux

(draveurs, bûcherons, cageux, etc.)

• Développement de nouvelles © Éditions Grand Duc

14

R i v i è re R i c h e l i e u

1805

ve H

1800

F leu

1795

R

1790

Révision • Entre 1500 et 1840


© Bibliothèque et Archives Canada/C-013448

1817

Création de la Banque de Montréal Vue du Mont-Royal à Montréal en 1851 1791

1840

1791-1840 Acte constitutionnel Troisième Constitution 1805

1810

1815

1820

1825

Changements sociaux au Bas-Canada

1830

1835

1840

Chicoutimi Tadoussac

au

re

© Bibliothèque et Archives Canada/C-013448

1800

L

1795

nt

Sa

in

t-

1790

Fl

eu

ve

• Augmentation de la population due aux naissances nombreuses

Québec

• Immigration en provenance

Trois-Rivières Sorel

d’Angleterre, d’Écosse

0

et surtout d’

 :

Bytown (Ottawa)

responsable de l’épidémie de

Rivièredu-Loup

en 1832

Montréal

Chambly Saint-Jeansur-Richelieu

• Augmentation de la population anglophone du L’agriculture Au début du 19e siècle, transformation de l’agriculture de subsistance en agriculture commerciale

Vers 1830, crise Début de l’

© Éditions Grand Duc

de céréales vers la Grande-Bretagne causée par la surpopulation et la surexploitation des terres rural quand de nombreux agriculteurs quittent la campagne.

15

150

Sherbrooke

L’évolution de l’occupation du territoire (1800-1850)

Augmentation des

75 kilomètres

Révision • Entre 1500 et 1840

Zones habitées vers 1800 Zones habitées vers 1850


© Bibliothèque et Archives Canada/C-013392

© Bibliothèque et Archives Canada/C-073725

Papineau s’adressant à la foule

1834

92

1830

Les Insurgés, à Beauharnois, Bas-Canada

De la crise politique à la rébellion des Patriotes 1830

1831

1832

1833

1834

Problèmes sociaux, politiques et économiques au Bas-Canada : En plus de la crise et de l’

1835

1836

1837

1837

10

Russell

amenée

par les immigrants, le Bas-Canada vit une crise politique. Opposition entre Parti patriote Constitué surtout de députés provenant de la bourgeoisie

Réclame une réelle et le gouvernement

Demandes des Patriotes

1834 : Les Réponse

canadienne-française VS

British Party Constitué surtout de députés

1837 : Rejet de toutes les demandes des Patriotes par les

provenant de la d’affaires britannique

© Éditions Grand Duc

Rébellions des Patriotes

16

Révision • Entre 1500 et 1840


© Bibliothèque et Archives Canada/C-013493

1837-1838

Rébellions des Les pendaisons du 15 février 1839, Henri Julien (fin du 19e siècle)

1840

De la crise politique à la rébellion des Patriotes 1837

1838

1839

1838

1840

1839

Déclaration d’indépendance du Bas-Canada

Rapport

Rébellions des Patriotes 1837-1838 Résultat

À la suite de son enquête sur les causes des rébellions, Lord Durham fait trois recommandations :

12 Patriotes sont

• accorder le gouvernement

et une soixantaine sont en Australie.

les deux Canadas

• les Canadiens français

Il y a aussi une rébellion dans le

© Shutterstock 81842023

pour

des raisons politiques semblables à celles du Bas-Canada. Résultat Durham

© Éditions Grand Duc

17

Révision • Entre 1500 et 1840


Industrialisation p. 54 Migration p. 53

Fédéralisme p. 33 La formation du régime fédéral canadien

Ce qu’il faut savoir Société

Connaissances historiques : • Acte d’Union • Économie coloniale • Gouvernement responsable • Affaires indiennes • Acte de l’Amérique du Nord britannique • Relations fédérales-provinciales • Politique nationale

Culture

Pouvoir

• • • • • • •

Économie Territoire

Migrations Rôle des femmes Présence de l’Église catholique Manifestations socioculturelles Première phase d’industrialisation Industrie forestière Exploitations agricoles

La première séance du Parlement à Ottawa, en 1867 © Bibliothèque et Archives Canada/c002500k


Entre 1840 et 1896 Période 1

La formation du régime fédéral canadien À la suite des rébellions des Patriotes en 1837-1838, le Royaume-Uni commande un rapport à Lord Durham. Ce rapport déposé en 1839 mène à l’union du Bas-Canada et du Haut-Canada qui sera officialisée par l’Acte d’Union en 1840. Par la suite, certaines tensions apparaissent, entraînant des conflits et de l’instabilité. Pour améliorer les relations et la gouvernance dans la colonie, le Royaume-Uni adopte l’Acte de l’Amérique du Nord britannique en 1867. Le Québec et le Canada se transforment aussi sur les plans socio­­démographique et économique au cours de la période de 1840 à 1896.

1840 Acte d’Union

1852 • Fondation de la Compagnie du Grand Tronc • Fondation de la première université francophone d’Amérique

19

1875 • Création du Conseil de l’instruction publique • Abolition du ministère de l’Instruction publique

94

18

90

88

1876 Adoption de la Loi sur les Indiens

18

18

18

86

18

92

84

18 78 18 80 18 82 1869 Premier soulèvement des Métis

1893 Fondation du Montreal Local Council of Women

1872 Légalisation des syndicats

66 18 68 18 70 18 72 18 74 18 76

1870 Création des Territoires du Nord-Ouest

18 64

62

18

60

18

58

18

18

18

56

18 50 18

1849 • Incendie du parlement de Montréal • Retrait du droit de vote aux femmes

1885 Pendaison de Louis Riel

18

1866 Entrée en vigueur du Code civil du Bas-Canada 1867 Adoption de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique

1854 Abolition du régime seigneurial 1854-1866 Traité de réciprocité

52 18 54

48 18 46

18

18

42

18

18

44

40

1844 • Fondation de l’Institut canadien de Montréal • Dépôt du rapport de la commission Bagot 1845-1847 Immigration irlandaise massive 1845-1848 Publication de Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu’à nos jours

1895 Fondation de l’École littéraire de Montréal


Entre 1840 et 1896 Une réalité sociale La formation du régime fédéral canadien L’adoption de l’Acte d’Union en 1840 vise à atténuer les tensions sociopolitiques qu’a connues la colonie et qui ont culminé avec les rébellions de 1837-1838. Toutefois, l’union des deux colonies sous l’égide d’un seul gouvernement aura des conséquences importantes sur la population des deux provinces. Elles mèneront à l’adoption de la cinquième et dernière Constitution en 1867, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique.

© Musée McCord/VIEW-2944

Quelles sont les conséquences de l’industrialisation sur l’organisation sociale, économique et territoriale du Québec et du Canada entre 1840 et 1896 ?

1.1  L’arrivée de l’industrialisation Vue de Montréal à partir du chemin de fer en 1896. La ville connaît alors de nombreuses modifications.

© Éditions Grand Duc

20

Période 1


Entre 1840 et 1896

L’Acte d’Union Les caractéristiques de l’Acte d’Union Avant l’adoption de l’Acte d’Union, les relations entre le Royaume-Uni et ses colonies en Amérique du Nord étaient encadrées par l’Acte constitutionnel de 1791. Ces deux Constitutions diffèrent à plusieurs égards. 1.2  Comparaison entre l’Acte constitutionnel de 1791 et l’Acte d’Union

Responsabilité ministérielle

Modification du territoire

Constitution

Pouvoir

Conseil législatif

Acte constitutionnel de 1791

Gouverneur appuyé d’un conseil législatif

Membres nommés par le gouverneur

Non

Division de la Province de Québec entre le Haut-Canada et le Bas-Canada

Acte d’Union (1840)

Un gouverneur nommé par Londres

Membres nommés par le gouverneur Présence d’un seul Parlement pour les deux colonies

Non au départ, mais sera accordée par la suite

Union législative des deux colonies

Documents

1.3  Acte constitutionnel

1.4  Acte d’Union

Quelle est la principale conséquence territoriale de l’Acte d’Union ?

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Période 1


Entre 1840 et 1896 L’Acte d’Union instaure l’anglais comme langue parlementaire, juridique et administrative de la nouvelle colonie, bien que l’utilisation du français soit tolérée à la Chambre d’assemblée.

© Musée McCord/M4777.6

L’Acte d’Union est la Constitution adoptée par Londres après le dépôt du rapport de Lord Durham, cet homme politique britannique dépêché au Canada afin d’enquêter sur les troubles qui ont agité le Bas-Canada et le Haut-Canada lors des rébellions de 1837-1838.

1.5  La bataille de Saint-Eustache, Lord Charles Beauclerk (1840)

Le modèle de gouvernement conserve la présence d’un gouverneur britannique nommé par Londres pour gérer la colonie. On ne trouve qu’un seul Parlement pour la gestion des deux Canadas où siègent un nombre égal de députés par région, soit 42 pour chacune des colonies. Le territoire devient commun, bien qu’on conserve une division entre le Canada-Est (Bas-Canada) et le Canada-Ouest (Haut-Canada). Au chapitre des lois, les lois civiles françaises et anglaises cohabiteront, mais les lois criminelles anglaises seront les seules en vigueur.

L’affrontement entre les troupes britanniques et les Patriotes du Bas-Canada lors des rébellions de 1837-1838 a contribué à l’adoption de l’Acte d’Union.

© Musée McCord/M930.50.8.33

© Musée McCord/M2002.62.44

Documents

1.6  Vue de la ville de Québec, au Canada, depuis la gare ferroviaire en face de la ville, Cornelius Krieghoff (1862)

1.7  Vue sur le parlement à Ottawa, John Henry Walker (1831-1899)

Plusieurs villes, dont Québec (à gauche) et Ottawa (à droite), se partagent successi­ vement le titre de capitale nationale. Une nouvelle ville est choisie tous les quatre ans. Selon vous, qu’est-ce qui explique l’important développement de ces villes ?

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896

Dans son rapport, Lord Durham préconise l’assimilation des Canadiens français, mais aussi une modernisation de l’État. Durham est partisan d’une augmentation du pouvoir de la population relativement au gouvernement. Il recommande notamment la responsabilité ministérielle. Dans un premier temps, Londres rejette cette recommandation. Selon l’Acte d’Union, un nombre égal de représentants du Canada-Est et du Canada-Ouest siègent à l’Assemblée législative. Les gouvernements locaux deviennent alors responsables devant leur propre Parlement. Londres conserve toutefois une certaine mainmise sur la politique extérieure, notamment en tentant de réduire les tensions avec les États-Unis.

© Shutterstock/81842023

Les structures politique et administrative du Canada-Uni

Question Selon vous, que le nombre de députés soit identique pour le Bas et le HautCanada est-il équitable ?

1.8  Lord Durham Le rapport de Lord Durham sur les troubles qui ont agité le Bas-Canada mènera à l’adoption de l’Acte d’Union. Cet homme politique est considéré comme un progressiste, inspiré par les grands mouvements de pensée en Europe qui découlent notamment de la Révolution française.

1.9  Le Canada-Uni en chiffres au moment de l’Acte d’Union en 1840

Province

Population

Dette

Bas-Canada

650 000

375 000 dollars

42

Haut-Canada

450 000

5 000 000 dollars

42

Histoire sociale L’Acte d’Union apporte plusieurs modifications à la gestion de l’État. Les membres du Conseil exécutif sont désormais choisis parmi les députés de l’Assemblée législative. Ils ne sont donc plus élus à vie et doivent maintenant être élus par la population plutôt que nommés directement par le gouverneur. L’administration coloniale vise ainsi à gouverner en harmonie avec les désirs de la population.

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Députés

Période 1


Entre 1840 et 1896 La fusion du Haut-Canada et du Bas-Canada Lord Durham démissionne de son poste de gouverneur général le 29 septembre 1838. Il est remplacé par Charles Poulett Thomson qui doit faire accepter au Haut-Canada l’union avec le Bas-Canada et le rejet de la responsabilité ministérielle. Le Bas-Canada, dont la Constitution a été suspendue en 1838 à la suite des rébellions, est contraint d’accepter cette union. Thomson offre au Haut-Canada une représentation fixe, égale à celle du Bas-Canada, malgré une population moins nombreuse. Cette décision est contraire

à la recommandation de Durham qui préférait une représentation propor­tionnelle à la population. En effet, Durham était persuadé que la population du Haut-Canada dépasserait rapidement celle du Bas-Canada. Afin de convaincre le Haut-Canada, Thomson promet également que la dette du Haut-Canada sera réglée par la nouvelle entité du Canada-Uni même si elle est beaucoup plus importante que celle du Bas-Canada.

1.10  L’Acte d’Union

Histoire sociale L’Acte d’Union de 1840 entraîne la création d’un conseil législatif commun dont les membres sont nommés à vie ainsi qu’une assemblée législative commune composée de membres de chacune des deux colonies. Les noms officiels des deux entités deviennent Canada-Ouest et Canada-Est, mais on continue à les appeler le plus souvent HautCanada et Bas-Canada. L’anglais devient la langue officielle de la législature. Toutefois, le droit civil français demeure en vigueur dans le Canada-Est.

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 Le gouvernement responsable Lors de la formation du Conseil exécutif, le gouverneur Thomson fait appel à Robert Baldwin, chef des réformistes du Canada-Ouest. Ce dernier, tout comme les réformistes du Canada-Est, réclame notamment la responsabilité ministérielle. Baldwin accepte de faire partie du Conseil exécutif, convaincu que le gouverneur devra accéder aux demandes de la majorité réformiste de l’Assemblé législative.

Il sollicite donc l’aide du chef des réformistes du Canada-Est, Louis-Hippolyte LaFontaine afin qu’il devienne membre du Comité exécutif. Responsabilité ministérielle : Gouvernement dans lequel ceux qui détiennent le pouvoir exécutif (ceux qui appliquent les lois) sont choisis au sein de la majorité élue à la Chambre d’assemblée et non par le gouverneur selon son bon plaisir.

1.11  La lutte pour la responsabilité ministérielle

© Musée McCord/VIEW-14817

Robert Baldwin

Louis-Hippolyte LaFontaine

• Chef du Parti réformiste du Canada-Ouest, qui deviendra le parti Clear Grit en 1849 • Souhaite une alliance avec le chef des réformistes du Canada-Est. • Chef du Parti réformiste du Canada-Est, qui deviendra le Parti rouge • Souhaite une alliance avec les réformistes du Canada-Ouest pour obtenir la responsabilité ministérielle •P  arti formé d’anciens patriotes radicaux

Parti rouge

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0002629166

Charles Poulett Thomson, gouverneur du Canada-Uni

•S  ’oppose à l’Acte d’Union et refuse la coalition avec les réformistes du Canada-Ouest

1.12  Grands Canadiens Carte postale illustrant des Canadiens célèbres, notamment Louis-Hippolyte LaFontaine, Robert Baldwin et George-Étienne Cartier

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 Au cours des années qui mèneront à la Confédération, le Canada-Uni sera sous l’autorité de divers gouverneurs. La question de la responsabilité ministérielle demeure la plus importante lutte que mèneront les divers partis politiques, tant au Canada-Est qu’au Canada-Ouest.

1.13  L’évolution politique sous les divers gouverneurs

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0002725983

Après la mort du gouverneur Thomson, les gouverneurs qui se succèdent à la tête du Canada-Uni apportent différentes modifications à l’organisation sociale et politique.

Charles Bagot, gouverneur du Canada-Uni (1842-1843) Il nomme plusieurs Canadiens français à des postes administratifs, mais aucun n’accepte de siéger au Conseil exécutif.

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0004593165

Il nommera LaFontaine procureur général du Canada-Est et Baldwin procureur général du Canada-Ouest.

Charles Metcalfe, gouverneur du Canada-Uni (1843-1845), ancien gouverneur général de l’Inde et de la Jamaïque Le Conseil exécutif démissionne en bloc en 1843. L’Assemblée est dissoute pendant 10 mois.

© Musée McCord/M422464

Le gouverneur encourage Londres à reconnaître le statut officiel de la langue française.

James Bruce, dit Lord Elgin, gouverneur du Canada-Uni (1847-1854) Il est favorable à la responsabilité ministérielle. Après les élections de 1847, il offre à Baldwin et à LaFontaine de choisir les membres du Conseil exécutif. Il instaure le système des partis et officialise la responsabilité ministérielle.

Question Quelle est la plus importante lutte menée par les partis politiques, tant au Canada-Est qu’au Canada-Ouest ?

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 © Musée McCord/MP-1991.12.6

L’instabilité ministérielle

Même si des alliances se créent, la période de 1854 à 1864 se déroule dans une grande instabilité, surtout en l’absence d’une véritable discipline de parti qui garantirait l’appui en bloc d’un parti politique. Une dizaine de ministères se succèdent au cours de cette période. Cette instabilité est attribuable notamment à la difficulté de concilier les intérêts de deux nations différentes qui relèvent d’une seule législature. Certaines législatures réussiront à se maintenir au pouvoir en obtenant la double majorité.

1.14  Sir Francis Hincks © Bibliothèque et Archives nationales du Québec/2972

La période de 1841 à 1851 est marquée par l’alliance réformiste entre Baldwin et LaFontaine. Les deux hommes travaillent en étroite collaboration pour établir la responsabilité ministérielle et assurent une stabilité politique au Canada-Uni jusqu’à leur retrait de la vie politique en 1851.

Discipline de parti : Principe selon lequel les membres élus d’un parti politique votent toujours en bloc. Ce principe permet d’assurer une cohérence au sein du gouvernement ou de l’opposition.

1.15  Augustin-Norbert Morin Sir Francis Hincks et Augustin-Norbert Morin succèdent à Baldwin et à LaFontaine. Malgré leurs efforts, ils n’arriveront pas à poursuivre la collaboration entre le Canada-Ouest et le Canada-Est.

Histoire sociale Avec la révolution industrielle, de nouveaux courants de pensée, inspirés par ce qui se passe en Europe, déferlent en Amérique du Nord. Les penseurs s’intéressent à la population et au pouvoir du peuple. Les hommes politiques du Canada-Uni seront inspirés notamment par les courants de pensée européens (libéralisme, contestation de la monarchie et du clergé, droits individuels, etc.) et par les grands hommes politiques américains.

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Période 1


Questions de synthèse 1. Quels changements l’Acte d’Union apporte-t-il pour régler les problèmes qui ont mené aux rébellions ? Pour répondre à cette question, ajoutez les mots suivants au bon endroit dans le texte. responsables • Conseil exécutif • égale • l’Assemblée législative • gouverneur • fondatrices

La nouvelle Constitution établit une représentation pour les deux Canadas au sein de

démocratiquement

élue. De plus, les deux nations sont reconnues. Sous l’Acte d’Union, les gouvernements locaux deviennent devant leur propre Parlement, ce qui diminue considérablement le pouvoir de Londres dans la gestion interne. Les membres du

sont désormais

choisis parmi les députés élus de l’Assemblée législative, et non nommés par le .

2. Placez les phrases suivantes dans l’ordre chronologique pour expliquer l’évolution de la représentation proportionnelle à la population au Canada-Est et au Canada-Ouest. a) Les députés du Canada-Ouest réclameront une représentation proportionnelle. b) La population, surtout les partis politiques du Canada-Est, exigeront une représentation proportionnelle. c) Le Canada-Est est désavantagé puisque, même si sa population est plus nombreuse que celle du Canada-Ouest, le nombre de députés à l’Assemblée législative est le même pour les deux Canadas. d) Progressivement, la population du Canada-Ouest surpassera celle du Canada-Est.

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Période 1


Questions de synthèse (suite) 3. Dans son rapport, pourquoi Lord Durham recommande-t-il une représentation proportionnelle à la population ?

4. Identifiez un facteur qui montre que l’union des deux Canadas n’est pas complète avec l’Acte d’Union.

5. Quels groupes politiques s’uniront pour obtenir la responsabilité ministérielle ? Encerclez la bonne réponse. a) Les réformistes du Canada-Est et les réformistes du Canada-Ouest b) Le parti Clear Grit et les réformistes du Canada-Ouest c) Le Parti rouge et le parti Clear Grit 6. Déterminez si les énoncés suivants sont vrais. Si l’énoncé est faux, expliquez pourquoi.

a) De la période de l’Acte d’Union jusqu’à la Confédération, le gouvernement canadien reste très stable. VRAI FAUX

b) Sous l’Acte d’Union, les lois civiles françaises sont tolérées au Canada-Est. VRAI FAUX

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Période 1


Entre 1840 et 1896 L’économie coloniale en transformation En 1846, le Royaume-Uni opte pour le libre-échange. En abandonnant les Corn Laws, la métropole met de côté le protectionnisme. Cette situation suscite la crainte chez les marchands, car l’économie des provinces repose essentiellement sur le commerce du bois et du blé en raison des tarifs préférentiels. En 1854, au nom du Canada, le Royaume-Uni négocie le Traité de réciprocité avec les États-Unis. Celui-ci reste en vigueur jusqu’à son abandon par les États-Unis en 1866.

Libre-échange : Doctrine économique qui prône l’abandon des mesures protectionnistes, notamment les droits de douane.

Corn Laws : Série de mesures protectionnistes mises en place par le Royaume-Uni en 1815 afin de protéger la production nationale des céréales, tel le blé. Cela favorise l’exportation du blé canadien vers le Royaume-Uni.

Tarifs préférentiels : Système de tarification associé au protectionnisme qui vise à favoriser les produits en provenance des colonies britanniques en réduisant le plus possible les tarifs.

Traité de réciprocité :

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0003861240_1

Accord négocié par le Royaume-Uni pour abolir les tarifs douaniers sur les produits naturels qui circulent entre la colonie et les États-Unis.

1.16  Carte du Saint-Laurent datant de 1863 Le Traité de réciprocité donne aux États-Unis l’accès au canal du Saint-Laurent et au Canada l’accès au lac Michigan. Ce traité favorise une grande prospérité et une forte croissance urbaine et industrielle aux États-Unis.

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Période 1


Entre 1840 et 1896

Document Pour quelles raisons la presse s’intéresse-t-elle à l’arrivée d’un chemin de fer ?

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/2743540

L’arrivée de nouveaux moyens de transport, notamment le bateau à vapeur et le navire en acier, et le développement des chemins de fer forcent la modernisation des canaux maritimes du Saint-Laurent. L’accord de réciprocité ouvre le marché des États-Unis. Ce nouveau marché nécessitera la construction d’un vaste réseau de chemins de fer.

Histoire sociale L’abolition des privilèges et la fin du système seigneurial

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/2684258

1.17  Inauguration d’un chemin de fer dans les Laurentides vers 1877

Au cours des années 1840, la bourgeoisie libérale et les masses paysannes réclament une révision du système seigneurial. Les bourgeois considèrent que ce système est un obstacle au capitalisme. Les censitaires s’estiment lésés par le système des privilèges qui avantagent les seigneurs. En outre, le système seigneurial freine l’expansion du réseau de chemins de fer et la colonisation. En 1854, l’État abolit donc les privilèges, incluant les droits et 1.18  Des seigneuries les devoirs seigneuriaux. Les censitaires peuvent racheter leur terre en payant la rente, le cens et certains autres droits. L’abolition du système seigneurial favorisera le développement industriel et l’urbanisation, et freinera l’exode vers les États-Unis en libérant de nouvelles terres habitables. © Éditions Grand Duc

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Période 1


Questions de synthèse 1. Complétez la phrase suivante. Le Traité de réciprocité donne au Canada un accès au marché ce qui lui permet d’augmenter ses exportations.

,

2. Complétez le texte suivant à l’aide des mots ci-dessous. libre-échange • Royaume-Uni • Corn Laws • tarifs préférentiels  •  canadiens • États-Unis • compétition

Lorsque les

étaient encore en vigueur, le pour l’exportation

Canada bénéficiait de du blé vers le

. Ces lois empêchaient la d’autres marchés importants comme celui

des

. L’abolition de ces lois et l’adoption du ajoutent des compétiteurs pour les produits .

3. Comment les transformations de l’économie canadienne ont-elles influé sur les moyens de transport au Canada ?

4. Parmi les raisons suivantes, laquelle n’explique pas l’abandon du régime seigneurial ? Encerclez votre réponse. a) Le régime seigneurial nuit au développement industriel. b) Peu de terres sont disponibles pour l’établissement de nouvelles familles. c) Les seigneurs considèrent qu’il est trop difficile de continuer à s’occuper de leurs terres.

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896

Les problèmes que connaît le CanadaUni, comme la fin du Traité de réciprocité en 1866, l’absence de représentation proportionnelle et surtout l’instabilité ministérielle qui empêche la bonne gestion de la colonie, forcent les politiciens à trouver une façon de sortir de l’impasse. George Brown, chef du parti Clear Grit du Canada-Ouest, propose de former un gouvernement de coalition avec les deux chefs des partis conservateurs du CanadaOuest et du Canada-Est. Cette collaboration entre Brown, John A. Macdonald et GeorgeÉtienne Cartier, appelée la Grande Coalition, permettra de former un gouvernement stable à partir de 1864. L’une des conditions de Brown pour faire partie de cette coalition est la révision de la structure politique du Canada-Uni. En effet, un projet de fédération de l’ensemble des colonies britanniques, qui est dans l’air depuis un certain temps, pourrait être la solution pour régler la plupart des difficultés du Canada-Uni.

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN3333452

Vers l’Acte de l’Amérique du Nord britannique

1.19  John A. Macdonald

Une fédération est une structure politique qui compte deux ordres de gouvernement : un gouvernement central (fédéral) et un gouvernement dans chacune des provinces (gouvernements provinciaux). Les pouvoirs sont répartis entre les deux ordres de gouvernement. Gouvernement de coalition : Gouvernement formé de plusieurs partis politiques qui acceptent de travailler ensemble dans un but commun.

1.20  La Grande Coalition de 1864 Membres de la Grande Coalition 

Parti conservateur G.-É. Cartier

Parti Clear Grit G. Brown

Parti rouge A.-A. Dorion

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Fédéralisme : Système politique dans lequel le gouvernement central (le gouvernement fédéral) partage les pouvoirs avec les gouvernements régionaux (les gouvernements provinciaux).

Parti conservateur J. A. Macdonald

Concept

Canada-Est

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0002744135

Canada-Ouest

George Brown, du parti Clear Grit George Brown (1818-1880) : Journaliste et politicien né en Écosse, fondateur du journal Toronto Globe (aujourd’hui le Globe and Mail). Chef du Parti réformiste du Canada-Ouest, puis du parti Clear Grit, il est reconnu aujourd’hui comme l’un des Pères de la Confédération canadienne.

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Période 1


Entre 1840 et 1896 Le fédéralisme canadien : confédération ou fédération ? La conférence de Charlottetown (septembre 1864) Au cours de l’été 1864, les membres de la Grande Coalition apprennent que des représentants des colonies des Maritimes (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du Prince-Édouard) se réunissent à Charlottetown pour discuter d’un projet d’union. Or, selon ce projet, les colonies des Maritimes songent à former une fédération entre elles, sans inclure le Canada-Uni. Même s’ils ne sont pas invités officiellement, des représentants du Canada-Uni, dont Macdonald, Cartier et Brown, décident de se rendre à Charlottetown pour convaincre les participants d’inclure le Canada-Uni dans leur projet afin de former une fédération plus forte avec l’ensemble des colonies britanniques d’Amérique du Nord. Après de longues discussions, tous les délégués s’entendent sur le principe de la fédération et décident d’organiser une deuxième conférence pour approfondir le sujet. La conférence de Québec (octobre 1864)

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN3206076

Un mois plus tard, les 33 représentants du Canada-Uni, de la Nouvelle-Écosse, du NouveauBrunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve se rencontrent à nouveau à Québec. Après plusieurs jours de débats houleux, les représentants de chacune des colonies s’entendent et adoptent les 72 résolutions. Ce document, qui servira de base à la prochaine Constitution, rend officiel le projet de former une fédération. Les colonies veulent conserver une certaine indépendance, mais elles acceptent que cette structure soit centralisée et que le gouver­nement fédéral conserve la majorité des pouvoirs. Elles acceptent aussi que le nombre de députés à la Chambre d’assemblée soit proportionnel à la population de chaque colonie. Toutefois, le nombre de représentants au Sénat est fixé à 24 pour chaque région (Canada-Est, Canada-Ouest et Maritimes). Le principe de la construction d’un chemin de fer inter­colonial, condition jugée essentielle par les colonies des Maritimes est également accepté. Les 72 réso­­lutions doivent maintenant être approuvées par le Parlement de chacune des colonies et par Londres.

Brown

Macdonald

Cartier

1.21  Conférence de Québec

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 Les réactions des colonies au projet de fédération Canada-Est Le Parti rouge s’oppose farouchement au projet de fédération. Il considère que les francophones seront minoritaires et désavantagés dans cette structure politique. De plus, il considère que la population devrait être consultée. Le clergé et les conservateurs appuient le projet.

Canada-Ouest Le projet est bien accepté par la majorité de la population qui considère que la représentation proportionnelle sera à son avantage. Le projet est fortement soutenu par les gens d’affaires qui veulent profiter d’un plus grand marché pour leurs produits et du chemin de fer.

1.22  L’Acte d’Union, 1840 Canada-Uni Malgré une certaine opposition au Canada-Est, l’Assemblée du Canada-Uni adopte les 72 résolutions avec une nette majorité.

Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse Il y a une très forte opposition au projet. Il faudra que Londres force l’intervention du gouverneur pour que le projet soit accepté au Nouveau-Brunswick. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse sera alors en mesure de faire accepter la fédération, mais la population des deux colonies demeure très sceptique.

Terre-Neuve et Île-du-Prince-Édouard Elles rejettent spontanément le projet sans réel débat, considérant qu’elles n’en retirent aucun avantage.

Question Quelle caractéristique territoriale commune à l’Île-du-Prince-Édouard et à TerreNeuve fait en sorte que la construction d’un chemin de fer intercolonial ne leur procure aucun avantage ?

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Questions de synthèse 1. Nommez les cinq colonies que possède le Royaume-Uni en Amérique du Nord vers 1860.

2. Complétez le schéma suivant afin d’expliquer ce qu’est une fédération.

Pouvoir central

Pouvoirs régionaux

3. Lequel des énoncés suivants s’applique à une fédération ? a) Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux sont sur un pied d’égalité, mais leurs pouvoirs sont différents. b) Les provinces n’ont pas de pouvoirs ; elles appliquent les décisions du gouvernement fédéral. c) Le gouvernement fédéral a plus de pouvoirs que les provinces, mais les gouvernements provinciaux sont autonomes dans leurs champs de compétence. d) Les provinces ont plus de pouvoirs que le gouvernement fédéral, dont le rôle se limite à gérer les éléments communs à toutes les provinces. 4. Répondez par vrai ou faux. Corrigez l’énoncé s’il est faux. a) Tous les partis politiques se joignent à la Grande Coalition.

b) George Brown veut former une coalition dans le but de changer la structure politique du Canada-Uni.

c) La conférence de Charlottetown visait à former une fédération de toutes les colonies britanniques de l’Amérique du Nord.

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Période 1


Questions de synthèse (suite) 5. Complétez les étapes de la Confédération qui sont présentées dans le tableau ci-dessous.

Conférence de 1re étape

Entente de principe (septembre 1864) Adoption des (les bases de la future Constitution) Ce document précise que la structure de gouver­ Conférence de

2e étape

nement sera une

,

qu’on respectera le principe de la (octobre 1864) (Rep by Pop), et qu’on construira un intercolonial. Projet accepté ou refusé ? Terre-Neuve et Île-du-Prince-Édouard : . Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick :

3e étape

Débat dans chacune des colonies

à la suite des pressions du Royame-Uni et du gouverneur. Canada-Est :

de

justesse. Canada-Ouest : très majoritairement. 6. En observant les résultats du vote, que constate-t-on sur la position des Canadiens français relativement au projet de fédération ?

© Éditions Grand Duc

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Vote de l’Assemblée du Canada-Uni sur le projet de fédération Pour

Contre

Canada-Ouest

54

8

Canada-Est

37

25

Canadiens français

26

22

Total

91

33

Période 1


Entre 1840 et 1896

L’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 Les caractéristiques de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique © Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2895925

La conférence de Londres En 1866, une délégation canadienne se rend à Londres pour présenter le projet de fédération et le faire approuver par le gouvernement de la métropole. Le Royaume-Uni, qui considère que ses colonies lui coûtent de plus en plus cher, ne voit pas d’objection à leur donner un peu plus d’autonomie. Au début de 1867, une loi appelée Acte de l’Amérique du Nord britannique (AANB), qui deviendra la Constitution canadienne, est adoptée par le Parlement de Londres. Elle entre en vigueur le 1er juillet 1867. La naissance du Dominion du Canada

L’AANB reçoit la sanction royale et Victoria devient la première reine du Canada.

Bref, le Canada est autonome en ce qui a trait à ses affaires internes. Toutefois, le Royaume-Uni conserve le contrôle des affaires extérieures, comme les déclarations de guerre et les traités de paix, les opérations militaires et l’armée, ainsi que les traités économiques avec d’autres pays. © Gouvernement du Canada. Reproduit avec la permission de Bibliothèque et Archives Canada (2016). Source : Bibliothèque et Archives Canada/Department of National Defence fonds/e010777056

En adoptant l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, le Canada n’est plus une colonie, mais il n’est pas complètement indépendant. Le nouveau pays s’appelle le Dominion du Canada. Ce statut lui accorde une entière liberté en matière de lois, d’économie et d’affaires sociales.

1.23  Victoria, reine de l’Empire britannique de 1837 à 1901

1.24  Premier drapeau du Canada de 1868 à 1921

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2906009

Documents

1.25 Armoiries Armoiries du Canada, où l’on peut lire la devise du dominion en latin : A mari usque ad mare, qui signifie « D’un océan à l’autre ». 1.26  Le Canada en 1867

La devise du Canada, adoptée en 1921, aurait-elle pu être la même dès la naissance du Canada en 1867 ? Expliquez votre réponse.

Le partage des pouvoirs Le partage des pouvoirs entre les ordres de gouvernement est l’une des caractéristiques fondamentales d’une fédération. Le gouvernement fédéral conserve les pouvoirs qui, de manière générale, touchent l’ensemble du pays. Ces pouvoirs sont principalement liés à l’économie et à la défense : commerce, banques, monnaie, service postal, armée, droit criminel et droits des Autochtones.

Les gouvernements provinciaux ont des pouvoirs qui sont, de manière générale, de nature locale. Ces pouvoirs touchent principalement l’organisation sociale et culturelle : santé, éducation, propriétés, municipalités, droit civil, ressources natu­relles et sécurité sociale. À l’époque, les gouver­ nements provinciaux inter­viennent peu dans ces domaines et considèrent que leurs pouvoirs sont secondaires.

Pouvoirs partagés conjointement par les deux ordres de gouvernement : immigration et agriculture.

On détermine également que les pouvoirs résiduaires, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas expressément nommés ou qui touchent des secteurs qui n’existent pas à cette époque, comme l’aviation ou la radio, seront de responsabilité fédérale. © Éditions Grand Duc

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Période 1


Questions de synthèse 1. Quel est le nom de la Constitution canadienne adoptée en 1867 ?

2. Expliquez la différence entre un dominion et un pays indépendant.

3. Soulignez les domaines qui sont toujours contrôlés par le Royaume-Uni en 1867.

Le commerce L’armée

Les traités économiques La justice

L’éducation

Les banques

Les impôts

Les déclarations de guerre

4. Quel énoncé décrit la situation des soldats en 1867 ? Encerclez votre réponse. a) Les soldats canadiens font partie de l’armée canadienne. b) Les soldats canadiens font partie de l’armée britannique. c) Il n’y a pas de soldats canadiens ; c’est le Royaume-Uni qui assure la défense du Canada. 5. a) Nommez les quatre premières provinces canadiennes.

b) En 1867, quels sont les autres territoires appartenant au Royaume-Uni en Amérique du Nord ?

6. Quel est le statut de Terre-Neuve et de l’Île-du-Prince-Édouard en 1867 ?

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Période 1


7. Tracez un X dans la colonne appropriée selon que les situations décrites dans le tableau relèvent du gouvernement fédéral ou du gouvernement provincial.

Gouvernement fédéral

Situation

Gouvernement provincial

Les médecins réclament un meilleur salaire. On doit assurer la formation de nouveaux soldats. On élimine la pièce de 1 cent, qui coûte trop cher à produire. On décide de construire de nouvelles écoles. On accueille 100 000 immigrants cette année. Les facteurs décident de faire la grève. 8. a) À quel type de pouvoir peut-on associer un domaine qui n’existait pas au moment d’écrire la Constitution de 1867 ?

b) Quel gouvernement détient ce type de pouvoir selon l’AANB ?

c) À part l’aviation et la radio, nommez d’autres domaines associés à ce type de pouvoir.

9. a) À quelle date fut adopté l’Acte de l’Amérique du Nord britannique ?

b) À quoi correspond cette date aujourd’hui ?

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 Les structures politiques du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial du Québec La nouvelle Constitution du Dominion du Canada (l’AANB) détermine la structure des gouvernements. Cette structure, bien qu’assez semblable à celle de l’Acte d’Union, est multipliée, puisqu’on la trouve non seulement au palier fédéral, mais aussi dans les provinces, qui ont chacune leur propre gouvernement.

Les institutions Le pouvoir exécutif

Le pouvoir législatif

Le premier ministre :

Le Sénat :

Chef du gouvernement ; c’est généralement le chef du parti ayant obtenu le plus de députés à la suite des élections générales. Il choisit les ministres.

Composé de 72 sénateurs en 1867 (105 aujourd’hui). Nommés sur la recommandation du premier ministre, les sénateurs doivent étudier les projets de loi votés par la Chambre d’assemblée. Ils peuvent accepter la loi, proposer des modifications (amendements) ou forcer la Chambre d’assemblée à la revoir. Dans les provinces, c’est le Conseil législatif qui joue ce rôle, mais il sera aboli en 1968.

Le Conseil des ministres (ou Conseil exécutif) :

Chambre d’assemblée [Chambre des communes au fédéral et Assemblée législative au provincial] :

Les membres du Conseil, les ministres, préparent les projets de loi et dirigent les ministères. Ils sont responsables de l’application des lois. Comme c’est un gouvernement responsable, les ministres doivent rendre des comptes à l’Assemblée et à la population.

Les membres de la Chambre, les députés, sont élus par la population pour une période maximale de cinq ans. À la suite d’élections générales, le parti qui obtient le plus de députés forme le gouvernement et le deuxième parti forme l’opposition officielle. Les députés étudient les projets de loi, en débattent et votent les lois.

Le gouverneur général (au fédéral) et les lieutenants-gouverneurs (dans les provinces) : Nommés sur la recommandation du premier ministre, leur rôle consiste à sanctionner les lois, c’est-à-dire à les signer afin de pouvoir les mettre en vigueur. Ils agissent selon les instructions du premier ministre.

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Questions de synthèse 1. Complétez le schéma suivant, qui représente la structure du gouvernement du Canada.

Roi ou reine du Royaume-Uni Chef d'État du Canada

Au Royaume-Uni

Gouvernement

Au Canada

Gouvernements provinciaux

Sanctionne les lois fédérales.

Sanctionne les lois provinciales.

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Chef du gouvernement

Révise et vote les lois votées par les députés.

Chef du gouvernement

Révise et vote les lois votées par les députés.

Prépare les projets de lois et fait

Prépare les projets de lois et fait

les lois.

les lois. Pouvoir

Pouvoir

Les députés élus étudient les projets de loi, en débattent et votent les lois.

Les députés élus étudient les projets de loi, en débattent et votent les lois.

Population canadienne

Population de la

2. Dans cette structure, quelles sont les instances ou les gouvernants qui ne sont pas élus ?

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Période 1


Les relations fédérales-provinciales Centralisation ou décentralisation ? Même si la Constitution (AANB) établit assez clairement les champs de compétence de chacun des gouvernements, le gouver­ nement fédéral de John A. Macdonald veut centraliser les pouvoirs à Ottawa. Plusieurs sujets créent des dissensions entre les premiers ministres provinciaux et le gouvernement fédéral.

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN3319604

Entre 1840 et 1896

1.27  Parlement d’Ottawa

Quelques conflits entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux La répartition des revenus Dans l’AANB, il est prévu que les provinces reçoivent du gouvernement fédéral une somme fixe de 70 000 $ plus 0,80 $ par habitant selon la population de chaque province en 1861. Cependant, il n’est pas prévu de modifier cette somme en fonction de l’augmentation de la population. Les provinces lutteront pour obtenir un ajustement, mais elles n’y arriveront pas. Toutefois, elles pourront compter sur les revenus liés aux ressources naturelles et à la vente de permis, particulièrement les permis d’alcool. Le conflit scolaire Selon l’AANB, les droits des minorités linguistiques doivent être protégés. Néanmoins, certaines provinces, dont le Manitoba, font de l’anglais la seule langue officielle et cessent de subventionner les écoles catholiques francophones. Les Franco-Manitobains, soutenus par les Québécois, demandent au fédéral d’intervenir, mais ils se heurtent à un refus. Commence alors une saga judiciaire qui mènera à plusieurs jugements contradictoires. Il faudra attendre les années 1970 pour que les droits des Franco-Manitobains soient reconnus. Le droit de désaveu Selon l’AANB, le gouvernement fédéral a un droit de désaveu, c’est-à-dire qu’il peut annuler toute loi adoptée par un gouvernement provincial. John A. Macdonald utilisera ce droit à 20 reprises entre 1867 et 1876. Même si certains désaveux ont été contestés devant le Parlement britannique, il reste que les provinces réprouvent ces intrusions du fédéral.

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 © Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0002726852

Une conférence interprovinciale C’est dans ce contexte que le premier ministre du Québec, Honoré Mercier, organise, en 1887, la première conférence interprovinciale. Il y est surtout question de l’autonomie provinciale et de l’ingérence du gouvernement fédéral dans les champs de compétence provinciale. John A. Macdonald n’est pas présent à la conférence. L’expansion du Canada Au départ, le Canada ne compte que quatre provinces, mais rapidement le dominion va prendre de l’expansion, surtout vers l’ouest. En 1869, John A. Macdonald, le premier premier ministre du Canada, signe une entente avec la Compagnie de la Baie d’Hudson pour lui acheter la Terre de Rupert. Cette transaction de 1,5 million de dollars permet au Canada d’acquérir un gigantesque territoire entourant la baie d’Hudson et couvrant tout l’ouest du Canada jusqu’à

1.28  Honoré Mercier Premier ministre du Québec de 1887 à 1891 et ardent défenseur de l’autonomie provinciale

la frontière de la Colombie-Britannique. Ce territoire se développe rapidement et de nouvelles provinces se joignent au Canada.

Questions 1. Nommez les quatre provinces du Canada.

2. Quelles sont les caractéristiques territoriales communes de ces quatre provinces ?

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896

Yukon, 1898 C’est la ruée vers l’or qui attire des gens dans cette zone éloignée. L’augmentation de la population dans la région justifie la création d’un territoire séparé des Territoires du Nord-Ouest.

Territoires du Nord-Ouest, 1870 Ils sont créés avec l’achat de la Terre de Rupert.

1.29  Le Canada en 1905 Colombie-Britannique, 1871 Pour convaincre la ColombieBritannique de faire partie du dominion et surtout éviter qu’elle ne se joigne aux États-Unis, le gouvernement canadien s’engage à régler son importante dette et à construire un chemin de fer la reliant au reste du Canada.

© Éditions Grand Duc

Manitoba, 1870 Pour régler un conflit avec les Métis qui habitent la région, la province du Manitoba est créée dans le sud de l’ancienne Terre de Rupert.

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Île-du-Prince-Édouard, 1873 Six ans après avoir rejeté le projet, la petite colonie, très endettée, accepte de se joindre à la fédération à la condition que le Canada règle sa dette.

Période 1


Les soulèvements des Métis L’expansion du Canada ne s’est pas faite sans heurt. En effet, dès l’acquisition de la Terre de Rupert, le gouvernement canadien envoie des arpenteurs pour cartographier le territoire et planifier son développement. Au même moment, William McDougall devient lieutenant-gouverneur des Territoires du Nord-Ouest. Les Métis, qui habitent la région de la rivière Rouge, se sentent exclus de toutes ces décisions et perçoivent que le Canada risque de se développer sans tenir compte de leur présence.

Par ailleurs, quelque temps auparavant, les Métis avaient fait prisonniers quelques Canadiens qui essayaient de reprendre Fort Garry. L’un d’entre eux, Thomas Scott, homme très violent et méprisant envers les Métis, est jugé par une cour martiale et Louis Riel ordonne son exécution. L’Ontario réagit très mal à cette exécution et Riel est considéré comme un traître. Il doit fuir aux États-Unis ; sa tête est mise à prix. On offre une récompense de 5000 $ pour sa capture.

1.30  Fort Garry, Manitoba

© Bibliothèque et Archives Canada/C-048776

Dirigés par Louis Riel, les Métis décident d’organiser leur résistance. Ils empêchent l’arrivée de McDougall, prennent le contrôle de Fort Garry et forment un gouvernement provisoire, qui entreprend des négociations avec le gouvernement fédéral. Ces négo­ ciations mèneront à la création du Manitoba en 1870 et à l’adoption de la Loi sur les Indiens en 1876.

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2895343

Entre 1840 et 1896

Métis : Personne d’origine à la fois autochtone et européenne. 1.31  Exécution de Thomas

© Éditions Grand Duc

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Période 1


© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN4870786

Entre 1840 et 1896

Louis Riel Louis Riel (1844-1885), né à Saint-Boniface, étudie à Montréal avant de revenir dans sa communauté et d’en devenir le chef à l’âge de 25 ans. Après la première rébellion et sa participation à la création du Manitoba, il part aux États-Unis pour éviter d’être accusé du meurtre de Thomas Scott. Quinze ans plus tard, il revient pour diriger la rébellion en Saskatchewan, mais il a changé et il a maintenant des visions religieuses. Après sa défaite, il sera capturé, accusé de haute trahison et exécuté par pendaison. La pendaison de Riel sera un des premiers conflits importants entre les anglophones de l’Ontario et les Québécois. Pour les Ontariens, Riel est un traître qui doit être exécuté. Pour les Québécois, c’est un héros, un défenseur des Canadiens français. Macdonald prendra position en faveur des Ontariens et affirmera : « Même si tous les chiens du Québec aboient, Riel sera pendu ! »

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2837188

Un deuxième soulèvement des Métis et des Amérindiens

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN3623729

1.32  Amérindiens et Métis rendant les armes, 26 mai 1885

Quelques années plus tard, des arpenteurs sont envoyés en Saskatchewan où plusieurs Métis sont allés s’établir après l’arrivée de milliers de colons au Manitoba. Pour préserver leur mode de vie et leur territoire, les Métis convainquent Louis Riel de revenir pour mener une deuxième rébellion. Cependant, cette fois, Macdonald envoie 800 soldats par train. La rébellion est écrasée lors de la bataille de Batoche en mai 1885.

1.33  Procès de Louis Riel

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 Les affaires indiennes

La Loi sur les Indiens, 1876 Cette loi, adoptée par le gouvernement Mackenzie, vise clairement l’assimilation des Amérindiens et la disparition de leur culture traditionnelle. Elle définit les critères pour être reconnu comme Indien, réglemente les réserves et place les Amérindiens sous tutelle. Les Indiens sont mineurs devant la loi. Ils ne peuvent posséder de terres et doivent demander l’autorisation du gouvernement pour faire une foule de choses, comme quitter la réserve pour quelques jours. De plus, cette loi entraîne la création d’un réseau d’écoles et de pensionnats pour assimiler les Amérindiens dès leur plus jeune âge en les éduquant selon la culture canadienne. Cela se fait avec la collaboration des Églises protestante et

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN3368138

catholique qui peuvent ainsi poursuivre leur œuvre missionnaire. Celle-ci, qui consiste à civiliser et sédentariser les peuples autochtones, et surtout à leur faire adopter la religion chrétienne, sera facilitée par la mise sur pied des pensionnats.

1.34  La réserve de Duck Lake, en Colombie-Britannique

Réserves : Territoire qui, bien qu’appartenant au gouver­nement fédéral, est réservé exclusivement aux Amérindiens. Ceux-ci peuvent profiter de certains avantages, mais ils n’ont pas les mêmes droits que les autres citoyens canadiens.

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN4673935

Depuis l’achat de la Terre de Rupert, le gouvernement canadien cherche un moyen de prendre possession du territoire en concluant des ententes avec les Amérindiens qui y vivent. De 1871 à 1921, 11 traités, visant à prendre possession des terres de l’ouest et à assimiler et sédentariser les Amérindiens, sont signés avec les différentes nations. Dans ces traités, les Amérindiens cèdent leurs terres au gouvernement en échange de compensations financières et de droits de chasse et de pêche. Ces traités créent de nouvelles réserves, concept qui existe depuis 1850.

1.35  Le pensionnat de Cross Lake, au Manitoba

Histoire sociale La Loi sur les Indiens, qui s’appelait à l’origine Loi sur les sauvages, forçait les Amérindiens à posséder une carte d’identité pour circuler sur le territoire et ne leur accordait aucun droit politique. Les Amérindiens du Canada n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1960, plus de 40 ans après l’obtention du droit de vote pour les femmes. © Éditions Grand Duc

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Période 1


Questions de synthèse 1. Nommez l’instance politique ou le gouvernant qui se rattache à chacune des définitions suivantes. a) Ses membres non élus révisent et votent les projets de loi fédéraux.

b) Je sanctionne les lois provinciales.

c) Je regroupe tous les députés fédéraux.

d) Chef du gouvernement canadien.

e) J’ai été aboli au provincial en 1968.

2. Lisez la citation d’Honoré Mercier. « Quant à la Confédération, elle nous fut imposée sous la forme fédérative, mais en réalité [...] nos provinces ont cédé la souveraineté qu’elles possédaient avant 1867 pour ne garder que la dépendance vis-à-vis du pouvoir central. » Discours sur l’avenir du Canada, 1893

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0002726852

f) Chef d’État du Canada, représenté par le gouverneur général.

a) Qui est Honoré Mercier ?

b) À qui fait-il référence lorsqu’il parle du pouvoir central ?

c) De quel principe, défendu par Mercier, est-il question dans cette citation ?

3. a) Qu’est-ce qu’une conférence interprovinciale ?

b) En quelle année la première conférence interprovinciale a-t-elle eu lieu ? © Éditions Grand Duc

50

Période 1


4. Complétez la ligne du temps sur l’évolution territoriale du Canada en ajoutant le nom des provinces et la date de leur entrée dans le Canada.

1860

1870

1880

1890

1900

1910

1920

1930

1940

1950

• • Ontario • • Nouvelle-Écosse

5. Pourquoi est-il si important pour les Franco-Manitobains d’avoir des écoles francophones ?

6. Qu’est-ce que le pouvoir de désaveu ? Encerclez la définition appropriée. a) La reine peut annuler une loi adoptée par le gouvernement du Canada. b) Le gouvernement fédéral peut annuler une loi adoptée par une province. c) Un gouvernement provincial peut annuler une loi adoptée par le gouvernement fédéral. d) Toutes ces réponses

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Questions de synthèse (suite) 7. Quel lien y a-t-il entre le développement de l’Ouest canadien, la construction du chemin de fer et la révolte des Métis ?

8. Complétez le texte sur les soulèvements des Métis. , chef des Métis, doit empêcher le gouvernement de s’emparer des terres qui leur appartiennent. Pour mettre fin au soulèvement, négocie avec les rebelles et décide de créer le en

. Riel doit fuir aux

parce qu’il est recherché pour le meurtre de

.

En 1885, lors du deuxième soulèvement en

, les

Métis convainquent Riel de revenir. Cette fois, il est fait prisonnier et accusé de . Malgré l’opposition du prend position en faveur de l’

, Macdonald et Riel est pendu

en novembre 1885.

9. a) Quel est le statut des Amérindiens selon la Loi sur les Indiens de 1876 ?

b) Quel était le but du gouvernement en adoptant la Loi sur les Indiens en 1876 ?

c) À part les réserves, quel autre moyen le gouvernement a-t-il utilisé pour atteindre son but plus rapidement ?

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896

Les migrations De 1840 à 1867, la population s’accroît moins rapidement que dans les années 1830. L’immigration transatlantique, principalement celle qui provient du Royaume-Uni, diminue. Dans les années 1840, le Canada verra toutefois une vague d’immigrants irlandais, qui fuient la famine sévissant dans leur pays, venir s’y établir. Les conditions du voyage sont si terribles qu’elles entraînent des épidémies de choléra et de typhus. Ces immigrants s’installent majoritairement dans le Canada-Ouest, où ils trouvent une population anglophone et de nombreuses terres agricoles. Ceux qui s’installent au Canada-Est s’établissent surtout dans les secteurs anglophones de Montréal et dans les Cantons-de-l’Est.

Concept

Phénomène associé aux mouvements des populations. L’émigration est l’action de quitter son pays pour aller s’établir dans un autre. L’immigration est l’action de venir dans un pays pour s’y établir.

Migration :

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN3623253

La première phase d’industrialisation

1.36  Navire de colonisation britannique, Peter Rindisbacher

Par ailleurs, l’émigration vers les États-Unis augmente. Le système seigneurial nuit à la disponibilité de nouvelles terres pour l’installation des Canadiens et des immigrants. Pour éviter l’exode massif des jeunes du pays vers les États-Unis, le gouvernement ouvre de nouvelles régions de colonisation, tels le Saguenay–Lac-Saint-Jean et la Mauricie. Il ouvre également de nouveaux chemins et développe le réseau de chemins de fer.

© Musée McCord /MP-0000.103.31

Document Décrivez les conditions de vie des chercheurs d’or.

1.37  Chargement d’or sur des chevaux

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896

À la fin du 18e siècle, l’Europe connaît d’importants changements économiques et sociaux qui annoncent la révolution industrielle. L’industrialisation, qui s’amorce en Angleterre, est possible grâce aux grandes améliorations techniques, notamment le moteur à vapeur et la mécanisation des manufactures. La production locale se développe désormais dans une perspective industrielle générant des profits. Cette nouvelle orientation marque le début du capitalisme industriel.

1.38  Un tracteur à vapeur L’arrivée de la machine à vapeur viendra modifier non seulement les moyens de transport avec la locomotive et le bateau à vapeur, mais aussi l’industrie qui l’adoptera.

© Musée McCord /M930.50.8.443

L’industrialisation arrive plus tard dans les colonies nord-américaines. Plusieurs facteurs, notamment la politique de mercantilisme du Royaume-Uni envers ses colonies, expliquent ce retard. Toutefois, à partir de 1840, avec l’arrivée au pouvoir de nouvelles figures politiques au CanadaUni, le pays connaîtra sa première phase d’industrialisation. Ce premier essor industriel viendra modifier les rapports sociaux, l’organisation du territoire et les moyens de transport sur le sol canadien.

© Shutterstock/81345874

L’industrialisation

Concept

Passage d’une production artisanale à une production mécanique ou mécanisée.

Industrialisation :

Capitalisme industriel : Type d’économie capitaliste où l’industrie joue un rôle dominant dans l’activité économique et dont les principes de base sont la production de masse, la division technique du travail, l’appropriation des moyens de production par des agents économiques privés et la recherche du profit.

© Éditions Grand Duc

1.39  Page couverture du guide de navigation de la International Railway and Steam L’industrialisation a nécessité de nombreuses améliorations relativement aux moyens de transport, notamment le développement du réseau de chemins de fer sur le territoire canadien.

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Période 1


Entre 1840 et 1896

© Musée McCord /M994X.5.129.2

Dans la seconde moitié du 19e siècle, la révolution industrielle qu’ont connue le Royaume-Uni et les États-Unis commence au Canada. Entre 1851 et 1896, avec l’arrivée du moteur à vapeur, les ateliers d’artisans cèdent la place aux usines qui misent sur la mécanisation de la production. L’abolition du régime seigneurial en 1854 libère des terres et brise le monopole des seigneurs sur les cours d’eau et leur potentiel énergétique, et sur les moulins. Les terres libérées permettent de construire des usines et des manufactures.

Les avancées technologiques ont touché non seulement les transports, mais aussi les moyens de communication, qui ont grandement évolué au cours du 19e siècle avec l’arrivée de la télégraphie. Des fils métalliques permettent de transmettre rapidement des informations de nature économique, politique ou sociale sur de très longues distances.

Monopole : Situation dans laquelle un seul individu ou une seule organisation détient les droits d’exploitation sur un produit ou un service, par exemple le monopole de la société Hydro-Québec sur la production de l’énergie hydroélectrique au Québec.

Document Observez attentivement l’image ci-contre. 1. Pendant la première phase d’industrialisation, où les usines s’implantent-elles principalement ?

2. Entre 1851 et 1896, la valeur de la production dans les industries manufacturières canadiennes s’est multipliée par 75. Quel facteur explique cette augmentation ?

© Éditions Grand Duc

© Musée McCord /M930.50.5.567

Par ailleurs, le développement du réseau de transport favorise l’expansion de l’industrie au Canada. Les marchandises peuvent ainsi être acheminées plus facilement dans les ports pour être exportées.

1.40  Installation de la ligne télégraphique entre Terre-Neuve et l’île du Cap-Breton

1.41  Une manufacture de poêles vers 1850

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Période 1


Entre 1840 et 1896 La mécanisation et ses impacts

Les secteurs de production

La première phase d’industrialisation vient modifier le rapport au travail. Avant la mécanisation, la production d’articles manufacturiers était le fruit du travail d’artisans spécialisés (menuisiers, cordonniers, etc.). L’arrivée des machines permet la production à la chaîne. Les ouvriers qui y travaillent, non spécialisés, effectuent de façon répétitive seulement une tâche dans les étapes de fabrication d’un produit.

Au Québec, l’industrie légère regroupe les manufactures comme les raffineries de sucre, les laiteries et les usines de textile. L’industrie lourde, quant à elle, regroupe les fonderies ainsi que l’industrie du bois (chantiers navals, construction, scieries).

Mécanisation :

© Musée McCord

Passage d’une production artisanale faite à la main à une production faite avec des machines.

Documents Observez les images ci-contre. Celle de gauche représente la « vieille façon » de fabriquer des chaussures et celle de droite la « nouvelle façon ». 1. Quel nouveau phénomène est représenté par ces images ?

1.42  La nouvelle façon : 300 paires par jour, John Henry Walker (1880)

2. Que permet ce nouveau phénomène ?

3. Que peut-on déduire des métiers des deux personnages ?

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 Les conditions de travail et la division du travail L’augmentation de la production et des besoins en main-d’œuvre entraîne la division du travail. De plus en plus de femmes et d’enfants sont employés dans les manufactures, particulièrement dans les secteurs du textile et de l’alimentation, alors qu’on ne trouve que des hommes dans l’industrie lourde.

L’importance de ces organisations et l’hostilité envers elles amènent le gouvernement de Macdonald à adopter en 1872 la Loi sur les syndicats ouvriers qui légalise les syndicats. Puis, en 1889, le rapport de la Commission royale sur les relations entre le capital et le travail dresse un bilan des impacts de l’industrialisation et reconnaît le rôle important que jouent les syndicats.

© Musée McCord

Les conditions de travail sont difficiles à cette époque et les journées de travail sont très longues. Dans la première phase d’industrialisation, les mouvements ouvriers sont rares, car les syndicats ne sont pas tolérés. Les gouvernements tendent à protéger les employeurs plutôt que les employés. Au courant des années 1850, les syndicats s’établissent dans les grands centres urbains, regroupant surtout des travailleurs spécialisés. Ils s’allient avec des syndicats représentant les mêmes corps de métiers aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le mouvement ouvrier revendique des journées de travail de 9 heures, alors qu’elles sont de 12 heures en 1872.

En 1873, le Syndicat du travail du Canada est formé et représente surtout les travailleurs du sud de l’Ontario. Il est remplacé en 1883 par le Congrès des métiers et du travail du Canada (CMT), qui deviendra le porte-parole des travailleurs à l’échelle du pays. Le CMT est dissous en 1893, mais il aura contribué à unir les travailleurs et à leur faire prendre conscience de leur condition. Une autre organisation de défense ouvrière, les Chevaliers du travail, organisent plus de 450 assemblées au pays, principalement en Colombie-Britannique, au Québec et en Ontario.

Document L’image ci-contre montre les ouvriers d’une scierie au 19e siècle. 1. Que peut-on dire de la composition démographique de ce groupe de travailleurs ?

2. Qu’y a-t-il de changé, aujourd’hui, par rapport à ce qu’on observe sur la photo ?

© Éditions Grand Duc

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1.43  Ouvriers à la scierie de Hawksbury Mills, vers 1895

Période 1


Entre 1840 et 1896 L’urbanisation

© Musée McCord /MP-0000.1255.1

Le développement du Canada-Est repose principalement sur la ville de Montréal, qui, dans les années 1840, était déjà considérée comme la ville commerciale la plus importante de l’Amérique du Nord britannique. Montréal est un carrefour ferroviaire et un port maritime en émergence. La ville attire grandement les immigrants qui veulent tenter leur chance dans le commerce et les populations rurales qui tentent d’échapper à la pauvreté. Toutefois, le développement urbain entraîne des inégalités sociales qui se reflètent dans les quartiers.

Année 1901 1861 1831 1800 0

100 000

200 000

300 000

Nombre d’habitants

1.44  Évolution de la population de Montréal de 1831 à 1901

1.45  La station de la Grosse Île Des milliers d’immigrants, principalement des Irlandais, mais aussi des Anglais et des Écossais, viennent grossir les rangs des travailleurs dans les milieux urbains comme Montréal. Comme ils sont souvent porteurs de maladies contagieuses tel le typhus, les autorités coloniales instaurent une station de quarantaine à la Grosse Île. La station sera active de 1832 à 1937.

Histoire sociale À Montréal, les quartiers et les rues se divisent selon leur vocation (résidentielle, commerciale ou industrielle). Les profils sociaux et culturels se détachent. Les gens riches quittent le cœur de la ville pour les hauteurs du mont Royal. L’élite anglophone britannique s’établit dans des quartiers comme Westmount. À l’opposé, des quartiers ouvriers se développent près des usines et des manufactures. Montréal n’est pas la seule ville qui se développe. Québec connaît aussi un essor important, notamment grâce à la présence de la seule université francophone en Amérique du Nord et à un secteur manufacturier actif. L’industrialisation entraîne le développement d’autres villes comme Sherbrooke, Trois-Rivières et Salaberry-de-Valleyfield.

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Questions de synthèse 1. Comment s’appelle le changement majeur amorcé au Royaume-Uni à la fin du 18e siècle, qui vient modifier la vision de l’économie et l’industrie ?

2. Au cours du 19e siècle, la population de Montréal augmente rapidement. Cette augmentation s’explique par une forte immigration et un exode rural. Nommez les pays d’où viennent les immigrants et expliquez en quoi consiste l’exode rural.

3. Ajoutez les mots suivants au bon endroit dans le paragraphe. émigration • augmente • moins • immigration

La population canadienne s’accroît

rapidement

entre 1840 et 1867. L’ l’

diminue tandis que vers les États-Unis

.

4. Quel lien existe-t-il entre le départ de jeunes Canadiens vers les États-Unis et l’ouverture de nouvelles régions de colonisation ?

5. Expliquez l’affirmation suivante : Le développement urbain de Montréal reflète les inégalités sociales.

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 Le réseau de transport continental de l’est

1.46  Une locomotive Les chemins de fer offrent de nombreux avantages. Ils sont utilisables toute l’année, ils peuvent traverser les montagnes et ils sont moins hasardeux que le transport maritime. © Musée McCord /M930.50.1.72

Sur l’initiative d’hommes d’affaires comme Francis Hincks, une entreprise de chemin de fer est fondée pour relier Montréal et Toronto : la Compagnie du Grand Tronc. Une grande partie des capitaux nécessaires à la construction de la voie ferrée proviennent du Royaume-Uni. L’État canadien investit également, même si les travaux sont réalisés par des entreprises privées. Cet investissement fait passer la dette du Canada-Uni de 19 millions de dollars en 1850 à 50 millions en 1860. La plus remarquable construction du réseau créé par le Grand Tronc est le pont Victoria, qui traverse le Saint-Laurent à Montréal. L’entreprise développe ensuite son réseau vers les États américains, comme le Maine, pour pouvoir effectuer le transport de marchandises vers les États-Unis. L’accès aux ports, comme celui de Portland, devient également un enjeu primordial. Au moment de la Confédération, le réseau ferroviaire du Grand Tronc, avec ses 2 055 km de voies ferrées, est le plus grand du monde. Il favorisera le développement du cœur

industriel canadien, principalement concentré à Montréal et à Toronto, ces villes ayant dorénavant une voie d’accès au marché américain. © Shutterstock 228666433

Avant 1847, le réseau ferroviaire canadien ne comprend que quelques tronçons, appelés chemins de portage, qui permettent d’éviter certains obstacles liés au transport maritime des marchandises.

Question 1.47  Carte du réseau de chemins de fer du Grand Tronc

Qu’est-ce que le Grand Tronc ?

© Éditions Grand Duc

Le Grand Tronc symbolise non seulement la modernisation du réseau de transport au Canada, mais aussi le désir de développer et de relier les colonies de l’Amérique du Nord britannique. La carte ci-dessus montre l’étendue du réseau canadien totalisant plus de 3 000 km.

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Période 1


Entre 1840 et 1896 La Politique nationale En 1873, une grande crise secoue l’économie mondiale, qui s’est développée rapidement depuis le début de l’industrialisation. Le gouvernement canadien doit agir pour relancer l’économie. Il doit notamment trouver un moyen pour rendre les produits canadiens plus concurrentiels avec les produits américains qui sont toujours moins chers depuis la fin du Traité de réciprocité en 1866. Après des années de libre-échange, le Canada revient au protectionnisme. La solution de Macdonald En 1878, Macdonald réussit à se faire élire en proposant un vaste programme visant à relancer l’économie canadienne. Ce programme, appelé Politique nationale, comprend trois volets.

1 L’augmentation des tarifs douaniers Les étrangers, Américains ou Européens, qui veulent vendre leurs produits au Canada doivent payer des droits de douane. En augmentant ces taxes douanières, Macdonald garantit que les produits étrangers seront toujours plus chers que les produits canadiens et assure des revenus au gouvernement fédéral. Ainsi, les consommateurs canadiens consommeront davantage les produits du pays. C’est ce qu’on appelle le protectionnisme, c’est-à-dire une politique tarifaire qui protège les industries canadiennes. À l’inverse, le libre-échange élimine les tarifs douaniers et favorise les échanges entre pays. 2 La construction du chemin de fer La hausse des tarifs douaniers permet au gouvernement d’augmenter ses revenus. Il pourra ainsi financer la construction du chemin de fer transcontinental. Ce chemin de fer, qui reliera le Canada d’est en ouest, favorisera le développement de l’Ouest canadien. 3 L’intensification de l’immigration vers l’Ouest Le train du Canadien Pacifique qui traverse le Canada permettra de développer et de coloniser beaucoup plus facilement les immenses terres de l’Ouest. Une vaste campagne publicitaire est lancée pour attirer les immigrants européens. Cette nouvelle population favorisera la création d’un véritable marché intérieur pour les industries du Québec et de l’Ontario.

Marché intérieur : Ensemble des consommateurs à l’intérieur d’un pays.

© Éditions Grand Duc

61

Période 1


Questions de synthèse 1. Qu’est-ce qui explique l’augmentation de la dette du Canada-Uni, qui passe de 19 millions de dollars en 1850 à 50 millions en 1860 ?

2. Pourquoi dit-on que les objectifs de la construction des chemins de fer ne sont pas atteints ?

3. Complétez le schéma suivant pour illustrer les trois volets de la Politique nationale de Macdonald.

Crée un marché intérieur pour les produits canadiens.

Permet de financer…

Politique nationale

Ce nouveau réseau de transport favorise…

© Éditions Grand Duc

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Période 1


© Bibliothèque et Archives nationales du Québec

4. La publicité ci-contre visait à convaincre les Britanniques d’immigrer dans l’Ouest canadien. Qu’est-ce que le gouvernement offrait à ces immigrants pour les attirer dans cette région ?

6. Expliquez comment le développement de l’Ouest canadien peut être bénéfique pour les entreprises du Québec et de l’Ontario.

© Éditions Grand Duc

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© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN29589672895343

5. Quel est le rôle du chemin de fer dans la Politique nationale ?

Période 1


Entre 1840 et 1896 L’Église catholique : deux mouvements qui s’opposent

Le nationalisme de survivance

Nombreux sont ceux pour qui tant que les Canadiens resteront de bons agriculteurs catholiques, la culture canadienne résistera à l’assimilation anglaise. © Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2837299

L’Église catholique a toujours occupé une place importante dans la société québécoise, mais c’est dans la seconde moitié du 19e siècle qu’elle devient véritablement le pilier central de la société. Après l’échec des rébellions et surtout avec l’adoption de l’Acte d’Union, qui visait clairement l’assimilation des Canadiens français, l’Église catholique devient une bouée de sauvetage pour la culture canadienne-française.

Pour plusieurs, c’est la religion catholique et la langue française qui distinguent la culture canadienne-française. L’Église catholique représente donc la meilleure protection contre l’assimilation. C’est une époque au cours de laquelle les Canadiens français se referment un peu sur eux-mêmes et se réfugient dans un certain traditionalisme.

1.48  François-Xavier Garneau De 1845 à 1852, François-Xavier Garneau publie en quatre volumes l’Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu’à nos jours, c’est-à-dire jusqu’à l’Acte d’Union. L’œuvre de Garneau est une réponse à Lord Durham qui avait affirmé que le peuple canadien n’avait pas d’histoire. Par cet ouvrage, l’auteur veut rendre les Canadiens fiers de leur passé et mousser le sentiment nationaliste de la population.

À partir des années 1840, deux courants de pensée s’opposent : l’ultramontanisme et l’anticléricalisme.

L’ultramontanisme

L’anticléricalisme

Les ultramontains considèrent que l’Église est supérieure à l’État, ce qui justifie que l’Église se mêle de tout ce qui touche la société. L’État ne devrait pas s’ingérer dans les domaines contrôlés par l’Église, comme l’éducation, la santé et les affaires sociales. Manifestations de l’ultramontanisme • Construction d’églises de plus en plus grosses • Multiplication des statues et des monuments religieux • Augmentation du nombre de prêtres et de religieuses • Renforcement de l’Index (liste des livres interdits) • Plusieurs interdits : théâtre, danse, pique-niques, etc.

Les anticléricaux ne sont ni contre l’Église catholique, ni contre les croyances catholiques. Ils sont contre l’intervention de l’Église dans les affaires politiques. Pour eux, l’Église devrait intervenir seulement dans les affaires religieuses. Ils considèrent que l’Église exerce une trop grande influence dans la société et prônent une séparation de l’Église et de l’État. Manifestations de l’anticléricalisme • Création de l’Institut canadien de Montréal et de sa bibliothèque comptant plusieurs livres interdits • Création du Parti rouge • Création des journaux L’Avenir et Le Pays

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896

L’affaire Guibord

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0002728346

L’affaire Guibord est certainement l’exemple le plus frappant de la lutte entre ultramontains et anticléricaux. Joseph Guibord, membre de l’Institut canadien de Montréal, meurt en 1869. Comme Mgr Bourget l’a excommunié parce qu’il s’obstinait à fréquenter l’Institut, il ne peut être enterré dans un cimetière catholique. Enterré temporairement dans un cimetière protestant, sa femme porte la cause devant la cour. Après une longue saga judiciaire, le juge donne

© Éditions Grand Duc

raison à la famille Guibord et ordonne que le corps soit transféré dans un cimetière catholique. Pour éviter des manifestations houleuses, le corps est escorté par 1 235 soldats et mis en terre dans un cercueil en béton. Mgr Bourget n’a pas dit son dernier mot : il décide de désacraliser (enlever le caractère sacré) la parcelle de terre où Guibord est enterré.

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0002730052

Comme l’Église s’occupe des affaires sociales (éducation, santé, aide aux démunis, orphelinats, hospices, etc.), toutes les institutions qui s’y rattachent deviennent confessionnelles, c’est-à-dire associées à une religion précise. À la fin du 19e siècle, la plupart de ces institutions sont dédoublées. En effet, comme l’Église catholique n’offre ces services qu’aux francophones catholiques, les protestants anglophones prennent en charge leurs propres écoles, leurs hôpitaux et leurs organismes communautaires.

1.49  Cercueil en béton pour Guibord

Monseigneur Ignace Bourget, évêque de Montréal de 1840 à 1876 Ultramontain et autoritaire, il fait venir plusieurs communautés religieuses de France et accroît le nombre de nouveaux prêtres. Il fait construire la cathédrale de Montréal, une réplique de la basilique Saint-Pierre à Rome. Il veille à ce que l’Église prenne en charge l’éducation et les affaires sociales. Pour lui, l’Église doit être présente dans toutes les sphères de la société. Il fait même publier des journaux (Mélanges religieux et Nouveau Monde) pour contrer les idées libérales et anticléricales.

65

Période 1


Questions de synthèse 1. Associez les mouvements de pensée suivants à la phrase appropriée. Ultramontanisme

Grâce à la religion catholique et à l’agriculture, la culture canadienne-française sera protégée.

Nationalisme de survivance

L’Église et l’État devraient être séparés.

Anticléricalisme

L’Église est supérieure à l’État.

2. Quelle manifestation de l’ultramontanisme dans la société québécoise est représentée sur chacun des documents ci-dessous ?

1865-1869

1860-1864

1855-1859

1850-1854

1845-1849

1840-1844

1835-1839

1830-1834

b)

1820-1824

Nombre de membres du clergé 1 100 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0

1825-1829

a)

Année

Le nombre de membres du clergé au fil des années

L’église Saint-Jean-Baptiste à Québec, construite en 1883

3. Quel mouvement de pensée est associé à l’Institut canadien de Montréal ? Expliquez votre réponse. a) Le nationalisme de survivance

b) L’ultramontanisme

c) L’anticléricalisme

Explication :

4. Quel moyen les ultramontains et les anticléricaux utilisent-ils pour diffuser leurs idées ?

© Éditions Grand Duc

66

Période 1


Entre 1840 et 1896 Le rôle des femmes

Quelques dates importantes dans l’histoire des femmes

Image : P1_AAAA 1849

Suppression du droit de vote des femmes

1865

L’instruction des enfants est confiée surtout à des femmes

1875

Première femme diplômée d’une université en Amérique du Nord britannique

1875

Formation d’infirmières laïques

1884

Laure Conan devient la première romancière canadienne-française

Pourtant, le système juridique canadien maintient les femmes dans une situation de dépendance envers leur mari. De plus, elles sont victimes de discrimination dans les établissements d’enseignement puisqu’elles ne sont pas admises dans les principales facultés universitaires. Inspirées par les mouvements féministes européens, les femmes lutteront afin de renverser cette situation.

© Shutterstock/359268230

Jusqu’au milieu du 19e siècle, les femmes s’occupent essentiellement des tâches domestiques. Le jardinage, la cuisine et les travaux de la ferme font partie de leurs tâches quotidiennes. La révolution industrielle entraînera une profonde transformation du rôle des femmes. Les usines et les manufactures nécessiteront une main-d’œuvre de plus en plus abondante et les femmes seront embauchées.

1.50  Le travail à la ferme

Histoire sociale Les femmes et le droit de vote Avant 1849, les femmes propriétaires au Québec bénéficiaient d’un droit de vote au même titre que les hommes. Toutefois, en 1849, des législateurs, tel Louis-Joseph Papineau, suppriment le droit de vote des femmes. Le droit de vote deviendra un combat primordial pour les mouvements féministes, notamment le Toronto Women’s Literary Club, dont la fondatrice, Emily Howard Stowe, est également la première femme médecin du Canada.

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Entre 1840 et 1896 Les femmes dans le système d’éducation Jusqu’au milieu du 19e siècle, les familles de classe moyenne engagent régulièrement des femmes comme gouvernantes ou des précepteurs qui instruisent leurs enfants à la maison. En 1871, l’ouverture d’écoles publiques dans le Canada-Ouest permet aux filles et aux garçons de fréquenter l’école. Toutefois, pour recevoir une éducation supérieure, les femmes doivent fréquenter des établissements privés.

exclusivement par des femmes. Elles investissent donc massivement le marché du travail et représentent une main-d’œuvre moins coûteuse puisque leurs salaires sont plus bas. On reconnaît leur habileté dans l’éducation des jeunes, mais la discrimination demeure puisque leurs salaires sont moins élevés. En outre, les postes de direction restent occupés majoritairement par des hommes. Les congrégations religieuses Depuis le début de la colonisation, les congrégations religieuses soutiennent le développement de la colonie et manifestent leur présence dans les milieux ruraux où elles ouvrent des écoles. Leur implication est importante puisque, avant la Confédération, les services sociaux publics sont presque inexistants.

Au début du 19e siècle, les femmes occupent une place privilégiée dans le domaine de l’enseignement : elles dispensent des cours à la maison. Certaines arrivent même à ouvrir leurs propres écoles privées. Dès 1850, les écoles publiques commencent à les embaucher massivement. En 1900, les cours primaires sont dispensés presque

Observez l’image ci-contre et répondez aux questions suivantes.

© Shutterstock/268961546

Document

1. Qui s’occupe des orphelinats à cette époque ?

2. Pourquoi en est-il ainsi ?

3. Comment décririez-vous les conditions de vie dans les orphelinats ?

© Éditions Grand Duc

68

1.51  Un orphelinat

Période 1


Entre 1840 et 1896 Manifestations socioculturelles : peinture et littérature L’art canadien au 19e siècle

européens. Toutefois, à partir de 1840, les tableaux reflètent de plus en plus la réalité canadienne et les peintres peaufinent leurs propres techniques. © Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2897723

Dans la période suivant les rébellions des Patriotes, un nouveau courant littéraire émerge au Canada-Est : la littérature patriotique. On reprend les thèmes de l’héroïsme et de la fatalité en défendant la patrie, la culture et la religion, considérés comme les piliers de la société canadienne-française. Le mouvement se concrétise avec l’École patriotique de Québec, fondée par Octave Crémazie et Louis Fréchette en 1860. Les écrivains associés à ce mouvement littéraire parlent de la résistance du peuple français devant les Anglais. Les héros mis en scène sont des découvreurs, des missionnaires, des soldats, des coureurs des bois ou des hommes publics servant à glorifier la nation canadienne-française et à s’assurer qu’elle ne déroge pas de son devoir de survivance.

1.52  Peinture de Peter Rindisbacher L’immigrant suisse Peter Rindisbacher peignait des scènes de l’Ouest canadien. Cette peinture de 1822 représente la chasse aux bisons, une activité économique très importante dans cette région.

En peinture, le Canada reste profondément influencé par l’art et les courants artistiques

Quels éléments représentés sur ce timbre reflètent la réalité du Canada-Est ?

© Shutterstock/420349912

Document

1.53  Timbre représentant une œuvre de Cornelius Krieghoff, un artiste qui peignait des paysages et des scènes de la vie quotidienne

© Éditions Grand Duc

69

Période 1


Entre 1840 et 1896 L’enseignement supérieur au 19e siècle

© Shutterstock/352906211

L’enseignement supérieur joue un rôle primordial dans la formation citoyenne. Au Canada-Ouest, à partir du milieu du 19e siècle, on décide de ne plus utiliser les manuels scolaires américains dans les écoles supérieures. On opte plutôt pour la matière enseignée dans les écoles irlandaises, qui est bien adaptée à la population protestante et catholique.

Les premières universités tentent d’implanter le modèle britannique et sont de confession anglicane. Elles offrent le tutorat et la résidence sur le campus. L’Université de Toronto devient la première université canadienne. Au moment de la Confédération, en 1867, les provinces fondatrices (Québec, Ontario, NouveauBrunswick, Nouvelle-Écosse) comptent 17 établissements d’enseignement supérieur. Toutefois, certaines universités sont peu fréquentées. Au cours des décennies suivantes, la fréquentation du milieu universitaire sera en hausse.

Date d’ouverture des universités de l’Amérique du Nord britannique

1.54  Ancien séminaire de Québec Ce bâtiment deviendra l’Université Laval en 1852. Sous le Régime français, c’était le lieu de formation des prêtres.

King’s College

1789

Université McGill

1821

Université de Toronto

1827

Université de Fredericton

1829

Université Laval

1852

Université Saint-François-Xavier

1853

Question Quelles modifications les universités du Canada-Ouest ont-elles apportées à leur programme de formation au milieu du 19e siècle ?

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Période 1


Entre 1840 et 1896 L’industrie forestière Dans la seconde moitié du 19e siècle, les scieries du Canada-Est jouissent d’une augmentation de la demande américaine pour des planches, des bardeaux et d’autres matériaux de construction. La signature du Traité de réciprocité avec les États-Unis en 1854 donne accès à un nouveau marché lucratif.

© Shutterstock/335530667

© Musée McCord/I-16316

L’industrie du bois représente la plus importante activité économique du Canada pendant une grande partie du 19e siècle. En Europe, la demande est forte. Par conséquent, l’industrie forestière attire de nombreux investisseurs et une forte immigration dans les nouvelles régions de colonisation. Les grands territoires boisés sont offerts principalement aux grosses entreprises forestières. On veut éviter que les colons obtiennent de trop grandes étendues de terre par crainte qu’ils se détournent de la culture intensive.

1.56  Scierie de Hawkesbury, en Ontario, 1865 Des scieries, comme celle de Hawkesbury , en Ontario, profitent de divers aménagements liés au transport ferroviaire et maritime pour exporter leur production au Royaume-Uni et aux États-Unis.

1.55  Une scierie Des entrepreneurs installent des scieries le long des rivières dont le courant est suffisant pour alimenter les usines.

Question Qu’est-ce qui permet aux scieries du Canada-Est de développer le commerce avec les États-Unis au milieu du 19e siècle ?

© Éditions Grand Duc

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Période 1


L’exploitation agricole

© Musée McCord/N-1979.155.1.400

Entre 1840 et 1896

© Musée McCord/VIEW-8609

À l’ère de l’industrialisation et de la mécanisation des manufactures, le premier secteur manufacturier est celui des produits alimentaires. L’industrie agricole la plus importante demeure celle de la production laitière, notamment la production de beurre et de fromage.

1.58  St. Lawrence Sugar Refining Company Les deux plus importantes raffineries de l’époque, la Redpath and Sons et la St. Lawrence Sugar Refining Company, emploient environ 500 ouvriers.

1.57  Une ferme en Alberta Les producteurs céréaliers qui exploitent les terres fertiles de la plaine de Montréal et ceux du CanadaOuest et du Midwest américain se livrent une concurrence féroce.

L’accroissement des exportations et la construction de chemins de fer entraînent une modernisation du modèle d’affaires agricoles. Les cultivateurs se spécialisent et cherchent à commercialiser leurs produits.

Questions 1. Quel changement la révolution industrielle entraîne-t-elle dans le modèle d’affaires des cultivateurs ?

2. À quelles innovations technologiques (2) attribuez-vous le changement dans le modèle d’affaires agricoles ?

© Éditions Grand Duc

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Période 1


Questions de synthèse 1. À quel mot associez-vous la définition suivante ? « Une situation dans laquelle un seul individu ou une seule organisation détient les droits d’exploitation sur un produit ou un service. »

2. Complétez le texte à l’aide des mots suivants. 19e siècle • institutrices • ferme • usines • industrialisation •  école • main-d’œuvre • congrégations religieuses

Jusqu’au milieu du

, les femmes

s’occupent principalement des tâches domestiques incluant les travaux de la

. L’

modifie profondément le rôle des femmes dans la société. Les nécessitent une abondante . Par ailleurs, le nombre de femmes inscrites à l’

augmente. Les soins de santé restent sous la

responsabilité des

jusqu’en 1875. Les femmes

deviennent aussi

.

3. Qu’est-il arrivé au droit de vote des femmes en 1849 ?

4. Quelles sont les implications des organisations féminines dans la haute société au début du 19e siècle ?

5. Quel mouvement culturel se rattache à la définition suivante ? Mouvement qui reprend les thèmes de l’héroïsme et de la fatalité. Il glorifie la nation canadienne-française et contribue à la création d’un nationalisme canadien-français.

© Éditions Grand Duc

73

Période 1


Entre 1840 et 1896 En fin de période 1 À la suite des rébellions de 1837-1838, la colonie connaît plusieurs transformations. Des changements importants bouleversent le cadre politique du Canada, qui passe de la mise en vigueur du gouvernement responsable à la création de la fédération canadienne. En outre, la période de 1840 à 1896 est marquée par les débuts de l’industrialisation et de grands changements démographiques. Le Canada se développe au nord et à l’ouest et les déplacements de population sont nombreux. Dans tous ces bouleversements, la communauté canadienne-française réussit, malgré les tentatives d’assimilation, à conserver sa culture et ses particularités.

• En bref ! À l’aide de l’information recueillie tout au long de ce chapitre, répondez à la question suivante dans un court texte. Quelles sont les conséquences de l’industrialisation sur l’organisation sociale, économique et territoriale du Québec et du Canada entre 1850 et 1896 ?

Avant de rédiger votre texte, remplissez le tableau ci-dessous. Conséquences de l’industrialisation sur…

L’organisation sociale

© Éditions Grand Duc

74

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896

L’économie

Le territoire

© Éditions Grand Duc

75

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896 Quelles sont les conséquences de l’industrialisation sur l’organisation sociale, économique et territoriale du Québec et du Canada entre 1840 et 1896 ?

© Éditions Grand Duc

76

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896

© Éditions Grand Duc

77

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896 • Les faits saillants À l’aide des connaissances que vous avez acquises tout au long de ce module, complétez les événements sur la ligne du temps.

Octobre 1864

Conférence de

Septembre 1864

1850-1896

Première phase

Conférence de

1840

1864

64 62 18

58

60 18

18

18

56

18 52 18

1848

1854-1866

Obtention du gouvernement

© Éditions Grand Duc

18

54

50 18

18 46 18

44 18

18

42

18

48

40

Formation de la Grande Coalition

Traité de réciprocité avec les États-Unis

78

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896

1869-1870

Premier soulèvement des

1869

Achat de la Terre de Rupert 1er juillet 1867

1876

1878

Décembre 1866

Loi sur les Indiens

Politique de Macdonald

1871

La se joint au Canada.

1870

84

1872

1885

Légalisation des

Pendaison de

1873

Création du se joint au Canada.

© Éditions Grand Duc

79

En fin de période 1

00 19

98 18

96 18

94 18

92 18

90 18

88 18

86 18

82 18

18

18 74

80

18

18 78

18 76

18 72

18 70

68 18

18

64

18

66

Conférence de Londres


Entre 1840 et 1896 • À l’épreuve ! Documents Document 1

Document 2

Document 3

ROYAUME-UNI

ROYAUME-UNI

ROYAUME-UNI

Couronne britannique

Roi Parlement britannique

Roi Parlement britannique

CANADA-UNI

CANADA-UNI

Gouverneur

Gouverneur

CANADA

Gouverneur général du Canada

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Premier ministre

Sénat

Cabinet (ou Conseil des ministres)

Chambre des communes

Nomination

Conseil exécutif

© Éditions Grand Duc

Conseil exécutif

Conseil législatif

Chambre d’assemblée élue Canada-Ouest Canada-Est 42 députés 42 députés

Chambre d’assemblée élue Canada-Ouest Canada-Est 42 députés 42 députés

Électeurs

Électeurs

Population

Élection

Conseil législatif

Nomination

Nomination

Élection

Élection

80

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896 Documents (suite) Document 4 « L’exode des Canadiens français vers les États-Unis se poursuit de plus belle. Il atteint des proportions particulièrement inquiétantes dans les deux dernières décennies du (19e) siècle. De la Confédération jusqu’à la crise des années 1930, environ 800 000 Canadiens français franchissent les frontières états-uniennes. » Source : Sébastien BRODEUR-GIRARD et autres, Le Québec, une histoire à construire, vol. 1, Laval, Éditions Grand Duc, 2008, p. 68.

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0000077951

Document 5 : Nouvelles régions de colonisation

© Éditions Grand Duc

81

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896 Documents (suite) Document 6 « La religion et la politique viennent de Dieu ; elles sont sœurs, elles sont grandes et sublimes unies ; mais quelle anarchie quand l’ambition et la jalousie les séparent. » Journal La Minerve, 1869 Source : Yvan LAMONDE, Histoire sociale des idées au Québec 1760-1896, Québec, Éditions Fides, 2000, p. 329.

© JZ Hunt_istock photo

Document 7

© Éditions Grand Duc

82

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896 Documents (suite)

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN3623253

Document 8 : Saint-Roch, quartier ouvrier de la ville de Québec, 1864

Document 9 : Le territoire québécois habité entre 1851 et 1901

Image : P1_ZZZ

© Éditions Grand Duc

83

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896 Questions 1. Placez les documents 1, 2 et 3 dans l’ordre chronologique.

Situer dans le temps et dans l’espace 2 points L’élève situe correctement tous les faits dans le temps.

0 point L’élève ne situe pas les faits dans le temps.

2. À l’aide des documents 2 et 3, indiquez s’il y a changement ou continuité dans la structure politique de la colonie entre les périodes s’étendant de 1840 à 1848 et de 1848 à 1867. Justifiez votre réponse.

Déterminer des changements et des continuités 3 points L’élève justifie correctement s’il y a changement ou continuité.

2 points L’élève justifie plus ou moins correctement s’il y a changement ou continuité.

1 point L’élève indique le changement ou la continuité.

0 point L’élève justifie incorrectement ou ne justifie pas le chan­ gement ou la continuité.

3. Dans le document 6, à quel mouvement de pensée se rattache l’extrait du journal La Minerve ?

Établir des faits 1 point L’élève établit correctement le fait.

© Éditions Grand Duc

0 point L’élève établit incorrectement le fait ou ne l’établit pas.

84

En fin de période 1


Entre 1840 et 1896 4. À partir des documents, expliquez comment l’un des mouvements migratoires influence le développement du territoire québécois. Répondez à la question en précisant les éléments ci-dessous et en les liant entre eux.

• Le mouvement migratoire à la fin du 19e siècle • La solution proposée par le clergé et le gouvernement • L’impact sur le développement du territoire Québécois

Établir des liens de causalité 3 points L’élève établit correctement les deux liens de causalité entre les trois éléments précisés.

2 points L’élève établit correctement un seul lien de causalité entre deux éléments précisés.

1 point L’élève n’établit correctement aucun lien de causalité mais précise au moins deux éléments.

0 point L’élève précise un seul élément ou n’en précise pas.

5. À partir du document 7, indiquez un changement économique.

Déterminer des changements et des continuités 2 points L’élève détermine correctement le changement.

1 point L’élève détermine plus ou moins correctement le changement.

0 point L’élève détermine incorrectement le changement ou ne le détermine pas.

6. Indiquez une conséquence territoriale de l’industrialisation dans les villes au courant de la première phase d’industrialisation.

Déterminer des causes et des conséquences 2 points L’élève détermine correctement la conséquence.

© Éditions Grand Duc

1 point L’élève détermine plus ou moins correctement la conséquence.

85

0 point L’élève détermine incorrectement la conséquence ou ne la détermine pas.

En fin de période 1


Épreuve synthèse

A

Brown

Macdonald

Cartier

©Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN3206076

L’épreuve synthèse comporte 18 questions qui reprennent les concepts centraux des quatre réalités sociales. Les questions font appel aux opérations intellectuelles et font référence à un ou plusieurs documents. Comme il s’agit d’une préparation à l’épreuve, les documents ne sont pas dans un dossier documentaire, permettant ainsi de faire ressortir leur importance et leur utilité pour bien répondre aux questions. Les documents ne donnent pas les réponses, mais ils vous aideront à vous rappeler les connaissances acquises tout au long du cours. Prenez note qu’un document écrit est tout aussi pertinent qu’un document iconographique. B Une loi appelée l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, qui deviendra la Constitution canadienne, est adoptée par le Parlement de Londres. La Grande Coalition 1864 | Membres de la Grande Coalition 

Conférence de Québec

C

Terre-Neuve et l’Île-du-Prince-Édouard rejettent spontanément le projet de fédération sans réel débat, considérant qu’elles n’en retirent aucun avantage.

D

Canada-Ouest

Canada-Est

Parti conservateur J. A. Macdonald

Parti conservateur G.-É. Cartier

Parti Clear Grit G. Brown

Parti rouge A.-A. Dorion

1. Placez les documents ci-dessus par ordre chronologique.

Situer dans le temps 2 points L’élève situe correctement tous les faits dans le temps.

0 point L’élève ne situe pas les faits dans le temps.

2. Quel changement à la structure politique du Canada la création d’une fédération entraînera-t-elle ? Pouvoir central

Gouvernement fédéral

Pouvoirs régionaux

Caractériser une réalité historique 2 points L’élève détermine correctement le changement.

© Éditions Grand Duc

1 point L’élève détermine plus ou moins correctement le changement.

308

0 point L’élève détermine incorrectement le changement ou ne le détermine pas.

Épreuve synthèse


3. Associez les documents suivants au bon mouvement de pensée.

C’est la religion catholique et la langue française qui distinguent la culture canadienne-française. Tant que les Canadiens resteront de bons agriculteurs catholiques, la culture canadienne résistera.

1865-1869

1860-1864

1855-1859

1850-1854

1845-1849

1840-1844

1835-1839

1820-1824

1830-1834

B

Nombre de membres du clergé 1 100 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0

1825-1829

A

C L’Église exerce une trop grande influence dans la société et il devrait y avoir une réelle séparation de l’Église et de l’État.

D

Année

L’Église est supérieure à l’État, ce qui justifie que l’Église se mêle de tout ce qui touche la société.

Le nombre de membres du clergé au Québec au fil des années

E L’Institut canadien de Montréal et sa bibliothèque comptant plusieurs livres interdits sont une manifestation de ce courant de pensée.

François-Xavier Garneau

Monseigneur Ignace Bourget, évêque de Montréal

Le premier à écrire l’histoire des Canadiens

Ultramontanisme  

©Bibliothèque et Archives nationales du Québec/0002728346

G

©Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN2837299

F

Anticléricalisme  

Nationalisme de survivance  

Mettre en relation des faits 2 points L’élève met en relation au moins six faits. (7 ou 6 sur 7)

© Éditions Grand Duc

1 point L’élève met en relation certains faits. (5 ou 4 sur 7)

309

0 point L’élève met en relation moins de quatre faits. (3, 2, 1 ou 0 sur 7)

Épreuve synthèse


©Musée McCord /M930.50.5.567

4. Quel phénomène sera la conséquence territoriale des deux faits représentés par les documents ci-dessous ?

Des milliers d’immigrants, principalement des Irlandais, aussi des Anglais et des Écossais, viennent grossir les rangsdes travailleurs dans les milieux urbains comme Montréal.

Une manufacture de poêles vers 1850

Déterminer des causes et des conséquences 2 points L’élève détermine correctement la conséquence.

1 point L’élève détermine plus ou moins correctement la conséquence.

0 point L’élève détermine incorrectement la conséquence ou ne la détermine pas.

5. Les documents A à D font référence à l’industrialisation. Indiquez si les faits qui y sont présentés se déroulent avant ou après 1896.

A

B À Montréal, les quartiers et les rues se divisent selon leur vocation. L’élite anglophone britannique s’établit dans des quartiers comme Westmount. À l’opposé, des quartiers ouvriers se développent près des usines.

© Musée McCord/VIEW-17255.1

C

La machine à vapeur viendra modifier non seulement les moyens de transport, mais aussi l’industrie qui l’adoptera.

D L’utilisation de la pâte de bois dans la fabrication de papiers journaux notamment permet d’exploiter des arbres beaucoup plus petits.

Centrale électrique et barrage de Grand-Mère

Avant

Après 1896

Mettre en relation des faits 2 points L’élève situe tous les faits dans le temps. (4 sur 4)

© Éditions Grand Duc

1 point L’élève situe certains faits dans le temps. (3 ou 2 sur 4)

310

0 point L’élève ne situe pas les faits dans le temps. (1 ou 0 sur 4)

Épreuve synthèse


6. Les documents A et B présentent des idéologies. Indiquez celui qui fait référence au nationalisme et celui qui fait référence à l’impérialisme.

A

B Idéologie politique basée sur un fort sentiment d’appartenance à l’Empire britannique et dont les partisans souhaitent un rapprochement politique et militaire avec le Royaume-Uni.

Idéologie politique qui prône une indépendance politique du Canada et la reconnaissance des Canadiens anglais et des Canadiens français au sein de la Confédération.

Mettre en relation des faits 2 points L’élève met en relation les faits. (2 sur 2)

0 point L’élève ne met pas en relation les faits. (0 sur 2)

7. À partir des documents A et B du numéro précédent, indiquez le point précis sur lequel les idéologies ne s’entendent pas.

Dégager des différences et des similitudes 2 points L’élève dégage correctement le point de divergence entre les deux idéologies.

1 point L’élève dégage plus ou moins correctement le point de divergence entre les deux idéologies.

0 point L’élève dégage incorrectement le point de divergence entre les deux idéologies ou ne le dégage pas.

8. À partir du document ci-dessous, indiquez le changement politique qui touche les femmes en 1918. Le mouvement des suffragettes est également présent au Royaume-Uni et aux États-Unis. La majorité des militantes sont des femmes blanches issues de la classe moyenne.

Déterminer des changements et des continuités 2 points L’élève détermine correctement le changement.

© Éditions Grand Duc

1 point L’élève détermine plus ou moins correctement le changement.

311

0 point L’élève détermine incorrectement le changement.

Épreuve synthèse


9. Expliquez comment la situation économique des années 1930 amène le gouvernement canadien à intervenir pour aider la population. Répondez à la question en précisant les éléments ci-dessous et en les liant entre eux. • L’événement responsable des mauvaises conditions économiques des années 1930 • La situation des familles canadiennes • Les mesures prises par le gouvernement pour aider les familles Les familles canadiennes font face à une situation difficile. On doit se nourrir avec des produits de moins bonne qualité, on porte des vêtements usés ou empruntés, le chauffage est insuffisant.

Le gouvernement canadien distribue également des bons échangeables contre des produits alimentaires ou du combustible. Au Québec, le gouvernement lance de grands chantiers de travaux publics et accélère la colonisation de régions comme l’Abitibi.

Le 24 octobre 1929, dit « jeudi noir », une vague de panique envahit les marchés et la Bourse de New York, où les valeurs des actions chutent. Cet effondrement de la Bourse s’appelle le krach.

Établir des liens de causalité 3 points L’élève établit correctement les deux liens de causalité entre les trois éléments précisés.

2 points L’élève établit correctement un seul lien de causalité entre deux éléments précisés.

1 point L’élève n’établit correctement aucun lien de causalité, mais précise au moins deux éléments.

0 point L’élève précise un seul élément ou n’en précise pas.

10. À partir du document ci-dessous, nommez une action du gouvernement fédéral qui divise la population à l’époque des deux guerres mondiales. Mackenzie King s’engage à ne pas l’imposer. Toutefois, lorsque le conflit prend de l’ampleur et que les pressions de l’opposition conservatrice s’accentuent, il l’imposera en 1942.

Établir des faits 1 point L’élève établit correctement le fait.

© Éditions Grand Duc

0 point

L’élève n’établit pas le fait.

312

Épreuve synthèse


© Bibliothèque et Archives nationales du Québec

11. Duplessis est un fervent catholique et il est très près du clergé. Quelle sera la conséquence sociale de cette proximité au Québec ?

Duplessis et le cardinal Paul-Émile Léger à l’inauguration de l’hôpital Sainte-Justine, en 1957

Déterminer des causes et des conséquences 2 points L’élève détermine correctement la conséquence.

1 point L’élève détermine plus ou moins correctement la conséquence.

0 point L’élève détermine incorrectement la conséquence ou ne la détermine pas

12. À partir des documents ci-dessous, indiquez le changement démographique qui se produit à compter de 1945. Les mauvaises conditions économiques, puis le départ de beaucoup d’hommes à la guerre, forcent de nombreux couples à repousser leurs projets de mariage et de famille.

   

La prospérité économique et le retour à la paix permettent de réunir les conditions idéales pour fonder une famille.

Déterminer des changements et des continuités 2 points L’élève détermine correctement le changement.

© Éditions Grand Duc

1 point L’élève détermine plus ou moins correctement le changement.

313

0 point L’élève détermine incorrectement le changement.

Épreuve synthèse


13. Les documents A à D font référence à la société québécoise. Indiquez si les faits qui y sont présentés se déroulent avant ou après l’élection de Jean Lesage.

B

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN4365446

A

La fréquentation scolaire devient obligatoire jusqu’à 16 ans et on augmente beaucoup les subventions aux commissions scolaires.

C Grâce à la mise en place d’un programme d’électrification des campagnes, 90 % des fermes auront accès à l’électricité.

Apparition de la télévision

D La femme mariée peut, sans l’autorisation de son mari, effectuer des actes juridiques et sa signature sera reconnue. On lui reconnaît sa pleine capacité juridique.

© Shutterstock/354516140

F

© Shutterstock/484539598

E

Construction d’infrastructures de transport, comme des autoroutes

Adoption du fleurdelisé comme drapeau officiel du Québec

Avant  

Élection de Jean Lesage

Après  

Situer dans le temps et dans l’espace 2 points L’élève situe quatre, cinq ou six faits dans le temps. (4 ou 5 ou 6 sur 6)

© Éditions Grand Duc

1 point L’élève situe deux ou trois faits dans le temps. (3 ou 2 sur 6)

314

0 point L’élève ne situe qu’un seul fait dans le temps. (1 ou 0 sur 4)

Épreuve synthèse


14. Indiquez un élément de continuité dans les relations patronales-syndicales au Québec pendant les périodes présentées dans les documents ci-dessous. 1972

1949

Le front commun de 1972 sera mémorable, car le gouvernement adopte une série de lois spéciales pour forcer le retour au travail des grévistes. Les chefs des trois centrales syndicales seront même arrêtés et emprisonnés.

   

Le gouvernement se sert de la loi pour rendre les grèves illégales et envoie la police y mettre fin. En 1949, au moment de la grève de l’amiante, de violentes interventions de la police et le recours à des briseurs de grève sont utilisés pour faire cesser le conflit.

Déterminer des changements et des continuités 2 points L’élève détermine correctement la continuité.

1 point L’élève détermine plus ou moins correctement la continuité.

0 point L’élève détermine incorrectement la continuité.

15. À partir du document ci-dessous, indiquez une raison pour laquelle le gouvernement de René Lévesque adopte la Charte de la langue française (dite loi 101) en 1977. Cette loi faisant du français la langue officielle de l’État et des tribunaux porte aussi sur la langue d’enseignement et stipule que les enfants francophones et immigrants doivent fréquenter l’école française.

Déterminer des causes et des conséquences 2 points L’élève détermine correctement une cause.

© Éditions Grand Duc

1 point L’élève détermine plus ou moins correctement une cause.

315

0 point

L’élève détermine incorrectement une cause ou n’en détermine pas.

Épreuve synthèse


16. Quel document ci-dessous décrit le concept de néolibéralisme et lequel décrit celui d’État-providence ? Doctrine qui mise sur la libre concurrence et prône la nonintervention de l’État, dont le rôle devrait se limiter à celui de régulateur et d’arbitre.

   

Se dit d’un État qui s’occupe du bien-être de sa population en mettant en place des mesures sociales telles que l’aide sociale, l’assurance maladie, les allocations familiales et intervient dans l’économie afin de réduire les inégalités économiques et sociales.

Mettre en relation des faits 2 points L’élève met correctement en relation les faits. (2 sur 2)

1 point L’élève met plus ou moins correctement en relation les faits. (1 sur 2)

0 point L’élève met incorrectement en relation les faits. (0 sur 2)

17. Les documents A à C présentent des faits relatifs à la politique canadienne. Placez-les par ordre chronologique.

Échec de l’accord du lac Meech

© Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN/3206003

B

© Musée McCord/M989.397.95

A

Rapatriement de la Constitution © Alamy/H580Mx

C

Référendum sur la souveraineté du Québec

Situer dans le temps 2 points L’élève situe correctement tous les faits dans le temps.

© Éditions Grand Duc

0 point L’élève ne situe pas les faits dans le temps.

316

Épreuve synthèse


18. À partir des documents ci-dessous, expliquez comment un moyen de contraception a eu un impact sur la démographie du Québec qui touche la société québécoise d’aujourd’hui. Répondez à la question en précisant les éléments ci-dessous et en les liant entre eux. • Un moyen de contraception © Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN4310213

• L’impact sur la natalité • L’impact sur la démographie aujourd’hui

La commercialisation de la pilule contraceptive à partir de 1960 transforme la vie des Québécoises.

Progressivement, la proportion d’aînés et de personnes retraitées surpassera le nombre de personnes en âge de travailler. Le baby-boom La natalité au Québec

Année

Taux de natalité (nombre de naissances par 1 000 habitants)

Indice de fécondité (nombre moyen d’enfants par femme âgée de 15 à 49 ans)

1956

30,0

3,99

1966

19,5

2,72

1971

15,3

1,94

1981

14,5

1,57

Source : Institut de la statistique du Québec

Établir des liens de causalité 3 points L’élève établit correctement les deux liens de causalité entre les trois éléments précisés.

© Éditions Grand Duc

2 points L’élève établit correctement un seul lien de causalité entre deux éléments précisés.

1 point L’élève n’établit correctement aucun lien de causalité, mais précise au moins deux éléments.

317

0 point L’élève précise un seul élément ou n’en précise pas.

Épreuve synthèse


Histoire Un nouveau programme

MALLETTE • TROTTIER

MisÀjour

HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA 4e SECONDAIRE

Le cahier de savoirs MisÀjour Histoire est divisé selon les quatre périodes définies dans le nouveau programme d’Histoire du Québec et du Canada, 4e secondaire. Il contient :

• Toutes les connaissances et les concepts prescrits dans le nouveau programme ;

• Des activités permettant de développer les deux compétences disciplinaires ;

MisÀjour Histoire

• Une section consacrée exclusivement à la révision de la période entre 1500 et 1840.

Une présentation imagée et organisée

De nombreux organisateurs graphiques facilitent la synthèse des nouvelles connaissances et une meilleure compréhension du récit historique.

Un matériel complet

Ce matériel didactique comprend aussi un complément numérique et un guide d’enseignement présentant une planification en un coup d’œil, des notes historiques supplémentaires, des activités de différenciation pédagogique, des projets et des outils d’évaluation.

Pleins feux sur les opérations intellectuelles

• Des questions de synthèse font appel aux opérations HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA 4e SECONDAIRE

intellectuelles précisées dans la planification ;

• Une simulation d’évaluation de fin d’année permet

de réinvestir les connaissances liées aux quatre périodes et de réaliser des opérations intellectuelles.

Un récit historique riche en documents

• De nombreux documents iconographi­ques ; • Des documents de source primaire ou secondaire ; • Une section expliquant le raisonnement nécessaire à l’interprétation de divers types de documents.

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Groupe Éducalivres inc. InfoService : 1 800 567-3671

HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA 4e SECONDAIRE

MisÀjour Histoire

Cahier de savoirs

Benoit Mallette Jimmy Trottier

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Extrait cahier d 27apprentissage mis c3 80jour histoire  

Extrait cahier d 27apprentissage mis c3 80jour histoire