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05– 3e partie

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contribue à diffuser l’idée d’une « vocation électronique » de la Bretagne. Au début des années 1960, hauts fonctionnaires et hommes politiques nationaux et régionaux évoquent cette « vocation électronique » de la Bretagne. Le schéma projeté est séduisant ; il est prévu l’installation de centres de recherche fondamentale et appliquée qui doivent vivre en symbiose et permettre des applications industrielles concrètes. Pendant cette décennie, il s’agit moins en fait d’un mouvement de décentralisation que d’une suite d’opérations de déconcentration tendant à

s’appuyer plutôt sur le faible coût de la main-d’œuvre. Après cette première implantation de centres de recherche et d’entreprises dans les années 1960 et la crise des années 1970, s’effectue une reconversion des entreprises avec une transformation des produits offerts (fibre optique, numérisation) et des emplois proposés ; on recherche désormais des techniciens, des ingénieurs au détriment de la main-d’œuvre non qualifiée. De nouveaux produits ont vu le jour en Bretagne comme la télévision câblée ; Rennes a été la première ville câblée en mars 1987. C’est aussi à Rennes qu’est né le minitel. LE

Autocollant Je roule en Citroën j'aide ma région – Vers 1980

En 1951, l’entreprise Citroën acquiert des terrains destinés à la construction de la première usine rennaise du groupe. La production débute en 1953, les effectifs sont alors de 1 500 ouvriers. Dix ans plus tard, une seconde usine s’implante à Chartres-deBretagne (Ille-et-Vilaine), destinée à la production de la nouvelle Ami 6. L’usine ne va cesser de se développer, pour occuper, en 2005, 240 hectares et employer 10 000 personnes ; 1 800 véhicules sortent chaque jour des chaînes. L’impact économique de l’implantation de Citroën à Rennes a été considérable ; son rayonnement s’étend d’ailleurs bien au-delà du pays rennais.

A p r è s

l a

S e c o n d e

G u e r r e

TOURISME

Le tourisme tient une place à part mais essentielle dans le secteur tertiaire breton. Dans le domaine touristique, la Bretagne dispose d’atouts importants : la mer (plage et plaisance), les paysages naturels, les monuments historiques (villes, églises, etc.). Le tourisme en Bretagne remonte à la fin du 19e siècle et attirait une clientèle aisée de Britanniques et d’Américains lors de deux saisons : une saison d’été et une saison d’hiver. Après la Seconde Guerre mondiale, le développement des congés payés, des moyens de communication et l’élévation du niveau de vie se conjuguent pour favoriser un tourisme de masse, surtout l’été. La croissance est telle que l’équilibre socio-économique traditionnel du littoral breton est rapidement menacé par l’explosion du phénomène touristique. La Baule en est l’archétype le plus net, qui voit son bord de mer se garnir d’immeubles modernes et être longé par un grand boulevard installant les nuisances de la ville sur un paysage naturel de dunes et de pins, qui n’est plus que béton. Les autres stations balnéaires sont également gagnées par cette soif de construction, seules les grandes stations anciennes (Dinard, Saint-Malo) résistent mieux car elles ont su, parfois tardivement, se protéger par des plans d’urbanisme. Le tourisme est certes saisonnier mais la

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Bretagne est univers  
Bretagne est univers  

Bretagne est univers

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