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DĂŠcouvrez les six meilleurs portraits parus dans Marketing Direct en 2011


PORTRAIT numéro spécial

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Lecteur assidu, père de famille attentionné, manager pugnace : Nicolas Routier séduit aussi par son agilité intellectuelle. Le directeur général du service Courrier de la Poste chapeaute 160 000 salariés, mais sait garder la tête froide.

Nicolas Routier / La Poste

Bien qu’il ne porte jamais de montre, « je les casse ! », l’homme reçoit à la minute près. Et même si ses journées sont trop courtes et son emploi du temps très chargé, il sait se rendre totalement disponible. IPhone, BlackBerry et ordinateurs sont toujours en veille et ses interlocuteurs ne s’en sentent que plus à l’aise. Avec la régularité d’un métronome, Nicolas Routier enquille une quarantaine de rendez-vous par semaine. Le directeur général du service Courrier de La Poste, également président de Sofipost (holding des filiales Courrier du groupe La Poste) reçoit dans un bureau impeccable dont les bibliothèques chargées de livres en tous genres font presque figure de fantaisie. Car Nicolas Routier est un grand, un très grand lecteur. Ses parents, instituteurs, n’ont pas eu besoin de le pousser. À 15 ans, il avait déjà dévoré tous les classiques : Victor Hugo, Jules Verne, Gaston Leroux,

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DR

L’INDÉFECTIBLE « Chez nous, ceux qui se croient importants se trompent. Notre culture d’entreprise est l’antithèse du star-système. » Alexandre Dumas, etc. À 20 ans, Stendhal, Thomas Mann, Dostoïevski, Joyce et à 30, une grosse partie des œuvres de sciencefiction. L’homme peut parler pendant des heures de littérature, mais quand il s’agit de lui, les mots viennent moins aisément. Il se dit impatient et exigeant « ce qui peut fatiguer mon entourage » et d’une constance à toute épreuve : « Je suis fidèle à des idées et à des hommes, même si je sais que rien n’est figé ». Ses interlocuteurs savent qu’il est aussi d’une grande simplicité. Un trait de caractère qui a sans doute eu à voir, il y a 25 ans, avec son envie de travailler

à La Poste. « Chez nous, ceux qui se croient importants se trompent. Notre culture d’entreprise est l’antithèse du star-système. » Nicolas Routier est d’autant plus fier de son entreprise qu’il l’a choisie. Après Sciences Po Paris et une fois ses obligations militaires remplies, il réussit le très sélectif concours de l’École nationale supérieure des PTT : cinq places pour 200 inscrits. Époque bénie où le jeune homme, qui a toujours vécu à Arras (Pas-de-Calais), découvre Paris, se marie et voit naître la première de ses quatre filles. Une fois ses études achevées, il arrive au

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… Tou te la litt éra tur e !

J’aime… … Venise, ville ancrée dans l’histoire de l’art.

siège de La Poste, en 1988, comme chef du bureau A 1, bureau économique et financier, puis responsable du contrôle de gestion. Après six ans passés le nez dans les dossiers, le jeune cadre veut se frotter au terrain. À 31 ans, il devient le plus jeune directeur d’une Poste, celle de l’Oise : près de 3 000 collaborateurs, 1 milliard de francs de chiffre d’affaires. « J’ai adoré cette période qui m’a permis de me confronter à toutes les problématiques de l’entreprise ». C’est aussi dans l’Oise que ce boulimique de travail découvre et apprend l’art de manager. « Le management n’est pas inné, il s’acquiert. Pour exercer cette fonction,

CE QU’IL AIME Un livre À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU, DE PROUST, CAR SUR UNE ÎLE DÉSERTE, C’EST CELUI QUE L’ON PEUT RELIRE SANS CESSE. Des musiques LE BAROQUE, CAR ON NE FERA JAMAIS MIEUX. Une série “WEST WINGS”, CAR C’EST UNE BELLE LEÇON DE POLITIQUE. Un fruit LA FRAMBOISE, POUR SA COULEUR ET SA DOUCEUR. Un légume L’ASPERGE, POUR SA FINESSE. Un sport LE FOOT, POUR L’AMBIANCE. Un lieu MANHATTAN, CAR IL S’Y PASSE TOUJOURS QUELQUE CHOSE. Une ville VENISE, CAR ELLE PLONGE DANS L’HISTOIRE DE L’ART. Un lieu de vacances L’ÉCOSSE, CAR IL N’Y FAIT PAS TROP CHAUD.

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il n’y a pas de modèle. Il faut “juste” accepter de gérer une dualité presque antinomique : une responsabilité forte et une délégation totale .» D’une agilité intellectuelle remarquable, le directeur prend vite de la hauteur. À 34 ans, il revient au siège de la Poste et rejoint le comité de direction. À cette époque, il crée une direction des achats. Un an après, il est nommé directeur du contrôle de gestion et, deux ans plus tard, de la stratégie. En 2001, il coiffe trois directions : stratégie, innovation et systèmes d’information et fait son entrée au comité exécutif du groupe. Il planche notamment sur la transformation de La Poste et son passage d’une structuration géographique à une organisation par métiers.

… L’am bianc e des stad es de foot .

goût c t e t le … L’a s p e . s e b o is d e s fr a m

PRAGMATIQUE ET PUGNACE En 2002, Nicolas Routier, alors âgé de 39 ans, devient président de Sofipost, holding des filiales Courrier du groupe La Poste, dont 17 perdent de l’argent. Un cadeau empoisonné ? « Non, juste un défi tout à fait passionnant », répond l’homme aux yeux rieurs. Début 2004, le terrain l’appelle à nouveau : il prend la présidence de Mediapost. À son arrivée, la société est déficitaire. À son départ, elle réalise 25 millions d’euros de résultats nets par an. « Grâce à une équipe extraordinaire », souligne-t-il. Celui qui dirige aujourd’hui 160 000 collaborateurs sait que la réussite est toujours le fruit d’un travail collectif. En avril 2009, Nicolas Routier a été nommé directeur général du Courrier de La Poste : 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de la moitié du total du groupe. Il esquisse un sourire : « L’Everest pour un postier qui a fait toute sa carrière dans le groupe ». Nicolas Routier ne tire aucune gloire de ce parcours

professionnel sans faute. Il dit que sa vie n’a pas changé. Ses goûts non plus. Il aime toujours voyager – là où il ne fait pas trop chaud – faire du vélo, regarder une série américaine, bien manger… « si possible en famille ». Son appétence pour les mutations profondes dans des environnements complexes ne lui fait pas oublier la difficulté de sa nouvelle mission. « Le volume du courrier va baisser, mais il a de l’avenir » ; cette phrase prononcée à sa prise de fonction résume une personnalité empreinte de pragmatisme et de pugnacité : « J’accepte le poids du réel, mais je ne renonce jamais ». Le vœu de ce grand technophile qui affirme que « Internet, c’est juste génial » : que le papier soit enfin reconnu à sa juste valeur, c’est-à-dire un média à part entière. Il va y employer toute sa force de conviction et sa puissance de travail. Ce nouveau défi ne l’effraie pas… Il l’attendait. Dominique Fèvre

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PORTRAIT Yseulys Costes n’a que 28 ans lorsqu’elle fonde la société de marketing interactif 1000mercis. En parallèle, cette jeune femme dynamique enseigne aussi dans de prestigieuses écoles parisiennes et publie des ouvrages sur le marketing relationnel. Entretien avec une trentenaire passionnée de marketing interactif.

Yseulys Costes / 1000mercis

L’HYPERACTIVE Énergie. C’est le mot le plus employé par Yseulys Costes. Cofondatrice de l’entreprise 1000mercis, cette femme survoltée ne s’arrête jamais. À 38 ans, Yseulys Costes chapeaute, avec son associé Thibaut Munier, une société de marketing interactif de 180 salariés. Elle enseigne le marketing interactif dans plusieurs établissements parisiens prestigieux (HEC, l’Essec, l’université Paris IX Dauphine) et élève ses trois enfants de 11 ans, 2 ans et 1 an. Comment fait-elle ? Elle sourit : « Tout est possible ! Je fais de mon mieux pour assurer sur tous les fronts. ». Sa biographie, dont la lecture prend un certain temps, se révèle

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« J’adore le marketing interactif, qui ne cesse d’innover, tant pour les annonceurs que pour les consommateurs. » impressionnante. Titulaire d'un magistère de Sciences de gestion, Yseulys possède également un DEA Marketing et stratégie de l’université Paris IX Dauphine. Elle se dit chanceuse d’avoir séjourné aux États-Unis à l'époque des prémices d’Internet. Yseulys a, en effet, fait une partie de ses études à la Robert O. Anderson School of Management (Albuquerque) et à la Harvard Business School (Boston).

Lorsqu’elle évoque cette période, elle se souvient de son coup de foudre pour le marketing interactif. « J’adore cette spécialité, qui ne cesse d’innover, tant pour les annonceurs que pour les consommateurs. D’ailleurs, je ne connais que ça, et je ne parle que de ça à mes étudiants ! », confie-t-elle. En 1998, âgée de 26 ans, elle occupe pendant deux ans le poste de coordinatrice de l’IAB France (Interactive

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Elle aime… …le squash. Un sport dy namiqu e !

advertising bureau). Cette association internationale, qui, à l’époque, ouvrait son antenne en France, se consacre à l’optimisation et à la promotion de la publicité interactive. Forte de cette expérience et de ses recherches, Yseulys Costes a publié de nombreux ouvrages et articles sur le marketing on line et les bases de données.

En février 2000, à tout juste 28 ans, Yseulys Costes participe à la fondation de la société 1000mercis avec Thibaut Munier. « Depuis le début, nous formons une équipe complémentaire. Thibault endosse le costume de spécialiste du marketing relationnel et des bases de données et moi, je suis l’experte en marketing interactif. » Elle raconte l'enthousiasme qu'ils ont mis à lancer cette entreprise, à l’heure où Internet émergeait à peine en France. Cette nouvelle technologie faisait l’objet d’une euphorie particulière. « Les gens décrivaient Internet comme un

CE QU’ELLE AIME L’Aveyron L’ALIGOT, LE ROQUEFORT, LA CUEILLETTE DES CHAMPIGNONS. La littérature PAASILINNA, JØRN RIEL (“LA VIERGE FROIDE ET AUTRES RACONTARS“ ET “LA MAISON DES CÉLIBATAIRES, UNE PETITE HISTOIRE GROËNLANDAISE”). Paris LE 9 E ARRONDISSEMENT : LA RUE DES MARTYRS, LE QUARTIER DE L'OPÉRA. Les États-Unis SAN FRANCISCO ET NEW YORK. Le sport LE HANDBALL ET LE SQUASH.

nouveau média, voire un nouvel outil de diffusion d’informations. Thibaut et moi savions aussi que le Web était un formidable outil relationnel. Ce fut donc un vrai bonheur de participer à la construction de ce marché novateur », raconte-t-elle. Yseulys Costes s’est énormément investie dans sa société, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 34,3 millions d’euros en 2010. Spécialiste de la publicité et du marketing interactif (Web, mobile et réseaux sociaux), 1000mercis est aujourd’hui présente à Paris, Lyon et Londres. Cotée en Bourse sur le marché Alternext d’Euronext Paris, 1000mercis opère dans 13 pays et accompagne de nombreux clients, comme EasyJet, BNP Paribas, Canal +, Sephora, Nespresso, PriceMinister ou Tag Heuer. L'entreprise a également renforcé son positionnement sur le mobile, en faisant l’acquisition, en 2008, d’Ocito, spécialiste de la publicité et du marketing mobile. Élue “Femme Internet de l’année 2001”, Yseulys Costes fait partie du Groupe d’experts de la relation numérique, du Comité d’orientation du fonds stratégique d’investissement français et, depuis mai 2010, du conseil d’administration de PPR. Et mis à part le marketing interactif ? « L’Aveyron ! répond-elle sans la moindre hésitation. Son aligot (NDLR : spécialité locale à base de

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Fotol i a / C omug nero Si lva n a / M a r te s i a B e z u iden hout / DR

…l e ro qu efo rt, un e de s sp éc ia lit és ré gi on al es de l’A ve y ro n.

L’AVENTURE 1000MERCIS

… Jørn R iel et ses rom ans plei ns d’hu mou r.

purée de pommes de terre et de tome fraîche), son roquefort, ses belles balades, la cueillette des champignons (morilles, cèpes, etc.) », s’exclame-t-elle. Un endroit secret, loin de Paris, où la jeune femme peut passer des heures à « lire les livres bourrés d’humour de l’écrivain danois Jørn Riel » et enfin… penser à elle. Émilie Kovacs

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PORTRAIT P-dg, père de famille, lobbyiste, enseignant, commercial : Jérôme Stioui peut jouer plusieurs partitions… pour peu qu’il innove et reste libre. L’homme assume son impatience, tout comme il revendique son goût pour la bonne chère et les gadgets digitaux. À 34 ans, il a déjà créé deux entreprises. Un serial entrepreneur ?

Jérôme Stioui / Ad4Screen

LE DÉFRICHEUR Il aurait sans doute fait un très bon chef d’orchestre. Ou un excellent entraîneur de foot. Las… Jérôme Stioui n’est ni musicien ni adepte du ballon rond. Son sens de la pédagogie et son esprit d’équipe lui ont tout de même permis de créer deux entreprises en moins de dix ans : Directinet, spécialiste de l’e-mail marketing, en 1999 ; et Ad4Screen, l’an dernier. Malgré un timing plutôt serré, ce p-dg de 34 ans prend le temps d’enseigner le marketing digital à Sciences-Po et à HEC. Il prend aussi le temps qu’il faut quand il s’agit d’expliquer à un interlocuteur – néophyte ou client, étudiant ou prospect, partenaire ou collaborateur – les tenants et les aboutissants du marketing mobile. Cet amateur de bonne chère – « Rien ne vaut un vrai millefeuille ou un bon cru de Sauterne », – et de sensations fortes – « J’adore me dépasser lors d’une course en rafting » – a l’art de faire comprendre des choses complexes avec des mots simples.

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« Je ne suis pas d’un optimisme béat, mais je ne recule pas devant les problèmes. » Il sait qu’une métaphore bien sentie vaut mieux qu’un long discours. Qu’il faut expliquer avant de vendre. Cette faculté lui a permis, début 2000, de convaincre la profession (à l’époque plutôt allergique au high-tech) de l’intérêt de l’e-mail marketing. Durant des mois, Jérôme Stioui organise des dizaines de conférences sur les bonnes pratiques et les bienfaits des e-mails. En 2004, quand l’ADSL arrive en France, il a préparé le terrain. Du coup, les chefs d’entreprise, les patrons du marketing et les partenaires font vite confiance à Directinet. En 2006, l’entreprise emploie près de 100 salariés, pour un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros. Pourtant, la start-up n’est pas née sous les meilleurs auspices : trois mois après sa création, la bulle internet éclate. « Avec mes

quatre associés, nous ne nous sommes pas payés pendant plusieurs mois », se souvientt-il. Ses parents, ses deux frères – l’aîné, gestionnaire de patrimoine, et le cadet, dentiste – lui suggèrent même de jeter l’éponge. Ils oublient que, derrière une attitude plutôt détendue, l’homme n’aime pas perdre. « Je ne suis pas d’un optimisme béat, mais je ne recule pas devant les problèmes. » Comme tout bon matheux, Jérôme Stioui cherche des solutions. Cette prédisposition ne date pas d’hier. Il n’a pas plus de huit ans quand il occupe ses vacances à réparer les vélos des autres. « Tous les ans, en juillet, je partais près de Courtenay, dans le Loiret. Tout le monde se déplaçait à vélo… mais il n’y avait pas de réparateur, explique-t-il. Comme j’étais bricoleur et que j’aimais rendre service, avec

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un ami, on avait créé ce petit atelier très apprécié des vacanciers. » Ce qui, au passage, permet au gamin d’alors de récolter un peu d’argent de poche. Est-ce cette première expérience qui lui donnera l’envie de créer son entreprise ? Jérôme Stioui réfléchit… Il ne saurait dire. En revanche, il se souvient qu’il a su, dès HEC, que le salariat ne lui conviendrait pas. Six mois de stage chez Unilever comme assistant chef de produits pour les marques Éléphant et Saveurs du Soir puis six autres mois au sein du cabinet de conseil en stratégie Bain & Company suffiront à le convaincre qu’il a besoin d’être son propre patron. Si le jeune passionné de modélisme peut se montrer patient lorsqu’il s’agit de construire pas à pas des voitures miniatures, il n’aime pas que les bonnes idées restent lettres mortes. « En entreprise, il faut des

CE QU’IL AIME Un livre 1984, DE GEORGE ORWELL, VISIONNAIRE ET TERRIBLEMENT D’ACTUALITÉ. Des musiques ALICIA KEYS, SHOLA AMA, ABBA, JACKSON 5, QUEEN, DIRE STRAITS. Un spectacle LA COMÉDIE MUSICALE, QUI RÉUNIT THÉÂTRE, MUSIQUE, CHANT ET MISE EN SCÈNE. Un sport LE KARTING, POUR L’ADRÉNALINE ET LA VITESSE. Un film JFK, PARCE QUE « SEULS LES PARANOÏAQUES SURVIVENT ». Une ville SAN FRANCISCO, VILLE COSMOPOLITE, À LA FOIS AMÉRICAINE ET EUROPÉENNE, ALLIANT LA DOUCEUR D’UNE CITÉ BALNÉAIRE ET L’EXIGENCE D’UNE GRANDE MÉTROPOLE.

© Litt lest ar.

ie la plu ridi sci plin arit é Jér ôm e Stio ui app réc édi es mu sic ale s. à l’œ uvr e dan s les com

années et des années avant de pouvoir concrétiser un projet », explique-t-il.. Quand il monte Directinet, avec quatre camarades de promo, il n’a pas encore achevé ses études. De la même manière, il ne lui faut pas plus de deux ans, après la fusion entre Directinet et le Britannique IPT, pour commencer à… s’ennuyer. « En 2006, nous avons marié les deux entreprises. J’ai développé le nouveau groupe sur le marché tricolore dont il est devenu, dès 2008, le numéro un de l’e-mail marketing et la septième agence interactive. » Manque de liberté ou rythme trop routinier ? C’est sans doute un mélange des deux qui le mène à quitter ses fonctions. Et à s’offrir six mois de break pour profiter de sa fille de trois ans et de son fils qui vient de naître. Avant… de repartir dans la création d’entreprise.

UN GEEK VISIONNAIRE « C’était une évidence, il fallait monter une activité dédiée au marketing sur l’Internet mobile. Tout était là pour que ce marché explose : la 3G, les smartphones, les forfaits illimités. » Une nouvelle start-up, Ad4Screen, voit le jour en octobre 2010. Tel un explorateur qui part à la conquête d’un nouveau monde, Jérôme Stioui s’enthousiasme : « Nous allons revivre la même aventure qu’avec le Web, mais avec une différence fondamentale : tout le monde n’a pas d’ordinateur, mais personne ne peut se passer de son téléphone mobile. Dans deux ans, quasiment tous les Français posséderont un smartphone. Le mobile sera le seul média permettant de tracer l’internaute depuis

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Ce touc he-à -tou t aime la mus ique soul.

la campagne de pub jusqu’à l’achat en magasin et de mesurer le ROI. » Derrière les fines lunettes, les yeux pétillent. « Nous devons être capables de fournir une seule réponse, simple et intégrée à l’annonceur et à l’éditeur. » Jérôme Stioui a du pain sur la planche. Cela n’empêchera pas ce pédagogue dans l’âme de continuer à enseigner. Ni à cet épicurien de partir en vacances dans le Lubéron, avec ses enfants, ses parents, et ses frères. Ce geek assumé – « Dès qu’un outil high-tech sort, il me le faut, pas pour flamber, mais parce que j’aime ça » – sait très bien ce qu’il veut : réaliser 30 millions d’euros de CA annuel d’ici à 2015 et devenir le leader européen du marketing mobile. L’humilité et la Le se ria l en tr simplicité n’excluent ep re ne ur vo it en 19 84 un re fle t pas l’ambition. de la so cié té ac tu el le. Dominique Fèvre

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PORTRAIT Élu en juillet dernier président de la délégation Marketing services de l’Association des agences conseils en communication, Jérôme Toucheboeuf prend son rôle à cœur. Le directeur de FullSIX, agence spécialisée dans le marketing direct, veut profiter de l’occasion pour appréhender la relation client de demain.

Jérôme Toucheboeuf / FullSIX

Il ne quitte jamais la dernière innovation numérique d’Apple, son iPad. Rien d’étonnant pour Jérôme Toucheboeuf, cet homme dynamique de 43 ans qui travaille depuis 20 ans dans le secteur du marketing digital et relationnel. De l’avis de son collègue et ami de longue date Marco Tinelli, p-dg de FullSIX : « Jérôme aime les belles choses (voitures, maisons, montres, etc.). Il est passionné par les nouvelles technologies, mais c’est avant tout pour leur utilité, comme pour l’iPad par exemple. » Un esthète version pragmatique, donc, qui ne ménage pas sa peine pour faire grandir l’aventure FullSIX et pour prêcher en faveur de sa discipline au sein de l’Association des agences conseil en communication (AACC). Directeur général de FullSIX, qu’il a cofondé avec Marco Tinelli, Yann Doussot, Philippe Mihelic et Stephan Montigaud, Jérôme Toucheboeuf est en effet, depuis juillet 2010, le président de la délégation Marketing services de l’AACC, qui compte 24 agences adhérentes. « Je travaille avec les membres de la

Marc Bertr and

HOMME DE CONVICTION « La maîtrise de l’expertise client est aujourd’hui prépondérante. » délégation pour expliquer en quoi notre expertise du marketing client devient centrale pour l’avenir des marques et des entreprises, résume-t-il à propos de sa mission au sein de l’association. Depuis quelques années, le consommateur et les moyens de communication changent à une vitesse phénoménale, rendant la maîtrise de l’expertise client prépondérante. » L’ ambition de Jérôme Toucheboeuf, durant son mandat de deux ans à l’AACC, portera essentiellement, selon lui, sur la manière de trouver des solutions « pour mieux connaître le client de demain ». Et cela notamment par

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l’animation d’un club de réflexion à partir du début 2011, qu’il compte réunir plusieurs fois par an et qui devrait nourrir un livre blanc et des conférences. « Jérôme a une énorme capacité d’écoute et d’ouverture d’esprit. Diplomate et consensuel, il sait emmener tout le monde avec lui vers une même vision », salue Yan Claeyssen, coprésident d’ETO et membre de l’AACC. Reconnu et apprécié au sein de la profession, l’homme aime passer des heures à parler du marketing relationnel, des canaux émergents et de leur impact sur la relation client. Cette volonté de comprendre l’évolution des progrès technologiques et leurs conséquences l’anime depuis longtemps. Diplômé d’un BTS de communication et du Cnam (conservatoire national des arts et métiers), avec une spécialité marketing, il préfère à la théorie « statique et figée » les outils et les

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Marc Bertr and

La montagn e et l’altitude réunisse nt les condition s idéales à un ressourc ement efficace.

Fan de la dern ière innov ation d’Ap ple, Jérô me Touc hebo euf se sépa re rarem ent de son iPad .

pratiques « en perpétuel mouvement ». En revanche, il déteste parler de lui. « Il n’est pas du genre “bling-bling” et paillettes. C’est plutôt quelqu’un d’humble et de discret », souligne Yan Claeyssen. Même tonalité positive du côté de son complice Marco Tinelli : « Comblé par sa femme et ses deux enfants, c’est le gendre idéal, bien sous tous rapports : charmant, sympathique… la liste est longue. S’il était une femme, je l’aurais épousé ! » Une belle déclaration et des traits de caractère qui auront permis

CE QU’IL AIME : Une ville : PARIS, « LE MEILLEUR COMPROMIS QU’UNE CAPITALE PEUT AVOIR : UN LIEU D’HISTOIRE ALLIANT BEAUTÉ ARCHITECTURALE, VIE DE QUARTIERS, FÊTE, MAIS AUSSI ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE, HORS JOURS DE GRÈVE ! » Deux films : MINORITY REPORT DE STEVEN SPIELBERG ET LE PACHA DE GEORGES LAUTNER. Un livre : L’HOMME NUMÉRIQUE DE NICHOLAS NEGROPONTE : « POUR LA VISION ET LA RÉVÉLATION QUE J’AI EU À L’ÉPOQUE. » La musique : « LES TUBES DU MOMENT QUI DÉTENDENT. » Un lieu pour se ressourcer : « À 3 000 MÈTRES D’ALTITUDE EN PLEINE NEIGE. »

à l’homme de gravir tous les échelons. De 1990 à 1996, au sein de l’agence Procis, la filiale marketing direct et promotionnel du groupe Publicis, d’abord. Initialement en charge de la clientèle, il devient rapidement directeur du développement de l’agence.

L’AVENTURE FULLSIX

À cette époque, Internet fait son apparition dans les campagnes de communication et révolutionne progressivement les mœurs, à la ville comme au bureau. Jérôme Toucheboeuf est alors l’un de ceux qui flairent immédiatement le potentiel de l’univers virtuel. Il participe avec son collègue Marco Tinelli à la création de deux agences interactives : Publicis Technologies et Ogilvy Interactive. Vient ensuite l’aventure FullSIX, qui commence en 1997. Jérôme Toucheboeuf fait partie des créateurs de l’agence de marketing relationnel et interactif. Il connaît l’effervescence des débuts. Au bout de six mois, l’agence passe de cinq à 50 associés, une progression fulgurante. « Nous vivions alors dans l’appartement qui nous servait de bureau, enchaînant les nuits blanches et les pizzas livrées à des heures déraisonnables ! » raconte-t-il, le sourire en coin. « Jérôme était le perfectionniste de la bande, se souvient Marco Tinelli, comme il l’est dans la vie de tous les jours. Les châteaux de sable, qu’il fabrique par exemple pour sa fille, ressemblent davantage à des complexes immobiliers ! ». Une aventure humaine, donc, qui propulse Jérôme Toucheboeuf au poste de directeur

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films Mino rity repo rt et Le Pach a, deux té pour le moin s diffé rent s à égali dans son cœu r.

général de FullSIX à l’international. L’ agence compte désormais 770 collaborateurs dans 15 agences, et a réalisé Pa ris fa it po ur lu i fig ur e 81 millions de de ca pi ta le id éa le. chiffre d’affaires en 2009. Aujourd’hui encore, l’homme aime méditer sur l’évolution de son secteur d’activité : le marketing relationnel et interactif. Il pose un regard sur le passé avec sagesse, sur le présent avec lucidité, et sur le futur avec clairvoyance. Quant à son livre préféré, Jérôme Toucheboeuf désigne sans ambages L’homme numérique de Nicholas Negroponte. Un ouvrage qui l’aurait largement inspiré ces dernières années. « Jérôme est un expert du Net, mais il met avant tout ses connaissances au service des consommateurs. C’est un passionné du marketing qui résulte de l’expérience client », note Yan Claeyssen. Le client au cœur de toute communication, tel est en effet son credo, qu’il entend bien faire partager. Émilie Kovacs

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PORTRAIT Féru de technologies de l’information, Philippe Nicard a trouvé une place de choix chez Epsilon International. Directeur général France, il approfondit sa connaissance du client tout en restant tourné vers l’étranger. Chaque jour, cet ingénieur de formation s’efforce de se rapprocher du consommateur.

Philippe Nicard / Epsilon

UN REGARD SUR LE MONDE De sa voix calme et posée, Philippe Nicard explique pourquoi Epsilon International, spécialiste de l’e-mail marketing, l’a séduit : « Cette entreprise me permet de travailler dans le domaine des technologies de l’information, tout en restant connecté avec l’international ». Cet ancien élève de Centrale Marseille a effectué sa troisième année d’étude à Montréal. Il se spécialise alors dans le secteur des technologies de l’information et des problématiques liées aux bases de données. C’est aussi à cette période que le jeune ingénieur éprouve le besoin de travailler dans un pays anglo-saxon. À 24 ans, il décroche son premier emploi à Londres, chez Alten, société de conseil et

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« Travailler dans les technologies de l’information tout en restant connecté avec l’international. » d’ingénierie. Il occupe un poste essentiellement technique, dans lequel il développe les connaissances qu’il a acquises pendant ses études. En 1996, Philippe Nicard intègre Computer Associates, société éditrice de logiciels, comme consultant technique. Pendant un an et demi, il travaille principalement sur des problématiques clients. Même s’il est séduit par Londres, dont il garde « un souvenir particulièrement agréable, surtout le dimanche quand on peut faire son shopping tranquillement », l’ingénieur préfère Paris, sa ville natale.

En 1999, il songe sérieusement à rejoindre la capitale tricolore. La France est alors en plein boom Internet. « Je voulais participer à cette innovation majeure. J’ai donc décidé d’intégrer la régie publicitaire Double Click (en octobre 1999, NDLR) », explique-t-il. Il y découvre le marketing on line. « Je n’avais aucune expérience dans la publicité et le marketing. » Ce nouvel emploi lui permet d’approfondir sa connaissance des liens entre les marques et les consommateurs. Responsable du développement des relations avec les fournisseurs d’accès à

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CE QU’IL AIME

Un livre N’OUBLIONS PAS DEMAIN DE MAURICE TUBIANA. Une ville PARIS, POUR SON ARCHITECTURE, SA RICHESSE INTELLECTUELLE ET SON OUVERTURE INTERNATIONALE. Un sport LA RANDONNÉE, POUR LA BEAUTÉ DES PAYSAGES. Des musiques LE JAZZ, LE HARD ROCK ET LA MUSIQUE CLASSIQUE. SON MORCEAU FAVORI : LA SYMPHONIE N° 3 D’ELGAR, PAR JACQUELINE DU PRÉ, POUR L’ÉMOTION QU’ELLE DÉGAGE.

/ M a rk Y u ill

MUSIQUE ET RANDO, SON CRÉDO Même s’il reconnaît consacrer beaucoup de temps à son métier, ce père de deux enfants accorde aussi une grande importance à sa vie de famille. « Être à l’écoute de mes fils de 6 et 8 ans pour les aider à grandir reste une chose primordiale », souligne-t-il. Philippe Nicard ne se lasse pas de parcourir les livres sur l’éducation des enfants. Enfin, il consacre une partie de son temps libre au sport. « J’aime marcher en pleine nature », précise-t-il. Habitué à la randonnée, qu’il pratique depuis l’enfance, Philippe Nicard apprécie surtout les balades dans la vallée de Chamonix et au pied du Mont-Blanc. « Ces sites magnifiques disposent de sentiers que l’on peut parcourir en famille. »

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F O T O L IA

Internet, ce cadre pugnace devient un spécialiste de l’e-mailing. Expert dans le domaine de la délivrabilité, Philippe Nicard intervient régulièrement dans les Philippe Nicard consacre salons professionnels une partie de ses loisirs européens. Quand on lui à la randonnée en Haute-Savoie. demande un bon exemple de délivrabilité des e-mails, il cite Gmail sans de la filiale française en Europe. hésiter. « Cette messagerie Son métier ? « Une offre technoloa mis en place un système qui relaie gique pour gérer les campagnes automatiquement tous les e-mails non marketing, une offre de service et cliqués en bas de la boîte de réception. C’est d’aide à l’exécution des plans un formidable moyen pour détecter rapidement les spams. » Le rachat de Double marketing et surtout, une offre Ce pass io n n é a p p ré c ie la m u s iq d’accompagnement stratégique et Click par Epsilon International en 2006 ue sous to u te s s e s fo rm es. de réflexion pour permettre à marque un tournant décisif dans la nos clients d’atteindre leurs carrière de ce quadragénaire. « On m’a alors objectifs., résume-t-il. Notre confié le pôle service d’accompagnement mission consiste à aider les technique pour Epsilon en Europe », annonceurs à mieux connaître leurs explique-t-il. Au cours de l’été 2010, il est clients pour éviter de les noyer sous un flot nommé directeur général d’Epsilon de mails. » Philippe Nicard estime cepenInternational France. Une fonction qui dant que l’équilibre tend à s’instaurer l’amène à développer le portefeuille client dans les relations entre marketeurs et consommateurs : « Le consommateur est averti, il reprend de plus en plus de contrôle sur la marque. »

Philippe Nicard voit en Paris une ville cosmopolite.

Amoureux de musique classique, ce passionné de technologie n’a qu’un seul regret : avoir abandonné la clarinette, qu’il pratiquait dans sa jeunesse. « Faute de temps », mais pas seulement. « La vie fait que petit à petit, de nouvelles passions naissent et vous portent vers d’autres horizons. » Astrid de Montbeillard

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PORTRAIT Coprésident d’ETO, Yan Claeyssen a de l’énergie à revendre. Rencontre avec un passionné de marketing guidé par sa fibre humaniste.

Yan Claeyssen / ETO

Il faut être un peu philosophe pour vivre la vie de Yan Claeyssen et affronter en toute sérénité son agenda surchargé. Pour tenir le rythme, ce jeune quadra nous explique dans un grand sourire qu’il suffit « de trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ». Car on peut dire qu’entre son job, ses deux filles (de 9 et 11 ans) et ses loisirs, le coprésident d’ETO a des journées bien remplies. Outre ses fonctions chez ETO, groupe de marketing services spécialisé dans la relation client, Yan Claeyssen intervient chaque année auprès des étudiants de l’ESCP-EAP et des universités Dauphine et Léonard-de-Vinci. Des sessions d’enseignement qui l’obligent à se remettre en question et à rationaliser son discours. Il a d’ailleurs consacré deux ouvrages aux apprentis marketeurs, un premier sur l’e-mail marketing et un second sur le marketing multicanal. Passionné par sa matière, Yan Claeyssen voit dans cette discipline une façon de

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Marc Bertr and

LE PHILOSOPHE DU MARKETING « Le marketing, tout comme la philosophie, s’attache à mieux comprendre les gens, à décrypter les modèles qui guident notre manière de penser. » « raconter des histoires, d’apporter du sens à des choses qui n’en ont pas forcément au début ». Optimiste, cet homme au regard pétillant, qui voit toujours le verre à moitié plein, adore partager son énergie positive. Ce n’est pas un hasard s’il assure aussi la présidence de l’association Club marketing client. Car ce qu’il aime justement, c’est apporter une vision de la profession aux annonceurs, les aider à se développer et leur faire partager ses connaissances.

Tous les deux mois, il convie les membres de l’association à échanger sur leur vision du métier et le devenir du secteur. Ce féru de littérature rêve d’écrire un jour un livre sur sa vision du marketing : « Le rapport de force entre le client et la marque a changé avec le Web. Une vraie révolution est en marche », explique-t-il. En attendant, ce cadre de 42 ans ne manque pas de diffuser ses idées en tenant à jour son blog Marketing Client Multicanal

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Globe-tro tter dans l’âme, Yan Claeysse n apprécie particuliè rement New York…

(http://mdm.typepad.com) dans lequel il recommande de « replacer le consommateur au cœur des échanges ».

CE QU’IL AIME La musique J’ÉCOUTE DES STYLES ASSEZ DIVERSIFIÉS, DE RADIOHEAD À CHINESE MAN EN PASSANT PAR ALAIN BASHUNG. DU ROCK, DE LA POP, UN PEU D’ÉLECTRO AUSSI, SANS OUBLIER LA CHANSON FRANÇAISE. L’art JE SUIS PASSIONNÉ PAR L’ART CONTEMPORAIN, NOTAMMENT PAR LES ŒUVRES DE BASQUIAT. Des villes SANS HÉSITATION NEW YORK ET VENISE, SANS OUBLIER PARIS BIEN SÛR. Un sport DU FOOTING AUX TUILERIES. Philosophes favoris PAUL MICHEL FOUCAULT, GILLES DELEUZE.

Web (www). Cette exploration de l’univers encore presque vierge de la Toile sera une révélation qui l’orientera vers l’agence Penez Communication. Il y reste de 1995 à 1999. Ces quatre années de découverte approfondie du Net éveillent en lui la fibre du monde digital. Il crée alors le pôle multimédia de l’agence et collabore à la création des premiers sites pour Auchan, les 3 Suisses ou encore Vivendi. En 1999, il se rapproche du groupe ETO. « À l’époque, c’était une agence de marketing direct avec une forte expertise en connaissance du client et en data marketing. » Dans cette entreprise, il crée le pôle Internet, qu’il gère ensuite jusqu’en 2001, avant de prendre la direction du pôle agence jusqu’en 2008. Depuis un an et demi, Yan Claeyssen préside le pôle digital en tant qu’associé du groupe.

… mais auss i Veni se, l’une de ses dest inati ons favo rites .

PROCHAINE DESTINATION, HONG KONG Globe-trotter, il est tout particulièrement fasciné par le Japon : « Là-bas, on vit un vrai choc culturel. » Son credo ? La vie en ville. « Je me considère comme un urbain. » Parisien depuis une dizaine d’années, il ne se lasse pas de la capitale française et avoue ne pas regretter sa région natale, le Nord. « J’adore Paris pour sa diversité et ses multiples facettes. Il y a toujours un endroit à découvrir. » Une richesse qui lui procure l’agréable sentiment de s’y sentir perpétuellement en touriste. Toujours entre deux avions pour signer de nouveaux contrats, Yan Claeyssen s’apprête à partir pour Hong Kong à la rencontre de futurs partenaires. Astrid de Montbeillard

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Tatia na Mont ando n

Pour comprendre la passion que Yan Claeyssen voue au marketing, il faut remonter à ses années étudiantes. Avant de tomber dans les filets de la discipline, ce littéraire a d’abord été séduit par la philosophie. Sa maîtrise en philosophie l’aide à appréhender les problématiques relationnelles client avec un regard différent. « Le marketing, tout comme la philosophie, s’attache à mieux comprendre les gens, à décrypter les tendances et les modèles qui guident notre manière de penser. » Ce n’est qu’une fois diplômé en philosophie qu’il se lance dans un DESS Stratégie des SI en 1993. Une année déterminante pour sa carrière : c’est à cette époque-là qu’il découvre Internet. Lors d’une conférence il rencontre Tim Berners-Lee, l’inventeur du World Wide

Saraders

DE LA PHILOSOPHIE AU MARKETING

Les goût s mus icaux du copr ésid ent d’ET O sont éclec tique s.

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Les portraits de l'années 2011