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RISQUES ÉMERGENTS Les champs électromagnétiques Risque sanitaire et enjeux sociétaux

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Risques émergents. Cas des champs électromagnétiques : Risque sanitaire ou sociétal ?


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Table des matières Préambule..............................................................................................................................5 Introduction aux télécommunications....................................................................................7 Implantations et couverture locales.................................................................................21 Introduction à l'électromagnétisme......................................................................................27 Qu’est ce qu’une onde ? Qu’est ce qu’un champ ?.................................................................................................28 Champ électrique et champ magnétique Champ statique et champ variable..................................................................................29 Les champs électromagnétiques de basse et de haute fréquences Rayonnement ionisant et rayonnement non ionisant......................................................30 Effets biologiques & sanitaires.............................................................................................31 Rappel lexical Effets biologiques.............................................................................................................33 Extrait de Les incidences éventuelles sur la santé de la téléphonie mobile. A. Guest – OPECST, 2009.................................................................................................................35 Métrologie et évaluation des niveaux d'exposition. Extraits du Rapport d’expertise collective Radiofréquences. AFSSET, 2009....................................................................41 Synthèse des principaux rapports. Extraits du Rapport d’expertise collective Radiofréquences AFSSET, 2009.....................................................................................49 L'étude Interphone...........................................................................................................67 L'Avis du CIRC – Centre International de Recherche sur le Cancer..............................71 Conclusions du rapport BioInitiative 2012.......................................................................79 Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à la mise à jour de l’expertise « Radiofréquences et santé » - 2013.....89 Note de positionnement de l'Institut de Veille Sanitaire sur l'exposition aux champs électromagnétiques et la santé – 2014..........................................................................117 Champs électromagnétiques et santé publique: téléphones portables – Aide-mémoire N°193 de l'OMS – Octobre 2014...................................................................................123 Le rayonnement des antennes cellulaires.....................................................................127 Les sources et les niveaux d'exposition........................................................................129 Questions-réponses sur les antennes-relais.................................................................139 L'exposition professionnelle et la protection des travailleurs........................................161 L'hypersensibilité électromagnétique (HSE)..................................................................163 3

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Hypersensibilité électromagnétique : Évaluation d'études scientifiques.......................165 La « cage de Faraday ».................................................................................................168 Comment réduire l’exposition et l’impact des champs électromagnétiques dans l’habitat ?........................................................................................................................171 Les bons gestes à adopter pour l'utilisation du téléphone portable..............................173 Politiques publiques & gouvernance..................................................................................179 Le principe de précaution et la santé environnementale dans la législation Exposition du public – Réglementation.........................................................................191 Le Plan National Santé Environnement (PNSE)...........................................................195 Le Grenelle des ondes...................................................................................................203 Politiques locales...........................................................................................................213 Le rôle des élus Les applications locales.................................................................................................221 en Pays de la Loire à Le Mans Métropole.................................................................................................224 à Nantes Métropole à la CARENE – communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire....................................................................................................................241 à Angers.....................................................................................................................247 Les parties prenantes....................................................................................................253 Répertoire des acteurs..................................................................................................255 Perception et gestion du risque électromagnétique – éclairages sociologiques...............263 Postures et relations entre les acteurs impliqués..........................................................269 Socio-histoire : repères historiques de la construction du phénomène........................271 Éléments macro-sociologiques : le contexte global......................................................277 Représentations sociales : perception des individus et groupes sociaux.....................281 Usages et pratiques des populations............................................................................309 Annexes.............................................................................................................................325 Annexe 1 : spectre électromagnétique..........................................................................327 Annexe 2 : données économiques du secteur des télécommunications......................329 Lexique..........................................................................................................................335 Experts...........................................................................................................................347 Sitographie.....................................................................................................................363 Bibliographie sélective...................................................................................................367

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Préambule

Ce dossier sur les risques liés à l'environnement électromagnétique a vocation à fournir une information scientifique et technique pour appuyer le débat de société qui existe depuis plusieurs années. Dans un premier temps, il reprend des éléments techniques : explication technique des télécommunications, explication physique des champs électromagnétiques et explication scientifique des effets de ces champs sur l'homme. Ce dernier point détaille à la fois les effets admis par le monde scientifique et pour lesquels il n'y a pas de polémique (effets thermiques), et les effets encore sujets à discussion, voire controverse (effets athermiques). Sont ensuite détaillés les niveaux de rayonnements des appareils, les sources et les niveaux auxquels nous sommes exposés quotidiennement. L'hypersensibilité électromagnétique est ensuite expliquée pour finir sur les méthodes de diminution d'exposition aux ondes. En deuxième partie, le dossier détaille comment les politiques publiques gèrent cette question d'exposition aux ondes. Après l'histoire du principe des précaution et de la notion de santé environnementale, la réglementation actuelle est présentée. Sont ensuite décrits les différents outils mis en œuvre pour traiter la question : table-ronde nationale, inscription au plan national santé environnement, politiques locales mises en place. En fin de partie, les acteurs impliqués dans ce débat sont présentés. Pour finir, la dernière partie aborde la question d'un point de vue sociologique : ce dernier montre comment et pourquoi le sujet de l'exposition aux ondes a émergé comme faisant débat et comment les représentations et les postures des différents acteurs (opérateurs, citoyens, et élus) se sont construites. En annexe, le lecteur trouvera une webographie et une bibliographie lui permettant d'approfondir la question s'il le souhaite.

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Introduction aux télécommunications

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Implantations et couverture locales

Carte des implantations d'antennes-relais sur l'aire urbaine de Nantes – Êdition du 11/04/2014

source : www.cartoradio.fr


Introduction à l'électromagnétisme

Bien que non perceptibles par l'œil humain, des champs électromagnétiques sont partout présents dans notre environnement. Ainsi, l'apparition en certains points de l'atmosphère de charges électriques sous l'influence d'orages donne naissance à un champ électrique. On parle alors de champs électromagnétiques d'origine naturelle. Par ailleurs, des ondes électromagnétiques sont exploitées dans de nombreuses technologies ces dernières années sans que nous en connaissions l’existence. On parle ainsi de champs électromagnétiques crées par l'activité humaine. Que sont exactement les champs électromagnétiques (CEM), comment sont ils produits et où les retrouvent-on dans notre environnement ?

Qu’est ce qu’une onde ? Une onde est le déplacement d’une perturbation qui va modifier de façon réversible les propriétés physique du milieu. Cette onde va transporter de l’énergie, sans transporter de matière. Ainsi, en jetant un caillou dans l’eau, les petites vagues créées représentent le déplacement des ondes produites. une onde électromagnétique est une onde électrique et magnétique. Elle est composée d'un champ électrique et d'un champ magnétique. La notion de champ est utilisée en physique pour traduire l'influence que peut exercer à distance un objet sur son environnement. Ces ondes portent des noms différents (ondes radio, micro-onde, infrarouge, lumière, ultraviolet, rayons X et rayons gamma) et sont caractérisées par une longueur et une fréquence. Si on reprend notre exemple, la longueur d’onde représente la distance entre deux vagues successives. La fréquence, quant à elle, représente le nombre d’oscillations que la vague effectue en 1 seconde. Elle s’exprime en Hertz. Fréquence et longueur d'onde sont totalement indissociables : plus la fréquence est élevée plus la longueur d'onde est courte. Un exemple simple permet de mieux comprendre cette notion : attachons une corde sur une extrémité et saisissons l’autre extrémité restée libre. Par un mouvement de haut en bas, nous créons une seule onde de grande longueur. Si nous accélérons le mouvement, plusieurs ondes vont se former de manière plus courtes. Comme la longueur de la corde ne varie pas, plus on produit d'ondes (autrement dit, plus la fréquence est élevée), plus elles sont rapprochées les unes des autres (c'est-à-dire plus la longueur d'onde est courte).

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Qu’est ce qu’un champ ? La notion de champ est utilisée en physique pour traduire l'influence que peut exercer à distance un objet sur son environnement.

Champ électrique et champ magnétique Les champs électriques se manifestent en présence de charges positives ou négatives. Ils caractérisent l’influence qu’une charge peut exercer sur une autre charge. Par exemple, tout fil électrique sous tension produit un champ électrique dans son voisinage. Ce champ existe même si aucun courant ne circule. Par exemple, le champ électrique présent autour du câble d'alimentation d'un appareil électrique ne disparaît que lorsque l'appareil est débranché ou lorsque la prise comporte un interrupteur, lorsque cet interrupteur est fermé. Il est en revanche toujours présent au niveau du câble situé derrière le mur. Plus la charge est importante, plus le champ est fort et son intensité diminue rapidement avec la distance. Le champ électrique est donc lié à la tension électrique - que l'on mesure en Volt (V) - et à la distance de la source. L'intensité d'un champ électrique se mesure donc en volts par mètre (V/m). Les conducteurs métalliques constituent une barrière efficace contre les champs électriques, ainsi que les matériaux de construction, les arbres , etc. Autrement dit, le champ électrique créé par les lignes de transport d'électricité situées à l'extérieur est réduit par la présence de murs, de bâtiments ou d'arbres. Lorsque ces lignes sont enterrées, le champ électrique en surface est à peine décelable. (source : Brochure OMS No. 32 – Les champs électromagnétiques). Le champ magnétique caractérise l'influence d'une charge électrique en mouvement et exerce son action sur les charges en mouvement. Une charge électrique en mouvement est un courant électrique dont l'unité de mesure est l'ampère (A). Contrairement aux champs électriques, les champs magnétiques n’apparaissent que lorsque le courant circule : ils sont d'autant plus intenses que le courant est élevé. Comme pour le champ électrique, le champ magnétique est d'autant plus intense qu'on est proche de la source et il diminue rapidement lorsque la distance augmente. Le champ magnétique est donc lié au courant et à la distance de la source et se mesure en ampères par mètre (A/m). Cependant, dans l'usage courant, on utilise l'unité de mesure du flux d'induction magnétique, le tesla (T) et sa sous-unité le microtesla (µT) avec 1 A/m = 1.25µT. Contrairement aux champs électriques, les matériaux courants tels que les matériaux de construction ne constituent pas une barrière efficace contre les champs magnétiques.

Présence du champ électrique et du champ magnétique : exemple d’une lampe source : INRS

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Les champs électromagnétiques d'origine naturelle L'apparition dans l'atmosphère de charges électriques sous l'influence d'orages donne naissance à un champ électrique. L'orientation de l'aiguille aimantée d'une boussole dans la direction nord-sud est due au champ magnétique terrestre qui est également utilisé comme aide à la navigation par certains oiseaux et poissons. Les champs électromagnétiques créés par l'activité humaine A côté des sources naturelles qui composent le spectre électromagnétique, existent d'autres champs qui résultent de l'activité humaine : ces champs sont par exemple à l'origine des rayons X que l'on utilise notamment pour mettre en évidence les fractures dues à des accidents de sport. Au niveau de toute prise de courant existe un champ électromagnétique de basse fréquence engendré par le courant électrique. Nous utilisons également toutes sortes de rayonnements dans le domaine des radiofréquences élevées pour la transmission d'informations, au moyen d'antennes de télévision et de radio ou encore pour la liaison avec les téléphones portables.

Champ statique et champ variable Un champ statique reste constant au cours du temps. On appelle courant continu un courant qui ne se déplace que dans un seul sens. Dans un appareil alimenté par une pile ou une batterie, le courant va du générateur à l'appareil puis revient vers le générateur. Ce courant crée un champ magnétique statique. Le champ magnétique terrestre est aussi un champ statique. En revanche, un courant alternatif va créer un champ variable dans le temps. Un courant alternatif change de sens à intervalles réguliers. Dans la plupart des pays européens, ce changement de sens s'opère avec une fréquence de 50 Hertz, soit 50 cycles par seconde. De même, le champ magnétique engendré par ce courant oscille à raison de 50 cycles par seconde.

Les champs électromagnétiques de basse et de haute fréquences Les générateurs et les appareils électriques sont les sources les plus courantes des champs électriques et magnétiques de basse fréquence dans lesquels baigne notre environnement. Les téléphones portables, les émetteurs de radio et de télévision, les radars et les micro-ondes produisent des champs électromagnétiques dans le domaine des radiofréquences (champs électromagnétiques de haute fréquence). Ces champs servent à transmettre des informations à grande distance et sont à la base des télécommunications en général et notamment des émissions radiotélévisées sur toute la planète. Dans les fours à micro-ondes, ils servent à réchauffer rapidement la nourriture. Aux radiofréquences et aux hyperfréquences le champ électrique et le champ magnétique sont interdépendants et constituent les deux composantes du champ électromagnétique qui se propage sous forme d'onde électromagnétique. L'intensité de ce champ est mesurée par la densité de puissance qui s'exprime en watts par mètre carré (W/m2).

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Spectre électromagnétique et émissions de quelques équipements électriques source : INRS

Voir aussi : Annexe 1 : spectre électromagnétique Illustration tiré du site internet de Emitech, laboratoire d'essai

Sources : un monde sans fil:les ondes en questions?-Fondation santé et radiofréquences, Sylvie Furois La clef des champs électromagnétiques - RTE http:www.clefdeschamps.info/spip.phparticle37 OMS brochure N°32. Les champs électromagnétiques Schéma « les ondes radiofréquences » -source : un monde sans fil page 4 Schéma « les ondes électromagnétiques » -source : un monde sans fil page 3 Soutien scientifique : Nicolas Magdelaine, professeur de physique (comité scientifique-les petits débrouillards pays de la Loire)

Rayonnement ionisant et rayonnement non ionisant Quelle différence y a t-il entre un rayonnement ionisant et un rayonnement non ionisant ? La longueur d'onde et la fréquence déterminent une autre caractéristique importante des champs électromagnétiques, à savoir que les ondes électromagnétiques sont transportées par des "particules" (ou "grains d'énergie") appelées quanta. Les quanta associés aux ondes de haute fréquence (ou de courte longueur d'onde) véhiculent davantage d'énergie que ceux qui sont associés aux ondes de basse fréquence (ou de grande longueur d'onde). Pour certains rayonnements électromagnétiques, le quantum d'énergie est tellement élevé que ces ondes sont capables de briser les liaisons intra- et intermoléculaires. Parmi les rayonnements qui composent le spectre électromagnétique, les rayons gamma émis par les substances radioactives , les rayons cosmiques et les rayons X possèdent cette propriété et sont appelés "rayonnements ionisants". Les rayonnements qui ne sont pas suffisamment énergétiques pour rompre les liaisons intramoléculaires sont dits "non ionisants". Les champs électromagnétiques d origine humaine qui résultent, pour une part importante, de l'activité industrielle (électricité, hyperfréquences et radiofréquences) engendrent des rayonnements qui correspondent à la région du spectre électromagnétique où la fréquence est relativement basse, c'est-à-dire du côté des grandes longueurs d'onde et les quanta d'énergie qu'ils transportent sont incapables de provoquer la rupture des liaisons chimiques. Source : Organisation Mondiale de la Santé OMS

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Effets biologiques & sanitaires

Rappel lexical DAS – débit d’absorption spécifique Lorsque nous utilisons un appareil radio, depuis le téléphone mobile jusqu’à la souris d’ordinateur, une partie de l’énergie électromagnétique qu’il dégage est absorbée par notre corps : la valeur maximale de cette quantité pour un équipement donné est le débit d’absorption spécifique (DAS) de cet équipement. L’unité de mesure du DAS est le watt par kilogramme (W/kg). Valeur limite Dans le cas des téléphones mobiles, des oreillettes bluetooth, des téléphones sans fil de maison..., le DAS mesuré correspond à une utilisation à l’oreille, et donc à l’énergie absorbée dans la tête. Dans le cas des clés 3G, souris d’ordinateur sans fil, montres GSM, le DAS mesuré correspond à une utilisation près du corps, et donc à l’énergie absorbée dans le tronc. Le DAS local « tête » ou local « tronc » doit être inférieur à 2 W/kg. Exposition maximale et exposition moyenne Le DAS est une valeur maximale, autrement dit l’énergie que nous absorbons en moyenne est moindre. L’éloignement de l’appareil par rapport au corps et la qualité de réception sont deux éléments déterminants dans la réduction de la quantité d’énergie que le corps absorbe. Pour prendre un exemple, lorsque : - nous téléphonons avec le haut-parleur, notre mobile posé sur un bureau, - et que, de surcroît, le nombre de barrettes sur l’écran du téléphone est maximal indiquant une bonne qualité de réception, notre corps absorbe une quantité d’énergie beaucoup plus faible que celle correspondant au DAS de notre téléphone. Source : Agence Nationale des Fréquences ANFR

Principe de précaution Le principe de précaution est un principe de gestion prudente des risques incertains qui impose de définir des mesures immédiates de protection de l’environnement ou de la santé, sans attendre la preuve scientifique. C’est un principe d’action responsable qui permet l’équilibre entre l’utopie d’un risque zéro et celle d’un progrès insouciant des dangers qu’il comporte. Il est important de souligner ici la différence entre la prévention, qui prévoit la gestion de risques connus de la précaution, qui prévoit celle de risques incertains (probables ou plausibles). source : Observatoire Régional de la Santé ORS Rhône-Alpes

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Risque C'est l'idée que nous nous faisons d'une situation future, d'un aléa ou d'une opportunité. À la différence du danger, qui peut survenir de façon impromptue, le risque caractérise une situation prévisible, même si elle est impensable. Ce terme a une double polarité : objective, c'est-à-dire liée à la fréquence du phénomène, et subjective, liée à la manière dont le risque est perçu et redouté. En épidémiologie, le risque d'une maladie est sa fréquence dans la population. Plus rigoureusement, c'est une probabilité, celle de la survenue des nouveaux cas (l'incidence) d'un problème défini, au sein d'une population donnée, pendant une période déterminée. La prévalence, qui désigne le nombre total de cas, n'est pas une mesure du risque. Un véhicule qui brûle un feu rouge est un danger par le traumatisme qu'il peut créer. La probabilité que ce véhicule tue ou blesse quelqu'un sera fonction de sa vitesse, du nombre de personnes se trouvant sur son passage, de l'expérience du conducteur, du comportement des piétons, etc. Une telle conception est particulièrement pertinente pour l'étude de la relation environnement-santé. Le risque, ainsi défini, prend en compte la multifactorialité des maladies. Une telle approche rompt avec la conception déterministe de la santé (un cause entraîne nécessairement un effet) en faveur d'une conception probabiliste (un faisceau de facteurs augmente la probabilité que survienne un ensemble de maladies). Sources : Les 100 mots de l'environnement. PUF, 2007. (Que sais-je ?; 3787). Santé et environnement. PUF, 2007. (Que sais-je ?; 3771).

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Effets biologiques

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source : Le réseau électrique et la santé. Les champs électriques et magnétiques. HydroQuébec, 2011 (5e éd.). ISBN 978-2-550-63331-0. 20p.

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Extrait de Les incidences éventuelles sur la santé de la téléphonie mobile. A. Guest – OPECST, 2009.

source : OFFICE PARLEMENTAIRE D’ÉVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES ________________________ Les incidences éventuelles sur la santé de la téléphonie mobile Par M. Alain GEST, Député

SPECTRE ÉLECTROMAGNÉTIQUE ET APPLICATIONS

La focalisation de l’attention autour des effets des antennes relais – sur laquelle le rapporteur aura l’occasion de revenir – fait malheureusement perdre de vue que le phénomène des champs électromagnétiques n’est pas nouveau. Car les sources naturelles des champs électriques sont aussi anciennes que le monde. Il en est ainsi des champs magnétiques terrestres 4, du rayonnement solaire et stellaire – dont la lumière est visible –, de la foudre, des champs électromagnétiques émanant des molécules ou encore des cellules vivantes. Quant aux champs électromagnétiques artificiels résultant de l’activité humaine, ils ont eu tendance à augmenter du fait, au XXè siècle, de l’utilisation croissante de l’électricité, des nouvelles technologies et des changements dans les usages. Les applications en sont diverses : lignes à haute tension, appareils électroménagers et 35

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électroniques destinés au grand public (fours à micro-ondes, plaques à induction, tubes cathodiques, téléviseurs, ordinateurs), radars, dispositifs médicaux (radiographie, IRM-imagerie par résonance médicale-médecine nucléaire) et réseaux de télécommunication (téléphonie mobile, antennes relais et réseaux sans fil). Comme le montre le tableau suivant, l’intensité des champs électro-magnétiques varie selon leur nature, le lieu et la distance séparant les personnes de la source d’exposition.

D’ores et déjà, il importe de relever que le niveau d’exposition aux champs électriques d’une antenne relais est inférieur à celui de l’exposition aux champs électriques du téléphone mobile et d’une antenne d’émetteur de radio FM. Une dernière caractéristique des ondes électromagnétiques touche à la distinction entre rayonnements ionisants et rayonnements non ionisants. La propriété des premiers réside dans le fait qu’ils ont suffisamment d’énergie pour arracher des électrons périphériques de l’orbite d’un atome, rendant celui-ci chargé ou ionisé. Une partie des rayons ultraviolets, les rayons X et gamma appartiennent à la catégorie des rayonnements ionisants. Les ondes électromagnétiques utilisées dans les télécommunications sont classées dans les rayonnements non-ionisants. Les ondes électromagnétiques, dont l’énergie n’est pas assez forte pour ioniser les atomes, sont appelées rayonnements non ionisants. Pour cette raison, ces ondes sont considérées comme ne pouvant provoquer ni le cancer, ni des mutations génétiques. Les champs de nature artificielle – électricité, fours à micro-ondes, réseaux de téléphonie mobile – appartiennent ainsi à la catégorie des rayonnements non ionisants. 36

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II – LES INTERACTIONS ENTRE LES RADIOFRÉQUENCES ET LE CORPS HUMAIN. Les champs de radiofréquences ont pour principale origine les antennes de radio, de télévision de radar, les téléphones portables, les fours à micro-ondes ou encore les réseaux sans fil. Le mot interaction, a-t-on pu faire observer, « souligne le fait que le résultat final ne dépend pas uniquement de l’action du champ, mais est influencé par la réaction du système vivant. Les systèmes vivants ont une grande aptitude à compenser les effets induits pas les agents externes, y compris en provenance des ondes électromagnétiques » Les principales problématiques posées par de telles interactions mettent en jeu trois séries de paramètres : - la distinction entre effets biologiques et effets sanitaires ; - la distinction entre effets thermiques et effets non thermiques ; - la quantification de l’énergie absorbée du fait de l’exposition aux radiofréquences. A – LA DISTINCTION ENTRE EFFETS BIOLOGIQUES ET EFFETS SANITAIRES. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « les effets biologiques sont la réponse mesurable de l’organisme à un stimulus ou à une modification de l’environnement ». Or, les effets biologiques ne sont pas nécessairement nuisibles à la santé. Par exemple, le fait d’écouter de la musique, de lire un livre, de manger une pomme ou de jouer au tennis produit des effets biologiques, sans qu’aucune de ces activités ne soit nuisible à la santé. En effet, l’organisme humain dispose de mécanismes très élaborés – tels que l’homéostasie – qui lui permettent de s’adapter aux influences nombreuses et diverses auxquelles nous pouvons être soumis dans notre environnement. Cette distinction, qui est liée à la complexité du système biologique, illustre l’une des principales difficultés que les recherches tant épidémiologiques que biologiques ont à affronter. Car est en jeu la robustesse même du lien de causalité sur lequel le chercheur propose d’établir un résultat, puisque la constatation d’un effet peut ne pas être ipso facto le symptôme d’un risque. Cela étant, il existe des effets biologiques, peu discutables, parce que mesurables. Il en est ainsi des effets biologiques résultant de la pénétration des ondes électromagnétiques dans les tissus, laquelle est fonction de la fréquence. En règle générale, comme le rappelle le rapport de l’AFSSET, plus la fréquence augmente et plus l’absorption par les milieux traversés est élevée. C’est la raison pour laquelle, par exemple, la pénétration des ondes dans les tissus est plus importante dans le cas des ondes FM – dont la fréquence porteuse est proche de 100 MHZ – que dans celui des ondes de téléphone GSM, dont la fréquence porteuse est d’environ 1GHz. De même les applications thérapeutiques des ondes électromagnétiques fournissent-elles une autre illustration d’effets biologiques, dépourvus d’effets sanitaires indésirables, comme c’est le cas de la stimulation transcrânienne, laquelle peut être employée dans le traitement de la dépression. B – LA DISTINCTION ENTRE EFFETS THERMIQUES ET NON THERMIQUES 1- Les effets thermiques Le mécanisme d’interaction le mieux connu entre radiofréquences et tissus biologiques est celui des effets thermiques. Au-delà d’une certaine fréquence (au-dessus de quelques centaines de KHz), des ondes électromagnétiques provoquent un échauffement des tissus, dont le principe est utilisé, depuis longtemps, dans les fours à micro-ondes et dans certaines applications médicales. Ce mécanisme résulte de la forte teneur en eau de la plupart des tissus constituant le corps humain. 2- Les effets non thermiques Les effets non thermiques apparaîtraient, selon certains scientifiques, à des niveaux de champs électromagnétiques nettement plus faibles que ceux produisant un échauffement et résulteraient d’une interaction directe avec les tissus. Ils auraient, entre autres, une influence sur le système nerveux. Certaines études évoquent des symptômes subjectifs, tels que des problèmes de concentration, les troubles du sommeil, la fatigue… Toutefois, comme on le constatera ultérieurement, les recherches relatives aux effets non thermiques débouchent souvent sur des conclusions divergentes, non reproductibles ou qui ne sont pas statistiquement significatives. Bien qu’étudiés depuis plusieurs années, les effets non thermiques suscitent d’intenses controverses du fait qu’ils n’entrent pas en ligne de compte dans les recommandations de l’ICNIRP (International Commission for Non Ionizing Radiation Protection – Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants) concernant les valeurs limites d’exposition. 37

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C – LA QUANTIFICATION DE L’ÉNERGIE ABSORBÉE PAR LE CORPS Les questions posées de façon récurrente à propos de la téléphonie mobile sont principalement d’ordre technique et biologique : à quel rayonnement est-on exposé et quel est le niveau d’exposition entraînant des effets néfastes avérés pour la santé ? Les réponses à ces questions varient, selon qu’il s’agit d’une zone de champ très proche, comme c’est le cas lorsque le téléphone portable se trouve à très faible distance de la tête ou du corps ou d’une zone de champ lointain, ce qui correspond généralement à l’exposition à une antenne relais. Dans la première hypothèse, le niveau d’exposition est évalué à l’aide du débit d’absorption spécifique (DAS). Dans la deuxième hypothèse, le niveau d’exposition est évalué en mesurant le niveau de champ dans la zone considérée. 1- Définition et mesure du débit d’absorption spécifique (DAS) : l’exposition aux rayonnements des téléphones mobiles 1-1- Définition du DAS Connu seulement par 10 % des utilisateurs de téléphones portables, selon une étude de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation de la santé), le DAS est pourtant l’indicateur utilisé pour quantifier le niveau de radiofréquences émises par un téléphone portable, lorsqu’il fonctionne à la puissance maximale. Il s’agit donc, à l’aide de cet indicateur, d’assurer une protection aux utilisateurs du téléphone mobile contre les effets sanitaires possibles des ondes radioélectriques. Exprimé en Watts par kilo, (W/Kg), le DAS représente la puissance absorbée par le corps par unité de masse de tissu. En application de la réglementation actuelle, la valeur moyenne mesurée pendant six minutes du DAS ne doit pas dépasser : 0,08 W/Kg en moyenne pour le corps entier, 2W/Kg lorsque le DAS est local dans la tête ou dans le tronc et 4 W/Kg pour le DAS local dans les membres. La masse retenue pour évaluer le DAS local est de 10 g de tissu contigu. La norme américaine fixe la valeur maximale du DAS dans 1g de tissu à 1,6W/Kg. Les valeurs maximales du DAS des téléphones mobiles vendus en France sont conformes à la valeur limite de 2W/Kg et sont même dans leur majorité – d’après les données disponibles – inférieures à 1W/Kg. Pour autant, lors des débats intervenus dans le cadre de la table ronde « radiofréquences, santé, environnement » ou dans celui de l’audition publique organisée par l’OPECST du 10 juin 2009, la question s’est posée de savoir à quoi correspond réellement le DAS affiché d’un équipement. Sur ce point, M. Arnaud Miquel, Président de l’Agence nationale des Fréquences (ANFR) a apporté la réponse suivante : « Le DAS affiché d’un équipement, celui qui est affiché dans la documentation, qu’on pourrait appeler DAS normatif, correspond à la valeur maximale relevée dans la configuration la plus défavorable, c’est-à-dire la fréquence sur laquelle le niveau maximum est relevé, en fonctionnement à la puissance maximale… Cela veut dire, en résumé, que l’affichage d’un DAS sur un équipement garantit que le niveau localisé d’exposition, quand on parle de DAS tête ou tronc, de la personne qui utilise cet équipement ne sera jamais supérieur à ce niveau affiché. Il n’est pas possible de déduire de cette seule valeur de DAS « normatif » le niveau moyen d’exposition de la personne durant l’usage de l’équipement : ce niveau dépend de la position de l’équipement par rapport au corps, de la fréquence utilisée, de la situation de la personne utilisant l’équipement par rapport à la station de base dans un réseau de téléphonie mobile, etc. » En effet, différents facteurs doivent être pris en considération. Ainsi, le DAS est-il proportionnel à la puissance émise par le téléphone, laquelle varie lors d’une communication. Car les téléphones portables sont équipés d’un système de contrôle adaptatif de puissance qui réduit automatiquement la puissance émise au niveau minimum compatible avec une bonne qualité de la communication. A cet égard, la réduction effective dépend de la qualité de la connexion au réseau. Ainsi, la puissance émise est-elle plus importante, lorsque l’on se trouve à l’intérieur d’un bâtiment ou loin d’une station de base ou encore si des obstacles s’interposent entre cette dernière et l’utilisateur. Enfin, le déplacement de l’utilisateur provoque une prise de relais successifs par plusieurs stations de base (c’est ce que l’on appelle le hand-over). Dans le cas de la technologie GSM, le téléphone repasse à chaque connexion au niveau maximum de puissance ; ce niveau diminue ensuite jusqu’au niveau nécessaire au maintien d’une bonne communication. Ce changement fréquent de 38

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station de base – notamment lors de déplacements rapides – entraîne donc une exposition plus importante de l’utilisateur, dans le cas de la technologie GSM. Au total, il apparaît que, entre le DAS maximum d’un appareil et le DAS instantané, le rapport peut varier de 1 à 1000, selon les indications qui ont été fournies par M. Richard Lalande, directeur général adjoint de SFR, lors de la table ronde radiofréquences, santé et environnement. Car, un téléphone mobile GSM peut émettre jusqu’à 1 watt en cas de mauvaise réception et descendre jusqu’à 1 milliwatt lorsque la réception est bonne. Quant à l’UMTS, le DAS peut être très inférieur à 1 milliwatt.

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Métrologie et évaluation des niveaux d'exposition. Extraits du Rapport d’expertise

collective Radiofréquences. AFSSET, 2009.

AFSSET. Mise à jour de l’expertise relative aux radiofréquences . Saisine n°2007/007 . RAPPORT d’expertise collective . « Comité d’Experts Spécialisés liés à l’évaluation des risques liés aux agents physiques, aux nouvelles technologies et aux grands aménagements » - « Groupe de Travail Radiofréquences » .Octobre 2009.

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Distance qui dépend de la longueur d'onde et de la dimension de l'antenne

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Antenne GSM 900 Puissance émetteur 20W Hauteur d'antenne 30 mètres Antenne gain max. 15,5 dB Tilt : 2,5' (inclinaison vers le bas)

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Synthèse des principaux rapports. Extraits du Rapport d’expertise collective Radiofréquences AFSSET, 2009.

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L'étude Interphone Extrait du communiqué de presse du CIRC

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L'Avis du CIRC – Centre International de Recherche sur le Cancer

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Conclusions du rapport BioInitiative 2012 Traduction Priartem du texte de conclusions du rapport BioInitiative 2012 mis en ligne sur le site www.bioinitiative.org, le 7 janvier 2012 CONCLUSIONS 1. Au final, ces quelques 1800 nouvelles études montrent divers effets : des anomalies de transcription de gênes (Section 5) ; de la génotoxicité et des dommages sur l’ADN simple ou double brins (section 6) ; sur les protéines de stress induites par la configuration de l’ADN se comportant comme une antenne RF fractale (section 7) ; sur la condensation de la chromatine et la perte de capacité de réparation de l’ADN dans les cellules souches humaines (sections 6 et 15), sur la neutralisation des radicaux libres, en particulier la mélatonine (sections 5, 9, 13, 14, 15, 16 et 17) ; sur la neurotoxicité chez l’humain et l’animal ; sur la carcinogénèse chez l’humain ; des impacts forts sur la morphologie et la fonction du sperme chez l’humain et l’animal (section 18) ; sur le comportement de la progéniture (section 18, 19 et 20) ; et sur le développement du cerveau et de la boîte crânienne de la progéniture d’animaux qui ont été exposés aux radiations de téléphone portable pendant la gestation (sections 5 et 18). Ceci n’est qu’un aperçu des évidences présentées dans le rapport BioInitiative mis à jour en 2012. 2. LES EFFETS BIOLOGIQUES SONT CLAIREMENT ETABLIS Les effets biologiques sont clairement établis et apparaissent à de très faibles niveaux d’exposition aux CEM. Les effets biologiques peuvent apparaître dans les premières minutes d’exposition à des niveaux associés à l’usage du téléphone mobile ou du téléphone sans fil. Les effets biologiques peuvent aussi apparaître juste quelques minutes après exposition aux rayonnements des stations de base, au WiFi et à tous les compteurs « intelligents » sans fil qui induisent une exposition corps entier. 3. LES EFFETS BIOLOGIQUES LIES A UNE EXPOSITION CHRONIQUE PEUVENT RAISONNABLEMENT ËTRE SUSPECTÉS D’ENTRAINER DES EFFETS SANITAIRES Nombre des ces effets biologiques peuvent raisonnablement être suspectés d’entraîner des effets sanitaires lorsque les expositions sont prolongées ou chroniques. Ceci parce qu’elles interfèrent avec les processus normaux de l’organisme (homéostasie perturbée), empêchent l’organisme de procéder à la réparation des dommages causés à l’ADN, produisent des déséquilibres dans l’appareil immunitaire, des perturbations métaboliques et affaiblissent les capacités de résistance à la maladie. Les processus essentiels de l’organisme peuvent éventuellement être altérés par d’incessants stress externes (venant de l’interférence avec le système électrophysiologique) et mener à des troubles envahissants des fonctions métaboliques et reproductives. 4. DES NIVEAUX D’EXPOSITION FAIBLES – NIVEAUX D’EXPOSITION LIES AUX RAYONNEMENTS DES ANTENNES-RELAIS - SONT ASSOCIES A DES EFFETS BIOLOGIQUES ET A DES EFFETS SANITAIRES Au moins cinq nouvelles études sur les antennes-relais rapportent des effets biologiques à des niveaux d’exposition situés entre 0,003 (ndltr, 0,1 V/m) et 0,05 μW/cm2 (ndltr, 0,4 V/m), soit des niveaux inférieurs à ceux qui étaient rapportés en 2007 (0,05 – ndltr, 0,4 V/m - à 0,1μW/cm2 – ndltr, 0,6 V/M - étaient les niveaux au-dessous desquels en 2007 des effets n’avaient pas été observés). Les chercheurs rapportent des maux de tête, des difficultés de concentration, des problèmes de comportement chez les enfants et les adolescents ; des perturbations du sommeil, des maux de tête et des problèmes de concentration chez les adultes. Les normes de protection du public sont 1000 à 10000 fois supérieurs aux niveaux qui sont rapportés par les nouvelles études comme provoquant des effets biologiques. 79

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5. DES EFFETS SUR LA FERTILITE ET LA REPRODUCTION / LE SPERME HUMAIN ET SON ADN SONT ENDOMMAGES Le sperme humain est endommagé par les rayonnements du portable à des niveaux d’intensité très faibles de l’ordre du microwatt et du nanowatt /cm2 (0,00034 – 0,07). Il y a un véritable flot de nouvelles études rapportant des dommages sur le sperme humain et animal, entraînant des interrogations sérieuses sur la fertilité, la reproduction et la santé des progénitures des personnes exposées. Les niveaux d’exposition sont similaires à ceux provoqués par un téléphone porté à la ceinture ou dans la poche du pantalon ou par l’usage d’un ordinateur sans fil sur les genoux. Le sperme perd sa capacité à réparer les dommages qu’a subis l’ADN. Les études sur le sperme humain montrent des dommages génétiques causés par un usage en veille du téléphone portable ou un usage d’une ordinateur portable sans fil. On observe une dégradation de la qualité, de la mobilité et des la viabilité du sperme à des valeurs d’exposition situées entre 0,00034 uW/cm2 et 0,07 uW/cm2 avec comme conséquence une réduction de la fertilité masculine. Le sperme ne peut pas réparer les dommages occasionnés à l’ADN. Plusieurs laboratoires internationaux ont répliqué les études montrant des effets nocifs sur la qualité, la mobilité et la structure du sperme chez les hommes qui utilisent et particulièrement chez ceux qui portent leur téléphone portable, leur smartphone ou leur bipeur, à leur ceinture ou dans leur poche (Agarwal et al, 2008 ; Agarwal et al, 2009 ; Wdowiak et al, 2007 ; De Iuliis et al, 2009 ; Fejes et al, 2005 ; Aitken et al, 2005 ; Kumar et al, 2012). D’autres études concluent que l’usage des téléphones portables, l’exposition aux rayonnements d’un téléphone portable ou le port d’une téléphone mobile tout près des testicules des hommes affecte la quantité, la mobilité, la viabilité et la structure des spermatozoïdes (Aitken et al, 2004 ; Agarwal et al 2007 ; Erogul et al, 2006). Des études sur les animaux ont montré un dommage oxydatif et cellulaire, des modifications anatomiques des testicules des animaux, une réduction de la mobilité et de la viabilité des spermatozoïdes et d’autres types de dommages délétères sur la cellule germinale (Dasdag et al, 1999 ; Yan et al, 2007 ; Otitoloju et al, 2010 ; Salam et al, 2008 ; Behari et al, 2006 ; Kumar et al, 2012). Peu d’études sur l’animal ont étudié les effets des rayonnements des téléphones portables sur les paramètres de la fertilité féminine. Panagopoulos et al. (2012) rapportent une réduction du développement ovarien et de la taille des ovaires, une mort prématurée des follicules ovariens et des cellules nourricières chez la mouche drosophile. Gul et al. (2009) rapportent que l’exposition de rates aux radiofréquences d’un téléphone en veille entraîne chez leurs nouveaux-nés une diminution du nombre de follicules ovariens. Magras et Xenos (199) ont rapporté une infertilité sur 5 générations après une exposition aux radiofréquences à des niveaux d’exposition d’une antenne-relais de moins d’un microwatt par cm2. 6. LES ENFANTS SONT PLUS VULNERABLES Il existe un certain nombre de preuves qui attestent que les expositions aigües du fœtus et du nouveau-né ont des conséquences particulièrement néfastes selon le stade de développement auquel survient l’exposition durant les phases critiques de croissance et de développement (fenêtres d’exposition), où de telles expositions provoquent des dommages sur la santé qui pourront se développer des décennies plus tard. Les valeurs limites mises en place par l’ICNIRP et le FCC semblent de pas suffire pour garantir la protection de la santé publique, et tout particulièrement les plus jeunes (embryon, fœtus, nouveau-né, tout jeune enfant). La Commission présidentielle Cancer (2010) a déclaré que les enfants "sont particulièrement fragiles en raison de leur petite masse volumique et de leur développement physique rapide, la combinaison des deux amplifiant leur vulnérabilité aux carcinogènes connus, y compris les radiations". L’Académie Américaine de Pédiatrie dans une lettre adressée au membre du Congrès Dennis Kucinich en date du 12 décembre 2012 affirme que "les enfants sont touchés de manière disproportionnée par les expositions environnementales, y compris le rayonnement des téléphones portables. Les différences de densité osseuse et la quantité de liquide dans le cerveau d’un enfant par rapport au cerveau d’un adulte pourraient permettre aux enfants d’absorber de plus grandes quantités d’énergie RF plus profondément dans leur cerveau. Il est essentiel que les nouvelles 80

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normes pour les téléphones portables ou autres périphériques sans fil reposent sur la protection des populations les plus jeunes et les plus vulnérables afin qu’ils soient protégés tout au long de vie". 7. LES EFFETS DES RF EN PÉRIODE FŒTALE ET NÉONATALE Durant la vie fœtale (in utero) et pendant la petite enfance, les expositions aux rayonnements des téléphones cellulaires et les technologies sans fil en général peuvent être un facteur de risque de l’hyperactivité, de troubles du comportement à l’école et de problèmes d’apprentissage. Études sur le développement du fœtus : Des effets sur le fœtus d’une exposition in utero aux rayonnements des téléphones cellulaires ont été observés dans des études menées sur des humains et animaux depuis 2006. L’étude Divan et al (2008) a montré que les enfants nés de mères ayant utilisé des téléphones cellulaires au cours de leur grossesse, ont plus de risque de développer des problèmes de comportement au moment où ils atteignent l’âge d’être scolarisés, que les enfants dont la mère n’a pas utilisé des téléphones cellulaires au cours de sa grossesse. Les enfants nés de mères ayant utilisé un téléphone cellulaire au cours de leur grossesse ont 25 % en plus de troubles de l’affectivité, 35 % en plus de problèmes d’hyperactivité, 49 % en plus de problème de comportement et 34 % en plus de problèmes d’acuité visuelle. (Divan et al., 2008). Il faut des mesures de bon sens pour limiter les ELF et RF chez ces populations, en particulier en ce qui concerne les expositions évitables comme celles des couveuses ; et où des campagnes de sensibilisation des femmes enceintes en ce qui concerne les ordinateurs portables, téléphones mobiles et d’autres sources de ELF-EMF et EMF RF peuvent être facilement mises en place. Les sources d’exposition fœtale et néonatale les plus préoccupantes comprennent le rayonnement des téléphones cellulaires (parallèlement, l’utilisation parentale des appareils sans fil portés près du corps et l’utilisation maternelle de téléphones sans fil pendant la grossesse). L’exposition corpsentier à des radiofréquences de stations de base et bornes WiFi, l’utilisation d’ordinateurs portables sans fil, l’utilisation de couveuses pour nouveau-nés avec des niveaux de rayonnements ELF excessivement élevés ont pour résultat d’altérer le rythme cardiaque et de réduire les niveaux de mélatonine chez les nouveau-nés, l’exposition fœtale aux IRM offre une plus grande susceptibilité à la leucémie et à l’asthme chez l’enfant exposés aux ELF. Une approche de précaution peut fournir un cadre pour la prise de décisions là où des actions correctives doivent être réalisées afin d’éviter les fortes expositions des enfants et des femmes enceintes. (Bellieni and Pinto, 2012 – Section 19) 8. CEM /RF COMME FATEUR PLAUSIBLE DE L’AUTISME (TSA) Les enfants présentant des troubles neurologiques dont des troubles cognitifs, d’apprentissage, d’attention, de mémoire, ou des troubles comportementaux devraient bénéficier d’un environnement filaire (exempt de communication sans fil) dans les lieux éducatifs, de vie et dans la chambre à coucher ; Les classes spécialisées pour les autistes devraient exclure toute communication sans fil pour réduire les facteurs de stress évitables qui peuvent entraver leurs progrès sociaux, scolaires et comportementaux ; Idéalement, tous les enfants devraient être protégés contre les stresseurs physiologiques induits par des niveaux relativement élevés d’exposition aux CEM/RF (pas de sans fil dans les classes et au domicile) ; Les institutions scolaires, qui envisagent désormais le tout sans fil dans les environnements d’apprentissage, devraient être fortement informées que les solutions filaires fournissent sans aucun doute de meilleurs environnements pour l’apprentissage et l’enseignement et qu’elles évitent les conséquences de possibles risques sanitaires à long terme pour les élèves et les enseignants ; La veille sanitaire des impacts des technologies sans fil dans les centres d’apprentissage et de soins devrait faire appel à une métrologie sophistiquée et des techniques d’analyses de données pertinentes eu égard à la non-linéarité des impacts des CEM/RF et permettant de mieux discerner ces effets ; 81

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Il y a suffisamment d’arguments scientifiques pour privilégier l’internet filaire, les classes et les systèmes d’apprentissage filaires plutôt que d’investir dans les systèmes sans fil coûteux et potentiellement dangereux pour la santé et qui risquent de devoir être remplacés à l’avenir ; Les étudiants qui refusent les environnements sans fil devraient pouvoir accéder à des classes connectées en filaire (Herbert and Sage, 2012 – Section 20) Beaucoup de dysfonctions physiologiques et de troubles du comportement chez les personnes atteintes de TSA ressemblent aux effets biologiques et sanitaires des CEM/RF. Les biomarqueurs et indicateurs de maladie et leurs symptômes cliniques ont des similitudes frappantes. D’une manière générale, on peut classer ces phénomènes les catégories suivantes : — altération de gènes ou de l’expression génique — induction de modifications du développement du cerveau et de l’organisme — altération des processus de régulation des fonctions systémiques et cérébrales tout au long de la vie (ce qui peut inclure aussi bien une physiopathologie systémique que des modifications dans le cerveau) — signes d’altération fonctionnelle dans le comportement, les interactions sociales, l’attention comme impliqués dans les TSA Plusieurs milliers d’études scientifiques depuis 40 ans pointent de sérieux effets biologiques et sanitaires des CEM/RF. Ces études montrent des impacts sur la génotoxicité, les dommages sur l’ADN simple et double brin, la condensation de la chromatine, la perte de capacité de réparation de l’ADN dans les cellules souches humaines, la réduction de la neutralisation des radicaux libres (notamment la mélatonine), des anomalies de transcriptions géniques, la neurotoxicité, la carcinogénèse, la morphologie et la fonction du sperme, le comportement , sur le développement cérébral du fœtus humain des mères utilisant un téléphone portable pendant la grossesse. Un lien a été établi entre l’exposition au téléphone portable de souris gestantes et l’altération du développement cérébral fœtal et l’apparition de comportements se rapprochant des TDAH (troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité). Les risques de réduire l’espérance de vie en bonne santé sont induits dans les premiers stades du développement embryonnaire et foetal. Par rapport aux adultes, les risques sont accrus chez le nourrisson et chez le très jeune enfant et encore présent chez les jeunes de moins de 20 ans, dont le cerveau et le système nerveux ne sont pas encore matures. L’existence de périodes critiques pour le développement signifie que les facteurs de risque une fois installés dans la cellule ou dans les modifications épigénétiques du génome peuvent avoir des conséquences graves et à long terme pour la santé des individus. Tous les facteurs environnementaux, dont les CEM/RF, potentiellement impactant pour le génome humain et pour la santé et le développement des espèces, dont l’homme, devraient être pris en considération dans la définition et la mise en œuvre de mesures de précaution. En éliminant les stresseurs superflus comme les CEM/RF et en renforçant la résilience de l’individu, il est possible de redescendre sous le seuil critique de dépassement de la charge allostatique et de décompensation dans l’autisme. Quand les facteurs de risque sont largement évitables, c’est un trop grand risque à prendre que d’ignorer les signaux clairs d’impacts sanitaires à grande échelle pour les populations. L’épidémie d’autisme (TSA) mettant en péril le bien-être des enfants et de leur famille, touchant une famille sur 88 et ce taux augmentant annuellement, nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer ce corpus de signaux. Le public doit savoir que ces risques existent, que la transition vers le sans fil ne doit pas être considérée comme sans danger. Réduire les expositions ne remet pas en cause les bénéfices des technologies dans l’apprentissage mais permet de s’affranchir des craintes de risques sanitaires et de troubles du développement, de l’apprentissage et du comportement dans les classes. (Herbert and Sage – section 20)

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9. LES RISQUES POUR LA BARRIERE HEMATO-ENCEPHALIQUE (BHE) « La BHE est une barrière qui empêche l’entrée des toxines dans le cerveau. L’augmentation de la perméabilité de la BHE due aux radiations RF des téléphones portables peut conduire à des lésions neuronales. Beaucoup d’études, essentiellement chez l’animal, montrent que des expositions aux RF de très faibles intensités peut affecter la BHE. D’après l’ensemble des recherches, il est plus que probable que les CEM des téléphones portables et des stations de base ont des effets biologiques à des niveaux athermiques. Une seule exposition de 2 heures aux radiations d’un téléphone portable peut augmenter la perméabilité de la BHE, des lésions neuronales peuvent être observées 50 jours après l’exposition et encore plus tard, une fuite de l’albumine est observée. Il a été montré qu’un niveau de RF aussi faible que 0,001W/kg, soit moins qu’un portable porté à bout de bras, peut affecter la BHE. La norme américaine est de 1,6W/kg ; celle de l’ICNIRP de 2W/kg (DAS) appliquée au niveau de la tête (norme applicable en France, note du traducteur) pour les téléphones portables et sans fil. Ainsi, les effets sur la BHE se produisent à des niveaux d’exposition environ 1000 fois inférieures aux normes américaines et ICNIRP. » (Salford, 2012 – Section 10) Si la BHE est vulnérable à ce type d’expositions, nous devrions peut-être étudier ce qu’il est en de la barrière hémato-oculaire (qui protège des yeux), la barrière hémato-placentaire (qui protège le développement du fœtus) et la barrière hémato-entérique (qui protège le système digestif) et la barrière hémato-testiculaire (qui protège le développement du sperme). 10. LES ETUDES EPIDEMIOLOGIQUES MONTRENT CLAIREMENT UNE ELEVATION DU RISQUE DE CANCER DU CERVEAU Il existe des éléments consistants prouvant un accroissement des risques de gliomes et de neurinomes de l’acoustique associé à l’usage des téléphones mobile et des téléphones sans fil. « Il existe des éléments consistants, fondés sur des études épidémiologiques, en faveur de la reconnaissance d’un accroissement des risques de gliomes et de neurinomes de l’acoustique associé à l’usage des téléphones mobiles et des téléphones sans fil. Les preuves viennent essentiellement de deux centres de recherche, le groupe Hardell en Suède et le groupe Interphone. Les éléments sont moins probants concernant le méningiome. Une preuve supplémentaire du risque vient également de la localisation de la tumeur dans la zone la plus exposée du cerveau, de l’exposition cumulée en heure et du temps de latence, tous éléments qui donnent une pertinence biologique à l’hypothèse d’accroissement du risque. Les calculs supplémentaires basés sur l’estimation de la dose absorbée renforcent encore les résultats. » (Hardell, 2012, section 11) « Il est raisonnable de penser que les RF sont bioactives et ont une capacité à entraîner des impacts sur la santé. Les résultats épidémiologiques devraient permettre de classer les RF en cancérigènes pour l’homme. Sur la base de notre propre recherche et la revue des autres résultats les limites de sécurité fixées par l’ICNIRP et la FCC/IEE sont inadéquates pour assurer la protection de la santé publique. La définition de nouveaux standards et de nouvelles limites est nécessaire pour assurer cette protection. » 11. LA PREUVE D’EFFETS GÉNÉTIQUES 86 nouveaux articles portant sur l’étude des effets génotoxiques des RF ont été publiés entre 2007 et 2012. 54 (soit 63%) montrent des effets et 32 (soit 37%) ne montrent pas d’effets. Si l’on s’intéresse aux effets génotoxiques des ELF (extrêmement basses fréquences), 43 nouvelles études ont été publiées, entre 2007 et 2012, 35 montrent des effets (soit 81%, 8 ne montrent pas d’effets (soit 19%).

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12. LA PREUVE DES EFFETS NEUROLOGIQUES 155 articles ont été publiées sur les effets neurologiques des RF entre 2007 et 2012. 98 (soit 63%) montrent des effets, 57 concluent à aucun effet (soit 37%) Concernant les ELF, le nombre d’articles publiés sur ce sujet entre 2007 et 2012 s’élève à 69. 64 de ceux-ci concluent à des effets neurologiques, soit 93%. 5 ne trouvent aucun effet, soit 7%. 13. ÉLÉMENTS DE PREUVE POUR LES CANCERS DE L’ENFANT (LEUCÉMIE) Avec plus de 42 études épidémiologiques publiées, les champs électromagnétiques sont parmi les agents physiques environnementaux les plus étudiés. En dehors des rayonnements ionisants, aucun autre agent environnemental n’a établi plus fermement l’augmentation du risque de leucémie infantile. Suffisamment de preuves provenant d’études épidémiologiques montrant une augmentation du risque de l’exposition aux champs électromagnétiques (champs magnétique d’extrêmement basse fréquence) pour ne pas pouvoir être attribués au hasard, au biais ou à la confusion. Par conséquent, conformément aux règles du CIRC de telles expositions peuvent être classées comme un cancérigène du groupe 1 (cancérigène certain). Il n’y a aucun autre facteur de risque identifié pour lequel des conditions invraisemblables ont été avancées pour reporter ou refuser la nécessité de prendre des mesures en vue de la réduction de l’exposition. Comme première étape dans le sens du principe de précaution, des mesures devraient être prises pour garantir que l’exposition aux lignes de distribution électrique soit inférieure à une moyenne d’environ 1 mG (Miligauss). Cette valeur est pour le moment arbitraire, et seulement corroborée par le fait que, dans de nombreuses études, ce niveau a été choisi comme référence. Pour les stations de base dont les valeurs d’exposition vont de moins de 0,001 μW/cm2 à 0,05 μW/cm2 ; Dans 5 nouvelles études depuis 2007, les chercheurs rapportent des maux de tête, difficultés de concentration et des problèmes de comportement chez les enfants et les adolescents ; et des troubles du sommeil, des maux de tête et des problèmes de concentration chez les adultes. 14. MELATONINE ET CANCER DU SEIN Onze des treize études épidémiologiques réalisées dans les cadres résidentiel et professionnel suggèrent que l’exposition à de forts niveaux des champs magnétiques d’extrêmement basse fréquence peut induire une diminution de la production de mélatonine. Les deux études négatives renferment d’importantes insuffisances qui ont probablement biaisé les résultats. Il y a suffisamment de preuves pour conclure que des expositions à long terme à des niveaux assez forts de champs magnétiques de d’extrêmement basse fréquence peuvent induire une diminution de la production de mélatonine. L’interaction des caractéristiques personnelles, telles que la prise de médicaments, avec l’exposition aux champs magnétiques sur la diminution de la production de mélatonine n’est pas connue. Des recherches in vitro récentes indiquent que le récepteur MT1, un important récepteur de la mélatonine, serait impliqué. 15. MALADIE D’ALZHEIMER Il existe une forte évidence épidémiologique que l’exposition aux champs magnétiques d’extrêmement basse fréquence est un facteur de risque dans la maladie d’Alzheimer (MA). Sur 12 études disponibles actuellement, neuf sont considérées positives et trois négatives. Les trois études négatives renferment d’importantes insuffisances dans l’évaluation des expositions avec des personnes peu exposées mais ayant été classées dans le groupe fortement exposé. Pour les RF, le nombre d’études est insuffisant pour conclure à un facteur de risque ou protecteur vis-à-vis de la MA. Il y a maintenant une évidence que : (i) de forts taux de béta-amyloïde périphérique sont un facteur de risque pour la MA et (ii) des expositions à niveaux moyens ou forts aux champs magnétiques d’extrêmement basse fréquence peuvent augmenter la béta-amyloïde périphérique De forts taux de béta-amyloïde cérébraux sont également un facteur de risque dans la MA et des expositions à niveaux moyens ou forts aux champs magnétiques d’extrêmement basse fréquence semblent également augmenter la production cellulaire de béta-amyloïde. 84

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Il y a une évidence forte dans les études in vitro et chez l’animal, pour que la mélatonine protège contre la MA. Ainsi, il est tout à fait possible qu’un faible niveau de production de mélatonine soit associé à une augmentation du risque de MA. (Davanipour and Sobel, 2012 – Section 13) 16. PROTEINES DE STRESS ET ADN COMME ANTENNE FRACTALE POUR LES RF L’ADN se comporte comme une antenne fractale aux CEM et RF. La structure super-hélice de l’ADN dans le noyau fait que la molécule réagit comme une antenne fractale à un large spectre de fréquences. Cette structure rend l’ADN particulièrement vulnérable aux dommages causés par les CEM. Le mécanisme implique une interaction directe des CEM avec la molécule d’ADN (prétendre qu’aucun mécanisme d’interaction n’est connu est manifestement faux). De nombreuses fréquences présentes dans l’environnement non seulement peuvent causer mais causent des dommages à l’ADN. La réponse cellulaire au stress induit par les CEM est un mécanisme de protection effectif des cellules exposées à une large gamme de CEM. Les CEM stimulent la production de protéines de stress (indiquant une agression de la cellule). Les CEM sont un milliard de fois plus efficace que la chaleur conventionnelle pour endommager les cellules. Les normes d’exposition basées sur l’échauffement sont inappropriées pour la protection contre les expositions aux CEM. Il est urgent de réviser ces normes d’exposition. La recherche a montré que les seuils sont très bas (les normes doivent être portées au niveau des limites de réponse biologique). Des normes d’exposition basées sur la biologie pourraient être développées à partir de recherches sur la réponse au stress. 17. PREUVE DE L’ALTERATION DE L’ADN PAR LE SIGNAL MODULE Les cellules souches humaines ne s’adaptent pas aux effets non thermiques d’une exposition chronique aux micro-ondes (ne peuvent pas réparer l’ADN endommagé), et les dommages de l’ADN dans les gènes des autres cellules ne peuvent être réparés efficacement. Les effets non thermiques des micro-ondes dépendent d’une variété des paramètres biologiques et physiques qui devraient être pris en compte dans l’établissement des normes de sécurité. De nouvelles preuves donnent à penser que le concept de DAS, qui a été largement adopté pour les normes de sécurité, n’est pas à lui seul suffisant pour limiter les risques pour la santé des effets non-thermiques lors d’une communication avec un mobile. D’autres paramètres d’exposition, tels que la fréquence, la modulation, la durée et la dose doivent être pris en compte. Des intensités plus faibles ne sont pas toujours moins dangereuses ; cela peut être plus dangereux. Des fenêtres d’intensité existent, où les effets biologiques sont beaucoup plus puissants. L’estimation de la relation dose-réponse comme linéaire est probablement inefficace concernant les RF et les ELF (comme cela se fait dans les tests de toxicité des substances chimiques). Des fréquences de résonance peuvent entraîner des effets biologiques à de très faibles intensités comme celles constatées auprès des stations de base (antennes-relais) et autres sources de micro-ondes utilisées dans les communications mobiles. Ces expositions peuvent causer des risques pour la santé. Les normes de sécurité actuelles ne suffisent pas à protéger des effets non thermiques, des micro-ondes. Les données sur les effets des micro-ondes à des valeurs d’exposition très basses et le rôle significatif de la durée de l’exposition et les données sur les effets non thermiques de micro-ondes des téléphones portables GSM/UMTS dépendent de la fréquence porteuse et du type du signal hyperfréquence, ce qui suggère que les micro-ondes émises par les stations de base, les routeurs WiFi, la Wi-Fi et autres appareils sans fil contribuent à une exposition quotidienne qui, aujourd’hui peut également produire des effets nocifs à long terme. 85

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La plupart des signaux qui sont utilisés dans les communications mobiles n’ont pas fait l’objet d’études sanitaires préalables. Très peu de recherches ont été faites avec des signaux réels et pour des durées et des fréquences d’exposition qui se rapportent à une exposition chronique de communications "sans fil". Dans certaines études, les signaux de ce que l’on appelle "communication de type portable" n’ont pas été étudiés en fonction de l’exposition réelle comme par le biais d’aspects aussi importants que l’intensité, la fréquence, la modulation, la polarisation, la durée et l’intermittence. Il faudrait établir de nouvelles normes basées sur la connaissance des mécanismes des effets non thermiques. D’autant plus, que les signaux de communication mobile sont régulièrement remplacés par d’autres signaux dont la fréquence est plus élevée encore, plus d’une fois tous les 10 ans, durée comparable à la période de latence. Les études épidémiologiques ne permettent pas de mettre en place une base d’évaluation du risque du cancer quand de signaux nouveaux arrivent sans cesse. Dans beaucoup de cas, la modulation de fréquence des ELF et les champs additionnels créés par les micro-ondes ne permettent pas de distinguer si les effets proviennent de l’exposition aux ELF ou aux radiofréquences. Par conséquent, ces expositions combinées et leur risque potentiel de cancer doivent être considérés simultanément. En ce qui concerne les différents types de signaux des micro-ondes (fréquence, modulation, polarisation, champs proche et lointain, intermittence, cohérence, etc.) ils peuvent provoquer différents types d’effets. Idéalement, chaque type de fréquence doit faire l’objet d’une évaluation du risque, séparément. Le principe de précaution doit être mis en place en attendant que de nouvelles normes soient à l’étude. On devrait anticiper le fait qu’une partie de la population, comme les enfants, les femmes enceintes et les personnes électrosensibles soit considérée comme particulièrement vulnérable aux effets non-thermiques. 18. EFFETS DES FAIBLES CHAMPS SUR LES OSCILLATEURS BIOLOGIQUES NONLINEAIRES ET LA SYNCHRONISATION NEURONALE Le rôle des faibles champs de RF pulsées et des modulations extrêmement basse fréquence des signaux RF comme perturbateurs de la synchronisation neuronale est une hypothèse unificatrice pour un mécanisme biologique plausible rendant compte des effets biologiques des très faibles CEM autres que le cancer. Les rythmes électriques dans notre cerveau peuvent être influencés par des signaux externes. Ceci est cohérent avec les effets avérés des champs faibles sur les oscillateurs biologiques couplés dans les tissus vivants. Les systèmes biologiques du cœur, du cerveau et de l’intestin dépendent des actions coopératives de cellules se synchronisant selon les principes des oscillations biologiques couplées non-linéaires et dépendant de signaux environnementaux temporels extrêmement faibles et précis. (Buzsaki, 2006 ; Strogatz, 2003). La clé de la synchronisation est l’action conjointe de cellules qui coopèrent électriquement – liant des populations d’oscillateurs biologiques se couplant de proche en proche et se synchronisent spontanément. Les oscillations biologiques spontanées dans les cellules (cellules pacemakers) peuvent être interrompues par des signaux artificiels exogènes de l’environnement et ce qui conduit à la désynchronisation neuronale qui régule nos fonctions vitales (dont le métabolisme), dans le cerveau, les intestins et le cœur et les rythmes circadiens gouvernant le sommeil et les cycles hormonaux (Strogatz, 1987). Le cerveau présente une population d’oscillateurs fonctionnant sur des fréquences naturelles données qui se synchronisent mutuellement (cellules pacemakers circadiennes). Strogatz a décrit les lois mathématiques unificatrices de ces cycles biologiques et des facteurs externes qui désorganisent ces cycles (Strogatz, 2001, 2003). « Les rythmes peuvent être altérés par une grande variété de facteurs et ces perturbations peuvent sérieusement altérer les performances du cerveau » (Buzsaki, 2006). 86

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« Les organismes sont biochimiquement dynamiques. Ils sont continuellement soumis à des conditions variant au cours du temps qu’elles soient externes liées à l’environnement ou aux rythmes internes générés par des cellules horloges spécialisées de l’organisme. Des exemples pertinents de ces derniers sont les cellules pacemaker du cœur, localisées dans le nœud sinoauriculaire chez les mammifères (1) et l’horloge circadienne localisée dans le noyau suprachiasmatique du cerveau chez les mammifères (2). Ces générateurs de rythmes sont composés de milliers de cellules horloges qui sont intrinsèquement diverses mais qui assurent néanmoins un état oscillatoire cohérent. C’est le cas, par exemple, des oscillations circadiennes qui prennent place dans le noyau suprachiasmatique dont la période est déterminée par la période moyenne de chaque neurone composant l’horloge circadienne (3-7). Les mécanismes expliquant ce comportement collectif reste à expliciter » (Strogatz, 2001 ; Strogatz, 2003) 19. LES CEM RENDENT LES TOXINES CHIMIQUES PLUS DANGEUREUSES Les CEM agissent sur nos organismes de la même manière que les agents polluants environnementaux (métaux lourds, produits chimiques, pesticides). Tant les CEM que les produits chimiques sont à même de générer des radicaux libres, produire des protéines de stress et causer des effets néfastes indirect sur l’ADN. Quand il y a une exposition multifactorielle, les dommages peuvent s’accumuler et même interagir en synergie et causer des effets génotoxiques plus importants. 20. LES CEM SONT UTILISÉS AVEC SUCCÈS DANS LA GUÉRISON ET LE TRAITEMENT DE CERTAINES MALADIES (Madkan et al, 2009) 21. LES ELF ET LES RF SONT CLASSÉS COMME AGENTS PEUT-ÊTRE CANCÉROGÈNES POUR L’HOMME— POURQUOI LES GOUVERNEMENTS NE FONT-ILS RIEN ? L’Agence de l’OMS, le Centre International de Recherche sur le Cancer, le CIRC a classé les radiofréquences comme peut-être cancérogène pour l’homme (mai 2011)*. La classification s’applique aux émissions de radiofréquences à faible dose en général, qui couvre tous les dispositifs émettant des radiofréquences (téléphones cellulaires et téléphones sans fil, Wi-Fi, ordinateurs portables sans fil, bornes sans fil, babyphones électroniques, dispositifs d’accès sans fil dans les classes, installations d’antenne sans fil, etc.). Le groupe de travail du CIRC aurait pu classer les radiofréquences dans le groupe 4 – l’agent n’est probablement pas cancérogène pour l’homme, si on disposait suffisamment d’indications suggérant une absence de cancérogénicité. Il aurait pu le classer dans le groupe 3 – l’agent inclassable quant à sa cancérogénicité, ce qui aurait été un choix provisoire (indications insuffisantes). Le CIRC n’en a rien fait. 22. DE NOUVELLES NORMES DOIVENT ÊTRE MISES EN PLACE – LES AGENCES DE SANTÉ DOIVENT AGIR MAINTENANT Les normes actuelles (valeurs limites proposées par le FCC et l’ICNIRP) ne protègent pas suffisamment la santé publique de l’exposition chronique à très faible dose. Si aucune correction à mi-parcours n’est apportée à ces normes obsolètes, ce retard va aggraver les impacts sur la santé publique avec des applications de plus en plus nombreuses des technologies sans fil, exposant ainsi encore plus de personnes dans le monde dans la vie quotidienne. 23. LES POPULATIONS LES PLUS SENSIBLES DOIVENT ÊTRE PROTÉGÉES Les normes de sécurité pour les populations sensibles doivent être plus contraignantes que pour les populations adultes en bonne santé. Les populations sensibles comprenant, le fœtus, le nourrisson, les enfants, les personnes âgées, ceux souffrant de maladies chroniques et ceux dont la sensibilité électrique est développée (EHS).

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24. PROTÉGER LA VIE FUTURE – LES NOURISSONS ET LES ENFANTS Une action préventive forte et des mises en garde sanitaires claires sont la garantie d’une prévention immédiatement d’une épidémie mondiale des tumeurs cérébrales résultant de l’utilisation des appareils sans fil (téléphone mobile et sans fil). Des mesures de bon sens sont à prendre dès maintenant pour limiter l’exposition aux ELF et RF du fœtus et du nouveau-né (populations sensibles), en particulier en ce qui concerne les expositions évitables comme les cardiotocographes (moniteur fœtal) dans les couveuses des hôpitaux ; et faire de la sensibilisation une priorité auprès des femmes enceintes en ce qui concerne l’utilisation des ordinateurs portables, téléphones mobiles et autres sources potentielles de ELF et RF. Les ordinateurs portables sans fil et autres appareils sans fil devraient être fortement déconseillées dans les écoles et pour les enfants de tous âges. 25. MÉTHODE POUR ÉVALUER LA PREUVE SCIENTIFIQUE La méthode pour évaluer la preuve scientifique devrait reposer sur les principes de santé publique plutôt que d’attendre une certitude scientifique avant de prendre des mesures. 26. AVERTISSEMENT SUR LE WIFI Le déploiement continu des technologies sans fil et des appareils connexes et le manque de réglementation pour le commerce du "sans fil", met la santé publique mondiale en péril, à moins que de nouvelles normes et plus drastiques soient mises en place ainsi que des avertissements forts de précaution dans leur utilisation soient mis en œuvre. 27. LES EXPOSITIONS AUX ELF ET AU RF SONT ÉVITABLES Nous avons les connaissances et les moyens de sauver les populations mondiales des répercussions sur la santé de plusieurs générations et de réduire l’exposition aux ELF et RF. Des mesures proactives et immédiates peuvent réduire les expositions inutiles et ainsi baisser la morbidité et le taux de décès prématurés. 28. DÉFINIR UNE NOUVELLE "VALEUR SEUIL" POUR LES RADIOFRÉQUENCES Au titre de principe de précaution pour la santé publique, une réduction de la recommandation du rapport BioInitiative 2007 de 0,1 μW/cm2 (ou un dixième d’un microwatts par centimètre carré – ndltr, 0,6 V/m) d’exposition totale aux RF en extérieur, un facteur trois doit être appliqué (dans la gamme de nanowatt par centimètre carré). Un niveau de référence de 0,003 μW/cm2 (trois nanowatts par centimètre carré – ndltr, 0,1 V/m) comme "niveau d’effet observé" des RF est basé sur des études des stations de base de téléphonie mobile. Appliquer un facteur de dix pour compenser le manque d’information sur les expositions à long terme (pour fournir une marge de sécurité pour l’exposition chronique, si nécessaire) ou pour protéger les enfants comme une souspopulation sensible amène une valeur de précaution entre 300 à 600 picowatts par centimètre carré. Cela équivaut à une valeur comprise entre 0,3 à 0,6 nanowatts par centimètre carré comme un niveau raisonnable, de précaution pour une exposition chronique aux ondes de radiofréquences pulsées. Ces valeurs devraient changer à l’avenir, lorsque de nouvelles études auront donné leurs résultats. Nous laissons de la marge aux futures études qui peuvent abaisser ou remonter les "niveaux d’effets observés" d’aujourd’hui et nous devrions nous préparer à accepter de nouvelles données pour guider de nouvelles actions de précaution.

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Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à la mise à jour de l’expertise « Radiofréquences et santé » - 2013.

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Note de positionnement de l'Institut de Veille Sanitaire sur l'exposition aux champs électromagnétiques et la santé – 2014

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Champs électromagnétiques et santé publique: téléphones portables – Aidemémoire N°193 de l'OMS – Octobre 2014

Principaux faits L’usage du téléphone portable est généralisé et on estime à 6,9 milliards le nombre des abonnés dans le monde. Les champs électromagnétiques produits par les téléphones portables sont classés par le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme. Des études visant à évaluer plus complètement les effets potentiels à long terme de l’utilisation des téléphones portables sont actuellement en cours. L’OMS procédera d’ici à 2016 à une évaluation formelle du risque pour tous les effets sur la santé dus à une exposition à des champs de radiofréquences. Les téléphones portables ou mobiles font désormais partie intégrante des télécommunications modernes. Dans de nombreux pays, plus de la moitié de la population utilise un téléphone portable et le marché s’accroît rapidement. À la fin de 2014, on estimait à 6,9 milliards le nombre d’abonnés dans le monde. Dans certaines régions du monde, ils constituent le moyen de communication le plus fiable, et parfois l’unique moyen de communication. Compte tenu du nombre considérable d’utilisateurs de téléphones mobiles, il est important de rechercher, de comprendre et de surveiller tout effet potentiel sur la santé publique. La communication par téléphone mobile se fait par transmission d’ondes radio grâce à un réseau d’antennes fixes appelées stations de base. Les ondes de radiofréquence sont des champs électromagnétiques et, contrairement aux radiations ionisantes telles que les rayons X ou les rayons gamma, elles ne peuvent ni rompre les liaisons chimiques des molécules ni causer d’ionisation dans le corps humain. Niveaux d'exposition Les téléphones portables sont des transmetteurs de radiofréquences de faible énergie, opérant à des fréquences situées entre 450 et 2700 MHz, l’émission maximale se situant entre 0,1 et 2 watts. L’appareil ne transmet de l’énergie que lorsqu’il est allumé. Cette énergie (et par conséquent l’exposition aux radiofréquences de l’utilisateur) décroît rapidement avec la distance. Une personne utilisant un téléphone mobile qui se trouve à 30-40 cm de son corps – par exemple, pour envoyer des SMS, se connecter à Internet, ou avec un kit «mains libres» – aura un niveau d’exposition aux champs électromagnétiques beaucoup plus faible que quelqu’un tenant son téléphone portable à proximité de son oreille. Outre l’utilisation de kits «mains libres», qui permettent de garder une certaine distance entre l’appareil et la tête ou le corps pendant les appels, l’exposition peut également être réduite en limitant le nombre et la durée des appels. Utiliser le téléphone dans des conditions de bonne réception permet aussi de limiter l’exposition puisque le téléphone peut transmettre en utilisant moins d’énergie. L’efficacité des dispositifs commerciaux qui prétendent réduire l’exposition aux radiofréquences n’a pas été démontrée. Les téléphones portables sont souvent interdits dans les hôpitaux et à bord des avions, car les signaux de radiofréquence peuvent interférer avec certains appareils électro-médicaux et les systèmes de navigation.

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Y a-t-il des effets sur la santé? Un grand nombre d’études ont été menées au cours des deux dernières décennies pour déterminer si les téléphones portables représentent un risque potentiel pour la santé. À ce jour, il n’a jamais été établi que le téléphone portable puisse être à l’origine d’un effet nocif pour la santé. Effets à court terme Le principal mécanisme d’interaction entre l’énergie des radiofréquences et le corps humain est l’échauffement des tissus. Aux fréquences utilisées par les téléphones mobiles, la majeure partie de l’énergie est absorbée par la peau et les autres tissus superficiels, ce qui se traduit par une augmentation négligeable de la température dans le cerveau ou tout autre organe du corps. Un certain nombre d’études ont recherché les effets des champs de radiofréquences sur l’activité électrique du cerveau, les fonctions cognitives, le sommeil, le rythme cardiaque et la pression artérielle des volontaires examinés. À ce jour, la recherche n’a apporté aucun élément de preuve significatif d’effets néfastes pour la santé provoqués par l’exposition aux champs de radiofréquences à des niveaux inférieurs à ceux qui induisent un échauffement des tissus. En outre, la recherche n’a pu fournir de données étayant une relation de cause à effet entre l’exposition aux champs électromagnétiques et des symptômes rapportés par l’utilisateur, ou une «hypersensibilité électromagnétique». Effets à long terme La recherche épidémiologique qui examine les risques potentiels à long terme de l’exposition aux radiofréquences a essentiellement recherché un lien entre les tumeurs cérébrales et l’utilisation du téléphone portable. Toutefois, du fait que de nombreux cancers ne peuvent être décelés que de nombreuses années après les interactions qui ont conduit à la tumeur, et que les téléphones mobiles étaient peu utilisés avant le début des années 1990, à l’heure actuelle, les études épidémiologiques ne sont en mesure d’évaluer que les cancers qui apparaissent dans un laps de temps plus court. Cependant, les résultats des études portant sur des animaux montrent invariablement qu’il n’y a aucune augmentation du risque de cancer du fait d’une exposition prolongée aux champs de radiofréquences. Plusieurs études épidémiologiques multinationales de grande envergure ont été menées à bien ou se poursuivent, y compris des études cas-témoins et des études de cohorte prospectives examinant un certain nombre de paramètres sanitaires chez les adultes. La plus grande étude castémoins à ce jour, INTERPHONE, coordonnée par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), a été conçue pour déterminer s’il existe des liens entre l’utilisation des téléphones portables et les cancers de la tête et du cou chez l’adulte. À partir de l’analyse internationale regroupant les données recueillies dans treize pays participants, aucune augmentation du risque de gliome ou de méningiome n’a pu être établie en relation avec l’utilisation du téléphone portable sur une période supérieure à 10 ans. Il existe quelques signes d’un risque accru de gliome pour les 10% d’usagers dont le nombre d’heures cumulées d’utilisation était le plus élevé, bien qu’aucune tendance systématique de risque accru n’ait été établie pour une plus longue durée d’utilisation. Les chercheurs ont conclu que les biais et les erreurs limitent la validité de ces conclusions et ne permettent pas une interprétation de causalité. Se fondant en grande partie sur ces données, le CIRC a classé les champs électromagnétiques de radiofréquence dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme (Groupe 2B), catégorie utilisée lorsqu’on considère comme crédible un lien de cause à effet, mais sans qu’on puisse éliminer avec une certitude raisonnable le hasard, un biais ou des facteurs de confusion. Tandis que les données tirées de l'étude INTERPHONE ne permettent pas d'établir qu'il existe un risque accru de tumeurs cérébrales, l'augmentation de l'utilisation des téléphones mobiles et l'absence de données concernant cette utilisation sur des périodes dépassant 15 ans justifient que de nouvelles recherches soient menées sur l'utilisation des téléphones mobiles et les risques de cancer du cerveau. En particulier, compte tenu de la popularité récente du téléphone mobile chez les jeunes, et par conséquent d'une durée potentielle d'exposition plus longue au cours de la vie, l'OMS a encouragé de nouvelles recherches pour ce groupe d'âge. Plusieurs études portant sur les effets potentiels sur la santé des enfants et des adolescents sont en cours. 124

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Lignes directrices concernant les limites d'exposition Les limites d’exposition aux radiofréquences pour les utilisateurs de téléphones portables sont quantifiées en utilisant une grandeur physique dénommée DAS ou Débit d’Absorption Spécifique, qui correspond à l’énergie absorbée par le corps par unité de temps et de masse. À l’heure actuelle, deux organismes internationaux [1,2] ont élaboré des lignes directrices à l’intention des professionnels et du grand public, à l’exception des patients faisant l’objet d’un diagnostic médical ou suivant un traitement. Ces lignes directrices reposent sur une évaluation approfondie des données scientifiques disponibles. L'action de l'OMS L’OMS procédera d’ici à 2016 à une évaluation formelle du risque pour tous les effets sur la santé dus à une exposition à des champs de radiofréquence. De plus, ainsi qu’il a été noté plus haut, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), organisation spécialisée de l’OMS, a examiné en mai 2011 le potentiel cancérogène des champs de radiofréquences, comme ceux produits par les téléphones portables. L'OMS recense aussi périodiquement les priorités en matière de recherche sur les champs électromagnétiques et la santé et encourage les travaux visant à combler les lacunes dans les connaissances par l'intermédiaire de ses programmes de recherche. [1] Commission internationale de protection contre les rayonnements non –ionisants – ICNIRP, 2009 [http://www.icnirp.org/documents/StatementEMF.pdf] [2] Institute of Electrical and Electronics Engineer IEEE Std C95.1 – 2005. IEEE standard for safety levels with respect to human exposure to radio frequency electromagnetic fields, 3 kHz to 300 GHz.

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Le rayonnement des antennes cellulaires

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Les sources et les niveaux d'exposition

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source : Le réseau électrique et la santé. Les champs électriques et magnétiques. HydroQuébec, 2011 (5e éd.). ISBN 978-2-550-63331-0. 20p.


source : Rayonnements, OGM, Nanotechnologies - Danger ou progrès ? CLCV, Alain Chosson, Jacqueline Jamet. Vuibert (Consom'action), 2009. ISBN : 978-2-7117-6426-6. 205p.


L'étude du COMOP cf § Le Grenelle des ondes

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L'exposition professionnelle et la protection des travailleurs

source : Exposition professionnelle aux champs électromagnétiques. Téléphones mobiles et stations de base in Note pratique de prévention NPP 06-2003 – Caisse Régionale d’Assurance Maladie du Centre-Ouest ; juin 2013.


source : CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES ;La réglementation en milieu professionnel in INRS, (ED 4204) ; juin 2005.

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L'hypersensibilité électromagnétique (HSE)

In : Rayonnements, OGM, Nanotechnologies - Danger ou progrès ? CLCV, Alain Chosson, Jacqueline Jamet. p.68.

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Hypersensibilité électromagnétique : Évaluation d'études scientifiques. Office fédéral de l'environnement OFEV (Série Connaissance de l'environnement) – 2012.

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La « cage de Faraday »

C'est une enceinte ou cage métallique qui permet d'isoler une portion d'espace contre l'influence des champs électriques extérieurs. A l'intérieur de la cage, le champ électrique est nul, même si des charges sont placées à l'extérieur ou si la cage est reliée à un générateur électrostatique. Une voiture à carrosserie métallique est une cage de Faraday qui protège ses occupants contre les dangers d'électrocution provenant d'un contact extérieur ou d'une décharge atmosphérique (foudre). Inversement si on introduit des charges à l'intérieur d'une cage de Faraday mise à la terre, le champ électrique à l'extérieur n'en sera pas perturbé. Inconvénient : les ondes radio (électro-magnétiques) ne traversent pas les cages de Faraday, ce qui empêche de faire fonctionner correctement, à l'intérieur d'une automobile, des récepteurs ou des émetteurs (auto-radios, téléphones portables). On utilise alors une antenne de toit. source : Futura-sciences

Ces matériels (à usage intérieur) s’utilisent dans de nombreux secteurs : Recherche, industrie, aéronautique & spatial, télécommunication, défense… - Les applications sont multiples et incluent : - CEM civile et militaire (normes EN, CISPR, DO, MIL STD, ISO, …) - Protections de données (défense, banque, salle de réunion sécurisée, local informatique, …) - Mesures d’antennes (station de base, radar, téléphone portable, …) - Isolation aux perturbations RF - Impulsion ElectroMagnétique Nucléaire - Tests électroniques en production, … Les performances d’affaiblissement d’une cage de Faraday (parfois nommée « faradisation ») s’expriment en dB et couvrent une bande de fréquences allant généralement de 10 kHz à plusieurs GHz (1/10/18 ou 40) selon les applications. Ces performances dépendent fortement des matériaux utilisés (acier, cuivre,…), des aménagements et interfaces (porte à couteau, connecteurs coaxiaux, filtres électriques, ventilation,…) et de la qualité du montage. Des mesures d’affaiblissement doivent avoir lieu pour valider les performances de la cage de Faraday avant son utilisation. Il s’agit dans 90% des cas de réalisations sur mesures adaptées aux spécifications des utilisateurs et nécessitant un échange technique entre le client et le fabricant. Les dimensions vont d’une dizaine de centimètres (caisson par exemple) à une centaine de mètres. Ce type d’installation permet l’accès de matériels de dimensions variées (ordinateur, voiture, satellite, soussystèmes électroniques, antennes, salles informatiques, postes de commandement,…). Source : Siepel Fabricant: Absorbants hyperfréquences, cages de Faraday, laboratoires CEM & RF

Exemples d'applications - L’automobile est une cage de Faraday courante, qui bien qu'imparfaite joue souvent bien son rôle. L’utilisation de matériaux composites non conducteurs ainsi que les ouvertures vitrées font que suivant le modèle, elle n'est que rarement une bonne cage de Faraday. - Le boîtier métallique des ordinateurs constitue également une cage de Faraday. Si ce boîtier est non métallique (plastique), il est, pour répondre aux normes de radio-compatibilité, doublé aux endroits stratégiques, d'une fine feuille métallique reliée à la masse électrique de la machine. - En général, beaucoup d'appareils électroménagers sont équipés de blindage internes formant des cages de Faraday au moins pour les parties sensibles. Bien souvent pour des impératifs de 168

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coûts de construction, les feuilles métalliques de blindage sont remplacées par une couche d'un matériau conducteur appliqué par projection sur l'intérieur de la carrosserie faite de matériaux isolants. Exemple : un four à micro-ondes est composée d'une cage de Faraday dans laquelle on place les aliments à chauffer, et la porte est munie d'un grillage assez fin pour retenir les ondes et assez grand pour permettre de voir à l'intérieur. Cela du moins en théorie, car en pratique des tests réalisés avec des appareils de mesure de rayonnements hautes fréquences mettent en évidence des fuites sur de nombreux modèles actuellement commercialisés.[réf. nécessaire] - Les appareils d'IRM sont entourés d'une cage de Faraday pour isoler la pièce des ondes pouvant interférer avec les ondes de radiofréquence émises par le générateur d'ondes radio. - Les équipements d'électrophysiologie sont toujours entourés d'une cage de Faraday, pour maintenir le bruit parasite faible, augmentant ainsi le rapport signal sur bruit. - Les maisons individuelles sont parfois munies d'une cage de Faraday ce qui permet de protéger tous ceux qui sont à l'intérieur. Cette protection des rayonnements extérieurs ne permet cependant pas aux champs électromagnétiques générés à l'intérieur de s'évacuer normalement. Source : Wikipedia

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Comment réduire l’exposition et l’impact des champs électromagnétiques dans l’habitat ?

Pour réduire l’exposition des champs électromagnétique, on à deux stratégies possibles, limiter l’émission à la source quand on est à l’origine du rayonnement ou se protéger en éloignant ou en interposant un écran qui affaiblit le champ. Comme les effets possibles sont facteur de l’intensité et de la durée d’exposition, il faudra faire principalement attention aux emplacements on l’on séjourne longtemps : lit, bureau, salon, cuisine … Il faut noter que le champ décroit notablement en fonction de la distance à la source. Beaucoup de sources domestiques, émettent un champ important à proximité (20-50 cm) qui devient négligeable a quelques mètres ; c’est la cas des lampes basse consommation, des ordinateurs, des radio réveil … Voici quelques principes de précautions en fonction des situations pour réduire l'exposition :

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Général o Vérifier et améliorer au besoin la valeur de résistance du circuit terre du bâtiment. o Éviter la proximité immédiate avec des câbles électriques sous tension. Protéger les zones sensibles : chambre à coucher et bureau o Débrancher les appareils non utilisés (TV) o Supprimer les appareils qui génèrent des champs excessifs (radio réveil sur secteur) o Installer une rallonge blindée et un interrupteur bipolaire pour la lampe de chevet o Éloigner le téléphone mobile d’intérieur (DECT ) o Connecter à la terre les appareils et structures métalliques. o Installer un interrupteur automatique de champ. Pour les matériels de bureau (ordinateur – imprimante – etc…) et la domotique : o Utiliser les liaisons filaires (Ethernet ..) plutôt que les liaisons hautes fréquences ( wifi – bluetooth ) o Dévalider la Wifi sur la box Pour le téléphone: o Le téléphone DECT est similaire au portable, en limiter l’usage o Utiliser une oreillette ou le main libre ou casque audio- filière o Utiliser un téléphone filaire o Éviter le wifi (blue tooth) Cuisine o Eviter de rester à proximité d’une plaque de cuisson à induction magnétique en fonctionnement. o Vérifier périodiquement l’état des joints du four à micro ondes (risque de fuites). En projet de construction ou en rénovation o Installation rigoureuse des conducteurs pour éviter les zones sensibles. o envisager l’emploi de câbles ou gaines blindées o installer des interrupteurs automatiques de champs o Terre de très bonne qualité < 5 ohms

source : Les Champs Électromagnétiques (CEM) et mon environnement. Cartographie des ondes dans l'habitat et conseils sur les mesures de réduction. Jean Desuche

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Les bons gestes à adopter pour l'utilisation du téléphone portable M. Decastecker- CLCV

Courtoisie – Civilité – Responsabilité Compte-tenu de la grande diffusion du téléphone mobile et de la proximité de chacun avec cet objet, l'utilisation de celui-ci fait partie de l'éducation à la vie en société. Le respect des autres, des règles et des recommandations est nécessaire pour promouvoir une utilisation responsable et citoyenne du téléphone dans la société. ✔ Utiliser son téléphone portable en ne dérangeant pas les autres (cas des lieux publics : bus, tram, train, etc). Veiller à mettre le mode vibreur ou silencieux dans ces endroits. Inutile de hurler sa vie privée, veiller à ne pas parler trop fort … Le silence est d'or ! ✔

et en respectant leurs droits : respecter le droit à l'image des personnes en ne les prenant pas en photo sans leur autorisation.

✔ Respecter les interdictions de téléphoner dans certains endroits (collèges, lycées, cinéma, hôpitaux, avions, stations-services, etc). Le saviez-vous ? Pourquoi couper son téléphone mobile lorsqu'on fait le plein d'essence ? Les vapeurs des hydrocarbures sont très inflammables. Elles peuvent être enflammées par le téléphone portable (micro étincelle électrique lors du démarrage de la sonnerie ou du vibreur ou lors des prises de contact réguliers avec les stations de base). Source : Avis de la Commission de sécurité des consommateurs – Février 2008 ✔ Ne pas diffuser de rumeurs ou de photos ou tenir des propos diffamants, insultants, intimidants ou menaçants. Ne pas participer ou diffuser des vidéos d'agressions (phénomène connu sous le nom de happy slapping).

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Mobiles mais vigilants : ✔ Faire le choix d'une activité à la fois ! Téléphoner, lire ou écrire un SMS demande un minimum d'attention et parfois même beaucoup de concentration. De ce fait, ces activités ne sont pas compatibles avec le fait de faire du vélo, du roller, conduire un deux-roues, etc. Inutile de prendre des risques! Il est préférable de s'arrêter sur le bord de la chaussée, avant d'utiliser son téléphone (il est interdit de tenir en main son mobile lorsqu'on conduit un véhicule : quatre-roues ou deux-roues!). ✔ Respect de la vie privée Donner son numéro de mobile, c'est donner accès à sa vie privée … d'où vigilance avant d'écrire un SMS ou donner son numéro à n'importe qui. Et réfléchir avant d'accepter d'être géolocalisé (accepter la géolocalisation sur son mobile, c'est accepter d'être potentiellement pisté par toute personne ou organisation capable de détecter les signaux émis par la puce). Le saviez-vous ? Le téléphone est l'un des terminaux les plus en cause en matière de harcèlement en ligne. ✔ Le mobile de la convoitise ... Éviter de tenir son mobile en main lorsqu'on ne l'utilise pas, ne pas le poser en évidence dans des lieux publics, ne pas le mettre dans la poche extérieure de son sac ou de son pantalon. Le saviez-vous ? Démarche en cas de vol de son mobile : consulter : www.mobilevolemobilebloque.fr Sans attendre le vol ou la perte, n'oubliez pas de vous faire envoyer le numéro IMEI de votre téléphone mobile sur votre boîte mail personnelle pour le conserver en lieu sûr! ✔ « L'antivol » de votre mobile : c'est le numéro IMEI (son numéro d’identité : il sert notamment pour le bloquer en cas de vol). Ce numéro apparaît à l'écran du mobile lorsqu'on compose le code suivant : *#06#. Il est également inscrit sous la batterie et sur l'étiquette du coffret d'emballage et sur la facture d’achat du téléphone mobile). ✔ « L'antivol » de la ligne : c'est le code PIN. Personnalisez-le dès sa première utilisation. Laissez toujours active la protection par le code PIN. Il est à composer chaque fois que l'on allume son mobile. ✔ En cas de vol , faites bloquer le téléphone mobile, déposer une plainte auprès du service de police ou gendarmerie en indiquant le numéro IMEI du mobile volé. Puis envoyer une copie de la plainte au service client de son opérateur. Attitude citoyenne : ✔ Recycler son mobile, un geste pour l'environnement Un mobile qui ne fonctionne plus, une batterie hors d’usage, des accessoires qui ne sont plus compatibles avec un nouveau mobile, etc : rapportez-les à l'opérateur ou dans un point collecte spécifique car, dans certains cas, un mobile inutilisé peut rapporter (en fonction du modèle et de l’état du mobile : consultez les sites Internet des opérateurs qui contiennent des informations sur les offres de reprise) ou servir à quelqu’un qui en a besoin. De plus, ce matériel est recyclable à 85% ! Un mobile est en effet une mine de matières premières qui proviennent de ressources non renouvelables comme par exemple le pétrole, le nickel, le zinc, le cuivre. On y trouve également un peu de platine, d’or ou d’argent qui peuvent être récupérés. Recycler un mobile qui ne fonctionne plus, c'est éviter de gaspiller des matières premières de grande valeur et donc préserver les ressources naturelles de la planète. 174

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Le saviez-vous ? Il est interdit de jeter son mobile à la poubelle ou dans la nature car il contient des éléments polluants. Les téléphones portables peuvent contenir des substances comme le cadmium ou le lithium qui sont toxiques pour l'environnement si elles ne sont pas traitées de manière adaptée. Les constructeurs ont l'obligation d'assurer la collecte, le tri et le traitement des déchets. ✔ Assistance à personne en danger Devant une situation d'urgence (accident, agression, malaise, etc), un mobile est très utile pour appeler les secours. Les numéros d'urgence sont des numéros courts et tous les mobiles permettent de les appeler. Les numéros d'urgence ne doivent pas être composés sans motif ou pour une fausse alerte. Un fausse alerte prive ceux qui pourraient en avoir véritablement besoin et peut faire l'objet de poursuites judiciaires. Le saviez-vous ? Les numéros d'urgence : 15 SAMU 17 Police, gendarmerie 18 Pompiers 112 Numéro urgence européen 114 Lutte contre discriminations raciales 115 urgence sociale 119 Enfance maltraitée Question de santé : Des gestes simples d'utilisation du téléphone En l'état actuel des connaissances, les travaux expérimentaux sur les effets de l'exposition aux ondes émises par les antennes des téléphones mobiles, ne permettent pas de conclure à leur effet nocif ….. mais on ne peut pas davantage prouver que l'usage du téléphone mobile soit inoffensif ! Vigilance donc et quelques règles simples pour réduire l'exposition du corps aux ondes radio ✔ Choisir un téléphone avec une faible valeur de Débit d'Absorption Spécifique – DAS Le saviez-vous ? L'antenne des combinés des téléphones mobiles émet des radiofréquences afin de communiquer avec les différentes stations de base chargées de relayer la communication jusqu'au correspondant final. Une partie de l'énergie émise est absorbée par le corps de l'utilisateur. La seule mesure accessible de l'exposition au regard des effets biologiques est, à ce jour, le Débit d'Absorption Spécifique qui correspond à l'énergie absorbée par unité de masse et de temps, qui s'exprime en W/kg. Source : Fiche de prévention – Téléphonie mobile – Commission Sécurité des consommateurs – Déc. 2012 L'exposition du corps aux ondes radiofréquences est mesurée par le Débit d'Absorption Spécifique (DAS ou SAR dans sa dénomination anglaise). Tout téléphone portable possède un indice DAS qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable vers l'usager lorsqu'il fonctionne à pleine puissance, dans les pires conditions d'utilisation. Le DAS représente le débit avec lequel l'énergie 175

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produite par le téléphone mobile est absorbée par une unité de masse du tissu du corps ou plus concrètement la quantité d'énergie absorbée par l'organisme sous forme de chaleur par unité de temps. Tous les téléphones utilisés en France doivent présenter un indice DAS inférieur à 2 W/kg (puissance exprimée en watts par kilogramme de tissu) au niveau du tronc et de la tête. Cette valeur est indicative et varie selon les conditions d’utilisation du mobile : distance entre la personne et l’appareil, distance entre le téléphone portable et l’antenne-relais…). L’indication du DAS figure dans les notices d’emploi des portables. Elle doit, de plus, depuis le 15 avril 2011, être affichée, de manière claire et visible à proximité de l'appareil proposé et sa définition doit également être présente sur les lieux de ventes ainsi que dans les publicités afin d'informer les consommateurs. Malheureusement, selon la dernière enquête 2012 de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes), l'information sur le DAS est très insuffisante et ne respecte pas la réglementation dans plus d'un établissement contrôlé sur deux. C'est donc souvent au consommateur de rechercher directement cette indication précieuse (sur le site Internet de certains opérateurs, parfois sur les étiquettes des mobiles présentés dans les lieux de vente, etc). Le saviez-vous ? ✔ Ne laissez pas les recharges de téléphones branchées aux prises électriques. Une fois chargées, elles continuent à consommer de l’électricité et détériorent la batterie. ✔ Il existe des recharges solaires pour téléphones mobiles ✔ Téléphoner dans des conditions de réception du réseau maximum Afin de maintenir constante la qualité de transmission, le téléphone mobile ajuste automatiquement sa puissance d'émission. Ainsi, la puissance émise est plus importante lorsqu'on se trouve à l'intérieur d'un bâtiment ou loin d'une station de base, ou s'il y a des obstacles entre cette station et l'utilisateur. Lorsqu'on se trouve dans une zone de mauvaise réception (tram, bus, ascenseur, parking souterrain) ou dans un secteur mal couvert par le réseau, le téléphone augmente sa puissance d'émission et donc le niveau d'exposition de l'utilisateur. Un bon indicateur de la puissance émise par le téléphone est l'indicateur à barres présent sur l'écran du mobile (souvent en haut à gauche). Plus le nombre de barres est important, plus la puissance du signal reçu est importante : Utiliser le téléphone dans de bonnes conditions de réception, lorsque l'indicateur de réception est à son maximum. Dans le cas contraire, privilégier les SMS.

Le saviez-vous ? Si l'on veut diminuer la puissance d'émission de son appareil, il convient de téléphoner dans un lieu où le nombre de barres est maximal (repérable au nombre de 176

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« barrettes » affichées à l'écran du mobile). Pour chaque barre manquante, le rayonnement émis par le potable pour se connecter est multiplié par 2. Chaque utilisateur peut, à tout moment, connaître la « qualité » de la liaison établie (c'est plus facile lorsqu'on utilise un kit oreillette puisque l'indicateur des barrettes est visible à tout moment (ce qui n'est pas le cas avec un téléphone collé à l'oreille). ✔ Ne pas téléphoner en se déplaçant (marche rapide, transports publics, voiture, etc) Sauf cas d'urgence, éviter de se déplacer en téléphonant ou de téléphoner dans les transports (train, tram, voiture, etc) qui, en raison de la vitesse de déplacement, oblige le combiné a sans cesse rechercher une meilleure liaison. Ce changement fréquent de station de base entraîne donc une exposition plus importante de l'utilisateur aux ondes radiofréquences. ✔ kit mains libres ou piéton ou oreillette Une façon simple de réduire l'exposition de la tête aux ondes radiofréquences est d'utiliser un kit oreillettes (filaire ou bluetooth). ✔ Pas de téléphone mobile à moins de 50 cm de la tête Eviter de poser un téléphone mobile allumé ou en charge à moins de 50 cm de la tête. Le téléphone ne doit donc jamais dormir dans le lit !! et s'il sert de réveil, penser à l'éloigner de la tête. Un téléphone mobile en veille émet à intervalles réguliers un signal vers l'antenne-relais la plus proche pour signaler sa position. Le temps de joindre son correspondant, et pendant le laps de temps entre la fin de la composition du numéro et la première sonnerie, éloigner le mobile de soi (c'est quand le téléphone essaie de se connecter au réseau ou lors des changements de relais, que les ondes sont fortes). Passez d’un côté à l’autre! Si vous téléphonez sans oreillette, pensez à changer régulièrement de côté. ✔ Implant métallique, cardiaque, femmes enceintes Il est recommandé de ne jamais approcher un téléphone mobile en fonctionnement du ventre d'une femme enceinte ou à moins de 20 cm de tout implant métallique, cardiaque ou autre (prendre conseil auprès de son médecin traitant). ✔ Loin du cœur …. ! Par prudence, ne pas porter son téléphone à hauteur ou contre le cœur, l'aisselle, la hanche ou près des parties génitales. Tenir l'antenne du téléphone le plus éloigné possible de soi (s'assurer que la face « clavier » est dirigée vers le corps et la face « antenne » vers l’extérieur).

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✔ Communiquer plus par SMS et limiter la durée et le nombre des appels Une communication prolongée augmente la durée de l'exposition aux radiofréquences. En utilisant des SMS pour communiquer, on réduit l'émission d'ondes de son téléphone. En effet, pour envoyer un SMS, le téléphone se connecte à l'antenne-relais la plus proche uniquement le temps d'envoyer le message. Pendant une conversation, le téléphone se connecte à l'antennerelais la plus proche et renouvelle régulièrement la connexion (surtout quand on se déplace !). de plus, quand on envoie un SMS, le portable est éloigné de la tête. Le saviez-vous ? Le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer), en juin 2011, a classé les champs électromagnétiques de radiofréquence comme « cancérigènes possibles » (groupe 2B). Ces experts se sont basés sur des études épidémiologiques montrant une augmentation du risque de gliomes (type de cancer du cerveau) chez les gros utilisateurs de téléphones mobiles. ✔ Pour les longues conversations …. penser au téléphone filaire classique ! ✔ Penser aux forfaits bloqués Ils fonctionnent selon le même principe que les cartes prépayées. Le crédit est automatiquement rechargé tous les mois et refacturé. Le crédit non utilisé peut ne pas être reporté sur le mois suivant. ✔ Rester à distance d'une personne en communication ✔ Ne pas téléphoner dans une structure métallique (voiture par-ex) Les ondes électromagnétiques sont en effet deux fois plus élevées à l'intérieur d'un habitacle en métal (les ondes emprisonnées se répercutent, c'est l'effet appelé cage de Faraday) ✔ Éviter le téléphone portable avant 12 ans Bien qu'aucune étude ne permette de conclure sans conteste à une sensibilité accrue des enfants par rapport aux adultes, la susceptibilité des enfants aux radiofréquences, ainsi qu'aux effets liés à une exposition sur une longue durée de vie, restent insuffisamment explorés à ce jour. La croissance de leur organisme en développement est en effet susceptible de les rendre particulièrement vulnérables à tous les rayonnements électromagnétiques dont ceux des téléphones portables. Plus l'exposition est précoce, plus les doses de rayonnement accumulées durant la vie seront importantes. Sources : www.lesondesmobiles.fr www.economie.gouv.fr/dgccrf www.sante.gouv.fr/plaquette ( dépliant « téléphones mobiles : santé et sécurité ») www.inpes.fr www.anses.fr (agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail) www.radiofrequences.gouv.fr www.securiteconso.org (fiche prévention téléphonie mobile – déc. 2012) www.sante-radiofrequences.org www.quechoisir.org/telecom-multimedia/telephonie/décryptage (liste des DAS de 100 tél. mobiles) http://direccte.gouv.fr/exposition-aux-ondes-electromagnétiques-des-telephones.html www.mobilevole-mobilebloque.fr www.asef.asso.fr (guide « Les ondes électromagnétiques »)

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Politiques publiques & gouvernance

Le principe de précaution et la santé environnementale dans la législation 1982 La Charte mondiale de la nature adoptée par l’assemblée générale des Nations Unies intègre le principe de précaution. 1989 Lors de la conférence de l’OMS de Francfort, Première Conférence européenne sur l'environnement et la santé, « la santé environnementale » a été définie comme comportant « les aspects de la santé humaine et des maladies qui sont déterminés par l’environnement. Cela se réfère également à la théorie et à la pratique de contrôle et d’évaluation dans l’environnement des facteurs qui peuvent potentiellement affecter la santé ». La Charte européenne de l’environnement et de la santé en a été le principal résultat politique. 1992 - La Conférence de Rio le consacrait dans son principe 1 : « Pour protéger l’environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les États selon leurs capacités. En cas de risques de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir l’environnement ». - Le Traité de Maastricht précise que ce principe de précaution ne doit pas simplement concerner l’environnement mais aussi « la protection de la santé des personnes ».(Article 130R relatif à l’environnement. ) 1995 En France, le principe de précaution a été introduit pour la 1ère fois dans le droit français à travers la loi Barnier (Loi n°95.101 du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement) qui visait à renforcer la protection de l’environnement. Cette loi stipulait que «l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne devait pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement, à un coût économiquement acceptable». Énoncé pour répondre à des risques complexes, ce principe, par nature gestionnaire, est rapidement devenu politique. Son champ d’application s’est étendu à d’autres disciplines, notamment au domaine de la santé, répondant ainsi à un souhait de renforcement de la sécurité sanitaire. Désormais, l’action devient possible malgré l’absence d’une causalité démontrée entre une source et des dommages.

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2004 – La loi relative à la politique de santé publique a été promulguée le 9 août 2004 et publiée au Journal officiel du 11 août 2004. Extrait : « Art. L. 1411-1. - La Nation définit sa politique de santé selon des objectifs pluriannuels. « La détermination de ces objectifs, la conception des plans, des actions et des programmes de santé mis en œuvre pour les atteindre ainsi que l'évaluation de cette politique relèvent de la responsabilité de l’État. La politique de santé publique concerne : (…) 6° L'identification et la réduction des risques éventuels pour la santé liés à des facteurs d'environnement et des conditions de travail, de transport, d'alimentation ou de consommation de produits et de services susceptibles de l'altérer ; » La loi affirme pour la première fois la responsabilité de l’État en matière de santé publique. Le texte, qui propose une centaine d’objectifs pour les cinq années à venir, vise à réduire la mortalité et la morbidité évitables, et à diminuer les disparités régionales en matière de santé. Pour atteindre ces objectifs, cinq plans nationaux sont prévus pour la période 2004-2008 concernant : la lutte contre le cancer, la lutte contre la violence, les comportements à risques et les pratiques addictives, la santé et l’environnement, la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques, la prise en charge des maladies rares. – Premier plan national santé environnement (PNSE), qui couvre la période 2004-2008. Ce premier PNSE a été décliné dans l’ensemble des régions qui disposent ainsi d’un plan régional santé environnement, définissant une stratégie d’actions propre adaptée aux enjeux locaux. 2005 Souhaitée par le président de la République, la Charte de l’environnement a été adoptée le 28 février 2005 par le Parlement réuni en congrès à Versailles, avec plus de 95 % des suffrages exprimés (Loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l'environnement). Elle place désormais les principes de sauvegarde de notre environnement au même niveau que les Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et que les droits économiques et sociaux du préambule de 1946. La Charte reconnaît notamment à chacun le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, le droit d’accéder à l’information détenue par les autorités publiques et le droit de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. Si ce texte accorde des droits à chacun, il impose aussi des devoirs. Chacun doit ainsi contribuer à la préservation et à l’amélioration de l’environnement et, le cas échéant, contribuer à la réparation des dommages qu’il a causés. Par ailleurs, les autorités publiques sont tenues d’appliquer le principe de précaution et de promouvoir un développement durable. Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. Article 5. Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. Le principe de précaution impose, même en l’absence de risques avérés, de définir des mesures immédiates de protection de l’environnement. Cependant, loin d’être un principe d’inaction systématique, le principe de précaution encadre les mesures prises en imposant, d’une part, qu’elles soient provisoires et proportionnées au regard des dommages envisagés, et d’autre part, qu’elles s’accompagnent d’expertises destinées à mieux connaître les risques et ainsi à adapter les mesures prises. C’est un principe qui intervient dans des situations bien particulières et exceptionnelles, l’essentiel des situations d’atteintes à l’environnement étant régies par le principe de prévention, qui reste l’outil principal dans la gestion des risques (pollutions diffuses ou chroniques, risques naturels, risques industriels ou technologiques, etc.).

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2009 – Deuxième Plan national santé environnement pour la période 2009-2013. – Table-ronde « radiofréquences, santé, environnement » ou Grenelle des ondes Cette démarche a réuni l’État et les organismes publics, les élus locaux, les opérateurs et les radiodiffuseurs, la société civile, les syndicats et la communauté scientifique. Elle s’est intéressée tout particulièrement à la question de la téléphonie mobile. Les propositions des participants ont été entendues et débattues tout au long des discussions afin d’identifier les mesures complémentaires à mettre en œuvre pour renforcer la transparence et l’approche de précaution. A l’issue des débats, le Gouvernement a annoncé dix grandes orientations qui constituent la feuille de route de l’État et des participants de la table-ronde ainsi que des travaux opérationnels qui découlent de cette table-ronde. – Un comité opérationnel (COMOP) a été installé en juillet 2009 et a travaillé sous la présidence du député François Brottes jusqu’en août 2011. Ce comité a pris le nom de COPIC en octobre 2011 et a poursuivi ses travaux jusqu’en juillet 2013, sous la présidence de la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR) du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie et de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR). Associant une trentaine de parties prenantes nationales (associations, fabricants de matériels, opérateurs de téléphonie mobile, experts, associations d’élus locaux et services de l’État), ce comité avait notamment pour mission d’étudier : • la faisabilité d’un abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile tout en maintenant la couverture et la qualité de service ; • l’amélioration des procédures d’information et de concertation locales dans le cadre de l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile Durant quatre années il a mobilise un niveau d’expertise scientifique et technique conséquent. Les expérimentations sur l’exposition ont porté sur seize communes pilotes 2010 Loi Grenelle 2 (loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement) A partir des propositions et des discussions de la Table ronde « radiofréquences, santé environnement », la loi « Grenelle 2 » prévoit plusieurs dispositions qui visent à diminuer l’exposition des Français aux champs électromagnétiques et à renforcer la transparence et l’information du public sur ce sujet. Radiofréquences Afin de diminuer l’exposition aux ondes émis par les téléphones mobiles, dans une attitude de précaution, un certain nombre de mesures ont été prévues dans les articles 183 et 184 de la loi Grenelle 2 (loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement nationale pour l’environnement), qui visent notamment les enfants : • l’interdiction de la publicité visant les enfants de moins de 14 ans promouvant l’usage ou l’achat d’un téléphone mobile • l’interdiction de l’usage d’un téléphone mobile par les élèves des écoles et collèges • la possibilité pour le ministre de la santé d’interdire la vente de tout matériel radioélectrique destiné à des enfants de moins de 6 ans ; D’autres dispositions prévoient : • l’interdiction de vente des téléphones sans un accessoire permettant de diminuer l’exposition au niveau de la tête • l’affichage du débit d’absorption spécifique lors de la vente d’un téléphone mobile • un recensement national des points atypiques du territoire qui sont caractérisés par des niveaux d’exposition aux radiofréquences sensiblement plus élevés que les niveaux d’exposition moyens observés à l’échelle nationale Lignes à haute et très haute tension En application des lois Grenelle 1 et 2, le décret du 1er décembre 2011 et son arrêté d’application mettent en place un vaste dispositif de surveillance et de contrôle des ondes électromagnétiques émises par les réseaux publics de transport d’électricité. 181

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Ce dispositif s’appuie sur 2 piliers que sont : • la réalisation par les gestionnaires de réseaux de plans de contrôle et de surveillance précisant les parties de l’ouvrage qui sont susceptibles d’exposer des personnes de façon continue à un champ électromagnétique et au droit desquelles des mesures représentatives de ce champ seront effectuées par des organismes indépendants accrédités ; • la possibilité pour les communes ainsi que pour certaines associations de demander des mesures supplémentaires, qui sont financées par le gestionnaire du réseau d’électricité et réalisées par des organismes indépendants accrédités et dont les résultats seront transmis à l’Anses qui les rendra publics. sources : Ineris, OMS, MEDDE, Direction de l’information légale et administrative

2011 Résolution Européenne 1815 Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l'environnement NB : le Parlement européen de Strasbourg vote des résolutions lorsqu’il souhaite faire connaître publiquement son opinion sur une question précise ou pour enjoindre une institution européenne et/ou des États membres d’agir dans un domaine particulier.

Résolution 1815 (2011)1

Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement 1

. Texte adopté par la Commission permanente, agissant au nom de l’Assemblée, le 27 mai 2011 (voir Doc. 12608, rapport de la commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales, rapporteur: M. Huss).

1. L’Assemblée parlementaire a souligné à maintes reprises l’importance de l’engagement des États en faveur de l’environnement et de la santé environnementale telle qu’exposée dans de nombreuses chartes, conventions, déclarations et protocoles depuis la Conférence des Nations Unies sur l’environnement humain et la Déclaration de Stockholm (Stockholm, 1972). L’Assemblée renvoie à ses travaux antérieurs dans ce domaine, notamment à la Recommandation 1863 (2009) «Environnement et santé: mieux prévenir les risques sanitaires liés à l’environnement», la Recommandation 1947 (2010) sur la pollution sonore et lumineuse, et, plus généralement, la Recommandation 1885 (2009) « Élaboration d’un protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme relatif au droit à un environnement sain » et la Recommandation 1430 (1999) relative à l’accès à l’information, à la participation du public au processus décisionnel et à l’accès à la justice en matière d’environnement (mise en œuvre de la Convention d’Ǻrhus). 2. Les effets potentiels sur la santé des champs magnétiques de très basse fréquence entourant les lignes et appareils électriques font l’objet de recherches et suscitent de nombreux débats publics. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les champs électromagnétiques de toute la gamme des fréquences sont de plus en plus présents et influencent de plus en plus notre environnement, suscitant des inquiétudes et des spéculations croissantes. Tout le monde est aujourd’hui exposé à des degrés divers à des champs électromagnétiques dont les niveaux vont continuer d’augmenter avec les progrès de la technologie.

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3. Le téléphone portable est maintenant répandu dans le monde entier. La technologie sans fil repose sur un réseau dense d’antennes fixes ou de stations de base qui relaient l’information sous forme de signaux radiofréquence. Il y a plus de 1,4 million de stations de base dans le monde et leur nombre augmente sensiblement avec l’introduction des technologies de troisième génération. D’autres réseaux sans fil permettant l’accès à grande vitesse à l’internet et à d’autres services, comme les réseaux locaux sans fils, sont aussi de plus en plus répandus dans les habitations, les bureaux et de nombreux lieux publics (aéroports, écoles, zones résidentielles et urbaines). Avec le nombre de stations de base et de réseaux locaux sans fil, c’est aussi l’exposition de la population aux radiofréquences qui augmente. 4. Si les champs électriques et électromagnétiques de certaines bandes de fréquence ont des effets tout à fait bénéfiques, qui sont utilisés en médecine, d’autres fréquences non ionisantes, que ce soient les extrêmement basses fréquences, les lignes électriques ou certaines ondes à haute fréquence utilisées dans le domaine des radars, de la télécommunication et de la téléphonie mobile, semblent avoir des effets biologiques non thermiques potentiels plus ou moins nocifs sur les plantes, les insectes et les animaux, ainsi que sur l’organisme humain, même en cas d’exposition à des niveaux inférieurs aux seuils officiels. 5. Concernant les normes ou les seuils relatifs aux émissions des champs électromagnétiques de tout type et de toute fréquence, l’Assemblée préconise l’application du principe «ALARA» (as low as reasonably achievable), c’est-à-dire du niveau le plus bas qu’il soit raisonnablement possible d’atteindre, prenant en compte non seulement les effets dits thermiques, mais aussi les effets athermiques ou biologiques des émissions ou rayonnements de champs électromagnétiques. De plus, le principe de précaution devrait s’appliquer lorsque l’évaluation scientifique ne permet pas de déterminer le risque avec suffisamment de certitude. D’autant que, compte tenu de l’exposition croissante des populations – notamment des groupes les plus vulnérables comme les jeunes et les enfants –, le coût économique et humain de l’inaction pourrait être très élevé si les avertissements précoces étaient négligés. 6. L’Assemblée regrette l’absence de réaction face aux risques environnementaux et sanitaires connus ou émergents, et les retards quasi systématiques dans l’adoption et l’application de mesures de prévention efficaces, en dépit des appels à l’application du principe de précaution et de toutes les recommandations, déclarations et nombreuses avancées réglementaires et législatives. Attendre d’avoir des preuves scientifiques et cliniques solides avant d’intervenir pour prévenir des risques bien connus peut entraîner des coûts sanitaires et économiques très élevés, comme dans les cas de l’amiante, de l’essence au plomb et du tabac. 7. De plus, l’Assemblée constate que le problème des champs ou ondes électromagnétiques et leurs conséquences possibles sur l’environnement et la santé est évidemment comparable à d’autres problèmes actuels, comme celui de l’autorisation de la mise sur le marché des médicaments, des produits chimiques, des pesticides, des métaux lourds ou des organismes génétiquement modifiés. Elle insiste donc sur l’importance cruciale de l’indépendance et de la crédibilité des expertises scientifiques pour obtenir une évaluation transparente et objective des effets nocifs potentiels sur l’environnement et la santé humaine. 8. Compte tenu de ce qui précède, l’Assemblée recommande aux Etats membres du Conseil de l’Europe : 8.1. de manière générale : 8.1.1. de prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l’exposition aux champs électromagnétiques, notamment aux radiofréquences émises par les téléphones portables, et tout particulièrement l’exposition des enfants et des jeunes pour qui les risques de tumeurs de la tête semblent les plus élevés ;

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8.1.2. de revoir les fondements scientifiques des normes actuelles d’exposition aux champs électromagnétiques fixées par la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants (International Commission on Non-Ionising Radiation Protection), qui présentent de graves faiblesses, et d’appliquer le principe «ALARA», à la fois pour ce qui est des effets thermiques et des effets athermiques ou biologiques des émissions ou rayonnements électromagnétiques ; 8.1.3. de mettre en place des campagnes d’information et de sensibilisation aux risques d’effets biologiques potentiellement nocifs à long terme pour l’environnement et la santé humaine, en particulier à destination des enfants, des adolescents et des jeunes en âge de procréer ; 8.1.4. de porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil ; 8.1.5. dans le but de réduire les coûts, d’économiser de l’énergie et de protéger l’environnement et la santé humaine, d’accroître les efforts de recherche sur de nouveaux types d’antennes, de téléphones portables et d’appareils de type DECT, et d’encourager la recherche et le développement de télécommunications fondées sur d’autres technologies tout aussi efficaces, mais ayant un effet moins nocif sur l’environnement et la santé ; 8.2. s’agissant de l’utilisation individuelle du téléphone portable, du téléphone sans fil DECT, du Wi-Fi, du WLAN et du WIMAX pour les ordinateurs et autres applications sans fil, par exemple les interphones pour la surveillance des bébés : 8.2.1. de fixer un seuil de prévention pour les niveaux d’exposition à long terme aux micro-ondes en intérieur, conformément au principe de précaution, ne dépassant par 0,6 volt par mètre, et de le ramener à moyen terme à 0,2 volt par mètre ; 8.2.2. d’appliquer toutes les procédures nécessaires d’évaluation des risques à tous les nouveaux types d’appareil avant d’autoriser leur commercialisation ; 8.2.3. d’instaurer un système d’étiquetage clair signalant la présence de micro-ondes ou de champs électromagnétiques et indiquant la puissance d’émission ou le débit d’absorption spécifique (DAS) de l’appareil, ainsi que les risques pour la santé liés à son utilisation ; 8.2.4. d’informer sur les risques potentiels pour la santé des téléphones sans fil de type DECT, des interphones pour la surveillance des bébés et d’autres appareils domestiques qui émettent continuellement des ondes pulsées, si l’ensemble des appareils électriques restent en permanence en veille, et de recommander l’utilisation de téléphones fixes filaires chez soi ou, à défaut, de modèles qui n’émettent pas des ondes pulsées en continu ; 8.3. s’agissant de la protection des enfants : 8.3.1. de concevoir, avec différents ministères (Education, Environnement et Santé) des campagnes d’information ciblées destinées aux enseignants, aux parents et aux enfants, pour les mettre en garde contre les risques spécifiques d’une utilisation précoce, inconsidérée et prolongée des téléphones portables et autres appareils émettant des micro-ondes ; 8.3.2. de privilégier pour les enfants en général, et plus particulièrement dans les écoles et salles de classe, des systèmes d’accès à l’internet par connexion filaire et de réglementer de façon stricte l’utilisation du portable par les élèves dans l’enceinte de l’école ; 8.4. s’agissant de la planification des lignes électriques et des stations de base des antennesrelais : 184

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8.4.1. de prendre des mesures d’urbanisme prescrivant une distance de sécurité à respecter entre les lignes à haute tension et autres installations électriques et les habitations ; 8.4.2. d’appliquer des normes de sécurité strictes en ce qui concerne l’impact sanitaire des installations électriques dans les nouveaux logements ; 8.4.3. d’abaisser les seuils admissibles pour les antennes-relais, conformément au principe ALARA, et d’installer des systèmes de surveillance globale et continue de toutes les antennes ; 8.4.4. de déterminer les lieux d’implantation de toute nouvelle antenne GSM, UMTS, Wi-Fi ou WIMAX non pas en fonction des seuls intérêts des opérateurs, mais en concertation avec les responsables des collectivités territoriales et avec les habitants ou des associations de citoyens concernés ; 8.5. s’agissant de l’évaluation des risques et des précautions à prendre : 8.5.1. d’axer davantage l’évaluation des risques sur la prévention ; 8.5.2. d’améliorer les critères d’évaluation des risques et la qualité de cette évaluation en créant une échelle standard des risques, en rendant obligatoire l’indication du niveau de risque, en demandant que plusieurs hypothèses de risque soient étudiées et en tenant compte de la compatibilité avec les conditions de la vie «réelle» ; 8.5.3. d’écouter et de protéger les scientifiques qui donnent la première alerte ; 8.5.4. de formuler une définition du principe de précaution et du principe ALARA axée sur les droits de l’homme ; 8.5.5. d’augmenter le financement public de la recherche indépendante, notamment au moyen de dons d’entreprises et de la taxation des produits qui font l’objet d’études publiques d’évaluation des risques sanitaires ; 8.5.6. de créer des commissions indépendantes pour l’attribution de fonds publics ; 8.5.7. de rendre obligatoire la transparence des groupes de pression ; 8.5.8. de promouvoir des débats pluralistes et contradictoires entre toutes les parties prenantes, y compris la société civile (Convention d’Ǻrhus). 2013 A l'automne 2012, Mme Laurence Abeille, députée du Val-de-Marne, a déposé une proposition de loi portant sur les questions de réglementation en matière de téléphonie mobile. A la faveur d'un renvoi en commission, le gouvernement a annoncé la remise d'un rapport sur le « principe de sobriété » en matière d'ondes électromagnétiques, objet de discussions au sein de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Le présent rapport a été demandé par le Premier ministre dans ce cadre. Il s'appuie sur des travaux conduits dans la période récente en proposant des pistes nouvelles de régulation. Au terme de ses travaux, la mission propose que la loi consacre l'objectif de modération de l'exposition de la population et des usagers, que les prérogatives de l'Agence nationale des fréquences soient réaffirmées en la matière, que l'organisation des conditions d'exercice de cette mission soit renvoyée à un décret en Conseil d’État, tout en affirmant d'emblée le rôle assigné aux autorités locales en matière de concertation.

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2015 La loi relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques est votée le 29 janvier :

TEXTE ADOPTÉ n° 468 __ ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 QUATORZIÈME LÉGISLATURE SESSION ORDINAIRE DE 2014-2015 29 janvier 2015

PROPOSITION DE LOI relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques. (Texte définitif) L’Assemblée nationale a adopté sans modification, en deuxième lecture, la proposition de loi, modifiée par le Sénat, dont la teneur suit : Voir les numéros : Assemblée nationale : 1ère lecture : 1635, 1677, 1676 et T.A. 281. 2ème lecture : 2065, 2502 et 2501. Sénat : 1ère lecture : 310, 594, 595, 592 et T.A. 147 (2013-2014).

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TITRE IER SOBRIÉTÉ DE L’EXPOSITION AUX CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES, INFORMATION ET CONCERTATION LORS DE L’IMPLANTATION D’INSTALLATIONS RADIOÉLECTRIQUES (S1) Article 1er I. – Le code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié : 1° Après le 12° bis du II de l’article L. 32-1, il est inséré un 12° ter ainsi rédigé : « 12° ter À la sobriété de l’exposition du public aux champs électromagnétiques ; » 2° L’article L. 34-9-1 est ainsi rédigé : « Art. L. 34-9-1. – I. – Un décret définit les valeurs limites des champs électromagnétiques émis par les équipements utilisés dans les réseaux de communications électroniques ou par les installations mentionnées à l’article L. 33-3, lorsque le public y est exposé. « Le respect de ces valeurs peut être vérifié sur place par des organismes répondant aux exigences de qualité fixées par décret. « Le résultat des mesures est transmis par les organismes mentionnés au deuxième alinéa du présent I à l’Agence nationale des fréquences, qui en assure la mise à la disposition du public. « Lorsqu’une mesure est réalisée dans des immeubles d’habitation, les résultats sont transmis aux propriétaires et aux occupants. Ces résultats mentionnent le nom de l’organisme ayant réalisé la mesure. Tout occupant d’un logement peut avoir accès, auprès de l’Agence nationale des fréquences, à l’ensemble des mesures réalisées dans le logement. « II. – A. – Toute personne qui exploite, sur le territoire d’une commune, une ou plusieurs installations radioélectriques soumises à accord ou à avis de l’Agence nationale des fréquences transmet au maire ou au président de l’intercommunalité, à sa demande, un dossier établissant l’état des lieux de ces installations. Le contenu et les modalités de transmission de ce dossier sont définis par arrêté conjoint des ministres chargés des communications électroniques et de l’environnement. « B. – Toute personne souhaitant exploiter, sur le territoire d’une commune, une ou plusieurs installations radioélectriques soumises à accord ou à avis de l’Agence nationale des fréquences en informe par écrit le maire ou le président de l’intercommunalité dès la phase de recherche et lui transmet un dossier d’information deux mois avant le dépôt de la demande d’autorisation d’urbanisme ou de la déclaration préalable. « Toute modification substantielle d’une installation radioélectrique existante nécessitant une nouvelle demande d’accord ou d’avis auprès de l’Agence nationale des fréquences et susceptible d’avoir un impact sur le niveau de champs électromagnétiques émis par celle-ci fait également l’objet d’un dossier d’information remis au maire ou au président de l’intercommunalité au moins deux mois avant le début des travaux. « Le contenu et les modalités de ces transmissions sont définis par arrêté conjoint des ministres chargés des communications électroniques et de l’environnement. « C. – Le dossier d’information mentionné au premier alinéa du B du présent II comprend, à la demande du maire, une simulation de l’exposition aux champs électromagnétiques générée par l’installation. 187

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« D. – Le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale mettent à disposition des habitants les informations prévues aux B et C du présent II par tout moyen qu’ils jugent approprié et peuvent leur donner la possibilité de formuler des observations, dans les conditions définies par décret en Conseil d’État. « E. – Lorsqu’il estime qu’une médiation est requise concernant une installation radioélectrique existante ou projetée, le représentant de l’État dans le département réunit une instance de concertation, le cas échéant à la demande du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale. La composition et les modalités de fonctionnement de cette instance sont précisées par décret. « F. – Il est créé au sein de l’Agence nationale des fréquences un comité national de dialogue relatif aux niveaux d’exposition du public aux champs électromagnétiques. Ce comité participe à l’information des parties prenantes sur les questions d’exposition du public aux champs électromagnétiques. L’agence présente au comité le recensement annuel des résultats de l’ensemble des mesures de champs électromagnétiques ainsi que les dispositions techniques de nature à réduire le niveau de champs dans les points atypiques. « La composition et le fonctionnement de ce comité sont définis par décret en Conseil d’État. « G E. – Les points atypiques sont définis comme les lieux où le niveau d’exposition du public aux champs électromagnétiques dépasse substantiellement celui généralement observé à l’échelle nationale, conformément aux critères déterminés par l’Agence nationale des fréquences et révisés régulièrement en fonction des résultats des mesures qui lui sont communiqués. « Un recensement national des points atypiques du territoire est établi chaque année par l’Agence nationale des fréquences. L’agence informe les administrations et les autorités affectataires concernées des points atypiques identifiés. Les bénéficiaires des accords ou des avis mentionnés au cinquième alinéa du I de l’article L. 43 impliqués prennent, dans un délai de six mois, sous réserve de faisabilité technique, des mesures permettant de réduire le niveau de champs émis dans les lieux en cause, tout en garantissant la couverture et la qualité des services rendus. L’Agence nationale des fréquences établit un rapport périodique sur les modalités de traitement et la trajectoire de résorption des points atypiques. « H F. – Un décret définit les modalités d’application de l’objectif de sobriété, en ce qui concerne les établissements accueillant des personnes vulnérables, et de rationalisation et de mutualisation des installations lors du déploiement de nouvelles technologies et du développement de la couverture du territoire. » ; 3° L’article L. 34-9-2 est abrogé ; 4° La première phrase du cinquième alinéa du I de l’article L. 43 est complétée par les mots : « ainsi que le recensement et le suivi des points atypiques conformément à l’objectif mentionné au 12° ter du II de l’article L. 32-1 ». II. – Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, l’Agence nationale des fréquences met à la disposition des communes de France une carte à l’échelle communale des antennes relais existantes. III. – Les B à E du II de l’article L. 34-9-1 du code des postes et des communications électroniques, dans sa rédaction résultant de la présente loi, entrent en vigueur six mois après la promulgation de la présente loi.

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(S1) Article 2 Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, l’Agence nationale des fréquences publie des lignes directrices nationales, en vue d’harmoniser la présentation des résultats issus des simulations de l’exposition générée par l’implantation d’une installation radioélectrique. TITRE II INFORMATION ET SENSIBILISATION DU PUBLIC ET DES UTILISATEURS EN COHÉRENCE AVEC LES OBJECTIFS D’AMÉNAGEMENT NUMÉRIQUE DU TERRITOIRE, DE QUALITÉ DE SERVICE ET DE DÉVELOPPEMENT DE L’INNOVATION DANS L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE (AN1) Article 3 L’agence mentionnée au chapitre III du titre Ier du livre III de la première partie du code de la santé publique assure la mission de veille et de vigilance en matière de radiofréquences. Elle évalue périodiquement les risques potentiels et effets et met en œuvre des programmes de recherche scientifiques et techniques dans ce domaine. Ces programmes peuvent inclure des évaluations d’impact sanitaire des champs électromagnétiques. (S1) Article 4 L’article 184 de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement est ainsi rédigé : « Art. 184. – I. – Pour tout équipement terminal radioélectrique et équipement radioélectrique proposé à la vente et pour lequel le fabricant a l’obligation de le faire mesurer, le débit d’absorption spécifique est indiqué de façon lisible, intelligible et en français. « Pour tout appareil de téléphonie mobile, mention doit également être faite de la recommandation d’usage de l’accessoire mentionné au troisième alinéa de l’article L. 34-9 du code des postes et des communications électroniques permettant de limiter l’exposition de la tête aux émissions radioélectriques lors des communications. « II. – Afin d’assurer la sobriété de l’exposition du public aux champs électromagnétiques : « 1° Les notices d’utilisation des équipements terminaux radioélectriques comportent une information claire sur les indications pratiques permettant d’activer ou de désactiver l’accès sans fil à internet ; « 2° Les équipements émetteurs de champs électromagnétiques d’un niveau supérieur à un seuil fixé par décret ne peuvent être installés dans un local privé à usage d’habitation sans qu’une information claire et lisible ne soit donnée aux occupants concernant l’existence d’un rayonnement et, le cas échéant, les recommandations d’usage permettant de minimiser l’exposition à celui-ci ; « 3° Les établissements proposant au public un accès wifi le mentionnent clairement au moyen d’un pictogramme à l’entrée de l’établissement. » (S1) Article 5 Après l’article L. 5232-1 du code de la santé publique, sont insérés des articles L. 5232-1-1 à L. 5232-1-3 ainsi rédigés : « Art. L. 5232-1-1. – Toute publicité, quel que soit son moyen ou son support, ayant pour but la promotion de l’usage d’un téléphone mobile pour des communications vocales mentionne de 189

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manière claire, visible et lisible l’usage recommandé d’un dispositif permettant de limiter l’exposition de la tête aux émissions radioélectriques émises par l’équipement. « Le contrevenant est passible d’une amende maximale de 75 000 €. « Art. L. 5232-1-2. – Est interdite toute publicité, quel que soit son moyen ou son support, ayant pour but la promotion de l’usage d’un téléphone mobile sans accessoire permettant de limiter l’exposition de la tête aux champs électromagnétiques émis par l’équipement. Le contrevenant est passible d’une amende maximale de 75 000 €. « Art. L. 5232-1-3. – À la demande de l’acheteur, pour la vente de tout appareil de téléphonie mobile, l’opérateur fournit un accessoire permettant de limiter l’exposition de la tête aux émissions radioélectriques adapté aux enfants de moins de quatorze ans. » (S1) Article 6 (AN1) Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, il est mis en place une politique de sensibilisation et d’information concernant l’usage responsable et raisonné des terminaux mobiles ainsi que les précautions d’utilisation des appareils utilisant des radiofréquences. (AN1) Article 7 I. – Dans les établissements mentionnés au chapitre IV du titre II du livre III de la deuxième partie du code de la santé publique, l’installation d’un équipement terminal fixe équipé d’un accès sans fil à internet est interdite dans les espaces dédiés à l’accueil, au repos et aux activités des enfants de moins de trois ans. II. – Dans les classes des écoles primaires, les accès sans fil des équipements mentionnés à l’article 184 de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement installés après la publication de la présente loi sont désactivés lorsqu’ils ne sont pas utilisés pour les activités numériques pédagogiques. III. – Dans les écoles primaires, toute nouvelle installation d’un réseau radioélectrique fait l’objet d’une information préalable du conseil d’école. (S1) Article 8 Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’électro-hypersensibilité.

Délibéré en séance publique, à Paris, le 29 janvier 2015.

Le Président, Signé : Claude BARTOLONE

source : http://www.assemblee-nationale.fr consulté le 4 février 2015 190

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Exposition du public – Réglementation

Les pays définissent leurs propres réglementations concernant l’exposition aux champs électromagnétiques. Toutefois, la majeure partie des réglementations nationales est basée sur les lignes directrices établies par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP). L’ICNIRP est une organisation non gouvernementale reconnue officiellement par l’OMS. (…)

Outre l’ICNIRP, l’IEEE (Institute of Electrical and electronic Engineers) formule également des recommandations en matière de valeurs limites d’exposition, qui diffèrent de celles de l’ICNIRP. Les Etats-Unis et la Canada appliquent ainsi les recommandations de l’IEEE. En Asie, la situation est assez contrastée, les pays appliquant selon les cas les valeurs de l’ICNIRP, celles-ci et les valeurs de l’IEEE, ou encore des valeurs inférieures à celles de l’ICNIRP. Source : Les incidences éventuelles sur la santé de la téléphonie mobile – Tome I Alain Gest (Député). Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, 2009.

Les articles cités font référence au Code des postes et des communications électroniques (CPCE), sauf mention contraire. 1. Valeurs limites d'exposition du public Réseaux de tout type • Valeurs limites pour les fréquences entre 0 et 300 GHz : recommandation 1999/519/CE décret n°2002-775 • Procédure pour s’assurer du respect des valeurs limites : décret n°2002-775 Réseaux ouverts au public • La protection de la santé, une obligation des opérateurs : art. L33-1 d) • Conformité des stations de base : norme EN 50385:2002 [norme produit pour la démonstration de la conformité des stations de base radio et des stations terminales fixes pour les radio-télécommunications, aux restrictions de base et aux niveaux de référence relatifs à l'exposition de l'homme aux champs électromagnétiques (110Mhz-40 GHz)] application au public en général (JOCE du 7 décembre 2002/C304-17) Équipements radioélectriques • Définition du Débit d'Absorption Spécifique : art. R9 • Conformité des équipements terminaux / exigences essentielles : R20-1 à R-28 • Valeurs : arrêté du 8 oct. 2003 191

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2. Émetteurs - veille sur les valeurs limites L'accord d'implantation délivré par l'ANFR • Accord d'implantation - le rôle de l’ANFR (CEM + exposition du public) : art. L43 I 4° et art. R20-44-11 5° • Mise en service des équipements : art. R20-19 • Stations soumises à accord ou avis / d’implantation libre : arrêté du 17 déc. 2007 modifié • Mutualisation des sites : art. D98-6 1 • Périmètres de sécurité : circulaire du 16 oct. 2001 – Guide technique DR17 Modélisation des sites radioélectriques et périmètres de sécurité pour le public [attention, il s’agit de préconisations non obligatoires de par la réglementation] La surveillance par la mesure "terrain" de l'exposition du public • Mise en place par l'Etat d'un dispositif de surveillance et de mesure par les laboratoires accrédités : art.42 de la loi n°2009-967 (en attente d'un décret d'application) • Financement dudit dispositif par un fond indépendant alimenté par les opérateurs de réseau émettant des ondes radioélectriques : art.42 de la loi n°2009-967 (en attente d'un décret et d'un arrêté d'application) • Prescription de mesures par le préfet : art. 1333-21 du code de la santé publique et arrêté du 4 août 2006 L'inspection des sites denses par l'ANFR • Mission de contrôle de l'Agence: art. R20-44-11 10° et 5° (CPCE) • Sanctions pénales (équipements de tout type) : art. R20-25 II 2° • Sanctions administratives en cas de manquement : art. L36-11 Communication et concertation • Instances régionales et départementales de concertation : circulaire du 16 oct. 2001 • Information de l'Etat et des collectivités territoriales: art. D98-6 3 • Information des maires : art. L34-9-2 et arrêté du 4 août 2006 • Recensement des points atypiques pour une publication au plus tard le 31 décembre 2012 : art. L34-9-1 du code 3e et 4e alinéas • Expérimentations de limitation - les collectivités territoriales transmettent leurs résultats à l'ANFR et à l'AFSSET : art.183 VII de la loi n°2010-788 Les dispositions suivantes figurent dans l'art. L34-9-1 du code 3e et 4e alinéas : • • • • •

Mise à disposition du public par l'ANFR des résultats de mesure effectués par les laboratoires accrédités Transmission des résultats de mesures effectuées dans des habitations à leurs propriétaires et occupants Droit d’opposition des occupants à la mise à disposition du public de ces résultats Obligation pour les résultats de comporter le nom du bureau de contrôle Droit d’accès de l'occupant d'un logement à l'ensemble des mesures effectuées dans son logement en contactant l'ANFR

3. Des mesures d'exposition encadrées • • •

Protocole de mesure : recommandation ECC 02(04), arrêtés du 3 nov. 2003, du 12 déc. 2005 et du 26 août 2011 – protocole de mesure DR15-3 Exigences de qualité pour les laboratoires de mesure : art. L34-9-1, art. D100 et D101, art. R20-44-11 10° 2e alinéa Les laboratoires de mesure envoient leurs résultats à l'ANFR: art. L34-9-1 3e alinéa (créé par l'art.183 I 3° de la loi n°2010-788) 192

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4. Équipements - veille sur le respect des valeurs limites • • •

• • •

DAS et précautions d’usage sur la notice : art. R20-10 II c) et arrêté du 8 oct. 2003 Fourniture obligatoire du kit oreillette lors de la commercialisation des téléphones mobiles : L34-9 3e alinéa du code (créé par l'art.183 I 2° et l'art.183 VIII de la loi n°2010-788) Obligation pour tout appareil de téléphonie mobile proposé à la vente de comporter l'affichage du DAS et la recommandation d'usage du kit oreillette : art. 184 de la loi n°2010788, décret n°2010-1207 et arrêté du 12 oct. 2010 L'ANFR contrôle par prélèvement chez les vendeurs : art. R20-20 Test de mesure du DAS : norme CENELEC EN 50360:2001 Sanctions pénales pour le vendeur d’un équipement non conforme : art. R20-25 II 1°

Actualisé le 28 juin 2013 source : ANFR

Les seuils réglementaires d’exposition du public selon les fréquences définis par le décret n°2002-775 pour chacune des bandes ayant été mesurées : • Radiotéléphonie mobile : GSM900, GSM1800 et UMTS 2 GHz ; • Autres sources : FM, TV (bandes III, IV et V), DECT (téléphone sans fil), WiFi, WiMax et WiFi 5GHz. Bandes de fréquences Valeurs limites d'exposition (V/m) 87,5 - 108 MHz : FM

28

174 - 230 MHz : TV3

28

380 - 400 MHz : TETRA

28

470 - 790 MHz : TV4 & 5

30 à 39

925 - 960 MHz : GSM 900 (+ UMTS 900)

42

1805 - 1880 MHz : GSM 1800

58

1880 - 1900 MHz : DECT

59

2110 - 2170 MHz : UMTS (3G)

61

2400 - 2500 MHz : WIFI (+ fours micro-ondes)

61

3400 - 3600 MHz : BLR (WiMAX)

61

5150-5725 MHz : WiFi 5GHz

61

Source : Expérimentation de diminution des expositions - Mesure de l’exposition. État des Lieux La Rochelle 2010-2011. Dr René de Seze

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Le Plan National Santé Environnement (PNSE)

Le Plan national santé environnement vise à répondre aux interrogations des Français sur les conséquences sanitaires à court et moyen terme de l’exposition à certaines pollutions de leur environnement. [En 2004,] pour la première fois dans l’histoire de la santé environnementale en France, l’ensemble de l’expertise publique française dans ce champ a été réuni au sein d’une commission d’orientation pour bâtir un diagnostic de l’état des risques sanitaires liés à l’environnement dans notre pays. Source : Ministère des Affaires Sociales et de la Santé

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Extrait du bilan du PNSE 2 (2009-2013) : bilan des actions liées aux champs électromagnétiques

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source : État d’avancement des actions menées en 2012. Rapport du groupe de suivi Février 2013

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Le Grenelle des ondes ➔ Voir aussi § Les sources et les niveaux d'exposition : extrait du compte-rendu de l'étude du COMOP

A la suite de la table-ronde sur les radiofréquences, organisée par le ministère de la santé, avec le concours du ministère du développement durable et du secrétariat d’État en charge de la prospective et du développement de l’économie numérique, un comité opérationnel (COMOP) a été installé en juillet 2009 et a travaillé sous la présidence du député Francois Brottes jusqu’en août 2011. Le rapport d’étape remis à cette occasion aux Ministres. Ce comité a pris le nom de COPIC en octobre 2011 et a poursuivi ses travaux jusqu’en juillet 2013, sous la présidence de la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR) du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie et de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR). Associant une trentaine de parties prenantes nationales (associations, fabricants de matériels, opérateurs de téléphonie mobile, experts, associations d’élus locaux et services de l’État), ce comité avait pour mission d’étudier : • la faisabilité d’un abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile tout en maintenant la couverture et la qualité de service. • et l’amélioration des procédures d’information et de concertation locales dans le cadre de l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile. Durant quatre années, il a mobilisé un niveau d’expertise scientifique et technique conséquent. Les expérimentations sur l’exposition ont porté sur seize communes pilotes :

Les expérimentations sur l’information et la concertation ont quant à elles eu lieu dans neuf collectivités pilotes : Amiens (Somme), Bayonne (Pyrénées Atlantiques), Boult (Haute Saône), Bourges (Cher), La Bresse (Vosges), Lille Métropole Communauté Urbaine (Nord), Orléans (Loiret), Pessac (Gironde) et Tours/Tours Plus (Indre-et-Loire). Dans les deux cas, l’ensemble des communes illustre la diversité des typologies d’environnement. Le comité a cherché à éclairer les débats sur l’exposition aux ondes radio par des résultats fiables, obtenus de façon rigoureuse et consensuelle. Source : http://www.radiofrequences.gouv.fr/spip.php?article104

Découvrir les résultats des expérimentations : http://www.radiofrequences.gouv.fr/spip.php?article104 Découvrir leurs synthèses ci-après :

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Politiques locales Le rôle des élus

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Les applications locales en Pays de la Loire

Extrait du Plan Régional Santé Environnement 2010-2013 (en cours d'évaluation au printemps 2014).


à Le Mans Métropole « • Le Mans : la Ville et les opérateurs de téléphonie mobile sont en phase de concertation en vue de signer une charte pour agir sur les « points atypiques » (comme à Strasbourg), c’est-à-dire ceux où l’émission est supérieure à 6V/m. La volonté initiale était de mettre en place un plafond d’émission à 2V/m, ce que les opérateurs ont refusé. Cette charte a pour but de définir un cadre dans lequel la Ville puisse discuter avec les opérateurs de la « meilleure » implantation possible des antennes relais. De la moins pire ? » Extrait de Ondes et antennes relais : les Verts imposent la transparence à Strasbourg in Rue89Strasbourg.com, M. Marty ; 15 janvier 2013.

ঞঞঞঞঞঞঞ à Nantes Métropole

Le mandat donné à l'Atelier citoyen – extrait de l'avant-propos de l'avis final de l'Atelier citoyen Nantes Métropole, tout en respectant le pouvoir de chaque maire et en appréciant la diversité de chaque territoire, souhaite aujourd’hui construire un cadre commun et opérant sur les conditions d’implantation des antennes de téléphonie mobile à l’échelle des 24 communes qui donnerait lieu à l’adoption d’une charte intercommunale. Pour nourrir et accompagner cette décision politique, Nantes Métropole a fait le choix de mettre en place un atelier citoyen sur les conditions d’implantation des antennes relais de téléphonie mobile. Cet atelier doit être un espace de dialogue apaisé, permettant à chaque partie en présence, y compris les citoyens non engagés, de faire entendre ses questions et ses attentes et de s’informer mutuellement. Le mandat donné au groupe, par les élus pilotes de la démarche pour Nantes Métropole, Aïcha Bassal et Fabrice Roussel, est celui de produire un avis écrit collectif pointant les objets de consensus entre les différents acteurs mais aussi les objets de blocage ou de désaccord, autour de la question suivante : Les conditions d’implantation des antennes de téléphonie mobile : comment favoriser l’aménagement numérique hertzien du territoire tout en limitant les effets sanitaires et environnementaux potentiels ? Pour traiter cette question, cinq dimensions (non limitatives) ont été investiguées : o Dimension sanitaire o Dimension offre de service o Dimension technologique et économique o Dimension urbaine et paysagère o Dimension gouvernance et cadre réglementaire La formulation de cette question a fait débat dans le groupe et a pu sembler biaisée à certains. Cet atelier citoyen, inspiré de la méthode de la conférence de consensus, a réuni pendant 3 sessions (28 et 29 septembre, 26 et 27 octobre, 16 et 17 novembre) 4 collèges d’acteurs (liste précise des participants en annexe) :  Des habitants de la métropole, non spécialistes ; recrutés à travers un appel à volontariat via les instances de démocratie locale par commune

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Des représentants de la société civile organisée mobilisée sur la question des ondes et des antennes relais (associations environnementales, associations de parents d’élèves, associations de consommateurs, collectifs de riverains, associations autour du numérique) Des représentants des acteurs économiques (opérateurs de téléphonie mobile, Chambre de Commerce et d’Industrie, entreprises, immobilier…). Toutefois, seuls deux acteurs économiques se sont investis de manière continue. Ainsi les bailleurs sociaux, les promoteurs immobiliers et les entreprises numériques n’ont pas participé à l’ensemble de la démarche, mais ont toutefois participé à la journée d’auditions. Enfin, les opérateurs se sont interrogés sur la posture à adopter. Doivent-ils participer à l’ensemble des échanges ou bien rester extérieurs à la production de l’atelier dont les recommandations viendront nourrir l’élaboration de la charte par les élus, qui sera ensuite négociée avec les opérateurs ? La Fédération Française des Télécoms (réunissant Orange, Bouygues et SFR) a fait le choix de quitter l’atelier citoyen pour « ne pas être juge et partie ». Free Mobile a fait le choix de participer à l’ensemble des séances afin de faire entendre son point de vue d’opérateur et d’entendre celui des autres collèges. Des représentants des pouvoirs publics concernés et du territoire (représentants de l’État (DDTM), Agence Régionale de Santé, Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes, Agence Nationales des Fréquences, représentants de collectivités locales, Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Nantaise). L’ARCEP et l’ANSES n’ont pas participé à l’ensemble des échanges, faute de disponibilité. L’ANFR et l’ARS ont choisi de participer à l’ensemble des débats et aux échanges d’arguments sans prendre part aux votes sur les recommandations finales. L’ANFR et l’ARS restent ainsi dans leur mission d’expertise et de diffusion de l’expertise, en partageant l’état des connaissances, sur les dimensions sur lesquelles ces deux agences interviennent.

Extrait de Atelier citoyen pour une conférence de consensus sur les conditions d’implantation des antennes de téléphonie mobile Nantes Métropole – Avis final. 2012, 38p.

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à la CARENE – communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire

Charte ouverte de recommandations environnementales prise entre La Ville de Saint-Nazaire Et les Exploitants de Réseaux de Télécommunications (*) (*) Au sens de l’article 1 du décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 Préambule Le téléphone fait partie de la vie quotidienne de 62 millions de Français. En une quinzaine d’années, les trois opérateurs de réseaux de téléphonie mobile Bouygues Télécom, Orange France et SFR, qui sont les membres fondateurs de l’Association Française des Opérateurs Mobiles (AFOM), devenue depuis la Fédération Française des Télécoms (FFT), ont déployé des réseaux qui couvrent aujourd’hui une très grande partie du territoire national. Ils sont rejoints par un quatrième opérateur, Free Mobile, qui a obtenu sa licence 3G en janvier 2010. Tous poursuivent ce déploiement afin de répondre aux attentes des élus et de la population : extension de la couverture, renforcement du réseau dans les zones saturées, nouveaux services… Sur la commune de Saint-Nazaire, cela se traduit par, notamment, l’implantation de stations radioélectriques, principalement localisées sur les immeubles et leurs toits, pour permettre les émissions – réceptions, en respectant la réglementation en vigueur. En appui du « Guide des Relations entre Opérateurs et Communes » élaboré en 2004 et actualisé en 2007 entre l’Association des Maires de France et les 3 opérateurs de l’époque, la Ville de SaintNazaire souhaite appréhender le déploiement sur son territoire de ces réseaux, d’abord parce qu’ils correspondent à un besoin réel de la population, mais aussi pour pouvoir répondre aux attentes de celle-ci, notamment en terme d’information. La circulaire interministérielle du 16 octobre 2001 et le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002, en reprenant les recommandations européennes ont précisé les conditions d’installation de ces antennes et fixent les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques émis par ces stations.

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Pour autant, le Grenelle des Ondes du printemps 2009 et le dernier rapport de l’AFSSET du 14 octobre dernier, témoignent de la complexité de ce domaine mais pour lequel il convient d’engager plus de concertation et de recherche associant la pluralité des acteurs concernés. Aussi, dans le cadre de la réglementation et, avec le souhait de préserver le cadre de vie des habitants, la Ville de Saint-Nazaire et les exploitants conviennent d’appliquer la présente charte qui organise les relations réciproques dans un souci de concertation et de transparence vis-à-vis de la population. C’est l’objet de cette charte qui organise les relations entre la Ville de Saint-Nazaire et les opérateurs de téléphonie mobile. Ceci exposé, il est convenu ce qui suit : Entre la Ville de Saint-Nazaire ayant son siège à l’Hôtel de Ville de Saint-Nazaire, Place François Blancho, représentée par le Maire ou son représentant, habilité à cet effet en vertu d’une délibération du Conseil Municipal en date du 25 mars 2011. Ci-après dénommée « télécommunications (**)

la

Ville

»

d’une

part

et

Les

exploitants

de

réseaux

de

La société BOUYGUES Télécom, représentée par M. Denis BURET, Directeur Régional Réseau Ouest La Société ORANGE, représentée par M. Gilbert GAUTHIER, Directeur de l’Unité de Pilotage Réseau Ouest La société SFR, représentée par Mme Isabelle SIMON, Directrice des Relations Régionales La Société Free Mobile représentée par M. Maxime LOMBARDINI, Directeur Général Délégué Qui ont accepté de signer la présente charte ouverte à l’ensemble des exploitants de réseaux de télécommunications (*), ci après dénommés « les exploitants » D’autre part Qui s’engagent à respecter les dispositions, objets de la présente charte. (**) Au sens de l’article 1 du décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 Les parties décident en conséquence ce qui suit : 1) La ville de Saint-Nazaire * Rappelle aux opérateurs leurs obligations de s’assurer que les stations de base implantées sur le territoire communal respectent les dispositions du décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 et de la circulaire du 16 octobre 2001 et plus généralement : -

Les règles de signalisation,

-

Les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques,

L’établissement d’un périmètre de sécurité à proximité immédiate des antennes lorsqu’il est accessible au public, 242

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- La prise en compte de la présence des établissements particuliers (établissements scolaires, crèches, établissements de soins…) dans un rayon de 100 mètres autour de chaque station de base, tel que mentionné à l’article 5 du décret du 3 mai 2002. * Donne aux opérateurs les informations de présence d’établissements particuliers dont elle a connaissance. * Informe le public à sa demande, dans la limite de ses compétences et de la loi du 17 juillet 1978 modifiée, et par tout moyen à sa convenance des installations de stations de base sur son territoire. * Met à la disposition du public la charte, les mesures réalisées ainsi que les avis de la commission consultative de suivi, notamment sur son site internet (www.mairie-saintnazaire.fr) * Initie les démarches d’information du public auxquelles peuvent être amenés à participer les opérateurs ou de tout intervenant qualifié (Agence Nationale des FRéquences, Administrations, FFT…) sur le territoire de la commune *

Installe une commission consultative de suivi de la Charte composée : •

Des représentants désignés par la Ville, au nombre de 4,

Des représentants de l’État : Agence Régionale de Santé, Préfecture, Agence Nationale des FRéquences (A.N.F.R.) , Institut National de l’EnviRonnement industriel et des rISques.(I.N.E.R.I.S.)..,

Des représentants des associations représentatives de consommateurs et des habitants (Conseils de Quartier),

• •

Des représentants accrédités des professionnels de santé, Des représentants des opérateurs signataires de la présente charte.

Cette commission se réunira 1 fois par an à l’initiative de la Ville. Elle recueillera et étudiera les bilans des mesures réalisées, l’avancement de la mise en conformité des sites et les programmes prévisionnels de déploiement. Elle sera susceptible de faire des propositions sur le thème de la téléphonie mobile à son initiative ou sur proposition de l’un de ses membres. 2) Les opérateurs * Informent la Ville de tout projet d’installation de stations de base sur le territoire communal sans préjudice de leurs obligations au titre de l’urbanisme ou de la propriété des immeubles concernés, ainsi que pour toute modification substantielle d’antenne radio-électrique nécessitant une autorisation de l’Agence Nationale des FRéquences (ANFR), que cette modification soit ou non soumise à une décision au titre du Code de l’Urbanisme et/ou du Code de l’Environnement. * Transmettent sur demande expresse de la Ville une copie de l’accord obtenu auprès de l’ANFR pour toute implantation ou modification substantielle de station de base. * Veillent à répondre à toute interrogation de la Ville née de la transmission des dossiers d’information pour chaque projet, du suivi des projets d’implantation et de l’évolution du parc existant.

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* Assurent également l’information, qu’il s’agisse de travaux d’édification ou de modification, par tout moyen à leur convenance auprès des riverains. A cet effet, les opérateurs procéderont, à leurs frais, à l’insertion d’une annonce présentée en commun avec la Ville dans la presse locale, selon le modèle joint en annexe 1 de la présente charte, ainsi que conformément aux dispositions du Code de l’Urbanisme à l’affichage sur les sites durant toute la durée des travaux, et au minimum pendant 2 mois, des autorisations et déclarations de construire requises. La Ville pourra solliciter, sur demande expresse, la preuve de cet affichage réglementaire. * Sur la demande de la Ville, lui fournissent un dossier d’information permettant de répondre aux riverains qui en font expressément la demande en leur apportant toute indication sur les caractéristiques techniques des installations en cause et sur les niveaux d’exposition mesurés, notamment en visant à répondre à leurs questions sur le plan de la santé et de l’environnement par la présence ou le projet d’implantation des stations de base. Et, si besoin est, organisent, en relation avec la Ville des réunions d’information auprès de la population. * S’engagent à faire réaliser, par un organisme indépendant et conformément au protocole de mesure in situ de l’Agence Nationale des FRéquences, 3 mesures par an et par opérateur, indépendamment des mesures demandées par ailleurs. Les opérateurs prendront en charge les frais liés à ces demandes de mesure dans l’attente de la mise en place de la taxe (**) destinée au financement des mesures de champ électromagnétique. Ces mesures se feront à la demande la Ville, dans les lieux privés ou publics choisis par elle. Le résultat de ces mesures, ainsi que celui des mesures réalisées à la demande de toute personne seront transmises à la Ville ainsi qu’à l’ANFR. Les résultats des mesures seront examinés dans le cadre de la commission consultative de la charte et pourront être annexés aux comptes-rendus. Ainsi la totalité des mesures réalisées sur la ville de Saint-Nazaire et la visualisation de toutes les stations émettrices seront accessibles à tous les citoyens, notamment par le biais du site de l’ANFR (www.anfr.fr) * S’engagent à mettre les installations existantes et futures sur le territoire de la commune en conformité avec les règles en vigueur. * S’engagent à respecter les dispositions du décret du 3 mai 2002, et notamment celles de l’article 5 relatives à la protection des établissements particuliers où il est précisé que les opérateurs doivent communiquer aux administrations ou autorités affectataires des fréquences concernées , à leur demande, un dossier précisant comment ils garantissent une exposition du public au champ électromagnétique émis par l’équipement ou l’installation aussi faible que possible tout en préservant la qualité du service rendu (études de calcul attestant du respect des normes d’exposition en vigueur) Dans ce but, les opérateurs pourront être amenés face à des inquiétudes exprimées par les riverains et utilisateurs de ces lieux à : Etudier les modifications à apporter au projet afin de respecter leurs engagements (orientation de l’axe du faisceau des antennes et les estimations de champs, distance, vérification des hauteurs…), •

Déterminer sur sites le niveau de champ électromagnétique existant.

A défaut il pourra être renoncé au projet d’implantation. * S’engagent au démontage et enlèvement des équipements mis définitivement hors service ou devenus hors normes dans un délai de 3 mois. (**) Loi de Finances 2011 n° 2010 – 1657 du 29/12/2010 et décret correspondant

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La présente charte est signée pour une durée d’une année. Elle est renouvelée tacitement et un bilan d’application sera effectué chaque année. Chacune des parties a la faculté de ne plus y adhérer sous condition de notifier aux autres sa décision dans le respect d’un délai de 1 mois minimum. Elle sera adaptée en fonction de l’évolution des textes en vigueur.

Pour la Ville Le Maire,Pour le Maire, et par délégation Bernard GARNIER Adjoint au Maire

Pour les Opérateurs Bouygues Orange SFR Free Mobile

Charte Téléphonie Mobile – Ville de Saint-Nazaire / Opérateurs–

Annexe 1

Communiqué de presse Pour améliorer le service rendu en matière de téléphonie mobile sur le territoire de la commune et selon les dispositions de la Charte conclue entre la Ville de Saint-Nazaire et les Opérateurs, la société………………………………………… informe les habitants du quartier……………………………………….. de : L’édification d’une station de base de téléphonie mobile (*) Ou de La modification des installations de la station de téléphonie mobile (*) Située à l’adresse ci-dessous : Immeuble : N° et rue : N° de la parcelle cadastrale : Le projet est conforme aux règles d’urbanisme (DP n°………………..du …………………….), au décret du 3 mai 2002 (Dossier ANFR n°………………………) et à la Charte Ville de Saint-Nazaire / Opérateurs du ………………………… Le début des travaux est prévu le ……………………… pour une durée de…………….. Pour toute information complémentaire, il est possible de contacter la société………………… au n° suivant ………………………………………….. (*) Rayer la mention inutile

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Extrait des fiches OSCARS Pays de la Loire – Observation et suivi cartographique des Actiosn Régionales de Santé en Pays de la Loire www.oscarsante.org

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à Angers


Les parties prenantes

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Risques émergents. Cas des champs électromagnétiques : Risque sanitaire ou sociétal ?


Répertoire des acteurs

AFSSET – Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail L’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), ancienne AFSSE devenue Afsset en 2005 avec élargissement des missions de l’Agence au champ de la santé au travail, était un établissement public administratif de l’État placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de l’écologie et du travail implanté également à Maisons-Alfort. Elle a fusionné au 1er juillet 2010 avec l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) pour former l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). AFOM – Association Française des Opérateurs Mobiles A fusionné avec FFT en 2011. AFUTT – Association Française des Utilisateurs de Télécommunications Depuis plus de 40 ans, l'AFUTT (Association Française des Utilisateurs de Télécommunications) agit pour informer et défendre les consommateurs afin qu'ils bénéficient d'un accès de qualité au meilleur prix à l'ensemble des technologies de l'information et de la communication. http://www.afutt.org

ANFR – Agence Nationale des Fréquences Les fréquences radioélectriques appartiennent au domaine public de l'État. Celui-ci a confié à l'Agence nationale des Fréquences des missions de planification, de gestion de l’implantation des émetteurs, de contrôle et enfin de délivrance de certaines autorisations et certificats radio. http://www.anfr.fr

ANSES – Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail Les missions de l'Anses, fixées par l'ordonnance n°2010-18 du 7 janvier 2010, couvrent l'évaluation des risques dans le domaine de l'alimentation, de l'environnement et du travail, en vue d'éclairer les pouvoirs publics dans leur politique sanitaire. Établissement public à caractère administratif, l'Agence est placée sous la tutelle des ministres chargés de la Santé, de l'Agriculture, de l'Environnement, du Travail et de la Consommation. http://www.anses.fr/

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ARCEP – Autorité de régulation des communications électroniques et des postes L’ARCEP est notamment chargée d'accompagner l’ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications, et de réguler les marchés correspondants. Dans ce secteur d’activité, le rôle essentiel de l’Autorité est de veiller à l’exercice d’une concurrence effective et loyale au bénéfice des consommateurs sur le marché des communications électroniques. L’Autorité peut aussi : • fixer, dans le cadre légal, des obligations générales s'appliquant à tous les opérateurs, sous réserve qu’elles soient homologuées par le ministre chargé des télécommunications. • sanctionner des opérateurs ne remplissant pas leurs obligations, et intervenir pour régler les différends entre opérateurs en matière d’accès au réseau (conditions techniques et tarifaires). • attribuer des ressources en fréquences et en numérotation ; les opérateurs ont besoin de ces ressources dites "rares" car naturellement limitées, pour mener à bien leurs activités. L’Autorité en a la gestion. • déterminer les montants des contributions au financement des obligations de service universel, défini par la loi de 1996. Elle assure la surveillance des mécanismes de ce financement. En 2005, la loi de régulation postale a étendu les responsabilités de l’Autorité, devenue à cette occasion l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, en lui ajoutant la mission de veiller à l’ouverture et au bon fonctionnement du marché postal. L'ARCEP assure cette mission en délivrant les autorisations d’exercer une activité postale ; en émettant des avis rendus publics sur les tarifs et les objectifs de qualité du service universel ; et en approuvant les tarifs du secteur réservé. http://www.arcep.fr/

ARS – Agence Régionale de Santé L’ARS rassemble au niveau régional les ressources de l’Etat et de l’Assurance maladie, pour renforcer l’efficacité collective et garantir l’avenir du service public de la santé. L’ARS regroupe en une seule entité plusieurs organismes chargés des politiques de santé dans les régions et les départements : directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales (DRASS et DDASS), agences régionales de l’hospitalisation (ARH), groupements régionaux de santé publique (GRSP), Unions régionales des caisses d’assurance maladie (URCAM), missions régionales de santé (MRS) et volet hospitalier de l’assurance maladie, composé d’une partie du personnel des caisses régionales d’assurance maladie (CRAM), du régime social des indépendants (RSI), de la Mutualité sociale agricole (MSA), des directions régionales du service médical (DRSM). Les Agences Régionales de Santé ont pour mission d’assurer, à l’échelon régional, le pilotage d’ensemble de notre système de santé. Elles sont responsables de la sécurité sanitaire, des actions de prévention menées dans la région, de l’organisation de l’offre de soins en fonction des besoins de la population, y compris dans les structures d’accueil des personnes âgées ou handicapées. L’Agence Régionale de Santé est également chargée de mettre en œuvre la politique de santé publique au niveau régional. http://www.ars.sante.fr http://www.ars.paysdelaloire.sante.fr

ASEF – Association santé environnement France L’Association santé environnement France, qui rassemble aujourd'hui près de 2 500 professionnels de santé en France, est une fédération nationale d’associations de santé environnement régionales. Elle a été reconnue d'intérêt général en mars 2010. Fondée en 2008 par les Drs Pierre Souvet et Patrice Halimi, elle a pour objectif d'informer sur l'impact des polluants sur la santé humaine. Menant des actions de prévention-santé, elle travaille sur tous les sujets liés à la santé-environnement tels que la qualité de l’air, l’environnement de l’enfant, le changement climatique, les ondes électromagnétiques, la biodiversité, l'alimentation, ou encore le sport. http://www.asef-asso.fr/

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BioInitiative Bioinitiative est un groupe de scientifiques internationaux, dont la première contribution publiée en 2007 est le "rapport Bioinitiative", qui vise à démontrer la dangerosité des champs électromagnétiques (basses fréquences, radio-fréquences, wifi…). http://www.bioinitiative.org/

Cellule de veille et d’alerte sur les risques sanitaires et environnementaux Une cellule de veille et d’alerte sur les risques sanitaires et environnementaux a été mise en place au sein du Conseil régional des Pays de la Loire : • Elle porte sur des sujets de santé et d’environnement faisant débat ou l’objet de controverses scientifiques, • Elle procède à l’écoute des différents acteurs locaux. Un premier sujet d’étude : la protection des personnes électro sensibles. http://www.paysdelaloire.fr/index.php?id=7756

CGEDD – Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable Le CGEDD est chargé de conseiller le Gouvernement dans les domaines de l’environnement, des transports, du bâtiment et des travaux publics, de la mer, de l’aménagement et du développement durables des territoires, du logement, de l’urbanisme, de la politique de la ville et du changement climatique. Dans ce cadre, il mène les missions d’expertise, d’audit, d’étude, d’évaluation, d’appui et de coopération internationale que lui confie le Gouvernement. Il est également chargé d’une mission d’inspection générale portant sur la régularité, la qualité et l’efficacité de l’action des services de l’État placés sous l’autorité de la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et de la ministre de l’Égalité des Territoires et du Logement, ainsi que des établissements publics placés sous leur tutelle. Le CGEDD exerce aussi une mission spécifique lorsqu’il siège en formation d’autorité environnementale, et dans le cadre de la nouvelle autorité de la qualité de service dans les transports. Une part croissante de ces missions sont réalisées par le CGEDD conjointement avec d’autres conseils généraux ou inspections générales. http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr

CIRC – Centre international de recherche sur le cancer Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), en anglais International Agency for Research on Cancer (IARC), est une agence intergouvernementale de recherche sur le cancer, créée en 1965 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) des Nations unies. Le rôle du CIRC est de diriger et de coordonner la recherche sur les causes du cancer (il n'est en principe pas impliqué dans la recherche sur des traitements contre le cancer). Il effectue également des études épidémiologiques sur l'incidence du cancer à travers le monde1. Il publie une série de monographies sur les risques cancérogènes pour l'homme constitués par divers agents, mélanges et expositions. http://www.iarc.fr/

CIPR – Commission internationale de protection radiologique La CIPR (en anglais International Commission on Radiological Protection ou ICRP) est une organisation internationale non gouvernementale qui émet des recommandations concernant la mesure de l'exposition aux rayonnements ionisants et les mesures de sécurité à prendre sur les installations sensibles. La quasi-totalité des réglementations et normes internationales et des réglementations nationales en radioprotection reposent sur ces recommandations. http://www.icrp.org/

Collectif des Électrosensibles de France Depuis 2008, cette association agit pour une reconnaissance officielle, une prise en charge adaptée et la prévention de l'intolérance aux champs électromagnétiques (EHS – SICEM). http://www.electrosensible.org

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COMOP – COMité OPérationnel ''radiofréquences" devenu COPIC COPIC – Comité opérationnel sur les ondes de téléphonie mobile Le COPIC est issu de la première réunion préparatoire du Grenelle des ondes, intitulée « Radiofréquences, santé et environnement ». Ce comité a été chargé de dégager un consensus local et une « méthode de concertation locale » pour limiter les conflits entre les opérateurs et les riverains ; Il peut aussi expérimenter « une puissance émettrice inférieure à la réglementation actuelle ». Il a rendu 2 rapports : • un premier rapport a évalué la possibilité de diminuer l'exposition aux ondes des antennes relais, sur la base d'expérimentations et mesures d'exposition (faites dans 16 quartiers avec diverses configurations urbaines (qui seront mis en ligne sur wwww.cartoradio.fr). Des simulation d'effets économiques d'une baisse de l'exposition ont aussi été faites ; • un second second rapport porte sur la concertation et l'information locale, visant à mieux accompagner et intégrer les projets de création d'antennes relais, avec les retours d'expérience de neuf villes pilotes (jusqu’en décembre 2012). CRIIREM – Centre de Recherches et d'Informations indépendantes sur les Rayonnements Électro-magnétiques Le bureau du Criirem réunit des scientifiques, experts des pollutions de l’environnement. Il est accompagné d’un conseil scientifique, composé de médecins et d’universitaires reconnus, spécialistes de l’électromagnétisme naturel, biologique et artificiel. http://www.criirem.org/

CSO – Centre de Sociologie des Organisations Le CSO est un laboratoire de sciences sociales (Unité mixte de recherche de Sciences Po et du CNRS) qui développe une réflexion sur les régulations privées et publiques, marchandes et nonmarchandes à partir de recherches qui portent sur les organisations, les marchés et les groupes professionnels. http://www.cso.edu

DGPR – direction générale de la prévention des risques La DGPR élabore et met en œuvre des politiques relatives : • à la connaissance, l’évaluation, la prévention et la réduction des pollutions chimiques, biologiques ou radioactives mais aussi aux diverses atteintes à l’environnement (bruit notamment) ; • à la connaissance, l’évaluation et la prévention des risques naturels (inondations notamment) ou de ceux liés à l’activité humaine et à la sécurité des ouvrages hydrauliques ; • aux conditions d’évaluation de la qualité écologique des sols ; • à la gestion des déchets (prévention, valorisation et traitement) ; • à l’évaluation des risques que représentent les OGM pour la santé et l’environnement. FFT – Fédération Française des Télécoms Née à la fin 2007, la Fédération Française des Télécoms réunit les associations et opérateurs de communications électroniques en France. Elle a pour mission de promouvoir une industrie responsable et innovante au regard de la société, de l’environnement, des personnes et des entreprises, de défendre les intérêts économiques du secteur et de valoriser l’image de ses membres et de la profession au niveau national et international. http://www.fftelecoms.org/

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Fondation Santé et Radiofréquences La Fondation santé et radiofréquences a été créée conjointement par l’Etat et les opérateurs de téléphonie mobile afin d’assurer le financement des recherches sur les effets des radiofréquences sur la santé. Elle était abondée pour moitié par des fonds publics et pour moitié par le financement des industriels. Aujourd’hui close, elle avait pour mission de promouvoir et financer des recherches sur les effets de l’exposition des personnes aux ondes radiofréquences, et répondre aux questions du public et des professionnels en diffusant les connaissances acquises dans ce domaine. Depuis 2011, la recherche est coordonnée par l'AFSSET. GDR Ondes Le GDR ONDES 2451 a pour vocation de faire communiquer la communauté des ONDES dans son ensemble. Il couvre les champs disciplinaires de l'acoustique et de l'électromagnétisme au sens large, allant ainsi des fréquences micro ondes aux fréquences optiques. Les travaux discutés au sein du GDR ONDES vont de la mathématique des ondes la plus experte à la maquette numérique la plus sophistiquée en passant par les calculs haute-performances et les développements technologiques les plus élaborés, tout en tenant compte aussi bien d'événements d'intérêt aux échelles nano ou micrométriques au sein de matériaux et structures complexes, que des interactions des ondes avec de vastes systèmes naturels, biologiques, artificiels, hybrides, ... http://gdr-ondes.u-bourgogne.fr/

IARC – International Agency for Research on Cancer Voir CIRC – Centre international de recherche sur le cancer ICNIRP – la Commission internationale sur la radioprotection non ionisante L'organisation internationale ICNIRP se propose de déterminer les limites d'exposition acceptables. http://www.icnirp.de/

INERIS – Institut National de l’EnviRonnement Industriel et des RisqueS L’Institut National de l’EnviRonnement Industriel et des RisqueS a pour mission de contribuer à la prévention des risques que les activités économiques font peser sur la santé, la sécurité des personnes et des biens, et sur l’environnement. Il mène des programmes de recherche visant à mieux comprendre les phénomènes susceptibles de conduire aux situations de risques ou d’atteintes à l’environnement et à la santé, et à développer sa capacité d’expertise en matière de prévention. Ses compétences scientifiques et techniques sont mises à la disposition des pouvoirs publics, des entreprises et des collectivités locales afin de les aider à prendre les décisions les plus appropriées à une amélioration de la sécurité environnementale. L’INERIS, établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle du ministère chargé de l’Ecologie, a été créé en 1990. http://www.ineris.fr

INPES – Institut national de prévention et d'éducation pour la santé L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé est un établissement public administratif créé par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. L’Institut est un acteur de santé publique plus particulièrement chargé de mettre en œuvre les politiques de prévention et d’éducation pour la santé dans le cadre plus général des orientations de la politique de santé publique fixées par le gouvernement. La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique a élargi ses missions initiales à la participation à la gestion des situations urgentes ou exceptionnelles ayant des conséquences sanitaires collectives et à la formation à l’éducation pour la santé. http://www.inpes.sante.fr

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INRS – Institut National de Recherche et de Sécurité Créé en 1947, l’INRS est une association loi 1901. Il est géré par un Conseil d'administration paritaire constitué de représentants des organisations des employeurs ou des salariés. Organisme généraliste en santé et sécurité au travail, l’INRS intervient en lien avec les autres acteurs institutionnels de la prévention des risques professionnels. Il propose des outils et des services aux entreprises et aux 18 millions de salariés relevant du régime général de la Sécurité sociale. La principale mission de l’INRS est de développer et de promouvoir une culture de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. http://www.inrs.fr/

INVS – Institut de Veille Sanitaire Établissement public, placé sous la tutelle du ministère chargé de la Santé, l’Institut de veille sanitaire (InVS) réunit les missions de surveillance, de vigilance et d’alerte dans tous les domaines de la santé publique. http://www.invs.sante.fr/

IRPA – International Radiation Protection Association L'Association internationale de radioprotection, ou International Radiation Protection Association (IRPA), a été formée le 19 juin 19651 durant une réunion à Los Angeles. Les membres incluent des sociétés de radioprotection de 48 pays, ainsi que des personnes individuelles. Les objectifs définis lors de sa fondation ont été d'améliorer la protection contre les radiations par la professionnalisation et la diffusion internationale de la radioprotection. http://www.irpa.net/

Ministère de la Santé http://www.sante.gouv.fr

OMS – Organisation Mondiale de la Santé L’OMS est l’autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international au sein du système des Nations Unies. Elle est chargée de diriger l’action sanitaire mondiale, de définir les programmes de recherche en santé, de fixer des normes et des critères, de présenter des options politiques fondées sur des données probantes, de fournir un soutien technique aux pays et de suivre et d’apprécier les tendances en matière de santé publique. http://www.who.int/fr/

OPECST – Office Parlementaire d'Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques Délégation interparlementaire, l’OPECST est chargée d’éclairer l’action du Parlement en matière scientifique et technologique. À cette fin, l’Office recueille des informations, met en œuvre des programmes d’études et procède à des évaluations. Il peut être saisi par le Bureau de l’une des deux assemblées, par un président de groupe, par soixante députés ou quarante sénateurs ou par une commission. Composé de dix-huit sénateurs et dix-huit députés, l’OPECST est présidé alternativement par un sénateur et par un député. Il est assisté par un conseil scientifique formé de personnalités choisies en raison de leurs compétences. http://www.senat.fr/opecst/ http://www.assemblee-nationale.fr/opecst/

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Priartém – association Pour une réglementation des implantations des antennes-relais de téléphonie mobile PRIARTéM a été créée, en octobre 2000, avec pour objet de veiller à une implantation des antennes-relais de téléphonie mobile respectueuse des conditions de vie et de santé de tous. Elle a été la première association, au niveau national, à faire émerger ce problème. Elle a élargi son champ de préoccupation en 2004 à l’ensemble des technologies de télécommunications sans fil, téléphones portables, WiFi, Wimax…. http://www.priartem.fr

Robin des Toits – Association nationale pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil Association française écologiste, spécialisée dans la lutte contre les aspects qu'elle juge dangereux du rayonnement électromagnétique et les implantations d'antennes-relais. http://www.robindestoits.org/

RTE – Réseau de Transport d'Électricité RTE, société anonyme filiale du groupe EDF, est l’opérateur du réseau de transport d’électricité français. Entreprise de service public, il a pour mission l’exploitation, la maintenance et le développement du réseau haute et très haute tension. Il est garant du bon fonctionnement et de la sûreté du système électrique. RTE achemine l’électricité entre les fournisseurs d’électricité (français et européens) et les consommateurs, qu’ils soient distributeurs d’électricité (ERDF et les entreprises locales de distribution) ou industriels directement raccordés au réseau de transport. http://www.rte-france.com

SCENIHR – Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux Organisme européen, il formule des avis sur les questions relatives aux risques émergents ou nouveaux, sur des questions générales, complexes ou pluridisciplinaires exigeant une évaluation globale des risques pour la sécurité des consommateurs ou la santé publique et sur des questions connexes non couvertes par d'autres organismes communautaires chargés de l'évaluation des risques. Les domaines d'activité envisageables sont par exemple les risques potentiels associés à l'interaction entre les facteurs de risques, les effets de synergie, les effets cumulés, la résistance aux agents antimicrobiens, les nouvelles technologies telles que les nanotechnologies, les dispositifs médicaux, y compris ceux intégrant des substances d'origine animale et/ou humaine, le génie tissulaire, les produits sanguins, la réduction de la fertilité, le cancer des organes endocriniens, les risques physiques tels que le bruit et les champs électromagnétiques (des téléphones mobiles, des émetteurs et des environnements domestiques contrôlés par l'électronique) ainsi que les méthodes d'évaluation des nouveaux risques. SFRP – Société Française de Radioprotection L'association a pour objectifs de rassembler les professionnels de la Radioprotection, de favoriser les échanges d’informations entre spécialistes et non-spécialistes, de promouvoir la culture de Radioprotection et de renforcer la collaboration internationale. Elle est membre de l'IRPA. http://www.sfrp.asso.fr/

SNA CEM – Service National d’Assistance sur les Champs Électro-Magnétiques Le MEDDE a demandé à l’INERIS d’organiser une mobilisation de ses experts sous la forme d’un service national d’assistance sur les champs électromagnétiques. Cette assistance s’appuie sur des textes réglementaires français et européens, des travaux de terrain et des travaux expérimentaux conduits à l’INERIS depuis plusieurs années. Elle consiste à mettre à disposition des maires des connaissances publiées et documentées en faisant intervenir des experts qui sont au cœur du processus de recherche. Ce travail expérimental de l’INERIS porte sur les effets sur la santé des champs électromagnétiques et sur la métrologie. 261

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Un site Internet (http://www.ondes-info.fr) intégrant une rubrique questions / réponses avec possibilité de poster une question en ligne est mis à disposition du grand public et des collectivités locales. Un numéro indigo a été également spécifiquement ouvert pour répondre aux questions des communes. Des experts apportent ainsi leur avis technique sur les questions qui se posent à l’échelon local. Ils proposent également des formations, et si nécessaire des interventions en réunions publiques. http://www.ineris.fr/ondes-info/ TDF TDF, anciennement TéléDiffusion de France, est une entreprise du secteur numérique, possédant une plateforme hertzienne multi-formats et multi-supports pour gérer et distribuer les contenus vidéo, audio et les données de ses clients vers tous types de récepteurs. http://www.tdf.fr

URSI France – Union radio scientifique internationale URSI-France contribue à l’animation, la représentation, l’expertise et l’évaluation des sciences de l’électromagnétisme, des télécommunications, de l'électronique et de la photonique et représente la communauté scientifique française de ces domaines auprès de l’Union radio-scientifique internationale (URSI) membre du Conseil international pour la science (ICSU). URSI-France, placé sous l'autorité de l'Académie des sciences, s’appuie sur un réseau, de plusieurs centaines de correspondants scientifiques, organisé en dix commissions thématiques. http://ursi-france.mines-telecom.fr/

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Perception et gestion du risque électromagnétique – éclairages sociologiques

Sociologie et champs électromagnétiques Quelques repères pour en débattre

Rédacteur : P. BERRY

Introduction Il serait réducteur d’envisager la question des champs électromagnétiques (CEM) du simple point de vue technique ou sous la seule focale des liens entre ces CEM et la santé des individus. C’est pourtant l’approche qui prévaut lorsque le débat est « mis sur la table » : Que sont les CEM ? Comment cela fonctionne ? Et, dans un contexte de multiplication des sources de rayonnement liée au développement des technologies mobiles, quel(s) risque(s) en termes d’atteinte à la santé font-ils courir à la population ? Ainsi se trouveraient résumées les lignes du débat autour des CEM. Envisagée sous l’angle de la sociologie et des sciences politiques, la question des CEM embrasse pourtant des perspectives beaucoup plus larges et dont les problématiques complexes seraient à mettre en débat dans un objectif d’éducation populaire et citoyenne pour la santé. Pour davantage de clarté, il semble pertinent d’envisager la question des CEM à l’aune des échelles d’observation en Sciences Sociales, c’est-à-dire en « découpant » artificiellement la réalité sociale en strates d’observation pour mieux la comprendre1.

1

Pour détailler les perspectives et méthodes autour des échelles d’observation en sciences sociales : D. DESJEUX, Les Sciences Sociales, Coll. Que-Sais-Je, n°3635, P.U.F., 2004, 128 p. 263

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1ere partie : analyse macrosociologique Premièrement d’un point de vue macrosociologique, la question qui se pose est celle du contexte sociétal dans lequel se développent les débats sur les CEM Pour caractériser ce contexte, nous pourrions - il aura bien fallu faire des choix - nous appuyer sur cinq notions caractérisant une société de « Modernité Avancée »2 et que l’on retrouve de manière récurrente dans les discours énoncés par les acteurs gravitant autour de la question des CEM.

La notion de « risque » Certains sociologues, à la suite des travaux d’Ulrich Beck 3, n’hésitent pas à avancer l’idée selon laquelle nous sommes une « société du risque », c’est-à-dire une société marquée à la fois par un développement des techniques scientifiques permettant de caractériser le risque en tant que probabilité de survenue d’un dommage, mais aussi par la volonté politique de réduire, voire d’anéantir les expositions aux risques des individus. La focalisation sociétale sur cette notion de risque s’expliquerait par diverses raisons : • Ce que l’on pourrait appeler un « doute technologique », ou une remise en cause de la logique du progrès. La question posée serait celle-ci : « en quoi le progrès technologique est-il vecteur de progrès social (mieux vivre ensemble) et de progrès en terme de qualité de vie (vivre plus longtemps et mieux) ? » • Ce qui relèverait de la domination de la culture mathématique et de la quantification pour appréhender l’ensemble des phénomènes touchant à la vie 4. Ce mouvement massif de la quantification et ce développement toujours plus fin - mais vain - des outils techniques de calcul ont aidé à porter la focale sur la quantification des risques. D’autre part, le chiffre a toujours valeur sociale - et tout spécialement médiatique - de vérité. Le risque, simple probabilité statistique à l’échelle d’une population, est devenu une certitude, une réalité presque physique à laquelle chaque individu est confronté « réellement ». • Ce qui relèverait du monopole médical de l’expertise sur la santé. Or, le champ médical s’appuie massivement sur les travaux tirés de l’épidémiologie mettant en avant les notions de risque, de facteur de risque et de cofacteur de risque. D’autre part, ce champ médical, malgré des évolutions récentes, est encore très majoritairement empreint d’une culture de la santé basée sur le modèle biomédical et sur la définition déjà ancienne (1946) comme « état de complet Bien-être physique, mental et social ». Or, de nombreux travaux ont montré depuis le caractère tronqué et statique de cette définition5. • Ce qui a trait, dans ce modèle biomédical, à la notion de « mortalité évitable », essentiellement basée sur les notions de comportements favorables à la santé ou non. Le risque, une fois caractérisé, serait donc évitable par des dispositions individuelles amenant à changer et orienter ses actes pour un meilleur état de santé observé. Dans cette logique, la priorité est donnée aux individus dans leurs actes, plutôt qu’aux déterminants sociaux et environnementaux de la santé pourtant particulièrement prégnants6.

La notion d’incertitude et de précaution7 De façon concomitante se développent, au gré de la complexification de nos sociétés et de nos modes d’agir, les notions d’incertitude et de précaution.

2 3 4

5 6 7

A. GIDDENS, Les conséquences de la Modernité, L’Harmattan, 1994, 192p. BECK U., La société du risque, sur la voie d’une autre Modernité, Aubier, 2001, 521p. Pour préciser ce mouvement de la « mathématisation du réel » : ISRAËL G., La mathématisation du réel, essai sur la modélisation mathématique, Seuil, 1996, 368 p. , de même que les travaux de Alain DESROSIERES et notamment : DESROSIERES A., Pour une sociologie de la quantification, Presses de l’Ecole des Mines, 2008, 330 p. RAZAC O., La grande Santé, Ed. Climat, 2006, 309 P. MOATTI J.P., PERETTI-WATEL P., Le principe de prévention, Seuil, 2009, 103 p. BECK U. Op. cit. p.2 264

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L’incertitude nous vient à la fois des progrès de la Science qui nous démontre sans cesse le haut degré de complexité et d’interrelations du monde dans lequel nous vivons, mais aussi de la chute et de l’abandon des grands récits (politiques, anthropologiques, etc.), qui autrefois, avant la fin des années 60, structuraient nos modes de pensées et qui, d’une certaine manière, encadraient voir rassuraient sur notre avenir8. Les bienfaits du progrès technique relevaient ainsi d’une certaine certitude … Aujourd’hui cette certitude est caduque et l’incertitude est latente. Pour caricaturer un peu, on pourrait avancer qu’à la perspective certaine d’une société s’améliorant dans un destin collectif, a succédé le sentiment d’incertitude et d’insécurité d’une société s’émiettant dans des destins individuels. Il est par ailleurs à souligner que les grands récits apocalyptiques ont toujours marqué, entre autres, les sociétés occidentales et judéo-chrétiennes. Mais l’apocalypse est bien ce qui est présenté comme une certitude. Une fin annoncée. Or le grand marqueur des récits et des discours sur les technologies et sur l’environnement est bien cette incertitude qui pèse de manière anthropologique sur les peurs collectives9. « Le pire n’est jamais sûr » aime à rappeler Edgard Morin10… L’incertitude, inhérente à nos modes de vie et à l’évolution de nos sociétés, est ainsi matrice des sentiments de peur, à l’aune de laquelle on pourrait interpréter la mise en avant du principe de précaution. Puisqu’on ne sait pas, prenons garde …

La santé Comme évoqué précédemment, le modèle dominant de santé dans nos sociétés est le modèle biomédical hérité de la tradition galliénique. À ce modèle s’ajoute ce que philosophes, anthropologues, sociologues dénoncent comme une « nouvelle religion de santé »11 ou comme une « idéologie de la santé parfaite et absolue »12. C’est-à-dire que le modèle véhiculé dans notre société par le biais des professions médicales, des médias..., est celui d’une santé totale, d’un individu débarrassé de ses souillures et de ses vices, pour parler de manière rabelaisienne, et dont les environnements de vie se doivent d’être sans impact et sans nocivité aucune. Il s’agit bien ici de ce que J.B. Paturet et P. Lecorps nomment « un culte sanitaire »13 qui fait que chaque pan de nos vies, chacune de nos activités est pensé en terme de santé physiologique, mentale, beaucoup moins en terme social. Mais en oubliant une dimension fondamentale de nos vies et qui est celle de la spiritualité. Non de la religion. Mais de la spiritualité, c’est-à-dire de ce que Morin définit comme « tout ce qui donne sens à notre existence »14…

Un champ et des acteurs15 Quel est l’ensemble des acteurs « partie prenante » sur les champs électromagnétiques et comment leurs rapports s’articulent-ils entre eux ? Ils sont d’abord de statuts divers : institutionnels-politiques, institutionnels-recherche, privésindustriels, privés-associatifs-militants, etc. Leurs positions sont donc diverses et chacun à sa manière, en fonction de son histoire, de ses enjeux stratégiques, des trajectoires des individus qui le composent, construit d’une certaine manière les problématiques autour des CEM et de leurs impacts sur la santé. Comment se perçoivent-ils les uns et les autres ? 8 9 10 11 12 13 14 15

LYOTARD J.F., La condition postmoderne, rapport sur le savoir, Ed. de Minuit, 2°Ed. 1998, 109 p. JEUDY H.P., Le désir de catastrophe, Circé, 2010, 190 p. MORIN E. , La Voie, Pour l’avenir de l’Humanité, Fayard, 20111, 320 p. MASSE R., Culture et santé Publique, les contributions de l’anthropologie à la prévention et à la promotion de la santé, Morin, 1995, 499 p. SFEZ L., La santé parfaite, critique d’une nouvelle utopie, Seuil, 1995, 399 p. LECORPS P. PATURET J.B., La Santé Publique, du biopouvoir à la démocratie, Ed. ENSP, 1999, 186 p. MORIN E., Le paradigme perdu, Seuil, 1979, 246 p. BORRAZ O. "Pour une sociologie critique des risques", in D. Bourg, P.-B. Joly et A. Kaufmann (dir.), Du risque à la menace. Penser la catastrophe, Paris, PUF, p. 237-255, Mars, 2013. 265

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La sociologie des organisations a travaillé sur ces positionnements et abouti à des cartographies d’acteurs en fonction des conceptions développées sur la santé, la perception des risques et l’éducation populaire. 1. L’apport essentiel de la sociologie est de montrer combien ce champ et ces acteurs sont divers, et dans des rapports complexes de positions sociales, d’enjeux de structures, de trajectoires individuelles, de vision même de la société qui vont bien au-delà de la simple question : En quoi les CEM ont-ils un impact sur la santé ?

Gouvernance et décision publique16 Une des clés de compréhension du contexte dans lequel se déroulent les débats sur les CEM est celle permettant d’éclairer les conditions dans lesquelles se construisent et se prennent les décisions publiques. Deux questions fondamentales sont mises en avant par la sociologie politique : • Celle du lien entre l’expertise scientifique et la décision politique. Cette question, sur les CEM où joue particulièrement une approche épidémiologique par la caractérisation des facteurs de risques et des risques d’exposition potentiels, est particulièrement présente. Les difficultés techniques liées à la caractérisation précise des liens entre santé et CEM, l’incertitude scientifique et philosophique, la diversité des acteurs…, l’ensemble de ces points rend d’autant plus difficile la prise de décision publique. Et ce d’autant que la transparence des modalités de prise de décision est remise en cause. • Celle des logiques soutenant les décisions politiques : entre délibération, consensus, transparence, etc. Ainsi, les failles de la culture délibérative en France, à l’inverse du monde anglo-saxon, ou mieux, des cultures nordiques, sont mises en avant par les questions autour des CEM qui, par contrecoup, interrogent à la fois notre structuration politique et l’articulation entre les expertises scientifiques, les techniciens de la haute administration, les décideurs politiques, et les acteurs de ce qu’on pourrait appeler la société civile. Ainsi, d’un point de vue macrosociologique, ces cinq points nous permettraient-ils de mieux saisir le contexte dans lequel se déroulent les débats sur les CEM.

2e partie : analyse mésosociologique Deuxièmement, d’un point de vue mésosociologique, des éléments éclairent notre compréhension des débats dans la manière dont est construit le « problème » des champs électromagnétiques en France depuis les années 200017. En lien avec ce qui a été développé précédemment, on peut souligner que la question des champs électromagnétiques s’est structurée : • Du seul point de vue médical et de la focale sur les impacts sur la santé, et ce dans une perspective uniquement épidémiologique. Cette manière de construire la problématique a fortement influencé la manière dont les débats ont été conduits, puis les positionnements respectifs des acteurs. • Parce que la question des risques d’exposition aux champs électromagnétiques est complexe, amenant des variables très nombreuses en lien avec l’ensemble des déterminants de la santé. • Parce que les techniques de recueil d’informations scientifiques et d’observations épidémiologiques sont mises à mal par les écueils à l’isolement des variables d’étude. 16 DAB W., SALOMON D., Agir face aux risques sanitaires, PUF, 2013, 264 p. 17 BORRAZ O. "Le cadrage par les risques sanitaires. Le cas des antennes relais de téléphonie mobile", in C. Gilbert et E. Henry (éd), Comment se construisent les problèmes de santé publique, Paris, La Découverte, pp. 91-112, Novembre, 2009. 266

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Le débat s’est ainsi retrouvé, tout spécialement dans une première phase, isolé autour des chiffres et de leurs interprétations, séparant de manière très clivée les positions des « alarmistes » ou « alerteurs » et les « rassurants ». La construction du problème s’est ainsi faite autour d’une polarité sur la dangerosité des champs, illustrée dans des affrontements médiatiques entre scientifiques et associations environnementales. • Avec un débat porté, dans cette première phase, médiatiquement puis politiquement, par des associations de riverains, imbriquant des arguments relevant de la logique Nimby (Not in my back yard), et d’autres portant la parole de personnes électro-sensibles. Ces débats se sont structurés dans des dynamiques d’affrontement avec les industriels ainsi que dans un système de défiance au regard du politique. Aujourd’hui, dans une deuxième phase de débat, les perspectives se sont quelque peu élargies, notamment du côté des « porteurs » de ce débat. Ainsi, si les discours sont toujours focalisés sur des questions de risque d’exposition, de facteurs de risque et de santé physiologique, et dans une moindre mesure sur la santé mentale, les débats semblent s’être élargis en terme de préoccupation citoyenne. Il est à souligner que cet élargissement de la question des CEM, comme « objet » de discussion citoyenne, à la fois en terme de politique d’aménagement, d’accessibilité au service, d’égalité territoriale, etc., se fait en élargissant le nombre des acteurs concernés, mais aussi en inscrivant ces échanges dans des visions environnementales plus larges. Ainsi en va-t-il de l’inclusion de ce débat dans le Grenelle de l’environnement et donc du glissement d’une stricte question de santé vers une perspective mettant les milieux de vie au centre des débats politiques, contrebalançant par la même occasion la prédominance, sur les questions de santé, des logiques comportementalistes.

3e partie : analyse microsociologique Troisièmement, d’un point de vue microsocial, il est intéressant d’observer en quoi les débats sur les CEM interrogent nos usages sociaux du numérique, et tout spécialement nos usages numériques « mobiles ». Il y a ici trois difficultés à saisir ces usages : • Une première difficulté est liée au fait qu’ils sont variables selon les classes d’âge et, à l’intérieur d’une même classe d’âge, selon les positions sociales. • Une deuxième difficulté a trait au nombre d’études faites sur ces usages. Si les pratiques internet sont relativement bien renseignées, les usages du téléphone mobile sont encore peu étudiés, notamment dans les conséquences sur les rapports sociaux. • Une troisième difficulté est que ces usages semblent évoluer très rapidement, tout comme les technologies qui les soutiennent. Aussi les études sont-elles rapidement dépassées. Par ailleurs, outre les sondages et autres enquêtes d’opinion sur ce thème, ces travaux relèvent de travaux de recherche universitaires, bien souvent effectués dans le cadre d’une thèse. Ce qui implique un réel travail de traduction entre des logiques de chercheurs, des concepts complexes et une logique de lecteurs et d’appropriation par le plus grand nombre. Cette traduction exige du temps, autre difficulté peut-être … Pour autant, ces travaux sociologiques ont été réalisés selon trois directions au regard des usages sociaux : • Des usages sociaux liés à l’utilité et aux espaces publics et privés (F. Jauréguiberry) • •

Des usages sociaux liés au secret, à l’espace intime et caché (C. Martin), ainsi qu’à l’extimité et la construction identitaire (S. Tisseron) Des usages sociaux liés au temps et aux espaces publics/privés (J. Morel)

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Enfin quatrièmement, d’un point de vue microsocial, on peut analyser la manière dont les individus perçoivent les risques liés aux CEM18 Il est à souligner la concordance des études internationales, nationales et régionales à ce sujet19. Ainsi et pour résumer les quelques enseignements de ces études : • Les CEM ne sont pas perçus, dans l’ensemble des problématiques environnementales comme un risque majeur. • Pour autant, environ 50% des populations, tant à l’échelle européenne qu’à l’échelle régionale, considère que les antennes relais représentent un risque pour la santé. • Une idée ancrée est celle d’un lien (40% environ des personnes interrogées) assuré entre usages des téléphones mobiles et apparition de tumeurs au cerveau, alors même que ce lien n’a pas été démontré à l’heure actuelle. Si la majorité des répondants aux enquêtes se dit relativement informée sur les CEM (autour de 50%), la défiance vis-à-vis des experts est importante, tant au niveau international qu’au niveau régional (60% se déclarent insatisfaits à l’égard des pouvoirs publics). Bien évidemment, dans ce panorama faudrait-il distinguer ce qui relève, dans la perception des risques, du risque subi, du risque choisi et de ce qui est sous-entendu dans la catégorie de « risque ». Si ces distinctions ont été faites sur les problématiques de santé, et plus particulièrement sur les questions des addictions, elles sont en cours d’étude sur les problématiques environnementales, mais peu, à ma connaissance, en lien avec les CEM. Ces perceptions des risques sont par ailleurs peu ou pas du tout corrélées avec la multiplicité des usages sociaux liés aux appareils numériques mobiles. Ces perceptions des risques des individus sont essentielles, comme représentions sociales, pour comprendre les attitudes des populations face aux questions soulevées par les CEM. Cela revient à dire que si le niveau d’information est important à prendre en compte, il n’est pas suffisant pour être dans la compréhension globale du phénomène. Il convient de mieux saisir les attitudes, représentations, etc., liées à la fois au risque en général, ainsi qu’aux risques associés aux usages, pour avoir une compréhension plus fine des conduites humaines. On voit par ce bref détour au gré des échelles d’observation en sciences sociales, combien la question des CEM est beaucoup plus large que la simple interrogation autour de la dangerosité des antennes relais, pour reprendre un débat souvent porté par les médias. En effet, autour de cette question apparemment technique, de multiples portes d’entrée peuvent être mises en avant dans un souci de meilleure compréhension de la société. Et c’est bien l’enjeu autour des CEM : construire une problématique de manière audible, mais précise, et permettant aux citoyens de s’approprier davantage les termes de ces questions, plutôt que d’y répondre à court terme. En cela les éléments de sociologie présentés, qui demandent à être affinés par un réel travail de traduction, peuvent-ils contribuer à une dynamique d’éducation populaire pour la santé ?

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18 AFSSET, La perception du risque et participation du public, 2006 19 Baromètre Santé-Environnement, O.R.S. Pays de la Loire, 2007 et les actes de la troisième rencontre de l’ADEME publié en 2007. 268

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Postures et relations entre les acteurs impliqués

Différents acteurs institutionnels, privés et associatifs, sont impliqués sur la question des ondes électromagnétiques et de leurs conséquences sur la santé. Chacun de ces acteurs se positionne différemment selon son domaine de compétences, son activité et ses intérêts. Quatre grandes catégories peuvent être distinguées : les émetteurs d’ondes (en rouge sur le schéma ci-dessous), les chercheurs (en vert), les régulateurs (en orange) et les « récepteurs » (en bleu). La plupart d’entre eux, ainsi que les principaux liens qui les unissent sont représentés à travers le schéma ci-dessous.

source : Étude sur l’électrosensibilité et la protection des électro-hypersensibles. Note de synthèse. Planète Publique, 2012.

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Socio-histoire : repères historiques de la construction du phénomène

Résumé du rapport L’implantation d’antennes-relais de téléphonie mobile a fait l’objet de mobilisations locales et de controverses, qui se sont intensifiées à partir de 2000 pour culminer en 2002-2003 en un affrontement autour de l’existence de risques sanitaires imputés à ces installations. Cette contestation peut surprendre à plusieurs titres. Tout d’abord, les premières mobilisations émergent en 1998, alors que le territoire est déjà couvert par plus de 10 000 antennes, dont le déploiement a commencé au début des années 1990 sans susciter de réaction. Ensuite, les mouvements visent les antennes, non les portables. Pourtant, aux États-Unis, dans le courant des années 1990, ce sont les appareils et leurs constructeurs qui font l’objet de procès. Parallèlement, la proximité du téléphone avec la tête et le cerveau suscite très tôt des interrogations et des recherches sur le plan scientifique. C’est ainsi que, malgré l’absence d’effets sanitaires constatés, les portables font l’objet de recommandations en termes de précaution d’usage. En revanche, les niveaux d’exposition des populations aux rayonnements provenant des antennes sont très largement inférieurs à ceux des mobiles et ne suscitent aucune inquiétude de la part des autorités publiques et de leurs experts. Pourtant, ce sont bien les antennes qui déclenchent l’hostilité d’associations et de riverains. Enfin, le plus surprenant tient au niveau d’hostilité qu’atteignent les conflits, un niveau tout à fait disproportionné, en apparence, avec l’absence d’effets sanitaires avérés et reconnus officiellement.

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Ces étonnements, et la volonté de comprendre les mécanismes d’une telle opposition, ont conduit la recherche. Celle-ci a consisté à analyser, au plan local, des situations conflictuelles et, au niveau national, la politique de déploiement des opérateurs ainsi que la gestion publique du volet sanitaire de la téléphonie mobile. Cette recherche s’est appuyée sur des entretiens avec les différents acteurs (opérateurs, experts scientifiques, représentants des ministères, élus locaux, associations d’opposants nationales et locales, riverains, administrations locales, contre- experts), sur des participations à des réunions locales, des conférences nationales, divers colloques et débats, sur la lecture des documents produits par les différentes parties ainsi que sur l’analyse de la presse nationale et locale. Cette recherche fait ressortir clairement que les raisons pour lesquelles les antennes-relais constituent aujourd’hui un risque sanitaire (et plus largement un risque politique) sont à rechercher dans les mécanismes d’émergence des mobilisations, de gestion publique de ce dossier et de développement de la contestation. Le risque sanitaire est le résultat de ce processus, non son point de départ. Plus précisément, le retrait progressif des représentants de l’État aboutit à mettre face-à-face des groupes d’acteurs qui forment rapidement deux camps, dans une dynamique d’affrontement qui ne cesse par la suite d’alimenter leur opposition. Aussi faut-il analyser les mécanismes et les processus qui nourrissent cette dynamique pour comprendre les raisons pour lesquelles les antennes-relais constituent aujourd’hui un risque. * L’État français délivre des licences d’exploitation de réseau de téléphonie mobile à partir de 1991 à trois opérateurs (France Télécom devenu Orange, Cegetel-SFR puis Bouygues Telecom), inscrivant d’emblée le développement de ce service d’intérêt collectif dans un champ concurrentiel – en accord avec la politique de télécommunication européenne. La fin de l’année 1997 connaît une explosion des ventes d’abonnement, qui projette cette activité, au départ destinée à un public restreint, dans la consommation de masse. Confrontés à un succès rapide et massif, les opérateurs doivent à la fois poursuivre le déploiement de leur réseau, l’intensifier, afin de suivre la demande, et améliorer la couverture du territoire, comme le prévoient les licences. Pour se consacrer à leur cœur de métier, ils sous-traitent les activités de recherche de sites et d’installation d’antennes. Mais le processus de sous-traitance n’est pas géré finement et les comportements de ces entreprises, soumises à de fortes pressions en termes de délais et de coûts, génèrent des conflits ou des incompréhensions avec les riverains : absence d’information, intervention nocturne ou précoce générant du bruit ou des nuisances, maladresses diverses, absence de prise en compte des demandes ou des réactions des habitants. La gestion des réactions locales ne fait pas partie de l’activité des sous- traitants, qui omettent de faire part de leur difficultés aux opérateurs ou ne le font que lorsque la situation est trop détériorée pour poursuivre l’implantation d’une antenne. Une grande partie des mouvements d’opposition se fait en réaction à ce qui est vécu comme une perturbation d’un environnement intime qui est un lieu de vie, jugée d’autant plus intolérable qu’elle semble cautionnée par les autorités locales sans avoir fait l’objet d’une discussion. Les questions ou les réactions qui sont alors adressées aux élus, aux administrations locales, aux bailleurs, aux opérateurs ou aux sous-traitants, ne reçoivent en général pas de réponse ou seulement des réponses standards. Cette attitude est interprétée comme un manque d’attention. Avec le temps, les interrogations restées lettre morte se transforment en anxiété ou en colère. Elles se cristallisent lorsque les riverains mécontents trouvent sur Internet le récit d’autres mobilisations ou des données mettant en avant l’existence de risques sanitaires. Leur hostilité est amplifiée par le fait qu’il n’existe aucun fondement légal permettant à un élu de s’opposer à l’installation d’une antenne ou d’obtenir son retrait, dès lors que le dossier administratif est conforme à la réglementation. La réponse des opérateurs à l’opposition croissante des riverains d’antennes a paradoxalement facilité la focalisation du débat autour des questions de santé. L’une après l’autre, les trois entreprises ont identifié la question sanitaire comme étant à l’origine des préoccupations du public. Elles ont alors créé un service dédié, chargé d’informer le public et de répondre aux questions soulevées. A la suite de ces initiatives, lorsque les oppositions se durcissaient, les services 272

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chargés du déploiement et leurs sous-traitants qualifiaient ces mouvements comme relevant d’un « problème de santé » et en transféraient la prise en charge aux services dédiés. En réalité, dans la plupart des cas, la question sanitaire n’était qu’une des préoccupations exprimées par les riverains parmi beaucoup d’autres. Mais en labellisant la contestation comme étant d’origine sanitaire et en la transférant aux services concernés, ces derniers apportaient des réponses d’ordre scientifique et légal destinées à rassurer le public. Cela contribuait à figer l’idée du risque sanitaire – d’autant que les informations diffusées étaient en contradiction avec les données qui circulaient dans les mouvements d’opposition. Ce faisant, ces actions ne rassuraient pas le public et ne répondaient pas à leurs différentes préoccupations. On observe un processus similaire dans la prise en charge du sujet par le gouvernement. A la fin des années 1990, la multiplication des mouvements de protestation locaux, les courriers adressés au ministère de l’Industrie, les préoccupations exprimées par les agences de télécommunication et la publication du rapport Stewart au Royaume- Uni, alertent les autorités françaises. Celles-ci étaient par ailleurs devenues sensibles au thème des risques sanitaires depuis le scandale du sang contaminé des années 1980 et celui, plus récent, de l’amiante. Le comité interministériel en charge du dossier de la téléphonie mobile décide donc de s’élargir au ministère de la Santé et lui demande de se prononcer sur la question des risques sanitaires de la téléphonie mobile. Cette délégation fait écho à celle des opérateurs : elle considère que la santé constitue une question isolée qui n’appelle pas de réponse globale, incluant en particulier les bénéfices de la technologie. Paradoxalement, ce choix donne crédit à l’idée que la santé constitue une préoccupation. Le ministre de la Santé réunit un groupe d’experts indépendants sous la présidence du Pr Denis Zmirou (un éminent épidémiologiste choisi pour son indépendance, ses spécialités ne couvrant pas le domaine des champs électromagnétiques). Il est demandé au groupe, à l’instar de ce qui s’est fait au Royaume-Uni, de réaliser un état de la science et de fournir une évaluation du risque ainsi que des recommandations sur l’usage des téléphones ou des antennes. Le ministère procède donc à son tour à une délégation du sujet. Le rapport Zmirou est publié début 2001. Il établit qu’aucun risque n’a été constaté concernant les téléphones mobiles mais que ce risque demeure néanmoins plausible ; ce faisant, des mesures de précaution se justifient. Celles-ci sont énoncées dans le rapport et pour l’essentiel reprises par le ministère de la Santé. S’agissant des antennes, le rapport affirme qu’aucun résultat n’établit l’existence de risque et de surcroît, que le niveau d’émission des antennes et les distances constatées ne rendent pas ce risque plausible sur le plan théorique. Ce faisant, le principe de précaution ne peut pas s’appliquer. Cependant, le rapport reconnaît l’existence de préoccupations dans le public à propos des antennes. Pour répondre à ce constat, les rédacteurs du rapport suggèrent que « les bâtiments sensibles (hôpitaux, crèches, écoles) situés à moins de 100 mètres d’une station de base macro-cellulaire ne soient pas atteints directement par le faisceau de l’antenne ». Cette mesure s’avère contreproductive par rapport à l’objectif recherché : cette recommandation est en effet difficile à argumenter par le ministère de la Santé, car elle semble contredire l’affirmation de l’absence de risque ; elle est difficile à défendre par les services locaux de l’État, qui maîtrisent mal le champ des ondes électromagnétiques et qui doivent gérer de nombreuses autres priorités ; elle focalise la demande des mouvements contestataires sur l’éloignement des antennes, d’autant que la notion de faisceau disparaît rapidement au profit de la seule distance de 100 mètres (en milieu urbain, par nature dense en sites sensibles, cette distance est pratiquement impossible à respecter). Le ministère de la Santé et ses services déconcentrés demeurant largement muets à propos des antennes, ce sont donc les experts qui sont sollicités pour défendre le rapport dans les réunions publiques. Les associations et les groupes de riverains interprètent le silence de l’État comme un retrait, voire comme une volonté de cacher des risques existants. Quant aux experts, ils sont rapidement mis en cause pour leur manque d’indépendance par rapport aux opérateurs et tendent à leur tour à raréfier leurs interventions – ou ne sont tout simplement pas en mesure de participer à toutes les réunions publiques auxquelles ils sont invités. Les opérateurs se retrouvent donc souvent seuls, confrontés aux groupes d’opposants et à leurs contre-experts, en situation non seulement d’évoquer leur activité mais également ses aspects réglementaires et scientifiques, sans légitimité aucune sur ce dernier point. La confusion se crée dans l’esprit des groupes de 273

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riverains, qui peu à peu assimilent les experts, les représentants de l’État et les opérateurs, qui tiennent le même discours, défendent des positions similaires et sont incapables de répondre aux doutes et inquiétudes exprimés. Parallèlement, les associations évoluent. La principale d’entre elles, Priartem, a été créée initialement pour lutter contre les problèmes esthétiques et environnementaux générés par l’installation d’antennes, ainsi que pour réagir à leur implantation jugée sauvage et sans information préalable. Cette association passe rapidement une alliance avec une organisation de protection de l’environnement, Agir pour l’Environnement, qui lutte contre le développement non maîtrisé de la téléphonie mobile et des comportements associés – et se saisit plus largement des sujets lui permettant de remettre en cause la gestion par l’État des activités technologiques. Ces deux associations se rapprochent ensuite de contre-experts actifs depuis longtemps dans le domaine des champs électromagnétiques, notamment à propos des lignes à haute tension. Ces contre-experts, présents en Belgique et au Parlement Européen, ont trouvé avec la téléphonie mobile une opportunité d’élargir leur audience. Ils permettent aux associations d’incorporer dans leur lutte des argumentaires de type scientifique démontrant l’existence de risques et, sur ces bases, les amènent à exiger l’application du principe de précaution. La conjugaison des argumentaires des mobilisations avec celles des contre-experts s’avère efficace, car les élus ne peuvent pas ignorer ces problématiques sanitaires. Priartem établit des liens entre les différents mouvements de protestation locale et leur fournit des informations, aussi bien que des ressources (lettres, textes de pétitions, arguments scientifiques, commentaires sur les rapports officiels, avis sur la stratégie à adopter) pour leur mobilisation. En revanche, son influence demeure limitée dans le déclenchement des mobilisations comme dans leur coordination. Les mobilisations demeurent, en effet, d’abord locales : leur objectif principal est d’obtenir le retrait de l’antenne ou d’empêcher sa construction. Elles reprennent rarement à leur compte le mot d’ordre national des associations qui exigent la diminution des seuils d’exposition (d’abord à 1 V/m puis 0,6 V/m). Ce décalage constitue une des caractéristiques du conflit. L’autre découle du contraste entre un mouvement d’opposition en apparence général et fortement structuré et la réalité d’une multitude de mouvements locaux faiblement articulés, si ce n’est par le biais d’Internet. D’une certaine façon, ce mouvement tire sa force précisément de son caractère fragmenté. Un vaste réseau d’individus et d’associations locales s’échangent des informations via le courrier électronique ou Internet. La force de l’argumentaire qu’ils produisent tient au fait que, chacun y contribuant, chacun se l’approprie et ce faisant lui accorde un crédit qui contraste avec l’absence de confiance dans les discours officiels. L’ensemble aboutit à un mouvement protéiforme, qui ne cesse d’évoluer, qui déborde sans cesse les acteurs institutionnels et les opérateurs par sa capacité à introduire de nouveaux éléments dans le débat. Cet argumentaire est difficile à réfuter par les opérateurs, les experts ou les représentants de l’État : il agrège des éléments d’ordre scientifique, des articles, des pétitions signées par des médecins, des erreurs commises par les opérateurs ou leurs sous-traitants, des contestations locales, des déclarations de cancers ou de maladies récurrentes signalées autour des antennes. En outre, ces données sont souvent mises en scène et restituées dans un contexte émotionnel où sont exposées les souffrances, voire les maladies mortelles, imputées à la présence de stations de base. Cet édifice argumentatif et ses modalités de présentation contrastent avec les informations et le type d’intervention que proposent les experts, les opérateurs ou les autorités publiques. La participation de ces derniers dans les réunions publiques est fondée sur des faits et des données scientifiques et professionnelles, qui par nature sont froids, rigoureux et extraits de tout contexte social. A l’inverse, la parole contre-experte est portée par une dynamique sociale. En outre, les arguments des premiers évoluent peu – alors que dans le même temps, les mouvements protestataires ne cessent d’agréger, d’organiser et de structurer leurs données sous une forme qui combine récits individuels et argumentation scientifique. L’ensemble de ces dimensions produit une opposition frontale en 2002-2003 entre deux groupes, dont la cohérence ne peut être comprise que dans la dynamique des conflits autour des antennes. 274

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Si, initialement, les acteurs avaient peu de relations entre eux, le retrait de l’Etat, ainsi que la multiplication des mouvements mis en réseau avec l’aide de Priartem et des contre-experts, génère un antagonisme dual opposant les autorités, experts scientifiques et opérateurs aux associations, groupes de riverains et contre-experts. Chacun de ces groupes construit l’autre sous la figure de « l’ennemi », au point que les échanges deviennent impossibles. Curieusement, ces groupes adoptent des stratégies similaires, en miroir de celles de l’autre. En premier lieu, chacun recherche des alliés, en allant même jusqu’à chercher l’enrôlement de force. Les élus locaux sont les principales cibles de ces efforts. Ainsi, si un maire accepte l’installation d’une antenne sur le territoire de sa commune, soit parce qu’il en ressent le besoin, soit parce qu’il ne voit pas de raison de s’y opposer dès lors que le dossier est conforme à la réglementation d’urbanisme, il est accusé de faire le jeu des opérateurs. Il se trouve alors soumis à une forte pression politique de la part des opposants. Si, à l’inverse, un maire choisit d’accompagner le mouvement protestataire, par exemple en signant un arrêté municipal d’interdiction d’une antenne, il s’expose à la menace des opérateurs d’attaquer l’arrêté devant les tribunaux. Cela s’est effectivement produit et les arrêtés ont été, pour l’essentiel, cassés. En deuxième lieu, chacun essaie d’élargir la scène des conflits, y compris au plan international : les experts mettent en avant à la fois l’unanimité de la communauté scientifique internationale à considérer qu’il n’y a aucun risque du fait des antennes, et les seuils d’exposition définis en conséquence par l’ICNIRP, repris dans la plupart des réglementations nationales, en accord avec l’OMS et la Recommandation européenne de 1999. Les contre-experts organisent un réseau international ayant pour objectif de démontrer l’existence d’effets délétères des ondes électromagnétiques. Ils utilisent notamment des exemples de réglementations plus strictes (Suisse, Italie) ou des crises survenues à l’occasion de suspicion de cancers autour d’antennes ayant abouti à des décisions de démontage (Valladolid en Espagne) pour fonder leurs réclamations et dénoncer l’attitude laxiste du gouvernement français. En troisième lieu, les deux groupes dénoncent les agendas cachés de l’ennemi, ce qui permet de suggérer des motivations illégitimes et facilite également l’explication de comportements qui leur paraissent incompréhensibles ou insaisissables. Les deux groupes s’imitent également l’un l’autre, notamment en faisant appel aux experts et en leur demandant de produire un rapport officiel. A la suite du rapport du Pr Zmirou puis de celui commandé par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale, les associations demandent aux contre-experts de produire leurs résultats, qui sont publiés en 2003. Chacun crée une association nationale : association professionnelle (AFOM) en 2002 pour les opérateurs, association de victimes (AVOM) en 2003 pour les associations. Enfin, chacun organise des mesures concurrentes d’exposition aux rayonnements électromagnétiques. La complexité du sujet, ainsi que la force et la cohérence des deux positions, rendent très difficile pour les médias de distinguer les parties en présence et beaucoup choisissent de mettre sur le même plan les deux camps. Dans cette confrontation, les médias jouent un rôle actif dans la présentation du conflit, mais leur influence dans l’amplification des mouvements apparaît faible. Ils présentent à quelques exceptions près, les arguments des deux groupes sans prendre partie. Cette dynamique évolue à partir de 2003. L’inflexion provient surtout de la prise en charge politique du sujet par les élus locaux, sous la forme de chartes, en particulier dans les grandes villes comme Lyon, Marseille et Paris. Ces chartes sont préconisées par un rapport parlementaire de l’OPECST et les opérateurs ont signé un guide avec l’Association des Maires de France pour définir un contenu-cadre. Ces chartes sont intéressantes à plusieurs titres. En premier lieu, elles indiquent clairement que les conflits autour des antennes doivent se résoudre au niveau local, le gouvernement n’étant pas parvenu à trouver une solution au niveau national. En second lieu, elles montrent que l’issue de ces mouvements doit être politique, plutôt que scientifique ou médicale. En troisième lieu, la prise en charge politique implique une redéfinition du problème : les chartes ne prennent pas partie sur le fond du risque sanitaire et n’établissent aucune préconisation au regard de la santé. En revanche, elles intègrent plusieurs dimensions : elles soulignent les bénéfices sociaux et économiques de l’activité, elles prennent au sérieux la préoccupation des populations et sur ces bases définissent des règles du jeu que les opérateurs doivent respecter dans l’installation des antennes ainsi que des obligations quant à l’information sur leur déploiement et sur les 275

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mesures de champ à réaliser. En quatrième lieu, en signant ces chartes, les élus affichent leur objectif de suivre étroitement les activités des opérateurs et d’en contrôler le développement. Or, une partie des conflits provenait du sentiment partagé par des groupes de population que personne ne contrôlait les opérateurs ni ne s’intéressait aux effets potentiels de ces installations sur leur santé. L’impact de ces chartes reste à évaluer. Mais ces initiatives, s’ajoutant au souci des opérateurs de mieux prendre en compte les protestations locales, ainsi qu’à l’amélioration du contrôle qu’ils exercent sur leurs sous-traitants, peuvent rendre compte de l’apparente baisse d’intensité des conflits depuis le début 2004. Pour conclure, ce cas illustre le fait que les débats autour des risques ne résultent pas d’une information du public qui serait insuffisante, de perceptions erronées ou encore d’attitudes opposées au progrès. Ils prennent naissance dans une dynamique qui est d’abord locale, et se transforme, à travers des erreurs, en sujet de portée nationale. La dynamique est le produit des relations spécifiques qui s’instaurent entre différents acteurs ou organisations. L’idée du risque s’impose progressivement comme nœud du conflit, même si aucun dommage sur la santé n’est formellement constaté. Mais en mettant en avant le risque pour la santé des populations, les mouvements protestataires exercent une pression sur les élus et obtiennent l’attention des médias. Ce cas montre que l’extraction de la question du risque sanitaire du reste de l’activité et de ses bénéfices rend pratiquement impossible sa gestion politique au niveau central puisque, centrée sur la santé, la réponse ne peut satisfaire l’ensemble de la demande sociale qui est bien plus large. Tandis qu’en recadrant la problématique dans le cadre de l’aménagement urbain et du contrôle des niveaux d’exposition, les élus locaux quittent la scène du risque et offrent ainsi des solutions apparemment viables.

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Éléments macro-sociologiques : le contexte global

Conclusion générale Nous avions entamé la présentation de notre recherche avec un certain nombre d’étonnements et sur cette base, formulé en introduction une hypothèse pour en rendre compte. Nous nous étions demandé pourquoi les mobilisations intervenaient si tardivement dans le processus de déploiement ? Pourquoi les contestations portaient sur les antennes et non sur les terminaux eux- mêmes, alors que les rapports d’expertise reconnaissaient volontiers l’existence d’un doute et émettaient des préconisations sur l’usage des téléphones mobiles ? Enfin, pourquoi le débat atteignait un tel niveau de virulence entre les différents protagonistes et comment expliquer le phénomène de rumeurs circulant de part et d’autres ? Nous avions fait l’hypothèse que les raisons pour lesquelles les antennes- relais constituaient aujourd’hui un risque sanitaire mais aussi un risque politique étaient à rechercher dans les mécanismes à la fois d’émergence des mobilisations et de gestion publique de ce dossier. Nous avons montré que l’explication du mouvement de contestation était à rechercher, non pas tant dans une inquiétude sanitaire, que dans la dynamique des relations que nourrissent les différents acteurs, qu’il s’agisse des riverains, des élus, des associations, des lanceurs d’alertes, des opérateurs, des experts officiels ou des services centraux de l’État. Ce faisant, nous avons été amenés à mettre en évidence deux résultats importants. 277

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Premièrement, les contestations organisées autour des antennes relais procèdent d’un phénomène social inédit. Ce phénomène présente en effet les caractéristiques suivantes : •

Il s’agit d’un mouvement de nature réactionnelle qui prend naissance dans des contextes locaux, à partir d’une perturbation d’un environnement intime qui est un lieu de vie, et non un lieu professionnel.

Ce mouvement conduit à mettre en scène deux groupes, dans un affrontement extrêmement virulent, qui exclue toute position médiane.

Ce mouvement s’organise de manière décentralisé, grâce notamment aux ressources que procurent les NTIC. Il s’agit d’un mouvement qui s’auto-organise, dans lequel le rôle des associations nationales tient surtout à la mise en réseau qu’elles assurent plus que dans le pilotage de l’ensemble. Chaque nouvelle mobilisation locale vient s’agréger aux précédentes et former un mouvement global qui profite à tous.

Reprenons brièvement ces caractéristiques. Le mouvement s’organise en réaction à une perturbation dans un environnement territorial où vivent des individus. L’antenne constitue un objet inconnu. Dans un premier temps, elle n’est même pas identifiée comme telle. Il faut ainsi que se combinent des mécanismes de prise en conscience, d’inquiétude, d’absence d’informations et de réponse à des questionnements et de négligence d’acteurs locaux censés réguler et protéger ce lieu de vie intime, pour que l’antenne acquiert une visibilité. La manière même dont s’opère cette mise en visibilité concourt à rendre cette antenne d’emblée inquiétante, voire menaçante. Les informations glanées sur Internet au sujet des antennes renforcent ce sentiment. Une fois l’antenne identifiée et pour autant qu’elle suscite des interrogations ou des suspicions (rappelons que les mobilisations ne touchent qu’un petit nombre d’antennes), les riverains ont toutes les chances de se heurter à des acteurs professionnels et publics pour qui cet objet technique est à la fois banal et maîtrisé ; au point qu’il ne semble pas nécessaire d’en expliciter le fonctionnement. Ce manque d’attention est alors facilement interprété comme de l’arrogance, identique à celle des « sachants » vis-à-vis des profanes, « sachants » dont il est aisé de se souvenir que les conduites ont par le passé amené des crises. Cet amalgame, qui opère très vite parmi les riverains, demeure incompréhensible pour les représentants de l’État et des opérateurs, pour lesquels ce simple objet technique ne soulève aucune difficulté. S’ensuit une incompréhension qui conduit à inscrire les antennes dans deux registres d’interprétation et de représentation totalement disjoints. C’est à partir de ces registres que s’établissent les antagonismes. Les réponses que les uns tentent d’apporter ont toutes les chances d’être en décalage avec les questions que les autres se posent, permettant aux deux parties d’affermir la vision caricaturale d’un adversaire, irrationnel pour les uns, insensible ou qui ment pour les autres. De là, le mouvement social gagne en autonomie, il se renforce au fur et à mesure que les contestations se multiplient. Toutefois, il demeure consubstantiel à l’existence d’interrogations ou de questionnements naissant – et restées sans réponse – autour de l’intrusion d’une antenne dans le cadre de vie quotidien. Cela permet d’expliquer pourquoi le mouvement est né si tard : il a fallu une certaine montée en puissance pour faciliter la prise de conscience de l’objet technique qu’est l’antenne-relais et pour permettre aux informations initialement dispersées de s’agglomérer puis de circuler. En effet, l’expérience collective ainsi constituée a contribué à la diffusion de la contestation, en capitalisant les données concernant les conditions dans lesquelles cet objet technique apparaissait dans un environnement précis et les différents moyens utilisés pour s’y opposer. Dès lors, il est aisé de suivre la construction des antagonismes, et plus particulièrement la construction des figures de l’ennemi évoluant, de part et d’autre, dans des univers disjoints et pourtant mimétiques. Dans un tel mouvement, la virulence et l’hostilité sont les ferments de la 278

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dynamique d’opposition. Ce niveau d’hostilité est indépendant de la réalité de dommages sanitaires qui pourraient être subis par des populations. Les dommages sont bien réels mais ils sont surtout d’ordre symbolique : inattention et incompréhension par rapport à des inquiétudes, refus de les prendre au sérieux, qui sont autant de façons de mettre en scène des citoyens soumis au bon vouloir d’acteurs inconscients des conséquences de leur action. Ce qui est stigmatisé, par les représentants de l’État et des opérateurs, comme une irrationalité de la part des riverains est parfaitement légitime du point de vue des populations locales : il est insupportable de constater qu’un lieu de vie, une partie de son confort, de son avenir ou de sa santé, dépendent d’acteurs qui ne se comportent pas, en apparence, en acteurs responsables. Lorsque ce caractère insupportable n’a trouvé aucune scène de négociation, et n’a pu ainsi que se renforcer et s’alimenter, seule une mobilisation dure permet de l’exprimer et de le faire connaître auprès des acteurs qui ont négligé, du moins méconnu, les raisons de ce sentiment. La violence des affrontements résulte de cette incapacité à nouer un dialogue. La troisième caractéristique tient à la forme même de la contestation. L’appui apporté par PRIARTéM et Agir Pour l’Environnement ne suffit pas à expliquer la force de ce mouvement. Seule la compréhension de sa nature décentralisée et protéiforme, continuellement changeante, en perpétuel débordement, peut rendre compte de cette efficacité. Il s’agit d’un mouvement ancré dans des territoires, sur des scènes d’opposition publiques, dans des réunions ou dans la rue. Dans un tel contexte, le mouvement initialement fragile et faible, au regard des ressources dont disposent les représentants de l’État, les experts et les opérateurs, trouve une efficacité et une force surprenantes. Organisé pour la réaction et la lutte, ce mouvement est plus performant que les moyens dont disposent les acteurs institutionnels pour asseoir leurs interventions, qu’il s’agisse des résultats scientifiques arides et déconnectés d’une réalité humaine quotidienne, de la réglementation concernant l’installation des antennes ou des éléments techniques d’un réseau. Toutes les ressources des acteurs institutionnels se voient affaiblies, l’argumentation scientifique, réglementaire et opérationnelle ne peut avoir de prise sur un mouvement dont la caractéristique première est celle de l’adaptation. La flexibilité des mouvements permet, au moins dans certains cas précis, de contrebalancer les faibles moyens d’acteurs locaux pour qui se mobiliser est toujours synonyme de coûts importants, en terme de temps passé, d’incertitude et de soucis. Le deuxième résultat de cette recherche tient à la nature politique d’un mouvement qui vise à faire émerger cette question en tant que problème public. Tout d’abord, la nature réactionnelle du mouvement social explique mieux pourquoi les citoyens ou les consommateurs ne réagissent pas aux dangers éventuels du portable mais à la présence de l’antenne : le trouble de voisinage combiné à l’absence de prise en compte de leur demande provoquent frustration et suspicion à l’égard de ceux chargés de réguler leur espace. C’est ce trouble, qui n’a pas fait l’objet de débat, puis sa non prise en charge par ceux qui normalement en ont la responsabilité, qui initie le mouvement social – et non directement les effets potentiels ou réels des ondes émises par le terminal ou l’antenne qui étayent le fondement de la mobilisation. Cette explication permet, en passant, d’éviter l’explication rapide par la distinction entre risque subi et choisi. Comme le montrent les travaux sur la perception du risque, ce n’est pas le caractère subi qui déclenche des réactions, mais ce qui lui est associé : dépendance, ignorance, non contrôle. Les contestations sont avant tout le signe d’une non prise en compte des inquiétudes des populations. Cette carence dans la prise en charge de la demande sociale se poursuit tout au long de la controverse, du moins tant que les élus locaux n’initient pas une démarche de concertation conduisant à la production d’une charte. Les élus locaux sont en première ligne sur ce qui devient un problème politique local aigu suite au retrait de l’État. Certains se replient sur une position légaliste et attentiste ne fournissant aucune réponse aux riverains, lesquels en concluent que le maire prend le parti des opérateurs ; d’autres s’associent aux contestations, mais cette position est coûteuse sur le plan réglementaire sans être systématiquement couronnée de succès. En revanche, certains élus, disposant de ressources adéquates pour inciter les opérateurs à négocier, parviennent à créer les conditions et les règles pour sortir de l’affrontement binaire entre des univers disjoints. Les chartes 279

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locales constituent des outils qui favorisent ces engagements. Leur multiplication traduit une progressive prise de conscience, chez les élus locaux, de la nécessité d’engager une démarche politique sur un sujet qui a sinon toutes les chances de demeurer bloqué et politiquement coûteux. Ce recours aux chartes illustre finalement la pertinence des propositions contenues dans le rapport Stewart concernant la mise en place d’instances locales de concertation, que n’a pas voulu reproduire le groupe d’experts de la DGS en 2001. Souhaitant éviter que ne se multiplient des solutions locales susceptibles d’introduire des différences de traitement d’un territoire à l’autre, ce dernier a été conduit à préconiser des mesures qui, en empêchant toute solution politique au niveau national, ont contraint les élus locaux à prendre une position politique au regard des protagonistes et non la gestion de ce problème. Au point que l’AFSSE, dans son avis en 2003, demande que ces chartes soient rendues obligatoires – solution qui par son caractère impératif a toutes les chances d’être difficile à mettre en œuvre. Mais plus fondamentalement, la spécificité de ce mouvement de contestation est d’être largement indépendant de la question de la téléphonie mobile. Son objet concerne des considérations liées au cadre de vie, pour lesquels des individus et des groupes sont prêts à se mobiliser, ainsi que les modalités de gestion publique, tant nationales que locales, des activités qui présentent des incertitudes sur le plan scientifique ou technique. C’est en cela que ce cas est remarquable, car la faiblesse des dommages constatés permet de mieux percevoir les autres enjeux. Cette étude, enfin, permet de mieux appréhender la dynamique de production des risques, d’un point de vue sociologique. Un risque n’existe pas d’emblée. Une activité, un équipement ou une substance vient à être associé à un risque au terme d’un processus dynamique qui a notamment pour effet de l’extraire de son environnement, de son cadre de production ou d’utilisation, du contexte dans lequel il prend son sens. Ce qui n’était jusque-là pas visible ou qui demeurait familier devient, au terme de ce processus, à la fois visible et étranger, reconnaissable et inquiétant, identifiable et menaçant. Le cas de la téléphonie mobile nous enseigne que ce processus d’extraction résulte d’une dynamique contestataire. Celle-ci aboutit, à travers l’affrontement que se livrent les différentes parties, à extraire l’antenne du cadre de production initial de la téléphonie mobile, sur un plan technique. L’antenne est alors perçue comme un objet distinct, autonome, sans aucun trait de familiarité pour les riverains. Par contraste, le portable demeure un objet familier, permettant l’acceptation des risques qui lui seraient associés. On identifie rapidement la station de base, on la distingue des autres antennes et sa vue suscite immédiatement un sentiment d’insécurité. Mais il est important de souligner que ce sentiment est le résultat d’un processus d’extraction, non son point de départ. Autrement dit, le problème n’est pas la perception d’un risque à laquelle il conviendrait de répondre par des actions d’information ou de communication. Si perception il y a, elle est le fruit d’un mouvement de contestation qui porte d’abord sur l’intrusion d’une antenne dans un cadre de vie quotidien et l’absence de réponses satisfaisantes apportées à cette occasion par les opérateurs et les pouvoirs publics. A défaut d’un contexte permettant l’apprentissage de données objectives, il n’est pas envisageable de passer d’une situation où la perception prime à une situation dans laquelle une opération cognitive et politique permettrait, même pour le profane, d’évaluer le risque. Dans ces conditions, le manque de données et de catégories cognitives ne permet pas de se représenter l’antenne autrement que comme une menace. La seule perception (qui est en quelque sorte une cotation immédiate du risque) est particulièrement élevée tant que n’interviennent que des mécanismes d’incertitude et d’anxiété restés sans réponse. Celles- ci sont entretenues par le fait que le démontage de l’antenne devient à partir d’un certain moment la seule solution acceptable, car traduisant la prise en compte par les opérateurs ou les élus locaux des inquiétudes et des intérêts des populations. Cela se vérifie en particulier dans les quartiers où les populations s’engagent dans une action dure et obtiennent gain de cause. Il s’agit souvent de populations qui disposent de ressources sociales importantes, mais qui ont également la certitude partagée que leur lieu de résidence (ou l’école) doit être protégé, par eux- mêmes, à défaut de l’être par les décideurs locaux. Ils se donnent à cette occasion les moyens de se voir reconnaître une identité collective. 280

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Représentations sociales : perception des individus et groupes sociaux

Baromètre sociétal 2010 de l'AFOM – Extrait –

Baromètre IRSN 2012

Les connaissances, perceptions et comportements des Français vis-à-vis des risques liés à la téléphonie mobile – Extrait –

Approche du contexte social lors d'un signalement local en santé et environnement ; Document d'appui aux investigateurs – Extrait –

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in Baromètre IRSN 2013 sur la perception des risques et de la sécurité. Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, 2012.

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Le public est le témoin de controverses entre experts sur l’impact sanitaire potentiel des ondes électromagnétiques, en particulier celles provenant des téléphones mobiles et de leurs antennes relais. Le caractère invisible et impalpable de ces ondes ajoute probablement à l’inquiétude et favorise les fantasmes, comme en témoigne le verbatim cité en exergue. Pour faire face à cette inquiétude, et aider le public à s’y retrouver dans les débats scientifiques, les pouvoirs publics ont décidé d’amplifier l’information du public par une campagne actuellement en préparation. Dans le cadre de la préparation de cette campagne, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) a réalisé entre avril et juin 2009 une étude sur les connaissances, perceptions et comportements des Français vis-à-vis des risques liés à aux ondes électromagnétiques, et en particulier celles émises par la téléphonie mobile.

SOMMAIRE Résumé Introduction Première partie : usage du téléphone portable, sentiment d’information et la perception des risques liés à la téléphonie mobile, confiance en l’action publique et en l’expertise scientifique 1. Le téléphone portable, objet utilisé par une très large majorité de Français 2. Le téléphone portable, objet perçu comme utile sur le plan individuel et collectif 3. Un sentiment d’information stable sur le sujet « téléphonie mobile et santé » 4. Des indices montrant une perception des risques liés à la téléphonie mobile accrue entre 2007 et 2009 5. La confiance en l’expertise scientifique semble s’étoffer, l’action des pouvoirs publics est attendue sur le sujet. Deuxième partie : connaissance et application des mesures de protection, premiers éléments de perception d’une future campagne d’information 1. Les mesures de protection préconisées par les autorités sanitaires souffrent toujours d’un déficit de notoriété 2. L’oreillette semble légèrement plus utilisée en 2009 qu’en 2007 3. Le débit d’absorption spécifique reste méconnu 4. L’idée d’une campagne de communication sur le sujet plutôt bien accueillie Troisième partie : étude des liens entre usages, opinions et comportements 1. 2. 3. 4. 5.

Définition des groupes Exposition/Comportement Quelques données générales Analyse d’une population à risque : les « sans protection » Une population particulière : les « très exposés sans protection » Discussion autour des résultats de la troisième partie

Conclusion Références bibliographiques Annexes

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Résumé L’usage de téléphones mobiles s’est étendu rapidement à une part importante et encore croissante de la population. La question de l’impact sanitaire de ce nouvel usage a été légitimement posée. Aucune preuve scientifique ne permet de démontrer aujourd’hui que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque pour la santé. Néanmoins, des interrogations subsistent sur d’éventuels effets à long terme. C’est la nécessité de clarifier les actions à entreprendre face à ce type de situation d’incertitude scientifique qui a conduit le législateur à inscrire le principe de précaution dans la Constitution20. C’est une attitude inspirée de ce principe que préconise le ministère chargé de la Santé. Parmi les actions qui en découlent, les autorités sanitaires ont ainsi prévu d’amplifier l’information du grand public déjà initiée par la diffusion d’un dépliant datant de 2002, et actualisé en 2008. Dans ce cadre, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) a été chargé de concevoir un programme d’information sur les précautions à prendre vis-à-vis de l’usage des téléphones mobiles. Il a au préalable réalisé une étude sur les connaissances, perceptions et comportements des Français vis-à-vis des risques liés à la téléphonie mobile. Une enquête quantitative réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1 505 personnes construit selon la méthode des quotas, une étude qualitative et une analyse du traitement du sujet par les médias (presse et Internet) ont été réalisées. Ce dispositif d’études montre que 85% des 15-75 ans déclarent utiliser un téléphone portable en 2009. Le taux d’utilisation déclarée est particulièrement élevé chez les jeunes : il atteint 98% chez les 15-24 ans. Les Français portent un regard très positif sur la technologie mobile, près de 9 enquêtés sur 10 considérant que le téléphone portable est pour eux quelque chose « d’utile ». 59% et 41% des Français déclarent se sentir « plutôt bien informés » à propos des éventuels effets sur la santé liés à l’utilisation du portable et aux antennes relais respectivement. En 2007, environ 6 personnes sur 10 se déclaraient « plutôt bien informées » à propos de l’utilisation des portables. Le sentiment d’information sur le sujet « téléphonie mobile et santé » semble donc rester stable depuis 2007. En revanche, la perception des risques liés à la téléphonie mobile semble s’être accrue entre 2007 et 2009 : la proportion de personnes pensant que les antennes -relais présentent un risque « très » ou « plutôt » élevé passe en effet de 51% à 61%. De plus, 4 personnes sur 10 étaient d’accord avec l’affirmation selon laquelle utiliser un portable peut favoriser une tumeur au cerveau en 2007, contre environ 6 personnes sur 10 en 2009. Ce renforcement des inquiétudes est probablement lié à l’importance de la couverture médiatique du sujet entre 2007 et 2009, et de la polémique entre experts relayée par les médias. Enfin, la confiance et la satisfaction en l’action publique sur le sujet reste faible (à peine plus d’un tiers des Français déclarent avoir confiance en la parole publique), tandis que la confiance en l’expertise scientifique sur le sujet semble progresser, la proportion de « confiants » passant de 48% en 2007 à un peu plus de 6 personnes sur 10 en 2009. Les inquiétudes croissantes constatées dans la population vis-à-vis des possibles effets de la téléphonie mobile sur la santé sont cependant loin de se traduire par une application systématique des consignes de protection préconisées par le ministère chargé de la Santé. L’usage de l’oreillette semble s’être légèrement accru, la proportion de ceux qui n’en utilisent jamais passant de 70% à 59%. Mais les autres mesures de protection sont mal connues et parfois mal comprises, et la signification du débit d’absorption spécifique (DAS) n’est connu que par 1 utilisateur de portable 20 Le principe de précaution a été intégré dans la loi constitutionnelle n°2005-205 relative à la Charte de l'environnement, parue au journal officiel le 2 mars 2005 : « Art. 5- Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution, à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin d'éviter la réalisation du dommage ainsi qu'à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques encourus. » 291

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sur 10, comme en 2007. Élément positif, l’idée d’une campagne de communication sur le sujet est plutôt bien accueillie, plus des trois quarts des enquêtés affirmant que si le ministère de la Santé recommandait de porter une oreillette pour protéger sa santé, ils le feraient. Le ministère de la Santé figure par ailleurs parmi les acteurs jugés les plus « légitimes » pour s’exprimer sur le sujet téléphonie mobile et santé. Une analyse plus fine des liens entre opinions, usages du portable et application des mesures de protection montre que le comportement « protecteur » s’explique principalement par une perception moindre de l’efficacité de ces mesures, et des risques potentiels que peut engendrer la téléphonie mobile, par une faible exposition et par l’âge (les plus jeunes se protégeant davantage). Chez ceux qui utilisent le plus leur téléphone portable, l’absence de comportement protecteur est fortement corrélé à une perception plus faible de l’efficacité de l’oreillette pour protéger sa santé, par l’âge et dans une moindre mesure au le fait d’être moins diplômé et d’être une femme. Dans une logique de précaution, la mission des pouvoirs publics et de l’INPES est de fournir aux utilisateurs de téléphones portables les informations qui leur permettront de faire des choix éclairés sur leur utilisation de la téléphonie mobile. D’après les résultats de cette étude, les Français sont en attente d’une information claire et officielle sur le sujet téléphonie mobile et santé, à la fois sur les risques encourus et les gestes de prévention. Soulignons qu’une telle action ne pourra vraisemblablement atteindre ses objectifs que si elle est portée par l’ensemble des acteurs du champ.

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Usages et pratiques des populations

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Annexes

Annexe 1 : spectre électromagnétique Annexe 2 : données économiques du secteur des télécommunications Lexique Experts Sitographie Bibliographie sélective

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Annexe 1 : spectre électromagnétique Illustration tiré du site internet de Emitech, laboratoire d'essai

HF : radars côtiers et « au-delà de l'horizon » VHF/UHF : radars très longues portées L : contrôle aérien longue portée S : trafic aérien local, radars météos et navals C : transpodeurs satellitaires et radars météos X : radars météos, radars de navigations, radars de cartographies Ku : radars de cartographie haute résolution, altimétrie satellitaire K : radars de détection de nuages (météo), radars routiers manuels Ka : surveillance au sol d'aéroports, radars routiers automatisés W : radars anti-collision automobiles

Voir texte reproduit Page suivante


Le spectre électromagnétique est la décomposition du rayonnement électromagnétique selon ses différentes composantes en terme de longueur d'onde ou d'énergie des photons, les deux grandeurs étant liées par la constante de Planck h(E=h.v) Si la lumière désigne un rayonnement électromagnétique visible par l’œil humain, les ondes radio, les rayons X et Y sont également des rayonnements électromagnétiques. À partir des rayons X, les longueurs d'ondes sont rarement utilisées : comme on a affaire à des particules très énergétiques, l'énergie correspond au photon X ou Y détecté est plus utile. Cette énergie est exprimée en électron-volt (eV), soit l'énergie d'1 électron accéléré par un potentiel de 1 volt. Un rayonnement électromagnétique est caractérisé par un flux de particules sans masse, les photons, associé à une onde, l'onde électromagnétique. En associant simultanément des propriétés antagonistes d'ondes et de particules, la connaissance par l'Homme du rayonnement électromagnétique a fait naître la théorie de la dualité onde-particule dont le concept est un des fondements de la mécanique quantique. La compatibilité électromagnétique, ou CEM, est l'aptitude d'un appareil un d'un système à fonctionner dans son environnement électromagnétique de façon satisfaisante et sans produire lui-même des perturbations électromagnétiques intolérables pour tout ce qui se trouve dans cet environnement. Dans la perspective du spectre électromagnétique, le CEM s'applique potentiellement sur l'ensemble du spectre radiofréquence (en pratique jusqu'à 40GHz). Le rayonnement électromagnétique peut également être utilisé à des fins d'espionnage mais aussi de guerre électronique. L'utilisation de radio-émetteurs, notamment en téléphonie mobile, s'accompagne de nouvelles exigences en terme d'ondes et santé pour s'assurer qu'aucun danger n'est induit sur les individus selon les conditions d'exposition.


Annexe 2 : données économiques du secteur des télécommunications

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Lexique sources (sauf autre mention) : Guide pratique des communications électroniques. Pour bien choisir et utiliser les services de téléphonie fixe, mobile et Internet au quotidien. Conseil National de la Consommation - septembre 2008. Les Ondes en question. ABRET Instauration d’un dialogue sur les risques dus aux champs électromagnétiques. OMS ; AFFSET 2008.

2G : deuxième génération de téléphonie mobile. Voir GSM. 3G : troisième génération de téléphonie mobile, notamment associée en Europe et en France à la norme UMTS. La 3G permet un accès haut débit à Internet depuis un téléphone mobile.

A Absorption : En matière de propagation des ondes radio, atténuation d’une onde due à la dissipation de son énergie, c’est-à- dire conversion de son énergie sous une autre forme, par exemple en chaleur. ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line ou Ligne d'abonné numérique à débit asymétrique) : technologie de transmission qui améliore les performances d’une ligne téléphonique traditionnelle. L’ADSL permet un accès haut débit à Internet. Son principe consiste à réserver une partie de la ligne au transport de la voix, une autre au transport des données circulant vers l’utilisateur et une troisième partie au transport de données émises par l’utilisateur. On parle d’asymétrie parce que la vitesse d’émission des données (débit) est inférieure à la vitesse de réception. Aigu : Conséquence immédiate, à court terme. Alara : Une stratégie de prudence. « As Low As Reasonably Achievable » (Stratégie du moindre risque) destinée à réduire les risques au minimum en tenant compte de différents facteurs : coût, avantages, ou faisabilité. Elle n’est appropriée qu’en présence d’un risque stochastique pour lequel on pense qu’il n’y a pas de seuil. Appliquée à l’origine au rayonnement ionisant. Analyse coûts-avantages : Méthode économique permettant d’évaluer les coûts et les avantages de l’application de normes différentes en fonction du degré de protection sanitaire requis. Antenne-relais : Une « antenne-relais » ou « station de base » est un émetteur-récepteur d’ondes radio qui assure le relais entre le téléphone portable et le réseau de télécommunication. Les réseaux de téléphonie mobile sont constitués d’un maillage d’antennes-relais qui permet de couvrir un large territoire et de téléphoner sans coupure.

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Association : En épidémiologie, un lien établi à partir de calculs statistiques qui fait que, chez des sujets montrant un certain tableau clinique, certains facteurs environnementaux apparaissent plus fréquemment que chez des sujets ne montrant pas ce tableau. L’existence d’une association ne constitue pas la preuve d’un lien de cause à effet, mais peut très bien inciter à poursuivre les recherches. ATM (Asynchronous Transfer Mode ou mode de transfert asynchrone) : protocole de transmission ultra-rapide d’informations utilisé par les opérateurs pour acheminer des données entre les commutateurs d’abonnés.

B Bas Débit : désigne une connexion Internet utilisant le réseau téléphonique commuté (RTC), avec un débit inférieur à 128 kbit/s. BIT (contraction de Binary Digit ou chiffre binaire) : unité informatique qui permet de mesurer une quantité de données, par exemple, le kilobit (Kb) et le mégabit (Mb). 8 bits forment 1 octet. Bluetooth : technologie sans fil permettant de faire communiquer entre eux différents appareils par liaison radio dans un rayon de quelques mètres. Boucle locale : partie du réseau téléphonique d’un opérateur comprise entre la prise murale de l'abonné et le commutateur, installé dans le central téléphonique de rattachement. Box : modem multiservices permettant d’accéder à des offres Internet, téléphone et télévision.

C Câblo-opérateur : opérateur proposant des services d’accès à Internet haut débit, à la télévision et à la téléphonie par le réseau câblé. Cancérigène (ou cancérogène) : Substance ou agent provoquant un cancer. Carte SIM (Subscriber Identity Module ou Module d’identité de l’abonné) : carte à puce personnelle et sécurisée qui permet d’accéder à un réseau mobile. Cellule : Partie du territoire prise en charge par une antenne-relais pour l’émission et la réception d’un appel. Son rayon varie entre une centaine de mètres (micro-cellules) et plusieurs kilomètres (macro-cellules). CEM : abréviation de champs électriques et magnétiques ou de champs électromagnétiques. Champ électrique : Région associée à une distribution de forces électriques agissant sur des charges électriques. Champ magnétique : Région associée à des forces agissant sur des particules ferromagnétiques ou sur des charges électriques en mouvement. Champs statiques : Champs électriques ou magnétiques ne présentant aucune variation dans le temps, à savoir de 0 Hz. Chat : dialogue par ordinateur.

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Coefficient de réduction : Niveau de la réduction ou « coefficient de sécurité » appliqué aux limites d’exposition, qui tient compte des incertitudes relatives aux données. Comité de lecture : Évaluation de l’exactitude ou de la validité des données techniques, des observations et de l’interprétation qui en est faite par des experts qualifiés. Communications électroniques : émissions, transmissions ou réception de signes, signaux, écrits, images ou sons, par voie électromagnétique. Ensemble des services de téléphonie, fixe et mobile, et des services disponibles via Internet. Communication en matière de risque : Processus interactif d’échange d’informations et d’opinions entre les personnes, groupes et institutions concernés. Il suppose de nombreux messages relatifs à la nature du risque ainsi que d’autres, pas strictement liés au risque, qui expriment les préoccupations, opinions ou réactions que suscitent les messages concernant le risque, ou les dispositions juridiques et institutionnelles prises pour gérer ce risque. Commutateur : équipement situé à différents endroits d’un réseau de communications permettant d’aiguiller les appels vers leurs destinataires. L’établissement d’une communication entre deux abonnés peut nécessiter l’utilisation d’un ou plusieurs commutateurs. Compatibilité électromagnétique : Propriété qu’a un appareil électrique ou électronique à fonctionner de façon satisfaisante dans son environnement électromagnétique sans introduire de signaux d’interférence inacceptables dans cet environnement. Convergence : désigne la possibilité d’accéder à un même service par différentes technologies (Internet par l’ADSL, par la fibre et le réseau câblé) ou à différents services par une même technologie (accès Internet, téléchargement d’images ou téléphonie via le mobile). Courrier électronique (appelé aussi e-mail, mél ou courriel) : message envoyé par Internet depuis un ordinateur ou un téléphone mobile à une adresse avec @. CPL (Courant porteur en ligne) : technique permettant de transmettre sur un réseau d’énergie électrique des signaux numériques à des fréquences porteuses très supérieures à celle du courant alternatif à basse fréquence. Cette technique permet notamment de constituer un réseau local à l’intérieur d’un bâtiment ou un réseau d’accès à une infrastructure.

D DAS (Débit d'Absorption Spécifique) : unité de mesure de l’exposition du corps humain aux ondes électromagnétiques. Cette unité s'exprime en watt par kilogramme (W/kg). Débit : quantité de données transitant sur un réseau pendant une durée. Dégroupage : opération technique qui permet de donner à tous les opérateurs de télécommunications l’accès au réseau téléphonique local. Données (Data) : informations de différentes natures codées en vue de leur enregistrement, leur traitement, leur conservation ou leur transfert via les réseaux Internet et de téléphonie mobile. Dosimétrie : La dosimétrie permet d’évaluer et de quantifier l’exposition des personnes, des animaux ou des cellules aux ondes électromagnétiques. Elle se fait par des mesures de DAS ou de champs ou par des simulations numériques.

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DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexer ou Multiplex d’accès à la ligne numérique de l’abonné) : équipement associé à un répartiteur dont la fonction est d’assurer l’acheminement et la transmission à haut débit de données en provenance ou à destination de plusieurs lignes d’abonnés ADSL.

E EDGE (Enhanced Data Rates for Global Evolution) :: évolution des normes de téléphonie mobile GSM/GPRS. Elle permet un accès haut débit à Internet et à des contenus multimédias comme la musique ou la télévision depuis un téléphone mobile ou un ordinateur portable. Effet à court terme : Effet biologique qui survient pendant ou après l’exposition. Effet a long terme : Effet biologique qui ne se manifeste que longtemps après l’exposition. Effet biologique : Un effet biologique est une réaction de l’organisme en réponse à un facteur extérieur. Il n’a pas forcément de conséquence sur la santé. Effet sanitaire : Un effet sanitaire est un effet biologique qui a des conséquences sur la santé. Effet thermique : Un effet thermique est un effet biologique qui se traduit par l’augmentation de la température du corps. Électrosmog (ou pollution électromagnétique) : Terme générique pour tous les champs électriques et magnétiques générés par la technologie. Avec le développement des communications et des appareils sans fil, la pollution électromagnétique (électrosmog) est de plus en plus présente dans notre environnement. Souvent, la plus grande partie du rayonnement dans les habitations est en effet « fait maison ». Source : L'Office fédéral de l'environnement OFEV (Suisse)

Émission : En général, les émissions sont caractérisées par la libération de substances dans l’air ; dans ce dossier, les émissions sont des ondes électromagnétiques émises par une source (p. ex. ligne électrique ou antenne). Épidémiologie : L’épidémiologie est la discipline qui s’occupe de la santé des populations. Elle étudie la fréquence des maladies, leur répartition dans la société, les facteurs de risque et les décès liés à cette maladie. Évaluation de l’intérêt du public : Comprendre quelle est la valeur que donne la communauté à quelque chose. Évaluation du risque : Processus bien défini employé appareil électrique ou électronique à fonctionner de façon satisfaisante dans son environnement électromagnétique sans introduire de signaux d’interférence inacceptables dans cet environnement. pour décrire et estimer la probabilité pour qu’une exposition environnementale à un agent ait des conséquences indésirables sur la santé. Les quatre étapes de cette évaluation sont l’identification du danger, l’évaluation de la relation dose effet, l’évaluation de l’exposition et la caractérisation du risque. Évitement prudent : Mesures de précaution qui peuvent être prises pour réduire l’exposition de la population à peu de frais ; prudent fait référence aux dépenses. Exposition : Concentration, quantité ou intensité d’un agent particulier qui atteint un système cible.

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Exposition professionnelle : Toute exposition à des champs électromagnétiques à laquelle des personnes sont soumises au cours de leur travail. Exposition publique : Toute exposition aux champs électromagnétiques des membres de la population générale, à l’exclusion de l’exposition professionnelle et de l’exposition médicale.

F FAI (Fournisseur d’Accès Internet) : professionnel proposant un accès à Internet ainsi que des services complémentaires (téléphonie via Internet, télévision...). Fibre Optique : fil en verre ou en plastique très fin qui a la propriété de conduire la lumière et sert dans les transmissions terrestres et océaniques de données. Elle offre un débit nettement supérieur à celui des câbles coaxiaux et à celui des paires de cuivre utilisées pour l’ADSL. Peuvent y transiter aussi bien la télévision, le téléphone, la visioconférence ou les données informatiques. Filtre ADSL : équipement inséré dans une prise téléphonique, séparant les hautes fréquences destinées au modem ADSL des basses fréquences destinées à la liaison téléphonique traditionnelle. Fréquences (ou bandes de fréquences) : Nombre d’oscillations ou de cycles complets par seconde passant en un point donné. Elles caractérisent les propriétés de propagation (distance, vitesse, capacité) des ondes électromagnétiques. L’unité est le Hertz (Hz). Fréquence Intermédiaire ou IF (intermediate frequency) : Fréquences situées entre 300 Hz et 10 MHz.

G Gestion du risque : Le processus consistant à identifier, évaluer, choisir et mettre en oeuvre des mesures visant à réduire le risque pour la santé de l’homme et les écosystèmes. GPRS (General Packet Radio Service) : évolution de la norme de téléphonie mobile GSM qui permet de naviguer sur Internet et d’échanger des MMS. GSM (Global System for Mobile communications) :système cellulaire numérique de communication avec des mobiles ou entre mobiles, destiné principalement aux communications téléphoniques. Il permet de communiquer et d’échanger des SMS, et d’accéder à Internet, même si le débit est limité. Voir page 9.

H Haut Débit : se dit de connexions, de liaisons ou de technologies permettant de disposer d’un accès à Internet offrant des débits descendants supérieurs à 128 Kbits/sec. La notion de haut débit est évolutive puisque les offres d’accès à Internet haut débit sont désormais fréquemment proposées avec des débits supérieurs à 512 Kbits/sec par l’ADSL et le réseau câblé. HDMI (High-Definition Multimedia Interface) :câble permettant de faire transiter les signaux audio et vidéo en qualité numérique pour le transfert des flux audiovisuels non compressés entre différents équipements. Il est notamment utilisé dans une installation TVHD.

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Hertz : Unité de mesure de la fréquence. Ses multiples les plus utilisés sont : le kilohertz (kHz) qui correspond à mille Hertz, le mégahertz (MHz), soit un million d’Hertz et le Gigahertz (GHz), un milliard d’Hertz. Un MHz correspond à une longueur d’onde de 300 mètres. HFC (Hybrid Fiber Coaxial ou hybride fibre optique- câble coaxial) : structure de réseau la plus répandue parmi les réseaux câblés. La partie transport du réseau est constituée en fibre optique et la partie distribution, qui raccorde les clients, est quant à elle construite en coaxial. HSDPA (High Speed Downlink Packet Access) : évolution de l’UMTS qui permet un accès à Internet et des téléchargements à plus grande vitesse. Hot spots (Bornes wi-fi) : points d’accès au WI-FI notamment dans les lieux publics.

I Internet : nom donné au réseau informatique mondial reliant l’ensemble des réseaux interconnectés et utilisant le protocole IP. IP (Internet Protocol) : protocole de télécommunications utilisé sur les réseaux qui servent de support à Internet. Le principe repose sur le découpage de l’information en paquets, l’adressage de ceux-ci, puis leur transport dans un ordre aléatoire avant de les recomposer à l’arrivée pour reconstituer le message initial. Sur Internet, il est associé à un protocole de contrôle de la transmission des données appelé TCP (Transmission Control Protocol) ; on parle ainsi du protocole TCP/IP.

L Limite d’exposition : Valeurs de paramètres précis en rapport avec l’intensité maximum du champ électromagnétique à laquelle les gens peuvent être exposés. Il y a une différence entre limites de base et niveaux de référence. Longueur d’onde : La longueur d’onde indique la distance entre deux sommets successifs d’une onde. Elle s’exprime en mètre (m). Plus la fréquence (f) est élevée, plus petite est la longueur d’onde (λ) car l’oscillation se resserre. Dans le cas des ondes électromagnétiques, les deux sont liées par la formule : λ = c/f où « c » est la vitesse de la lumière.

M Mesure de précaution : Stratégie utilisée pour gérer les risques sanitaires lorsqu’il y a incertitude scientifique, risque potentiel élevé et controverse publique. Plusieurs politiques différentes mettant en avant la précaution ont été élaborées pour faire face aux préoccupations relatives aux questions de santé publique, professionnelle et environnementale. Méthode delphi : Méthode permettant de parvenir à un accord, présentée selon deux variantes. La première comprend les étapes suivantes : recenser les individus connaissant le mieux la question et leur demander d’en rechercher d’autres ; recommencer jusqu’à ce qu’on sache clairement quelles sont les personnes que les gens considèrent comme des experts ; ensuite, demander des prévisions à ces experts, leur faire parvenir les réponses et leur demander s’ils souhaitent changer leurs prévisions personnelles ; enfin, répéter l’opération jusqu’à ce qu’ils choisissent de ne plus faire de changement. La deuxième variante comprend les étapes suivantes : faire appel à un tableau d’experts, mais demander aux parties prenantes de désigner les experts en qui ils ont le plus confiance ; demander aux parties prenantes ensuite de répondre aux questionnaires relatifs au problème ; communiquer leurs réponses aux experts et répéter 340

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l’opération jusqu’à ce que les experts soient suffisamment sûrs que leurs décisions ou recommandations seront acceptés par la communauté. Micro-ondes : Champs électromagnétiques d’une longueur d’onde suffisamment courte pour qu’on puisse utiliser le guide d’ondes et les techniques à cavités associées pour la transmission et la réception. Ce terme s’applique aux rayonnements ou champs ayant une fréquence située entre 300 MHz et 300 GHz. MMS (Multimedia Messaging Service ou Service de message multimedia) : message écrit, qui peut comporter six fois plus de caractères qu'un SMS et qui peut être enrichi d'un son, d'une mélodie polyphonique, d'une photo haute définition ou d'une image animée. Il s'échange de téléphone mobile à téléphone mobile, ou de téléphone mobile à adresse e-mail. Modem (abréviation de MOdulateur/DEModulateur) : équipement informatique qui code des images, du son, du texte ou de la vidéo en données numériques en vue de les faire transiter sur un réseau et qui décode des données afin de les restituer sur un ordinateur. Multi-bandes : Un téléphone mobile multi-bandes offre l’accès à plusieurs bandes de fréquences (900, 1 800, 1 900 ou 2 000... MHz). Lors d’une communication, le téléphone sélectionne automatiquement le réseau qui offre les meilleures conditions de réception. Tous les téléphones vendus aujourd’hui sont multi-bandes. Multimédia : contenus associant simultanément du texte, de l’image, du son et de la vidéo.

N Niveaux de référence : Valeurs de l’intensité du champ électrique et magnétique non perturbé tirées des limites de base et qui servent à établir si ces dernières sont observées. Il n’est pas facile de mesurer les quantités qui sous-tendent les limites de base alors que l’intensité du champ électromagnétique se mesure facilement. NRA (Nœud de Raccordement Abonné) : local généralement attenant au central téléphonique d’où partent toutes les lignes d’abonnés d’une zone géographique définie. On y trouve les équipements de liaison : par exemple les DSLAMs pour l’ADSL et les commutateurs de la téléphonie RTC. Numéros non géographiques (fixes) : numéros de téléphone à 10 chiffres commençant par 08 ou par 09. Initialement réservés aux services à tarification spéciale (gratuits ou surtaxés), certains sont désormais attribués aux titulaires d’une ligne téléphonique dégroupée.

O Octet : unité informatique mesurant une quantité de données, par exemple le kilooctet (Ko) et le megaoctet (Mo). 1 octet est égal à 8 bits. Ondes électromagnétiques : Une onde électromagnétique est la combinaison de deux perturbations, l’une électrique (E), l’autre magnétique (H). Les ondes radiofréquences, la lumière, les rayons X sont toutes des ondes électromagnétiques. Elles sont caractérisées et classées suivant leur longueur d’onde ou leur fréquence.

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Ondes radiofréquences : Les ondes radiofréquences correspondent aux ondes électromagnétiques dont la fréquence est comprise entre 30 kHz et 300 Ghz. Elles sont utilisées par les nombreuses formes de communications sans fi l comme la radiodiffusion, la télévision ou le téléphone mobile. Opérateur : fournisseur de services de communications électroniques proposant des offres de téléphonie fixe, de téléphonie mobile ou/et des accès à Internet ou / et à la télévision. Opérateur historique : France Télécom.

P Perception du risque : Façon dont un individu ou un groupe perçoit un certain risque et l’évalue. Un risque ou un danger particulier peut avoir une signification différente en fonction des personnes et du contexte considéré. Point de Terminaison : point physique par lequel les utilisateurs accèdent à un réseau de communications électroniques ouvert au public. Ces points de raccordement font partie du réseau. Pollution électromagnétique : voir Électrosmog. Présélection : voir Sélection du transporteur. Prévalence. Prévalence d'une maladie : Nombre de cas de maladies enregistrés pour une population déterminée et englobant aussi bien les nouveaux cas que les anciens cas. Taux de prévalence : Nombre de personnes souffrant d’une maladie particulière à un moment donné, par population exposée au risque de cette maladie. Il est exprimé pour 1000 personnes Prévention : gestion des risques connus. Principe de précaution : Principe qui consiste à prendre des mesures pour limiter une activité ou exposition donnée, même lorsqu’il n’a pas été complètement établi que cette activité ou cette exposition constitue un danger pour la santé. Proportionnalité : Ce que l’on fait pour protéger contre un risque dû à un agent ou à une situation donné(e) est à peu près analogue à ce qui a été fait pour d’autres agents ou situations tout aussi préoccupants.

R Radiofréquence ou RF : Toute fréquence à laquelle le rayonnement électromagnétique sert aux télécommunications. Ici, la radiofréquence fait référence à la gamme de fréquences située entre 10 MHz et 300 GHz. Rayonnement non-ionisant : C’est un rayonnement électromagnétique dont l’énergie est insuffisante pour ioniser un atome, c’est-à-dire incapable d’arracher un électron à la matière. Les ondes radiofréquences sont non-ionisantes. Relation dose-effet : Le rapport entre l’exposition, caractérisée par l’intensité et la durée, et l’incidence et/ou la gravité des effets indésirables.

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Répartiteur téléphonique : équipement de raccordement du réseau téléphonique local desservant les clients d'un opérateur. Chaque client dépend d’un répartiteur. Réseau : infrastructure, filaire ou radio, qui sert à transporter un flux d'informations (voix et / ou données). Réseau câblé : Réseau de transport d’informations d’abord dédié à la diffusion de contenus audiovisuels au moyen d’un fil coaxial et progressivement étendu au transport de données et à la voix. Restrictions de base : Restrictions de l’exposition à certains phénomènes électromagnétiques qui, une fois franchies, peuvent entraîner une altération de la santé chez l’homme. Pour les champs statiques, ces limites sont constituées par l’intensité des champs électriques et magnétiques, pour les champs alternatifs jusqu’à environ 10 MHz, elles sont représentées par le courant électrique induit dans l’organisme, et, pour les champs alternatifs supérieurs à environ 100 kHz, elles sont représentées par la conversion de l’énergie électromagnétique en chaleur qui a lieu dans l’organisme. Entre 100 kHz et 10 MHz, l’induction de courants dans l’organisme et la production de chaleur sont toutes deux importantes. Risque : Probabilité pour qu’une série de conditions données produise un résultat particulier, généralement indésirable. Risque émergent : Les risques dits « émergents » concernent des situations pouvant induire de nouveaux risques (nouvelles technologies, nouveaux contextes, nouvelles populations exposées, etc.) et pour lesquels les effets sur la santé ne sont pas toujours bien connus. Les mesures de prévention quant à ces nouveaux risques s’appuient sur un dispositif d’alerte, le développement de la recherche et l’information du public. Source : Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie MEDDE

RFID (Radio Frequency Identification) : Les RFID sont des étiquettes-radio qui permettent d’identifier à distance des objets et de stocker leurs caractéristiques. Elles sont aussi utilisées pour le tatouage des animaux. Ces étiquettes-radio sont composées d’une antenne et d’une puce électronique qui réagissent aux ondes radio émises par une borne de lecture. Cette technologie devrait à terme remplacer les codes barres. Routeur : équipement informatique permettant de relier des ordinateurs entre eux. RTC (Réseau Téléphonique Commuté) : il s’agit du réseau de téléphone fixe traditionnel. Initialement construit pour téléphoner, il permet aujourd’hui d’autres usages comme l’Internet.

S Santé : État de bien-être physique, mental et social complet et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité. Santé environnementale : La santé environnementale est l'étude de l'impact sur la santé des différents éléments présents dans notre environnement. Cet impact peut être positif, par exemple une exposition faible au soleil est bénéfique pour la plupart d'entre nous car elle favorise la synthèse de vitamine D par notre peau. Il peut aussi être négatif et agressif pour notre corps ou notre psychisme. La santé environnementale exclut les risques relevant d’un comportement individuel (tabagisme, sédentarité, nutrition, etc.) L'existence de facteurs de risque pour la santé liés à l'environnement a amené les pouvoirs publics à se doter de plans nationaux et régionaux en santé-environnement. Comment l'environnement peut-il affecter ma santé ? L'impact de l'environnement sur la santé dépend de la concentration des polluants (polluants chimiques ou biologiques) ou de leur intensité (pollution physique), du temps pendant lequel le 343

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sujet y est exposé, du sujet lui-même (âge, sexe, "terrain", antécédents personnels ou familiaux, etc.) Les symptomatologies d'origine environnementale sont diverses, de nature allergique ou pas, et peuvent concerner de nombreux organes ou fonctions. Sources : Institut national de prévention et d'éducation pour la santé INPES ; CHRU de Brest

Santé publique : Science et pratique visant à protéger et à améliorer la santé d’une communauté et faisant appel pour cela à la médecine préventive, à l’éducation sanitaire, à la lutte contre les maladies transmissibles, à l’application des mesures d’hygiène et à la surveillance des dangers environnementaux. Sélection du transporteur : possibilité pour le consommateur de choisir entre plusieurs opérateurs pour l’établissement de ses communications depuis un poste fixe. Cette opération peut s’effectuer lors de chaque appel (sélection appel par appel) ou de manière automatique grâce à un abonnement souscrit auprès d’un opérateur alternatif à l’opérateur historique (présélection). Seuil : Valeur minimale du paramètre d’exposition où l’on observe un effet pour la première fois. SMS (Short Message Service ou Service de message court) : message écrit le plus souvent échangé entre téléphones mobiles. Il est limité à 160 caractères. Spectre électromagnétique : Le spectre électromagnétique est un classement de toutes les ondes électromagnétiques en fonction de leur longueur d’onde ou de leur fréquence. Il s’étend des ondes très basses fréquences aux rayons gamma. La lumière visible est une petite partie de ce spectre. Station de base : voir Antenne-relais. Surveillance du risque : Méthode de surveillance et de retour de l’information appliquée à la gestion continue du risque, au moyen de systèmes permettant de recueillir au cours du temps les données relatives aux facteurs de risque et aux effets sur la santé.

T Téléchargement (ou download) : opération qui consiste à transférer un fichier informatique depuis un site Internet vers son ordinateur. Il est souvent associé à la notion de débits descendants. Inversement, l’upload, associé à la notion de débits ascendants, renvoie au transfert de données depuis son ordinateur vers un autre ordinateur. Télévision Haute Définition (TVHD ou HDTV) : technologie permettant d'afficher des images dont la définition est 2 fois supérieure à celle de la télévision standard, le nombre de lignes affichées à l'écran passant de 625 à 1250. Très basses fréquences ou ELF (extremely low frequency) : Fréquences situées entre zéro et 300 Hz. Très Haut Débit : voir Fibre Optique. Tri-bandes : caractéristique d’un téléphone mobile susceptible d’utiliser des bandes de fréquences : 900 et 1800 Mhz pour fonctionner en Europe et 1900Mhz pour fonctionner aux EtatsUnis.

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U UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) : système cellulaire numérique de communication avec des mobiles ou entre mobiles, destiné à offrir une large gamme de services de voix, de données et d’images, ainsi que l’accès à Internet. Il permet d’accéder en haut débit à l’Internet et à des contenus multimédias comme la musique ou la télévision, et de communiquer en visiophonie depuis un téléphone mobile ou un ordinateur portable.

V Voix sur IP (VoIP - Voice over Internet Protocol : technique permettant d'utiliser Internet comme moyen de transmission des appels téléphoniques, que ce soit avec un logiciel et un micro connecté à un ordinateur ou avec un téléphone connecté à une box. On parle aussi de téléphonie par Internet.

W WAP (Wireless Application Protocol) : protocole de communication à bas débit qui permet d'accéder depuis un téléphone mobile à des informations issues de l’Internet dans un format adapté au terminal. Web (toile en Anglais) : ensemble des documents et des sites répartis à travers le monde et interconnectés par des liens hypertextes auxquels tout utilisateur peut accéder au moyen d’une connexion à Internet. Wi-Fi (Wireless Fidelity) : technologie de transmission radio qui permet d’échanger sans fil des données en haut débit. • À l’intérieur (domicile, bureau...), il permet de se connecter à Internet via un modem ou une box. • Dans les lieux publics (café, gare, aéroport, université,hôtel...), il permet d’accéder à Internet à partir de bornes WI-FI (hot spot) installées par les opérateurs. WiMAX (Worlwide Interoperability for Microwave Access : également connu sous la désignation d’IEEE802.16, le wimax est un standard de transmission sans fil à haut débit. Fonctionnant à 70 Mbits/s, il est prévu pour connecter les points d’accès WI-FI à un réseau de fibres optiques ou pour relayer une connexion partagée à haut débit vers de multiples utilisateurs.

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Experts Compilation à partir des sources suivantes : AFSSET – FFT – MEDDE – Sénat

M. Jean-Benoît AGNANI Chef de centre, Agence nationale des Fréquences (ANFR) – Physique, champs électromagnétiques, exposition du public aux radiofréquences. • M. JB Agnani a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Joël AMAR Associé-gérant, SEN-SO Communication sensible et sociétale (Cabinet de conseil en communication). • M. J Amar a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié FFT). M. André AURENGO Docteur en physique – Docteur en médecine – Docteur d’État ès sciences. • De 2005 à 2007, André Aurengo est président de la Société française de radioprotection (SFRP). André Aurengo est président du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF). Il a été membre du conseil d’administration d’EDF (représentant l’État français). Il a participé à titre bénévole au conseil scientifique de Bouygues Telecom et de l’Association française des opérateurs mobiles (Afom). Le service de médecine nucléaire qu’il dirige à la Pitié-Salpêtrière est spécialisé en pathologie thyroïdienne. André Aurengo est également spécialiste l’imagerie médicale et des dangers et risques pour l’organisme des rayonnements ionisants. • M. A Aurengo a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009 (affilié Académie de Médecine). M. Alain AZOULAY Supélec • M. A Azoulay a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Yannick BARTHE Chercheur au CNRS au centre de sociologie de l'innovation, École des mines de Paris – Sociologie. • M. Y Barthe a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009.

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M. Pascal BARY Direction de l'environnement et de la responsabilité sociale, Orange. • M. P Bary a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié FFT). M. Dominique BELPOMME Professeur de cancérologie à l'université Paris-Descartes (Paris V). Membre de plusieurs sociétés savantes internationales et président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, qu’il a fondée en 1984. • Le Pr. D Belpomme a été désigné pour représenter la communauté scientifique, en janvier 2005 à Bruxelles, lors de la séance inaugurale du Parlement européen destinée à présenter aux parlementaires le projet de règlement REACH. • Il a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Patrick BERRY Sociologue spécialiste de la santé - Chargé de missions IREPS Pays de la Loire • M. P Berry intervient au Master Education thérapeutique et éducations en santé de l'Université Paris 13 M. Jean-Marc BERTHO Chercheur / Expert en radiobiologie au laboratoire de radiotoxicologie expérimentale de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). • M. JM Bertho a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses M. Mathieu BONIOL Statisticien au Centre de Recherche Internationale sur le Cancer (CIRC) – Epidémiologie. • M. M Boniol a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009. Mme Françoise BOUDIN Directrice de la Fondation Santé Radiofréquences. • Mme F Boudin a été auditionnée dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Olivier BORRAZ Directeur de recherche CNRS. Directeur du CSO (Centre de sociologie des organisations) par intérim depuis juillet 2013. Président du Réseau Risques et Société (2007-). Membre du conseil scientifique de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (2010-). • M. O Borraz a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009 (affilié CNRS/CSO et « Risques & Intelligence »). • Son axe de recherche est la gouvernance des risques. M. Omar BRIXI Épidémiologiste – Comité français d'éducation pour la santé

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M. Pierre BRUGUIÈRE Ingénieur chercheur, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) – Bioélectromagnétisme, électronique et métrologie. • M. P Bruguière a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Sébastien BRUNET Docteur en science politique et administration publique ; administrateur général de l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS) ; professeur à la Faculté de Droit et de Science Politique de l’Université de Liège ; ancien directeur du laboratoire SPIRAL (Scientific and Public Involvement in Risk Allocations Laboratory). • Le Pr. S Brunet s’intéresse aux interactions science-société ainsi qu’aux questions liées au Technology Assessment, à la démocratie participative, à la planification d'urgence et gestion de crise et à la perception et communication des risques Mme Élisabeth CARDIS Chercheuse au Centre de recherche en épidémiologie environnementale de Barcelone (Creal) et Directrice du programme de recherche sur les rayonnements – Épidémiologie et radiofréquences. • Mme E Cardis est la présidente du groupe de travail Radiofréquences et santé qui a mis à jour le rapport Anses en 2013. Pour des raisons d'ordre privé, le Dr Cardis n'a pas pu participer aux délibérations du groupe de travail au cours de l’année 2013, à l'évaluation des données et à l'élaboration du rapport et n'est donc pas en mesure d'endosser ses conclusions. Elle est chercheur principal de l’étude Interphone. M. Jean-Pierre CÉSARINI Retraité (Directeur du laboratoire de recherche sur les tumeurs de la peau humaine, fondation A. de Rotschild et Inserm) – Ultra-Violets. • M. JP Césarini a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses M. Lawrie CHALLIS Université de Nottingham. Responsable du programme de recherche Mobile Telecommunications and Health Research (MTHR) dont les résultats ont été publiés en 2077 • Le Pr. L Challis a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Francis CHATEAURAYNAUD Directeur d'étude et direcetur du Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive (GSPR) – École des hautes études en sciences sociales (EHESS) • M. F Chateauraynaud a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Jean-Claude COHEN Coordinateur en biométéorologie à Météo France – Météorologie et santé. • M. JC Cohen a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset

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Mlle Alice COLLIN Chercheur, post-doctorante à l’Institut de recherches biomédicales du service de santé des armées (IRBA-CRSSA) - Physique, dosimétrie biologique, champs électromagnétqiues non ionisants, métrologie. • Mlle A Collin a été rapporteur du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009. M. Daniel COURANT Chercheur, chef de projet au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) – Rayonnements non ionisants (lasers, ultra-violets). • M. D Courant a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset. M. Frédéric COUTURIER Ingénieur, Responsable du département "Études" à l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) – Rayonnements non ionisants. • M. F Couturier a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. Il a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009 (affilié ANFR). M. David CROUZIER Chef d'unité à l’Institut de recherches biomédicales des armées (IRBA) – Rayonnements non ionisants et biophysique. • M. D Crouzier a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. William DAB Médecin épidémiologiste, ancien directeur général de la Santé, professeur titulaire de la chaire Hygiène et sécurité et directeur de l’École des sciences industrielles et des technologies de l’information du Cnam (Equipe pédagogique Risque, radioprotection, santé, sécurité – R2S2). M. Jean-Marie DANJOU Directeur général délégué au Collège mobile de la Fédération française des télécoms (FFTe). • M. JM Danjou a été Délégué Général de l'Association Française des Opérateurs Mobiles (AFOM). Précédemment, il était, depuis 2001, Directeur des Relations Extérieures, Europe, de France Telecom. Au sein de France Telecom depuis 1993, il fut notamment Directeur du Partenariat Stratégique avec Deutsche Telekom. Il a occupé auparavant plusieurs fonctions en Cabinets ministériels • M. JM Danjou a été auditionné par le Sénat le 6 avril 2009 et par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié FFT). M. Olivier DE BAILLENX Directeur des affaires publiques, Iliad. • M. O De Baillenx a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié Free Mobile).

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M. Josquin DEBAZ Chargé de recherche du Groupe de sociologie pragmatique et réflexive (GSPR) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) - Histoire des sciences, sociologie. • M. J Debaz a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. • Il a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Jean-Claude DEBOUZY Directeur du département « effets biologiques des rayonnements-biophysique » de l’institut de recherches biomédicales du service de santé des armées (IRBA-CRSSA) – Champs électromagnétiques non ionisants. • M. JC Debouzy a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009 et membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset. Mme Brigitte DEBUIRE Professeur des universités – praticien hospitalier, Faculté de médecine Paris- sud / Hôpital Paul Brousse (Villejuif) - Médecine, biochimie et biologie moléculaire. • Mme B Debuire a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. Mme Isabelle DELTOUR Chercheuse au Centre international de recherche sur le cancer (Circ) - Épidémiologie et radiofréquences. • Mme I Deltour a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Pierre DELVENNE Docteur en Sciences Politiques et Sociales au Département de Sciences Politiques de l’Université de Liège. Chargé de recherches du Fonds National de la Recherche Scientifique (F.N.R.S.). Coordinateur du pôle de recherche en « Science, Technologie et Société », Centre de recherche SPIRAL, Université de Liège. Directeur du comité éditorial de la collection thématique « Sciences et technologies en société » aux Presses Universitaires de Liège. Membre fondateur du Belgian Network for Science, Technology and Society Studies. • Le Dr P Delvenne travaille sur les thématiques suivantes : Technology Assessment (évaluation technologique) ; Science, technologie et société (STS) ; Politiques scientifique, technologique, industrielle et d’innovation ; Gouvernance de la science, la technologie et l’innovation en Amérique latine et en Europe ; Régulation et développement des biotechnologies agricoles ; Méthodes participatives et délibératives; Modernités multiples et modernisation réflexive. M. Jean-Philippe DESREUMAUX Directeur fréquences et protection, Bouygues Télécom. • M. JP Desreumaux a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié FFT).

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M. Jean-François DORE Directeur de Recherche Émérite à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) - Champs électromagnétiques non ionisants – UV. Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon • Le Pr JF Doré a coordonné le rapport Afsset 2009 sur les radiofréquences. Ancien Président du Comité d’Experts Spécialisés Agents Physiques de l'Afsset, actuellement vice-président du Comité d'Experts Spécialisés « Agents Physiques, Nouvelles Technologies et Grands Aménagements » de l'Anses, il est vice-président dans le groupe de travail Radiofréquences et Santé qui a mis à jour le rapport Anses en 2013. Avec Martine Hours (Présidente du CES Agents Physiques), il représente l'Anses dans le Comité de Dialogue Radiofréquences et Santé mis en place le 15 juin 2012. Enfin, il a participé avec René de Sèze au groupe de travail de la monographie 102 du CIRC qui a classé l'ensemble des radiofréquences en catégorie 2B (possiblement cancérigènes pour l'homme. • Il peut être sollicité par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Connaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux champs). M. Pierre DUCIMETIÈRE Directeur de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). • M. P Ducimetière a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. M. Stéphane ELKON Délégué général, Gitep TICS. • M. S Elkon a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013. Mme Aïcha EL KHATIB Chargée de mission à l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris - Hôpital Avicenne – Exposition et pathologies professionnelles. • Mme A El Khatib a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009 et membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset puis de l'Anses. Mme Catherine FALLON Directrice du Spiral - Chargée de cours ; Docteur en sciences politique et sociale – Université de Liège • Le Dr C Fallon travaille sur les thèmes suivants : administration publique, science et société, méthodes participatives, évaluation technologique, analyse et communication du risque M. Nicolas FELTIN Responsable de mission au Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE). • M. N Feltin a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses.

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M. Marc FILTERMAN Conseiller scientifique du Criirem. • M. M Filterman a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013. M. Emmanuel FLAHAUT Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). • M. E Flahaut a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. Mme Agnès FONTANA Membre de Robin des Toits. • Mme A Fontana a été auditionnée par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013. Mme Catherine GABAY Directrice aux affaires institutionnelles et réglementaires, Free Mobile. • Mme C Gabay a été auditionnée par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013. M. Eric GAFFET Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). • M. E Gaffet a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. M. François GAUDAIRE Ingénieur au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) – Métrologie, méthodes de simulation de l’exposition, champs électromagnétiques non ionisants. • M. F Gaudaire a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009. • Il peut être sollicité par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Connaissances des questions d’exposition aux champs). M. Sylvain GERMAINE Agence Nationale des Fréquences (ANFR) • M. S Germaine a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. Mme Catherine Gouhier Diplômée de physique, enseignante en mathématiques et physique, mesure les rayonnements et pollutions électromagnétiques depuis 26 ans. Elle est l’une des fondatrices du Criirem et responsable de son activité Mesures. Elle a été vice-présidente de Sarthe Nature Environnement.

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M. Joël HAMELIN Conseiller scientifique au Centre d'analyse stratégique (CAS), services du Premier ministre, Ingénieur, spécialiste de l’Environnement électromagnétique, Secrétaire général de la section française de l’Union radio scientifique internationale (URSI-France) • Il peut être sollicité par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Connaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux champs). Mme Martine HOURS Médecin épidémiologiste, Directeur de recherche à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (Ifsttar) – Épidémiologie et radiofréquences. • Mme M Hours a été Présidente du Comité d’Experts Spécialisés Agents Physiques de l'Afsset. Avec le Pr JF Doré, elle représente l'Anses dans le Comité de Dialogue Radiofréquences et Santé mis en place le 15 juin 2012. Elle a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses et rapporteur du rapport Anses 2013. • Elle a été auditionnée dans le cadre du rapport Afsset 2009 (affiliée Fondation Radiofréquences et santé). M. François JACQUIN TDF. section Rayonnements non ionisants de la SFRP. • M. F Jacquin a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Francis JAURÉGUIBERRY Professeur de sociologie à l’Université de Pau et directeur du laboratoire SET (Société Environnement Territoire) au CNRS. • M. F Jauréguiberry travaille sur la sociologie de l'identité, de l'expérience et du sujet hypermoderne et la sociologie des usages des technologies de communication. M. Antoine LABEYRIE Professeur au Collège de France – Environnement et santé. • M. A Labeyrie a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset. M. Jean-François LACRONIQUE Président de la Fondation Santé RadioFréquences. Ancien président du conseil d'administration de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. • M. JF Lacronique a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. Mme Isabelle LAGROYE CNRS Bordeaux. Laboratoire de bioélectromagnétisme EPHE. • Mme I Lagroye peut être sollicitée par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Connaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux champs).

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M. Patrick LAMOUR Médecin de Santé Publique – Directeur général IREPS Pays de la Loire M. Dominique LAURIER Adjoint au chef de laboratoire d'épidémiologie à l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) – Epidémiologie. • M. D Laurier a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset. M. Maxence LAYET Diplômé en sociologie et communication, ancien consultant en organisation et conduite du changement chez France Télécom. Journaliste scientifique indépendant, spécialiste des nouvelles technologies de l’énergie, information, santé, environnement, membre fondateur du conseil d’administration du Criirem et participant à l’Instance de dialogue de la Fondation Santé RadioFréquences. Mme Catherine LE BEC Gitep TICS, Alcatel Lucent. • Mme C Le Bec a été auditionnée par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013. • • Mme Janine LE CALVEZ Présidente, cofondatrice en 2000 de PriarTém. • Mme J Le Calvez a été auditionnée par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013. M. Yves LE DREAN Maître de conférences (HDR) – Université de Rennes IUMR 6026 « Interactions Cellulaires & Moléculaires » Équipe « Homéostasie Intracellulaire des protéines ». – Professeur-chercheur à l’Université de Rennes 1 – Biologie, génétique et bioélectromagnétisme. • M. Y Le Dréan a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. • Il peut être sollicité par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Connaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux champs). M. Laurent LE GUYADER Administrateur de Générations Futures • M. L Le Guyader a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013. M. Pierre LE RUZ Président du Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques non ionisants (Criirem). • M. P Le Ruz a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013.

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M. Gérard LEDOIGT Professeur-chercheur à l’Université Blaise Pascal – Clermont 2 – Biologie, génétique, microbiologie et écophysiologie. • Le Pr. G Ledoigt a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Thierry LETERTRE Enseignant-chercheur à Supélec – Physique, champs électromagnétiques et métrologie. • M. T Letertre a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Jean-Pierre LIBERT Université de Picardie Jules Verne (UPJV). • M. JP Libert a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié Laboratoire PériTOX). Mme Sabine LOBNIG Communications & Regulatory Officer chez Mobile Manufacturers Forum. • Mme S Lobnig a été auditionnée par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié Gitep TICS). Mme Nathalie LOOS Université de Picardie Jules Verne (UPJV). • Mme N Loos a été auditionnée par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié Laboratoire PériTOX). Mme Dorothée MARCHAND Chargée de recherche au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) - Psychologie sociale et environnementale. • Mme D Marchand a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Jean-Pierre MARC-VERGNES Directeur de Recherche Émérite à l'INSERM 2009 : affecté à l'unité INSERM U.825 "Imagerie cérébrale et handicaps neurologiques" – Médecine, neurologie, sciences de la cognition, biophysique. 2013 : Neurosciences cliniques, imagerie cérébrale et électrohypersensibilité. • M. JP Marc-Vergnes a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009 ainsi que celui de l'Anses 2013. • Il peut être sollicité par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Connaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux champs). (uniquement pour des déplacements courts : Bayonne Pessac). M. Didier MARCHAL Directeur Hygiène Sécurité Environnement (HSE) Europe de la division Automotive Experience de Johnson Controls Inc – Santé au travail. • M. D Marchal a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset.

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M. Christopher MARLOWE Groupe de sociologie pragmatique et réflexive (GSPR) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). • M. C Marlowe a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. Mme Corinne MARTIN Maître de conférences – Sciences de l'information et de la communication – IUT de Metz – Université de Lorraine. • Les thèmes de recherche de Mme C Martin sont les suivants : Analyse des usages des TIC, téléphone portable, internet mobile, réseaux sociaux, et de leurs implications sociales, culturelles, économiques et techniques. M. Christophe MARTINSONS Docteur en physique, chef de pôle au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). • M. C Martinsons a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. Mme Amélie MASSARDIER-PILONCHÉRY Médecin en santé au travail, Unité Mixte Ifsttar/UCBL de recherche épidémiologique et de surveillance transport travail environnement (UMRESTTE) - Épidémiologie et radiofréquences. • Mme A Massardier-Pilonchéry a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Roberto MAURO Directeur stratégie et développement chez Samsung Electronics, Gitep TICS. • M. R Mauro a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013. M. Arnaud MIQUEL Agence Nationale des Fréquences (ANFR) • M. A Miquel a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. Mme Annie MOCH Professeur à l’Université Paris X Nanterre – Psychologie environnementale – Bruit. • Mme A Moch a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009 et membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset. M. Luc MONTAGNIER Biologiste virologue – corécipiendaire du prix Nobel de physiologie ou médecine avec Françoise Barré-Sinoussi pour ses travaux sur le virus du SIDA – Président de la Fondation Mondiale de Recherche et Prévention SIDA, UNESCO (Paris) • Il est professeur émérite à l'Institut Pasteur, où il a dirigé, de 1972 à 2000, l’Unité d’Oncologie Virale, directeur émérite de recherche au Centre national de la recherche scientifique et ancien professeur à l'Université de New York. Il est membre des Académies des Sciences et de Médecine. En 2010, Luc Montagnier a annoncé qu'il prenait la direction d'un nouvel institut de recherche en Chine à l'université Jiaotong de Shanghai, où il poursuit ses recherches sur la formation dans l'eau de nanostructures induites par l'ADN. • Le Pr. L Montagnier a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009 (affilié Académie des Sciences). 357

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Mme Catherine MOULIN Directrice santé et environnement, SFR. • Mme C Moulin a été auditionnée par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié FFT). Mme Catherine MOUNEYRAC Directrice de l’Institut de biologie et d'écologie appliquée et Professeur en écotoxicologie aquatique à l’Université catholique de l’ouest (UCO). • Mme C Mouneyrac a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. M. Alain MUZET Retraité CNRS, médecin, spécialiste du sommeil et de la vigilance. • M. A Muzet a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. M. Mustapha NADI Professeur des Universités ; Université de Lorraine - CNRS Institut Jean Lamour - UMR 7198 Département « nanomatériaux, électronique et vivant » - Instrumentation électronique, mesures sur le vivant, bioélectromagnétisme, métrologie et modélisation. • M. M Nadi a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Emmanuel NICOLAS Coordinateur technique en rayonnements ionisants & non ionisants - BUREAU VERITAS. Ancien Ingénieur d'études CEM à TDF. • M. E Nicolas a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. Mme Sophie PELLETIER Référente pour le problème de l’électrosensibilité et membre du Collectif des électrosensibles de France. • Mme S Pelletier a été auditionnée par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affiliation PriarTém). Mme Anne PEREIRA DE VASCONCELOS Chargée de recherche, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Laboratoire de neurosciences cognitives et adaptatives - UMR 7364, CNRS – Université de Strasbourg – Neurobiologie, neurosciences cognitives. • Mme A Pereira de Vasconcelos a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Anses 2013. M. Patrick PERETTI-WATEL Docteur en Sociologie de l'Unité Mixte de Recherche 912 (Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale) (UMR INSERM/IRD/Université d’ Aix-MarseilleAMU). Mme Anne PERRIN Chercheur, Chef de projet à l’Institut de recherches biomédicales du service de santé des armées (IRBA-CRSSA) – Biophysique, biologie cellulaire, mutagénèse, évaluation de risque sanitaire. 358

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Mme A Perrin a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009. Elle peut être sollicitée par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Connaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux champs).

M. Michel PETIT Président de l’instance de dialogue de la Fondation santé radiofréquences, Membre du Conseil scientifique de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) • M. M Petit a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Philipe PIRARD Médecin épidémiologiste au Département Santé Environnement à l’Institut national de Veille Sanitaire (IVS) – Epidémiologie. • M. P Pirard a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset. M. Serge PLANTON Ingénieur en chef à Météo France – Météorologie et santé. • M. S Planton a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset. M. Marc POUMADERE Institut Symlog, Paris – Gouvernance des risques. • M. M Poumadere a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009. M. Guy REMY Membre du Directoire du Réseau Santé Environnement de France Nature Environnement chargé de la veille des informations concernant les rayonnements non ionisants. Membre de l’Instance de Dialogue institué par la Fondation Santé & Radiofréquences Mme Michèle Rivasi Agrégée de biologie de l’École Normale Supérieure, professeure à l’IUFM de Grenoble. Présidente fondatrice du Criirad en 1986 et du Criirem en 2005, ancienne députée de la Drôme. M. James G RUBIN Psychologue. Chercheur au King's College of London • M. JG Rubin a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. Mme Danielle SALOMON CNRS/Centre de Sociologie des Organisations et « Risques & Intelligence » • Mme D Salomon a été auditionnée par le Sénat le 6 avril 2009 et dans le cadre du rapport Afsset 2009. • Elle peut être sollicitée par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Approche sociologique).

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M. Michel SETBON Directeur de recherche, CNRS. • M. M Setbon est chercheur au Laboratoire d'économie et de sociologie du travail du CNRS à Aix-en Provence depuis 2002 ; il est, depuis 2008, responsable du Centre Interdisciplinaire sur le Risque et sa Régulation (CIRR) de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) à Paris. Ses principaux domaines d'activités sont la santé publique, les risques et la sécurité sanitaire, la sociologie de l'action publique, l'évaluation des politiques publiques et l'action publique contre la drogue. Actuellement ses travaux de recherche porte sur la perception du risque. • Il a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. René De SÈZE Chercheur à l’Institut National de l’Environnement et des Risques Industriels. • M. R de Sèze a participé avec le Pr JF Doré au groupe de travail de la monographie 102 du CIRC qui a classé l'ensemble des radiofréquences en catégorie 2B (possiblement cancérigènes pour l'homme. Il a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset. • Il a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013 (affilié Laboratoire PériTOX). • Il peut être sollicité par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Connaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux champs – Connaissances des questions d’exposition aux champs). M. Yves SICARD Maître de conférences à l’Université Joseph Fourier, conseiller scientifique au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). • M. Y Sicard a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. Dr Pierre SOUVET Cardiologue – Président de l’Association Santé Environnement France (ASEF) • Le Dr P Souvet a été auditionné par le Sénat le 6 avril 2009. M. Alain SOYEZ Responsable de laboratoires, Ingénieur conseil, Caisse d’assurance retraite et de santé au travail Nord-Picardie. • M. A Soyez a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. Mme Maylis TELLE-LAMBERTON Chercheur à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) – Épidémiologie, évaluation de risque sanitaire, biostatistiques. • Mme Maylis Telle-Lamberton a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009. M. Esko TOPPILA Professeur, Directeur de recherche à l’Institut finlandais de santé au travail. • M. E Toppila a été membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. 360

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Nicolas TREICH Chercheur TSE – Membre de l'Institut d'Économie Industrielle (IDEI) – Directeur de Recherche INRA, Toulouse – Chercheur associé au centre CESifo de Munich – Membre de la chaire Finance Durable et Investissement Responsable (FDIR). • M. N Treich travaille sur la théorie du risque et l'économie de l'environnement. • Il a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Paolo VECCHIA Directeur de recherche à l’Istituto Superiore di Sanità (ISS, Rome, Italie) – Rayonnements non ionisants. • M. P Vecchia a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009 et membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Affset. M. Alain VIAN Enseignant Chercheur - Université d'Angers. Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS - UMR 1345) au sein de l'équipe ARCH-E. Il collabore activement avec le LASMEA (Laboratoire des Sciences et Matériaux pour l' Electronique et d'Automatique), unité mixte du CNRS, et l'Institut Pascal de Clermont-Ferrand dans le cadre de recherches en bioélectromagnétisme. • M. A Vian a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Jean-François VIEL Laboratoire Chrono-Environment, CNRS – Université de Comté. • M. F Viel a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. M. Joe WIART Responsable du Laboratoire commun de l'Institut Mines-Télécom et de France Télécom Whist Lab (laboratoire de métrologie) • M. J Wiart a été auditionné par l'Anses dans le cadre du rapport Radiofréquences de 2013. M. Peter WIEDEMANN Jülich Forshungzentrum (centre de recherche interdisciplinaire). • Prof. Dr. P Wiedemann travaille dans le centre de recherche Jülich sur l'évaluation et la communication du risque lié aux nouvelles technologies. • Il a été auditionné dans le cadre du rapport Afsset 2009. Mme Catherine YARDIN Professeur des Universités en Histologie, Cytologie, Praticien Hospitalier, Chef du Service d'Histologie, Cytologie, Cytogénétique, Biologie Cellulaire et de la Reproduction au CHU Dupuytren de Limoges – Médecine, toxicologie, cancérologie, mutagénèse. • Le Pr C Yardin a particulièrement travaillé sur les effets biologiques des radiofréquences. Elle a été membre du groupe de travail ayant rédigé le rapport Afsset 2009 et membre du Comité d'Experts Spécialisés « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'Anses. • Elle peut être sollicitée par les collectivités pour une participation à une réunion publique sur les antennes relais (Connaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux champs). M. Denis ZMIROU-NAVIER Docteur en Médecine, MPH, Docteur es Sciences • Le Pr. D Zmirou-Navier est Professeur des Universités-Praticien Hospitalier, Directeur du Département santé-environnement-travail et génie sanitaire de l'École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP). Il a été auditionné par le Sénat le 6 avril 2009. 361

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Sitographie

Sites des institutions mondiales www.icnirp.de/ ICNIRP, Commission internationale de protection contre les rayonnements non-ionisants http://web.jrc.ec.europa.eu/emf-net/ EMF-NET, Programme européen sur les effets des champs électromagnétiques www.who.int/fr/ - Rubrique : Programmes et projets/Les champs électromagnétiques OMS, Organisation mondiale de la santé ➔ Le site de l’OMS fournit des informations sur les connaissances des effets sanitaires des champs électromagnétiques et les normes existantes au niveau international. Voir également http://www.who.int/peh-emf/publications/fr/

Sites des institutions françaises http://www.anfr.fr ANFR, Agence nationale des fréquences ➔ Actualités et références concernant la réglementation relative à l’usage des fréquences et sa mise en œuvre, y compris la veille au respect des valeurs limites d’exposition du public aux rayonnements électromagnétiques http://www.anses.fr/ ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire ➔ Rapports d’expertise collective en téléchargement sur les effets sanitaires des radiofréquences et de la téléphonie mobile, qui procèdent à une revue de l’ensemble des études scientifiques sur le sujet http://www.arcep.fr Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes ➔ Actualités et références en matière de régulation et de réglementation des communications électroniques http://www.cancer-environnement.fr Centre Léon Bérard (Lyon), Centre de lutte contre le cancer, établissement privé à intérêt collectif 363

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eSET-Bourgogne est un portail d'information et de formation construit par les acteurs de la santé, de l'environnement, du travail, de l'éducation et de la formation en Bourgogne ➔ Outil de formation en ligne à la santé-environnement

Sites locaux et régionaux http://www.santepaysdelaloire.com/ Observatoire régional de la santé (ORS) des Pays de la Loire, Registre des cancers LoireAtlantique et Vendée - Association EPIC PL, Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) des Pays de la Loire

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Bibliographie sélective * signifie qu'un ou des extraits du document sont repris dans le dossier documentaire.

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Conception : Sylvie Guibert Édition : Écopôle CPIE Pays de Nantes 2016

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