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informer

accompagner

organiser

rapport annuel 2008 dĂŠvelopper

s’engager participer


l’écosystème

des déchets d’équipements électriques et électroniques (deee) informer p.42

Les habitants-citoyens-consommateurs ne doivent plus jeter leurs vieux appareils à la poubelle, mais les rapporter dans les points de collecte.

L’éco-participation payée par les consommateurs est affichée sur les appareils neufs. Elle sert à financer le fonctionnement de la filière.

s’engager p.30

Les appareils en état de marche sont réemployés par les réseaux solidaires.

ACCOMPAGNER p.14

Les fabricants d’équipements électriques et électroniques sont responsables de la fin de vie des produits qu’ils mettent sur le marché.

.4

Le mot du Président

.14

.5

l’interview

.20

.10

2008 en chiffres

développer La mobilisation des distributeurs et des collectivités locales

christian brabant, directeur général d’eco-systèmes .6

accompagner Eco-systèmes aux côtés des producteurs

alain grimm-hecker, président d’eco-systèmes

.30

DÉVELOPPER p.20

Les matières obtenues par le recyclage seront utilisées pour fabriquer de nouveaux produits.

Avec les distributeurs, les collectivités locales et Emmaüs, 3 solutions de collecte sont proposées au grand public Les appareils usagés sont acheminés vers des sites de traitement.

s’engager L’économie sociale et solidaire partenaire d’Eco-systèmes

une année en images .36

organiser Une sélection rigoureuse pour des prestataires de qualité

.42

Certains déchets sont utilisés comme source d’énergie.

informer

ORGANISER p.36

les consommateurs, acteurs de la filière des DEEE

participer

.48 Eco-systèmes,

ou le management participatif

Les déchets ultimes et les substances dangereuses sont éliminés en installations spécialisées. .

Le ramassage, la dépollution et le traitement des DEEE sont réalisés par des prestataires sélectionnés partout en France.


l’écosystème

des déchets d’équipements électriques et électroniques (deee) informer p.42

Les habitants-citoyens-consommateurs ne doivent plus jeter leurs vieux appareils à la poubelle, mais les rapporter dans les points de collecte.

L’éco-participation payée par les consommateurs est affichée sur les appareils neufs. Elle sert à financer le fonctionnement de la filière.

s’engager p.30

Les appareils en état de marche sont réemployés par les réseaux solidaires.

ACCOMPAGNER p.14

Les fabricants d’équipements électriques et électroniques sont responsables de la fin de vie des produits qu’ils mettent sur le marché.

.4

Le mot du Président

.14

.5

l’interview

.20

.10

2008 en chiffres

développer La mobilisation des distributeurs et des collectivités locales

christian brabant, directeur général d’eco-systèmes .6

accompagner Eco-systèmes aux côtés des producteurs

alain grimm-hecker, président d’eco-systèmes

.30

DÉVELOPPER p.20

Les matières obtenues par le recyclage seront utilisées pour fabriquer de nouveaux produits.

Avec les distributeurs, les collectivités locales et Emmaüs, 3 solutions de collecte sont proposées au grand public Les appareils usagés sont acheminés vers des sites de traitement.

s’engager L’économie sociale et solidaire partenaire d’Eco-systèmes

une année en images .36

organiser Une sélection rigoureuse pour des prestataires de qualité

.42

Certains déchets sont utilisés comme source d’énergie.

informer

ORGANISER p.36

les consommateurs, acteurs de la filière des DEEE

participer

.48 Eco-systèmes,

ou le management participatif

Les déchets ultimes et les substances dangereuses sont éliminés en installations spécialisées. .

Le ramassage, la dépollution et le traitement des DEEE sont réalisés par des prestataires sélectionnés partout en France.


4 LE MOT DU PRÉSIDENT

ECO-SYSTÈMES

5

RAPPORT ANNUEL 2008

u INTERVIEW

CHRISTIAN BRABANT DIRECTEUR GÉNÉRAL D’ECO-SYSTÈMES

“NOTRE AMBITION : COLLECTER L’ENSEMBLE DU GISEMENT” uatre kilos par habitant et par an, c’était un premier objectif pour la France et nous l’avons atteint en 2008. Mais ce n’est qu’une étape. Notre ambition est de tout collecter, afin de tout traiter. La raison d’être de cette filière d’intérêt général, est bien sûr l’économie des matières premières, mais aussi l’exigence de dépollution. Sans oublier un engagement qui nous est cher, celui d’associer au développement de cette filière l’économie sociale, qui nous a précédés dans le domaine du ré-emploi. En deux ans, nous avons appris beaucoup de choses, en travaillant avec de nombreux acteurs : distributeurs, collectivités, prestataires et associations. En 2008, de nombreuses collectivités locales nous ont rejoints et de nouvelles expériences de collecte ont pu être lancées. En 2008, nous avons aussi décidé de nous adresser directement aux consommateurs car nous considérons qu’Eco-systèmes a une responsabilité particulière dans la sensibilisation à la reprise « un pour un » encore trop peu connue. L’implication des distributeurs a permis de réussir le démarrage de la filière. En 2008, nous avons cherché à installer les choses en profondeur, pour que ce service soit considéré par tout le personnel des magasins comme une évidence. C’est un changement de culture important, car les lieux de vente ont d’abord été conçus dans un but commercial. Or la reprise des appareils en magasin est une attente de plus en plus forte chez les consommateurs et nous agissons pour renforcer la pédagogie dans ce domaine. Toutes ces évolutions concernent aussi nos prestataires. En 2008, nous avons renouvelé la plupart de nos marchés de traitement et de logistique. À cette occasion, nous avons renforcé certaines de nos exigences pour garantir aux consommateurs que les produits qu’ils nous confient seront traités au mieux et dépollués. Ce point est crucial dans la confiance qu’ils nous accordent. Enfin, nous avons décidé de nous impliquer dans la question de l’éco-conception en participant aux travaux communs de définition de critères simples et applicables. Notre engagement est donc à la fois quantitatif et qualitatif, afin de nous assurer que cette nouvelle filière se construit sur des bases citoyennes et de qualité.

Q

u LE MOT DU PRÉSIDENT

ALAIN GRIMM-HECKER PRÉSIDENT D’ECO-SYSTÈMES

“2008, UNEBELLEÉTAPE!” — L’année 2008 marque une réelle avancée pour Eco-systèmes, qui a dépassé l’objectif de 4 kg par habitant et par an. Une performance réalisée grâce à de nouvelles actions sur le terrain et à une mobilisation soutenue de ses partenaires. À l’approche du renouvellement de son agrément, cette progression conforte l’ambition d’Eco-systèmes de poursuivre sa mission d’interêt général.

Q : Quels sont les faits marquants de l’année 2008 pour Eco-systèmes ? R : Christian Brabant | Tout d’abord, en 2008, Eco-systèmes a dépassé sa part de l’objectif national de collecte imposé par la directive européenne, grâce à une croissance des volumes d’environ 75 %. Ensuite, nous avons lancé notre première campagne d’information à destination des citoyens et des consommateurs, en axant le message sur le dispositif « un pour un », encore trop méconnu. Enfin, au travers des appels d’offres menés en 2008, nous avons confirmé notre volonté de construire des partenariats durables avec des opérateurs de qualité. C’est ainsi que les acteurs clés du traitement ont fortement investi ces deux dernières années pour doter la France d’équipements industriels performants dans des domaines nouveaux comme le traitement du froid. De son côté, Eco-systèmes s’est engagé sur les quantités confiées, afin de permettre à ces acteurs d’avoir une meilleure visibilité pour réaliser leurs investissements. Par ailleurs, ces appels d’offres ont également consolidé les activités des acteurs de l’économie sociale et solidaire, dans le domaine du ramassage et du traitement.

Q : Comment comptez-vous capitaliser cette dynamique ? R : Christian Brabant | Il faut poursuivre notre effort d’information des citoyens, par nos campagnes de sensibilisation nationales sur le « un pour un ». Parallèlement, nous devons renforcer tous les moyens de dialogue avec les consommateurs-habitants, qui sont les principaux acteurs de cette filière. Cela passe par un meilleur relais des messages en magasin et dans les collectivités. Par exemple, nous avons mis à la disposition des collectivités locales et des distributeurs des rapports personnalisés sur leur contribution à la filière, avec des indicateurs « développement durable », qu’ils peuvent utiliser dans leur communication de proximité. Par ailleurs, nous allons renforcer le suivi des opérateurs et continuerons à soutenir les initiatives de R & D portant sur l’identification de nouveaux procédés de traitement, ainsi que sur la sécurité des personnels concernés.

“NOUS AVONS DÉVELOPPÉ DES PARTENARIATS AVEC LES ACTEURS CLÉS DU TRAITEMENT QUI ONT FORTEMENT INVESTI CES DEUX DERNIÈRES ANNÉES.”

Q : Qu’est-ce que sa participation au WEEE Forum apporte à Eco-systèmes ?

R : Christian Brabant | En tant que membre du WEEE Forum, Eco-systèmes peut échanger avec 38 autres éco-organismes européens et faire bénéficier la filière française des travaux communs. Depuis 2008, Eco-systèmes pilote un groupe de travail pour la définition d’un standard européen de collecte, de stockage et de traitement des écrans plats. Q : Comment envisagez-vous l’année 2009 ? R : Christian Brabant | L’année 2009 marque la fin de la première période d’agrément. Nous travaillons avec tous les acteurs de la filière à la préparation du ré-agrément pour la période 2010-2014. Pour 2009, notre objectif est ambitieux : nous souhaitons réaliser une collecte de plus de 250 000 tonnes, soit 5,5 kg/hab/an, en poursuivant les actions engagées et en apportant des solutions de collecte nouvelles, notamment pour favoriser le « un pour zéro ».


4 LE MOT DU PRÉSIDENT

ECO-SYSTÈMES

5

RAPPORT ANNUEL 2008

u INTERVIEW

CHRISTIAN BRABANT DIRECTEUR GÉNÉRAL D’ECO-SYSTÈMES

“NOTRE AMBITION : COLLECTER L’ENSEMBLE DU GISEMENT” uatre kilos par habitant et par an, c’était un premier objectif pour la France et nous l’avons atteint en 2008. Mais ce n’est qu’une étape. Notre ambition est de tout collecter, afin de tout traiter. La raison d’être de cette filière d’intérêt général, est bien sûr l’économie des matières premières, mais aussi l’exigence de dépollution. Sans oublier un engagement qui nous est cher, celui d’associer au développement de cette filière l’économie sociale, qui nous a précédés dans le domaine du ré-emploi. En deux ans, nous avons appris beaucoup de choses, en travaillant avec de nombreux acteurs : distributeurs, collectivités, prestataires et associations. En 2008, de nombreuses collectivités locales nous ont rejoints et de nouvelles expériences de collecte ont pu être lancées. En 2008, nous avons aussi décidé de nous adresser directement aux consommateurs car nous considérons qu’Eco-systèmes a une responsabilité particulière dans la sensibilisation à la reprise « un pour un » encore trop peu connue. L’implication des distributeurs a permis de réussir le démarrage de la filière. En 2008, nous avons cherché à installer les choses en profondeur, pour que ce service soit considéré par tout le personnel des magasins comme une évidence. C’est un changement de culture important, car les lieux de vente ont d’abord été conçus dans un but commercial. Or la reprise des appareils en magasin est une attente de plus en plus forte chez les consommateurs et nous agissons pour renforcer la pédagogie dans ce domaine. Toutes ces évolutions concernent aussi nos prestataires. En 2008, nous avons renouvelé la plupart de nos marchés de traitement et de logistique. À cette occasion, nous avons renforcé certaines de nos exigences pour garantir aux consommateurs que les produits qu’ils nous confient seront traités au mieux et dépollués. Ce point est crucial dans la confiance qu’ils nous accordent. Enfin, nous avons décidé de nous impliquer dans la question de l’éco-conception en participant aux travaux communs de définition de critères simples et applicables. Notre engagement est donc à la fois quantitatif et qualitatif, afin de nous assurer que cette nouvelle filière se construit sur des bases citoyennes et de qualité.

Q

u LE MOT DU PRÉSIDENT

ALAIN GRIMM-HECKER PRÉSIDENT D’ECO-SYSTÈMES

“2008, UNEBELLEÉTAPE!” — L’année 2008 marque une réelle avancée pour Eco-systèmes, qui a dépassé l’objectif de 4 kg par habitant et par an. Une performance réalisée grâce à de nouvelles actions sur le terrain et à une mobilisation soutenue de ses partenaires. À l’approche du renouvellement de son agrément, cette progression conforte l’ambition d’Eco-systèmes de poursuivre sa mission d’interêt général.

Q : Quels sont les faits marquants de l’année 2008 pour Eco-systèmes ? R : Christian Brabant | Tout d’abord, en 2008, Eco-systèmes a dépassé sa part de l’objectif national de collecte imposé par la directive européenne, grâce à une croissance des volumes d’environ 75 %. Ensuite, nous avons lancé notre première campagne d’information à destination des citoyens et des consommateurs, en axant le message sur le dispositif « un pour un », encore trop méconnu. Enfin, au travers des appels d’offres menés en 2008, nous avons confirmé notre volonté de construire des partenariats durables avec des opérateurs de qualité. C’est ainsi que les acteurs clés du traitement ont fortement investi ces deux dernières années pour doter la France d’équipements industriels performants dans des domaines nouveaux comme le traitement du froid. De son côté, Eco-systèmes s’est engagé sur les quantités confiées, afin de permettre à ces acteurs d’avoir une meilleure visibilité pour réaliser leurs investissements. Par ailleurs, ces appels d’offres ont également consolidé les activités des acteurs de l’économie sociale et solidaire, dans le domaine du ramassage et du traitement.

Q : Comment comptez-vous capitaliser cette dynamique ? R : Christian Brabant | Il faut poursuivre notre effort d’information des citoyens, par nos campagnes de sensibilisation nationales sur le « un pour un ». Parallèlement, nous devons renforcer tous les moyens de dialogue avec les consommateurs-habitants, qui sont les principaux acteurs de cette filière. Cela passe par un meilleur relais des messages en magasin et dans les collectivités. Par exemple, nous avons mis à la disposition des collectivités locales et des distributeurs des rapports personnalisés sur leur contribution à la filière, avec des indicateurs « développement durable », qu’ils peuvent utiliser dans leur communication de proximité. Par ailleurs, nous allons renforcer le suivi des opérateurs et continuerons à soutenir les initiatives de R & D portant sur l’identification de nouveaux procédés de traitement, ainsi que sur la sécurité des personnels concernés.

“NOUS AVONS DÉVELOPPÉ DES PARTENARIATS AVEC LES ACTEURS CLÉS DU TRAITEMENT QUI ONT FORTEMENT INVESTI CES DEUX DERNIÈRES ANNÉES.”

Q : Qu’est-ce que sa participation au WEEE Forum apporte à Eco-systèmes ?

R : Christian Brabant | En tant que membre du WEEE Forum, Eco-systèmes peut échanger avec 38 autres éco-organismes européens et faire bénéficier la filière française des travaux communs. Depuis 2008, Eco-systèmes pilote un groupe de travail pour la définition d’un standard européen de collecte, de stockage et de traitement des écrans plats. Q : Comment envisagez-vous l’année 2009 ? R : Christian Brabant | L’année 2009 marque la fin de la première période d’agrément. Nous travaillons avec tous les acteurs de la filière à la préparation du ré-agrément pour la période 2010-2014. Pour 2009, notre objectif est ambitieux : nous souhaitons réaliser une collecte de plus de 250 000 tonnes, soit 5,5 kg/hab/an, en poursuivant les actions engagées et en apportant des solutions de collecte nouvelles, notamment pour favoriser le « un pour zéro ».


18 501

17 054

19 652

19 269

17 916

17 726

14 081

13 439

14 289

12 583

eco-systèmes

13 539

14 759

6 tableau de bord

7

tableau de bord

w

Le détail de la collecte sur les 12 mois d’activité

Tonnes collectées par mois

Les produits collectés en 2008

jan.

fév. mars avr.

mai

juin

juil. août sept. oct. nov. déc.

w

Forte augmentation de la population desservie par les déchèteries

w

Les distributeurs disent oui

27,5 millions 5 200 d’habitants peuvent, fin 2008, déposer leurs DEEE dans les déchèteries des collectivités partenaires d’Eco-systèmes.

points de vente ont été démarchés en 2008 ; ils ont été 1 200 à démarrer immédiatement la collecte pour Eco-systèmes.

collectivités locales

42%

distributeurs

48%

Des gestes éco-responsables

16 millions

de gestes d’apport volontaire de DEEE dans les points de collecte Eco-systèmes.

w

Les trois origines des appareils collectés

Densité des points de collecte par département

w

w 100 50 25

emmaüs %

10

Par rapport à 2007, les volumes collectés par la distribution ont augmenté de 22 %. Ils ont été multipliés par 4 dans les collectivités locales. Emmaüs est en progression de 15 %.

6 420

w points de collecte répartis sur toute la France

Ce chiffre rassemble les points de collecte des distributeurs, des collectivités locales et Emmaüs.

73,5 %

w des équipements électriques

et électroniques sont mis sur le marché par des adhérents d’Eco-systèmes C’est donc en retour la part qui doit être collectée par l’éco-organisme.

Ils vont encore servir

137 000

appareils ont été sélectionnés et réemployés par Emmaüs et Envie, partenaires d’Eco-systèmes au service de l’insertion sociale.

4,1 kg/hab w Eco-systèmes atteint l’objectif 2008

Soit 192 809 tonnes collectées. L’objectif national pour 2008 était fixé à 4 kg/hab, soit 185 000 tonnes.

Source : Eco-systèmes

200


18 501

17 054

19 652

19 269

17 916

17 726

14 081

13 439

14 289

12 583

eco-systèmes

13 539

14 759

6 tableau de bord

7

tableau de bord

w

Le détail de la collecte sur les 12 mois d’activité

Tonnes collectées par mois

Les produits collectés en 2008

jan.

fév. mars avr.

mai

juin

juil. août sept. oct. nov. déc.

w

Forte augmentation de la population desservie par les déchèteries

w

Les distributeurs disent oui

27,5 millions 5 200 d’habitants peuvent, fin 2008, déposer leurs DEEE dans les déchèteries des collectivités partenaires d’Eco-systèmes.

points de vente ont été démarchés en 2008 ; ils ont été 1 200 à démarrer immédiatement la collecte pour Eco-systèmes.

collectivités locales

42%

distributeurs

48%

Des gestes éco-responsables

16 millions

de gestes d’apport volontaire de DEEE dans les points de collecte Eco-systèmes.

w

Les trois origines des appareils collectés

Densité des points de collecte par département

w

w 100 50 25

emmaüs %

10

Par rapport à 2007, les volumes collectés par la distribution ont augmenté de 22 %. Ils ont été multipliés par 4 dans les collectivités locales. Emmaüs est en progression de 15 %.

6 420

w points de collecte répartis sur toute la France

Ce chiffre rassemble les points de collecte des distributeurs, des collectivités locales et Emmaüs.

73,5 %

w des équipements électriques

et électroniques sont mis sur le marché par des adhérents d’Eco-systèmes C’est donc en retour la part qui doit être collectée par l’éco-organisme.

Ils vont encore servir

137 000

appareils ont été sélectionnés et réemployés par Emmaüs et Envie, partenaires d’Eco-systèmes au service de l’insertion sociale.

4,1 kg/hab w Eco-systèmes atteint l’objectif 2008

Soit 192 809 tonnes collectées. L’objectif national pour 2008 était fixé à 4 kg/hab, soit 185 000 tonnes.

Source : Eco-systèmes

200


21 323 008 251 052

8

Le ramassage et la valorisation des DEEE en 2008 w

w

47 200

183 audits

Des moyens de collecte importants

contenants de collecte répartis sur toute la France.

w

L’économie Sociale très présente en logistique

36 %

des marchés de logistique confiés à l’économie sociale et solidaire.

9

w

eco-systèmes

tableau de bord

121 857

119 316

Collectons pour ne pas polluer

117 603

tableau de bord

Poids en kilos des substances dangereuses extraites des appareils traités en 2008. (Extrait d’une liste de 13 substances qui font l’objet d’un reporting systématique aux pouvoirs publics)

404 condensateurs

mercure

gaz

(cfc, hydrocarbures des réfrigérateurs)

piles et batteries

verre au plomb ou au batyum

cartouches de toner

Poids en kg

Garantir l’efficacité de la filière

réalisés auprès des prestataires de logistique et de traitement d’Eco-systèmes en 2008.

w

GEM HF

Tous les appareils peuvent être recyclés à :

w

L’impact du recyclage sur l’environnement

GEM F

85 %

Écrans

95 %

pam

91 %

71 %

taux de recyclage (Pourcentage entre les quantités de matières recyclées – réintroduction de matière secondaire dans les circuits de fabrication – et la quantité totale d’équipements traités)

113 021 t

taux cible résultats moyens obtenus

de CO2 économisées (par rapport à la pro de métaux à partir de la matière vierge).

75 %

75 %

65 %

60 %

82 %

89 %

90%

68 %

taux de valorisation (englobe, en plus de la matière recyclée, la quantité de matière valorisée énergétiquement) taux cible résultats moyens obtenus

80 %

80 %

75 %

73 %

85 %

95 %

91%

71 %* * Le taux de valorisation du PAM est passé au-dessus du taux cible au dernier trimestre 2008 grâce au développement de nouvelles techniques de traitement des plastiques.

w

des sites de traitement des DEEE bien répartis dans les régions

Gros électroménager hors Froid (GEM HF) petits appareils en mélange (PAM) Écrans

Quelles sont les matières obtenues après le recyclage ?

0,10 %

1,20 %

18,80 %

4 % 1,10 %

8,50 %

2,90 %

5,60 %

6,70 %

GEM F

GEM HF

5,70 %

ÉCRANs

15,10 %

31,70 %

40 %

31,30 %

PAM

15 % 59,20 %

56 % 3,60 % 6,50 %

Ferraille

3,30 %

Métaux non ferreux (aluminium, cuivre…)

2,60 % 7,50 %

58,40 %

Plastique recyclé

Minéraux (verre, ciment…)

Verre tubes cathodiques

Déchets

15,30 %

Autres*

* Substances dangereuses, cartes électroniques…

Source : Eco-systèmes

Gros électroménager Froid (GEM F)

Sources : Eco-systèmes, FEN, Ademe, BIR, Réseau Action Climat France.

w


21 323 008 251 052

8

Le ramassage et la valorisation des DEEE en 2008 w

w

47 200

183 audits

Des moyens de collecte importants

contenants de collecte répartis sur toute la France.

w

L’économie Sociale très présente en logistique

36 %

des marchés de logistique confiés à l’économie sociale et solidaire.

9

w

eco-systèmes

tableau de bord

121 857

119 316

Collectons pour ne pas polluer

117 603

tableau de bord

Poids en kilos des substances dangereuses extraites des appareils traités en 2008. (Extrait d’une liste de 13 substances qui font l’objet d’un reporting systématique aux pouvoirs publics)

404 condensateurs

mercure

gaz

(cfc, hydrocarbures des réfrigérateurs)

piles et batteries

verre au plomb ou au batyum

cartouches de toner

Poids en kg

Garantir l’efficacité de la filière

réalisés auprès des prestataires de logistique et de traitement d’Eco-systèmes en 2008.

w

GEM HF

Tous les appareils peuvent être recyclés à :

w

L’impact du recyclage sur l’environnement

GEM F

85 %

Écrans

95 %

pam

91 %

71 %

taux de recyclage (Pourcentage entre les quantités de matières recyclées – réintroduction de matière secondaire dans les circuits de fabrication – et la quantité totale d’équipements traités)

113 021 t

taux cible résultats moyens obtenus

de CO2 économisées (par rapport à la pro de métaux à partir de la matière vierge).

75 %

75 %

65 %

60 %

82 %

89 %

90%

68 %

taux de valorisation (englobe, en plus de la matière recyclée, la quantité de matière valorisée énergétiquement) taux cible résultats moyens obtenus

80 %

80 %

75 %

73 %

85 %

95 %

91%

71 %* * Le taux de valorisation du PAM est passé au-dessus du taux cible au dernier trimestre 2008 grâce au développement de nouvelles techniques de traitement des plastiques.

w

des sites de traitement des DEEE bien répartis dans les régions

Gros électroménager hors Froid (GEM HF) petits appareils en mélange (PAM) Écrans

Quelles sont les matières obtenues après le recyclage ?

0,10 %

1,20 %

18,80 %

4 % 1,10 %

8,50 %

2,90 %

5,60 %

6,70 %

GEM F

GEM HF

5,70 %

ÉCRANs

15,10 %

31,70 %

40 %

31,30 %

PAM

15 % 59,20 %

56 % 3,60 % 6,50 %

Ferraille

3,30 %

Métaux non ferreux (aluminium, cuivre…)

2,60 % 7,50 %

58,40 %

Plastique recyclé

Minéraux (verre, ciment…)

Verre tubes cathodiques

Déchets

15,30 %

Autres*

* Substances dangereuses, cartes électroniques…

Source : Eco-systèmes

Gros électroménager Froid (GEM F)

Sources : Eco-systèmes, FEN, Ademe, BIR, Réseau Action Climat France.

w


10 UNE ANNÉE EN IMAGES

11

UNE ANNÉE EN IMAGES

2008 EN IMAGES

AVRIL //

a

ECO-SYSTÈMES DEVIENT MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU WEEE FORUM Une opportunité pour échanger avec les 38 autres éco-organismes européens et faire bénéficier la filière française des travaux communs.

JANVIER //

a

L’ANNÉE DÉMARRE AVEC UN MOIS DE COLLECTE RECORD À PLUS DE 14 000 TONNES Les volumes de collecte ont continué à croître tout au long de l’année. Fin 2008, Eco-systèmes avait augmenté sa collecte de 75 % par rapport à 2007.

,

,

JANVIER > L’année démarre avec un mois de collecte record à plus de 14 000 tonnes. FÉVRIER > Première déclaration en ligne pour les producteurs. MARS > Convention interne sur le thème de l’entreprise apprenante.

AVRIL > Eco-systèmes devient membre du conseil d’administration du WEEE Forum. MAI > Lancement de la première campagne d’information grand public.

TÉLEX

TÉLEX


10 UNE ANNÉE EN IMAGES

11

UNE ANNÉE EN IMAGES

2008 EN IMAGES

AVRIL //

a

ECO-SYSTÈMES DEVIENT MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU WEEE FORUM Une opportunité pour échanger avec les 38 autres éco-organismes européens et faire bénéficier la filière française des travaux communs.

JANVIER //

a

L’ANNÉE DÉMARRE AVEC UN MOIS DE COLLECTE RECORD À PLUS DE 14 000 TONNES Les volumes de collecte ont continué à croître tout au long de l’année. Fin 2008, Eco-systèmes avait augmenté sa collecte de 75 % par rapport à 2007.

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JANVIER > L’année démarre avec un mois de collecte record à plus de 14 000 tonnes. FÉVRIER > Première déclaration en ligne pour les producteurs. MARS > Convention interne sur le thème de l’entreprise apprenante.

AVRIL > Eco-systèmes devient membre du conseil d’administration du WEEE Forum. MAI > Lancement de la première campagne d’information grand public.

TÉLEX

TÉLEX


12 UNE ANNÉE EN IMAGES

T D ACTIVITÉS 2008

13

UNE ANNÉE EN IM

MAI //

a

Eco-systèmes lance sa première campagne d’information sur la reprise « un pour un ». Une condition nécessaire pour que les consommateurs rapportent leurs anciens appareils en magasin et deviennent ainsi acteurs de la filière.

a

LANCEMENT DE LA PREMIÈRE CAMPAGNE D’INFORMATION GRAND PUBLIC

NOVEMBRE // Résultat des appels d’offres 2008

LES RELATIONS DURABLES ENTRE ECO-SYSTÈMES ET SES PRESTATAIRES DE TRAITEMENT ONT ENCOURAGÉ L’INDUSTRIALISATION DE LA FILIÈRE EN FRANCE Implantation de nouveaux sites de traitement depuis le démarrage de la filière

,

,

JUIN > Le site Internet collectons.org dépasse les 10 000 visiteurs. JUILLET-AOÛT > Avec la communauté urbaine de Strasbourg, Eco-systèmes et ERP engagent le premier transfert de collectivité en vue de l’équilibre de la filière. SEPTEMBRE > Le seuil des 19 000 tonnes collectées en un mois est dépassé.

OCTOBRE > Veolia inaugure son site de traitement du froid, des écrans et du PAM à Angers (investissement de 8 millions d’euros pour les processus de traitement). NOVEMBRE > Résultat des appels d’offres 2008. DÉCEMBRE > Eco-systèmes atteint le seuil minimal de collecte de 4 kg/hab/an.

TÉLEX

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12 UNE ANNÉE EN IMAGES

T D ACTIVITÉS 2008

13

UNE ANNÉE EN IM

MAI //

a

Eco-systèmes lance sa première campagne d’information sur la reprise « un pour un ». Une condition nécessaire pour que les consommateurs rapportent leurs anciens appareils en magasin et deviennent ainsi acteurs de la filière.

a

LANCEMENT DE LA PREMIÈRE CAMPAGNE D’INFORMATION GRAND PUBLIC

NOVEMBRE // Résultat des appels d’offres 2008

LES RELATIONS DURABLES ENTRE ECO-SYSTÈMES ET SES PRESTATAIRES DE TRAITEMENT ONT ENCOURAGÉ L’INDUSTRIALISATION DE LA FILIÈRE EN FRANCE Implantation de nouveaux sites de traitement depuis le démarrage de la filière

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JUIN > Le site Internet collectons.org dépasse les 10 000 visiteurs. JUILLET-AOÛT > Avec la communauté urbaine de Strasbourg, Eco-systèmes et ERP engagent le premier transfert de collectivité en vue de l’équilibre de la filière. SEPTEMBRE > Le seuil des 19 000 tonnes collectées en un mois est dépassé.

OCTOBRE > Veolia inaugure son site de traitement du froid, des écrans et du PAM à Angers (investissement de 8 millions d’euros pour les processus de traitement). NOVEMBRE > Résultat des appels d’offres 2008. DÉCEMBRE > Eco-systèmes atteint le seuil minimal de collecte de 4 kg/hab/an.

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w CONTRATS PRODUCTEURS

2 332 entreprises adhérentes

PAROLE D’EXPERT

“Les producteurs doivent sensibiliser les distributeurs à la reprise des DEEE, et particulièrement du petit électroménager” Gérard Salommez // Directeur général du Groupe SEB France et administrateur d’Eco-systèmes

w INDICE DE SATISFACTION

7/10

C’est la note donnée par les adhérents d’Eco-systèmes quant à ses prestations actuelles sur l’adhésion, les déclarations, la facturation et le conseil.

Accompagner qualité

de service, du conseil et de l’écoute apportée aux producteurs d’équipements électriques et électroniques est au cœur de la stratégie d’Eco-systèmes qui a accueilli 391 nouvelles entreprises adhérentes en 2008.

L’amélioration continue de la

w

w

ENQUÊTE DE SATISFACTION

SERVICE CLIENTS

83 %

4 137

des adhérents se disent satisfaits ou très satisfaits du processus de mises sur le marché proposé par Eco-systèmes.

appels de producteurs ont été reçus par le centre de service clients d’Eco-systèmes en 2008, soit une moyenne de 345 appels par mois.


w CONTRATS PRODUCTEURS

2 332 entreprises adhérentes

PAROLE D’EXPERT

“Les producteurs doivent sensibiliser les distributeurs à la reprise des DEEE, et particulièrement du petit électroménager” Gérard Salommez // Directeur général du Groupe SEB France et administrateur d’Eco-systèmes

w INDICE DE SATISFACTION

7/10

C’est la note donnée par les adhérents d’Eco-systèmes quant à ses prestations actuelles sur l’adhésion, les déclarations, la facturation et le conseil.

Accompagner qualité

de service, du conseil et de l’écoute apportée aux producteurs d’équipements électriques et électroniques est au cœur de la stratégie d’Eco-systèmes qui a accueilli 391 nouvelles entreprises adhérentes en 2008.

L’amélioration continue de la

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ENQUÊTE DE SATISFACTION

SERVICE CLIENTS

83 %

4 137

des adhérents se disent satisfaits ou très satisfaits du processus de mises sur le marché proposé par Eco-systèmes.

appels de producteurs ont été reçus par le centre de service clients d’Eco-systèmes en 2008, soit une moyenne de 345 appels par mois.


16 ACCOMPAGNER

ECO-SYSTÈMES

— RESPONSABLES DES PRODUITS DEPUIS LEUR MISE SUR LE MARCHÉ JUSQU’À LEUR ÉLIMINATION, LES PRODUCTEURS ADHÉRENTS D’ECO-SYSTÈMES SONT FORTEMENT IMPLIQUÉS DANS LE DEVENIR DE LA FILIÈRE DES DEEE. ILS ONT ÉTÉ, PAR LEURS INITIATIVES EN TERMES D’ÉCO-CONCEPTION OU DE NOUVELLES SOLUTIONS DE COLLECTE, MOTEURS EN 2008.

PRODUCTEURS

Un engagement au quotidien L PETIT ÉLECTROMÉNAGER

10

%

ÉLECTRONIQUE GRAND PUBLIC

12% OUTILLAGE

6% INFO, TÉL

3%

a démarche en matière de prévention et d’éco-conception entamée en 2008 participe de la volonté d’Ecosystèmes d’être un acteur moteur du développement durable. Membre du groupe de travail organisé par l’OCAD3E, organisme coordonnateur agréé pour les DEEE, Eco-systèmes a contribué à l’étude de critères de modulation du barème de contribution des producteurs, incitant à l’éco-conception de leurs appareils selon trois axes : amélioration du potentiel de recyclage, facilitation du traitement sélectif des substances ou composants réglementés, amélioration des opérations de préparation au réemploi. Dans le cadre de ces rencontres, un questionnaire destiné aux adhérents a été élaboré avec un double objectif : les sensibiliser à cette question essentielle pour l’avenir, et mieux connaître leur vision sur la pertinence des critères liés à l’éco-conception.

17

RAPPORT ANNUEL 2008

ACCOMPAGNER

ECO-SYSTÈMES

d’obtenir des renseignements indispensables aux déclarations de mise sur le marché. Les producteurs peuvent par ailleurs renseigner en ligne ces déclarations et trouver sur le site le mode d’emploi de ce nouvel outil, le montant de l’éco-participation, la caractérisation des produits…

“Notre premier rôle est de simplifier la vie des adhérents en leur rappelant leurs obligations administratives et en les accompagnant dans ces démarches avec un suivi régulier des évolutions réglementaires” JULIETTE ASCHARD / Conseillère Producteurs en charge des méthodes et outils

DU NEUF SUR LA TOILE AUTRES (jouets, instruments de mesure )

3%

GROS ÉLECTROMÉNAGER, THERMIQUE

66% , RÉPARTITION

4 catégories représentent 94 % des mises sur le marché SOURCE : Déclarations 2008 des producteurs pour registre Ademe

Cette approche fondée sur l’écoute et l’échange prolonge les actions menées au quotidien pour accompagner les producteurs dans leurs responsabilités vis-à-vis des DEEE. Instaurées dans le cadre de la démarche qualité lancée en 2008 par Eco-systèmes, ces actions visent à renforcer la performance du service apporté aux entreprises adhérentes. Elles se déclinent en plusieurs axes : connaissance renforcée du cadre réglementaire, des différentes obligations à respecter par les producteurs, conseil personnalisé sur certains points précis comme la directive européenne RoHS (restriction de l'utilisation de certaines substances dangereuses). Cette démarche qualité s’est notamment traduite en 2008 par la mise en ligne d’un site extranet dédié aux producteurs adhérents d’Ecosystèmes. Le site propose des fiches d’informations spécifiques régulièrement actualisées permettant à chacun des adhérents

391

FACILITER ET FIABILISER LES DÉMARCHES Autant d’informations accessibles en temps réel et qui facilitent les démarches relatives aux DEEE. Pour accroître la qualité de service, Eco-systèmes a également prévu un dispositif de contrôle automatique des données saisies. Ce système analyse la cohérence entre la typologie de produits, le statut du producteur (introducteur au sein de l’Union européenne, importateur hors Union européenne, revendeur en nom propre, fabricant, vendeur à distance), le code douanier et le code d’éco-participation. En plus de ces nouvelles fonctionnalités en ligne, Eco-systèmes est à l’écoute de ses adhérents via son service clients. En 2008, 4 137 appels de producteurs ont été traités par le centre de service clients.

ENQUÊTE DE SATISFACTION Pour compléter le dispositif d’amélioration du service, Ecosystèmes a lancé au mois de décembre 2008 une enquête auprès de ses adhérents. L’objectif de ce questionnaire était, non seulement de mesurer leur satisfaction quant au service d’Ecosystèmes, mais également d’identifier leurs attentes pour mettre en place les outils et mesures destinés à les fidéliser et à dynamiser les relations. Avec un taux de réponse de 33 % au questionnaire, équivalant à 71 % du tonnage mis sur le marché, les participants se disent globalement satisfaits du service (adhésion, déclaration, facturation, conseil) et, dans l’ensemble, décernent à Eco-systèmes un indice de qualité de service de 7/10. Les attentes des entreprises concernent principalement l’information sur les coûts de la filière, son organisation, les modalités de collecte. Ils sont également demandeurs de reporting personnalisé (chiffres par secteur, par entreprise), et de conseils approfondis sur l’éco-conception et leurs obligations dans les différents pays de l’Union européenne. Eco-systèmes s’est ainsi engagé à mettre en œuvre des actions d’amélioration dans ces différents domaines, et va affiner le questionnaire qui sera de nouveau adressé en 2009 à l’ensemble des producteurs adhérents.

, PERFORMANCE

C’est le nombre de nouvelles entreprises ayant adhéré à Eco-systèmes en 2008. Ces adhésions proviennent principalement de créations d’entreprises, d’établissements qui commercialisent pour la première fois des produits soumis à l’éco-participation, et des producteurs des DOM pour qui la filière a démarré en novembre 2007.


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ECO-SYSTÈMES

— RESPONSABLES DES PRODUITS DEPUIS LEUR MISE SUR LE MARCHÉ JUSQU’À LEUR ÉLIMINATION, LES PRODUCTEURS ADHÉRENTS D’ECO-SYSTÈMES SONT FORTEMENT IMPLIQUÉS DANS LE DEVENIR DE LA FILIÈRE DES DEEE. ILS ONT ÉTÉ, PAR LEURS INITIATIVES EN TERMES D’ÉCO-CONCEPTION OU DE NOUVELLES SOLUTIONS DE COLLECTE, MOTEURS EN 2008.

PRODUCTEURS

Un engagement au quotidien L PETIT ÉLECTROMÉNAGER

10

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ÉLECTRONIQUE GRAND PUBLIC

12% OUTILLAGE

6% INFO, TÉL

3%

a démarche en matière de prévention et d’éco-conception entamée en 2008 participe de la volonté d’Ecosystèmes d’être un acteur moteur du développement durable. Membre du groupe de travail organisé par l’OCAD3E, organisme coordonnateur agréé pour les DEEE, Eco-systèmes a contribué à l’étude de critères de modulation du barème de contribution des producteurs, incitant à l’éco-conception de leurs appareils selon trois axes : amélioration du potentiel de recyclage, facilitation du traitement sélectif des substances ou composants réglementés, amélioration des opérations de préparation au réemploi. Dans le cadre de ces rencontres, un questionnaire destiné aux adhérents a été élaboré avec un double objectif : les sensibiliser à cette question essentielle pour l’avenir, et mieux connaître leur vision sur la pertinence des critères liés à l’éco-conception.

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RAPPORT ANNUEL 2008

ACCOMPAGNER

ECO-SYSTÈMES

d’obtenir des renseignements indispensables aux déclarations de mise sur le marché. Les producteurs peuvent par ailleurs renseigner en ligne ces déclarations et trouver sur le site le mode d’emploi de ce nouvel outil, le montant de l’éco-participation, la caractérisation des produits…

“Notre premier rôle est de simplifier la vie des adhérents en leur rappelant leurs obligations administratives et en les accompagnant dans ces démarches avec un suivi régulier des évolutions réglementaires” JULIETTE ASCHARD / Conseillère Producteurs en charge des méthodes et outils

DU NEUF SUR LA TOILE AUTRES (jouets, instruments de mesure )

3%

GROS ÉLECTROMÉNAGER, THERMIQUE

66% , RÉPARTITION

4 catégories représentent 94 % des mises sur le marché SOURCE : Déclarations 2008 des producteurs pour registre Ademe

Cette approche fondée sur l’écoute et l’échange prolonge les actions menées au quotidien pour accompagner les producteurs dans leurs responsabilités vis-à-vis des DEEE. Instaurées dans le cadre de la démarche qualité lancée en 2008 par Eco-systèmes, ces actions visent à renforcer la performance du service apporté aux entreprises adhérentes. Elles se déclinent en plusieurs axes : connaissance renforcée du cadre réglementaire, des différentes obligations à respecter par les producteurs, conseil personnalisé sur certains points précis comme la directive européenne RoHS (restriction de l'utilisation de certaines substances dangereuses). Cette démarche qualité s’est notamment traduite en 2008 par la mise en ligne d’un site extranet dédié aux producteurs adhérents d’Ecosystèmes. Le site propose des fiches d’informations spécifiques régulièrement actualisées permettant à chacun des adhérents

391

FACILITER ET FIABILISER LES DÉMARCHES Autant d’informations accessibles en temps réel et qui facilitent les démarches relatives aux DEEE. Pour accroître la qualité de service, Eco-systèmes a également prévu un dispositif de contrôle automatique des données saisies. Ce système analyse la cohérence entre la typologie de produits, le statut du producteur (introducteur au sein de l’Union européenne, importateur hors Union européenne, revendeur en nom propre, fabricant, vendeur à distance), le code douanier et le code d’éco-participation. En plus de ces nouvelles fonctionnalités en ligne, Eco-systèmes est à l’écoute de ses adhérents via son service clients. En 2008, 4 137 appels de producteurs ont été traités par le centre de service clients.

ENQUÊTE DE SATISFACTION Pour compléter le dispositif d’amélioration du service, Ecosystèmes a lancé au mois de décembre 2008 une enquête auprès de ses adhérents. L’objectif de ce questionnaire était, non seulement de mesurer leur satisfaction quant au service d’Ecosystèmes, mais également d’identifier leurs attentes pour mettre en place les outils et mesures destinés à les fidéliser et à dynamiser les relations. Avec un taux de réponse de 33 % au questionnaire, équivalant à 71 % du tonnage mis sur le marché, les participants se disent globalement satisfaits du service (adhésion, déclaration, facturation, conseil) et, dans l’ensemble, décernent à Eco-systèmes un indice de qualité de service de 7/10. Les attentes des entreprises concernent principalement l’information sur les coûts de la filière, son organisation, les modalités de collecte. Ils sont également demandeurs de reporting personnalisé (chiffres par secteur, par entreprise), et de conseils approfondis sur l’éco-conception et leurs obligations dans les différents pays de l’Union européenne. Eco-systèmes s’est ainsi engagé à mettre en œuvre des actions d’amélioration dans ces différents domaines, et va affiner le questionnaire qui sera de nouveau adressé en 2009 à l’ensemble des producteurs adhérents.

, PERFORMANCE

C’est le nombre de nouvelles entreprises ayant adhéré à Eco-systèmes en 2008. Ces adhésions proviennent principalement de créations d’entreprises, d’établissements qui commercialisent pour la première fois des produits soumis à l’éco-participation, et des producteurs des DOM pour qui la filière a démarré en novembre 2007.


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19

RAPPORT ANNUEL 2008

ACCOMPAGNER

DES CHIFFRES ET DESTÉMOIGNAGES ENCOURAGEANTS Actionnaires impliqués dans le devenir d’Eco-systèmes ou adhérents soucieux de respecter la législation, les producteurs sont en relation permanente avec leur éco-organisme. La preuve avec ces prises de parole qui racontent leur vécu.

GÉRARD SALOMMEZ / Directeur général du Groupe SEB France et administrateur d’Eco-systèmes

a FLORENCE MONIER / Responsable du développement durable, Samsung Electronic France

INTERVIEW

“Eco-systèmes a parfaitement rempli son contrat” a Directeur général du Groupe SEB France et administrateur d’Ecosystèmes, Gérard Salommez est fortement impliqué dans l’amélioration de la filière et la mise en place de moyens de communication et de sensibilisation.

“C’est une certitude, par sa force de proposition, Eco-systèmes doit mettre en œuvre tous les moyens pour récupérer le maximum de DEEE ” Comment jugez-vous les performances d’Eco-systèmes en 2008 ? Gérard Salommez | Eco-systèmes avait un objectif de collecte de 4 kg de DEEE par habitant en 2008. Nous avons dépassé ce seuil avec une moyenne de 4,1 kg récupérés. Ecosystèmes a donc parfaitement rempli son contrat. Nous sommes satisfaits du travail accompli. En trois ans, Eco-systèmes est parvenu à bâtir son réseau, à mettre en place les

points de collecte, à instaurer et dynamiser des relations durables avec les producteurs, distributeurs, collectivités locales, prestataires de traitement et de logistique… Le Groupe SEB est un important producteur de Petit Électroménager, un flux difficile à capter. Quelle est votre réflexion sur ce sujet ? Gérard Salommez | Contrairement au Gros Électroménager (GEM) ou aux écrans, le marché du Petit Électroménager (PEM) déclenche très peu de livraisons des distributeurs chez les consommateurs. Le taux de reprise de matériels en fin de vie est donc très faible. La collecte passe avant tout par une démarche volontaire. Or, nous savons que plus de 30 % des achats de PEM sont des achats d’impulsion. Si vous n’avez pas prévu d’acheter, vous n’avez certainement pas envisagé de rapporter votre ancien appareil…

Quels sont alors les moyens à mettre en place pour favoriser la collecte ? Gérard Salommez | Il faut agir à plusieurs niveaux. Auprès des consommateurs tout d’abord. C’est ce qu’a fait Eco-systèmes en 2008 au travers des multiples campagnes de sensibilisation sur ce sujet. Les distributeurs doivent également être impliqués : il faut les inciter à reprendre les produits usagés, même sans achat. C’est facile à dire, moins facile dans la pratique car les magasins ne sont pas des déchèteries ! Eco-systèmes a donc un rôle important à jouer dans ce domaine. Les travaux engagés en 2008 avec différents partenaires doivent aboutir en 2009 à la création d’espaces de collecte au sein des points de vente. C’est une certitude, par sa force de proposition, Eco-systèmes doit mettre en œuvre tous les moyens pour récupérer le maximum de petits appareils. Quant au rôle des producteurs… Gérard Salommez | Les producteurs doivent sensibiliser les distributeurs à la reprise des DEEE et particulièrement du petit électroménager. C’est d’ailleurs dans ce sens que je me suis investi auprès d’Eco-systèmes pour adopter une politique réellement volontariste et engager un véritable cercle vertueux. Nous devons être force de proposition pour favoriser la pérennité de la filière. Les investissements sur de nouveaux modes de collecte ne seront jamais trop importants au regard du bénéfice environnemental. L’avenir de la planète est l’avenir de tous…

“En tant que correspondante DEEE pour Eco-systèmes, je suis engagée dans plusieurs groupes de travail concernant la logistique, le traitement, la communication… Ces réunions avec les partenaires d’Eco-systèmes permettent d’élaborer des propositions consensuelles qui sont ensuite soumises au conseil d’administration. Cette démarche s’inscrit dans le principe de responsabilité étendue des producteurs prôné par le Groupe Samsung. La filière de recyclage et de valorisation des DEEE est encore jeune, et nous souhaitons accompagner de manière très concrète Eco-systèmes afin que les décisions prises soient en phase avec nos valeurs. Les cinq rencontres que nous avons eues en 2008 ont permis aux producteurs d’être réellement partie prenante, tant sur les questions de renouvellement de contrat avec les prestataires que sur les actions de communication aux consommateurs… Le bilan chiffré de l’année 2008 marque une accélération des volumes collectés, de meilleurs résultats en termes de recyclage et de valorisation. Les chiffres sont très positifs et encourageants, ils sont conformes aux attentes et aux projections que nous avions envisagées. Ces données mettent également en avant des marges de progrès, notamment sur le recyclage des plastiques, domaine dans lequel il faudra affiner les techniques de traitement. En amont du traitement, nous faisons confiance à Eco-systèmes, plateforme de coopération entre producteurs et distributeurs, pour aller de l’avant dans le domaine de la sensibilisation des différents acteurs sur l’importance de la collecte des DEEE.”

, ENQUÊTE DE SATISFACTION

DES PARTENAIRES IMPLIQUÉS Les commentaires recueillis témoignent de l’accompagnement d’Eco-systèmes auprès de ses partenaires. “Je ne contacte jamais le 0825…, mais plutôt les lignes directes de mes interlocuteurs, très sympathiques”, explique Renaud Conte-Bourges, de la société Dyson. “Votre information sur les dates limites de déclaration doit être maintenue. Elle nous est très utile”, souligne Jacques de Labarthe, responsable de Sogedial Exploitation. Vincent Hamel, de la société Meade, souhaite pour sa part “être convié à des réunions de partage avec d’autres adhérents”… L’enquête de satisfaction sera reconduite en 2009.


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RAPPORT ANNUEL 2008

ACCOMPAGNER

DES CHIFFRES ET DESTÉMOIGNAGES ENCOURAGEANTS Actionnaires impliqués dans le devenir d’Eco-systèmes ou adhérents soucieux de respecter la législation, les producteurs sont en relation permanente avec leur éco-organisme. La preuve avec ces prises de parole qui racontent leur vécu.

GÉRARD SALOMMEZ / Directeur général du Groupe SEB France et administrateur d’Eco-systèmes

a FLORENCE MONIER / Responsable du développement durable, Samsung Electronic France

INTERVIEW

“Eco-systèmes a parfaitement rempli son contrat” a Directeur général du Groupe SEB France et administrateur d’Ecosystèmes, Gérard Salommez est fortement impliqué dans l’amélioration de la filière et la mise en place de moyens de communication et de sensibilisation.

“C’est une certitude, par sa force de proposition, Eco-systèmes doit mettre en œuvre tous les moyens pour récupérer le maximum de DEEE ” Comment jugez-vous les performances d’Eco-systèmes en 2008 ? Gérard Salommez | Eco-systèmes avait un objectif de collecte de 4 kg de DEEE par habitant en 2008. Nous avons dépassé ce seuil avec une moyenne de 4,1 kg récupérés. Ecosystèmes a donc parfaitement rempli son contrat. Nous sommes satisfaits du travail accompli. En trois ans, Eco-systèmes est parvenu à bâtir son réseau, à mettre en place les

points de collecte, à instaurer et dynamiser des relations durables avec les producteurs, distributeurs, collectivités locales, prestataires de traitement et de logistique… Le Groupe SEB est un important producteur de Petit Électroménager, un flux difficile à capter. Quelle est votre réflexion sur ce sujet ? Gérard Salommez | Contrairement au Gros Électroménager (GEM) ou aux écrans, le marché du Petit Électroménager (PEM) déclenche très peu de livraisons des distributeurs chez les consommateurs. Le taux de reprise de matériels en fin de vie est donc très faible. La collecte passe avant tout par une démarche volontaire. Or, nous savons que plus de 30 % des achats de PEM sont des achats d’impulsion. Si vous n’avez pas prévu d’acheter, vous n’avez certainement pas envisagé de rapporter votre ancien appareil…

Quels sont alors les moyens à mettre en place pour favoriser la collecte ? Gérard Salommez | Il faut agir à plusieurs niveaux. Auprès des consommateurs tout d’abord. C’est ce qu’a fait Eco-systèmes en 2008 au travers des multiples campagnes de sensibilisation sur ce sujet. Les distributeurs doivent également être impliqués : il faut les inciter à reprendre les produits usagés, même sans achat. C’est facile à dire, moins facile dans la pratique car les magasins ne sont pas des déchèteries ! Eco-systèmes a donc un rôle important à jouer dans ce domaine. Les travaux engagés en 2008 avec différents partenaires doivent aboutir en 2009 à la création d’espaces de collecte au sein des points de vente. C’est une certitude, par sa force de proposition, Eco-systèmes doit mettre en œuvre tous les moyens pour récupérer le maximum de petits appareils. Quant au rôle des producteurs… Gérard Salommez | Les producteurs doivent sensibiliser les distributeurs à la reprise des DEEE et particulièrement du petit électroménager. C’est d’ailleurs dans ce sens que je me suis investi auprès d’Eco-systèmes pour adopter une politique réellement volontariste et engager un véritable cercle vertueux. Nous devons être force de proposition pour favoriser la pérennité de la filière. Les investissements sur de nouveaux modes de collecte ne seront jamais trop importants au regard du bénéfice environnemental. L’avenir de la planète est l’avenir de tous…

“En tant que correspondante DEEE pour Eco-systèmes, je suis engagée dans plusieurs groupes de travail concernant la logistique, le traitement, la communication… Ces réunions avec les partenaires d’Eco-systèmes permettent d’élaborer des propositions consensuelles qui sont ensuite soumises au conseil d’administration. Cette démarche s’inscrit dans le principe de responsabilité étendue des producteurs prôné par le Groupe Samsung. La filière de recyclage et de valorisation des DEEE est encore jeune, et nous souhaitons accompagner de manière très concrète Eco-systèmes afin que les décisions prises soient en phase avec nos valeurs. Les cinq rencontres que nous avons eues en 2008 ont permis aux producteurs d’être réellement partie prenante, tant sur les questions de renouvellement de contrat avec les prestataires que sur les actions de communication aux consommateurs… Le bilan chiffré de l’année 2008 marque une accélération des volumes collectés, de meilleurs résultats en termes de recyclage et de valorisation. Les chiffres sont très positifs et encourageants, ils sont conformes aux attentes et aux projections que nous avions envisagées. Ces données mettent également en avant des marges de progrès, notamment sur le recyclage des plastiques, domaine dans lequel il faudra affiner les techniques de traitement. En amont du traitement, nous faisons confiance à Eco-systèmes, plateforme de coopération entre producteurs et distributeurs, pour aller de l’avant dans le domaine de la sensibilisation des différents acteurs sur l’importance de la collecte des DEEE.”

, ENQUÊTE DE SATISFACTION

DES PARTENAIRES IMPLIQUÉS Les commentaires recueillis témoignent de l’accompagnement d’Eco-systèmes auprès de ses partenaires. “Je ne contacte jamais le 0825…, mais plutôt les lignes directes de mes interlocuteurs, très sympathiques”, explique Renaud Conte-Bourges, de la société Dyson. “Votre information sur les dates limites de déclaration doit être maintenue. Elle nous est très utile”, souligne Jacques de Labarthe, responsable de Sogedial Exploitation. Vincent Hamel, de la société Meade, souhaite pour sa part “être convié à des réunions de partage avec d’autres adhérents”… L’enquête de satisfaction sera reconduite en 2009.


w RÉSULTAT 2008

192809 tonnes collectées

PAROLE D’EXPERT

“La proximité est primordiale pour garantir l’efficacité de la collecte”

Développer

Michel Bourgain // Maire de L’Ile-Saint-Denis (93), président de la commission d’agrément DEEE et vice-président de la communauté d’agglomération Plaine-Commune, en charge de l’écologie

La

w

w

UNE RESPONSABILITÉ PARTAGÉE

48%

de la collecte est réalisée par les distributeurs.

&

mobilisation

des partenaires d’Eco-systèmes s’est poursuivie en 2008. Avec les distributeurs pour augmenter l’information et les solutions de collecte à destination des consommateurs. Avec les collectivités locales, toutes fortement impliquées, avec lesquelles de nouvelles expériences de collecte ont pu être lancées.

POPULATION CONCERNÉE

42%

de la collecte est réalisée par les collectivités locales.

27,5millions

d’habitants peuvent déposer leurs DEEE dans les déchèteries des collectivités locales partenaires d’Eco-systèmes.


w RÉSULTAT 2008

192809 tonnes collectées

PAROLE D’EXPERT

“La proximité est primordiale pour garantir l’efficacité de la collecte”

Développer

Michel Bourgain // Maire de L’Ile-Saint-Denis (93), président de la commission d’agrément DEEE et vice-président de la communauté d’agglomération Plaine-Commune, en charge de l’écologie

La

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UNE RESPONSABILITÉ PARTAGÉE

48%

de la collecte est réalisée par les distributeurs.

&

mobilisation

des partenaires d’Eco-systèmes s’est poursuivie en 2008. Avec les distributeurs pour augmenter l’information et les solutions de collecte à destination des consommateurs. Avec les collectivités locales, toutes fortement impliquées, avec lesquelles de nouvelles expériences de collecte ont pu être lancées.

POPULATION CONCERNÉE

42%

de la collecte est réalisée par les collectivités locales.

27,5millions

d’habitants peuvent déposer leurs DEEE dans les déchèteries des collectivités locales partenaires d’Eco-systèmes.


22 DÉVELOPPER

ECO-SYSTÈMES

23

RAPPORT ANNUEL 2008

DÉVELOPPER DISTRIBUTEURS

DISTRIBUTEURS

— EN 2008, ECO-SYSTÈMES A CONTINUÉ D’ACCOMPAGNER LES DISTRIBUTEURS SUR LE TERRAIN. DEUX ENJEUX ONT ÉTÉ PARTICULIÈREMENT PRIS EN COMPTE : LE SOUTIEN AUX POINTS DE VENTE INDÉPENDANTS DANS LA MISE EN PLACE D’UN SYSTÈME DE COLLECTE ADAPTÉ ET L’INFORMATION DES CONSOMMATEURS.

ECO-SYSTÈMES FILOMÉNA CABAR / Responsable régionale Développement Sud-Ouest

DISTRIBUTEURS

Soutenir et informer

SE FORMER POUR INFORMER epuis plus de deux ans déjà, les distributeurs d’équipements électriques et électroniques sont légalement tenus de reprendre les produits usagés de leurs clients lors de l’achat d’un appareil neuf dans leurs points de vente. Tout au long de l’année, Eco-systèmes s’est attaché à répondre aux attentes de toutes les catégories de distributeurs : spécialistes, indépendants, grossistes du bâtiment, service après vente. Le service distributeurs, avec l’appui des responsables régionaux, est allé à leur rencontre. Ils ont ainsi pris part à une trentaine de réunions régionales, de congrès et de conventions nationales organisés par des groupements de distributeurs indépendants. Une bonne façon de nouer le contact pour informer et encourager les distributeurs à rejoindre la filière. Les collaborateurs d’Eco-systèmes ont également participé à cinq salons de grossistes du bâtiment, afin d’inciter les artisans à rapporter les appareils usagés (convecteurs, chauffe-eau…) sur la plateforme où ils s’approvisionnent.

D

UNE SOLUTION POUR CHACUN En 2008, Eco-systèmes a mené une opération spéciale qui lui a permis d’entrer en contact avec 5 200 distributeurs indépendants. Une action couronnée de succès, puisque 1 200 nouveaux points

80%

de vente ont été enregistrés et activés, soit un potentiel annuel de collecte de 10 000 tonnes supplémentaires. Et sur le terrain, Ecosystèmes s’est attaché à résoudre les problématiques de ces nouveaux partenaires. Car il est parfois difficile, pour les petits magasins situés en centre-ville, de stocker les appareils rapportés par les consommateurs. Le manque de place ainsi que les petits volumes collectés constituent la principale difficulté. Eco-systèmes a donc initié un service qui prévoit, dans un délai de 15 jours, un ramassage assuré par les transporteurs lors de leur tournée dans les environs. D’autres solutions peuvent être envisagées, comme la dépose des DEEE chez un deuxième distributeur partenaire qui dispose de plus d’espace de stockage. Car il n’existe pas une seule solution de collecte, mais de multiples dispositifs à inventer et à expérimenter en fonction de la situation de chacun des points de vente.

, EN DÉTAIL

La collecte distributeurs par flux en 2008 56 % de GEM hors Froid

24 % de GEM Froid

13 % d’écrans

7% de PAM

Chez les distributeurs, le détail de la collecte par type de flux n’a pas évolué entre 2007 et 2008. 80 % de la collecte globale en distribution concerne les gros appareils électroménagers.

“Nous sommes allés à la rencontre des distributeurs” “Ce qui freine souvent les distributeurs, c’est la méconnaissance du dispositif de collecte. Pour y remédier, entre avril et juillet 2008, nous avons contacté 5200 points de vente indépendants. Et nous sommes allés sur le terrain pour rencontrer 1000 distributeurs. Nous leur avons rappelé le principe de la filière: sa gratuité et son opérationnalité. Les premiers retours ont été très rapides. Mille deux cents distributeurs sont très vite entrés dans le dispositif et les trois quarts ont aussitôt fait une demande d’enlèvement. Il faut dire que nous avons facilité les procédures d’inscription. Désormais, tout se fait directement sur Internet: c’est simple et rapide. Quant aux enlèvements, ils sont réalisés à la date demandée par le distributeur.”

92398

Eco-systèmes a lancé en 2008 sa première campagne d’information nationale à destination des consommateurs. Objectif : faire connaître la reprise « un pour un » en magasin. Une opération préparée avec les principales enseignes de la distribution qui ont souhaité être accompagnées non seulement pour l’information des consommateurs mais aussi pour la formation de leur personnel. Un catalogue en ligne de commande d’outils d’information ainsi qu’un programme de formation en ligne ont été mis à la disposition des magasins qui ont ainsi pu se faire l’écho des messages diffusés dans la presse régionale et à la radio.

MIEUX COLLECTER LES PAM En 2008, Eco-systèmes s’est également intéressé aux Petits Appareils en Mélange (PAM), la catégorie de DEEE la plus difficile à récupérer. En effet, leur petite taille incite souvent les consommateurs à les jeter directement dans leurs poubelles. Pour développer la collecte des petits appareils, Eco-systèmes a commencé à travailler en 2008 avec les distributeurs sur la conception de meubles de collecte adaptés. Placés dans les points de vente, ces réceptacles permettront aux consommateurs de déposer leurs très petits appareils, y compris les téléphones portables, dont le taux de collecte est encore faible.

, EN HAUSSE

C’est le nombre de tonnes de DEEE collectées par les distributeurs en 2008 contre 74 595 tonnes en 2007. Soit une augmentation de près de 22 %.


22 DÉVELOPPER

ECO-SYSTÈMES

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RAPPORT ANNUEL 2008

DÉVELOPPER DISTRIBUTEURS

DISTRIBUTEURS

— EN 2008, ECO-SYSTÈMES A CONTINUÉ D’ACCOMPAGNER LES DISTRIBUTEURS SUR LE TERRAIN. DEUX ENJEUX ONT ÉTÉ PARTICULIÈREMENT PRIS EN COMPTE : LE SOUTIEN AUX POINTS DE VENTE INDÉPENDANTS DANS LA MISE EN PLACE D’UN SYSTÈME DE COLLECTE ADAPTÉ ET L’INFORMATION DES CONSOMMATEURS.

ECO-SYSTÈMES FILOMÉNA CABAR / Responsable régionale Développement Sud-Ouest

DISTRIBUTEURS

Soutenir et informer

SE FORMER POUR INFORMER epuis plus de deux ans déjà, les distributeurs d’équipements électriques et électroniques sont légalement tenus de reprendre les produits usagés de leurs clients lors de l’achat d’un appareil neuf dans leurs points de vente. Tout au long de l’année, Eco-systèmes s’est attaché à répondre aux attentes de toutes les catégories de distributeurs : spécialistes, indépendants, grossistes du bâtiment, service après vente. Le service distributeurs, avec l’appui des responsables régionaux, est allé à leur rencontre. Ils ont ainsi pris part à une trentaine de réunions régionales, de congrès et de conventions nationales organisés par des groupements de distributeurs indépendants. Une bonne façon de nouer le contact pour informer et encourager les distributeurs à rejoindre la filière. Les collaborateurs d’Eco-systèmes ont également participé à cinq salons de grossistes du bâtiment, afin d’inciter les artisans à rapporter les appareils usagés (convecteurs, chauffe-eau…) sur la plateforme où ils s’approvisionnent.

D

UNE SOLUTION POUR CHACUN En 2008, Eco-systèmes a mené une opération spéciale qui lui a permis d’entrer en contact avec 5 200 distributeurs indépendants. Une action couronnée de succès, puisque 1 200 nouveaux points

80%

de vente ont été enregistrés et activés, soit un potentiel annuel de collecte de 10 000 tonnes supplémentaires. Et sur le terrain, Ecosystèmes s’est attaché à résoudre les problématiques de ces nouveaux partenaires. Car il est parfois difficile, pour les petits magasins situés en centre-ville, de stocker les appareils rapportés par les consommateurs. Le manque de place ainsi que les petits volumes collectés constituent la principale difficulté. Eco-systèmes a donc initié un service qui prévoit, dans un délai de 15 jours, un ramassage assuré par les transporteurs lors de leur tournée dans les environs. D’autres solutions peuvent être envisagées, comme la dépose des DEEE chez un deuxième distributeur partenaire qui dispose de plus d’espace de stockage. Car il n’existe pas une seule solution de collecte, mais de multiples dispositifs à inventer et à expérimenter en fonction de la situation de chacun des points de vente.

, EN DÉTAIL

La collecte distributeurs par flux en 2008 56 % de GEM hors Froid

24 % de GEM Froid

13 % d’écrans

7% de PAM

Chez les distributeurs, le détail de la collecte par type de flux n’a pas évolué entre 2007 et 2008. 80 % de la collecte globale en distribution concerne les gros appareils électroménagers.

“Nous sommes allés à la rencontre des distributeurs” “Ce qui freine souvent les distributeurs, c’est la méconnaissance du dispositif de collecte. Pour y remédier, entre avril et juillet 2008, nous avons contacté 5200 points de vente indépendants. Et nous sommes allés sur le terrain pour rencontrer 1000 distributeurs. Nous leur avons rappelé le principe de la filière: sa gratuité et son opérationnalité. Les premiers retours ont été très rapides. Mille deux cents distributeurs sont très vite entrés dans le dispositif et les trois quarts ont aussitôt fait une demande d’enlèvement. Il faut dire que nous avons facilité les procédures d’inscription. Désormais, tout se fait directement sur Internet: c’est simple et rapide. Quant aux enlèvements, ils sont réalisés à la date demandée par le distributeur.”

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Eco-systèmes a lancé en 2008 sa première campagne d’information nationale à destination des consommateurs. Objectif : faire connaître la reprise « un pour un » en magasin. Une opération préparée avec les principales enseignes de la distribution qui ont souhaité être accompagnées non seulement pour l’information des consommateurs mais aussi pour la formation de leur personnel. Un catalogue en ligne de commande d’outils d’information ainsi qu’un programme de formation en ligne ont été mis à la disposition des magasins qui ont ainsi pu se faire l’écho des messages diffusés dans la presse régionale et à la radio.

MIEUX COLLECTER LES PAM En 2008, Eco-systèmes s’est également intéressé aux Petits Appareils en Mélange (PAM), la catégorie de DEEE la plus difficile à récupérer. En effet, leur petite taille incite souvent les consommateurs à les jeter directement dans leurs poubelles. Pour développer la collecte des petits appareils, Eco-systèmes a commencé à travailler en 2008 avec les distributeurs sur la conception de meubles de collecte adaptés. Placés dans les points de vente, ces réceptacles permettront aux consommateurs de déposer leurs très petits appareils, y compris les téléphones portables, dont le taux de collecte est encore faible.

, EN HAUSSE

C’est le nombre de tonnes de DEEE collectées par les distributeurs en 2008 contre 74 595 tonnes en 2007. Soit une augmentation de près de 22 %.


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RAPPORT ANNUEL 2008

DÉVELOPPER DISTRIBUTEURS

DISTRIBUTEURS

SIMPLE COMME UN e-MAIL Simplicité, proximité et réactivité… Eco-systèmes accompagne les entreprises, quelle que soit leur taille, dans leur démarche d’information vis-à-vis de leurs partenaires et de leurs clients. Deux d’entre eux témoignent.

a ARNAUD CHASSAING / Directeur marketing de Concerto

“En tant que centrale de référencement, Concerto compte les deux enseignes Axtem et Copra, le label Cuisinov, 26 plateformes indépendantes et

MICHEL PFAFF / Gestionnaire DIB-DEEE chez Conforama

INTERVIEW

“Accentuer le discours sur l’écologie” a Important distributeur d’électroménager, Conforama multiplie les initiatives pour impliquer ses magasins et ses clients dans la collecte de DEEE.

“Nous avons collecté 3 600 tonnes de DEEE en 2008, contre 2 500 en 2007”

Comment avez-vous organisé la collecte dans vos magasins ? Michel Pfaff | L’enseigne Conforama compte 155 magasins et une trentaine de franchisés. Fin 2006, nous avons commencé à sensibiliser à la filière DEEE nos directeurs de magasins, ainsi que nos chefs de dépôts qui gèrent les sorties marchandises. Le démarrage a été difficile, le message n’ayant pas toujours été bien relayé auprès des vendeurs, qui sont en contact direct avec les consommateurs. Comment avez-vous pallié ce manque de participation ? Michel Pfaff | Nous avons accentué le discours sur l’écologie et sur le fait que nous

devons laisser une planète propre à nos enfants. En général, c’est un discours qui est facilement intégré. Nous avons eu l’idée de lancer en interne un challenge trimestriel qui met en avant les 20 meilleurs points de collecte de DEEE. Chaque trimestre, nous publions la synthèse des résultats. Cette opération donne une bonne image des magasins classés. Nous expliquons les raisons des mauvais classements et nous proposons un plan d’action aux magasins concernés. Six mois plus tard, on les retrouve en tête de classement ! Quel est le résultat de la collecte des DEEE en 2008 ? Michel Pfaff | Dans les 160 points de vente de l’enseigne Conforama, nous avons collecté 3 600 tonnes de DEEE, contre 2 500 en 2007. Désormais, le dispositif du « un pour un » fonctionne bien. Et maintenant notre objectif est de passer à l’étape suivante en mettant en place un système de « un pour zéro ». Tous les consommateurs pourront ainsi rapporter leurs DEEE dans les magasins à n’importe quel moment.

plus de 1500 points de vente au total. La réglementation sur les DEEE a représenté un véritable chamboulement pour les adhérents. Expliquer les nouveaux mécanismes liés à cette directive et apporter à nos adhérents une réponse adaptée nous paraissait peu évident, d’autant plus qu’ils sont indépendants et ont des fonctionnements souvent bien différents. Informer tout le monde semblait donc compliqué et difficile. Pour nous aider, Eco-systèmes nous a fourni des documents explicatifs que nous avons adaptés. Nous avons ensuite communiqué au cours de réunions locales, mais nous avions peu de retours quant à la mise en place réelle sur le terrain. C’est pourquoi en 2007, lors de notre premier Concertech, le salon des enseignes du groupe Concerto, nous avons invité Eco-systèmes à participer. Il est en effet important de mettre les principaux acteurs en relation et que le discours soit porté par des gens compétents qui peuvent répondre aux questions des adhérents. Les retours ont été très positifs, car ceux-ci ont compris que le dispositif était vraiment opérationnel. Chacun d’entre eux a déterminé et mis en place son propre fonctionnement avec Eco-systèmes. Depuis, nous avons décidé de renouveler l’opération, c’est pourquoi les équipes d’Eco-systèmes étaient de nouveau les bienvenues sur notre dernier salon en mars 2009 à Bordeaux, et le seront encore une fois très certainement en 2011.”

a

GREGORY SICRES / Gérant d’un magasin d’électroménager à Pins-Justaret (31)

“J’ai été contacté début 2008 par la responsable régionale d’Eco-systèmes. Elle est venue sur place pour m’expliquer le fonctionnement d’Eco-systèmes et le dispositif de collecte réalisée par Envie. Elle m’a également aidé à m’inscrire sur Internet et à activer mon compte. Mon problème principal pour assurer le système du «un pour un», c’est que je manque un peu de place. Mais désormais, dès que j’ai huit appareils en stockage, je sais qu’Envie va assurer le ramassage dans les 48 heures. C’est simple, je n’ai qu’à envoyer un e-mail à Eco-systèmes. Tout fonctionne parfaitement ! Au début, j’ai dû moi-même informer les clients qui posaient beaucoup de questions sur le dispositif du «un pour un». Mais aujourd’hui, ce système est vraiment entré dans les mœurs.”


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RAPPORT ANNUEL 2008

DÉVELOPPER DISTRIBUTEURS

DISTRIBUTEURS

SIMPLE COMME UN e-MAIL Simplicité, proximité et réactivité… Eco-systèmes accompagne les entreprises, quelle que soit leur taille, dans leur démarche d’information vis-à-vis de leurs partenaires et de leurs clients. Deux d’entre eux témoignent.

a ARNAUD CHASSAING / Directeur marketing de Concerto

“En tant que centrale de référencement, Concerto compte les deux enseignes Axtem et Copra, le label Cuisinov, 26 plateformes indépendantes et

MICHEL PFAFF / Gestionnaire DIB-DEEE chez Conforama

INTERVIEW

“Accentuer le discours sur l’écologie” a Important distributeur d’électroménager, Conforama multiplie les initiatives pour impliquer ses magasins et ses clients dans la collecte de DEEE.

“Nous avons collecté 3 600 tonnes de DEEE en 2008, contre 2 500 en 2007”

Comment avez-vous organisé la collecte dans vos magasins ? Michel Pfaff | L’enseigne Conforama compte 155 magasins et une trentaine de franchisés. Fin 2006, nous avons commencé à sensibiliser à la filière DEEE nos directeurs de magasins, ainsi que nos chefs de dépôts qui gèrent les sorties marchandises. Le démarrage a été difficile, le message n’ayant pas toujours été bien relayé auprès des vendeurs, qui sont en contact direct avec les consommateurs. Comment avez-vous pallié ce manque de participation ? Michel Pfaff | Nous avons accentué le discours sur l’écologie et sur le fait que nous

devons laisser une planète propre à nos enfants. En général, c’est un discours qui est facilement intégré. Nous avons eu l’idée de lancer en interne un challenge trimestriel qui met en avant les 20 meilleurs points de collecte de DEEE. Chaque trimestre, nous publions la synthèse des résultats. Cette opération donne une bonne image des magasins classés. Nous expliquons les raisons des mauvais classements et nous proposons un plan d’action aux magasins concernés. Six mois plus tard, on les retrouve en tête de classement ! Quel est le résultat de la collecte des DEEE en 2008 ? Michel Pfaff | Dans les 160 points de vente de l’enseigne Conforama, nous avons collecté 3 600 tonnes de DEEE, contre 2 500 en 2007. Désormais, le dispositif du « un pour un » fonctionne bien. Et maintenant notre objectif est de passer à l’étape suivante en mettant en place un système de « un pour zéro ». Tous les consommateurs pourront ainsi rapporter leurs DEEE dans les magasins à n’importe quel moment.

plus de 1500 points de vente au total. La réglementation sur les DEEE a représenté un véritable chamboulement pour les adhérents. Expliquer les nouveaux mécanismes liés à cette directive et apporter à nos adhérents une réponse adaptée nous paraissait peu évident, d’autant plus qu’ils sont indépendants et ont des fonctionnements souvent bien différents. Informer tout le monde semblait donc compliqué et difficile. Pour nous aider, Eco-systèmes nous a fourni des documents explicatifs que nous avons adaptés. Nous avons ensuite communiqué au cours de réunions locales, mais nous avions peu de retours quant à la mise en place réelle sur le terrain. C’est pourquoi en 2007, lors de notre premier Concertech, le salon des enseignes du groupe Concerto, nous avons invité Eco-systèmes à participer. Il est en effet important de mettre les principaux acteurs en relation et que le discours soit porté par des gens compétents qui peuvent répondre aux questions des adhérents. Les retours ont été très positifs, car ceux-ci ont compris que le dispositif était vraiment opérationnel. Chacun d’entre eux a déterminé et mis en place son propre fonctionnement avec Eco-systèmes. Depuis, nous avons décidé de renouveler l’opération, c’est pourquoi les équipes d’Eco-systèmes étaient de nouveau les bienvenues sur notre dernier salon en mars 2009 à Bordeaux, et le seront encore une fois très certainement en 2011.”

a

GREGORY SICRES / Gérant d’un magasin d’électroménager à Pins-Justaret (31)

“J’ai été contacté début 2008 par la responsable régionale d’Eco-systèmes. Elle est venue sur place pour m’expliquer le fonctionnement d’Eco-systèmes et le dispositif de collecte réalisée par Envie. Elle m’a également aidé à m’inscrire sur Internet et à activer mon compte. Mon problème principal pour assurer le système du «un pour un», c’est que je manque un peu de place. Mais désormais, dès que j’ai huit appareils en stockage, je sais qu’Envie va assurer le ramassage dans les 48 heures. C’est simple, je n’ai qu’à envoyer un e-mail à Eco-systèmes. Tout fonctionne parfaitement ! Au début, j’ai dû moi-même informer les clients qui posaient beaucoup de questions sur le dispositif du «un pour un». Mais aujourd’hui, ce système est vraiment entré dans les mœurs.”


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ECO-SYSTÈMES

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RAPPORT ANNUEL 2008

DÉVELOPPER COLLECTIVITÉS LOCALES

COLLECTIVITÉS LOCALES

— EN 2008, LE NOMBRE DE COLLECTIVITÉS LOCALES PARTENAIRES D’ECO-SYSTÈMES A CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTÉ ET LE VOLUME DE COLLECTE DES DEEE A FAIT UN BOND. POUR ACCOMPAGNER CETTE MONTÉE EN PUISSANCE, ECO-SYSTÈMES A MOBILISÉ SES ÉQUIPES ET A FAVORISÉ LES INITIATIVES LOCALES.

COLLECTIVITÉS LOCALES

Changement de dimension F

in 2008, Eco-systèmes desservait une population de 27 524 690 habitants. Au cours de l’année, l’éco-organisme a signé 259 nouvelles conventions via l’OCAD3E. Quant au volume de produits collectés, il est passé de 19 511 tonnes en 2007 à 81 476 tonnes en 2008, soit une augmentation de 417 %. Et pour mener à bien cette montée en puissance, Eco-systèmes a accompagné les collectivités locales sur le terrain. Quatorze réunions départementales organisées par les collaborateurs ont permis d’aller à la rencontre des responsables déchets dans les collectivités locales pour les sensibiliser à la collecte et répondre à leurs questions sur la filière DEEE, son fonctionnement et la destination des déchets. Les collaborateurs d’Eco-systèmes ont également mené une démarche d’information auprès des gardiens de déchèteries. En 2008, 200 formations ont été dispensées auprès de 500 gardiens, les relais de l’information auprès des citoyens. Ils ont été sensibilisés au bon tri ainsi qu’à leur dépollution et à leur recyclage.

DES GROUPEMENTS AVANTAGEUX

ECO-SYSTÉMES

“Nous avons mis en œuvre les préconisations du groupe «sécurité anti-pillage» auprès de nos partenaires. Résultat: jusqu’à + 25% de produits collectés dans certains cas”

GUILLAUME DUPARAY / Responsable Développement de la collecte

38 %

DES SOLUTIONS EFFICACES En 2008, pour faire face aux problèmes de vols et de pillages dans certaines déchèteries, l’OCAD3E a constitué un groupe de travail « sécurité anti-pillage » auquel a participé Eco-systèmes. De mai à septembre 2008, un bureau d’études a réalisé 63 visites dans les déchèteries. Ces diagnostics ont permis de définir un certain nombre de solutions d’ordre juridique (dépôt de plainte) ou technique (adaptation de la fréquence de la collecte, journée de collecte dédiée, marquage des produits…). Sur le terrain, ces solutions efficaces peuvent s’ajouter à des dispositifs mis en œuvre par les collectivités locales, tels que la surveillance vidéo et la télésurveillance des déchèteries. Et un autre projet devrait voir le jour en 2009: le pré-diagnostic sécurité des déchèteries en ligne sur Internet qui sera suivi de préconisations.

ASSURER L’ÉQUILIBRE Pendant la période de développement de la collecte, l’obligation de collecte qui revient à chaque éco-organisme (en fonction de la part des mises en marché de ses producteurs adhérents) est difficile à maîtriser. En 2008, Eco-systèmes s’est attaché à proposer un principe de régulation entre les éco-organismes. En 2008, sous l’égide d’OCAD3E, l’organisme coordonnateur, et avec l’appui du comité de médiation piloté par l’Association des Maires de France, 35 transferts de collectivités ont été menés avec succès entre Ecosystèmes et ERP.

DES INITIATIVES LOCALES En matière de collecte, Eco-systèmes favorise l’innovation et les initiatives locales. Présent sur le terrain dans tout l’Hexagone, l’écoorganisme a ainsi mis en œuvre plusieurs opérations expérimentales en collaboration avec ses partenaires. En juin 2008, sur l’île de Sein, située dans le Finistère, au large de la pointe du Raz, Eco-systèmes a participé à une collecte d’anciens réfrigérateurs trop énergivores. L’île, qui produit elle-même son électricité, a en effet engagé depuis plusieurs années une véritable politique éco-citoyenne. Et cette opération a permis de collecter 4,5 tonnes de DEEE en une seule fois. Autre exemple, celui de l’est de la France, où certaines collectivités locales ont choisi un jour dédié à la collecte. Une initiative qui a su mobiliser les habitants.

Pour répondre aux attentes de ses partenaires collectivités locales, Ecosystèmes a également accompagné celles qui ont réalisé des montages spécifiques. C’est le cas, par exemple, des Côtes d’Armor, dont les communes, les syndicats et les intercommunalités ont choisi à l’unanimité de gérer leurs DEEE au niveau départemental. Le système de collecte a ensuite été validé par le préfet avant d’être mis en œuvre sur le terrain. Ce dispositif offre de nombreux avantages. Les collectivités locales font des économies, notamment en mutualisant les outils de communication et, parallèlement, peuvent bénéficier d’une enveloppe de soutiens plus élevée. Par ailleurs, cette organisation permet à Ecosystèmes d’être en contact avec un seul interlocuteur qui se fait le relais de l’ensemble des membres du groupement. De quoi éviter une déperdition d’information.

, PERFORMANCE

C’est le pourcentage des collectivités locales qui ont atteint une performance de collecte de 5,65 kg/hab/an. Elles sont situées en milieu rural. 87 % des collectivités locales qui affichent un taux de collecte des DEEE supérieur à l’objectif national (4 kg/hab/an) comptent moins de 50 000 habitants.


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RAPPORT ANNUEL 2008

DÉVELOPPER COLLECTIVITÉS LOCALES

COLLECTIVITÉS LOCALES

— EN 2008, LE NOMBRE DE COLLECTIVITÉS LOCALES PARTENAIRES D’ECO-SYSTÈMES A CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTÉ ET LE VOLUME DE COLLECTE DES DEEE A FAIT UN BOND. POUR ACCOMPAGNER CETTE MONTÉE EN PUISSANCE, ECO-SYSTÈMES A MOBILISÉ SES ÉQUIPES ET A FAVORISÉ LES INITIATIVES LOCALES.

COLLECTIVITÉS LOCALES

Changement de dimension F

in 2008, Eco-systèmes desservait une population de 27 524 690 habitants. Au cours de l’année, l’éco-organisme a signé 259 nouvelles conventions via l’OCAD3E. Quant au volume de produits collectés, il est passé de 19 511 tonnes en 2007 à 81 476 tonnes en 2008, soit une augmentation de 417 %. Et pour mener à bien cette montée en puissance, Eco-systèmes a accompagné les collectivités locales sur le terrain. Quatorze réunions départementales organisées par les collaborateurs ont permis d’aller à la rencontre des responsables déchets dans les collectivités locales pour les sensibiliser à la collecte et répondre à leurs questions sur la filière DEEE, son fonctionnement et la destination des déchets. Les collaborateurs d’Eco-systèmes ont également mené une démarche d’information auprès des gardiens de déchèteries. En 2008, 200 formations ont été dispensées auprès de 500 gardiens, les relais de l’information auprès des citoyens. Ils ont été sensibilisés au bon tri ainsi qu’à leur dépollution et à leur recyclage.

DES GROUPEMENTS AVANTAGEUX

ECO-SYSTÉMES

“Nous avons mis en œuvre les préconisations du groupe «sécurité anti-pillage» auprès de nos partenaires. Résultat: jusqu’à + 25% de produits collectés dans certains cas”

GUILLAUME DUPARAY / Responsable Développement de la collecte

38 %

DES SOLUTIONS EFFICACES En 2008, pour faire face aux problèmes de vols et de pillages dans certaines déchèteries, l’OCAD3E a constitué un groupe de travail « sécurité anti-pillage » auquel a participé Eco-systèmes. De mai à septembre 2008, un bureau d’études a réalisé 63 visites dans les déchèteries. Ces diagnostics ont permis de définir un certain nombre de solutions d’ordre juridique (dépôt de plainte) ou technique (adaptation de la fréquence de la collecte, journée de collecte dédiée, marquage des produits…). Sur le terrain, ces solutions efficaces peuvent s’ajouter à des dispositifs mis en œuvre par les collectivités locales, tels que la surveillance vidéo et la télésurveillance des déchèteries. Et un autre projet devrait voir le jour en 2009: le pré-diagnostic sécurité des déchèteries en ligne sur Internet qui sera suivi de préconisations.

ASSURER L’ÉQUILIBRE Pendant la période de développement de la collecte, l’obligation de collecte qui revient à chaque éco-organisme (en fonction de la part des mises en marché de ses producteurs adhérents) est difficile à maîtriser. En 2008, Eco-systèmes s’est attaché à proposer un principe de régulation entre les éco-organismes. En 2008, sous l’égide d’OCAD3E, l’organisme coordonnateur, et avec l’appui du comité de médiation piloté par l’Association des Maires de France, 35 transferts de collectivités ont été menés avec succès entre Ecosystèmes et ERP.

DES INITIATIVES LOCALES En matière de collecte, Eco-systèmes favorise l’innovation et les initiatives locales. Présent sur le terrain dans tout l’Hexagone, l’écoorganisme a ainsi mis en œuvre plusieurs opérations expérimentales en collaboration avec ses partenaires. En juin 2008, sur l’île de Sein, située dans le Finistère, au large de la pointe du Raz, Eco-systèmes a participé à une collecte d’anciens réfrigérateurs trop énergivores. L’île, qui produit elle-même son électricité, a en effet engagé depuis plusieurs années une véritable politique éco-citoyenne. Et cette opération a permis de collecter 4,5 tonnes de DEEE en une seule fois. Autre exemple, celui de l’est de la France, où certaines collectivités locales ont choisi un jour dédié à la collecte. Une initiative qui a su mobiliser les habitants.

Pour répondre aux attentes de ses partenaires collectivités locales, Ecosystèmes a également accompagné celles qui ont réalisé des montages spécifiques. C’est le cas, par exemple, des Côtes d’Armor, dont les communes, les syndicats et les intercommunalités ont choisi à l’unanimité de gérer leurs DEEE au niveau départemental. Le système de collecte a ensuite été validé par le préfet avant d’être mis en œuvre sur le terrain. Ce dispositif offre de nombreux avantages. Les collectivités locales font des économies, notamment en mutualisant les outils de communication et, parallèlement, peuvent bénéficier d’une enveloppe de soutiens plus élevée. Par ailleurs, cette organisation permet à Ecosystèmes d’être en contact avec un seul interlocuteur qui se fait le relais de l’ensemble des membres du groupement. De quoi éviter une déperdition d’information.

, PERFORMANCE

C’est le pourcentage des collectivités locales qui ont atteint une performance de collecte de 5,65 kg/hab/an. Elles sont situées en milieu rural. 87 % des collectivités locales qui affichent un taux de collecte des DEEE supérieur à l’objectif national (4 kg/hab/an) comptent moins de 50 000 habitants.


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RAPPORT ANNUEL 2008

DÉVELOPPER COLLECTIVITÉS LOCALES

COLLECTIVITÉS LOCALES

UNE IMPLICATION AU PLUS PRÈS DES HABITANTS L’augmentation régulière du tonnage des DEEE collectés par les collectivités locales s’explique par leur forte implication. Eco-systèmes est à leurs côtés, qu’il s’agisse d’accompagner le transfert des collectivités locales entre éco-organismes opéré en 2008 ou de leur fournir des outils pour la gestion des déchèteries.

a HUBERT MARTIN / Directeur du Sydom du Jura (syndicat de traitement des ordures ménagères)

“Le Sydom du Jura fédère sept syndicats de collecte pour 542 communes qui comptent 257000 habitants. Le transfert de la collecte des DEEE

MICHEL BOURGAIN / Maire de L’Ile-Saint-Denis (93), président de la commission d’agrément DEEE et vice-président de la communauté d’agglomération Plaine-Commune, en charge de l’écologie

INTERVIEW

Une campagne d’incitation et de sensibilisation a Le maire de L’Ile-Saint-Denis revient sur la politique de collecte mise en place par cette ville de l’agglomération parisienne, très densément peuplée, et sur une opération de collecte développée avec Eco-systèmes.

“La journée de collecte a permis de sensibiliser sur les DEEE à l’échelle de la commune”

Quelle a été l’opération spéciale de collecte mise en place avec Eco-systèmes en 2008? Michel Bourgain | Il s’agissait d’une journée d’apport volontaire de proximité. Les habitants sortaient leurs DEEE que l’on venait collecter en bas de chez eux. L’opération était accompa-

gnée d’une campagne d’information et de communication menée en collaboration avec Eco-systèmes. La journée a mobilisé les services communautaires, ainsi que 35 joueurs de l’équipe de basket locale. Sept points de collecte tenus par des jeunes étaient à la disposition des 7800 habitants de la commune. Des équipes ont également fait du porte-à-porte pour faire un rappel de l’opération, inciter et sensibiliser les habitants. Quels en ont été les résultats ? Michel Bourgain | Elle a permis de collecter 3,5 tonnes de déchets et de développer une sensibilisation plus grande à l’échelle de la commune sur la question des DEEE. L’opération est aussi une véritable réussite en matière de partenariat, puisqu’en s’appuyant sur la ville, la communauté d’agglomération,

l’équipe de basket et Eco-systèmes, elle a mixé des institutions publiques et privées, des habitants et des professionnels, des jeunes et des adultes. Cette initiative a confirmé le besoin de proximité dans l’efficacité de la collecte. Notamment dans des villes comme L’Ile-Saint-Denis où 94 % de l’habitat est collectif, avec toutes les problématiques que cela implique. Pensez-vous que ce genre d’opération spéciale pallie en partie le manque de déchèteries en milieu urbain ? Michel Bourgain | Les encombrants, jusqu’à maintenant collectés deux fois par mois, ne seront plus ramassés qu’une fois par mois avec une collecte également mensuelle dédiée aux DEEE. Le principe sera alors de demander au gardien d’immeuble de séparer les DEEE et de les stocker pendant 30 jours. Dès qu’il disposera d’un stock important, il appellera la communauté d’agglomération pour réaliser la collecte à domicile. Cela nous permettra d’assurer une collecte de proximité régulière tout au long de l’année, associée à une opération « spéciale » une fois par an. Par ailleurs, dans l’habitat ancien, nous envisageons de créer un local à l’extérieur lorsque le terrain le permet.

d’ERP vers Eco-systèmes ne nous a pas posé de problème. La meilleure preuve, c’est que nos syndicats adhérents n’ont pas vu la différence. Notre seule condition était de continuer à travailler avec Juratri, une société coopérative favorisant l’insertion professionnelle, qui collecte et traite les DEEE. En pratique, le système d’exploitation de suivi d’Eco-systèmes est très convivial et nous permet d’obtenir les données en temps réel. En 2008, nous avons collecté 1 746 tonnes dans 35 déchèteries, dont deux déchèteries mobiles pour les petites communes éloignées. Cette année, nous avons également ouvert un nouveau point de collecte en ajoutant un poste de tri des petits appareils au centre de tri des collectes sélectives du département.”

a

SYLVIANE OBERLÉ / Responsable du département environnement et développement durable à l’Association des Maires de France (AMF)

“Selon moi, il existe trois facteurs conjuguésqui expliquent ce succès. D’une part, la mise en place du dispositif de l’éco-participation sur les produits électriques et électroniques a été bien relayée par les médias grand public. Cela a donc favorisé une véritable prise de conscience des citoyens. D’autre part, la collecte sélective ayant été mise en place il y a dix ans, la pratique du tri sélectif est maintenant bien intégrée par les Français. Enfin, les déchèteries étaient déjà installées, connues et utilisées par les habitants. En 2008, le grand enjeu de l’AMF sur les DEEE était le dossier des transferts de collectivités locales entre éco-organismes. Une de nos missions est en effet de nous assurer que la couverture universelle est respectée. Nous avons donc initié un groupe de travail avec les éco-organismes et les représentants des collectivités locales pour examiner les possibilités de rééquilibrage sans perturber l’organisation mise en place dans les collectivités. C’est en effet la condition indispensable pour assurer la pérennité de la filière et son équilibre financier.”


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DÉVELOPPER COLLECTIVITÉS LOCALES

COLLECTIVITÉS LOCALES

UNE IMPLICATION AU PLUS PRÈS DES HABITANTS L’augmentation régulière du tonnage des DEEE collectés par les collectivités locales s’explique par leur forte implication. Eco-systèmes est à leurs côtés, qu’il s’agisse d’accompagner le transfert des collectivités locales entre éco-organismes opéré en 2008 ou de leur fournir des outils pour la gestion des déchèteries.

a HUBERT MARTIN / Directeur du Sydom du Jura (syndicat de traitement des ordures ménagères)

“Le Sydom du Jura fédère sept syndicats de collecte pour 542 communes qui comptent 257000 habitants. Le transfert de la collecte des DEEE

MICHEL BOURGAIN / Maire de L’Ile-Saint-Denis (93), président de la commission d’agrément DEEE et vice-président de la communauté d’agglomération Plaine-Commune, en charge de l’écologie

INTERVIEW

Une campagne d’incitation et de sensibilisation a Le maire de L’Ile-Saint-Denis revient sur la politique de collecte mise en place par cette ville de l’agglomération parisienne, très densément peuplée, et sur une opération de collecte développée avec Eco-systèmes.

“La journée de collecte a permis de sensibiliser sur les DEEE à l’échelle de la commune”

Quelle a été l’opération spéciale de collecte mise en place avec Eco-systèmes en 2008? Michel Bourgain | Il s’agissait d’une journée d’apport volontaire de proximité. Les habitants sortaient leurs DEEE que l’on venait collecter en bas de chez eux. L’opération était accompa-

gnée d’une campagne d’information et de communication menée en collaboration avec Eco-systèmes. La journée a mobilisé les services communautaires, ainsi que 35 joueurs de l’équipe de basket locale. Sept points de collecte tenus par des jeunes étaient à la disposition des 7800 habitants de la commune. Des équipes ont également fait du porte-à-porte pour faire un rappel de l’opération, inciter et sensibiliser les habitants. Quels en ont été les résultats ? Michel Bourgain | Elle a permis de collecter 3,5 tonnes de déchets et de développer une sensibilisation plus grande à l’échelle de la commune sur la question des DEEE. L’opération est aussi une véritable réussite en matière de partenariat, puisqu’en s’appuyant sur la ville, la communauté d’agglomération,

l’équipe de basket et Eco-systèmes, elle a mixé des institutions publiques et privées, des habitants et des professionnels, des jeunes et des adultes. Cette initiative a confirmé le besoin de proximité dans l’efficacité de la collecte. Notamment dans des villes comme L’Ile-Saint-Denis où 94 % de l’habitat est collectif, avec toutes les problématiques que cela implique. Pensez-vous que ce genre d’opération spéciale pallie en partie le manque de déchèteries en milieu urbain ? Michel Bourgain | Les encombrants, jusqu’à maintenant collectés deux fois par mois, ne seront plus ramassés qu’une fois par mois avec une collecte également mensuelle dédiée aux DEEE. Le principe sera alors de demander au gardien d’immeuble de séparer les DEEE et de les stocker pendant 30 jours. Dès qu’il disposera d’un stock important, il appellera la communauté d’agglomération pour réaliser la collecte à domicile. Cela nous permettra d’assurer une collecte de proximité régulière tout au long de l’année, associée à une opération « spéciale » une fois par an. Par ailleurs, dans l’habitat ancien, nous envisageons de créer un local à l’extérieur lorsque le terrain le permet.

d’ERP vers Eco-systèmes ne nous a pas posé de problème. La meilleure preuve, c’est que nos syndicats adhérents n’ont pas vu la différence. Notre seule condition était de continuer à travailler avec Juratri, une société coopérative favorisant l’insertion professionnelle, qui collecte et traite les DEEE. En pratique, le système d’exploitation de suivi d’Eco-systèmes est très convivial et nous permet d’obtenir les données en temps réel. En 2008, nous avons collecté 1 746 tonnes dans 35 déchèteries, dont deux déchèteries mobiles pour les petites communes éloignées. Cette année, nous avons également ouvert un nouveau point de collecte en ajoutant un poste de tri des petits appareils au centre de tri des collectes sélectives du département.”

a

SYLVIANE OBERLÉ / Responsable du département environnement et développement durable à l’Association des Maires de France (AMF)

“Selon moi, il existe trois facteurs conjuguésqui expliquent ce succès. D’une part, la mise en place du dispositif de l’éco-participation sur les produits électriques et électroniques a été bien relayée par les médias grand public. Cela a donc favorisé une véritable prise de conscience des citoyens. D’autre part, la collecte sélective ayant été mise en place il y a dix ans, la pratique du tri sélectif est maintenant bien intégrée par les Français. Enfin, les déchèteries étaient déjà installées, connues et utilisées par les habitants. En 2008, le grand enjeu de l’AMF sur les DEEE était le dossier des transferts de collectivités locales entre éco-organismes. Une de nos missions est en effet de nous assurer que la couverture universelle est respectée. Nous avons donc initié un groupe de travail avec les éco-organismes et les représentants des collectivités locales pour examiner les possibilités de rééquilibrage sans perturber l’organisation mise en place dans les collectivités. C’est en effet la condition indispensable pour assurer la pérennité de la filière et son équilibre financier.”


w L’ESS ET LES DEEE, UNE LONGUE HISTOIRE

25

Depuis 25 ans, les entreprises d’insertion travaillent sur les DEEE.

PAROLE D’EXPERT

“Nous avons recruté une cinquantaine de personnes en deux ans. Toutes participent à un travail solidaire et deviennent acteurs d’un cercle vertueux” Charles-Édouard Vincent // Directeur d’Emmaüs Défi

w L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : UNE PLACE IMPORTANTE DANS LA COLLECTE

22,6%

C’est la part des DEEE ramassés et confiés aux activités de réemploi.

S’engager Acteur

incontournable

de la préservation de l’environnement, Eco-systèmes est aussi fortement impliqué dans le déploiement de l’économie sociale et solidaire, autre pilier du développement durable.

w

w

DES APPAREILS BIEN RÉEMPLOYÉS

UN APPROVISIONNEMENT DE QUALITÉ

252196

1appareil sur 10

C’est le nombre d’appareils qui ont été réemployés entre le 15 novembre 2006 et le 31 décembre 2008.

collecté en distribution est destiné à l’activité de réemploi.


w L’ESS ET LES DEEE, UNE LONGUE HISTOIRE

25

Depuis 25 ans, les entreprises d’insertion travaillent sur les DEEE.

PAROLE D’EXPERT

“Nous avons recruté une cinquantaine de personnes en deux ans. Toutes participent à un travail solidaire et deviennent acteurs d’un cercle vertueux” Charles-Édouard Vincent // Directeur d’Emmaüs Défi

w L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : UNE PLACE IMPORTANTE DANS LA COLLECTE

22,6%

C’est la part des DEEE ramassés et confiés aux activités de réemploi.

S’engager Acteur

incontournable

de la préservation de l’environnement, Eco-systèmes est aussi fortement impliqué dans le déploiement de l’économie sociale et solidaire, autre pilier du développement durable.

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DES APPAREILS BIEN RÉEMPLOYÉS

UN APPROVISIONNEMENT DE QUALITÉ

252196

1appareil sur 10

C’est le nombre d’appareils qui ont été réemployés entre le 15 novembre 2006 et le 31 décembre 2008.

collecté en distribution est destiné à l’activité de réemploi.


32 S’ENGAGER

ECO-SYSTÈMES

— FIDÈLE À SES VALEURS, ECO-SYSTÈMES A MULTIPLIÉ LES INITIATIVES AUPRÈS DES ACTEURS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE. ENVIE ET EMMAÜS, ACTEURS MAJEURS DU RÉEMPLOI, ONT RÉCUPÉRÉ, POUR LES BESOINS DE LEUR ACTIVITÉ, PLUS DE 20 % DU TONNAGE TOTAL COLLECTÉ EN 2008 PAR ECO-SYSTÈMES.

ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Une implication quotidienne D

epuis sa création, Eco-systèmes s’est attaché à favoriser le développement de relations durables avec des organismes issus de l’économie sociale et solidaire (ESS). Cet engagement au quotidien s’appuie sur des actionnaires historiquement attachés à ce type d’activité et à ses réseaux. Un des objectifs premiers d’Eco-systèmes a été de permettre à des structures comme Envie et Emmaüs de poursuivre leurs activités de réemploi liées aux DEEE en leur garantissant un accès au gisement. Cette démarche favorise l’insertion professionnelle de personnes en difficulté, et donne une seconde vie à une partie du matériel récupéré, remis en état et revendu auprès de consommateurs n’ayant pas accès aux produits neufs.

2008, UNE ANNÉE CHARNIÈRE POUR LES ACCORDS RÉEMPLOI Après la phase de lancement et jusqu’en 2007, les accords signés avec ces deux partenaires de l’économie sociale sont entrés dans leur phase de maturité. L’ambition d’Eco-systèmes était de mieux ajuster le gisement disponible aux besoins du réemploi et de travailler à une meilleure fiabilisation des données sur le réemploi des appareils reconditionnés. En 2008, sur les 43 500 tonnes de DEEE confiées en vue du réemploi, 10,7 % ont effectivement été réemployées, représentant la mise en service de plus de 137 000 appareils. Autre avancée : la mise en place d’indicateurs sociaux permettant de mesurer les emplois pérennisés dans le cadre des activités de réemploi, du ramassage et du PHILIPPE FIEUX / Expert Économie sociale, Eco-systèmes

“Soutenir l’économie sociale et solidaire, c’est concrétiser l’attachement des actionnaires et des salariés d’Eco-systèmes aux activités de réemploi à vocation sociale”

33

RAPPORT ANNUEL 2008

S’ENGAGER

SEMAINE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Eco-systèmes et Envie dressent le bilan de leur partenariat

traitement. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le sens du décret français fixant des obligations de collecte, de recyclage, de valorisation et de dépollution des substances dangereuses, et incitant également à la prise en compte du pilier social du développement durable.

ACCORDS RENOUVELÉS À ce titre, les chiffres sont éloquents : 1 600 postes à temps plein (ETP) affectés au réemploi ont été préservés et pérennisés en 2008 avec les accords nationaux réemploi. Cela représente plus de 1 300 postes créés pour des personnes en insertion. Ces accords engagent Ecosystèmes à verser un soutien financier équivalent au coût de ramassage des DEEE réservés au réemploi. Ainsi, en 2008, 4 millions d’euros auront été versés à Envie et Emmaüs.

— La semaine du développement durable, organisée du 1er au 7 avril 2008, a donné l’occasion à Eco-systèmes et au réseau Envie de dresser un bilan de leur partenariat lors de journées portes ouvertes dans les centres de réemploi, de collecte, de recyclage et dans les 50 magasins de vente de produits électroménagers rénovés garantis. Cette approche responsable est source de nouveaux emplois. Plus de 400 agents de réception et de tri, des agents de traitement des DEEE, et des aides-magasiniers – dont 300 salariés en insertion et 100 en poste permanent – sont formés chaque année par des encadrants techniques. Ces agents restent en moyenne 18 mois en entreprise d’insertion et 60 % d’entre eux trouvent un emploi à l’issue de leur formation. La filière des DEEE est donc un véritable tremplin social pour les personnes en difficulté, d’autant que les métiers centrés sur le développement durable sont amenés à se diversifier et à croître.

1600

PART CROISSANTE DANS LES APPELS D’OFFRES Au-delà de ce soutien financier aux acteurs du réemploi, Eco-systèmes s’attache, par le biais de ses appels d’offres, à intégrer l’économie sociale à ses activités de logistique et de traitement. Les chiffres, là encore, parlent d’eux-mêmes : les premiers appels d’offres avaient attribué en direct 25 % des marchés de logistique et 18 % des marchés de traitement. Le renouvellement des appels d’offres en décembre 2008 porte à 36 % (hors sous-traitance) la part de l’économie sociale pour les prestations de logistique. Pour le traitement, cette part se décompose de la façon suivante : 45 % provient des tonnages d’écrans, 15 % des Petits Appareils en Mélange (PAM) et 11 % du Gros Électroménager Froid (GEM Froid). Ces entreprises de l’économie sociale relèvent du secteur de « l’insertion par l’économique ».

, LES DEEE, CRÉATEURS D’EMPLOIS

emplois sont affectés aux opérations de réemploi des DEEE.


32 S’ENGAGER

ECO-SYSTÈMES

— FIDÈLE À SES VALEURS, ECO-SYSTÈMES A MULTIPLIÉ LES INITIATIVES AUPRÈS DES ACTEURS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE. ENVIE ET EMMAÜS, ACTEURS MAJEURS DU RÉEMPLOI, ONT RÉCUPÉRÉ, POUR LES BESOINS DE LEUR ACTIVITÉ, PLUS DE 20 % DU TONNAGE TOTAL COLLECTÉ EN 2008 PAR ECO-SYSTÈMES.

ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Une implication quotidienne D

epuis sa création, Eco-systèmes s’est attaché à favoriser le développement de relations durables avec des organismes issus de l’économie sociale et solidaire (ESS). Cet engagement au quotidien s’appuie sur des actionnaires historiquement attachés à ce type d’activité et à ses réseaux. Un des objectifs premiers d’Eco-systèmes a été de permettre à des structures comme Envie et Emmaüs de poursuivre leurs activités de réemploi liées aux DEEE en leur garantissant un accès au gisement. Cette démarche favorise l’insertion professionnelle de personnes en difficulté, et donne une seconde vie à une partie du matériel récupéré, remis en état et revendu auprès de consommateurs n’ayant pas accès aux produits neufs.

2008, UNE ANNÉE CHARNIÈRE POUR LES ACCORDS RÉEMPLOI Après la phase de lancement et jusqu’en 2007, les accords signés avec ces deux partenaires de l’économie sociale sont entrés dans leur phase de maturité. L’ambition d’Eco-systèmes était de mieux ajuster le gisement disponible aux besoins du réemploi et de travailler à une meilleure fiabilisation des données sur le réemploi des appareils reconditionnés. En 2008, sur les 43 500 tonnes de DEEE confiées en vue du réemploi, 10,7 % ont effectivement été réemployées, représentant la mise en service de plus de 137 000 appareils. Autre avancée : la mise en place d’indicateurs sociaux permettant de mesurer les emplois pérennisés dans le cadre des activités de réemploi, du ramassage et du PHILIPPE FIEUX / Expert Économie sociale, Eco-systèmes

“Soutenir l’économie sociale et solidaire, c’est concrétiser l’attachement des actionnaires et des salariés d’Eco-systèmes aux activités de réemploi à vocation sociale”

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RAPPORT ANNUEL 2008

S’ENGAGER

SEMAINE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Eco-systèmes et Envie dressent le bilan de leur partenariat

traitement. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le sens du décret français fixant des obligations de collecte, de recyclage, de valorisation et de dépollution des substances dangereuses, et incitant également à la prise en compte du pilier social du développement durable.

ACCORDS RENOUVELÉS À ce titre, les chiffres sont éloquents : 1 600 postes à temps plein (ETP) affectés au réemploi ont été préservés et pérennisés en 2008 avec les accords nationaux réemploi. Cela représente plus de 1 300 postes créés pour des personnes en insertion. Ces accords engagent Ecosystèmes à verser un soutien financier équivalent au coût de ramassage des DEEE réservés au réemploi. Ainsi, en 2008, 4 millions d’euros auront été versés à Envie et Emmaüs.

— La semaine du développement durable, organisée du 1er au 7 avril 2008, a donné l’occasion à Eco-systèmes et au réseau Envie de dresser un bilan de leur partenariat lors de journées portes ouvertes dans les centres de réemploi, de collecte, de recyclage et dans les 50 magasins de vente de produits électroménagers rénovés garantis. Cette approche responsable est source de nouveaux emplois. Plus de 400 agents de réception et de tri, des agents de traitement des DEEE, et des aides-magasiniers – dont 300 salariés en insertion et 100 en poste permanent – sont formés chaque année par des encadrants techniques. Ces agents restent en moyenne 18 mois en entreprise d’insertion et 60 % d’entre eux trouvent un emploi à l’issue de leur formation. La filière des DEEE est donc un véritable tremplin social pour les personnes en difficulté, d’autant que les métiers centrés sur le développement durable sont amenés à se diversifier et à croître.

1600

PART CROISSANTE DANS LES APPELS D’OFFRES Au-delà de ce soutien financier aux acteurs du réemploi, Eco-systèmes s’attache, par le biais de ses appels d’offres, à intégrer l’économie sociale à ses activités de logistique et de traitement. Les chiffres, là encore, parlent d’eux-mêmes : les premiers appels d’offres avaient attribué en direct 25 % des marchés de logistique et 18 % des marchés de traitement. Le renouvellement des appels d’offres en décembre 2008 porte à 36 % (hors sous-traitance) la part de l’économie sociale pour les prestations de logistique. Pour le traitement, cette part se décompose de la façon suivante : 45 % provient des tonnages d’écrans, 15 % des Petits Appareils en Mélange (PAM) et 11 % du Gros Électroménager Froid (GEM Froid). Ces entreprises de l’économie sociale relèvent du secteur de « l’insertion par l’économique ».

, LES DEEE, CRÉATEURS D’EMPLOIS

emplois sont affectés aux opérations de réemploi des DEEE.


34 S’ENGAGE

35

RAPPORT ANNUEL 2008

S’ENGAGER

a

PHILIPPE ROBIN / Directeur du réseau Envie en Anjou

“Eco-systèmes est un partenaire privilégié, porteur de développement” L

CHARLES-ÉDOUARD VINCENT / Directeur d’Emmaüs Défi

INTERVIEW

Faciliter l’accès à l’emploi a Emmaüs Défi a été lancé à Paris en 2007 en pleine crise des sans-abri. Charles-Édouard Vincent, son directeur, explique la vocation de cette structure solidaire qui a créé cinq postes supplémentaires en 2008.

“Aujourd’hui, les plus démunis ont besoin d’un toit, c’est indéniable, mais aussi d’un travail pour exister en tant que personne” Vous avez créé Emmaüs Défi. De quoi s’agit-il ? Charles-Édouard Vincent | Emmaüs Défi est une association qui fonctionne comme une entreprise. Cependant, notre finalité n’est pas économique mais sociale, permettant aux personnes en difficulté de reprendre pied. Sa création permet aussi de soulager les communautés Emmaüs de Paris saturées en termes de collecte, de réduire le temps d’attente des donateurs tout en développant des

emplois dans les métiers de la collecte, de la préparation à la vente, de la vente et de l’administratif dans le cadre de contrats d’insertion avec une évolution interne possible. Le critère de base est la volonté. Comment cette initiative est-elle née ? Charles-Édouard Vincent | Le déclencheur a été la crise incarnée par l’opération des tentes sur le canal Saint-Martin à Paris en 2007. On a abordé encore une fois en France l’aspect logement, uniquement sous la dimension d’un dispositif d’urgence. Aujourd’hui, les plus démunis ont besoin d’un toit, c’est indéniable, mais aussi d’un travail pour exister en tant que personne. Par ailleurs, cette démarche de réinsertion par l’emploi fait partie des principes fondamentaux de la Communauté d’Emmaüs : rendre accessible le travail à tout le monde, donc faciliter la marche d’accès à l’emploi. Avoir une fiche de salaire permet aussi de débloquer la situation au niveau du logement.

Quelle est la part des DEEE dans votre activité ? Charles-Édouard Vincent | Nous recevons beaucoup de DEEE issus des dons de particuliers. Nous avons aussi mis en place, voilà un an, dans le nord de Paris, une collecte auprès de distributeurs à des fins de réemploi d’appareils usagés. Eco-systèmes nous a soutenus dans ce projet, en nous mettant en contact avec les distributeurs et en nous formant au process de collecte. Aujourd’hui, les DEEE représentent 15 % de notre chiffre d’affaires, c’est ainsi devenu le troisième poste en termes de revenus pour l’association. Concernant les emplois, sur l’année 2008, l’activité DEEE d’Emmaüs Défi a permis de créer cinq postes supplémentaires, soit 10 % de nos effectifs. Emmaüs Défi rassemble donc l’ensemble des piliers du développement durable ? Charles-Édouard Vincent | Tout à fait, car nous sommes une structure économique, intégrant pleinement la dimension humaine – ce qui constitue la finalité de notre action –, et la dimension environnementale. Nous vivons grâce aux dons des particuliers, de la récupération et du réemploi. En ce sens nous participons à augmenter la durée de vie des produits et contribuons de fait à une consommation plus responsable, tout en aidant les personnes à faible revenu à s’équiper. L’aspect écologique est très valorisant pour nos « salariés » et Emmaüs est aussi très attaché à cette dimension.

es entreprises d’insertion du réseau Envie collectent depuis de nombreuses années les appareils électroménagers pour les remettre en état et les vendre avec une garantie d’un an. Cette activité finance un projet social visant à donner un emploi à des personnes en forte précarité. La création d’éco-organismes a profondément modifié cette organisation qui a fait ses preuves. « Éco-systèmes a très rapidement compris les enjeux, notamment le maintien de l’approvisionnement, et a ouvert la discussion avec la fédération Envie », explique Philippe Robin, directeur du réseau Envie en Anjou. Concrètement, Eco-systèmes a dédié certains points de collecte au réseau. Les appareils passent donc directement par les ateliers Envie. « Nos entreprises ne peuvent survivre sans approvisionnement en matière première. Et si nous devions passer derrière un industriel spécialiste d’un ramassage en benne, il serait inenvisageable de réparer les machines », souligne Philippe Robin. Au-delà des questions d’approvisionnement, le partenariat entre Eco-systèmes et le réseau Envie, via l’accord

« Réemploi » assure également un soutien financier pour réduire les coûts de ramassage et, de fait, encourager le développement du réemploi du matériel électroménager collecté et reconditionné. « De plus, Eco-systèmes souhaite aider tout le réseau Envie dans la mise en place de programme de formation destiné à professionnaliser la filière, et donc à améliorer la qualité des prestations liées au réemploi », détaille Philippe Robin. Il s’agit notamment de participer au financement d’outils pédagogiques visant le public en insertion, mais aussi d’accompagner et de soutenir le développement des activités de réemploi à partir de création d’entreprises ou des besoins en approvisionnement. Enfin, l’accord prévoit également la mise en place de nouveaux partenariats entre le réseau Envie et des adhérents d’Eco-systèmes, qu’ils soient distributeurs comme Darty ou fabricants, à l’image de Brandt ou Whirlpool. « Eco-systèmes a non seulement permis le maintien des activités de réemploi développées par Envie, mais c’est aujourd’hui un des partenaires privilégiés porteur de développement », conclut Philippe Robin.


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RAPPORT ANNUEL 2008

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PHILIPPE ROBIN / Directeur du réseau Envie en Anjou

“Eco-systèmes est un partenaire privilégié, porteur de développement” L

CHARLES-ÉDOUARD VINCENT / Directeur d’Emmaüs Défi

INTERVIEW

Faciliter l’accès à l’emploi a Emmaüs Défi a été lancé à Paris en 2007 en pleine crise des sans-abri. Charles-Édouard Vincent, son directeur, explique la vocation de cette structure solidaire qui a créé cinq postes supplémentaires en 2008.

“Aujourd’hui, les plus démunis ont besoin d’un toit, c’est indéniable, mais aussi d’un travail pour exister en tant que personne” Vous avez créé Emmaüs Défi. De quoi s’agit-il ? Charles-Édouard Vincent | Emmaüs Défi est une association qui fonctionne comme une entreprise. Cependant, notre finalité n’est pas économique mais sociale, permettant aux personnes en difficulté de reprendre pied. Sa création permet aussi de soulager les communautés Emmaüs de Paris saturées en termes de collecte, de réduire le temps d’attente des donateurs tout en développant des

emplois dans les métiers de la collecte, de la préparation à la vente, de la vente et de l’administratif dans le cadre de contrats d’insertion avec une évolution interne possible. Le critère de base est la volonté. Comment cette initiative est-elle née ? Charles-Édouard Vincent | Le déclencheur a été la crise incarnée par l’opération des tentes sur le canal Saint-Martin à Paris en 2007. On a abordé encore une fois en France l’aspect logement, uniquement sous la dimension d’un dispositif d’urgence. Aujourd’hui, les plus démunis ont besoin d’un toit, c’est indéniable, mais aussi d’un travail pour exister en tant que personne. Par ailleurs, cette démarche de réinsertion par l’emploi fait partie des principes fondamentaux de la Communauté d’Emmaüs : rendre accessible le travail à tout le monde, donc faciliter la marche d’accès à l’emploi. Avoir une fiche de salaire permet aussi de débloquer la situation au niveau du logement.

Quelle est la part des DEEE dans votre activité ? Charles-Édouard Vincent | Nous recevons beaucoup de DEEE issus des dons de particuliers. Nous avons aussi mis en place, voilà un an, dans le nord de Paris, une collecte auprès de distributeurs à des fins de réemploi d’appareils usagés. Eco-systèmes nous a soutenus dans ce projet, en nous mettant en contact avec les distributeurs et en nous formant au process de collecte. Aujourd’hui, les DEEE représentent 15 % de notre chiffre d’affaires, c’est ainsi devenu le troisième poste en termes de revenus pour l’association. Concernant les emplois, sur l’année 2008, l’activité DEEE d’Emmaüs Défi a permis de créer cinq postes supplémentaires, soit 10 % de nos effectifs. Emmaüs Défi rassemble donc l’ensemble des piliers du développement durable ? Charles-Édouard Vincent | Tout à fait, car nous sommes une structure économique, intégrant pleinement la dimension humaine – ce qui constitue la finalité de notre action –, et la dimension environnementale. Nous vivons grâce aux dons des particuliers, de la récupération et du réemploi. En ce sens nous participons à augmenter la durée de vie des produits et contribuons de fait à une consommation plus responsable, tout en aidant les personnes à faible revenu à s’équiper. L’aspect écologique est très valorisant pour nos « salariés » et Emmaüs est aussi très attaché à cette dimension.

es entreprises d’insertion du réseau Envie collectent depuis de nombreuses années les appareils électroménagers pour les remettre en état et les vendre avec une garantie d’un an. Cette activité finance un projet social visant à donner un emploi à des personnes en forte précarité. La création d’éco-organismes a profondément modifié cette organisation qui a fait ses preuves. « Éco-systèmes a très rapidement compris les enjeux, notamment le maintien de l’approvisionnement, et a ouvert la discussion avec la fédération Envie », explique Philippe Robin, directeur du réseau Envie en Anjou. Concrètement, Eco-systèmes a dédié certains points de collecte au réseau. Les appareils passent donc directement par les ateliers Envie. « Nos entreprises ne peuvent survivre sans approvisionnement en matière première. Et si nous devions passer derrière un industriel spécialiste d’un ramassage en benne, il serait inenvisageable de réparer les machines », souligne Philippe Robin. Au-delà des questions d’approvisionnement, le partenariat entre Eco-systèmes et le réseau Envie, via l’accord

« Réemploi » assure également un soutien financier pour réduire les coûts de ramassage et, de fait, encourager le développement du réemploi du matériel électroménager collecté et reconditionné. « De plus, Eco-systèmes souhaite aider tout le réseau Envie dans la mise en place de programme de formation destiné à professionnaliser la filière, et donc à améliorer la qualité des prestations liées au réemploi », détaille Philippe Robin. Il s’agit notamment de participer au financement d’outils pédagogiques visant le public en insertion, mais aussi d’accompagner et de soutenir le développement des activités de réemploi à partir de création d’entreprises ou des besoins en approvisionnement. Enfin, l’accord prévoit également la mise en place de nouveaux partenariats entre le réseau Envie et des adhérents d’Eco-systèmes, qu’ils soient distributeurs comme Darty ou fabricants, à l’image de Brandt ou Whirlpool. « Eco-systèmes a non seulement permis le maintien des activités de réemploi développées par Envie, mais c’est aujourd’hui un des partenaires privilégiés porteur de développement », conclut Philippe Robin.


w DÉPOLLUTION DES PRODUITS

25408 tonnes de substances éliminées en installations spécialisées en 2008.

PAROLE D’EXPERT

“Les éco-organismes permettent de mettre en place des dispositifs plus durables et d’asseoir des investissements”

Entretenir un partenariat sur le long terme avec des

prestataires

de qualité est un des objectifs premiers d’Eco-systèmes pour favoriser les investissements, assurer le développement de la filière, garantir sa pérennité et son efficacité au service du développement durable.

Michel Valache // Directeur de Veolia Propreté, directeur DEEE

w

w

COUVERTURE DU TERRITOIRE

TRAITEMENT

186

182600

sites de logistique et de traitement répartis sur toute la France.

Organiser

tonnes de déchets traités pendant l’année 2008.

w CALCUL DES TAUX RÉGLEMENTAIRES

74

campagnes de caractérisation (études de composition des matières pour chaque flux) menées en 2008. Ces caractérisations permettent de calculer les taux de recyclage et de valorisation.


w DÉPOLLUTION DES PRODUITS

25408 tonnes de substances éliminées en installations spécialisées en 2008.

PAROLE D’EXPERT

“Les éco-organismes permettent de mettre en place des dispositifs plus durables et d’asseoir des investissements”

Entretenir un partenariat sur le long terme avec des

prestataires

de qualité est un des objectifs premiers d’Eco-systèmes pour favoriser les investissements, assurer le développement de la filière, garantir sa pérennité et son efficacité au service du développement durable.

Michel Valache // Directeur de Veolia Propreté, directeur DEEE

w

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COUVERTURE DU TERRITOIRE

TRAITEMENT

186

182600

sites de logistique et de traitement répartis sur toute la France.

Organiser

tonnes de déchets traités pendant l’année 2008.

w CALCUL DES TAUX RÉGLEMENTAIRES

74

campagnes de caractérisation (études de composition des matières pour chaque flux) menées en 2008. Ces caractérisations permettent de calculer les taux de recyclage et de valorisation.


38 ORGANISER

ECO-SYSTÈMES

— DÈS LE DÉMARRAGE DE LA FILIÈRE, ECO-SYSTÈMES A ENGAGÉ UNE SÉLECTION TRÈS RIGOUREUSE DE SES PRESTATAIRES DE LOGISTIQUE ET DE TRAITEMENT, QUI DOIVENT RESPECTER EN PERMANENCE LES OBLIGATIONS RÉGLEMENTAIRES FIXÉES PAR LE DÉCRET DEEE. EN 2008, AVEC LE RENOUVELLEMENT DES APPELS D’OFFRES, UNE NOUVELLE ÉTAPE DANS LES RELATIONS AVEC LES OPÉRATEURS SÉLECTIONNÉS A ÉTÉ FRANCHIE.

39

RAPPORT ANNUEL 2008

ORGANISER

ECO-SYSTÈMES

massifs sur les processus de traitement qui s’ajoutent à ceux déjà réalisés entre 2006 et 2008. Immark va par exemple engager 8 millions d’euros sur son site de Beaucaire (Gard) dédié aux DEEE. Veolia doit débloquer 2 millions destinés au traitement du PAM sur l’unité de Rousset (Bouches-du-Rhône), tandis que Remondis a prévu d’investir 7 millions d’euros – dont 2,5 pour le PAM – sur le centre de Saint-Thibault (Aube)…

LUDOVIC AUDOUARD / Responsable Achats logistique

VISER AU-DELÀ DES EXIGENCES RÉGLEMENTAIRES

PRESTATAIRES

Construire des relations L durables

a finalité opérationnelle de l’action d’Eco-systèmes est d’organiser la collecte et le traitement des DEEE et de veiller en permanence au respect des obligations réglementaires par ses prestataires. Une exigence qui s’appuie sur une démarche structurée et permanente, à commencer par l’organisation des appels d’offres sur la base de cahiers des charges qui décrivent précisément les prestations attendues.

AMÉLIORER L’ORGANISATION LOGISTIQUE

“Interface entre prestataire de traitement et metteur sur le marché, Eco systèmes soutient la recherche et le développement pour anticiper les nouvelles technologies et les nouveaux produits qui feront les déchets de demain” Marianne Fleury / Expert Traitement Eco-systèmes

2008 a marqué l’organisation de nouveaux appels d’offres pour les activités de logistique et de traitement. En logistique, l’enjeu de la maîtrise des flux a notamment conduit Eco-systèmes à diviser la prestation en ramassage local d’une part, et en transport d’autre part. Cinquante contrats ont été conclus pour les prestations de ramassage et de gestion des centres de regroupement avec des PME locales, des acteurs de l’économie sociale et solidaire ou des grands groupes. Une pluralité que l’on retrouve également dans les 33 contrats qui englobent le transport depuis le centre de regroupement jusqu’au centre de traitement. Cette organisation autorise l’affectation de tonnages, et non des territoires comme auparavant, aux sites de traitement . De cette façon, Eco-systèmes accroît la traçabilité sur les flux et dispose d’un levier supplémentaire dans la baisse des coûts de traitement et dans l’optimisation des kilomètres parcourus.

FAVORISER L’INDUSTRIALISATION DU TRAITEMENT EN FRANCE Concernant le traitement, Eco-systèmes a fait évoluer les modalités de ses appels d’offres en garantissant aux prestataires un volume de tonnage annuel. Cet engagement contribue fortement à favoriser les investissements et donc à pérenniser cette filière. Les appels d’offres lancés en 2008 vont en effet générer des investissements

, BASCULE DES PRESTATAIRES

Un passage en douceur “Les appels d’offres lancés en 2008 ont amené Eco-systèmes à travailler avec de nouveaux partenaires. Dès la mise en place du contrat, nous avons formé les opérateurs entrants aux modalités de reporting d’Eco-systèmes ainsi qu’à l’utilisation de l’extranet. De cette façon, la continuité de service entre nouveaux opérateurs et anciens prestataires s’est déroulée sans aucun dysfonctionnement en octobre et novembre 2008. Trente-trois départements comptant 1 300 points de collecte ont ainsi changé de prestataires logistiques sans aucune rupture de service pour nos distributeurs et nos collectivités locales. Le changement de prestataires a fait positivement évoluer les indicateurs de qualité de service. Dans le domaine de la logistique, par exemple, le délai de ramassage indique un retard de 0,75 jour seulement, en constante diminution.”

,

,

DÉMARCHE QUALITÉ

NOUVELLES TECHNOLOGIES

183

audits ont été réalisés en 2008, dont 27 % précontractuels dans le cadre d’appels d’offres.

Exposées dans des cahiers des charges précis, les prestations attendues font l’objet de différents contrôles qui visent à vérifier leur bonne exécution. Dans ce but, Eco-systèmes a réalisé des documents de référence pour chacune des missions confiées aux prestataires sous contrat. Ces référentiels, qui rappellent les exigences fixées par Eco-systèmes ainsi que certaines obligations réglementaires essentielles, s’appliquent ainsi à la collecte, au regroupement et à chacun des quatre types de traitement. Quarante-cinq critères sont contrôlés pour la partie traitement et 30 pour les activités de logistique par les responsables régionaux qui doivent visiter chacun des prestataires au minimum une fois par trimestre. En parallèle, afin de garantir une totale transparence, Eco-systèmes a confié à un bureau d’études externe la réalisation d’audits réguliers chez les prestataires. Enfin, Eco-systèmes a déployé chez ses prestataires de traitement l’outil de reporting européen WF_RepTool, ce qui leur permet de renseigner de façon standardisée les taux de recyclage et de valorisation. Un dispositif complet et, certes, contraignant mais qui permet aux acteurs de la logistique et du traitement de s’inscrire dans une dynamique d’amélioration continue et, surtout, de s’assurer du respect des normes environnementales.

CONSTRUIRE L’AVENIR Pour tenir compte de l’évolution de la nature et de la composition des équipements à traiter, Eco-systèmes s’est engagé dans un soutien actif à la recherche et au développement. Six études de recherche et de développement ont été soutenues en 2008 par Eco-systèmes avec l’Ademe, les éco-organismes européens (membres du WEEE Forum), les producteurs d’équipements électriques et électroniques, les centres de traitement et l’INRS.

Un groupe de travail “écrans plats” Les éco-organismes doivent trouver des solutions pour répondre aux problématiques posées par les nouvelles technologies. LeWeee Forum, organisation rassemblant 39 éco-organismes DEEE, a constitué début 2008 un groupe de travail dédié aux écrans plats et piloté par le directeur technique d’Eco-systèmes. L’objectif est de définir un standard européen pour la collecte, le stockage et le traitement de ces appareils. Le groupe a notamment procédé à l’analyse des flux d’écrans en fin de vie en Europe et au recensement des technologies de traitement opérationnelles et en développement en France et en Europe. En veille permanente, le groupe de travail doit visiter ces unités de traitement et s’informer sur les nouvelles études disponibles, les procédés de traitement et les évolutions technologiques des écrans plats mis sur le marché.


38 ORGANISER

ECO-SYSTÈMES

— DÈS LE DÉMARRAGE DE LA FILIÈRE, ECO-SYSTÈMES A ENGAGÉ UNE SÉLECTION TRÈS RIGOUREUSE DE SES PRESTATAIRES DE LOGISTIQUE ET DE TRAITEMENT, QUI DOIVENT RESPECTER EN PERMANENCE LES OBLIGATIONS RÉGLEMENTAIRES FIXÉES PAR LE DÉCRET DEEE. EN 2008, AVEC LE RENOUVELLEMENT DES APPELS D’OFFRES, UNE NOUVELLE ÉTAPE DANS LES RELATIONS AVEC LES OPÉRATEURS SÉLECTIONNÉS A ÉTÉ FRANCHIE.

39

RAPPORT ANNUEL 2008

ORGANISER

ECO-SYSTÈMES

massifs sur les processus de traitement qui s’ajoutent à ceux déjà réalisés entre 2006 et 2008. Immark va par exemple engager 8 millions d’euros sur son site de Beaucaire (Gard) dédié aux DEEE. Veolia doit débloquer 2 millions destinés au traitement du PAM sur l’unité de Rousset (Bouches-du-Rhône), tandis que Remondis a prévu d’investir 7 millions d’euros – dont 2,5 pour le PAM – sur le centre de Saint-Thibault (Aube)…

LUDOVIC AUDOUARD / Responsable Achats logistique

VISER AU-DELÀ DES EXIGENCES RÉGLEMENTAIRES

PRESTATAIRES

Construire des relations L durables

a finalité opérationnelle de l’action d’Eco-systèmes est d’organiser la collecte et le traitement des DEEE et de veiller en permanence au respect des obligations réglementaires par ses prestataires. Une exigence qui s’appuie sur une démarche structurée et permanente, à commencer par l’organisation des appels d’offres sur la base de cahiers des charges qui décrivent précisément les prestations attendues.

AMÉLIORER L’ORGANISATION LOGISTIQUE

“Interface entre prestataire de traitement et metteur sur le marché, Eco systèmes soutient la recherche et le développement pour anticiper les nouvelles technologies et les nouveaux produits qui feront les déchets de demain” Marianne Fleury / Expert Traitement Eco-systèmes

2008 a marqué l’organisation de nouveaux appels d’offres pour les activités de logistique et de traitement. En logistique, l’enjeu de la maîtrise des flux a notamment conduit Eco-systèmes à diviser la prestation en ramassage local d’une part, et en transport d’autre part. Cinquante contrats ont été conclus pour les prestations de ramassage et de gestion des centres de regroupement avec des PME locales, des acteurs de l’économie sociale et solidaire ou des grands groupes. Une pluralité que l’on retrouve également dans les 33 contrats qui englobent le transport depuis le centre de regroupement jusqu’au centre de traitement. Cette organisation autorise l’affectation de tonnages, et non des territoires comme auparavant, aux sites de traitement . De cette façon, Eco-systèmes accroît la traçabilité sur les flux et dispose d’un levier supplémentaire dans la baisse des coûts de traitement et dans l’optimisation des kilomètres parcourus.

FAVORISER L’INDUSTRIALISATION DU TRAITEMENT EN FRANCE Concernant le traitement, Eco-systèmes a fait évoluer les modalités de ses appels d’offres en garantissant aux prestataires un volume de tonnage annuel. Cet engagement contribue fortement à favoriser les investissements et donc à pérenniser cette filière. Les appels d’offres lancés en 2008 vont en effet générer des investissements

, BASCULE DES PRESTATAIRES

Un passage en douceur “Les appels d’offres lancés en 2008 ont amené Eco-systèmes à travailler avec de nouveaux partenaires. Dès la mise en place du contrat, nous avons formé les opérateurs entrants aux modalités de reporting d’Eco-systèmes ainsi qu’à l’utilisation de l’extranet. De cette façon, la continuité de service entre nouveaux opérateurs et anciens prestataires s’est déroulée sans aucun dysfonctionnement en octobre et novembre 2008. Trente-trois départements comptant 1 300 points de collecte ont ainsi changé de prestataires logistiques sans aucune rupture de service pour nos distributeurs et nos collectivités locales. Le changement de prestataires a fait positivement évoluer les indicateurs de qualité de service. Dans le domaine de la logistique, par exemple, le délai de ramassage indique un retard de 0,75 jour seulement, en constante diminution.”

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DÉMARCHE QUALITÉ

NOUVELLES TECHNOLOGIES

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audits ont été réalisés en 2008, dont 27 % précontractuels dans le cadre d’appels d’offres.

Exposées dans des cahiers des charges précis, les prestations attendues font l’objet de différents contrôles qui visent à vérifier leur bonne exécution. Dans ce but, Eco-systèmes a réalisé des documents de référence pour chacune des missions confiées aux prestataires sous contrat. Ces référentiels, qui rappellent les exigences fixées par Eco-systèmes ainsi que certaines obligations réglementaires essentielles, s’appliquent ainsi à la collecte, au regroupement et à chacun des quatre types de traitement. Quarante-cinq critères sont contrôlés pour la partie traitement et 30 pour les activités de logistique par les responsables régionaux qui doivent visiter chacun des prestataires au minimum une fois par trimestre. En parallèle, afin de garantir une totale transparence, Eco-systèmes a confié à un bureau d’études externe la réalisation d’audits réguliers chez les prestataires. Enfin, Eco-systèmes a déployé chez ses prestataires de traitement l’outil de reporting européen WF_RepTool, ce qui leur permet de renseigner de façon standardisée les taux de recyclage et de valorisation. Un dispositif complet et, certes, contraignant mais qui permet aux acteurs de la logistique et du traitement de s’inscrire dans une dynamique d’amélioration continue et, surtout, de s’assurer du respect des normes environnementales.

CONSTRUIRE L’AVENIR Pour tenir compte de l’évolution de la nature et de la composition des équipements à traiter, Eco-systèmes s’est engagé dans un soutien actif à la recherche et au développement. Six études de recherche et de développement ont été soutenues en 2008 par Eco-systèmes avec l’Ademe, les éco-organismes européens (membres du WEEE Forum), les producteurs d’équipements électriques et électroniques, les centres de traitement et l’INRS.

Un groupe de travail “écrans plats” Les éco-organismes doivent trouver des solutions pour répondre aux problématiques posées par les nouvelles technologies. LeWeee Forum, organisation rassemblant 39 éco-organismes DEEE, a constitué début 2008 un groupe de travail dédié aux écrans plats et piloté par le directeur technique d’Eco-systèmes. L’objectif est de définir un standard européen pour la collecte, le stockage et le traitement de ces appareils. Le groupe a notamment procédé à l’analyse des flux d’écrans en fin de vie en Europe et au recensement des technologies de traitement opérationnelles et en développement en France et en Europe. En veille permanente, le groupe de travail doit visiter ces unités de traitement et s’informer sur les nouvelles études disponibles, les procédés de traitement et les évolutions technologiques des écrans plats mis sur le marché.


40 ORGANISER

41

RAPPORT ANNUEL 2008

ORGANISER

UN RÉEL ESPRIT DE PARTENARIAT La réactivité et la compétitivité des opérateurs de la collecte et du recyclage sont des qualités fondamentales pour assurer un partenariat durable avec Eco-systèmes. Les responsables de deux d’entre eux témoignent de leur engagement auprès de l’éco-organisme.

a ANDRÉ DUPON / Président du Groupe Vitamine T SAS (création et gestion d’entreprises d’insertion) et président d’Envie 2E Nord

MICHEL VALACHE / Directeur de Veolia Propreté, directeur DEEE

INTERVIEW

Une compréhension mutuelle, un concept partagé

plus de 300 collaborateurs. Depuis l’avènement des éco-organismes, nos effectifs ont été multipliés par deux. Et nous savons que cette tendance va se poursuivre…

a Michel Valache, directeur de Veolia Propreté Ile-de-France, détaille les

En tant que partenaire d’Eco-systèmes, comment analysez-vous la relation que vous entretenez avec cet éco-organisme ? Michel Valache | La filière s’est construite très vite et nous avons répondu présent dès ses débuts, ce qui a rassuré Eco-systèmes qui, pour sa part, a tenu compte de nos attentes. Il y a donc une compréhension mutuelle, un concept partagé bâti sur la durée et le quotidien. La gestion des flux, leur traçabilité, la facturation, entraînent en effet une relation quasi permanente et de qualité entre les équipes.

différentes facettes du partenariat entretenu avec Eco-systèmes depuis sa création et dévoile sa vision de l’avenir du recyclage et de la valorisation.

“Les efforts entrepris par Eco-systèmes en 2008 ont contribué à structurer cette filière encore jeune” Quelle est, selon vous, la valeur ajoutée des éco-organismes dans le développement de la filière de recyclage et valorisation ? Michel Valache | Pour Veolia, le traitement des DEEE n’est pas une nouveauté puisque nous sommes présents depuis plus de quinze ans dans ce domaine. La mise en place d’éco-organismes a permis d’installer les flux financiers, de créer la ressource nécessaire pour mieux organiser le recyclage de ces produits, opération qui ne pouvait se financer par la seule valeur ajoutée de la matière que l’on pouvait trouver dans ces appareils par ailleurs très diffus, et donc difficiles à récupérer. Les efforts entrepris par Eco-systèmes en 2008 ont contribué à structurer cette filière encore jeune.

Comment les éco-organismes tels qu’Eco-systèmes favorisent-ils l’industrialisation des installations ? Michel Valache | Les éco-organismes permettent de mettre en place des dispositifs plus durables et d’asseoir des investissements comme nous l’avons fait en 2008. Créer des outils industriels pérennes nécessite d’avoir des volumes d’appareils susceptibles d’être captés de manière récurrente et sur le long terme. C’est la mission des écoorganismes de générer ces gisements qui permettent aux entreprises de s’investir et d’industrialiser leurs outils. À quelle hauteur se sont élevés les investissements de Veolia concernant les DEEE en 2008 ? Quel a été l’impact sur l’emploi ? Michel Valache | Nous avons investi près de 20 millions d’euros en 2008 dans de nouveaux équipements industriels. En 2009, le montant de notre engagement s’élève à plus de 30 millions. Au-delà de l’aspect financier, cela se traduit par la création d’emplois. Notre filiale Triade Électronique compte aujourd’hui

Quelles sont les perspectives de développement de ce partenariat ? Michel Valache | Nous devons nous engager sur des partenariats à plus long terme encore pour aller plus loin dans les investissements, la mise en place d’équipements industriels automatisés permettant d’améliorer les conditions de travail de nos collaborateurs tout en préservant l’environnement. Eco-systèmes est à l’écoute des attentes, et partage avec nous cette vision d’avenir.

“Nous avons réalisé un nouvel investissement début 2008 afin de pouvoir répondre encore mieux au cahier des charges de nos clients, tant quantitativement que qualitativement, avec une nouvelle technologie permettant le traitement de tout type d’appareils GEM Froid. Cet équipement nous permet ainsi d’accompagner nos clients, dont le principal est Eco-systèmes, dans leur capacité à augmenter les volumes traités, et de conserver une place majeure parmi les rares prestataires en mesure de répondre avec réactivité. L’investissement total de l’équipement se monte à 3 millions d’euros (2,6 millions d’euros pour le broyeur, 400 000 euros pour les aménagements complémentaires). Pour le traitement des appareils GEM Froid, ce sont 10 personnes qui sont directement employées. Le contrat avec Eco-systèmes, débuté en novembre 2006, court jusqu’en 2012. Il a grandement contribué à faciliter la décision d’engager un investissement d’un tel montant, un investissement qui nous permet d’associer expertise technologique et projet social ambitieux.”

a

MICKAËL CHAMPION / Responsable QSE, établissement LLAU

“Depuis 2006, nous assurions la collecte desDEEE auprès des distributeurs et déchèteries de l’Ariège. À l’issue de l’appel d’offres lancé en 2008, Eco-systèmes nous a renouvelé sa confiance. Nous avons en effet été retenus pour la collecte dans les départements de l’Ariège et des Landes, ainsi que pour le transport des appareils jusqu’aux centres de traitement, puisque Eco-systèmes a séparé les deux prestations. Les raisons de ce succès sont simples : nous avons travaillé dès le début main dans la main, dans un réel esprit de partenariat, alors que la filière était en pleine création. Eco-systèmes a su prendre en compte notre réactivité, la qualité de nos prestations, et bien sûr la compétitivité de nos tarifs… Il est important à nos yeux que l’éco-organisme ne fasse pas seulement le jeu des grands groupes industriels et désire travailler avec une PME comme la nôtre. Par ce choix, Eco-systèmes contribue aussi au développement durable en favorisant la dynamique du tissu économique local.”


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RAPPORT ANNUEL 2008

ORGANISER

UN RÉEL ESPRIT DE PARTENARIAT La réactivité et la compétitivité des opérateurs de la collecte et du recyclage sont des qualités fondamentales pour assurer un partenariat durable avec Eco-systèmes. Les responsables de deux d’entre eux témoignent de leur engagement auprès de l’éco-organisme.

a ANDRÉ DUPON / Président du Groupe Vitamine T SAS (création et gestion d’entreprises d’insertion) et président d’Envie 2E Nord

MICHEL VALACHE / Directeur de Veolia Propreté, directeur DEEE

INTERVIEW

Une compréhension mutuelle, un concept partagé

plus de 300 collaborateurs. Depuis l’avènement des éco-organismes, nos effectifs ont été multipliés par deux. Et nous savons que cette tendance va se poursuivre…

a Michel Valache, directeur de Veolia Propreté Ile-de-France, détaille les

En tant que partenaire d’Eco-systèmes, comment analysez-vous la relation que vous entretenez avec cet éco-organisme ? Michel Valache | La filière s’est construite très vite et nous avons répondu présent dès ses débuts, ce qui a rassuré Eco-systèmes qui, pour sa part, a tenu compte de nos attentes. Il y a donc une compréhension mutuelle, un concept partagé bâti sur la durée et le quotidien. La gestion des flux, leur traçabilité, la facturation, entraînent en effet une relation quasi permanente et de qualité entre les équipes.

différentes facettes du partenariat entretenu avec Eco-systèmes depuis sa création et dévoile sa vision de l’avenir du recyclage et de la valorisation.

“Les efforts entrepris par Eco-systèmes en 2008 ont contribué à structurer cette filière encore jeune” Quelle est, selon vous, la valeur ajoutée des éco-organismes dans le développement de la filière de recyclage et valorisation ? Michel Valache | Pour Veolia, le traitement des DEEE n’est pas une nouveauté puisque nous sommes présents depuis plus de quinze ans dans ce domaine. La mise en place d’éco-organismes a permis d’installer les flux financiers, de créer la ressource nécessaire pour mieux organiser le recyclage de ces produits, opération qui ne pouvait se financer par la seule valeur ajoutée de la matière que l’on pouvait trouver dans ces appareils par ailleurs très diffus, et donc difficiles à récupérer. Les efforts entrepris par Eco-systèmes en 2008 ont contribué à structurer cette filière encore jeune.

Comment les éco-organismes tels qu’Eco-systèmes favorisent-ils l’industrialisation des installations ? Michel Valache | Les éco-organismes permettent de mettre en place des dispositifs plus durables et d’asseoir des investissements comme nous l’avons fait en 2008. Créer des outils industriels pérennes nécessite d’avoir des volumes d’appareils susceptibles d’être captés de manière récurrente et sur le long terme. C’est la mission des écoorganismes de générer ces gisements qui permettent aux entreprises de s’investir et d’industrialiser leurs outils. À quelle hauteur se sont élevés les investissements de Veolia concernant les DEEE en 2008 ? Quel a été l’impact sur l’emploi ? Michel Valache | Nous avons investi près de 20 millions d’euros en 2008 dans de nouveaux équipements industriels. En 2009, le montant de notre engagement s’élève à plus de 30 millions. Au-delà de l’aspect financier, cela se traduit par la création d’emplois. Notre filiale Triade Électronique compte aujourd’hui

Quelles sont les perspectives de développement de ce partenariat ? Michel Valache | Nous devons nous engager sur des partenariats à plus long terme encore pour aller plus loin dans les investissements, la mise en place d’équipements industriels automatisés permettant d’améliorer les conditions de travail de nos collaborateurs tout en préservant l’environnement. Eco-systèmes est à l’écoute des attentes, et partage avec nous cette vision d’avenir.

“Nous avons réalisé un nouvel investissement début 2008 afin de pouvoir répondre encore mieux au cahier des charges de nos clients, tant quantitativement que qualitativement, avec une nouvelle technologie permettant le traitement de tout type d’appareils GEM Froid. Cet équipement nous permet ainsi d’accompagner nos clients, dont le principal est Eco-systèmes, dans leur capacité à augmenter les volumes traités, et de conserver une place majeure parmi les rares prestataires en mesure de répondre avec réactivité. L’investissement total de l’équipement se monte à 3 millions d’euros (2,6 millions d’euros pour le broyeur, 400 000 euros pour les aménagements complémentaires). Pour le traitement des appareils GEM Froid, ce sont 10 personnes qui sont directement employées. Le contrat avec Eco-systèmes, débuté en novembre 2006, court jusqu’en 2012. Il a grandement contribué à faciliter la décision d’engager un investissement d’un tel montant, un investissement qui nous permet d’associer expertise technologique et projet social ambitieux.”

a

MICKAËL CHAMPION / Responsable QSE, établissement LLAU

“Depuis 2006, nous assurions la collecte desDEEE auprès des distributeurs et déchèteries de l’Ariège. À l’issue de l’appel d’offres lancé en 2008, Eco-systèmes nous a renouvelé sa confiance. Nous avons en effet été retenus pour la collecte dans les départements de l’Ariège et des Landes, ainsi que pour le transport des appareils jusqu’aux centres de traitement, puisque Eco-systèmes a séparé les deux prestations. Les raisons de ce succès sont simples : nous avons travaillé dès le début main dans la main, dans un réel esprit de partenariat, alors que la filière était en pleine création. Eco-systèmes a su prendre en compte notre réactivité, la qualité de nos prestations, et bien sûr la compétitivité de nos tarifs… Il est important à nos yeux que l’éco-organisme ne fasse pas seulement le jeu des grands groupes industriels et désire travailler avec une PME comme la nôtre. Par ce choix, Eco-systèmes contribue aussi au développement durable en favorisant la dynamique du tissu économique local.”


w

information en ligne

50 %

des internautes qui visitent collectons.org­­­­recherchent un point de collecte.

Association de protection de l’environnement .

“Informer le grand public sur le geste citoyen qui protège l’environnement, on ne peut qu’être pour !”

Informer créer

Jean-Luc Jugant // Membre du directoire du réseau déchets de France Nature Environnement

les conditions nécessaires pour que les habitants-citoyens-consommateurs apportent leurs anciens appareils dans des points de collecte et se sentent véritablement acteurs de la filière. Une priorité pour l’année 2008 qui s’est traduite par le lancement de la première campagne nationale d’information auprès du grand public sur le thème de la reprise « un pour un ». Radios, presse, web, animations dans les magasins : Eco-systèmes s’est mobilisé pour que le courant passe entre les consommateurs et leurs DEEE.

w

w

w

90%

739 489

500 SPOTS

les oiseaux eco-systemes

des personnes interrogées disent avoir apprécié les campagnes d’information publées dans la presse régionale et mettant en scène des oiseaux.

C’est

donner le bon réflexe sur le web

C’est le nombre d’affichages des bannières d’information Eco-systèmes sur le web entre le 23 novembre et le 7 décembre 2008.

DES VIEUX APPAREILS PARLENT à LA RADIO

En juin et novembre, cinq spots différents ont été diffusés cinq cents fois sur sept radios nationales.


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information en ligne

50 %

des internautes qui visitent collectons.org­­­­recherchent un point de collecte.

Association de protection de l’environnement .

“Informer le grand public sur le geste citoyen qui protège l’environnement, on ne peut qu’être pour !”

Informer créer

Jean-Luc Jugant // Membre du directoire du réseau déchets de France Nature Environnement

les conditions nécessaires pour que les habitants-citoyens-consommateurs apportent leurs anciens appareils dans des points de collecte et se sentent véritablement acteurs de la filière. Une priorité pour l’année 2008 qui s’est traduite par le lancement de la première campagne nationale d’information auprès du grand public sur le thème de la reprise « un pour un ». Radios, presse, web, animations dans les magasins : Eco-systèmes s’est mobilisé pour que le courant passe entre les consommateurs et leurs DEEE.

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500 SPOTS

les oiseaux eco-systemes

des personnes interrogées disent avoir apprécié les campagnes d’information publées dans la presse régionale et mettant en scène des oiseaux.

C’est

donner le bon réflexe sur le web

C’est le nombre d’affichages des bannières d’information Eco-systèmes sur le web entre le 23 novembre et le 7 décembre 2008.

DES VIEUX APPAREILS PARLENT à LA RADIO

En juin et novembre, cinq spots différents ont été diffusés cinq cents fois sur sept radios nationales.


44 INFORMER

ECO-SYSTÈMES

— L’ANNÉE 2008 MARQUE LE LANCEMENT D’UNE VASTE CAMPAGNE D’INFORMATION SUR LA REPRISE “UN POUR UN”, DIFFUSÉE DIRECTEMENT AUPRÈS DU GRAND PUBLIC OU PAR L’INTERMÉDIAIRE DES MAGASINS ET DES COMMUNES. SI LES EFFETS SUR LA COLLECTE DES APPAREILS SONT DIFFICILEMENT PERCEPTIBLES, LES ENQUÊTES RÉALISÉES MONTRENT QUE LES MESSAGES ONT ÉTÉ VUS, LUS, ÉCOUTÉS ET COMPRIS.

45

RAPPORT ANNUEL 2008

INFORMER

ENQUÊTE DE PERCEPTION

recense l’ensemble des déchèteries qui pratiquent la collecte sélective des DEEE, les points de collecte distributeurs et les centres Emmaüs sous contrat avec Eco-systèmes. Au total, ce site recense près de 5 000 points de collecte en métropole et dans les DOM. Pendant les deux vagues d’information, plus de 20 000 internautes se sont connectés sur collectons.org et 50 % d’entre eux ont recherché le point de collecte le plus proche de chez eux.

69%

des interviewés approuvent le systèmes de l’éco-participation visible

PRIVILÉGIER LES RENCONTRES AVEC LES USAGERS

INFORMER

Ensemble, collectons A pour ne pas polluer

vec l’aide des associations de consommateurs et de protection de l’environnement, Eco-systèmes a acquis la conviction fin 2007, que la reprise « un pour un » dans les magasins n’était pas encore entrée dans les habitudes quotidiennes des Français. Cette intuition a été confirmée par les résultats de l’enquête de perception OCAD3E (voir encadré), puisque seuls 9 % des consommateurs déclarent rapporter leurs appareils en magasin alors qu’ils affirment à 44 % les déposer en déchèterie. Il a donc été décidé de réaliser en 2008 une première campagne d’information du grand public sur le thème du « un pour un ».

L’INFORMATION DIRECTE VERS LE PLUS GRAND NOMBRE À la base de la collecte, il y a le geste d’apport volontaire des habitants-citoyens-consommateurs qui devient possible si l’information est bien passée. Eco-systèmes a donc souhaité utiliser les radios nationales et la presse quotidienne régionale pour faire passer le message du « un pour un » dans les grandes villes comme dans les petits villages. Deux vagues d’information ont été diffusées en juin et en novembre 2008, sous la forme de cinq spots radios et de trois annonces dans la presse. Le message « Ensemble, collectons pour ne pas polluer » de cette campagne est un appel à la conscience citoyenne des Français qui ont été plus de 90 % à l’apprécier. Plus important, entre 78 et 85 % d’entre eux ont répondu qu’elle leur donnait envie de rapporter leurs anciens produits en magasin et 58 % ont déclaré qu’elle donnait envie de s’informer sur la filière.

, WWWW.COLLECTONS.ORG Grâce à un module de géolocalisation, l’internaute peut trouver, parmi quelque 5 000 points de collecte, celui qui est le plus proche de chez lui.

OÙ DÉPOSER LES VIEUX APPAREILS ? Un nouveau site web grand public baptisé collectons.org, et contenant une information pédagogique sur les produits concernés, les différentes solutions de collecte possibles et le traitement des produits usagés a été lancé en 2008. Ce site comporte un module de géolocalisation permettant à l’internaute de trouver le point de collecte le plus proche de chez lui. La base des points de collecte

“Je trouve très bien que chacun participe” — En 2008, une première enquête de perception de la filière des DEEE a été réalisée par l’institut de sondage Sociovision à la demande des quatre éco-organismes agréés. — Cette enquête, qui a vocation à être renouvelée chaque année, donne des indications sur les diffférences de pratiques entre différentes populations. Les « collecteurs systématiques » (44 % des interviewés) sont des seniors qui pratiquent depuis longtemps le tri sélectif des déchets. Ils sont meilleurs élèves que les « collecteurs partiels » (37 %), plus jeunes, habitant de petits immeubles. En bas du tableau, les « collecteurs faibles » (19 %) sont des jeunes de moins de 20 ans. — Malgré ces différences, 56 % des interviewés déclarent « connaître l’existence d’un dispositif de collecte des DEEE » même si 41 % « ne comprennent pas très bien ce qu’ils doivent faire » et souhaitent plus d’information.

800

Les associations au contact des consommateurs le disent souvent, diffuser de l’information, c’est bien, mais l’expliquer, c’est encore mieux. Eco-systèmes et ses partenaires distributeurs ont donc décidé de relayer largement les campagnes dans les magasins afin de répondre aux questions de leurs clients. Au moyen de formations proposées par Eco-systèmes ou conçues directement par les enseignes, le personnel au contact des consommateurs a d’abord été formé afin d’accueillir, de renseigner et d’expliquer. Et pour donner encore plus d’ampleur à ce mouvement, Eco-systèmes et 800 magasins ont organisé des animations favorisant le dialogue avec les consommateurs. Si l’écoparticipation affichée sur le prix d’un équipement neuf demeure un point d’information essentiel pour le client, Eco-systèmes a proposé aux magasins d’aller plus loin. Des affiches, dépliants, stickers, présentoirs ont été mis à la disposition des points de vente avec la possibilité de les personnaliser aux couleurs des marques distributeurs. Bon nombre de collectivités locales ont également décidé de relayer le message du « un pour un » auprès de leurs administrés, via les journaux des mairies, ou de sensibiliser les plus jeunes. À l’image de la Mairie de Paris qui, à l’occasion de sa Biennale des déchets, a demandé à Eco-systèmes de venir animer un atelier pédagogique pour les enfants des écoles primaires. Une sensibilisation des juniors prolongée par la présence d’Eco-systèmes à Kidexpo fin 2008.

GARDER À L’ESPRIT LA BONNE INFORMATION Les bonnes habitudes se perdent, surtout en ce qui concerne les DEEE dont on ne se débarrasse pas tous les jours. Pour diffuser l’information autrement, Eco-systèmes propose à des journalistes tout au long de l’année des informations sur la filière. Dans les quotidiens ou dans les blogs, certains d’entre eux relaient l’information : tant mieux pour la planète !

, MAGASINS

Favoriser le dialogue avec les consommateurs Pendant trois week-ends successifs, en juin 2009, 1 600 animateurs ont été à la rencontre des consommateurs dans 800 magasins. Une bonne occasion pour distribuer des aide-mémoire et des dépliants aux plus intéressés. Au total,140 000 de ces outils ont été diffusés. 95% des chefs de rayon équipements électriques et électroniques ont jugé l’animation pertinente et nécessaire.


44 INFORMER

ECO-SYSTÈMES

— L’ANNÉE 2008 MARQUE LE LANCEMENT D’UNE VASTE CAMPAGNE D’INFORMATION SUR LA REPRISE “UN POUR UN”, DIFFUSÉE DIRECTEMENT AUPRÈS DU GRAND PUBLIC OU PAR L’INTERMÉDIAIRE DES MAGASINS ET DES COMMUNES. SI LES EFFETS SUR LA COLLECTE DES APPAREILS SONT DIFFICILEMENT PERCEPTIBLES, LES ENQUÊTES RÉALISÉES MONTRENT QUE LES MESSAGES ONT ÉTÉ VUS, LUS, ÉCOUTÉS ET COMPRIS.

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RAPPORT ANNUEL 2008

INFORMER

ENQUÊTE DE PERCEPTION

recense l’ensemble des déchèteries qui pratiquent la collecte sélective des DEEE, les points de collecte distributeurs et les centres Emmaüs sous contrat avec Eco-systèmes. Au total, ce site recense près de 5 000 points de collecte en métropole et dans les DOM. Pendant les deux vagues d’information, plus de 20 000 internautes se sont connectés sur collectons.org et 50 % d’entre eux ont recherché le point de collecte le plus proche de chez eux.

69%

des interviewés approuvent le systèmes de l’éco-participation visible

PRIVILÉGIER LES RENCONTRES AVEC LES USAGERS

INFORMER

Ensemble, collectons A pour ne pas polluer

vec l’aide des associations de consommateurs et de protection de l’environnement, Eco-systèmes a acquis la conviction fin 2007, que la reprise « un pour un » dans les magasins n’était pas encore entrée dans les habitudes quotidiennes des Français. Cette intuition a été confirmée par les résultats de l’enquête de perception OCAD3E (voir encadré), puisque seuls 9 % des consommateurs déclarent rapporter leurs appareils en magasin alors qu’ils affirment à 44 % les déposer en déchèterie. Il a donc été décidé de réaliser en 2008 une première campagne d’information du grand public sur le thème du « un pour un ».

L’INFORMATION DIRECTE VERS LE PLUS GRAND NOMBRE À la base de la collecte, il y a le geste d’apport volontaire des habitants-citoyens-consommateurs qui devient possible si l’information est bien passée. Eco-systèmes a donc souhaité utiliser les radios nationales et la presse quotidienne régionale pour faire passer le message du « un pour un » dans les grandes villes comme dans les petits villages. Deux vagues d’information ont été diffusées en juin et en novembre 2008, sous la forme de cinq spots radios et de trois annonces dans la presse. Le message « Ensemble, collectons pour ne pas polluer » de cette campagne est un appel à la conscience citoyenne des Français qui ont été plus de 90 % à l’apprécier. Plus important, entre 78 et 85 % d’entre eux ont répondu qu’elle leur donnait envie de rapporter leurs anciens produits en magasin et 58 % ont déclaré qu’elle donnait envie de s’informer sur la filière.

, WWWW.COLLECTONS.ORG Grâce à un module de géolocalisation, l’internaute peut trouver, parmi quelque 5 000 points de collecte, celui qui est le plus proche de chez lui.

OÙ DÉPOSER LES VIEUX APPAREILS ? Un nouveau site web grand public baptisé collectons.org, et contenant une information pédagogique sur les produits concernés, les différentes solutions de collecte possibles et le traitement des produits usagés a été lancé en 2008. Ce site comporte un module de géolocalisation permettant à l’internaute de trouver le point de collecte le plus proche de chez lui. La base des points de collecte

“Je trouve très bien que chacun participe” — En 2008, une première enquête de perception de la filière des DEEE a été réalisée par l’institut de sondage Sociovision à la demande des quatre éco-organismes agréés. — Cette enquête, qui a vocation à être renouvelée chaque année, donne des indications sur les diffférences de pratiques entre différentes populations. Les « collecteurs systématiques » (44 % des interviewés) sont des seniors qui pratiquent depuis longtemps le tri sélectif des déchets. Ils sont meilleurs élèves que les « collecteurs partiels » (37 %), plus jeunes, habitant de petits immeubles. En bas du tableau, les « collecteurs faibles » (19 %) sont des jeunes de moins de 20 ans. — Malgré ces différences, 56 % des interviewés déclarent « connaître l’existence d’un dispositif de collecte des DEEE » même si 41 % « ne comprennent pas très bien ce qu’ils doivent faire » et souhaitent plus d’information.

800

Les associations au contact des consommateurs le disent souvent, diffuser de l’information, c’est bien, mais l’expliquer, c’est encore mieux. Eco-systèmes et ses partenaires distributeurs ont donc décidé de relayer largement les campagnes dans les magasins afin de répondre aux questions de leurs clients. Au moyen de formations proposées par Eco-systèmes ou conçues directement par les enseignes, le personnel au contact des consommateurs a d’abord été formé afin d’accueillir, de renseigner et d’expliquer. Et pour donner encore plus d’ampleur à ce mouvement, Eco-systèmes et 800 magasins ont organisé des animations favorisant le dialogue avec les consommateurs. Si l’écoparticipation affichée sur le prix d’un équipement neuf demeure un point d’information essentiel pour le client, Eco-systèmes a proposé aux magasins d’aller plus loin. Des affiches, dépliants, stickers, présentoirs ont été mis à la disposition des points de vente avec la possibilité de les personnaliser aux couleurs des marques distributeurs. Bon nombre de collectivités locales ont également décidé de relayer le message du « un pour un » auprès de leurs administrés, via les journaux des mairies, ou de sensibiliser les plus jeunes. À l’image de la Mairie de Paris qui, à l’occasion de sa Biennale des déchets, a demandé à Eco-systèmes de venir animer un atelier pédagogique pour les enfants des écoles primaires. Une sensibilisation des juniors prolongée par la présence d’Eco-systèmes à Kidexpo fin 2008.

GARDER À L’ESPRIT LA BONNE INFORMATION Les bonnes habitudes se perdent, surtout en ce qui concerne les DEEE dont on ne se débarrasse pas tous les jours. Pour diffuser l’information autrement, Eco-systèmes propose à des journalistes tout au long de l’année des informations sur la filière. Dans les quotidiens ou dans les blogs, certains d’entre eux relaient l’information : tant mieux pour la planète !

, MAGASINS

Favoriser le dialogue avec les consommateurs Pendant trois week-ends successifs, en juin 2009, 1 600 animateurs ont été à la rencontre des consommateurs dans 800 magasins. Une bonne occasion pour distribuer des aide-mémoire et des dépliants aux plus intéressés. Au total,140 000 de ces outils ont été diffusés. 95% des chefs de rayon équipements électriques et électroniques ont jugé l’animation pertinente et nécessaire.


47

RAPPORT ANNUEL 2008

RM R

INFORMER

TOUS ENSEMBLE ACTEURS DE LA FILIÈRE Assocations de consommateurs et de protection de l’environnement, distributeurs ou collectivités locales ont un point commun : le contact avec les habitants-citoyens-consommateurs. Cette proximité se transforme en opportunité quand il s’agit à la fois de comprendre les attentes des usagers et de les informer sur les DEEE. En 2008, chacun à leur façon, ces acteurs de la filière se sont mobilisés au côté d’Eco-systèmes pour faire passer l’information.

a NOËLLE RICHARD / Responsable projets enseigne Géant Casino

JEAN-LUC JUGANT / Membre du directoire du réseau déchets de France Nature Environnement

INTERVIEW

L’information c’est utile, la prévention aussi a Spécialiste des déchets au sein de l’association France Nature Environnement, Jean-Luc Jugant suit de près l’évolution de la filière des DEEE. Il revient sur la campagne d’information lancée par Eco-systèmes en 2008.

“Il est plus simple de collecter les vieux appareils sur les lieux de consommation”

Qu’avez-vous pensé de la campagne d’information sur le « un pour un » ? Jean-Luc Jugant | Informer le grand public sur un geste citoyen qui protège l’environnement, on ne peut qu’être pour ! En plus, la campagne est claire, avec de l’humour, sans culpabiliser les consommateurs. Il est nécessaire d’informer sur le « un pour un », notam-

ment parce que la collecte des petits appareils en magasin est encore trop faible. C’est regrettable car il est plus simple de rapporter ses vieux appareils sur les lieux de consommation. Il faut, pour encourager cette pratique, que les distributeurs proposent plus volontiers la reprise systématique des appareils. Comment France Nature Environnement relaie-t-elle les informations auprès des consommateurs ? Jean-Luc Jugant | Nous avons de nombreuses occasions de réfléchir avec les gens sur leur consommation d’une façon générale. Par exemple, lors de la semaine de réduction des déchets, nous expliquons les bonnes pratiques, notamment sur les DEEE. J’observe, d’ailleurs, qu’il y a une réelle prise de conscience sur l’obligation de générer moins de déchets et de mieux les trier. Et

puis, il faut sans cesse rassurer en apportant les preuves que le geste de recyclage a un sens parce qu’on élimine vraiment les substances dangereuses. Quelles sont vos préconisations pour aller plus loin dans l’information ? Jean-Luc Jugant | L’information du consommateur commence par l’éco-participation visible sur le prix d’achat du produit neuf. Il faudrait que le montant de cette participation au traitement des appareils varie selon le potentiel de recyclabilité du produit. Cela pousserait à acheter mieux et peut-être moins. Quels sont les grands messages de France Nature Environnement en 2009 ? Jean-Luc Jugant | Réduire les déchets c’est bien, ne pas les produire c’est mieux. Pour FNE, la prévention est primordiale car il faut penser la consommation dans sa globalité. Nous souhaitons alerter l’opinion sur le fait qu’il faut aussi prendre en compte la durabilité des appareils, la possibilité de les réparer afin d’en jeter le moins possible. Au final, le meilleur service que l’on puisse rendre à la nature, c’est de produire moins de déchets.

“Que ce soit pour sélectionner les médias ou les moyens opérationnels à déployer, Eco-systèmes nous a sollicités afin de participer à la mise au point de la campagne. Nous avons souhaité la relayer avec efficacité chez Géant Casino en agissant sur trois leviers : le dispositif d’accueil et de signalétique dans les magasins, la sensibilisation des consommateurs via notre site Internet, l’information auprès des collaborateurs de Géant Casino.” a ERWAN GUILLERON / Chargé de communication au SMETOM-GEEODE (Syndicat mixte de l’Est Seine-et- Marne pour le traitement des ordures ménagères)

“Nous accompagnons l’usager pour qu’il devienne un trieur autonome. Et c’est un

objectif particulièrement important pour notre collectivité car, avec seulement deux magasins points de collecte implantés sur nos 98 communes, nos onze déchèteries ont un rôle majeur dans la collecte des DEEE. Cette configuration particulière nous a fait choisir l’installation en déchèterie de la signalétique proposée par Eco-systèmes. Une bonne façon de signaler la zone dédiée aux DEEE et de communiquer sur le tri des appareils en quatre flux. L’information des habitants est essentielle pour installer les bons gestes, c’est pourquoi nous avons fait le choix d’utiliser plusieurs supports de communication pour toucher un public le plus large possible. Sur notre site Internet (www.smetom-geeode.fr), par un courrier aux administrés, dans le guide des déchèteries ou sur notre calendrier de collecte, nous avons multiplié les occasions de diffuser de l’information sur les DEEE. Même les plus jeunes sont informés lors des visites des écoles organisées en déchèteries. Tous ces efforts se sont traduits par de bons résultats car, entre 2007 et 2008, notre performance sur la collecte des DEEE a progressé pour atteindre 8,6 kg/hab/an.


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RAPPORT ANNUEL 2008

RM R

INFORMER

TOUS ENSEMBLE ACTEURS DE LA FILIÈRE Assocations de consommateurs et de protection de l’environnement, distributeurs ou collectivités locales ont un point commun : le contact avec les habitants-citoyens-consommateurs. Cette proximité se transforme en opportunité quand il s’agit à la fois de comprendre les attentes des usagers et de les informer sur les DEEE. En 2008, chacun à leur façon, ces acteurs de la filière se sont mobilisés au côté d’Eco-systèmes pour faire passer l’information.

a NOËLLE RICHARD / Responsable projets enseigne Géant Casino

JEAN-LUC JUGANT / Membre du directoire du réseau déchets de France Nature Environnement

INTERVIEW

L’information c’est utile, la prévention aussi a Spécialiste des déchets au sein de l’association France Nature Environnement, Jean-Luc Jugant suit de près l’évolution de la filière des DEEE. Il revient sur la campagne d’information lancée par Eco-systèmes en 2008.

“Il est plus simple de collecter les vieux appareils sur les lieux de consommation”

Qu’avez-vous pensé de la campagne d’information sur le « un pour un » ? Jean-Luc Jugant | Informer le grand public sur un geste citoyen qui protège l’environnement, on ne peut qu’être pour ! En plus, la campagne est claire, avec de l’humour, sans culpabiliser les consommateurs. Il est nécessaire d’informer sur le « un pour un », notam-

ment parce que la collecte des petits appareils en magasin est encore trop faible. C’est regrettable car il est plus simple de rapporter ses vieux appareils sur les lieux de consommation. Il faut, pour encourager cette pratique, que les distributeurs proposent plus volontiers la reprise systématique des appareils. Comment France Nature Environnement relaie-t-elle les informations auprès des consommateurs ? Jean-Luc Jugant | Nous avons de nombreuses occasions de réfléchir avec les gens sur leur consommation d’une façon générale. Par exemple, lors de la semaine de réduction des déchets, nous expliquons les bonnes pratiques, notamment sur les DEEE. J’observe, d’ailleurs, qu’il y a une réelle prise de conscience sur l’obligation de générer moins de déchets et de mieux les trier. Et

puis, il faut sans cesse rassurer en apportant les preuves que le geste de recyclage a un sens parce qu’on élimine vraiment les substances dangereuses. Quelles sont vos préconisations pour aller plus loin dans l’information ? Jean-Luc Jugant | L’information du consommateur commence par l’éco-participation visible sur le prix d’achat du produit neuf. Il faudrait que le montant de cette participation au traitement des appareils varie selon le potentiel de recyclabilité du produit. Cela pousserait à acheter mieux et peut-être moins. Quels sont les grands messages de France Nature Environnement en 2009 ? Jean-Luc Jugant | Réduire les déchets c’est bien, ne pas les produire c’est mieux. Pour FNE, la prévention est primordiale car il faut penser la consommation dans sa globalité. Nous souhaitons alerter l’opinion sur le fait qu’il faut aussi prendre en compte la durabilité des appareils, la possibilité de les réparer afin d’en jeter le moins possible. Au final, le meilleur service que l’on puisse rendre à la nature, c’est de produire moins de déchets.

“Que ce soit pour sélectionner les médias ou les moyens opérationnels à déployer, Eco-systèmes nous a sollicités afin de participer à la mise au point de la campagne. Nous avons souhaité la relayer avec efficacité chez Géant Casino en agissant sur trois leviers : le dispositif d’accueil et de signalétique dans les magasins, la sensibilisation des consommateurs via notre site Internet, l’information auprès des collaborateurs de Géant Casino.” a ERWAN GUILLERON / Chargé de communication au SMETOM-GEEODE (Syndicat mixte de l’Est Seine-et- Marne pour le traitement des ordures ménagères)

“Nous accompagnons l’usager pour qu’il devienne un trieur autonome. Et c’est un

objectif particulièrement important pour notre collectivité car, avec seulement deux magasins points de collecte implantés sur nos 98 communes, nos onze déchèteries ont un rôle majeur dans la collecte des DEEE. Cette configuration particulière nous a fait choisir l’installation en déchèterie de la signalétique proposée par Eco-systèmes. Une bonne façon de signaler la zone dédiée aux DEEE et de communiquer sur le tri des appareils en quatre flux. L’information des habitants est essentielle pour installer les bons gestes, c’est pourquoi nous avons fait le choix d’utiliser plusieurs supports de communication pour toucher un public le plus large possible. Sur notre site Internet (www.smetom-geeode.fr), par un courrier aux administrés, dans le guide des déchèteries ou sur notre calendrier de collecte, nous avons multiplié les occasions de diffuser de l’information sur les DEEE. Même les plus jeunes sont informés lors des visites des écoles organisées en déchèteries. Tous ces efforts se sont traduits par de bons résultats car, entre 2007 et 2008, notre performance sur la collecte des DEEE a progressé pour atteindre 8,6 kg/hab/an.


w PLAN DE FORMATION

77%

des collaborateurs ont suivi une formation en 2008.

L’ENTREPRISE APPRENANTE

“Jeux de rôles ou ateliers métiers, nous sommes acteurs dans nos formations”

C'est

Stéphanie Carruggi / Conseiller Distribution Eco-systèmes

w RÉPARTITION HOMMES/FEMMES

donner l’occasion à tous les collaborateurs d’être acteurs dans le devenir de l’entreprise.

Animer des ateliers, poster des news sur l’intranet, participer à la rédaction des processus de l’entreprise : chez Eco-systèmes, le management participatif passe de l’état de concept à celui de réalité. Et pour une raison simple : lorsque l’information est claire en interne, elle est de qualité pour les « clients ».

w

w

EFFECTIF DE L’ENTREPRISE

FORMATION

56/44% 57 C’est presque la parité entre hommes et femmes avec une moyenne d’âge de 38 ans.

Participer

C’est le nombre de collaborateurs, avec une forte présence déployée en région : 14 responsables régionaux et 3 experts traitement et logistique.

948 heures

Les collaborateurs ont bénéficié d’un total de 948 heures de formation en 2008, pour l’essentiel en qualité, transport maritime et douane, anglais, informatique et bureautique.


w PLAN DE FORMATION

77%

des collaborateurs ont suivi une formation en 2008.

L’ENTREPRISE APPRENANTE

“Jeux de rôles ou ateliers métiers, nous sommes acteurs dans nos formations”

C'est

Stéphanie Carruggi / Conseiller Distribution Eco-systèmes

w RÉPARTITION HOMMES/FEMMES

donner l’occasion à tous les collaborateurs d’être acteurs dans le devenir de l’entreprise.

Animer des ateliers, poster des news sur l’intranet, participer à la rédaction des processus de l’entreprise : chez Eco-systèmes, le management participatif passe de l’état de concept à celui de réalité. Et pour une raison simple : lorsque l’information est claire en interne, elle est de qualité pour les « clients ».

w

w

EFFECTIF DE L’ENTREPRISE

FORMATION

56/44% 57 C’est presque la parité entre hommes et femmes avec une moyenne d’âge de 38 ans.

Participer

C’est le nombre de collaborateurs, avec une forte présence déployée en région : 14 responsables régionaux et 3 experts traitement et logistique.

948 heures

Les collaborateurs ont bénéficié d’un total de 948 heures de formation en 2008, pour l’essentiel en qualité, transport maritime et douane, anglais, informatique et bureautique.


50

Eco-systèmes

participer

— en seulement deux ans, Eco-systèmes est passé d’un effectif de 5 à 57 collaborateurs. après cette forte croissance, l’année 2008 a été consacrée à l’optimisation et à l’organisation en profondeur des équipes. une dynamique menée autour de deux projets majeurs : la mise en place du système de management de la qualité et la formation des équipes sur le mode de « l’entreprise apprenante ».

qualité

Orienter nos actions vers les “clients”

S

ymbole de la qualité chez Eco-systèmes, la boussole constitue à la fois un repère et une orientation pour toutes les actions de l’entreprise. En vue de sa certification, Eco-systèmes a démarré en 2008 un long travail de clarification, de formalisation et d’optimisation des processus et méthodes de travail. Les indicateurs qui ont été définis sont devenus de véritables outils de pilotage de l’activité d’Eco-systèmes, orientés vers la satisfaction de ses « clients ». Même si l’éco-organisme n’a pas de vocation commerciale, il rassemble des interlocuteurs qu’il faut savoir écouter et dont il faut satisfaire les attentes, des acteurs essentiels qui ont valeur de clients.

couvrir l’intégralité des activités La première traduction de la politique qualité réside dans la définition des « clients ». Trois familles correspondent aux trois grands métiers d’Eco-systèmes : la gestion des relations avec les producteurs adhérents, la sensibilisation et l’information des consommateurs-habitants-citoyens et, enfin, la collecte et le traitement des DEEE grâce aux partenaires de la collecte (distributeurs, collectivités locales et acteurs de l’économie sociale et solidaire). Ces trois «  clients  » ont pour dénominateur commun d’avoir une liberté de choix, respectivement celle d’adhérer, de rapporter leurs appareils usagés et de signer des accords de partenariats pour la collecte des DEEE.

51

Rapport annuel 2008

participer

l’entreprise apprenante, ça marche ! Ce sont ceux qui exercent leur métier qui en parlent le mieux. L’idée est simple et quand elle est mise en œuvre sous forme d’ateliers pédagogiques, elle devient un véritable catalyseur pour développer les compétences. En 2008, les collaborateurs d’Eco-systèmes se sont enseignés mutuellement cinq disciplines : service aux producteurs, relations avec les collectivités locales et les distributeurs, logistique et traitement. Cinq occasions pour bien connaître l’entreprise et acquérir ainsi la capacité de bien conseiller ses « clients ».

a

Évolène remande-vinçon / Responsable régionale Exploitation Rhônes-Alpes / Auvergne

“Les ateliers, et notamment les jeux de rôle, m’ont permis de mieux appréhender les points de vue, les exigences et les contraintes des autres acteurs de la filière. Dans mon travail au quotidien, cela me permet de déterminer avec les prestataires de logistique et de traitement les solutions techniques les plus adaptées aux contraintes des points de collecte.”

vivre la qualité dans l’entreprise Ne pas ajouter de la complexité mais proposer une aide au management : telle a été la dynamique du projet de certification qualité dans l’entreprise. Depuis la nomination des pilotes de processus jusqu’à la formation de dix auditeurs internes, le Système de Management de la Qualité fonctionne avec toutes les équipes d’Eco-systèmes sans exception. Un travail qui a débouché début 2009 sur la certification ISO 9001 : version 2008 de l’ensemble des activités de l’entreprise. julien thuet / Responsable Qualité

“C’est structurant pour notre toute jeune organisation ! ” “La démarche qualité positionne d’emblée nos clients au cœur des décisions, elle oriente et donne une impulsion aux activités quotidiennes. En plus de fixer le cap, la qualité met à disposition des méthodes, ressources et outils communs ; c’est profondément structurant pour une toute

jeune organisation ! Notre prochain défi est d’intégrer totalement le pilotage de la qualité à notre système d’information. Chaque collaborateur disposera d’un tableau de bord pour le guider dans ses prises de décision et dans l’atteinte des objectifs d’Eco-systèmes.”

a

olivier mallet / Responsable régional Développement Sud-Est

“J’ai pu percevoir de façon plus précise et plus concrète les attributions de chacun. À cet égard, l’atelier « Traitement »,

où les procédés de traitement ont pu être détaillés par nos experts, a fourni de nombreuses informations qui, par la suite, m’ont permis non seulement de répondre avec précision aux interrogations de mes interlocuteurs au sein des collectivités locales ou de la distribution mais également d’emporter leur conviction quant à l’impérieuse nécessité de préserver l’intégrité des DEEE avant leur traitement. À l’inverse, l’animation d’un atelier m’a tout d’abord permis d’appréhender la perception qu’avaient mes collègues du rôle d’un responsable régional de développement. C’est très instructif et cela m’a conduit à compléter cette vision au moyen d’un exercice très pratique illustrant la démarche d’une collectivité locale souhaitant adhérer à la collecte sélective des DEEE.”


50

Eco-systèmes

participer

— en seulement deux ans, Eco-systèmes est passé d’un effectif de 5 à 57 collaborateurs. après cette forte croissance, l’année 2008 a été consacrée à l’optimisation et à l’organisation en profondeur des équipes. une dynamique menée autour de deux projets majeurs : la mise en place du système de management de la qualité et la formation des équipes sur le mode de « l’entreprise apprenante ».

qualité

Orienter nos actions vers les “clients”

S

ymbole de la qualité chez Eco-systèmes, la boussole constitue à la fois un repère et une orientation pour toutes les actions de l’entreprise. En vue de sa certification, Eco-systèmes a démarré en 2008 un long travail de clarification, de formalisation et d’optimisation des processus et méthodes de travail. Les indicateurs qui ont été définis sont devenus de véritables outils de pilotage de l’activité d’Eco-systèmes, orientés vers la satisfaction de ses « clients ». Même si l’éco-organisme n’a pas de vocation commerciale, il rassemble des interlocuteurs qu’il faut savoir écouter et dont il faut satisfaire les attentes, des acteurs essentiels qui ont valeur de clients.

couvrir l’intégralité des activités La première traduction de la politique qualité réside dans la définition des « clients ». Trois familles correspondent aux trois grands métiers d’Eco-systèmes : la gestion des relations avec les producteurs adhérents, la sensibilisation et l’information des consommateurs-habitants-citoyens et, enfin, la collecte et le traitement des DEEE grâce aux partenaires de la collecte (distributeurs, collectivités locales et acteurs de l’économie sociale et solidaire). Ces trois «  clients  » ont pour dénominateur commun d’avoir une liberté de choix, respectivement celle d’adhérer, de rapporter leurs appareils usagés et de signer des accords de partenariats pour la collecte des DEEE.

51

Rapport annuel 2008

participer

l’entreprise apprenante, ça marche ! Ce sont ceux qui exercent leur métier qui en parlent le mieux. L’idée est simple et quand elle est mise en œuvre sous forme d’ateliers pédagogiques, elle devient un véritable catalyseur pour développer les compétences. En 2008, les collaborateurs d’Eco-systèmes se sont enseignés mutuellement cinq disciplines : service aux producteurs, relations avec les collectivités locales et les distributeurs, logistique et traitement. Cinq occasions pour bien connaître l’entreprise et acquérir ainsi la capacité de bien conseiller ses « clients ».

a

Évolène remande-vinçon / Responsable régionale Exploitation Rhônes-Alpes / Auvergne

“Les ateliers, et notamment les jeux de rôle, m’ont permis de mieux appréhender les points de vue, les exigences et les contraintes des autres acteurs de la filière. Dans mon travail au quotidien, cela me permet de déterminer avec les prestataires de logistique et de traitement les solutions techniques les plus adaptées aux contraintes des points de collecte.”

vivre la qualité dans l’entreprise Ne pas ajouter de la complexité mais proposer une aide au management : telle a été la dynamique du projet de certification qualité dans l’entreprise. Depuis la nomination des pilotes de processus jusqu’à la formation de dix auditeurs internes, le Système de Management de la Qualité fonctionne avec toutes les équipes d’Eco-systèmes sans exception. Un travail qui a débouché début 2009 sur la certification ISO 9001 : version 2008 de l’ensemble des activités de l’entreprise. julien thuet / Responsable Qualité

“C’est structurant pour notre toute jeune organisation ! ” “La démarche qualité positionne d’emblée nos clients au cœur des décisions, elle oriente et donne une impulsion aux activités quotidiennes. En plus de fixer le cap, la qualité met à disposition des méthodes, ressources et outils communs ; c’est profondément structurant pour une toute

jeune organisation ! Notre prochain défi est d’intégrer totalement le pilotage de la qualité à notre système d’information. Chaque collaborateur disposera d’un tableau de bord pour le guider dans ses prises de décision et dans l’atteinte des objectifs d’Eco-systèmes.”

a

olivier mallet / Responsable régional Développement Sud-Est

“J’ai pu percevoir de façon plus précise et plus concrète les attributions de chacun. À cet égard, l’atelier « Traitement »,

où les procédés de traitement ont pu être détaillés par nos experts, a fourni de nombreuses informations qui, par la suite, m’ont permis non seulement de répondre avec précision aux interrogations de mes interlocuteurs au sein des collectivités locales ou de la distribution mais également d’emporter leur conviction quant à l’impérieuse nécessité de préserver l’intégrité des DEEE avant leur traitement. À l’inverse, l’animation d’un atelier m’a tout d’abord permis d’appréhender la perception qu’avaient mes collègues du rôle d’un responsable régional de développement. C’est très instructif et cela m’a conduit à compléter cette vision au moyen d’un exercice très pratique illustrant la démarche d’une collectivité locale souhaitant adhérer à la collecte sélective des DEEE.”


Tél : 0825 88 68 79 (numéro indigo : 0,15 euro/min)

www.collectons.org

www.eco-systemes.fr

© Christophe Audebert, François Daburon, Véronique Paul, P’référence, Sébastien Sindeu, WEEE Forum, John Harper, Thierry Tronnel / Corbis — Eco-systèmes DR - Imprimé sur un papier Satimat green FSC

Conception L’éclaireur / Patrick Pires Réalisation Spécifique

17, rue de l’Amiral Hamelin 75 783 Paris cedex 16


Eco-systemes