ECKO MAGAZINE #17 . ÉTÉ 2022

Page 11

Marion Cotillard L’âme de la nature Loin des scintillements des festivals de cinéma, Marion Cotillard ne quitte jamais vraiment la nature du regard. Maraîchers, ses grands-parents travaillaient à l’ancienne. C’est de là, dit-elle, qu’est issu son engagement profond pour tout ce qui ressemble à du productivisme agricole. Pour elle, « nous avons créé un déséquilibre total entre les êtres humains et les arbres, les champs, les animaux ». D’où une volonté sincère de prendre position : « Je faisais partie des gens considérés comme un peu allumés, hippies, version “maison dans le Larzac” avec chèvres et peaux de mouton. » Un livre, Le Serpent cosmique (de Jeremy Narby), la happe. En explorant le savoir des chamans sur les propriétés des plantes, l’ouvrage fait la démonstration de la rupture entre l’humain et son environnement. En 2002, avec Greenpeace, elle accepte de devenir l’un des « gardiens des forêts anciennes » qui luttent pour la préservation de ces admirables ancêtres végétaux. En 2003, elle contribue à Dessins pour le climat, qui permet à une pléiade d’artistes d’exprimer leur inquiétude face au changement climatique.

© Photo : Shutterstock

En 2009, elle participe à l’enregistrement du morceau Beds Are Burning, un message lancé par Kofi Annan, disparu depuis, en faveur de l’écologie. Elle se rend ensuite dans des collèges parisiens en 2010 pour sensibiliser les enfants à la biodiversité marine, sous l’égide de la Fondation Maud Fontenoy. Tout en n’omettant pas de soutenir le chef indien Raoni ou l’agriculteur et auteur Pierre Rhabi, qui nous a quittés récemment.

\9\

eckomagazine#17