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© Bruno Boudjelal / Agence VU’.

8e édition 6 octobre — 16 novembre 2013 dossier de presse


les bancs publics 2

Lieu atypique installé dans une ancienne salle de boxe transformée en espaces de résidences d’artistes et en salle de spectacle, les Bancs Publics - lieu d’expérimentations culturelles sont implantés dans le quartier de la Belle de Mai depuis 1998. Dans l’élan de leur quinzième saison, les Bancs Publics poursuivent un travail de coopération artistique à l’international, accueillent des compagnies locales en résidence et coordonnent un projet d’écriture citoyen espr!t de babel qui interroge d’une voix plurielle la place de la culture au sens large à Marseille. Dans un double mouvement qui, du voisinage au lointain, accompagne des artistes à proposer des écritures contemporaines pour réinventer un espace du commun avec les publics, dans le lieu ou en dehors, à Marseille et dans l’espace méditerranéen. En 2013, dans le cadre de la programmation de la capitale culturelle, deux créations d’envergure internationale investissent, en été, des espaces publics aménagés à cette

occasion. Deux spectacles composés avec et par des artistes professionnels associés à des amateurs : Kara’ une épopée comorienne, un spectacle mis en scène par Julie Kretzschmar et deux pièces de danse contemporaine chorégraphiées par Foofwa d’Imobilité. Depuis 2006, Les Rencontres à l’échelle, temps fort annuel, initient, produisent et accompagnent des projets permettant à des artistes qui vivent et travaillent à Marseille et en Europe, à Alger, au Caire, à Alexandrie, ou encore à Beyrouth de confronter leurs pratiques artistiques et de fabriquer ensemble des projets croisant disciplines, langues et langages. Les créations de la compagnie dirigée par J. Kretzschmar contribuent à nourrir la dimension internationale des Bancs Publics. Deux composantes majeures de son identité artistique : un lien ténu avec des auteurs et des équipes qui réunissent des artistes venus de différentes traditions théâtrales.

www.lesbancspublics.com www.lesrencontresalechelle.com www.esprit2babel.net 3, rue bonhomme / 10, rue ricard 13003 Marseille 04 91 64 60 00 contact@lesbancspublics.com licence 1-132341

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edito

Les Rencontres à l’échelle s’attachent à faire écho aux enjeux esthétiques et politiques qui parcourent l’espace méditerranéen. Et particulièrement à témoigner des circulations nécessaires comme des rapports poétiques qui participent à le dessiner. C’est avec et à partir des artistes et de leurs projets que s’imaginent et s’élaborent ces Rencontres. Plutôt qu’une programmation élective à partir d’un équilibre des genres, ou de spectacles estampillés par une provenance géographique, il nous importe de faire place à la pluralité des récits. Ce sont les images de Bruno Boudjelal qui ouvrent cette édition. Ces photographies et récits fragmentés d’une trajectoire intime entre l’Algérie et la France nous confrontent aux violences de nos géographies périphériques. D’où je pars ? D’où je regarde ? D’où j’arrive ? D’où je vois ? Le fil invisible entre des artistes qui interrogent le déplacement, ou se nourrissent de la multiplicité des points de vue, se tisse autour d’un « Je » qui se débat avec son autre, son ailleurs. C’est dans le cadre d’une année exceptionnelle à Marseille que Les Bancs Publics ont présenté cet été, deux projets en plein air, autour de gestes artistiques croisés entre professionnels et amateurs. Une autre manière d’organiser des contaminations, des passations, comme de bousculer les identités. Cette huitième édition prolonge ce mouvement avec des artistes dont certains sont familiers des Rencontres à l’échelle. Les retrouver ou les découvrir. julie kretzschmar


SOMMAIRE


Jours intranquilles Bruno Boudjelal

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Rencontre avec Christian Caujolle et Bruno Boudjelal

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La ville sur le Divan Laurent Petit

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Correspondances Bruno Boudjelal, Sid Ahmed Semiane (Algérie)

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Congo Julie Kretzschmar, Thomas Gonzalez

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Dead Dog / Vision Mounir Saeed, Rami Abadir (Egypte)

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Qaund les poèmes colonisèrent notre pays Lénaïg Le Touze, Tewoldebirhan Girmay Tesfay (Ethiopie)

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Al Atlal Sharif Andoura, Matthieu Cruciani, Kamel Zekri (Algérie)

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Touch me Taste me Gurshad Shaheman (Iran)

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Chœur Tac-til Natacha Musléra

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Pratique

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photographie

Jours intranquilles Chroniques algériennes d’un retour (1993-2003)

Bruno Boudjelal

9 au 27 octobre Tous les jours (sauf le lundi) de 13h à 19h Le vendredi jusqu’à 22h

vernissage ven 11 octobre à 18h30 La Friche belle de mai Tour Panorama - 3e étage 41, rue Jobin 12, rue François Simon 13003 Marseille tarifs : 6¤ / r 3¤ billetterie en ligne :

www.lafriche.org

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Bruno Boudjelal à propos de Jours Instranquilles

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Français d’origine algérienne, Bruno Boudjelal découvre l’Algérie des années 90, poussé par la nécessité de rencontrer les terres natales de son père, figure presque inconnue. De ce projet intime qui l’emmène dans un pays en pleine guerre, surgit sa pratique photographique. A la quête identitaire se superpose très vite un regard documentaire. Images prises à la dérobée, floutées, tremblées, regards souvent décadrés, autant d’éléments qui vont progressivement forger un mode et un style photographiques très personnels. Jours Intranquilles relate dix années d’exploration d’un pays en proie à la violence, la rencontre avec sa famille paternelle mais aussi avec sa propre histoire et sa double culture. Voyages essentiels pour comprendre également la trajectoire d’un père et des tranches de vie tues jusqu’alors. Pour aller «au-delà d’un brouillage du réel», il faudra des années d’allers-retours entre les rives de la Méditerranée, entre l’autobiographie et la photographie.

4 visuels sont disponibles pour rendre visible cette exposition. Merci d’en faire la demande à Benoît Paqueteau 04 91 64 60 00 contact@lesbancspublics.com

Commissariat : Patricia Morvan / Agence VU’ et Julie Kretzschmar Scénographie : Claudine Bertomeu Coproduction : Les Bancs Publics - lieu d’expérimentations culturelles et La Friche belle de mai. Avec le soutien de la DRJSCS PACA. En partenariat avec Les Ateliers de l‘Image et le Sutdio AZA.


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n mai 1993, je suis allé en Algérie pour la première fois pour y effectuer un reportage photographique sur Alger. Seulement, ce premier voyage en Algérie résonnait en moi d’une façon toute particulière. C’était la première fois que je foulais la terre où était né mon père et dont je ne savais rien jusque-là. En effet, mon père est algérien et ma mère est française, mais mon origine algérienne m’a toujours été cachée et jusqu’il y a seize ans, je n’avais jamais rencontré ma famille paternelle dont je ne savais rien. Je ne connaissais que le lieu de naissance de mon père, rapidement lu sur le livret de famille, mais cela suffit pour les retrouver, un jour de mai 1993, dans un petit village de la région de Sétif, où une rangée de femmes en pleurs m’accueillit par une volée de youyous ! Cette première prise de contact – malgré l’émotion des retrouvailles – se fit cependant dans des conditions difficiles liées à l’actualité de ce pays : prêches de Madani de Belhadj à la mosquée dite des Afghans à Belcourt, attentats et assassinats perpétrés sur tout ressortissant étranger, climat de suspicion et d’insécurité, « ninjas » sillonnant les rues d’Alger... C’est donc tout naturellement qu’à la quête d’identité s’est ajouté le regard documentaire posé sur l’Algérie que je découvrais alors et commençais à photographier.

Lors du deuxième voyage, je réussis à convaincre mon père de retourner voir sa famille qu’il avait quittée quarante-cinq ans auparavant sans jamais plus leur donner signe de vie. Ces retrouvailles furent pour moi l’occasion de faire connaissance avec une réalité qui était moins manichéenne que celle présentée par les médias. Je décidais alors de retourner régulièrement en Algérie malgré le fait que ce soit à ce moment là l’un des pays les plus difficiles à approcher. En effet, il était évident pour moi que je devais travailler sur le pays où est né mon père, où vit ma famille paternelle qui m’a si chaleureusement accueilli et ouvert son cœur. Ainsi, au fil du temps et de mes différents voyages, un récit s’est progressivement construit mêlant narration et documentation ; un récit en images qui tente d’approcher une réalité fort complexe. Mais plus cette réalité est complexe, plus la diffraction des points de vue est intéressante. Ainsi l’autobiographique se mêle à l’écriture d’un journal photographique, sorte de carnet de bord où s’impriment mes impressions, sensations, pensées du moment ; et à une documentation sur la condition de vie des Algériens (la condition des femmes, la situation des jeunes, les réalités urbaines et rurales...) que je rencontre là-bas tout au long de mes journées, de mes errances quotidiennes en quête de vérité. Ce travail s’élabore pas à pas, chaque voyage est une pierre participant à l’élaboration de l’édifice final pourtant forcément fragmentaire. Bruno Boudjelal

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© Bruno Boudjelal / Agence VU’

© Bruno Boudjelal / Agence VU’

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autour de l’exposition

dim 20 octobre à 16h Grandes Tables de la Friche belle de mai 41, rue Jobin 12, rue François Simon 13003 Marseille entrée libre

PUBLicAtionS • Libération, Le Monde, Le Monde diplomatique, L’Express, Paris Match, Géo France, Télérama, The Observer, The Guardian, Der Spiegel... Prix • Aide individuelle à la création, Drac, 2003, Ile de France / Voyages en banlieue • Lauréat de la bourse du fiacre, Ministère de la Culture, 1998, Algérie / Jours Intranquilles ExPoSitionS • imageSingulières, Sète, 2012 • Goudron, Tanger - Le Cap, Rencontres photographiques de Bamako, novembre 2009 • Gurbet, turcs d’ici à la Cité Nationale de l’Immigration, Paris, 2008 • Musée d’Art Moderne d’Alger, 2007 • Fondation Paul Rebeyrolle à Eymoutiers, 2004 • Festival de Noorderlicht, Pays Bas, 2004 • Rencontres internationales de la Photographie d’Arles, 2003 LiVrES • Disquiet Days / Jours intranquilles chez Autograph ABP le 15 septembre 2009 · Who knows tomorrow ?, Editions de l’oeil, 2009 • Voyages en Afrique, Editions filigranes, 2004 • Gurbet, turcs d’ici, Editions de l’imprimeur, 1996

Rencontre avec Bruno Boudjelal et Christian Caujolle Christian Caujolle est l’un des fondateurs et le directeur artistique de l’Agence VU. Il a également été le directeur artistique des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 1997.

bruno boudjelal Né en 1961 à Montreuil. Vit et travaille à Paris et en Afrique. Français d’origine algérienne, il pratique la photographie comme un mode de vie qui interroge sans cesse sa propre identité et nous confronte à la nôtre. Lorsque son père décide de retourner en Algérie, il l’accompagne et découvre à la fois un pays, une famille, un monde traversé de violences, des paysages qui lui parlent et des individus avec lesquels il dialogue sans savoir vraiment comment se situer. De là dix années d’exploration très personnelle de l’Algérie, entre carnet de voyage et témoignage, qui vont l’amener à passer du noir et blanc à la couleur, à assumer de plus en plus le fait que son point de vue n’est que subjectif, marqué par son histoire personnelle, mais curieux de mettre en perspective le quotidien et l’Histoire. Lorsqu’il décide que ce travail en Algérie est terminé, il le structure sous forme d’exposition, de projection et de livre, puis décide de se concentrer sur l’Afrique. Tendu entre deux continents, entre deux cultures, il est simplement généreux et revendique sa capacité à comprendre et à transcrire une complexe problématique entre le Nord et le Sud. Christian Caujolle

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rencontre

La ville sur le divan Laurent Petit (ANPU)

dim 6 octobre à 18h45 MuCEM Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée esplanade du J4 13002 Marseille

Laurent Petit est psychanalyste urbain. Après l’avoir invité à Marseille puis accompagné à Alger — entre autres villes traversées — Les Bancs Publics vous invitent à venir l’entendre à l’occasion de la sortie du livre La ville sur le divan - Introduction à la psychanalyse urbaine du monde entier, publié aux éditions de la Contre Allée. Rencontre animée par Pascal Jourdana.

entrée libre

La ville sur le divan de laurent petit à paraître en octobre 2013 aux éditions

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Laurent Petit à propos de La Ville sur le divan

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laurent petit / parcours Après avoir travaillé en tant qu’ingénieur, Laurent Petit a décidé de changer de voie. Suite à la finale du championnat de France de psycha- nalyse qu’un urbaniste a remporté, il a eu l’idée d’allier ces deux sciences afin de psychanalyser des agglomérations entières. Alliant absurde et véri- tés, Laurent Petit parcourt maintenant les villes afin d’appliquer ses «opéra- tions divan», initiées à Marseille avec Les Bancs Publics en 2009.


lecture

Correspondances entre Sid Ahmed Semiane, journaliste et auteur (Algérie) et Bruno Boudjelal, photographe (France/Algérie) Mise en lecture Julie Kretzschmar Avec christine Guichoux

mar 22 octobre à 19h Les Bancs Publics 10 rue Ricard 13003 Marseille entrée libre

Sid Ahmed Semiane et Bruno Boudjelal livrent leur correspondance Email. Sid Ahmed Semiane, alias SAS, vit en Algérie. d’abord journaliste, il se consacre désormais à l’écriture et à la photographie. Bruno Boudjelal a grandi en Seine SaintDenis. Il part en quête de son origine algérienne en 1993, tenant un journal de bord photographique intranquille, devenant ainsi photographe. Une correspondance où s’échangent photos, notes, confidences et où affleure le désastre de l’état du monde. Cette lecture proposée par Julie Kretzschmar et Christine Guichoux, s’inscrit dans le cadre de la restitution de la résidence « Romanfeuilleton », un projet Marseille Provence 2013, et dans le cadre de « la Marelle prend l’eau ».

sid ahmed semiane / parcours Né en 1971 à Alger, Sid Ahmed Semiane a collaboré dès 1989 avec divers journaux algériens dont Algérie Actualités, El Watan, Liberté (1993-1998) et Le Matin (1998-2002) dans lesquels il publiait des chroniques d’humour qui l’ont rendu célèbre sous le surnom de SAS. Après diverses collaborations épisodiques, il quitte définitivement la presse, en 2002, pour se consacrer à l’écriture et à la photographie. Il est l’auteur, notamment, de Octobre, ils parlent (Le Matin, 1998) considéré comme l’ouvrage de référence sur les événements du 5 octobre 1988, Au refuge des balles perdues (La Découverte, 2005) et Des nuits dans mon rétroviseur (Barzakh, 2010). Il a également réalisé en 2007 le film Bled Musique à l’Usine. Il est en résidence à La Marelle avec Bruno Boudjelal, dans le cadre du projet Marseille-Provence 2013 « Roman-feuilleton ».

Une proposition Les Bancs Publics / Les rencontres à l’Echelle.

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lecture

Congo de éric Vuillard Une proposition de Julie Kretschmar et Thomas Gonzalez Avec Thomas Gonzalez dim 20 octobre à 18h

La Friche Belle de Mai Petit Plateau 41, rue Jobin 13003 Marseille

entrée libre

Programmé dans le cadre de Made in Friche #7.

Congo : un des plus grands fleuves du monde, une région qui inspira à Conrad Au cœur des ténèbres et, aujourd’hui, deux pays issus des colonisations belges et françaises, la RDC (Congo-Kinshasa) et le Congo-Brazzaville, en proies à des guerres civiles atroces. Congo d’Eric Vuillard remonte aux origines, dans les années 1885, à la conférence de Berlin qui signa le dépeçage de l’Afrique entre des puissances coloniales patibulaires. « Les Français s’emmerdaient, les Anglais s’emmerdaient, les Belges, les Allemands, les Portugais et bien d’autres s’emmerdaient ferme », quand, le télégraphe et la vapeur aidant, « le monde soudain entier devint soudain une ressource ». Féroce et cocasse, l’écriture d’Eric Vuillard tente d’appréhender la brutalité meurtrière de la colonisation. Julie Kretzschmar metteur en scène qui travaille des écritures en prise avec le réel de pays traumatisés par des colonisations, le fait entendre par la voix de Thomas Gonzalez, acteur, complice de longue date de ces écritures, à ses côtés.

Congo de éric Vuillard est paru en 2012 chez Actes Sud, coll. un endroit où aller.

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Une proposition des Bancs Publics / Les Rencontres à l’échelle. En partenariat avec La Friche belle de mai.


Julie Kretzschmar Comédienne et metteur en scène formée au Conservatoire d’Art Dramatique de Montpellier, elle fonde en 2001 la compagnie l’Orpheline est une épine dans le pied, compagnie associée aux Bancs Publics à Marseille. Depuis 2006, la compagnie mène un cycle de création autour des liens migratoires qui unissent les villes d’Alger et Marseille, donnant naissance à deux mises en scène pluridisciplinaires dans lesquelles interagissent témoignages vidéo, jeu d’acteurs et création sonore. Elle a initié une collaboration avec Mustapha Benfodil en 2009, notamment à partir d’une adaptation de son roman Archéologie du chaos (amoureux), déclinée sous plusieurs formes de lectures données à Marseille et en Algérie (2010). En 2011, elle créé De mon hublot utérin je te salue humanité et te dis blablabla au théâtre des Salins, Scène Nationale de Martigues. Depuis 2002, elle est directrice artistique des Bancs Publics, qui organisent notamment un festival pluridisciplinaire dédié à la création contemporaine, les Rencontres à l’échelle, et mènent un projet au long cours d’accompagnement de projets artistiques croisés entre des artistes des pays de la rive Sud et des artistes français.

Thomas gonzalez Comédien, metteur en scène formé à l’ERAC, il a travaillé comme acteur auprès d’Hubert Colas, Pascal Rambert, Yves-Noel Genod, Jean Louis Benoît, Le collectif «Lumières d’Août» et Alexis Fichet, Frédéric Deslias, Benoit Resillot, Benjamin Lazar. Avec Thierry Bédard, il joue en 2004 au Festival d’Avignon dans «En enfer et QesKès» de Reza Baraheni, auteur iranien avec lequel il collaborera à nouveau en 2012. En 2009 il crée «Machin la Hernie», texte inédit à la scène de Sony Labou Tansi à la Friche de la Belle de Mai dans le cadre des Rencontres à l’Échelle, repris à la Nuit Blanche à Paris à l’automne 2010. En 2010 il met en route «TRIBUNES», un dispositif de commande passée à six auteurs importants de la littérature-monde, invités chacun à créer une glose poétique, sorte d’exégèse désordonnée, génésique et fragmentée, six textes qui donneront lieu à trois performances en 2011, 2012 et 2013 mises en espace par Thomas Gonzalez au Festival ActOral. Deux préfaces aux «TRIBUNES» ont été présentées en Juillet 2010 avec Reza Baraheni au Festival Imaginez Maintenant, puis à l’automne 2010 avec Mourad Djebel dans 13 le cadre des Rencontres à l’Échelle.


danse

Dead dog / Vision Chorégraphie et interprétation Mounir Saeed (Le Caire) Musique Rami Abadir (Le Caire) Regard extérieur Montaine Chevalier

mar 12 novembre à 21h mer 13 novembre à 19h30

Les Bancs Publics 10, rue ricard 13003 Marseille tarif unique 7¤

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Egyptien, Mounir Saeed est un jeune danseur prisé par des chorégraphes contemporains européens. L’histoire du suicide d’un artiste français par pendaison lui inspire Dead dog / Vision, un solo où il explore un certain désespoir de vivre occidental. « Est-ce que je suis foutu ? ça ressemble à un chien qui attend le retour d’un maître qui l’a abandonné... Suis-je en train d’attendre, mais attendre quoi ? Peut-être suis-je en train de m’attendre... », fait-il dire au disparu. Il s’associe au musicien Rami Abadir qui développe un univers sonore urbain à consonances arabisantes, à partir de musiques électroniques expérimentales. Dead dog / Vision est en création depuis deux ans. Dans le cadre de meetic.med, plateforme d’échanges artistiques méditerranéens, Les Bancs Publics l’ont déjà invité en 2011, aux prémisses de son travail de création. Suite à une résidence au Studio Emad Eddin du Caire, Mounir Saeed revient avec une pièce aboutie.

Avec le soutien du Ministère de la Culture Egyptien. Accueils en résidence : Centre Chorégraphique de Pantin, festival Dancing on The Edge - Pays Bas, Studio Emad Eddin - Le Caire et Les Bancs Publics.


Dans le cadre des Rencontres à l’Echelle, Les Bancs Publics développent une plateforme artistique méditerranéenne : Meetic.med. Cette plateforme accompagne des artistes et produit des résidences de création. Ces résidences mettent en lien des singularités artistiques et des modes de travail, tels qu’ils se développent à Marseille et dans des pays de la rive sud de la Méditerranée, particulièrement en Egypte et en Algérie. Ces pratiques se frottent et se nourrissent mutuellement pour créer ensemble des objets pluridisciplinaires, en gestation et montrés au public au terme d’une première résidence de création. Le 19 novembre 2011, le solo de danse Maybe conçu et interprété par Mounir Saeed, créé à Marseille après une première résidence au Centre chorégraphique de Pantin, faisait suite à une résidence de création aux Bancs Publics à laquelle avait été associé, au titre de collaborateur artistique, le chorégraphe et plasticien marseillais Michael Cros. Mounir Saeed était alors invité par les Rencontres à l’échelle pour développer cette pièce chorégraphique - aujourd’hui appelée Maybe / Dead Dog - à laquelle il a désormais associé le musicien Rami Abadir. Poursuivant l’accompagnement initié en 2011 avec ce jeune artiste, le projet de résidence 2013 se déroule d’abord au Caire, grâce à une collaboration avec le studio Emad Eddine (Ahmed El Attar ayant également été accueilli en novembre 2011). Ce prolongement a pour vocation d’associer la collaboration chorégraphique de Montaine Chevalier à accompagner l’écriture de ce duo.

mounir saeed / parcours Mounir Saeed est né au Caire en 1987. Entre 2008 et 2011, il se forme au ‘Cairo Contemporary Dance Workshop Program’ initié et produit par la Fondation Studio Emad Eddin et dirigé par Laurence Rondoni et Levine El Ibiary. Il a alors l’occasion de travailler avec Alain Buffard, Tomeo Verges, Benoit Lachambre, Sandrine Maisonneuve, Germana Civera, Silvia Di Rienzo, Claudio Ioanna, Gaspard Guilbert, Jean-Jacques Palix, Jean Gaudin et Mohamed Shafik. Il travaille également aux côtés de Karima Mansour et pour le théâtre, avec Mohamed Hamdi. Il est régulièrement invité en résidence en Europe, aux Pays Bas pour le festival Dancing on the edge, en Suède, en Italie, à Marseille aux Bancs Publics et au Centre Dramatique Régional de Pantin. Mounir Saeed a chorégraphié plusieurs pièces dont le solo The Game, présentée aux Hivernales d’Avignon en 2009 et distingué par le premier prix de la dixième édition du festival international de danse moderne de l’Opera House du Caire.

Rami Abadir / Parcours Rami Abadir est un musicien, compositeur et producteur né en Egypte en 1982. D’abord membre du groupe Dusk, il mène aujourd’hui son propre projet de musique expérimentale électronique. Rami Abadir Ses créations mêlent synthétiseurs analogiques et numériques, drum beats, samples, assemblés sur des grilles répétitives, empruntant à des procédés des arts visuels pour créer une dynamique musicale qui se concentre sur la texture des sons et le timbre de la trame principale. Son premier album, Tracks, est sorti en 2011 le second, Azizy Essawy, en octobre 2012.

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performance

Quand les poèmes colonisèrent notre pays De Lénaïg Le Touze Avec Lénaïg Le Touze et Tewoldebirhan Girmay Tesfay (Addis-Abeba, Ethiopie) mar 12 novembre à 21h Les Bancs Publics 10, rue Ricard 13003 Marseille tarif unique 7¤

Ce projet a été montré une première fois le 4 octobre 2013 dans la cadre de la nuit blanche d’Oran, organisé par l’Institut Français d’Oran (Algérie).

« Le mot Afrique me met en mouvement », écrit Lenaïg Le Touze. Elle s’appuie sur le dessin, l’image, la littérature et la musique pour convoquer les représentations individuelles et collectives, sociales et intimes, que chacun construit face à l’image et l’imaginaire que suscite le continent africain. Après une première recherche présentée aux Rencontres à l’échelle en 2012 (En fumette ou la force plastique des nuages), elle est en résidence à Ramdam à Lyon, puis à trois reprises en Algérie (Alger, Oran) depuis juin 2013. Tewoldebirhan Girmay Tesfay, musicien éthiopien d’Addis-Abeba, l’accompagne. Quand les poèmes colonisèrent notre pays est l’exposition d’un mouvement de recherche, un processus qui part d’une intranquillité politique et tente de préserver la fragilité d’une pensée exploratrice. Ce projet est montré une première fois le 4 octobre dans la cadre de la nuit blanche d’Oran, organisé par l’Institut Français d’Oran (Algérie).

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Avec le soutien du Service de Coopération et d’Action Culturelle des Ambassades de France en Algérie et en Ethiopie, du fonds Roberto Cimetta. Accueils en résidence : Ramdam - Lyon, La Fonderie - Le Mans et Les Bancs Publics.


Carte géologique de la corne d’ethopie © Lénaïg Le Touze

LéNAÏG LE TOUZE est née en 1975, vit à Lyon. Après une licence de droit, elle rencontre en 1997 les acteurs du groupe T’Chang’ créé par Didier-Georges Gabily à l’Université de Rennes 2. Elle travaille sous la direction de Cédric Gourmelon, Denis Lebert, François Tizon, Joao Fiadeiro et Laurence Janner. Elle se forme au métier d’opérateur projectionniste en 2000. Elle suit la formation EXERCE en 2005 au CCN de Montpellier et voyage au Burkina Faso. Elle poursuit son métier d’interprète dans un théâtre pour enfants de Marseille. Depuis 2007, elle travaille au sein du collectif lyonnais Ramdam. Plus récement, elle collabore à la création de la revue rodeo ainsi qu’au travail de la compagnie Le Fanal.

Tewoldebirhan Girmay Tesfay vit et travaille à Addis Abeba comme musicien-compositeur depuis 12 ans. Il réalise plusieurs créations sonores pour le théâtre et la danse contemporaine, des films documentaires et fictions éthiopiennes. Il participe en 2010 à la réalisation d’un film court en compétition internationale sur le thème de la démocratie aux Etats-Unis. L’équipe est lauréate du concours. Il enseigne la pratique d’instruments traditionnels, les techniques vocales, la théorie de la musique, le mixage et la musique enregistrée grâce à son propre studio. Il travaille également à la Geminy Foundation depuis dix ans. Ses cours font partie du programme éducatif de la fondation auprès d’enfants et d’adultes atteints du sida.

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théâtre musique

Al Atlal (Les ruines) De et avec Sharif Andoura d’après Om Kalsoum et Mahmoud Darwich Mise en scène Matthieu Cruciani Dramaturgie Youness Anzane Scénographie Anouk Dell’aiera Musique de Camel Zekri Création lumières Mathilde Chamoux Régie générale Arnaud Olivier Création vidéo Alex Poux

jeu 14 novembre à 21H ven 15 novembre à 19h30 La Friche Belle de Mai Petit Plateau 41, rue Jobin 13003 Marseille 12¤ / 8¤ DURée : 1h10

VOIR LA VIDéo

Sharif Andoura à propos de Al Atlal

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Al Atlal, « Les Ruines », une chanson-fleuve d’une heure trente à l’immense portée au Moyen-Orient, chantée en 1966 par la mythique chanteuse égyptienne Om Kalsoum. Elle évoque les ruines d’un amour, rétrospectivement un « château de cartes » , et la quête d’une libération. De même, les mondes arabes vivent sur les ruines des ravages de conflits régionaux largement inoculés par l’Occident et cherchent un horizon possible. Sharif Andoura d’origine belgo-syrienne qui a grandi à Bruxelles dans une relative méconnaissance de son origine orientale prend la parole de Om Kalsoum et la croise à des textes de Mahmoud Darwich, ce poète palestinien exilé au Liban. Le malheur amoureux s’entremêle aux malheurs de l’Histoire. Peu à peu possédé par son destin arabe, Sharif Andoura fait apparaître l’autre en lui. Acteur de formation, au théâtre (Stéphane Braunschweig, Laurent Gutman ou Thierry Bédard...) et au cinéma (Albert Dupontel, Catherine Corsini...), il souhaitait travailler avec Camel Zekri, un musicien qui vient du jazz européen et qui se nourrit des musiques traditionnelles liées à ses origines algériennes et africaines. Sharif Andoura a invité Mathieu Cruciani à la mise en scène.

Production déléguée : the party. Co-production : La Nef - Saint-Dié-des-Vosges et le Jeune Théâtre National - Paris. Avec le soutien du Centre Dramatique National de Sartrouville, du Studio Emad Eddin - Le Caire - Égypte, de l’Institut Français, de la Ville de Saint Etienne et de la Région Rhône Alpes (dispositif FIACRE).


SHARIF ANDOURA Diplômé de l’école du Théâtre National de Strasbourg en 2002 dont il est actuellement un membre permanent de la troupe, Sharif Andoura possède à son actif plusieurs long et court métrages dont Les ambitieux (de Catherine Corsini, 2004), Enfermés dehors (d’Albert Dupontel, 2005) et Aliquis (de Damien Maestraggi, 2006). Au théâtre, il a notament joué dans Icône (de Gérard Watkins) en 2004 et Les trois soeurs (d’AntonTchekhov) en 2006. Depuis 2002, il dirige régulièrement des ateliers de théâtre proposés par le Théâtre National de Strasbourg à destination des amateurs ou professionnels. MATTHIEU CRUCIANI Metteur en scène né en 1975 à Nancy, Matthieu Cruciani est artiste associé à La Comédie de Saint Etienne, C.D.N, depuis 2011. Il est metteur en scène, acteur, et directeur artistique de la compagnie The Party. De 2008 à 2010, il est en compagnonnage DMDTS avec le collectif des Lucioles, à Rennes, dans le cadre duquel il mets en scène «Plus qu’hier et moins que demain», avec Pierre Maillet. En 2010, il est sélectionné pour le festival «Premières», au Théâtre National de Strasbourg, pour sa mise en scène de «Gouttes dans l’océan» , de Fassbinder. En 2013, il créera «Moby Dick», de Fabrice Melquiot, dans le cadre du festival Odyssée, au C.D.N de Sartrouville. CAMEL ZEKRI Innovateur en musique, Camel Zekri est le petit fils du grand maitre gnawa Hamma Moussa de Biskra en Algérie qui lui transmet sa première formation musicale. Il continuera celle-ci au conservatoire et à l’université à Paris. Dans les années 80, il jouera et composera sur Paris et aux Antilles avec Ralph Thamar, Dédé St Prix, Claude Césaire, Joëlle Ursull et Roland Brival. Depuis les années 90, Camel Zekri parcourt l’Afrique avec Dominique Chevaucher. Ils fondent le Festival de l’Eau. Ils descendront les fleuves Niger, Mouhoun, Oubangui et Sénégal. Il joue avec Evan Parker, Cooper Moore, Barre Philips, Beñat Achiary, Jacques di Donato, Eric Echampart, Jean-Luc Cappozzo, Daunik Lazro, Denis Colin, Didier Petit. Il pratique la musique expérimentale depuis 95 et comme compositeur, il signe Xem Nun (commande d’état), Just to Dance, ballet de Héla Fattoumi et Eric Lamoureux (commande d’état), Ishango, La Chine est encore loin, film de Malek Bensmaïl. Il 19 dirige actuellement le Diwan de Biskra.


performance

Touch me Taste me Deux performances de Gurshad Shaheman Création sonore Lucien Gaudion

Taste me ven 15 novembre à 21h sam 16 novembre à 20h30

Touch me samedi 16 novembre à 22h

Les Bancs Publics 10, rue Ricard 13003 Marseille Tarif spécial Taste Me : 10¤ avec un repas Jauge limitée à 40 personnes les 2 perfomances : 14¤

Gurshad Shaheman est un acteur d’origine iranienne, également traducteur. Installé en France depuis des années, il a fui les conventions culturelles collectives dont il héritait. Mais avec Touch me et Taste me il revient sur son enfance en Iran pendant la guerre et, depuis là, sur les liens enfouis à son père et à sa mère, à son origine, sous les meurtrissures d’une histoire de vie, d’exil. Cela, sous la forme de deux performances, indépendantes l’une de l’autre. Abolissant le rituel théâtral usuel, Gurshad Shaheman leur donne valeur de rituels contemporains profanes, fondés sur la recherche d’une mémoire sensorielle éclipsée. Gurshad Shaheman se fait là auteur et performer. Après avoir créé Touch me en octobre 2012 (festival Zoa - Paris), il a désiré revenir sur sa mère, et constituer ce diptyque, renvoyant ainsi chacun à ses brisures comme à l’enfant qu’il fut. Taste me Gurshad Shaheman prépare un repas iranien, une façon de renouer avec l’attachement premier à la mère, repas que les spectateurs partagent, « Nous n’avons pas besoin de nous parler, un regard suffit pour savoir ce que l’autre ressent. Personne ne m’est aussi proche que mon fils » lui dit un jour sa mère. Touch me Touch me prend la forme d’un jeu de masques et d’un jeu tout court auquel le spectateur est convié aux côtés de Gurshad Shaheman qui tente de retrouver le contact avec un père qui, à la violence rentrée, fut incapable de le toucher. L’acteur reconstitue un récit autobiographique à partir de photos et de souvenirs.

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Les Bancs Publics / Les Rencontres à l’Echelle.


© Barbara Laborde

Gurshad shaheman / parcours Gurshad Shaheman a été formé à l’école régionale d’acteur de Cannes (ERAC). A sa sortie en 2004, il joue sous la direction de Thierry Bédard au festival d’Avignon dans Qeskes de Reza Baraheni. La rencontre avec Baraheni est décisive et donnera lieu par la suite à de nombreuses collaborations – en tant qu’acteur, assistant à la mise en scène ou encore traducteur - dont la dernière en date est Tribunes, leçon de poétique orchestrée par Thomas Gonzalez au festival Actoral à Marseille en 2011. La même année, on a également pu le voir dans « @ », adaptation du roman Salopes de Dennis Cooper mise en scène par Fréderic Deslias au festival Etrange Cargo à la Ménagerie de Verre à Paris. Il a également collaboré avec Gilberte Tsaï au nouveau CDN de Montreuil en tant qu’assistant à la mise en scène et acteur. Parmi ses derniers spectacles on peut citer Global Surveillance d’Eric Sadin au CDN de Caen et Les Règles de l’art de Perrine Maurin au CCAM de Vandœuvre les Nancy. lucien gaudion / parcours Lucien Gaudion hybride arts plastiques et sonores, il propose dans son travail d’établir une mise en adéquation optimale entre approches conceptuelles et perceptuelles. Elève en classe d’électroacoustique avec Pascal Gobin, il dirige des atelierssur les lutheries OMNI de Patrice Moullet sous la tutelle de Guy Reibel.  En Juillet 2013 il fut invité en résidence par l’association Otto-prod avec Guillaume Stagnaro à Maribor en slovénie. En Juin 2013 il est sélectionné pour le prix de la fondation Destellos, art science et technologie. En 2009 il co-fonde le label indépendant Daath ainsi que la revue sonore Ura. Par ailleurs, il collabore régulièrement avec le théâtre.

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musique

Chœur Tac-Til Natacha Muslera, direction musicale Charles Bascou, développeur du dispositif tactile et sonore Avec 12 interprètes samedi 16 novembre à 19h La Friche Belle de Mai Petit Plateau 41, rue Jobin 13003 Marseille 7¤

Artiste vocale, arrimée aux champs de l’improvisation libre et de la musique bruitiste, à la croisée de la musique expérimentale, de la poésie sonore et des arts plastiques, Natacha Muslera crée un ensemble vocal à partir de sa rencontre avec des non voyants. Elle imagine un chœur mixte qu’elle dirige au moyen d’un outil technologique adapté. Accompagnée par les Bancs publics et le GMEM, un dispositif tactile est en cours d’élaboration, des pupitres sensoriels pour exécuter une partition destinée à un chœur composé en partie de personnes non voyantes. Cette première étape de création liée à la pratique de l’improvisation convie les spectateurs à une expérience sensible, sensorielle et sensuelle : un chœur d’éther à la fois présent et absent, spectral et concret. Elle préfigure une création appuyée sur le dispositif technologique qui sera donnée en février 2014 dans le cadre de Reevox, manifestation organisée par le GMEM. Les concerts amplifiés et multi-diffusés se déroulent dans l’obscurité.

« Un chœur fait de souffles, de bourdons microtonaux, de voix organiques, liquides et gazeuses. Un chœur d’éther, spectral et concret où surgit des bugs sémantiques. Un chœur amplifié, à fleur de peau qui effleure les oreilles. Un chœur dans la nuit, au détour du regard. » Natacha Muslera

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Coproduction : Les Bancs Publics et le GMEM - Centre National de Création musicale (développeur du dispositif tactile et sonore : Charles Bascou). Avec le soutien de Conseil Général des Bouches-du-Rhône et de la Région PACA. En partenariat avec La Friche belle de mai.


natacha musléra La voix est pour Natacha Muslera un instrument et objet de recherche depuis vingt ans. Elle inscrit son travail dans les champs de la musique expérimentale, de la poésie sonore et des arts plastiques (performances, vidéos, films). Dans les années 90, à Paris, elle compose, décompose, écrit des chansons et poèmes électrorganiques, à l’intérieur de groupes ou plateformes actives, théoriques et sonores qui se produisent régulièrement : Natïmbales, Asanisimasa, Terrain Vague, Anus Solaire, Tsikamoï, Le Scnhi, Toc Toc. A partir de l’an 2000, elle pratique l’improvisation libre et la musique bruitiste. Dès 2002, elle se dirige vers les arts audio visuels : performances, films, vidéos, installations. Parallèlement elle commence à enseigner la voix, le chant et son aspect thérapeutique au sein de différentes institutions, en France et en Europe depuis 2002. En 2007, elle monte un laboratoire vocal aux Bancs Publics. Actuellement elle collabore avec : Jean Sébastien Mariage (guitare électrique), eRikm (électroniques), Cécile Duval deux voix et la poésie de C. Prigent, Ch. Pennequin, ainsi que des Haikus en langue japonaise. charles bascou Né en 1980. issu d’un cursus universitaire en informatique, il se spécialise dans la recherche en technologies appliquées à la musique et aux arts vivants à l’ircam. En 2004, il intègre le gmem-CNCM-marseille où il est en charge de la recherche et du développement principalement autour de la synthèse granulaire, de la spatialisation sonore et plus largement de la programmation interactive (MaxMSP/PureData). Il collabore en tant que réalisateur en informatique musicale avec de nombreux compositeurs, musiciens et artistes en résidence dont Reinhold friedl, Tristan Murail, Nicolas Maigret, Katharina Rosenberger, Yann Robin, Mauro Lanza. En 2006, il crée avec jeanMichel Robert le duo falaises Ligneuses (guitares - électronique) dont le travail tourne autour de la déstructuration et l’émergence. Il collabore avec Mathieu Chamagne dans le développement de lutherie électronique sur écrans multi-tactiles et participe au concert de l’Université Sonore du Printemps du CDN de Caen au sein du collectif Large Bande. Depuis 2009, il développe un travail de performance sonore solo où il est principalement question d’échelles (d’énergie, d’écoutes,..), mettant en rapport des masses contradictoires jouant de systématismes 23 souvent absurdes.


agenda

dim 6 oct

18h45

La ville sur le divan

MuCEM

9 > 27 oct

14h > 19h

Jours intranquilles

Friche Belle de Mai Tour Panorama

ven 11 oct

19h

vernissage

dim 20 oct

16h

Rencontre avec Bruno Boudjelal et Christian Caujolle

Grandes Tables

dim 20 oct

18h

Congo

Friche Belle de Mai Petit Plateau

mar 22 oct

19h30

Correspondances

Les Bancs Publics

mar 12 nov

19h30

Quand les poèmes colonisèrent notre pays

Les Bancs Publics

21h

Dead dog / Vision

Les Bancs Publics

mer 13 nov

19h30

Dead dog / Vision

Les Bancs Publics

jeu 14 nov

21h

Al Atlal

Friche Belle de Mai Grand Plateau

ven 15 nov

19h30

Al Atlal

Friche Belle de Mai Grand Plateau

21h

Taste me

Les Bancs Publics

19h

Chœur tac-til

Friche Belle de Mai Petit Plateau

20h30

Taste me

Les Bancs Publics

22h

Touch me

Les Bancs Publics

sam 16 nov

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partenaires lieux

MuCEM librairie du MuCEM 1, esplanade du j4 13002 Marseille www.mucem.org

Les Bancs Publics

10, rue ricard 13003 Marseille www.lesbancspublics.com La Friche Belle de mai Salle Cartonnerie

41, rue Jobin ou 12, rue F. Simon 13003 Marseille www.lafriche.org

LABO

PHOTO

PRO

Les Bancs Publics remercient vivement leurs partenaires techniques : Le Citron Jaune - Centre National des Arts de la Rue, La Minoterie - Théâtre de la Joliette, Le Merlan - Scène Nationale à Marseille, Les Pas Perdus, etc.

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infos pratiques 26

Tarifs exposition

normal

6 euros

réduit*

3 euros

7 euros

TARIF A TARIF B

* Groupe dès 10 personnes et demandeurs d’emploi (sur justificatifs). L’entrée est gratuite pour les étudiants, les jeunes de moins de 26 ans et les allocataires des minima sociaux.

normal

12 euros

réduit**

8 euros

** Moins de 18 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, allocataires des minima sociaux, intermittents et professionnels du spectacle.

+ 1 euro d’adhésion 2013 aux Bancs Publics.

Pour les groupes, veuillez prendre contact avec Alisée Bellono au 04 91 64 60 00. Les Bancs Publics participent aux dispositifs L’Attitude 13 et Pass’Arts (Grete).

équipe Emmanuelle Bonthoux, présidente Julie Kretzschmar direction artistique Camille Mauplot direction technique

Estelle Renavant administration, production

Benoît Paqueteau graphisme, communication & relations presse

Jessie Linton assistante d’administration

Alisée Bellono relations avec les publics


Informations rĂŠservations Billetterie ouverte de 10h Ă 18h : +33(0)4 91 64 60 00 En ligne : lesrencontresalechelle.com


Les Rencontres à l'échelle 2013  

Dossier de presse de la 8e édition