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EDHEC

INNOVATION MANAGEMENT For talented people NUMERO

19 • ÉTÉ 2008

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* un monde de talents

÷ ON EN PARLE

La marque de l’excellence Parce que les programmes du Groupe recrutent de plus en plus d’étudiants, Parce que nos activités de recherche et de formation continue se développent rapidement, Parce qu’il est de notre devoir d’offrir à tous les acteurs du Groupe des conditions de formations et de travail meilleures, Parce que le Groupe EDHEC répond aux meilleurs standards internationaux et veut offrir des services nouveaux à ses étudiants, Nous débutons en ce mois de juin 2008 la construction du futur Campus International Lille Métropole et de l’extension du Campus International de Nice. Une réalisation de très haute qualité qui renforcera considérablement notre visibilité internationale, objectif fondamental de notre plan quadriennal de développement qui s’achèvera précisément en 2010.

SSON E R B E IN DELPH hec 1986) France e m (Ed ô c ral Lan é n é g r u Directe

Commencée par l’extension géographique à Nice, Paris et Londres, continuée par l’ouverture à l’international de la totalité de nos cursus, poursuivie par leur alignement sur les standards internationaux, élargie grâce au recrutement des meilleurs professeurs et chercheurs, soulignée par la réputation transnationale de notre recherche, illustrée par la présence montante des jeunes diplômés à l’étranger, l’internationalisation du Groupe EDHEC devait se manifester aussi dans la création de campus aux exigences de notre temps. La marque de notre excellence, en somme. Olivier Oger Directeur général de l’EDHEC

÷ EXPERTISE

Manuelle MALOT DIRECTEUR CARRIÈRES ET PROSPECTIVE Les plus belles entreprises internationales ont conçu de formidables cursus pour peaufiner la formation de leurs futurs dirigeants. Manuelle Malot démonte le mécanisme de ces programmes destinés aux Hauts Potentiels Internationaux : des filières d’élite très prisées des diplômés EDHEC.

www.edhec.com


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n°I9 ÉTÉ 2008

÷ SOMMAIRE ENSEIGNER & FORMER

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FILIÈRE INTERCONTINENTALE

Le plébiscite des entreprises UNIQUE EN FRANCE

Un PhD en finance entreprise

FILLIÈRE APPRENTISSAGE EUROPÉEN

Les raisons d’un succès HOTLINE, WEB ET VIDÉO

Le futur habite au Career Centre de l’EDHEC

AU KIOSQUE

L’EDHEC, les journaux en parlent

LES “PRÊTS CONTINGENTS”

Une solution à l”educational gap” EDHEC RESEARCH DAY

Contribution à la visibilité de la Recherche EDHEC

RÉUSSIR

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VIVE LE TERRAIN

Delphine Bresson, nouveau directeur général de Lancôme-France

EXPERTISE

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Filière Intercontinentale: le plébiscite des entreprises

Reconnue d’intérêt général

CHERCHER

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LA PREMIÈRE promotion de la Filière Intercontinentale sera diplômée en mars 2009. Neuf mois avant l’échéance, de nombreuses entreprises s’attachent déjà les futurs diplômés. Une preuve éclatante de l’utilité de ce cursus innovant.

OBJECTIF RÉUSSITE

REVUE DE PRESSE

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÷ ENSEIGNER & FORMER

MANUELLE MALOT

Valorisez votre potentiel

e marché a tranché : la Filière Intercontinentale répond totalement aux attentes des entreprises à la recherche de hauts potentiels à forte dimension internationale. Ainsi, sur les 79 étudiants ayant choisi ce cursus en septembre 2004, et alors que douze d’entre eux n’ont pas encore terminé leur “troisième continent”, seize sont d’ores et déjà embauchés. Neuf mois avant la remise officielle de leur diplôme !

L

Selon Anne E. Witte, directeur de ce cursus, cet intérêt des entreprises pour le plus international des programmes de la Grande École a trois causes essentielles. D’abord, la très grande aptitude à la mobilité internationale qu’ont prouvée ces étudiants. En quittant leurs amis, en s’exposant à l’inconnu, en prenant des risques. “Pour une entreprise comme McKinsey Consulting, une mobilité internationale démontrée par au moins trois expériences académiques ou professionnelles est devenue une exigence pour le recrutement des hauts potentiels”, souligne Anne E. Witte. Ensuite, par le très haut niveau académique de la formation reçue par les étudiants dans les meilleures universités. “À New York et à Toronto, en particulier, ils ont pu accéder à des cours de finance, de comptabilité et de marketing réellement exigeants, tous animés par des experts et pédagogues formidables”, poursuit Anne E. Witte. Enfin, précisément, par la grande réputation acquise par l’EDHEC en matière de finance qui fait que les plus grandes banques mondiales, aujourd’hui en phase de recrutement actif, s’attachent, précisément, à repérer les “oiseaux rares” capables d’exprimer leurs compétences

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financières dans une carrière résolument transnationale. Si le système bancaire est le premier secteur à manifester son intérêt pour les intercontinentaux, nul doute que les autres grandes entreprises orientées “international” recruteront rapidement les diplômés de cette filière quand ils seront présents sur le marché.

La Filière Intercontinentale les séduit Bien avant la sortie de la première promotion, les sociétés suivantes ont déjà recruté seize des futurs diplômés : • BNP Emirates • CMA CGM (Compagnie Maritime d’Affrètement - Compagnie Générale Maritime) • Ernst & Young Luxembourg • Merrill Lynch Londres • The Royal Bank of Scotland • Rothschild et CIE • Société Générale Londres • Union des Banques Suisses-Londres


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ENSEIGNER & FORMER ÷ Une formule bien rodée

Fondation EDHEC :

des bourses

et des aides financières pour favoriser la poursuite d’études et la mobilité internationale

bourses à un double critère : l’excellence de l’étudiant, d’une part, les revenus de ses parents d’autre part. Ces critères ont été conservés, mais aménagés afin de tenir compte des particularités de la filière. Le critère d’excellence, par exemple, disparaît pour évaluer les étudiants intégrant la première année de la filière. Venant d’être admis à l’EDHEC à la suite d’un concours difficile, ils sont, par définition, de très bon

Crééeen 2001, la Fondation EDHEC, présidée par Thierry Marraud, regroupe depuis l’année dernière l’ensemble des aides consenties par le Groupe EDHEC à ses étudiants. Qu’il s’agisse de bourses ou de prêts d’honneur, Isabelle Sequeira, Déléguée Générale de la Fondation, explique comment les “Intercontinentaux” peuvent profiter de ces bourses.

I

nnovation & Management : 40 bourses réservées par la Fondation aux étudiants qui suivent la Filière Intercontinentale. Quelles sont les raisons de ce choix ? Isabelle Sequeira : ’ La Fondation attribue régulièrement des “Bourses de Mobilité Internationale” de manière à ce que tout étudiant “talentueux” et ayant besoin d’un coup de pouce financier puisse réaliser dans de bonnes conditions son séjour à l’étranger. A fortiori, aider les étudiants qui optent pour la filière intercontinentale est une volonté de la Fondation à partir de cette année.

Quel sera le montant de ces bourses ? I.S. : ’ Le montant du surcoût de la Filière Intercontinentale, par rapport aux autres cursus, est de 3 300 euros par an. Cela inclut les frais pédagogiques, d’inscription et d'hébergement dans les différentes universités d'accueil. Les bourses atteindront donc un maximum de 3 300 euros annuels. Pour 2008, nous avons décidé d’attribuer 20 bourses couvrant le surcoût supporté par l’étudiant au cours de la première année de sa scolarité. En fonction de quels critères serontelles attribuées ? I.S. : ’ Traditionnellement, la Fondation EDHEC conditionne l’octroi de ses

La cinquième promotion de la Filière Intercontinentale sera accueillie, au mois de septembre prochain, sur le campus niçois de l’EDHEC. Elle bénéficiera, en plus du formidable concept qui a présidé à la création de la filière, d’améliorations et d’innovations la rendant encore plus attractive. Le concept, il faut le rappeler, consiste à proposer aux étudiants ayant choisi ce cursus, de suivre une formation EDHEC, dont le contenu est, tout entier, élaboré par l’EDHEC, dans les meilleures universités du monde. Entièrement dispensé en langue anglaise, ce programme unique au monde se poursuit à travers trois continents : • L’ Amérique du Nord, en première année. L’étudiant a le choix entre deux célèbres universités :

niveau. Quant au revenu des parents, afin d’ouvrir largement les portes de la filière, nous avons décidé d’accorder ces bourses à tous ceux dont l’imposition annuelle sera inférieure ou égale à 5 000 euros. Et qu’adviendra-t-il quand l’étudiant entrera en deuxième année ? I.S. : ’ Il devra, pour que sa bourse soit renouvelée, satisfaire le traditionnel critère d’excellence de la Fondation : une moyen ne minimum de quatorze. Une bonne incitation pour réussir un beau parcours. Quels sont les projets de la Fondation pour la rentrée ? I.S. : ’ Aujourd’hui, en complément des Bourses de Mobilité Internationale, la Fondation accorde des prêts d’honneur et des bourses d’urgence destinées à pallier des situations difficiles. Notre intention est d’accroître considérablement notre aide afin de pouvoir financer des scolarités toutes entières. Cela implique de mobiliser davantage d’entreprises partenaires autour de notre projet. Notre mission de “pilier de solidarité” est totalement orientée sur la promotion de la diversité de nos publics étudiants, quelle que soit leur origine culturelle, sociale, géographique.

La Pace University : 13 500 étudiants au cœur de Manhattan.

Lubin School of Business (5 700 étudiants) au cœur de la Pace University (13 500 étudiants) en plein Manhattan à New York. Son Executive MBA appartient au Top 10 en Amérique du Nord. Schulich Business School, à la York University de Toronto (43 000 étudiants). Classée dans le Top 20 mondial des MBA par le Financial Times, Schulich est numéro un au Canada pour The Economist, tandis que Forbes magazine, la classe première au Canada et dans le Top 10 mondial. • L’Asie, en seconde année, où l’étudiant peut choisir entre la Chine et le Japon. Central University of Finance and Economics à Pékin. Une des premières universités en Chine à appliquer le concept du marché au socialisme dans ses enseignements et ses recherches

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÷ ENSEIGNER & FORMER .... et ses missions consistent à former une élite

Ils ont aimé la Filière

Intercontinentale

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ans mon cas, la richesse de mon parcours académique a été un point d’accroche et un atout déterminant dans l’obtention d’une année de césure en Angleterre, mais également en Suède. Et puis, la pratique faisant l’apprentissage, cette option fournit un gage inimitable de maîtrise de l’anglais et offre des garanties quant à la faculté d’adaptation des élèves. C’est sans doute pour cela que la Rotterdam School of Management m’a offert, avec enthousiasme, la possibilité d’effectuer un M.Sc. Supply Chain Management en lieu et place de ma dernière année à l’EDHEC Business School”.

de financiers, gestionnaires et administrateurs chinois et d’ouvrir l’enseignement chinois à l’internationalisation.

L’Oréal intéressé par les Intercontinentaux

Nagoya University of Commerce and Business à Nagoya qui est accréditée AACSB et est reconnue, au Japon, pour son esprit “pionnier” et sa perspective internationale. • Le troisième continent, qui peut être l’Europe, l’Inde, l’Afrique ou l’Amérique du Sud, peut être effectué, au choix de l’étudiant : Soit au cours de sa troisième année, au titre d’un échange académique, soit, pendant son année de césure, en échange académique ou en stage d’entreprise. Il peut ainsi, s’il le souhaite, consacrer sa troisième année à suivre un M.Sc. (Master of Science).

“Your inter-continental program really interests us, it really helps students understand what being global and international is all about. These are excellent candidates for careers at L’Oréal”. Ariana DESSI : L’Oral Produits Division Luxe - Recruitment & Campus Management

Formidable expérience académique et transculturelle, la Filière Intercontinentale n’est pas seulement, un “tour du monde” de l’enseignement de la gestion. Elle constitue aussi, pour les étudiants, une extraordinaire occasion de comprendre le management grâce à un système, désormais parfaitement huilé, de visites d’entreprises et de rencontres avec leurs dirigeants.

Aurélien, Promotion 2005-2006

D’autre part, des rencontres fructueuses sont fréquemment organisées avec les nombreux Edhec “sur place”, en Amérique, en Chine ou au Japon, afin de permettre aux étudiants de partager leurs expériences d’expatriés et de commencer à construire leur propre “réseau” international.

“Having studied for several months in New York and Shanghai, I realised that I wanted to pave my way for an international career. Not only did it open my eyes to fascinating cities but it also widened my spectrum of possibilities whether it was in terms of places to live or places to work. The Intercontinental Track program helped me to define my career choice, bringing to reality some icons like Wall Street, Bloomberg and NYSE... Even though I’m only 24, having studied in North America, Asia and South America already makes me feel that I’ve made the right choice. Thanks to this program, I would say EDHEC has no borders and no boundaries. It extends beyond its three main locations to include Lille, Nice, Paris and Everywhere Else!”

Rentrée 2008 : 40 bourses offertes aux étudiants La Filière Intercontinentale est une voie royale vers les plus belles carrières internationales. Mais c’est aussi, du fait de la mobilisation d’équipes internationales sur cinq campus, la plus coûteuse. Par rapport à la Filière Générale, le surcoût d’une scolarité Filière Intercontinentale est de 3 300 euros. (6 600 euros sur deux ans). Soucieuse de permettre à tous de suivre cette filière exceptionnelle, l’EDHEC a décidé, pour la rentrée 2008 d’offrir des bourses permettant de compenser tout ou partie de ce surcoût. (voir interview d’Isabelle Sequeira). Quarante bourses seront ainsi attribuées, à la rentrée prochaine, aux étudiants ayant choisi la Filière Intercontinentale. Un sérieux coup de pouce pour booster une carrière internationale ! 䡲

Rafael, Merrill Lynch Graduate Program 2008 De haut en bas : la Central University of Finance and Economics de Pékin, la York University de Toronto, et la Nagoya University of Commerce and Business à Nagoya.

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ENSEIGNER & FORMER ÷ PERMETTRE aux entreprises d’accéder au leadership conceptuel dans le domaine de la finance, offrir aux individus les moyens de devenir d’authentiques chercheurs, telles sont les ambitions du nouveau programme de l’EDHEC qui ouvre ses portes à la rentrée sur le campus de Nice.

Unique enFrance: un PhD enfinance L’ouverture, en septembre 2008, d’un programme de formation doctoral conduisant en trois ans au titre de Doctor of Philosophy in Finance (PhD) est une première dans notre pays. Son but : fournir à l’industrie de la finance les ressources humaines qui feront avancer les connaissances et former les professionnels dont ont besoin les entreprises du secteur pour acquérir un avantage concurrentiel grâce à l’innovation permanente que permet la recherche. Ces ressources comprennent des chercheurs, bien sûr, mais aussi les cadres de très haut niveau capables de diriger des programmes de recherche, soit en interne soit à l’aide de partenariats extérieurs. Parfaite illustration de l’excellence acquise par l’EDHEC et son centre de recherche en allocation d’actifs et gestion du risque (EDHEC Risk & Asset Management Research Centre), ce nouveau programme doctoral est entièrement consacré à la finance. Sa direction académique a été confiée à René Garcia, Docteur en économie de l’Université de Princeton (PhD), qui a rejoint l’EDHEC en 2007.

gnement et la recherche. Il prépare donc, à la fois, aux carrières académiques dans les meilleures institutions de recherche et aux plus hautes responsabilités dans l’industrie financière. Son objectif : développer les connaissances scientifiques et les compétences permettant d’initier et conduire les projets de recherche et développement aboutissant aux véritables innovations attendues par le marché. A ces deux publics correspondent deux filières : La Filière Résidentielle (Residential track) est réservée aux jeunes diplômés qui, pendant leurs études doctorales, travailleront à mitemps, dans des activités d’enseignement et de recherche sur le campus niçois de l’EDHEC. Leur intégration aux équipes de l’EDHEC Risk & Asset Management Research Centre leur assure de fortes opportunités de développement et des conditions exceptionnelles de financement de leurs études. La Filière Exécutive (Executive track) est destinée aux cadres d’entreprise désireux de

Deux filières pour deux publics Le PhD in Finance s’adresse à deux publics distincts : D’une part, les praticiens en entreprise désirant resituer leur expertise et leur projet professionnel dans un cadre scientifique stimulant. A travers le développement de leurs capacités de recherche et d’innovation et l’acquisition de la plus haute distinction professionnelle et scientifique dans le domaine de la finance, ils recherchent une accélération de leur carrière. D’autre part, les jeunes diplômés à haut potentiel désirant effectuer une carrière dans l’ensei-

suivre un programme de très haut niveau sans abandonner leurs fonctions.

Un programme fortement structuré Intégralement dispensé en langue anglaise, le PhD in Finance exige un très fort investissement personnel et une solide formation initiale. Il s’adresse à des “bac +5” en économie, finance, management, mathématiques, statistiques et sciences de l’ingénieur dont les aptitudes et la motivation sont vérifiées à l’aide d’un dossier, de tests standardisés et d’un entretien individuel. Le cursus du programme mêle cours, ateliers de recherche ainsi que la rédaction et la soutenance d’une thèse. Conçu pour faciliter la participation des cadres en activité, il ne nécessite, sur les trois ans, que quarante-deux jours de présence effective sur le campus. Pour les cadres, le choix d’un sujet de thèse qui correspond à leurs domaines d’expertise professionnelle et répond à des problématiques auxquelles leur entreprise est confrontée permet d’optimiser le temps consacré à la recherche et de bénéficier du soutien de l’entreprise.

La première année Elle est consacrée aux “fondamentaux” dispensés en quatre cours d’une durée de 25 heures : • Financial Economics consacré aux concepts et modèles de base de l’économie financière • Corporate Finance consacré à la finance d’entreprise. • Continuous-time Financial Economics consacré aux outils mathématiques de la modélisation financière en temps réel. • Empirical Methods in Finance consacré à l’application des méthodes économétriques à la finance. A côté de ces cours, les candidats au PhD in Finance participent aux ateliers de recherche mensuels organisés pour les professeurs et les chercheurs et préparent leur proposition de thèse qui doit être validée en fin d’année. Exclusivité EDHEC, ces ateliers font l’objet d’une “extension” sur Internet afin de permettre aux candidats au PhD soit d’y participer en direct à distance, soit de les suivre en différé.

La deuxième année

Lionel Martellini, PhD (UC Berkeley), Professeur de finance à l’EDHEC. Directeur scientifique de l’EDHEC Risk and Asset Management Research Centre.

Elle est consacrée à la spécialisation à travers le suivi de séminaires “électifs”. Sélectionnés par chaque candidat en fonction de ses besoins de recherche et objectifs professionnels, ces séminaires apportent les connaissances et compétences supplémentaires nécessaires au travail de thèse. Si le programme exige la validation de cinq séminaires, les candidats peu- ....

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÷ ENSEIGNER & FORMER .... vent profiter de l’ensemble des séminaires du catalogue en présentiel comme sur Internet. Parallèlement, les candidats continuent de participer aux ateliers de recherche et font une première présentation publique de leurs travaux de thèse.

La troisième année Elle est consacrée au suivi des derniers électifs, à la poursuite des ateliers, à une deuxième présentation des travaux de recherche de chaque candidat et à la soutenance de la thèse. Chaque participant bénéficie, tout au long de son cursus d’un directeur de thèse chargé de le conseiller et de le guider. Il s’agit d’un spécialiste du thème choisi par le candidat qui est soit un professeur permanent de l’EDHEC

CORPS ENSEIGNANT : MEMBRES PERMANENTS ET AFFILIÉS Membres permanents RENÉ GARCIA, PhD (Princeton),

Professeur de finance à l’EDHEC et Directeur académique du PhD in Finance. STÉPHANE GREGOIR, (Ecole Polytechnique)

Professeur d’économie à l’EDHEC et Directeur de son pôle de recherche en économie (Evaluation des Politiques Publiques et Réforme de l’Etat). ABRAHAM LIOUI, PhD (Paris I), Professeur de finance à l’EDHEC. FLORENCIO LÓPEZ-DE-SILANES, PhD (Harvard), Professeur de finance à l’EDHEC. LIONEL MARTELLINI, PhD (UC Berkeley),

Professeur de finance à l’EDHEC et Directeur scientifique de l’EDHEC Risk and Asset Management Research Centre. PIERRE MELLA-BARRAL, PhD (Cambridge),

Professeur de finance à l’EDHEC.

Florencio Lopez de Silanes, Professeur à l’EDHEC et membre de l’académie du PhD in Finance, est le premier professeur européen de gestion et d’économie pour les citations de ses travaux dans les revues scientifiques mondiales. Référence de la communauté scientifique internationale, ce classement, élaboré par Thomson Reuters, se base sur l’analyse de 11 000 revues scientifiques mondiales, dix millions d’articles et comptabilise un cycle de 10 années de publications.

RAMA CONT, PhD (Paris XI), Professeur associé et Directeur du Centre for Financial Engineering, Columbia University. JAKSA CVITANIC, PhD (Columbia),

Professeur de finance mathématique, California Institute of Technology. SANJIV RANJAN DAS, PhD (NYU),

Professeur de finance, Santa Clara University. JÉRÔME DETEMPLE, PhD (UPenn & Strasbourg I), Professeur et Distinguished Faculty Scholar, Boston University. FRANCIS X. DIEBOLD, PhD (UPenn),

Professeur d’économie, Professeur de finance et de statistiques, Co-directeur du Wharton Financial Institutions Centre , University of Pennsylvania. ANTÓNIO MELLO, PhD (London), Professeur de finance, University of Wisconsin – Madison.

Membres affiliés

NICHOLAS POLSON, PhD (Nottingham),

YACINE AÏT-SAHALIA, PhD (MIT),

Professeur d’économétrie et de statistiques (GSB), University of Chicago.

Professeur de finance et d’économie et Directeur du Bendheim Centre for Finance, Princeton University. TIM BOLLERSLEV, PhD (San Diego),

Professeur d’économie et professeur de finance (Fuqua), Duke University.

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Premier professeur européen...

FERNANDO ZAPATERO, PhD (Columbia), Professeur de finance et de management, University of Southern California.

René Garcia, PhD (Princeton), Professeur de finance à l’EDHEC et Directeur académique du PhD in Finance.

soit un directeur de thèse associé au programme.

Un corps enseignant de haut vol Le corps enseignant du programme doctoral de l’EDHEC rassemble des spécialistes mondialement reconnus de l’économie financière, de la gestion d’actifs, de la finance d’entreprise et des méthodes quantitatives. Les professeurs du programme sont choisis non seulement pour leur excellence scientifique – ils contribuent aux meilleures revues scientifiques du domaine et ont collectivement publiés plus de 90 articles au cours des trois dernières années – mais aussi pour leur connaissance des exigences et besoins de l’industrie. Elle est composée : D’une part, des meilleurs chercheurs de l’EDHEC qui forment le cœur du programme, assurent l’essentiel des enseignements fondamentaux et mobilisent leurs réseaux internationaux pour attirer les meilleurs spécialistes au sein du corps enseignant du programme. D’autre part, de dix professeurs affiliés, travaillant pour les universités clefs du domaine (Chicago GSB, Wharton, Columbia, Princeton, Duke, etc.), et capables de présenter les derniers développements et les nouveaux « changements de paradigmes» dans leur domaine. Le PhD in Finance de l’EDHEC se distingue par l’originalité de sa formule, l’excellence de son corps enseignant, la rigueur et l’équilibre de son programme entièrement consacré à la finance, son environnement de “research coaching”, et l’apport des ressources et partenariats de l’EDHEC Risk and Asset Management Research Centre. Beaucoup de fées, au final, autour du berceau du dernier né des programmes de l’EDHEC ! 䡲

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ENSEIGNER & FORMER ÷ FAIRE ÉCLORE des vocations chez des élèves que rien n’incite a priori à réussir. Telle est la mission de l’association Objectif Réussite, créée en octobre 2006, par des étudiants du campus lillois de l’EDHEC.

Objectif Réussite:

reconnue d’intérêt général!

Une équipe solide et solidaire.

‘‘I

ls en ont parfois les moyens, mais l’ignorent. Ils manquent le plus souvent d’ambition. Quand on grandit au pied d’une tour dans une cité, il est des réussites auxquelles on ne pense tout simplement pas” explique Philippe Thauvin, président d’Objectif Réussite.

Difficile, en effet, d’être un élève brillant quand l’environnement ne s’y prête pas. La solution : un accompagnement individualisé, un véritable “coaching” proposé par des étudiants EDHEC à des élèves issus d’établissements REP (Réseau d’Éducation Prioritaire) et labélisés “Ambition réussite” par le ministère de l’Éducation nationale. Pas question d’une simple aide aux devoirs, les étudiants sont là pour offrir bien davantage : une ouverture culturelle à travers des sorties et des activités diverses (théâtre, musées, découverte de Paris, visite du campus EDHEC) ; une aide concrète à l’orientation, l’organisation d’entretiens de simulation pour l’obtention d’un stage, ou d’un atelier “théâtre” animé avec les professeurs. En collaboration avec la Fondation EDHEC et le Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, l’association parraine 11 étudiants post-bac afin de les inciter à poursuivre des études longues. Mandatés par Objectif Réussite, cinq étudiants de l’EDHEC ont choisi, quant à eux, d’encadrer une classe de 1ère “secrétariat” du

lycée des Vertes Feuilles, à Saint-André-LezLille, afin de les aider à monter une comédie musicale. But de l’opération, coordonnée avec “Entreprendre pour Apprendre Nord-Pas-deCalais” : redorer l’image de l’établissement ! Enfin, Objectif Réussite participe à l’action Lille Ville de la Solidarité en intervenant dans un collège de la ville.

Un bouche-à-oreille ultra favorable Pour l’heure, Objectif Réussite a conclu un partenariat avec deux collèges, le collège Édouard Branly à Tourcoing et Jean-Baptiste Lebas à Roubaix. L’association suit actuellement 42 élèves à qui elle assure, outre les activités proposées, deux heures d’accompagnement individuel par semaine. Au collège de Tourcoing, dix élèves se sont portés volontaires pour entrer dans ce programme au moment de sa mise en route. Un an plus tard, ils sont trente à solliciter un étudiant comme tuteur. La méfiance de principe ou la peur d’alourdir la charge des cours n’est plus de mise. L’association bénéficie désormais d’un formidable bouche-à-oreille, tant du côté des élèves que de celui des professeurs et des parents. Car les résultats sont là ! Les élèves qui ont bénéficié du tutorat d’un étudiant de l’EDHEC ont mieux réussi le brevet des collèges et sont plus nombreux à tenter la filière générale, en espérant poursuivre leurs études après le bac.

Fait rarissime : une élève de SEGPA (Section d’enseignement générale et professionnelle adaptée) a même obtenu de repasser en Filière Générale après la sixième. Accompagnée par ses professeurs et encouragée par son tuteur, la jeune fille s’est mise au travail, obtenant désormais de bons résultats.

Avenir assuré Quant à l’association, désormais reconnue d’intérêt général et de ce fait, habilitée à délivrer des reçus fiscaux, elle a grandi et assuré sa pérennité. De onze membres à sa création, elle en compte désormais quarante et un. Son budget est passé de 1500 à 25 000 euros pour l’année 2007/2008, particulièrement grâce à la générosité de ses membres qui ont reversé intégralement à l’association les 1 650 euros perçus par étudiant parrainé, octroyés par le Conseil régional. De quoi financer les 3 024 heures d’accompagnement dispensées dans l’année (deux heures par semaine pour chacun des 42 élèves suivis) et les douze sorties annuelles permettant aux élèves accompagnés de sortir de leur “isolement culturel”. Les partenariats avec les deux collèges de Tourcoing et de Roubaix seront reconduits l’an prochain ainsi que l’opération de parrainage d’étudiants “post-bac” en collaboration avec le Conseil régional. Et, comme un bonheur ne vient jamais seul, l’association a remporté cette année le premier prix “initiative” du concours “Graines d’Entrepreneurs 2007” organisé par la Maison de l’Entreprenariat Nord-Pas-de-Calais et la troisième place du “Prix Spécial Fondation Auchan 2008”. 䡲

100 000 étudiants pour 100 000 élèves L’action d’Objectif Réussite s’inscrit dans une vaste opération de l’Éducation nationale. Initiée en 2006 par Gilles de Robien, dans le cadre d’un plan de relance de l’éducation prioritaire, “100 000 étudiants pour 100 000 élèves” consiste à inciter des étudiants des grandes écoles à devenir tuteur d’un élève issu d’un quartier difficile. Objectif revendiqué : œuvrer pour l’égalité des chances en développant l’ambition des collégiens ou des lycéens défavorisés et en leur faisant découvrir un monde auquel ils n’ont que très rarement accès : celui des filières d’excellence.

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÷ ENSEIGNER & FORMER SOIXANTE-SIX étudiants ont choisi, en 2008, de suivre la Filière Apprentissage Européen : deux fois plus qu’en 2006, date de sa création. Raisons de ce succès ? Des réponses innovantes aux étudiants désireux de vivre l’entreprise de l’intérieur. C’est ce qu’explique Anne Zuccarelli, Directeur Entreprises et Carrières du Groupe EDHEC.

Filière Apprentissage Européen: les raisons d’un succès I

nnovation & Management : La Filière Apprentissage Européen est un succès… Anne Zuccarelli : ’ Absolument ! Tant du point de vue du nombre et de la fidélité des entreprises partenaires – elles sont passées de neuf à cinquante de 2006 à 2008 – que de celui des étudiants qui ont choisi ce cursus. Ils sont aujourd’hui 66 contre 32 il y a deux ans.

Il semble y avoir une collaboration intense entre l’école et les entreprises partenaires… A.Z. : ’ Tout à fait. L’originalité de l’apprentissage à l’EDHEC repose sur deux éléments essentiels : l’implication croisée de l’entreprise et de l’école dans la formation de l’apprenti et un vrai suivi des apprentis grâce au coaching à tous les stades de leur formation.

La Filière Apprentissage attire les étudiants car elle leur permet d’entrer de plain-pied dans l’entreprise, tout en bénéficiant de l’excellence de l’enseignement EDHEC et du caractère international donné à cette filière. Sans oublier qu’elle offre également à l’étudiant l’opportunité de voir sa scolarité financée.

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De quelle manière ? A.Z. : ’ Pour une large majorité des cours, nous avons privilégié les séminaires interactifs en petits groupes. Il s’agit de travail basé sur des études de cas dont la préparation a été faite en amont grâce à la documentation en ligne sur un intranet dédié à la filière. Les professeurs s’appuient, en particulier, sur les expériences vécues par les apprentis dans leurs entreprises. Cette très forte interactivité rend l’acquisition de connaissances d’autant plus intéressante et plus large. Autre spécificité, la formation à distance grâce à des modules proposés en e-learning. Enfin, une newsletter mensuelle est diffusée aux maîtres d’apprentissage dans la semaine précédant les cours à l’EDHEC. Elle les informe du contenu des cours que va suivre leur apprenti. Le maître d’apprentissage peut ainsi lui fixer des objectifs d’apprentissage qui seront évoqués dans ces cours et dont l’apprenti devra lui faire un retour à la fin de sa période à l’école.

Quelles sont, selon vous, les raisons de ce succès ? A.Z. : ’ Deux lignes de force sous-tendent, aujourd’hui, la marque EDHEC : l’international et la proximité avec l’entreprise, qui irriguent chacun de nos cursus.

Reprenons ces différents points. Vous dites que l’étudiant entre de plainpied dans l’entreprise. A.Z. : ’ En réalité, je ne devrais pas utiliser le terme “étudiant” car il fait partie intégrante de l’entreprise. En tant qu’“apprenti”, il est salarié de l’entreprise qui, de plus, finance ses études. Au cours des 27 mois que dure son apprentissage, il alterne, après une première immersion de trois mois dans son entreprise, des périodes d’une semaine à l’école, avec des périodes de trois semaines chez son “employeur”. Et son cursus s’achève à nouveau par une période de trois mois au cœur

ses expériences dans l’entreprise. Comme vous l’avez compris, les étudiants qui s’orientent vers la Filière Apprentissage sur leur période Master – c’est-à-dire dès la 2ème année – ont une certaine maturité au regard de leur projet professionnel. Choisir la Filière Apprentissage, c’est aussi, être capable en parallèle d’assumer les missions confiées par l’entreprise et d’accomplir avec succès son parcours pédagogique. C’est grâce à un format pédagogique innovant que l’apprenti peut développer à la fois ses savoirs et capitaliser sur ses savoirs faire.

de l’entreprise. Ce rythme lui permet de voir ses missions gagner en responsabilité et en complexité. Comment l’apprenti articule-t-il ces périodes dans le cadre de son programme académique et de l’acquisition de connaissances et de compétences ? A.Z. : ’ L’apprenti va à la fois poursuivre l’acquisition des connaissances indispensables à tout futur jeune diplômé EDHEC et développer ses compétences managériales à travers

En amont, avant leur intégration dans la filière, le Career Centre rencontre tous les candidats à l’apprentissage afin de mesurer leur motivation, cerner leurs aptitudes et affiner avec eux leur projet professionnel. Ensuite, tout au long de leur apprentissage, le maître d’apprentissage les prend en charge, leur fixe des objectifs et leur montre comment mieux utiliser leurs acquis théoriques dans la pratique quotidienne. Le tuteur EDHEC fait un point régulier avec le maître d’apprentissage et l’apprenti afin d’optimiser son parcours. Enfin, à l’issue de son apprentissage, le professeur tuteur et le Career Centre l’accompagnent dans la finalisation de son projet professionnel et l’orientation vers son futur job.

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ENSEIGNER & FORMER ÷ Apprenti, Maître de stage et tuteur sont ainsi les trois sommets d’un véritable triangle d’or qui donne son sens à la Filière en répondant aux attentes de l’apprenti et de l’entreprise qui l’emploie. Grâce à cette coopération intense, nos apprentis obtiennent des missions évolutives réellement passionnantes et responsabilisantes dans des entreprises aussi variées que Accenture, Air France, BNP Paribas Asset Management, Calyon, Colas, LVMH, Société Générale - SGCIB, Total, etc. Au début de notre entretien, vous avez souligné le côté “international” de la Filière. Comment se manifeste-t-il ? A.Z. : ’ La Filière Apprentissage Européen mérite bien son nom. Nos apprentis sont largement exposés à un environnement multiculturel européen puisqu’une partie de leur cursus se déroule dans l’une des trente grandes univer-

sités européennes partenaires de la filière. Il s’agit de programmes d’été intensifs (quatre semaines par an) alternant des séminaires de niveau MBA et des visites d’entreprise. Ils participent, d’autre part, au séminaire baptisé Tremplin pour la mobilité européenne qui les conduit à réfléchir à un projet d’expatriation “virtuel” et à préparer ainsi leur mobilité professionnelle future. Le séminaire, qui se déroule en anglais et dans la deuxième langue vivante étudiée, comprend entre autres des simulations d’entretien de recrutement. Enfin, le passage de la première à la seconde année d’apprentissage est marqué par un séminaire résidentiel d’une semaine à Londres. Ils y rencontrent des diplômés Edhec basés à Londres, ce qui contribue encore au renforcement de l’identité de la Filière Apprentissage. 䡲

Le secteur banque/assurance séduit de plus en plus les apprentis 45 % 40 % 35 % 30% 25 % 20% 15 % 10% 5% 0% Banque Assurance

Conseil

Industrie

Audit

Grande Service Consommation aux Cosmétique Entreprises Luxe

Commerce Distribution

Autres

Promo 1 Promo 2 Promo 3

Les fonctions financières accueillent de plus en plus d’apprentis 40% Promo 1 35% Promo 2 30% Promo 3 25% 20% 15% 10% 5% 0% Marketing Conseil Communication

Finance Comptabilité

Audit

Commerce Vente

Direction de centres de profit

Ressources Humaines Juridique

50 partenaires • ACCENTURE • AIR FRANCE • AIR LIQUIDE • AREVA • BANQUE PALATINE • BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT • BNP PARIBAS • BNP PARIBAS ARBITRAGE • COLAS • BOUYGUES TELECOM • B BRAUN MEDICAL • CAISSE DES DÉPÔTS ET CONSIGNATIONS • CASTORAMA • CHANTELLE • COLGATE PALMOLIVE • CALYON • CRÉDIT AGRICOLE ASSET MANAGEMENT • CRÉDIT AGRICOLE CHEUVREUX • CRÉDIT DU NORD • DARTY • EDF • ESSILOR • EULER HERMÈS • FRANCE TELECOM • GAN PATRIMOINE • HEWITT ASSOCIATES • HSBC • LA POSTE • LVMH • MOËT HENNESSY • GIVENCHY PARFUMS • MAIRIE DE PARIS • MAZARS • NATIXIS • NIELSEN • OTIS • ORGA CONSULTANTS • FNAC • PRICEWATERHOUSECOOPERS • PRINTEMPS • PSA PEUGEOT CITROËN • RENAULT • SFR • SOCIÉTÉ GÉNÉRALE CORPORATE • INVESTMENT BANKING • SOMDIAA • SWISS LIFE • THOMSON • TOTAL • ZURICH INSURANCE IRELAND

Supply Chain, Achats

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÷ INNOVER LE FUTUR habite au Career Centre du Groupe EDHEC. Les étudiants, comme les diplômés, sont avides de technologies et de modes de pensée nouveaux qui leur permettent de trouver, plus vite et à distance, le stage ou l’emploi qu’ils recherchent.

Hotline,web et vidéo L’

explosion des nouvelles technologies de communication a profondément modifié les comportements et les attentes des étudiants et des jeunes diplômés. À l’heure du téléphone portable, de l’instantanéité de la transmission des images et des sons, c’est “tout de suite”, et à partir du monde entier, que les étudiants veulent maintenant utiliser les services du Career Centre. Soucieux de répondre à cette évolution, le Career Centre a mis en place de nouveaux process et de nouvelles technologies.

Une véritable “hotline” Carrière Alors que les Edhec prenaient, il y a encore trois ans, un rendez-vous des jours à l’avance pour un conseil carrière, c’est tout de suite, aujourd’hui, qu’ils entendent être servis : “Je passe des tests d’évaluation chez Philips, demain. En quoi consistent ces tests ?” “Quelles sont les modalités d’un entretien collectif chez Procter & Gamble ?” “À combien puis-je négocier mon stage ? Mon premier salaire ?”. Pour répondre, en temps réel, à ces questionnements, c’est une véritable “hotline” téléphonique qui a été mise en place, à Lille, à Nice et à Paris au service des étudiants et des diplômés. Six personnes, toujours disponibles et ayant accès à toutes les bases de données du groupe, répondent en moins de 24 heures à tout type de question, orientent et conseillent. “Cela implique une disponibilité et une écoute de tous les instants”, affirme Manuelle Malot, en charge de l’Alumni Career Centre. “Les diplômés sont ravis de cette réactivité. L’accroissement sensible de notre activité en témoigne”.

Des bornes vidéo En parallèle des modes de fonctionnement, des technologies nouvelles sont déployées régulièrement sur les campus. Il en est ainsi des “bornes vidéo” qui viennent d’être installées à Lille et à Nice et qui fournissent aux étudiants un nouveau moyen de valoriser leur candidature à différents postes.

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Florence Da Costa, responsable du Student Career Centre.

Selon Florence Da Costa, en charge du Student Career Centre, “cette innovation, quasiment unique en France et qui allie les ressources de la vidéo et du web, constitue une aide très ap-

Le Student Career Centre Le Student Career Centre accompagne les étudiants du Groupe EDHEC tout au long de leur cursus : de la réflexion, en amont, sur le choix du stage, à la construction d’un projet professionnel et à la recherche du premier emploi. Fort d’une équipe d’une dizaine de personnes animées par Florence Da Costa, il associe des actions collectives, des rencontres d’entreprises, des ateliers et des journées recrutement au suivi personnalisé de chacun, au plus près des besoins des entreprises.

préciable aux étudiants désireux de s’entraîner aux entretiens d’embauche et de postuler en mettant en valeur leur savoir-faire grâce à une vidéo de présentation.” Le principe du système est simple. Il est composé d’un ordinateur, d’une webcam et d’un logiciel. Avant de s’en servir, l’étudiant remplit une sorte de candidature en ligne, une application form qui comporte des données factuelles (nom, prénom, email, background EDHEC, etc.) et le type de poste qu’il recherche : secteur d’activité, fonction, France, étranger, etc. Une fois “préinscrit”, il dispose alors de deux options : • Soit il sait exactement ce qu’il recherche et il effectue seul sa présentation devant la webcam qui l’enregistre. • Soit il utilise un coach virtuel qui lui pose des questions auxquelles il répond, laissant ainsi se dérouler sa présentation de façon automatique. Quel que soit le mode utilisé, l’étudiant peut, autant de fois qu’il le souhaite, modifier sa présentation jusqu’à ce qu’il la juge tout à fait convaincante. Il peut alors la mettre “on line” sur les serveurs de la société JobinLive qui a développé cet outil performant. Il obtient une url qu’il lui suffit de joindre à chacun de ses emails vers un recruteur pour lui donner accès à sa présentation.

Un coaching efficace Mais attention ! La présentation vidéo ne se substitue nullement à une lettre de motivation soignée ou à un CV. Elle est un outil supplémentaire, utilisable en huit langues différentes, destiné à faciliter les recrutements internationaux car un diplômé EDHEC sur trois commence, aujourd’hui son premier job l’étranger. Elle doit donc être utilisée avec précaution ce qui justifie le coaching attentif du Student Career Centre pour accompagner cette innovation. L’étudiant peut en effet, avant d’utiliser sa vidéo, bénéficier du débriefing de nos career advisors qui analysent sa prestation et le guident dans l'amélioration de sa présentation, de son argumentaire et de leur expression. Financées par la Société Générale Mission Handicap (elles sont adaptées au langage des signes), ces bornes seront bientôt complétées par des outils à distance qui permettront à tout étudiant du Groupe EDHEC, où qu’il soit dans le monde, de bénéficier de cette innovation. Dès la rentrée prochaine, ils pourront ainsi valoriser leurs CV et donner aux recruteurs des arguments supplémentaires pour les choisir. 䡲

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REVUE DE PRESSE ÷

Au kiosque LES PERDANTS DU POUVOIR D’ACHAT

1 avril 2008

… Techniciens et agents de maîtrise pâtissent à la fois de faibles augmentations collectives et individuelles. Ils restent aussi ignorés des pouvoirs publics. “La politique d’allégement de charges sur les bas salaires, mise en place en 1995, a poussé les entreprises à concentrer les salaires vers le bas de l’échelle” ; explique l’économiste Arnaud Chéron, directeur de recherche à l’Edhec.

CAMPAGNE POUR LA “TVA EMPLOI”

2 avril 2008

L’EDHEC a relancé sa campagne pour la création d’une “TVA Emploi” considérée par l’école de management comme une “mesure efficace pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés” d’environ 2,6% à long terme. La proposition, lancée à l’occasion de la compagne présidentielle 2007, consiste en une réduction des cotisations sociales à la charge des salariés ; financée par une hausse des taux de TVA. Selon l’équipe de recherche en économie sur l’évaluation des politiques publiques et la réforme de l’Etat, le gain de pouvoir d’achat viendra du fait que la somme des dépenses soumises à la TVA est plus grande que la masse salariale, tandis que la hausse de la TVA est plus faible que le gain de salaire associé à la baisse des cotisations sociales.

ROBECO GESTIONS PROPOSE UN FONDS DE FONDS DOUBLE TURBO

à l’Eonia. Il est doté d’un verrou sur la perte maximale encourue par les souscripteurs. Yves Maillot, directeur de la gestion actions et diversifiéee de Robeco Gestions, gère un fonds de fonds diversifié de 60 millions d’euros qui vient d’être transformé pour intégrer un profil de performance absolue grâce à une allocation cœur-satellite dynamique (CSD) développée à l’Edhec par les professeurs Noël Amenc et Lionel Martellini.

LES FONDS ALTERNATIFS NE PEUVENT ÊTRE UNE CLASSE D’ACTIFS DISTINCTE

8 avril 2008

Une étude de l’EDHEC démontre l’impossibilité de modéliser leur rendement dans le cadre d’une gestion actif-passif. Eternelle question : la gestion alternative est-elle une classe d’actifs à part entière ? Une étude récente publiée par l’EDHEC en partenariat avec l’AFG (Association française de la gestion financière), qui s’est penchée sur “la place des fonds alternatifs en gestion actif-passif” rend une réponse plutôt négative. “Des obstacles majeurs empêchent en fait aujourd’hui les investisseurs institutionnels de considérer les fonds alternatifs comme une classe de gestion actif-passif au même titre que les classes traditionnelles”, estiment les auteurs de l’étude, Lionel Martellini, Véronique Le Sourd et Volker Ziemann, chercheur au centre de recherche EDHEC Risk and Asset Management. Aussi, ils invitent les investisseurs à traiter les fonds alternatifs “comme un complément et non comme un ajout aux classes d’actifs traditionnelles”.

LES FONDS ISR FRANÇAIS ENCORE PEU PERFORMANTS

28 avril 2008 5 avril 2008

Ce fonds, en architecture ouverte, vise une performance supérieure de 300 points base

sur ce sujet par l’Edhec. Ils sont aussi assez risqués et tendent à investir sur les petites et moyennes entreprises. La vertu a un coût. Et un coût réel. C’est l’enseignement des travaux effectués par l’Edhec Risk and Asset Management Research Centre afin d’évaluer la performance des fonds français optant pour l’investissement socialement responsable (ISR). Cette étude, réalisée sur une longue période (2002-2007), qui est encore provisoire et fait, à ce titre, l’objet d’un “working paper” en cours de discussion dans la communauté scientifique, est la première du genre sur les fonds commercialisés en France. Ses conclusions ? Leurs performances sont incontestablement mauvaises. Hormis une petite minorité de gérants, leur grande majorité a des “alpha” (une mesure de performance ajustée du risque) négatifs. Ainsi, sur les 28 fonds français analysés, seuls trois, soit 10%, parviennent à enregistrer un “alpha” positif sur longue période (2002-2007).

LES FUSIONS-ACQUISITIONS NE SONT PEUT-ÊTRE PAS UNE SI MAUVAISE AFFAIRE

29 avril 2008

Le point de vue de Emmanuel Metais et Pierre-Xavier Meschi (…) Au final plus de 90% des acquisitions seraient des réussites, soit parce qu’elles “vivent” encore (ce que les marchés n’accepteraient pas si elles n’étaient pas profitables), soit parce que leur cession a conduit à une création de valeur. De surcroît, un effet d’expérience joue qui vient renforcer la probabilité de créer de la valeur pour une entreprise qui a déjà opéré des acquisitions dans un passé récent. Bref, les acquisitions ne sont peutêtre pas une si mauvaise affaire. Emmanuel Métais est professeur à l’EDHEC Business School. Pierre-Xavier Meschi est professeur à l’université de la Méditerranée et au Ceram Business School.

Les fonds français qui optent pour l’approche de l’investissement socialement responsable enregistrent des performances globalement décevantes, selon la première étude effectuée

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÷ CHERCHER L’AVENIR de la France et de l’Union européenne réside au cœur de nos écoles et de nos facultés. Dévoilée au cours de l’EDHEC Research Day, une pré-étude de l’EDHEC montre que le financement de l’enseignement supérieur dans notre pays est à la fois inefficace et antidémocratique. Une profonde réforme s’impose.

ment supérieur. Apparemment très “démocratique”, puisque quasiment gratuit pour l’ensemble des universités et établissements publics, il est, en fait, peu incitatif, non redistributif et relativement inefficace.

Un système économiquement inefficace

Les‘‘prêts contingents’’ une solution à‘‘l’educational gap’’? E

n mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne a exposé une stratégie à 10 ans visant à faire de l’Union européenne “l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde à l’horizon 2010”. L’enjeu était de taille puisqu’il s’agissait de combler le très large fossé qui séparait alors l’Europe de ses principaux concurrents : les États-Unis et le Japon. Ainsi, en 2001, alors que les fonds investis dans la recherche publique et privée européenne n’atteignaient que 1,93 % du PIB, ils représentaient 2,73 % du PIB américain et 3,04 % du PIB japonais. Un différentiel de quelque 50 % ! De même, alors que la dépense publique et privée en matière d’éducation était de 5,5 % en Europe, elle dépassait 7,2 % aux ÉtatsUnis. Un écart de 30 %. Deux ans avant l’échéance, l’Europe est loin d’avoir gagné son pari puisque le fossé s’est encore creusé entre le vieux continent et ses concurrents. Considérable au niveau quantitatif, l’écart est encore plus significatif au niveau qualitatif. En effet, 3,6 % de la population européenne faisait, en 2003, des études supérieures contre 5,7 % de la population américaine. Cet “educational gap” entre le vieux et le nouveau continent est encore plus perceptible dans notre pays où la part de la population accomplissant des études supérieures est inférieure à la moyenne européenne. 3,5 % seulement contre 3,8 % au Portugal, 4,2 % au Royaume-Uni, 4,4 % en Espagne, 4,6 % en

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Un système efficace de financement de l’enseignement supérieur doit faire apparaître à la fois les coûts et les gains attendus d’une formation supérieure, et ainsi : • Conduire les étudiants à choisir les filières dont la collectivité a besoin. • Les faire participer, après leurs études, au financement du système. Sur ces deux points, la quasi-gratuité d’un large pan de notre enseignement supérieur produit des effets pervers. L’existence de filières “gratuites” sans sélection, conduit beaucoup d’étudiants à emprunter des voies sans issue dont ils ressortent, souvent, sans le moindre diplôme. Ils sont, de ce fait, dans l’impossibilité de participer, par le biais de l’impôt, au financement du système. Il en est de même des étudiants qui ont suivi les filières les plus prestigieuses, également gratuites, et qui, ayant choisi de travailler à l’étranger, ne sont pas imposables dans notre pays.

Un système socialement régressif Économiquement peu efficace, le système français est régressif dans la mesure où les étudiants qui effectuent des études gratuites – voire rémunérées comme à l’X – proviennent principalement, pour des raisons “culturelles” et des modes de sélection, des classes économiquement les plus favorisées. Ainsi, 9 % seulement d’une promotion de l’École polytechnique sont issus des milieux les plus défavorisés contre 30 % il y a quarante ans. Conséquence : l’impôt des pauvres sert à financer les études des plus riches. Stéphane Gregoir, directeur de l’EDHEC Economics Research Centre.

Suède, 4,6 % en Irlande, ou 5,2 % en Pologne ! Il manque, chaque année, 100 000 étudiants à la France pour rester dans la course au savoir. Une situation grave qui laisse mal augurer de la capacité future de notre pays à remplacer le pétrole par le fourmillement d’idées que promettait une célèbre campagne médiatique consécutive au premier choc pétrolier. Selon la pré-étude conduite par Stéphane Gregoir, directeur du pôle de recherche Économie de l’EDHEC, un facteur qui contribue sensiblement au retard pris par notre pays est le mode de financement de notre enseigne-

À côté des établissements publics, où les frais d’inscription ne couvrent que 3 % du coût réel des études, les Grandes Écoles privées ou adossées à des organismes consulaires, proposent un enseignement qui vise à répondre aux besoins de l’économie, voire les anticiper, et où les frais d’inscription financent une part beaucoup plus importante du coût réel des études. Efficace, économiquement, parce qu’intégrée dans un univers concurrentiel où l’étudiant et sa famille attendent un retour sur un investissement non négligeable, cette composante de notre enseignement supérieur – dont font partie toutes les Business Schools – est inaccessible à beaucoup du fait du nombre insuffisant et du faible niveau de bourses accordées par l’État dans notre pays. 520 000 bourses par an

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CHERCHER ÷ seulement qui ne représentent que 0,1 % du PIB. La plupart des pays européens consacrent une part plus importante aux aides financières apportées aux étudiants : 0,8 % en Norvège et au Danemark, 0,6 % en Suède, 0,4 % en Finlande, 0,3 % aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, mais ils utilisent pour atteindre ces niveaux un moyen d’aide complémentaire aux bourses, les prêts.

Les prêts “contingents” Pour être économiquement efficace, le financement de l’enseignement supérieur doit mettre “en concurrence” les différents types d’enseignement. Cela implique une participation financière accrue de l’étudiant qui est, ainsi, plus exigeant quant au contenu de sa formation et se préoccupe davantage des débouchés offerts. Mais il faut, aussi, que le coût de cet enseignement ne le rende pas inaccessible aux catégories sociales économiquement moins favorisées. Comme la prise en charge intégrale, par la collectivité, de la totalité de l’enseignement supérieur est impensable à l’heure de la réforme de l’État et des économies budgétaires, l’EDHEC propose d’adapter à notre pays un système de financement de l’enseignement supérieur qui a déjà fait ses preuves dans d’autres pays : celui des “prêts contingents”. Le “prêt contingent” est accordé par l’État à tout étudiant en faisant la demande pour financer ses études. Le remboursement du prêt ne se fait que lorsque le salaire annuel obtenu par l’ancien étudiant le permet. Sous réserve d’une analyse fine de l’impact de leurs modalités (taux, étalement dans le temps, recouvrement pour les étudiants travaillant à l’étranger, etc.) sur les comportements des bénéficiaires, tant pendant leurs études que sur le marché du travail, les “prêts contingents” peuvent contribuer à accroître le nombre d’étudiants faisant des études supérieures économiquement “utiles” et dégager des ressources pour améliorer l’aide aux plus défavorisés et améliorer les conditions d’enseignement. L’EDHEC travaille sur un modèle de microsimulation qui permettra d’étudier les conséquences de la mise en place de “prêts contingents” à la française et de rechercher les modalités les mieux à même de donner à notre pays une chance de rejoindre rapidement le peloton de tête des économies du savoir et de la recherche. 䡲

EDHEC Research Day

L

e 13 mai 2008, l’EDHEC a accueilli la presse et de nombreux partenaires à la Maison de la Chimie, à Paris, au cours de l’EDHEC Research Day. Au cours de son introduction, Olivier Oger a présenté le Groupe EDHEC, de par sa taille premier groupe français de formation au management et neuvième en Europe. Priorité pour l’EDHEC, la recherche irrigue la totalité des formations et répond activement aux besoins exprimés par les entreprises, l’économie et la société. La journée s’est organisée en deux temps forts. Une matinée consacrée à une table ronde sur le financement de l’enseignement supérieur depuis l’adoption de la loi relative aux Libertés et Responsabilités des universités (LRU). Rassemblée à la suite de la présentation de la pré-étude de

l’EDHEC, la table ronde a réuni Bernard Belloc (Conseiller auprès du Président de la république), Bernard Hugonnier (Directeur adjoint, Direction de l’éducation, OCDE), Jean-Hervé Lorenzi (Président du Cercle des Économistes), Philippe Manière (Directeur général, Institut Montaigne), Bernard Saint-Girons (Directeur Général de l’enseignement supérieur) et Philippe Vasseur (ancien ministre, Président du Crédit Mutuel Nord Europe). Un assez large consensus a réuni les participants sur la nécessité de remettre à plat le financement de l’enseignement supérieur et sur l’intérêt des pistes ouvertes par la pré-étude de l’EDHEC. Au cours de l’après-midi, les six pôles de recherche de l’EDHEC ont présenté le sens de leurs travaux et leurs objectifs en même temps qu’était annoncée une innovation majeure de la rentrée 2008 : la création d’un Phd de recherche en finance qui constitue une véritable révolution (voir page 05) dans le système français. Un cocktail animé a clos une journée qui a largement contribué à la visibilité de la recherche EDHEC.

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÷ RÉUSSIR

Vive le terrain!

équipe pluridisciplinaire allant au-delà du marketing : avec des commerciaux, des merchandisers, des formateurs, des Relations-Presse.

DELPHINE BRESSON, Edhec 1986 est le nouveau directeur général de Lancôme-France, devenue, depuis 1964, une marque fleuron de L’Oréal dont elle véhicule la “french touch”, le luxe et l’élégance. Une carrière partie sur un coup de cœur et construite avec une tête de stratège.

L’écho a été immédiat et c’est ainsi que j’ai été nommée responsable Comptes-Clés (directeur de clientèle) au sein de la division Produits de Luxe France de L’Oréal. L’ expérience fut fantastique. Tout mon acquis ne servait plus à rien et je devais tout réapprendre, tout reconstruire, faire mes preuves. Avec, comme interlocuteurs les acheteurs de Marionnaud (1er distributeur de parfumerie sélective en France) et des grands magasins (GL, Printemps, Bon Marché). Je me suis réellement amusée en apprenant beaucoup car la distribution du luxe s’organise de plus en plus autour des chaînes nationales et qu’il fallait comprendre les enjeux et intégrer les problématiques et priorités de la première enseigne de distribution sélective.

I

nnovation & Management : Comment devient-on directeur général de Lancôme-France ? Delphine Bresson : ’ D’abord, sur un coup de cœur ! Il a eu lieu lors de mon stage de fin d’études, à l’EDHEC, que j’ai effectué chez Christian Dior et qui m’a “emballé”. Depuis, je n’ai jamais quitté l’univers de la cosmétique. Peut-être faut-il y voir un gène bien féminin, un clin d’œil du destin, qui m’a poussé dans cette direction...

Et après ce coup de cœur ? D.B. : ’ Mon projet professionnel à cette époque était d’obtenir, à terme, une direction marketing dans ce secteur d’activité que j’aimais. Je me suis donc donné les moyens de l’atteindre en me constituant le socle de connaissances et d’expériences nécessaires. Comme je connaissais, depuis ce stage, le Groupe LVMH, j’ai donc postulé pour un poste de chef de produit junior chez ROC, une très belle marque du circuit pharmaceutique alors dans le giron du groupe LVMH. C’est là que, pendant plus de 10 ans, j’ai appris les fondamentaux de l’univers du “soin” : types de peaux, galénique, fonctionnement des laboratoires, formulations. Des fondations solides sur lesquelles j’ai pu construire ma carrière. J’ai, ainsi, occupé différents postes marketing avec, en 1993, une chance formidable : le rachat de ROC par Johnson & Johnson. Ce fut, pour moi, l’occasion de m’imprégner des méthodes marketing anglo-saxonnes faites de méthodologie et de rigueur. En 1997, l’objectif que j’avais en tête à la sortie de l’école était atteint : Je dirigeais le marketing de ROC sur la France.

Et, en l’an 2000, vous succombez au chant des sirènes… D.B. : ’ Une bien belle sirène. Puisqu’il s’agissait de L’Oréal qui me proposait de prendre la Direction marketing international du soin Lancôme. Ce furent quatre ans de challenges absolument passionnants. Le job consistait notamment à élaborer des plans marketing par continent. De faire développer des produits très innovants conformes à des attentes aussi variées que le sont les rituels de beauté d’un continent à l’autre. Songez qu’il y a même d’immenses différences, par exemple, entre Coréennes et Japonaises ! Ce fut donc un travail très “pointu” avec un plan Asie, un plan Europe, un plan Amérique. Si les parfums ou ce que nous appelons le “maquillage couleur” (rouges à lèvres, mascaras)

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Mais pour aller plus loin, j’ai estimé qu’il me manquait une réelle expérience commerciale. J’ai donc été voir mon DRH en lui dévoilant à la fois mon prochain objectif – la direction générale d’une marque dans un pays – et mon souci d’avoir une expérience commerciale afin de maîtriser la distribution du luxe.

Au bout de deux ans, le pari était gagné. L’Oréal m’avait fait confiance en mettant un “marketeur” au niveau commercial, ce qui était audacieux. J’avais fait confiance à L’Oréal en sachant que, si l’expérience s’avérait positive, mes vœux seraient exaucés. Elle le fut. Ils le sont !

sont partout les mêmes, les gammes asiatiques de produits de soins ont des formules très spécifiques. Les textures des fonds de teint varient également en fonction des climats ou des types de peaux, plus grasses au Japon, par exemple, que chez nous.

C’est donc en pleine “success story” que vous demandez une nouvelle affectation… D.B. : ’ Oui. Au bout de 17 ans dans les “pots de crème”, je voulais sortir un peu de l’univers des soins et souhaitais obtenir une direction internationale couvrant une gamme plus large de produits. C’est ainsi que L’Oréal m’a confié la direction Marketing Internationale de Biotherm de mai 2004 à fin 2005. Où vous n’êtes restée que dix-huit mois ! D.B. : ’ Question de stratégie personnelle. Le marketing avait été mon premier objectif. Je ne comptais pas y consacrer encore vingt-cinq ans ! Ma nouvelle ambition était de gérer une marque sur un pays, d’être responsable d’un business complet, d’un compte d’exploitation, d’une

‘‘

Pour être performant, en marketing ou à l’international, il faut avoir fait du terrain. C’est la prise directe sur le réel.

’’

Depuis huit mois, vous êtes directeur général de Lancôme France. Quel est votre challenge ? D.B. : ’ Immense. Faire rêver les femmes, Rendre la marque Lancôme encore plus visible, luxueuse et désirable sur le marché français qui est le marché de référence de Lancôme, présent dans 165 pays et numéro un mondial sur le soin, le maquillage et le parfum. En France, mes concurrents s’appellent Dior, Chanel, Guerlain, Clarins. Lancôme International identifie les tendances de demain et développe les innovations produits ainsi que l’identité visuelle de la marque. Au niveau de Lancôme France, nous sommes responsables de leur commercialisation sur le marché français. Cela va de la définition quantitative et qualitative des plans médias jusqu’à l’animation sur les points de vente qui doit être réalisée en étroite coopération avec nos distributeurs puisqu’il s’agit de mettre en scène le produit dans les magasins et les linéaires de nos distributeurs. Cela passe donc, aussi, par la formation de toutes les “conseillères de beauté” de France et de Navarre présentes chez les distributeurs pour mettre en avant la marque. J’ai pour cela, une superbe équipe chargée de les séduire et de les convaincre. Cela passe, enfin, par tout un travail de RP auprès des journalistes beauté qui sont des prescripteurs incontournables. Le lancement d’un produit de beauté ou d’un

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RÉUSSIR ÷ parfum est donc une stratégie à 360° faisant intervenir, la main dans la main, la direction marketing, la direction commerciale, la direction de la formation, la direction des RP. Le tout, bien entendu, assisté d’un efficace contrôle de gestion !

Quelles sont les “qualités EDHEC” qui vous ont le plus servi dans votre carrière ? D.B. : ’ C’est vrai qu’il y a des qualités EDHEC! Un Edhec nous apporte des compétences

‘‘

Lancôme International identifie les tendances de demain et développe les innovations produits ainsi que l’identité visuelle de la marque.

L’étudiant de l’année est une EDHEC

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Kenza Berrada (future Edhec 2010) élue Business Student of the year par le jury des Universum awards. Chaque année, les Universum awards récompensent le meilleur étudiant de l’année en Allemagne, au Danemark, en Finlande et en France. C’est Kenza Berrada qui a été élue, le 26 mai dernier, Business student of the year 2008 au cours d’une manifestation en partenariat avec Crédit Agricole SA. Le groupe Crédit Agricole a reçu le 28 novembre 2007 le prix décerné par The Banker comme Banque de l’année au niveau mondial pour sa démarche de responsabilité sociale et environnementale. Son jury ne pouvait donc qu’être séduit par le parcours résolument international de Kenza. Aujourd’hui en année de césure à Genève, au Haut Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies, Kenza Berrada, en est à sa troisième expérience internationale à l‘EDHEC puisqu’elle a déjà bénéficié de deux échanges académiques au Canada et en Pologne. A la fin de son année de césure, c’est au Mexique qu’elle effectuera un quatrième échange. Ce sont cette formidable ouverture de Kenza sur l’international (elle parle le français, l’anglais, l’espagnol, le polonais et l’arabe) et son projet professionnel, orienté vers la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise qui ont rencontré les “valeurs” du Crédit Agricole et ont convaincu le jury.

techniques, bien sûr. Tout autant que les élèves des autres business-schools. Mais avec, en plus, un côté “pragmatique”, un côté “terrain”, un sens des réalités, et surtout une ouverture d’esprit qui constituent une signature vite reconnaissable. Cette alliance du conceptuel, du créatif et du sens du terrain est indispensable à l’implémentation des stratégies de croissance d’une marque comme Lancôme qui se veut sincère, honnête et proche des femmes. Sans doute est-ce pour cela que L’Oréal recrute de plus en plus d’Edhec. L’EDHEC est une excellente formation et une superbe école auprès de laquelle je regrette de ne pas avoir le temps de m’investir davantage.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés ? D.B. : ’ Quatre. Premier conseil : prendre son temps. Les nouvelles générations sont “zappeuses” et se lassent vite. Il faut approfondir chaque étape de sa vie professionnelle. Quand un jeune diplômé me dit “j’ai fait le tour” au bout de 12 mois, je m’étonne. Aller au fond des choses prend plus que douze ou dix-huit mois ! Deuxième conseil : construire son parcours de façon cohérente. Il faut être capable de se projeter dans l’avenir pour se construire les bases nécessaires et acquérir les bons fondamentaux. Troisième conseil : être mobile et flexible. Géographiquement, sans aucun doute. Mais

aussi et surtout dans sa tête. Être capable d’acquérir et de maîtriser consécutivement plusieurs métiers. Quatrième conseil : contrairement à mon expérience personnelle – et pour leur en faire profiter – je leur suggère vivement de démarrer par le terrain. Le terrain est porteur d’une richesse incroyable. Chez L’Oréal, tout jeune diplômé doit faire un “stage route” : être “représentant” sur un secteur et gérer des clients. Plus tard, quelle que soit sa place dans un organigramme, il sera toujours fournisseur de quelqu’un et utilisera les réflexes qu’il doit acquérir tout de suite. Pour être performant, en marketing ou à l’international, il faut avoir fait du terrain. C’est la prise directe sur le réel. Je sais, qu’en vous disant cela, je rame à contre-courant. Parce que, culturellement, dans notre pays, le “commercial” et le terrain ne sont pas considérés comme “nobles” ! Et c’est à cause de cela que nous prenons du retard par rapport à d’autres pays ! Chez L’Oréal, mon expérience a “fait des petits”. Et d’autres personnes font aujourd’hui, comme je l’ai fait, le pari de se frotter au terrain. Les gens commencent à réaliser qu’être responsables de “comptes clés” est aussi noble que faire du marketing ou de la finance. Et surtout, qu’on s’y amuse ! Je suis ravie que vous m’ayez donné l’occasion de terminer là-dessus. 䡲

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÷ EXPERTISE

Valorisez votre potentiel Les plus belles entreprises internationales ont conçu de formidables cursus pour peaufiner la formation de leurs futurs dirigeants. Manuelle Malot démonte le mécanisme de ces programmes destinés aux Hauts Potentiels Internationaux : des filières d’élite très prisées des diplômés EDHEC.

Manuelle Malot DIRECTEUR CARRIÈRES ET PROSPECTIVE

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ous croyez en votre leadership ? Vous aspirez à démarrer, très vite, une carrière internationale ? Un poste à forte responsabilité vous attire ? Dès votre sortie de l’EDHEC, les programmes hauts potentiels internationaux (graduate programmes) vous offrent des parcours aux noms évocateurs : Accelerated Management programme, Leadership ou development programme, Flying Start ou Fast Track... Conçus par les plus grandes entreprises transnationales pour former leurs élites, ces parcours durent de 12 mois à 5 ans (3 ans en moyenne) et consistent en une série de missions, de 6 à 12 mois, dans différents pays ou filiales de l’entreprise. Également appelées “Rotations”, elles se déroulent soit dans un domaine unique (finance, marketing ou commercial), soit combinent en alternance, des fonctions différentes. Entre chacune de leurs missions, les heureux élus d’une “promotion” se retrouvent pour évaluer leur expérience, suivre des formations internes, voire participer à des cours de MBA. Ils bénéficient d’un formidable coaching, assuré par un cadre dirigeant de l’entreprise et par un gestionnaire de carrière.

Une triple valeur ajoutée Pour un jeune diplômé, les graduate programmes constituent un puissant accélérateur de carrière. Pour trois raisons : • La diversité des missions proposées et leur caractère international favorisent le développement rapide de ses compétences techniques et managériales et lui permettent d’accéder plus vite aux postes de management.

• Il peut tisser avec les autres membres de sa promotion, un très fort réseau relationnel international qui servira, par la suite, de levier et d’accélérateur à sa gestion de carrière et à sa mobilité fonctionnelle. Au sein de sa promotion, comme avec son mentor, il fait l’apprentissage du lobbying interne. • Enfin, l’entreprise qui l’a ainsi évalué, intégré, formé et coaché à grands frais fera tout pour le fidéliser et développer au mieux ses talents.

Connaître la musique Une sélection impitoyable À la très forte attente des entreprises, marquée par la hauteur de leur investissement et d’alléchantes promesses d’évolution de carrière, correspond la très forte sélectivité des process de recrutement. Les critères de sélection, particulièrement sévères, garantissent l’aptitude des candidats à un apprentissage rapide et leur adaptabilité à une carrière internationale fortement évolutive. Destinés aux jeunes diplômés (Bac + 5) de niveau Graduate et Post Graduate des meilleurs cursus européens, la plupart des programmes privilégient des écoles cibles dont l’EDHEC fait systématiquement partie. Mais le candidat doit aussi : • Attester son excellence par le niveau de ses notes et être classé dans les premiers de sa promotion. • Prouver ses compétences acquises en gestion de projet, en négociation, en finances qui doivent avoir été mises en œuvre dans des stages en entreprise dont au moins six mois à l’étranger. • Démontrer une large ouverture multiculturelle, la pratique courante de l’anglais, accompagnée d’une troisième langue, allant, bien sûr, de soi. Les qualités comportementales, enfin, sont plus nombreuses et plus déterminantes.

Directeur de la publication et rédacteur en chef Olivier OGER

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Bons communicants, les candidats doivent être autonomes, curieux, créatifs, ouverts aux changements, orientés clients et résultats, sachant prendre des initiatives, avec une vision stratégique et un sens développé de l’excellence ! Des qualités que l’EDHEC cherche et développe chez ses étudiants tout au long de leur cursus et qu’elle leur apprend à mettre en valeur lors de procédures de recrutement sérieusement préparées. Celles-ci comportent, en effet, une multitude d’outils et d’épreuves qui visent à rationaliser les décisions des entreprises dans ces recrutements paneuropéens où s’affrontent des candidats de nationalité et de culture différentes. La première étape est le dossier de candidature en ligne détaillé qui peut être accompagné de tests d’aptitude éliminatoires. Une fois cette barrière franchie, le candidat se voit proposer une série d’entretiens téléphoniques ou classiques, individuels ou collectifs, dans une ou plusieurs langues. Enfin, dans un “assessment centre” en présence d’une dizaine d’autres candidats et pendant deux à trois jours, il devra se soumettre à différentes épreuves d’évaluation très exigeantes : questionnaires de personnalité, tests d’aptitude numérique, verbale, d’intelligence abstraite, mises en situation, présentation orale... Ces nombreux exercices, tous en anglais, éviteront, à l’entreprise comme au candidat, de se fourvoyer ! Alors trois conseils : Tout en gardant l’esprit EDHEC auquel les entreprises sont si attachées, l’EDHEC a fait évoluer la grille d’évaluation de son épreuve orale en s’inspirant de ces programmes Hauts Potentiels pour être plus près des réalités du marché et répondre aux besoins des entreprises dans l’identification des talents et le développement de futurs dirigeants. 䡲

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INNOVATION & MANAGEMENT • LA LETTRE DE L’EDHEC • ÉTÉ 2008


EDHEC Innovation&Management N°19