Bulletin n°11 de 08-2010

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Après la Croix, il n’est plus possible d’imaginer un compromis quelconque de la part de Dieu avec la souffrance et le mal. Dieu s’atteste en permanence comme l’amour toujours offert à notre amour. Ici s’écrit notre possible espérance et celle de ceux touchés en leur chair et en leur cœur. " Elle espère à l’encontre de ce qu’elle a sous les yeux ", " elle espère à l’endroit où l’expérience et les possibilités concevables n’offrent rien à espérer ", " elle espère des choses qu’on ne voit pas " et tout cela parce qu’elle espère contre la mort, l’impossible, la résurrection et la vie reçue de Dieu ». Site de la Pastorale de la santé : extrait de l’histoire de la souffrance

BULLETIN Août 2010 Le signe de la Croix

Hospitalité de Touraine Maison Diocésaine « le Carmel » 13 rue des Ursulines BP 41117 37011 TOURS cedex Tél./Fax : 02 47 31 14 48 hospitalite.de.touraine@gmail.com www.hospitalitedetouraine.org

Directeur Gérant : Jean-Pierre NOGUIER

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SOMMAIRE Le mot de notre archevêque Celui du président Récollection Le signe de la Croix Saint-Frai Stage à Lourdes Pèlerinage de mai 27 juin Le carnet

Carnet 2 3 4 6 8 11 15 20 23

Rose blanc bleu 20 février 24 mars 29 avril 30 avril

Ephrem de Bridiers 11ème petit enfant Eloi Seguin Domitille petite fille chez les Gillot Charles 3ème enfant de Céline et JC Marie

4 juillet

baptême de Pia petite fille des Coutransais

La parole est à notre archevêque Le signe de la croix est un des rites les plus anciens de la liturgie chrétienne. Au baptême, le ministre trace le signe de la croix sur le front du candidat et s’il s’agit d’un enfant, il invite les parents, parrain et marraine à faire de même. Dans le Sacrement des malades c’est le même signe de la croix qui est tracé sur notre corps. A travers ce signe c’est le mystère de la passion et de la résurrection du Christ qui est évoqué… le mystère de la Vie plus forte que la mort… la victoire du bien sur les forces du mal. A la suite de Bernadette redécouvrons la richesse du signe de la croix et à tous bons pèlerinage. + Bernard-Nicolas Aubertin Archevêque de Tours

Nos amis disparus 19 décembre 22 mars 29 mars 3 avril 11 avril Avril 26 mai

René d’Almeida Micheline Launay Mme de Verneuil maman d’Alix Valentine Page le père d’Emilie Guillemot Jean-Paul Trichard Jean Pineau

(1ère et dernière page sur le chemin de Compostelle…) 2

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Et à notre Président

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Enième pèlerinage ou premier, le bonheur est le même. Pas d’accoutumance ni de tiédeur mais cinq jours passés dans un autre monde fait de bonheur, d’écoute, d’amour, de don de soi et d’enrichissement spirituel, parenthèse de la vie où l’on peut partager sa joie, ses peines et ses souffrances n’est ce pas déjà le premier miracle permanent de Lourdes ? Après la conférence de Jean-Marie Onfray sur l’écoute, un challenge nous était proposé : malgré l’accompagnement matériel que nous devons au malade et qui nous rapproche de Marthe, comment concilier l’écoute pratiquée par Marie ? Chacun y a répondu à sa façon mais je voudrais remercier ceux qui nous ont aidés dans l’enrichissement de notre réflexion spirituelle : Le Père Brito, le prédicateur de la messe dans la prairie sur le thème de la croix, le frère Thibault Du Pontavice sur celui des miracles. L’ensemble s’inscrivant dans la suite des cérémonies de Lourdes qui sont chacune un cheminement fait avec Marie vers son Fils. Pèlerinage avec les malades, que de détresse, de souffrance et de solitude à partager dans la vie quotidienne et l’écoute mais aussi que de bonheur et d’espérance manifestés par ces « blessés de la vie » qui nous redonnent courage et confiance. Merci à chacun, malade, hospitalier et hospitalière, vous qui avez apporté votre part dans la réussite de ce pèlerinage. Merci à ceux qui ont accepté de s’engager dans l’hospitalité, en Eglise et devant leurs frères, nous comptons sur vous pour participer au renouvellement de ces moments privilégiés. Merci à ceux qui ont répondu à l’enquête, vos réponses sont précieuses et serviront à améliorer les conditions d’accueil et d’écoute pour les prochains pèlerinages et que ceux qui ont pu se sentir blesser par un manque d’amour soient persuadés que c’est une simple maladresse qui en est l’origine. A cet instant, me reviennent ces lignes lues il y a quelques semaines que je me permets d’emprunter pour les faire nôtres : « Il regarde l’homme pour mieux voir Dieu. Il écoute l’homme pour cueillir les mots inédits de Dieu. Il écoute le cœur de l’homme pour entendre la miséricorde et la joie de Dieu. Il regarde le cœur de l’homme pour s’imprégner de la toute puissance de l’Amour de Dieu » Rendons grâce à Dieu pour toutes ces joies partagées dans le cadre de ce pèlerinage et prions pour ceux qui n’ont pas eu cette chance. Jean-Pierre Noguier 3


EDITO Il y a des signes qui ne trompent pas ! Cette année Lourdes nous propose celui de « la Croix » ; premier thème d’un cycle de 3 (à suivre le « notre Père » et le « chapelet »). Nous en reparlerons dans ce bulletin. Nombreux sont ces signes, mais peut-être pouvons nous également réfléchir à ceux de l’amitié ! Un sourire, un geste, un mot … ce mot qui brise un silence souvent lourd à porter. Il est facile de se taire, de ne rien dire, ne pas faire signe ! Osons ce signe, qu’il soit le témoin de notre Rencontre, de notre Ecoute de l’ « autre ».

Récollection : la Miséricorde Divine Le frère François Nielly est là pour nous éclairer sur la miséricorde divine. Nous étions une bonne centaine. Voici quelques extraits de sa conférence, par ailleurs disponible dans sa totalité. Quelques notions de vocabulaire. Que supporte le terme de « miséricorde » ? Le sens premier, « miser» désigne la misère; c’est reconnaître que le miséreux est digne de pitié, mais lorsque le terme glisse sur le sens de misérable, il y a une consonance de responsabilité de la personne quant à son état ! C’est un cœur pitoyable, parce que fautif, qui demande la pitié, la pitié de l’homme « pieux », celui qui accomplit son devoir envers les dieux et ses parents. Du manquement à la piété naît un appel à la pitié ; l’un ne va pas sans l’autre ! Dans le vocabulaire biblique, les termes apparentés à la miséricorde sont positifs, ce sont ceux de bonté, compassion, de pitié qui ont tous le sens d’une attitude favorable à celui qui est dans la misère. Nous croyons fermement à cette attitude objective, favorable, du Christ qui guérit, qui prend soin du troupeau et part à la recherche de la brebis égaré ; mais la dimension subjective est tout aussi présente : je me confie en Dieu, qui est un Dieu de miséricorde, lent à la colère et plein de tendresse. A la miséricorde de Dieu doit répondre notre propre miséricorde. 4

aimons et qui ont rejoint la Maison du Père. Tous étaient là et aux meilleures places, acclamant Dieu pour cette pluie de grâces en cette journée bénie. Merci Seigneur de nous faire vivre cette communion des Saints qui est notre famille à tous, puisque tous nous sommes tes enfants ! C’est dans l’allégresse que nos trois nouveaux diacres nous ont invités au vin d’honneur servi, bien à l’ombre, dans la cour de l’école, quelques cents mètres après l’abbatiale. Dès la fin de la Messe, chaque personne que nous croisions venait nous féliciter. Nous ne désirions que les remercier de leur présence affectueuse, de leurs prières et de leur amitié et eux nous félicitaient ! Je me sentais tellement en décalage devant tant de chaleureuse fraternité, n’ayant personnellement le sentiment de n’avoir aucun mérite devant les grâces données par le Seigneur… La joie qui irradie le visage de Jocelyn et qui reflète sur nous ne vient pas de nous, mais de l’Esprit Saint, ce Dieu qui est Lumière d’Amour. Et ce bonheur qui transfigure Jocelyn rejaillit sur sa famille parce que nous l’aimons, tout simplement. J’ai envie de dire que c’est plus lui qui nous guide à Jésus que nous qui le soutenons. Jocelyn marche devant, nous tenant par la main pour tout donner à Dieu. Je rends grâce au Seigneur : “Qu’il est précieux ton amour, ô mon Dieu !” (psaume 35, verset 8) Que dire si ce n’est un immense Merci à tous ceux qui nous entourent par leur présence, par leurs pensées et dans la prière. Les mots sont trop pauvres pour traduire ce que j’éprouve… Une intense joie et d’infinis remerciements. Tout à Jésus par Marie ! Roselyne FORTIN.

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d'embrasser son anneau pastoral. Et là, il a répété mot à mot ce que j'avais dit à la Vierge Marie au Piscine. Là, il m'a promis qu'il fallait que je parte tranquille car la Vierge allait m'aider et j'allais vivre comme tout le monde. Je me souviens très bien avoir éclaté en sanglots devant lui. Il m’avait promis que début septembre, il prendrait contact avec moi, car il savait que j'allais subir l'opération de la dernière chance. Et là, au CHU de Limoges, je suis arrivé le cœur plein d'espoir. J'ai subi cette intervention et quelques jours après les médecins se sont rendus compte que l'opération avait fonctionné et que j'allais pouvoir vivre comme tous le monde … je me souviens très bien que le professeur et les infirmières du service pédiatrique ont éclaté en sanglots. Monseigneur au cours de la confession m'avais demandé de venir aider les malades à Lourdes pour remercier la Grâce de la Vierge Marie. Depuis 1990, je suis hospitalier à raison de deux pèlerinages par saison. L'autre jour une très grande émotion est venue en moi, dès que j'ai eu le bonheur de faire mon engagement, car il avait lieu à La Chapelle Sainte-Bernadette, là même où Monseigneur Plateau m'avais annoncé ma guérison. Je tiens à vous dire un grand merci. Dans le train, j'ai entendu des choses pas très agréables sur moi, mais je confie les offenses de cette personne à La Vierge Marie, car pour tout ce qu'elle a fait pour moi je ne peux pas tout arrêter pour des paroles qui ont été prononcé à mon encontre, ces paroles qui disaient que j'étais inefficace… Je ne pense pas l'être mais j'ai été blessé. J'ai passé un très bon pèlerinage, je vous en remercie. Signes de La Vierge Marie, le 05 juin 2010, je suis invité par la communauté des Sœurs Jeanne Delanou pour une fête des malades dans ma paroisse en présence de Monseigneur Maillard, évêque de Bourges. J'ai accepté l'invitation. J’aimerai juste savoir, si vous acceptez que je porte les insignes que je possède de l'Hospitalité de Touraine…. Voilà merci à vous pour votre accueil, j'espère vous revoir très bientôt. Très amicalement» Frédéric Autre témoignage de l’équipe de Château-Renault. Retour de lourdes nous étions 6 malades et 5 hospitaliers du Castelrenaudais à partir avec l’Hospitalité de Touraine à Lourdes. Tous sont heureux d’avoir vécu la messe international, le chemin de croix dans la prairie dont les stations sont magnifiques, la procession mariale et celle du saint sacrement, des moments très forts, des moments de rêve ! Puis la conférence sur le signe de croix, un signe de confiance, non de peur. L’organisation est formidable, tout se déroule dans une bonne ambiance. Merci pour tout. 16

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux – Pardonne nous, comme nous pardonnons ! C’est à nous de changer notre cœur de pierre en cœur de chair, pour retrouver notre « piété » envers Dieu. Il ne s’agit pas d’un coup d’éponge sur le tableau pour essuyer nos fautes, il s’agit vraiment d’un retournement : que le méchant retourne vers le Seigneur, il découvrira la tendresse de Dieu et pourra se relever. Telle est l’assurance du Magnificat. Le ministère de Jésus. Jésus veut rectifier le comportement des pharisiens : ils sont forts en parole mais n’agissent pas (Mt 23,1-12). Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait (Mt 5,48) c’est à dire « que votre générosité, votre miséricorde corresponde à celle de Dieu dont la générosité s’étend sur les bons et sur les méchants (Lc 6,36) » Non seulement l’enseignement, mais la pratique de Jésus nous recentre sur le lieu, la source et la profondeur du sentiment qui incline à l’acte de pitié. La pitié de Jésus à l’égard des foules jaillit du plus intime de son être. La tendresse de Dieu. Celle qu’exprime les paroles et les actes de Jésus : voyant les foules il eut pitié parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger (Mt 9,36). «Donnez leur à manger ! ». «Guérissez les malades ! ». Un appel à la conversion. A la conversion de notre propre cœur, à l’image du Christ, ce que St Paul redira à longueur de pages : « je vous exhorte mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu… » (Rm 12,1). «Soyez entre vous plein de générosité et de tendresse. Pardonnez- vous les uns les autres comme Dieu vous a pardonné dans le Christ » (Ep 4,32). Le temps est favorable pour notre conversion, c’est un fait : on est dans l’objectif. Mais d’autre part, la source de notre conversion est bien dans la fidélité de Dieu, sa tendresse, quelque soit notre faiblesse. Réalité objective et expérience spirituelle sont à la fois distincts et complémentaires pour exprimer le « miséricorde ». De la part de Dieu : « je ferai miséricorde à qui je veux, je montrerai ma tendresse à qui je veux ». De notre part, comme disciple du Christ, il nous appartient de transcrire dans nos vies, au plan le plus réaliste, la grâce que nous avons reçue qui fait de nous des « justes » au sens où elle nous « ajuste ». 5


La guérison. Lorsque les évangiles parlent de guérison, le terme ne concerne pas seulement le Christ mais aussi les disciples : c’est ainsi qu’il envoie les douze « guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8). Dans un sens premier, le fait de guérir signifie faire cesser la maladie, mais de façon plus habituelle, il s’agit de donner des soins, de se mettre au service du malade car la guérison demande du temps. Il s’agit de rendre la santé dans le sens de « régénérer », de « renaître ». Il s’agit enfin de « sauver », mais cette fois toujours en liaison à la confession de Foi : « confiance, ma fille, ta Foi t’a sauvé » (Mt 9,21). Sauver, c’est aussi délivrer, défaire les liens « Femme te voilà délivrée de ton infirmité » (Lc 13,12).

Le Signe de la Croix

27 juin 2010 …. Il s’est passé beaucoup de chose ce jour là ! Deux évènements. Certains ont choisi de participer aux deux, d’autres ne pouvaient que choisir l’un ou l’autre ! Une chose est certaine tout le monde a été comblé ! Commençons par le matin, quoique la journée complète fût destinée à tenter, par une « animation-vente » au prieuré de St Venant à Luynes, de gagner quelques « sous » pour aider les pèlerins malades et handicapés peu fortunés. Un autel dans un très vieux prieuré, Une messe (la deuxième depuis 1791 ou 92 !), Un prêtre, le père Sazerat, une homélie surprenante, Une intention de messe dédiée à nos futurs diacres, (ordonnés l’après-midi) Une assistance assez nombreuse et recueillie, Le débuché de Breil (ensemble de trompes de chasse) mené par un couple d’hospitaliers, Nous avons été effectivement comblés !

Dans les Sanctuaires de Lourdes, un cycle pastoral de trois ans commence. Avec sainte Bernadette pour guide, il est consacré à la prière. Commençons d’abord à «faire le signe de la croix» avec Bernadette (avant de prier le "Notre Père" en 2011, et le chapelet en 2012). Texte : Père Horacio Brito, recteur de Lourdes, et Père Régis-Marie de La Teyssonnière. Depuis son baptême jusqu’à sa sépulture, la vie de tout baptisé est placée sous le signe de la croix. En effet, disant notre relation à Dieu, ce signe marque en même temps l’entrée dans la vie chrétienne, le cheminement de toute l’existence avec le Christ, et le terme de la vie sur terre. Dans l’expérience de Bernadette, le signe de la croix a une importance particulière. En effet, dès le début de la première des dix-huit apparitions dont elle a bénéficié, la Vierge Marie lui a appris à accomplir ce geste fondamental. Dès lors, son grand amour pour Jésus s’en est trouvé éclairé, nourri, orienté. C’est ainsi que, depuis sa première rencontre avec la sainte Vierge, la vie de Bernadette est devenue un chemin pascal, puisque vécue avec Jésus dans le mystère de la croix, sous le regard de Dieu. Pour que le pèlerinage à Lourdes puisse se dérouler à la lumière de ce thème pastoral, quatre moments sont proposés. Ils peuvent correspondre à 6

Notre trésorière le sera moins … car nous avions beaucoup de concurrence, très loyale par ailleurs… donc moins de monde et un après-midi très chaud … Des remerciements à faire : nos hôtes Jacqueline et Didier Alriq, merveilleux ! Deux intervenants extérieurs, Yves Le Pape sculpteur bien connu dans le diocèse, et une peintre-poète, Françoise Ribera, étaient venus offrir leurs concours. Merci aux hospitalier(e)s pour leurs gâteaux et autres friandises, aux donateurs. Si la caisse n’a pas été remplie (nos cœurs l’ont été, et nous trouverons d’autres moyens …), l’ambiance qui régnait a permis à beaucoup de se connaître mieux, et faire connaître mieux l’Hospitalité. Là nous sommes gagnants. Pour le deuxième événement … laissons Rosy nous expliquer… 19


quatre jours, ou quatre demi-journées, ou quatre heures, suivant le temps dont chacun dispose.

Biennale 2010 BAYONNE Qu’est-ce qu’une biennale ? C’est une rencontre organisée tous les 2 ans par une hospitalité francophone différente et réunissant tous les jeunes hospitaliers de 18 à 35 ans. Cette année la rencontre était organisée par l’hospitalité Basco-Béarnaise lors du week-end de la Pentecôte, les 22,23 24 mai. Ce moment est une rencontre, un échange et un partage autour de ce que nous vivons au quotidien dans nos hospitalités et à Lourdes auprès des malades. Le thème en était : Cheminer Rencontrer et Repartir ; quel sens donnons nous au mot Service : un cheminement, un engagement à vie ? Les festivités ont commencé par un rallye dans Bayonne, et ainsi faire connaissance avec nos équipes, les habitants et cheminer dans la ville. Le soir, apéritif des régions, mettant en appétit nos papilles ! Nous avons vécu différents temps forts lors des soirées veillées, repas/animations et carrefours. Nous sommes allées à la rencontre des Bernardines qui ont fait vœux de silence, ainsi que de la communauté des servantes de Marie qui nous accueillaient tout au long de ce WE. Un après-midi récréatif nous attendait avec jeux et défis sur la plage. Avant de repartir chacun chez soi, le cœur plein de joie et la tête plein de souvenirs, la flamme a été passé à l’Hospitalité du Berry, rendez-vous dans deux ans, nous comptons chacun sur vous. (Lien à consulter : http://www.bayonne2010.fr) Marie Guilleux Clotilde Jean

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Faire le signe de la croix ouvre une perspective. Celle-ci gagne bien sûr à être en même temps approfondie et élargie. Ainsi, après avoir fait le signe de la croix avec Bernadette, nous nous demanderons «qu’est-ce que le signe de croix ?», puis nous apprendrons à «reconnaître le signe de la croix » et, enfin, à «le rendre présent» en nos vies. Il est préférable de suivre l’ordre de ces quatre étapes du pèlerinage. Par contre, le temps accordé à chacune d’elle doit être à la discrétion de chaque groupe.

1) Faire le signe de la croix À la Grotte, avant même de dialoguer avec Bernadette et de lui dire son nom, la sainte Vierge lui a enseigné à faire le signe de la croix. À bien le faire. À le faire souvent. Depuis ce jour-là, tous ceux et celles qui ont vu Bernadette faire le signe de la croix ont compris l’importance pour elle de ce simple geste. Pour nous, la première étape de notre pèlerinage va donc consister à «bien faire le signe de la croix». Un signe de croix comme celui que Bernadette a appris à faire avec la Vierge Marie.

2) Qu’est-ce que le signe de la croix ? La croix n’a rien de romantique. En effet, il s’agit d’un poteau et d’une traverse sur lesquels les Romains attachaient les condamnés, bras écartés, dans le seul but de les faire souffrir jusqu’à ce qu’ils meurent. La croix représente donc le plus négatif de l’expérience humaine : la violence, la souffrance et la mort. Mais c’est précisément ce poteau et cette poutre que Dieu a choisis afin de manifester son Amour pour tout être humain. En effet, non seulement Jésus-Christ a ainsi rejoint et assumé le pire de notre souffrance et le plus ignoble de notre mort, mais encore lui, le Fils de Dieu fait homme, en a fait le lieu de rencontre entre Dieu et l’homme.

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Pour nous, comme pour Bernadette, le signe de la croix est bien le signe de ce que nous sommes.

Autre témoignage

3) Reconnaître le signe de la croix Notre monde est marqué par le refus de Dieu qu’est le péché. À cause du péché, avant de connaître la mort, aucun être humain n’échappe à une forme ou à une autre de misère et de souffrance. Il s’agit là, non pas de la croix, mais tout simplement de la condition humaine, telle qu’elle est. Après lui avoir enseigné à faire le signe de la croix, puis lui avoir montré comment laisser ce signe devenir réalité, Marie promet à Bernadette «le bonheur de l’autre monde». 4) Rendre

présent le signe de la croix

Le signe de la croix est constitué d’un geste et d’une parole prononcée en même temps que celui-ci est accompli. Ainsi, lorsque nous nous signons tout en disant l’invocation trinitaire «au Nom du Père, et du Fils, et du SaintEsprit», notre signe de la croix est alors comme la «synthèse» de notre foi. En effet, en invoquant le Dieu Père, Fils et Saint-Esprit en lien avec le signe de la croix, nous disons en même temps qui est Dieu, qui nous sommes, et comment Dieu s’unit à nous. Pour chacun d’entre nous, rendre présent le signe de la croix est un acte de chaque instant, vécu dans les petites choses de la vie courante.

Le 14 avril 1998… LE NOUVEL ACCUEIL MARIE SAINT-FRAI A OUVERT SES PORTES Voici ce qu'il vous offre pour vous assurer le confort, le respect, la discrétion des soins et vous permettre ainsi de passer un séjour agréable dans la prière, la sérénité, et la convivialité : Une salle de Transit. Un quai vous permet de rejoindre en toute sécurité le hall d'accueil où vous 8

… celui d’une personne qui vient de nous quitter, épouse d’un pèlerin de mai. Témoignage qui rappelle dans sa force, celui de Claudel (cf bulletin 7) : « Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie. En un instant, mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d'une telle force d'adhésion, d'un tel soulèvement de tout mon être, d'une conviction si puissante, d'une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d'une vie agitée, n'ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J'avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l'innocence, de l'éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. » Voici quelques extraits de ce témoignage : « …j’ai été élevée avec mon frère aîné dans une famille de non croyants. Mon père était athée … Un jour je me promenais boulevard St germain, je passe devant l’église St Germain des prés, une petite porte de côté était ouverte. Qui m’a appelé là ? Je ne sais pas, personne, enfin que je sache ; je suis entrée, je n’avais rien à faire dans cette église, mais je suis entrée, je me suis assise sur une chaise au beau milieu d’une messe et là, j’ai attendu … quoi ? Je ne sais pas … j’attendais. Je ne me posais pas de question, je ne savais pas ce que je faisais là …Combien de temps je suis restée … cinq minutes, un quart d’heure, une heure ? Bref, au bout d’un moment, quelque chose de lourd, de puissant, est tombé sur moi, je veux dire comme une certitude ou comme une évidence : Dieu existe, Dieu est là, à côté de toi et te protège, surtout ne le renie jamais, il est en toi maintenant…. J’avais 20 ans, et maintenant 84 … et depuis ce temps là, jamais je n’ai douté une seconde de la présence de l’Esprit Saint en moi ; et c’est certainement l’Esprit Saint qui venait de me parler. Et c’est cette Foi qui a guidé toute ma vie. Après toute ma vie a changé… J’en ai terminé je crois, enfin ma tâche est faite, merci mon Dieu de m’avoir donné le courage, et je lui demande de vous bénir tous, et ne me croyez pas trop prétentieuse parce que je vous donne des conseils, mais je crois que c’est important, restez à l’Ecoute et donnez de l’Amour… recevez le surtout, parce que si vous le recevez, c’est terrible de ne pas le redonner. Je vous embrasse tous et je vous bénie tous, au revoir. »

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d'embrasser son anneau pastoral. Et là, il a répété mot à mot ce que j'avais dit à la Vierge Marie au Piscine. Là, il m'a promis qu'il fallait que je parte tranquille car la Vierge allait m'aider et j'allais vivre comme tout le monde. Je me souviens très bien avoir éclaté en sanglots devant lui. Il m’avait promis que début septembre, il prendrait contact avec moi, car il savait que j'allais subir l'opération de la dernière chance. Et là, au CHU de Limoges, je suis arrivé le cœur plein d'espoir. J'ai subi cette intervention et quelques jours après les médecins se sont rendus compte que l'opération avait fonctionné et que j'allais pouvoir vivre comme tous le monde … je me souviens très bien que le professeur et les infirmières du service pédiatrique ont éclaté en sanglots. Monseigneur au cours de la confession m'avais demandé de venir aider les malades à Lourdes pour remercier la Grâce de la Vierge Marie. Depuis 1990, je suis hospitalier à raison de deux pèlerinages par saison. L'autre jour une très grande émotion est venue en moi, dès que j'ai eu le bonheur de faire mon engagement, car il avait lieu à La Chapelle Sainte-Bernadette, là même où Monseigneur Plateau m'avais annoncé ma guérison. Je tiens à vous dire un grand merci. Dans le train, j'ai entendu des choses pas très agréables sur moi, mais je confie les offenses de cette personne à La Vierge Marie, car pour tout ce qu'elle a fait pour moi je ne peux pas tout arrêter pour des paroles qui ont été prononcé à mon encontre, ces paroles qui disaient que j'étais inefficace… Je ne pense pas l'être mais j'ai été blessé. J'ai passé un très bon pèlerinage, je vous en remercie. Signes de La Vierge Marie, le 05 juin 2010, je suis invité par la communauté des Sœurs Jeanne Delanou pour une fête des malades dans ma paroisse en présence de Monseigneur Maillard, évêque de Bourges. J'ai accepté l'invitation. J’aimerai juste savoir, si vous acceptez que je porte les insignes que je possède de l'Hospitalité de Touraine…. Voilà merci à vous pour votre accueil, j'espère vous revoir très bientôt. Très amicalement» Frédéric Autre témoignage de l’équipe de Château-Renault. Retour de lourdes nous étions 6 malades et 5 hospitaliers du Castelrenaudais à partir avec l’Hospitalité de Touraine à Lourdes. Tous sont heureux d’avoir vécu la messe international, le chemin de croix dans la prairie dont les stations sont magnifiques, la procession mariale et celle du saint sacrement, des moments très forts, des moments de rêve ! Puis la conférence sur le signe de croix, un signe de confiance, non de peur. L’organisation est formidable, tout se déroule dans une bonne ambiance. Merci pour tout. 16

trouverez téléphones et distributeurs de boisson. Six ascenseurs desservent les lieux de vie et la terrasse. Un puits de lumière diffuse la clarté sur de nombreux espaces de rencontres. Une cuisine relais. 108 chambres toutes équipées de 2, 4 et 6 lits 4 unités fonctionnelles, Avec au niveau de chacune : 100 lits médicalisés. 1 salle de restaurant de 100 couverts et un office 2 salles de soins par étage Des permanences pour les responsables de pèlerinages. Une kitchenette avec "bar américain". Des espaces-rencontres avec une surveillance vidéo. Au 5éme étage, la terrasse vous offre la vue sur le château-fort et les Pyrénées. Une salle d'animation Notre-Dame de Joie, de 425 m2 équipée d'une sonorisation et d'une boucle magnétique pour malentendants, deux préaux couverts et une salle TV. Dans la partie primitive qui a été rénovée, vous trouverez : le dispensaire des salles de réunion un point d'information et un service de prêt de fauteuils roulants dans la cour extérieure... "Aime simplement, avec un cœur universel et compatissant" (Paroles de Mère Saint-Frai) . Un peu d’histoire … on pourrait croire qu’il existe un Saint Frai !! NON… Marie Saint-Frai est née le 9 Mars 1816 à Tarbes. Elle est issue comme Sainte Bernadette du terreau pyrénéen. Monsieur Saint-Frai est propriétaire d'une tannerie, principale industrie tarbaise à l'époque. La famille connaît donc une aisance certaine. Madame Saint-Frai est imprégnée, comme son époux, d'une dévotion mariale vivante et confiante ; elle est à l'origine de la restauration de la chapelle Notre Dame de Piétat située à 5 kilomètres au sud-est de Tarbes. Marie commence très jeune à mettre en œuvre une véritable charité. Elle se prive de son pain pour le donner aux pauvres. Elle paie de son temps et de sa personne pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Elle est surtout façonnée par un cœur plein de bonté, de compassion face aux 9


souffrances de son époque : la faim, la misère, les sans-abri… Son frère jumeau, Jean, meurt le 20 février 1848. Madame Saint-Frai meurt à son tour le 15 Août 1848. Marie, comprend qu'elle ne peut abandonner son père et remet à plus tard son projet de rentrer chez les Filles de la Charité. Elle s'abandonne de plus en plus au souffle de l'Esprit qui la pousse à se donner davantage à les accueillir chez elle avec la complicité de son père. Plusieurs compagnes vont se joindre à elle entre 1852 et 1858. Dominique Ribes est né en 1824 à Azereix (6 kilomètres de Tarbes), il grandit dans un foyer très chrétien où la spiritualité mariale tient une place privilégiée. Sa contemplation des Douleurs de Marie au pied de la Croix développe en lui un profond esprit de compassion. Dès sa première rencontre avec Marie Saint-Frai, il est touché par l'œuvre naissante. Peu à peu, l'Esprit conduit Marie Saint-Frai et Dominique Ribes à être co-fondateurs d'une nouvelle congrégation. Elle sera fondée le 28 Mars 1866 et portera le nom de "Congrégation des Filles de Notre Dame des Douleurs". Les premiers malades du Pèlerinage National Français furent reçus dès 1878 sur des paillasses, seules installations possibles. Petit à petit les lits dans des chambres-dortoirs remplacèrent ces installations sommaires. Sur les traces de nos fondateurs, Marie Saint-Frai et le Père Dominique Ribes, nous voulons relever le défi de fraternité lancé il y a plus de 125 ans et qui est désormais placé sous le signe de la modernité et de la convivialité.

14 mars Jacques Cauchy, 59 ans, et Alexis Vogt, 65 ans, ont été ordonnés diacres ce dimanche 14 mars par Mgr Aubertin, en la cathédrale St Gatien.

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magnifique. Magnificat devrions nous dire ! Quelques belles conférences. Le Père Horacio Brito, qui comme nous le savons vient de Buenos Aires … nous parlant du signe de la Croix, non pas le signe de la peur celui du footballeur, mais plutôt de la Foi, de la protection, celui de Bernadette (voir l’article dans ce bulletin). On parlera aussi de miracles avec le père Th. du Pontavice. Chacun a pu s’exprimer à ce sujet. Ce n’était pas une conférence, mais notre aumônier, Rémi Bazin, nous a conduits sur le chemin de l’eau qui longe le gave. Un retour aux sources pour beaucoup. Et Joseph, Joseph qui ne voulait pas danser …. Merci Antoinette d’avoir essayé ! Après ce bref aperçu, voici le témoignage de Frédéric qui mérite beaucoup que l’on s’y arrête … « Je suis Frédéric Roger, je tiens à vous dire un énorme merci pour le très bon pèlerinage de Printemps que nous venons de passer avec l'hospitalité de Touraine. Pour nous, cette année est très importante car nous avons fait notre engagement. Cette grâce m'a donné une réflexion sur moi même et sur ma relation avec l'Eglise. Depuis ma naissance, je souffrais d'une Insuffisance Rénale dû à une malformation infantile... Les médecins du CHRU de Limoges me disaient condamné à quitter ce monde à l'âge de 5ans ! Les médecins ne trouvant pas un traitement approprié, j'ai subi 17 opérations chirurgicales. En 1989, les médecins m'annonçaient que toute ma vie je vivrai avec une poche….Cette année 1989, la vie à voulu que je rencontre sur ma route une sœur, qui m'a dit d'aller à Lourdes comme malade. Financièrement, je ne pouvais pas y aller. La sœur a fait une quête pour me payer ce voyage. Mes parents ont demandé une sortie provisoire d'hôpital contre l’avis médical pour aller à Lourdes. J'y allais vraiment avec l'Espérance de la guérison. J'ai eu la chance d'avoir, après les piscines, une confession avec Monseigneur Plateau, Archevêque émérite du diocèse de Bourges. (Il a quitté ses fonctions en 2005, il est parti en Bretagne). Je continue aujourd'hui de communiquer par courrier avec lui. À la chapelle Sainte-Bernadette, il est venu vers moi, suite à ma demande. Il m'a demandé 15


passage, la finale de l’apocalypse de saint Jean, à 3 heures du matin …. C’était magnifiquement bien organisé. J’ai pu également profiter d’une conférence par une Dominicaine, sur la prière du Rosaire avec contemplation des mystères douloureux. Je n’ai pu avoir les autres mystères, prévus à d’autres moments… dommage ! Mais le service à Saint-Frai était prioritaire. Cette semaine fut pour moi un temps fort, riche de tous ces partages, où l’Evangile de « Marthe et Marie » m’était présent à tout instant, être tantôt l’une, tantôt l’autre, ou les deux à la fois … Nous sommes avant tout serviteurs, en Amour tout simplement.

24 avril Inauguration de la maison diocésaine du « Carmel » par Monseigneur Aubertin

Magnificat, Magnificat.

Stage à Lourdes

Hélène Jean

Présentation (Il est bon se savoir que 17 hospitalier(e)s se sont inscrits pour octobre !!!).

Pèlerinage de Mai Le compte rendu d’un pèlerinage est toujours un exercice difficile, car très répétitif et tous, pèlerins, malades, handicapés ou hospitaliers, nous savons … Nous savons que l’on n’en ressort jamais indemne ! Il y a toujours une image, un geste, un sourire qui vous marque, qui, plusieurs jours durant vous reste en mémoire. Comme ce premier soir où un jeune handicapé dans son fauteuil, tout en spasmes dans les bras d’une jeune hospitalière de Savoie… mains caressées, une, deux minutes et soudain le calme… une tête se relève … une tête d’ange qui tente le sourire, le merci, dur voire impossible à prononcer … Ce pèlerinage n’échappera pas à la règle ! En vrac, on retiendra un départ quelque peu « agité », mais que probablement tout le monde n’a pas perçu comme tel… souhaitons un prompt rétablissement à Mr Pinguet dont le camion, transporteur de notre matériel, nous a bien fait défaut ce matin là … Il va mieux, puisqu’il était présent à notre retour ! Ouf ! Retenons aussi le soleil, toujours présent, bien agréable. Soleil, montagne encore enneigée, 14

L’enjeu du stage de formation au sein de l’hospitalité ND de Lourdes est énorme : c’est le message que nous confie Jean de Clermont Tonnerre le jour de l’assemblée générale. Faire vivre Lourdes par le don de soi, au minimum une semaine par an, et ce durant quatre années. On devient alors hospitalier de Lourdes, avec, au cours de l’engagement officiel, réception du ruban et de la médaille, signe d’appartenance, de reconnaissance, à la grande famille des « Hospitaliers Notre Dame de Lourdes ». Une proposition intéressante se fait jour : constituer une équipe de volontaires pour participer à ces semaines de formation, ce qui permettrait d’assurer un partage plus intense, une meilleure connaissance des différents lieux, des différentes autorités responsables du sanctuaire et permettre surtout une meilleure cohésion au sein de chaque hospitalité. Le choix du service est possible : nous ne sommes pas tous faits du même bois … chaque formation est spécifique.

Service Saint Joseph Gère les arrivées et les départs des pèlerins malades en gare SNCF, à l’aéroport ainsi que leurs transferts vers les lieux d’accueil. Assure le service d’ordre des cérémonies et des processions.

Service Saint Michel Assure la logistique des logements et des repas sur les différents lieux d’accueil. Espace atelier. 11


Service Marie Saint-Frai Gérer l’accueil des pèlerinages. Renseignements, point rencontre au rez-de-chaussée, intendance (salle à manger, vaisselle), repassage, service aux étages. Service sacristie sur certains lieux, prêt de fauteuils roulants. Liaison avec Saint Joseph pour l’accueil en gare et aéroport, cérémonies, grotte.

Service Notre-Dame Accueil au rez-de-chaussée, intendance (salle à manger, vaisselle), service aux étages, espace Nazareth. Sur différents sites : sacristie, ouvroir liturgique, art floral, couture, broderie, repassage, objets trouvés, poste de secours (pour médecins et IDE). En lien avec St Joseph pour accueil en gare, aéroport, cérémonie, grotte.

Service St Jean-Baptiste Accueillir par le regard, l’attitude, la disponibilité… Au service des piscines (service d’ordre et intérieur). Aider à l’acte de Foi au travers du signe de l’Eau.

Service Ste Bernadette La formation sur 4 ans a pour but de délivrer le message de Lourdes et de l’esprit Hospitalier; de faire découvrir le cheminement de Bernadette, de découvrir les différents sites, d’étudier le maniement du matériel; connaître les différents services et leur fonctionnement ; préparer à l’engagement dans l’Hospitalité ND de Lourdes ainsi, qu’éventuellement, à la « consécration à Jésus par Marie ».

Tous services Au terme de ces 4 années, il est possible de prendre un engagement dans l’HNDL, ou de continuer à venir comme Hospitalier Auxiliaire.

Stage Pour deux d’entre nous (Carine et moi), c’était le premier. Du 27 septembre au 5 octobre 2009. Cette semaine commence avec un temps très clément et ensoleillé, après un accueil chaleureux par la communauté de Marie Saint-Frai. Raymond l’Alsacien est notre formateur du premier jour. Il nous présente : - L’historique de l’HNDL, seule hospitalité au monde d’accueil et d’accompagnement. Elle est régit par la loi sur les associations 1901. - L’organigramme, qui fait quoi ? 12

- L’histoire de Lourdes à partir de la révolution industrielle. - L’histoire de Bernadette et des appariions. Raymond nous entraîne à sa suite sur les pas de Bernadette enfant, dans la ville, hors du sanctuaire : maison natale, cachot. Ce sera tout pour cette 1ère année. Il nous engage à nous transporter au XIXème siècle… difficile pour nous de faire abstractions des boutiques de marchands qui jalonnent les rues ! Nous poursuivons la démarche dans l’enceinte du sanctuaire et Raymond nous ouvre l’esprit aux différents lieux… nous découvrons ceux-ci avec un autre regard ! Les visites étant terminées, Raymond nous abandonne en nous souhaitant une bonne semaine à chacun dans le service qui nous échoit. Nous ne le reverrons plus. Merci Raymond pour cette mise en route. Les jours suivants, service dans les étages à l’Accueil Marie Saint-Frai. L’une est affectée au premier étage, l’autre au troisième. D’abord faire connaissance des lieux, que nous occuperons au mois d’août 2010 ! Etre là au service des hospitalités présentes : pour nous c’est une semaine « italienne ». Tout Lourdes est occupé par leur pèlerinage national … 15.000 pèlerins investissant la ville ! Partager le service avec d’autres personnes, de tous horizons, en formation comme nous ou non, sous la responsabilité d’une sœur de la communauté. Service en salle à manger, vaisselle, ménage, remplacement du linge propre dans les chambres, etc … la routine quoi ! Tout cela avec humour (ce qui manque parfois à nos associations qui se prennent parfois un peu trop au sérieux …) ; avec humilité et AMOUR. Bonne humeur, obéissance et rapidité d’exécution, en acceptant ou supportant (aïe) les différents modes de culture… et si la communication ne passait pas par la langue, elle passe par les mains, les gestes et … ça marche, on finit toujours par se comprendre. Le service effectué, nous avons quelques heures pour soi, vivre les célébrations, processions imposées ou non, messe internationale, procession eucharistique, chemin de croix, chemin de l’eau, adoration, confession … (voir nos pèlerinages) En cette année de l’Ecoute de la parole, une proposition italienne a été remarquable : la lecture intégrale, en continue, de la bible, 24h/24, par des volontaires, en toute langue… majorité italienne bien sûr, dans une chapelle aménagée, avec retransmission vidéo pour tout le monde. Une immense bible avait été fabriquée et dressée sur le parvis de la basilique du Rosaire pendant toute la semaine. Je me suis donc inscrite pour la lecture et j’ai reçu comme 13