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PRESENTE :


AFRICA DYNAMO ARTISANS DU CHANGEMENT Sommaire :

PRESENTATION SYNOPSIS NOTE D’INTENTION DEs AUTEURs NOTE DE REALISATION CONTENUS THEMATIQUES HOMEPAGe APERÇUs THEMES L’EQUIPE


PRESENTATION Africa Dynamo, Artisans du changement est une série documentaire de 12 épisodes de 26 minutes destinée au web et à la télévision qui présente les différents visages d’une Afrique méconnue, celle de l’écologie. Du Maroc à l’Afrique du Sud, à travers le suivi de l’engagement quotidien de 12 personnalités dynamiques, cette série documentaire propose de brosser un portrait de l’Afrique du développement durable à travers la mise en œuvre locale d’initiatives sociales et environnementales aussi géniales qu’inattendues. En Afrique, l’écologie telle que nous la pensons en Occident est une terre encore en friche. Il serait pourtant faux de penser que les Africains n’ont aucune conscience écologique. Au contraire, celle-ci est bel et bien présente, mais sa manière d’être pensée et mise en oeuvre est très différente de celle que nous connaissons. En effet, face aux changements engendrés par les apports d’une modernité étrangère à la pensée et aux modes d’organisation traditionnelle qui ont encore cours au sein de la majorité des communautés, force est de constater l’incurie récurrente des pouvoirs publics. C’est la raison pour laquelle la société civile africaine est à la source d’un foisonnement d’initiatives menées le plus souvent par des hommes et des femmes anonymes qui s’engagent au sein d’actions citoyennes visant à préserver leur environnement. Sur la route, de Tanger au Cap, un camion adapté au terrain et alimenté aux énergies renouvelables parcourt le continent à la recherche de ces artisans du changement. A l’occasion de 12 étapes d’un mois, Julien Fiorentino, Stanislas Duhau et l’équipe d’Africa Dynamo réalisent chaque épisode du film au sein même des communautés, avec les acteurs locaux d’un développement durable. En parallèle du processus de fabrication des films, un dispositif de diffusion est mis en place ponctuellement qui permet de diffuser les contenus réalisés sur place avec les publics impliqués. Des débats sur les thématiques abordées par les films ont lieu à l’occasion de projections en plein air. Au-delà des problématiques d’accès à la connaissance et de la convivialité de ce levier de sensibilisation, ces actions permettent d’inscrire la démarche de réalisation sur le territoire tout en favorisant l’ouverture d’un espace de discussion et d’échange. Le projet Africa Dynamo est porté par une équipe qui a une solide expérience personnelle et professionnelle du continent africain, du développement durable et de l’action culturelle cinématographique. Il propose une vision résolument nouvelle d’une Afrique vécue et partagée aux côtés des Africains et des Africaines qui se battent pour le développement de leurs pays. A l’heure où les Objectifs du Millénaire pour le Développement (O.M.D.) intègrent enfin la thématique environnementale, il apparaît essentiel de faire connaître au monde les nombreuses initiatives mises en œuvre dans le plus grand silence par les acteurs de la société civile africaine. Ainsi est né le film Africa Dynamo, Artisans du changement.


SYNOPSIS dynamo, n. f. : 1. On appelle dynamo à courant continu une machine qui transforme de l’énergie mécanique en énergie électrique ou vice versa lorsque l’énergie électrique est sous forme de courant continu. 2. On appelle dynamo le mécanisme terrestre qui transforme l’énergie des courants turbulents circulant entre le noyau et le manteau en un champ mag nétique protégeant la Terre du vent solaire et, donc, nécessaire à la Vie sur Terre

Dynamo, Artisans du changement , c’est l’histoire des hommes et des femmes qui, dans de nombreux pays d’Afrique, se battent chaque jour en faveur de la protection de l’environnement, du développement durable et de l’accès à la connaissance. Malgré les difficultés quotidiennes, ces Africains et ces Africaines tentent de favoriser l’émergence d’une société civile par des actions aussi étonnantes qu’ig norées qui ciblent le développement durable d’un continent où la préoccupation première des communautés est le plus souvent de survivre au jour le jour. Du Maroc à l’Afrique du Sud, à l’occasion de 12 étapes d’un mois dans 12 pays d’Afrique, le film donne à voir l’impact des problématiques environnementales contemporaines sur la vie quotidienne d’une fig ure locale, personnage principal, ainsi que les solutions mises en œuvre localement par lui-même et/ou les acteurs de la société civile pour y remédier.

Dynamo, Artisans du changement , c’est la découverte d’une Afrique méconnue : celle de la pollution automobile et de la désertification bien sûr, mais également celle des initiatives citoyennes de protection de l’environnement, celle de la débrouille et de la récupération, celle de la créativité et de l’engagement… Chaque étape, chaque réalité locale dessine les contours du portrait global d’une Afrique qui doit non seulement faire face aux changements climatiques structurels, mais également aux bouleversements engendrés par les apports de la modernité sur le continent le moins développé du monde. Raréfaction des stocks de pêche aux abords des côtes ouest-africaines, progression du désert au Sahel, diffusion exponentielle des 2 roues, surexploitation des forêts équatoriales, saturation des agglomérations… Autant de problèmes auxquels les diverses composantes de la société civile africaine apportent des solutions concrètes à partager et à se réapproprier.

Dynamo, Artisans du changement propose de découvrir l’Afrique écologique à travers les yeux de ceux et celles qui la construisent chaque jour. Ce faisant, il dresse un premier état des lieux réaliste et inédit des problématiques environnementales du continent noir et consacre la réalisation du premier road movie documentaire participatif en Afrique.


NOTE D’INTENTION DES AUTEURS (1/2) “Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants.” Antoine de Saint-Exupéry.

Un constat s’impose lorsque l’on s’attarde sur la perception

La multiplicité des contenus proposés et leur traitement réa-

multiples, complexes et profondément déconnectées de notre

qu’ont les Européens du continent africain. Au-delà d’une

liste, au plus proche de personnages sensibles qui dévoilent

système de valeur et de pensée. Il s’agit donc avant tout de

large méconnaissance des réalités quotidiennes, force est

leurs activités avec conviction et sans faux semblant, laisse

faire connaître la démarche et le travail des personnes qui

de constater que l’Afrique continue d’être présentée sous

le spectateur libre de faire sa propre opinion sur un sujet que

sont engagées dans les processus de développement dura-

un jour essentiellement négatif. Certes, le continent est le

les médias internationaux abordent le plus souvent à travers

ble malgré l’évanescence des soutiens à leurs initiatives.

plus pauvre de la planète, les conf lits continuent de ravager

le prisme du catastrophisme. Il s’agit d’un voyage cinémato-

certaines régions et les pouvoirs politiques sont trop souvent

graphique au cœur même des quartiers et des villages afri-

rongés par la corruption. Cependant, chaque jour, dans l’om-

cains qui non seulement s’inscrit contre l’afro-pessimisme

bre, des gens oeuvrent au développement de leur région et à

persistant de l’opinion internationale, mais refuse également

la construction d’alternatives économiques, écologiques, so-

de faire la part belle aux images caricaturales trop souvent

ciales viables. C’est cette histoire que nous voulons raconter.

véhiculées, en particulier celle du jeune débrouillard qui

Démythifier donc, comprendre ce à quoi la société civile et

serait le pendant positif de l’autodidacte désoeuvré.

En effet, ces initiatives ne trouvent pas d’écho au sein de l’espace public et du débat politique. A l’échelle internationale, les politiques de développement prennent peu en compte les questions environnementales. Les programmes de coopération restent prisonniers d’une vision «urgentiste» de la situation et n’intègrent quasiment jamais la dimension écologique. D’un point de vue continental, il apparaît fort

les habitants des pays traversés aspirent. Faire connaître les

Ce film est une invitation au voyage, à la découverte de

peu probable que les politiques publiques des Etats locaux

initiatives citoyennes africaines afin de renforcer leur légiti-

l’autre et de sa culture. Une culture qui nous semble re-

prennent en charge le développement de programmes

mité et permettre leur pérennisation. Grâce à son réseau de

lativement proche du fait des tours et détours de l’Histoire

écologiques de protection de la nature ou d’éducation envi-

partenaires locaux et internationaux, la série Africa Dynamo

partagée au fil des siècles, mais aussi des effets récents

ronnementale. Non seulement, les pouvoirs publics n’arri-

peut être un vecteur essentiel de la circulation d’une infor-

de la mondialisation. Pourtant, les cultures africaines sont

vent pas à satisfaire les besoins essentiels des populations,

mation qu’il ne faut plus négliger : les Africains veulent faire

mais en plus les initiatives citoyennes que nous souhaitons

vivre et développer l’Afrique, les jeunesses n’acceptent plus

mettre en avant sont le plus souvent mises en œuvre par les

d’être laissé sur le bas côté de la mondialisation comme tant

communautés elles-mêmes afin de pallier à l’incurie de leurs

de «générations sacrifiées» (comme se nomme la génération

gouvernements.

des trentenaires de nombreux pays francophones), les femmes luttent pour défendre un meilleur statut dans la société… Personne ne souhaite embarquer sur une pirogue à l’aventure de l’océan mais bien plutôt trouver les moyens de subsistance de chacun et la bonne gouvernance de tous.


NOTE D’INTENTION DES AUTEURS (2/2) Africa Dynamo, un road movie africain, un documentaire participatif Les contenus de Africa Dynamo, Artisans du change-

Attention, ces tranches de vie n’ont rien d’exotique ! Elles sont

L’expérience Africa Dynamo associe à la réalisation de la

ment sont divers et faciles d’accès. Le fil narratif est centré

au contraire les composantes complémentaires d’un problème

série documentaire un volet de diffusion sous la forme d’une

sur une figure locale engagée dans le développement

environnemental réel dont les effets ont un impact concret sur la

structure de cinéma en plein air capable d’opérer sur place

durable de sa région, un personnage haut en couleur connu

vie des personnages du film. En contrepoint du fil narratif cen-

auprès des communautés. En effet, la capacité des connexions

de tous en raison de son action et qui œuvre au développe-

tral, ces séquences permettent ainsi l’élargissement nécessaire

internet ne permet pas à l’heure actuelle aux publics africains

ment de son projet. Ce portrait permet de faire connaissance

à l’appréciation des changements sociétaux que le film propose

d’avoir accès aux contenus numériques de type webdocumen-

avec l’Afrique du changement et tout en accompagnant le

de dévoiler. En effet, les sociétés africaines se construisent de

taire dans de bonnes conditions.

déroulement d’une histoire en devenir.

manière ambivalente : elles interrogent les conditions de possi-

En lien direct avec cette histoire principale, une structure arborescente permet un accès direct à plusieurs contenus satellites qui donnent la possibilité d’enrichir le propos et de montrer, de manière concrète, les solutions mises en œuvre. Les contenus sont diversifiés afin de proposer aux spectateurs une im-

bilité de leur développement par le biais d’un tiraillement entre tradition et modernité. Ainsi l’approche des questions écologiques est-elle, peut-être, le meilleur révélateur de l’impact des évolutions contemporaines sur le dernier continent massivement rural de la planète.

Ainsi, Africa Dynamo utilise l’outil cinématographique comme levier de sensibilisation auprès des populations afin de renforcer l’accès à la culture et à la connaissance, mais surtout de faire connaître les problématiques abordées localement. En outre, il facilite une meilleure intégration du projet et de l’équipe au sein des communautés et permet une concrétisation effective du travail de

mersion à palier dans la société locale : clip, interview, court

Africa Dynamo, Artisans du changement, c’est une série

réalisation grâce à l’organisation de projections/débats à la fin de

métrage, reportage, portrait. Ici le spectateur est embarqué

documentaire contemporaine qui s’inscrit dans la tradition du

chaque étape une fois que les contenus ont été produits.

dans les tourments mouvementés de la vie africaine : bienvenu

cinéma du Réel pour découvrir ce qu’est l’Afrique aujourd’hui.

au marché central de Bobo où se négocie l’huile de jatropha,

Et mieux comprendre ce qu’elle pourrait être demain…

entrez dans l’atelier d’Aramata qui modifie les groupes électrogènes à essence au profit des huiles végétales pures, attendez à l’embarquement des pirogues du lac Tchad qui permettent de passer la frontière, halte aux barrages périphériques des zones d’exploitation de la forêt équatoriale camerounaise…

Ce volet du projet Africa Dynamo bénéficie d’ores et déjà du soutien technique et financier de plusieurs structures institutionnelles : Conseil Régional d’Ile-de-France, Mairie de Paris, Direction Jeunesse et Sports, Centre Culturel Français de N’Djamena, Fondation Terra Symbiosis, Festival International du Film d’Environnement, association L’Echangeur... Le partenariat d’Africa Dynamo avec le Festival International du Film d’Environnement (FIFE) et le Conseil Régional d’Ile-de-France, organisateur et financeur du FIFE, dans le cadre du dispositif de diffusion en plein air accompagne la réalisation du documentaire : mise à disposition de films, relais institutionnel sur place, communication... Dans ce contexte, on propose les films réalisés à la compétition du FIFE lors de l’édition 2012 ou l’organisation d’un volet «carte blanche» consacrée à Africa Dynamo.


NOTE DE REALISATION (1/2) Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres. Charte du Mandé, Confrérie des chasseurs, Mali, XIIIème siècle.

Dynamo, Artisans du changement propose une approche

solutions que mettent en place les artisans du changement, à

Sur le site, les 5 contenus sont proposés au visionnage

multiforme de la question écologique en Afrique sous la forme

proposer – la réalisation d’un film qui part à la recherche d’une

sous forme de satellites de l’épisode central. Une lecture de la

d’une série documentaire de 12 épisodes. Le séquençage

vision inaccessible au plus grand nombre.

séquence de l’étape dans son ensemble permet néanmoins

des épisodes recoupe les 12 pays parcourus à travers la mise en scène de 12 personnages principaux qui interrogent 12 thématiques environnementales essentielles par le biais de la mise en image de situations problématiques ponctuelles et/ou permanentes intelligibles par tous.

Ce développement linéaire dans le temps et dans l’espace, propre au voyage et à la forme d’exploration d’Africa Dynamo, génère une dynamique que la construction du film intègre. Chaque étape est l’occasion de découvrir quelque chose de nouveau – personnages, lieux, thèmes – pour le film et pour la

de les visionner de façon à être incorporés intégralement à l’épisode central : c’est la version linéaire de 26’ destinée au diffuseur TV et identique à la version linéaire consultable sur site. Ainsi, on a le choix d’agrémenter la lecture du personnage central en sélectionnant tel ou tel format par telle ou telle entrée, ou de visionner une séquence intégrale de l’étape d’une durée

Il y a donc une structure globale du film et une structure

question écologique en Afrique. Sur le site, c’est la homepage

“locale” propre à chaque étape, à chaque séquence du film.

(cf. mapping n°1) qui articule le développement séquencé du

L’architecture globale de la série est axée sur le fil évolutif du

film dans le temps et dans l’espace par le biais d’une carte

Un interlude permet de faire le lien entre les différentes étapes,

récit. Un film en général, et ce film en particulier, c’est avant

interactive qui donne accès aux 12 épisodes, en parallèle

d’aborder les différentes phases du voyage. C’est une respira-

tout un voyage, une recherche, une quête. Chaque nouvelle

d’un accès par thématique et par pays. Cette même carte est

tion qui marque le passage à une autre aire climatique, à un

étape est l’occasion de nouvelles rencontres, de nouvelles

reprise en ouverture d’épisode pour la version linéaire télévi-

nouvel espace culturel, à un ensemble linguistique différent.

cultures, de nouveaux climats… de nouvelles questions bien

suelle.

Elle est la séquence introductive et conclusive de chaque épi-

sûr, mais également de nouvelles solutions. L’idée est de proposer différents niveaux de lecture d’un même problème à l’échelle locale afin de susciter le questionnement et d’offrir une vision globale du sujet.

A l’inverse, une fois pénétré sur le territoire d’un “épisode local” (cf. zoning n°2), la structuration des séquences devient non linéaire et interactive. Chaque épisode s’articule autour

de 26’.

sode principal et préside à la rencontre avec notre personnage. L’interlude reste donc directement connecté à l’épisode central du fil narratif.

du fil narratif axé sur le personnage central et propose, en

Enfin, le site propose, au sein de chaque étape, diverses

Dynamo, Artisans du changement, c’est un film qui cher-

relation directe avec l’immersion dans l’action de la personnel,

formes audiovisuelles courtes qui permettent d’approfondir

che. Des explications, sur les autres, sur nous. Des solutions,

plusieurs contenus qui donnent à voir le contexte, la situation, la

– «Bonus» – les thématiques abordées dans la région : fiches

pour tous. Cette quête, retranscrite sous la forme de la linéarité

thématique sous un autre angle, du fait de la différenciation des

pratiques par pays et par thèmes, carte GPS localisant les lieux

du voyage, c’est la métaphore du changement. C’est la capa-

formats, afin d’étayer le propos et proposer au public une vision

au fur et à mesure du voyage, enregistrements radios/diapo-

cité à explorer – le territoire parcouru, à expérimenter – les

d’ensemble de la problématique.

ramas, tutoriaux écologiques en voix off/diaporamas, comptes-rendus filmés des projections/débats, images issues des tournages…


NOTE dE REALISATION (2/2) Le fil narratif du film est donc l’histoire individuelle d’un

“Petit génie” est le portrait d’une personne qui montre

convient donc d’interroger les causes et les effets de chacun des

artisan du changement, une personnalité locale dont l’action

l’imagination et l’ingéniosité dont font preuve certaines figures

phénomènes pour comprendre leur impact positif ou négatif sur

est conditionnée par une problématique environnementale

de la société civile (artiste, mécanicien, informaticien, entre-

les gens et leur espace de vie en fonction des situations locales.

concrète dont les contenus satellites s’efforcent de décrypter

preneur…) capables de se réapproprier les technologies les

les causes et les effets sur la vie quotidienne du personnage

plus modernes, notamment par le biais de la récupération et du

d’une part, et sur la communauté entière d’autre part. Ce sont

recyclage, afin de les détourner pour le bénéfice du plus grand

eux qui nous accompagnent et font découvrir aux specta-

nombre.

teurs la réalité de leur travail et les conditions de vie dans leur région. L’action qu’ils mènent au quotidien est donnée à voir à travers des séquences documentaires qui forment l’ossature du film et font le lien avec les contenus satellites. On appelle l’épisode central “Artisan du changement”. Il est traité sous la forme classique d’un documentaire de format court. Au-delà de cette trame narrative, Dynamo, Artisans du

changement propose un procédé visuel original qui associe 6 contenus satellites types :

Au final, la lecture de la thématique et la compréhension des points de vue se trouvent facilitées grâce à cette construction qui associe des formats distincts dont la forme rend possible un traitement différencié des contours d’un même problème. A cha-

“Regards croisés”, c’est la contraposition de l’interview d’un

que étape, le visionnage de l’intégralité des contenus permet

décideur local (élu, intellectuel, journaliste…) et d’un décideur

d’avoir une vue d’ensemble des problèmes locaux d’une région,

étranger (diplomate, humanitaire, onusien…) sur la thématique

tandis qu’au niveau global, il permet de brosser un tableau

écologique retenue dans la région en question.

pertinent de la situation à l’échelle du continent. Jean Rouch di-

“Cadeau empoisonné ?” : c’est un reportage sur un sujet environnemental contextualisé en lien avec le thème de l’étape. Dans la série, le reportage est une séquence qui permet de problématiser de manière didactique la question environnementale.

sait, à propos de sa démarche artistique qui associe cinéma et anthropologie : «La vérité ne se révèle pas ici au premier regard mais exige, pour être découverte, une certaine traversée des apparences.»

On utilise le terme de «cadeau empoisonné» souvent usité en

Africa Dynamo propose donc un voyage interactif à travers

“Bonne arrivée”, le prologue de chaque étape. Cet inter-

Afrique car, sans angélisme aucun face au rôle actif que jouent

l’Afrique écologique du XXI ème :

lude sert de séquence introductive et conclusive à l’épisode

parfois les populations africaines dans la pollution et la dégra-

- 12 épisodes TV de 26’ livrés chaque mois.

et offre une respiration dont la forme redondante participe de

dation de leur propre environnement, force est de reconnaître

- 12 épisodes mis à jour sur le site de manière mensuelle.

l’identité visuelle du film.

que de nombreux problèmes écologiques continentaux sont le

- Tous les contenus sont tournés en HDV 16/9.

“1 Afrique ? 1 000 Afrique !” est une courte présentation allégorique, type clip sans musique, de chaque pays par le

fruit d’une modernité souvent étrangère aux traditions locales. Il

CONTENU

FORMAT

Artisan du changement

Documentaire

10'

Bonne arrivée !

Interlude / Respiration

1'

1 Afrique ? 1 000 Afrique !

Clip

1'

quotidien dans la lignée des productions de sensibilisation

Court-métrage

Fiction de sensibilisation

3'

et d’éducation à l’image qui foisonnent en Afrique depuis

Petit génie

Portrait

4'

quelques années.

Regards croisées

Interview

3'

Cadeau empoisonné ?

Reportage

4'

biais de ses peuples, de ses langues et de son climat. “Court métrage”, c’est une fiction de sensibilisation environnementale qui propose une mise en image simple et intelligible par les petits et les grands d’un acte simple et

DUREE


CONTENUS “1 Afrique? 1 000 Afrique!”, 1’

“Court métrage”, 3’

“Petit génie”, 4’

A chaque étape, mais aussi sur la route, une séquence de

Réalisé de manière à être universellement compris, sans parole, le

Cette séquence est le portait court d’un artisan du changement.

type clip sans musique est réalisée. Une succession de plans,

court métrage est pensé comme un outil de sensibilisation à usage

A la différence de l’épisode central qui cible le personnage et son

larges puis serrés, de personnes puis de visages apparaissent.

de tous les publics. Le principe d’éducation à l’image par le biais de

action dans un environnement global, ce portrait vise une pratique

Des gens de langues, cultures, ethnies diverses se présentent

films de sensibilisation est une pratique récente en Afrique, mais elle

mise en œuvre localement pour répondre à un besoin propre. La

en langue locale et française : «Bonjour, nom, prénom, ville,

prouve son efficacité en terme de lutte contre les pratiques néfastes

conjonction de la débrouille et de l’artisanat a permis l’émergence

pays, profession». Cette séquence est une succession de

(excision, VIH…). Le film donne à voir de manière pédagogique

de figures que l’on qualifie de «petit génie». Nombreux sont les

rencontres éphémères - hommes, femmes, jeunes, vieux

un acte simple et quotidien praticable par tous afin de favoriser les

mécaniciens, ingénieurs, artistes, anonymes à avoir développé

- ébauche de l’infinie mosaïque de la diversité africaine. «Je

changements de comportement ici… et là-bas.

d’inénarrables savoirs et pratiques. Ces trésors d’ingéniosité sont

m’appelle Aissata Koné, je viens de Bamako au Mali, je suis

une réponse aux problèmes quotidiens et méritent d’être partagés.

informaticienne.»

“Bonne arrivée”, 1’

Fil narratif/Episode central, 10’

Cet interlude est une courte séquence sonore et visuelle, une

Portrait d’une «figure» locale engagée dans une action de développement durable.

respiration qui introduit et conclut chaque épisode. L’interlude

Les actions citoyennes sont souvent portées par des «figures locales», des personnes connues et respectées de tous pour leur action. Attention !

propose un voyage en mots et en musique sur les routes

Ces personnages sont très éloignés de la figure occidentale du «militant». Parfois, ce peut être un simple pêcheur qui a su fédérer ses confrères,

africaines, de Tanger et Sidi Ifni, de Saint-Louis à Bamako, de

une cultivatrice engagée au sein d’une coopérative, ou bien un philanthrope privilégié.

Brazzaville à Benguela. Des images de routes, de paysages, une anecdote, un avertissement, un salut.

Certains ne sont jamais allés à l’école, ils surprennent par leur réactivité, leur intelligence et leur enthousiasme. D’autres au contraire bénéficient d’une solide instruction et d’expériences en Occident, ce qui rend leur propos captivant car ils sont à même de réconcilier les points de vue des

Les interludes ont avant tout pour objet de rendre sensible le

uns et des autres. Faute le plus souvent d’avoir pu bénéficier d’une éducation poussée, il est difficile de s’extraire de sa condition et rare sont

changement d’aire culturelle, les visages bougent, les langues

ceux qui le font d’une autre manière que les politiques ou les footballeurs, bénéficiant ainsi d’une aura particulière au sein de leur communauté.

changent, le climat diffère. Le film parcourt en effet 4 grands espaces climatiques et 4 grands ensembles culturels.

D’un point de vue narratif, c’est cette histoire qui est le cœur du film. Elle est sensible et témoigne d’une humanité qui transcende les frontières. Le fait de se connaître et de travailler ensemble permet de bénéficier de la confiance des personnes suivies, ce qui donne la possibilité à ces

Si la mise en image de cette progression donne à rêver, elle

personnalités, à ces «gueules» comme on dit au cinéma, d’apparaître dans toute leur spontanéité et leur engagement. Du point de vue de la

a pour objet de plonger dans une nouvelle réalité à chaque

réalisation, ces rencontres sont un précieux sésame sur le terrain, elles offrent un cadre narratif propice au développement du récit du film, mais

étape. Montrer la diversité africaine plutôt que sa soi-disant

aussi à la continuité et au sens du propos documentaire.

équivalence.

“Regards croisés”, 3’

“Cadeau empoisonné ?”, 4’

C’est la contraposition de deux opinions à l’occasion d’une interview avec 2 personnalités locales

Traité à la manière d’un reportage, le sujet porte sur un événement ou une situation en lien direct avec

importantes. Un décideur local (élu, intellectuel, journaliste…) et un décideur étranger (diplomate, onusien,

la thématique écologique retenue. Il permet d’expliciter de manière didactique un problème identifié

humanitaire…) s’expriment sur la thématique retenue dans la région en question. Développement durable,

comme essentiel pour la région et les habitants. Cette forme permet d’aborder les causes et effets

alternatives sociales et écologiques, émergence de la société civile et bonne gouvernance sont à l’ordre

théoriques et pratiques du problème vécu par les populations, incarnées par le personnage central.

du jour afin de prendre la mesure du chemin parcouru sur le terrain. Par exemple, au Congo, d’un côté, le

Ainsi, le fonctionnement communautaire de gestion des déchets dans les quartiers kinois, la révolution

Directeur local de Greenpeace Congo, et de l’autre le Responsable Environnement du PNUD.

vélo au Burkina ou l’assèchement du lac Tchad.


THEMATIQUES Le choix des thématiques répond donc à un besoin de vision globale qui permette d’appréhender des problématiques

1

complexes du fait de leur interconnexion ainsi que, et c’est bien là l’essentiel, leur impact sur la vie et l’action des personnes et des communautés.

TERRE

ENERGIES

3

RESSOURCES

2

PAYS

2

SOCIÉTÉS MER

NATURE EAU

1

2

1

ECOLOGIE

VIVABLE

VIABLE DURABLE

SOCIAL

ECONOMIE EQUITABLE

THEME GLOBAL

SUJET

MAROC

Mer

Les damnés de la pêche

MAURITANIE

Energie

Mon téléphone est solaire

SENEGAL

Eau

Eaux troubles à Saint-Louis

MALI

Société

NTIC, Sauce Sahel…

BURKINA

Energie

Je carbure au Jatropha !

NIGER

Terre

Le désert en lig ne de mire

TCHAD

Eau

Le lac fantôme

CAMEROUN

Ressources

Touche pas à mon arbre !

CONGO

Société

Les transports de l’an 2000

ANGOLA

Ressources

Les diamants sont éternels...

NAMIBIE

Nature

L’avenir nous appartient !

AFRIQUE DU SUD

Société

Du vert dans l'arc-en-ciel ?


thématiqueS (2/2)

les damnés de la pêche maroc

Le désert en ligne de mire niger

Mon téléphone est solaire mauritanie

Le lac Fantome

Eaux troubles à Saint-Louis

tchad

senegal

NTIC Sauce africaine mali

Je carbure au Jatropha ! burkina faso

Touche pas à mon arbre ! cameroun

les Transports de l’An 2000 congo

Eau Mer TERRE Nature Energie Ressources société

Les diamants sont éternels angola

L’avenir nous appartient... namibie

Du vert dans l’arc-en-ciel ? afrique du sud


HOMEPAGE : APERÇu DE LA NAVIGATION


APERÇU : EPISODE MALIEN : NTIC, SAUCE SAHEL (1/4) Bonne arrivée, 1’

Artisan du changement, 10’

Saint-Louis, Sénégal. La silhouette de la ville historique

Une femme élégante nous accueille dans la cour d’une concession malienne typique de Bamako, avec sa cour intérieure

disparaît dans le f leuve à l’horizon. 1ères images de brousse,

en U et l’intense activité de femmes. «Entrez, entrez, bonne arrivée !» Kadidia est la directrice de l’association malienne

de femmes dans les champs, d’hommes en pirogues le long

du Cinéma Numérique Ambulant. Les nouvelles technologies numériques, «c’est les Blancs qui les ont amenées, mais on a

du f leuve. La végétation est d’abord luxuriante. Puis la route

appris à s’en servir. La question, c’est l’accès et l’usage que nous pouvons en faire pour développer le pays. Ici, il n’y a plus

s’éloigne du f leuve Sénégal. Images de brousse, sèche

de cinéma, beaucoup de gens ne savent pas lire. Comment faire circuler l’information ? Nous, on diffuse des films dans les

d’abord, puis aride. On pénètre au Sahel. Les champs se font

villes et villages de tout le Mali, courts de sensibilisation en 1ère partie, long métrage africain en 2ème partie. On joint l’utile

rares. Quelques manguiers, un acacia. A l’horizon, la chaleur

à l’agréable.» Images de projections dans la nuit, visages des spectateurs de face, éclairés par la lumière de l’écran.

écrase le bitume. A la frontière, on signifie le passage du Mali au Sénégal. A Kayes, il faut traverser le pont, coupé depuis des mois. Un seul bac à véhicules pour la 2ème ville du pays. Une anecdote recueillie auprès d’une femme qui patiente : «Ils parlent d’internet, mais ici, on peut toujours pas traverser le f leuve, dé!» De nouveau les paysages sahéliens et l’aridité. Panneau d’arrivée à Bamako. Images de la métropole africaine, rythme effréné des Jakarta, des Sotrama, des vendeurs ambulants… enfin l’arrivée dans une concession bamakoise typique.

Le lendemain, au bureau du CNA, 3 membres de l’association, des jeunes, en train de monter un court métrage de sensibilisation sur un Mac. «On a tourné 3 semaines en brousse avec la population sur des questions d’environnement. Là, on finalise le montage avant d’aller le projeter au village et faire un débat avec les habitants», explique Kadidia. Les techniciens prennent soin des matériels audiovisuels. L’un d’eux, Ali, explique les ambig uïtés de l’explosion du marché du téléphone ou du cybercafé face aux difficultés d’approvisionnement de produits techniques, qu’il estime nécessaire au développement du pays. Il ouvre un vidéoprojecteur et explique : «Les composants, le moteur, çà va, je change tout çà. Mais si la lampe saute, on est mort. 300 euros, même chez vous ! 4 à 6 mois de salaire d’ici…» Kadi est accueillie avec joie par les habitants et va présenter ses hommages au chef coutumier. Puis, c’est le cinéma. Buster Keaton d’abord, puis des sujets plus sérieux, la fermeture de l’usine de thé de Farako, l’assèchement du Finkolo, qui irrig ue les champs de thé de Farako. Un débat est lancé, c’est Kadidia qui l’anime avec enthousiasme. Parfois, elle s’approche et explique «Le cinéma, le téléphone, internet, çà change la vie des gens. Je le vois dans des villages comme çà, où c’est la brousse. Si on ne dit pas aux jeunes maintenant, comment feront-ils pour changer demain ? Et il faut aussi les mettre en garde. Il y a des dangers aussi.» Derrière le projecteur, les plus petits se perdent en supputation sur l’origine de la lumière. La soirée se termine, la seule source - temporaire - d’électricité du village prend la route, et c’est le noir sous les étoiles. «Le problème, c’est que tout çà est fragile. Parfois, le projecteur ou l’ordinateur lâche en plein film. On n’a pas vraiment l’occasion d’avoir du matériel de qualité. Ici, c’est plutôt la poubelle de l’Europe. C’est comme pour vos voitures, «au revoir la France» on les appelle ici. Alors bon, on récupère des vieilleries, on se dit c’est mieux que rien, mais après, il y a toujours un problème… Tu as déjà vu le cimetière d’ordinateurs derrière la colline ? Ah vraiment… Il faudrait changer çà !»


APERÇU : EPISODE MALIEN (2/4) “1 Afrique? 1 000 Afrique!”, 1’

“Court métrage”, 3’

“Petit génie”, 4’

Kadidia, apparaît en tenue traditionnelle. Sa voix en off, accent

«Cybercafé, cyberlove»: un jeune malien patiente à l’entrée

Plan serré sur le visage d’un très grand jeune homme

malien : «Ici, c’est la Mali. Le bambara est la langue qui unit

d’un cybercafé bondé. Le matériel est f lambant neuf. Il paie

de la fragile classe moyenne bamakoise : «Je m’appelle

tous les Maliens. Bamako, c’est le pays des bambaras, mais

50 francs, se connecte, ouvre sa messagerie, écris avec

Madou, j’ai 20 ans, je suis informaticien, entrez, je travaille

aujourd’hui c’est une grande ville, les gens viennent de partout.

précaution. A 60 km de Bamako, le petite ville de Kou-

ici.» Dans une pièce étroite, des dizaines d’ordinateur

Mon nom est Sidibé, je suis Peule, les éleveurs nomades, mais

likoro, c’est la saison des récoltes. Aissata, une jeune étu-

dépecés, des câbles, des modems, des outils. «J’ai appris

on vit en ville depuis longtemps.» Plans de maisons bambaras,

diante, rentre des champs, se lave, s’habille, sort en ville.

ici, dans ma chambre. Avec tous les restes que vous

plans de la ville moderne, plans de personnes immobiles ha-

Elle entre dans un cybercafé dégling ué, péniblement, réus-

nous envoyez, on essaie de faire des choses pour nous.»

billées de manière différente selon leur origine, leur métier... «Je

sit à se connecter et découvre le message de son amou-

Il explique comment le vieux modem accroché au mur et

m’appelle Toumani Diabaté, je joue la chora, nous sommes une

reux, qu’elle a rencontré quand elle étudiait, à Bamako. Lui

débordant de fils a permis de mettre le quartier à l’heure

famille de griots, je viens de Bamako au Mali.» «Je m’appelle

travaille au Grand marché de Bamako. Internet, c’est elle

du wifi : «pour ceux qui ont un ordi…» Pour vivre, Madou

Amadou Coulibaly, je suis Sénoufo, de Sikasso, je viens d’arri-

qui lui a montré : les clips, les photos, les mails…Ils seront

gère les systèmes informatiques d’une coopération euro-

ver à Bamako, apprenti, je répare les ordinateurs»…

séparés encore un mois durant. En attendant, sms, tchat et

péenne. La nuit, il récupère, bricole, répare et invente. On

mails rythment leur histoire…

le filme en action, qui nous livre les clés du marché des NTIC à Bamako.

“Regards croisés”, 3’

“Cadeau empoisonné”, 4’

Rencontre avec le réalisateur Abderrahmane Sissako,

Bienvenu à Dialakorodji, quartier informel de la périphérie de Bamako. Le «cimetière», c’est une grande poubelle à ciel

ancien ministre de la culture au Mali et Manuela Varrasso,

ouvert. Plusieurs type de déchets, mais surtout des ordinateurs. Le travail est organisé. Des jeunes récupèrent les pièces

responsable du programme de renforcement à l’accessibi-

informatiques, d’autres dépècent les composants, plus loin, des enfants enf lamment les carcasses pour récupérer les pièces

lité des NTIC du PNUD (Programme de Développement des

de métal. Les feux, la fumée âcre, les émanations nocives et la fin de vie d’ordinateurs consumés en dehors de toutes nor-

Nations Unies). On parle de l’appropriation de ces nou-

mes ou cadre légal.

veaux moyens par les populations. Le potentiel est énorme sur le continent, mais le décalage est encore grand sur le terrain. Les procédés de sensibilisation par l’image sont de plus en plus utilisés comme outils de développement. Pendant que Sissako parraine un projet de réouverture de salle de cinéma à Bamako, le PNUD tente de favoriser l’accès à la connaissance par le biais des nouvelles technologies. En espérant que la f loraison de cybercafés suscite la curiosité des jeunes générations…

Centre ville. Un quartier entier du Grand marché est désormais consacré à l’informatique, téléphonie, audiovisuel. Moussa, un commerçant, qui négocie des pièces récupérées au cimetière : «Des centaines de gens vivent comme intermédiaire dans cette chaîne de récupération. On travaille avec les restes, sachant que la majorité de la population achète des produits de très mauvaise qualité, mais ils ne peuvent faire autrement, et nous non plus, pour le moment. Alors, c’est dur de changer les comportements. Car si les enfants ont faim, l’école, ils quittent, et travaillent...».


APERÇU : EPISODE MALIEN (3/4) : APERÇu DE LA NAVIGATION


APERÇU : EPISODE MALIEN (4/4) accessibilite : En sélectionnant l’épisode du Mali depuis la Homepage, l’écran lance l’interlude « Bonne Arrivée » 1’ qui sert de passage de relais entre les différents chapitres et dresse un aperçu visuel de l’ère géographique sélectionnée.

Version linéaire : Une version linéaire de 26’ qui reprend l’intégralité des contenus est proposée à la diffusion. Séquençage proposé pour l’épisode malien :

Le spectateur a le choix de passer ce prolog ue dont l’issue permet d’entrer dans le séquençage interactif du pays. → “Bonne arrivée”, la route de Saint-Louis à Bamako. Arrivée à

CARTE INTERACTIVE DES CONTENUS : - A l’entrée sur la carte, les différents contenus s’affichent progressivement dans un ordre prédéfini. A l’intérieur de chaque case s’affiche un extrait vidéo sélectionné (5/10 sec.) relayé par l’apparition du contenu suivant. - Le parcours du spectateur entre chaque contenu est sig nifié à l’écran par l’affichage progressif des tracés reliant les différentes cases réparties autour de l’épisode central « Artisan du changement ». - L’ensemble des extraits enchainés forme une narration cohérente et permet de proposer un résumé de l’épisode global. Il donne ainsi un aperçu des contenus tout en suggérant au spectateur un ordre de lecture. - Le spectateur peut cependant construire librement la narration qu’il désire en choisissant l’ordre de visionnage des contenus.

LIENS INTERACTIFS DES CONTENUS : - A mesure qu’il est visionné, chaque contenu propose l’accès direct à des supports satellites aux moyens de liens interactifs incrustés dans la vidéo. Exemples de liens : Contenus satellites / Bonus / Site internet - blog externes / Radios numériques locales / Galeries photos... - A la fin d’un épisode, le spectateur se voit proposer le choix de continuer le visionnage vers 2 contenus satellites connexes, ou de revenir à la carte du pays et choisir les contenus librement.

Bamako. → “1 Afrique, 1 000 Afrique”, voix off de Kadidia qui se présente, puis d’autres personnes se présentent. → Rencontre avec Kadidia au bureau du CNA qui explique son projet → Itw de Sissako sur la démocratisation des NTIC : “cela dépasse largement le cinéma ! Regardez l’explosion de la téléphonie et d’internet !” → Court métrage “Cyberlove” → Itw du responsable du PNUD sur l’accès des populations aux NTIC et l’impact des nouvelles technologies sur leurs réalités quotidiennes et leur environnement → Retour au bureau où les techniciens du CNA montent leur film. “C’est Madou qui a installé notre système. Nous on apprend à se servir des programmes, et on fait des films qu’on montre après !” → Portrait de Madou, le petit génie, ingénieur informatique à la

VERSION LINEAIRE : - L’épisode peut aussi être visionné en intégralité suivant une version linéaire prédéfinie, en cliquant sur le lien dédié dans la cellule texte du pays ou sur le logo de thème. A tout moment, le spectateur peut revenir à la Homepage ou accéder à un autre pays/thème abordé au moyen du menu déroulant situé en haut de l’écran.

sauce sahel. → On retrouve Kadida au village pour la projection. Elle insiste sur la fragilité de sa structure et parle du cimetière d’ordinateurs. → Reportage : le cimetière de Dialakorodji, cadeau empoisonné ? → Interlude suivant (“Bonne arrivée !”).


APERÇU : EPISODE BURKINABE - JE CARBURE AU JATROPHA ! (1/3)

Bonne arrivée, 1’

Artisan du changement, 10’

De Bamako à Bobo. Sortie de Bamako. Images de

On rencontre Emile à Dioulasso-Ba, dans sa famille. Salutations de rig ueur auprès des anciens, les Koro. Emile nous raconte

route. En direction de Sikasso, la végétation est

son parcours. Ingénieur agronome de l’université de Ouagadougou, un des rares exploitants agricoles à avoir fait des études,

plus fournie. Passage de la frontière. Les douaniers

il découvre au début des années 90 les principes de l’agroécologie dans son pays. Il se rend à Gorom Gorom, terrain d’une

burkinabés sont très sérieux, ni bakchich, ni passe-

expérience pilote lancée par Pierre Rabhi quelques années plus tôt. Il y travaille aujourd’hui. «Mais pourquoi ne venez-vous

droit, et le lever de drapeau. Par contre, ils mettent en

pas voir ?»

garde les voyageurs des bus ou taxi collectifs : «d’ici jusqu’à Bobo, attention, il y a parfois les coupeurs de route ! Des anciens de la Côte d’Ivoire. Ils vont en brousse, braconnent le bois et sont armés… Mais çà va aller, «ala ka sira dia», bonne route !» La route est de meilleure qualité, on arrive à Bobo, direction Dioulasso-Ba, une maison en banco dans le vieux quartier de la ville.

An ka ta! On y va! Direction le nord du pays, en bordure de ce désert qui gag ne chaque jour du terrain. Arrivée à Gorom, surprise. La nature est luxuriante, ce qui contraste avec le climat sec des paysages sahéliens qu’on a traversé. Emile explique le principe de l’agroécologie et les activités du centre. Fertilisation (engrais vert, humus, compostage), rétention d’eau, banques de semences, jatropha, sauvegarde du patrimoine biologique… «Le sol est un organisme vivant, avec un métabolisme, pas un substrat destiné à recevoir des substances chimiques synthétisées. Notre application porte ses fruits car elle répond aux besoins des paysans les plus démunis, dans les régions arides et sèches telles que le Sahel, mais elle est peu appliquée et les campag nes se vident.» En fin de journée, Emile nous invite dans un petit maquis de Gorom. On rencontre un jeune homme qu’il connaît. Celui-ci n’attend que le moment de quitter le village. Il veut laisser le vélo au village et acheter une moto après la récolte. Il veut le courant pour voir la télé. Emile plaisante : «à Ouaga aussi, ils roulent en vélo… Mais le problème est là, les jeunes partent, pour autant la ville n’apporte pas toujours les réponses d’autosuffisance énergétique et alimentaire attendues par les migrants qui s’installent dans des quartiers informels sans eau, ni électricité… Il faudrait donner aux gens les moyens de leurs besoins alimentaires et énergétiques (jatropha, solaire, dynamo…), personne n’est heureux de quitter sa terre de force.»


APERÇU : EPISODE BURKINABE (2/3)

“1 Afrique? 1 000 Afrique!”, 1’

“Court métrage”, 3’

“Petit génie”, 4’

Bonne arrivée ! Des gens qui saluent, souhaitent

Révolution vélo à Ouaga : devant les lieux de travail, d’im-

Périphérie de Bobo, en secteur 25. Aramata est méca-

bienvenu. Voix off, accent burkinabé : «ici c’est

menses «parkings» à vélo. On se croit en Chine. Plan fixe

nicienne de formation. Sa spécialité : les groupes élec-

Bobo-Dioulasso, so, en dioula, c’est la maison, et

au feu rouge d’une grande avenue de la capitale burkina-

trogènes. Avant, elle les réparait pour les familles riches

comme ici il y beaucoup de bobos et de dioulas,

bé, le matin de bonne heure : des vélos, des vélos, encore

des quartiers populaires et les coopératives villageoises.

on dit Bobo-Dioulasso, la maison des bobos et des

des vélos. Succession de travelling montrant des Burkina-

Aujourd’hui, elle les modifie. Séquence technicisée, type

dioulas!» Succession de visages, face caméra, qui se

bés de tout âge circulant en vélo. La caméra accompag ne

tutorial presque, de la modification d’un moteur station-

présentent, en français, en dioula, en moré; en bobo

l’un d’eux jusqu’à chez lui. Devant sa maison, un homme

naire afin de permettre l’agro-carburation au jatropha,

: «Je m’appelle Moussa, j’ai 12 ans, je vais à l’école,

démarre une vieille carcasse «au revoir la France». Une jeu-

Puis séquence courte métaphore de la transformation du

ici à Bobo.» «Je m’appelle Wend, je viens de Ouaga,

ne fille de la maison sort, prend un vélo pour la fac. Plans

jatropha (récolte, tri, pressage), une partie devient savon,

je suis mossi [mossis, ethnie majoritaire à Ouaga, la

alternés entre le trajet de la fille qui file sans encombre et

l’autre huile, Aramata s’en procure, elle le verse dans le

capitale, mais pas à Bobo, la 2ème ville] mais je vis

la voiture qui peine, fume, klaxonne, bouchonne, tombe en

moteur et active la dynamo d’un coup sec. Et çà tourne !

ici car ma femme est bobolaise ! Ici, pas de problème,

rade… c’est la bougie, classique ! Mise en parallèle des

mon ami, chrétien, musulman, bobo, dioula, mossi : on

parcours des 2 personnages.

est ensemble !»

“Regards croisé”, 3’

“Cadeau empoisonné ?”, 4’

2 figures de l’écologie au Burkina Faso, et plus. Pierre Rabhi, initiateur de l’agroécologie, fonda-

Sujet sur le jatropha curcas en tant qu’huile végétale pure (H.V.P.) comme solution énergéti-

teur du centre de Gorom Gorom dans le nord du pays, une des expériences pilotes de l’agroé-

que. Non seulement, le jatropha n’empiète pas sur les cultures vivrières mais en plus sa culture

cologie dans le monde, lancée sous la présidence de Thomas Sankara. Ram Ouedraogo, figure

lutte contre la désertification en empêchant l’érosion des sols On rencontre des producteurs,

atypique de la scène politique burkinabée, candidat écologiste depuis 1990 et Président du

des utilisateurs. Dans un village du nord, à la lisière du désert, une seule source de courant :

Rassemblement des écologistes du Burkina Faso. On aborde la question des alternatives énergé-

le générateur. Le jatropha cultivé depuis long temps y est utilisé comme carburant. Le résultat

tiques, de l’impact social sur un pays parfois au bord de la crise alimentaire. Pierre Rabhi situe la

est probant et permet une relative autosuffisance pour la communauté (pressoirs, batteries, TV

question énergétique dans un cadre global, celle de l’économie qui régit la terre, et qui interagit

collective parfois...) dans une région où l’essence est très chère. Rencontre avec des profes-

avec les besoins des populations sur le dernier continent massivement rural. Ram est enthousias-

sionnels locaux et étrangers développant cette alternative qui expliquent son potentiel, mais

te, il dit son espoir en la société civile de son pays : «vous savez, Thomas Sankara avait imposé à

n’omettent pas les risques liés à une surexploitation qui mettrait alors en péril la diversité de

la fonction publique, et à lui-même, le transport en R5, comme tout le monde. Pour la facture, mais

zones affectées par la désertification et rendrait caduc tous les effets positifs de l’usage tradi-

pas seulement. Aujourd’hui, on fait çà avec le vélo. Même des ministres débarquent en vélo au

tionnel de la plante à l’échelle locale.

travail !»


APERÇU : L’EPISODE BURKINABE (3/3) : APERÇu DE LA NAVIGATION


APERÇU : EPISODE MAROCAIN : LES DAMNES DE LA PECHE (1/3)

Bonne arrivée, 1’

Artisan du changement, 10’

Tarifa, le port, au large, les côtes marocaines. A Tarifa,

Aissa Derhem, jovial, derrière son bureau. Aissa est l’intellectuel d’une des plus importantes familles du Sud Maroc, les

puis à Tanger, plans qui marquent le passage de la

Ba’amran. Mathématicien, ingénieur, philanthrope, il travaille à Sidi Ifni au développement durable de sa région. «De nom-

frontière, et de la mer. Contrôles, visas, embarque-

breux chercheurs du Sud travaillent en Occident, j’ai pensé qu’il était plus intéressant de rentrer au pays après avoir acquis

ment sur le ferry… Un douanier marocain plaisante en

des savoirs afin de mettre en pratique des alternatives viables.» C’est lui qui nous fait découvrir Sidi Ifni.

français, il souhaite une bonne route. Plans de la terre qui approche. Débarquement à Tanger et succession de plans de route à travers le Maroc depuis la 1ère rue du port de Tanger à la route du Souss, au sud d’Agadir, 1ère étape. Panneau de Sidi Ifni. Petite ville marocaine côtière du sud désertique. Images de la rue ifnaouie. Maison élégante de style espag nol.

Sur des plans suggestifs de la ville, du port, de la lisière désertique de l’arrière pays, Aïssa explique la problématique de Ifni : «le port concentre 90% de l’activité économique.» Sur la côte désertique qui va du sud d’Agadir à Nouadhibou en Mauritanie, on parle d’or bleu. Outre les locaux, les hommes viennent pêcher de tout le Maroc dans cette contrée difficile comme saisonniers, vivent sur place 2 ou 3 mois dans des conditions extrêmes et repartent dans leur famille. Mais depuis plusieurs années, les chalutiers industriels empiètent toujours plus sur les zones de pêche et contribuent à la raréfaction des stocks, fragilisant l’équilibre socioéconomique et écologique : «ils ne respectent même pas le cycle de reproduction des poissons !» Au port, c’est le grand marché. Requins, poulpes, dorades, anchois, murènes tachetées par centaines… Les camions marocains respectent la chaîne du froid, chargent la quasi-totalité de la pêche du jour et prennent la route pour l’Espag ne. Cette situation crée du chômage, et la région s’est révoltée à plusieurs reprises entre 2005 et 2008. Pour parer à cette paupérisation, Aissa développe divers projets écologiques de préservation du patrimoine. Au Pérou, il découvre une technique de filets anti-brouillard qui permet de récupérer l’eau condensée. Par l’intermédiaire de sa fondation, du nom de son respecté père Si H’med Derhem, il développe ce projet. «Un brouillard perpétuel règ ne sur la région 2 mois par an en été. Çà devrait nous servir !» Irrigation au goutte à goutte, réinsertion des espèces menacées, alphabétisation, préservation du patrimoine environnemental et culturel… Aissa est à l’initiative d’un développement concerté de la région, et il met ses ressources à disposition pour le bien de la communauté, une démarche rare, mais parfois entreprise par les philanthropes de la nouvelle Afrique.


APERÇU : EPISODE MAROCAIN (2/3)

“1 Afrique? 1 000 Afrique!”, 1’

“Court métrage”, 3’

“Petit génie”, 4’

Aissa Derhem, filmé de face dos à un mur. Voix off,

La barque et le chalutier : là où le désert finit dans la mer,

Samir, technicien pour Aissa Derhem : à la base, Samir

accent marocain : «Ici, c’est le Souss, peuplé de Ber-

un campement misérable de pêcheurs. Des saisonniers. Au

était imprimeur. Un jour, il a voulu utiliser la force centri-

bères, Sahraouis, Arabes… La limite avant le désert,

matin, un raïss (pêcheur), part en mer sur une embarcation

fuge de l’imprimerie pour ses besoins personnels et s’est

avant Tan Tan, Dakhla. Pourtant, ici, c’était l’Espag ne il

traditionnelle à moteur diesel. La mer est agitée, le pêcheur

mit à fabriquer des instruments utilisant l’énergie mécani-

y a 41 ans !» Succession de plans fixes de personnes,

se bat avec ses filets, les f lots bousculent la barque. Au

que. Depuis, il aide Aissa dans la conception d’outils tech-

de visages, de passeports de nationalité différentes,

large, l’incessant ballet des chalutiers, certains s’appro-

niques écologiques. Ainsi des filets à brouillard péruviens

entrecoupé d’images de travelling du paseo de Ifni

chent parfois dangereusement des côtes, et donc des bar-

qu’il convient d’adapter au Souss, un filet de pêche ultra

à l’heure de la promenade. «Je m’appelle Hamed. Je

ques de pêcheurs. De retour au port, la vente du poisson,

résistant ou un système d’irrigation au goutte à goutte.

viens à Sidi Ifni 2 fois par an pour pêcher, quand il y

qui rapporte peu. Il faut rembourser l’essence, partager

Malgré un réel investissement financier de la part du cher-

a du travail. Je viens d’Agadir, Maroc.» «Je m’appelle

la pêche… Le raïss rentre à la baraque. Les poissons sont

cheur, Samir continue de travailler avec des matériaux de

Fatima, j’ai 21 ans. Je travaille comme conservatrice

grillés, l’argent envoyé à la ville, à la famille. De moins en

base ou de récupération et invente chaque jour, dans son

adjointe de la bibliothèque sacrée d’Aglou au sud

moins. Au large, à 35 heures de barque, les îles Canaries,

atelier, au gré des besoins et des envies.

du Maroc, on tente de préserver le patrimoine de la

eldorado rêvé des pêcheurs marocains…

région»…

“Regards croisé”, 3’

“Cadeau empoisonné ?”, 4’

On rencontre Ahmed Boufain, élu à la commune de Sidi Ifni. Ancien chef des associations de

Une crevette grise pas très verte. Les crevettes de mer du Nord sont les plus consommées en

pêcheurs, il est arrêté suite aux manifestations de 2005. C’est un personnage charismatique et

Europe. Pourtant, chaque semaine, ce sont 9 millions de crevettes grises qui font l’aller/retour

intelligent, très apprécié de la population. Il explique les démarches entreprises par la municipalité

Maroc-Pays-Bas. 82% des crevettes consommées en Europe sont épluchées au Maroc. Au quo-

pour pallier à la raréfaction des stocks. A ses côtés, le consul espagnol de Sidi Ifni. A Ifni, le pro-

tidien, 4 000 éplucheuses. Chaque jour, des dizaines de camions réfrigérés font la route, les

tectorat espagnol a duré jusqu’en 1969. Les liens sont proches puisque les Ifnaouis bénéficiaient

mêmes qui vident la pêche quotidienne au port de Sidi. Sur place, cette industrie est encoura-

alors de passeports espagnols. Aujourd’hui, face à la pénurie de la pêche et à la multiplication

gée par les autorités car elle permet de pallier à l’appauvrissement des zones de pêche. Mais

des candidats à l’immigration pour l’Espagne, les deux hommes ont vocation à s’entendre autour

sur place, elle provoque de profonds déséquilibres sociaux et environnementaux. Et l’élévation

d’actions de co-développement.

des coûts au Maroc tend à délocaliser de nouveau… Agrémenté d’animations (split screen, compositing), le reportage explique le dilemme auquel se trouvent aujourd’hui confrontées les populations des zones de pêches menacées des pays du Sud.


APERÇU : EPISODE MAROCAIN (2/3) : APERÇu DE LA NAVIGATION


THEMES : APERÇU DES EPISODES (1/4) MAROC

LA MER

MAURITANIE

L’ENERGIE

SENEGAL

L’EAU

LES DAMNES DE LA PECHE

MON TELEPHONE EST SOLAIRE

EAUX TROUBLES A SAINT-LOUIS

Avec 3500 km de littoral, la pêche est une ressource

L’utilisation des énergies renouvelables présente des

L’eau est un problème central à Saint-Louis : classée au

essentielle au Maroc pour son activité comme son

solutions intéressantes pour répondre aux besoins des

patrimoine mondial, la ville lutte pour sa survie face à

autosuffisance alimentaire. Mais, face à la concurrence

populations, en particulier pour les localités isolées et

la montée des eaux mais doit aussi faire face à de réels

des chalutiers internationaux et la raréfaction des stocks,

les communautés nomades.

problèmes d’approvisionnement en eau des populations.

assurer la durabilité des ressources maritimes et des en-

En Mauritanie, où le potentiel de l’énergie solaire est

Répétition générale à l’échelle locale des grandes mi-

treprises qui les exploitent est une lutte qui s’annonce

énorme, le développement de programmes d’équipe-

grations humaines à venir, certains habitants n’hésitent

compliquée…

ment photovoltaïque de régions suffira-t-il à assurer

plus à quitter leur maison pour tenter une nouvelle vie

l’autonomie énergétique des populations locales?

ailleurs…

ARTISAN DU CHANGEMENT :

ARTISAN DU CHANGEMENT :

ARTISAN DU CHANGEMENT :

Aissa Derhem, ingénieur mathématicien

Bakhan, noble, philanthrope et engagé

Chérif Elvalide Seye, journaliste et vice Precident CICODEV

CADEAU EMPOISONNE ? :

CADEAU EMPOISONNE ? :

CADEAU EMPOISONNE ? :

Une crevette grise pas très verte

Les besoins de l’Electrification Rurale Décentralisée

La disparition de St-Louis

REGARDS CROISES :

REGARDS CROISES :

REGARDS CROISES :

Etat des lieux et avenir de la pêche au Sud Maroc

Le photovoltaïque, solution pour les communautés isolées ?

Les futurs défis d’alimentation en eau des populations ?

COURT METRAGE :

COURT METRAGE :

COURT METRAGE :

La barque et le chalutier

Mon téléphone est solaire !

Les pirog ues de l’aventure

PETIT GENIE :

PETIT GENIE :

PETIT GENIE :

Système de pêche artisanal

Fabrication d’un four solaire artisanal

El Hadji Keita, artiste plasticien (à base de matériaux de récupération)


THEMES : APERÇU DES EPISODES (2/4)

MALI

LA SOCIETE

BURKINA

L’ENERGIE

NIGER

LA TERRE

NTIC, SAUCE SAHEL…

JE CARBURE AU JATROPHA !

LE DESERT EN LIGNE DE MIRE

Le continent africain a rapidement franchi le pas des

Le jatropha curcas est une plante subsaharienne

La désertification, lent processus de dégradation des

nouvelles technologies de communications. Ici plus

résistante à des périodes de sécheresse prolongée et

sols causés par les activités humaines et les variations

qu’ailleurs, la jeunesse sert souvent de passerelle entre

particulièrement adaptée au climat sahélien. Face aux

climatiques, représente une catastrophe naturelle à

ces technologies et les anciens, et même loin d’être

besoins énergétiques croissants des communautés, il

long terme et une entrave majeure au développement

généralisées, la téléphonie, l’informatique, le numéri-

permet une approche de développement rural intégré

durable. Loin d’être une fatalité, la lutte contre l’avancée

que s’y sont rapidement implantés. L’impact sur la vie

et offre des solutions viables en matière de promotion

du désert est quotidienne pour conserver des espaces

et l’activité des communautés est désormais généralisé,

des femmes et de réduction de la pauvreté mais surtout

fertiles indispensables à la vie humaine, parfois source

même en brousse !

d’approvisionnement en énergie des ménages.

de conf lit entre cultivateurs sédentaires et nomades…

ARTISAN DU CHANGEMENT :

ARTISAN DU CHANGEMENT :

Kadidia, directrice du Cinéma Numérique Ambulant

Emile, ingénieur agronome

CADEAU EMPOISONNE ? :

CADEAU EMPOISONNE ? :

Le cimetière d’ordinateurs de Dialakorodji

CADEAU EMPOISONNE ? :

Le jatropha curcas, une solution d’autonomie énergétique

Avancée du désert et lutte contre la désertification au Sahel

REGARDS CROISES :

REGARDS CROISES :

REGARDS CROISES :

L’agroécologie, réponse écologique adaptée aux probléma-

Les Mécanismes de Développement Propre (MDP), une

malienne?

tiques locales ?

approche internationale concertée ?

COURT METRAGE :

COURT METRAGE :

COURT METRAGE :

Révolution vélo à Ouaga

Le conf lit nomades/cultivateurs

Conditions d’accès et impact des NTIC sur la société

Cybercafé, cyberlove ?

PETIT GENIE : Madou l’informaticien

PETIT GENIE : Agrocarburation : transformation d’un moteur pour l’usage de jatropha

ARTISAN DU CHANGEMENT : Mahamane Maïga, Responsable des Tréteaux du Niger, théâtre forum

PETIT GENIE : Système de cultures dans le sable


THEMES : APERÇU DES EPISODES (3/4)

TCHAD

L’EAU

CAMEROUN

RESSOURCES

CONGO

LA SOCIETE

LE LAC FANTOME

TOUCHE PAS A MON ARBRE !

LES TR ANSPORTS DE L’AN 2000

De 25 000 Km2 de superficie dans les années 1960 à

Les grandes forêts équatoriales du bassin du Congo,

Brazzaville / Kinshasa : 2 mégalopoles se côtoient,

moins de 2 500 km aujourd’hui, l’exploitation des hom-

2ème forêt mondiale en termes de superficie après

séparées par le seul cours du f leuve Congo, si long à

mes et les conditions climatiques entraînent lentement le

l’Amazonie, recouvre près de 40 % du Cameroun et

franchir quand il n’y a pas de pont reliant les 2 capitales

lac Tchad vers sa disparition. Les habitats se déplacent,

représente 10% de l’activité nationale. Long temps ex-

! Les grandes villes africaines sont confrontées à des

l’activité se réorganise sur ces terres sorties de l’eau,

ploitée sans mesure, la communauté a pris conscience

problèmes de transport à grande échelle dont l’impact

mais les hommes cherchent aussi à mieux protéger le

des dangers que représente sa disparition rapide et

est énorme sur l’environnement, l’économie et la vie

lac, qui reste leur principale source de revenus et de

tentent de préserver ce patrimoine, source de richesse

de leurs habitants. Les 2 villes majeures sont pourtant

subsistance.

et de biodiversité.

confrontées aux mêmes problématiques de développement…

ARTISAN DU CHANGEMENT : Le pasteur Thomas Baka, sur l’île nouvelle de Fiti

CADEAU EMPOISONNE ? : La disparition du Lac Tchad et son impact sur l’activité locale

ARTISAN DU CHANGEMENT : Didier Djoumessi, Programme d’Appui au Retour des Immigrés

CADEAU EMPOISONNE ? :

ARTISAN DU CHANGEMENT : Odette Lemba, association des femmes chefs d’entreprises

CADEAU EMPOISONNE ? : Problématiques des transports quotidiens dans la Mégalo-

Patrimoine forestier et programmes de protection

pole africaine

REGARDS CROISES :

REGARDS CROISES :

REGARDS CROISES :

Des solutions pour sauver le lac Tchad ?

Le commerce international du bois (12% exportations) est-il

Futur des liaisons Kinshasa/Brazzaville et leur impact

une fatalité ?

sur l’activité ?

COURT METRAGE :

COURT METRAGE :

COURT METRAGE : L’eau, c’est la vie !

PETIT GENIE : Système de récupération des eaux et d’irrigation des sols

Touche pas à mon arbre !

La musique de la rue

PETIT GENIE :

PETIT GENIE :

Objets usuels improbables à base de sac plastique

La voiture «100% made in Brazza»


THEMES : APERÇU DES EPISODES (4/4)

ANGOLA

LES RESSOURCES

NAMIBIE

LA NATURE

AFRIQUE DU SUD

LA SOCIETE

LES DIAMANTS SONT ETERNELS…

L’AVENIR NOUS APPARTIENT !

DU VERT DANS L’ARC-EN-CIEL ?

Si le sous-sol angolais renferme 35 des 45 minerais les

La Namibie est partagée entre des paysages de forêts

A l’échelle du continent, l’Afrique du Sud est certaine-

plus recherchés du monde, l’exploitation minière reste

luxuriantes et de déserts arides. Ce contraste est peut

ment le pays africain qui possède le plus de leviers po-

encore essentiellement concentrée sur le diamant, dont

être ce qui a fait prendre conscience aux habitants de

litiques et économiques et sociaux pour agir en faveur

l’extraction est une des principales sources de pollution

l’importance de la protection de leur environnement.

de la protection de l’écologie. Partagé entre un marché

du pays. Mais les associations font de plus en plus pres-

Inscrit dans la constitution, le système des Conservancy

économique intégré proche des normes occidentales et

sion sur le gouvernement pour diversifier les ressources

donne aux communautés locales des droits sur l`usage

une culture profondément africaine, il est l’exemple de

et encourager un usage rationnel des matières premières

des ressources naturelles mais aussi des devoirs

ce que pourrait être un développement durable concer-

à même de mieux bénéficier aux populations locales

d`exploitation durable. Ce modèle d’autogestion verte

té entre tradition et modernité à l’échelle du continent.

renforce l’équilibre social des populations et s’étend progressivement à l’ensemble du pays…

ARTISAN DU CHANGEMENT : Paulo Alex, responsable ONG de protection de l’environnement

CADEAU EMPOISONNE ? : L’exploitation minière, légale et illégale, profite peu aux

ARTISAN DU CHANGEMENT :

ARTISAN DU CHANGEMENT :

Nangolo, chasseur, responsable de «conservancy»

Thlabathi, étudiante ingénieur de l’environnement

CADEAU EMPOISONNE ? :

CADEAU EMPOISONNE ? : Normes de recyclage et de protection de la biodiversité, que

Fonctionnement et organisation d’une «conservancy»

fait la 1ère industrie africaine ?

REGARDS CROISES :

REGARDS CROISES :

REGARDS CROISES :

Quels moyens de lutte contre les méfaits de l’exploita-

Le programme de Revenu minimum garanti d’Otjivero, une

Quelle sensibilisation des populations à la protection de

tion minière ?

solution de développement durable ?

l’environnement ?

COURT METRAGE :

COURT METRAGE :

COURT METRAGE :

La route du diamant, de la mine au magasin

Micro-projet : je suis un homme d’affaire !

La fatalité du sac plastique

PETIT GENIE :

PETIT GENIE :

PETIT GENIE :

Black diamand, Buraka Som Sistema

Réserves d’eau artisanales en milieu désertique

Je m’engage pour la planète !

populations


AFRICA DYNAMO, ARTISANS DU CHANGEMENT, C’EST : Julien FIORENTINO 30 ans : réalisateur Titulaire d’une Maîtrise d’histoire et d’un Master de gestion de projets culturels. Il lance en 2005 un festival de cinéma itinérant qui projette dans les villes et campagnes de toute l’Europe. En 2008, il coordonne la structure malienne du Cinéma Numérique Ambulant, réalise et produit plusieurs films sur les actions de sensibilisation par l’image en Afrique de l’Ouest. De retour en France, il réalise Avenue de la liberté, un premier film documentaire (52’ et 80’) sur les problématiques de réinsertion par la culture à la prison de Fresnes. En Afrique, il découvre la méconnaissance des élites et des populations locales pour l’enjeu majeur du XXIème siècle. Conscient de l’impact de l’outil cinématographique auprès des communautés africaines après l’expérience du CNA Mali, il découvre le web-documentaire de retour en France et, convaincu que cette forme est la plus adaptée au traitement du sujet, décide de réaliser Africa Dynamo.

Stanislas Duhau 31 ans : REALISATEUR Passionné de cinéma documentaire pour les fenêtres qu’il ouvre sur le réel et sa vision de l’autre, il s’inscrit très tôt dans une démarche autodidacte qui l’amène à réaliser ses propres productions. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Etudes Cinématographiques, il réalise plusieurs films documentaires (Les Errants, Buno triste clown, Summer Eclipse 09) tout en continuant de travailler sur des productions de divers formats (captation, court-métrage, clip, fiction…). Licencié en Lettres Modernes à la Sorbonne, il travaille en 2006 au sein du RECFLEA, Réseau des Centres de Français Langues Etrangères d’Afrique de l’Ouest regroupant Togo, Bénin, Ghana et Nigéria. Il participe alors aux ateliers audiovisuels de Madjé AYITÉ, jeune réalisateur togolais, et à la réalisation du film Vanessa et sosie. Ce travail au contact des réalités et problématiques locales lui insuff le l’envie de s’investir d’avantage auprès des communautés africaines, au travers de projets comme Africa Dynamo.

Soyouz Graphic AGENCE DESIGN WEB - CONCEPTION GRAPHIQUE Studio spécialisé dans la conception de sites flash et interfaces web, il concoit des plateformes internet dynamiques pour différents types de clients (Microsoft, Malherbe, Cifacom). Il travaille en collaboration avec l’agence Carburant à l’élaboration de campagnes virales, entre autres pour Sega et X-Box, ou la création graphique sur divers supports, édition, web et print (La Martinière, Dorotea). Soyouz participe également à la conception de décors de courts-métrages (Minuit 14, Regarde moi... comme je suis) et à l’identité visuelle de structures ou de collections documentaires (Le Serpent, Collection animée Myasaki, Takamura Productions), ce qui l’amène à participer à Africa Dynamo.

Les films sauvages societe de production Depuis 2002, Les Films Sauvages produit des courts-métrages et des documentaires diffusés en festivals et sur les chaînes françaises et étrangères avec pour seule ligne éditoriale la curiosité et le désir d’explorer les possibles du cinéma. La société a reçu le prix Producteur de court-métrage (Procirep) à Clermont-Ferrand en 2005. Côté long-métrages, elle est associée à la production de premiers films : ‘Frères’ avec Agat Films en 2004, ‘Insurrection/Résurrection’ avec Lardux Film en 2004, et ‘L’Absence’ avec Saraghina en 2010. Actuellement, tout en poursuivant son activité principale de production de documentaires et de courts-métrages, elle développe deux projets de long métrage, « IL NOUS RESTE LA NUIT » de Naël Marandin et « DAKAR, EN ATTENDANT LA PLUIE » de Marc Picavez & Massaër Dieng ainsi que le webdocumentaire « AFRICA DYNAMO » de Julien Fiorentino & Stanislas Duhau


AFRICA DYNAMO, ARTISANS DU CHANGEMENT, C’EST : 1 série documentaire de 12 épisodes de 26’ diffusée sur web et TV 12 pays d’Afrique, du Maroc à l’Afrique du Sud 1

société de production porteuse du projet

: Les Films Sauvages

www.filmsauvages.com P roducteu r : Jean-Christophe Soulageon D irectr ice

de production

: Anne-Catherine Witt

A uteu rs - réa lisateu rs : Julien Fiorentino et Stanislas Duhau C adreu r - monteu r : Aurelia Braud I ngénieu r

son

C onception

: Dana Farzanehpour

gr a phiqu e

D év eloppement

w eb

: Soyouz Graphic

: Gilles Freluche

P rogr ammeu r : William Mançon 2

associations partena ires techniqu es su r le volet diffusion

:

L’Echangeur et 1 Chemin 2 Traverses P artena ires

institution nels su r le volet diffusion

:

Conseil Régional Ile-de-France, DRDJS, Mairie de Paris, Centre Culturel Français de N’Djamena, Festival International du Film d’Environnement, Fondation Terra Symbiosis, Ecolo-info.com D es

partena ires terr a in , structu res loca les dans chacu n des

12

pays

:

Fondation Sidi H’med au Maroc, Maison des Cinéastes en Mauritanie, Centre Culturel Régional

Contacts : Anne-Catherine Witt - Les films sauvages

et Africadoc au Sénégal, Association Yeta et Cinéma Numérique Ambulant au Mali, Cinomade

33 Rue de Clichy 75009 PARIS

au Burkina, les Tréteaux du Niger, le Centre Culturel Français au Tchad, les Rencontres du film

Mail : annecatherine.witt@filmsauvages.com

documentaire au Cameroun, le Cinéma des 7 Quartiers à Brazzaville, O’ Pensador en Angola, le Festival documentaire de Maputo, Namibia Nature Foundation, Red Flag à Cape Town.

Tel.: +33 (0)1 42 29 55 04


"Africa Dynamo, Artisans du changement"