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AG extraordinaire 30 avril 2013 Préambule et Ordre du jour

D’ici le 4ème trimestre 2015, voire le 1er trimestre 2016, nous nous installerons aux Cartoucheries (si tout continue bien). Nous avons jusqu’à présent, dans notre avancée vers une légalisation pleine et entière, franchi des caps sans y perdre l’âme du projet, ses fondamentaux, convaincus de sa pertinence y compris pour les générations futures. L’arrivée aux Cartoucheries présente des enjeux imminents quant à la conciliation de la légalité, de la mise aux normes et de l’autogestion, les notions de libertés choisies et partagées qu’elle sous-tend (propres aux processus de création)... Aussi, nous nous proposons d’en débattre toutes et tous lors d’une AG extraordinaire.

Ordre du jour :

Mix’Art, la légalité, les Cartoucheries, ça veut dire quoi ? Et maintenant, on fait quoi ? Comment ?

La discussion s’est ouverte sur un rappel par Joël du projet de Mix’Art Myrys, ses bagarres, le rapport aux institutions, le rapport Lextrait de 2001 : Friches, laboratoires, fabriques, squats, projets pluridisciplinaires… : une nouvelle époque de l’action culturelle qui a permis une amorce de légitimation des lieux reconnus comme « Nouveaux Territoires de l’Art ». De là, ces lieux ont pu bénéficier de financements publics (Etat, ville, région et département) indispensables pour le développement de leur projet. Suite à ce rapport, Myrys se lance dans un projet lié à la démocratie participative, l’autogestion. Un conventionnement est en cours avec la DRAC, ce principe d’autogestion y participe. Le financement tient à cela et à l’artistique, avec une diversité d’artistes reconnus ou pas. Mix’Art s’inscrit dans différents réseaux  : COUAC, FRAAP (Myrys membre du CA depuis 2003), ARTfactories/Autre(s)pARTs.


Différents questionnements émergent au fil de la discussion : Les rotations de demandes d’ateliers doivent-elles être plus prégnantes ?

Il ne serait pas question de formater les durées, mais plutôt d’être dans les biorythmes différents de ceux proposés par les institutions. Quelle place en termes d’espaces dans les futures Cartoucheries ?

Il faut interroger nos pratiques et voir de quoi nous avons besoin, cette phase est très importante. Nous sommes dans une continuité d’actions. Il y a une urgence de timing. On a acté le fait qu’on dispose d’un outil véritable en termes de lieu. On a de l’expérience en termes de possibles. L’important est de penser en termes de stockage, problème récurrent de Myrys. Ce n’est pas un espace de stockage. Aux Cartoucheries, nous aurons 600m² de moins, donc des solutions sont à trouver, à inventer notamment dans la mutualisation de moyens (locaux de stockage par ex). En effet, l’objet est de créer des outils mutualisés de création/diffusion, que les gens arrivent à se coordonner pour que chacun puisse monter sa création en s’autogérant. Privilégier la création et articuler création/diffusion. Les futurs espaces seront très fonctionnels, ils pourront être utilisables toute l’année, et nous ferons gagner en visibilité et en dialogue avec les institutions. Ils doivent donc profiter au plus grand nombre sans remettre en question la notion de régularité. Il faut réfléchir à de nombreuses choses comme la sécurité pour l’accueil public, codes du travail… Comment on travaille cela pour rester malgré tout ce que l’on est ? Références par pôle :

L’idée de former des groupes de réflexion au delà de la collégiale élargie est émise, ainsi, la réponse de la fonction des référents par pôle revient rapidement. Les références par pôle sont censées servir d’espace de réflexion et se mettre d’accord sur un commun (Pour des conventions d’atelier, des résidences


ponctuelles, les modalités de sélection des projets). Aujourd’hui les dissensions sont parfois trop fortes à cause de besoins particuliers. Cela signifie plus de rigueur en termes de responsabilité partagée. Il semble vraiment important pour le lieu de redynamiser ces références. Nadège et Raphaël se portent candidats pour être référents du pôle « spectacle vivant ». D’un point de vue juridique

Réfléchir sur la Participation Libre et Nécessaire, la gratuité ou le fait de fixer un prix d’entrée. Il est nécessaire de trouver des solutions à cet endroit. Si le collectif acquiert une Licence d’Entrepreneur de spectacle, avec ainsi la capacité de s’engager plus avant dans la coproduction, la PLN ne sera plus légale. Le cadre juridique qui s’impose en la matière est soit la gratuité, soit un prix fixe. L’hypothèse lancée est d’envisager la création de deux structures qui fonctionneraient main dans la main (par exemple : Mix’Art Myrys PLN / Myrys Mix’Art ouvert à la billetterie) avec une même instance de direction. Si certains sont réticents à cette idée, d’autres pensent qu’elle peut être un moyen pour y arriver, y aller ensemble et méthodiquement. Un moyen d’avancer sans se plier à des règles trop normatives. Budget de fonctionnement ?

Pour le moment il n’y a pas de budget de fonctionnement alloué au déménagement, l’étude de faisabilité n’est toujours pas actée. Sur 2013, les baisses sont de l’ordre de : -15000 € de la DRAC et -10000 € du département. Nous serons dans un bâtiment public. C’est une forme de reconnaissance institutionnelle. Il y aura une convention triennale. Mais une fois que l’on sera dedans le rapport de force existera encore. Changer de lieu ne signifie pas changer de mode de fonctionnement, la question est celle des nouvelles modalités liées à un lieu aux normes. Il est important de clarifier maintenant, ensemble, les repères dans la perspective du relogement aux Cartoucheries, au niveau des résidents, des ateliers de création… L’autogestion demande beaucoup de règles, de cadres, de repères. Il faut alimenter ces outils et nous sommes arrivés à certaines lassitudes. Le projet, sur certains points, semble bloqué, ou continue de manière individuelle. Il


faut dépasser nos peurs de ne pas savoir où on va et trouver des modalités de faire ensemble pour avancer, à partir de ce que l’on a commencé à imaginer en termes d’espaces. Il faut se battre sur la maîtrise d’usage associée à la maîtrise d’œuvre. Pour disposer d’espaces de libertés il faut les imposer et définir nos besoins. Le déménagement aux Cartoucheries n’impliquera pas un changement du projet, l’AG restera souveraine, et le fonctionnement sera ce qu’on y mettra à l’intérieur. L’objectif est de trouver un équilibre entre autogestion et institutions, avec pour colonne vertébrale, l’artistique.



Du d'Oreilles AG Extraordinaire