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Fiesta de sauvagine! CIC à la sauce mexicaine : essayez quelques recettes du sud de la frontière

numéro hommage à la chasse à la sauvagine 2010

Sculptés dans

l’histoire Origines de la sauvagine et des appelants

Dévouement à la conservation Le dévouement d’un homme envers les canards

Voyage de pêche au Montana De bons amis et des histoires inoubliables sur la rivière Missouri


gauche : © Jeff Helsdon

Perry Meunier et son labrador Meka dans la cache accessible en fauteuil roulant de l'unité de Long Point consacrée à la sauvagine. Le personnel de l’unité a aidé Perry en l’amenant à la cache et en le ramenant à la fin de la journée.

fuligule à dos blanc : © CIC

Confiné à un fauteuil roulant, Perry Meunier n’a aucune mobilité dans les jambes et ne peut utiliser ses bras et ses mains que partiellement. Quoi qu’il en soit, cette situation n’empêche pas ce résident de 43 ans de London, en Ontario, de faire des excursions dans les milieux humides qu’il aime tant et de contribuer à leur conservation chaque fois qu’il en a l’occasion. /// par jeff helsdon lors âgés de 16 ans, Perry et son frère jumeau Paul ont suivi une formation sur la sécurité à la chasse. À cette époque, ils demeuraient à la campagne, près de Sparta. Les deux adolescents se sont immédiatement découvert une passion pour la chasse aux canards. Mais le 31 mai 1986, quand Perry a été victime d’une fracture de la colonne vertébrale, au niveau des vertèbres C5 et C6 lors d’une altercation, la chasse est devenue moins prioritaire pour eux. Après cet incident qui a changé sa vie à jamais, Perry s’est inscrit à des cours de comptabilité et de finance au Fanshawe College. Il obtiendra ensuite un poste d’analyste financier à General Dynamics Land Systems-Canada, à London, entreprise fabriquant des véhicules blindés légers, où il travaille encore aujourd’hui. Mais la passion qui avait pris naissance dans une cache pendant son adolescence ne s’était pas éteinte. Perry a trouvé le moyen de surmonter les obstacles, et son parcours l’a amené à prendre part aux activités de CI Canada. Aujourd’hui, il est le président du comité de London et demeure un bénévole dévoué de CIC. Après son accident, des amis lui ont fabriqué une sorte de renfort pour son fauteuil roulant afin de lui permettre de tirer. Il a commencé par chasser le cerf à l’arbalète, mais ne s’est pas tout de suite lancé dans la chasse aux canards. « La chasse aux canards nécessite trop de gestes pivotants. Je n’avais pas la dextérité pour ça », admet-il. Il a tout de même refait son chemin vers les milieux humides. Son ancien beau-frère, Michael Walker, siégeait au conseil d’administration de CIC avec Duncan Sinclair,

ancien président de CIC et sauvaginier passionné. De fil en aiguille, les frères Meunier ont été invités à une séance de tir avec Duncan Sinclair à la Turkey Point Company sur le lac Érié. Duncan a convaincu Perry qu’il pouvait encore profiter du marais, même s’il ne pouvait plus y chasser. « La première fois que j’ai rencontré Perry à un souper-bénéfice de CIC, il a mentionné à quel point il aimait chasser. J’ai répondu : “Je crois, les gars, que vous devriez vous joindre à nous”, se souvient-il. Ils étaient transportés! » Il a fallu de l’imagination pour que ça fonctionne. Les embarcations utilisées habituellement pour la chasse aux canards à la Turkey Point Company n’étaient pas accessibles en fauteuil roulant. M. Sinclair a alors utilisé le bateau de pêche de 6,7 mètres du directeur du marais, Ray Ferris, dans lequel Perry pouvait monter en fauteuil roulant. « Le bateau se dissimulait assez mal dans les roseaux, se souvient M. Sinclair. Nous avons quand même réussi à abattre un petit fuligule et quelques fuligules à dos blanc. » La passion de Perry pour la chasse à la sauvagine est revenue rapidement. « Cela m’a toujours fasciné, précise-t-il. Et avant cette journée avec Dunc, je ne savais pas en quoi consistait une chasse organisée. Auparavant, nous apportions quelques appelants, mais il nous fallait pas moins de 10 excursions de chasse avant d’abattre un canard. Quand nous sommes partis vers le marais avec Dunc, il nous a demandé quelle sorte de canards nous voulions abattre. Paul a dit : “Des fuligules à dos blanc”. Il nous a alors amenés à un endroit précis où nous en avons abattu quelques-uns. C’est là que

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Ci-dessus : Perry et Meka se détendent à sa résidence, près de Long Point, en observant des oiseaux sur sa terre par la fenêtre.

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’est également à cette époque que Paul a acheté une remise à bateaux à Long Point et que les frères ont acheté un bateau de 6,4 mètres à coque en acier et une petite embarcation conçue spécialement pour la chasse aux canards, tous deux fabriqués dans la région de Long Point. « C’est alors que nous avons commencé à découvrir le marais. Une suite d’essais et d’erreurs. » La détermination de Duncan à aider Perry à retrouver le plaisir de la chasse à la sauvagine a également incité les Meunier à passer de simples supporteurs de CIC à bénévoles pour l’organisme. C’était pour eux une façon de donner en retour ce qu’ils avaient reçu. « Il me semble que personne ne s’est proposé, et notre comité avait besoin d’aide », soutient Perry. David Howes, membre de longue date du comité de London, a encouragé les Meunier à s’investir davantage en devenant également membres du comité. L’expérience de Perry en comptabilité était assurément un précieux atout pour le comité de London; c’est ainsi que Perry est devenu trésorier. Au bout de trois ans, il est devenu président du comité, poste qu’il a occupé pendant six ans. Un autre membre, Bob Howes, attribue à Perry tout le mérite d’avoir su entretenir la motivation des membres et d’être demeuré actif au sein du comité. Jerry Kwicinski,

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ien que faire de la sensibilisation sur les milieux humides soit pour lui une passion, Perry aime aussi passer du temps dans une cache à guetter les canards. L’automne dernier, je les ai accompagnés, lui et son frère, dans le cadre d’une excursion de chasse à l’unité de Long Point consacrée à la sauvagine. Dirigée par les sauvaginiers de Long Point, cette unité loue des caches publiques, y compris deux caches accessibles en fauteuil roulant. Le personnel de l’unité a aidé Perry en l’amenant à la cache sur un tracteur John Deere Gator. Cette cache est dotée d’une petite passerelle permettant l’accès aux fauteuils roulants. C’était l’une de ces belles journées de novembre convenant davantage à la pêche de fin d’automne qu’à la chasse aux canards. La température atteignait presque 10 ° Celsius et le ciel se couvrait lorsque les Meunier se sont installés en début d’après-midi. Bien que l’accès soit facile, le couvert herbacé n’était pas idéal. Quelques canards colverts se sont approchés pour regarder l’étendue d’appelants posés par Paul, mais ils se sont rapidement esquivés.

© Jeff Helsdon (2)

nous avons commencé à nous intéresser sérieusement à la chasse à la sauvagine. »

« Les canards pouvaient nous voir à un kilomètre de distance d’où nous étions », raconte Perry. Réfléchissant constamment, Perry a pensé aux améliorations qu’il pourrait apporter pour la prochaine fois : se cacher dans des roseaux tout près, qui pourraient mieux le dissimuler. Perry ne tire pas à la carabine, mais il aime bien faire travailler son Labrador Mika. De fait, les chiens sont une grande source de joie pour les deux frères Meunier, qui sont devenus des membres actifs des clubs de chiens rapporteurs de Middlesex et du Michigan. Ils ont voyagé aux quatre coins de l’Ontario et de l’est des États-Unis pour participer à des concours de chasse avec chiens rapporteurs. Perry va à la chasse à la sauvagine environ 10 fois par année. Souvent, lui et Paul y vont en bateau, mais parfois, ils utilisent une cache de location. Il fait aussi de l’appel de canards, mais trouve parfois qu’il est préférable de laisser les appeaux de côté, compte tenu des canards méfiants que croise un jour ou l’autre tout bon chasseur. Les Meunier aiment énormément leurs excursions de chasse. C’est pourquoi leur passion pour la chasse et leur engagement envers CIC les ont incités à souvent faire don d’excursions de chasse lors de soupers-bénéfice de CIC ou des sauvaginiers de Long Point, ou même lors des activités de chasse avec chiens rapporteurs, sous le nom de « Duck Blind Outfitters ». Perry n’a pas abandonné la chasse et tente toujours d’abattre son premier cerf à l’aide de son arbalète Excalibur. Au cours des ans, à deux reprises, il a vu un cerf dans sa ligne de mire, mais l’animal était malheureusement hors de portée pour un archer, et le chasseur a alors dû s’abstenir. Il est également déterminé à tirer éventuellement une dinde à l’arbalète. « J’étais présent lorsque Paul a tiré sur un cerf, des dindes, des faisans, des canards et des oies, se rappelle Perry. J’ai parfois l’impression qu’en tant que mon jumeau, mon frère est tout simplement le prolongement de mes bras. » Perry peut tirer avec un fusil de chasse sur les cibles immobiles et il admet que, souvent, il aurait pu atteindre un canard flottant tranquillement sur l’eau, mais il choisit toujours de ne pas le faire. « Je veux me retrouver là-bas et profiter de ce temps au marais, dit-il. Je ne veux pas blesser un animal si je ne peux pas le tuer proprement. Dans certaines situations, je le pourrais sans doute. Pour moi, ce n’est qu’une infime partie du plaisir de chasser. J’aime être là, tout simplement, à admirer la nature et à profiter de ces moments uniques qu’elle nous offre. » Cela ne l’a pas empêché d’acheter une excursion de chasse à l’oie en compagnie du pourvoyeur Dick Denaley, récemment donnée par M. Sinclair lors d’un banquet de CIC à Aylmer. Paul n’ayant pas pu l’accompagner, Perry a donc invité un de ses amis. M. Sinclair a déclaré que Meunier avait vécu une excellente excursion de chasse dans une cache en plein champ.

coordonnateur aux activités-bénéfice de CIC Ontario, est bien d’accord. « Perry est toujours le meilleur, déclare Kwicinski. Toutes les réunions ont lieu chez lui. Il nous sert toujours du vin aux réunions. Et vous pouvez toujours amener votre chien. » Outre le comité local, CIC est devenu partie intégrante de la vie des Meunier. Paul, Perry et la petite amie de Perry, Aida Diodos, ont assisté à leur premier congrès national à Calgary en 2004. « Les gens nous disaient que si nous avions aimé ce congrès, nous devrions participer aux autres, mentionne Perry. Quelle bonne façon de rencontrer d’autres bénévoles de CIC! » Depuis ce congrès à Calgary, Perry et Aida ont participé à des congrès internationaux à Anchorage, en Alaska, et à Denver, au Colorado. Ils assistent aussi régulièrement à celui de l’Ontario et se préparent à se rendre au congrès international, à Québec, l’année prochaine. « Nous y avons bien du plaisir, soutient Perry. Et de rencontrer tous ces gens, ça donne envie d’y retourner! » Quand on lui a demandé qu’est-ce qui lui procure le plus de joie au sein de CIC, Perry Meunier n’hésite pas une seconde : « Apprendre aux gens qui n’en ont aucune idée en quoi consiste CIC. J’entends toujours la même chose, qu’on est tous des chasseurs tuant de pauvres canards. C’est pourtant tellement loin de la réalité! Et lorsque les gens comprennent ce qu'est réellement Canards Illimités, je me fais une joie de leur expliquer ce qu’est un marais et de leur décrire de quelle façon un milieu humide peut purifier de l’eau. Ils ne savent pas que les marais agissent comme des éponges ni qu’ils atténuent les inondations et filtrent l’eau potable, et ils n’ont aucune idée de ce que représentent la conservation et la restauration des milieux humides. Je crois que le fait de vivre à Long Point et d’avoir grandi à la campagne permet d’apprendre à apprécier la valeur des milieux humides et l’importance de leurs bienfaits. Nous n’existerions pas sans eux. »

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’appui des Meunier auprès des organismes de conservation ne se limite pas à CIC ni à la chasse. Ils ont participé au North American Duck Symposium à Toronto en 2009 et offrent leur contribution à

l’organisme ainsi qu’à d’autres organismes de conservation. « Il est un fervent supporteur de CIC et de tous les organismes de conservation, précise M. Sinclair, faisant remarquer qu’il rencontre Perry lors de nombreuses activités organisées par d’autres organismes de la région. L’éthique de conservation est aussi bien présente dans la vie des Meunier. Il y a de cela 12 ans, ces derniers ont acheté un lopin de terre au nord de Long Point et ils viennent tout juste d’y terminer la construction d’un chalet. Leur objectif est d’en faire un gîte du passant et d’offrir des visites touristiques et des excursions de pêche et de chasse à leurs clients. Dans cette maison, tout rappelle que le propriétaire est un conservationniste : sur les murs, des reproductions provenant de soupers-bénéfice de CIC, et sur la table, des appelants, sans oublier les jumelles près de la fenêtre pour observer la faune. Et dans la cour, on peut apercevoir une cible de tir à l’arc. Sur leur propriété, dans une baissière, les Meunier ont décidé de creuser un étang pour retenir l’eau. Paul explique que si tout va pour le mieux, ils aimeraient bien acheter la superficie de terre agricole se trouvant à l’arrière de la maison, y construire une digue et la convertir en milieu humide. « C’est un rêve de futur gagnant de la loterie », ajoute Perry. L’une des principales préoccupations de Perry est le taux de disparition des milieux humides malgré le travail accompli par CIC, mentionnant, par exemple, la destruction des milieux humides causée par l’ouragan Katrina et les dommages potentiels provoqués par la marée noire de BP dans le golfe du Mexique. La famille Meunier est originaire d’un tout petit village de pêcheurs de l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Perry y a constaté la mauvaise influence que peuvent avoir les humains sur l’environnement. Il se souvient, enfant, avoir vu nombre de crabes et de palourdes le long du rivage. Au cours d’une visite à cet endroit il y a deux ans, il a remarqué l’absence de spécimens de la faune marine sur la plage. « J’ai demandé à ma tante pourquoi il n’y avait plus de crabes qui marchaient sur la plage et elle m’a dit qu’ils avaient tous disparu à cause de la pollution, expliquet-il.Voilà l’une des raisons pour lesquelles je crois que les gens doivent s’impliquer de plus en plus dans des organismes comme CIC. »

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Perry et Paul Meunier contemplent le marais Turkey Point, l’un des célèbres milieux humides de Long Point. Une invitation à une séance de chasse dans les marais de la part de l’ancien président de CIC, Duncan Sinclair, a permis à Perry d’apprécier de nouveau les milieux humides après son accident et a stimulé son implication auprès de CIC.


Gauche : Appelant de bernache cravant en cours de lissage, env. 1915, sculpté par John Brooks (1879-1962) de Freeland, Î.-P.-É. La tête et le cou ont été taillés à partir d’une branche ou d’une racine de forme appropriée.

La plupart des sauvaginiers utilisent des appelants. Certains les

collectionnent, alors que d’autres sont intéressés par leur histoire : qui les a fabriqués, où et quand, voire qui les a déjà possédés et utilisés. Du point de vue historique, l’utilisation d’appelants, qu’il s’agisse de canards ou d’oies vivants ou de modèles fabriqués par l’homme, provient du besoin d’augmenter les chances d’obtenir de la nourriture en leurrant la proie du chasseur en attente. /// par frank baldwin

ependant, l’utilisation d’appelants n’est qu’une des nombreuses pratiques utilisées dans les endroits fréquentés par la sauvagine. Longtemps avant l’ère des fusils, les chasseurs se servaient d’armes primitives et d’autres outils pour chasser la sauvagine. Leur succès dépendait, comme toujours, de l’habileté de leur utilisateur. Les chasseurs employaient des lances spéciales, des pierres – parfois avec un lance-pierre, des flèches, et à certains endroits, plusieurs pierres ou projectiles métalliques propulsés par un arc. Des collets et des nœuds coulants, et même la bola, une arme de jet formée de plusieurs masses sphériques réunies par des cordelettes, étaient utilisés par les Inuits et par d’autres peuples pour attraper des oiseaux en plein vol. Tous ces outils exigeaient de grandes habiletés et n’offraient en retour que de bien maigres résultats. Lorsque les oies et les canards se rassemblaient pour la mue, leur vulnérabilité, découlant de leur incapacité à voler, permettait de les capturer en grand nombre, souvent après les avoir dirigés vers des enclos. Cette méthode était traditionnellement employée dans l’Arctique et en Europe du Nord, ainsi que dans les régions méridionales. Il s’agit d’une technique ancienne qui est toujours utilisée aujourd’hui pour capturer des oiseaux pour le baguage en les dirigeant à l’aide de véhicules, d’hélicoptères ou même de modèles réduits de bateaux commandés à distance. Des filets de différents types étaient aussi largement utilisés par les aborigènes d’Australie et les chasseurs de Scandinavie et d’Europe du Nord, qui les plaçaient simplement dans les voies de vol établies, le long des criques ou en travers des

promontoires. Cette méthode a également été introduite par les colons pour transporter les canards au marché de Netley Marsh, au Manitoba, au début du 20e siècle. Encore aujourd’hui, on emploie des filets pour capturer en plein vol les oiseaux de rivage et d’autres espèces pour les étudier. Les filets dont se servaient les chasseurs pour capturer la sauvagine dans le delta du Nil sont décrits sur les tombeaux égyptiens d’il y a 4 000 ans; cette procédure était aussi utilisée en Grande-Bretagne au 17e siècle. Les Grecs disposaient d’appelants en bois pour leurrer les canards et les entraîner dans un tunnel de filets 450 ans av. J.-C. Des dispositifs similaires recourant à des oiseaux vivants comme appelants étaient utilisés dans l’Europe du 18e siècle. Le filet permettait aussi de prendre au piège des oiseaux au sol. Il était placé en hauteur et on le laissait simplement tomber sur les proies logées en dessous de l’endroit où il était installé ou il était tendu d’un côté ou des deux côtés de l’aire d’alimentation, puis lancé pour capturer les oiseaux qui ne se doutaient de rien. Une pratique similaire est employée de nos jours pour attraper la sauvagine pour le baguage, le filet étant propulsé par des charges de poudre à canon, ou plus récemment, par des fusées à air comprimé.

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’ingéniosité ne connaît pas de limites. La capture à la main, traditionnellement utilisée dans certaines régions de l’Inde, était un moyen primitif, mais efficace pour prendre des canards. Nous nous trouvons dans un marais peu profond fréquenté par des canards, parfois attirés par des appelants faits de végétaux tressés. Le chasseur est submergé dans l’eau, seule sa tête dépasse, mais elle est

© CIC/Tye Gregg (2)

Un bâton représentant la tête d’une oie enfoui dans le sable formait un appelant efficace. Celuici (à droite), de la région d’Interlake au Manitoba, date du 19e siècle.

recouverte d’une gourde creuse ou d’un panier de deux ou trois pieds de diamètre. Regardant par des ouvertures, le chasseur surprend les canards en train de se reposer ou de se nourrir, ou il attend qu’ils se rapprochent. Lorsque les oiseaux se trouvent à sa portée, il les attire habilement un par un et accroche les oiseaux morts à son couvre-chef tout en se préparant à en attraper d’autres. Les pièges donnaient lieu à des prises substantielles. Certains dispositifs pouvaient fonctionner continuellement sans exiger trop de supervision. D’autres faisaient appel à des leurres ou à des oiseaux vivants, des appâts ou autres attractifs qui stimulaient la nature curieuse du canard. Le piège par excellence a probablement été celui introduit en Angleterre par les Hollandais en 1665 et qui s’est fait connaître en tant qu’appelant. Il permettait de prendre tant de canards que plus de 700 appelants sont devenus la principale source d’approvisionnement en canard colvert et en sarcelle pour le marché au cours des deux siècles qui ont suivi. En effet, un homme responsable de l’appelant et son chien entraîné pouvaient récolter jusqu’à 15 000 prises en une saison. L’appelant nécessitait un étang isolé vers lequel les canards étaient attirés naturellement pour se reposer. Si l'étang se trouvait sur un terrain privé, toute présence humaine était interdite, les animaux domestiques étaient exclus et les prédateurs contrôlés. De préférence, l’étang devait être alimenté par un cours d’eau pour le rafraîchir. Grâce à trois ou quatre canaux

ondulés et sous couvert partant de l’étang, il y avait toujours de l’eau abritée à l'entrée où les canards se rassemblaient. Leur curiosité naturelle les attirait vers les pitreries d’un chiot, entraîné à ne se montrer que de manière furtive. Les canards suivaient le chiot qui trottinait le long de la berge, entre les écrans érigés le long du canal de l’appelant, tout en sautillant à l’occasion. Lorsque les canards se trouvaient profondément sous le couvert, le chasseur apparaissait derrière eux, ce qui les poussait alors à se diriger vers l’avant, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent sous le filet au bout du canal. Aucun appât ou appelant vivant n’était nécessaire. Les chasseurs soutenaient que « les canards morts ne parlent pas » et tout risque de communication entre les canards domestiqués et les canards sauvages était évité grâce à cette technique. Au Canada, les premiers explorateurs et les colons originaires d’Europe ont appris la manière de capturer la sauvagine des Autochtones déjà établis. De la côte est vers l’ouest, les chasseurs indiens concevaient des leurres simples en se servant de matériaux à leur disposition. Les leurres les plus élémentaires étaient faits de mottes de boue placées dans l’eau peu profonde des marais ou

Les premiers documents soulignant l’utilisation d’appelants flottants au Canada remontent 17e siècle, lorsque les collectivités des Premières nations de la côte est se servaient de peaux de sauvagine remplies d’herbe.

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En haut (de g. à dr., d’en haut à g.) : Appelant de fuligule à dos blanc immature, env. 1909, fabriqué par Frank Dolsen de Chatham, en Ontario; bernache cravant d’un sculpteur inconnu du 19e siècle de la baie des Chaleurs, au Québec. La couleur de l’appelant a été obtenue par carbonisation; appelant de fuligule à tête rouge, env. 1950, fabriqué par Duncan Ducharme de St-Ambroise, Man. Bien connu pour ses fuligules à dos blanc de style delta, il n’a fabriqué que quelques fuligules à tête rouge; pilet de Harry S. Holloway de Westham Island, C.-B. N’ayant sculpté que quelques oiseaux, il s’est fabriqué sa propre bande d’appelants s’élevant à un total d’environ cinquante.

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sur leurs rives. Parfois, un bâton était ajouté pour représenter la tête et le cou, ainsi que des plumes et des ailes pour les rendre plus réalistes. Les pierres, une plus petite empilée sur une plus grande, servaient également de supercherie. À combien de reprises les chasseurs ont-ils aperçu une volée de canards sur un marécage ou un étang à distance pour finalement ne trouver que des pierres ou du gazon? Le chasseur était berné, tout comme les canards, qui prenaient leur envol une fois alarmés.

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es premiers documents soulignant l’utilisation d’appelants flottants au Canada remontent 17e siècle, lorsque les collectivités des Premières nations de la côte est se servaient de peaux de sauvagine remplies d’herbe. Les peaux étaient fixées à une base en bois et flottaient à proximité de la cache qui abritait le chasseur. Cette pratique a été reproduite par des colons plus de 200 ans plus tard dans l’est du Québec. La capture de sauvagine comme source d’aliments et de fibres variait au sein des Premières nations d’Amérique. Les Micmacs du nord des États-Unis et du Canada fabriquaient des leurres pour les oies du Canada en se servant de bottes d’algues placées sur la glace au printemps, qui simulaient leur poitrail, un bâton illustrant la tête et le cou. De la zostère marine était enroulée autour d’un bâton pour représenter la tête d’une oie. Une fois le tout enfoui dans le sable à un

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certain angle, on obtenait un appelant efficace. Si on y ajoutait une pile d’algues, le résultat obtenu était encore plus réaliste. La fabrication d’appelants au moyen de matériaux disponibles s’est poursuivie pendant une bonne partie du 20e siècle. Des branches ou des racines aux formes appropriées étaient utilisées à profusion pour fabriquer des appelants. Certains appelants étaient passés au charbon pour leur donner une couleur appropriée, la joue était dessinée en enlevant le charbon ou à l’aide de peinture, alors que certains étaient utilisés sans même tenter d’améliorer leur apparence. Efficaces lorsqu’ils étaient entrés dans le sol avec la tête audessus de l’herbe, le fait d'en regrouper plusieurs donnait l’impression d’une volée d’oiseaux. Ces appelants étaient employés couramment dans l’est et dans les Prairies. À la baie James, les Cris ajoutaient des plumes et des ailes d’oie des neiges aux mottes de boue pour obtenir des leurres plus efficaces, augmentant leur collection d’oies abattues, une technique encore utilisée de nos jours à la baie d’Hudson et dans les Prairies. Les appelants tressés des Cris de la baie James sont bien connus. Dans le Grand Nord, les chasseurs inuits ont capturé un grand nombre d’oies en mue. Au Manitoba, la sauvagine faisait partie de l’alimentation des Indiens, mais l’importance de la chasse à la sauvagine est peu documentée. Le grand nombre de petites pointes de flèches retrouvées aux abords de petits lacs et marais du Manitoba pourrait témoigner de ce genre d’activité. Il y avait aussi de grosses populations de sauvagine ailleurs dans les Prairies, mais les premiers colons n’ont laissé aucun document faisant état d’une chasse à la sauvagine intensive par les Indiens. Plus à l’ouest, en C.-B.,

© CIC/Tye Gregg (4)

le gibier océanique et terrestre comblait tous les besoins des Autochtones et il ne semble pas y avoir eu de tradition de capture de sauvagine. Ailleurs en Amérique du Nord, la sauvagine était capturée à l’aide de leurres, autant que dans certaines régions du Canada. La trouvaille la plus importante ne s’est produite qu’en 1924, lorsque des appelants de fuligule à dos blanc fabriqués à la main ont été découverts dans la caverne de Lovelock, au Nevada. Fabriqués par la tribu des « mangeurs de scirpe », ils étaient formés de tiges de scirpe reliées par du chaume qui maintenait les plumes blanches sur le corps. La tête et le bec typiques du fuligule à dos blanc étaient faits de scirpe bien serré. La tête et le cou étaient peints en brun rouge et le bec et la poitrine en noir. La datation par le carbone établit qu’ils ont été fabriqués il y a 1 000 ans. Ce sont là les premiers exemples d’appelants fabriqués à la main dont les caractéristiques semblent indiquer qu’ils flottaient. Des formes de scirpe sur lesquelles des peaux de différentes espèces avaient été disposées ont également été retrouvées. Elles étaient semblables aux peaux remplies d’herbe trouvées le long de la côte atlantique au 17e siècle, un concept qui a perduré longtemps après la colonisation.

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n Amérique du Nord, l’histoire des appelants sculptés est liée à l’arrivée de colons en provenance de Grande-Bretagne et d’Europe. Au Canada, leur fabrication et leur utilisation remontent au 19e siècle et peut-être même avant. À leur arrivée dans leur nouveau pays, les colons ont découvert des milieux humides abondants et un nombre impressionnant d’oiseaux accessibles à tous, sans restrictions. Dans leur pays d’origine, la conversion des mares en terres cultivées, qui avait cours depuis des décennies et même des siècles, avait entraîné l’appauvrissement de l’habitat et de la population de sauvagine, et ce qui en restait était sous propriété et sous contrôle privé. Il était presque impossible

pour les masses de chasser la sauvagine à moins de vivre à proximité de marais salés et d’estuaires côtiers où les marées rendaient la chose possible. Le fusil était la méthode de prédilection des colons pour chasser la sauvagine et s’en nourrir, l’art de la chasse au gibier à plumes étant depuis longtemps établi. Le trappage à grande échelle ou le recours aux méthodes largement utilisées ailleurs depuis des siècles n’était pas vraiment nécessaire. La seule exception était les simples enclos de barbelés placés en eau peu profonde avec des appâts, dont on se servait à certains endroits pour capturer des canards et qui, de nos jours, sont la méthode préférée des chercheurs pour le baguage des canards. Les appelants en bois étaient employés comme outil d’appoint pour le trappage des canards en Europe, où leur première utilisation remonte aussi loin qu’en 1653, mais leur emploi pour leurrer la sauvagine vers le fusil n’a commencé que beaucoup plus tard et n’était même pas courante deux siècles plus tard. Bien qu’il soit possible que les colons aient possédé certaines connaissances sur les appelants, il est beaucoup plus plausible que les leurres, fabriqués et utilisés avec succès par les Premières Nations, aient stimulé le développement d’appelants plus réalistes. Parmi le flot d’immigrants se trouvaient des artisans aux multiples talents – pêcheurs, constructeurs de bateaux, fermiers et bien d’autres ayant de l’expérience avec les outils fondamentaux, des aptitudes irremplaçables dans leur nouvel environnement ainsi que pour la fabrication d’appelants.Toutefois, la priorité consistait à trouver de la nourriture, et l’abondance de sauvagine et autres espèces fauniques comblait ce besoin.

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es premiers appelants représentaient principalement les espèces ciblées, leur concept et leur construction étant le reflet des conditions d’utilisation et de la disponibilité des matériaux. La navigabilité et la solidité des appelants utilisés dans les marais abrités et les zones côtières protégées étaient moins importantes que

L’appel de la nature est en fait un cri. Tous les mois, je réponds au cri… en faisant un don à CIC. Chaque saison, je prends plaisir à me remplir les yeux et les oreilles des paysages et des bruits des milieux humides. Cependant, cette source d’inspiration disparaît rapidement. La sauvagine et de nombreuses autres espèces fauniques se trouvent alors dépourvues de l’habitat dont elles ont besoin pour survivre, et moi je perds cet endroit où je peux pratiquer mes passe-temps favoris. En faisant des dons mensuels à CIC, je contribue aux efforts essentiels de conservation des milieux humides, qui aideront à protéger les milieux humides toute l’année. Vous pouvez contribuer à préserver nos milieux humides de demain, dès aujourd’hui. Devenez un donateur mensuel en composant le 1 866 384-3825 ou en visitant notre site Internet à canards.ca/dons/mensuels


l a c u i sine de p a t ke h o e Les sculpteurs canadiens du 19e siècle et du début du 20e siècle ont produit un grand nombre d’appelants remarquables qui, dans certains cas, étaient supérieurs à tous les autres.

Duck Hunt (Chasse au canard), reproduction d’une œuvre d’Ohovelok des environs de 1975, dépeint un chasseur se servant de la bola, un dispositif formé de plusieurs balles de pierre réunies par des cordelettes servant à capturer des oiseaux en plein vol.

pour ceux utilisés au bord des océans, des lacs, des rivières et des estuaires, où le climat était souvent rude. Au printemps, la chasse sur la glace, sur les côtes et dans les champs nécessitait des types d’appelants différents. Les appelants flottants de canards, d’oies et d’oiseaux comme les goélands les représentaient principalement à l’aise, en train de se reposer, et parfois en train de dormir ou de manger. Cependant, certains avaient la tête bien haute pour illustrer la position d’un oiseau récemment arrivé ou pour qu’ils flottent bien au-dessus de l’eau afin de minimiser la formation de glace sur le bec et l’alourdissement de la tête qui s’ensuivait et leur donnait un aspect manquant de naturel. Une fois ancré, l’appelant devait flotter sur l’eau comme un oiseau, sans pencher ou osciller. Les meilleurs appelants avaient une base plate, lestée, souvent carénée pour obtenir de la stabilité, et parfois à redressement automatique. Par temps calme, le dispositif de redressement automatique était souvent inutile. Les appelants les plus efficaces adoptaient les formes de l’espèce représentée, leur plumage était dépeint grossièrement, et dans certains cas, gravé avec davantage de détails.

À

partir du milieu du 19 e siècle et pendant environ 100 ans, des centaines de sculpteurs d’appelants dans les Maritimes, au Québec et en Ontario adoptaient souvent des styles et des interprétations différents. Certains d’entre eux ont influencé le développement et la perpétuation de styles locaux ou régionaux. La plupart des sculpteurs fabriquaient leur propre collection d’appelants et leur production s’élevait à des douzaines et parfois cent ou deux cents appelants. Certains en fabriquaient des centaines et même des milliers. En ColombieBritannique, on n’a commencé à fabriquer des appelants qu’à la fin du 19e siècle, mais quelques sculpteurs produisaient des appelants exceptionnels dès le début du 20e siècle, la plupart étant destinés à être utilisés dans les eaux sujettes aux marées. Il existait peu d’usines d’appelants canadiennes; la plus grande étant la Peterborough Canoe Company située en Ontario. À Montréal, l’usine Robin Shoelast fabriquait de nombreux appelants. Aux États-Unis, on trouvait beaucoup de grosses usines, en particulier Mason, Dodge and Petersen, à Détroit, et diverses usines à Pascagoula, au Mississippi. Ces établissements fabriquaient des milliers d’appelants. Au Canada, les appelants pouvaient être achetés par catalogue.

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Conservationniste | Numéro hommage à la chasse à la sauvagine

Eaton a vendu des milliers d’appelants provenant de l’usine de Peterborough, Miller-Morse, de Winnipeg, offrait les appelants Mason et Ashdown (également de Winnipeg), et la Compagnie de la Baie d’Hudson proposait toute une gamme d’appelants. Ainsi, les sauvaginiers canadiens pouvaient obtenir une collection d’appelants de différentes sources. Au Manitoba, on ne retrouvait que quelques fabricants d’appelants du début au milieu du 20e siècle. Certains fabriquaient leur propre collection d’appelants. Un petit nombre confectionnaient des appelants en vue des les vendre, dont quelquesuns près du marais Delta et à Selkirk, près du marais NetleyLibau. La majorité des sauvaginiers obtenaient leurs appelants des sources mentionnées ci-dessus, mais quelques personnes et gîtes s’approvisionnaient auprès de sculpteurs d’autres régions, notamment de l’Ontario. Mis à part la capture de sauvagine dans les marais du Manitoba, la chasse dans les Prairies se déroulait principalement dans des champs de céréales ou aux abords des étangs en Saskatchewan ou en Alberta où des appelants flottants n’étaient pas vraiment nécessaires. Les silhouettes de canard ou d’oie ainsi que des leurres repliables fabriqués en usine étaient beaucoup utilisés. Plusieurs ajoutaient à leur collection d’appelants de canard colvert des morceaux de tissu noir ou blanc pour représenter des oies des neiges. Certains chasseurs utilisaient, dans les champs, des silhouettes de canard ou d’oie de style Illinois River montées sur une base en bois. Lorsque je vivais en Saskatchewan, j’ai pu voir deux grandes collections d’appelants de champ, canards colverts, formées entièrement d’appelants Mason ainsi qu’une collection d’appelants provenant de Peterborough, aucun n’ayant jamais été utilisé sur l’eau! Les sculpteurs, en grand nombre aux États-Unis et au Canada, produisaient des appelants de sauvagine et d’autres espèces des milieux humides en quantité. De qualité exceptionnelle, ceux-ci occupent une place unique dans notre folklore, qui est sans égale nulle part ailleurs. Les sculpteurs canadiens du 19e siècle et du début du 20e siècle ont produit un grand nombre d’appelants remarquables qui, dans certains cas, étaient supérieurs à tous les autres. Ce n’est que quelques décennies plus tard que la véritable valeur de leur travail et leur place dans l’histoire des appelants ont été reconnues. La reconnaissance n’a que trop tardé. A

La fiesta du sauvaginier!

J

PAR pat kehoe

J’ai créé les recettes qui suivent après un voyage de chasse à Mazatlán. Je me suis demandé comment apprêter aux saveurs locales la sarcelle et le canard pilet que nous avions abattus. Malheureusement, comme nos mets étaient alors préparés par des chefs locaux, je n’ai pas pu essayer ces recettes avec le canard pris sur place. Par contre, dès mon retour à la maison, je les ai essayées avec quelques canards des Prairies qui attendaient au congélateur. Ole!

Pat Kehoe agit à titre de directeur des programmes de conservation de CIC pour les prairies et les prairies-parcs. Comme plusieurs personnes qui partagent son engouement pour les repas gastronomiques de gibier à plumes, Pat croit fermement que, lorsque apprêtées correctement, toutes les espèces de sauvagine peuvent être préparées et servies avec fierté.

Trempette de canard à la mexicaine

Salsa mangue-agrumes b 1 mangue pelée et coupée en morceaux c 1 petite boîte de mandarines coupées d ½ oignon rouge finement haché e ½ poivron vert en dés f ½ piment Jalapeño, épépiné et finement haché g 6 à 8 brins de coriandre hachés h 1 c. à table de jus de lime j Un soupçon de Grand Marnier

b 6 à 8 escalopes de poitrine de canard colvert ou d’oie des neiges c 1 boîte de haricots frits d 1 pot de salsa (piquante, moyenne ou douce) e 1 gros oignon émincé f 1 piment Jalapeño, épépiné et émincé g Assaisonnement pour tacos (selon la quantité de viande, environ un sachet par livre) h 2 tasses de fromage râpé (mélange Tex Mex de Kraftou encore mélange égal de cheddar moyen et de Monterrey Jack)

Mélanger tous les ingrédients et laisser reposer pendant environ une heure à température ambiante avant de servir.

Mettre tous les ingrédients (mais seulement la moitié du fromage) dans une cocotte mijoteuse et cuire à haute intensité pendant cinq à six heures. Déchiqueter la viande et la mélanger aux autres ingrédients. Ajouter le reste du fromage et faire chauffer jusqu’à ce qu’il fonde. Servir en trempette avec des nachos ou comme garniture à burritos avec des tortillas bien tendres.

Poitrines de canard au chili et à la lime avec salsa mangue-agrumes b c d e f g

6 poitrines de canard colvert, préférablement plumées, avec la peau ½ tasse de poudre de chili 1 c. à table de coriandre moulue Zeste d’une lime ½ c. à thé de poivre de Cayenne (ou moins) 1 c. à thé de poivre noir et à thé de sel

Mélanger tous les ingrédients afin de former une marinade sèche pour les poitrines de viande. Pratiquer des incisions en forme de losanges dans chaque poitrine et y insérer le mélange épicé. Laisser reposer 30 minutes avant de griller à feu moyen. Cuire à point. Faire fondre ¼ de tasse de beurre dans 1 c. à table de jus de lime, et verser sur les poitrines cuites. Laisser reposer 5 à 10 minutes avant de servir.

Canard sur lit de haricots et de riz

b 4 tasses de riz à grains longs cuit dans un mélange à parts égales de jus de palourdes et de bouillon de poulet c 1 tasse de haricots noirs cuits (en boîte) d 1 tasse de poivrons de toutes les couleurs, coupés en dés e 1 oignon rouge de taille moyenne, en dés f 2 à 3 branches de céleri, coupées en dés g 1 lb de poitrine de canard en cubes h 1 c. à thé de graines de céleri moulues i 2 à 3 gousses d’ail écrasées j 2 tasses de bouillon de poulet 1) Sel et poivre au goût

Verser l’huile dans une grande poêle (avec couvercle), faire revenir l’ail, puis ajouter les poitrines de canard et les faire dorer. Ajouter les poivrons, l’oignon et le céleri, et cuire jusqu’à ce que les légumes commencent à devenir translucides. Ajouter les graines de céleri, le riz, les haricots et une quantité suffisante de bouillon de poulet pour obtenir un mélange humide. Commencer avec environ une tasse. Couvrir et cuire à feu doux en remuant à l’occasion. Si le mélange s’assèche, ajouter du bouillon. Cuire pendant environ 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que le liquide soit complètement absorbé. A

Conservationniste | Numéro hommage à la chasse à la sauvagine

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Conservationniste: numéro hommage à la chasse à la sauvagine 2010  

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