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Programme de conservation des zones naturelles


canard d’Amérique : @CIC couvert : ©CIC/Andrew McLachlan

Canards Illimités Canada (CIC) est le chef de file de la conservation des milieux humides. À titre d’organisme de bienfaisance enregistré, CIC collabore avec le gouvernement, l’industrie, d’autres organismes sans but lucratif et des propriétaires fonciers afin de conserver les milieux humides qui sont essentiels à la sauvagine, à la faune et à l’environnement.


Sommaire En 2007, le gouvernement du Canada a investi 225 millions de dollars dans la conservation des habitats du pays par l’entremise du Programme de conservation des zones naturelles (PCZN). Le PCZN a pour but d’assurer la conservation des habitats fragiles à la grandeur du pays.

L ci-dessous : ©CIC/Andrew McLachlan

’organisme Conservation de la nature Canada (CNC) a été chargé d’administrer la majorité du budget, dont 25 millions de dollars accordés à Canards Illimités Canada (CIC). CNC utilise les fonds du PCZN pour conserver divers habitats essentiels et diversifiés dans tout le pays, alors que CIC s’est concentré sur la conservation et la restauration des milieux humides. CIC a réalisé les projets financés grâce aux fonds octroyés et continue de collaborer avec CNC pour remplir les engagements pris dans le cadre du PCZN. Ce programme est une réussite remarquable : il s’est avéré un moyen très efficace de mobiliser les acteurs de la conservation au Canada et a permis d’optimiser les investissements en conservation grâce aux partenariats. Ce rapport présente en détail le PCZN et en explique l’importance pour le Canada. Il souligne également les réalisations de CIC entre 2007 et 2011, et décrit des réalisations exceptionnelles qui ont vu le jour aux quatre coins du Canada grâce au PCZN. Ce rapport ne fait pas le compte rendu exact des retombées des 225 millions de dollars investis dans le cadre du PCZN. Une autre publication suivra à propos de l’ensemble des réalisations.

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Introduction Les habitats naturels essentiels du Canada disparaissent à un rythme alarmant et la perte des milieux humides reflète gravement ce problème. Jusqu’à 70 % des milieux humides ont disparu dans le sud du Canada et 32 hectares (80 acres) continuent de disparaître chaque jour. Cela correspond à 45 terrains de soccer toutes les 24 heures!

L

a perte de milieux humides entraîne des risques à long terme pour les futures générations de Canadiens et Canadiennes. Les conséquences de la perte d’habitats naturels essentiels tels que les milieux humides s’étendent au-delà de la flore et de la faune qui dépendent de ces habitats. Il existe une importante corrélation entre la santé de l’environnement et le bien-être de la communauté, tant sur le plan social que sur le plan économique. Plus les Canadiens et Canadiennes comprennent le rôle primordial que jouent les milieux humides dans leur vie, plus ils les estiment importants et exigent des investissements dans la conservation et la restauration des milieux humides et des autres habitats fragiles.

Programme de conservation des zones naturelles : s’unir pour investir dans le capital naturel du Canada À long terme, le capital naturel du Canada est primordial à la santé et à la prospérité du pays sur les plans social, économique et écologique. Les efforts de conservation du capital naturel se heurtent à des défis de taille; aucun secteur ni agence ne possède les ressources adéquates pour investir dans la conservation du territoire canadien. C’est pourquoi le gouvernement du Canada et des organismes d’avant-plan en conservation, comme CIC et CNC, reconnaissent qu’ils doivent unir leurs forces pour matérialiser une vision commune. En 2007, le gouvernement du Canada a démontré un engagement profond envers la conservation du capital naturel en allouant 225 millions de dollars au PCZN. La gestion du programme quinquennal incombait à deux des principaux organismes de conservation au Canada ayant une vaste expérience dans le domaine : CIC et CNC. Ces deux organismes ont convenu d’investir un dollar provenant d’autres sources pour chaque dollar reçu du gouvernement fédéral. Le PCZN vise à protéger divers écosystèmes, la faune et les habitats du Canada en conservant les terres écosensibles. Dans le cadre de chaque projet de conservation, on procède à une planification fondée sur des données scientifiques pour déterminer les habitats comportant la plus grande valeur de conservation. La priorité est accordée aux territoires qui :

Capital naturel Le capital naturel comprend les ressources naturelles, l’environnement et les ressources des écosystèmes (par exemple, le sol et l’eau). La viabilité de notre économie et la prospérité du Canada dépendent autant du capital naturel que du capital humain et du capital manufacturé (comme la machinerie et l’immobilier). Au fil du temps, le capital naturel procure des biens et services écologiques comme le bois de sciage, ainsi que l’eau nécessaire à la santé humaine. Il purifie l’eau et l’air en plus de permettre la production alimentaire et de fournir la matière première nécessaire à la production manufacturière.

Conservation de la nature Canada Conservation de la nature Canada (CNC) est un organisme privé sans but lucratif de premier ordre en matière de conservation des terres. Il œuvre à la protection des aires naturelles essentielles du Canada et des espèces qui en dépendent. Depuis 1962, CNC et ses partenaires ont contribué à la protection de 1 million d’hectares (2,6 millions d’acres), d’un océan à l’autre. Pour des précisions, visitez conservationdelanature.ca.

b présentent une importance à l’échelle provinciale ou nationale; c qui protègent l’habitat d’espèces menacées et des oiseaux migrateurs; ou d améliorent les corridors entre les zones protégées existantes, comme les réserves nationales de faune, les parcs nationaux et les refuges d’oiseaux migrateurs.

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Grâce au financement du PCZN, CIC a protégé un important capital naturel au Canada : les milieux humides.


©CIC/Andrew McLachlan


Objectifs et resultats Programme de conservation des zones naturelles (2007-2011) Le PCZN s’était fixé un objectif ambitieux : conserver 203 343 hectares (500 000 acres) de terres écosensibles. Il incombe à CNC d’administrer le budget de 225 millions de dollars du Programme; il utilise encore ces fonds pour acquérir des habitats essentiels à la grandeur du pays. De cette somme, 25 millions de dollars ont été alloués à CIC pour la conservation de terres privées.

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L

es fonds du PCZN couvrent les coûts directs de l’acquisition des terres ainsi que les coûts connexes liés au salaire du personnel, aux évaluations foncières, aux études, aux frais juridiques et aux droits de mutation immobilière. Les autres dépenses admissibles au financement comprennent les activités nécessaires pour finaliser un projet, telles que la réalisation de documents de référence et de plans de gestion, les dépenses en capital et tout autre frais ponctuel payé d’avance associé à la conservation des habitats. Les efforts de CIC étaient surtout axés sur les milieux humides essentiels du Canada. Grâce à sa part de l’enveloppe, CIC a réalisé 434 projets permettant la conservation de 51 244,5 hectares (126 573,9 acres) de terres écosensibles à la grandeur du Canada (voir tableau 1). Pour y arriver, CIC a employé des méthodes de conservation comme l’acquisition de terres ou les ententes de gérance à long terme, c’est-à-dire des servitudes de conservation accordées par des propriétaires fonciers. CIC s’est acquitté de ses obligations au terme du PCZN en 2011, à l’aide de la somme octroyée. Ce rapport se veut un compte rendu détaillé des réalisations de CIC entre 2007 et 2011, rendues possibles par le financement du PCZN. Durant cette période, CIC a engagé des dépenses admissibles et a facturé 25 000 000 $ à CNC, dont 1 190 476 $ (4,8 % de la somme octroyée) pour couvrir les frais administratifs autorisés (voir tableau 2). Les fonds de contrepartie au financement du PCZN se sont chiffrés à 51 320 005 $; ils provenaient de divers partenaires. Ce nombre comprend les terres offertes en don et les servitudes de conservation obtenues partout au Canada, pour une valeur de 23 556 358 $. Soixante-sept pour cent des coûts directs admissibles des habitats ont été payés par les fonds de contrepartie auxquels ont contribué divers partenaires, notamment les propriétaires fonciers, les municipalités, les gouvernements provinciaux et le Fish and Wildlife Service des États-Unis (par l’entremise de la North American Wetlands Conservation Act). CIC a ainsi été en mesure d’investir 2,05 $ pour chaque dollar reçu du gouvernement fédéral, soit plus du double du ratio de un pour un établi par le PCZN. Il s’agit d’une des contributions de CIC au Programme, dont on trouve un résumé au tableau 3. CIC s’est acquitté de façon remarquable du volet du PCZN qui lui a été attribué. Alors que l’engagement de CIC correspondait à 11 % du financement du PCZN, l’organisme et ses partenaires ont livré des résultats équivalant à plus de 25 % de l’objectif du PCZN en matière de superficie protégée et à 36 % de l’objectif relatif à la valeur des dons et des servitudes de conservation. De plus, CIC et ses partenaires ont fourni plus de 22 % des fonds de contrepartie totaux et plus de 17 % des contributions en espèces visées par le PCZN.

Grâce au financement du PCZN, CIC a aidé l’industrie de la pêche au Canada.

gauche : ©CIC/Karli Reimer

Pour chaque dollar reçu du programme fédéral, CIC a investi 2,05 $ provenant d’autres sources. C’est plus du double du ratio de un pour un établi dans les objectifs du PCZN.


tableau 1 Activités

Réalisations de CIC : valeur et emplacement des terres, et méthode d’acquisition (2007-2011) Dons de titres fonciers

Achats de titres fonciers

Dons de servitudes

Achats de servitudes

Superficie (ha) Valeur Superficie (ha) Valeur Superficie (ha) Valeur Superficie (ha) Valeur Colombie-Britannique 9

Superficie acquise (ha)

Valeur totale des terres

17,9

1 529 000 $

598,1

1 880 500 $

0.0

270 000 $

144,5

1 070 000 $

760,5

4 749 500 $

45

407,0

1 733 500 $

2 570,8

6 288 266 $

4 582,7

2 293 318 $

2 735,1

1 414 867 $

10 295,7

11 729 951 $

237

129,4

43 963 $

8 339,9

6 504 679 $

495,6

437 000 $

18 070,3

3 127 680 $

27 035,2

10 113 322 $

Manitoba

68

0,0

0 $

1 292,4

1 109 689 $

0,0

0 $

5 296,1

1 249 079 $

6 588,5

2 358 768 $

Ontario

27

11,7

278 000 $

1 788,7

2 010 749 $

0,0

0 $

0,0

0 $

1 800,5

2 288 749 $

Québec

21

83,8

15 629 225 $

3 222,1

15 460 580 $

0,0

0 $

0,0

0 $

3 305,9

31 089 805 $

Provinces atlantiques 27

414,0

1 342 352 $

1 022,4

543 530 $

0,0

0 $

0,0

0 $

1 436,4

1 885 882 $

1 063,8

20 556 040 $

18 834,5

33 797 993 $

5 078,3

3 000 318 $

26 246,1

6 861 626 $

51 222,6

64 215 977 $

Alberta Saskatchewan

Total

434

tableau 2

Dépenses de CIC, contributions des partenaires et fonds de contrepartie admissibles (2007-2011)

Valeur totale Autres dépenses Autres dépenses Frais généraux Total des habitats admissibles au PCZN de contrepartie facturés au PCZN des frais Colombie-Britannique

Contribution des partenaires

Conribution Total des frais du PCZN facturés au PCZN

4 749 500 $

1 043 431 $

162 741 $

111 096 $

6 066 768 $

3 733 747 $

2 221 925 $

2 333 021 $

Alberta

11 729 951 $

2 070 148 $

481 196 $

308 479 $

14 589 774 $

8 111 716 $

6 169 579 $

6 478 058 $

Saskatchewan

10 113 322 $

2 519 630 $

281 154 $

276 936 $

13 191 042 $

7 375 381 $

5 538 725 $

5 815 661 $

Manitoba

2 358 768 $

907 562 $

127 119 $

93 628 $

3 487 077 $

1 520 881 $

1 872 568 $

1 966 196 $

Ontario

2 288 749 $

553 384 $

57 $

123 293 $

2 965 484 $

376 322 $

2 465 868 $

2 589 161 $

Québec

31 089 805 $

2 392 413 $

10 842 $

233 160 $

33 726 220 $

28 829 864 $

4 663 196 $

4 896 356 $

1 885 882 $

339 134 $

24 741 $

43 883 $

2 293 640 $

1 372 093 $

877 663 $

921 546 $

Total 64 215 977 $ 9 825 702 $ 1 087 850 $ 1 190 476 $ 76 320 005 $

51 320 005 $

23 809 524 $

25 000 000 $

Provinces atlantiques

tableau 3

Sommaire des exigences du PCZN et des objectifs et réalisations de CIC (2007-2011)

Total des fonds du PCZN : 225 millions de dollars

Portion des fonds du PCZN allouée à CIC : 25 millions de dollars (11 % du budget total)

Exigences du PCZN sur cinq ans (pour tous les habitats)

Objectifs de CIC (basés sur le pourcentage des fonds octroyés)

Résultats de CIC (2007-2011)

Acquérir 203 343 hectares (500 000 acres) de terres importantes sur le plan écologique dans le sud du Canada

Acquérir 22 258 hectares (55 000 acres) d’habitats importants sur le plan écologique dans le sud du Canada

Acquisition de 51 223 hectares (126 574 acres), soit 25,3 % de l’objectif du PCZN

Conclure 650 transactions avec des propriétaires fonciers

Effectuer 72 transactions avec des propriétaires fonciers

Conclusion de 434 transactions, soit 66,8 % de l’objectif du PCZN

Générer des fonds de contrepartie et des contributions en nature de sources non fédérales selon un ratio minimum de un pour un

Recueillir 25 000 000 $ auprès des partenaires à titre de fonds de contrepartie

Collecte de 51 320 005 $ auprès de divers partenaires n’appartenant pas au gouvernement fédéral, soit 22,4 % de l’objectif du PCZN

Grâce au financement du PCZN, CIC a suscité une confiance envers les programmes gouvernementaux.

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Canards Illimites Canada Un important partenaire du PCZN En tant qu’un organisme de conservation des milieux humides et de la sauvagine, CIC contribue au PCZN en se concentrant sur la restauration et la protection des milieux humides et des écosystèmes qui s’y rattachent. CIC est fier d’être un excellent partenaire de conservation et agent de mise en œuvre du PCZN pour les raisons suivantes :

Crédible – Un chef de file national en matière de conservation des milieux humides Depuis près de 75 ans, CIC veille à la conservation des milieux humides du Canada. Ses efforts sont largement reconnus. Selon un sondage récent, 34 % des répondants indiquent que CIC est le plus important organisme de conservation des milieux humides au Canada. Jusqu’à présent, CIC a à son actif 8 800 sites de conservation représentant 2,5 millions d’hectares de milieux humides et d’habitats adjacents

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protégés ou restaurés. CIC a aussi acquis 2,5 millions d’hectares (6,2 millions d’acres) d’habitats par l’achat de terres et des ententes de gérance, ainsi que par des servitudes de conservation et des baux. Par ailleurs, il a eu un effet positif sur 38 millions d’hectares (95 millions d’acres) d’habitats grâce à ses mesures de rétention et de restauration, ses partenariats et ses efforts en matière de politiques.

Global – Une gamme novatrice de programmes CIC dirige des projets concrets de conservation des habitats, des travaux de recherche et des programmes éducatifs. CIC exerce également une influence sur les politiques publiques afin de contrer la disparition des milieux humides. Les programmes de CIC se concentrent sur la restauration de milieux humides détruits ou dégradés, tout en travaillant de façon proactive à conserver les terres des zones prioritaires.


©CIC/Katharine VanSpall

Collaboratif – Les partenariats maximisent les gains en matière de conservations

Efficace – Le meilleur rendement du capital investi

Scientifique – Des décisions ciblées et éclairées

CIC établit des partenariats avec les gouvernements, les Premières nations, les entreprises, divers groupes de l’industrie, d’autres organismes sans but lucratif et des propriétaires fonciers, afin de conserver les milieux humides essentiels à la sauvagine, à la faune et à l’environnement. CIC compte 144 000 supporteurs au sein de la communauté, d’un bout à l’autre du pays, dont 6 600 bénévoles et environ 18 500 propriétaires fonciers avec lesquels il travaille à la conservation des habitats.

CIC est un organisme de bienfaisance enregistré employant des experts hautement qualifiés qui conçoivent et mettent en œuvre des programmes de conservation qui offrent le meilleur rendement pour chaque dollar investi. CIC investit plus de 87 % de chaque dollar reçu dans la conservation des habitats, la recherche et l’éducation.

Puisque CIC est un organisme qui se fonde sur la science de pointe, il utilise des études scientifiques rigoureuses afin de cibler les habitats prioritaires là où ses investissements en conservation auront les plus grandes retombées positives. Les habitats prioritaires sont déterminés en fonction de nombreux facteurs, dont le potentiel de sauvagine dans un territoire, les tendances de la perte de milieux humides et les risques futurs de perte de milieux humides.

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page 11

Grams Land | Alberta

Rivière Oyster | Colombie-Britannique

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Ranch de conservation Touchwood Hills | Saskatchewan page 17

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Leafloor | Manitoba

Grâce au financement du PCZN, CIC a sensibilisé le public à la valeur des milieux humides.


2007-2011

Projets du PCZN mis en oeuvre par CIC CIC a investi les fonds du PCZN dans les terres prioritaires suivantes revêtant une importance pour la sauvagine. En fait, plus de 96 % des fonds du PCZN dépensés par CIC ont été investis dans les zones prioritaires de niveaux 1 et 2 de CIC : la région des fondrières des Prairies (Alberta, Saskatchewan et Manitoba), la région des Grands Lacs et des basses terres du Saint-Laurent (Ontario et Québec), ainsi que le long de la Côte du Pacifique.

Activités de conservation du PCZN dans la zone prioritaire de CIC

page 27 Rivière Gander du nord-ouest | Terre-Neuve-et-Labrador

page 26 Zone de gestion de la faune de Portage | Île-du-Prince-Édouard

page 23 Marais Ararat et Marais Mont | Nouveau-Brunswick

page 25 Rivière Abrams | Nouvelle-Écosse page 19

Marais Cook | Ontario

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Baie de Lochaber | Québec

Grâce au financement du PCZN, CIC a fait la promotion du développement durable.

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Colombie-Britannique

site : rivière oyster

année : 2011 Superficie : 210 hectares (520 acres) Le complexe d’habitats de la rivière Oyster consiste en deux propriétés clés : le parc naturel de Bear Creek et Shelter Point Farms. Reconnue depuis longtemps pour son importance pour la sauvagine en migration et les autres espèces fauniques, Shelter Point Farms est devenue une aire protégée par la servitude de conservation que la famille Evans a accordée à CIC. La servitude assure ainsi la production à long terme de cultures traditionnelles, telles que des légumes, des graminées et des grains, puisqu’il s’agit d’aliments essentiels aux oiseaux pendant leur migration. La servitude empêche aussi le développement et la subdivision de la propriété. En tant que l’une des plus vastes fermes en bordure de l’océan sur l’île de Vancouver, Shelter Point Farms est une propriété importante au sein de la communauté environnante. Le parc naturel de Bear Creek comprend un terrain boisé, des milieux humides et une plaine inondable en amont de l’estuaire de la rivière Oyster. Débordant de mammifères, cette propriété s’avère aussi un superbe habitat pour les poissons. Les espèces de sauvagine principales sur les deux propriétés sont le canard d’Amérique, la bernache noire, le petit garrot, la bernache du Canada, le petit fuligule, le canard colvert, les canards de mer, le cygne trompette, la sarcelle d’hiver et le canard branchu.

Les milieux humides fournissent un habitat essentiel aux mammifères De nombreuses espèces de mammifères dépendent des milieux humides et des habitats adjacents pour se nourrir, s’abriter et (ou) s’accoupler. Ces espèces comprennent le rat musqué, le vison, la loutre, le castor, le lapin, l’orignal, le caribou, le loup et l’ours. Par ailleurs, les milieux humides côtiers sont utiles aux mammifères marins, tels que le phoque commun et l’otarie.

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Grâce au financement du PCZN, CIC a aidé à protéger les espèces en danger.

Les milieux humides sont favorables aux pêcheries « L’importance mondiale du poisson comme aliment de base et ressource économique de grande valeur n’est un secret pour personne mais rares sont ceux qui savent que les deux tiers au moins de tous les poissons que nous consommons dépendent des zones humides côtières. Ainsi, 75 % des stocks de poissons commerciaux et de mollusques et crustacés des États-Unis dépendent des estuaires. Ces écosystèmes côtiers eux-mêmes sont tributaires de milieux humides d’eau douce situés en amont qui maintiennent la qualité de l’eau et sont à la base des chaînes alimentaires qui culminent par la consommation de fruits de mer par l’homme*. » « Plus de 35 millions d’Américains pratiquent la pêche sportive, tant dans les eaux douces qu’en mer, dépensant plus de 37 milliards (US) par an**. » * Convention sur les zones humides de Ramsar (2011). Les produits des zones humides, fiche sur les services écosystémiques des milieux humides. Consulté en

autres : ©CIC

En Colombie-Britannique, le financement du PCZN a été combiné à celui d’autres partenaires de CIC pour l’acquisition de 760 hectares (1 879 acres) comprenant une variété d’habitats dans la province, dont : la peupleraie de Peace Lowland, les milieux humides de la plaine inondable de la vallée de l’Okanagan et d’importants estuaires le long de la côte des basses terres continentales et de la côte est de l’île de Vancouver. En plus de soutenir d’importantes pêcheries de la côte Ouest, tous ces aménagements contribuent à l’atteinte des objectifs du PNAGS et aident à protéger les espèces menacées, telles que le crapaud à couteaux et le tangara d’Haïti. Les acquisitions de terres réalisées grâce aux fonds du PCZN ciblaient les zones de haute importance biologique et à risque élevé de disparition. Ces habitats nouvellement acquis s’ajouteront à ceux que possèdent déjà des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux afin de les conserver, et la gestion en sera faite pour assurer la pérennité des biens et services écologiques produits par ces milieux naturels. Le PCZN a investi 6 066 768 $; la part du PCZN cumulait 2 333 021 $.

janv. 2012 au www.ramsar.org/pdf/info/services_07_f.pdf. ** Convention sur les zones humides de Ramsar (2011). Loisirs et tourisme, fiche sur les services écosystémiques des milieux humides. Consulté en janv. 2012 au www.ramsar.org/pdf/info/services_09_f.pdf.

Les milieux humides procurent des avantages économiques directs La valeur de tous les biens et services générés par un seul hectare de milieux humides de la vallée du Bas-Fraser (poissons, mollusques et crustacés, sauvagine, habitat faunique, approvisionnement en eau, lutte contre l’érosion, brise-vent et brise-vagues, protection contre les orages et les inondations) est estimée entre 5 792 $ et 24 330 $ annuellement.

droite : ©Lee Simons/Island Life Photographics

L’Ouest canadien


« Ce que je veux faire sur ces terres, c’est prendre le fardeau que représentent les milieux humides et les cours d’eau et le transformer en atouts. J’aimerais utiliser ces terres comme sites de démonstration de la faune, des milieux humides et des cours d’eau pour attirer les visiteurs et en faire une destination agrotouristique. Cela correspond à notre objectif de pratiquer une agriculture à valeur ajoutée et c’est là l’essentiel. » patrick evans, propriétaire de Shelter Point Farms La bernache du Pacifique et le canard d’Amérique dépendent de la conservation des milieux humides côtiers.

Grâce au financement du PCZN, CIC a fourni un habitat essentiel à la faune.

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Alberta Au cours des quatre dernières années, le PCZN a investi 14 589 744 $ en Alberta; la part fournie par le PCZN cumule 6 478 058 $. Le financement du PCZN a été judicieusement investi dans le cadre de 45 aménagements dans des zones de sauvagine hautement prioritaires de l’Alberta, assurant ainsi la conservation de 10 300 hectares (25 441 acres) d’habitats. Le succès du programme a nécessité la coopération des propriétaires fonciers, des partenaires de conservation, des municipalités et du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine.

site : grams land

anneé : 2010 Superficie : 186 hectares (460 acres) Situé à 25 kilomètres au nord-est de Wetaskiwin, dans la région de Bittern Lake au centre de l’Alberta, le projet Grams Land se concentre sur la protection, la restauration et la conservation de cette prairie-parc essentielle. Cet aménagement est lié à d’autres aménagements visant la conservation de milieux humides de la région, dont ceux de Labyrinth Lake et de Big Hay Lake, l’achat de Washing Lake et l’aménagement de Bittern Lake (nord). Le financement du PCZN a permis à CIC : b c d e

de restaurer et de protéger 26 hectares (63 acres) de 57 milieux humides asséchés; de convertir 122 hectares (301 acres) de terres cultivées en habitat servant au couvert de nidification; de protéger à perpétuité 34 bassins en milieux humides, totalisant 15 hectares (38 acres); de protéger 23 hectares (56 acres) de pâturage indigène et de prairie artificielle comme habitat faunique.

Les scientifiques de CIC estiment que les activités de restauration des milieux humides attireront approximativement 61 couples additionnels sur ce territoire, augmentant ainsi la population de sauvagine locale. Cet aménagement fournira aussi d’autres avantages, tels que la réduction des gaz à effet de serre grâce au piégeage du carbone.

La conservation des milieux humides est économique Plusieurs administrations ont déterminé qu’il était moins coûteux de protéger son capital naturel plutôt que de le remplacer par une infrastructure artificielle. En 2009, il a été estimé que le capital naturel du bassin versant de la rivière Credit en Ontario offrait à la société des services constants totalisant au moins 371 millions de dollars par année. De ce capital naturel, les services offerts par les milieux humides s’avèrent les plus précieux de tout le bassin versant, comptant des retombées annuelles d’au moins 187 millions de dollars par année*. La ville de New York a démontré qu’il était plus rentable de payer de 1 à 1,5 milliard de dollars (en 10 ans) pour protéger le bassin versant (y compris les milieux humides) qui l’approvisionne en eau potable, plutôt que de payer de 6 à 8 milliards de dollars (en plus des frais annuels d’exploitation de 300 à 500 millions de dollars) pour construire un nouveau système de filtration d’eau. Les factures des contribuables liées à l’eau ont connu une hausse de 9 % plutôt que de doubler**. * Kennedy, M. et Wilson, J. (2009). Natural Credit: Estimating the Value of Natural Capital in the Credit River Watershed. Consulté en déc. 2012 au pubs.pembina.org/ reports/natural-credit-report.pdf. ** Perrot-Maître, D. et Davis, P. (2001). Case Studies of Markets and Innovative: Financial Mechanisms for Water Services from Forests. Consulté en janv. 2012 au www.forest-trends.org/documents/files/doc_134.pdf.

Les milieux humides contribuent à la lutte contre les changements climatiques Les milieux humides sur sol organique ou minéral ont tous deux la tâche vitale d’équilibrer les gaz de l’atmosphère. Les milieux humides absorbent du dioxyde de carbone et relâchent de l’oxygène. On estime que si toutes les tourbières du monde s’asséchaient, la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère atteindrait presque le triple.

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Grâce au financement du PCZN, CIC a permis d’améliorer la qualité de l’eau.

gauche, droite : ©CIC

PRAIRIES


Ci-dessus : les populations de canards pilets connaissent un déclin prolongé à l’échelle du continent. La conservation des milieux humides et des prairies à herbes courtes est un élément clé de leur rétablissement.

Grâce au financement du PCZN, CIC a créé de l’emploi.

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Saskatchewan

Ce ranch se trouve à un peu plus de 100 kilomètres au nord-est de Regina. Le ranch de Touchwood Hills est une spectaculaire propriété nichée au cœur de l’une des destinations pour la sauvagine les plus impressionnantes au Canada. Il s’agit de l’un des plus grands ranchs de la région de prairies-parcs de la province et il démontre comment la conservation et l’élevage de bovins peuvent aller de pair. En fait, ce site sera utilisé en tant que site de démonstration des meilleures pratiques agricoles. La préservation et la restauration de prairies-parcs au sein du ranch de conservation Touchwood Hills revêtent maints avantages outre la production de sauvagine. Le ranch joue un rôle clé dans la préservation de la santé du bassin versant et de la diversité des espèces qui y vivent, notamment la pie-grièche migratrice, une espèce menacée. La protection des milieux humides existants et la restauration de milieux humides asséchés dans cette zone importante contribuent également à la protection naturelle contre les inondations, puisqu’ils emmagasinent l’eau qui s’écoule des terres environnantes lors des précipitations et de la fonte des neiges.

« … il s’agit d’une excellente ressource pour démontrer aux producteurs la valeur des terres fourragères bien gérées, et les avantages d’améliorer l’habitat faunique et de contribuer à la protection des milieux humides. La planification des pâturages est source de durabilité. » Janice Bruynooghe, présidente et directrice générale, Saskatchewan Forage Council

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Grâce au financement du PCZN, CIC a investi dans les collectivités rurales.

Les résultats d’une récente recherche scientifique lient l’assèchement des milieux humides à l’augmentation des inondations.

Les milieux humides aident à réduire les effets des inondations La science démontre clairement que les inondations ne sont pas uniquement causées par une humidité du sol ou des précipitations inattendues, ou encore des conditions météorologiques extrêmes. Les dommages causés par les inondations sont accrus en raison des décisions prises par les humains quant à l’utilisation des terres, telles que l’assèchement des milieux humides. Les milieux humides contribuent à réduire les inondations en agissant comme des éponges, retenant l’eau avant de la relâcher lentement dans le sol. Lorsque les milieux humides sont asséchés, les eaux de ruissellement s’écoulent rapidement et en quantité accrue sur le sol, dans les fossés de drainage et dans les rivières, ce qui aggrave les inondations. Selon CIC, les recherches effectuées dans le bassin versant de Broughton’s Creek au Manitoba démontrent que l’assèchement des milieux humides depuis 1968 a accentué de 62 % le débit annuel total et de 37 % le débit de pointe. Il est probable que ceci ait aussi contribué à la gravité des inondations survenues en 2011 dans de nombreuses régions des Prairies canadiennes.

droite : ©CIC

année : 2010 Superficie : 2 590 hectares (6 400 acres)

vaches : ©CIC/Tye Gregg

site : Ranch de conservation Touchwood Hills

pie-grièche : ©Terry Ross

gauche : ©CIC/Chuck Deschamps

Au cours des quatre années dernières, CIC a mené à terme 237 projets dans les régions de sauvagine prioritaires de Saskatchewan. La contribution du PCZN de 5 815 661 $ a généré un investissement de 13 191 042 $ pour les activités de conservation. Le programme a ainsi conservé 27 047 hectares (66 806 acres) d’habitats dans les paysages prioritaires clés.

canard colvert : ©CIC/Brian Wolitski

PRAIRIES


La pie-grièche migratrice (à droite) est une espèce menacée qui dépend de l’habitat de prairie, tel que celui fourni par le ranch de conservation Touchwood Hills.

Grâce au financement du PCZN, CIC a réduit le coût des infrastructures.

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Manitoba

site : leafloor

année : 2010 Superficie : 258 hectares (637 acres) Le site Leafloor d’une superficie de 258 hectares est situé à 130 kilomètres au sud-est de Brandon, près du village de Killarney. L’aménagement se situe dans une zone qui s’avère importante à l’échelle locale et régionale pour la production de sauvagine; il compte parmi les zones où la sauvagine nicheuse est la plus nombreuse au Manitoba. Les pratiques d’utilisation du territoire dans cette zone, comme la conversion de pâturages en terres cultivées, entraînent une perte de terres arbustives, de prairies et d’habitats qui y sont associés. La protection grâce à des mesures de conservation est essentielle à la préservation de l’intégrité écologique et de la biodiversité de cette région. En plus des avantages qu’il procure à la faune et aux êtres humains, la réalisation du projet Leafloor contribue à une gamme complète d’initiatives et à la réalisation de priorités environnementales. Les prairies restaurées et protégées continueront de stocker du carbone, ce qui amoindrira les effets des changements climatiques. Par ailleurs, la protection et la restauration des milieux humides de la propriété permettent la capture du phosphore et de l’azote, les empêchant ainsi de pénétrer dans les cours d’eau en aval et, ultimement, dans le lac Winnipeg.

Les milieux humides soutiennent l’agriculture en stockant l’eau utile à l’irrigation et constituent d’importants sites pour certaines activités agricoles. Les milieux humides aident aussi les producteurs agricoles en régulant les processus hydrologiques, ce qui permet de réguler la quantité et la qualité de l’eau. Ceci aide à réduire les risques de sécheresses et d’inondations ainsi que leurs répercussions, en plus de garantir un approvisionnement fiable en eau saine pour le bétail et les humains.

Les milieux humides maintiennent et améliorent la qualité de l’eau Les milieux humides filtrent les polluants (p. ex., azote, phosphore, pesticides, métaux lourds, pathogènes et sédiments) de l’eau. Cette fonction permet de protéger les zones en aval de problèmes tels que la prolifération d’algues et la sédimentation. Les milieux humides sont aussi très efficaces quant au piégeage de pathogènes, tels que les organismes coliformes, de nos sources d’eau. En 1988, Environnement Canada a estimé que les milieux humides du pays fournissaient 1,35 milliard de dollars annuellement en matière de services de purification d’eau.

« Nous croyons fortement que la faune et l’agriculture peuvent coexister. » Partenaires propriétaires fonciers Ken et Marj Leafloor

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Grâce au financement du PCZN, CIC a permis au Canada de devenir un chef de file de la conservation.

droite : ©CIC/Karli Reimer

Le PCZN a aidé à conserver 6 591 hectares (16 280 acres) de nouveaux habitats dans le cadre de 68 habitats du PNAGS dans les régions ciblées. Le PCZN a aussi permis la redistribution d’autres revenus afin de restaurer et d’assurer la gestion des milieux humides, en plus d’encourager des activités d’intendance dans des pâturages et des prairies de fauche, augmentant ainsi la superficie protégée. Un habitat protégé contribue non seulement aux objectifs liés à la faune, mais fournit aussi des avantages à la société, tels que la protection des sources d’approvisionnement en eau, le piégeage du carbone et la réduction des dommages causés par les inondations. La redistribution de certains fonds à d’autres programmes de conservation et d’intendance a aidé CIC à poursuivre son travail auprès des éleveurs de bovins et des producteurs de céréales afin d’améliorer leurs pratiques agricoles et leur contribution aux services environnementaux.

Les milieux humides soutiennent l’agriculture

fuligule à dos blanc : ©CIC/Brian Wolitski

Le PCZN s’est avéré essentiel et opportun pour les programmes de conservation de CIC au Manitoba, puisque les sources de financement traditionnelles ont diminué abruptement en raison de la forte croissance de la valeur du dollar canadien et de l’effondrement de l’économie mondiale. Le PCZN a aidé CIC à obtenir du financement d’un large éventail de nouvelles sources canadiennes, ce qui a contribué à la croissance du financement de contrepartie d’origine canadienne du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS). Le programme de conservation des habitats de CIC a investi 3 487 077 $; la part du PCZN comptait pour 1 966 196 $.

sarcelle à ailes bleues : ©CIC/Darin Langhorst

PRAIRIES


La conservation de milieux humides permanents est essentielle à la reproduction d’espèces de sauvagine telles que la sarcelle à ailes bleues (à droite) et le fuligule à dos blanc.

Grâce au financement du PCZN, CIC a permis d’atténuer les répercussions des changements climatiques.

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Ontario

site : Marais Cook

année : 2009 Superficie : 40 hectares (100 acres) Situé dans une zone prioritaire de CIC, l’aménagement du milieu humide Cook se trouve juste au nord de Belleville et comprend une variété de forêts et de milieux humides. Puisqu’elle fait partie du H.R. Frink Outdoor Education Centre de Quinte Conservation, cette propriété vise à sensibiliser le public à la valeur des milieux humides. Le Frink Outdoor Education Centre est exploité par le Hastings and Prince Edward District School Board, en partenariat avec l’Algonquin and Lakeshore Catholic District. Comptant 13 kilomètres de sentiers de randonnée pédestre, ce site est un endroit idéal pour inculquer l’importance des milieux humides quant à la santé de nos communautés et de l’environnement. L’aménagement du milieu humide Cook fournit aussi une gamme de biens et services écologiques aux personnes qui demeurent dans le bassin versant de la rivière Moira. De récentes recherches de CIC ont démontré que la conservation de milieux humides revêt une importance économique en maintenant et en améliorant la qualité de l’eau, en luttant contre les inondations, en maintenant un drainage naturel et en prévenant l’érosion des sols.

Les milieux humides améliorent la qualité de l’eau Selon un récent projet de recherche de CIC, les milieux humides aident à résoudre les problèmes liés à la qualité de l’eau, tels que ceux observés dans le lac Simcoe. Dans le cadre de l’étude de 2011 « A Business Case for Wetland Conservation », CIC et ses partenaires ont examiné la valeur des milieux humides du sous-bassin-versant de la rivière Black, qui fait partie du bassin versant du lac Simcoe, et ont déterminé les répercussions économiques de la perte de milieux humides au moyen d’une analyse de cas.

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La conservation des milieux humides crée des emplois L’Agence fédérale de développement économique pour le sud de l’Ontario a récemment investi 4,3 millions de dollars afin de redresser l’infrastructure de milieux humides dans le sud de la province. Dans le cadre du Programme de développement du sud de l’Ontario (PDSO), CIC a fourni 1,3 million de dollars en financement de contrepartie. Ce programme a permis d’améliorer 2 301 hectares (5 688 acres) d’habitats. D’un point de vue économique, le PDSO a entraîné un investissement de 5,4 millions de dollars et a été directement responsable de la création et de la conservation de 29 emplois. Par ailleurs, plus de 895 personnes d’organisations multiples ont travaillé sur ce programme, pour l’équivalent de 10 612 jours de travail. CIC a fait appel à de nombreuses petites entreprises qui n’auraient pas eu accès aux fonds fédéraux d’infrastructure par eux-mêmes. Ceci a permis à ces petits entrepreneurs et fournisseurs de conserver leurs employés et d’éviter des pertes d’emplois au cours de la période creuse de l’hiver.

Les milieux humides de la rivière Black capturent actuellement le phosphore nocif qui se trouve dans le lac Simcoe et fournissent près de 300 000 $ en bénéfices annuels uniquement quant à leur rôle de réduction de la concentration en phosphore. Si tous les milieux humides restants de la rivière Black étaient détruits, le lac Simcoe verrait une augmentation de 260 % en azote, ce qui contribuerait à la prolifération d’algues, ce qui à son tour causerait la fermeture de plages et entraverait l’utilisation du lac par le public. Il en résulterait aussi une augmentation de 891 % de la concentration en phosphore, soit l’équivalent d’un déversement de 47 tonnes, ou 220 000 sacs d’engrais à gazon, dans la rivière chaque année.

Grâce au financement du PCZN, CIC a suscité une confiance envers les programmes gouvernementaux.

canard branchu : ©CIC

Malgré nos efforts pour protéger les milieux humides existants, le sud de l’Ontario a perdu 72 % de ses milieux humides. De plus, la menace d’une perte accrue persiste. La protection des milieux humides côtiers et d’autres milieux humides intérieurs importants est essentielle au maintien de l’intégrité écologique et de la biodiversité de la province. Depuis 2007, le PCZN a entraîné l’investissement stratégique de 2 965 484 $ afin de protéger de façon permanente 27 habitats d’importance capitale en milieux humides et en terres hautes, totalisant 1 801 hectares (4 449 acres) d’habitats essentiels. Le PCZN a investi 2 589 161 $.

droite (2) : ©Quinte Conservation

EST DU CANADA


« Le Centre est fier d’avoir participé à l’aménagement du marais Cook, ajoutant ainsi 40 hectares (100 acres) de milieux humides au Frink Centre. Grâce à ces programmes de conservation, nous offrons une protection permanente des habitats indigènes et naturalisés pour la sauvagine nicheuse. Les programmes scolaires du Centre continuent à éduquer les jeunes quant à l’importance de la nature, dont les milieux humides. Comptant environ 15 000 visiteurs par année, le Frink Centre invite la population à venir apprécier la valeur environnementale qui est préservée sur ce site. » neville burroughs, président, Friends of the Frink Centre

Grâce au financement du PCZN, CIC a fourni à l’industrie de vraies solutions de conservation.

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EST DU CANADA

Quebec Les activités du PCZN au Québec se concentrent sur la protection de milieux humides essentiels à haute valeur écologique pour la faune et la flore dans les milieux ruraux et urbains. Les fonds du PCZN ont permis à CIC de contribuer à des programmes établis par le ministère du Développement durable de l’environnement et des parcs (MDDEP) et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF). Un des avantages clés du PCZN consiste en la consolidation des efforts de conservation qui se déroulent depuis des décennies, tels que l’acquisition de la baie de Lochaber. Dans les régions urbaines autour de Montréal, le PCZN a permis à CIC de protéger plusieurs sites d’importance, dont le Refuge Marguerite-D’Youville, et de créer un partenariat avec la Ville de Montréal pour conserver des habitats clés en milieux humides et en bordure du fleuve. Les investissements totaux dans le PCZN se sont élevés à 33 726 220 $; le financement provenant du PCZN était de 4 896 356 $. Cet investissement a permis la réalisation de 21 projets de conservation et la protection de 3 307 hectares (8 169 acres).

Les milieux humides sont des vecteurs d’affaires et de population La protection des milieux humides et d’autres aires naturelles est essentielle à la prospérité à long terme d’une communauté. La conservation d’espaces verts est essentielle au maintien de la qualité de vie que les familles et les industries du XXIe siècle recherchent lorsqu’ils souhaitent y élire domicile. La valeur esthétique des milieux humides est prouvée par le marché immobilier, puisque la volonté de payer d’un acheteur augmente généralement avec sa proximité de l’eau. Treliving, J. (2009). Top real estate investment tips. Canadian Real Estate Magazine. Consulté en mai 2009 au www.canadianrealestatemagazine.ca/

La baie de Lochaber est située sur la rive nord de la rivière des Outaouais. Reconnu comme l’un des dix plus importants milieux humides pour la sauvagine dans la province, ce territoire abrite plusieurs espèces menacées, dont le petit blongios, la tortue géographique, la couleuvre d’eau et le fouille-roche gris. Ce territoire est composé de milieux humides, de forêts et de terres cultivées inoccupées. Cette diversité d’habitats ajoute à la valeur de la propriété. Sa forêt accueille les canards branchus nicheurs, tandis que les milieux humides accueillent canards noirs, canards colverts, sarcelles à ailes bleues, canards pilets, fuligules à collier et bernaches du Canada en période de reproduction. La protection de la baie de Lochaber avantage les pêcheries, puisque la végétation sous-marine crée d’importantes aires de frai et d’alevinage pour les poissons populaires dans le cadre de la pêche récréative, tels que la perchaude et le grand brochet. Les milieux humides profitent aussi à d’autres espèces fauniques, dont le grand héron, le rat musqué, le castor et le cerf de Virginie. Par ailleurs, certains des rares amphibiens et reptiles de la province ont élu domicile dans cette région, dont la grenouille léopard, la rainette crucifère, la chélydre serpentine et la tortue peinte.

« Le Programme de conservation des zones naturelles d’Environnement Canada nous a permis de protéger plus de 160 000 hectares de terres écosensibles à ce jour, en plus de 101 espèces menacées d’un bout à l’autre du pays. Les milieux humides tels que ceux récemment acquis à la baie de Lochaber démontrent un nouvel accomplissement concret visant à améliorer la biodiversité de notre pays. »

Kennedy, M. et Wilson, J. (2009). Natural Credit: Estimating the Value of Natural Capital in the Credit River Watershed. Consulté en déc. 2012 au pubs.pembina.org/reports/natural-credit-report.pdf

Les milieux humides fournissent un habitat essentiel aux espèces menacées Les milieux humides sont particulièrement importants pour les espèces menacées. « Un tiers des espèces menacées notées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) vivent en milieux humides ou près de ceux-ci*. » La protection des milieux humides au Canada aidera le gouvernement fédéral à s’acquitter de ses obligations quant à la Loi sur les espèces en péril. * Ressources naturelles Canada (2009). L’Atlas du Canada : Terres humides. Consulté le 5 janv. au http://atlas.nrcan.gc.ca/site/francais/learningresources/

Peter Kent, ministre de l’Environnement du Canada

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Grâce au financement du PCZN, CIC a atténué les effets des inondations.

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sarcelle d’hiver : ©CIC/Denis Faucher

année : 2011 Superficie : 715 hectares (1 768 acres)

Dans une étude du bassin versant de la rivière Credit en Ontario, les propriétés à moins de 100 mètres d’une entité topographique naturelle valaient 8 010 $ de plus dans le sud de Mississauga et 10 273 $ de plus dans le nord de Mississauga.

droite : ©DUC

site : baie de lochaber

autres : ©CIC/Claude Ponthieux

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Les efforts de conservation des milieux humides le long de la rivière des Outaouais suivent leur cours depuis 30 ans. Ils ont permis de protéger la majorité des milieux humides de grande qualité entre Ottawa et Plaisance. Le financement du PCZN nous rapproche de l’objectif de conservation des milieux humides requis dans cette zone importante pour la sauvagine.

Grâce au financement du PCZN, CIC a réduit les émissions de gaz à effet de serre.

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CANADA ATLANTIQUE Le Canada atlantique a profité d’un investissement d’une valeur totale de 2 293 640 $, le financement dans le cadre du PCZN s’élevant à 921 546 $. Ces investissements ont permis de conserver 1 436 hectares (3 549 acres) d’habitats prioritaires à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’Île-du-Prince-Édouard, en NouvelleÉcosse et au Nouveau-Brunswick. Depuis la colonisation européenne au début du XVIIe siècle, les zones côtières ont été considérablement transformées par des travaux de drainage et d’endiguement, qui ont entraîné la perte de plus de 65 % des marais salés dans la baie de Fundy. CIC adopte une approche scientifique pour maximiser les retombées de ses efforts de conservation, qui ont permis la création de plans de conservation ciblés pour 12 régions de conservation prioritaires comprenant des paysages forestiers, agricoles et côtiers.

Les milieux humides appuient la science et la recherche Les milieux humides sont des écosystèmes complexes et les scientifiques en apprennent toujours plus sur leurs processus écologiques complexes. Par exemple, les facteurs qui influent sur l’équilibre des gaz à effet de serre dans différents types de milieux humides et de régions font l’objet d’un intérêt grandissant. Ces renseignements permettent de mieux comprendre le rôle des milieux humides dans l’atténuation des changements climatiques et la séquestration du carbone.

Nouveau-Brunswick années : 2009-2010 Superficie : 389 hectares (962 acres) Les marais Ararat et Mont sont situés à Gagetown Island, dans la zone prioritaire de conservation de CIC de la basse rivière Saint-Jean. À la fin des années 1980, CIC a installé des ouvrages de régulation des eaux aux deux marais afin de favoriser les aires de reproduction et de halte migratoire pour la sauvagine. Ces marais font partie de l’une des quelques plaines inondables fonctionnelles restantes en Amérique du Nord d’une superficie de 21 044 hectares (52 000 acres) de milieux humides. Les inondations saisonnières apportent à la plaine inondable de nombreux éléments nutritifs et favorisent la production agricole. Au cours des 350 dernières années, le drainage des milieux humides est devenu une pratique courante. En reconnaissance de sa valeur, le gouvernement provincial du Nouveau-Brunswick a désigné la région de la basse rivière Saint-Jean comme zone de gestion de la faune. Vingt-deux pour cent des milieux humides de cette zone sont gérés par CIC. La fertilité et la diversité des marais Ararat et Mont en font des habitats fauniques parmi les plus importants de la plaine inondable de la basse rivière Saint-Jean. Généralement, 2 000 oiseaux utilisent ces marais comme halte migratoire à l’automne. Ces aires sont aussi beaucoup utilisées par le balbuzard pêcheur, le pygargue à tête blanche et la tortue peinte. Un réseau de sentiers, très apprécié des membres de la collectivité, entoure les milieux humides et traverse les régions forestières des terres hautes.

Les milieux humides sont un moyen de drainage naturel En protégeant les milieux humides, nous favorisons des systèmes naturels de stockage de l’eau et de drainage, ce qui permet d’éviter la construction d’égouts pluviaux, souvent très dispendieuse. « …nous dépendons depuis longtemps des ouvrages de régulation des eaux, mais ces moyens ne sont peut-être plus suffisants. Le temps est venu de revoir le rôle des milieux humides comme la façon naturelle d’emmagasiner l’eau dans les bassins versants et autres sites et de réduire les effets des inondations. En drainant tant de milieux humides au cours du siècle dernier, nous avons réduit la fonction naturelle d’emmagasinement et d’autres avantages que procurent ces milieux humides, et parallèlement, nous avons ajouté un élément de pression sur nos ouvrages de régulation et autres systèmes de gestion des eaux. » Déclaration récente de John Pomeroy, Ph. D. et titulaire de la chaire de recherche du Canada en ressources d’eau et en changement climatique de l’Université de la Saskatchewan.

Les marais Ararat et Mont étaient, à l’origine, la propriété de la famille Campbell, qui appuie CIC depuis de nombreuses années. Duncan Campbell voulait que sa terre soit protégée et déclarait : « Le temps est venu de passer le flambeau » et « Je sais que Canards Illimités la protégera. »

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Grâce au financement du PCZN, CIC a créé des occasions d’apprentissage pour les jeunes.

droite (4) : ©CIC

site : Marais Ararat et Marais Mont


Les milieux humides comme le marais Ararat (ci-dessus) dans la plaine inondable de la basse rivière Saint-Jean (à droite) sont souvent recouverts de trois mètres d’eau au printemps, ce qui attire les poissons, ainsi que les tortues peintes (au centre) et les balbuzards pêcheurs (à l’extrême droite).

Grâce au financement du PCZN, CIC a créé des occasions de loisirs.

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CANADA ATLANTIQUE

Nouvelle-Ecosse site : rivière abrams

année : 2011 Superficie : 23 hectares (56 acres) CIC a été en mesure de protéger 335 hectares (827 acres) d’habitats en NouvelleÉcosse grâce à l’achat de plusieurs propriétés, dont celle d’Abrams River, dans la zone prioritaire de conservation de Yarmouth. Cet habitat côtier important est une aire d’hivernage, de migration et de repos pour de nombreuses espèces de sauvagine, dont le canard noir, l’eider à duvet, le garrot à œil d’or, la bernache du Canada et la bernache cravant. Ce territoire abrite également de nombreuses autres espèces d’oiseaux comme le héron et le cormoran, ainsi que des oiseaux de rivage comme le pluvier siffleur, en voie de disparition. Cette région est également l’une des plus productives en sauvagine de la Nouvelle-Écosse, mais elle doit malheureusement faire face aux menaces que représentent notamment l’aquaculture, la pêche au homard et l’augmentation du développement urbain. La conservation de cet habitat assure la protection de la sauvagine et de la faune et procure différentes occasions de loisirs comme l’observation d’oiseaux, la chasse et bien d’autres. La protection des milieux humides de cette région peut également réduire les inondations provoquées par les ondes de tempête et la hausse du niveau de la mer.

Les milieux humides procurent des occasions de loisirs Les milieux humides sont populaires pour les loisirs qu’ils offrent tels que l’observation d’oiseaux, la photographie, le canotage, la nage, la marche et le patinage. Toutes ces activités contribuent à notre produit intérieur brut. En 1988, Environnement Canada estimait que la somme générée par les activités non commerciales comme les loisirs, la chasse et la pêche dans les milieux humides représentait 4 milliards de dollars de l’économie canadienne*. Du milliard et demi dépensé par les habitants de la Colombie-Britannique annuellement pour des activités dans des milieux naturels, on compte 302 millions pour l’observation de la faune, 329 millions pour la pêche récréative et 112 millions pour la chasse **. * Environnement Canada (1998). Système de classification des terres humides du Canada, Groupe de travail national sur les terres humides (Ottawa). ** Environnement Canada (2000). L’importance de la nature pour les Canadiens : Les avantages économiques des activités reliées à la nature. Consulté en janv. 2012 au www.ec.gc.ca/Publications/default.asp?lang=Fr&xml=

eider à duvet : ©CIC/Denis Faucher

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Les marais salés protègent les zones qui les entourent des ondes de tempête. La fréquence et l’intensité des ondes de tempêtes devraient augmenter au cours du siècle, ce qui rendra la conservation de ces zones côtières particulièrement importante.

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Grâce au financement du PCZN, CIC a inspiré d’autres personnes à protéger les ressources naturelles.


Ile-du-Prince-Edouard site : Zone de gestion de la faune de Portage année : 2010 Superficie : 21 hectares (52 acres)

Hollis McFadyen a entamé la transformation de sa ferme de Portage en refuge faunique dans les années 1970. Sa priorité était d’établir un lien entre le public et la nature à l’aide de sentiers et de passerelles dans ses milieux humides et à leur pourtour. En 1985, M. McFadyen s’est associé à CIC pour restaurer et mettre en valeur les nombreux milieux humides de sa propriété. La grande concentration de sauvagine et de faune sur sa propriété est due aux nombreux milieux humides, petits étangs de castor et marais salés le long de la rivière Percival. Cette propriété est un habitat essentiel pour de nombreuses espèces végétales et animales, notamment le canard noir, la sarcelle d’hiver, le canard branchu, le fuligule à collier, le balbuzard pêcheur, le pygargue à tête blanche d’Amérique, la bécasse des bois et le grand-duc d’Amérique et a été désignée zone de gestion de la faune de Portage par le gouvernement provincial en 2001. Après le décès de M. McFadyen en 2009, sa famille a demandé à CIC de poursuivre son travail. CIC, qui connaissait la valeur de cette propriété, a utilisé les fonds du PCZN pour acheter ce complexe de milieux humides et ce refuge faunique en 2010. Elle fait maintenant partie de la zone de conservation prioritaire de l’Île-du-Prince-Édouard.

Les milieux humides sont importants pour la biodiversité Les milieux humides procurent une vaste gamme d’habitats, allant des prairies humides aux zones riveraines, en passant par les zones d’eau libre. Cette diversité favorise différentes formes de vie dans les milieux humides et autour de ceux-ci. Des milliers d’espèces végétales et animales, dont des espèces menacées, utilisent ces milieux naturels au cours de leur cycle de vie. « Il y a (...) tout lieu de s’alarmer quand on constate que les zones humides, ces réservoirs de la biodiversité, subissent des assauts de toutes parts. L’Évaluation des écosystèmes en début de millénaire a conclu que la dégradation et la disparition des zones humides sont plus rapides que celles de tout autre écosystème, avec pour corollaire que les espèces tributaires des zones humides, aussi bien d’eau douce que côtières, déclinent plus vite que celles qui dépendent d’autres types d’écosystèmes. » Convention de Ramsar sur les milieux humides (2011). Réservoirs de biodiversité, fiche sur les services écosystémiques des milieux humides. Consulté le 5 janv.

droite : ©CIC

au www.ramsar.org/pdf/info/services_06_f.pdf.

Le pygargue à tête blanche (ci-dessus) profite de la conservation de la zone de gestion de la faune de Portage à l’Île-du-Prince-Édouard.

Grâce au financement du PCZN, CIC a aidé à promouvoir l’agriculture durable.

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CANADA ATLANTIQUE

Terre-Neuve-et-Labrador site : Rivière Gander du nord-ouest année : 2009 Superficie : 270 hectares (668 acres)

Durant les saisons humides, les milieux humides agissent comme des éponges géantes, absorbant l’excès de pluie, de neige ou d’eau de surface. Durant les saisons sèches, les milieux humides libèrent lentement l’eau stockée et bon nombre d’entre eux approvisionnent en eau les collectivités. Lorsque les milieux humides disparaissent, il est difficile, voire impossible, de remplacer leur fonction d’approvisionnement en eau. En 2004, on estimait que le coût de remplacement du service d’approvisionnement en eau offert par un demi-hectare de milieu humide au Massachusetts serait de près de 300 000 $*.

Les milieux humides fournissent un habitat important aux poissons Le Canada s’est engagé à n’enregistrer aucune perte nette d’habitat du poisson pour favoriser les populations de mollusques et de crustacés. Des milieux humides en santé sont essentiels au maintien des populations de poissons. Ils procurent aux poissons des aires de frai et d’alevinage, favorisent l’écoulement fluvial pendant les saisons sèches et produisent des éléments nutritifs qui enrichissent tous les bassins versants. Les plantes aquatiques fournissent aux populations de jeunes poissons la protection dont ils ont

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besoin pour échapper aux prédateurs. De plus, les estuaires et les milieux humides côtiers qui y sont associés procurent aux poissons migrateurs une zone de transition vitale entre l’eau douce et l’eau salée.

« Si nous ne protégeons pas nos forêts et nos milieux humides et si nous ne gérons pas nos sols avec précaution, notre eau disparaîtra. Nous pouvons construire des conduites et des usines de traitement des eaux, mais il n’y aura rien à drainer ou à nettoyer**. » * Olweiler, N. (2004). La valeur du capital naturel dans les régions peuplées du Canada. Consulté en janv. 2012 au www.ducks.ca/fr/apropos/nouvelles/archives/2004/

Protéger le saumon atlantique

pdfs/ntcapfr.pdf.

CIC a investi des sommes du PCZN dans des projets qui favorisent le saumon de l’Atlantique et autres poissons de pêche récréative. Dans l’Est canadien, certaines populations de saumon atlantique sont déjà éteintes, alors que d’autres sont en voie de disparition ou menacées.

** Déclaration adoptée à la réunion des ministres de l’Environnement des pays du G7/G8, avril 2003. Citée dans l’Environmental News Network, le 11 juin 2003.

Grâce au financement du PCZN, CIC a amélioré la qualité de vie des Canadiens et Canadiennes.

autres : ©CIC

Les milieux humides aident à renouveler les réserves d’eau

canard noir : ©CIC/Denis Faucher

Les terres de la rivère Gander du nord-ouest remises sous forme de don comprennent deux propriétés privées situées au centre de Terre-Neuve-et-Labrador. Connues localement sous le nom de Long Island (137 hectares, ou 338 acres) et Narrow (121 hectares, ou 300 acres), ces deux propriétés sont situées le long de la rivière Gander du nord-ouest, près de Glenwood. Ce don de terres est unique parce que seulement 2 % des terres rurales de Terre-Neuve appartiennent à des propriétaires privés. Long Island est une zone principalement composée de forêts, alors que Narrow est une terre agricole qui n’est plus cultivée depuis les années 1970. Des sections des deux propriétés sont inondées pendant les printemps humides, ce qui rend leur sol très fertile en comparaison avec d’autres régions de Terre-Neuve-et-Labrador. La région renferme une aire de reproduction importante pour le canard noir, le fuligule à collier et la bernache du Canada. Le réseau fluvial est également utilisé par le saumon atlantique, un important poisson de pêche sportive.


Droite : la conservation des milieux humides est importante pour la reproduction des canards noirs, des fuligules à collier et des bernaches du Canada à Terre-Neuve-et-Labrador.

Grâce au financement du PCZN, CIC a amélioré le bien-être économique des Canadiens et Cansadiennes.

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Conclusion

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Grâce au financement du PCZN, CIC en a incité d’autres à profiter des programmes gouvernementaux.

gauche : ©CIC/Tye Gregg

L

e présent rapport souligne plusieurs projets de conservation d’habitats réalisés par CIC avec sa part de financement du PCZN. Nous sommes fiers de collaborer à cet excellent programme et très heureux d’avoir dépassé la plupart des prévisions établies dans le cadre du programme. Le présent rapport illustre également l’efficacité de la démarche axée sur le partenariat du PCZN. CIC remercie CNC pour le rôle important qu’il a joué dans ce programme. CIC espère poursuivre sa collaboration avec CNC en contribuant à investir le solde des fonds du PCZN et en favorisant de nouveaux partenariats novateurs en matière de conservation. Malgré les efforts entrepris grâce au PCZN, il reste beaucoup à faire, car les milieux naturels du Canada continuent de disparaître et d’être altérés à un rythme alarmant. Pour assurer l’avenir du Canada, la participation continue et active du gouvernement, des organisations non gouvernementales, de l’industrie et d’autres intervenants est nécessaire. Ce travail nécessitera un soutien financier continu de la part du gouvernement du Canada à l’aide de programmes semblables au PCZN. Dans le discours du Trône, le 2 juin 2011, le gouvernement du Canada a déclaré « ... notre gouvernement fera appel à un large éventail d’intervenants pour la création d’un plan de conservation national afin de promouvoir nos objectifs en matière de conservation et de permettre à tous les Canadiens et Canadiennes de mieux communier avec la nature. » CIC y voit l’occasion de maximiser les avantages des efforts de conservation du Canada, et des programmes comme le PCZN sont essentiels pour y arriver. En augmentant l’engagement du Canada envers la conservation grâce à des investissements stratégiques dans des programmes comme le PCZN, nous croyons que le pays deviendra un chef de file mondial de la conservation CIC est heureux d’avoir l’occasion de collaborer avec le gouvernement et d’autres intervenants pour l’aider à faire de sa vision une réalité.

gauche : ©CIC/Brian Wolitski

Le gouvernement du Canada doit être félicité pour son leadership et son engagement envers la conservation dans le cadre de sa participation au PCZN. Le PCZN permet la conservation d’habitats essentiels dans les régions les plus vulnérables du sud du Canada. Grâce au financement du PCZN, CIC mobilise les propriétaires fonciers et ses partenaires de partout au Canada pour faire progresser les efforts de conservation.


Vérification des investissements de Canards Illimités Canada dans le cadre du PCZN Les renseignements financiers présentés dans le présent rapport proviennent des états financiers complets de Canards Illimités Canada (CIC) pour les exercices financiers 2008, 2009 et 2010. Après avoir examiné les états financiers de CIC pour les exercices financiers ci-dessus, KPMG a rapporté, sans réserve, que ces états financiers représentaient justement, à tous égards, la situation financière de l’organisme pour ces exercices. De plus, KPMG a entrepris une vérification de conformité indépendante des dépenses engagées par CIC (moins les revenus tiers connexes) depuis le début du Programme de conservation des zones naturelles (PCZN) en 2007 jusqu’au 30 juin 2010. KPMG a examiné les dépenses (moins les revenus tiers ou externes connexes) appliquées au PCZN par CIC conformément aux modalités du Programme indiquées dans l’entente entre Environnement Canada et Conservation de la nature Canada (CNC) et l’entente entre CNC et CIC. KPMG a rapporté que CIC était conforme, à tous égards, aux critères indiqués dans l’entente.

Grâce au financement du PCZN, CIC a obtenu des résultats.

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Connaissances scientifiques

Soutien visionnaire

études poussées de spécialistes de l’industrie

144 000 supporteurs, dont 6 600 bénévoles

8 880 sites de conservation 2,5 millions d’hectares (6,2 millions d’acres) protégés grâce à la restauration et à la rétention

partenariats avec le gouvernement, l’industrie et les propriétaires fonciers 500 activités-bénéfice par année dans les collectivités

Des milieux humides pour tous les Canadiens et Canadiennes

eau propre et inondations réduites

habitats pour la faune réduction des répercussions des changements climatiques

un environnement plus sain pour nous tous

Canards Illimités Canada, un chef de file de la conservation depuis plus de 70 ans, rapproche les Canadiens et Canadiennes de la nature et d’un monde plus sain.

Pour en savoir plus, visitez canards.ca Jamie Fortune Chef de la direction par intérim, Canards Illimités Canada 1 800 665-3825

JW/PG/0212

Personne-ressource


Programme deconservation deszones naturelles  

Canards Illimités Canada (CIC) est le chef de file de la conservation des milieux humides. À titre d’organisme de bienfaisance enregistré, C...

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