Issuu on Google+

région de l’est (québec/Atlantique) Québec • Nouveau-Brunswick • Nouvelle-Écosse • Île-du-Prince-Édouard • Terre-Neuve-et-Labrador

volume 21, numéro 1, 2007

L’équipe de CIC s’active en Gaspésie : un complexe de milieux humides est protégé

L

Les milieux humides ont subi, depuis quelques décennies, diverses pressions résultant d’activités forestières et agricoles et du développement industriel et résidentiel. Les milieux humides côtiers de la Gaspésie n’ont malheureusement pas été épargnés. Il est donc primordial de conserver les derniers bastions de milieux humides qui s’y trouvent. Entre autres, le marais baie au Chêne, situé sur le bord de la rivière Ristigouche près de la baie des Chaleurs, dans la municipalité de Pointe-à-la-Croix, région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, représente un milieu humide d’envergure dans la péninsule gaspésienne. Comme il s’agit d’un site d’une richesse écologique importante et d’une très grande valeur biologique, sa pérennité se doit d’être assurée. Ce complexe de milieux humides est influencé par l’apport d’eau douce de la rivière Ristigouche et les marées d’eau salée en provenance de la baie des Chaleurs. Il est également sillonné par la rivière du Loup et quelques ruisseaux.

La juxtaposition de plusieurs types de milieux humides, y compris des marécages arbustifs et arborescents, une tourbière ombrotrophe, des étangs à castors et un marais intertidal salé, en fait un écosystème exceptionnel. Également, des chenaux saumâtres, des mares, des marelles, ainsi qu’une forêt de feuillus et de conifères, s’ajoutent à cette mosaïque d’habitats. Ce milieu des plus diversifiés sur le plan végétal confère aux espèces animales une multitude de niches écologiques afin qu’ils puissent s’alimenter, se reproduire et s’abriter. De par sa superficie, il est le deuxième milieu humide côtier en importance de cette région et le plus grand marais à ne pas bénéficier de la protection d’un cordon littoral. Canards Illimités est fier d’annoncer l’acquisition de ce site précieux, assurant ainsi sa préservation pour les années à venir. Son acquisition de gré à gré a été rendue possible grâce à des partenariats financiers auxquels ont pris part le ministère des Ressources naturelles et de la Faune et la Fondation EJLB. S


La crème de la crème pour le programme de biodiversité de l’Île-du-Prince-Édouard

S

Si vous cherchez un modèle de conscience sociale d’une entreprise à l’Île-du-Prince-Édouard, vous le trouverez chez Amalgamated Dairies Limited (ADL), le plus important fabricant de produits laitiers de la province. Lorsque CIC a communiqué avec ADL plus tôt cette année pour lui demander de parrainer notre programme agricole, qui existe maintenant depuis deux ans, l’entreprise a réagi sans attendre et a fait un don généreux de 10 000 $ qui appuiera l’agriculture durable dans l’île et créera, du même coup, de nouveaux milieux humides. Le programme agricole vient en aide aux agriculteurs de l’île qui souhaitent utiliser des pratiques de gestion exemplaires dans leurs exploitations. Ces pratiques peuvent consister, dans le cas des producteurs laitiers, à éliminer de manière écologique l’eau de lavage des laiteries et les eaux de ruissellement de la fosse à fumier. Les milieux humides aménagés – qui filtrent les eaux de ruissellement des activités agricoles pour que seule l’eau propre entre dans les cours d’eau environnants – constituent un moyen efficace et économique de résoudre les difficultés que posent ces deux types d’eaux usées. CIC construit évidemment de tels milieux humides depuis des décennies.

«

« Généralement, un aménagement s’étend sur un demi-hectare, selon l’emplacement et la taille du troupeau laitier. Naturellement, plus le milieu humide est gros, plus sa capacité de filtrage est grande », explique Wade Lewis, spécialiste du programme de conservation de CIC à l’Île-du-Prince-Édouard. Les coûts de conception et de construction de chaque aménagement sont partagés entre les ministères fédéral et provincial de l’Agriculture, CIC et l’agriculteur. « ADL est heureux de travailler en étroite collaboration avec Canards Illimités Canada, dit James Bradley, directeur général de l’entreprise. Le partenariat avec un organisme de conservation aussi renommé permettra à ADL d’englober l’expertise fournie par CIC pour que l’agriculteur et le grand public retirent le plus d’avantages possible du programme. » « Cette contribution d’ADL nous aidera à réaliser trois ou quatre autres aménagements de milieux humides à l’Île-du-Prince-Édouard, a ajouté Wade Lewis. La sauvagine trouvera ainsi de nouveaux habitats, et ces aménagements aideront à promouvoir le rôle important que jouent les milieux humides dans l’amélioration de la qualité de l’eau dans le paysage agricole. » S

Les plans régionaux : une heureuse éclosion! «Si les forêts sont les poumons de la planète, les milieux humides en sont les reins. Et de la même façon que l’on n’apprécie vraiment la santé que lorsqu’on l’a perdue, ce sont finalement les conséquences des pertes cumulatives de milieux humides qui viennent nous rappeler leur importance pour la collectivité. C’est pourquoi Canards Illimités Canada (CIC) est heureux d’annoncer que les plans régionaux de conservation des milieux humides de Chaudière-Appalaches, de Montérégie et du Centre-du-Québec, sont maintenant disponibles gratuitement pour tous sur www.canardsquebec.ca . Ils constituent le premier pas d’une démarche provinciale visant à mettre en place un véritable chantier autour de la conservation des milieux humides.» C’est ainsi que s’exprimait M. Bernard Filion, directeur du Québec pour CIC, lors de la conférence de presse du 19 octobre dernier, à laquelle participaient le ministre du Développement durable, de

l’Environnement et des Parcs du Québec, M. Claude Béchard, ainsi que le directeur du Développement et de l’Aménagement de la Faune (MRNF), M. Louis Aubry. Ces plans sont l’expression d’une entente de partenariat intervenue avec divers ministères (MDDEP, MRNF, MAMR, MPO, EC) en vue de développer une vision concertée de la conservation des milieux humides. Un portrait des milieux humides est ainsi offert sous forme d’une présentation visuelle interactive et flexible accompagnée de textes fournissant une analyse complète par grands ensembles de milieux humides, par MRC, puis par bassins versants. Le ministère des Affaires municipales et des Régions du Québec (MAMR) rend les plans accessibles par la voie du Système d’information géographique sur l’aménagement du territoire (SIGAT) : le premier produit privé à se retrouver sur cet outil d’information destiné à toutes les municipalités et MRC du Québec! CIC prévoit maintenant organiser des rencontres de travail avec les principaux intervenants impliqués ou intéressés par la conservation des milieux humides. A vous de découvrir ces outils sur www.canardsquebec.ca! S

(g -d) Bernard Filion, directeur du Québec, CIC, le ministre Claude Béchard, ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec et Louis Aubry, directeur du Développement et de l'Aménagement de la faune (MRNF).


r é g i o n d e l’ e s t ( q u é b e c / A t l a n t i q u e )

La CMQ maintenant dotée d'un répertoire des milieux humides détaillé

C

C’est le 2 novembre dernier que Canards Illimités au Québec a dévoilé les résultats d’une démarche exhaustive de recensement des milieux humides du territoire de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ). Débuté en mai 2004, le projet a été réalisé par CIC en collaboration avec la CMQ et la Ville de Québec, grâce à l’appui financier du Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD) et au soutien technique du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). Accessible à tous, ce répertoire offre un portrait précis et complet de la situation des milieux humides présents sur le territoire de la CMQ, en plus d’être un outil essentiel permettant le développement éclairé de celui-ci. Présenté sous forme d’une nouvelle base de données intégrale, le répertoire offre une liste des attributs de chacun des milieux humides répertoriés, des fiches de reconnaissance biologique pour les 160 sites importants visités, plus de 800 photos, ainsi que toutes les couches d’information pertinentes. Le répertoire comprend également trois produits cartographiques : un atlas couvrant l’ensemble du territoire de la CMQ; des fiches administratives (carte, photos, statistiques) pour chaque ville et ses arrondissements, et chaque MRC et ses municipalités; un document offrant, en exemple, les plus beaux milieux humides de la ville de Québec. La base de données des milieux humides est accessible gratuitement à la population par l’entremise de la Ville de Québec et de la CMQ. Grâce à ce nouveau répertoire, pas moins de 2 434 milieux humides sont maintenant répertoriés à l’échelle de la CMQ, totalisant 19 424 hectares de milieux humides, soit 4,9 % du territoire de la CMQ. Afin de mieux comprendre la démarche sur laquelle s’appuie le présent répertoire, CIC a publié récemment le « Rapport méthodologique de la cartographie des milieux humides du territoire de la CMQ ». Ce document est accessible pour consultation sur le site Web de CIC. S

Un nouveau milieu humide communautaire au centreville de Kentville

I

Il est rare que CIC a l’occasion de réaliser un seul aménagement qui offre une gamme complète d’avantages – environnementaux, éducatifs et sociaux – à toute une collectivité. C’est exactement ce que nous réalisons, cependant, grâce à la restauration d’un milieu humide de 8 hectares près de la rivière Cornwallis, au cœur de Kentville, en Nouvelle-Écosse. Le marais Miner a été drainé pour l’agriculture dans les années 1930, mais les terres sont restées en jachère pendant de nombreuses années jusqu’à ce que CIC en fasse l’acquisition en 1997. Les travaux de restauration sont maintenant terminés : des digues et des fossés qui empêchaient autrefois l’eau de recouvrir la terre sont maintenant utilisés pour retenir l’eau à l’intérieur du marais et on les a élargis pour aménager plus d’un kilomètre de sentiers de promenade. Une terrasse d’observation a été construite et d’autres travaux sont en cours, dont l’installation de panneaux d’interprétation et d’une plateforme pour la pêche aux bestioles, qui servira dans nos programmes éducatifs. Le projet est réalisé grâce à l’effort concerté de plusieurs parties qui partagent la même vision. La Ville de Kentville a accepté de partager avec CIC le coût d’un spectaculaire pont piétonnier suspendu de quelque 37 mètres qui reliera la ville au marais; le comté de Kings permet l’utilisation de son terrain dans la ville pour la tête du pont et prévoit participer encore davantage; Michelin Amérique du Nord (Canada) a versé une importante contribution financière et diverses entreprises locales ont aussi fait des dons; Environnement Canada a fourni son aide par le biais de son programme de financement communautaire ÉcoAction. Une partie du site sera accessible aux fauteuils roulants et il sera ouvert toute l’année. « C’est vraiment un beau projet communautaire, dans le cadre duquel les jeunes comme les vieux pourront être beaucoup plus sensibilisés à l’importance des milieux humides », dit Ian Ripley, conseiller en développement chez CIC. Des représentants de la ville espèrent également que le marais servira de catalyseur à d’autres projets semblables. « Les gens seront nombreux à profiter des avantages d’un milieu humide aménagé au beau milieu de la ville, dit le maire David Corkum, à la fois ceux qui vivent et travaillent ici, et les visiteurs. Nous espérons un jour aménager un parc riverain et je crois que le projet actuel pourrait naturellement nous y mener. » S


La restauration d’un marais salé contribue à protéger l’habitat de papillons d’une espèce menacée

L

L’avenir du satyre fauve des Maritimes, une espèce de papillon menacée, paraît un peu plus rose aujourd’hui, grâce aux efforts conjugués de CIC, de la collectivité du nord-est du Nouveau-Brunswick de Bas Caraquet, du gouvernement du Canada et du Fonds de fiducie de la faune du Nouveau-Brunswick. En concertation, le groupe a restauré un marais salé de quelque 16 hectares, Ruisseau à Sivret, dégradé par le remplissage. Le marais assure de nouveau un habitat indispensable à cette espèce protégée, et constitue un milieu humide important pour diverses autres espèces fauniques. La dégradation de l’habitat est l’une des principales causes du déclin du satyre fauve des Maritimes, qui ne vit que sur les côtes des milieux humides du Nouveau-Brunswick, dans la Péninsule acadienne. CIC s’est engagé à protéger ces terres et, pour ce marais en particulier, nous avons pu obtenir une subvention du Programme d’intendance de l’habitat du gouvernement fédéral des espèces en péril, ce qui a aidé à financer le projet. « Cette subvention n’a pas seulement assuré un habitat au satyre fauve des Maritimes, elle nous a également aidés à trouver d’autres fonds pour le projet en raison des avantages additionnels qu’assure la restauration du marais salé à la sauvagine et aux milieux humides », a dit Mme Deanne Meadus, gestionnaire des programmes de conservation de CIC.

En 2005, CIC a enlevé plusieurs tonnes de terre de remplissage afin que les eaux de marée puissent affluer dans le marais. Cet été, on a surveillé la population de satyres fauves des Maritimes qui a utilisé le marais restauré et on a construit une terrasse d’observation, et une plateforme pour les balbuzards pêcheurs. Au printemps, on installera des panneaux d’interprétation qui décriront les difficultés des satyres fauves des Maritimes et la valeur des marais salés. CIC a également obtenu la conservation à long terme de Ruisseau à Sivret grâce à des ententes d’intendance avec des propriétaires terriens privés. « Lorsque je leur explique l’importance de ces marais d’eau salée, les propriétaires terriens collaborent volontiers et estiment vraiment qu’ils doivent les protéger pour la génération suivante », dit Philip Boucher, contractuel pour CIC pour le golfe du Saint-Laurent. La majorité des propriétaires terriens ont déjà relevé le défi et CIC espère qu’il pourra signer des ententes avec tous. « Ce projet est exceptionnel, observe Mme Meadus, parce que deux programmes très différents peuvent travailler de concert pour atteindre un objectif commun. Ces types de partenariats multipartites sont indispensables à l’avenir de notre paysage côtier. » S

québec/ Région de l’est (atlantique )

Le bulletin Voie migratoire est publié par Canards Illimités Canada, Centre de conservation du marais Oak Hammock, C. P. 1160, Stonewall (Manitoba) R0C 2Z0 Tél. : (204)‑467-3000 Téléc. : (204)‑467-9028

Pour toute question ou commentaire, veuillez contacter : Région d'Est Atlantique : Kelly MacDonald Québec : Bernard Filion Ontario : Lynette Mader Région d'Ouest Prairies et boréale de l'Ouest : Marci Dube Colombie-Britannique : Ellen Baragon Pour plus de renseignements, composez le 1 800 565-1650. À la production de Voie migratoire : Directrice des communications : Madeleine Arbez Rédacteur : Duncan Morrison Assistante : June Finnson Directeur artistique : Tye Gregg Concepteurs graphiques : Lindsay Pikta-Marie, Aquila Samson, Jeope Wolfe

© Canards Illimités Canada 2007 Imprimé au Canada sur du papier recyclé à 100‑% (100‑% post-consommation).

Personnes–ressources par secteur Directeur de l'Atlantique Tom Duffy

1 866 903-8257, p.234

Directeur du Québec Bernard Filion

1 800 565-1650, p.15

Gestionnaires des activités-bénéfice Québec Jocelyn Landry

1 877 551-5757

Nouveau-Brunswick Barry Burke

1 888 920-3330

Coordonnateurs des activités-bénéfice Ouest du Québec Eric Hansen

1 877 547-9494

Nouvelle-Écosse & Île-du-Prince-Édouard Darren Hasson 1 888 920-3330, p.4 Terre-Neuve-et-Labrador Kelly Sandoval

1 877 243-8257

Agent de liaison, Aile verte Kim Votour, Fredericton 1 888 920-3330 Entente de publication no 40064849


flyway-atlantique-2007-28-01