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DIGITALTEMPLE Design, Art & Lifestyle.

MOTION

Edouard Salier « Splitting The Atom » for MASSIVE ATTACK

REBIRTH SPRING MMX

ISSUE IX ILLUSTRATION Cody Hoyt

PHOTOGRAPHY Carlos Nunez

PAINTING

Antony Micallef Mark Warren Jacques Aleksandra Rdest

DESIGN

Jonathan Zawada

FASHION

Amanda Camenisch

POLA ADDICT Katja Sonnewend

DIVIDERS

Joao Travessa

Read a Culture


REBIRTH ISSUE / Opening

REBIRTH IX Issue. DIGITAL TEMPLE Magazine

1st March MMVIII - 1st March MMX

Anniversary II.

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Opening / REBIRTH ISSUE

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REBIRTH ISSUE / Credits

Cover Antony Micallef

Opening Issue & Dividers Joao Travessa

Credit, Editorial & Goddess Pictures Carlos Nunez

Translation Sleazy

Rereading The Idea Lady Post Utility

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Credits / REBIRTH ISSUE

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EDITORIAL / REBIRTH

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REBIRTH / EDITORIAL

EDITORIAL

Le Paradoxe de l’Insaisissable Tu dois le ressentir, il passe entre les interstices et glisse sur la plus fine des matières. Tu sais qu’il n’y a pas d’autre présence aussi importante, aussi grande que ce que nous pouvons nous apporter. As-tu déjà rejeté tout ce qui t’appartient, tout ce qui te définit sans te soucier de ce que sera ton avenir ? Il y a, à cet instant, un renouveau, un souffle d’air qui amplit le vide et te fait renaître de tes cendres. Il faut savoir quitter promptement chaque lieu, chaque moment, pour connaître l’instant magique de la découverte et du retour. C’est en s’éloignant qu’on sait ce qui nous est proche. Le paradoxe de l’insaisissable se trouve là. Entre la solidité d’un monde et la fragilité de ce qui nous entoure. Laissons couler ensemble la totalité de nos superflus. - Le Templier. DIGITAL TEMPLE MAGAZINE | 7


CONTENT / REBIRTH

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REBIRTH Spring MMX IX Issue INSIDE

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SUBSCRIPTION

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GODDESS I

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GODDESS II


REBIRTH / CONTENT

FEATURE

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ILLUSTRA TION

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Cody Hoyt

Mark Warren Jacques

Cody Hoyt

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PHOTO GRAPHY

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CONTENT / REBIRTH

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FEATURE / Cody Hoyt

FEATURE

Cody Hoyt Special Illustration for DIGITAL TEMPLE / REBIRTH Issue. 12 | DIGITAL TEMPLE MAGAZINE


Cody Hoyt / FEATURE

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PAINTING

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PAINTING

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Mark Warren Jacques DIGITAL TEMPLE Magazine REBIRTH SPRING MMX IX ISSUE

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PAINTING / Mark Warren Jacques

PAINTING

Mark Warren Jacques Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? «  Salut  ! Comment tu t’appelles  ? Enchanté de faire ta connaissance  !  ». Ah oui, mon nom c’est Mark Warren Jacques. Comment es-tu devenu peintre  ? Quelle a été ta toute première influence ? Je suis presque certain de n’avoir jamais pris la décision de devenir peintre… Je ne crois pas au destin, mais je crois que pour une raison ou pour une autre je suis né pour voir le monde comme je le vois, ce qui n’est pas le cas de tout le monde  ! Montrer aux autres ma perception du monde et mon expérience de la vie, avec mon langage visuel (principalement des peintures), c’est naturel et très important pour moi. Parfois, je me regarde dans le miroir en riant. Je me dis : « t’es un artiste ! Fais des trucs, fais-les bien, rends-les réels, rends-les comme tu les perçois  ! ». C’est toute cette vision de la vie qui m’influence. Je ne peux

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Mark Warren Jacques / PAINTING

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PAINTING / Mark Warren Jacques

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Mark Warren Jacques / PAINTING

pas isoler quelque chose et dire « ça c’est ma toute première influence » ! Aujourd’hui,

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d’inspiration ? Je suis et resterai toujours un enfant. C’est la même chose quand je pense à créer. Comme j’ai pu le dire tout à l’heure, c’est la vie entière qui est source d’inspiration, qui m’influence. Je pourrais dire que ce sont les sentiments qui semblent inspirer mes tableaux. Je suis souvent inspiré par l’amour, mais ce n’est pas tout. C’est juste le sentiment que je désire le plus exploiter. Je pense qu’en étant honnête avec moi-même et mon travail, il n’y a pas de division possible. L’inspiration se trouve partout  : dans la vie en entier, les couleurs, l’amour, la peinture, le fait de chier, de manger un plat savoureux, d’aller voir un spectacle, d’aller au musée, de voir un ballet, de regarder un pote se tuer en se droguant, de plonger dans un étang la nuit, dans le sexe, le fait de

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PAINTING / Mark Warren Jacques

faire l’amour, de se bourrer la gueule ou de s’enfumer… C’est la vie, c’est l’inspiration. Je me dis souvent à moimême que telle ou telle couleur, telle ou telle forme serait parfaite pour représenter telle personne ou sentiment. Mais honnêtement… la personne ou sa peinture sont les mêmes. C’est la beauté de la vie que je tente de représenter dans mes peintures. Ca me fait souvent rire, mais c’est la vérité ! Peux-tu nous expliquer ta façon de travailler ? Il n’y a pas une façon spécifique de faire… Mais je dispose quand même de quelques repères dans la façon de procéder, à savoir : avec rapidité ou lentement, avec aisance ou intensité, avec ennui ou de façon acharnée, pas assez ou trop, debout ou assis, en buvant de l’eau, du whisky, du café, de l’eau, de la bière. En pensant à une ex ou à ma mère ou à la façon de s’amuser, comme de faire un backflip sur un trampoline. En pensant à la beauté de la pleine lune ou au contraire à sa stupidité, au vide de sens qu’elle peut refléter quand

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Mark Warren Jacques / PAINTING

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PAINTING / Mark Warren Jacques

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Mark Warren Jacques / PAINTING

on a passé une journée pourrie ou qu’on trébuche sur une petite chose et qu’on se brise le poignet ! Mais encore une fois, j’essaye de penser le plus souvent possible à l’amour. L’amour ouvre de nombreuses possibilités. L’amour est la seule chose dont j’ai besoin. Et merde, j’aurai du le préciser dans l’introduction… « Mon nom est Mark Warren Jacques et je suis quelqu’un de romantique » !! Où trouves-tu tes idées sur un projet ? Je pense à faire des choses… J’y pense tout le temps en fait. Mais c’est pas comme si je m’asseyais et me mettais à méditer (même si parfois ça fonctionne). J’essaie juste de suivre la vie, de surfer avec elle et parfois quelque chose touche une petite partie de mon cerveau qui me dit : « Ey Mark  ! Ca c’est un joli truc  !  » ou «  ça ça serait un joli truc ». A partir de là je me mets à penser à cette chose en particulier et parfois quelque chose en ressort et je crée.

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PAINTING / Mark Warren Jacques

Quelle est l’expérience la plus folle que tu ais vécue sur un projet ? Et bien… Mon histoire se passe à proximité de voies de chemin de fer, un jour de bel et chaud été à Portland. Je peins une cargaison avec un pote à moi. Le cadre est plutôt relaxant. On a amené une glacière pleine de bières, le soleil nous chauffe le dos et chasse les neurotoxines. J’achève certains caractères d’imprimerie (qui forment les mots CHANT kyt, BONUS et SIX), classiquement exécutés en noir et blanc. Il ne me reste plus qu’à taguer mon nom. Quand je soulève le couvercle du rusto noir, qui avait accumulé plein de peinture fraîche, et que je l’amène vers ma peinture pour finir mon tag, toute la peinture se renverse sur mon visage, coule dans mes yeux et sur mon torse nu en sueur. S’en suit un mélange de panique, de bière qui coule dans mes yeux comme par magie pour arrêter la brûlure et retrouver la vue et finalement de fous rire avec mon ami !

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Mark Warren Jacques / PAINTING

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PAINTING / Mark Warren Jacques

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Mark Warren Jacques / PAINTING

Quel est le projet ou le boulot de tes rêves ? J’ai déjà le boulot rêvé !! Je fais de l’art tous les jours. J’ai l’occasion de penser à des choses étranges, à des choses drôles pour trouver l’inspiration. C’est bon d’être vivant ! Quel est le sentiment que tu souhaites communiquer au travers de ton travail ? L’amour. Quel est ton leitmotiv en tant qu’artiste ? L’amour. As-tu d’autres projets en cours ? Je travaille en ce moment avec un artiste de Portland, un bon copain, un homme incroyable, Seth Neefus. Nous travaillons

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PAINTING / Mark Warren Jacques

sur une installation artistique en tournée sur la côte ouest cet été. Le projet s’appelle « Free Life Center » et je suis super content de travailler là-dessus ! Nous avons reçu un appui incroyable de la communauté locale, des dons matériaux de la part de The ReBuilding Center, des fonds ont été collectés grâce à Kickstarter.com. On est associés à un certain nombre d’individus et de compagnies, comme Lifetime Collective et Together Gallery. L’été va être synonyme de liberté, ça c’est sûr ! Pour plus d’informations : FreeLifeCenter.com Tes derniers mots ? J’espère que ce ne seront pas mes derniers mots  ! Mes derniers mots seront pour ma mort, devant la beauté magique que l’on trouve de l’autre côté !

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Mark Warren Jacques / PAINTING

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GODDESS / Anniversary II

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Anniversary II / GODDESS

GODDESS I 1st March MMVIII - 1st March MMX DIGITAL TEMPLE Magazine - Anniversary II

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ILLUSTRATION

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ILLUSTRATION

ILLUSTRATION

Cody Hoyt DIGITAL TEMPLE Magazine REBIRTH SPRING MMX IX ISSUE

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ILLUSTRATION / Cody Hoyt

ILLUSTRATION

Cody Hoyt Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Je m’appelle Cody Hoyt. Je suis artiste et graphiste. J’ai travaillé dans les milieux de l’impression et de l’édition. Je vis à Los Angeles, en Californie, là où la météo est souvent la même et où il ne pleut jamais assez ! Comment es-tu devenu illustrateur  ? Quelle a été ta toute première influence ? J’étais un enfant assez mystérieux et assez terrible à l’école. J’aimais dessiner plus que tout. Pour moi c’était quelque chose de naturel. La meilleure façon de connaître ses premières influences est de savoir comment on était gamin. L’imagination d’un enfant est un outil puissant  ! Une illustration de Roger Dean sur un des discs de Yes de ma mère suffisait à faire exploser mon imagination pendant des jours ! Même chose en voyant les pochettes des films de la R-rated. J’avais pas le droit de regarder les films en vrai, alors à la place mon petit cerveau de gamin inventait des histoires qui allaient bien au-delà de ce que le film aurait pu me faire en vrai. Encore aujourd’hui une bonne pochette d’album me titille plus que tout !

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Cody Hoyt / ILLUSTRATION

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ILLUSTRATION / Cody Hoyt

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Cody Hoyt / ILLUSTRATION

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d’inspiration ? Ce que la technologie apporte au monde d’aujourd’hui et la façon dont nous communiquons. L’idée me plaît que le fait de créer implique une certaine indulgence envers soi-même et une part d’irresponsabilité, mais aussi qu’il peut entrainer inspiration et transcendance. Peux-tu nous expliquer ta façon de travailler ? En général je passe quelques heures à réunir des bouquins venant de la bibliothèque municipale en rapport avec ce que je connais déjà du projet. Après je passe encore quelques heures à feuilleter un million de pages tout en dessinant et en faisant un brainstorming d’idées. A partir de là je remplis quelques grandes feuilles en papier mylar de centaines de dessins au crayon et de gouaches peu soignés. Je les scanne tous et les assemble sur photoshop. A ce stade je me sens encore perdu, mais heureusement j’ai assez de matière première pour me donner une direction dans le travail. Je répète souvent plusieurs fois l’opération (de la bibliothèque à photoshop) avant que le projet soit prêt.

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ILLUSTRATION / Cody Hoyt

Où trouves-tu tes idées sur un projet ? En général en regardant les choses du coin de l’œil. Par exemple en observant d’infimes parties de mon propre travail, si petites et si floues que j’ai du mal à les reconnaître. Je regarde, et mon subconscient commence à travailler et me donne de nouvelles perspectives. Plisser les yeux en regardant le travail des autres est une autre façon de procéder. Peux-tu nous raconter l’expérience la plus folle que tu ais vécue sur un projet ? Un jour on m’a donné une somme d’argent à peu près égale à la quantité de temps, d’énergie et de créativité qu’il m’a fallu pour le projet ! Quel est le boulot ou le projet de tes rêves ? Faire le layout de la version vinyle de la BO de Dune, dirigée par Alejandro Jodorowsky et enregistrée par Pink Floyd.

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Cody Hoyt / ILLUSTRATION

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ILLUSTRATION / Cody Hoyt

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Cody Hoyt / ILLUSTRATION

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ILLUSTRATION / Cody Hoyt

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Cody Hoyt / ILLUSTRATION

Quel sentiment souhaites-tu communiquer au travers de ton travail ? Je n’ai pas vraiment de message à communiquer au public, mais ce qui m’intéresse le plus est de refléter la confusion et le chaos en teintant des objets suspendus dans l’espace et le temps d’une dimension dramatique non narrative. Dernièrement j’ai réalisé que la façon dont nous appréhendons la réalité est déterminée par la poignée de sens biologiques que nous avons développés. C’est là qu’entrent en jeu mes crânes hurlants dans mes créations. Quel est ton leitmotiv en tant qu’artiste ? Le sarcasme et la tergiversation.

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ILLUSTRATION / Cody Hoyt

As-tu d’autres projets en cours ? Apenest en un projet en collaboration avec Brian Willmont : c’est une maison d’édition spécialisée dans les beaux-arts. Jusqu’à maintenant, nous avons publié deux livres et une poignée d’illustrations. L’idée de publier un livre est venue suite à notre volonté de créer un lieu respectable pour des artistes moins populaires qui n’étaient pas forcement en mesure d’assurer leur promotion par leurs propres moyens. L’édition a pour vocation de respecter la magie de l’encre sur le papier tout en permettant au peuple d’avoir de l’art entre les mains et en maintenant un certain niveau de qualité. Pour plus d’information : www.apenest.com. Tes derniers mots ? Gummy worms ! (ndlr : Sucrerie acidulée en forme de ver.)

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Cody Hoyt / ILLUSTRATION

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ILLUSTRATION / Cody Hoyt

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Cody Hoyt / ILLUSTRATION

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MOTION

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Edouard Salier DIGITAL TEMPLE Magazine REBIRTH SPRING MMX IX ISSUE

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MOTION / Edouard Salier

MOTION

Edouard Salier Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Je m’appelle Edouard Salier. Comment es-tu devenu Réalisateur et quelle a été ta toute première influence ? J’ai commencé par dessiner des pochettes de disques, il y a 10 ans,  pour des artistes comme Doctor L, Bum Cello, Tony Allen ...  Puis j’ai réalisé leurs  clips, en bricolant parce que  sans  argent, et c’est ainsi que l’on apprend.

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SPLITTING THE ATOM by MASSIVE ATTACK Watch the Movie - Click here : http://www.digital-temple.com/AIR/?p=584


Edouard Salier / MOTION

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MOTION / Edouard Salier

Aujourd’hui, quelle est ton inspiration principale ? Tout m’inspire, ce qui m’entoure, ce que je vis, ce que je vois, ce que je lis, ce que je respire. Peux-tu nous expliquer ta manière de travailler ? C’est à chaque fois différent, il n’y a pas vraiment de règles établies et c’est ce qui est excitant. Mais j’ai besoin de me créer une situation d’urgence. Je ne travaille bien que dans l’urgence.

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Edouard Salier / MOTION

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MOTION / Edouard Salier

Où trouves-tu tes idées sur un projet ? Sous mon oreiller entre 1h et 4h du matin. Peux-tu nous raconter ton expérience là plus cinglée sur un projet ? Je l’attends avec impatience, de pied ferme. Je sens qu’elle arrive. Quel est le projet/travail dont tu rêves le plus ? Arriver à terminer mes projets persos sans être dérangé par le Diable. Il frappe trop souvent à ma porte en ce moment.

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Edouard Salier / MOTION

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MOTION / Edouard Salier

Quel est le sentiment que tu souhaites communiquer à travers ton travail ? L’incompréhension. Quel est ton leitmotiv ? « Même pas peur, même pas mal ». As-tu d’autres projets en ce moment ? Oui, prendre des vacances. Tes derniers mots ? This is the end.

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Edouard Salier / MOTION

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DESIGN

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Jonathan Zawada DIGITAL TEMPLE Magazine REBIRTH SPRING MMX IX ISSUE

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DESIGN / Jonathan Zawada

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Jonathan Zawada Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Je viens d’avoir 29 ans. Ca veut dire que ça fait déjà 10 ans que je travaille à plein temps en rapport avec le graphisme. C’est… un peu déprimant ! Mais bon, le bon côté des choses c’est que j’ai eu l’opportunité de travailler pour des clients assez différents, qui m’ont tous permis d’évoluer. Je garde un bon souvenir des gens de Modular Records, Ksubi, du British Fashion Council, de Coca-Cola, de BMW, de The Presets, de Urban Outfitters etc. En refusant d’avoir à travailler réellement au sein d’une boite (tout en payant mes factures  !), j’ai finalement pu toucher à tout ce qui a trait de près ou de loin avec le graphisme : l’illustration, l’animation, le web design, le design textile, l’illustration éditoriale et le travail de pub. Le plus agréable, c’est que j’ai eu plusieurs occasions d’exposer mes travaux perso, la plupart du temps au sein du Monster Children Gallery de Sydney, mais aussi dans quelques autres galeries.

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Jonathan Zawada / DESIGN

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DESIGN / Jonathan Zawada

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Jonathan Zawada / DESIGN

Comment es-tu devenu designer  ? Quelle a été ta toute première influence ? J’ai consacré mes dernières années d’ado à concevoir des sites Web et à effectuer des petits boulots sur des animations 3D. Ce n’est qu’après que j’ai vécu une sorte de transition dans la conception graphique. Grâce aux sites Web, j’ai rencontré des clients qui m’ont par la suite donné du taf dans le graphisme et l’illustration. Je crois que j’ai eu la chance de savoir ce que je savais concernant le monde Web et surtout d’être là au bon moment, dans la fin des années 90 et début 2000. Ca m’a ouvert de nombreuses portes  ! Par contre je ne me souviens pas de ma toute première influence dans le monde du design… A part le fait d’avoir beaucoup aimé la typo style art déco, sans vraiment savoir ce que c’était, quand j’avais 11 ou 12 ans ! Je l’utilisais pour décorer mes illustrations de joueurs de basket. Le rendu était assez étrange… Par contre je me souviens d’avoir été très inspiré par les pochettes de l’album et du single de Björk : Homogenic. Ca m’a ouvert les yeux et aidé à réaliser ce qui pouvait être fait à partir de ces toutes petites choses qui me plaisaient dans le graphisme et l’illustration.

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DESIGN / Jonathan Zawada

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d’inspiration ? C’est vraiment difficile à cerner… Je m’inspire de tout ce qui touche à l’art et au design. Disons que je suis plus passif aujourd’hui dans mes recherches que je l’étais il y a quelques années. Le travail d’amis comme Shane Sakkeus ou Luca Ionescu m’inspire beaucoup. Mais bon, je suppose que la source d’inspiration la plus profonde ne peut que se trouver dans la science ou la nature. De nos jours, l’inspiration est plus conceptuelle qu’esthétique. Peux-tu nous expliquer ta façon de travailler ? Dans les projets commerciaux, c’est-à-dire ceux que je n’ai pas initiés, j’ai tendance à me retrouver coincé assez rapidement. J’ai appris que la meilleure façon de trouver l’essence d’un projet n’est pas de réfléchir immédiatement mais plutôt de répondre de la façon la plus impulsive et subjective possible. C’est après que je me mets à développer l’idée, à découvrir ses failles et les problèmes plus profonds qu’il va falloir que je règle dans le cadre du projet. C’est à ce moment là que j’éprouve de l’empathie pour le client. Ca c’est vraiment vital. Le plus dur, c’est de se représenter jusqu’où aboutir le boulot avant de le présenter au client. En général je ne fais pas beaucoup de croquis, ou alors ils sont assez pauvres. Donc la plupart du temps je suis assez près de la réalisation finale quand je la montre au client. Malheureusement, cette méthode est parfois gênante puisque le client peut ne pas aimer ce que j’ai fait. Du coup j’ai du mal à éclaircir mes idées et à repartir sur autre chose.

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Jonathan Zawada / DESIGN

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DESIGN / Jonathan Zawada

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DESIGN / Jonathan Zawada

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Jonathan Zawada / DESIGN

Où trouves-tu tes idées pour un projet ? En général les idées me viennent en tenant compte de mes goûts perso et des souhaits du client. C’est pour ça que trouve assez difficile de travailler pour une agence de pub ou avec des intermédiaires : moi j’ai vraiment besoin de parler directement à la personne qui va prendre la décision finale. Le design est avant tout une histoire personnelle. Je ne peux comprendre ce que les gens veulent qu’en leur parlant. Dans un second temps j’ai tendance à ajouter ma propre touche ou à mes lancer des défis personnels concernant des aspects que je trouve importants, ou un domaine graphique que je veux absolument explorer car je pense qu’il conviendra bien. En fait je ne sais pas vraiment d’où les idées me viennent. J’imagine un mix dynamique entre mes pensées subconscientes et mes actes au moment même ou je crée. Je me suis rendu compte que j’aime les visuels qui sont à la fois ordonnés, complexes, et entiers, simples. En fait ça me donne beaucoup d’espace pour explorer et découvrir des visuels qui peuvent s’entremêler, se chevaucher.

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DESIGN / Jonathan Zawada

Quelle est l’expérience la plus dingue que tu ais vécue sur un projet ? L’an dernier, j’ai travaillé sur la pochette d’un album de reprises pour un musicien avec lequel j’avais déjà travaillé. La plupart des musiciens avec lesquels j’ai bossé sont des gars plutôt excentriques, mais lui, c’est le type le plus unique que j’ai jamais vu. Un jour, pour une raison que j’ignore, il a décidé de me faire venir chez lui pour qu’on passe la journée ensemble et pour partager ses idées concernant l’album (alors qu’il venait à peine de commencer l’enregistrement). Le moment le plus étrange de la journée a été celui où il s’est dit qu’il fallait absolument qu’il me joue l’album du début à la fin parce qu’il n’avait pas encore enregistré le chant. J’ai du m’asseoir sur une chaise à deux mètres de lui dans une grande pièce et il s’est mis à chanter toutes les chansons de l’album en me fixant. Ca a duré une heure. Il n’y avait que les grandes lignes du chant, alors l’exercice a plutôt consisté en une moitié de chant, moitié de marmonnements inintelligibles censés sonner comme des mots. Après chaque chanson, il attendait un retour de ma part, des commentaires, tandis qu’il continuait de me fixer dans les yeux. C’est de loin l’expérience la plus étrange et la plus intense que j’ai jamais vécue dans mon travail.

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Jonathan Zawada / DESIGN

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DESIGN / Jonathan Zawada

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Jonathan Zawada / DESIGN

Quel est le boulot ou le projet de tes rêves ? Faire n’importe quoi pour Björk… La pochette d’un de ses albums, un clip, son site internet… Peu importe ! Tout ce qui la concerne, aussi bien musicalement que ce qui a été réalisé en terme artistique pour elle est une source d’inspiration inépuisable pour moi. J’adorerais faire partie de son univers ! Quel sentiment souhaites-tu communiquer au travers de ton travail ? J’espère que mes boulots sont visiblement différents les uns des autres et reflètent les sentiments de mes clients plutôt que les miens. En général, j’aime les choses qui paraissent simples en surface mais qui sont beaucoup plus profondes si on creuse un peu. Le vrai challenge, c’est de pouvoir combiner beauté et significations profondes.

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DESIGN / Jonathan Zawada

Quel est ton leitmotiv en tant qu’artiste ? C’est difficile à dire. Je suis sûr d’en avoir un, mais peut être que c’est le genre de chose qu’on cerne mieux de l’extérieur ! As-tu d’autres projets en cours ? En ce moment je finalise un ensemble de travaux pour une exposition organisée par Sixpack France, « It Was On Earth That I Knew Joy », qui se tiendra dans une galerie de Los Angeles nommée Scion Installation. A côté, Sixpack a produit un fanzine de mon travail. J’ai donc été à fond dans les finitions. Je commence aussi un ensemble de boulots pour une autre galerie de Los Angeles pour mai et des travaux pour le spectacle d’un grand groupe qui se tiendra en août au sein de la Galerie Régionale de Penrith, chez moi en Australie. Le mois prochain sortent les lunettes de soleil que j’ai conçues avec les Presets pour la marque Colab et en dehors de ça, en termes commerciaux, je travaille sur la pochette de l’album des Tame Impala, un groupe australien, sur le logo d’un joaillier thaïlandais, sur des impressions T-Shirt pour les 20MF au Japon, sur de la typo pour la nouvelle campagne de pub de Schweppes et sur quelques projets liés à mon blog - fashematics.com. On est aussi sur le point de produire une nouvelle gamme d’écharpes avec mes partenaires de Trust Fun, Shane Sakkeus et Annie Wright, avec lesquels je cherche également à réaliser des maillots de bain très prochainement.

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Jonathan Zawada / DESIGN

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PHOTOGRAPHY

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Carlos Nunez DIGITAL TEMPLE Magazine REBIRTH SPRING MMX IX ISSUE

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PHOTOGRAPHY / Carlos Nunez

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Carlos Nunez / PHOTOGRAPHY

CINEMATIC SESSIONS PHOTOGRAPHY

Carlos Nunez

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PHOTOGRAPHY / Carlos Nunez

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Antony Micallef DIGITAL TEMPLE Magazine REBIRTH SPRING MMX IX ISSUE

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PAINTING / Antony Micallef

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Antony Micallef Comment es-tu devenu peintre  ? Quelle a été ta toute première influence ? Enfant, j’ai toujours été intéressé par le dessin. C’était le seul domaine dans lequel je me sentais bon, à l’inverse des maths ou de l’anglais. Le dessin est la seule chose qui m’intéressait à l’école. J’ai pris l’habitude de dessiner, encore et encore, ce qui m’a permis de m’évader et de prendre confiance en moi. Par contre, en grandissant, je n’ai jamais imaginé que je serai un jour en mesure de gagner ma vie comme peintre à temps plein. Après la fac, j’ai travaillé pendant 4 ans en tant que graphiste. Je travaillais de 9h à 17h et le soir, une fois chez moi, je peignais aussi longtemps que je le pouvais. Mon boulot me permettait de payer mon loyer et couvrir mes frais. Ca me garantissait aussi de ne pas avoir à peindre des tableaux spécialement destinés à la vente. Chez moi s’empilaient une série de lettres de refus des galeries d’art qui me disaient gentiment qu’elles n’aimaient pas mon boulot. On se fait aux excuses avec le temps. En un sens, ça m’a rendu plus fort. Ca vous prépare à accepter plus

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PAINTING / Antony Micallef

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facilement les critiques par la suite. Au bout d’un moment j’en pouvais plus de travailler en tant que graphiste. J’ai réussi à économiser assez d’argent pour quitter mon emploi et vivre pendant un an. Pendant 9 mois je n’ai pas réussi à vendre une seule peinture ! C’était un vrai combat : je me demandais comment j’allais payer mon loyer quand l’argent viendrait à manquer. Puis je suis arrivé deuxième d’une compétition assez importante à la National Portrait Gallery de Londres. A partir de là j’ai été contacté par des galeries d’art. Ce changement tombait à pic ! Aujourd’hui,

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d’inspiration ? L’inspiration vient de différentes sources. On pourrait dire que souvent, mon travail est le rendu d’un gros mélange d’idées et d’inspirations qu’on aurait agitées dans un seau. L’inspiration me vient en regardant les gens et leurs comportements, de voyages dans de grandes villes riches et colorées comme Tokyo ou New York. Elle vient de la musique, de la mode ou d’autres artistes. Je peux être tranquillement assis dans un café et d’un seul coup je saisis un moment particulier entre deux personnes qui interagissent et ça déclenche une idée ou une image pour une peinture. Quand ça m’arrive, je sens monter en moi un fort sentiment d’excitation. Puis c’est la course pour transformer cette idée en une image visuelle qui aura un sens plus tard. En

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ce moment je me sens particulièrement inspiré par des photographes comme Nobuyoshi Araki et John Irvine. Mes recherches s’orientent également vers des peintres comme Jan Vermeer ou des peintres plus contemporains comme Marcus Harvey. Peux-tu nous expliquer ta façon de travailler ? Si je commence une peinture c’est que j’ai une bonne idée de ce que je veux. Parfois je m’aide d’un petit rough de moins de 10 cm de large pour me dépanner. J’ai tendance à ne pas faire réaliser de croquis trop détaillé parce que 9 fois sur 10 le croquis est bien meilleur que la peinture ! Je commence un dessin ou alors j’applique une couche de peinture. Parfois, le processus de travail entraîne ta peinture dans une autre direction que celle que tu as pensée au départ. Les choses prennent un autre chemin. Ta peinture te suggère des choses nouvelles, des images auxquelles tu n’avais pas pensé mais à ce moment particulier, elles te semblent convenir à la peinture. J’ai appris à en tirer avantage et à ne pas trop lutter contre les nouvelles directions que mes peintures peuvent prendre. Tu dois apprendre à faire des compromis entre ce que tu voulais à la base et ce que te suggère la peinture au moment de sa réalisation. Une grande partie de mon boulot est basé sur des erreurs. Il faut du temps pour que les différentes couches se construisent. Parfois tu travailles un

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coin de la toile et tu l’effaces aussitôt et ainsi de suite. Une image peut éventuellement émerger des restes de l’image précédente. A cause de ce processus, certaines peintures peuvent mettre un an à s’élaborer. Parfois tu ne vois pas ce qui manque à la peinture pour être couronnée de succès. D’aborder la peinture sous un autre angle prend du temps. C’est comme d’apprendre une langue avec la peinture. Ou comme un vin qui a besoin de vieillir avant d’être prêt à être dégusté ! Peux-tu nous raconter la chose la plus folle que tu ais vécue sur un projet ? Le fait d’être allé à Bethléem en 2007 avec tous les autres artistes du POW (Pictures on Walls) a été un événement très spécial pour moi. C’était la première fois que je voyais le mur qui sépare Israël de la Palestine. Il est devenu l’icône de la répression alors le fait de le voir en vrai a été quelque chose pour moi. Le fait d’avoir vu la statue de la liberté a été une expérience un peu similaire, mais pour des raisons complètement différentes. J’ai passé des check points avec des gardes armés et j’ai été interrogé à fond sous prétexte que je me déplaçais avec un chauffeur arabe. J’ai entendu les histoires brutes des gens vivant là-bas et j’ai pu comprendre pleinement la situation qu’ils vivaient. C’était une expérience formidable. Je me suis dit que le plus beau dans tout ça a vraiment été de voir ce pays incroyable et de rencontrer des gens merveilleux qui n’avaient rien mais qui m’ont tout donné. C’était à la fois étrange et merveilleux d’être dans ce lieu troublé mais beau. Cette expérience est une vraie leçon de vie et elle m’aide parfois à enrichir mon point de vue. Je suis reconnaissant d’avoir pris part à un voyage que je n’oublierai jamais.

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Quel est le projet ou le boulot de tes rêves ? Honnêtement, je crois que c’est ce que je fais actuellement. Je suis heureux de pouvoir peindre ! Je veux juste continuer à travailler et m’améliorer dans ce que je fais. Quel sentiment souhaites-tu communiquer au travers de ton travail ? Ca dépend de la toile. Un portrait peut traiter une seule émotion, comme le premier ou le dernier souffle, alors que des peintures plus grandes peuvent parler d’un plus grand nombre de choses. Certaines d’entre elles se cachent derrière une certaine ambiguïté pour ne pas s’écarter trop de l’ensemble de la toile. Certains des tableaux sur lesquels je travaille en ce moment ont affaire avec un certain regard sur la consommation, l’avidité et la gloutonnerie. D’autres peintures sont juste ce qu’elles sont : une trace à un moment donné.

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Quel est ton leitmotiv en tant qu’artiste ? Je pense que tu dois tenter le plus possible et t’améliorer à chaque instant. Tu n’es qu’aussi bon que ce que ton dernier boulot montre. Tu dois apprendre et t’informer sans cesse. C’est un sacré périple créatif !

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As-tu d’autres projets en cours ? Je viens de terminer une commande faite par la British Heart Foundation. Je travaille également sur des expositions en groupe qui vont avoir lieu au Royaume-Uni et éventuellement aux Etats-Unis. J’ai aussi travaillé sur un certain nombre de commandes pour un nouveau projet intitulé « Journey » qui vient d’être exposé sur la Washington Place à New York. Le projet a été mis en place pour sensibiliser les gens sur le trafic sexuel. Il est défendu par Emma Thompson et Samantha Roddick et soutenu par le maire de New York, l’ONU et la fondation Helen Bamber. Après le spectacle à New York il a migré à Masdird. Mais il est destiné à une tournée sur l’ensemble des Etats-Unis.

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Amanda Camenish Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? J’ai 22 ans. Je vis en Suisse et je travaille sur Schaffhouse et Zürich. En ce moment je fais des études de photographie et à côté je suis photographe indépendante. Il m’arrive aussi de bosser en tant qu’assistante photo à Zürich.

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Comment es-tu devenue photographe ? Quelle a été ta toute première influence ? L’année de mes 16 ans, j’ai fréquenté une classe d’art. J’y ai beaucoup travaillé le dessin et la peinture, mais en terme de média visuel j’ai senti que le support papier/crayon était limité. Pourtant, je n’étais pas encore en mesure de prendre les photos qui traînaient au fond de ma tête  ! J’avais la sensation d’être incapable de parler. Je déprimais en voyant les autres qui arrivaient à coucher leurs idées sur le papier alors que mes photos étaient condamnées à rester bloquées dans ma tête  ! En m’inscrivant à un cours de photo, j’ai pu résoudre le blocage. A partir de là j’ai eu plein d’idées et je suis devenue obsédée par la photo. J’ai passé tout un été dans ma cave à développer des négatifs  ! A l’époque, mes aspirations professionnelles allaient vers les métiers de scénographe/décorateur ou alors designer de mode. En dépit de cela, j’ai fait un apprentissage dans une boutique photo. A mesure que je shootais je m’apercevais que toutes les choses que j’aimais se trouvaient dans la photo !

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d’inspiration ? Les histoires. Les histoires que je me raconte dans ma tête : à propos des gens assis en face de moi dans le train ou des filles qui se trémoussent dans les toilettes d’un club à 4h du matin. Ou alors je me demande pourquoi telle femme d’affaire porte 13 cm de talons alors qu’il neige ! Peux-tu nous expliquer ta façon de travailler? J’ai un carnet de note que je trimballe partout avec moi. J’écris ou dessine toutes mes inspirations et mes idées de futurs shoots dans ce petit carnet. Quand je prépare un shoot, je dessine d’abord un storyboard, puis repère des lieux sympas, prends quelques photos et réfléchis aux vêtements et styles qui iront le mieux. J’ai un programme que je suis le jour J histoire qu’il n’y ait pas trop de remue-ménage. C’est important que l’ambiance soit la plus harmonieuse possible. J’aime la lumière des lampes tungstènes aussi bien que la lumière du jour. J’évite autant que possible l’utilisation du flash, qui réveille trop et donne des crampes aux modèles !

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Où trouves-tu les idées pour un projet ? En dehors de la vie quotidienne : dans la musique, les films, les expériences de vie, l’art, la culture, les défilés de mode, l’architecture, la danse… Je m’intéresse à beaucoup de domaines ! Parfois je passe devant un endroit merveilleux et je m’imagine ce que j’y ferais si j’entrais ! Dans d’autre cas le fait de danser me fait ressentir une émotion très profonde, que j’ai tout de suite envie de convertir en image ! Peux-tu nous raconter l’expérience la plus folle que tu ais vécue sur un projet ? J’ai transformé une des chambres de notre maison en cabane dans les arbres  ! Le sol a été surélevé de 80 cm et des branches entraient par toutes les fenêtres. Je m’imaginais que la pièce était à 10 m du sol, dans la cime d’un arbre, et qu’en ouvrant la trappe au plancher on découvrirait une échelle pour descendre ! Par contre je me suis sentie un peu débordée quand on m’a livré les 150 kg de pommes à mettre dedans !

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Quel est le projet ou le boulot de tes rêves ? Devenir photographe de mode, mais aussi shooter pour des publicités, par exemple pour des parfums. Quel sentiment souhaites-tu communiquer au travers de ton travail ? Mes boulots sont des histoires sur les rêves et les désirs. Beaucoup traitent de moments spontanés dont on peut se délecter, même si mes photos traitent de conflits intérieurs et d’ambiances désespérées. Ce sont des mondes sensuels, oniriques, qui peuvent être totalement fantastiques parfois. Comme une chaude après-midi en ville, lors d’une rencontre entre amis ou une soirée d’été passée dans le grenier. On peut découvrir des choses merveilleuses partout. Il suffit d’ouvrir les yeux !

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Quel est ton leitmotiv en tant qu’artiste ? Laisse-toi aller ! As-tu d’autres projets en cours ? Quelques photos de mode. Un shoot dans la maison de ma grand-mère, un shoot dans la neige pour des vêtements masculin. Je vais shooter pour des robes de soirée dans un vieil hôtel et pour le printemps je vais prendre en photo de nombreuses fleurs ! J’ai également un projet de longue date concernant les clubeurs, sex, drug and rock’n’roll !

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Aleksandra Rdest Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Bonjour à vous  ! Je m’appelle Aleksandra Rdest. Je vis à Toronto, dans un loft que j’occupe avec mon compagnon et mon chien ! Mon atelier de peinture est intégré au sein de l’appart. Le reste de la pièce est grand ouvert. Le loft est plein de couleurs chaudes, la lumière y est douce. On y sent l’odeur d’agréables mets, au son de la musique. Je suis enfant unique. Je suis née à Opole en Pologne. J’ai grandi dans la banlieue d’Ontario, à Kitchener. J’ai passé tous mes étés en camping ou en road trip. C’est lors de ces incursions dans le monde sauvage que j’ai développé ma fascination pour toutes les choses qui poussent puis se désintègrent. Je prends beaucoup de photos. C’est ma façon d’étudier le monde naturel. Je m’intéresse aux schémas de développement de la nature et à la manière dont ils se reflètent à différentes échelles.

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Comment es-tu devenue peintre  ? Quelle a été ta toute première influence ? J’aurais pu m’orienter dans une filière scientifique au secondaire mais les cours de science m’ont quelque peu chassé l’idée de la tête, avec leur manque de charisme et les dissections d’animaux. J’ai commencé à peindre à la même époque. Je suis tout de suite tombée amoureuse de la peinture à l’huile. La première influence dont je me souvienne a été Caspar David Friedrich. Ses toiles sont sombres, teintées d’une certaine appréhension romantique. Aussi sombre qu’elles soient, elles contiennent toujours un rayon de lumière. J’apprécie la dualité repérable dans chaque toile. J’ai grandi dans un milieu plutôt « fade » et en ce sens ses peintures m’ont ouvert une fenêtre sur un monde à part, magique… Ca a alimenté mon désir de créer mon propre monde au travers de mes peintures.

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d’inspiration ? C’est sans doute Internet  : on a accès instantanément à des millions d’images d’artistes différents. La peinture a toujours été une pratique assez solitaire, mais grâce à Internet on peut se rapprocher les uns des autres, partager son travail, s’inspirer et se soutenir mutuellement parce que la peinture ne constitue par un choix de vie facile. Je fréquente voracement les blogs, j’ai un dossier sur mon ordi où j’enregistre les images qui me frappent lorsque je surfe sur le net. Ce dossier est ma référence lorsque je cherche l’inspiration. Peux-tu nous expliquer ta façon de travailler ? Le matin, j’aime aller droit dans le studio avec ma tasse de café. Je travaille à l’acrylique sur toile ou bien sur du papier mylar. J’applique la peinture en sillages ou en vagues à l’aide de truelles (les outils qu’on utilise pour appliquer du plâtre). Les toiles sont à plat quand je travaille. Je marche tout autour d’elles pour faire les traits et atteindre le centre. Mon corps tout entier est engagé dans le processus, qui se compose à la fois d’additions et de réductions, comme la sculpture. C’est une danse entre ce qu’il reste de libre et ce qui est déjà pris. On peut dire que mes peintures sont des luttes avec l’être dans l’instant plutôt que dans quelque chose de planifié à l’avance.

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La composition finale est déterminée par quelque chose de précis  : un moment, le mouvement, la décision, l’illusion, la décision, la division… Composer, communier, communiquer  : les frontières sont maigres. Les détails se trouvent dans les imperfections. Les imperfections sont causées par le procédé de peinture, qu’il soit naturel ou non. Les pigments s’empilent là où il y a une place pour eux. Sinon leurs particules restent en suspension dans les couches, dépendent les unes des autres en surface ou un peu plus en profondeur. Le but est de leur donner forme, de leur donner vie. Où trouves-tu tes idées sur un projet ? Les idées me viennent de nombreuses réflexions sur les moyens spéculatifs que la vie pourrait réinterpréter. J’étudie les similitudes dans le profil de colonies d’organismes et de colonies créées par les humains. Dernièrement, je pense de plus en plus à la mécanique et aux mathématiques en lien avec elle : la géométrie fractale vs les mathématiques droits ; la vie qui prend ses propres décisions vs la vie qui est créée.

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Peux-tu nous raconter l’expérience la plus folle que tu ais vécue sur un projet ? Je vis une tonne de folles expériences dans ma vie mais j’essaye de garder éloigné ce qui est fou de mon travail. Quel est le projet ou le boulot de tes rêves ? Pouvoir subvenir à mes besoins grâce à ma pratique en atelier. Je continue d’avoir un emploi à temps partiel pour aider à payer mes factures. Quel sentiment souhaites-tu communiquer au travers de ton travail ? Je veux écrire quelque chose sur la nostalgie, sur ce qui peut manquer, sur un chagrin d’amour et sur un poids tellement intense qu’on ne peut pas le supporter. Mais je ne veux pas. J’aimerai écrire quelque chose sur la luxure, l’amour, sur les mains et les muscles de sous la peau et sur l’odeur de la sueur. Mais je n’aime pas.

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PAINTING / Aleksandra Rdest

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Je veux écrire quelque chose sur l’immensité de la terre. Sur son cœur battant au bord d’un gouffre quand on est pris par le sentiment d’être toute petite, si petite et isolée dans un monde sans limite. Je veux écrire à propos de la frontière entre l’océan et la terre, les marées, l’envie de sauter dedans et de nager vers les profondeurs. Mais je ne peux pas. Ce que je peux faire, c’est peindre. Et espérer que les autres ressentent ce qui m’anime. Quel est ton leitmotiv en tant qu’artiste ? J’utilise un langage élaboré à partir des patterns du temps météo. Il est inspiré par les ondes sonores, les nuages, les particules et les cellules au niveau microscopique. Le point de départ de ces travaux est la croissance et de décroissance, la division cellulaire et la multiplication, la situation météorologique et la colonisation biologique.

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PAINTING / Aleksandra Rdest

As-tu d’autres projets en cours ? En ce moment je travaille sur une expo qui aura lieu en été au sein de la Angell Gallery de Toronto. Je travaille également en tant que membre du collectif artistique « A Collection of Foreign Objects  » pour une expo qui aura lieu à l’été à la Gendai Gallery de Toronto. L’exposition s’appelle «  Bungalow Colony  » et explore la colonisation et la mobilité du logement au travers d’une variété d’installations et d’interactions. Tes derniers mots ? Il faut garder une part de mystère dans l’Art. Quelque chose doit nous maintenir en questionnement. Si tout est clair, c’est trop facile et il n’y a pas de désir d’en apprendre davantage. Au travers de mon travail, je veux générer un questionnement plutôt que de répondre à des questions.

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GODDESS / Anniversary II

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Anniversary II / GODDESS

GODDESS II 1st March MMVIII - 1st March MMX DIGITAL TEMPLE Magazine - Anniversary II

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POLA ADDICT / Katja Sonnewend

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Katja Sonnewend Special Serie for DIGITAL TEMPLE / REBIRTH Issue. Model : Anna von Rüden Hair & Makeup : Dermot O’Dyna

Ton Visage est le Miroir de ton Âme. J’étais une petite fille lorsque quelqu’un d’avisé me tint ce propos. Jusqu’aujourd’hui, je ne cesse de le vérifier, mais je n’aime pas les miroirs, car ils se cassent si facilement. De plus, je ne peux pas passer une journée sans en regarder un. Au cours de ma séance photo avec Anna, j’ai tenté de l’utiliser tel un miroir, mais d’une manière plus imaginaire. On cherche toujours à vouloir grandir lorsque l’on est enfant et lorsque l’on vieillit, on tente de rajeunir. Un comportement très paradoxale. Avec ce projet, je tente de montrer l’éclatement sur la fixation de l’âge. Un jeu sur la facilité de la jeunesse, l’absurdité de l’esthétique devient alors une célébration de la maturité.

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DIGITAL TEMPLE Magazine | #9 Issue : REBIRTH.