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Johnny Hallyday avec Jean Basselin

motos de légendes, voitures de rêves…


© 2008, Arthéléna éditions Remi Bouet, éditeur Adresse : Arthéléna Éditions -14bis rue de la Moutière 78 490 Montfort l’Amaury. www.arthelena-editions.fr ISBN : 978-2-916832-08-1 Dépot légal : Avril 2008 Tous droits réservés Auteurs des textes : Johnny Hallyday et Jean Basselin Directeur artistique : www.dpcom.fr - David Pairé assisté de Myrtille Vardelle Iconographie / documention : Véronique Désormière Impression : Pierre Ramskindt Printing Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans consentement de l’auteur et de l’éditeur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.


Ă  mon ami Carlos !yday Johnny Hall


Johnny Hallyday. 4

*Destroy. Michel Lafon.

« J’ai trois alliés, trois héros, trois modèles. Avec Dean, Presley et Brando, je tiens les personnages clés de ma vie… »*


Le mot de l’éditeur Je ne pouvais pas vous laisser entrer dans cet ouvrage EXTRAORDINAIRE à tous égards sans évoquer la fierté qu’il y a pour un éditeur à publier un tel livre signé par Johnny Hallyday. Sans évoquer MA fierté d’éditeur devant cette marque de confiance donnée à une jeune et modeste maison comme Arthéléna éditions, par l’artiste français numéro un depuis près de cinq décennies. Une fierté d’autant plus grande que, depuis son autobiographie, Destroy, (Michel Lafon/1996) Johnny n’avait plus signé aucun ouvrage de son nom. Qu’il choisisse de le faire (avec son ami Jean Basselin) pour évoquer sa passion des engins les plus puissants de la (sa) planète n’est évidemment pas une surprise. La vie de Johnny, menée sur tous les fronts de la passion, se confond avec les machines à deux ou quatre roues qu’il a convoitées, séduites, possédées, offertes, cassées, jetées ou oubliées… mais toujours aimées. Depuis sa première Triumph TR3, étrennée le jour des ses 18 ans, jusqu’à sa dernière Harley Davidson Nighy Road Spécial, ramenée des Etats-Unis, Johnny a gardé la même gourmandise, la même Envie pour ces engins de l’Enfer (Ses Harley Made in Amérique ne sont-elles pas toujours immatriculées JH 666, le chiffre du Démon !). Avec Rock’n’Roule, Johnny a enfin accepté de partager sa passion en nous ouvrant son garage aux merveilles, où vous allez le découvrir la plus belle écurie de monstres roulants jamais réunis. Cet ouvrage, j’en suis certain, vous touchera comme il m’a touché, en plein cœur ! Car il s’adresse à cette part en nous qui refuse de grandir, qui refuse de se soumettre, qui refuse de renoncer aux rêves. En parcourant ces pages nous sommes aux côtés de James Dean, de Marlon Brando de Johnny. Nous vivons notre Fureur de vivre, notre Équipée sauvage, prêts À tout casser !

Que Johnny soit ici remercié du fond du cœur pour ce cadeau précieux fait à ses admirateurs avec ce livre et, au-delà, à tous les passionnés pour qui auto et moto riment avec style de vie, raison de vivre ! Merci également à Jean Basselin à qui l’on doit l’initiative de ce projet. Personne n’était plus légitime que lui pour accompagner Johnny dans ce voyage dans le temps. Cet ancien brillant pilote a été le compagnon de Johnny de tellement de virées aux quatre coins du monde (jusqu’à la plus récente en juillet 2007 de Santa Fe à Los Angeles) qu’il est le témoin privilégié de la passion de la star. Nul n’était mieux placé que lui pour raconter ce Johnny qui roule, ce Johnny qui Rock’n’Roule. Voilà, il ne vous reste plus qu’à attacher vos ceintures et à vous laisser guider sur le plus beau circuit du monde, le plus rapide, le plus mythique, le plus émouvant, le plus rock : Johnny circuit !

Rémi Bouet

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1961 Johnny Hallyday

1961

Le 15 juin 1961 Johnny fête ses 18 ans. On n’atteint alors sa majorité qu’à 21 ans mais rien n’interdit la jeunesse de faire souffler un vent de liberté au volant d’une voiture. C’est ce que fera Johnny qui va enfin pouvoir assouvir sa passion pour les engins à deux ou quatre roues ! Sa première voiture (un joujou de 50 000 francs de l’époque offerte par son imprésario, Johnny Stark) est une magnifique Triumph TR3 blanche immatriculée 15-LJ75. À Michel Lancelot, il dira en 1974, que le jour où il a reçu cette voiture était le plus beau jour de sa vie ! La voiture (comme beaucoup de celles qui allaient suivre) connaîtra une bien courte vie. Au mois d’octobre suivant, la voiture rend l’âme, suite à une rupture de suspension arrière, entre Boulogne et Lille pendant la tournée qui suit un Olympia triomphal. « Je me souviens très bien de cette première voiture. J’avais été la chercher en compagnie de Johnny Stark. J’en étais très fier. Elle a mal fini comme beaucoup de mes voitures. J’ai jamais eu vraiment d’accident en moto car je suis plus prudent qu’en voiture. J’ai trop de copains qui y sont restés comme Coluche ou mon ami Michel Rougerie. En voiture, peut-être que j’appuie trop sur le champignon mais ce qui est sûr, c’est que je fais surtout attention aux autres. Le danger, c’est pas soi, c’est les autres. Je me méfie plus des autres que de moi-même ! »

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Quartier Montmartre à Paris, Johnny au volant de sa TR3, entouré des copains, long Chris (caché par Johnny) et Eddy Mitchell. Il vient d’avoir 18 ans et conduit sa première voiture… sans permis !


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Très jeune, Jean Basselin montrait déjà des prédispositions pour les sports mécaniques. Ci-dessus, il a 12 ans et conduit sur le circuit de « la Siesta », où Johnny s’illustrera quelques années plus tard (voir page de droite.)

karting à antibes 8


Journée de détente et de conduite à La Siesta. Au début des années 60, La Siesta à Antibes est un magnifique complexe discothéque/restaurant réputé. Gros avantage de l’endroit : une piste de karting où Johnny aimait venir s’entraîner avec ces petites machines sur lesquelles de grands pilotes se sont révélés comme Alain Prost. Preuve que sous des airs de jouet, le karting est une belle école du pilotage.

Johnny avec Jean-Pierre Léaud, acteur fétiche de François Truffaut révélé par Les Quatre Cents Coups. Tout comme Johnny révélé très jeune, Jean-Pierre Léaud a connu la gloire adolescent.

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Triumph TR3 Johnny séjourne à Nice au célèbre Palace de la Promenade des Anglais, le Negresco. Il arrive au volant d’une Triumph TR3 (une Anglaise sur la Promenade du même nom, la classe !) flambant neuve avec laquelle il se console de la perte de sa première voiture. En matière d’automobile, 10

Johnny ne se révélera jamais un garçon fidèle. Il les a toutes eues ! Mais comment résister à ce quatre cylindres nerveux et souples à la fois, au son d’une pureté absolue qui fera de la TR3 une des plus extraordinaires voitures sportives de son temps !


nice au negresco Triumph TR3

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« Roule, roule, roule ta caisse… Mon moteur devient fou quand on le caresse Alors roule, roule, roule ta caisse Mon cœur est un moteur mort quand on le laisse… » Rien à jeter G.Augier/J.Cardona/J.P.Buccolo/E.R.Gil 1989

Jaguar Type E [3,8 litres] 12


1963

1963

Johnny Hallyday

Dans la cour de sa propriété de Grosrouvre (Yvelines), Johnny est au volant d’une Ferrari 250 GT California gris métal. Un modèle dessiné par le légendaire Gian Pininfarina (designer de génie qui travailla avec Enzo Ferrari mais également pour des firmes américaines telles que Nash, Dodge et Général Motors.) La magie Ferrari a touché Johnny qui suivra dès lors de très près l’évolution de la marque mythique. Il contribuera au mythe en accordant à plusieurs reprises sa confiance aux machines du Commandatore.

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« On cassait tout dans les chambres d’hôtel Et nos guitares sur la scène On embarquait les filles les plus belles Dans nos caisses américaines… » Le rock’n’roll c’est comme ça B.Hodgson/R.Peters/M.Mallory 1981


Ferrari 250 GT California


Ferrari 250 GT California

1962 : Johnny rachète à son imprésario Johnny Starck une Buick cabriolet Invicta 225 de l’année 1959. Une voiture que Johnny adorait, avec laquelle il est notamment beaucoup parti en tournée. Elle possédait une particularité de taille  : sous le tableau de bord, on trouvait un… mange disque  ! Le must du chic à l’époque ! Idéal pour écouter la dernière chanson de Johnny, L’idole des jeunes qui est en tête du Hit Parade. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Johnny qui fracassera la voiture. C’est Jean-pierre Pierre-Bloch, son secrétaire qui, un jour de grand vent (et de trop grande vitesse  !) pliera tout le flan droit de la Buick en négociant mal le porche de la propriété de Johnny ! 16


Buick Cabriolet Invicta 225

Au volant de la Buick cabriolet, Johnny a roulé depuis la capitale vers le midi en compagnie de son secrétaire de l’époque : JeanPierre Pierre-Bloch. Arrivé à Nice, il a pris possession de sa magnifique et rare Ferrari 250 GT California. Du confort un peu bourgeois et serein de la Buick, Johnny passe à la nervosité à peine contenue de la Ferrari.

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La Ferrari 250 GT California gris métal. Ce magnifique Spider porte le nom de California car il était initialement destiné au marché américain. Produite entre 1960 et 1963, la Ferrari 250 GT avec son moteur V12 développant 280 chevaux n’a été déclinée qu’à cent exemplaires dans le monde. On peut dire qu’il s’agit là très certainement de la plus belle voiture qu’ait jamais possédée Johnny. Voiture qui, de par sa rareté, atteindrait aujourd’hui une valeur de près de 5 millions d’euros. Il avait l’habitude de la conduire tandis que son secrétaire, Jean-Pierre Pierre Bloch, le suivait au volant de la Buick. Imaginez le regard des passants devant un tel cortège…

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Tous les week-ends, son pote René Dindin lui amenait sa belle Harley rouge jusqu’à la caserne d’Offenburg afin qu’il puisse vivre pleinement sa passion pendant ses jours de permissions. Pour le remercier, Johnny lui a dédicacé cette photo.

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Dindin, le « Docteur » et Johnny, la « bande Harley ». Dindin crée le premier club Harley Le Harley Davidson Club de France pour éviter les remontrances de la police qui traque les bandes de motards sensées semer la terreur… Le soldat Johnny, bien qu’il n’ait bénéficié d’aucun régime de faveur à l’intérieur de la caserne, bénéficiait de quelques privilèges à l’extérieur. Il louait ainsi une chambre à Durbach tout près d’Offenburg et avait des permissions hebdomadaires. Tous les samedis, il allait faire la fête à Baden-Baden, ville voisine d’Offenburg, en compagnie de Carlos et de quelques amis. Leur jeu préféré, authentifié par Carlos himself, était de remplir une coupe géante de Bourbon et de Coca (beaucoup de Bourbon et peu de Coca  !) puis le la vider consciencieusement en faisant passer le précieux calice de main en main! Une fois la formalité effectuée, la joyeuse troupe prenait la route pour faire la fête. Les idées tellement claires qu’il est arrivé que Johnny et ses amis prennent l’autoroute… à l’envers ! Ah, ces autoroutes qui changent de sens, ça devrait être interdit !

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Ferrari 275 GTB2 Short Nose - 1963


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Fin 1966. Johnny est déjà rompu à la « Rock’n’roll  attitude » avec sa nouvelle acquisition, une Norton Atlas 750. Mais Johnny ne se contente pas d’un engin de série. Sur ce modèle, il a fait monter un guidon des modèles américains. Johnny optera souvent pour la personnalisation de ses machines et aura souvent des voitures ou des motos uniques .


Moto revue le magazine de référence pour les fans de motos (et particulièrement au cours des années 60/70). Insigne honneur, Johnny est en couverture du numéro du 24 décembre 1966 pour présenter sa Norton Atlas qui fait l’admiration de tous les motards.


Ford Mustang coupĂŠ 390 GT


Son copain Hubert animateur de Salut les Copains à Europe 1 s’est également essayé au pilotage des Ford Mustang !

14 janvier 1967 : Johnny est au départ à Reims de la 36e édition du mythique Rallye de Monte Carlo, en compagnie du pilote Henri Chemin, qui est alors également directeur des compétitions et responsable des relations publiques chez Ford France. Il pilote une Ford Mustang coupé 390 GT avec 6,4 litres de cylindrée. La voiture développe 335 chevaux et peut atteindre 240 km/h en vitesse de pointe. Johnny qui doit assurer de nombreux concerts ne suit pas le programme d’entraînement prévu pour lui avant la course. Retenu par des engagements à l’étranger, il ne pourra même pas reconnaître le parcours et notamment les routes de montagne, plongeant son copilote Henri Chemin dans un océan de perplexité mais confiant dans les qualités de son poulain  : «  Si Johnny est en forme, d’accord.  Tant pis pour le manque d’entraînement ! » Johnny trouvera juste le temps, quelques jours avant le départ, de se familiariser avec sa voiture sur le circuit de Monlhéry loué spécialement pour lui. Le 14 janvier, Johnny est, avec Henri Chemin, au départ à Reims pour un premier périple de 2899 km qui doit les conduire à Monaco. Malgré les nombreuses difficultés de la route, le duo parvient à bout de cette première partie du Rallye qui les mène à Bruxelles, Liége et Amsterdam. Ce sera avec 8 minutes de retard seulement qu’il va s’aligner pour la seconde épreuve, Monte-Carlo-Chambéry-Monte-Carlo. Mais la malchance va s’acharner : après l’éclatement de deux pneus avec lesquels ils ont continué de rouler pendant 10 km, Johnny et Henri Chemin sont disqualifiés pour emploi d’un pneu non réglementaire. Malgré ces revers, Johnny va s’attirer bien des éloges pour cette participation éprouvante. Les commentaires des professionnels évoquent la course « d’un débutant très doué ». Ce que le secrétaire général du rallye, M.Taffe, confirme : « Pour moi, les performances de Johnny sont le véritable exploit du Monte-Carlo 1967. » Pas mal pour un coureur parti sans préparation !

Johnny à l’attaque sur la neige dans le célèbre col de Turini.

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Henri Chemin

Guy Ligier

Joe Schlesser

ford GT 40 1967

Johnny est ici aux 24 heures du Mans où il va se produire en spectacle à l’occasion de ce rendez-vous mythique. Il est ici en compagnie de Guy Ligier, un grand nom de l’automobile Française, et de Joe Schlesser, un pilote de l’écurie Ford. Ils sont photographiés devant des Ford GT40 victorieuses des 24 heures l’année précédente. L’usine Ford dirigée par Lee Lacocca a décidé de produire une voiture avec un seul objectif en tête, gagner les 24 heures du Mans ! Contrat rempli puisque la Ford sera victorieuse en 1966 et 1969. Elle gagnera également le Championnat du Monde de Voiture de Sport pour Ford en 1968 et les 24 heures de DAYTONA.

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ford GT

2007

40 années plus tard, Johnny est l’heureux propriétaire d’une Ford GT qui est la réplique de la GT40 du Mans 1966. Une voiture créée à l’origine pour la compétition, qu’il utilise sur route en tenant compte, cela va de soi, des limitations de vitesse !

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Paris, Octobre 1968 : il est 5 heures du matin quand Johnny emprunte l’avenue de Versailles pour rejoindre l’autoroute. Il roule en Mustang derrière un camion quand tout à coup un vélo débouche devant lui. Pour l’éviter, Johnny freine, mais la route est mouillée et la voiture dérape. Elle emboutit une Deux-Chevaux  et les voitures suivantes garées au bord du trottoir. Toujours classe et élégant, Johnny laisse sous l’essuie-glace ses coordonnées afin que le malchanceux propriétaire de la « Citron » puisse le contacter pour établir un constat !

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1968

1968

Johnny Hallyday

1968 : Johnny craque pour la Reine des Anglaises, non pas la souveraine Élisabeth, mais la cultissime Rolls-Royce Phantom ! A l’instar de la Reine d’Angleterre ou de John Lennon, Johnny s’offre une Rolls Phantom 5 ! Une voiture bien évidemment exceptionnelle par son confort, son espace et surtout pour l’expression du luxe qu’elle incarne à elle seule. Quoi de plus classe qu’un rocker, qu’un rebelle, peu soucieux des conventions et des codes de la bonne société, au volant d ‘une Rolls ?

Perversion totale, celle de John Lennon était décorée de motifs et de couleurs psychédéliques ! Celle de Johnny était très chic : noire et grise métallisée. La naissance de la Rolls-Royce est le résultat d’une rencontre entre Henry Royce, un fabricant de grues électriques à Manchester, et Charles S. Rolls, un pionnier de l’automobile qui vendait des Panhard à Londres. La Rolls Silver Shadow comportait une construction unitaire, une mise à niveau automatique, une suspension entièrement indépendante, des freins à disque servo-assistés, avec trois circuits séparés. Elle conservait le moteur à 8 cyl. en V de 1960, ainsi que le radiateur traditionnel.

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« T’as une voiture comme dans les films On dirait que la chance est au bout de tes phares… » Du même côté de la rivière D.Barbelivien 1979


Rolls-Royce Phantom 5


Voici peut-être la moto la plus extraordinaire qu’ait jamais possédé Johnny ! Il s’agit d’une Triumph Bonneville 650 que Serge Leeman (membre imminent de la « bande à Jojo » passionné de moto et encore plus de Triumph  !) avait préparé spécialement pour la star (Johnny déclarera d’ailleurs à propos de cette moto : « j’ai tellement trafiqué et enjolivé ma Triumph qu’elle est presque devenue… une Harley ! »). Outre ses performances, ce qui était fou avec cette Triumph, c’est qu’elle était entièrement chromée et dorée à… l’or fin ! Non content des dizaines de Disques d’or amassés, Johnny s’est offert une moto du même métal ! Serge Leeman a eu beaucoup de difficultés pour trouver un artisan capable de dorer, à l’or fin, un réservoir de moto ! Il a fini par confier cette prouesse à un spécialiste des ferrures qui travaillait pour la prestigieuse maison Hermès. Plusieurs bains de feuilles d’or ont été nécessaires pour que la Triumph se transforme en métal précieux. Quand elle n’est pas un « bijou en or », la « Bonnie » n’en reste pas moins une des motos les plus célèbres de la production anglaise. Son histoire commence sur le lac salé de Bonneville, dans l’Utah. Ce jour-là, Johnny Allen atteint 342 km/h sur une machine utilisant un moteur de 650 cm³ provenant d’une Triumph Tiger 110. Bien que ce record n’ait pas été officiellement homologué, l’usine décide de rendre hommage à l’homme et à sa machine en présentant, en1959, la T120 Bonneville (T120 parce que capable d’accrocher les 120 mph, soit environ 193 km/h ).

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Triumph Bonneville 650

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73/74

1973

Johnny Hallyday

Avide de nouveautés et de sensations, l’artiste a ramené de Los Angeles en 1973, cet étonnant chopper Harley conçu sur une base Electra Glide 1200. Il a été très compliqué d’immatriculer cet engin qui ne présentait pas les caractéristiques habituelles des motos de série ! Il est ici devant son domicile de l’avenue du Président Wilson à Paris, avec son ami, Michel Polnareff qui a signé en 2007 un retour attendu et triomphal sur les scènes françaises.

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« Au signal moi j’saurai c’que j’ai à faire J’sors la moto direction le désert Hey Joe, ici ce s’ra irrespirable On s’oxygène, on va rouler su’l’sable… » On va vous en donner du rock B.Victoire/B.Bergman 1982


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Au salon de la compétition, Johnny enfourche une Japauto de course. C’est sur une Honda 750 engagée par le concessionnaire parisien Japauto que Michel Rougerie a remporté Le Bol d’Or 1969 avec son coéquipier Daniel Urdich.

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En 1971. Sur les Champs Elysées avec Sacha Rhoul, qui était son secrétaire de l’époque, et sa dernière machine  : une 750 Honda qu’il fit transformer en 950 par Japauto. « un conseil : avant de foncer à moto, il faut faire ses classes. Il faut bien connaître son engin. Il faut savoir qu’il suffit d’un dixième de seconde pour perdre le contrôle. » Sages conseils de Johnny !

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75/76

1975

Johnny Hallyday

1975. Johnny emprunte un transport en commun peu commun… le panier à salade… Cela arrivait assez souvent à Johnny qui ainsi échappait plus facilement à l’insistance des fans. Aujourd’hui, pour faciliter son accès à un show, Johnny est souvent accompagné de motards de la Gendarmerie Nationale. Encore plus efficace !

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« Hier j’ai pris 230 à Montpellier J’ai souri au radar photographié Les flics m’ont dit Johnny tout de même Il n’y a donc personne que tu aimes On dirait que tu veux t’tuer Moi, ça m’a fait marrer… » Montpellier J.Hallyday/C.Lemesle/P.Billon/B.Victoire 1982


Johnny avec sa Porsche Turbo 3 litres !


En 1978, mariage de Carlos avec Mimi au « Club 13 », à Deauville. Johnny, qui est le témoin de son vieux copain (ils se connaissent depuis 1959  !), est arrivé au volant d’une très belle Mercedes 450 SL 6 litres 9.

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1990

1990

Johnny Hallyday

Au terme du voyage, à Los Angeles : La photo est prise à Beverly Hill sous un soleil de plomb. Petite précision, à cette époque, en 1990, le casque n’était pas encore obligatoire en Californie. Et c’est vrai que conduire les cheveux au vent, c’est très agréable mais… dangereux !

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« Mon Amérique à moi, c’est une route sans feux rouges Depuis l’Hudson River jusqu’en Californie… » Mon Amérique à moi J.Hallyday/E.Bouad/P.Labro 1982


« Alabama, Arizona,Nevada High-way 40 Texas city Route 66 J’ai pas besoin du reste Pour rouler vers l’Ouest… » Rouler vers l’ouest J. Hallyday/P. Billon 1991

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1991. Jean Basselin rejoint Los Angeles pour chercher la dernière voiture a avoir tapé dans l’œil de l’artiste : une Cobra ! Il s’agit d’une réplique de Cobra Era équipée d’un moteur Ford 7 litres. Johnny ne profitera pas très longtemps de son nouveau monstre dont le moteur rendra l’âme lors d’un voyage à Saint-Tropez. Que sa Cobra repose en paix ! 48


Cobra Era


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Ferrari TR 512 «  Harley, Ferrari & cuir noir  ». Les signes de reconnaissance d’un rocker qui aime la vitesse, la puissance et la légende  ! Le plus difficile étant de savoir combien de Ferrari, de Harley et de… cuirs noirs Johnny a possédé ? Faites vos jeux !

Harley Davidson 1340 Softail


2000 à

2000

aujourd’hui Johnny Hallyday l i t a d i g

r u o T USA 2007 s. strée réservé tion publique uvre enregi pour l’exécu taire de l’œ et du proprié tion de ce vidéogramme rdite. éographique inte l’éditeur vid hange, l’utilisa gratuite, est Tous droits de , la location, le prêt, l’éc autre utilisation même .fr te lication ork : dpcom t interdits. Tou ation, la dup iffusion son Photo News Agency. Artw Sauf autoris et la radiod © Angeli

Johnny sur la Harley Heritage Softail qui l’a mené, en Juillet 2007, de Santa Fe à Los Angeles pour un périple à travers les plus beaux paysages américains. Troisième aventure du genre pour Johnny qui était accompagné du commissaire Moulin, Yves Rénier, du compositeur Pierre Billon, de Philippe Fatien, roi des nuits parisiennes et de Jean Basselin, complice de Johnny pour le présent ouvrage et expert « des motos » de la star !

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« Y a pas de quartier à Alamo La trompette dit ça comme il faut, On fera bien boire les motos On leur donnera des noms de chevaux… » L’Étoile solitaire J.P.Buccolo/E.R.Gil 1989


Harley Davidson Heritage Softail


Tunisie Avril 2002, au rallye de Tunisie, Johnny roule en Nissan, une voiture idéale pour ce genre de course. Et c’est encore au côte d’André Boudou que Johnny s’élance. Ils termineront l’épreuve à la 21ème place.


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Lors d’un voyage aux Etats-Unis, Johnny a découvert le Hummer… Il en a fait rapatrier un en France. Conçu en 1992, le Hummer est la version civile du Hummer utilisé par l’armée américaine depuis le début des années 80, notamment pour rouler dans les ornières laissées par les chars d’assaut. Précurseur, comme à son habitude, Johnny a été le premier à rouler avec cet énorme 4x4 en France. Dans la cour de la Savannah à Marnes la Coquette, Johnny est au volant de sa Smart. Saisissant contraste  avec le Hummer qui se pose un peu là !


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2005. Villa Savannah, à Marnes la Coquette, Johnny pose aux côtés de sa Ferrari Modena 360 Spider. Il s’est servi de cette magnifique voiture pendant une saison et l’a ensuite revendue avant d’acquérir la Ford GT. La Ferrari Modena et sa version Spider démontrent que les studios Pininfarina restent créatifs dès lors qu’il s’agit d’une voiture frappée du petit cheval cabré.

Ferrari Modena 360 Spider


Une très belle moto en série limitée : une 996 SPS Ducatti. Johnny l’a achetée par l’intermédiaire de Paul Belmondo. Le fils de Jean-Paul est un passionné de belles machines et un pilote émerite !

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Ford GT


Johnny et sa voiture actuelle, une Ford GT préparée de 550 ch ! Une sonorité hors du commun grâce aux échappements inox. À Marnes la Coquette, avec Jade et Laëticia et à Paris tout près du restaurant de Johnny et de Claude Bouillon. C’est grâce à Michel Rougerie que Johnny et Claude Bouillon se sont rencontrés. En effet, ce dernier était un ami intime du pilote et l’accompagnait sur les circuits. Michel Rougerie a présenté Claude Bouillon à Johnny qui sont devenus amis et ont décidé de créer ensemble le restaurant le Balzac, avec le succès qu’on connaît.

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Pas de séjour à Los Angeles pour Johnny sans qu’il craque pour une nouvelle machine. Le séjour de l’été 2007 n’a pas dérogé à la règle et Johnny s’est offert un nouveau monstre, un Low Rider sur mesure.

Low Rider à moteur S&S sur mesure pour Johnny.


Laëticia aime également les cabriolets « classics » comme cette Austin-Healey 3000 des années 60.

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L’équipe de l’aventure à Moto 2007. Autour de Johnny, Jean Basselin, coauteur de Rock’n’Roule et organisateur du périple américain, Pierre Billon, compositeur et qui partage avec Johnny la passion des motos, le commissaire Moulin, Yves Rénier et Philippe Fatien, roi des nuits parisiennes (il possède plusieurs Clubs dans la capitale). Patrick, le chauffeur de Johnny, accompagnait le groupe au volant du Dodge double cabine et assurait l’assistance et le transport des bagages. L’équipe vidéo, Gaetan et Fabien, complétait le groupe emmené par deux guides, Philippe et Carole. 64


Grand Canyon, été 2007.


Jean Basselin remercie pour leur contribution précieuse tout ceux qui ont permis que son rêve devienne réalité… Johnny Hallyday et Laeticia Hallyday…

Jean Basselin à Daytona en 2003 (Fomula 750).

Jean Basselin Né le 6 juin 1950 à Boulogne Billancourt, ce Gémeaux comme Johnny, est un authentique passionné de bolides, à commencer par les motos dont il est en plus un spécialiste reconnu. Licencié en 1976, il a disputé de nombreux prix et côtoyé, sur les circuits du monde entier, les plus grands champions avant de devenir responsable d’une concession moto. En 1986, Johnny débarque dans son magasin de BoulogneBillancourt en compagnie de Pierre Billon et achète trois Harley en 15 jours  ! Cette rencontre va marquer le début d’une amitié nourrie de virées et de voyages en deux ou quatre roues, comme l’équipée (sauvage) qui conclut cet ouvrage et qui les a menés en juillet 2007, de Santa Fe à los Angeles, en compagnie de Yves Rénier et Pierre Billon, les copains de toujours.

Et puis… Pierre Billon                                                     Paule Bruant Gérard Chappaz Claude Bouillon Pierre Sola Philippe Fatien Rémi Bouet Véronique Désormière David Pairé Christian Audigier Renaud Page Jean Béatove Carlos Dolto Jean François Le Forsonney Catherine Serre-Basselin Michel Jankielewicz Pierric Le Perdriel Yves Rénier Suzanne Basselin Julie Basselin Patrick Roussel Fatima L’éditeur remercie Johnny Hallyday et Jean Basselin, pilotes émérites de ce livre, pour leur confiance. David Pairé pour en avoir eu sous le capot pour toujours garder la bonne direction (artistique  !) pour ces pages. Véronique Desormière pour avoir mené ce livre à bien lancé à toute

Natchez Philippe Campion Olivier Bugeval Erick Orblin Maurice Roux Lucien Helle Jean Luc Dettome Xavier Dupuy Eric Charles Eric Thuillier Bruno Gillet Patrick Greffier Philippe Protin Jacky Lubrano Josy Foichat Tony Frank Pascal Venditti Zed Marc Rabineau Françoise Carminati Jacques Verrecchia Robert Partouche Bruno Khayat Evelyne Boyer vitesse, sans ceinture de sécurité. Tous les photographes qui ont éclairé pleins phares,ce livre de leur talent et notamment (dans le désordre) JeanMarie Périer, Jean-louis Rancurel, Jean-Marc Rouget, Daniel Angeli, Tony Franck, Bernard Leloup,. Pierre Ramskint, Printing, pour la bonne « impression » qu’il laisse au terme de cette dangereuse course de vitesse.

remerciements


avec Jean Basselin

Photos © H&Q / Coirbis / Angeli / Jim Arndt.

Depuis sa première Triumph TR3, étrennée le jour des ses 18 ans, jusqu’à sa dernière Harley Davidson Night Road Special, Johnny a gardé la même gourmandise, la même Envie pour ces engins de l’Enfer (Ses Harley Made in Amérique ne sont-elles pas toujours immatriculées JH 666, le chiffre du Démon !). Avec  Rock’n’Roule, Johnny a enfin accepté de partager sa passion en ouvrant son garage aux merveilles, où vous allez découvrir la plus belle écurie de monstres roulants jamais réunis. Cet ouvrage vous touchera, c’est certain, en plein cœur ! Car il s’adresse à cette part en nous qui refuse de grandir, qui refuse de se soumettre, qui refuse de renoncer aux rêves. En parcourant ces pages nous sommes aux côtés de James Dean, de Marlon Brando, de Johnny. Nous vivons notre Équipée sauvage, notre Fureur de vivre, prêts À tout casser ! Que Johnny soit ici remercié du fond du cœur pour ce cadeau précieux fait à ses admirateurs avec ce livre et, audelà, à tous les amoureux d’auto et de moto érigé en style de vie, voire en raison de vivre ! Merci également à Jean Basselin à qui l’on doit l’initiative de ce projet. Personne n’était plus légitime que lui pour accompagner Johnny dans ce voyage dans le temps. Cet ancien brillant pilote a été le compagnon de Johnny de tellement de virées aux quatre coins du monde (jusqu’à la plus récente en juillet 2007 de Santa Fé à Los Angeles) qu’il est le témoin privilégié de la passion de la star. Nul n’était mieux placé que lui pour raconter ce Johnny qui Rocke, ce Johnny qui Roule, ce Johnny qui Rock’n’Roule.

Johnny Hallyday

Couverture : www.dpcom.fr

Rock’ n’ Roule

Arthéléna Éditions ISBN 978-2-916832-08-1 49,90 € TTC prix France

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782916 832081


Rock'n'Roule  

Johnny Hallyday avec Jean Basselin Rock'n'Roule motos de légendes, voitures de rêve…

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