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La Petite Maison

Magic De Cannibal dans la Sound Balzaal Stage Prairie System

dour d'hier Terror

Magic Soundsystem

LE GUIDE

hit! des festivals s l l u B No

13:30-14:10

Los Petardos

Sx

14:10-14:50

Socalled

Alborosie

Airship

15:40-16:20

Soprano

18:00-19:00

19:00-20:00

20:00-21:00

Blood Red Shoes

21:00-22:00

21:00-22:00

AaRON

22:00-23:15

23:00-00:00

The Drums

23:00-00:00

00:00-01:30

01:30-02:15

Kap Bambino Popof

02:30-04:00

NoBullShit! sélection

Bomba Freegow Shitmat Estereo Hugo 02:00-03:15 03:15-04:00

01:00-01:50

High Tone

01:00-02:15

Bonaparte

02:30-03:15

O.B.F O.B.F Bassnectar & Oddateee 00:15-01:00 & Brother Culture 02:15-02:45 02:45-04:00

01:15-02:00

Junior Boys

Pendulum live

Kaly Live Dub

23:30-00:15

23:45-00:45

Hercules And Love Affair

Born From Pain

Shantel & Bucovina Club Orkestar

Busy Signal & HI Voltage Band

21:45-22:45

CocoRosie

21:35-22:35

Groundation

Public Enemy

Metronomy

19:00-20:00

20:00-21:00

Tokyo Ska Paradise Orchestra

Karma To Burn

19:40-20:40

Israël Vibration

Gaëtan Roussel

Rohff

Boris

18:00-19:00

18:00-19:00

The Bewitched Hands

17:10-18:00

Anthony B

17:10-18:00

16:20-17:10

15:40-16:20

Mahala Raï Banda

16:20-17:10

Russian Circles

16:30-17:10

Tarrus Riley

14:50-15:50

Akro

15:20-15:50

14:50-15:40

14:10-14:50

Clan d’Estime

13:30-14:10

Ultraphallus K-Branding

14:10-14:40

Dagoba

Outre le supplément gratuit NoBullshit! que vous tenez dans les mains, retrouvez chaque semaine dans Moustique nos deux pages spéciales Festivals et notre agenda des concerts. L'actu des festivals, les comptes rendus, les interviews et les potins du backstage, c'est aussi sur www.moustique.be

Angel Crew

backstage

First Blood

"Bob Marley is not dead! Bob Marley is alive!". En une phrase, Harrison Stafford, chanteur/guitariste de Groundation, a résumé l’esprit du concert. Pourtant en route depuis 5 heures du matin - ils arrivaient du Maroc -, le groupe démarre au quart de tour. Peut-être étaient-ils dopés par la perspective de se retrouver, pour la première fois depuis longtemps, au grand complet. L’ambiance monte encore d’un cran un quart d’heure plus tard avec Could you be loved?, un grand moment de communion. Leur sélection intelligente passe encore par Soul Rebel, So much trouble in the world ou encore un enchaînement War, No more trouble. Ils ne se contentent pas de copier mais se réapproprient les chansons, sans les dénaturer, en y ajoutant des passages instrumentaux durant lesquels chaque musicien a l’occasion de montrer son savoir-faire. A ce petit jeu, derrière son Roland, l’organiste Marcus semble au-dessus de la mêlée. Enfin, les vibrations positives qu’envoie ce groupe souriant nous a presque fait oublier qu’au-dessus de nos têtes, le ciel se déchaînait.

Après Pulp le vendredi, c’était au tour d’autres vétérans britanniques de donner une coloration très années 90 à l’affiche de la Last Arena. Pas question de brit-pop ici mais plutôt de réminiscences glam-rock. Lorsque les hits comme «Animal Nitrate», «Trash», «Beautiful Ones» ou «Filmstar» sont joués, pas de problèmes. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont cartonné à l’époque. Bonne surprise également lorsque le groupe aborde les morceaux les plus rocks d’un passé plus récent. Par contre, les ballades passent mal la rampe. Peut-être, en partie, à cause du climat, reconnaissons-le. La pluie a cependant peu de prise sur Bret Anderson, l’homme à la mèche, qui finit pratiquement dépoitraillé comme d’habitude.

00:45-02:00

SUEDE the last arena

Le Bal des Enragés feat. members of Tagada Jones, Parabellum, Black Bomb A, Punish Yourself, Esprit du Clan, Loudblast...

A soixante ans, il tient toujours la forme le Jamaïquain. Pour l’avoir plusieurs fois vu, alors qu’il avait abusé de l’herbe de Jah, nous avons cette fois été surpris positivement. Au début du concert, il rappelle pourquoi Massive Attack s’est largement inspirée de ses morceaux, avant d’en faire une de leurs voix, en jouant "Spying Glass" ou "Man Next Door" dans des versions reggae roots. Pour la suite, il alterne dub et jeu de batterie drum’n bass en revisitant quelques monuments comme "Skylarking" ou "Roots of all Evil". Une nouvelle fois, le Dance Hall porte bien son nom. Sur scène comme dans la salle.

The Ocean

Dance Hall

T.C.M.F.H.

Groundation tribute to Bob Marley the last arena

Horace Andy

22:50-23:50

Cela faisait un petit temps que l’on attendait de pouvoir sur scène 13 & God, l’alliance du groupe d’indie-rock The Notwist et de Themselves, le duo rappeur/producteur de chez Anticon. Et l’attente en valait la chandelle. Ils profitent de tous les angles de visée que leur donne leur alliance entre leurs univers alternatifs respectifs. Ambient groovy, électro-rock mélancolique, hip-hop décalé: les morceaux installent des ambiances prenantes, ce qui est aussi un point de fort de leurs deux albums. Le flow mitraillette et la voix de canard de Doseone, qui ne se tait pas une minute - notamment très étonné par la prolifération de chapeaux de cow-boys - et qui adore faire le pitre, fournissent le fil rouge de la prestation. Quand il ne se charge pas d’exciter le public durant un final noisy-rock explosif.

C’est une expérience toujours un peu surprenante que d’assister à un concert reggae sous la pluie. Une question de contraste entre le climat et le degré d’ensoleillement de la musique. Un confrère nous fait également remarquer, à juste titre, que l’odeur des dreadlocks mouillées est plus forte que celle de la ganja. Entouré d’un groupe emmitouflé et encapuchonné, le chanteur de 56 ans arbore, pour sa part, une tenue bien rastafarienne. Compositeur prolifique, 25 albums de 1975 à 1996, son reggae seventies vaut surtout pour sa voix et ses paroles. Parce que, côté musical, c’est tout de même très répétitif et seules les lignes mélodiques du synthé viennent apporté un peu de variations. Reste le plaisir d’assister à une prestation sans fioritures de laquelle émane un plaisir évident d’être sur scène.

20:35-21:35

La Petite Maison...

Johnny Clarke the last arena

18:50-19:50

13&GOD

Josaj Chung, alias Nosaj Thing, est le nouveau prodige californien qui marche les traces de DJ Shadow ou de Flying Lotus, également à l’affiche ce samedi. Servi par un visuel éclatant de sobriété, il propose des instrumentaux hip-hop lancinants nappés de boucles électro. Il y a des infrabasses, des LED, des samples judicieux et surtout beaucoup de maîtrise dans sa manière d’enchaîner les plages. Plus méditative que dansante, sa musique a permis au public dourois d’oublier les conditions météo dantesques et de plonger dans la twilight zone. Après "Drift", un premier album paru sur le label Alpha Pup en 2009 et un fameux remix de Heaven Can Wait pour Charlotte Gainsbourg, il devrait sortir sa nouvelle plaque à la rentrée.

17:10-18:00

Fer de lance du label revivaliste ska 2-Tone à la fin des années septante, aux côtés de Madness et des Specials, The Selecter s’est reformé en 2010. Il y a eu des défections dans le line-up, certes, mais le principal, c’est que la rude girl Pauline Black emmène toujours la troupe et que les cuivres étaient présents à Dour. La formation multiraciale anglaise a livré le concert idéal pour commencer la journée. Des morceaux sautillants, des poussées de cuivres et des tubes qui font toujours du bien dans les oreilles comme Missing Words, On My Radio ou encore Too Much Pressure tiré de leur premier et meilleur album du même nom. En cerise sur le gâteau, le single Back To Black annonciateur d’un nouvel album à paraître en septembre.

Magic Soundsystem

15:50-16:30

Dance Hall

NOSAJ THING

14:40-15:20

THE SELECTER

Bien qu’originaire de Los Angeles, Terror réunit tous les ingrédients du hardcore new-yorkais et impose encore un peu plus sa légitimité avec son nouvel album "Keepers Of The Faith". On ne sait si c’est parce que leur frontman Scott Vogel fêtait son anniversaire ou parce qu’ils adorent jouer dans des conditions météo diametralement opposés à celles qui caractérisent leur Californie bien aimée, mais toujours est-il que les gars de Terror ont tout donné à la grande joie d’un public très jeune. Le quintette ne confond pas pas agressivité musicale et précipitation. Ils savent jouer et délivrent un set parfaitement rodé, puissant et carré avec une mention spéciale pour le batteur Nick Jett. A la fin du concert, il y avait pas moins d’une trentaine de kids qui jumpaient du podium. Un joyeux bordel parfaitement maîtrisé par la security.

13:00 14:00 15:00 16:00 17:00 18:00 19:00 20:00 21:00 22:00 23:00 00:00 01:00 02:00 03:00 04:00

Le mauvais temps a tout de même du bon: il pousse le public à investir les chapiteaux pour, par exemple, découvrir le Britannique d’origine nigériane. Petit chapeau et allure nonchalante, le MC est entouré d’un guitariste et d’un batteur tandis que lui s’occupe de son laptop et autres machines. Flow hip-hop avec sa voix de baryton et musique qui vogue entre dubstep, électro et pop indé, Ghostpoet affine son univers bien personnel au fil de ses prestations estivales. Quelque part entre la musique lunaire de TV on the Radio et le rap très insulaire de Roots Manuva, dans les moments plus tendus et bondissants de la fin, le trio a mis le feu au chapiteau. Espérons que cela pousse un bon nombre de spectateurs à investir dans son premier album "Peanut Butter Blues and Melancholy Jam". Ils ne le regretteront pas.

Cannibal Stage

Petite The Club Magic LaMaison Last Circuit Dance Sound dans la Cannibal De Arena Marquee Hall System Prairie Stage Balzaal

GhostPoet

Club The Dance Circuit Last Hall Marquee Arena

public enemy the l ast arena - 20:00


focus

vu du bar

coup de cœur

NOBULLSHIT!

l Jarvis le grand. Il y a plus d’un bar à Dour. Pris d’une envie pressante

Akro

durant le concert de Vitalic, que nous regardions en frontstage, nous sommes partis à la recherche de toilettes que nous avons trouvée juste à côté d’un petit coin très cosy. Entouré de sa cour, Jarvis Cocker de Pulp avait improvisé une terrasse à côté d’un container transformé en salon. Charmant, notre hôte a même pris la peine de tailler une petite bavette, alors que nous voulions simplement le remercier pour son concert, avant de nous inviter à se servir dans son frigo. Un grand monsieur. Et pas que par la taille.

l Touche pas à ma tonnelle! Ce sont nos amis et confrères de Frontstage qui ont révélé

l’info. Les courageux bénévoles chargés de contrôler les accès au backstage ont été victimes de vol et de tentatives de vol de tonnelles par des festivaliers pas très futés voulant s’abriter du déluge qui s’est abattu ce samedi sur le site de Machine à Feu. Pour éviter de nouveaux larcins (et aussi pour qu’elles ne s’envolent pas sous le coup des rafales), les tonnelles ont été démontées et rangées dans les hangars. Sympa comme tout, notre webmaster Alain a filé des coupe-vents à ses petits camarades du checkpoint .

l Big Up à nos bénévoles. Si vous tenez ce

NoBullshit! dans ces mains, c’est grâce à notre équipe d’hôtesses et de promo boys coachées par Thibaut et la charmante Céline. Merci, merci, merci!

lPerles. Plus le festival avance, plus les

conversations autour du petit bar dans les bois prennent un contour surréaliste. Preuve avec ce jeune homme fauché qui a tenté d’amadouer les gentils barmen: "Si je te montre des lunettes qui donnent pas la vue, tu me donnes une bière?". Bien essayé, ket. Pas mal non plus cette confusion géographique: "Vous êtes des Parisiens de Lille?".

l Dour

B A de tous les extrêmes. On connaissait la pizza quatre fromages. On a eu droit cette année au festival quatre saisons. Un froid hivernal jeudi, un vrai été vendredi et le déluge ce samedi. Selon miss Météo Tatiana Silva, les campeurs devraient démonter leur tente ce lundi matin les pieds dans la neige. On profite de cette bonne nouvelle pour faire un petit quizz. Devine quelle photo a été prise vendredi et quelle autre date de samedi? Réponse à envoyer à www.moustique. be. Non, on ne gagne rien. It’s only for fun.

lNoBullshit! chez toi. Les derniers exemplaires de NoBullshit!

ont été gracieusement offerts à Keira Knightley qui voulait les accrocher dans son mobile home hollywoodien. Tous nos stocks sont donc épuisés. Si vous voulez revivre le Dour Festival, rendez-vous sur www. moustique.be. Les quatre numéros de NoBullshit! y sont disponibles en PDF. Vous y retrouverez aussi nos galeries photos, reportages d’ambiance et interviews. La saison des festivals ne s’arrête pas pour la rédaction musicale. Rendez-vous ce mercredi 20 juillet pour le dernier bilan de Dour, un dossier spécial Francofolies et la présentation du Dranouter Folk Festival. La musique qui pique, c’est dans Moustique et nulle part ailleurs.

A

AaRON

genda chargé pour AaRON. Hier, le groupe se produisait aux Vieilles Charrues. Et après sa prestation au Dour Festival, on pourra encore le voir aux Francofolies de Spa le 22 juillet. A la rentrée, Aaron se lance dans une tournée acoustique avec, en décembre, un album "Unplugged" sur lequel on trouvera des versions live réarrangées de leurs deux albums ainsi que des inédits. Ce périple acoustique fera trois escales en Belgique: le 26 janvier à La Louvière, le 27 janvier à l’Ancienne Belgique et le 28 au Forum de Liège. Nous avons joint au téléphone Simon Buret, chanteur d’AaRON.

Alors, Simon, ça boume?

Oui, merci mec. Nous sommes très heureux des réactions suscitées sur cette tournée d’été. Nous avons réorchestré les morceaux de nos albums Birds In The Storm et Articifial Animals Riding On Neveland pour leur donner de nouvelles couleurs plus propices aux festivals et jusqu’à présent, on n’a pas encore reçu de plaintes de la part du public. Les Belges doivent savoir que ce sera différent de ce qu’on a fait lors de nos dates en salle.

Quel est l’endroit le plus insolite où AaRON s’est produit cet été?

Toutes les dates en festival sont atypiques. C’est, du reste, cette succession d’endroits insolites qui nous séduit. Nous avons joué face à des montagnes, en bord de mer, sur un parking. Ce sera encore différent à Dour ou aux Francos. Je crois fermement que l’atmosphère des sites de festivals déteint sur le comportement des artistes et du public. Les ambiances sont chaque fois différentes.

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Content de te revoir, nous craignions que l’échec d’"Akro au Crunk" soit fatal à ta carrière. Tu l’as digéré?

C’est un hasard si "Bleu électrique" est plus accessible au niveau du son?

J’avais juste envie de revenir à un vrai travail d’album avec des musiciens, quelque chose de plus ouvert aux autres courants musicaux et une mise à nu de ma personnalité. J’ai eu l’occasion de faire des concerts avec un groupe de douze musicos, ça te remet en question. Même chose quand tu côtoies des choristes qui abordent mieux que toi tout ce qui est mélodique. Ce sont des rencontres qui t’apportent quelque chose et m’ont permis de sortir du système DJ + MC. On s’est vraiment amusés, c’était un laboratoire de deux ans.

Nous travaillons de sorte à apporter plusieurs degrés de lecture au spectateur. Avec la musique, les textes et les arrangements bien sûr, mais aussi les lumières et le volume sonore. Nous sommes cinq sur scène et on se laisse toujours porter par nos chansons. En festival, nos concerts durent environ une heure quart. Il faut proposer quelque chose de fort, de cohérent, d’intense mais pas rigide, l’improvisation a aussi son importance.

Apparemment, tu t’es pris d’amour pour le jazz?

Non, ça fait longtemps que j’écoute du jazz, entre autres syles. C’est tout de même la base de la musique black. Mais il n’y a pas que des sons jazzy sur l’album. On a aussi samplé des bruits d’alerte de Mac pour des beats plus électros ou des morceaux à l’ambiance reggae et africaine. En fait, je voulais un album qui corresponde à mon âge et qui soit représentatif, globalement, de ce que je suis aujourd’hui et des diverses influences qui me nourrissent.

C’est quoi le pitch de votre tournée acoustique?

C’est finalement un travail très labellisé "old school". Notamment, au niveau de l’écriture.

Ce n’est pas de l’acoustique pure, plutôt des réorchestrations. Nous tournons depuis octobre 2010 et on s’est dit que si nous repartions sur la route à la rentrée, il fallait se mettre en danger et donner une nouvelle vie aux morceaux.

Je mets un point d’honneur à respecter un certain niveau d’écriture. Je ne veux pas rapper pour rapper, c’est inconcevable. Quand pendant tant d’années tu t’es battu en parlant d’intégrité, tu ne peux pas tout abandonner pour juste faire de la tune. J’aurais l’impression de me prostituer.

LAST ARENA - 23h00

à l’affiche

Public Enemyre Le CNN de l’Amérique noi

le bulletin Snif, snif! C’est la dernière journée du festival et déjà l’heure des bilans de cette vingt-troisième édition qui a battu tous ses records d’affluence avec une assistance cumulée de plus de 160.000 personnes. Toute l’équipe de Nobullshit! vous donne rendez-vous l’année prochaine.

Je trouve ton constat un peu dur. "Akro au Crunk" était ce qu’on appelle un street album, un délire de MC, en fait. J’ai voulu me faire plaisir sans penser en termes de succès.

Qu’est-ce qui rend la musique d’AaRON unique en festival?

No Bullshit!

Pour la 8e année consécutive, l’équipe de Pure FM Festivals Invasion sera en direct de cette 23e édition du Dour Festival. De 20 heures à minuit, Sylvestre Defontaine et émilie Mazoyer vous font vivre l’incroyable affiche de la Plaine de la Machine à Feu.

Accro à la vieille école

Magic Soundsystem - 14h50 Allez, on se calme cinq minutes et on s’assied, Tonton NoBullshit! va vous raconter une histoire. Remontons le temps jusqu’à la fin des années ‘80. Après sa naissance dans un esprit militant, le hip-hop découvre de nouveaux horizons avec les débuts du gangsta et du bling-bling. Du côté de Long Island (New-York), cela ne plaît pas à Chuck D. et il ne manque pas, via son émission radio, d’incendier ce qu’il considère comme un embourgeoisement de la communauté black. Avec son groupe, Public Enemy, il met au point une tactique: devenir le CNN de l’Amérique noire, c’est-à-dire s’emparer des médias pour diffuser son message de lutte contre des sphères de pouvoir encore trop majoritairement blanches. En bon disciple de l’agit-prop, il est également conscient que ce combat passera par l’image. Elle sera dure, militariste et son discours s’abreuvera aux théories que détestent l’establishment: le communisme et les discours de la Nation of Islam, le célèbre et sulfureux mouvement nationaliste noir.

Rédaction: Luc Lorfèvre et Pascal De Gendt - Direction artistique et photos: Marc Sterkendries - Conception graphique: Delphine Doerane - Webmaster: Alain Nassogne - Promotion: Thibaut Deckers. Supplément gratuit édité par Moustique - éditeur responsable: Jean-Luc Cambier, 5-7 Telecomlaan à 1831 Diegem.

L’effet est immédiat et les médias se précipitent au chevet de ce prêcheur aux ambitions révolutionnaires dans un mouvement d’attraction-répulsion qui les voit dénoncer ce qu’ils traduisent comme un discours raciste et homophobe. Par contre, les ventes du premier album, "Yo! Bum Rush the Show" ne décollent pas. Ce n’est que partie remise, une année plus tard, en 1988, "It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back" dévaste tout sur son passage. Véritable pamphlet, dont pratiquement chaque titre est devenu un classique (Don’t Believe the Hype, Louder than a Bomb, Rebel Without a Pause,...), il réussit également l’exploit peu commun d’attirer un autre public metal, pourtant considéré comme à l’opposé du hip-hop, alléché par la participation des thrasheurs d’Anthrax au titre "Bring the Noise". Vingt-trois ans plus tard, les échos de la déflagration se sont estompés mais le groupe conserve cet aura qui lui donne une place unique dans l’histoire du hip-hop.

LAST ARENA - 20H00

on a aimé Le réaménagement et l’agrandissement du site. T L’absence totale d’agressivité festivalière, même pendant les heures les plus imbibées de la nuit. T La Green Zone et les aires de repos. T Les toilettes qui ont doublé (800 cabines) et l’odeur qui a été réduite de moitié. T L’ambiance pendant le set marathon de Laurent Garnier. T Le regard halluciné du public durant la prestation de Feed Me. T La qualité des repas et de l’accueil au catering backstage. T Les boules disco à la Balzaal. T La petite jupe de Keira Knightley. T Les bottes de toutes les couleurs T Les pompes de Jarvis Cocker. T La total war pendant le concert de Madball. T L’organisation professionnelle sans être militaire. T Le sourire de Lara Chedraoui d’Intergalactif Lovers. T Les bonnes vibes à la Raggaravane. T Le gig ensoleillé de Groundation qui a fait oublier la pluie. T

on n'a pas aimé La météo (parce qu’il faut bien trouver quelque chose de négatif). La file aux distributeurs automatiques de billets. O Les barakis qui s’amusent avec des lasers verts pendant les prestations électro. O Les mecs qui se déguisent pour se déguiser. O Le type qui a posé sa semelle (Doc Martens, pointure 45) sur l'oreille gauche de notre photographe. O O

No Bullshit ! Dimanche 17 juillet 2011  

Le guide No Bullshit! du quatrième jour du festival de Dour 2011

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