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Année universitaire 2008-2009

William GRUNENWALD

D E PA R T E M E N T I N F O R M AT I O N COMMUNICATION

I.C 2 ème année :: Juin 2009

Les enjeux de la création graphique Comment s’inscrire dans une démarche créative et artistique en accord avec l’environnement culturel et social actuel tout en répondant à la demande du client ?

Sous la direction de : Pascal SORET & Alexandre MERCIER, maîtres de stage Frank LEBAS, enseignant responsable Rapport de stage 2 ème année


Année Universitaire 2008-2009

IUT DE CAEN Département Information-Communication Rue Anton Tchekov BP 53 14123 IFS

KLUBGRAPHIK Studio de Design Graphique 8, rue Ferdinand Buisson 14280 Saint Contest

William GRUNENWALD

Les enjeux de la création graphique Comment s’inscrire dans une démarche créative et artistique en accord avec l’environnement culturel et social actuel tout en répondant à la demande du client ?

Sous la direction de : Pascal SORET & Alexandre MERCIER : maîtres de stage Frank LEBAS, enseignant responsable Rapport de stage 2ème année


:: REMERCIEMENTS Je tiens à remercier dans un premier temps, toute l’équipe pédagogique de l’IUT de Caen campus III et les intervenants professionnels responsables de la formation informationcommunication, pour avoir assuré la partie théorique de celle-ci. Je remercie également Monsieur Franck Lebas pour l’aide et les conseils concernant les missions évoquées dans ce rapport, qu’il m’a apporté lors du suivi. Je tiens à remercier tout particulièrement et à témoigner toute ma reconnaissance aux personnes suivantes, pour l’expérience enrichissante et pleine d’intérêt qu’elles m’ont fait vivre durant ces deux mois au sein du studio KLUBGRAPHIK. Je remercie donc Pascal Soret, Alexandre Mercier et Manuel Antunes de m’avoir fait confiance en m’intégrant en tant que stagiaire et en me confiant de multiples projets. Sans oublier Lorenzo, Stéphane, Alain, Gaëlle, Camille…et toutes les personnes que j’ai eu la joie de croiser tout au long de l’aventure KLUBGRAPHIK.


Sommaire REMERCIEMENTS GLOSSAIRE

page 5

INTRODUCTION GENERALE

page 6

I. KLUBGRAPHIK : PLATEFORME DE LA CONCEPTION GRAPHIQUE. 1.1 LE CONCEPT DE « STUDIO » ET DE « KLUB » 1.1.1 Klubgraphik, historique du studio 1.1.2 Klubgraphik, une équipe complémentaire 1.1.3 Le Positionnement de l’entreprise 1.2 MON ROLE AU SEIN DU STUDIO 1.2.1 Mes objectifs de stage 1.2.2 Mes principales responsabilités au sein de l’équipe

page 7 page 7 page 7 page 8 page 10 page 10 page 11

II. LE GRAPHISTE DOIT INCLURE LE CLIENT AU CENTRE DE LA CREATION. 2.1 LE BRIEF : GUIDE PRATIQUE DE MA REFLEXION CREATIVE 2.1.1 Ma place dans le processus de constitution et de traitement d’un dossier 2.1.2 La prise en compte des « éléments directeurs » du brief 2.1.3 La planification de mes objectifs de création 2.2 MOBILISER MA CREATIVITE DANS UN CADRE DEFINIT 2.2.1 La réalisation de mes premières maquettes 2.2.2 La confrontation de mon travail à un premier avis extérieur 2.2.2 La confrontation des maquettes au client 2.3 LA FINALISATION DE LA CREATION 2.3.1 La validation définitive du projet par le client 2.3.2 La finalisation technique de mes créations

page 12 page 12 page 13 page 15 page 16 page 16 page 19 page 20 page 20 page 20 page 20

III. LE GRAPHISTE EST SOUMIS A DES CODES VISUELS QUI ENCADRENT SA CREATION. 3.1 La création graphique est tributaire de l’environnement social et culturel 3.1.1 L’univers du graphisme est en perpétuel mouvement 3.1.2 Le client est influencé par les images qu’il côtoie 3.2 Comment tenir compte de cette réalité dans la méthodologie de travail ? 3.1.3 Le graphiste doit s’adapter aux tendances 3.2.1 Ma méthode : la création d’un corpus graphique.

page 22 page 22 page 23 page 24 page 24 page 25

IV. BILAN GLOBAL 4.1 Analyse de l’expérience professionnelle 4.2 Acquisition et mobilisation de compétences

page 27 page 27

CONCLUSION

page 28

ANNEXES Cahier de Création

4


Glossaire Les numéros en exposant renvoient à des expressions techniques du dossier :

SARL : société à responsabilité limité.

1

2

Print : ensemble des réalisations destinées à l’impression.

3

Illustrator : logiciel de création graphique vectorielle.

4

Photoshop : logiciel de retouche, de traitement et de dessin assisté par ordinateur.

5

Webmaster : personne responsable de l’administration d’un site Web.

6

Intégrateur web : personne qui a pour mission de réunir puis d’assembler les différents éléments qui vont composer

un site web, de la mise en page générale jusqu’aux animations. 7

Chaine graphique : ensemble des professions qui interviennent de la conception à la finalisation d’un produit

graphique. 8

Charte graphique : document de travail qui contient l’ensemble des règles fondamentales d’utilisation des signes

graphiques qui constituent l’identité graphique du client. 9

E-cards : carte virtuelle transmise par e-mail.

10

Wallpaper : fond d’écran.

11

PAO (publication assistée par ordinateur): ensemble des procédés informatiques (micro-ordinateur, logiciels,

périphériques d’acquisition, d’écriture...) permettant de fabriquer des documents destinés à l’impression. 12

Brief : Document plus ou moins long ou une réunion dont l’objectif est de présenter les faits nécessaires à une agence

chargée de formuler une proposition pour une action ou une création de communication. 13

Plan de travail créatif : document récapitulant la promesse, les supports de la promesse et le ton, on indique le fait

principal, les objectifs de la publicité, la concurrence, le cible et les contraintes imposées à la création. 14

Base-line : Slogan qui sert de signature d’un produit, d’une marque, d’une entreprise dans une publicité.

15

Header : élément d’une page qui est séparé du corps de texte et apparaît en haut de la page (bandeau).

16

Acrobat Distiller : Logiciel édité par Adobe permettant aux groupes de travail de convertir des fichiers PostScript au

format PDF en réseau. 17

Post-script : langage informatique spécialisé dans la description de pages, mis au point par Adobe.

18

PDF (Portable Document Format) : La spécificité du PDF est de préserver la mise en forme (polices d’écritures,

images, objets graphiques…) telle qu’elle a été définie par son auteur, et ce quelles que soient l’application et la plateforme utilisées pour imprimer ou visualiser ledit fichier. 19

CMJN (cyan, magenta, jaune, noir) ou quadrichromie : procédé d’imprimerie permettant de reproduire un large spectre

colorimétrique à partir des trois teintes de base (le cyan, le magenta et le jaune ) auxquelles on ajoute le noir. 20

Template (ou kit graphique) : Forme de référence à partir de laquelle sont créés des objets qui présentent des

caractéristiques communes. On peut aussi le réduire à un modèle de site web pourvu d’une charte graphique.

5


:: INTRODUCTION « Par sa fonction culturelle, sociale ou politique, le graphisme contribue à modeler notre environnement contemporain et à interroger quotidiennement notre regard […] il persuade, ironise, instruit, célèbre ou dénonce ». Cette citation extraite du magazine ETAPE, design et culture visuelle (mai 2007) illustre bien les enjeux actuels du graphisme en tant qu’art, mais aussi en tant que vecteur puissant de communication. Il est omniprésent, dans chaque recoin de notre quotidien. Il suffit de lever les yeux dans la rue pour en percevoir ses formes : publicités, enseignes, signalisations.. En effet, derrière tous supports visuels réside une réflexion graphique destinée à accompagner ou véhiculer un message : celui du client et de son produit. Passionné par la création graphique et curieux d’approfondir mes compétences personnelles, c’est avec cette perspective que j’ai effectué mon stage de fin d’étude au sein du studio de design graphique KLUBGRAPHIK du 30 mars au 22 mai à Saint Contest. Cette immersion au sein d’une équipe de professionnels est pour moi l’occasion de mobiliser les savoir-faire acquis lors de mon cursus en IUT information-communication (sémiologie de l’image, analyse publicitaire…) en les combinant à mes compétences en graphisme. L’enjeu est de m’amener à un meilleur niveau d’expertise, d’efficacité et d’autonomie face à des projets en situation réelle. Ce stage est ainsi l’opportunité pour moi d’appréhender et de réaliser les enjeux du métier d’infographiste et plus largement de la chaine graphique. Ces deux mois m’ont aussi permis de réaliser les contraintes que rencontrent les professionnels du graphisme, qu’elles soient d’ordre technique (réalisation, création...), d’ordre matériel (dimension, impression…) ou bien d’ordre cognitive (comprendre et satisfaire le client). C’est dans cette optique que j’ai élaboré l’axe d’étude de mon rapport de stage : Comment s’inscrire dans une démarche créative et artistique en accord avec l’environnement culturel et social actuel tout en répondant à la demande du client ? Je développerai dans une première partie le statut particulier de KLUBGRAPHIK en tant que « studio de design », en m’intéressant à sa structure interne ainsi qu’au poste que j’ai occupé. Dans un deuxième temps, j’étudierai le rôle fondamental du client dans le processus créatif, en amont comme en aval. Cette partie me permettra de mettre en avant la méthodologie que j’ai suivi. Pour finir, je proposerai une réflexion sur les contraintes esthétiques de créations et les normes visuelles qui ont encadré mon travail.

6


:: KLUBGRAPHIK : PLATEFORME DE LA CONCEPTION GRAPHIQUE Très tôt dans mes recherches de stages, j’ai formulé la volonté de trouver une agence graphique qui possédait une identité visuelle unique et attractive. Ne pouvant par accéder au site web du studio KLUBGRAPHIK (en refonte au moment de mon stage), c’est grâce aux diverses informations recueillies sur le net (programme PDF, site web du Cargô…) et sur ses réalisations physiques en ville (affiches, flyers…) que j’ai orienté mon choix. De plus, en tant que première expérience dans le monde professionnel du graphisme, j’ai préféré m’orienter vers une petit structure afin de m’y sentir plus à l’aise et de bénéficier d’un meilleur encadrement. KLUBGRAPHIK répondait donc parfaitement à mes critères de recherche. Cette première partie présente la structure et la fonction que j’y ai occupé. Il me semblait important de bien mettre en avant la spécificité du studio pour rendre compte de l’environnement auquel j’ai été confronté pendant deux mois.

1.1 LE CONCEPT DE « STUDIO » ET DE « KLUB » 1.1.1 KLUBGRAPHIK, historique du studio C’est en 2002 que l’aventure KLUBGRAPHIK commence. Ce studio est le fruit de l’imagination de trois passionnés : Pascal Soret, Alexandre Mercier et Manuel Antunes qui décident de mettre à profit la complémentarité de leurs compétences professionnelles respectives pour créer une entreprise graphique créative et dynamique. Juridiquement, KLUBGRAPHIK est une SARL1 composée de quatre associés possédant des parts égales, mais dont seulement trois sont cogérants (cf. organigramme page suivante). En effet, le quatrième associé, Eddy Manerlax est enseignant aux Beaux-arts et à l’Université de Caen. L’entreprise, a vu le jour à la pépinière d’entreprise de Caen et est maintenant située au parc Athéna, au 8 rue Ferdinand Buissons à Saint Contest. 1.1.2 KLUBGRAPHIK, une équipe complémentaire L’efficacité du studio s’articule autour des champs de compétences de ses trois associés : 7


- PASCAL SORET s’occupe de la direction artistique. Grâce à sa formation de graphiste et de styliste, il s’occupe de la partie « print2 ». Sa sensibilité artistique et sa maitrise des outils comme Illustrator3 ou Photoshop4 lui permettent de produire des projets diversifiés de qualité : logotypes, créations d’identités visuelles, publications, recherche et création de concept… - ALEXANDRE MERCIER est designer graphique et webmaster5. Il gère les projets dans les domaines web et multimédia et peut dans certains cas occuper la fonction de graphiste « print » si nécessaire. En tant qu’intégrateur web6, Alexandre fonctionne souvent en binôme avec Pascal afin de répondre aux commandes en termes de fonctionnalité, d’accessibilité tout en privilégiant l’aspect graphique (cf. encart « global design » page suivante). - MANUEL ANTUNES est chargé du suivi de projet et de fabrication. Il joue le rôle d’interlocuteur entre l’équipe et les clients avec lesquels il entretient un contact privilégié (analyse leurs besoins, leurs limites…). Il élabore ainsi les objectifs de communication et la stratégie communication/marketing. - Il ne faut cependant pas oublier GAËLLE COLLET qui gère la comptabilité du studio. Travaillant parfois en binôme avec Manuel, elle réalise les comptes bilan et informe les associés sur la situation économique du studio en étudiant les coûts et les marges.

SARL KLUBGRAPHIK : organigramme 2009 ASSOCIES

Eddy Manerlax

Pascal Soret :: Direction artistique

Alexandre Mercier :: Web Print

Manuel Antunes :: Responsable commerciale

Production

Gaëlle Collet :: Comptabilité Gestion

Facturation gestion fabrication/fournisseurs

1.1.3 Le positionnement de l’entreprise Comme son nom l’indique, KLUBGRAPIK fonctionne comme un « Klub » et regroupe avant touts des professionnels aux intérêts communs qui constituent un microcosme en perpétuel évolution. Grâce au réseau de connaissances acquis pendant leurs parcours professionnels respectifs, Pascal, Alexandre et Manuel peuvent mobiliser un grand nombre de compétences pour élaborer un projet. 8


Ainsi, le studio se positionne comme interlocuteur unique et privilégié des entreprises ou institutions en termes de créations de supports de communication, allant du papier au web, en passant par la conception de supports pour l’événementiel. Cependant, KLUBGRAPHIK est un studio de design graphique, ce qui le différencie d’une agence de communication. En effet, il ne crée pas de contenu rédactionnel d’une communication (sauf dans de rares cas) mais le conceptualise et le met en forme. Cet aspect influe sur la méthodologie de travail puisqu’en tant que graphiste, l’équipe peut se focaliser directement sur la conception du visuel. Cela représente aussi un débouché de taille pour le studio, car certaines agences peuvent sous-traiter des projets uniquement pour la conception graphique. Le studio est donc véritablement une plateforme de la conception graphique ouverte sur un réseau de professionnels de la création. Il est capable de conseiller dans toutes les étapes de la chaine graphique7 (recherche de concept, création, impression et fabrication) et peut répondre efficacement aux attentes des entreprises, même dans l’urgence, avec l’assurance d’un suivi personnalisé. Grâce à son réseau de contact avec lequel il collabore en permanence, il peut gérer des projets « simples » à la globalité de projets plus complexes selon la demande des entreprises. Ceci à différentes échelles. En effet, les entreprises peuvent solliciter le studio pour une partie de la communication ou pour un « pack graphique » intégral (création d’une charte graphique8). C’est là que la complémentarité des compétences web/design/création prend tous son sens : on parle de « global design » (cf. encadré).

:: Le Global Design Une prestation en vogue La notion de « Global Design » est

Chaque réalisation graphique doit être

apparue récemment en France et recouvre

appréhendé dans un cadre général (identité

diverses significations. On peut cependant

visuelle,

la synthétiser par le fait de veiller à la

polyvalence du studio KLUBGRAPHIK en

cohérence du message émise par l’ensemble

termes de conception artistique et de web

des

design est donc un véritable atout pour

supports

de

communication

d’une

entreprise. .

architecture

commerciale…).

La

développer cette prestation

:: EXEMPLE DE PRESTATIONS DU STUDIO :

- Charte graphique - Création ou relookage de logotype 3 - e-cards9 - Création de pictogrammes et icônes personnalisés - CD-Rom

- Affiche - Wallpaper10 - Illustrations 3 - Flyers, dépliants, prospectus 3 - Création ou refonte de site web 3 - Création ou relookage de packaging

Les «3» symbolisent certaines des tâche sur lesquelles j’ai travaillé.

9


1.2 MON ROLE AU SEIN DE KLUBGRAHIK 1.2.1 Mes objectifs de stage Comme je l’ai précisé dans mon introduction, cette expérience au sein d’un studio de design graphique est pour moi une réelle occasion de découvrir un environnement professionnel qui me fascine. De plus, la prise en charge de responsabilités au sein de projets réels est pour moi l’opportunité d’acquérir des compétences nouvelles et de mobiliser les savoir-faire que j’ai acquis au cours de ma formation ainsi que pendant mes travaux personnels. En effectuant mon stage, je me suis donc fixé certains objectifs personnels : • Acquérir une méthodologie plus structurée en termes de création graphique : recherches, croquis, exercice de mon regard critique…, • Perfectionner ma connaissance des logiciels de PAO 11 de la suite de logiciel Adobe : Photoshop, Illustrator Indesign, Distiller… • Prendre de l’assurance dans mon travail. Savoir défendre mes idées lors des présentations avec mon chef de projet. • Bénéficier d’avis professionnels et d’échanges constructifs concernant mes créations. Prendre du recul sur mon travail et acquérir « une grille d’analyse personnelle » (réflexion sur ma pertinence graphique), • Adopter un style graphique professionnel en accord avec l’image du studio mais aussi pour proposer un travail de qualité au client, • Me confronter à la réalité du client et savoir faire évoluer mes propositions, • Appréhender le processus de création, en amont comme en aval, d’un studio de design en prenant en compte ses contraintes (temps, client, modes…). Ce dernier enjeu est pour moi essentiel pour comprendre le métier de graphiste et évoluer convenablement et efficacement dans le processus de création. C’est pour cela que j’ai décidé d’axer ma problématique sur cet aspect : Comment s’inscrire dans une démarche créative et artistique en accord avec l’environnement culturel et social actuel tout en répondant à la demande du client ? 10


Cet axe m’a permis de travailler sur un aspect technique concernant la phase de création tout en laissant la place à une réflexion personnelle sur les aspects qui encadrent ma méthodologie de travail. En effet, les graphistes créent, composent, imaginent…mais le commanditaire n’est-il pas l’initiateur des idées à véhiculer ? Quels éléments de notre environnement culturel viennent influencer les choix du client et les méthodes du graphiste? C’est à ces interrogations que je proposerai une interprétation dans mon développement. 1.2.2 Mes principales responsabilités au sein de l’équipe Durant ces huit semaines, l’équipe KLUBGRAPHIK m’a confié des projets de natures très variées et à différents stades d’avancement. Une fois briefé par un des membres du studio, c’était à moi seul de fixer ma méthode de travail et de fournir le résultat qui à mes yeux représentera le meilleur rendu possible. Ce travail de création en autonomie m’a permis d’appréhender les responsabilités qui m’étaient assignées en tant que maillon dans la chaine de création. Je devais essayer de fournir le meilleur de moimême en termes de créativité, d’écoute mais aussi de gestion de mon temps de travail. Le respect des directives, que ce soient celles du brief 12 ou celles prodiguées pendant la création, était pour moi l’assurance de fournir un travail de qualité. Cette autonomie m’a aussi permis de me familiariser avec des formes de créations nouvelles auxquelles j’ai essayé de faire face de la manière la plus constructive et la plus formatrice possible. Par cela, j’entends que pour chaque projet qui m’était confié, je n’attendais pas qu’un des graphistes oriente mon travail. Je me fixais mes objectifs et demandais un avis seulement une fois qu’une maquette était réalisée. Prendre son autonomie est un investissement personnel nécessaire pour que le travail au sein d’une équipe soit plus productif. L’achèvement ou la validation finale de certains de mes projets furent donc pour moi une source de satisfaction et d’apprentissage. :: MES REALISATIONS (CF. CARNET DE CREATION EN ANNEXE) - Plaquette, flyer, carte de visite AMCE : création de maquettes et vérification de la version finale. - Plaquette Université: création complète de la plaquette. - Programme Le quai des Arts : proposition de créations visuelles pour la couverture. - Logotype & carte de visite Alfanet : proposition de quatre logotypes. - Logotype pour la traductrice Nathalie Tomaz. - Plaquette Multilangues : déclinaison à partir de l’univers du site web. - Site web Maisons Tradibat : proposition d’un design de page et colorisation de plans. - Top Garage : lettre «en-tête». - Blason : vectorisation d’un blason.

11


:: LE GRAPHISTE DOIT INCLURE LE CLIENT AU CENTRE DE LA CREATION A l’image de notre environnement culturel, la communication visuelle est un secteur en perpétuelle mutation, où la concurrence s’accentue rapidement (agence, studio, freelance…). Le graphiste doit donc s’efforcer au cours d’une commande de fournir une palette de résultats singuliers, uniques et de qualité. Cependant, le véritable défi est de rester au plus près des enjeux déterminés par le client. C’est pour cela que tout au long du processus créatif, il doit savoir faire évoluer son travail en gardant à l’esprit les limites que cette situation lui impose. Cette première partie s’intéresse à la méthodologie créative que j’ai suivi pour répondre au mieux à cette contrainte.

2.1 LE BRIEF : GUIDE PRATIQUE DE MA REFLEXION CREATIVE (AMONT) 2.1.1 Ma place dans le processus de constitution et de traitement d’un dossier Durant ces huit semaines, j’ai pu travailler sur une dizaine de projets différents. Cela m’a permis de pouvoir appréhender plus facilement ma place au sein du studio et de me familiariser avec sa méthode de travail. J’ai donc découvert très vite par moi-même que la prise d’initiatives personnelles était le « maître mot » de son fonctionnement. Suivant les membres de KLUBGRAPHIK présents, j’allais demander si parmi les dossiers en attente, une tâche pouvait m’être confiée. Cette phase de recherche était aussi pour moi l’occasion de découvrir les différentes prestations en cours et la diversité des clients du studio. Il arrivait cependant aussi que l’équipe me confie une commande elle-même. Une fois qu’un dossier m’était assigné, on m’expliquait les différents éléments qui avaient été rassemblés pendant la phase de brief chez le client : type de réalisation, identité de l’entreprise, contraintes de création (présence ou non d’une charte graphique à décliner…)… etc. Ces dossiers pouvaient prendre plusieurs formes : des annotations et croquis de l’équipe KLUBGRAPHIK, des éléments du commanditaire (plaquette, site web…) ou tout simplement des directives orales. Par exemple, en travaillant sur la plaquette Université (annexe pages IV et V), je ne disposais que du format et du contenu rédactionnel (tarifs, horaires, coordonnées…). Selon les directives de Manuel, j’ai donc basé ma création sur l’ambiance du site internet dont 12


l’adresse figurait dans le brief. À l’inverse, sur des projets comme AMCE (annexe pages I à III) ou Multilangues (annexe pages X et XI), je devais tenir compte de l’univers graphique et des éléments déjà réalisés par le studio. Tous les éléments du brief sont donc des lignes directrices qui seront susceptibles de faire avancer ma réflexion créative sur le projet commandé. En prendre connaissance est donc primordial : selon la précision et la qualité de l’interprétation de ces données en découlera un travail de plus ou moins bonne facture. Il dresse ainsi les pistes et les concepts qui seront à explorer pour coller au plus près des exigences du client. Ma position dans le circuit de traitement de la commande était cependant particulière. En effet, je prenais connaissance des éléments directeurs de manière différée puisque je n’étais pas en contact direct avec le client. Cette relation chef de projet/graphiste (et non client/graphiste) peut sembler frustrante aux premiers abords. En effet, l’échange est plus enrichissant en rencontrant la personne en face à face afin de se faire une idée de ses aspirations, de son univers ou voir la façon dont elle réagit à certaines propositions. Si le graphiste est capable de caractériser son interlocuteur lors de la première rencontre, son travail en aval en sera de meilleure qualité (cf. également partie 3.1.2) La connaissance du client est donc aussi importante que celle des outils graphiques et montre la nécessité d’une écoute attentive de la part du graphiste. De plus, il est souvent plus facile pour le client d’énoncer oralement avec son interlocuteur le problème à résoudre par la communication, l’objectif et la stratégie marketing (cible, concurrents, concept…). En effet, l’oral reste le meilleur moyen de transmettre ce type d’information, car il évite l’incompréhension des créatifs face à un terme sur le papier qui peut ne pas être compris ou détourné de son sens premier. Cependant, ce « frein » fut largement compensé par le travail de l’équipe KLUBGRAPHIK pour me transmettre les informations les plus complètes lors de mes briefs et tout au long de la création. Je pouvais ainsi les solliciter à tout moment si je désirais avoir des précisions supplémentaires. 2.1.2 La prise en compte des « éléments directeurs » du brief Une fois les informations du brief recueillies, je devais analyser chacun des éléments afin d’en faire émerger une ligne directrice. En effet, la disparité des supports (texte, icône, visuels…) ne laisse pas entrevoir dès le début l’orientation que prendra la phase créative. L’idée est d’organiser le contenu (les informations mises à ma disposition) pour anticiper sur ce qui me sera nécessaire une fois lancé dans la création. Le meilleur moyen fut de hiérarchiser les informations afin de faire apparaitre des niveaux de lecture. Je réalisais donc pour chaque projet une synthèse élaborée du brief pour définir les axes de création (une version simplifiée du « plan de travail créatif »13). J’ai distingué trois grands éléments directeurs lors de mes travaux: 13


• Les ébauches et annotations du graphiste présent au brief : Sous formes de croquis ou de mots clés, ces éléments furent pour moi de réels pivots de création. Par exemple, lors d’une de mes premières missions, je devais concevoir un logotype (et sa déclinaison « carte de visite ») pour la société Alfanet Service (annexe page XII). Pour ce travail, je bénéficiais des esquisses déjà réalisés par Pascal au cours du brief avec le client. Ces dessins m’ouvraient déjà une piste conséquente sur l’univers souhaité par l’entreprise. J’ai donc pris soin de la respecter en proposant des premières ébauches très proches des croquis originaux en y mettant bien sûr un peu de ma « patte » (forme, couleurs…). J’ai pu remarquer sur ce type de projet que les croquis sont très importants. En effet, ils ont été conçus suivant les premières directives du client. C’est-à-dire qu’ils conceptualisent ce qui a été évoqué pendant le brief et retranscrivent l’orientation que la création doit prendre. Si l’on veut coller au plus près à la demande du client, il faut donc très soigneusement en tirer parti. Ils sont aussi l’émanation des savoir-faire d’un graphiste professionnel, ce qui en fait une piste de référence et un style que je pouvais essayer de m’approprier. Cette confrontation avec le style graphique très soigné de l’agence fut très formatrice pour moi. En effet, les projets où j’ai pu observer Pascal et Alexandre travailler m’ont permis de découvrir des points clé dans la création (compositions, couleurs, utilisations d’iconographies…). Devant ces croquis, le but et le challenge de mon travail fut aussi de les faire évoluer et tenter de les améliorer. Ainsi, j’ai pu apprendre que l’appropriation d’un travail extérieur est plus facile si on le considère comme une piste de création et non comme une finalité. Le logo Alfanet fut d’ailleurs le premier de mes projets à être validé par un client (avec une légère modification de la base-line 14). • Le contenu rédactionnel : Comme je l’ai dit précédemment, KLUBGRAPHIK n’est pas en charge de la conception des textes, c’est le client qui fournit les documents sources. Très souvent, il s’agit de textes issus de différents supports de l’entreprise (« feuilles volantes », PowerPoint, ancienne plaquette…). Il me fallait donc réfléchir aux objectifs du texte : Est-il informatif ? Incitatif ? Dans quel espace graphique dois-je le placer ? Prendre en compte ces données dès le début est très utile pour réfléchir au style de mise en page qui devra-être employée. Le visuel et le texte ne peuvent être envisagés séparément sous peine de produire un support inadapté à l’un d’entre eux : un visuel peut handicaper la lecture d’un texte comme un texte peut rendre un visuel inesthétique ou vide de sens. • Le type de document commandé : Bien prendre en compte la spécificité du document me permettait de me projeter sur les limites que je devais me fixer. En effet, je n’aurais pas la même liberté d’action sur une carte de visite, un flyers ou un site web. Chaque support est tributaire de sa spécificité graphique et nécessite donc de bien prendre en compte que de nouveau, 14


la liberté créative est restreinte. Analyser et lister chacun des supports commandés va aussi permettre d’anticiper la création si une déclinaison du visuel est envisagée (plaquette, carte de visite, site web…etc.). 2.1.3 La planification de mes objectifs de création Avant de me lancer dans la phase création, j’essayais toujours de me fixer un cadre de réflexion. Ainsi, pour bien visualiser mes objectifs, je prenais le temps de faire un « brainstorming » en notant toutes les pistes qui pourraient m’être utiles : mots clefs, concept …toutes les pistes qui semblaient ce profiler des documents issus du brief. Une fois toutes ces idées couchées sur le papier, j’essayais de les classer dans des grands axes tels que, « forme », « style » ou encore « couleur ». Car comme j’ai pu l’approfondir lors de cours de sémiologie de l’image, chaque couleur et forme est tributaire d’un aspect symbolique qui influencera le décodage de l’information de l’individu. Cela étant fait, je pourrai piocher dans chacune de ces catégories quand je devrai réaliser les premiers croquis papiers. Cette étape représente un vrai gain de temps pour la suite de la création et m’a permis d’être plus productif que de sans cesse revenir sur les éléments qui constituaient le brief. Il faut savoir rationaliser son travail avant la phase de création car le début celle-ci peut être plus ou moins longue (difficulté à trouver des concepts, nécessité de réaliser plusieurs versions…).

Bien que les objectifs diffèrent légèrement suivant les projets, j’ai pu en distinguer des récurrents : • Définir une ébauche « d’univers visuel » où insérer l’information. J’essayais de dégager les valeurs du produit et anticiper s’il devait jouer sur un aspect affectif, conatif ou cognitif. Ce fut l’occasion pour moi de mobiliser les connaissances acquises en cours de psycho-sociologie et en création publicitaire concernant ces trois aspects. Cet univers est tributaire des informations directrices que j’aurai extrait du brief. Le choix d’un univers particulier pouvait aussi être influencé par un style que me plaisait et dont l’esthétique semblait pertinent avec le thème du projet. Par exemple, sur la plaquette Université (annexe pages IV et V), je voulais établir un univers qui incorporerait les caractéristiques plastiques des panneaux de signalisation (pictogrammes) dans une situation en mouvement. Ce style m’a tous de suite fait penser au générique du film « attrape-moi si tu peux » qui joue sur des lignes et des formes très simples. C’est avec cette image de référence que j’ai donc fixé mon univers graphique. • Fixer les limites de ma création : Si le suivi d’une charte graphique était requise, je devais en prendre connaissance dès le début pour ne pas proposer une réalisation inadaptée. Dans le cas contraire, j’essayais de fixer ces limites en rapport avec les informations recueillies auprès du client. 15


• Produire une réalisation de qualité : Cela passe par le choix du logiciel adéquat et la volonté de s’appliquer pendant toute la réalisation. • Produire une réalisation unique : Avant de créer, il faut passer par une phase de recherche sur l’identification de certaines normes graphiques en vigueur et des réalisations voisines dans le même secteur d’activité (cf. partie III). Le brief est donc un document fixant les axes de création du graphiste, lui dressant un panorama des attentes du client et lui indiquant le cadre dans lequel il va devoir faire évoluer sa créativité. Cette phase fut pour moi la possibilité de découvrir comment un dossier était constitué. Une fois le brief bien intégré, je pouvais alors passer à l’étape la plus intéressante : celle de la création.

2.2 MOBILISER MA CREATIVITE DANS UN CADRE DEFINIT (ETAPE INTERMEDIAIRE) La phase de création est l’opportunité pour le graphiste de montrer ses talents et de mobiliser toutes ses compétences. Il doit rester pertinent pour ne pas bouleverser les directives du client. Cependant, s’il en à l’occasion il peut faire des propositions qui pourront peut-être le faire évoluer dans ses choix graphiques. C’est en gardant à l’esprit ces enjeux que j’ai réalisé les différents projets qui m’ont été confiés. Les deux mois que j’ai passé dans le studio KLUBGRAPHIK m’ont permis de me familiariser avec des méthodes de travail nouvelles et de gagner en expérience grâce à des échanges enrichissants. Ce fut aussi l’occasion pour moi de travailler en complète autonomie sur la gestion d’un projet graphique. 2.2.1 La réalisation de mes premières maquettes Après avoir défini mon axe de création grâce au brief et prélevé les idées intéressantes de mon brainstorming, je commençais par chercher des pistes graphiques sur le papier. Au cours des dossiers que j’ai traité, j’ai pu apprécier le réel intérêt de réaliser les premiers croquis à la main. En effet, c’est une méthode de travail que je n’utilisais pas vraiment. J’avais tendance, par le passé, à me lancer directement sur le logiciel d’exécution PAO. L’efficacité des esquisses papiers s’est révélée très fructueuse, car cette technique est plus propice pour « laisser aller son imagination ». C’est durant cette étape que le graphiste peut légèrement s’affranchir du cadre imposé par le client en essayant toutes les pistes possibles. En effet, il est bien plus facile de recadrer une idée à posteriori que de fournir l’idée répondant parfaitement à la commande dès le premier jet. Cependant, il faut aussi savoir exercer son esprit critique sur 16


chaque croquis, car par habitude où par sa sensibilité graphique, on sait déjà que certaines idées ne cadreront pas avec la commande. C’est aussi à ce moment du processus de création que je me suis rendu compte que suivant le sujet, il est plus au moins long de trouver une idée pertinente et créative. Un site web qui nécessite une structure spécifique (header15, barre de navigation…) est beaucoup plus facile à visualiser qu’un logotype. Par exemple, lorsque j’ai travaillé sur un logo personnel destiné à une traductrice, je ne disposais que d’un nom et de quelques informations sur son métier. Cela laisse donc de nombreuses pistes à explorer : dois-je explorer le symbolisme de la traduction ? (à travers un jeu de flèches par exemple) Mettre en avant une certaine couleur ? Les pistes graphiques sont nombreuses et offrent une infinité d’interprétations. C’est ici que le graphiste doit libérer son imagination. Il ne faut pas laisser de côte des pistes qui nous semblent inadéquates à première vue, car un de ses éléments pourrait très bien être un pivot dans l’orientation esthétique du projet final. Les croquis permettent ainsi de visualiser rapidement plusieurs créations en même temps et d’en prendre les meilleurs atouts. Encore une fois, la création n’est pas figée, elle doit évoluer tout au long de traitement du dossier pour arriver au meilleur résultat possible. Un autre aspect de la phase de création qui m’a beaucoup intéressé fut la recherche typographique. En effet, les croquis que j’avais réalisé ne dégageaient pas réellement un choix défini de police sauf dans le cas où elle était très singulière et nécessitait donc une création intégrale (le «A» du logo Alfanet Service). Le choix d’une « font » est très important pour harmoniser la création et le texte. Par définition, chaque caractère d’imprimerie possède son propre passé, véhicule un bagage culturel, historique et social. De plus, au-delà de son sens pratique, la typographie va créer une véritable ambiance sur le support. J’ai pris conscience en regardant travailler Alexandre et Pascal qu’elle influe directement sur l’interprétation du texte et implique de la part du graphiste une bonne connaissance des caractères d’imprimerie. Cela m’a aussi permis de voir un des principes fondamentaux au niveau de l’organisation typographique : Le contraste. En effet, pour agrémenter des compositions, il est bien d’appliquer certaines notions de contraste, question d’ajouter de l’impact ou de déterminer un centre d’intérêt. Une fois qu’un ou plusieurs visuels me semblaient intéressants, je passais sous le logiciel de PAO approprié à sa réalisation. Pendant mon stage, j’ai surtout travaillé sous deux logiciels : Photoshop et Illustrator qui sont deux outils que je connaissais plus ou moins bien. En effet, j’avais l’habitude de travailler régulièrement sous Photoshop mais Illustrator ne m’était pas vraiment familier. Ce stage fut donc pour moi une vraie opportunité d’améliorer ma connaissance sur ce logiciel. Une opportunité mais aussi une nécessité, car les travaux qui m’étaient confiés avaient beaucoup plus d’intérêt à être réalisés avec celui-ci (cf. encart « Bitmap vs Vectoriel). Au cours de mes différentes réalisations, j’ai donc pu progressivement acquérir des automatismes sur ce logiciel et réellement apprécier son efficacité en termes de rendu (aspect des réalisations). Au 17


final, Illustrator fut l’outil que j’ai le plus utilisé au cours du stage.

:: Bitmap vs Vectoriel Photoshop & Illustrator sont deux logiciels

- A l’inverse, Illustrator utilise la technologie

de traitement graphique. Cependant, leurs

VECTORIELLE, c’est-à-dire des lignes, des

caractéristiques techniques diffèrent:

courbes calculées mathématiquement. De ce fait, légère, elle offre des tracés précis de lignes

- Photoshop utilise la technologie BITMAP,

avec un zoom « illimité » et une écriture fine

c’est-à-dire une grille de points où chaque pixel

lisible.

possède une position et une couleur. L’ensemble des points forme un dessin. Volumineux, son

Le vectoriel est donc beaucoup plus

tracé en «escalier» rend le zoom délicat (voir

pertinent pour l’impression de texte et de

impossible) et l’écriture peu lisible si trop petite

support sur grand format.

En termes de création, j’ai pu différencier deux types de cas : - Les projets où j’étais plus ou moins « libre » dans la création - Les projets où je devais suivre une charte graphique Dans le premier cas, la phase de création offre la possibilité d’explorer de très nombreux concepts. Ce fut l’exemple de mon travail sur le programme Le Quai des Arts (annexe page VI à IX) où Pascal m’a proposé de créer un visuel destiné à accompagner son travail. Bien qu’il m’ait orienté vers un univers festif et musical, c’est en total autonomie que j’ai conceptualisé ses directives. Après ma première proposition, j’ai même eu la chance de pouvoir proposer des visuels totalement inédits ne conservant que le logo de la salle de spectacle comme contrainte de création. C’est un bon exercice pour mobiliser sa créativité et s’exercer sur des styles nouveaux. Le deuxième cas est bien plus intéressant (en terme de challenge graphique) car il sousentend de respecter un univers déjà défini. Par exemple, lorsque j’ai travaillé sur le flyers et la plaquette de l’entreprise AMCE (annexe pages I à III), je devais prendre en compte les éléments déjà élaborés par Alexandre et approuvés par le client. L’enjeu est donc de fournir une création tirant partie des dominantes graphiques qui m’ont été fixé. Cela peut dans certains cas être frustrant d’intégrer la création à ce niveau, car il faut manipuler un univers issu d’une réflexion antérieure et extérieure. Cependant, ce travail peut devenir très enrichissant car la difficulté à fournir une création qui s’insère parfaitement avec ces éléments n’en sera que plus formatrice. Faire évoluer sa propre sensibilité artistique à travers le travail d’un autre graphiste est primordial pour le bon 18


fonctionnement d’un travail en équipe mais apporte aussi les clés pour faire évoluer son propre style. Plus un graphiste est capable de s’extérioriser par rapport à son travail, plus il sera apte à explorer différents univers et donc répondre à n’importe quel type de demande. Sur des projets comme la plaquette Université (annexe pages IV à V) ou le site web Tradibat (annexe pages XIV à XV), je devais organiser ma création autour du logo de l’entreprise. Ces deux cas furent aussi très enrichissants, car l’aspect de ces logos représentait un certain handicap pour visualiser et décliner un univers. En effet, leur aspect peu « esthétique » (Tradibat) ou peu visible (Université) allait me forcer à trouver un visuel agréable qui s’insérerait de manière naturelle au logo. C’est devant ce type de commande que la conception devient un vrai challenge. Il faut explorer de nombreuses pistes avant de trouver un visuel harmonieux. Il était aussi fréquent lors de la phase de création sous les logiciels que je modifie légèrement l’aspect défini dans mes croquis. En effet, le passage sur l’ordinateur offre l’opportunité de visualiser des variantes qui peuvent à un moment donné réorienter la création vers un axe auquel je n’avais pas pensé. Des fois, même une petite erreur sur le déplacement d’un objet ou le changement d’une couleur pouvait être un pivot dans la création. Il ne faut donc pas négliger une seule piste et ne pas se restreindre au cadre que l’on s’est fixé sur les croquis. L’intérêt pour le graphiste est que la création n’est pas figée, il peut la faire évoluer en fonction de sa pertinence visuelle (tout en gardant à l’esprit le cadre défini par le client). 2.2.2 La confrontation de mon travail à un premier avis extérieur Une fois que mon travail me semblait assez propre pour une présentation, j’allais demander à mon chef de projet un avis sur ma réalisation. Cette étape est très importante car c’était pour moi l’occasion d’avoir un retour critique. Sur toutes les réalisations que j’ai faites, chaque confrontation fut pour moi un réel enrichissement personnel et m’a permis d’élever mon esprit critique sur de nombreux aspects plastiques. Grâce aux conseils de Pascal ou d’Alexandre, j’ai pu faire évoluer chacune de mes créations vers un meilleur résultat. Ces échanges m’ont aussi permis de partager des « truc et astuce » sur les logiciels de réalisation ou même découvrir de nouvelles applications. En effet, c’est pendant mon stage que j’ai pu réellement comprendre le fonctionnement et l’utilisation des fonds perdus des supports imprimés. J’ai aussi découvert le logiciel Acrobat Distiller 16 et l’utilisation du format Postscript 17 pour fournir des documents PDF 18 de meilleure qualité. Une fois les remarques notées, je retournais améliorer ma proposition. Ce processus d’amélioration s’effectuait jusqu’à la première présentation au client.

19


2.2.2 La confrontation des maquettes au client Une fois approuvée par mon chef de projet, ma maquette était envoyée au client ou présentée lors d’une rencontre avec l’un des graphistes du studio. Très souvent, j’avais déjà été affecté à un autre projet quand les retours arrivaient au studio. Suivant le type de modification, je m’en chargeais personnellement. Ainsi, sur la plaquette Université, des corrections rédactionnelles furent nécessaires (adresses, prix, dates….). Une fois ces modifications réalisées, la maquette était de nouveau renvoyée au client jusqu’à son approbation finale. La phase de validation peut être plus ou moins longue suivant les projets. Il faut donc savoir faire évoluer la création sur le long terme et ne jamais projeter son travail comme immuable. Certaines modifications voulues par le client peuvent-être, à notre sens, inesthétiques mais c’est avant tout ses volontés qui doivent-être respectées. Il faut donc jongler avec notre sensibilité graphique et la réalité économique qui tend au bout de la commande.

2.3 LA FINALISATION DE LA CREATION (AVAL) 2.3.1 La validation définitive du projet par le client Après les modifications successives réalisées suivant les directives du client, un document fini lui était présenté (avec une impression sur les machines du studio pour les supports papier). Sa validation marque la dernière étape pour le graphiste.

2.3.1 La finalisation technique de mes créations Une fois la validation définitive obtenue par le client, le document doit être préparé pour être envoyé à l’imprimeur. Il faut donc bien étudier le document pour voir si des ajustements graphiques sont nécessaires : alignements, fonds perdus, format du document conforme (CMJN19)..etc. J’ai pu effectuer cette opération partiellement sur le projet AMCE car mes connaissances sur la finition et l’export en PDF certifié pour les imprimeurs n’étaient pas poussées. Pascal à néanmoins pris le temps de m’expliquer sa méthode pour fournir un PDF fiable, méthode que j’ai utilisé sur toute smes productions par la suite. Suivant le type de document et la quantité, le studio peut gérer l’impression de support papier avec leur matériel interne. Dans les autres cas, il sous-traite l’impression à Caen Repro, imprimerie situé en dessous de leurs locaux. Il s’occupe néanmoins intégralement de la mise en ligne des sites qu’il a créé.

A travers cette première partie, nous avons donc pu voir que le processus de création est complexe et s’articule autour de plusieurs phases successives, de la réception du brief jusqu’à l’impression finale. Tout au long de son travail le graphiste doit mobiliser ses compétences pour 20


imaginer, créer et améliorer. Cependant, à chaque étape, il ne doit jamais perdre de vue que c’est la volonté du client qu’il doit mettre en œuvre. Prendre conscience de cette réalité doit lui permettre d’anticiper sa démarche artistique pour qu’elle réponde parfaitement à la commande et donc aux enjeux économiques qui en découlent. Cette information, je l’ai intégrée progressivement tout au long de ma période de stage, en exerçant mon esprit critique sur chacune de mes réalisations. J’ai donc essayé de fournir un travail de qualité qui cadrait avec les objectifs définis par le client. Pourtant, le client n’est pas la seule contrainte du graphiste. Il lui faut aussi rendre compte des usages et des codes esthétiques au moment où il crée. C’est ce que nous allons voir dans la partie suivante.

21


:: LE GRAPHISTE EST SOUMIS A DES CODES VISUELS QUI ENCADRENT SA CREATION Avant et pendant la phase de création, la graphiste est contraint, par un certain nombre de codes esthétiques, de suivre les tendances visuelles en vigueur dans son environnement. Cette ligne directrice, qu’elle soit de son propre chef ou bien imposée par le client, contribue à modeler sa création. Nous allons donc nous intéresser à voir comment cette réalité influe sur la démarche créative. En effet, pendant mon stage au studio, j’ai eu l’occasion à chacun de mes travaux de pouvoir mener des recherches préparatoires. J’essayais d’identifier des lignes récurrentes sur différentes réalisations actuelles ou passées. Il me semblait donc important de proposer une courte réflexion sur ce sujet.

3 .1 L a cr é at ion gra p hi q u e e st t r i b u t a i r e d e l’env ironnement s o ci a l e t cu l t u r e l 3.1.1 L’univers du graphisme est en perpétuel mouvement (constat) Les univers graphiques que l’on retrouve sur tous les supports de communication sont le reflet de notre environnement à un « instant T ». Ils évoluent parallèlement aux avancées technologiques, culturelles ou encore sociales. Ainsi, au cours des années, on peut voir défiler de nombreuses tendances esthétiques qui se suivent, s’inter-croisent et s’influencent. En effet, l’univers du graphisme, comme tout le domaine artistique, est en perpétuel mouvement et évolue de manière cyclique. Un style va ainsi à un moment donné se répandre dans tous les supports de communication, jusqu’à ce qu’un nouveau, plus novateur et « percutant » le rende obsolète. Car c’est en termes de confrontation entre le passé et le présent que la pertinence et l’efficacité d’un visuel sont évalués, à sa capacité à se conformer à l’environnement qui leur est rattaché. Les univers graphiques de référence sont donc éphémères car ils ne survivent pas dans leur intégralité. En effet, le passage d’une convention graphique à une autre entraine la suppression de certains éléments plastiques. Cependant, en termes d’inspiration et de technique, chaque vague esthétique réutilise les anciennes comme un référentiel de création. Un style graphique ne « meurt » donc pas, il est remodelé à l’image de notre société. Pour ma part, j’ai pu distinguer au cours de mes recherches que l’univers graphique actuel s’oriente vers des solutions très épurées, sobres, proches des concepts Apple (Macintosh) mais aussi vers une standardisation importante des chartes graphiques. La démocratisation des 22


logiciels qui fournissent des structures prédéfinies (notamment concernant le design web) ont de plus en plus tendance à harmoniser le paysage graphique. Ces données m’ont permis de réaliser que les exigences graphiques sont aussi de plus en plus élevées en termes d’esthétisme. Saisir cet aspect est donc primordial pour le graphiste, car se remettre en cause est essentiel pour évoluer face aux tendances. Le client est conscient du monde graphique qui l’entoure, il sait apprécier telle ou telle forme de communication. Savoir faire évoluer son style et sa sensibilité graphique est donc avant tout une nécessité pour répondre de manière précise à la demande. Il faut s’adapter aux codes graphiques ou dans des cas plus spécifiques essayer de s’en affranchir pour offrir une vision nouvelle et rafraîchissante. 3.1.2 Le client est influencé par les images qu’il côtoie (cause) Le client place dans la communication visuelle l’espoir d’accroitre son image de marque et fidéliser sa clientèle (augmentant ainsi ses profits). Il sait pertinemment dans quel univers il évolue, très souvent par l’image que lui renvoie ses concurrents. En effet, l’image de marque d’une entreprise se bâtit par la qualité de ses produits, de ses services, de ses valeurs mais aussi par l’impact visuel qu’elle laissera chez la cible. Les professionnelles évoluent tous les jours dans un univers où logotype, flyers et sites internet se croisent, que ce soit ceux du concurrent direct, du fournisseur ou encore des entreprises sous-traitantes. Autant de signe et d’icones qui le conditionne et le sensibilise à certains styles graphiques. Ainsi, les cas où le client arrive au studio sans exigence bien définie existe, mais très souvent celui-ci a déjà une idée du cadre dans lequel il veut voir son image évoluer. Il faut donc être attentif lors du premier contact avec le client à quel univers de référence celui-ci est sensible. J’ai pu au cours du stage assister à différents travaux où les graphistes du studio travaillaient avec le client en direct. Très souvent, le travail commandé prenait en compte les réalisations existantes des principaux concurrents comme fil explicatif de ce que voulait/ou ne voulait pas le client. Le graphiste doit donc analyser ces exemples et voir les pistes esthétiques qui s’en dégagent. C’est à ce moment que l’expérience du client dans son milieu va être un pivot pour choisir un axe graphique de communication. Car ayant étudié la stratégie de ses concurrents, il sait normalement quels supports ou quels visuels auront un impact pertinent. Par exemple, lors de la réalisation du Flyers AMCE, mon brief contenait différents prospectus d’entreprises situées dans le même secteur d’activité. C’est donc avec ces bases que j’ai conçu certains aspects spécifiques du document (partie coupon réponse, informations principales devant figurer sur le recto…). De la même façon, parmi mes bases de travail pour le 23


site web de la société de construction Tradibat, j’ai utilisé le site web Maison Caen Construction qui avait été réalisé par le studio et dont le client avait apprécié le design. Le challenge pour le graphiste est donc de proposer un support similaire mais qui s’en démarquera fortement. Il doit essayer de capter l’univers de référence dont le client est imprégné. Un fois cette information recueillie, il va pouvoir mettre en place une méthodologie de travail adaptée.

3.2 Comment tenir compte de cette réalité dans la mé t hodologie d e t r a va i l ? 3.2.1 Le graphiste doit s’adapter aux tendances (conséquence) Parce que les commandes doivent répondre à un idéal graphique et affectif, le designer doit donc « vivre dans l’ère de son temps ». Il se doit d’être en accord avec le style qui prédomine dans l’univers graphique moderne tout en le modelant à sa vision personnelle. Car dans un environnement qui tend à s’homogénéiser, il faut « innover dans le standard », c’est-à-dire utiliser un univers conventionné pour faire naitre des concepts nouveaux. Un bon graphiste est donc un individu capable de proposer une création unique qui va s’insérer de manière naturelle dans le paysage visuel. Il faut cependant préciser que certains clients peuvent très bien vouloir une création à l’opposé de cette vision. En effet, dans certains secteurs, se démarquer visuellement passe par une fracture avec ce qui se fait. L’entreprise souhaite imposer son image en brisant les conventions. Dans ce cas, la liberté du graphiste est beaucoup plus grande mais l’enjeu final est aussi beaucoup plus risqué. Car la volonté de se démarquer sous-entend aussi une acceptation de la part des clients de l’entreprise. Or, la différence est toujours plus difficile à faire accepter dans un environnement homogène. De nouveau, c’est au graphiste de trouver le juste milieu. S’informer régulièrement, parcourir les revues spécialisées et le web est donc le meilleur moyen pour découvrir ce qui se fait en ce moment, quelle tendance esthétique risque de s’imposer sur le marché…Il faut donc être curieux et exercer son regard au quotidien. N’importe quel objet de la vie courante (une étiquette de bouteille, un emballage d’aliment….) peut cacher une idée créative qui pourra être utilisée pour créer un site web, une affiche… Si cela représente une contrainte, le graphiste peut l’appréhender autrement. En effet, la mouvance des tendances esthétiques permet aussi au graphiste de faire évoluer son style. S’il devait sans cesse reproduire la même chose, son travail deviendrait bien vite insipide et risquerait à terme de défavoriser sa créativité. Le changement des styles doit être pour lui un facteur de stimulation. Il doit sans cesse repousser ses limites pour produire des visuels pertinents. L’apprentissage du graphisme ne se fait donc pas entièrement dans une formation 24


ou dans une école. Il s’effectue sur le long terme et nécessite de la curiosité, de la passion. C’est une réalité que j’ai bien saisie lors de mon stage avec les problèmes que j’ai rencontrés pour lancer mes premières idées. Ma culture graphique doit s’étendre à un niveau plus élevé que celui des forums et des tutoriaux que l’on trouve sur le net. Ces stage m’a fait réaliser que mon travail serait beaucoup plus efficace et pertinent si j’avais déjà intégré des grands axes de la création (art de la composition, choix typographique…). Il faudra donc que je travaille à compléter mes connaissances en consultant des revues consacrées au graphisme et au design actuel mais aussi dans des domaines artistiques proches (peinture, photographie, dessin…). D’un autre coté, le graphiste doit aussi jongler parfois avec des commandes qui sont à l’opposé des tendances esthétiques actuelles. Une entreprise peut tout à fait vouloir un nouveau support de communication « à la mode » tout en fournissant des visuels dépassés. Très souvent, il s’agit d’un logotype peu esthétique, marqué par une conception ou une composition dépassée. C’est donc au graphiste d’explorer les pistes pour que le style du visuel s’insère naturellement dans une composition plus moderne. Comme je l’ai mentionné dans la première partie, ce fut le cas pour mes travaux sur le site web Tradibat et la plaquette Université où les logos représentaient un frein à la création. 3.2.2 Ma méthode : la création d’un corpus graphique Avant de se lancer dans la création, il est important de prendre connaissance des styles des réalisations qui existent déjà. Pour chaque projet, je prenais le temps de constituer un corpus d’image et de réalisation sur des supports voisins de la tâche qui m’était confiée. Cette recherche me permettait de dresser un panorama de ce qui se faisait et d’identifier les éléments graphiques récurrents. Je parcourais donc des sites spécialisés en conception graphique (sites professionnels et amateurs), des sites prestataires ou des agences qui exposaient leurs travaux dans des vitrines virtuelles ou tout simplement des supports déjà existants dans le même secteur d’activité (site web du concurrent direct, flyers en ligne d’une société similaire, etc.…). Dés qu’un élément plastique me semblait pertinent pour concevoir mon support, je prenais des notes afin d’orienter plus tard la réalisation de mes premiers croquis. Ainsi, pour réaliser la maquette du site web Tradibat (annexe pages XIV et XV) , Alexandre m’a conseillé d’aller voir sur des sites de Template 20 pour m’inspirer. En effet, ce genre de portail web représente un stock gigantesque de réalisation : on y retrouve des styles et des structurations totalement différentes. Le point le plus important d’un site web étant sa lisibilité, analyser tous ces modèles fut donc une source d’inspiration bénéfique. C’est devant ce projet que j’ai aussi réalisé qu’il faut judicieusement faire usage de ces « modèles ». En effet, la multitude de graphisme que l’on retrouve sur ce genre de site peut entrainer la confusion au 25


moment de produire son propre visuel. J’avais tendance à vouloir fusionner plusieurs styles dont les éléments graphiques me plaisaient. Au final, le résultat était peu esthétique car ces éléments ne s’accordaient pas réellement ensemble. Encore une fois, un site web est efficace si sa composition est pertinente. Car c’est avant tout un support qui suppose une fonctionnalité et une compatibilité avec la navigation de l’internaute. La création est donc tributaire d’un schéma standard de conception (bandeau, barre de navigation…). Un autre travail qui m’a demandé une phase de recherche fut le logotype Alfanet . En effet, très tôt dans la création, Pascal m’a orienté vers le style « web 2.0 ». Bien que familier avec cette univers visuel, que je côtoyais sur de nombreux sites de graphisme, j’ai quand même pris le temps de refixer les grands principes plastiques de ce style : - Des couleurs simples, primaires et vives, qui donnent un côté «fun» et dynamique, - Des formes arrondies qui ajoutent de la douceur, - Des effets de reflet qui donne de la profondeur… Avec ces directives et de nombreux exemples que j’ai analysé sur le net, j’ai pu me lancer dans la création plus facilement. Mener des recherches avant la conception est donc bénéfique pour stimuler sa créativité mais aussi pour identifier les styles en vigueur.

A travers cette deuxième partie, nous avons donc pu voir que le processus de création est soumis à un ensemble de règles plastiques qui sont le reflet de notre environnement culturel et social. Elles imposent aux graphistes d’évoluer dans un cadre défini. L’enjeu final est de produire un support qui se démaquera fortement des autres (par sa qualité, son originalité….) mais qui s’insérera naturellement dans l’univers visuel et professionnel de l’entreprise. Cette nécessité de s’insérer dans un univers de référence, je l’ai découvert grâce à mes recherches avant chaque réalisation. Cela m’a aidé pour concevoir mes supports mais aussi à me rendre compte que je devais me tenir plus au courant des réalisations actuelles pour fournir un travail pertinent.

26


:: BILAN GLOBAL 4.1 Analyse de l’expérience professionnelle Ces deux mois au sein de l’équipe KLUBGRAPHIK m’ont permis d’appréhender le mode de fonctionnement d’une structure professionnelle. Ainsi, l’intégration progressive des méthodes de travail du studio et l’immersion dans sa culture d’entreprise fut pour moi l’occasion de prendre conscience de l’importance des savoir-faire (maitrise des outils graphiques) et du savoir-être (être dynamique, être motivé) . Car fréquenter des personnes passionnées et talentueuses dans leur travail m’a permis de baigner dans une atmosphère très agréable. Je dois donc, pour être plus efficace dans l’avenir, lutter contre ma timidité naturelle et ainsi m’insérer plus facilement au sein d’une équipe. Au fil des missions qui m’ont été confiées, j’ai pu développer des automatismes et une méthodologie pour mener à bien des projets professionnels. La présence d’une finalité au bout de chacune de mes réalisations m’a encouragé à fournir le meilleur de moi-même, en termes de créativité et de recherche d’une esthétique. La diversité de ces commandes m’a aussi permis de manipuler différents supports dont le traitement m’obligeait à développer de nouvelles aptitudes, mais aussi de nouvelles réflexions. Ainsi, les problèmes d’inspiration et les situations de blocage que j’ai rencontré pendant les phases de conception m’ont aussi éclairé sur le fait que je dois dans le futur développer plus en avant ma culture graphique. Je dois acquérir des bases plus solides en termes de composition et d’analyse.

4.2 Acquisition et mobilisation de compétences Mes différents travaux m’ont aussi permis d’acquérir une aisance sur des logiciel dont l’utilisation ne m’était pas familière. Les difficultés successives que j’ai rencontré pour maitriser ces outils se sont peu à peu estompées par leur pratique régulière. Travailler en autonomie m’a aussi permis de progresser par moi-même en parcourant les tutoriaux sur le web lorsque je bloquais sur une fonctionnalité d’un logiciel. Dans des cas plus spécifiques, les conseils de Pascal et d’Alexandre m’ont aussi été très utiles. Ainsi, bien qu’utilisateur régulier de Photoshop, je pense dorénavant utiliser plus sérieusement Illustrator pour traiter certains projets graphiques (logotype, site web, flyer…) et ainsi gagner en productivité et en qualité. La confrontation à la réalité finale qu’est l’impression d’un visuel m’a aussi permis de comprendre la nécessité d’un travail rigoureux. En effet, j’ai pu observer que la préparation d’un document, de sa vérification constante pendant la phase de création et sa validation finale, sont primordiaux pour obtenir un résultat probant. 27


:: CONCLUSION Le rôle du graphiste aujourd’hui va donc au-delà d’un producteur de formes et d’esthétisme. C’est un individu qui doit amener une réflexion au cœur des problématiques d’une entreprise. Il doit faire preuve d’une vision globale et d’un esprit de synthèse, ce qui lui permet de se projeter dans le futur de façon prospective ou opérationnelle. Ses compétences et son expérience doivent le rendre apte à dialoguer et à s’impliquer auprès du client. Car c’est en fonction de celui-ci que le graphiste doit mener à terme le projet qui lui a été confié. Il est donc à la fois artiste mais aussi dans un certains sens exécutant. Cependant, il peut aussi exercer le rôle d’éducateur en sensibilisant le client sur des conventions esthétiques et en faisait évoluer sa perception sur certains enjeux de la communication visuelle. Etablir une situation de confiance avec le client est donc primordiale pour que les échanges sur un projet soient bénéfiques aux deux interlocuteurs. Cette compétence, j’ai pu l’observer à travers les différentes personnes que j’ai croisé au studio KLUBGRAPHIK. En termes de savoir-faire et de compétences, la maîtrise des styles et des conventions esthétiques par le graphiste est aussi importante que sa maitrise technique. En effet, évoluer dans un environnement visuel éphémère l’oblige à faire évoluer son propre style et ne jamais considérer son socle de connaissance comme immuable. Le monde du graphisme nécessite donc d’évoluer, d’aller plus en profondeur dans l’analyse du monde visuel qui nous entoure et d’en tirer avantage. « KlubGraphik, c’est avant tout un état d’esprit » cite-lui-même Alexandre Mercier. Les deux mois que j’ai passé au sein du studio m’ont donc permis de prendre conscience des différents enjeux qui apparaissent successivement au cours de la chaine graphique mais aussi en quoi consiste réellement le métier de graphiste : ce n’est pas simplement créer et imaginer, c’est aussi être à l’écoute des gens, savoir évoluer au rythme de notre société mais surtout faire preuve d’une extrême rigueur sur chaque étape de la conception. Etant au fait des ces enjeux, je pense persévérer dans cette voie professionnelle en mobilisant toutes mes capacités pour améliorer mes techniques (maitrise des logiciels) et compléter ma culture graphique. Pour se faire, je pense tout d’abord continuer dans le cadre universitaire pour bénéficier de ses enseignements théoriques et renforcer mon bagage culturel pour ensuite m’orienter vers une formation en graphisme en alternance. En effet, la confrontation directe à la réalité professionnelle de ce stage m’a fait réaliser qu’il s’agit du meilleur moyen d’acquérir efficacement des compétences. Le choix d’un stage à un autre niveau de la conception graphique me semble aussi une bonne manière de compléter mes savoirs-faire (en imprimerie par exemple). 28


ANNEXE

29


Flyer AMCE

RECTO

: société spécialisée dans les énergies nouvelles pour l’habitat.

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

VERSO

I

Finalité de mon travail : Cette maquette a servi de base de travail pour Alexandre qui l’a ensuite retravaillée avec le client (cf.pages suivantes)

Logiciel utilisé : Adobe Illustrator

Support : Flyer recto verso A5 (148 × 210 mm)


Ma maquette de flyer (recto)

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

Flyer final par Alexandre Mercier (recto)

II


Ma maquette de flyer (verso)

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

Flyer final par Alexandre Mercier (verso)

III


Plaquette UNIVERSITÉ : Auto école voiture, moto, bateau.

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

RECTO

IV

Vectorisation du logotype sous Illustrator.

Finalité de mon travail : Maquette validée et imprimée pour le client.

Logiciel utilisé : Adobe Illustrator

Support : Plaquette A4 (297 × 210 mm) Format plié A5 (148 × 210 mm)


ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

Verso

V


Proposition 1

Couverture du programme LE QUAI DES ARTS: Salle de spectacle.

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

VI

Couverture d’origine par Pascal Soret.

Finalité de mon travail : Le but était de fournir des variantes pour appuyer la présentation du travail de Pascal Sorret auprés du client. Les visuels suivants sont donc avant tous des propositions graphiques alternatives.

Logiciel utilisé : Adobe Illustrator & Photoshop

Support : Programme 210 x 150 mm


ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

Proposition 2

VII


ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

Proposition 3

VIII


ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

Proposition 4

IX


Pli

Verso ouvert

Plaquette MULTILANGUES: organisme de formation en langues pour les entreprises

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

Verso plié

Recto plié

X

Finalité de mon travail : Mon travail a servi de base pour que Pascal Sorret finalise le projet.

Logiciel utilisé : Adobe Illustrator & Photoshop

Support : Plaquette avec rabat 210 x 297 mm (fermé)


ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

Pli

XI

Recto ouvert


A

B

C

Logotype ALFANET: société de nettoyage industriel.

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

Propositions de logotypes

D Croquis du brief par Pascal Soret.

XII

Finalité de mon travail : Logotype C approuvé par la cliente avec une modification de la base-line. Déclinable pour différents supports (papier en-tête, t-shirt...).

Logiciel utilisé : Adobe Illustrator

Support : Logotype


:traductrice français - anglais - portugais

B. Deuxième proposition aprés rencontre avec la cliente

A. Première proposition de logotype

Logotype NATHALIE TOMAZ

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

XIII

Le logo A plaisait beaucoup à la cliente hormis le «O» stylisé dans lequel elle ne se reconnaissait pas. Le logo B est une autre proposition.

Finalité de mon travail : En attente.

Logiciel utilisé : Adobe Illustrator

Support : Logotype


Site web MAISONS TRADIBAT: Architecture Contemporaine et classique

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

PAGE D’ACCEUIL (HOMEPAGE)

XIV

Finalité de mon travail : Maquette retravaillée par Alexandre Mercier et approuvée par le client. Mise en fonction et en ligne prochainement.

Logiciel utilisé : Adobe Illustrator -Design des pages Photoshop - Colorisation des plans (cf. pages suivantes)

Support : Site Web


PAGE RUBRIQUE

ANNEXES :: CAHIER DE CREATION

COLORISATION PHOTOSHOP

PLAN ORIGINAL

XV


:: RESUMÉ Mon stage de deuxième année de DUT information-communication s ’e s t d é r o u l é a u s t u d i o d e d e s i g n g r a p h i q u e K L U B G R A P H I K à S a i n t C o n t e s t . Ma mission consistait à concevoir des supports de communication papier et web pour les commanditaires du studio. Ce rapport évoque les enjeux de création qui orientent les travaux du graphiste et qui ont influencé ma méthodologie de travail. Après une présentation du studio, de son fonctionnement et de ma mission, il s e r a q u e s t i o n d e l ’i m p l i c a t i o n d u c l i e n t d a n s l e p ro ce s s u s d e c ré a t i o n . Enfin, nous aborderons le rôle des conventions esthétiques engendrées par notre environnement culturel et social. C e t t e e x p é r i e n c e m ’ a d o n n é l ’o p p o r t u n i t é d ’ a c q u é r i r d e s c o n n a i s s a n c e s e t d e s s a v o i r - f a i r e o p é r a t i o n n e l s m e p e r m e t t a n t d ’ê t r e force de proposition sur mon insertion professionnelle.

:: MOTS-CLÉS -

STUDIO DE DESIGN SAINT CONTEST 2009 GRAPHISME ILLUSTRATOR PHOTOSHOP DIREC TION ARTISTIQUE IMPRIMERIE

DUT INFORMATION-COMMUNICATION, OPTION PUBLICITÉ RAPPORT DE STAGE IUT DE CAEN - 2009 William Grunenwald


Rapport de stage KLUBGRAHIK