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N° 6 Décembre 2013


Directeur Père Luca Collaborateurs Père Graziano Père Jannot Père Bruno Père Barthelemy Père Venance Père Innocent Mlle Anjaniaina PAO Daddy

Sommaire •Evangelli Gaudium: une lecture salésienne

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•Père Claudio

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•Mystiques dans l’Esprit

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•«Evangelii gaudium», le programme du Pape pour stimuler l’Eglise

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•Commission provincial pour la Formation

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•La Pastorale parroisiale salésienne à Madagascar

15

•Rencontre des délégués de la Pastorale des Jeunes à Addis Abeba

16

•Oratorio Fianarantsoa: faha-20 taona

18

•XII Assemblé de la CIVAM

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•MDGNEWS locales

22

•MDGNEWS internatinales

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•Chœur Don Bosco

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et d’une longue méditation sur l’urgence d’annoncer l’Evangile au monde d’aujourd’hui. En parfaite syntonie avec les contenus de ses interventions et son style tout-à-fait personnel, le Pape François affirme de ne pas avoir eu l’intention d’écrire un traité théorique, mais de montrer l’importante incidence pratique des arguments touchés par le texte. Le but est très précis: aider à dessiner un style pratique d’évangélisation et l’assumer dans toutes les activités réalisées. En grande syntonie avec l’incomparable Exhortation “Evangelii Nuntiandi” de Paul VI, soulignée par le même

Evangelii Gaudium”: une lecture salésienne Elle vient à peine d’être publiée, l’Exhortation Apostolique “Evangelii Gaudium” du Pape François, qu’elle a suscité un très grand intérêt dans toute l’Eglise et même plus loin, pour ses contenus et sa fraîcheur. Nous avons demandé au Recteur Majeur, don Pascual Chávez, sa contribution sur le thème.

titre, et laissant parler le coeur, le nouveau texte est une  Charta magna  pour l’Eglise d’aujourd’hui, avec une signification pragmatique et avec des conséquences fondamentales, parce qu’il n’est possible laisser les choses comme elles sont et il faut se mettre dans un état permanent de conversion et de mission. Et à la Congrégation Salésienne, en particulier, L’Evangelii Gaudium que communique-t-il?

La joie est l’un des traits typiques du charisme salé-

Je pense que cette Exhortation Apostolique du Pape

sien. Comment avez-vous accueilli l’exhortation Aposto-

François nous met dans un climat de Chapitre Général, qui

lique du Pape “Evangelii Gaudium”?

sera nécessairement et providentiellement éclairé par ce

La joie dont parle le Pape est la joie de la Bonne Nouvelle, celle de Dieu qui devient faible comme nous, un enfant. Il s’agit de la manifestation suprême de l’amour de Dieu, qui s’abaisse pour être homme comme nous et nous élever ainsi à la dignité de ses enfants. Dieu seule-

texte comme programme. Il nous présente une vision de ce que doit être l’Eglise: sans peur du monde moderne, qui cherche de nouvelles formes pour prêcher l’Evangile, plus missionnaire, plus miséricordieuse, plus courageuse pour faire les changements nécessaires.

ment pouvait penser à un renversement si radical de la

Une Eglise qui dépasse les peurs de sortir de ses struc-

mentalité humaine. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas

tures et perdre ses fausses certitudes, qui, au fond, nous

ne pas évangéliser, voilà pourquoi nous devons sentir en

rendent plus rigides et évangélisateurs moins efficaces.

nous l’urgence apostolique de communiquer aux autres,

Une Eglise capable de dénoncer le modèle économique

en particulier aux jeunes, la joie et la beauté de la Foi qui

qui fait de l’argent une idole, qui produit exclusion sociale

donne sens, espoir et futur à notre vie et à notre engage-

et crée une culture de la mise de coté et de l’indifférence.

ment dans la collaboration à la construction d’un monde

Une Eglise, donc, qui a une spéciale prédilection pour les

meilleur pour tous, spécialement pour les plus pauvres, les

pauvres et un engagement décidé pour la justice sociale

bésogneux et les marginalisés.

et la paix.

Que vous-a-t-il touché en particulier de ce texte? C’est un document exceptionnel, sorti, pas par hasard, à la fin de l’année de la Foi, voulue par Benoit XVI pour nous rappeler le Concile, qui, providentiellement, a renouvelé l’Eglise. Il vient du coeur du Pape François, Evêque de Rome, fruit  d’une expérience pastorale en première ligne

A ce point je me permets de vous demander de lire, étudier et faire connaître cette Exhortation “La joie de l’Evangile”, qu’elle soit l’objet de vos prières, qu’elle rechauffe le coeur et, surtout, qu’elle nou remette en marche pleins de joie pour porter le joyeux message aux jeunes.


PERE CLAUDIO

Chers frères, pas mal comme façon de célébrer le Noel que de nous retrouver encore une fois ici à partager notre vie de famille ! Un grand merci à tous ceux qui ont collaboré à la réalisation de ce nouveau numéro de MDGNEWS. Je crois que nous vivons un moment très important de la vie notre Vice-province. Après la célébration du Chapitre Provincial et juste avant la célébration du Chapitre Générale, plusieurs choses sont en train de bouger. Peut-être que chacun de nous a pu le constater en lisant la nouvelle édition du Projet Organique Provincial qui vient d’être approuvé par le Conseil Provincial en septembre dernier, mais aussi par les nouvelles provenant du travail des différentes commissions provinciales, de la réunion des directeurs, du conseil provincial, et d’autres échanges qui ne manquent pas ici par là. Nous allons le lire dans cette édition de notre journal, et nous pourrons aussi le voir sur notre site internet renouvelé et, même si encore en voie de perfectionnement, déjà en ligne à l’adresse www.donboscomg.org . A’ ce propos, un grand merci de la part de nous tous au grand travail fait par le P. Luca et son équipe. Maintenant il s’agira de l’entretenir et de le mettre à jour et ça dépendra de chacun de nous, comme toujours !!! Je vous avoue que je suis très positivement impressionné par le nouveau élan qui me semble de percevoir parmi les confrères et dans la Viceprovince en générale. Je le perçois comme une

grâce fruit du travail de préparation au Chapitre provincial et des deux ans de préparation au bicentenaire de la naissance de Don Bosco que nous avons déjà vécu. Un élan qui est en train de nous pousser à porter beaucoup plus d’intérêt à ce qui se passe au-delà des frontières de notre communauté et de notre petite Viceprovince ; un élan qui est en train de pousser certains confrères à prospecter des nouvelles routes à parcourir, des nouvelles façons de lire la réalité des jeunes et de notre travail éducatif et pastorale ; un élan qui est en train il me semble de réveiller un nouveau intérêt à la vie fraternelle et à l’auto-formation ; un élan enfin qui nous rend plus soucieux du témoignage de notre vie autre, différente de celle de tout le monde, notre vie hors du monde et au service du monde. Il nous fait vraiment bien cet élan, car il nous pousse à regarder avec un peu plus de confiance le futur et à nous engager avec plus de courage et sérénité à résoudre les problèmes et à affronter les défis quelques fois si incroyablement durs à résoudre et surmonter  ! Courage mes frères, le chemin est encore longue et fatiguant, mais l’envie de le faire ensemble représente déjà une grande force pendant toute la route. Une année nous sépare encore de la célébration du bicentenaire de la naissance de Don Bosco. Une troisième année de grâce ou nous seront appelés à approfondir sa spiritualité et à l’intérioriser toujours plus dans la vie de chacun de nous et de nos communautés. Les fruits reçus pendant les deux ans précédents sont déjà là, visibles, attendons-nous et rendonsnous donc disponibles à des grâces « majeures ». Et que la Vierge Auxiliatrice et Immaculée nous accompagne toujours. Joyeux et Saint Noel à tous ! Claudio


Père Graziano De Lazzari

Mystiques dans l’Esprit

Lecture en clé formative du munus Mystiques dans l’Esprit CG 27 « A Dieu qui nous a choisis, nous a appelés et nous a réservés pour Lui, nous répondons par un don total et exclusif de nous-mêmes. La primauté de Dieu, qui naît de la libre et affectueuse initiative de Dieu vis-à-vis de nous, se traduit dans l’offrande inconditionnée de nous-mêmes […] Ce n’est que dans la force de l’Esprit que nous pouvons vivre cet appel ; c’est Lui qui dans l’histoire de l’Eglise attire sans cesse de nouvelles personnes à percevoir l’attrait d’un choix si engageant ; c’est Lui qui a suscité Don Bosco, au projet apostolique auquel nous avons adhéré par la profession religieuse ». Le don le plus grand, le plus précieux que le Seigneur peux faire à la vie consacrée et à chaque religieux est celui de révéler (faire gouter) la source secrète d’eau vive, boire et chanter sa richesse qui déborde et rassasier le soif des créatures. Il s’agit de la signification renfermée dans l’expérience mystique de la vie consacrée et la joyeuse découverte des sources du salut, la redécouverte du trésor caché, la rencontre avec le Christ et l’annonce prophétique de son règne. La mystique est, avant tout, une expérience basée sur la foi, alimentée par la Parole, qui découvre Dieu dans la vie et sent le besoin de le témoigner dans les nouveaux aréopages de la mystique.

Appelés à être mystiques Notre fondateur a été un mystique. Il suffirait de lire les mémoires de l’oratorio (souvenirs autobiographiques) pour s’en apercevoir, ou bien de parcourir le livre du Ceria « Don Bosco avec Dieu ». Nous sommes appelés à recréer son charisme mystique (et prophétique) dans l’Eglise. Sans mystiques et prophètes la vie consacrée n’a pas de futur. Mystique et Prophétie sont deux dimensions essentielles de chaque identité religieuse, de la vie chrétienne et de la vie consacrée, étroitement corrélées. La première (Mystique) est plus étroitement projetée vers l’union avec Dieu ; la deuxième est plus immédiatement orientée à l’accomplissement de sa volonté ici et maintenant. Seulement une sage combinaison de l’une et de l’autre peut forger une authentique identité religieuse de Dieu et de la personne humaine. Il n’y a pas de mystique authentique,

si elle ne se complète pas dans un engagement éthique et prophétique ; de même on ne peu pas penser à une prophétie qui ne se nourrira pas en une profonde union avec le divin. Tous les hommes et toutes les femmes, tous les consacrés et les consacrées, sont appelés à être mystiques et prophètes, à faire une expérience de Dieu et de sa Parole qu’ils doivent transmettre  ; tous sont appelés à s’engager dans l’histoire de l’Eglise et de leur propre temps. Le vrai parcours, alors, se trouve dans l’union de ces deux identités : il ne s’agit pas d’être ou mystique ou prophète, mais d’être mystique et prophète. L’on dit que nous avons, tous, au-dedans de nous un mystique (et un prophète), ainsi qu’un petit Buddha qui incarnerait les nécessités et les désirs les plus profonds, qui chercherait le sens de la vie, qui aspirerait à un futur de changements et de nouveautés et à la réalisation de l’utopie finale. Si ceci est vrai, anthropologiquement et religieusement, il est beaucoup plus vrai du point de vue de la foi chrétienne et de la vie consacrée. En effet, le christianisme est originairement une mystique, non une éthique ou un code moral ; il est la mystique de la sequela de Jésus et de la configuration baptismale avec lui. De la même manière, la vie consacrée est une mystique et une prophétie ; elle est essentiellement consécration au Christ (mystique) et annonce de la Bonne Nouvelle (prophétie). La vie consacrée doit être basée sur la double ouverture, mystique et prophétique. L’expérience mystique représente la plénitude de la vie chrétienne ; elle est l’expérience vécue non seulement dans le silence de la prière, mais aussi dans le quotidien de l’existence, dans le dynamisme théologal.

La mystique de la consécration On ne peut pas comprendre la consécration religieuse au dehors de la mystique de la sequela de Jésus et de la configuration avec Lui. La sequela est une memoria Iesu, qui rend présent Jésus, sa manière de vivre et de se comporter, en vertu des vœux de pauvreté,


chasteté et obéissance. Elle comporte une union et une familiarité avec Lui, comme celle des disciples, qui marque profondément la vie religieuse. Celle-ci se base sur la rencontre, sur le contact, sur la familiarité avec sa vie et avec sa personne, sur l’imitation de son style de vie, de sa pratique personnelle, libre, choisie et aimée, de la pauvreté, de la chasteté et de l’obéissance. Elle est le fondement vrai, solide et sans équivoque de notre vie consacrée (cf. VC 88-90). Il est clair que la vie consacrée est plus que les vœux, même si les vœux continuent à être une partie essentielle et significative de ce style de vie, appelée à vivre les vœux en manière intégrée, comme un élément de l’identité personnelle, comme lieu de la rencontre avec Dieu et comme dimension missionnaire de sa propre existence, comme partie de la prophétie que l’on est. Si ceci ne nous identifie pas et si on ne touche pas ses effets dans le quotidien, si nous devenons bourgeois et si nous réduisons la signification évangélique des vœux, nous sommes en définitive en train d’ensevelir le talent reçu par peur de le mettre en circulation (Don Bosco traduisait cette pensée en soulignant que la Congrégation aurait terminé son cours).

de la prophétie. Ceci signifie que nous ne les considérons pas comme des champs d’action ou d’apostolat, mais plutôt comme style ou forme de vie, comme attitudes fondamentales, appelées à pénétrer toute l’activité apostolique (contemplatifs dans l’action !). C’est pourquoi, même si présentes séparément, ces attitudes forment une unité indissoluble. Les identités mystique et prophétique sont deux perspectives de la vie consacrée pour se fondre dans une unique réalité et que, pour ce motif, ne peuvent pas être vécues et cultivées séparément. Seulement le mystique est prophète et tous les prophètes doivent être mystiques. L’unité dans l’expérience porte aussi à l’unité dans la poursuite des chemins qui représentent aujourd’hui les nouveaux aréopages.

Les aréopages de la mystique Nous pensons d’indiquer les suivants : le vécu personnel de la foi ; l’écoute de la Parole ; l’expérience de Dieu « au milieu de la vie » ; l’urgence de témoins.

Le vécu personnel de la foi

Dans un monde ou nous sommes appelés à vivre notre foi dans les situations les plus diversifiées, les personnes consacrées – ensemble avec les chrétiens en chemin – sentent le besoin de renouveler leur propre foi à partir des demandes de Jésus à ses disciples : « Pourquoi avez-vous peur ? Vous n’avez pas encore foi ? » (Mc 4,40) ; « Voulez-vous en aller vous aussi ? » (Jn 6,67).

Les nouveaux aréopages de la mystique L’Exhortation Apostolique Vie Consacrée, en parlant de la mission de la Vie consacrée (« Sertivitium caritatis ») indique les domaines suivants : la mission ad gentes, l’inculturation, l’option pour les pauvres et le soin des infirmes (cf. 77-83). Mais, l’horizon apostolique et missionnaire de l’Eglise s’élargie et comprend des nouveaux aréopages, où la vie consacrée doit se rendre présente : la présence dans le monde de l’éducation et des moyens de communication (cf. 96-99) et aussi l’engagement dans le dialogue œcuménique et interreligieux (cf. 100-103). Ces aréopages conservent toute leur actualité et nous pouvons dire qu’ils sont plus urgents que jamais. Quand nous parlons ici des nouveaux aréopages, nous le faisons à partir de la double vision de la mystique et

Nous ne devons pas l’oublier : la vie consacrée s’origine et s’alimente dans la foi. Son centre est Jésus Christ, vivant au milieu d’elle, qui l’envoie généreusement en mission dans un monde assoiffé de spiritualité, qui la remplie de son Esprit pour être un chant de louange à Dieu, Père de toute créature et expression de sa compassion. Encore une fois nous devons affirmer que la fécondité et la joie de notre vie naissent de la familiarité avec Dieu, à travers la rencontre avec le Christ, à travers l’expérience mystique de foi. Dans ce contexte, assume un sens très fort le texte de Karl Rahner : «  Le chrétien du futur ou sera un mystique, c’est-à-dire une personne qui a expérimenté quelque chose ou ne sera pas chrétien. Car la spiritualité du futur ne s’appuiera pas sur une conviction unanime, évidente et publique, ni sur une ambiance religieuse généralisée, mais préalablement sur l’expérience et la décision personnelles ». La nature même de la foi chrétienne exige une expérience personnelle, car elle est un vécu, une adhésion pleine à Dieu, une relation personnelle avec Lui, la réponse à son invitation amoureuse (cf. DV 2.5).


L’expérience de foi, comme le précise le grand théologien de Lubac, « n’est pas un approfondissement de soi ; c’est l’approfondissement de la foi ; ce n’est pas une tentative d’évasion par l’intérieur, c’est le christianisme même ». La nouveauté de la mystique chrétienne est dans la particularité de l’adhésion à Dieu par la foi : « hors de la mystique, le Mystère s’extériorise et court le risque de se perdre en pures formules ».

L’écoute de la Parole

La nourriture essentielle de la foi est la Parole de Dieu, consignée dans l’Ecriture Sainte, source première de la mystique chrétienne. Elle nous offre l’histoire du salut en clé d’alliance, incarnée dans la typologie du mysticisme chrétien. Pour cela, la Parole de Dieu comme source de vie ne peut se raréfier dans la vie des personnes consacrées ni dans leurs communautés et Congrégations. Les deux icônes - celle du bon Samaritain (Jésus Christ) et celle de la Samaritaine (nous) – nous parlent de la rencontre avec Lui, comme Maître dialoguant et source d’eau vive. Ainsi un chemin de renouveau consiste à mettre l’Ecriture au centre de la vie, la prier, la partager, la célébrer, l’écouter (cf. VC 94). Le dernier Synode sur la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise (cf. Synode des Evêques Octobre 2008), nous a laissé des recommandations précieuses en ce sens.

Cette expérience renvoie toujours au plus profond de la vie, au meilleur de nous-mêmes en tant qu’êtres humains. Mais, dans notre société, elles sont rares les expériences profondes et authentiques de quelque réalité que ce soit, et pas seulement de Dieu. Sensations et émotions de toute sorte nous font vibrer, mais nous ne faisons pas d’expérience particulière, et pas seulement de Dieu, car nous ne faisons pas non plus d’expérience profonde de la vie en elle-même. On parvient à cette expérience par la contemplation et le regard théologal de foi : « Loin d’exiger des charismes extraordinaires et des grâces spectaculaires, le chrétien devra s’habituer à contempler la réalité de chaque jour avec les yeux de la foi. Faire ainsi, le rendra capable de suivre et détecter autour de lui la constante présence de Dieu, puissante et consolatrice (à la fois discrète et voilée) ». C’est l’expérience de Dieu dans l’humain et dans le réel. Ce Dieu est celui qui s’est manifesté dans la chair, dans la faiblesse humaine, dans la souffrance de la Croix ; qui est présent ici dans la douleur humaine et qui a racheté le monde au sein de son apparente impuissance, par la puissance de l’Esprit, qui a ressuscité Jésus d’entre les morts (Rm 1,4). Nous n’aurons pas d’avenir - ni comme Congrégation, ni comme Église - si nous ne cultivons pas l’expérience de Dieu. Nous avons besoin de gens qui ont une expérience intérieure de Dieu, hommes et femmes de l’esprit capables de répondre à la question que nous pose à tous/toutes saint Jean de la Croix, « Dites-moi s’il est passé au milieu de vous ! » (Le Christ).

L’expérience de Dieu “au milieu de la vie”

Aujourd’hui on parle d’une expérience mystique « au milieu de la vie ». Son fondement anthropologique est « cette expérience fondamentale d’un attrait vers Dieu » qui existe en tout homme, en toute femme et que Karl Rahner appelle «  existentiel-surnaturel  ». A partir d’une perspective historico-existentielle, la personne humaine est constitutivement ouverte à la transcendance. Une telle expérience, n’est pas quelque chose d’exceptionnel, au contraire, la personne humaine perçoit avec lucidité les faits quotidiens de la vie : son intérieur répugnant le mal, l’amour irrévocable envers un tu contingent, la passion pour le travail bien fait, la contestation de l’injustice, le pari pour la fraternité effective, pour la coexistence humaine… Toutes ces expériences, les plus pleinement humaines et humanisantes sont toujours des expériences de grâce.

L’urgence ecclésiale de témoins

Notre monde actuel a besoin de témoins. Déjà Paul VI avait rappelé opportunément que l’homme contemporain est fatigué d’écouter, rassasié de discours et pire encore, immunisé contre les paroles, et pour cela il écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins. L’homme contemporain entend mieux le langage des faits et de la vie, que le langage des paroles (cf. EN 41-42). Et il ajoutait : « Pour l’Eglise, le premier moyen d’évangélisation consiste dans le témoignage » (EN 41). Jean Paul II, faisant écho à ces paroles, affirme


dans l’encyclique Redemptoris Missio : « L’homme contemporain croit plus aux témoins qu’aux maîtres ; il croit plus en l’expérience qu’en la doctrine, en la vie et dans les faits que dans la théorie. Le témoignage de vie chrétienne est la première et irremplaçable forme de mission : Christ, dont nous sommes tous continuateurs de sa mission, est le Témoin par excellence et le modèle du témoin chrétien. L’Esprit Saint accompagne le chemin de l’Eglise et l’associe au témoignage que Lui le Christ donne. La première forme de témoignage est la vie même du missionnaire » (RM 42). Le vrai témoignage n’est en rien distinct de la vie, vécue intensément, irradiant vers l’extérieur sa plénitude intérieure. Est vraiment témoin, celui qui vit ce qu’il annonce, c’est-à-dire quand il part de sa propre expérience. Benoît XVI, dans une de ses premières

d’abord écoute et contemple, puis il parle en se laissant totalement imprégner par cet amour pour Dieu qui ne craint rien et qui est même plus fort que la mort. Le prophète authentique ne se soucie donc pas tant d’accomplir des  œuvres, ce qui est sans aucun doute important, mais jamais essentiel. Il s’efforce surtout d’être le témoin de l’amour de Dieu, en cherchant à le vivre au sein des réalités du monde, même si sa présence peut parfois apparaître « gênante », car elle offre et incarne des valeurs alternatives. Que votre préoccupation prioritaire soit donc d’aider vos consœurs à rechercher tout d’abord le Christ et à se mettre généreusement au service de l’Evangile. Ne vous lassez jamais de réserver toute votre attention à la formation humaine, culturelle et spirituelle des personnes qui vous sont confiées, pour qu’elles soient en mesure de répondre aux défis culturels et sociaux actuels. Soyez les premières à donner l’exemple en refusant

interventions sur la vie consacrée (Rome, 10 décembre 2005) propose aux religieuses d’être « témoins de la présence transfiguratrice de Dieu  » et leur lance le défi d’être «  les pionnières prophétiques  » comme leurs fondatrices  : Ne cédez (…) jamais à la tentation de vous éloigner de l’intimité avec votre Epoux céleste, en vous laissant capturer excessivement par les intérêts et les problèmes de la vie quotidienne.  Les fondateurs et les fondatrices de vos Instituts ont pu être des «  pionniers prophétiques  » dans l’Eglise car ils n’ont jamais perdu la conscience vivante d’être dans le monde, mais non pas du monde, selon le clair enseignement de Jésus (cf. Jn 17, 14). En suivant son exemple, ils se sont efforcés de communiquer par des mots et des gestes concrets l’amour de Dieu à travers le don total d’eux-mêmes, en conservant toujours le regard et le cœur fixés sur Lui. Chères religieuses, si vous voulez vous-mêmes reparcourir fidèlement les traces de vos fondateurs et de vos fondatrices et aider vos consœurs à en suivre les exemples,  cultivez la dimension «  mystique  » de la Vie consacrée  ; c’est-à-dire que vous devez conserver votre âme unie à Dieu à travers la contemplation. Comme l’enseigne l’Ecriture, le «prophète»

le confort, l’aisance, les avantages pour mener à bien votre mission. Partagez les richesses de vos charismes avec ceux qui sont engagés dans l’unique mission de l’Eglise qui est l’édification du Royaume. (Discours à l’Assemblée plénière de l’UISG, Rome le 7 mai 2007).

Expérience festive : joie intérieure et ouverture à l’autre L’expérience mystique est une expérience festive. Dieu se communique dans la joie de la vie, dans l’allégresse, dans la jouissance du vin nouveau (cf. Mt 9,17). Les expériences de fête et d’allégresse, de joie et de contentement intérieur sont des expériences fondatrices. C’est l’allégresse et la joie de vivre qui sont à la base de l’expérience d’un bon nombre de saints et saintes. En saint Jean de la Croix par exemple, ce ne sont pas seulement ses poèmes – où son expérience se trouve condensée - qui exhalent la joie, mais aussi le chemin spirituel qu’il trace dans ses œuvres. Leur centre n’est pas la mystique de la souffrance,


du sacrifice ou du renoncement (bien qu’elles fassent partie du chemin), mais c’est la mystique de l’union joyeuse et sponsale, sur laquelle s’ouvre la nuit obscure, et qui illumine nos ombres : « Heureuse nuit » (N 2, 9,1). La « nuit » est une « présence amoureuse de Dieu dans l’âme » (N 2,5,1) qui donne naissance à un chemin de libération et de guérison, une transformation profonde : c’est un voyage vers une expérience inimaginable de joie et de liberté. Don Bosco disait : « servons le Seigneur dans une sainte allégresse  » (C. 17). La joie est la façon de témoigner le salut que nous avons reçu, une rencontre avec le Christ, signe d’une « foi qui avance » (Fil 1,25), qui se rend visible à l’extérieur et se présente au monde. Il s’agit, on pourrait dire, d’une vie dans la foi en Christ. « Dieu ne veut pas priver et ne prive pas ses fils de la joie, mais il la donne quand il n’y en a pas, il la renforce quand elle est fragile, il l’assure comme dimension permanente de la vie » (Benoît XVI). Chaque chrétien est un mystique potentiel et il ne le sait pas. Avoir une expérience mystique signifie s’unir à Dieu : « ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Saint François de Sales disait qu’il y a deux types de méditation: le premier c’est quand ceux qui veulent prier se mettent à la présence de Dieu, et le seconde quand nous sommes envahis par Dieu lui-même. Cet amour le réalise Dieu en nous par son immense grâce. Souvent, l’accès à la vie mystique n’est pas toujours conscient. De petits phénomènes se produisent pendant de longues périodes de temps et sont plus fréquents qu’on ne le pense, sans s’en rendre compte. « Dieu est Dieu de la joie », pensait saint François de Sales. Mieux encore, en « Dieu lui-même toutes choses sont joie parce que toutes choses sont un don ». Don Bosco, en tant que lucide éducateur chrétien, a fait de la joie « élément constitutif du système éducatif, indivisible de l’étude, du travail de la pitié », « le fruit d’une pratique authentique de la pédagogie salésienne ». Nécessité basilaire de la vie, l’allégresse est, pour don Bosco, « résultat d’une évaluation chrétienne de la vie. À partir de la religion de l’amour, du salut, de la grâce ne peuvent que naitre joie, bien-être, allégresse, optimisme confiant et positif ». Et c’est pour ça que chez Don Bosco « la joie coïncide avec la sainteté […] pour lui la vraie joie se trouve seulement dans celui qui est plein de grâce ».

La mystique d’une présence, qui se fait prophétie La vie consacrée du futur sera joyeuse et humble, si elle vit suspendue à la présence – illuminative et transformante – du Seigneur. C’est la présence de Dieu dans la création et dans l’histoire, présence vivante et personnelle ; présence sacramentelle spécialement dans l’Eucharistie ; présence dans les pauvres ; présence dans la mission ; présence dans les frères et sœurs de congrégation ; présence dans l’Eglise ; présence dans l’oraison et dans la lecture de la Parole de Dieu ; présence dans la famille humaine. L’expérience mystique de cette présence a un caractère performatif, en ce sens qu’elle produit des effets et des attitudes durables en lien avec la vie réelle : une certaine joie intérieure, un sentiment positif et plein d’espérance face à ce qui se présente, mais surtout une expérience de détachement radical et d’ouverture à l’autre. Cette expérience authentifie l’expérience mystique. C’est alors – et alors seulement - que l’expérience mystique se traduit « en sentiments durables » de type positif, toujours alimentés par la joie et l’amour. C’est alors – et alors seulement – que l’expérience mystique devient significative, c’est-à-dire qu’elle se fait prophétique.

Nous former pour former la primauté de Dieu En ces temps d’hiver, d’ouragans et de tempêtes que nous vivons, il est urgent de revenir à la fondation ou à la refondation de la vie religieuse sur la roche qui est le Christ, sur la roche ferme de la foi radicale, sur l’expérience de Dieu. Si nous ne voulons pas édifier sur des sables mouvants, dans la formation permanente et initiale, nous devons encourager une véritable expérience de Dieu, une expérience qui conduise à s’ouvrir à Lui, et à l’accueillir inconditionnellement. Une expérience qui déclenche en nous un mouvement irréversible qui oriente à la conversion, se traduit par une identité solide, et se convertit en mission. Une expérience qui suppose un processus tel que l’on puisse en dire : Il était, je ne le voyais pas, je ne le touchais pas, mais Il était là. C’est à partir de cette confession que commence le chemin de la foi, car la foi est une lumière, elle nous invite à entrer en elle, à explorer toujours davantage l’horizon qu’elle illumine,


pour mieux connaître ce que nous aimons (cf. LF 36). L’expérience de Dieu dont nous parlons suppose, en premier lieu, de nous former et de former à une foi radicale, à l’expérience de l’absolu qui relativise tout le reste. C’est la foi radicale et/ou l’expérience théologique qui donne du sens et de la saveur au projet de vie d’un religieux. Cette foi radicale est celle qui conduit le croyant, le religieux, à se livrer en confiance à la Providence de Dieu, avant de se traduire en pratiques religieuses ou en engagements historiques. La foi radicale est celle qui nous introduit dans la dimension contemplative et s’en alimente; c’est celle qui engage toute la personne et se convertit en source de la véritable joie, de l’espérance qui ne trompe pas et aussi de notre témoignage dans le monde. Il apparait clairement, alors, que la foi radicale ne se confond pas avec la simple connaissance ou réflexion théologique, la répétition de formules, un système idéologique ou une conviction volontariste ; ni ne se confond avec le simple sentiment religieux, ou ne s’épuise dans le monde de l’affectivité. Elle a aussi peu à voir avec la sensation émotionnelle des moments de prière proprement dits, même quand elle s’en alimente. La foi radicale est une découverte, un accueil graduel et vécu de la réalité de Dieu et de l’homme à la lumière de Jésus-Christ. La foi radicale est surtout une expérience de confiance dans le Seigneur comme celle que manifeste Pierre quand il affirme : « sur ta parole je vais lâcher les filets » (Lc 5, 5). Une confiance qui va au-delà de toute raison, de toute garantie humaine, et qui dépasse nos forces, nos raisons, nos lumières. Cette confiance est celle qui soutient la

fidélité, même dans les moments de plus grande épreuve. La foi radicale est bien celle qui nous introduit sur la voie de la sequela, jusqu’à avoir «  les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus » (Phil 2, 5). Pour faire cette expérience il ne suffit pas de revenir à une simple observance régulière ou à augmenter les temps de prière ou méditation, ou à multiplier les célébrations liturgiques et les pratiques dévotionnelles propres à chaque famille religieuse. Pour faire cette expérience il faut aller bien au-delà du simplement rituel et de la simple observance. Il faut la demander avec insistance, l’accueillir avec docilité (car il s’agit d’un don

de l’Esprit), exercer avec constance et à travers une prière personnelle intense, l’écoute quotidienne de la Parole de Dieu et la célébration des sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation. S’il existe un problème sérieux dans la vie religieuse aujourd’hui, c’est le problème de la spiritualité, de la foi radicale, et s’il faut accorder une attention spéciale dans la formation permanente et initiale aujourd’hui, c’est bien à l’expérience de Dieu, à l’éducation à la foi radicale. Sans Lui nous ne pouvons rien faire (cf. Jn 15, 5). La foi

librement acceptée, est l’unique fondement solide sur lequel on peut construire une vie de prière, de chasteté, de fraternité, de pauvreté et de service.

Médiations de formation pour l’expérience de Dieu On peut seulement connaître Dieu par l’expérience, non pas par on-dit. Et si telle est la vérité, et j’en suis particulièrement convaincu, nous pénétrons sur un terrain fondamental pour ce qui concerne la formation: le besoin de maîtres de l’esprit et d’un véritable accompagnement spirituel. Dans la formation initiale, cela requiert la présence de formateurs qui cheminent dans cette démarche, des personnes crédibles par leur vie de foi, de vrais maîtres de l’esprit. D’autre part, ces mêmes maîtres sont aussi nécessaires dans la formation permanente, ces maîtres qui, ayant désaltéré leur soif de Dieu, come la Samaritaine, se transforment en témoins et en maîtres dans la recherche de l’eau qui donne la vie (cf. Jn 4, 1ss). Il me semble qu’il faut que ce soit une vraie priorité dans la formation aussi bien permanente qu’initiale, parce qu’à mon avis, il en existe une grande lacune, en ce moment, dans la vie religieuse, et peut-être même au sein de l’Église. Par ailleurs, et particulièrement dans les maisons de formation initiale, il faut encourager une ambiance de silence habité, de prière intense, de profonds échanges spirituels, de lieux où, sans crainte, on réévalue sans cesse la foi. Seulement ainsi les jeunes en formation initiale et les adultes en formation permanente pourront témoigner à travers leur recherche personnelle que Dieu vit, que Jésus est le Seigneur, que l’Esprit est la force qui les anime. Et alors, les fraternités/communautés seront des lieux d’illumination de la foi, lieux de prière et de


et la hiérarchisation évangélique de valeurs et d’activités ainsi qu’un usage adéquat du temps, en tenant compte des exigences de la vie fraternelle en communauté, des besoins des personnes et de la mission, et de l’usage des moyens de communication, toujours avec la discrétion nécessaire. Documents de référence :  Bartolomé Juan José, sdb, La joie de vivre en Christ, cœur de la proposition salésienne de sainteté des jeunes. Une réflexion salésienne sur Fil 4,4.  Bartolomé Juan José, sdb, Mystiques dans l’Esprit. Invitation à prier la Parole.  Carballo José Rodriguez, ofm, La formation pour la vie consacrée pendant un changement d’époque.

référence évangélique pour les religieux eux-mêmes et pour les hommes et les femmes qui cherchent un sens à leurs vies. C’est une urgence que l’on ressent dans la vie religieuse et que ressentent nos formants: le besoin de maisons de formation qui soient des « écoles de prière ». C’est une réponse qu’attendent beaucoup de laïcs de nous les religieux : former des communautés où la vie de prière serait vécue comme priorité manifeste. C’est un moyen d’évangélisation que nous ne pouvons pas oublier, si nous voulons répondre comme il convient à tant d’expectatives qui nous viennent de notre société profondément sécularisée, mais aussi en recherche de sens.

 Carlos Palàcio, sj, La vera crisi è l’anemia spirituale.

D’autres médiations formatives pour favoriser l’expérience de Dieu sont : la formation à un authentique esprit liturgique, l’introduction à l’étude et à la lecture orante de la Parole de Dieu, la culture de l’authentique dévotion mariale, des expériences de retraite et d’ermitage. De même il est important d’avoir une éducation/ formation adéquate qui rende possible la lecture de la propre vie et de son histoire personnelle avec les yeux de la foi, la contemplation du Christ dans le pauvre

Abréviations :

 Ciro Garcia, ocd, Mystique et prophétie un style de vie et de nouveaux aréopages.  Cultiver la dimension mystique de la vie consacrée. Extrait du discours prononcé par le Pape Benoît XVI à l’Assemblée plénière de l’Union internationale des supérieures générales, le 7 mai 2007.  Innocent Gbetegan, op, Comment garder la dimension de l’Etre intérieur pour nous, Consacrés, aujourd’hui, dans un monde envahi par les médias ?  Judette Gallares, rc, Ouvrir nos cœurs pour écouter: devenir mystiques et prophètes aujourd’hui.  Vivre l’aspect mystique et prophétique de nos vies dans un monde en changement, par Kristiana Prasetyo, cgs, Philippines.

VC

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Vie Consacrée

DV

=

Dei Verbum

LF

=

Lumen Fidei

C

=

Constitutions des Salésiens de Don Bosco

EN

=

Evangelii Nuntiandi

RM

=

Redemptoris Missio


«Evangelii gaudium», le programme du Pape pour stimuler l’Eglise. Intitulée Evangelii gaudium, « la joie de une source interne au Vatican. l’Évangile », l’exhortation apostolique du pape sur l’annonce de la Bonne nouvelle Contre « l’économie qui tue » Son propos est ainsi habité tout entier par la dans le monde actuel a été rendue pupréoccupation envers ceux qui se sont éloignés de blique mardi 26 novembre « Comme je voudrais trouver les paroles pour encourager une période évangélisatrice plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour profond, et de vie contagieuse ! » Au cœur de son exhortation apostolique, rendue publique mardi 26 novembre à Rome, le pape François résume ce qu’il cherche à obtenir tout au long des 165 pages de ce texte, le plus important depuis le début de son pontificat. Inspirée des propositions du Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation en octobre 2012, l’exhortation n’est pas pour autant post-synodale. Fruit d’autres consultations, de sa propre expérience pastorale et des écrits de ses prédécesseurs, sa « signification programmatique » exprime les priorités du nouveau pape pour les prochaines années. Sur la forme, il adopte une écriture très personnelle et directe, souvent à la première personne du singulier. Évoquant « l’odeur des brebis », « l’air pur du Saint-Esprit », il reprend plusieurs formules imagées de ses homélies matinales ou catéchèses du mercredi, comme si le thème de la joie devait se ressentir de prime abord à la lecture. Même si le texte est moins construit que ses allocutions d’ordinaire, « il y a couché noir sur blanc les missions de l’Église sur lesquelles il met le doigt depuis six mois », décrypte

l’Église. Comme aux évêques du Brésil qu’il invitait fin juillet, en clôture des JMJ de Rio, à s’interroger sur ce qui conduit des fidèles à quitter l’Église, le pape interroge sur les manières de faire dans l’Église. Quitte à bousculer les habitudes, abandonner les « schémas ennuyeux » et faire preuve de créativité, « sans peur de se tromper ». Sur le champ de bataille où l’Église doit soigner, le pape relève les méfaits de « l’individualisme dominant » et de l’« esprit de consommation effréné que stimule le marché  ». Contre «  l’économie qui tue », comme dans la traite des personnes, le pape envoie l’Église manifester sa mission « pour ceux que la société rejette et met de côté ». Concrètement, les périphéries, chères au vocabulaire bergoglien, sont visées dans leur acception urbaine première. L’ancien archevêque de Buenos Aires, familier des bidonvilles, interroge l’Église sur la façon d’y atteindre les «  citadins à moitié » ou « restes urbains » peuplant aujourd’hui les mégapoles. «  Comme elles sont belles les villes qui dépassent la méfiance malsaine et intègrent ceux qui sont différents », lance le pape. Et où les églises paroissiales demeureraient ouvertes plutôt que de renvoyer à « la froideur d’une porte close ». « Mêmes les portes des sacrements ne devraient pas se fermer pour n’importe quelle raison », avance-t-il aussi


tandis qu’un questionnaire circule actuellement dans les diocèses à travers le monde sur la pastorale familiale en vue d’un Synode extraordinaire sur ce thème en octobre 2014.

Le pape renverse des percep-tions établies dans l’Église Dans ces périphéries érigées en centre de la mission pour l’Église, le pape, qui réaffirme son désir d’une « Église pauvre pour les pauvres », insiste sur la place de ces derniers dans l’évangélisation. « Il est nécessaire que tous nous nous laissions évangéliser par » les pauvres, insiste-t-il, rappelant l’assise théologique en faveur de « l’intégration sociale des pauvres » En ce sens, la « conversion pastorale et missionnaire » est un impératif pour tous. Y compris pour la papauté, poursuit-il sans détailler une « réforme des structures » ecclésiales alors que son conseil des cardinaux se réunit de nouveau la semaine prochaine. L’exhortation ouvre toutefois la voie à une « décentralisation salutaire », laissant leur place aux conférences épiscopales pour que « le sentiment collégial se réalise pleinement ». Plus largement, le pape renverse des perceptions établies dans l’Église, jugées contraires à l’Évangile et relevant d’une « mondanité spirituelle ». S’opposant à la « théologie de bureau », au « soin ostentatoire de la liturgie », le pape latino-américain rend hommage à la « force évangélisatrice de la religiosité populaire ». À l’image de la mère qu’il décrit, récitant le rosaire au pied du lit de son enfant malade même si elle ne connaît pas le credo.

La joie contagieuse de chaque « disciplemissionnaire » Dans la même veine, ce pape non-européen ouvert à la beauté, y compris dans des « modalités non conventionnelles », refuse de « prétendre que tous les peuples de tous les continents, en exprimant la foi chrétienne, imitent les modalités adoptées par les peuples européens à un moment précis de leur histoire ». Insistant pour « trouver le mode de communiquer Jésus qui corresponde à la situation dans laquelle nous nous trouvons », le pape propose

toutefois un « dénominateur commun », comme l’a exposé hier le président du conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, Mgr  Rino Fisichella. À ce titre, notamment, figure «  l’homélie comme forme privilégiée d’évangélisation  ». Le pape jésuite en donne même des conseils d’élaboration sur plusieurs pages. Promouvant aussi un large dialogue social, œcuménique, interreligieux et avec les noncroyants, l’évêque de Rome indique des points non négociables : le « sacerdoce réservé aux hommes » et la dignité des enfants à naître, autrement dit le refus de tout avortement. « On ne doit pas s’attendre à ce que l’Église change de position sur cette question », prévient-il, tout en mettant en garde contre une présentation contre-productive de la foi sous son aspect moral. Pour évangéliser, le pape mise avant tout sur la joie contagieuse de chaque «  disciple-missionnaire  ». «  Une personne qui n’est pas convaincue, enthousiaste, sûre, amoureuse, ne convainc personne ». SÉBASTIEN MAILLARD, à Rome


Commission Provinciale pour la Formation

La Commission Provinciale pour la Formation a pu se rencontrer le 11 novembre à Ivato Don Bosco. C’était la première rencontre pour l’année formative 2013-2014. Remercions le Seigneur : la Commission s’est enrichie d’un nouveau membre, le Père Razafinjatovo José Nicolas de la Communauté du Post Noviciat. A l’ordre du jour il y avait des nombreux sujets à traiter, comme ainsi : 1. Partage du matériel de travail utilisé lors de la rencontre au Ghana, de la Commission Régionale pour la Formation et clôture du sexennat. 2. Révision et programmation de la Commission Provinciale MDG pour la Formation. 3. Prise de vision de la lettre du Père Cereda: « Consultazione circa “Criteri e norme per l’accompagnamento personale salesiano” » et partage du document ébauche. 4. Réflexion sur le document « SCRUTINIA / EVALUATIONS un instrument pour la croissance » et approbation d’une fiche guide à proposer au Provincial et à son Conseil pour la préparation des appréciations des jeunes confrères et des stagiaires. 5. Concrétisation du programme triennal pour la formation permanente des directeurs. 6. Formation à l’affectivité et à la chasteté (subside de AFO). Nous avons pu prendre le temps aisément et travailler pendant toute la journée. Nous nous sommes arrêtés davantage sur le sujet à propos des évaluations des jeunes confrères, afin d’avoir des propositions claires à soumettre aux directeurs lors de la réunion prévue avec eux le lendemain. C’est pourquoi, avec l’accord du Père Provincial, ont été distribuées aux direc-

teurs des fiches guide à utiliser à l’occasion des appréciations trimestrielles. Pour la formation permanente des directeurs, la Commission a prit en considération les orientations ressorties dans la rencontre que la Commission Régionale pour la Formation venait de faire au Ghana pour les intégrer avec les propositions que nous avions déjà envisagées dans la rencontre que la Commission Provinciale avait fait dans le mois d’Avril. Nous préparerons bientôt le texte à proposer au Père Provincial et son Conseil. Entre temps, les membres de la Commission ont la tâche de réfléchir sur le subside de la Province AFO à propos de la formation à l’affectivité et à la chasteté pour ensuite le proposer aux Communautés de formations de notre Vice Province. Un autre engagement de la Commission est celui de faire la révision du sexennat 20082014 qu’il faudra envoyer au Dicastère pour la Formation d’ici au 31 mai 2014. La vérification opérée par les Provinces sera remise au nouveau Conseiller pour la Formation. Actuellement il s’agit de travailler chacun personnellement chez-soi, pour partager à l’aide d’internet les documents et les propositions que seront ensuite concrétisées dans la rencontre de la Commission Provinciale pour la Formation dans la semaine des vacances pascales 2014. P. Graziano, sdb

Coordinateur CPF à MDG


La pastorale paroissiale salésienne à Madagascar La tâche de la « Commission salésienne des paroisses », est d’approfondir la situation pastorale des différents milieux où œuvre la Congrégation Salésienne. Cette commission, formée par les différents curés salésiens et par le délégué de la Pastorale des Jeunes, se réunit trois fois par an pour vérifier la situation de l’évangélisation dans nos communautés salésiennes. Le travail de la Commission a commencé son travail en faisant une évaluation de la situation des différents milieux pastoraux (ville, village, campagne…) et des différentes structures pastorales installées dans les paroisses. On s’est aperçu tout de suite de l’importance du partage et de la nécessité d’une formation permanente sur des thèmes qui touchent l’essence de la pastorale et qui exigent une mise à jour continue de la situation : par ex. : la catéchèse, la collaboration avec les laïcs, la pastorale des jeunes, la pastorale des adultes… Mais l’exigence fondamentale plus importante qu’on a remarquée c’est la nécessité d’avoir un programme de approfondissement à long terme, par exemple triennal, de façon qu’on arrive à faire mûrir un changement de perspectives dans toutes les paroisses confiées aux Salésiens. Dans cette perspective on a proposé : de faire une réflexion sur «  l’identité de la Paroisse

salésienne », d’approfondir la « pédagogie salésienne », de composer un « code de conduite » pour une paroisse salésienne. Pour donner organicité à ces propositions on a convenu de préparer: 1) un « manuel » sur « La Paroisse salésienne aujourd’hui », 2) un ‘vademecum » pour le curé salésien. La structure du manuel de la paroisse a été tôt formulé et la commission a commencé déjà à recueillir les données et les références pour une élaboration brève, mais pleine de suggestions ; et actuellement elle avance dans la rédaction du texte. Dans la dernière rencontre du 14 novembre dernier, la commission a déjà discuté sur les premières contributions réalisées et elle a aussi tracé une esquisse des qualités du curé salésien. Le profil de la paroisse salésienne et du curé salésien s’entrevoient déjà, même si le travail reste encore long et délicat. Nous espérons que dans quelques « années » nous puissions avoir la chance d’avoir à disposition deux instruments de travail qui garantissent l’identité de la paroisse salésienne et le charisme du salésien curé ! Nous mettons ce travail dans les mains de Don Bosco et de la Vierge Marie Immaculée ! P. Barthélemy Salvo


Rencontre des délégués de la Pastorale des jeunes à Addis Abeba

Du 14 au 17 septembre 2013, nous avons fait à Addis Abeba la CIVAM de la pastorale des jeunes avec le Père Fabio conseiller général de la pastorale des jeunes. Les délégués de la PDJ en Afrique – Madagascar sont tous présents. Voici les 3 principaux points qui ont orienté le partage, la réflexion et l’étude pendant notre rencontre : 1. Évaluation de la réalité de la pastorale des jeunes dans chaque Province Se basant sur le questionnaire de travail envoyé au préalable à chaque délégué, la première journée de travail était focalisée sur le partage de la réalité de la pastorale des jeunes dans nos respectives provinces. Dans ce sens, chaque délégué a présenté la réalité pastorale de sa province selon le schéma suivant :  FORCES, FAIBLESSES, OPPORTUNITE ET MENACES sur la situation de la Pastorale des Jeunes dans ta Province.  Identifie les éléments et les processus qui ont enrichi ton ministère auprès des jeunes de ta Province pendant le sexennat qui termine. 2. Les structures d’animation pastorale dans les provinces Un autre point de réflexion qui a pris assez de temps à été celui du fonctionnement des structures d’animation pastorale dans nos Provinces. Nous nous sommes retrouvés en groupes linguistiques pour partager sur cette réalité. En conclusion des échanges sur cet aspect, il ressortait qu’il était important que les commissions

de pastorale soient vraiment des lieux de réflexion et d’orientation et non des lieux de programmation d’activités. Par ailleurs il convient avant tout de faire fonctionner d’abord les structures d’animation existantes plutôt que d’en créer de nouvelles au risquent d’alourdir l’animation et de multiplier les réunions. Il revient aux délégués pastoraux, face à la méconnaissance des documents, de s’engager à faire connaître les documents de pastorale aux confrères et les mécanismes de fonctionnement des structures d’animation. 3. Compte Rendu de la Consulte de pas torale de jeunes Le coordinateur de la commission (P. Miguel Angel Nguema) a présenté le compte rendu de la consulte qui a eu lieu du 5 au 8 février 2013 sur le processus de « repenser la pastorale des jeunes ». Il est partie de l’apport des Provinces de la Région à ce processus (10 provinces ont répondu) pour arriver aux conclusions finales de la Consultes avec des choix qui orienteront le


cadre de référence de pastorale des jeunes renouvelé. Nous avons ensuite écouté le P. Fabio qui a présenté le plan et les articulations du cadre de référence fondamental de la pastorale salésienne des jeunes (révisé). Ce dernier sera présenté au CG27. Il est important de considérer le document comme un document qui accompagne la formation des confrères et non comme une collection d’indications et d’orientation à suivre.

Ensuite le P. Fabio a invité les délégués à réfléchir sur le processus de diffusion de ce nouveau document qui va être publiér. Notre session 2013 de la civam/pastorale des jeunes a pris fin avec l’évaluation où les confrères ont manifesté leur satisfaction pour le contenu, les partages et les informations reçues.

Réunion de l’équipe de la pastorale des jeunes à Ivato de divertissement. •  de Soigner nos interventions d’évangélisation telles que la catéchèse, les mots du soir, la récollection.

Comme d’habitude, au commencement de l’année, l’équipe de la PDJ à Ivato a fait une réunion pour fixer la priorité pastorale de cette année. Avant tout, nous avons mentionné que « Notre mission est la pastorale des jeunes ». L›évangélisation et l›éducation sont le deux principales missions de salésien de Don Bosco à l›intérieur de l›Eglise. Parmi les réflexions faites dans l’assemblée, nous avons dégagé les défis pastoraux cette année et le ligne d’action qu’on pourrait envisager : Les défis pastoraux sont : •  La globalisation ; •  Les nouvelles technologies de l›information et de communication mettant en cause nos manières traditionnelles de proposer l›évangile. •  le manque de responsabilité des parents envers ses enfants ; •  Le manque de la justice et le sens de la gratuité ; •  les lignes d’action envisageables sont ? •  d’incarner la communauté salésienne dans le contexte qui est le sien pour une meilleure connaissance des personnes, leur culture et leurs problèmes. •  de Faire des interventions pastorales réfléchies et élaborées permettant d’affronter les problèmes des jeunes plutôt que de se contenter d’une pastorale

• de programmer des réflexions communautaires autour des thèmes qui touchent la réalité des jeunes. •  D’encourager les communautés à produire des petits matériaux d›évangélisation qui s›appuient sur leur réalité. •  D’intensifier et de soigner la formation de nos collaborateurs (animateurs, catéchistes, professeurs, parents) •  De plus d’Offrir à l›accompagnement aux groupes de jeunes. •  De Soigner de manière particulière l›éducation aux valeurs. •  D’intégrer les nouvelles technologies de l›information et de la communication dans notre proposition éducative et évangélisatrice. •  D’insister à faire le PEPS comme instrument nous permettant de chercher des réponses aux signes des temps. P. Bruno Pdj


FAMARANANA NY FANKALAZANA NY FAHA-20 TAONA NY ORATORIO DON BOSCO FIANARANTSOA

Nankalazaina nandritra iny taompikatrohana 2012-2013 nivalona iny tokoa ny faha-20 taonan’ny Oratorio Don Bosco teto Fianarantsoa. Efa notanterina teto ihany ny fety fanokafana sy ny ivon’izany fankalazana izany. Raha tsiahivina fohy ny tantara dia ny taona 1992 no tonga voalohany teto Fianarantsoa ireo Salezianin’i Don Bosco ka nanomboka ny asany teo anivon’ny Oratorio. Nitohy avy hatrany nandritra iny taom-pikatrohana 1992-1993 iny ny asa fanabeazana ka izao feno 20 taona izao (2012-2013). Nomarihana manokana izao taon-jobily izao ka nosokafana tamin’ny fetin’ny Oratorio ny 8-9 Desambra 2012 izay notarihin’I Mompera Claudio, Lehiben’ny Fikambanana eto Madagasikara sady efa Directeur-n’ity Oratorio ity teo aloha. Natao nandritra ny fetin’I Dominique Savio ny 6 mey 2013 lasa teo kosa

ny ivon’ny fankalazana izay notarihan’I Mompera Innocent, Vicaire Provincial sady efa Directeurn’ity Oratorio ity ihany koa. Tamin’izany ivon’ny

fankalazana izany no namerimberenana indray ny maha izy azy ny Oratorio dia ny asa fanabeazana ny tanora. Koa ankoatry ny hetsika maro ara-panatanjahatena sy ara-javakanto dia navoitra tao anatin’ny Tantara an-dapihazo nolalaovin’ireo Frera Salezianina ny asa fanabeazana sahanin’ny Oratorio. Noraisinana ho modely tamin’izany ny fiainan’I Don Bosco sy izy telo lahy olomasin’ny Oratorio dia I Dominique Savio, Michel Magone ary I François Besucco. Taonan’ny fanabeazana rahateo iny taona iny teo anivon’ny tontolo salezianina. Nandritra izao fety famaranana izao, sady ho fihatrehana sahady ny 20 taoana manaraka, no nitodihanay tamin’ny tontolon’ny tanora ankehitriny. Nohezahanay nomena ny anjarany avy ary ny sokajin-taona sy sehapiainan’ny tanora. Ny Zoma 6 desambra teo no nanombohan’ny fety ka nanoloranay modelinaKARAOKE iainana eo anivon’ny tontolon’ny fanabeazana. Anisan’ny fironana iainan’ny tanora ity fialamboly iray ity ankehitriny ka tsy azo hidovirana. Ny tanjona tianay hotratrarina dia ny hisian’ny ambiance mendrika mitondra fanabeazana ao anatin’ireny fironana mahasarika tanora maro ankehitriny ireny. Ny Sabotsy 7 Desambra no nanohizana ny fety ka nitodihanay indray tamin’ireo tanora manantalenta mpiangaly ireny dihy tian’ny tanora ankehitriny ireny toy ny HIPOP, Rock, danse moderne…. Ka nanaovanay fifaninana “Dance BATLLE” fomba fandihizana mifangaro ary ahitana mixage hira malagsy sy vahiny arahin’ny dihy mifanaraka amin’izany. Ny Alahady 8 desambra kosa no tena ivon’ny fety. Ny maraina dia Sorona Masina lehibe notarihan’i Mompera Bruno Richard, PdJ, sady efa Directeur-n’ity Oratorio ity. Tamin’izany no nanipihan’I Mompera Bruno Richard indray ny maha zava-dehibe ny fisian’ny


Oratorio sy ny asa fanabeazana sahaniny ho an’ny mponin’Ankofafa sy Fianarantsoa iray manontolo. Ny Fikambanana Masina sy ireo Mpanabe tranainy sy am-perin’asa moa no nanentana ny litorjia ka tena nampivavaka tokoa. Ny tolakandro kosa dia Sabohy lehibe nandraisan’ny ankizy sy tanoran’ny Oratorio anjara ka nifandimby naneho ny talentany sy ny hafaliany teo ireo fikambanana maro be misy eto amin’ny Oratorio. Izao fety famaranana izao moa dia nialohavan’ny vavaka hateloanandro na ny Tridium nentanin’ny Vovoan’ny Ankizy, ny Vovoan’ny Tanora ary ny fikambanana CMB. Anisan’ny nampiavaka izao fankalazana izao ny fiverenan’ireo Mpanabe tranainy indray teto amin’ny Oratorio ka nampivondrona azy ireo hanangana ny Maintimolalin’ny Mpanabe. Nandritra izao fankalazana izao dia notolorana marim-pankasitrahana ireo Mpanabe rehetra ireo ho fahatsiarovana sy ho fisaorana azy ireo. Vita teo iny fankazana iny. Isaoranay etoana izay rehetra nanampy tamin’ny fanatontosana

mivantana na ankolaka, mpanao soa sy namana tsy mahafoy. Hiatrika ny 20 taona manaraka indray ny Oratorio: maro ary sarotra ny fanambimpanabeazana miandry. Koa manantena hatrany ny fifanomezan-tanana satria tokoa mantsy toy ny “asa vadi-drano ny asa fanabeazana, tsy vita raha tsy ifanakonana”. P. Jannot


LA XII ème ème ASSEMBLEE ASSEMBLEE DE DE LA LA CIVAM CIVAM LA XII La réunion de la CIVAM s’est tenue à Yaoundé- Cameroun du au 24 au 30 novembre 2013 au théologat saint Augustin de Nkol Afeme Le P. Guillermo Basanes, Régional d’Afrique et Madagascar a présidé cette 12 ème assemblée de la civam où étaient présents les provinciaux sauf le provincial de l’AFM représenté par le fr. Marco et les délégués provinciaux pour le chapitre Général 27. Il y avait aussi les deux nouveaux délégués : P. Joseph Khonde de la délégation du Congo Brazzaville et le P. Aurélien Mukangwa de la délégation de Kinshasa ! Il y a eu le rapport des commission de la formation ( qualification des confrères  ; formation comme devoir, éducation à la chasteté et à l’amour ; formation missionnaire des salésiens, affiliation des centres de formation en philosophie à l’UPS, préparation de la célébration du bicentenaire de la naissance de Don Bosco, scrutins comme instrument de croissance, formation des directeurs, redynamiser l’équipe confort pour la formation permanente )et celui de la commission pour la pastorale des jeunes : chaque province a présenté son rapport de la pastorale des jeunes : points forts, opportunités et menaces : baisse de vocations dans beaucoup de provinces, manque de bon témoignage, manque de cohésion communautaire autour de la mission  ; problème de l’assistance non seulement comme présence dans la

cour mais aussi .comme problème charismatique et vocationnel. Effort sur la pastorale de la famille, la collaboration avec l’église locale est à renforcer. Que le délégué visite les communautés; le danger de la superficialité et l’effort qui reste horizontal. Proposition de faire des rencontres par zones où participeront le délégué de la pastorale avec un ou deux personnes dans chaque province Don Bosco Tech Africa : rapport des experts anglophone et francophones sur la visite effectuée dans nos centres de formation professionnelle. Le point essentiel de l’ordre du jour était l’étude de l’instrumentum laboris du CG 27 : on a étudié trois points principaux du document : mystique de l’esprit, prophètes de la fraternité, serviteurs des jeunes. Parmi d’autres points discutés, il y a avait le cas de la chine, avec la présence du père Savio YEUNG, sdb chinois qui a fait à deux reprises les visites de beaucoup de pays d’Afrique où sont présents beaucoup d’immigrant chinois : • La chine en Afrique : Le P. Savio a montré que le gouvernement chinois investit en Afrique plus que les éuropéens et les américains  dans ces dernières années !


Il y a plus de 25 millions de chinois sur le continent africain. Les supérieurs de la congrégation ont pensé à une action évangélisatrice pour les émigrants chinois sur le continent ou en chine même ! Le père savio a visité, l’Ethiopie, la Guinée, le Cameroun, l’Angola et le Mozambique. Il a pu approcher les émigrants chinois dans ses pays. Les chinois présents en Afriques sont soient hommes d’affaires appuyés par leur gouvernement, hommes simples immigrants qui cherches la survie, hommes de services mais aussi quelques personnes exploitées. Il a été répété à mille reprises que les chinois s’ouvrent s’il y a une relation d’amitié  ; il faut évidemment apprendre la langue chinoise. Par le biais de Conficius Institute, il y a échange des étudiants

africains et chinois. Conficius Institute offre chaque année les bourses des quelques étudiants pour les études en Chines. Quelques efforts sont fournis : quelques missionnaires sont déjà à Hong Kong dont un jeune congolais !Il y a du matériel chinois au niveau de la communication. Les chinois se sentent menacés en Afrique surtout que dans beaucoup de pays ont les perçois comme des concurrents, et surtout qu’ils n’arrivent pas à bien s’insérer dans les milieux où ils sont ! La chine présente en même temps une opportunité et un défis pour l’évangélisation, soit en chine même, soit sur le continent africain. Père Innocent

Nouveau site web de la Vice - Province

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31 décembre 2013: P. Pascual Chavez, Recteur Majeur, va présenter à toutes les membres de la famille salésienne l’Etrenne 2014: « Puisons l’expérience spirituelle de Don Bosco, pour marcher sur le chemin de la sainteté selon notre vocation spécifique », à la Maison Générale des Sœurs salésiennes FMA à Rome. 12 janvier 2014 : Journée de la Famille salésienne 4 – 5 février: Conseil provincial 6 – 7 février: Réunion des Directeurs

8 – 14 février: Retraite annuelle à Andranobe avec Mgr Philibert Randriambololona 22 février – 12 avril 2014: Chapitre Générale à Rome 23 - 25 avril 2014: Assemblée annuelles des confrères après Pâques puis la réunion des Commissions le jours après 25 avril 2014: Fête de la Vice-province à Ijely Miarinarivo


chaque équipe il y a 4 groupes (Benjamins, Benjamines, Minimes filles, Minimes garçons).

Oratorio Don Bosco Fianarantsoa NY TSIAMBARATELON’NY FINOANA Tontosa soa aman-tsara ny Fy Don Bosco 2013 taty Fianarantsoa, izay niompana tamin’ny lohahevitra hoe: ”NY TSIAMBARATELON’NY FINOANA”. Satria tokoa mantsy tao anatin’ny taonan’ny Finoana tanteraka no nanatontosana izany ka niezahan’ny Oratorio nanabe ara-pinoana sy niaina ny finoana tamin’ny alalan’ireo activités maro natolotra ny ankizy sy tanora niisa 1200 teo ho eo. Ny nampiavaka ity fy Don Bosco 2013 ity dia ny toe-panahy nentinay nanantotosa azy izay nifototra tao anatin’ny fankalazana ny faha-20 Taona ny Oratorio.

Oratorio Don Bosco Port Louis - Mauritius

LAMITIE SAN FRONTYER Depuis 2012, l’Oratorio Don Bosco à Port-Louis organise pendant les vacances scolaires de novembre-décembre, une activité que nous appelons

« Lamitie san frontyer ». Pendant cette période, nous proposons des ateliers d’artisanat, de cuisine, de danse, de dessin, de musique, de sortie, d’animation et plusieurs formations pour les enfants et jeunes de 8-13 ans des quartiers de Roche-Bois, Cité Briqueterie, Sainte-Croix et Cité la Cure. Le But de l’activité c’est de rassembler des enfants et des adolescents de toutes les communautés pour vivre de moments de connaissance réciproque, d’amitié et de formation, dans une ambiance de détente. De Combler les vacances et le temps libres de manière éducative pour éviter que les des enfants et les jeunes soient laissés à euxmêmes pendant les vacances. Cette année, les activités se sont déroulées du 18 novembre au 8 décembre, tous les jours de 14H00 à 17H00, excepté le week-end avec le thème « Si To Envi Viv To Passion, To Bizin… Oser ». Nous avons 200 enfants/ jeunes avec 30 animateurs. Pendant la formation, on a proposé les thèmes suivants : la joie retrouvée, le bon choix d’Éric, le défi de Roseline, Alain fait le bonheur d’Antoinette, réussir grâce au dialogue. On a partagé les enfants en quatre équipes mixtes. Dans

On a pris les couleurs de l’Ile Maurice (Rouge, bleu, jaune, vert), et les noms des équipes sont pris dans le film Madagascar 3 (Lion, Girafe, Zèbre, Hippopotame). A chaque enfant on a donné une casquette, un foulard et un T. Shirt selon la

couleur de son équipe. On a clôturé Lamitie san frontyer, le 8 décembre dernier avec la célébration de la messe, animation et présentation par groupe, concours de chant et remise de prix pour chaque enfant.

Fianarantsoa RENCONTRE JEUNES PRETRES Le samedi 2-5 novembre


dernier, la formation pour le quinquenium ; c’est-à-dire la formation annuelle salésienne, promue par l’organisation de la vice province de Madagascar selon la piste de la formation, pour tous le jeunes confrères prêtres moins de cinq ans de vie sacerdotale, a eu lieu à la Communauté formatrice salésienne de Fianarantsoa préparée par l’équipe CSER (Centre Salésien d’Etude et Recherche) cette année. Cette session de quatre jours a été participée vivement par neuf confrères prêtres : les Pères Franck, Bruno, Jannot, Herman, Judicaël, Nicolas,

Martin, François, Venance et deux diacres : Doudou et Jérôme. On pourrait classer en trois périodes cette session. La première s’agit d’un moment de partage et d’évaluation sur les expériences salésiennes en cours : le vivre l’être nouvel prêtre salésien dans la communauté et dans son apostolat là où il est envoyé, suivit d’un partage avec le provincial, le Père Claudio de tout cela et aussi sur la vie de la vice province selon un regard critique et propositif juvénile prêtre salésien en vue d’une amélioration. La seconde période s’agit d’un moment d’étude, de recyclage et d’approfondissement sur

le thème proposé pour cette année : les sacrements de l’Eglise Catholique selon les normes du droit canon, présenté par un canoniste spécialisé en cette matière. La dernière période c’est un moment fraternel entre les participants ; alors un moment de rester ensemble avec un style salésien très souhait suivit d’un moment d’évaluation sur la session faite : le programme en général, les thème traité, le prochain lieu là où se déroulera la prochaine session. On peut dire alors pour conclure que cette formation pour le quinquenium n’est pas seulement un moment privilégié riche et délicat de contenu mais aussi elle est une prévision juste et bonne pour la vie pratique de chacun de quinquennat sur la route vers sa formation permanente. Est-ce qu’il ne serait pas souhaitable ; parce que les prêtres moins de cinq ans se documentent et recyclent déjà sur des thèmes encore chauds dans leur tête, que les salésiens en dehors de leur cinquième année de vie d’apostolat feraient-ils quelques moments de formation de tel genre ?

Ivato FORMATION DES JOURNALISTES DE LA RADIO DON BOSCO Les journalistes, le rédacteur en chef et le directeur de la publication de la Radio Don Bosco ont suivi une formation dispensée par un ancien

journaliste de la Radio France, César Lassegue, du lundi 11 au jeudi 14 novembre 2013. Elle a eu lieu à Ivato. La formation a été à la fois théorique et pratique. Elle a permis à tous les participants de renforcer leurs acquis, grâce aux partages avec le formateur. Durant ces quatre jours de formation, les bénéficiaires ont pu acquérir d’autres connaissances sur la collecte et le traitement des informations ; et aussi sur la présentation du journal à l’antenne. Tous les participants ont été satisfaits de cette formation. A noter qu’à part les journalistes de la Radio Don Bosco, les journalistes des radios catholiques du projet «  ré-sat  » ont pu aussi bénéficier de la même formation avec le même formateur qui a été bénévole durant ces formations. Avant son départ, l’équipe de la Radio Don Bosco a exprimé sa reconnaissance à Monsieur César Lassegue en lui offrant des cadeaux.


A partir du mois du Novembre, deux nouveaux volontaire du VIS – Volontariat International pour le Développement se sont uni au travail à la Maison Provinciale, avec la mission de relancer, dans les prochains deux ans, le Bureau Technique de Développement Don Bosco à Madagascar et à l’Ile Maurice. Stefano Merante e Paola Schinelli ont tout à fait décidé de passer leurs premiers deux

ans de mariage en travaillant ici à Madagascar avec nous et pour nous. Ils se sont mariés en Italie le 31 Aout et quelques semaines après, ils étaient déjà au travail dans leur nouveau bureau, à Ivato. Stefano travaille depuis 2009 avec le VIS et les Salésiens, d’abord au Burundi comme volontaire et chef de mission et ensuite au siège de Rome comme responsable des projets du VIS à l’Afrique des Grands Lacs, à Madagascar et en Asie. Paola, après une formation technique, a travaillé dans le secteur privé en Italie, d’abord dans une entreprise d’import/export et dans un bureau d’architectes et ensuite dans l’organisation d’évènements culturels. Ils ont commencé à

travailler sous la supervision de P. Carmelo Buccieri, Econome Provincial, et avec M. Jeannot et Mlle Nivo, en renforçant l’équipe du Bureau Technique. Les premiers pas achevés ont été l’élaboration participative du nouveau Mandat du Bureau, sur la base des plusieurs rencontres avec les Directeurs de nos Maisons et avec le Conseil Provincial et des indications de la Congrégation lors de la rencontre mondiale sur les Bureau de Planification et Développement (Hyderabad, Inde en 2011), et la présentation de certains nouveaux projets au soutien des Œuvres Salésiennes à Madagascar. On leur souhaite un bon travail ! Tonga Soa !


MDG NEWS INTERNATIONALES en relief et réélaborer certains éléments déjà présents dans le logo qui a accompagné la période de préparation à 2015 : le visage stylisé du Saint et la silhouette de jeunes et d’adultes. » 

Le logo officiel du Bicentenaire (ANS – Rome) – Le 8 décembre, le logo officiel du Bicentenaire de la naissance de Don Bosco a été rendu disponible ; il accompagnera  toutes les célébrations de l’année inscrites au programme, du 16 août 2014 au 16 août 2015, sur le thème : « Mission de Don Bosco avec les jeunes et pour les jeunes ». Simple mais riche de signification, le logo apparaît avec un graphisme d’impact sur la figure de Don Bosco et celle des jeunes et de la Famille Salésienne en fête : à savoir les protagonistes d’une histoire d’amitié chrétienne qui se vit depuis deux siècles. C’est le Recteur Majeur luimême, le P. Pascual Chávez, qui a déterminé, en motivant ses observations, le modèle de référence parmi les multiples propositions arrivées à la Maison Générale.    Et c’est le graphiste Fabrizio Emigli qui a imaginé le logo. Dans le passé, le même graphiste a collaboré plusieurs fois avec le Dicastère de la Communication Sociale pour la réalisation de différents produits graphiques. «  En projetant le logo final du Bicentenaire de la naissance de Don Bosco, commente M. Emigli, j’ai pensé mettre

Parmi les particularités de ce logo, il y a aussi l’extrême liberté chromatique. « Le logo représente l’évolution et l’actualisation continuelles du charisme salésien. C’est pour cette raison que l’on a choisi de laisser à chaque Province la possibilité d’en adapter les couleurs, selon la culture et les sensibilités propres de chaque réalité, et de traduire aussi en conséquence le mot « Bicentenaire «. On veut transmettre de la sorte l’idée d’un charisme qui, au fil des ans, s’insère toujours plus dans une culture », dit le P. Filiberto González, Conseiller pour la Communication Sociale.  Du point de vue de la composition du logo, se détache la figure de Don Bosco, libre de tout encadrement qui en limiterait l’espace. Plus bas, se superposent les figures de jeunes, avec l’ajout d’un prêtre et d’une sœur, tous unis, main dans la main, et représentés dans l’attitude festive d’un saut en avant vers l’avenir. Une représentation qui signifie comment, à 200 ans de distance de la naissance de Don Bosco, le vaste Mouvement de la Famille Salésienne jailli de sa personne, continue dans l’unité et dans la joie, sur le chemin qu’il a tracé, en fidélité à l’Évangile, à l’Église et au charisme reçu. Le graphisme «  200  », enfin, est lui aussi inclus dans la scène, car c’est sur lui que repose la figure de Don Bosco à qui il fournit un corps et une base solide. Au centre, il y a la conviction que Don Bosco ne vieillira jamais, quant à son charisme et à sa mission pour les jeunes ! Ce n’est pas par hasard que le logo, dont la Congrégation possède la propriété et l’utilisation, est

présenté le 8 décembre : en cette fête de l’Immaculée, la date de ce jour place les célébrations du Bicentenaire sous la bénédiction de Marie. Par ailleurs, il ne faut pas non plus oublier que ce fut justement un 8 décembre, en 1841, que Don Bosco a accueilli Barthélemy Garelli, un jeune nécessiteux en éducation humaine et religieuse, qui deviendra la souche idéale de beaucoup d’autres jeunes bénéficiaires, d’abord de Don Bosco et ensuite des Salésiens et de la Famille Salésienne.

Père Jean-Marie Peticlerc, SDB, a reçu le prix de l’éthique 2013 (ANS –Versailles) – Jeudi 21 novembre, porte de Versailles à quelques mètres de l’assemblée des Maires de France, Jean-Marie Petitclerc a reçu le prix de l’éthique 2013 – promu par le magazineLettre du cadre territorial – des mains du lauréat 2012, le grand

chef cuisinier Thierry Marx. Le prix de l’éthique est destiné à récompenser des femmes et des hommes qui, par leur action quotidienne, leurs prises de position, contribuent à la promotion des valeurs de tolérance, de respect des libertés fondamentales et des droits de l’homme, de solidarité et


MDG NEWS INTERNATIONALES d’égalité, de non-discrimination . Le jury est composé de fonctionnaires territoriaux, mais aussi de personnalités (journalistes, entrepreneurs, politiques...) qui collaborent régulièrement avec La Lettre du cadre territorial. Après l’introduction de la cérémonie par Emmanuel Cattiau, cadre de la municipalité de Magny, et par Nicolas Braemer (à droite sur la photo), rédacteur en chef de la lettre du cadre territorial, c’est Thierry Marx qui prend la parole : « C’est une grande émotion que de remettre ce prix, car quand j’ai commencé «Cuisine et mode d’emploi» (un centre de formation aux métiers de la restauration en en partenariat avec la mairie du 20e  arrondissement,  Note du Redacteur) je me suis beaucoup inspiré de votre savoir-faire. [...] Et si je n’aime pas les discours, c’est le cœur qui parle. » Jean-Marie Petitclerc, dans son allocution, a souhaité d’abord rendre hommage à tous ceux avec qui il travaille, l’équipe du Valdocco. Il a redit l’approche globale dans l’éducation du jeune qui passe par le trio Famille - Ecole Cité où la famille porte la tradition, où l’école apporte la dimension républicaine, et où enfin la cité donne la culture de l’entre pairs. « Dans chacun de ces lieux, le jeune croise des adultes référents, mais bien souvent au lieu de travailler ensemble, ces adultes s’ignorent ou se contredisent voire se discréditent les uns les autres. Alors que le premier droit du jeune est la cohérence. [...] L’idée du Valdocco est d’intervenir sur ces trois lieux. [...] le maître mot du Valdocco est la médiation pour assurer la cohérence entre adultes. » Jean-Marie a expliqué ensuite qu’une des sources de violence des jeunes est souvent le manque de cohérence. Redisant l’importance de l’école, Jean-Marie  a interrogé

son auditoire sur la capacité du système scolaire à valoriser les savoirs d’un jeune : « Un jeune qui, en 6è a cinq de moyenne, puis a toujours cinq de moyenne en 4è... il a pourtant appris et progressé entre la 6è et la 4è, comment notre école valorise-t-elle ses acquis ? » Enfin, Jean-Marie a conclu son discours par la nécessité de «déghettoïser» : « lorsqu’un jeune est à l’école avec les mêmes jeunes que ceux qu’ils croisent dans la rue, et quand les «professionnels» de l’animation l’emmènent avec ces mêmes jeunes en vacances, alors le jeune est condamné à vivre en ghetto [...] il faut repenser la politique de la ville pour sortir de la logique de quartier. »

En route vers les 25 ans de la Faculté des Sciences de la Communication Sociale de l’UPS (ANS – Rome) – La Faculté des Sciences de la Communication (FSC) Sociale de l’Université Pontificale Salésienne se prépare pour son 25e anniversaire (19892014). Lundi prochain, 9 décembre, don Pascual Chávez, Recteur Majeur et Grand Chancelier de l’UPS, ouvrira l’année des célébrations. En réalité, l’Institut Supérieur de Communication Sociale(ISCOS) – ancêtre de l’actuelles FSC – naquit officiellemnt déjà dans l’année centenaire de la mort de Don Bosco, le 17 décembre 1988, comme le témoigne la date  en bas du document d’appobation de la part du Saint Siège. La première année académique débuta, cependant, au mois d’octobre 1989, avec 15 étudiants, avec l’Inauguration  du 8 décembre 1989. La période des célébration partira donc du 9 décembre 2013 au 8 décembre 2014, avec des nombreuses activités. Pendant

celles prévues cette année il y aura, comme acte principal, la Rencontre internationale:”Le futur de la communication:les théories, les techniques, les didactiques” qui aura lieu à l’UPS les 14-15 novembre 2014. L’inauguration de l’année des célébrations sera faite par don Chávez et se tiendra dans l’Aula CS1 de 17.45 à 18.45h. L’événement est ouvert à tout le monde et pourra être suivi en streming sur le site web de la Faculté. En cette occasion particulière, la Faculté réunira  ses enseignants, étudiants, anciensélèves et amis pour souligner le chemin significatif  et qualificatif parcouru jusqu’aujourd’hui, et à celui qui l’attend  dans l’avenir. Dans cette perspective on présentera , pendant la rencontre, les résultats de la recherche menée sur les anciens-élèves FSC, et sur leurs débouchés de travail, de la part de Mme Maria Paola Piccini et la présentation de l’Agence  Young4young de la part de Mme Paola Springhetti et du prof. Vittorio Sammarco. L’événement débutera avec les salutations du Doyen de la Faculté de Sciences de la Communication Sociale, prof. Mauro Mantovani, et se clotûrera avec celles du Recteur Magnifique de l’UPS, prof. Carlo Nanni


CHOEUR DON BOSCO Le mots Chœur Don Bosco différent de celui de la Chorale ; vient d’un groupement de jeune ayant chacun leurs paroisses respectives siégeant à Antananarivo et que la Radio Don Bosco à réunie en une seule et unique «Famille Salésienne». Fondé en 2006, son but est de transmettre la splendeur des chansons Catholiques selon l’originalité de leurs rythmes et sons écrit par l’auteure; que ce soit des langues étrangères mais surtout la langue Malagasy; après avoir eu l’accord et le consentement de l’Archevêque d’Antananarivo Mgr Odon Marie Arsène Razanakolona.

Tout d’abord, les membres du Chœur Don Bosco au nombre de soixantaine au commencement ont été sélectionné par des artistes dont les critères étaient de bien chanté mais aussi de connaitre la lecture du solfège. Au fur et à mesure des années, le Chœur Don Bosco ne cesse chaque année de recruter des personnes dont l’envie de loues le Seigneur se trouve en eux sans pour autant négliger le plus important des critères qui est la lecture du solfège.

Toutefois, le Chœur Don Bosco n’est pas seulement basé par l’étude des chants catholiques mais aussi par les enseignement de la foi, l’ouverture d’esprit et l’exercice local. Ainsi donc, chaque année le Chœur prépare un album en mettant en valeur les chants liturgiques anciennes mais ayant toujours de l’ambleur jusqu’à nos jours. Le premier album, «Ny foko manome hasina anao», est sorti en 2009. Le second album «Salut Vierge Marie» en 2011, accorde célèbre la Sainte Mère de Dieu. Enfin en ce Noël 2013 il vient de sortir le troisième «Tompo ô! jereo zahay» qui chant la venue du Christ. Le Chœur en général se réunit chaque samedi pour les repetitions; mais il organise aussi des moments des fraternités avec des excursions. Ensuite, dans l’approfondissement de la foi et de la vie spirituelle, des recollection sont organisée aux moments forts de l’année liturgique. Mais aussi le Chœur Don Bosco est présent à la Radio Don Bosco tous les dimanches, de 14h à 17h, avec un programme d’animation dont les animateurs sont: Daddy, Anja, Hyacinthe, Lalaina et Liva. Cela permet aux membres du Chœur Don Bosco de communiquer et de partager des expériences avec d’autres personnes. Quoi de plus merveilleux que de voir les jeunes de nos jours très actif dans l’éveil de leur religion par la musique selon l’esprit de Don Bosco: « Un Oratorio sans la musique c’st comme un corps sans âme». Anjaniaina Rakotobe


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1 Premières Professions 2 Manifestation sur les Droits des Enfants à l’Oratorio d’Ivato 3 Fête pour la thèse en communication sociale du père Franck 4 Conférence pour les participants à la réunion de la Pastorale des Jeunes 5 Le Conseil Provincial... au grand complet! 6 Carnaval pendant le Fy Don Bosco à l’Oratorio d’Ivato 7 Le Choeur Don Bosco 8 Le Père Claudio en visite à Ankililoaka 9 Les journalistes des Radios Catholiques (Ré-sat) en formation à la Radio Don Bosco 10 Réunion des Directeurs 11 Les journalistes de la Radio Don Bosco en formation avec Monsieur Cesar Lassègue, journaliste de Radio France 12 Inauguration du tournoi de football à Ankililoaka

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