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do L’heb

�3 | 6 octobre 2006 | Enquêtes, reportages & dessous de table | France, Maghreb, Afrique et d’autres coins aussi

or noir

Mauvaise ambiance à la tour Total à la Défense. À la fin de l’été, les locaux du groupe pétrolier, 40 milliards d’euros de réserves et les plus gros profits de la place, ont eu la visite de le police judiciaire. Les flics agissaient dans le cadre d’une commission rogatoire internationale (CRI) venue de Suisse qui s’intéressait aux commissions illégales versées à des dirigeants iraniens, dont le fils de l’ex-président Rasfandjani, par le groupe Total. 41 millions de francs suisses auraient facilité l’obtention en 1997 et 1998 de gros contrats . Le numéro 2 du groupe, de Margerie, destiné à devenir le président de Total, était à l’époque à la manœuvre. Ces nuages judiciaires ne sont pas les premiers. À Paris, le juge Philippe Courroye enquête sur le rôle de Total en Irak dans de possibles détournements opérés par Charles Pasqua et deux diplomates dans le cadre du programme « Pétrole contre nourriture ». Du coté de Total, on reste persuadé que le groupe a été l’objet de dénonciations américaines répondant à la politique irakienne de Chirac. « Les Suisses ont découvert les versements occultes, explique un proche de la direction, juste après le discours de Villepin à l’ONU violemment anti-américain ». L’intrusion de la justice suisse pourrait laisser des traces. La justice française a hérité d’une dénonciation de faits de corruption. La demande d’ouverture d’une instruction a été déposée depuis plusieurs semaines par le juge Philippe Courroye sur le bureau du Procureur de Paris, Jean-Claude Marin. Sans réponses. « Il faut comprendre, explique un diplomate, le parquet a peur de contrarier les mollahs alors que les militaires français de la force d’interposition ont fait l’objet de menaces de la part de Téhéran ». À moins qu’il ne s’agisse d’éviter une mise en examen de de Margerie, un peu gênante pour l’homme qui doit prendre la tête du groupey X.M.

La bombe Falcone

La justice américaine fourre son nez dans les affaires de la femme du marchand d’armes

Mollah et Total : Iran bien qui Iran le dernier

Le nouveau règne

Après l’épuration des «sécuritaires », M6 se retrouve sans fusible

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Safari entre amis

Une réserve au Togo qui réuni hommes d’États, barbouzes et autres amoureux des animaux

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Wasina complote

L’ex femme d’Idriss Déby convole ¿ avec un journaliste qui lui promet de beaux coups d’État…


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france

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rLe Pen rame

Jean-Marie va encore crier au complot, mais le recueil des 500 signatures nécessaires pour se présenter aux présidentielles n’avance pas. 20 joyeux frontistes du Paquebot y travaillent pourtant à plein temps. Mais depuis deux mois, le chiffre reste bloqué à 152

r

DSK aime les pauvres

Entamant une campagne de proximité, la candidat à la candidature socialiste Dominique Strauss-Khan ne cesse de parler de sa ville de Sarcelles et de ce gamin qui, avant qu’il n’ouvre une cantine, avait à peine « un quignon de pain » à manger. Pourquoi ne dit-il rien sur les enfants marocains de dix ans qui travaillent à quelques centaines de mètres du Ryad somptueux qu’il possède à Marrakech ? Sûrement pour ne pas peiner le souverain marocain qu’il a longuement rencontré cet été y

Pas d’immunité pour la bombe Falcone

Immigration | La femme de notre cher marchand d’armes national, Pierre Falcone, a quelques soucis avec la justice américaine

L

a justice américaine peut se parer de pudeurs insoupçonnées. Pendant longtemps elle n’a pas souhaité titiller Pierre Falcone, notre marchand d’armes tricolore, celui que le juge Courroye aimerait bien

n’a été embêtée outre-Atlantique, même si Pierre Falcone évite de s’y montrer. Mais, un peu comme chez nous, les États-Unis ne plaisantent pas avec les questions d’immigration. Les services des Douanes et de l’Immigration de Phoenix ont donc décidé

d’agents pour réveiller l’ancienne Miss Bolivie. Il fallait bien une telle troupe : la maison de style toscan, en forme de fer à cheval, recouvre pas moins de 2400 mètres carrés habitables, avec 11 salles de bains, des télés encastrées dans les plafonds, des statues et jacuzzi un peu par-

Dégagez, l’amiral arrive !

Grogne à l’UMP : Sarko joue au grand multiplicateur de promesses. Et a juré la main sur le cœur au magistrat Jean-Louis Bruguière, le pape de l’anti-terrorisme, surnommé l’Amiral, qu’il sera parachuté dans la troisième circonscription du Lot-et-Garonne. Seul problème, l’actuel député, fort populaire, ne veut pas céder sa place. Encore un disciple de Ben Laden !y

Les malheurs de ex-Miss Bolivie

Falcone pas si blanc

La Cour d’appel de Chambéry vient de blanchir le journaliste de Matin Dimanche, Ian Hamel, et l’éditeur Edipress dans l’affaire qui les opposait au marchand d’armes Pierre Falcone. Cette décision casse la condamnation pour diffamation infligée par le tribunal de Thonon en avril dernier et redore le blason de la profession : les juges ont applaudi l’enquête menée par le journaliste, qui exposait les rôles de Falcone et du président angolais Dos Santos dans une histoire de blanchiment d’argent. Cerise sur le gâteau, les hommes en robe ont reconnu la « bonne foi » des journalistes. Merci qui ? y

ô Princesse Brigitte

Le Sénat prend ses responsabilités. Le 5 octobre dernier, la plus haute chambre du parlement s’est livrée à un virevoltant débat sur la place de la France dans la gestion des crises africaines. Brigitte Girardin n’y est pas allée de main-morte. La ministre de la Coopération a tout simplement présenté son rôle dans la crise ivoirienne, comme exemple de ce que la France doit faire. Pas sûr que tous les diplomates aient la même vision que « Princesse Brigitte »y

Ségolène doit balayer

Ségolène Royal aurait bien besoin de prendre un “coach”, comme Mitterrand et Chirac l’ont fait en leur temps. Jean-Marc Lech, l’un des deux patrons de l’institut de sondages Ipsos, confie en effet à ses visiteurs : « Ségolène devrait faire attention à ne pas regarder fixement la caméra ou l’auditoire quand elle s’exprime. Il faut en permanence balayer du regard d’un côté puis de l’autre »... Allez Ségolène, encore un effort ! y

et de s’être mariée pour obtenir une carte de résidente américaine. Elle a donc ouvert le dossier numéro CR-06-0015-PHX-ROS. Ses avocats ont immédiatement dénoncé des charges « à la Mickey Mouse ». Leur premier geste : dégainer la fameuse « immunité » diplomatique dont se gargarise son mari marchand d’armes, désigné par ses bons amis angolais comme « ambassadeur à l’Unesco », pour remettre en cause la perquisition chez les Falcone. Comme si ces derniers habitaient dans une ambassade. En vain. Mary Beth Pfister, procureur fédérale, a confié au journal local, l’Arizona Republic, « qu’aucune forme d’immunité diplomatique ou consulaire ne pouvait être appliquée à Sonia Falcone de quelque manière que ce soit sur le territoire américain ». Arrêtée en ce jour de février 2006, Sonia a donc passé quelques heures entre les mains des agents, et a du remettre son passeport bolivien, les passeports de ses enfants et sa « carte verte », sans oublier 50 000 dollars de caution.

voir jugé une bonne fois pour toutes. Falcone, qui se balade en Chine et en Afrique bardé d’une pseudoimmunité diplomatique, possède une immense villa en Arizona, en pleine Amérique profonde. Sa femme Sonia et ses trois enfants y résident à temps plein. Et en dépit d’un dossier ouvert à la DEA (Drug Enforcement Agency) à la demande de la France, jamais la famille Falcone

d’être plus zélés que leurs petits collègues chargés des affaires financières. Leur cible n’est pas Pierre, mais Sonia Falcone.

Perquisition sur 2400 mètres carrés

Voilà qu’ils ont perquisitionné la villa du couple, un beau matin de février 2006 : une bonne trentaine

tout. Sans oublier les deux dressing room de 100 mètres carrés chacun. Achetée en 2000 par les Falcone, la jolie demeure avait été réglée rubis sur l’ongle : 12,2 millions d’euros. Si les agents ont perquisitionné dans tous les coins, ils ont du y passer du temps… L’immigration américaine a ses raisons : elle soupçonne Sonia Falcone d’avoir menti pour être naturalisée

Née en Bolivie en 1966, cette apprentie infirmière a gagné le prix de Miss Bolivie et a décidé de quitter le léopard qu’elle élevait à la maison pour se lancer dans la vie. Direction, les Etats-Unis. Mariée une première fois à Los Angeles en 1983 (c’est ce mariage qui semble intriguer les services de l’Immigration), cette fille d’éleveurs de bétail convole en 1994 avec le marchand d’armes que l’on connaît, lors d’une grande fête au château de Ferrières, près de Paris. À cette occasion, Falcone avait endossé sa plus belle redingote et un haut-de-forme flambant neuf. Depuis cette date, la belle Sonia se montre dans toutes les soirées, organise des « charities » à l’américaine, arbore les plus beaux bijoux – l’un de ses diamants a tapé dans l’œil du chroniqueur mondain local, Danny Medina. Aujourd’hui, Madame a créé – notamment avec l’aide de l’argent du business de son mari, ont découvert les enquêteurs français – une société de produits de beauté et de diététique, Essante, basée à Salt Lake City. En dépit de toutes les œuvres prestigieuses auxquelles elle cotise (Fight Night Foundation, American Heart Association, Phoenix Body Positive, Latin America Fine Art Center, Kids in the Corner, sans compter quelques chèques aux hommes politiques républicains), elle risque 10 ans de prison et/ou 250 000 dollars d’amende. Quels ingrats ces juges. Mais voilà que l’ancienne reine de beauté n’en a pas fini avec les ennuis. En exploitant les documents et l’ordinateur saisis dans la villa, les « Feds » se sont rendus compte que quatre employés de maison, en poste entre 2002 et 2006, n’avaient pas de papiers. Quand Sonia Falcone s’est aperçue que ses domestiques risquaient de lui causer quelques soucis, elle leur a demandé de ne plus mettre leur uniforme et de modifier leurs horaires de travail. Et a commencé à les payer au noir. Quelle maligne cette Sonia…y L.L.


france

Barbouzerie Royale

Gérard Royal, vraie victime du « complot anti-Ségo ».

S

égolène Royal est-elle dans le collimateur de quelques officines barbouzardes bien décidées à l’abattre avant même que la campagne présidentielle ne commence ? C’est ce qu’elle a tout de suite laissé entendre lorsque a resurgi la polémique autour de la participation de son frère Gérard à la destruction du « Rainbow W a r r i o r  » dans la baie d’Auckland, il y a maintenant vingt et un ans. l + sur Et de s’inbakchich terroger sur cette « peau de banane » glissée sous ses escarpins de campagne. La posture de blanche colombe victime des affreux machos de la politique prêts à tous les coups bas, lui va, il est vrai, comme un gant.

L’AMI GÉRARD

ROYAL :

www. .info

Mais pour cette fois c’est raté.D’abord, le rôle du frérot dans l’opération Satanic contre le « Rainbow Warrior » reparaît après une déclaration à l’emporte-pièce d’Antoine Royal, un autre

À ce titre, il a effectivement participer au coulage du navire de Greenpeace. Sous la fausse identité de François-Regis Verlet, comme l’a révélé Le Nouvel Observateur, Royal, arrivé en Nou-

n brin jaloux, les concurrents de « Gégé » U ont allègrement daubé sur

Royal auprès de leur clientèle en rappelant son rôle dans l’opération la plus désastreuse de l’histoire des services secrets français. des frères de Ségo en mal de notoriété. Contrairement à ce qu’il affirme dans Le Parisien d’ailleurs, Gérard n’était pas agent secret en poste en Asie et sa mission n’était pas de poser la bombe. En juillet 1985, Gérard Royal était affecté à la base des nageurs de combat de la DGSE à Aspretto (Corse).

velle-Zélande via Tokyo, était chargé de récupérer les deux autres plongeurs après qu’ils ont placé la bombe. Puis de les conduire en Zodiac sur la côte néo-zélandaise, où ils devaient être pris en charge par le chef d’équipe. Mission accomplie, Royal s’était rapatrié illico vers Tahiti. Et avait repris son honnête carrière qu’il terminera

x histoire x

en tant que chef de la base des nageurs de combat de Quélern (Finistère). Il y a quelques années, il s’est reconverti dans ce que l’on appelle poliment « l’intelligence économique ». Un drôle de métier qui consiste à faire des dossiers à charge contre des dirigeants de toute sorte à la demande de leurs ennemis ou concurrents. Ce couac familial interne aux Royal, n’a d’ailleurs pas été exploité par les concurrents de Ségolène dans la course à l’Elysée. En revanche, la polémique a été très alimentée par d’anciens cadres des Services aujourd’hui en poste dans les officines d’intelligence économique. Bref les concurrents de Gérard Royal ! Et ce aux fins de l’éliminer du très juteux marché de l’espionnage privé… Depuis quelques mois en effet, profitant des bons sondages de sa sœur, Gérard Royal, qui, jusqu’ici, tirait plutôt le diable par la queue, a vu son carnet de commandes s’étoffer. « Ses nouveaux clients croyaient trouver là une opportunité de se mettre

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bien avec une peut-être future présidente de la République », assure le dirigeant d’un cabinet privé. Un brin jaloux, les concurrents de « Gégé » ont allègrement daubé sur Royal auprès de leur clientèle en rappelant son rôle dans l’opération la plus désastreuse de l’histoire des services secrets français.

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Sous-entendu : « si vous travaillez avec lui, vous prenez le risque de voir les missions que vous lui confiez étalées sur la place publique si l’affaire du Rainbow Warrior resurgit ». Sacrée contre-pub dans un petit monde, où la discrétion est la clé pour décrocher des contrats !y Pascal Bovo

Dahmane dans la course au beur

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oujours placé jamais gagnant, le secrétaire national de l’UMP-chargédes-relations-avec-les-associations-des français-issus-de-l’immigration(ouf), Abderahmane Dahmane joue son va-tout dans la course au beur lancé par Nicolas Sarkozy. En visite en Algérie fin septembre, où il est toutefois compliqué de recruter des adhérents UMP, Dahmane, qui se présente à l’occasion comme la « caillera de Sarko », s’est évertué à promouvoir son patron. Devant la presse, l’ancien président des démocrates musulmans de France a loué Sidi Sarkozy, l’homme qui a déjà nommé trois ministres d’origine algérienne... le tout sans jamais avoir été Premier Ministre. Un exploit. Et Dahmane d’avancer qu’il sera le quatrième, sitôt « Nicolas » à l’Elysée. Pas rassasié, l’ancien camarade socialiste ajoute que, une fois président, c’est Sarkozy qui signera le traité d’amitié franco-algérien, dont le ministre de l’Intérieur n’a jamais parlé et que Bouteflika n’en finit plus d’enterrer. Bref Dahmane a fait fort. Le président de l’UMP s’en méfie toutefois.

Il refuse toujours, malgré ses pressantes demandes de lui confier le dossier Cachan. Et le ministre de l’Intérieur a « oublié » de convier Dahmane à la soirée de Ramadan à la mosquée de Paris, le 28 septembre. Mais grâce au téléphone arabe informé sur le tard, Dahmane a quité Oran le matin même pour s’auto-convier à cette soirée.

camarade socialiste ajoute lque,’ancien une fois prési-

dent, c’est Sarkozy qui signera le traité d’amitié franco-algérien, dont le ministre de l’Intérieur n’a jamais parlé Sarko a raison de se méfier. La dernière fois que son « conseiller » avait fait campagne pour quelqu’un, c’était en 2003, aux présidentielles algériennes. Son candidat, Ali Benflis, avait pris une belle gamelle...y Ignacio Manga

À Téhéran, l’influence du nouveau ministre de l’Ombre Le 29/09/06 | Article paru en farsi le 28 septembre Le Quotidien de Téhéran « E’temad » Chargé récemment de transmettre, sur les questions nucléaires, les messages secrets d’Ahmadinedjad au président français Jacques Chirac, Samareh Hashemi connaît maintenant une remarquable promotion. Globalement, le choix de Mahmud Ahmadinedjad de placer l’ancien commandant des Gardiens de la révolution, Mohammad Baqer Zolqar, au poste de vice-ministre de l’Intérieur, et de promouvoir son conseiller le plus proche, l’incontournable Samareh Hashemi

au poste de vice- ministre de l’Intérieur pour les affaires politiques, représente un tournant incontestable pour la vie publique iranienne. Les chefs des neufs gouvernements qui se sont succédés depuis le début de la révolution islamique ont toujours apporté le plus grand soin

au choix des responsables du ministère de l’Intérieur (ndlr : outre les questions sécuritaires, le ministère de l’Intérieur iranien supervise tous les processus électoraux et nomme les gouverneurs des provinces). Mais jamais ces deux postes d’adjoints n’étaient revenus à de telles

Avec le site geopolitique.com & Guillaume dasquié, Bakchich traduit chaque semaine un article paru dans ces journaux que l’on ne lit jamais – ouzbèkes, nigérians, ou zimbabwéens. Cette semaine, un quotidien iranien relate l’influence grandissante de Samareh Hashemi, « vice ministre de l’intérieur pour les affaires politiques » et intermédiaire du dossier nucléaire

personnalités, sur ordre du président iranien. Leur simple présence occulte désormais la portée du travail du ministre de l’Intérieur. C’est flagrant pour Samareh Hashemi, qui, outre sa forte influence reçoit ce poste très particulier de vice-ministre pour les affaires politiques, qui a toujours bénéficié du sobriquet de « ministre de l’ombre », tant les prérogatives de son détenteur se révèlent aussi floues que déterminantes. Autrefois, Seyyed Mostafa Tajzadeh, qui occupa ces fonctions-là

sous le gouvernement de Mohammad Khatami, devint l’une des personnes les plus influentes dans les décisions prises par le cabinet du président. C’est le sort que devrait connaître Samareh Hashemi, qui remplace Ali Jannati, lequel passait pour un homme trop modéré. Hashemi, a géré des dossiers clés dans les diverses phases de la vie politique d’Ahmadinedjad. Il a accompagné le président dans toutes ses discussions à huis clos, ou secrètes. Sa marge de manœuvre a même en de nombreuses occasions dépassée celle des ambassadeurs. Dans le dossier du nucléaire iranien, il a assuré un rôle d’intermédiaire sur les aspects les plus sensibles qui n’a été dévolu à aucun diplomate. y


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maghreb|machrek

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rMAROC, Prince bâtisseur

Le prince Moulay Hicham, cousin de M6, qui fut le brillant second de Bernard Kouchner au Kosovo, vient de déposer un dossier pharaonique auprès des autorités marocaines. Il se propose de construire une ville nouvelle de 50 000 habitants sur les 2500 ha – excusez du peu - que sa famille possède dans les environs de Rabat, histoire de résorber les bidonvilles. Pourvu que son cousin le roi ne soit pas jalouxr

La toile de Ben Ali

RSF nous a appris que notre site n’était pas consultable depuis la Tunisie. Pas étonnant que bakchich. info soit à la seule portée des virtusoses des proxies quand tous les fournisseurs d’accès à Internet tunisiens sont détenus par les familles Ben Ali & Co. Derrière ce marché de fausse concurrence, où prédominent Gnet, Topnet et Tunet se cachent les familles Chiboub, Mabrouk et Zarrouk, du nom... des trois gendres de Ben Ali. y

Recherche barbus fréquentables désespérément

La Finlande, qui assure la présidence de l’Union Européenne, a commandé une vaste étude sur l’Islam à une dizaine de grands pontes en la matière. Objectif : identifier des barbus fréquentables dans le monde arabo-musulman avec lesquels l’Europe pourrait traiter. Faut-il comprendre que, dans certains pays, l’Europe cherche une alternative aux régimes en place et prend ses précautions au cas où ? Une chose est sûre, la France n’aurait pas du tout apprécié l’initiative finlandaise…y

Jamel et le “roi du Roc-ma”

C’est mimi tout plein : Jamel Debbouze est super pote avec Mohammed VI qu’il appelle le « roi du Roc-ma » (Maroc, en verlan). Lors de la promotion du film Indigènes, le comédien s’est laissé aller à quelques confidences, racontant que Mohammed VI a autorisé l’équipe du tournage à disposer de commodités de l’armée marocaine comme des chars, des baraquements et même des soldats transformés en figurants. Dans le Nouvel Observateur, Debbouze va jusqu’à raconter « un soir, sous Hassan II, je parlais avec un ami dans le taxi. On disait du mal du roi. On voit le chauffeur faire des appels de phare, et une voiture de police vient nous appréhender. Il n’y a que des indics au Maroc ! » Pas du tout sûr que le roi du Roc-ma kiffe le Debbouze sur ce coup y

Harki-kiri À Paris

Le Conseil économique et social a mis en place une commission de travail sur la situation sociale des Harkis. Au cours d’une réunion de travail les membres de cette commission ont évoqué l’idée de recourir à des experts reconnus. Comme l’un des participants avançait le nom de Benjamin Stora historien spécialiste de l’Algérie, on lui a rétorqué que l’on cherchait « des experts, pas des provocateurs »y

Maroc | Après la mise à l’écart de Laânigri et des autres « sécuritaires », Mohammed VI n’a plus de fusible sous la main en cas de scandale…

Ainsi va « le nouveau règne »

C

e n’est plus un secret pour personne : le limogeage humiliant du général Hamidou Lâanigri de son poste de directeur général de la sûreté nationale (DGSN) marque la fin de la cohabitation entre l’entourage du roi et les vieux gradés d’Hassan II. La lutte a été rude mais à part le dernier des Mohicans, Benslimane, tous sont maintenant hors d’état de nuire… Lorsque le jeune Mohammed VI monte sur le trône en juillet 1999, ils étaient pourtant tout puissants. Depuis les attentats de Casablanca le 16 mai 2003, ils s’offraient même le luxe de sortir de l’ombre, de parader sous les feux des projecteurs. On les appelait alors les sécuritaires. Hamidou était le plus en vue même s’il n’était pas le plus puissant. Il faisait office d’étoile scintillante de la lutte anti-terroriste marocaine. La preuve : il était devenu une cible de prédilection pour les associations de droits de l’homme, le monde des affaires, certains proches du roi et quelques-uns de ses congénères. Tous s’accordaient pour lui reprocher les méthodes employées afin d’obtenir des renseignements ou des aveux. N’a-t-il donc pas compris que depuis qu’Hassan II est parti, l’impunité reste peut-être la loi mais que la torture n’est plus érigée en système ? Visiblement non, les rapports 2003 et 2004 d’Amnesty International et de Human Rights Watch en témoignent. Officieusement, les premiers à réagir ont été les Américains via leur ambassade à Rabat. Au menu : des pressions amicales mais explicites pour faire cesser certaines prati-

surnomme affectueusement M6 qui lui donne du « tonton » en retour –, est intervenu pour que le roi se débarrasse de Laânigri, devenu encombrant et trop proche des Américains à son goût.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

La mise à l’écart du général Lâanigri et consorts place le ministre délégué à l’Intérieur Fouad Ali El Himma, indéfectible n°1 de Sa Majesté, et

le patron du renseignement extérieur de Sa Majesté, le vertueux et avenant Yassine Mansouri, au premier plan. Désormais il n’y a plus de fusibles. Les deux hommes ont maintenant la haute main sur l’appareil sécuritaire, ils ne pourront pas se défausser sur un lampiste en cas de dysfonctionnement ou de dérapage

ourdi mais le renvoyer reviendrait à se déjuger. Et que faire si ces deux indéfectibles en viennent à se manger le nez ? Ou pire, s’ils se lançaient dans la course à l’affairisme pour peser plus que l’autre ? Dans toutes les hypothèses, le monarque sera tenu pour responsable. Mohammed VI a du souci à se faire car, déjà, les deux hommes aiguisent leurs couteaux. Et si la lutte intestine n’a pas encore éclaté au

ge au profit de l’Espagne. Coup de baguette magique, quelques temps plus tard, l’homme réapparaît au Maroc tenant table ouverte dans un palace de Rabat et donnant interview sur interview à la presse aux ordres du ministère de l’Intérieur. Les chancelleries occidentales, elles, s’inquiètent déjà des « gamineries des décideurs marocains » selon la formule assassine de ce diplomate américain. En France où

grand jour, c’est vraisemblablement en raison de la sagesse et de la “quiétude” de Yassine Mansouri, nettement moins porté sur les coups bas et les coups fourrés que Fouad Ali El Himma. Les observateurs s’en prennent déjà à compter les bizarreries visibles à l’œil nu découlant de la rivalité entre les deux hommes. Celle-ci en se-

les incartades des fougueux poulains de Sa Majesté font autant rire qu’elles n’irritent, ce sont plutôt les milieux d’affaires qui se font quelques frayeurs. Ils craignent une éventuelle victoire des islamistes aux élections législatives de 2007. Les barbus sont moyennement accommodants sur certains points et ont, par exemple, fait de la moralisation des mœurs et de la lutte anticorruption deux de leurs chevaux de bataille. Mais que l’on se rassure : il est fort probable que le Palais, en l’occurrence Fouad Ali El Himma, spécialiste ès création de parti fantoche et tripatouillage de carte électorale (une spécialité longtemps enseignée par Driss Basri au ministère de l’Intérieur) ne joue pas le jeu électoral jusqu’au bouty La princesse enchantée

ette nouvelle donne place le souverain dans une position délicate. Que fera-t-il dans C l’hypothèse où l’un des deux hommes, qu’il a choisis,

se révèle inefficace ? ques que l’administration Bush cautionnait pourtant en sous-traitant aux barbouzes marocains les interrogatoires d’islamistes soupçonnés de terrorisme. Puis Jacques Chirac, toujours inquiet de voir l’image du « jeune homme » – c’est ainsi qu’il

tortionnaire. Cette nouvelle donne place le souverain dans une position délicate. Que fera-t-il dans l’hypothèse où l’un des deux hommes, qu’il a choisi, se révèle inefficace ? Certes, un complot à la sauce makhzénienne pourra toujours être

rait un bel exemple : à la fin de l’été 2006 un ancien employé subalterne des forces auxiliaires marocaines, réfugié en Espagne se retrouve au centre d’une controverse sur son rôle supposé dans une affaire rocambolesque d’histoire d’espionna-


maghreb | machrek

Ben Ali & Co

Tunisie | Le gendre préféré de Leïla emprunte l’argent à une banque pour en racheter des parts

L

a Tunisie est, à entendre certains opposants, une mafiocratie où Ben Ali fait office de parrain des parrains. Aucun business n’est laissé de côté par cette grande famille, et sûrement pas celui, juteux, 60 millions d’euros tout de même, des marchés publics. Tout le monde a droit à sa part du gâteau de la privatisation, même le tout jeune gendre du président, Sakher Materi que l’aînée de Leïla et du président Ben Ali, Nesrine, a épousé en 2004. Ce jeune homme n’est pas un inconnu de la famille. Il est le fils de l’officier Moncef Ma-

pleinement le parrain. Originellement la Banque du Peuple, la Banque du Sud fut constituée en 1964 à partir de fonds des syndicats, pour devenir par la suite une banque commerciale dotée d’un réseau d’agences florissant. Mais, comme souvent en Tunisie, elle affiche des créances douteuses exorbitantes, si bien que son coût prohibitif n’intéresse personne quand il est question de la privatiser. Son actionnaire majoritaire, l’Italien Monte De Pasche De Sienna, qui détient 16% du capital, a fini par se faire une raison. Pourtant,il y a un an, miraculeusement,

se : il emprunte tout bonnement à la Banque du Sud l’ar-

gent nécessaire pour acquérir ces parts. La privatisation s’opère en un temps record de trois semaines : le gendre préféré de Leïla se tourne ensuite vers les financiers de Santander auxquels il propose de vendre ses 16% au prix fort. En contrepartie, le

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gouvernement baisse de 25% sa proposition sur le reste des actions. Et comme Nesrine a le sens de la famille, il investit ses 17 millions d’euros (un peu plus de 22 millions dt) de plus-value chez le fournisseur officiel de voitures de la smala : Enakl, représentant

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exclusif de Volswagen, Audi et Renault véhicules industriels, et dorénavant fournisseur officiel de l’administration pendant cinq ans. Voilà comment fabriquer un millionnaire : dans la corbeille à mariage.y Léa Labaye

omme Nesrine a le sens de la famille, il investit ses 17 c millions d’euros (un peu plus

de 22 millions dt) de plus-value chez le fournisseur officiel de voitures de la smala teri, un ami de promo de Ben Ali au temps de Saint-Cyr qui avait tenté de renverser Bourguiba en 1962. Une amitié de longue date que Ben Ali s’est empressé d’oublier du temps de Bourguiba puis de renouer une fois aux commandes du pays. Le rejeton Materi est moins diplômé que son père, au mieux un BTS, mais son rôle dans la privatisation de la Banque du Sud satisfera

l’association entre le marocain Attijariwafa Bank et la banque espagnole Santander se porte acquéreure et devient propriétaire de la Banque du Sud. Et dans la foulée, le gendre Ben Ali, passe brillamment son examen d’entrée dans la famille. N’ayant pas mis assez de côté pour racheter les 16% de l’Italien, le rejeton a une idée lumineu-

Y a-t-il un État en Algérie ? Algérie | Un décret limitant les transactions en liquide a été abrogé

C

’est la canicule à Alger, l’air est aussi lourd qu’une langue pâteuse de jeûneur et le ciel jaunâtre de pollution stagnante. Sinon la mer est calme et l’argent noir circule librement. L’argent noir chez nous,

ce sont ces millions de liasses de billets qui s’échangent à ciel ouvert et qui se trimballent comme des ballots de papiers dans d’énormes sacs poubelle en plastique noir. Vous pouvez, le plus naturellement du monde, aller vous

x en passantx

acheter une voiture cash avec cet argent sans que personne ne trouve cela curieux, le chéquier étant quasi inexistant en Algérie. Alors, comme on rentre en modernité, sous la pression des institutions internationales, un décret avait été adopté en conseil des ministres sous le gouvernement Ouyahia. Ce décret stipulait que désormais et à partir de maintenant toute transaction dépassant les 50 000 dinars, soit un peu moins de 500 euros, devrait être réglée par chèque. Les banques se déclarèrent prêtes à accueillir ces montagnes d’argent qui, jusqu’alors, ne connaissaient que les chemins des arrières boutiques ou des salons cossus, les circuits de l’informel impénétrables mais omniprésents ; les Américains de plus en plus présents en Algérie se déclarèrent à leur tour ravis et il ne restait plus qu’à mettre en pratique le décret. Mais ne voilà-t-il pas que, sans plus d’explication officielle, ce décret vient d’être abrogé avant même son application par le gouvernement de Belkhadem. « Du jamais vu », s’extasient les spécialistes qui ajoutent, philosophes, « de toute manière c’était un décret impossible à appliquer ». Tout fonctionne comme si l’ex-chef du gouvernement Ahmed Ouyahia avait surestimé les capacités de l’Etat algérien à jouer son rôle de contrôle après nous avoir serinés pendant plus d’une décennie que l’avenir de l’économie était dans le désengagement de l’Etat. À leur décharge, les autorités n’ont fait que répéter l’un des dogmes de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire International : « le dé-

veloppement c’est moins d’Etat » Depuis, ce dogme est tombé comme un fruit pourri et tous les pays qui ont subi ce remède de chameau ont bien du mal à décoller en dépit de toutes les déclarations sur « la bonne gouvernance » et autre « transparence ». Transparence, ne me faites pas rire, quel est le gouvernement impopulaire qui pourrait demander à tous ces entasseurs de fric au noir : « d’où te vient cet argent » ? « Et toi, alors, d’où te vient ce pouvoir ? » ne manqueront-ils pas de lui rétorquer. Sans parler des capacités de nuisance de ces hom-

e résultat est là, dans ce petit ldétail d’un décret

abrogé en catimini, aujourd’hui aucun gouvernement ne peut s’attaquer au secteur informel mes qui, dans l’ombre, tiennent ce marché de l’informel, brassant des fortunes et employant des milliers de personnes sans aucune couverture sociale. Aujourd’hui, le résultat est là, dans ce petit détail d’un décret abrogé en catimini, aujourd’hui aucun gouvernement ne peut s’attaquer au secteur informel, d’abord parce qu’il n’en a plus les moyens institutionnels et ensuite parce qu’aucun gouvernement ne prendrait le risque de voir l’économie algérienne s’effondrer à coup d’émeutes « spontanées ». Avant on reprochait à l’Algérie son « trop d’État », maintenant on est en droit de se demander : où est l’Etat algérien ? y Malika Rédédal


 ∫

| �3 | 6 octobre 2006

Douste, génie incompris

Les montagnes se rencontrent, que cela soit su. Mardi dernier, à l’occasion de l’inhumation du grand colon Savorgnan de Brazza, Philippe DousteBlazy, ministre des Affaires étrangères et Denis Sassou Nguesso président du Congo et de l’Union africaine se sont serrés la paluche à Brazzaville. Et les deux grands diplomates ont longuement conversé sur deux sujets brûlants, la Côte d’Ivoire et le Darfour. Le tout pour deux saillies de Douste. Pour les Ivoiriens, la « seule solution ce sont les élections. Celles du 31 octobre ne pourront pas se faire (...) mais ce n’est pas pour autant qu’il faut baisser les bras ». Quant au Darfour, c’est la « crise africaine la plus sérieuse ». Diantre, c’est qu’il s’informe le Douste y

Mais Maman, « Imam »

Un imam camerounais a eu tort de pousser trop loin la conversion de ses ouailles. Pour pénétrer la conscience d’une vingtaine d’élèves de son école coranique, l’homme de foi y mettait du sien. Un peu trop au goût des parents des donzelles. Plusieurs plaintes ont été déposées contre M. Babba pour abus sexuels. Jugé à Ngaoundéré (nord du pays), Babba a été condamné à quinze ans de cabane, et l’interdiction à vie d’exercer la fonction d’imam. Les voies du seigneur sont impénétrables, pas celle de ses ouailles.

afrique ~ |reste du monde

Petit safari entre amis

Togo | chez les eyadema on a deux dada : les barouzes et les animaux

L

es présidents africains sont de grands enfants et adorent les animaux sauvages. Mais en tant que chef d’Etat, faire un collection de peluches entamerait leur crédibilité. Aussi optent-ils pour les modèles vivants et grandeur nature. De splendides réserves animalières étiquetées présidentielles fleurissent ainsi au Burkina, au Bénin et surtout au Togo. « Le papa de la nation », feu le président Gnassingbé Eyadéma,

Nord, un temps conseiller spécial du président et très officiellement consul honoraire du Togo en Afrique du Sud, l’ami Ricardo n’a pas

a initié la mode. La réserve qu’il a créée à Kpalimé, proche de sa ville natale de Kara, a vu défiler du monde. Dans les années 70, le grand chasseur Valéry Giscard d’Estaing qui n’était pas encore l’Ex, aimait à l’occasion y manier la gâchette. Et avant sa mort, le « baobab »

ministre de la Défense, Kpatcha, l’aide à ce grand oeuvre. Et toujours en l’honneur de la mémoire du « vieux », ses anciens associés ont été conservés. Ancien de la garde présidentielle gabonais, l’ex-colonel de légion Jean-Pierre Bévin s’est brillamment reconverti en gérant de parcs animalier, d’abord de la ferme de Kpalimé, à présent de celle plus au Nord, encore en chantier. Dans sa tâche l’assiste un ressortissant italien, proche du maître chasseur et grand pourvoyeur d’animaux, Ricardo Ghiazza. Habitué de la table de Blaise Compaoré, président du Burkina, Ghiazza se révèle un homme d’affaires prospère qui possède quelques menues actions dans les sociétés minières sud-africaines société Rokamco et la société Gardiner, particulièrement actives au Sénégal et en Guinée Conakry. Mais c’est dans la transport de gros pachydermes qu’il s’est fait un nom. La seule société qu’il gère officiellement, African Game Service, basée en Afrique du Sud, a d’ailleurs pour raisons sociales : réserve et parc animalier / importation et exportation sous licence d’animaux sauvages. Et lui a valu une peu glorieuse publicité.

été plus inquiété que cela par le justice sud-africaine. Un peu à l’instar de son associé, Robert Montoya, que la justice française laisse vivre paisiblement à Lomé. Ancien gendarme de l’Elysée, « Toto » a pourtant fourni armes,

d’autres matériaux transiteraient dans les soutes... Seule la justice italienne cherche à rencontrer Ricardo. Mais le chasseur n’a jamais répondu aux invites de la mère-patrie, qui souhaite élucider son passage chez les

Gnass’, œuvrait à créér un autre parc animalier encore plus grand, encore plus au Nord. En bon fifils, Faure Eyadéma a repris et les rênes du pays, via un double putsch, constitutionnel et électoral, et la lubbie paternelle, devenue tradition familiale. Son demi-frère de

Au tournant des années 2000, des associations de défense des animaux locales l’auraient bien vu condamné par la justice pour mauvais traitement contre les bébés éléphants. Sans suite. Fournisseur officiel de feu Eyadéma en grosses bestioles, cheville ouvrière de la réserve du

hélico et mercenaires clés en main au régime de Gbagbo, un attirail qui se fit connaître en bombardant la base française de Bouaké, tuant neuf militaires... Dans la vie, Montoya le marchands d’armes et Ghiazza le chasseur sauvage travaillent main dans la main.

brigades rouges. Et comme la tradition à Lomé n’est pas à l’extradition, « Toto  et Ricardo continuent les affaires. Y compris dans la réserve du Nord, un hôtel et des bungalows seront en construction, début 2007 y Xavier Monnier

n bon fifils, Faure Eyadéma E a repris et les

rênes du pays, via un double putsch, constitutionnel et électoral, et la lubbie paternelle, devenue tradition familiale

Les avions de Ghiazza ne feraient aucun voyage à vide persifflent les envieux. Et une fois la cargaison pachydermesque acheminée,

d Togo, terre d’exil La tradition d’hospitalité togolaise ne s’est jamais démentie, que ce soit du temps d’Eyadéma père ou fils. D’extradition, il n’y est jamais question. Si Montoya ou Ghiazza, proches de feu Eyadéma et copains comme cochons avec Kpatcha, le ministre de la Défense et grand-maître des affaires familiales, sont protégés, ils ne sont pas seuls. Au premier rang des biens accueillis figure l’auguste juriste et professeur de droit Charles Debbasch. Conseiller spécial de Gnassingbé Eyadéma puis de son rejeton Faure Gnassingbé, grand artisan des putschs constitutionnels, « Charles » n’a guère souffert du changement de régime.

Et porte toujours sa croix, l’affaire Vasarely. Condamné par le tribunal d’Aix-en-Provence, objet d’un mandat d’arrêt, ce lourd fardeau réduit considérablement ses déplacements vers l’Hexagone. Mais le juriste est chez lui à Lomé. Autre Togolais d’adoption célèbre, le président centrafricain déchu, AngeFelix Patassé. Condamné par contumace à 20 ans de prison par un tribunal de Bangui, le « Barbu » coule des jours paisibles à Bangui. Et se renseigne au cas où, auprès de Montoya et Ghiazza. Sûrement pour faire un tour d’avion. y I.M

Pétrole social

Nouveau grand émirat du golfe de Guinée, la Guinée-Equatoriale a décidé de faire dans le social. Devant la crise du logement qui frappe sa capitale Malabo – certains Guinéens ont même construit des bidonvilles dans des cimetières-, une grande campagne de construction de logement sociaux a été lancée. Prix de ces petits appartements douillés, 45 000 euros. Une paille pour la centaine de proches du pouvoir qui, les premiers, en ont bénéficié. Pour les autres, il faudra attendre... L’argent ne pousse pas dans les arbres, et la Guinée-Équatoriale n’est que le troisième producteur de brut sub-saharien... y

Sénégal, en avant la campagne

Les élections présidentielles s’annoncent bien à Dakar. « Rewmi », le parti tout juste créé par Idrissa Seck, candidat et rival du président Wade, n’a pas reçu l’agrément du ministère de l’Intérieur. Selon les mots du Premier Ministre, directeur de campagne de Me Wade et ennemi intime de Seck, Macky Sall, le nom « Rewmi », le pays en wolof, est un « patrimoine collectif » et ne peut être utilisé par une personne ou un parti. Si ce n’est qu’une question de nom... y


| reste du monde afrioue ~

| �3 | 6 octobre 2006

Ibrahim, un gentil immigré en son pays Ce jeune camerounais s’interroge sur les véritables raisons de son exode rural vers Yaoundé

O

riginaire du nord du Cameroun, Ibrahim, la vingtaine souriante, a longtemps fait confiance aux autorités. Ainsi, quand sa maison a été anéantie par

fini par comprendre que les autorités vivent davantage aux crochets qu’au service de leurs administrés. Alors, en avril dernier, il a décidé d’émigrer. Ibrahim n’est pas Le Gombo n’est pas qu’un délicieux un de ces vilains venus légume, c’est aussi la déclinai- Africains s’échouer sur les son camerounaise du Bakchich… plages européennes sous le regard rapace des caméras de télévision. Non ! Il a eu la une méchante pluie, l’été gentillesse d’émigrer près de dernier, il a sagement atten- chez lui, loin des regards, à du l’aide promise par le pré- seulement quelques centaifet pour la reconstruction. nes de kilomètres de son vilNe voyant rien venir après lage. Il a vendu son vélo, son six mois de faux espoirs, il a seul bien, et s’est acheté un

chronique du

gomboland

billet de train pour Yaoundé. Là-bas, croyait-il, il trouverait sans doute de quoi financer la construction d’une nouvelle maison. Dans la capitale, Ibrahim a retrouvé son père. Un père inconnu, qui l’avait abandonné avant même sa naissance mais qui l’héberge d’autant plus généreusement que le jeune homme contribue largement au loyer. Car Ibrahim est un garçon aussi débrouillard qu’impatient de retourner s’installer au village : à peine débarqué à Yaoundé, il a dégoté un emploi de gardien dans une villa huppée, deux jours et deux nuits par semaine, pour

36.000 F CFA (55 euros) par mois. Pour profiter à plein des possibilités financières qu’offre la ville aux sept collines, il s’est aussi transformé en marchand ambulant, cinq jours par semaine, grossis-

de leurs administrés sant ainsi le flot ininterrompu des promeneurs solitaires qui trimballent inlassablement leur marchandise en toc de quartiers en quartiers. Vendeur de sacs à main, ses bénéfices peuvent atteindre jusqu’à 1.200 F CFA par jour

Congo Brazza | Fausses accusations de faux contre deux militants congolais

D

guère du leur. « Après tout ce n’est pas notre langue », disent les écoliers africains... Confidence pour confidence, après quelques verres de vin de palme, président du tri-

rus du Beach ». Pas rassasié, l’ami Brice et son compère Christian se mettent en tête de rendre transparent la gestion des revenus pétroliers

tures scolaires de leur progéniture et… les exorbitants frais d’inscription indûment ponctionnés par l’administration. Ainsi concurrencé, le vendeur de sac à main ne fait plus guère recette depuis quelques temps. Et son père, qui lui a donné une ribambelle de petits frères et sœurs ces vingt dernières années, ne cesse d’augmenter le loyer du fils providentiel.

près six mois de faux espoirs, il a fini par comprendre que les autorités vivent a davantage aux crochets qu’au service

Sassou veut enfermer deux « ennemis de la république » ans cette noble langue qu’est le français, notamment et exclusivement sont des termes totalement dissemblables. Par exemple, « Ces comptes fonc-

(1,8 euros). Ainsi, calculait-il dans les premiers temps, la reconstruction de la maison ravagée par les eaux ne devait pas prendre plus de quelques petites années. Mais la ren-

 ª

du Congo, via leur association « Publiez ce que vous payez ». Et les acolytes de dénoncer le siphonnage de la rente pétrolière, prévenant le

dans le dossier il n’y a rien, mais on a des ordres, «des bon comptes à rendre au pa-

trée scolaire de septembre a bousculé ses prévisions. Car l’école, officiellement gratuite, coûte en réalité fort cher aux Camerounais. Si cher, que le pays entier se serre la ceinture pendant des mois pour payer les fourni-

Au point qu’Ibrahim se demande pourquoi il est venu user ses guibolles sur le pavé de Yaoundé. N’aurait-il pas du, lui aussi, orienter ses pas vers des contrées plus fortunées ?y Moussa Ka

FMI et la Banque Mondiale avec qui le Congo négocie sa remise de dette. De la provocation pure et simple à en croire Sassou. La presse « indépendante » aux mains du griot blanc du président, Pigasse, relaie le message du patron, la police met à sac les domiciles de Christian et Brice, leurs familles sont menacées. Petit souci pour Sassou, Paul Wolfowitz, président de la BM ne l’apprécie guère, moins en tout cas que le copain Chirac qui lui a fait cadeaux de quelques centaines de millions d’euros de dette.

Et l’Américain de prendre fait et cause pour les deux militants, dans un communiqué en avril... Conséquence immédiate, Brice et Christian sortent de cabane. Et depuis, leur procès traîne en longueur. Réquisitoire et plaidoiries ont été reportées du 29 juillet au 24 août, puis au 24 octobre, date plus qu’incertaine selon nos informations. Peut-être le temps pour les juges d’apprendre, les nuances du français. Après on passera au concept de « justice indépendante »...y Tidiane de Loyola

tron à propos de ces deuxlà »..… mles magistrats tionnent avec deux signatures conjointes, notamment celle du Président et Secrétaire Général », ne signifie pas que seuls le président et le secrétaire général peuvent signer. Et bien allez expliquer ça à des juges congolais ! Depuis avril dernier, Brice Mackosso et Christian Mounzeo, deux militants anticorruption accusés de faux et usage de faux par le tribunal de Brazzaville, s’y échinent avec leurs avocats. Pas moyen de se faire entendre. Les juges, il est vrai, n’y mettent

bunal correctionnel ou de la cour d’appel passent à table. « Bon dans le dossier il n’y a rien, mais on a des ordres, des comptes à rendre au patron à propos de ces deux-là »... À la décharge des juges, Christian et Brice se révèlent de dangereux récidivistes, des « ennemis de la République » comme les a désignés le ministre de la Justice congolais. Christian, affable et bien portant, est un affreux militant. Au détour des années 2000, il avait déjà cherché querelle à Sassou à propos des « dispa-

Péchés contre l’esprit Beaucoup de Congolais sont furieux de la palinodie coûteuse, dans un pays de misère inventé par Sassou et sa clique : ramener les cendres du colonisateur utopiste Savorgnan de Brazza, pour les coucher dans un temple, un mausolée bizarroïde de plusieurs milliards ! S’il revenait parmi nous, le frangin explorateur italo-français flanquerait sûrement le petit congolais Sassou Nguesso, aux travaux forcés à Oyo, où il y a tant à faire : une pelle, une pioche, et une brouette pour les Pigasse, Wajeman et autre Salat-Barroux qui feraient mieux de garder leurs

idées saugrenues avenue Foch... Le génocide qui se perpétue au Darfour semble enfin émouvoir la communauté internationale si chère à Galouzeau de Villepin, mais la France, plutôt que d’envoyer son Douste-Bla-Bla de ministre des Affaires Etrangères à Brazzaville, pour Savorgnan du siècle dernier, serait mieux inspirée de se pencher sur les 300.000 morts et les 3 millions de déplacés au Soudan. Le Président de l’UE, José Manuel Barroso s’est rendu lui, sur le terrain, souhaitons tous qu’une vraie force d’interposition internationale de l’ONU

puisse enfin enrayer la catastrophe humanitaire du Darfour. Au même moment le bâtonnier de l’ordre des avocats camerounais Tchoungang est condamné à la prison ferme en France pour abandon de famille ! Quand l’ancien bâtonnier Akéré Muna lui ne paie pas ses dettes ! Dis donc Popol, faudrait peut-être les foutre à Tcholiré ces deux là, avec les autres prédateurs ! Au fait si CharlO Konnan-Bani demandait à l’Ollier-Marie de rapatrier sa Licorne vers le Liban ou le Soudan, les rapports Gbagbo-JacquO s’amélioreraient immédiatement, c’est présentement, là aussi, un très grave péché contre l’esprit de voir une telle haine entre les

sœurs-patries de France et de Côtes d’Ivoires…. Les Mandela, les Carter, les Soglo, les Alpha Omar Konaré, les clercs, les universitaires,

Le prince

Pokou

les femmes de cœur ne peuvent-ils pas obtenir que nos frères et sœurs africains fassent taire la concupiscence et les armes ? Espoir : après avoir réclamé en Arménie la reconnaissance du génocide du peuple arménien par les Turcs, grand JacquO au lieu de sermonner SégO et SarkO va se rendre en rentrant de Chine à Khartoum pour parlementer avec Omar El Béchir….On peut toujours rêver car non loin du Darfour, une autre catastrophe humanitaire le gouvernement ougandais de Yoweri Museweni détruit méthodiquement le peuple acholi. Help, au secours, on tue ! y SAR le Prince Pokou.


ben… la der !

Iran : la fabrique d’une crise Les ambitions nucléaire du pays chi’ite sont avant tout nationales

«L

es négociations avec l’Iran ont fait des progrès, mais aucun accord n’a été conclu sur la question clef de l’enrichissement de l’uranium », a déclaré mercredi le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana. Par conséquent, on s’achemine lentement mais sûrement vers l’adoption de sanctions économiques à l’encontre de Téhéran, Washington ayant, d’ores et déjà, prévu de se passer de l’accord de Moscou

exceptionnels depuis le choc pétrolier de 1974; s’appuyant désormais sur un discours non-aligné (« front du refus », défense du Sud, des opprimés du monde arabo-islamique et du tiers-monde) ; et ayant la capacité de transcender les clivages, plus que tout autre puissance régionale, à l’instar de l’Inde voisine. Pour Téhéran, la capacité nucléaire est un gage de puissance et de « sanctuarisation » qui la mettrait sur un pied d’égalité avec « l’ennemi sio-

lusieurs générations d’Iraniens sont P aujourd’hui convaincus

que les Etats-Unis « veulent la peau » du régime et de Pékin, en s’adressant directement aux banques et aux sociétés susceptibles de commercer avec l’Iran. « Pour Téhéran, la question nucléaire s’inscrit dans l’affirmation de la grandeur et de l’ambition nationale. Le régime est prêt à jouer la crise à court terme : ils pensent que nous allons céder ; nous pensons qu’ils cèderont… », ajoute un diplomate européen. L’Iran se perçoit comme une puissance régionale et fonde sa conviction sur un ensemble de données géographiques, historiques et stratégiques. Il s’agit du reste moins d’une « vision chi’ite » du pays que d’une perception nationale « iranienne » : qui était déjà au cœur de l’ambition politique du Chah; confortée par des revenus pétroliers

niste », disposant de quelque 200 têtes nucléaires, ou avec ses voisins, l’Inde et le Pakistan. Plusieurs générations d’Iraniens sont aujourd’hui convaincus que les EtatsUnis « veulent la peau » du régime. Et les déclarations répétées sur le mode du regime change de l’administration Bush et de ses suppôts européens ne sont pas pour atténuer cette perception. De ce point de vue, le lancement – en fanfare – d’un programme américain de soutien à l’opposition et les menaces – réitérées – de bombarder les sites nucléaires iraniens indiquent que Washington n’a tiré aucun enseignement de son fiasco irakien. Ainsi remet-on en marche la machine qui a si bien fabriqué la seconde guerre d’Irak en

diabolisant, un peu plus chaque jour, un Iran dont on dit, toujours un peu plus n’importe quoi . Indépendamment de l’encerclement stratégique dont est, aujourd’hui, victime l’Iran, « pourquoi représenterait-il un danger atomique plus grand que ne l’a été l’Inde quand le parti nationaliste – le BJP – la dirigeait ? Ou que l’Union soviétique de Brejnev ? L’islamophobie nous égare », relève très opportunément Jean-François Bayart. Et, peut-on ajouter, risque de revêtir une dimension globale dont la Russie et la Chine ne manqueront pas de tirer profit, engendrant une nouvelle ligne de fracture dans le système international entre les nantis du Traité de non prolifération (TNP) et les pauvres, exclus du droit. Face aux pièges de cette nouvelle « fabrique d’une crise » dont les rouages sont essentiellement usinés entre Washington et Tel-Aviv, pourquoi ne pas avoir pris l’Iran au mot quant au caractère pacifique de son programme afin de continuer à le soumettre à la surveillance de l’AIEA, quitte à perturber ses éventuelles activités illicites et à le laisser assumer le coût politique d’une violation délibérée ou d’une spectaculaire sortie du TNP ? Pourquoi ne pas avoir réactivé le plan proposé par l’AIEA lors de sa conférence de 1995 à New York, visant un moratoire pour toutes les armes de destruction massive applicable à l’ensemble du Moyen-Orient ? Pourquoi les Européens n’ont-ils pas fait preuve de plus d’autonomie, sinon d’indépendance face à l’agenda américano israélien ? Celui-ci vise une guerre sans fin… une guerre à travers laquelle l’hyper-puissance cherche à reproduire infiniment son hégémonie et sa prospéritéy Uriel Da Costa

mours yRedac’ chef, directeur de la publication et bourreau : Xavier Monnier (xm@bakchich.info) |

Design & cafés : Guillaume Barou (gb@bakchich.info) | Administration et plein d’autres trucs chouettes : Léa Labaye (lea@bakchich.info)

| �3 | 6 octobre 2006

T’as la Wasina qui complote Tchad | Épouse répudiée, Wasina Déby finance un pseudo-rebelle et pseudo-journaliste

L

es Premières dames africaines défendent, à l’ombre de leur mari de bien belles causes, dont la lutte contre le Sida. Réunies dans l’association Synergies Africaines contre le Sida, de Chantal Biya, les épouses des présidents se sont même re-

trouvées, courant juillet à Yaoundé, pour un petit conseil d’administration. Las, la politique s’est invitée à la petite sauterie des grandes du monde africain. La faute au sémillant Idriss Déby, président du Tchad, dont le cœur a chaviré pour la belle et jeune Hinda, une bonne amie d’un de ses fils. Sus aux rumeurs, à 54 ans, Déby-de-Boisson est encore vert ! Non contente d’être appétissante, Hinda se veut aussi une femme responsable et une Première dame respectable. Aussi s’est-elle rendue à Yaoundé. Seul petit souci, une Première dame tchadienne se trouvait déjà dans la capitale camerounaise, Wasina Déby, répudiée par les grâces de la douce Hinda. Et l’initia-

tive caritative de se transformer en scandale diplomatique. Heureusement, un galant homme passait par là, le toujours serviable Blaise Pascal Talla, propriétaire, entre autre, de Jeune Afrique Economie (JAE). Grand prince, le gentleman héberge, chez lui, dans le clan Bamiléké, Wasina et son vague-à-l’âme. Mieux, le patron de l’exsangue JAE se propose de venger son honneur bafoué et, d’homme de presse se muer en barbouze de cœur, en préparant un coup d’Etat contre ce goujat de Déby. Un plan drague assez grossier et alourdi par la manne qu’il demande à sa belle pour l’entreprise – deux millions d’euros persiflent de médisants diplomates.Eblouie et un brin naïve, Wasina n’hésite pas à régler rubis sur l’ongle les « frais » de son nouveau chevalier servant-amant. Las (bis), les oreilles du Président Déby sifflent à l’annonce de cette amourette. Et le maître de Ndjaména ne tarde pas à s’en expliquer avec son acolyte camerounais, le président Paul Biya. Accusé de laisser ses hommes comploter contre le Tchad sans sévir, Popol n’en revient pas et entre en une noire colère contre Talla. L’ami Blaise, dont Biya a renfloué les caisses de la société Gideppe (groupe international d’édition de presse économique) et dont le nom apparaît plus que de raison dans la grande enquête sur la corruption, diligentée par la Présidence, se met maintenant aux esclandres sentimentalo-diplomatiques. Popol devrait le savoir, le cœur a ses raisons, et le porte-feuille de Talla aussi...y Tidiane de Loyola

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bakchich N°3