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do L’heb

�2 | 29 septembre 2006 | Enquêtes, reportages & dessous de table | France, Maghreb, Afrique et d’autres coins aussi

Le Monde

se renfloue au vin

Glouglou « le monde » a trouvé des soluLoué sur quatre pages, pudiquement baptisées « pu- tions pour combler ses défibli-reportage », le Cameroun de Paul Biya n’a pas à cits grandissants. Son direcse plaindre du Monde (p.6) D’autant que pour ce faire, teur, jean-marie colombani, il n’a été besoin de nul bakchich, pas même d’une soi- fait revendre ses caisses de rée arrosée. Car au Monde, on boit peu. Une informa- vin (ci-contre) et le cameroun tion révélée grâce à une truy fait sa pub (p.6)… culente affaire… Depuis quelques mois, un phénomène inexpliqué de disparition frappe le service courrier. Les colis se perdent dans les limbes des couloirs de l’immeuble du boulevard Blanqui. Mortifié, le Groupe Le Monde porte plainte en juin, en l’absence de Jean-Marie Colombani. Dès juillet les premières auditions commencent, les rumeurs enflent autour de la machine à café, les mises en examen tombent en août. Dans la mire de dame justice, Philippe Marceau. Parangon des garçons d’étage du Monde, dont la grève, il y a une dizaine d’années, avait été largement médiatisée, l’ami Marceau aurait, selon

la justice, « rentabilisé » le département courrier. Une idée simple : revendre une partie des livres arrivés gratuitement. En ces temps de crise pour la presse, le processus aurait pu être salvateur, sans ces pisse-froids justiciers. Bien heureusement pour le bon Philippe, la plainte a été retirée. Peu bavardes sur l’affaire, les diverses personnes contactées au journal, entre deux « je préfère ne pas vous en parler », nous l’ont néanmoins confirmé. Une volte-face peu étonnant. Philippe Marceau, en bon commerçant a su se di-

Ségo/Sarko au Sénégal Le double récit du voyage de deux présidentiables dans les terres du président Wade.

versifier : il recycle aussi les vins du patron. Trop peu connu pour une frugalité qui est tout à son honneur, Jean-Marie Colombani n’abuse pas du goulot. Et plutôt que d’empiler au fond d’une cave incertaine les bouteilles offertes ci et là au big boss du Monde, Colombani a écoulé ses surplus, via Marceau. Le tout en collant avec la ligne éditoriale du journal : un récent article explique que pour bien tenir sa cave, il convenait d’en vendre une bonne partie... Sitôt son associé démasqué, Colombani a oeuvré pour que la plainte

Colonisation positive

Des larges et indubitables « bienfaits » de la colonisation au Maghreb.

soit retiré, avec succès. Seul petit souci, le parquet n’a pas l’air de vouloir abandonner son enquête. En ces temps de Sarkozysme, le risque serait trop grand d’être taxé de laxisme. Dans les rustiques salles fumeurs de la rédaction, le feuilleton est suivi avec attention. Un temps menacé, Philippe Marceau ne devrait pas être renvoyé. Selon un

ponte du journal, « l’épilogue devrait intervenir d’ici la fin du mois ». Un épilogue que d’aucun espèrent nonjudiciaire. Les affaires de

Islamistes au Maroc Le dilemme de Mohammed VI, entre la force politique des islamistes et les États-Unis

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Chirac faisaient « pschittt », Colombani espère que les siennes feront « glouglou »y Xavier Monnier

Le «Pays» de Seck

Le nouveau parti d’Idrissa Seck ø n’a pas encore ébranlé profondément le Sénégal


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france

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rEnquête à l’eau

Le juge Van Ruymbeke, qui enquête depuis 2002 sur une commission douteuse de cinq millions de dollars versée en marge d’un marché pétrolier d’Elf au Nigeria, s’apprête à refermer son dossier avec un non-lieu. Il devrait blanchir l’ex-préfet Jean-Charles Marchiani, dit le préfet « boum-boum » et proche de Pasqua, et l’intermédiaire libanais Samir Traboulsi, mis en examen dans l’affaire. Ainsi que Philippe Jaffré, l’ex-président d’Elf, qui bénéficiait du statut de témoin assisté

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Service secrets publics

Les services secrets français n’ont plus grand chose de secret : le journaliste spécialisé Jacques Massey publiera en octobre Anti- terrorisme : la méthode française (Les Carnets de l’info), un condensé très pédagogique sur les méthodes et les moyens de lutter contre les nouvelles menaces. Surtout, les nouveaux organigrammes détaillés de la DST et de la DGSE y sont publiés. Exemple, la sous- direction « T » du terrorisme au contreespionnage est divisée en 5 division : Moyen-Orient/Monde musulman, Organisations politiques, pays du Maghreb, analyse et secteurs thématiques comme la prolifération nucléaire et chimique, et enfin l’unité judiciairey

Députation au mérite

Tous les députés UMP sortant seront investis par le parti pour les prochaines élections législatives, prévues en 2007. C’est ce qui ressort de la commission d’investiture qui s’est tenue la semaine dernière. Une tradition bien française mais peu en accord avec la politique de rupture et la promotion au mérite que prône le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy. À moins que son slogan ne soit « la rupture dans la continuité »y

Mandat alimentaire

Ancien ministre des PTT de François Mitterrand, de 1981 à 1986, Louis Meixandeau publiera en novembre un petit livre de souvenirs, aux Editions du cherche midi. Anecdote amusante de ces temps révolus, une réunion du bureau politique du parti socialiste. Tous les membres présents s’accordent pour restreindre le cumul des mandats, voire d’interdire d’être à la fois député national et européen. Tous non ! Un homme, seul, résiste, Michel Rocard. S’il se veut en accord avec le principe, ce vantard de Michel pose là un argument béton, irréfutable et indiscutable : « j’ai beaucoup de pensions alimentaires à payer ». Et l’Histoire fut ainsi écrite...y

Sarko et Ségo au Sénégal : Wade, courtisé, se régale

Tourisme | Chacun son style : la reine socialiste vante bruyamment ses racines locales, le petit Nicolas boucle en vitesse un accord de taille…

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n beau matin de l’année 1953, dans la banlieue dortoir de Ouakam au Sénégal, naissait Marie-Ségolène Royal, fille de militaire. Au cas où quelqu’un l’aurait oublié, « Ségolène » s’est chargée de rappeler ses origines tout au long de son voyage au Sénégal, du 25 au 27 septembre. Quitte à le rabâcher. La quarantaine de journalistes qui l’a accompagnée dans l’avion a donc du souffrir ses multiples références à son « pays », ses « racines », à qui voulait lui prêter une oreille. « Peut-être qu’inconsciemment, avance-telle, il y a un retour aux sources », vers un pays qu’elle a quitté à l’âge de deux ans... Après sa rencontre avec le président Wade, le même hymne est entonné. « Il m’a reçue en tant que fille du pays ». Et le maître du palais de l’avenue Roume la soutiendrait dans sa course à la présidentielle en vertu de sa « sénégalité ». Concept à peu près aussi profond que celui de préférence nationale. Le vieux « Gorgui » a aussi du, avec son entourage, supporter la pression insistante de dame Royal. « Royal a fait des pieds et des mains pour que la rencontre avec Wade ne soit

comme l’homme de Belfort, la madone de Poitiers n’a pipé mot sur la non-prise en compte de cette revendication quand elle était au gouvernement. Arrivée dans la Téranga en délivrant un « oui, mais » à l’accord

un « accord historique », en boubou blanc et sans talonnettes : des facilités d’entrée en France pour les hommes d’affaires sénégalais, les sportifs et les étudiants contre une convention de « réadmission » des Sénégalais sans papiers vers leur

du temps était tellement serré qu’on a pu rencontrer personne. On a pas eu vingt minutes pour pisser », confesse, lyrique, un des Sarko boys du voyage. La section UMP de Dakar, forte de 300 membres, n’a pas même eu droit à une risette du mi-

signé par Nicolas Sarkozy avec son homologue sénégalais Ousmane Ngom, Royal en est repartie en décriant le « bluff » de Sarko, « marchands d’illusions ». Sans doute l’air du pays. Le ministre de l’Intérieur français, qui l’a précédé à

pays. Traduction, les charges qui découlent d’une expulsion (billet d’avion, passeport) incomberont à l’Etat sénégalais, la France investira deux millions et demi d’euros dans des projets de co-développement locaux. Mais, comme l’a révélé le Ca-

nistre. Néanmoins heureux, le locataire de la place Beauvau a signifié sa satisfaction, et son entier accord avec son homologue sénégalais. « Immigration choisie ou immigration concertée, quelque soit le terme, l’important est qu’on s’accorde », at-il lâché en substance. Au moins les Sénégalais ont-ils pu profiter d’une vraie leçon de politique à la Française, dénuée de toute démagogie et très informée : aucun des deux ténors n’a ne serait-ce qu’évoqué le quatrième anniversaire du naufrage du Joola. Plus de 1800 morts et pas un mot. Tant de pudeur les honorey Xavier Monnier

oyal s’est rendue sur la tombe de Léopold Sédar Senghor. Pas forcément un bon présage : le dernier Rcandidat à la présidentielle à s’être recueilli

devant le poète président se nommait Jean-Pierre Chevènement, en 2002. pas reportée, ne serait-ce que d’une demi-heure », sourit un diplomate. Un président sénégalais se doit de respecter une présidente poitoucharentaise après tout. Question de statut. Un tour chez ses amis socialistes sénégalais et français plus loin, embrassades et accolades inclus, la pasionaria de Boulogne-Billancourt s’est rendue sur la tombe de Léopold Sédar Senghor. Pas forcément un bon présage : le dernier candidat à la présidentielle à s’être recueilli devant le poète président se nommait Jean-Pierre Chevènement, en 2002. Comme le président du Mouvement Républicain et Citoyen, Ségolène a appelé à un rattrapage immédiat de la pension aux anciens combattants issus des colonies. Et

Dakar, n’a lui, humé que six petites heures l’atmosphère dakaroise, le 23 septembre. Un laps de temps suffisant à Speedy-Sarko pour boucler

nard Enchaîné (27/09), la convention de « réadmission » n’a pas été signée… sans doute un oubli du à un agenda trop chargé. « L’emploi

d dans les petits papiers sénégalais Un peu trop furtif pour nos confrères sénégalais, la visite de Nicolas Sarkozy au Sénégal est presque passée inaperçue. Presque. Les six heures passées sur le sol de la Téranga et l’accord signé lui ont quand même valu quelques articles. Dont un mordant papier de Walfadjiri « l’immigration concertée ne chasse pas l’immigration choisie » (25/08). « Rien n’a changé dans la politique d’immigration de la France votée par l’Assemblée nationale française. Seulement, il fallait sauver les apparences et c’est ce qu’a fait Nicolas Sarkozy en se rendant à Dakar pour parapher un accord dit de gestion concertée de l’immigration », écrit notre peu convaincu confrère. Même son du côté du Quotidien. « Les charters de Sarkozy,

vont sous peu, reprendre du service » (25/09). Présente plus longtemps en terre africaine, dame Royal eut l’honneur de plus de papiers et de plus d’attention. Mais pas de beaucoup plus de mansuétude. Si sa popularité, notamment auprès des femmes s’est vérifiée tout au long du voyage, Soro Diop, dans le billet d’humeur du Quotidien, lui a réservé sa plume la plus acerbe. Quand Ségolène pourfend l’accord Sarkozy, « on est tenté de voir sous les marges de silence de cette dénonciation Ségolènienne, les résonances politiques d’une candidate qui vise à ruiner les acquis de son adversaire politique ». Pervers, les collègues !y X.M


france

L’agent Bauer est sarkozyste

Après Gynéco et proglio, l’ancien maître du grand orient rejoint le petit Nicolas

T

rop fort ce Sarko ! Après avoir enrégimenté l’improbable Doc Gynéco, le champion de la droite recrute dans les rangs de ses adversaires crypto-socialistes ! Depuis septembre, Alain Bauer, le très médiatique criminologue, ex-conseiller de Rocard à Matignon, travaille main dans la main avec l’Intérieur. Ancien grand maître du Grand Orient de France et présentement consultant en sécurité, Bauer passe ses journées place Beauvau pour aider les Sarko Boy’s à peaufiner le bilan du premier flic de France. De son aveu même, recueilli par certains de ses collègues de la Fepie (la fédération des professionnels de l’in-

telligence économique dont Bauer est administrateur) l’ancien rocardien n’a plus une minute de libre, la faute à la rédaction des derniers

censé analyser — de façon indépendante — l’évolution de la délinquance en France. Nicolas Sarkozy, lui même, avait présenté la nomination

rocardien n’a plus une minute de libre, lla’ancien faute à la rédaction des

derniers décrets d’application des réformes Sarko décrets d’application des réformes Sarko. Une activité qu’il exerce bénévolement bien sûr, puisqu’il n’est titulaire d’aucune fonction officielle dans l’organigramme du ministère. Bauer doit à Sarko sa nomination fin 2003 à la tête de l’OND, l’Observatoire national de la délinquance, un « machin »

d’un « opposant politique » à la tête de l’OND comme une preuve qu’il n’avait rien à cacher en matière de performance contre la délinquance. Un théâtre d’ombres en réalité. La conversion de Bauer au sarkozysme triomphant ne date pas de ces derniers jours. Au printemps 2004,

le criminologue a été l’un des premiers à se précipiter place Beauvau pour avertir le ministre de l’apparition de son patronyme familial sur les faux listings Clearstream. Bauer en a tellement fait dans les dîners en ville sur le thème « je connais les coupables » que les juges d’Huy et Pons en charge de la carambouille Clearstream viennent de perquisitionner ses bureaux. Selon ses concurrents, patrons de cabinets barbouzards – pardon, d’intelligence économique – le très introduit

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frère Bauer aurait profité de la panique qui régnait chez Sarko au plus fort de l’affaire pour dénoncer certains de ses petits camarades comme auteurs du complots. « Il espérait ainsi faire couler des concurrents, victimes de la mauvaise réputation qu’il leur faisait pour récupérer les marchés », assure un professionnel. Ainsi, les noms de Hervé Séveno, un ancien flic de la Brigade financière reconverti dans le conseil aux patrons (Cabinet I2F) et le fondateur de Sécurité Sans Frontières (SSF), Frédéric Bauer, un autre flic défroqué (sans aucun lien de parenté évidemment) ont-ils vu un jour leurs noms couchés dans une note de la DST, au rang

de suspects de la manipulation. Dans un premier temps, la manœuvre avait semblet-il commencé à porter ses fruits. SSF avait ainsi vu un de ses gros clients, Arnaud Lagardère, fidèle de Sarko, lui faire faux-bond et annuler un gros contrat. Mais un autre des accusés à tort se rebiffe. Sévéno vient de porter plainte pour « faux et usage » contre la patron de la DST. Lequel va devoir prochainement éclairer la justice sur l’identité de ses sources. Si le nom d’Alain Bauer apparaît dans la procédure, Sarko risque cette fois d’être éclaboussé. Etre arrosé à son tour : le risque de tous les arroseursy Pascal Bovo

x libre-expression x

Les rapports douteux des radicaux valoisiens Rossinot, le président du parti radical valoisien a rendu un énième rapport sur la laïcité considéré comme inepte et tendancieux par certains membres de sa formation

L’

insubmersible parti radical valoisien n’est pas mort. On n’enterre pas d’un coup de pelle le plus vieux parti de France. Dernière émergence de cet iceberg politique, le rapport Rossinot sur la laïcité dans les services publics, rendu le 20 septembre au ministre de

racisme, on stigmatise une population, les quartiers sensibles et la religion musulmane », crache un ponte valoisien. Le mot islam ne figure certes qu’une fois dans le texte, mais les références à « l’intégration », « à l’immigration » sont un peu suspectes. Surtout quand la laï-

l’Intérieur. Passé un peu inaperçu, coincé entre déclarations de campagne, envolées contre les magistrats et querelles migratoires, ce texte de 50 pages (annexes et introduction comprises) a provoqué quelques remous... au sein du placide parti radical. « Le texte est à la limite du

cité se veut « une chance et une garantie contre les discriminations », et non la mise à l’index d’une communauté. Au cœur du groupe de travail chargé de la rédaction du texte, la version finale présentée à Nicolas Sarkozy a fait grincer des dents. Membre de la commission Stasi, membre du bureau national

Ce rapport n’a aucun «nHanifa impact ni aucune portée » Cherifi

du parti radical, Hanifa Chérifi avoue ses réticences face « ce qui est écrit dans le rapport ». « Il y est un peu trop question de population en mal d’intégration ». L’inspectrice de l’Éducation nationale s’en est même ouverte à son président André Rossinot, en vain. « Mon point de vue était minoritaire et n’a pas été pris en compte ». Ni sa volonté de ne pas figurer au « générique de fin » du texte d’ailleurs. Qu’importe après tout. « Ce rapport n’a aucun impact ni aucune portée ». Un avis partagé par le Parti radical lui-même. Si le-dit texte figure en une de son site Internet, personne au siège de la formation politique, n’a été capable d’expliquer à Bakchich, l’intérêt du rapport Rossinoty Ignacio Manga

Les services saoudiens démentent la note de la DGSE Le 25/09/06 | Article paru le 24 septembre dans le quotidien « Al-Sharq al-Awsat » Une vague de spéculations et de controverses a suivi la note de la DGSE citée par un journal français, annonçant que l’administration saoudienne détenait des éléments sur la supposée mort d’Oussama Bin Laden… Dans un entretien à Al-Sharq alAwsat, le général Mansur al-Turki, membre du cabinet du ministre de l’intérieur saoudien prince Nayef bin Abdelaziz al-Saud, a démenti

que son administration ait recueilli de tels renseignements (ndlr : les services de renseignements dépendant du ministère de l’intérieur dirigent les investigations sur les

membres d’Al-Qa’îda, évoluant à l’intérieur et à l’extérieur du royaume. Ils assurent également la surveillance des imams et des chefs de tribus demeurés fidèles à Oussama

Avec le site geopolitique.com & Guillaume dasquié, Bakchich traduit chaque semaine un article paru dans ces journaux que l’on ne lit jamais – ouzbèkes, nigérians, ou zimbabwéens. Cette semaine, un démenti du quotidien que contrôle la famille royale saoudienne : non, les services secrets d’arabie n’estiment pas que Ben laden est mort

Bin Laden). En outre, l’une de nos sources saoudiennes, membre des structures opérationnelles qui travaillent sur Al-Qa’îda, a exprimé d’importants doutes sur le sérieux de ces informations. Le quotidien français l’Est Républicain a hier rapporté des extraits d’un rapport des services de renseignement français. Ce dernier explique que les autorités saoudiennes ont acquis la conviction qu’Oussama Bin Laden

avait péri des suites d’une infection par le virus de la typhoïde. Interrogé par CNN, le journaliste à l’origine de ces révélations, a expliqué que les autorités saoudiennes cherchaient à vérifier en particulier le lieu où la dépouille du chef d’Al-Qa’îda aurait été ensevelie. Cependant, dans le même temps, des représentants de l’administration pakistanaise ont déclaré qu’ils n’avaient collecté aucune information susceptible de corroborer le décès du chef d’Al-Qa’îda – reproduisant en cela les mêmes réserves recueillies à Washington par notre correspondant. y


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rSecousse dans le sérail marocain

Un audit d’un grand cabinet anglo saxon a été commandé par le Palais royal sur l’Office des Phosphates, principal pourvoyeur du budget de l’Etat (40% des recettes). Le résultat, parait-il, est désastreux et le Roi est furieux contre la mauvaise gestion ( sur fond de détournements) qui a prévalu dans le premier groupe marocain. « Ce n’est pas Enron, mais presque », explique un habitué des palais marocains.

r

maghreb|machrek

Quelques mois après le retrait de l’article de loi sur les « bienfaits » de la colonisation, Bakchich livre enfin la vérité : oui, le glorieux temps des colonies a laissé de merveilleuses traces. Mais faut il dire « grâce à elle » ou « en dépit de celle-ci » ?

Colonisation : positive attitude

Le commandant Tobji rencontre le juge Ramaël

L’auteur de l’ouvrage Les officiers de sa majesté qui tire à boulets rouge sur les corrompus de l’armée marocaine a rencontré le juge Ramaël cette semaine pendant une heure. Ce juge français à la commission rogatoire internationale facile est honni par les haut-gradés marocains car il enquête avec ardeur sur la disparition de Mehdi Ben Barka. La rencontre entre les deux hommes se serait très bien dérouléey

Ouvrage sur Mohammed VI en vue

Le petit monde de l’édition qui s’intéresse au royaume enchanté du Maroc frétille. Un livre à la gloire de Mohammed VI est en préparation et devrait prochainement être publié aux éditions Plon. L’auteur en serait le journaliste marocain Hakim El Ghissassi, fondateur et ancien directeur de la revue Médina. Sans doute espère-t-il faire mieux le grand reporter Eric Laurent qui a publié chez Plon deux ouvrages co-écrits avec le défunt Hassan IIy

Khalifa, le retour

Emigré à Londres à cause des poursuites dont il fait l’objet en Algérie, le milliardaire Rafiq Khalifa ne reste pas inactif. Il vient de signer un projet de livre avec l’éditeur français Michel Laffont, spécialiste des « coups » éditoriaux. Attention, avec notre ami algérien qui a mené joyeuse vie à Paris en compagnie de ses amis Depardieu, Jack Lang et d’autres, on ne devrait pas s’ennuyer. Surtout que Khalifa a été pendant un temps très proche du président Bouteflika (et de son frère) avant de s’en éloigner radicalementy

Tel père, tel fils

Après l’éviction du patron de la police, le général Laânigri, son fils, qui est conseiller au Palais, est sur un siège éjectable. Le népotisme n’est plus ce qu’il étaity

L

a Une de l’Express du 21 septembre montre une Marianne aux yeux voilés de honte. À l’intérieur, si l’hebdo prétend pourfendre les « débats artificiels » sur la colonisation, c’est pour aussitôt tomber dans le travers qu’il dénonce. Sur les 7 pages de ce dossier, 3 sont consacrées au film Indigènes et une à son antithèse, un livre de Daniel Lefeuvre. L’Express déplore l’absence de « récit commun » et le fait que la « provocation » soit « prise au sérieux au détriment de la vérité historique »… Qui empêche l’Express de donner à l’histoire et aux historiens la place qu’ils méritent ? On n’en saura rien. Les arguments des adeptes de la glorification de l’histoire coloniale de France sont entendus. La colonisation aurait développé l’agriculture. Argument qui ne résiste pas à la moindre lecture d’un livre d’histoire. Autre bienfait présumé, la scolarisation a formé les élites algériennes. Tocqueville : « en 1837, il existait dans la ville de Constantine des écoles d’instruction secondaire et supérieure, où 600 à 700 élèves […apprenaient] l’arithmétique, l’astronomie, la rhétorique et la philosophie. Il existait en outre […] 90 écoles primaires […]. [Dix ans après], le nombre des jeunes gens qui y suivent les hautes études est réduit à 60 et le nombre des

écoles primaires à 30. » Selon Alain Mahé1, l’enseignement français s’est fait en Kabylie vers 1880 après « l’achèvement de la destruction du système d’enseignement traditionnel ». Vive opposition aux « projets de scolariser des indigènes auprès des Européens d’Algérie. […] C’est une équipe restreinte de républicains laïcisistes militants de l’entourage de Jules Ferry […] qui prirent en charge la scolarisation des la Kabylie, aussi bien financièrement qu’au niveau de la mise en œuvre pratique du projet.

Ouzou. » La main-d’œuvre est bien gratuite, des prisonniers réduits à l’esclavage. « Janvier 1850, raconte François Maspéro2 , l’Assemblée vote une loi décidant le transfert en Algérie et leur concentration dans un établissement pénitentiaire de quelque 500 “transportés” », ces hommes arrêtés durant l’insurrection de juin 1948 à Paris. Pour enfermer cette « crème de la noue de la canaille de France », Saint-Arnaud décide d’installer un pénitencier à deux kilomètres

notables durant la période coloniale sont dans la majorité des cas l’œuvre d’anticolonialistes et faits malgré la colonisation et non grâce à elle. Pour mettre cette réalité en évidence, faire le tri et se forger un « récit commun », il faudrait commencer à mettre fin à la censure et à la désinformation. La réalité, c’est que la « vérité historique » est le dernier des soucis de l’Express, qui contribue comme bien de ses pairs à anesthésier l’opinion pour permettre à des négo-

a réalité est que les actes positifs notables la période coloniale sont dans la majorité Ldesdurant cas l’œuvre d’anticolonialistes et faits malgré la colonisation et non grâce à elle C’est dire que […] la scolarisation a été impulsée de la France et contre le gré des autorités algériennes ». Mais le bienfait que l’on évoque le plus est celui des « routes » et des « bâtiments » laissés par la France en 1962. Mais, qui au juste a reconstruit et dans quelles conditions, avec quels deniers et avec quelle main d’œuvre ? Exemples. « Les populations de Kabylie ont dû payer deux millions de francs de contribution de guerre suite à l’insurrection de 1855-1857 […] L’argent servit à la construction de routes […] pour relier Sétif à Bougie, une autre de Dellys à Aumale […] et, enfin, une dernière reliant Bougie à Alger en passant par Tizi-

de Lambessa, une vieille cité numide où la 3éme Légion Augusta avait son camp. « On comprend mal, ajoute François Maspéro, ce qui condamnait soudain à périr des vestiges qui avaient traversé deux millénaires – sinon l’action délibérée de l’armée française. [… Dans] ses Inscriptions romaines de l’Algérie, l’archéologue Léon Renier qualifiera le traitement infligé à Lambessa de “honte ineffaçable” : pour construire le camp français sur l’emplacement du camp romain, on sciera les marbres, on martèlera les inscriptions, on démolira l’amphithéâtre, le nymphaeum, les temples de Minerve et de Neptune. » La réalité est que les actes positifs

ciants d’armes, de béton et de pétrole de sévir en Algérie et à leurs supplétifs locaux de préserver leur pouvoir au prix du malheur de 32 millions d’Algériens aujourd’hui. Il est significatif à cet égard que parmi les financiers du film Indigènes on trouve en vrac et dans leur ordre de citation dans l’article de l’Express d’étonnants « déclinologues » : Fourtou, Bébéar, Méheut, Méhaignerie, Douste-Blazy, Sarkozy, Séguin, Claude Chirac y Lounis Aggoun 1 Alain Mahé, Histoire de la Grande Kabylie, éditions Bouchène, 2001, Paris 2 François Maspéro, L’honneur de saint Arnaud, Plon, 1993


maghreb | machrek

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Islamistes : la tentation autoritaire Maroc | Un choix difficile pour l’ami M6 : les islamistes ou les ricains ?

I

l y a bien une réalité que les amis du Maroc en France passent sous silence : celle d’un royaume où la première force politique est un parti islamiste parfai-

tions législatives transparentes en 2007, démocratisation du Grand Moyen-Orient oblige. De l’autre, les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD)

e n’est pas parce qu’on avance sur la voie de la C démocratie, qu’on doit en

être une, n’est-ce pas ? Alors on bidouille comme on peut... tement légal, le PJD. Et cela ne va pas en s’améliorant… Du coup, le Palais ne sait plus sur quel pied danser et hésite entre le bâton et la bidouille électorale. Les stratèges politiques du Palais royal sont pris entre deux feux. D’un côté, l’Amérique du président Bush leur ordonne d’organiser des élec-

sont devenus la première force politique du royaume et se piquent de jouer leur rôle d’opposants. Lors des législatives de 2002, le PJD avait accepté de ne se présenter que dans un nombre restreint de circonscriptions. Après les attentats de Casablanca, en 2003, il avait fait taire ses barbus les plus

véhéments pour présenter un visage lisse et poupin. Pour le scrutin de 2007, changement de registre. Il a annoncé qu’il se présentera partout et un sondage réalisé par un institut américain le crédite de la majorité absolue au Parlement. Inacceptable pour le Palais qui considère que les députés servent d’abord à valider ses désidératas ! Ce n’est pas parce qu’on avance sur la voie de la démocratie, qu’on doit en être une, n’est-ce pas ? Alors on bidouille comme on peut : convocation des ténors du PJD pour les sermonner, tripatouillage de la carte électorale, organisation d’élections partielles où on laisse l’argent couler à flots sachant que le PJD ne mange pas de

Faces de Carême

Algérie | Pour les musulmans, le jeûne a commencé

C

ette semaine, pas grand-chose à me mettre sous les dents, c’est ramadan. Bon ramadan, dit comme ça en français, ce n’est pas très joli alors je vous le fais en arabe, saha ramdankoum. Théoriquement tout le monde le fait et c’est sans doute le mois où l’on se rend compte combien en Algérie nous sommes massivement musulmans. Pendant la journée à l’exception de quelques hôtels avec étoiles, là où se logent les étrangers de passage, impossible de trouver un seul café ouvert. Pas une gargote païenne, pas un verre d’eau, pas une

par tous les jeûneurs, où l’appel à la prière annonce la fin du jeûne. Il n’y a pas un seul être humain dans la rue à l’exception de mon Allemand d’ami qui se promène en écoutant le bruit des cuillères et des fourchettes, humant l’odeur de la chorba, et s’enivrant de cette parfaite solitude. Il en revient les yeux allumés, « je n’avais jamais vu ça ». Pourtant il en a vu des pays arabes. Mais au MoyenOrient existe une forte minorité chrétienne, coptes égyptiens, maronites libanais... qui eux ne jeûnent pas. En revanche, il ne sait pas, mon ami allemand, si dans ces pays le

’est sans doute le mois où l’on se rend compte combien en Algérie nous sommes c massivement musulmans miette de pain. Mon ami allemand de passage à Alger, « pour la première fois », n’en revient pas : « on ne peut même pas mâcher son chewing-gum sans sucre ? ». Non, rien. Alors il se promène dans les rues d’Alger à l’heure du f’tour, l’heure attendue

prix de la courgette « flambe » autant qu’ici. C’est notre marronnier, dès le premier jour de Carême. La presse se lamente devant la mauvaise foi des commerçants qui saignent le bon peuple en multipliant par deux le prix des plus vulgaires des légumes et de la reine

x paix x

ce pain… Et même un article lancé dans Le Matin du Sahara, le journal porte-voix

du Palais, annonçant que les élections de 2007 pourraient être reportées pour le démen-

du ramadan, après la prière bien sûr, la viande. Et pendant que les prix flambent, comme chaque année, des fonctionnaires du ministère du Commerce viennent ânonner à la radio de valeureuses statistiques de production desquelles il ressort que rien ne justifie ces hausses des prix. Et, pourtant ils montent… C’est incompréhensible s’extasient ces pauvres fonctionnaires qui en appellent à la population, rendue coupable de mal faire ses courses. J’en ai même entendu un qui disait doctement : « si vous avez besoin d’un litre d’huile, mais pourquoi en achetez-vous cinq ?

tir 24 heures plus tard. Bref, on se frotte les yeux au royaume enchanté du Maroc : on se croirait revenu au temps du tandem Hassan II/ Driss Basri qui faisait la pluie et le beau temps sur l’échiquier politique. « À ceci près, analyse ce sympathisant islamiste, qu’à cette époque, la seule force politique à avoir challengé le Palais était l’extrêmegauche. Hassan II l’a matée dans la violence mais, de toutes les façons, elle n’aurait pas pris car c’était une greffe occidentale. L’islamisme politique émane, lui, de l’intérieur du monde musulman auquel le Maroc appartient. » Fichtre, que finira par choisir le Palais entre l’enclume islamiste et le marteau américain ? y La Princesse enchantée

». Voilà, cela va encore être de notre faute si l’Etat fait carême de ses missions de contrôle des prix et s’il est incapable d’imposer aux mafieux qui font la loi sur le marché un minimum de règles commerciales. Ils sont devenus tellement forts à force de faire fortune que nos malheureux fonctionnaires payés comme des pauvres smicards ne font même plus semblant d’avoir « un plan » pour que force reste à la loi. Non, c’est comme ça, alors si les prix augmentent, faîtes carême matin et soir et Dieu vous le rendra y Malika Rededal

Ben Ali sur le divan

Tunisie | « la projection du coupable » de l’ami Zine

L

e dernier discours présidentiel devant le corps diplomatique tunisien constitue un exemple tout à fait symbolique et représentatif d’une paranoïa exacerbée. Lors de celui-ci, Ben Ali n’aura qu’un mot d’ordre, qui revient comme une vieille ritournelle, en direction des ambassadeurs et autres consuls-flics accrédités à l’étranger : contre-carrer l’opposition et les dissidents dans les pays où ils jouiraient de plus de liberté et seraient coupables de traîtrise à l’égard de leur Patrie. Il faut dire qu’à constater l’état auquel Ben Ali a réduit les libertés en 19 ans de dictature militaro-policière, on ne peut qu’être plus libre, ailleurs que dans cette vaste prison. L’arrogance de ce pouvoir sanguinaire et corrompu tente même de se donner bonne conscience en projetant sur ses dissidents et dénonciateurs toutes les horreurs qu’il accumule lui-même. À croire Ben Ali et les écrivassiers qui lui rédigent ses discours paranoïaques, la Tunisie vit un complot permanent dont l’origine trouverait sa trame à l’étranger : l’Union

européenne qui condamne sa dérive autoritaire et l’appelle à respecter ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme ; les avocats qui se révoltent car soumis à un goulot d’étranglement ; les magistrats sommés de prononcer des jugements décrétés à Carthage ou au ministère de l’Intérieur ; les

psychopathie grâce à l’expérience du miroir qui renvoie au propre auteur d’abjections l’image la plus odieuse et la plus sordide de lui-même. C’est cette image insoutenable de soi que notre tyran refuse d’admettre en organisant sa transposition sur ses dissidents. Le montage de cassettes por-

e régime aux abois où s’installe imperceptibleC ment l’angoisse d’une fin

de règne voit terroristes et comploteurs partout

islamistes amalgamés avec les terroristes d’El Qaïda ; les jeunes cybernautes etc. Ce régime aux abois où s’installe imperceptiblement l’angoisse d’une fin de règne voit terroristes et comploteurs partout alors qu’il est en réalité le premier responsable de l’impasse politique et de la dérive mafieuse qui gangrènent la vie publique. Ainsi, la perversité de ce régime a atteint son paroxysme ces dernières années à travers ce que Freud définissait comme la projection du coupable. Le père de la psychanalyse avait théorisé cette forme de

nographiques et des procès iniques contre les opposants et leurs familles, les accusations mensongères et le dénigrement systématique de ces derniers par le biais de la presse mercenaire, de tracts anonymes et, plus récemment, les sites internet à la solde du pouvoir en sont la preuve la plus éclatante. Est-il encore temps de soigner pareille incurie ? Force est de croire que non ! Et l’avis, cette fois, de six médecins compétents n’en serait qu’un juste retournement des choses... y slim bagga


 ∫

| �2 | 29 septembre 2006

rLe port pue...

La nouvelle équipe du port autonome d’Abidjan, qui assure l’interim depuis la suspension du DG Marcel Gossio a posé des scellés sur son bureau. Non que l’enquête sur sa responsabilité dans l’affaire des déchets toxiques avance, mais le bureau doit rester propre. Selon nos informations, le DG Gossio Marcel va être réintégré. Confidence d’un proche du Palais d’Abidjan, « il y a trop de cadavres entre lui et le président Gbagbo ». Et on ose affirmer que le chef d’Etat ivoirien n’a pas de coeur...

r

...et les affaires se corsent

À Abidjan toujours, les affaires ne vont pas fort pour nos nouveaux amis du café de Rome (voir Bakchich hebdo 1). Très prospère à Dakar, le clan corse rencontre quelques difficultés pour s’acclimater en Côte d’Ivoire. Si un café de Rome-Abidjan a bien vu le jour, le projet d’hôtel-restaurant sur la lagune a été abandonné. Les temps sont durs y

afrique ~ |reste du monde

Le Cameroun investit dans Le Monde

Le supplément publicitaire, accordé par « Le Monde » au président Biya a au moins un mérite : il fait rire les camerounais

L

es républiques bananières ont la presse qu’elles méritent. Au Cameroun, par exemple, existe un quotidien qui promeut tout ce que le pays compte de riches et de puissants. Cela s’appelle Cameroon Tribune. On y dorlote Son Excellence Paul Biya, sa chère et tendre Chantal et tout ce qui ressemble à un militant Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, au pouvoir depuis

chiraco-sarkozien aussi, des journaux aiment riches, puissants… et leurs amis africains. Le Monde vient ainsi d’offrir à ses lecteurs, dans sa parution du 17-18 septembre, un cahier de quatre pages consacré au « Cameroun ». Un pays enchanté, à en croire l’agence AlterMedia,

Wolfowitz donne un coup de bec au président congolais

Agrémentée de jolies illustrations — entre imagerie coloniale et propagande soviétique —, l’onctueuse logorrhée ne pourra que convaincre les lecteurs du Monde ignorants du bonheur qui submerge le pays de Paul Biya. Un bonheur tel, s’extasie AlterMedia, que « le Cameroun est le premier pays consommateur de champagne en Afrique ! ». L’idylle entre le journal et le pays n’en est pas à ses débuts. En juillet dernier, le quotidien du soir avait salué la petite visite parisienne de « Popol » par une campagne de publicité « en faveur » du Cameroun (et de sa privatisation) :

rabat sur… l’auteur du supplément promotionnel d’AlterMedia ! Au terme de son « enquête », le célébrissime Dimitri Sturdza a eu droit à sa bobine dans les journaux et à des questions carabinées. « Qu’y at-il de si intéressant au Cameroun pour mériter (sic) un publi dans le journal Le Monde ? », demanda le quotidien Mutations au brave Dimitri (29/08)… Une tournure nullement ironique qui en dit long sur l’intérêt que portent en règle générale les journaux de la métropole à l’ancienne colonie. Petit perle de l’ami Dimitri au passage, quant aux prescriptions de ses clients avant parution de ses papiers : « il faut simplement que le contenu soit en accord avec la ligne éditoriale du journal visé ». Les journalistes du Monde apprécieront Et quand, Le Monde publie le supplément, Cameroon Tribune para-

« Cameroun, toute l’Afrique dans un pays », (25/07) à l’appui d’un cliché paradisiaque, tristes placards-prétextes sur « La création du Douala Stock Exchange, une opportunité nouvelle pour investir au Cameroun » (26/07), « Les privatisations au cœur de la dynamique camerounaise. Le Cameroun avance… avancez avec le Cameroun » (28/07)… Honorée par la passion du Monde et ayant sans doute fini par oublier à quoi ressemble un journaliste français (moins de cinq reporters du Monde y ont séjourné ces dernières années), la presse locale se

phrase fièrement, sur trois colonnes, le mielleux « reportage ». En y ajoutant, tout de même, une touche de lucidité : « Certains pourraient ne pas se reconnaître à travers cette présentation trop lisse, trop parfaite de ce Cameroun où tout a l’air d’aller. Mais comme le dit un des auteurs de cet encart, “plutôt que de se fier aux belles paroles et aux tableaux flatteurs, le mieux est d’aller voir sur place la réalité des choses”. » (21/09). Le Biya-dôlatre Cameroun Tribune donnerait-il des leçons de journalisme à son grand (con)frère ?y Moussa Ka

Le faucon américain et directeur de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz, a dit tout le mal qu’il pensait du président congolais. Côté note d’hôtel, celui-ci s’est un peu laissé aller lors de son dernier séjour à New York, à l’occasion de la 61eme Assemblée générale de l’ONU. « C’est une injustice faite aux pays en voie de développement et à leurs populations que de cacher ces problèmes », a alors glissé “Wolfie” à un journaliste du New York Times, qui n’en a pas moins réduit de centains de millions de dollars la dette congolaise...y

Francofolies

Si Gbagbo, Bouteflika, Mohammed VI ou autre Moubarak n’ont daigné se rendre au sommet de la Francophonie à Bucarest (28 et 29 septembre), Omar Bongo n’a pas boudé son plaisir. La délégation du Gabon, grand pays de presque un million d’habitants, ne compte pas moins de 180 personnes. De peur, sans doute de se sentir à l’étroit, le mollah Omar a affrété deux avions pour acheminer tout ce petit monde. Un avion pour les délégués et un avion pour le grand président. Une petite consolation pour le brave Omar, qui n’a toujours pas réussi à mettre la main sur l’Airbus A340 de ses rêves... y

Les temps changent

C’est sans Guy Labertit, le M. Afrique du Parti socialiste que dame Royal s’est déplacée à Dakar. Aucun africaniste rose n’a d’ailleurs été convié à son « retour en pays d’enfance ». Officiellement c’est son association de campagne, « désirs d’avenir », qui a organisé le petit séjour. Et la protectrice de la famille n’a eu aucun mot contre le tourisme sexuel qui frappe le pays. Un retraité français vient justement d’être arrêté pour viol d’un enfant de 14 ans. Une campagne, ça vous change une femme y

toujours ou presque). La gazette gouvernementale a au moins le mérite de s’acquitter avec talent de la tâche qui lui incombe. Les journaux

réalisatrice de ce supplément. Un paradis où les entrepreneurs sont plus qu’invités à venir se repaître des cadavres d’une économie came-

l faut simplement que le contenu soit en accord avec la ligne «i éditoriale du journal visé » mDimitri strurdza

privés « indépendants », eux, n’en font pas toujours autant. Souvent critique, cette presse « indépendante » s’attaque assez rarement aux ministres. On ne mord pas la main nourricière. Beaucoup de journaux locaux accueillent d’interminables pages de publicité payées rubis sur l’ongle par de puissants ministres. Lesquels peuvent ainsi calmer les ardeurs contestatrices. Au pays des Lions, les journalistes ne sont pas indomptables. Les républiques bananières, donc, ont la presse qu’elles méritent. Y compris en France. Car au royaume

rounaise en cours de privatisation et où le retour sur investissement est garanti… par l’exceptionnelle longévité du chef de l’Etat.

d les media de l’île de man Avant Alter Media, une agence de communication basée à Paris, les « publi-reportages » du Monde étaient réalisés par la très transparente, Interfrance Media. Enregistré dans un paradis fiscal trop méconnu, l’île de Man, Interfrance était également domicilié au très accueillant Panama. Et payait ses publi-reportages au Monde via un compte de la Bank of New-York, comme l’atteste un fax que Bakchich s’est

procuré. Parmi les clients de cette vénérable institution, Omar Bongo, Sassou Nguesso ou la Sonangol, la compagnie pétrolière angolaise. Que du beau linge. Mais ce temps là est bien fini. Le Monde publicité et Interfrance média ne travaillent plus ensemble depuis le début de l’année, selon la régie pub du journal. Place désormais à Alter Media y I.M


| reste du monde afrioue ~

 ª

| �2 | 29 septembre 2006

Personne ne parle du pays de Seck

Sénégal | Rewmi, «mon pays» en wolof, le nouveau parti d’Idrissa Seck, a été lancé au mauvais moment

L

e président Wade a été bien heureux de la double visite dont l’ont honoré Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Passé l’amusement de voir défiler deux candidats à l’élection présidentielle française dans son bureau en quête d’adoubement, un autre profit a été tiré de la prolifique semaine.

petit ldueSarkozy Sénégal

n’a pas même pu croiser son alter-ego français Le lancement de Rewmi, le parti de son ex-fils préféré, Idrissa Seck a été en partie étouffé. Pas une ligne dans la presse internationale, la seule qui importe vraiment aux yeux de « Gorgui ». La presse nationale s’en est fait bien plus largement l’écho. Mais le constat est rude pour Idy. La date, en plein ramadan

et aux vues de l’actualité « présidentielle », a été mal choisie. Manque de chance, le petit Sarkozy du Sénégal n’a pas même pu croiser son alter-ego français. Ils discuteront une autre fois au Saint James, l’hôtel du XVIe où ils ont leurs habitudes. Et un grand flou entoure la création de ce nouvel attelage. Ni organigramme, ni fonction officielle n’a filtré. Les mêmes réponses fusent de la part de tous les seckistes. « Tout cela ne sera révélé que plus tard ». Certes, il faudra patienter et laisser planer le suspens. Mais dans les rangs, les partisans s’agitent. Le détachement d’Awa Gueye Kébé face à la naissance de Rewmi laisse augurer d’un malaise. Ancienne ministre de la femme, Kébé jouit d’une aura considérable dans les rangs du PDS, le parti du président Wade où Seck compte bien piocher ses soutiens. Modou Diagne Fada, cacique du PDS et étiqueté pro-Idy, a

mis publiquement un terme aux rumeurs en déclarant qu’il soutiendrait Wade. Pour l’instant, seul un responsable libéral de Ziguinchor s’est rallié à la cause. La plus grande gueule de la politique sénégalaise, au physique de nounours, Amath Dansokho, croit savoir qu’une grande manœuvre interviendra en décembre. Membre de la Coalition pour l’alternance (CPA), ces grands

Une belle histoire de l’ami Montaldo

Une révélation sur le scandale pétrole contre nourriture

D

ans l’excellent livre que vient de commettre l’incorrigible Jean Montaldo, Chirac et les quarante menteurs (Albin Michel), une révélation sur le scandale Pétrole contre Nourriture est restée, pour l’instant, ignorée de nos confrères. On sait que le milliardaire corrézien et ami de Jacques Chirac, Patrick Mau-

fin son nom figure sur la liste livrée par la société de pétrole irakien, la Somo, comme un des attributaires du pétrole détourné à l’époque. Ce que Maugein nie comme un forcené. Comme il nie avoir bénéficié d’un traitement favorisé de Sassou, un autre pote de Chirac, qui lui attribue en 2005 un permis pétrolier juteux au moment

gein, a beaucoup fréquenté l’Irak, qu’il y entretenait d’excellentes relations avec Tarek Aziz, le numéro deux du régime baassiste et qu’en-

où « le Grand » Jacques annule à Paris une grande partie de la dette congolaise, soit tout de même pour 700 millions de dollars. Bon,

our son malheur, Maugein est largement cité dans le P rapport de la CIA en 2004

passons ! Pour son malheur, Maugein est largement cité dans l’important rapport de la CIA en octobre 2004 comme attributaire du pétrole irakien détourné. Il faut dire que les services américains ne sont pas les plus mals informés qui, lors de la prise de Bagdad, envoyaient quelques commandos s’emparer au ministère du Pétrole et, au siège de la société pétrolière des archives du régime de Saddam. Or notre Maugein, in fine, n’apparaît plus qu’en filigrane dans le rapport de l’ONU de Paul Volcker. « Une étrangeté...qui aiguise la curiosité », note Montaldo. Lequel va livrer une information qui aurait du faire la une

mouvements ne le concernent toutefois pas. Quant aux partis dont Seck est le héraut, sa volonté déclarée de les absorber dans Rewmi a douché leur enthousiasme. D’autant qu’avec le Fidel du jeune Yankhoba Diattara, qui partage avec l’ancien premier ministre,

de toute la presse. « Dès lors, écrit-t-il, j’en apprends de bien bonnes. Malgré ses états de service et sa réputation planétaire, le rapporteur en chef de l’ONU siège au conseil consultatif de Power Corporation of Canada, compagnie du milliardaire Paul Desmarais, premier actionnaire et administrateur au moment des faits du pétrolier Total. Or ce géant français fut le plus important acheteur d’or noir du programme “Pétrole contre nourriture”, dans des conditions apparemment irrégulières, à en croire l’instruction menée actuellement sur ces sujets par le très redouté juge Philippe Courroye. Lequel n’a pas hésité à se rendre deux fois en Irak, malgré l’inconfort de l’équipement hôtelier local, pour recevoir des témoignages parfaitement explicites,  qui figurent d’ailleurs dans son dossier ». Le dernier Montaldo vaut le détour. A lire cul sec comme on déguste une vodka. y Dougi Drou py

Bucarest, on parle français ! En me rendant de Yamoussoukro à Bucarest, je me suis arrêté à Paris. Ouh lala, chez les Blancs, là, de France c’est la lutte sénégalaise : SégO et SarkO font la course à l’échalotte, pour baiser la babouche du vieux Wade. Moi, effaré par la saleté des rues de Paris et les embouteillages de Delanoë Baupin, je suis parti vers Bucarest. Boutef n’est pas venu. Il reste en Suisse francophone ! Ben Ali ne serait venu que si tous les journalistes

étaient interdits. M6 avait bien chevauché son jet-ski mais il s’est perdu dans les îles grecques. Gbagbo est resté à Abidjan pour contrôler le port et empêcher les Européens de verser des déchets intoxiquants dans la lagune. Compaoré et Eyadéma sont venus en Roumanie pour s’inspirer des anciennes méthodes de Ceaucescu qui faisait un peu plus pire qu’eux dans la série « voir et revoir » sérial killer. Heureusement, nous avons eu la

présence de l’humaniste Mollah Omar, du délicat pépère Wade et des trois super francophones Tanja du Niger, Bozizi d’Oubangui et Idriss Déby du Tchad. Ouf c’est quand même dur pour Président Chirac de faire croire aux Belges, une fois, aux Suisses, quelquefois et aux Québécois, parfois, que la Francophonie « d’asperge Diouf » c’est « bon plan » ! Bon enfin, le grand Léopold Sendar Senghor, Président du Sénégal, Aca-

le privilège d’avoir tâté de la cabane dakaroise, les rapports sont pour le moins tendus. Les deux hommes ne se prennent plus au téléphone. Et pour ambiancer le premier meeting de Rewmi à Ziguin-

chor, les jeunes libéraux de l’Ujtl ont posé un ultimatum à leur ancien camarade Idy : quitter la ville sous 24 heures. La campagne électorale sénégalaise va être passionnantey Tidiane de Loyola

Rewmi

x écologie x

démicien français voulait que l’on

Le prince

Pokou

est « langue en partage ».C’était projet super.Il faudra l’expliquer à SarkocO et à SégO. Pour le moment seul les BlacksJacks ont compris : Lang et Chirac. JacquO, tu aurais mieux fait d’aller aux funérailles du poéte-présidentacadémicien-agrégé de grammaire Senghor ! Tu serais plus crédible ! Et un voyage au pays d’enfance ne fait jamais de mal ! Alors à dans deux ans au Québec Président JacquO, à moins que tu aies fait une amabilité au professeur Pasteur-Diplomate Yoyo ! y SAR le Prince Pokou.

Le G lég son

c

g


ben… la der !

| �2 | 29 septembre 2006

De Bagdad à Beyrouth, la France retournée Bonnes feuilles | Quelques passage d’un livre de Richard Labévière qui ausculte le « basculement » de la politique étrangère française au Moyen-Orient

Dans le dernier libre de Richard Labévière, Le grand retournement, Bagdad-Beyrouth, à paraître le 5 octobre, l’auteur nous retrace les raisons plus ou moins connues qui expliquent le revirement de la politique française au Proche-Orient. Passant d’une opposition ferme à la guerre en Irak en 2003 au rabibochage avec les Etats-Unis via la résolution 1559. Extraits.

Ce que la France a perdu en laissant tomber la Syrie. « Damas retire brutalement à Total, au profit d’une société américaine, l’exploitation de gisements gaziers dans l’est de la Syrie. (…) Colère de Jacques Chirac, d’autant plus furieux qu’il avait appelé Bachar pour lui dire toute l’importance qu’il accordait à ce dossier (…) »

deux semaines. « Comment avezvous fait ? » aurai-je l’occasion de demander à l’ambassadeur d’Iran à Paris. Réponse éloquente : « vous savez qu’Iyad Allaoui a beaucoup travaillé pour les services américains. Nous connaissons parfaitement le détail de ses activités passées. Forts de ce savoir, nous sommes allés le voir directement et nous avons fait pression sur lui en le menaçant de révéler certaines affaires. » En termes plus généraux, l’ayatollah Ali Khameneï déclarera lors d’un point de presse à Téhéran que l’Armée islamique en Irak est composée de personnes tra-

dam des ministres mis en place par les Américains. (…) « Il s’agissait à ce moment-là de peser sur la diplomatie française pour qu’elle paie le prix de son opposition passée à la guerre, et surtout, pour qu’elle rentre définitivement dans le rang de la Coalition, c’est-à-dire qu’elle arrête de se faire le porte-parole des forces politiques opposées au gouvernement intérim Allaoui » explique le chef d’un service européen impliqué dans les opérations de libération des deux journalistes (…) »

Le grain de sel de l’équipe Julia « L’hypothèse d’un contentieux entre la France et les ravisseurs de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, ou certains des intermédiaires impliqués dans leur libération, s’est vérifiée dès le début de cette

l semble bien que les deux journalistes français [furent] aux imains des anciennes barbouzes de

Saddam Hussein recyclées dans les services secrets du gouvernement intérim « irakien » vaillant pour le compte des EtatsUnis (…) »

L’Armée islamique en Irak, une agence américaine ?

Prises d’otage et manipulation de la Coalition

« Durant la même période, le même groupe (ndlr, celui qui a pris en otage les journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot) a aussi détenu un diplomate iranien, Fereydoun Jahani, ce dont la presse a très peu parlé. Téhéran a obtenu sa libération en moins de

« En réalité, il semble bien que les deux journalistes français [furent] aux mains des anciennes barbouzes de Saddam Hussein recyclées dans les services secrets du gouvernement intérim « irakien » d’Iyad Allaoui. Paris a toujours insisté sur la souveraineté de l’Irak, au grand

nouvelle affaire. Plusieurs sources autorisées, dont l’ambassade de France à Bagdad, ont confirmé l’implication de Hussein Hanoun (ndlr, le fixeur de Florence Aubenas) dans les premières négociations menées avec les kidnappeurs des deux journalistes. En jouant les émissaires, Hussein Hanoun, ancien pilote de chasse de l’armée de l’air irakienne et informateur occasionnel de la DGSE, aurait trop parlé ou fait des promesses non tenues, assure-t-on au plus haut niveau de la direction du boulevard Mortier. L’enlèvement de Florence Aubenas trouve là un nouvel éclairage… (…) » y

mours yRedac’ chef, directeur de la publication et bourreau : Xavier Monnier (xm@bakchich.info) |

Design & cafés : Guillaume Barou (gb@bakchich.info) | Administration et plein d’autres trucs chouettes : Léa Labaye (lea@bakchich.info)

b (Traduction :) « xNouveauxNouveauxNouveaux

La compagnie du drapeau de la liberté est fière de présenter le Best seller de l’été 2006 : La casquette arabe® Oui, je suis arabe et j’ai une barbe. Pouvez vous m’envoyer une casquette arabe, comme ça je pourrais me sentir libre quand je marche dans la rue » Ce dessin de Mazen Kerbaj a été publié sur son blog — mazenkerbaj.blogspot.com — au cours de la guerre au Liban cet été. Artiste ibanais, Mazen est resté à Beyrouth tout au long du conflit, et a livré quotidiennement, par des dessins le plus souvent mais aussi des morceaux de musique (un duo trompette / bombes israéliennes du plus bel effet notamment), sa vision de la guerre. Entre révolte et désillusion, «résistance» artistique et humour, un regard acéré mais jamais manichéen qui narre le récit d’une guerre inutile.

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