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Un profil financier des entreprises wallonnes en croissance

Une étude approfondie de la Vlerick Leuven Gent Management School et des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur, commandée et adaptée, en quelques mots voulus très simples, par l’Académie pour la Croissance des Entreprises en Wallonie, asbl Préface du Ministre de l’économie, de l’Emploi et du Commerce extérieur


Un profil financier des entreprises wallonnes en croissance

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Préface de Monsieur le Ministre de l’économie, de l’Emploi et du Commerce extérieur

PARTIE 1 : TRADUCTION ILLUSTRÉE de l’étude Page 5

Pour vous et moi... Quel est leur profil ? Sont-elles différentes ? En quoi le sont-elles ? Que nous enseignent-elles ?

t

• • • •

PARTIE 2 : L’étude, in extenso Page 27

Pour les économistes… • • • •

Introduction Les indicateurs financiers Les rosaces de positionnement Caractéristiques et sélection des entreprises wallonnes en croissance • Le profil financier des entreprises wallonnes en croissance • Conclusions et propositions


Un profil financier des entreprises wallonnes en croissance

Préface de Monsieur le  Ministre de l’Économie, de l’Emploi et du Commerce extérieur 

La croissance de nos entreprises wallonnes est une nécessité. Il y va tant de l’emploi que de notre capacité concurrentielle sur le marché international. La croissance de nos entreprises wallonnes est un art. Il y va tant du maintien du bon équilibre des paramètres de l’entreprise que du souci de garder le cap d’une stratégie claire et gagnante. La croissance de nos entreprises est un challenge. Il y va tant de la ténacité motivante de leurs dirigeants que du courage persévérant de leurs travailleurs. Et l’étude comparative réalisée montre que les entreprises wallonnes en croissance emportent bien des trophées dans cet art nécessaire et ardu. Je n’en citerai que deux : elles créent significativement plus de valeur ajoutée et ont une rentabilité nettement supérieure à la moyenne wallonne et à la moyenne belge. Il faut le dire, le répéter, le marteler s’il le faut. En effet, pour toutes les autres entreprises de Wallonie, existantes ou à naître, et pour tous les partenaires des entreprises wallonnes, publics et privés, ce constat positif sur les entreprises wallonnes en croissance est d’abord un exemple : il doit les convaincre. Il est ensuite un guide : il doit les conseiller. Il est enfin, tant pour les investisseurs que pour les prêteurs, une source de réflexion : il doit les stimuler. Page 3


Un profil financier des entreprises wallonnes en croissance Une étude commandée et adaptée, en quelques mots voulus très simples, par l’Académie pour la Croissance des Entreprises en Wallonie, asbl

PARTIE 1 : TRADUCTION ILLUSTRÉE de l’étude

I. Que contient cette étude ? II. Quelle méthodologie a-t-on utilisée ?

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page 7 8

III. Les caractéristiques des entreprises wallonnes en croissance

10

IV. Comparaison des entreprises wallonnes en croissance avec les 4 autres profils financiers, selon 5 catégories de ratios: - VALEUR AJOUTÉE - RENTABILITÉ - SOLVABILITÉ - LIQUIDITÉ - RISQUE

11

V. Faut-il plus d’entreprises wallonnes en croissance ?

24

VI. Des propositions simples… des actions efficaces…

25


La “traduction”, en mots simples, de l’étude approfondie de la Vlerick Leuven Gent Management School et des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur a été réalisée, en collaboration avec les auteurs de l’étude, par :

Francis Jadot Hélène Wacquier

Professeur invité à HEC-Ecole de Gestion de l’ULg en marketing international et maître de conférences en gestion internationale (EAA, ULg), Directeur ACE. Licenciée en Administration des Affaires, ULg, Coordinatrice ACE


I. Que contient cette étude ?

1 profil financier “illustré” Les caractéristiques des entreprises wallonnes en croissance - page 10

1 comparaison illustrée de ce profil avec 4 autres

Comparaison des entreprises wallonnes en croissance avec 4 autres profils financiers - page 11

Entreprises belges

Entreprises wallonnes Entreprises wallonnes en croissance Petites entreprises belges

Petites entreprises wallonnes

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II. Quelle MÉTHODOLOGIE a-t-on utilisée ?

1. comment avons-nous sélectionné les entreprises wallonnes en croissance ? Le critère choisi :

• La croissance de la valeur ajoutée (çàd ± la différence entre les ventes et les achats)

Il fut considéré qu’il y a croissance quand la valeur ajoutée augmente d’au moins 10 % / an pendant 3 années consécutives (1999, 2000, 2001).

Notre sélection  :

• 2270 entreprises wallonnes “en croissance” 1.

1

Parmi toutes les entreprises ayant déposé des comptes annuels à la Centrale des bilans.

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2. comment avons-nous construit leur profil financier? Nous avons analysé les comptes annuels des entreprises de 1999 à 2001 Nous avons calculé 12 ratios financiers

Ces ratios ont trait à:

4La valeur ajoutée:

reste-t-il quelque chose après avoir payé les marchandises, les matières premières et les services achetés à des tiers  ?

4La rentabilité:

réalise-t-on un bénéfice suffisant pour rémunérer les actionnaires ?

4La solvabilité:

peut-on rembourser ses emprunts, payer les intérets ? 

4La liquidité:

peut-on payer les fournisseurs et les dettes à court terme  ?

4Le risque financier : il constitue la synthèse des différents ratios ci-dessus.

Et nous avons comparé les entreprises wallonnes en croissance avec les 4 autres profils Page 9


III. Les caractéristiques des entreprises wallonnes en croissance de notre échantillon

1. Elles sont petites

• Une valeur ajoutée certes en croissance... mais faible en valeur absolue

• La plupart occupent de 1 à 4 travailleurs

2. Elles ne sont pas très jeunes : • La plupart ont entre 10 et 15 ans d’âge…

3. Au fil des années

Restent stables :

leur liquidité leur risque financier à moyen et à long terme

Augmentent :

leur rentabilité leur solvabilité

Diminue :

leur risque financier à court terme Page 10


IV. Comparaison des entreprises wallonnes en croissance avec 4 autres profils financiers

Entreprises belges

Entreprises wallonnes Entreprises wallonnes en croissance Petites entreprises belges

Petites entreprises wallonnes

Comparaison selon 12 ratios financiers

1. VALEUR AJOUTÉE par personne occupée 2. FRAIS DE PERSONNEL par personne occupée 3. RENTABILITÉ des ventes 4. RENTABILITÉ du capital investi 5. RENTABILITÉ nette des capitaux propres 6. CASH FLOW dégagé par les capitaux propres

RENTABILITÉ

7. Degré d’INDÉPENDANCE financière 8. CASH FLOW et capitaux empruntés

SOLVABILITÉ

9. ÉQUILIBRE financier à court terme 10. Proportion de TRÉSORERIE à court terme 11. RISQUE financier à court terme 12. RISQUE financier à moyen terme Page 11

VALEUR AJOUTéE

LIQUIDITÉ RISQUE


VALEUR AJOUTéE

1. VALEUR AJOUTÉE par personne occupée

Quelle est la richesse produite par chaque personne occupée ?

Valeur ajoutée brute par personne occupée (kEUR) 60 51

50

52

49 45

44

40 30 20 10 0

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance créent plus de valeur par personne occupée que les autres ! • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - soit elles ont une organisation et des équipements plus productifs ; - soit elles ont un meilleur positionnement sur le marché et parviennent à vendre leurs produits et services plus cher ; - soit les deux.

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VALEUR AJOUTéE

2. FRAIS DE PERSONNEL par personne occupée

Quelle est la moyenne du coût salarial ?

Frais de personnel par personne occupée (kEUR) 35

33

30

30

31

Entreprises wallonnes

PME belges

29

31

25 20 15 10 5 0

Page 13

Entreprises belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance ont des frais de personnel significativement inférieurs à ceux des entreprises belges dans leur ensemble.

Mais, les entreprises wallonnes en croissance ont des frais de personnel significativement supérieurs à ceux des entreprises wallonnes.

• Qu’en penser ?

• Qu’en penser ?

Plusieurs analyses sont possibles : - soit leurs salariés sont moins bien payés, à compétence égale ; - soit leurs salariés sont moins chers (moins qualifiés ou moins expérimentés); - soit les deux.

Plusieurs analyses sont possibles : - soit leurs salariés sont mieux payés, à compétence égale ; - soit leurs salariés sont plus chers (plus qualifiés ou plus expérimentés) ; - soit les deux.


RENTABILITÉ

3. RENTABILITÉ des ventes

Quand l’entreprise vend pour 100, que reste-t-il après déduction des frais non financiers et avant paiement des impôts ?

Rentabilité des ventes après amortissements (%) 5,90

6,0 5,5 5,0 4,5 4,0 3,5

3,54

3,31 2,93

3,0

2,7

2,5 2,0 1,5 1,0 0,5 0,0

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance ont une excellente rentabilité des ventes. • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - soit elles sont mieux gérées ; - soit elles sont plus innovantes ou mieux positionnées et dégagent de plus grandes marges ; - soit les deux.

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RENTABILITÉ

4. RENTABILITÉ du capital investi

Que rapporte un investissement global de 100 par l’entreprise ? (en immeubles, machines, stocks, créances, liquidités)

Rentabilité de l'actif total après amortissements (%) 9

6

8,55

5,85 5,1

5,05

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

5,5

3

0

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance ont une excellente rentabilité sur leurs investissements. • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - soit elles sont mieux gérées ; - soit elles sont plus innovantes ou mieux positionnées et dégagent de plus grandes marges ; - soit elles investissent moins pour dégager la même marge ; - soit les trois.

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RENTABILITÉ

5. RENTABILITE nette des capitaux propres

Que rapporte un investissement en capital des actionnaires de 100 dans l’entreprise ?

Rentabilité nette des capitaux propres après impôts (%) 18

17,03

15 12 9 6

7,84 6,12

5,89

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

7,03

3 0

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance ont une excellente rentabilité des capitaux des actionnaires. • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - soit elles sont mieux gérées ; - soit elles sont plus innovantes ou mieux positionnées et dégagent de plus grandes marges ; - soit elles travaillent davantage avec de l’argent emprunté et moins avec des capitaux propres, notamment externes (peut-être pour des facteurs culturels : désir du chef d’entreprise de rester seul maître à bord, effet de levier supérieur, etc) ; - soit les trois. Page 16


RENTABILITÉ

6. CASH FLOW dégagé par les capitaux propres

Quelle est le flux net de trésorerie produit par un investissement en capital des actionnaires de 100 dans l’entreprise ?

Cash flow / capitaux propres (%) 60 52,75

50 40 32,95

30

25,73

33,68

28,11

20 10 0

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance produisent beaucoup de “cash” par rapport aux capitaux investis par les actionnaires. • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - soit elles sont mieux gérées ; - soit elles sont plus innovantes ou mieux positionnées et dégagent de plus grandes marges ; - soit elles travaillent davantage avec de l’argent emprunté et moins avec des capitaux propres, notamment de tiers (peut-être pour des facteurs culturels : désir du chef d’entreprise de rester seul maître à bord, effet de levier supérieur, etc) ; - soit les trois. Page 17


SOLVABILITÉ

7. Degré d’INDÉPENDANCE financière

Quelle est la proportion de l’investissement global de l’entreprise financé par les capitaux propres des actionnaires ?

Degré global d'indépendance financière (%) 35 30

29,99 27,82

25,92

25

24,54 21,55

20 15 10 5 0

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance se financent moins par des capitaux propres et davantage par des capitaux empruntés. • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - soit leurs propriétaires ne disposent pas des fonds pour augmenter les capitaux propres de l’entreprise et/ou ne souhaitent pas ou ne parviennent pas à attirer des capitaux propres externes (désir du chef d’entreprise de rester seul maître à bord, problème de gouvernance, etc.) ; - soit leur rentabilité n’est pas suffisante pour attirer des investisseurs professionnels ; - soit les dettes sont préférées aux capitaux propres car elles coûtent moins cher ; - soit les trois. Page 18


SOLVABILITÉ

8. CASH FLOW et capitaux empruntés

Que représente le flux net de trésorerie dégagé annuellement par l’entreprise par rapport à ses dettes ? Ou, dans quelle mesure est-elle capable de faire face à ses engagements financiers ?

Couverture des capitaux de tiers par le cash flow avant distribution (%) 18

17,03

15 12

13,75 12,37

12,73

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

13,17

9 6 3 0

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance dégagent d’excellents flux de trésorerie par rapport à leurs dettes. • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - elles sont proportionnellement plus endettées mais dégagent un flux de trésorerie plus important pour faire face à leurs engagements ; - leur rentabilité est supérieure et leur permet de faire face à leur endettement plus élevé.

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LIQUIDITÉ

9. ÉQUILIBRE financier à court terme

Dans quelle mesure les actifs mobilisables à court terme (stocks, créances à court terme) peuvent-ils rembourser les dettes exigibles à court terme ?

Ratio de liquidité au sens large ou "current ratio" 1,5 1,21

1,21

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

1,21

1,21

1,13

1,0

0,5

0,0

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance ont un moins bon équilibre financier à court terme : elles ont proportionnellement plus de dettes à court terme par rapport à leurs actifs réalisables. • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - dans les entreprises wallonnes en croissance, l’augmentation des ventes entraîne des investissements importants en stocks et créances sur clients qu’elles financent principalement à court terme ; - elles manquent de capitaux stables (capitaux propres, dettes à long terme) pour financer leurs investissements en immeubles, machines, etc.

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LIQUIDITÉ

10. Proportion de TRÉSORERIE à court terme

Quelle est la proportion de trésorerie immédiatement disponible par rapport aux stocks, créances, etc ?

Ratio de trésorerie nette (%) 18

18,06

17,91

15

13,84

14,21

13,89

12 9 6 3 0

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance ont moins de liquidités par rapport à leurs stocks, leurs créances, etc. • Qu’en penser ? - dans les entreprises en croissance, l’augmentation des ventes entraîne des investissements importants en stocks, fait croître les créances, etc. et même les cash flows supérieurs ne laissent pas une trésorerie permettant de faire face confortablement à leurs dettes à court terme.

Page 21


risque

11. RISQUE financier à court terme *

Quel est, globalement, le risque financier à l’horizon d’un an ?

Indicateur de risque à court terme 0,12 0,104

0,1104 0,0976

0,10

0,0887

0,0876

0,08 0,06 0,04 0,02 0,00

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance présentent moins de risque à court terme que les autres. • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - soit elles présentent une excellente rentabilité et génèrent d’excellents cash flows ; - soit elles fournissent davantage de garanties pour leurs crédits ; - soit les deux. * Cet indicateur constitue une moyenne pondérée de facteurs de risque à court terme.

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risque

12. RISQUE financier à moyen terme *

Quel est le risque financier à un horizon de 3 ans ?

Indicateur de risque à moyen terme 0,25 0,20

0,2406

0,2308

0,2367

0,2029

0,1961

0,15 0,10 0,05 0,00

Entreprises belges

Entreprises wallonnes

PME belges

PME wallonnes

Entreprises wallonnes en croissance

Les entreprises wallonnes en croissance présentent plus de risque à moyen terme que les autres. • Qu’en penser ? Plusieurs analyses sont possibles : - soit elles sont proportionnellement plus endettées ; - soit elles n’ont pas encore accumulé suffisamment de bénéfices mis en réserves ; - soit les deux. * Cet indicateur constitue une moyenne pondérée de facteurs de risque à moyen terme.

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V. Faut-il plus d’entreprises wallonnes en croissance ?

Oui !

Oui. Sans aucun doute ! Pourquoi ? Parce qu’elles CONTRIBUENT PLUS QUE PROPORTIONNELLEMENT à leur taille à la CRÉATION DE VALEUR ajoutée à l’échelle RÉGIONALE.

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VI. Des propositions simples ….des actions efficaces…

Que faire ?

2 secteurs

t

2 constats

t

2 propositions

Le financement

Constats • Recours prépondérant des entreprises wallonnes en croissance à l’endettement • Risque financier supérieur à moyen et à long terme Proposition • Préserver fiscalement les cash-flows • Stimuler le recours au capital-risque (invests, business angels, etc) NB: C’est dans cet esprit que la loi du 22 juin 2005  a créé la déduction des intérêts notionnels.

Le personnel

Constats • Recours prépondérant des entreprises wallonnes en croissance à un personnel plus qualifié et plus coûteux • Valeur ajoutée supérieure par personne employée Proposition • Faciliter le recrutement de personnel le plus qualifié possible • Stabiliser les emplois en élargissant le financement de formations continuées

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Un profil financier des entreprises wallonnes en croissance Étude réalisée par la Vlerick Leuven Gent Management School et les Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur

PARTIE 2 : L’Étude, in extenso

1. Introduction

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2. Les indicateurs financiers

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3. Les rosaces de positionnement

33

4. Caractéristiques et sélection des entreprises wallonnes en croissance

34

5. Le profil financier des entreprises wallonnes en croissance

38

6. Conclusions et propositions

42


Veroniek Collewaert Séverine Hermanns Hubert Ooghe Charles Van Wymeersch

Assistante, Département de Financement de l’entreprise, Faculté des Sciences économiques et de gestion, Université de Gand; collaboratrice scientifique, Vlerick Leuven Gent Management School Assistante, Département des Sciences de gestion et Center for Research in Finance and Management, Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix, Namur Professeur extraordinaire, Département de Financement de l’entreprise, Faculté des Sciences économiques et de gestion, Université de Gand; Partner et titulaire de la chaire Ernst & Young en Management de la Croissance, Vlerick Leuven Gent Management School Professeur ordinaire, Département des Sciences de gestion et Center for Research in Finance and Management (CeReFiM), Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix, Namur et Louvain School of Management

Les auteurs remercient Pieter Vandermoere, collaborateur scientifique au Centre de compétence en Comptabilité et finance de la Vlerick Leuven Gent Management School pour sa collaboration au projet, ainsi que la S.A. Graydon pour la fourniture des données.

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1. Introduction

L’ “Académie pour la Croissance des Entreprises en Wallonie” vise à accompagner et à stimuler la croissance des PME wallonnes par des programmes de développement en management, basés notamment sur un ensemble de recherches-diagnostics. C’est dans cette perspective qu’il faut situer cette analyse du profil financier des entreprises wallonnes en croissance. Les caractéristiques particulières de cette population d’entreprises sont détectées à travers une étude statistique approfondie des comptes annuels déposés à la Centrale des Bilans de la Banque Nationale de Belgique. Il s’agit d’une information essentielle pour la mise en œuvre de mesures d’accompagnement efficaces pour les entreprises dont le développement harmonieux conditionne la croissance économique régionale.

Ooghe H., Van Wymeersch C., Camerlynck J. et Brigode-Lona C., La situation financière des entreprises en Belgique: ratios-clés et indicateurs de risque 1990-1998, Editions Kluwer, Bruxelles, 2000 1

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L’analyse s’appuie sur un ensemble d’indicateurs financiers mesurant la valeur ajoutée, la rentabilité, la solvabilité et la liquidité des entreprises étudiées, ainsi que sur deux indicateurs de synthèse visant à appréhender leur risque financier global. Ces indicateurs sont représentés dans des graphiques circulaires, dits aussi “diagrammes radars”, qui permettent une comparaison aisée aux caractéristiques de la population de référence. Ces deux caractéristiques (diagrammes circulaires et positionnement par rapport à un groupe de référence) ont fait baptiser ces

graphiques “rosaces de positionnement”1. La section 2 précisera tout d’abord les indicateurs financiers retenus pour l’analyse. La section 3 détaillera l’élaboration et l’interprétation des “rosaces de positionnement”. La section 4 précisera la notion d’”entreprise en croissance” ainsi que le choix des échantillons statistiques. La section 5 présentera les résultats de l’analyse sur la base des rosaces de positionnement et examinera les caractéristiques financières saillantes des entreprises wallonnes en croissance par rapport à celles des groupes de référence. La section 6 conclura en tentant de formuler des propositions de politique.


2. Les indicateurs financiers Les rosaces de positionnement représentent graphiquement un ensemble de douze indicateurs financiers, d’où leur allure de cadran d’horloge. Parmi ces douze indicateurs, dix sont des ratios financiers “classiques” et deux constituent des indicateurs de synthèse du risque financier des entreprises établis sur la base de modèles de “scoring” financier. Les dix ratios financiers individuels sont calculés comme des rapports entre une ou plusieurs données du bilan, du compte de résultats et/ou de l’annexe et reflètent chacun un aspect particulier de la situation financière de l’entreprise2. Les ratios retenus concernent respectivement la valeur ajoutée, la rentabilité, la solvabilité et la liquidité des entreprises étudiées. Les définitions figurent au tableau 1 ciaprès.

Ooghe H. et Van Wymeersch C., Traité d’analyse financière, Intersentia, AnversOxford, 2005, ch. 6 à 9 2

La valeur ajoutée créée par l’entreprise constitue sa contribution brute à la création de richesse économique et représente ainsi une fraction élémentaire du produit intérieur brut régional ou national. La valeur ajoutée est la valeur de la production (pour l’essentiel, le chiffre d’affaires, corrigé de l’éventuelle variation des stocks de produits finis et des commandes en cours d’exécution, et augmenté, le cas échéant, de la production d’actifs pour compte propre ou “production immobi-lisée”) diminuée des achats aux tiers ou “consommations intermédiaires” (achats d’approvisionnements, de marchandises et de services et biens divers, corrigés de la variation des stocks). En analysant la valeur ajoutée de l’entreprise, on se préocupe de la question: en

vendant, aux prix acceptés par le marché, les biens et services qu’elle produit, l’entreprise parvient-elle à ajouter suffisamment de valeur aux biens et services qu’elle achète à des tiers pour rémunérer adéquatement l’ensemble de ses facteurs de production? Pour l’analyse, nous retenons deux ratios de valeur ajoutée: la valeur ajoutée brute par personne occupée (ratio 1) et les frais de personnel par personne occupée (ratio 2). La valeur de ces deux ratios, ainsi que leur comparaison aux valeurs de la population de référence, fournissent des indications précieuses quant à l’efficacité de l’entreprise, son degré d’innovation et sa stratégie d’emploi. La rentabilité de l’entreprise concerne sa capacité à réaliser un bénéfice et à rémunérer ainsi adéquatement ses actionnaires, fournisseurs de capital à risque. La rentabilité de l’entreprise est mesurée par rapport à l’ensemble des ventes (rentabilité des ventes après amortissements, ratio 3), à la totalité du patrimoine investi (rentabilité de l’actif total après amortissements, ratio 4) et au montant des capitaux propres (rentabilité nette des capitaux propres après impôts, ratio 5). En outre, pour évaluer si l’exploitation de l’entreprise engendre un volume adéquat de liquidités par rapport aux capitaux propres engagés (et pour neutraliser ainsi l’impact des produits et des charges comptables sans décaissements, tels que les dotations aux amortissements, aux réductions de valeur et aux provisions pour risques et charges, et leurs utilisations et reprises éventuelles), nous calculons également le rapport cash flow/capitaux propres (ratio 6). Page 30


Tableau 1 : Ratio Ratios clés Valeur ajoutée 1. Valeur ajoutée brute par personne occupée (EUR) 2. Frais de personnel par personne occupée (EUR) Rentabilité 3. Rentabilité des ventes après amortissements (%) 4. Rentabilité de l’actif total après amortissements (%) 5. Rentabilité nette des capitaux propres après impôts (%) 6. Cash flow / capitaux propres (%) Solvabilité 7. Degré global d’indépendance financière (%) 8. Couverture des capitaux de tiers par le cash flow avant distribution (%) Liquidité 9. Ratio de liquidité au sens large ou “current ratio” (%) 10. Ratio de trésorerie nette (%)

Définition Valeur ajoutée brute / nombre de personnes occupées Frais de personnel / nombre de personnes occupées Résultat d’exploitation après amortissements / ventes Résultat avant charges financières et impôts / actif total Bénéfice ou perte de l’exercice après impôts / capitaux propres Cash flow complet avant distribution / capitaux propres Capitaux propres / passif total Cash flow complet avant distribution / capitaux de tiers

Actifs circulants restreints / capitaux de tiers à court terme (Placements de trésorerie + valeurs disponibles - dettes financières à un an au plus) / actifs circulants restreints

La solvabilité de l’entreprise concerne sa capacité à faire face à l’ensemble de ses engagements financiers: remboursement des dettes et paiement des intérêts aux échéances contractuelles. Nous l’évaluons à travers le degré d’indépendance financière (ratio 7) et la couverture des capitaux de tiers par le cash flow (ratio 8).

Ooghe H. et Van Wymeersch C., Traité d’analyse financière, Intersentia, AnversOxford, 2005, ch. 19. 3

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Enfin, nous mesurons la liquidité de l’entreprise afin d’évaluer si sa trésorerie lui permet d’assumer plus particulièrement ses engagements financiers à court terme. Pour ce faire, l’analyse retient le ratio de liquidité au sens large ou “current ratio” (ratio 9) et le ratio de trésorerie nette (ratio 10). Outre ces ratios individuels, l’analyse reprend également deux indicateurs de

synthèse du risque financier de l’entreprise. L’indicateur de risque intègre différents aspects, parfois contradictoires, de la situation financière de l’entreprise et relatifs tant à la liquidité, qu’à la solvabi-lité et à la rentabilité. La composition de ce “score” est basée sur la comparaison statistique, par l’analyse discriminante, des ratios financiers d’entreprises en activité et en faillite. Le score varie de 0 à 1. Plus il est élevé, plus le risque de l’entreprise est grand ou plus la situation financière de l’entreprise est faible. L’indicateur de risque à court terme (ratio 11) évalue le risque financier à un horizon d’un an. L’indicateur de risque à moyen/long terme (ratio 12) évalue le risque financier à un horizon de trois ans 3. Les ratios constitutifs des indicateurs de


risque figurent au tableau 2. La valeur des coefficients de pondération des différents ratios n’est pas précisée 4, mais nous indiquons pour chaque ratio, entre parenthèses, le signe du coefficient. Lorsque le Tableau 2 : Éléments constitutifs des indicateurs de risque

signe du coefficient est positif, un accroissement du ratio concerné augmente le risque financier de l’entreprise. Lorsque le signe est négatif, un accroissement du ratio concerné diminue le risque.

Indicateur de risque à court terme : 1. Sens du levier financier = rentabilité de l’actif total après amortissements - taux d’intérêt moyen des dettes (-): si > 0 alors 1, sinon 0 2. (Réserves + résultat reporté) / passif total hors comptes de régularisation (-) 3. (Autres placements de trésorerie + valeurs disponibles) / actif total (-) 4. Dettes échues envers le fisc et l’ONSS (+): si > 0 alors 1, sinon 0 5. Besoin en fonds de roulement net / actif total (-) 6. Résultat d’exploitation après amortissements / actifs d’exploitation hors comptes de régularisation (-) 7. Dettes à un an au plus envers des établissements de crédit / dettes à un an au plus (+) 8. Dettes garanties / dettes à plus d’un an et à un an au plus (-) Indicateur de risque à moyen terme : 1. (Réserves + résultat reporté) / passif total hors comptes de régularisation (-) 2. Nombre de jours entre la date de clôture et la date de dépôt des comptes annuels (+) 3. Dettes échues envers le fisc et l’ONSS (+): si > 0 alors 1, sinon 0 4. (Résultat brut - investissements en immobilisations corporelles et financières) / actif total (-) 5. (Créances sur entreprises liées + garanties consenties en leur faveur + autres engagements significatifs pris en leur faveur) / actif total (-) 6. Dettes à plus d’un an et à un an au plus / passif total hors comptes de régularisation (+)

Les modèles d’analyse discriminante dont sont issus les indicateurs de risque ont été développés par le Département de financement de l’entreprise de l’Université de Gand. Ils sont commercialisés sous licence exclusive par la SA Graydon. 4

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3. Les rosaces de positionnement Une rosace de positionnement permet de situer les ratios financiers d’une entreprise donnée par rapport aux quartiles d’un groupe d’entreprises (le “groupe de référence”). Par exemple, on peut situer les ratios d’une entreprise wallonne déterminée par rapport à ceux de l’ensemble des entreprises wallonnes. Pour un ratio déterminé, on calcule la valeur du ratio pour chaque entreprise du groupe de référence (chaque entreprise wallonne). Les ratios des différentes entreprises du groupe de référence sont ensuite classés par ordre croissant. On peut ainsi diviser ces ratios en quatre sous-groupes, séparés par trois valeurs: • le premier quartile: 25 % des entreprises du groupe de référence ont un ratio inférieur à cette valeur; • le deuxième quartile (ou la “médiane”): 50 % des entreprises du groupe de référence ont un ratio inférieur à cette valeur; • le troisième quartile: 75 % des entreprises du groupe de référence ont un ratio inférieur à cette valeur.

Il s’agit de dodécagones, puisqu’il y a 12 ratios et donc 12 rayons. 5

Page 33

Une rosace se compose de quatre polygones réguliers concentriques 5, coupés par douze “rayons”. Chaque rayon constitue un axe représentant un ratio. Le centre de la rosace représente la valeur la plus basse du groupe de référence. Aux intersections entre les trois polygones intérieurs et les rayons, on trouve les quartiles d’un ratio déterminé pour le groupe de référence concerné. Le plus petit polygone intérieur représente le premier quartile, celui du milieu la médiane et le troisième polygone

le troisième quartile. Enfin, le polygone extérieur représente la valeur la plus élevée du groupe de référence. On peut ainsi cocher sur chaque rayon un ratio d’une entreprise wallonne particulière par rapport aux quartiles du groupe de référence (l’ensemble des entreprises wallonnes). En reliant les douze points des douze ratios de l’entreprise, on obtient un polygone, généralement irrégulier. Plus ce polygone est grand et s’étend vers l’extérieur de la rosace, plus l’entreprise est performante par rapport au groupe de référence. Plus le polygone est petit et proche du centre de la rosace, plus la situation financière de l’entreprise est faible par rapport au groupe de référence. Pour respecter la règle générale: “plus l’entreprise est éloignée du centre de la rosace, mieux elle se porte”, le sens des axes est inversé pour trois ratios, à savoir: les deux indicateurs de risque, dont la valeur augmente à risque financier croissant (et donc à performance financière décroissante), et le ratio de frais de personnel par personne occupée. Pour ces trois ratios, le troisième quartile du groupe de référence se trouve sur le polygone intérieur, le premier quartile sur le troisième polygone et le minimum sur le polygone extérieur. On peut, de la même manière, positionner les ratios financiers d’un groupe d’entreprises à analyser (les entreprises wallonnes en croissance) par rapport à ceux d’un groupe de référence (l’ensemble des entreprises wallonnes). Dans ce cas, on coche les valeurs des trois quartiles des ratios du groupe d’entreprises à positionner (les


entreprises wallonnes en croissance) sur les rayons de la rosace où sont représentés les quartiles des ratios du groupe de référence (l’ensemble des entreprises wallonnes). En reliant ces (trois fois douze) points, on obtient trois polygones irréguliers représentant les trois quartiles des ratios du

groupe d’entreprises à analyser (les entreprises wallonnes en croissance), par rapport aux trois quartiles des ratios du groupe de référence (l’ensemble des entreprises wallonnes). La figure 4 (page 38) illustre cette représentation. Nous préciserons à la section 5 l’interprétation de ce graphique.

4. Caractéristiques et sélection des entreprises wallonnes en croissance

Debaise, M. et Van Wymeersch C., La croissance des PME en Wallonie: étude exploratoire, Union Wallonne des Entreprises, Wavre, et Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix (CeReFiM), Namur, 2000 7 Le taux de croissance sur la période de t à t+1 = (valeur ajoutéet+1 – valeur ajoutéet) / (x valeur ajoutéet x) (où x x = valeur absolue) 8 Ce calcul s’effectue en applicant un simple facteur de proportionnalité, qui ne peut évidemment tenir compte des variations saisonnières. 6

Pour sélectionner l’échantillon d’entre-prises wallonnes en croissance, nous avons dû, avant tout, définir la mesure même de croissance à adopter. Les recherches pu-bliées par ailleurs 6 utilisent un grand nombre de critères différents: chiffre d’affaires, valeur ajoutée, emploi, part de marché, etc. En règle générale, c’est bien la croissance du chiffre d’affaires qui apparaît comme le critère le plus utilisé. Toutefois, celui-ci ne convient guère aux données belges car, par souci de discrétion, les PME belges ont la faculté de ne pas publier leur chiffre d’affaires mais plutôt leur “marge brute d’exploitation”, qui constitue en fait la valeur ajoutée produite par l’entreprise. Dès lors, environ la moitié des PME ne publient pas leur chiffre d’affaires, mais se contentent de divulguer la marge brute. Pour disposer d’un critère uniforme, applicable à toutes les entreprises, nous avons dès lors opté pour l’augmentation de la valeur ajoutée comme critère de croissance. Ce critère de croissance de la valeur ajou-

tée est formulé de manière stricte car, plutôt que de définir un taux de croissance cumulé sur une succession d’exercices, nous avons préféré imposer un taux de croissance annuel à réaliser sur plusieurs exercices consécutifs. L’échantillon d’entreprises wallonnes en croissance est ainsi défini comme l’ensemble des entreprises dont la valeur ajoutée a augmenté d’au moins 10% durant chacun des exercices 1999, 2000 et 2001 7. L’utilisation d’un taux de croissance annuel implique que l’on corrige les données des exercices d’une durée différente de 12 mois, sous peine d’introduire un biais de sélection significatif. Nous avons donc converti toutes les valeurs ajoutées en valeurs annuelles 8. Cette sélection a abouti à un ensemble de 2270 entreprises wallonnes dont le taux de croissance atteint ou dépasse les 10% par an sur trois exercices consécutifs, à savoir: de 1998 à 1999, de 1999 à 2000 et de 2000 à 2001. Page 34


La figure 1 montre la distribution de la valeur ajoutée de ces entreprises, pour les trois exercices considérés. La croissance rapide de ces entreprises s’observe aisément. On est en revanche frappé par leur petite taille: le mode de la distribution se situe dans la fourchette de 0 à 50 000 EUR et seul un très petit nombre dépasse le seuil du million d’EUR de valeur ajoutée. Figure 1 : Valeur ajoutée des entreprises wallonnes en croissance

1000

VA 1999

800

VA 2000 VA 2001

600 400 200 0

<0

0 - 50k

50-100k

100-250k

250-500k 500-1000k 1000-2500k 2500-5000k 5000-10000k >10000k

Cette observation est confirmée par la figure 2, qui montre la distribution du personnel occupé par les entreprises wallonnes en croissance. Le mode de la distribution se situe dans la fourchette de 1 à 4 personnes et très peu d’entreprises dépassent le seuil des 50 personnes.

Figure 2 : Personnel occupé par les entreprises wallonnes en croissance

800

# employés 1999

700 # employés 2000

600

# employés 2001

500 400 300 200 100 0

Page 35

0

1-4

5-9

10 - 19

20 - 49

50 - 99

100-199

> 200


La figure 3 présente la distribution des âges des entreprises étudiées. Compte tenu du critère de sélection, on ne trouve évidemment pas de très jeunes entreprises, mais on remarque cependant qu’une proportion significative des entreprises en croissance a plus de 10 ans d’âge. Figure 3 : Age des entreprises wallonnes en croissance

700

Âge

600 500 400 300 200 100 0

< 1 an

1-2

2-3

3-4

4-5

On peut conclure de ces quelques figures que la vaste majorité des entreprises wallonnes en croissance restent, malgré leur âge, très petites. Dans ce tableau, les nombres d’entreprises considérées varient selon le ratio ou l’indicateur calculé. En effet, pour certaines entreprises, certains ratios n’ont pas pu être calculés, faute de données dans les comptes annuels, ou le calcul se serait avéré sans signification. Ainsi, la rentabilité des ventes n’a pas pu être calculée pour les entreprises ne mentionnant que la marge brute d’exploitation; la valeur ajoutée brute ou les frais de personnel par personne occupée sont sans signification pour les entreprises n’occupant pas de personnel; les ratios de rentabilité nette des capitaux propres ou de cash flow/capitaux propres ne sont pas calculés lorsque les capitaux propres sont négatifs, etc. 9

5-6

6-8

8-10

10-15

> 15

indét.

Pour chacune de ces entreprises, nous avons calculé les dix ratios clés et les deux indicateurs de risque présentés à la section 2 ci-avant. Le tableau 3 présente, pour chacun de ces ratios et indicateurs, les valeurs des trois quartiles, respectivement pour les exercices 1999, 2000 et 2001 9. On constate à la lecture de ce tableau que la plupart des indicateurs de performance s’améliorent plus ou moins significativement sur la période considérée. Ainsi, la médiane de la valeur ajoutée brute par personne occupée passe, de 1999 à 2001, de 46 493 à 52 368 euros, soit une augmentation, en 2 ans, de 12,6 %, alors que les frais de personnel par personne occupée passent, sur la même période, de 28 210 à 30 939, soit une augmentation de 9,7 %. Page 36


Tableau 3: Quartiles des indicateurs de performance des entreprises wallonnes en croissance (exercices 1999, 2000 et 2001)

1999 N

Q2

Q1

2000 Q3

N

Q1

Q2

2001 Q3

N

Q1

Q2

Q3

Valeur ajoutée brute par personne occupée (eur)

1168 32 858 46 493 66 851 1330 35 393 48 587 69 751 1438 39 096 52 368 81 259

Frais de personnel par personne occupée (EUR)

1169 21 617 28 210 35 449 1329 23 129 29 202 36 379 1438 24 412 30 939 38 133

Rentabilité des ventes après amortissements (%)

1107 0,34

3,37

8,21

1082

1,29

4,39

10,13

1080

2,36

5,90

13,10

Rentabilité de l’actif total après amortissements (%)

2266 1,27

5,48

11,95 2268

2,63

6,79

14,57

2267

4,07

8,55

18,16

Rentabilité nette des capitaux propres après impôts (%)

1964 0,09

11,06

27,96 1986

2,31

14,58

31,97

2033

4,55

17,03 35,17

Cash flow / capitaux propres (%) 1967 17,67

44,67

83,43 1989

24,06 49,56

88,62

2034

27,11 52,75 91,58

Degré d’indépendance financière (%)

2266 8,12

20,98

40,63 2268

8,17

19,94

39,83

2267

9,6

21,55 42,02

Cash flow/capitaux de tiers (%) 2266 4,22

12,86

27,14 2268

6,33

14,55

29,31

2267

8,11

17,03 33,78

Ratio de liquidité au sens large (“current ratio”)

2266 0,76

1,14

0,74

1,12

1,58

2267

0,8

1,13

Ratio de trésorerie nette (%)

2266

-0,9

13,16

37,62 2268

-2,44 12,23 3

8,53

2267

-1,1

13,87 39,72

Indicateur de risque à court terme

2266

0,027

0,118

0,348 2268

0,022 0,112

0,313

2267

0,016 0,089 0,249

Indicateur de risque à moyen/long terme

2266 0,142

0,243

0,439 2268

0,136 0,244

0,434

2267

0,128 0,237 0,395

Le phénomène le plus frappant est la croissance continue de tous les ratios de rentabilité: ainsi, la rentabilité des ventes passe de 3,37 à 5,90 %, la rentabilité de l’actif total de 5,48 à 8,55 %, la rentabilité des capitaux propres de 11,06 à 17,03 % et le ratio du cash flow/capitaux propres de 44,67 à 52,75 %. Les ratios de solvabilité s’améliorent eux Page 37

1,6

2268

aussi, mais de manière moins marquée: l’indépendance financière passe de 20,98 à 21,55 % et la couverture des capitaux de tiers par le cash flow de 12,86 à 17,03 %. En revanche, les ratios de liquidité ont plutôt tendance à stagner ou à diminuer légèrement: le ratio de liquidité au sens large revient de 1,14 à 1,13 mais le ratio de

1,66

trésorerie nette augmente légèrement de 13,16 à 13,87 %. Les effets combinés de ces différentes évolutions se reflètent de manière différenciée dans les indicateurs de risque: l’indicateur de risque à court terme diminue assez significativement, revenant de 0,118 à 0,089, alors que l’indicateur de risque à moyen/long terme reste quasiment constant à 0,24.


5. Le profil financier des entreprises wallonnes en croissance Les rosaces de positionnement mettent en lumière la performance relative des entreprises wallonnes en croissance par rapport à la population des entreprises belges ou wallonnes dans leur ensemble. Cette évolution relative ne ressort évidemment pas des statistiques présentées au tableau 3 ci-avant. La rosace présentée à la figure 4 positionne les entreprises wallonnes en croissance par rapport à l’ensemble des entreprises en Belgique, en 2001. Rappelons que le cenFigure 4 : Positionnement des entreprises wallonnes en croissance par rapport à l’ensemble des entreprises en Belgique en 2001

tre de la rosace représente la valeur minimale observée pour les ratios du groupe d’entreprises de référence (ici, l’ensemble des entreprises en Belgique), les trois polygones réguliers intérieurs représentent les trois quartiles du groupe de référence, les trois polygones irréguliers les trois quartiles du groupe d’entreprises étudié (les entreprises wallonnes en croissance), et le polygone régulier extérieur la valeur maximale observée pour les ratios du groupe d’entreprises de référence.

Indicateur de risque à MLT Indicateur de risque à CT

100

Valeur ajoutée brute par personne occupée

75 Ratio de trésorerie nette

Frais de personnel par personne occupée

50 25

Ratio de liquidité au sens large

Rentabilité des ventes après amortissements

Cash flow / capitaux de tiers

Rentabilité de l'actif total après amortissements

Degré d'indépendance financière

Rentabilité nette des capitaux propres après impôts

Cash flow / capitaux propres

Rappelons que pour ce ratio, comme pour les deux indicateurs de risque, l’axe de la rosace est inversé, de sorte que des frais de personnel plus faibles, qui constituent une caractéristique favorable pour l’entreprise, se reflètent pour chacun des quartiles en un point plus proche de l’extérieur de la rosace. 10

On constate tout d’abord que les entreprises wallonnes en croissance présentent une valeur ajoutée brute par personne occupée supérieure à celle réalisée par l’ensemble des entreprises en Belgique (le phénomène se marque surtout aux premier et troisième quartiles, et guère à la médiane). Les frais de personnel par personne occupée sont quant à eux significativement inférieurs 10.

Tous les ratios de rentabilité (sur ventes, sur actif total, sur capitaux propres, ainsi que le ratio du cash flow/capitaux propres) sont significativement supérieurs à ceux de l’ensemble des entreprises en Belgique et ce, pour les 3 quartiles. Pour la solvabilité, les indicateurs divergent: le degré d’indépendance financière Page 38


des entreprises wallonnes en croissance est assez systématiquement inférieur à celui observé pour le Royaume (l’écart est particulièrement marqué à la médiane et au troisième quartile). Les entreprises wallonnes en croissance se financent donc davantage par emprunt que par capitaux à risque, ce qui augmente leur risque financier. Ce risque est cependant tempéré par un ratio de couverture des capitaux de tiers par le cash flow lui aussi nettement supérieur à celui observé pour l’ensemble des entreprises en Belgique. Les entre-prises wallonnes en croissance engendrent donc des cash flows proportionnellement supérieurs à ceux produits par l’ensemble des entreprises en Belgique. La situation de liquidité des entreprises wallonnes en croissance est quant à elle significativement moins favorable que celle de la population belge d’entreprises. Tant le ratio de liquidité au sens large (ou “current ratio”) que le ratio de trésorerie nette, qui reflète la position de liquidité de l’entreprise au sens strict, sont significatiFigure 5 : Positionnement des entreprises wallonnes en croissance par rapport à l’ensemble des entreprises wallonnes en 2001

vement inférieurs (pour les trois quartiles) à ceux observés pour le Royaume. Cette constatation confirme l’image classique des entreprises en croissance: l’augmentation des ventes entraîne des investissements substantiels en actifs immobilisés et en fonds de roulement, qui détériorent les indicateurs de liquidité, malgré des cash flows assez confortables. Enfin, les deux indicateurs de risque reflètent une image divergente selon le terme: l’indicateur de risque à court terme est significativement supérieur à celui de l’ensemble de la population belge d’entreprises, suite principalement à l’excellente tenue des ratios de rentabilité et de cash flow. En revanche, l’indicateur de risque à moyen/long terme est quant à lui légèrement supérieur à celui observé pour l’ensemble de la Belgique, sauf au premier quartile où il est légèrement inférieur. C’est évidemment la conséquence d’un taux d’endettement plus élevé, qui précarise la structure financière des entre-prises en croissance.

Indicateur de risque à MLT Indicateur de risque à CT

100

Valeur ajoutée brute par personne occupée

75 Ratio de trésorerie nette

Frais de personnel par personne occupée

50 25

Ratio de liquidité au sens large

Rentabilité des ventes après amortissements

Cash flow / capitaux de tiers

Rentabilité de l'actif total après amortissements

Degré d'indépendance financière

Rentabilité nette des capitaux propres après impôts

Cash flow / capitaux propres

Page 39


Nous avons également voulu vérifier la situation relative des entreprises wallonnes en croissance par rapport à l’ensemble des entreprises wallonnes. La rosace de positionnement correspondante constitue la figure 5. Les figures 4 et 5 sont très similaires, ce qui confirme que les performances des entreprises wallonnes ne diffèrent que légèrement de celles des entreprises belges dans leur ensemble. On constate cependant trois effets régionaux. Premièrement, la figure 5 montre que les frais de personnel des entreprises wallonnes en croissance sont légèrement supérieurs à ceux des entreprises wallonnes dans leur ensemble, alors qu’on observe à la fig. 4 que les frais de personnel des entreprises wallonnes en croissance sont inférieurs à ceux de l’ensemble des entreprises en Belgique. L’explication réside dans un effet régional connu: les frais de personnel par personne occupée des entreprises wallonnes sont, dans une majorité de secteurs économiques, inférieurs à ceux des entreprises belges dans leur ensemble 11.

Ooghe H., Van Wymeersch C., Camerlynck J., et Brigode-Lona C., La situation financière des entreprises en Belgique: ratios-clés et indicateurs de risque 1990-1998, Editions Kluwer, Bruxelles, 2000, p. 95 12 ibid, pp. 91-92 13 ibid, pp. 115-116 14 ibid, pp. 37-38 15 C.-à-d. les entreprises occupant plus de 100 personnes en moyenne annuelle ou dépassant au moins deux des trois seuils suivants: - 50 personnes occupées en moyenne annuelle; - 6.250.000 euros de chiffre d’affaires; - 3.125.000 euros de total de bilan. 11

Deuxièmement, les entreprises wallonnes en croissance créent significativement plus de valeur ajoutée brute par personne occupée que les entreprises wallonnes dans leur ensemble, alors qu’elles ne créent que légèrement plus de valeur ajoutée brute par personne occupée que les entreprises belges dans leur ensemble. Cela est dû au fait que les entreprises wallonnes créent, en moyenne, moins de valeur ajoutée brute par personne occupée que les entreprises belges dans leur ensemble. Ce dernier phénomène est cependant, lui aussi, différencié selon les secteurs observés 12. Troisièmement, l’indicateur de risque à

moyen/long terme des entreprises wallonnes en croissance est légèrement inférieur à celui des entreprises wallonnes dans leur ensemble (au premier et au deuxième quartile), alors qu’il est légèrement supérieur à celui observé pour l’ensemble des entreprises en Belgique. Ceci est également dû à un effet régional: le risque à moyen/long terme des entreprises wallonnes est en effet, en moyenne, légèrement supérieur à celui observé pour l’ensemble de la Belgique. Ce phénomène se vérifie dans une majorité de secteurs 13. La rentabilité supérieure et la liquidité inférieure des entreprises wallonnes en croissance par rapport aux entreprises belges et aux entreprises wallonnes dans leur ensemble pourrait résulter d’un effet de taille. On observe en effet pour l’ensemble des petites entreprises en Belgique une rentabilité supérieure et une liquidité inférieure à celles constatées pour les grandes entreprises 14. Or, comme nous l’avons constaté à la section 4 ci-dessus, les entreprises wallonnes en croissance sont plutôt petites: parmi les 2270 entreprises wallonnes en croissance considérées dans cette étude, seules 154 (soit 6,8%) ont déposé leurs comptes annuels de 2001 selon le schéma complet destiné aux “grandes” entreprises 15. Les petites entreprises sont donc largement surreprésentées dans l’échantillon, ce qui pourrait entraî-ner un biais de taille. Afin de vérifier si les observations faites sur la base des figures 4 et 5 ne résultent pas principalement de la faible taille des entreprises étudiées plutôt que de leurs caractéristiques propres d’entreprises en croissance, la figure 6 compare le groupe des entreprises wallonnes en croissance à la population des petites entreprises wallonnes en 2001. Page 40


Figure 6 : Positionnement des entreprises wallonnes en croissance par rapport aux PME wallonnes en 2001

Indicateur de risque à MLT Indicateur de risque à MLT

100

Valeur ajoutée brute par personne occupée

75 Ratio de trésorerie nette

Frais de personnel par personne occupée

50 25

Ratio de liquidité au sens large

Rentabilité des ventes après amortissements

Cash flow / capitaux de tiers

Rentabilité de l'actif total après amortissements

Degré d'indépendance financière

Rentabilité nette des capitaux propres après impôts

Cash flow / capitaux propres

La figure 6 est largement comparable à la figure 5. Par rapport aux petites entreprises wallonnes, les entreprises wallonnes en croissance présentent une valeur ajoutée brute par personne occupée supérieure, accompagnée de frais de personnel par personne occupée eux aussi supérieurs, une rentabilité supérieure, une indépendance financière inférieure mais atténuée par un ratio de cash flow/capitaux de tiers supérieur, ainsi que des ratios de liquidité

16 Ooghe H., Van Wymeersch C., Camerlynck J., et Brigode-Lona C., La situation financière des entreprises en Belgique: ratios-clés et indicateurs de risque 1990-1998, Editions Kluwer, Bruxelles, 2000, p. 117

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inférieurs. L’indicateur de risque à court terme est supérieur. Cependant, l’indicateur de risque à moyen/long terme est également légèrement supérieur (surtout au premier quartile), alors qu’il est inférieur à l’indicateur de risque à moyen/long terme des entreprises belges et des entreprises wallonnes en général, mais cela résulte du fait que le risque financier des PME en général est supérieur à celui des grandes entreprises 16.


6. Conclusions et propositions Les rosaces de positionnement des entreprises wallonnes en croissance reflètent bien les caractéristiques de ce groupe d’entreprises par rapport à l’ensemble de la population d’entreprises belges et wallonnes: valeur ajoutée par personne occupée significativement supérieure, moyennant des frais de personnel par personne occupée également supérieurs, rentabilité supérieure, endettement supérieur mais cash flow également supérieur par rapport aux dettes, liquidité inférieure, risque financier inférieur à court terme mais supérieur à moyen/long terme (par rapport aux entreprises wallonnes, le risque financier à moyen/long terme est toutefois légèrement inférieur). Ces entreprises contribuent donc plus que proportionnellement à leur taille à la création de valeur régionale et méritent une attention particulière de la part de l’ensemble des acteurs économiques, et particulièrement des pouvoirs publics régionaux. L’analyse ci-dessus confirme en particulier le problème aigu du financement de la croissance qui, malgré des cash flows proportionnellement élevés, tend à s’effectuer de manière prépondérante par l’endettement, augmentant ainsi le risque financier des entreprises, particulièrement à moyen et à long terme. Une politique fiscale appropriée, préservant les cash flows et stimulant le recours au capital à risque, peut fournir à cet égard un appui significatif. Le capital à risque peut être stimulé tant dans le chef des entreprises que dans celui des investisseurs, tels les “business

angels” dont le rôle s’affirme également en Wallonie. Toute mesure visant à faciliter leur intervention ne pourrait que contribuer à un financement harmonieux des entreprises en croissance. La capacité des entreprises en croissance à étoffer leur personnel des compétences indispensables, tant technologiques que managériales, constitue un autre facteur clé de leur développement. Ces entreprises occupent en général un personnel plus qualifié (et plus coûteux) que la moyenne des entreprises de la région. En témoigne la création de valeur supérieure par personne occupée. La concurrence pour ces talents apparaît rude avec des entreprises plus grandes, perçues comme plus prestigieuses et plus sûres malgré un emploi globalement en contraction. Là aussi, toute politique visant à réduire le “coin” fiscal et social devrait faciliter le recrutement et le maintien de personnel qualifié par les entreprises en croissance. De même, l’offre et le financement de formations continuées peuvent jouer un rôle significatif, tant pour combler les déficits éventuels de compétences nécessaires à la croissance de l’entreprise, que pour stabiliser un personnel de qualité.

Page 42


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étude ACE  

les entreprises wallonnes, étude économique

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