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DOMINIQUE SALMON do.salmon@gmail.com


PEINTURE

Ma peinture a pour univers référentiel le paysage urbain, son mobilier, les équipements qui nous entourent, qu’il soient à l’intérieur ou aux abords de nos villes. Des vitrines, des panneaux de signalisation, des grilles, des entrées de parking, des rambardes d’autoroute, des silos, des dalles de fondations… Les équipements de nos voies publiques suréquipées incontournables et invisibles à la fois ; incontournables parce qu’ils conditionnent tout mouvement, tout déplacement dans la ville. Ils autorisent, interdisent, canalisent, en cela leur présence et leur rayonnement sont considérables. Invisibles parce qu’ils disparaissent pourtant en tant qu’objets, derrière leur fonction. J’interroge la fabrication de l’image. Je m’intéresse aux changements, à la suppression d’information, à la différence de sensation induite par le passage d’un format à un autre, aux mécanismes de perception, à la persistance rétinienne, aux troubles visuels. Je mets en question les objets qui nous entourent, l’idée que nous en avons, les effets qu’ils produisent tant visuellement que dans le conditionnement de nos corps, de nos parcours. Je leur rends leur existence en tant qu’éléments physiques et esthétiques. 


Acrylique sur toile 89 x 116 cm 2012 – 30 impressions sur papier 10/15 cm Résidence au CAC de Mont de Marsan - «Melting Point»

Google images va vite et fournit pour chaque pays, ville, village du monde une planche contact, des millions de vignettes qui forment un instantané de l’état de l’endroit. Ses bâtiments historiques, ses belles demeures et parfois ses habitants, son actualité. Si on dit Mont de Marsan à Google images, il génère en 0,06s une planche contact comportant 2 120 000 images… La première image nous montre qu’ici de vieilles bâtisses se reflètent dans l’eau La cinquième situe Mont de Marsan sur une carte du quart sud ouest de la France Sur la vingt-deuxième, une foule assiste à un concours de BMX Sur la trentième, un militaire passe ses troupes en revue La quarante septième met en scène un chiot labrador Sur la cinquante et unième, des gens dénudés jonchent le sol et brandissent des slogans anti-corrida Plus loin, pêle-mêle: des rugbymen, des avions de chasse, François Hollande, un taureau dans l’arène, d’autres rugbymen, un logo E.Leclerc…et de temps en temps une maison banale qui ne se reflète pas dans l’eau et où n’a jamais eu lieu de fait divers. Ces maisons ne sont pas au premier plan de l’instantané, elles arrivent tard dans la planche contact, elles n’y resteront pas longtemps, car elles sont à vendre.


«1 2 3 » Acrylique sur contreplaqué 62 x 62 cm - 2012

«1 2 5 » Acrylique sur contreplaqué 62 x 62 cm - 2012

«1 2 9 » Acrylique sur contreplaqué 62 x 62 cm - 2012


«1 1 6 0 » Acrylique sur toile 40 x 30 cm - 2012

«1 1 6 3 » Acrylique sur toile 40 x 30 cm - 2012

«1 1 6 5 » Acrylique sur toile 40 x 30 cm - 2012


«8 5 2 » Acrylique sur toile 100 x 73 cm - 2008

«9 8 3 » Acrylique sur toile 100 x 73 cm - 2009

«8 0 9 » Acrylique sur toile 100 x 73 cm - 2008


«9 7 3 » Acrylique sur toile - 100 x 100 cm - 2009

«Sans titre » Acrylique sur toile - 100 x 100 cm - 2007


«5 2 4 6» Acrylique sur toile - 100 x 100 cm - 2005

« 4 2 2 1 » Acrylique sur toile - 100 x 100 cm - 2004


«4 2 1 2» Acrylique sur toile - 89 x 116 cm - 2004


«7 2 7» Acrylique sur toile - 50 x 150 cm - 2007


TAPISSERIE

« Le grand livre analytique » - 2m / 2m - Filet d’échafaudage, impression sur 16 000 bandes de plastique, fil nylon - 2014

En comptabilité, « le Grand livre est le recueil de l’ensemble des comptes utilisés d’une entreprise qui tient sa comptabilité en partie double. » Comment rendre visible la complexité économique des artistes plasticiens ? Comment faire comprendre qu’il n’existe pas de parcours type, ni même de modèle économique type de l’artiste plasticien ? Comment faire coexister ces différents modèles économique au sein d’une association ? 14 artistes ont oeuvré au sein de l’association Pointbarre depuis sa création en 2007. Chacun y a développé un ou plusieurs projets. « Le grand livre analytique » est constitué de bandes plastiques transparentes. Sur chacune d’elle est imprimé une dépense, une recette, un versement de subvention, un salaire. Elles renvoient aux projets, portés par des artistes, qui ont vu le jour dans l’association.


VIDÉO

ŒUVRE DE COLLABORATION Ce qui reste et ce qui passe, ce qui persiste et ce qui disparaît. De l’écrit et de l’image. Ce qui fait sens dans ce qui apparaît et dans ce qui manque. Comment se construit une image, mais également une réflexion, et quel sont les éléments qui résistent au regard du spectateur. Voilà les questions qui sous-tendent ce travail. La matière première de cette vidéo est la lumière, principe de l’image vidéo. Elle apparaît en tant que source lumineuse mais également en forme de lettres, et de mots, qui sont extraits du manifeste de Pointbarre en constante écriture. Il s’agit ici de comprendre comment dans un travail collectif et évolutif les choses sont « mises en lumière » et résistent à la disparition. C’est à dire, comment ce qui fait sens pour nous reste ou ne reste pas, et comment ce qui persiste est-il recueilli par le spectateur. Le dispositif mis ici en avant n’est pas confortable, mais il est le reflet du travail.

Dominique Salmon & Guillaume Hillairet « Manifeste » Installation vidéo 5’14 2014 «Plan de Montage» - Bourse du Travail Bordeaux - 2014

https://vimeo.com/169415898

Dominique salmon  
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