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Ses dirigeants

Yves Martin – Le bâtisseur (1980-1984)

En 1980, peu après avoir adopté la Loi sur la santé et la sécurité du travail, le ministre d’État au développement social, Pierre Marois, demande à Yves Martin de diriger un groupe de travail dont le mandat est de tracer les grandes lignes du futur institut. Rapidement, le « groupe Martin  » dégage une vision claire des orientations et des principes fondateurs de l’organisme, dont la justesse fait consensus parmi toutes les parties, au point d’en composer encore aujourd’hui les assises. Yves Martin passe du rôle de concepteur à celui de maître d’œuvre en de‑ venant le premier directeur général de l’Institut. Il faut certainement un être à la fois visionnaire et pragmatique pour s’attaquer à une telle tâche ; bâtir de toutes pièces une organisation capable de mener à bien sa mission, comme l’énonce M. Martin, « de contribuer, par la recherche, à ce qui est l’objet fondamental de la loi 17  : à l’identification, d’abord, et surtout à l’élimination à la source même des dangers pour la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs, quelle que soit l’origine, la nature des facteurs en cause, qu’ils soient d’ordre physique, biologique, chimique ou psychosocial ». Les premières années sont essen‑ tiellement marquées par la mise en place des infrastructures matérielles et par l’organisation du fonctionnement des divers programmes de l’Institut.

Louis Berlinguet – Le capitaine

(1985-1990)

Avec Louis Berlinguet à sa barre, l’IRSST atteint sa vitesse de croisière et fait des percées significatives dans la recherche sur les maux de dos, sur les lésions attribuables au travail ré‑ pétitif et sur la qualité de l’air dans les immeubles de bureaux. L’arrivée de chercheurs en ingénierie et en ergo‑ nomie permet à l’IRSST de prendre un virage progressif mais décisif vers la recherche en sécurité. Il arrive ainsi peu à peu à la multidisciplinarité souhaitée par ses fondateurs ; des équipes universitaires commencent aussi à s’in‑ téresser aux aspects sociaux, écono‑ miques et psychologiques du travail. M. Berlinguet est convaincu de la nécessité d’améliorer la visibilité de

Photo : Robert Etcheverry

M. Martin s’affaire en priorité à rendre disponibles, dans les plus brefs délais, les services de laboratoire, d’analyses et de soutien nécessaires à l’accomplissement des activités des chercheurs et des intervenants de la CSST. À la fin de 1982, le laboratoire est déjà prêt à fournir la majorité des services d’hygiène et de toxicologie. En parallèle se forment les équipes de recherche. Les projets démarrent, mais ce n’est qu’une fois la structure matérielle et organisationnelle bien implantée qu’Yves Martin peut s’attaquer à la prochaine priorité : orienter les efforts de recherche selon des axes de développement conformes aux objectifs et aux priorités de l’Institut. Photo : Mario Bélisle

Photo : Mario Bélisle

La contribution des prédécesseurs

Celui qui a donné son nom à l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail, monsieur Robert Sauvé, en a été le président depuis sa fondation jusqu’en 1986. Ceux qui s’intéressent aux toutes premières années de la mise en place de l’IRSST peuvent lire le numéro de l’hiver 2000 de Prévention au travail, qui célébrait les 20 ans de l’Institut et de la CSST, et qui est offert sur les sites Web des deux organisations.

l’Institut, de communiquer et de valoriser les résultats de la recherche « dans la perspective d’une optimisation des retombées des investissements collectifs  ». Il travaille aussi avec la CSST et ses différents partenaires syndicaux et patronaux à la consolidation et à l’in‑ tensification des interactions avec le monde du travail. La venue des asso‑ ciations sectorielles paritaires contribue à l’objectif de « réaliser des activités qui correspondent aux besoins des milieux de travail et de produire des résultats qu’ils peuvent utiliser  ». S’attaquant à un fléau qui fait grimper les débours de la CSST, Louis Berlinguet recommande la réalisa‑ tion d’une étude en profondeur sur les maux de dos. Un spécialiste de la question, le Dr Walter Spitzer, dirige cette vaste enquête qui épluche toutes les recherches menées en Amérique du Nord et ailleurs. Entouré d’une petite équipe, le Dr Spitzer publie, en 1987, un rapport exhaustif qui marquera l’histoire de la recherche. Durant cette période, l’IRSST consacre une part importante de ses ressources à des activités dans les domaines de la prévention, du diagnostic, du traitement, de la réadaptation et de l’évaluation des maux de dos. Hiver 2010

Prévention au travail

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Prévention au travail  

Prévention au travail s'adresse à tous ceux et celles qui ont un intérêt ou un rôle à jouer dans le domaine de la santé et de la sécurité du...

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