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ÉSAL

◊ École Supérieure d’Art de Lorraine

Diplôme National d'Arts et Techniques 2013


ÉSAL

◊ École Supérieure d’Art de Lorraine

Diplôme National d'Arts et Techniques 2013


DNAT DESIGN GRAPHIQUE mention IMAGES ET NARRATION

Julia Allary

12

Lucas Boirat

16

Weilin Choo

20

Audrey Clauss

24

Marianne Conan

26

Olivia Denis

30

Christelle Diale

34

Léa Djeziri

38

Manuela Ferry

42

Alicia Gardes

46

Margot George

50

Clémence Hanssler

54

Fabien Laus

58

Agathe Le Marchand

62

Timothée Lestradet

66

Marc-Antoine Locatelli

70

Anne Maussion

74

Esther Puyfoulhoux

78

Juliette Rahban

82

Lou Reichling

86

Hermine Robinet

90

Ferdinand Stephane-Coldefy

94

Sooah Sun

98

Mathilde Vaveau 102 —


introduction

Le projet pédagogique de l’école conduit les étudiants à chercher leur propre écriture, à la construire dans des expérimentations multiples, une pratique quotidienne et une réflexion qui s’appuie sur des champs de références allant de l’art contemporain aux sciences humaines, en passant par la littérature. Il importe à l’équipe enseignante que les étudiants interrogent le monde d’aujourd’hui dans sa complexité et se positionnent au plus juste d’eux-mêmes, dans une pratique artistique exigeante et troublante. La curiosité, l’enthousiasme mais aussi les doutes et les questionnements des étudiants nourrissent leurs parcours et les amènent à se confronter à l’inconnu, à prendre des risques et ainsi à élaborer une langue singulière. Dans les projets de diplômes présentés au fil des pages de ce recueil, nous entendons déjà des voix qui s’affirment, nous nous laissons surprendre par des regards sensibles, souvent hors cadre, nous devinons des chemins qui se dessinent, et avec gourmandise, nous goûtons de ces présences sincères. Nous leur souhaitons à tous de poursuivre avec passion et détermination la voie de leur formation universitaire et professionnelle. Etienne Théry, directeur de l’ESAL - Épinal


12 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Julia Allary ◊

En un souffle L’air s’engouffre dans ses poumons. Le premier cri jaillit de sa gorge. Elle vient de naître. Ce son fait vibrer son corps et le début de son existence. Le fil de sa vie commence à s’entrecroiser à la trame du monde.

60 x 40 cm

— Séquence de 4 photographies.

160 x 230 mm 48 p.

En un souffle Livre illustré, textes et photographies noir et blanc.

Julia Allary Julia.allary@orange.fr

La place du corps dans mon travail découle de ma sensibilité à la pratique de la danse classique et contemporaine. Corps et âme dans cet art pendant de nombreuses années, il était inévitable que mon parcours en école d'art en soit imprégné. C'est ainsi que par la photographie, l’écriture et le graphisme, j’ai tenté d'explorer la dynamique du vivant.


16 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Lucas Boirat ◊

Mes espaces sont fragiles  : le temps va les user, va les détruire, rien ne ressemblera plus à ce qui était, mes souvenirs me trahiront, l’oubli s’infiltrera dans ma mémoire. Écrire, essayer méticuleusement de retenir quelque chose, de faire survivre quelque chose : arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser quelque part un sillon, une trace, une marque ou quelques signes. Georges Perec, Espèces d’espaces.

Que ce soit dans la pratique du dessin, de la calligraphie ou de la photographie, l'observation est pour moi une étape primordiale. Je m'inspire de ce que je vois et le retranscris à ma manière, la plupart du temps en noir et blanc, pour focaliser l'attention sur la forme en photographie ou sur le trait, le geste en calligraphie et en dessin. J'utilise le médium photographique pour garder la trace d'un instant ou d'un "coup d'œil" lors de mes marches urbaines ou sauvages. Tout le projet de diplôme est là  : traduire l'atmosphère d'un lieu et transmettre son histoire par la photographie. L’encre noire, matière première de l’imprimeur, a laissé des traces indélébiles dans cet atelier, elle s’est déposée un peu partout, en simples traces ou par couches, redéfinissant parfois la forme et l’aspect d’outils ou de machines. Elle est le témoin d’une activité intense et d’un travail manuel quotidien. Son omniprésence stimule l’imaginaire. Matière brute, elle évoque le savoir-faire et le travail manuel à l’heure de la numérisation de l’image. L’idée du projet est de focaliser sur cette matière, l’encre noire, les traces qu’elle a laissées au cours de plus de 80 ans d’activité.

Lucas Boirat Boirat-lucas@hotmail.fr


30 x 30 cm

Noir 55985 Composition de 9 photographies noir et blanc.


20 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Weilin Choo ◊

Le souffle du vide Une corneille se tient debout au milieu d’une place. Un moineau s’approche : - « Où est votre tête ? » - « Je l’ai perdue. » « Comme c’est étrange... » Un singe s’approche : - « Où est votre tête ? » - « Je l’ai perdue. » - « Est-ce que vous pensez à la chercher ? » - « Je ne sais pas. Je ne peux pas penser sans ma tête. » - « Comme c’est bête! » Un perroquet s’approche : - « Où est votre tête ? » - « Je l’ai perdue. » - « Vous devriez la chercher. Puis vous pourrez apprendre et parler cent langues différentes, comme moi. » - « Ce n’est pas la peine. On se comprend déjà bien, n’est-ce pas ? » - « Quel dommage! » Un enfant s’approche : - « Où est votre tête ? » - « Je l’ai perdue. » - « Comme un fou ? » - « Peut-être. »- « Quelle chance. » CHOO Weilin Choo.weilin1990@gmail.com


260 x 180 mm 48 pages

Où est votre tête Livre illustré, encre sur papier riz

270 x 150,5 mm 60 pages

Le silence de l’océan Livre en sérigraphie


24 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Audrey Clauss ◊

Cheminements En haut de l’escalier de sécurité, je filme le temps d’une récré… Avec la distance, les corps se floutent, les enfants ne sont plus que des masses d’énergies, des œufs de grenouilles qui coagulent et perturbent les mailles du réseau qui les unit. Un étirement à droite entraîne un étranglement à gauche. Sans un contact, un geste en entraîne un autre. Toutes ces interactions forment une danse immense que le flou et la distance me permettent d’observer calmement. Dans un deuxième temps, je trace des routes et des parkings pour créer des files indiennes et des ghettos. Chaque geste est retranscrit par une note, chaque enfant est un instrument, et la cour est un orchestre. Il n’y a plus que le geste pour faire le portrait.

Audrey CLAUSS audreyclauss@live.fr


— Dispositif vidéo.


26 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Marianne Conan ◊

Inventaire d’inventaires J’aime les taches, les imprévus, les choses sans sens immédiat et non réfléchies. J’aime les traces du passé, l’usure du temps sur les murs, les vêtements et chaque chose en général. J’ai toujours gardé et entassé des millions d’objets, du caillou et du clou trouvé par terre à la branche d’arbre aux formes étranges, en passant par la cuillère en plastique déformée par un thé brûlant. J’accumule des choses que je n’arrive pas à perdre. Pourtant j’aime ce qui est rangé, organisé, classé, répertorié. J’ai besoin de garder une trace des choses et des gens que je rencontre, par date et par lieu. Je fais constamment des listes de choses pour tout, listes que je ne respecte jamais tout en les répétant inlassablement.

Marianne Conan mariannne@hotmail.fr

— Dessins, tampons, gravures et livre illustré..

J’aime faire des cadres pour ranger ce qu’il y a sur ma feuille. Une illusion de rangement et d’organisation. Une façon de ranger ma chambre en 2D. Un rangement esthétique plutôt que pratique. .


30 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Olivia Denis ◊

En route vers Aúpiopólis

150 x 270 mm 80 p.

Olivia Denis olivia.denis@hotmail.fr

— Jeux vidéos interactifs — Carnet de route illustré, textes, dessins, et découpages.

Tout a commencé par un voyage… J'ai toujours aimé arpenter et découvrir de nouvelles contrées. Des lieux remplis de parfums et de couleurs inattendues mais aussi de vies et d'histoires qui ont éveillé mes sens et mon appétit d'imaginaire. La ville, le cheminement et le voyage, j'y avais déjà pensé. Peut-être pas avec autant d'aplomb et peut-être pas de la même manière. Et si pour une fois, c'était la ville qui devait s'adapter à nos envies et nos besoins et non l'inverse ? Et si l'on pouvait changer les choses ? Alors les jours comme SI, ceux où tout est possible, je me laisse imaginer… Je pense ce projet comme un travail en perpétuel développement. Il n'a ni réel début, ni réelle fin mais est une œuvre de tous qui peut sans cesse évoluer.


34 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Christelle Diale ◊

Avant moi, il y eut

200 x 370 mm 59 p.

Christelle Diale diale.c@hotmail.fr

— Livre illustré, texte et dessins, mine de plomb et fusain sur papier.

Lorsque les caravanes de mes pères et de mes mères partirent comme il était d'usage en cette saison, je décidai de rester ici. Je la voyais chaque jour faire une prière puis détacher soigneusement le morceau de bois qui pendait à son cou. Je l'observais ouvrir le réceptacle qui renfermait son pigment. Avec l'aide du pinceau, elle prélevait une infime quantité de poudre. Elle déposait la poudre dans un mélange d’œuf, de lait bouillant puis ajoutait de l'eau. Elle remuait la mixture puis restait immobile un temps pour l'observer. Puis elle se penchait au-dessus, à l'odeur, elle semblait reconnaître si son mélange était bon. Elle retirait ensuite la marmite du feu et plongeait le fil vierge dedans. Parfois elle le remuait un peu puis retournait à son ouvrage. Le lendemain, le fil avait cette incroyable couleur que je n'avais vue qu'entre ses mains. Elle s'habitua à ma discrète présence et les regards rudes lancés du coin de l’œil laissèrent la place aux hochements de tête, m'invitant ainsi à m'approcher un peu plus chaque jour. Cela dura des mois, puis des années. Les caravanes étaient maintes fois revenues puis reparties, mais moi je restais là, pieux comme jamais.


38 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Léa Djeziri ◊

Constellation Un éclair sifflant est venu stopper nette mon ascension. Il semble avoir traversé de son éclat ma chair et mes os, et pourtant je ne perçois aucune douleur. Il m’a transpercée, et tout est redevenu clair : la chasse, la montagne, la douce Diane. Le viol, la blessure, et la honte. L’enfant en moi, sa naissance, la vengeance de Junon. Ma peau d’ours, mon errance interminable. La rencontre avec mon fils, son javelot pointé vers moi et la fin, la délivrance. Tandis que mon corps dispersé flotte dans l’éther, je revois chacun d’eux. Je regarde leurs visages baignés de douleur, leurs âmes meurtries, leur honneur blessé et leurs amers regrets. Je reconnais en eux ce que j’ai vu en moi durant ces longues années d’errance. Ma propre haine, ma propre honte, mon propre désespoir. Dans leurs yeux, je vois mes propres yeux. Je ne ressens plus pour chacun d’eux qu’une profonde compassion. Je voudrais leur offrir un peu de ma joie et de ma sérénité. À celle qui m’a chassée, en désignant d’un geste mon ventre coupable. À celle qui m’a arraché tout ce qui m’appartenait, qui a séparé mère et fils et qui m’a condamnée à vivre en animal sauvage durant ces longues années. À celui qui a possédé mon corps sans que je ne lui offre, qui m’a désirée et qui a planté en moi les graines de la vie. À celui qui est né de cette souffrance, qui n’a jamais connu ni mère ni père, et qui a porté toute sa vie le poids de mon calvaire. À eux tous, je voudrais offrir mon amour, ma paix, ma tranquillité. À eux tous, car ils sont moi, et que je suis eux.

Léa Djeziri djelou@hotmail.com


260 x 200 mm Vol.1, 2, 3, 4, 5 — 8 p.

— Constellation 5 livres illustrés, peinture.


42 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Manuela Ferry ◊

Comme des arbres qui marchent. Je cultive de mon mieux depuis quelques années maintenant un petit jardin de mots illustrés. Dedans poussent de la poésie et des dessins, des peintures, des gravures et des nuances, et parfois même quelques photographies. Pour moi, les mots donnent une voix aux images, et au contact des mots, les images deviennent les yeux d’une histoire. Je pense les manipuler de la même façon. Je les étale, je les déstructure pour mieux les réassembler. Je tente de trouver une harmonie tout en gardant de la spontanéité. Peindre avec les mots et les sonorités, raconter avec le dessin en créant comme une seconde histoire. C’est cette façon d’aborder l’illustration qui m’intéresse. Dans ma pratique plastique ou écrite, je cherche sans cesse la couleur, les matières, le détail. Je vois, j’entends, et je recouds ensemble les bribes de vie que j’attrape au vol pour en faire des histoires. Comme si je voulais distiller en mots et en traits tout ce qui me parvient de l’extérieur, je recrée un monde poétique et imaginaire, imprégné d’authentique et ancré dans la réalité. Pour ouvrir au lecteur plusieurs portes vers l’imaginaire, et mettre simultanément plusieurs de ses sens en éveil. Cet arbre est semblable à un chemin pour les nomades égarés. Un chemin qui éloigne de la terre tant foulée et mène directement aux étoiles. Nanosh et les autres s’y sont réfugiés, à un moment où ils avaient besoin d’une carapace, d’une nouvelle peau en plus de la leur. Extrait de Comme des arbres qui marchent.

Manuela Ferry mafeela@orange.fr


Format 240 x 190 mm Vol.1 — 36 p. Vol.2 — 26 p. Vol.3 — 36 p.

— Comme des arbres qui marchent Coffret de trois livres illustrés, gravure sur carton et gaufrage.


46 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Alicia Gardes ◊

Les interstices On peut tout échanger entre êtres sauf l’exister. Emmanuel Levinas, le temps et l’autre, 1983

À travers la photographie, je tente de mettre en évidence un espace d’entre deux, teinté de nos affects, de notre caractère et de notre imaginaire. Travailler sur cet espace est une manière pour moi de travailler sur notre singularité, la manière dont tout un chacun se définit face à l’autre, le prisme à travers lequel nous percevons le monde et communiquons avec autrui. La notion de mise en scène en elle-même est ce que me passionne le plus dans la photographie. Elle est pour moi le moyen de laisser transparaître des émotions sublimées, qui se seraient affranchies des contraintes du ressenti immédiat. Elle reconstitue pour mieux laisser voir, elle construit pour mieux nous perdre, elle devient allégorie ou énigme totale, elle est au cœur de l’aspect réflexif de la photographie..

Alicia Gardes g.alicia@gmx.fr


70 x 70 cm

— Projection sur plaques de verre suspendues.

60 x 60 cm

— Série de 30 photographies argentiques. 9 tirages


50 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Margot George ◊

Dimensions variables À l'heure des technologies de plus en plus performantes, on fait aujourd'hui face à la modernité en jouant avec de vieux codes tombés en disgrâce. Les internautes reprennent des icônes, des symboles, des modes et les réinterprètent, les détournent. Le kitsch, le rétro gaming, le vintage, l'heroic fantasy, les premières heures de la SF... Cette culture en perpétuelle construction est la culture de tout le monde, pour tout le monde. On assiste à la naissance d'une nouvelle identité visuelle propre à l'ère du Web. Ne peut-on voir ici un lien avec le mouvement postmoderniste, qui, depuis la fin du XXe siècle, met en avant la culture de masse et l'imagination collective ? L'installation permet de sortir cet univers du cadre d'un écran et le faire quitter l'espace éphémère du Web. Je dessine le portrait d'un phénomène en perpétuel mouvement. Créer un nouvel espace-temps qui s'affranchit des lois du net.

Margot George margot.george@bbox.fr


— Installation : Projection mapping, affiches illustrées, peintures et dessins, objets en plâtre.


54 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Clémence Hanssler ◊

Et si c’était comme une évidence ? L’envie viscérale de tout partager, par le dessin, l’écriture, et même, soyons fous, un mix des deux, un savant mélange, mélodramatique ou amusant, une fois irréel et une fois personnel. Qu’elles soient fortes ou presque futiles, mes réflexions intimes, les anecdotes de ma vie ont beaucoup d’importance dans mon travail. Dans Voyage Immobile, j’exprime le besoin de ralentir et de penser. Se rappeler. Réveiller son imaginaire. Retrouver, par la privation, la solitude et l’enfermement, l’envie et l’endurance nécessaire pour réintégrer à nouveau le rythme de la vie.

180 x 250 mm 65 p.

Hanssler Clémence clemence_h@hotmail.fr

— Voyage Immobile, Bande dessinée

Par la bande dessinée et le roman graphique, je partage ce trop-plein de pas grand-chose que j’ai en moi, j’aime faire rire et faire vibrer, pleurer, la boule dans la gorge puis exploser rigoler et se taper les cuisses. Même si ça donne l’air un peu bête. Parfois.


58 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Fabien Laus ◊

Travail de Bande dessinée autour du voyage, de l'évasion par le conte et les histoires. Comment un vieux conteur écrit-il sa propre histoire ? Les autres m’appellent le vieux des docks. « Un vieux sage » planté au beau milieu des grues, des tôles d’aciers tordues et des caisses de métal teintées de rouge, de vert, ou de bleu. Les docks, c’est mon univers, c’est mon nid. Un nid de béton moulé, de bites d’amarrage rouillées et de murs tachés de peinture, marqués par les marées, rongés par le sel marin et les coquillages en tout genre. Et puis au fur et à mesure, des histoires s’évadent des caisses de métal. Et viennent nous gratter sur le haut du crâne Comme un chat qui gratte à la porte. J’ouvre, elle prend place et elle mûrit. Et quand elle est bien faite, je la cueille avec la bouche. Les autres viennent l’écouter, et moi je m’amuse de la voir sautiller sur les casques de chantier. Aujourd’hui j’en ai un plein sac, des histoires. Extrait de la bande dessinée, La gueule en parchemin.

Fabien Laus lausfabien@gmail.com


111 p.

— La gueule en parchemin Bande dessinée, mine graphite et crayon de couleur.


62 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Agathe Le Marchand ◊

Cosmogonie Mondes en mouvement, emplis de mythes et de légendes de voyageurs, les cartes semblent être un atlas de visions oniriques. Elles sont les sauf-conduits des voyageurs. Mers, terres, étoiles, moyens pour se repérer en délimitant un espace naturellement illimité et sans frontières. Par-delà, l'imaginaire règne. Les contes qui mêlent religions, peurs et mystères, permettent de se soustraire au réel. Fantasmes et découvertes se côtoient. Les cartes deviennent les alliées, mais aussi les ennemis de ces âmes vagabondes. Alors, qu’elles fassent attention à ne pas nous faire perdre notre chemin ! Portes vers des contrées inconnues, les cartes invitent à découvrir cet « ailleurs ». L’explorateur dans son périple encre les cartes des sillons de la connaissance. C’est avec les pinceaux de sa culture qu’il tracera les contours de légendes sur ces paysages mystérieux. Chaque explorateur ajoute son trait et colore cette carte de sa propre mythologie. Le tout devient un nouveau monde, un nouvel espace-temps, riche de mille mythes et légendes. Une fusion d’une multitude de rêves, de pensées et de voix. De la même manière, je cherche à fusionner les différentes cartes : stellaires, marines, terrestres, etc. pour obtenir une carte issue d'un métissage, appartenant à tous et à personne à la fois. Une nouvelle carte qui rende compte de ces rêves d’exploration et de ces aventures. Roses des vents, Portulan, cartes stellaires, des courants marins… Aujourd’hui pour moi sources d’inspiration, à jamais des guides.

Agathe Le Marchand agathe.lemarchand@free.fr


(Simulation de design génératif).

— Coffret contenant une carte pliée et 35 textes, installation vidéo

1 m x 1 m 40 x 40 cm (plié)

— Livre objet / Livre à rêver. Crayon à papier & Tablette graphique.


66 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Timothée Lestradet ◊

MiCKEY CoHEN

— Photographies numériques

(Flash & HTML).

Timothée Lestradet timothee.lestradet@gmail.com

— Vidéo interactivite

Vendeur de journaux, d’alcool, puis boxeur, petite frappe, malfrat et enfin patron du crime, Mickey Cohen a toujours travaillé avec la « discrétion » qui accompagne son environnement professionnel. Le peu d’information ayant filtré par les médias sur ses activités a toujours laissé une très grande place à l’imagination et aux fictions. Les médias, friands du sensationnel, ont mis en valeur ce genre de personnage, et Mickey Cohen, qui aimait beaucoup dispenser son image, est rapidement devenu une figure clé du grand banditisme. Polars, Films, et Jeux Vidéos ont repris l’image de Mickey Cohen, inventant au passage, événements fictifs et tranches de vie totalement imaginées. Grand amateur de polar, j’ai choisi d’illustrer cette biographie, avec beaucoup de liberté, en images fixes et animées afin de pouvoir saisir le mystère du personnage, au travers d’évènements réels et fictifs de sa vie. J’ai conçu des tableaux animés interactifs, à partir de mises en scènes filmées dont j’ai retiré un instant photographique. La photographie est un moyen d’aborder ces parcelles « d’histoires » sous forme de scènes, de tableaux. L’interactivité permet de prendre le spectateur à parti, de le plonger dans l’univers qu’on lui propose, d’être actif dans la narration. Une autre façon de lire l’histoire de ce personnage.


70 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Marc-Antoine Locatelli ◊

Parenthèse

2 mn 30 '

Marc-Antoine LOCATELLI marcantoinelocatelli@outlook.com

— Clip vidéo,

Le temps est une notion à la fois concrète et abstraite, présent mais indicible, il dirige le déroulement de toutes choses. Rien ne se fait sans lui et il échappe aux prises de quiconque souhaite le retenir, ne serait-ce qu’un instant. Sa valeur se mesure selon la perception de chacun, ce qui le rend d’autant plus imprévisible. Pourtant nous avons tous un jour vécu un moment dit « hors du temps ». Instant de grâce où le temps est comme arrêté et les propriétés physiques bouleversées. L’on est alors spectateur d’une scène qui échappe à notre raison, notre seul sentiment : être entré dans une dimension parallèle, spirituelle où le rythme effréné de notre vie terrestre se suspend le temps d’un souffle afin de laisser place au calme et à la sérénité. Un vide paradoxalement débordant de vie. Nous avons alors l’impression d’être à cette place où l’on doit demeurer ; là où notre âme se repose le temps de quelques secondes dans cet état second de paix et de plénitude parfait.


74 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Anne Maussion ◊

L’heure du monstre Les monstres les plus redoutables sont invisibles. Le temps qui passe permet de leur donner un nom, celui de peur, mais ne les rend pas perceptibles pour autant. C’est toujours dans le noir, quand la nuit a pris ses droits sur les chambres d’enfants, que les monstres débarquent en catimini. Les monstres, c’est toutes les peurs réunies, c’est la phobie des petits (voire des plus grands). C’est un souffle, un bruit, une odeur… Une présence impalpable. J’ai toujours eu peur des monstres et j’en ai fait des cauchemars récurrents pendant des années. C’est pour cette raison que j’ai voulu écrire sur ce sujet, on ne sait jamais vraiment quelles formes ont les monstres, nous sentons leur présence, c’est tout. Chacun a son propre monstre, celui qui le terrifie vraiment et qui envahit ses cauchemars. C’est précisément de lui dont parle le livre, celui d’une petite fille qui le sent mais ne le voit pas, de ce monstre qui est prêt à bondir de sous le lit pour étouffer ses rêves…

Anne Maussion annmaussion@gmail.com


340 x 250 mm 78 p.

— L’heure du monstre, Livre illustré, texte et dessins


78 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Esther Puyfoulhoux ◊

Les étiquettes, attention, ça colle ! Ce livre s'adresse à tous : petits, ados, grands, vieux, beaux, moches, gros, maigres… Car tous, je parie que vous avez affaire à ces satanées étiquettes, qui nous conditionnent et nous rangent dans des tiroirs. J'ai moi-même voulu dire stop à ces étiquettes qui me suivaient partout ; j'ai voulu, du moins, savoir ce qu'il se passe quand on en arrive à se conformer à l'image que les autres ont de nous, quand cette image colle à la peau, et l'origine de tout cela. J'ai voulu savoir si, comme moi, d'autres personnes se sentaient prises au piège de ces étiquettes, et si l'on pouvait s'en défaire. Ce livre est le résultat de recherches, de discussions, de découvertes, d'interrogations, de prises de tête, de jubilations… Ce n'est pas un guide pour se débarrasser de ses étiquettes, mais plutôt un travail qui tente de répondre à beaucoup de questions que l'on peut se poser sur ce sujet. J'ai tendance à penser, au quotidien, que nous sommes plus aptes à tolérer et à accepter ce que nous pouvons comprendre. Sinon, à quoi nous sert l'apprentissage ?

Esther Puyfoulhoux estherpif@hotmail.fr


185 x 265 mm, 96 p.

— Les étiquettes, attention, ça colle !


82 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Juliette Rahban ◊

Corps de paroles

Juliette Rahban juliette.rahban@gmail.com

— Spectacle (poésie sonore), installation, vidéo projection, volumes en papier maché.

J'veux donner la parole au corps, dans un projet de diplôme sans trop de diplomatie, y préférant la dyslexie ou la dissymétrie. Après les mots à la mer, les mots à la viande, à la chair, au bout d'la langue. Les sensations comme pont Un peu d'couture, entre physique et psychique, un peu d'bouture, j'y crois dur comme chair. la pensée comme sueur, Des mots à dire et entendre, recollée à la peau : plus qu'à lire, même pas peur. des mots plus qu'en l'air. Des mots à prononcer, Je veux mes mots sonores, des mots précis pour prendre des mots qui résonnent, au corps. se cognent, Suite logique des mots physiques : de ceux qui claquent des dents, de la vie, du spectacle, du public. qui s'entrechoquent. Je veux parler du vivant, Autant dire, des mots qui se sentent, l'idée est d'y plonger complètement : mots mous ou mots qui piquent, des orteils aux oreilles, musique physique, la brasse coulée dedans. mots de corps.


86 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Lou Reichling ◊

Des espaces de rencontres ... Un environnement de relations, c’est-à-dire, un environnement dans lequel des êtres vont prendre, l'un pour l'autre, des significations. Dès lors, aucun être ne peut être neutre, dans l'environnement d'un autre, s'il est perçu, c’est-à-dire s'il peut s'accorder à une signification, où s'il peut se la voir accorder. Penser comme un rat, Vinciane Despret

Mon projet consiste à créer des espaces de rencontres, pour confronter les diversités des uns et des autres. Pour ce faire je mets en place des ateliers participatifs. Je réunis plusieurs personnes autour d'une table. Je leur fournis les ingrédients nécessaires à l'élaboration d'un texte ou d'un dessin que j'ai pensé, construit et décomposé préalablement. Ces ingrédients se présentent sous la forme de consignes écrites. Je laisse à chacun la possibilité de se les approprier et mettre en évidence le fait que chacun est créatif à sa façon. De ces ateliers, je garde une trace filmée, j'enregistre l'élaboration du réseau qui lie les personnes par une création commune, dessinée ou écrite. Je garde une trace du moment où les traits vont se heurter, se croiser, se mêler. Où les mains vont s'associer et composer ensemble. Je conserve ensuite les productions dessinées, comme des traces, des « mémoires » de ces lieux passés. «Le problème c'est que les lieux de rencontres ça n'existe pas. Ça n'est pas prémédité. Il n'y a pas de cartes comme cela où on dirait « ça, c'est le meilleur des lieux, celui-là n'est pas mal, celui-ci à éviter. Je crois que les rencontres elles sont dues à… au hasard, qui n'existe pas… Mais il y a tout d'un coup des gens qui sont disponibles pour rencontrer l'autre, et une circonstance fait que… et des gens se trouvent, se reconnaissent. Et c'est comme ça. Les gens s'inventent en fait.» Extrait d’une conversation avec l’écrivain Yves Pinguily - Novembre 2012.

Lou Reichling lou.reichling@orange.fr


— Spectacle (poésie sonore), installation, vidéo projection, volumes en papier maché.


90 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Hermine Robinet ◊

Des espaces de rencontres Marcher, tracer, graver, photographier, écrire est une autre manière de parler et penser. Ce sont différents langages qui s’inscrivent dans le temps. Ils me permettent d’appréhender mieux le présent pour en saisir certains aspects. Comment mettre en image, écrire, saisir l’instabilité de la vie toujours mouvante en nous et autour de nous ? Voilà la question cachée derrière chaque tentative et expérience menée depuis trois ans à l’école. Que ce soit par l’écriture, la photographie ou la gravure, il s’agit de suggérer le mouvement, insister sur les émotions ou les efforts physiques associés à une action, pour mieux les dévoiler, pointer ces instants de vie éphémères et en conserver une trace matérielle et pérenne.

Hermine Robinet robinethermine@aol.com


520 x 410 mm 35 p.

— Point d'Orgue Livre illustré, textes, dessins et photographies


94 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Ferdinand Stephane-Coldefy ◊

L’oiseau cherche à se dégager de l’œuf. L’œuf est le monde. Celui qui veut naître doit détruire un monde. L’oiseau s’envole vers Dieu. Ce dieu s’appelle Abraxas. Demian, Hermann HESSE, 1919

Les chemins d'Abraxas À ces mots, l'enfant se redressa, enveloppa son corps dans un manteau de laine douce et sécha ses larmes d'un mouvement de poignet. Il eut un dernier regard pour Le Havre qui l'avait vu grandir, puis se mit en marche, fredonnant tout bas un serment devant les éternelles assemblées : Avec à mon ventre les feux éclaboussant du désir, Avec à mon poing le bouquet de mes amers regrets Et en coin de bouche un baiser teinté de la couleur des azurs mourants, Je m'impose les ombres.

En vis-à-vis d'un trépas assuré

Avec pour toute équipe mes craintes et ma douleur

En guetteur d'avenirs, Je m'impose les ombres.

Je trace ma route unique Et choisis mes couleurs

Ferdinand STEPHANE-COLDEFY deyexal@gmail.com

Et avec ma naïveté pour tout bagage, Je m'impose les ombres. Oublieux d'un soleil voulant me protéger, Je forgerai mon armure, Aux feux noirs de mes souhaits Je m'impose les ombres. J'épie les lueurs, Je guette les reflets J'avance à petits pas


— Les chemins d'Abraxas Installation, récit poétique, laine, broderie, plâtre, vidéos, photogrammes et photographies.


98 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Sooah Sun ◊

Mon univers vit profondément en moi, tout en couleurs. il ne peut exister sans moi, j’en suis le narrateur, qui raconte des histoires avec des couleurs. Mes histoires sont les symboles des illusions,de mes rêves. Ils sont les traces du combat entre l’absurdité et mon désir de vérité. Est-ce la pureté condamnée que je suis en train de retrouver ? Je ne sais pas encore mais déjà ma bouche chuchote des mots magiques pour invoquer des choses que j’ai abandonnées depuis longtemps, chez moi. Durant trois ans j’ai expérimenté l’illustration, la peinture, la photo, la vidéo, et parfois la sculpture. Je n’avais pas envie de me cantonner à une forme précise et j’ai exploré des mondes. Je me rapproche de plus en plus de ma vraie couleur à moi, je développe ma voix, mon écriture ; je veux raconter des histoires, raconter les paysages merveilleux qui sont dans ma tête depuis longtemps. Je me sens naïve et sincère aussi, lorsque je fabrique des images. Mon travail est directement lié à ma fragilité.

Sooah Sun mitchinnyun@yahoo.fr


102 DNAT | mention IMAGES ET NARRATION

Mathilde Vaveau ◊

Déshérités Je travaille sur la notion d’instincts primaires et primitifs. À l’heure du règne de la technologie où tout va trop vite, j’ai voulu me pencher sur ce qu’il y a d’ancestral et de primitif en l’être humain. Mon travail a pour but d’exprimer des pulsions enfouies, animales, à l’opposé du monde organisé du travail et de la technique. J’ai suivi un mode opératoire en adéquation avec cette idée : j’ai mis un casque à mes modèles pour qu’ils puissent se concentrer sur toutes leurs sensations. Au moment où je les photographie, c’est en enlevant un sens, notamment la vue, que j’arrive à ce résultat. J’ai choisi des lieux abandonnés, l’idée étant de mettre en scène un sujet dans ces sites en décomposition qui renvoient une image, l’image de la nature qui reprend ses droits. Il se retrouva en face de la tache molle de la mousseline et du rectangle de lumière, immobiles dans cette nuit qui n’existait plus. La Condition Humaine, André Malraux.

Je cherche le moment où l’homme sent s’amoindrir son humanité pour basculer vers l’animalité, le moment où l’instinct prend le dessus sur la raison, le moment où le passé hante à tel point la conscience que le corps implose, le moment où l’Histoire refait naître des fantômes qui enrichissent notre présent. Le temps et le corps s’étirent, s’apaisent, flottent, fuient, se débattent, combattent… Entre accélération et décélération, violence et douceur, danse et immobilité. Je parle de solitude appréciée, de silence bienfaiteur, de lenteur contrôlée et de violence apaisante. Je me place du côté d’Erwin Blumenfeld, comme un “voyeur aveugle”.

Mathilde VAVEAU mathildevaveau@orange.fr


— Éditions, textes & photographies.

120 x 84 cm

— 5 photographies argentiques, sténopés & numériques.


Jury du DNAT Sophie Monville - Présidente Sophie Monville, enseignante à l’ÉSAD d‘Orléans, est historienne de l’art. Elle est diplômée de l’École du Louvre, spécialisée en art contemporain. Elle mène aujourd’hui un travail de recherche au sein de la Formation Art et Langages à l’EHESS Paris.

Florence Robert - Enseignante de culture générale Diplômée de l’École du Louvre en 1987, Florence Robert laboure les champs de réflexion du design graphique depuis plus de 25 ans. Son parcours initial l’a tout naturellement mené, de l’expertise d'affiches anciennes aux cimaises contemporaines du Festival international de l’Affiche et du Graphisme de Chaumont en tant que coordinatrice (1990-2001). À travers un cycle "Histoire et l’actualité du graphisme" créé à l’Ecv Paris et l’Esad d'Amiens, l'enseignement lui ouvre de nouveaux horizons et fait émerger le souhait de penser et élaborer une pédagogie adaptée et interdisciplinaires. Depuis 2008, elle développe la pédagogie du département design graphique - média design à l‘école supérieure des arts visuels de Marrakech.

Sarah Fouquet - Représentante des milieux professionnels Diplômée de l’ENSAD en 2004 puis membre de la section artistique de la Casa de Velázquez à Madrid, Sarah Fouquet est dessinatrice et graphiste free-lance. Elle enseigne également le graphisme à l’école supérieure d’arts et médias de Caen où elle coordonne le département design graphique depuis 2008 et intervient à l’école supérieure d’arts visuels de Marrakech depuis 2011. Elle publie également sous la signature de Presse Papier dans la presse.

Alain Simon - Enseignant à l'ESAL : Graphisme d'expression-peinture Enseignant à l’ESAL-Epinal, il vit et travaille à Maxéville, quelque part dans l’est de la France. Depuis 1984 il a participé à de nombreuses expositions en France et à l’étranger mais aussi à des expériences de travail en lien avec d’autres plasticiens. Ces aventures collectives ont fondé sa conviction qu’une pratique artistique trouvait sa raison d’être dans le partage et l’échange. Au fil du temps, ses recherches dans les champs du dessin et de la peinture se sont nourries de ces bouts de chemin partagés. Parmi ces expériences, les résidences au sein d’Artists Unlimited à Bielefeld (1991) et du Bosener Mühle (1994) en Allemagne ainsi que l’aventure associative d’A Linea, espace d’art contemporain à Nancy (1987-91), ont profondément marqué son regard sur les liens de dépendance entre le temps, l’art et la vie. Depuis 2001 ses recherches ont naturellement trouvé un nouveau terrain de jeu et d’échange avec les moyens de l’internet comme sur le site des dess(e) ins du jour (2002-2007) ou celui, collectif, de l’Avoir-Lieu (www.avoirlieu.net).


DNAT 2013

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DNAT 2013 - ESAL Epinal