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Mensuel gratuit d’informations

#29

décembre 2010

Bourgogne

ACTU / Nuits d’Orient - Julie Rey en résidence à La Vapeur - Itinéraires Singuliers CULTURE /Classique et

jazz à l’ABC - TGV GéNéRiQ - Cachafaz Que faire ? (le retour) au TDB - Identité au Nouveau Théâtre de Besançon - De la danse pour les adultes... et les enfants à l’Espace des Arts - Montres et merveilles au Musée du Temps Architectures transfrontalières

+ Cahier Marchés de Noël + l’agenda du mois p.4-5 /sorties cinéma p.15


diversions-magazine.com

cultures sorties société

#29

décembre 2010

Bourgogne

AGENDA - 4

THÉÂTRES - 8

Que faire ? (le retour) Identités au Nouveau Théâtre

REPÉRAGES - 5

Julie Rey en résidence à La Vapeur Itinéraires singuliers

DANSES - 9

Stand Alone Zone / Triple Bill

MUSIQUES - 6

Classique et jazz à l’ABC TGV GéNéRiQ

MARCHÉS DE NOËL - 10 Besançon

Montbéliard Belfort fête les 130 ans de son Lion Ungersheim Sélestat

CHRONIQUES - 14 CINÉMA - 15

OUVREZ LES YEUX - 13

Montres et merveilles au Musée du Temps de Besançon Architectures transfrontalières

Les Nuits d’Orient à Dijon, du 26 novembre au 12 décembre

© Roxanne Gauthier

En décembre, Dijon retrouve comme chaque année Les Nuits d’Orient. Près de 70 manifestions dans des disciplines variées, musique, théâtre, conte, danse, arts visuels pour mettre en lumière la diversité des communautés, du Maghreb à l’Afghanistan en passant par l’Iran et l’Inde. Transgénérationnel, au centre-ville et dans les quartiers, Les Nuits d’Orient mobilisent de nombreuses associations, structures culturelles et services de la ville. Les sujets traités font notamment référence à l’actualité, comme le voile intégral dans Manta, solo de danse d’Héla Fattoumi (dimanche 5 décembre à l’Opéra, avec Art Danse). Un « thé citoyen » est organisé le 2 décembre à La Vapeur en partenariat avec les accueils jeunes. Parallèlement aux programmations dans les diverses structures Diversions - Edition Bourgogne Journal d’information gratuit 12, rue des Vieilles Perrières 25000 Besançon 03 81 57 58 92 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 57 58 92 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

culturelles (TDB, Opéra de Dijon...), Zutique Productions a mis en place concerts, exposition, stages et photographie, investissant le marché des Grésilles, la Péniche Cancale, le Centre Social des Grésilles, le Centre Social du Parc, la MJC des Grésilles, les galeries Nü Köza et NK2. L’exposition de “Kalaam” à Galerie Nü Köza (vernissage le 1er décembre à 19h) nous présente notamment des photographies de calligraphies lumineuses jusqu’au 5 décembre. Julien Breton pratique le light-graff, appelé Kalaam, procédé entre écriture et calligraphie.

A suivre également : 5 décembre El Maghreb Emerveille MJC des Grésilles - de 15h à 20h - 5€ Concert d’Amazigh, leader de Gnawa Diffusion qui présente son dernier album « Marchez noir » mettant en musique la poésie de son père l’écrivain Kateb Yacine, grande figure de la littérature algérienne. Une musique mêlant éléments orientaux (chaabi, raï) et occidentaux (reggae, rock, électro). Mohamed Laaroussi est originaire du nord du Maroc et pratique la Taqtouqua. Il nous présentera cette tradition musicale. La Caravane des Jeux a conçu des jeux en bois, tandis que des associations ont préparé divers mets. Julien Breton proposera une performance autour de la calligraphie lumineuse.

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Gilles Bloin, Frédéric Dassonville, Dominique Demangeot, Manu Gilles Simon Grangereau, Hector Mann, Sébastien Marais, Paul Sobrin, Marc Vincent Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 57 58 92 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

11 décembre 2010 La Péniche Cancale - 19h00 - 8/5€ Le groupe Alysma s’abreuve à de multiples sources et époques, et se compose de Patrick Rudant aux flûtes traversières anciennes et bansuri, Aliocha Regnard au Nyckelharpa et Keyvan Chemirani, percussionniste iranien (daf, Zarb, Udu). Mêlant traditions orientale et médiévale, couleurs indiennes et balkaniques, la musique d’Alysma n’a pas de frontières.

Renseignements : 03 80 28 80 42 Réservations : public@zutique.com www.zutique.com Ensemble des manifestations disponible sur www.dijon.fr - 03 80 74 59 84

Dépôt légal : décembre 2010 © Diversions 2010 Imprimé en Espagne - Rotimpres ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur la Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : 4 janvier 2011


Diversions - L’Agenda du mois

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Les sorties du mois en un clin d’oeil

CHENÔVE

La Péniche 4 décembre à 21h : Shub/Kimmo/ Grzz (noise festif) 10 décembre à 21h : Pilöt/ Nopse (electro rock, post rock, hip hop) 15 décembre à 19h : Emmanel A /Président of Black (apéromix)

Espace Culturel François Mitterrand Entrée gratuite / réservation obligatoire à l’accueil de la Bibliothèque municipale Escale Charcot

DIJON

Spectacles, concerts, théâtre... Association Bourguignonne Culturelle 4 décembre à 20h30: Alma Mahler (lecture théâtrale) théâtre des feuillants 7 décembre à 20h30: Portico Quartet (jazz) théâtre des feuillants 9 et 10 décembre à 20h30: tout est normal mon coeur scintille (théâtre) théâtre des feuillants 14 et 15 décembre : Petit Pierre (théâtre) Parvis St Jean 17 décembre à 20h30: Per il Santissimo Natale (musique baroque) chapelle du lycée Carnot

Bistrot de la Scène 1er décembre : Aladin Compagnie du Sablier (enfants) 1er décembre : La ville blanche3 et 4 décembre: 1001 contes Lisa 21 8 décembre : Aladin Compagnie du Sablier Deep Inside 3 décembre à 21h : the Exciters (garage rock) 30 décembre à 21h : The Porters /The Bucanneers (Irish Country folk / punk Allemagne)

Théâtre Dijon Bourgogne Du 7 au 12 décembre : Prométhée selon Eschyle Du 14 au 16 décembre : Petit Pierre

La Vapeur 1er décembre à 20h : The Rodéo/ Cocoon (folk) 10 décembre à 20h : D’jazz en scène (jazz) 15 décembre à 20h : TGV Génériq : Planning to Rock / Jamaica/ The bewitched hands/ Monarchy/ Teenage bad girl 16 décembre à 20h: TGV Génériq: Ty Segall/

Expositions Musée Nièpce Jusqu’au 16 janvier 2011 : l’Indochine en guerre, des images sous contrôle (19491954) MÂCON

Spectacles, concerts, théâtres... Eglise Notre Dame de la Paix Présenté par la Société de Musique de Chambre 5 décembre à 17h : Splendeur du cor Bruno Schneider et «Caccia Da Camara» Rossini, Bozza, Messaien Appel Interstellaire et LF. Dauprat, Grand Sextuor Romantique (1817) Places à 20 € et 10 €. Gratuit pour mineurs accompagnés

Jamaica le 15 décembre à La Vapeur de Dijon

Marine Stern/ Invasion/Rolo Tomassi/ Ninja Sonik / The Toxik Avenger 17 décembre à 20h: TGV Génériq: Psalm one/ The killer Meters/ The Hillbilly Moon Explosion/ Experimental Tropic Blues Band 18 décembre à 20h: TGV Génériq : Das Racist/ Elektisk Gooner/ The Shoes/ Success/ bomba Estereo Latitude 21 Jusqu’au 1er janvier 2011 : exposition Biodiversité cultivée

CHALON-SUR-SAÔNE Espace des Arts 1 et 2 décembre à 20h: Le développement de la civilisation à venir (théâtre) 7 décembre à 20h: Stand Alone Zone (danse) 10 décembre à 20h: Triple Bill (danse) 15 au 17 décembre à 20h : Chouf Ouchouf (cirque)

La Cave à Musique 3 décembre à 21h : Enneri Blaka / Shaolin Temple Defenders/ François De Rubettes (funk, soul funk, mange disque) 5 décembre à 15h: Buffet froid (ciné concert) 10 décembre à 20h : Alex Ramirès/ Marc Gelas (humour) 11 décembre à 21h : Mupokesi / One Shot (jazz rock) 18 décembre à 21h : Oui Oui (bout de choux) A Merry christmas (fête carritative)

Le Consortium 19 novembre au 31 janvier : exposition David Askevold Jardin des Sciences Jusqu’au 2 janvier 2011 : exposition de lune à l’autre Musée des Beaux-Arts Jusqu’au 3 janvier 2011: Simon Morley en résidence

Théâtre Mansart 2 décembre à 20h : Orchestre universitaire Dijon Bourgogne 8 et 9 décembre à 20h : Figure 2 style, Jazz on the park 10 décembre à 20h30: Scène ouverte Némésis/ Daredjane 14 décembre à 20h30: Art Danse, conférence une histoire de la Danse en 10 dates 17 décembre à 20h30: CirQ’ônflex/Jonglages

Shaolin Temple Defenders le 3 décembre à la Cave à Musique © Zimmerman de Perrot

Opéra de Dijon 3 décembre à 20h : Les Harmoniemusik à Florence (musique) 5 décembre à 15h: Manta (danse) 7 au 10 décembre à 20h: Prométhée selon Eschyle (théâtre) 9 décembre à 20h: Les dissonnances: Beethoven 5ième symphonie (musique) Le 11 décembre à 20h : Evgeny Kissin : Chopin, Shuman (piano) Le 14 décembre à 20h : Orchestre philarmonique du Luxembourg, krivine, Thibaudet (musique) Le 20 décembre à 20h : Chamber Orchestra of Europe, Jurowski, bell (musique)

L’Arrosoir 10 décembre à 21h : Samuel Silvant Trio/ Quinte et Sens 19 décembre à 16h : Elise Caron: chansons pour les petites oreilles

© Benjamin Ealovega

Salle des fêtes 4 décembre à 18h : Les Fines Lames - Duo de marimbas Renseignements au Conservatoire de Chenôve : 03 80 51 55 07 16 décembre à 19h30 : Joute littéraire : Le Polar

Monde associatif MJC Bourroche Valendon Jusqu’au 30 décembre: Au fil de l’eau, atelier photo 2 décembre : vernissage jean Christophe Tardivon, photographe, salle d’exposition 11 décembre à 20h30 : L’heure exquise, (spectacle), salle Eugène Fyot

Chouf Ouchouf du 15 au 17 décembre à l’Espace des Arts

Le Crescent Le 4 décembre à 21h : Soirée jeunes talents 2010 : Carte blanche à Benoît Convert Le 16 décembre à 21h30 : Jazz session

Mâcon Scène nationale Les 4 et 5 décembre : Chouf Ouchouf (cirque) Le 10 décembre à 20h30 : Le faiseur de théâtre (théâtre) Le 15 décembre à 19h30 : La La La Gershwin (danse) Expositions Musée des Ursulines Jusqu’au 31 décembre : Mâcon et ses monnaies, des Gaulois à la Seconde Guerre mondiale (L’exposition est également présentée, pour partie, aux Archives de Mâcon)


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Edition Bourgogne

Diversions

Julie Rey en résidence à La Vapeur Julie Rey était en résidence à La Vapeur début novembre pour préparer son nouveau spectacle, qu’elle jouera cette fois en solo. L’objectif est de porter sur scène les morceaux de l’album Charlotte Mildray, sorti en 2009 (voir chronique p. 14), mais aussi de défendre les nouveaux titres composés à cette occasion. Le projet La ballade de Julie S, rebaptisé Charlotte Mildray pour cette nouvelle configuration solo, conservera son aura intimiste.

Cette résidence à La Vapeur correspond à une nouvelle étape du parcours de Julie Rey, qui rebaptise donc ce projet Charlotte Mildray du nom du personnage central de l’album. Le travail lors de cette résidence consiste à mettre au point une prestation solo. Pour cela Julie s’accompagnera, parallèlement au traditionnel guitare-voix, d’un harmonium et d’une grosse caisse. « Les arrangements ont été travaillés avec Benjamin Lozninger, qui me guide, valide certains de mes choix car j’ai parfois des hésitations. On a aussi travaillé sur un ou deux samples rythmiques ». Un regard extérieur qu’a apporté également Olivier Seurat, régisseur technique lumière de La Vapeur qui a proposé des ambiances, des idées, tous ces détails qui font

© Didier Taberlet

La Vapeur, salle des musiques actuelles de Dijon, accueille régulièrement des artistes de la région qui viennent préparer leurs concerts. Travailler le son évidemment, tester les morceaux dans un environnement scénique mais également les lumières, les déplacements, en bénéficiant de l’accompagnement technique de La Vapeur, telle a été la tâche de Julie Rey du 1er au 3 novembre derniers. Elle nous confiait à ce moment vouloir retrouver sur scène l’ambiance intimiste et poétique de l’album.

Julie Rey à La Vapeur le 20 octobre en première partie de Sophie Hunger qu’un spectacle est véritablement complet. « Ce travail sur la lumière se fera surtout lors d’une seconde résidence l’an prochain », précise Julie Rey. Que les adeptes des ambiances clairesobscures de Charlotte Mildray se rassurent. Si l’artiste travaille actuellement à maîtriser ces nouvelles chansons et ce nouveau spectacle, Julie Rey nous confie qu’elle laissera

probablement de la place à l’improvisation durant le concert, dans l’esprit de la longue plage qui clôturait l’album Charlotte Mildray. « L’idée est de m’autoriser une petite part d’improvisation également au niveau du texte sur scène ». Un autre projet occupera Julie Rey en 2011, qui retrouvera Arnaud Cathrine pour Il n’y a pas de coeur étanche, spectacle musical

Le livre-disque Charlotte Mildray sorti en 2009 mêle musique et littérature (voir notre chronique p.14) basé sur une expérience d’un an au Centre Hospitalier de la Chartreuse à Dijon en collaboration avec l’association Itinéraires Singuliers. Une saison 2010-2011 qui s’annonce bien remplie… - Dominique Demangeot -

L’association Itinéraires Singuliers Cherchant depuis quelques années à diversifier ses activités, l’association Itinéraires Singuliers, née au Centre Hospitalier de la Chartreuse pour ouvrir l’hôpital sur l’extérieur, souhaitait approcher plus intimement la sphère artistique. L’art reste en effet un moyen efficace d’expression et d’ouverture vers l’autre pour des personnes en difficulté et souvent marginalisées. Parallèlement à ses actions tout au long de l’année, en partenariat avec de nombreuses structures (associations, collectivités, structures de santé…), Itinéraires Singuliers propose deux temps forts sur un rythme biennal. Une année sur deux l’association organise donc sa Biennale d’art singulier (prochaine édition en 2012) et le festival Itinéraires Singuliers, dont la septième édition aura lieu du 17 mars au 10 avril 2011. A travers ses actions, Itinéraires Singuliers souhaite mettre la rencontre humaine au cœur de ses préoccupations. Pour cela, le lieu de cette rencontre, qui reste peut-être à inventer, est là aussi primordial. L’art peut aider à favoriser cette rencontre. La première Biennale d’art singulier qui a eu lieu l’année dernière a ainsi montré l’intérêt que pouvait avoir le grand public pour la production artistique des personnes en marge. En exposant notamment les œuvres de la collection Intim’errance, issue de l’atelier d’art-thérapie du CATTP Bachelard du CH La Chartreuse, Itinéraires Singuliers a mis en valeur des œuvres à part entière, reçues comme telles par le

‘‘ La marge peut devenir un véritable espace de rencontre [...] où chacun, la personne exclue et la personne « normée », où chacun donc est invité à faire un pas en avant pour intégrer cet entre deux ’’ Alain Vasseur « Ce rôle de tiers que joue Itinéraires Singuliers est ici important car Itinéraires Singuliers crée des espaces de paroles, à la fois pour les animateurs mais aussi pour les acteurs, les personnes engagées dans les ateliers et les partenaires », ajoute Alain Vasseur. public qui s’est déplacé en nombre (3600 visiteurs en mars 2010).

L’espace intermédiaire

Entre la norme et l’exclusion sociale, il existe un espace intermédiaire qu’Alain Vasseur, art thérapeute et coordinateur du CATTP Bachelard, appelle la marge. « La marge peut devenir un véritable espace de rencontre, un man’s land, un espace de transformation, donc un espace de création où chacun, la personne exclue et la personne « normée », où chacun donc est invité à faire un pas en avant pour intégrer cet entre deux ». En 1999, des membres du personnel du CHS de La Chartreuse et de l’association de Champmol organisaient le premier festival Itinéraires Singuliers. Durant quatre semaines, des temps forts visant à sensibiliser le public

au thème : « Maladie, handicap, art et société… quels liens possibles ? » se sont déroulés. De cet événement fondateur, l’association Itinéraires Singuliers est née, dans le but de ménager temps et espaces de rencontre entre différentes communautés de vie. L’objectif est donc de ramener la personne en difficulté, autant que faire se peut, dans la norme en lui donnant la possibilité de s’exprimer à travers les arts plastiques, la musique, la danse, le théâtre, mais aussi en rencontrant des artistes lors de résidences. Bénéficiaires des minima sociaux, détenus, patients suivis ou non en milieu hospitalier, personnes âgées, le public concerné par les actions d’Itinéraires Singuliers est large, sans oublier le grand public qui pourra trouver son compte lui aussi dans les expositions, spectacles et autres temps de rencontre.

Festival Itinéraires Singuliers du 17 mars au 10 avril 2011

La prochaine édition du festival favorisera une fois encore ces échanges à travers de nombreuses manifestations à caractère culturel tout en sensibilisant le public aux thématiques de l’exclusion et de la différence. Le festival Itinéraires Singuliers voyagera à travers la Bourgogne, de Dijon à Chalon-surSaône, de Tonnerre à Corbigny. Le passage est le thème de cette septième édition dont Diversions aura l’occasion de reparler en mars prochain. - Dominique Demangeot -

http://itinerairesing.canalblog.com


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Classique et jazz à l’ABC Parmi les spectacles proposés par l’ABC en cette fin d’année, on retiendra d’une part une lecture théâtrale consacrée à Alma Mahler, ainsi que la venue du Portico Quartet pour une touche de jazz sur Dijon. Deux spectacles illustrant la diversité musicale à l’oeuvre à l’Association Bourguignonne Culturelle.

Alma Mahler, 4 décembre à 20h30, Théâtre des Feuillants, Dijon

Alma et Gustav Mahler forment un couple mythique dans le monde de la musique. Longtemps, la première restera dans l’ombre du second, Alma favorisant son rôle d’épouse aux dépens de celui de compositrice. Dans un long monologue, tiré de son recueil de nouvelles Le saut (2006), l’auteur Anna Enquist nous fait partager la personnalité d’Alma Mahler, dans ce texte écrit sur une commande de l’Orchestre philharmonique de Rotterdam. La comédienne Catherine Walezak incarne Alma Mahler et nous transporte dans la Vienne de la fin du XIXème siècle. La compositrice se livre, dans ce récit qui parle d’une attirance puis d’un renoncement. Elle y aborde aussi le complexe d’infériorité dont son époux est la cause. C’est Gustav Mahler lui-même qui interdit à sa femme de composer et la rend prisonnière de son rôle d’épouse. Cette dernière trouvera une échappatoire dans une relation adultère avec Walter Gropius, fondateur du mouvement Bauhaus. Dans ce spectacle coproduit par l’Orchestre Dijon-Bourgogne et l’ABC, la musique est interprétée par Hermine Huguenel, mezzo-so-

prano, et Patrick Dechorgnat, piano. Cette lecture spectacle s’inspire du travail d’un musicologue, Henri-Louis de La Grange qui a découvert à Philadelphie une étude graphologique d’Alma Mahler, décrite comme une « personnalité fortement affirmée au tempérament violent et impulsif… Bon coeur, capable de générosité, mais esprit mordant caustique ». C’est cette personnalité, longtemps effacée par l’histoire de la musique, que le spectacle nous propose de rencontrer.

Portico Quartet, 7 décembre à 20h30, Théâtre des Feuillants, Dijon

Signé sur le label Real World de Peter Gabriel, ce quatuor anglais, s’il se fonde sur le jazz, explore également d’autres territoires. Sa spécificité est qu’il utilise le hang, instrument mi-percussif, mi-mélodique aux sonorités très particulières. Le groupe n’hésite pas à se frotter à des climats expérimentaux évoquant la musique contemporaine. Depuis leur premier ambum Knee-Deep in the North Sea en 2007, Portico Quartet mélangent avec efficacité la musique dite “savante” à tendance contemporaine et des esthétiques plus traditionnelles, notamment les musiques africaines. - Marc Vincent -

www.abcdijon.org

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Edition Bourgogne

Diversions

TGV GéNéRiQ

Les têtes d’affiche

Le festival investit Dijon. Quatre grosses soirées auront lieu à La Vapeur, chacune dans un style bien particulier. Cela commencera le 15 décembre dans un esprit « Dancefloor » même si la pop et le rock auront également droit de citer. Seront conviés notamment Jamaica, Planning To Rock et les français de The Bewitched Hands (voir chronique p.14) qui apporteront leurs couleurs folk rock et leurs arrangements léchés. Le 16 décembre c’est à une soirée 100% adrénaline que nous convie La Vapeur avec entre autres l’impressionnante Marnie Stern, une soirée entre hardcore, heavy métal et noise, hip hop abrasif et décalé, et electro-trash. Le 17 décembre on plongera dans l’univers des sixties avec une autre grosse soirée placée sous le signe du rock et des musiques noires, saupoudrée de hip hop (Psalm One), de funk (The Killer Meters), de rockabilly avec The Hillbilly Moon Explosion et de blues rock avec The Experimental Tropic Blues Band. Le 18 décembre La Vapeur proposera cette fois une soirée électro en conviant notamment l’ovni Bomba Estereo, qui mêle la Cumbia (musique colombienne traditionnelle) et l’électro. Le Hit Club, nouveau lieu nocturne au centre commercial Dauphine de Dijon, proposera quant à lui deux soirées Club électro les 17 et 18 décembre avec notamment Surkin le vendredi et DJ Mehdi le samedi.

Experimental Tropic Blues Band

Le trio belge pratique un boogie rock qui a fait leur renommée dans leur pays. Les deux chanteurs qui répondent aux doux sobriquets de Boogie Snake et Dirty Wolf mêlent leurs voix tout au long de morceaux très influencés par le blues et le rock. Faisant partie de l’excellent collectif belge Jaune Orange (My Little Cheap Dictaphone, Girls In Hawai, Hollywood Porn Stars entre autres), TETBB pratique une musique qu’il qualife lui-même de garage blues punk psychobilly rock grunge, menant le rock sur des chemins caillouteux semé d’ornières et de bosses, un rock poussé dans ses derniers retranchements. Pour se faire, quelques brûlots où les trois accords du rock’n’roll sont maltraités et passés à la moulinette rageuse du punk, du heavy époque seventies et bien sûr du blues tendu comme une corde de potence, titres acides et huileux, parfois bruitistes. - Brent -

The Experimental Tropic Blues Experience

live is fun !

Syd Matters

Fin août dernier sortait le nouvel album de Syd Matters, Brotherocean. Le groupe de Jonathan Morali y poursuit son exploration d’une pop folk fine et précieuse, nouvelle étape dans son entreprise mélancolique, une épure acoustique très marquée sur le premier album. Brotherocean a conservé cette concision sur de jolis morceaux emplis de sensibilité (le liverpoolien We Are Invisible avec ses choeurs). Le talent de mélodiste de Morali n’est plus à prouver, tout comme celui du groupe pour concevoir de fragiles édifices sonores à l’image des arrangements de chœurs magiques des deux premiers morceaux (Wolfmother, Hi Life). - Manu Gilles -

GENERIQ-FESTIVAL.COM | GRAPHIC DESIGN : SCHLEP | SCHLEP.FR | IMAGE : © JACK SCHIFFER | DREAMSTIME.COM

Du 12 au 19 décembre, le festival GéNéRiQ devient TGV GéNéRiQ et s’installe une nouvelle fois sur l’axe Rhin-Rhône dans plusieurs villes du Grand est. Clin d’œil à l’arrivée prochaine de la Ligne Grande Vitesse sur notre territoire, l’appellation TGV GéNéRiQ invite également à bouger, d’une ville à l’autre, d’une région à l’autre, le festival investissant salles de concerts bien sûr mais aussi cafés concerts, appartements, bibliothèques, chapelles et autres lieux insolites.

... 69 ARTisTes

GeneRiQ-fesTivAl.COM

Syd Matters Jamaica

Le nouveau duo dont on ne fait que parler sur la blogosphère. La raison ? Peut-être cet agencement entre rock et électro, saupoudré de quelques beaux atours pop. Ce que propose le groupe a des arguments pour séduire aussi bien les amateurs de guitares que de dance floors branchés. I Think I Like U 2 a « tout » du single imparable, comme un mix réussi entre Justice et Phoenix. Antoine Hilaire et Florent Lyonnet se sont offert les services de Peter Franco (ingé son de Daft Punk) et ça s’entend. Très produits, riffs de guitares, chœurs et batteries envahissent la stéréo. Les titres fleurent bon la pop des années 80 avec cette grosse caisse quasi perpétuelle (et une tendance au petit solo de guitare comme on n’en entend plus si souvent). - Brent -

Mais aussi…

TGV GéNéRiQ, c’est aussi des artistes à découvrir dans des endroits insolites comme Florent Marchet qui chantera Noël le 15 décembre… dans la voiture bar du TGV Paris / Dijon (départ Gare de Lyon à 17h28 – arrivée Dijon à 19h00). On le retrouvera ensuite à La Coupole à 19h30 à l’heure de l’apéro. La salle d’exposition du Consortium accueillera également plusieurs artistes sur les coups de 18 heures dont les américains de Small Black et leur pop électronique le 16 décembre. N’oublions pas une soirée plus folk et planante à l’atheneum le 16 décembre avec notamment Syd Matters et Bastien Lallemant.

TGV GéNéRiQ, du 12 au 19 décembre à Belfort - Mulhouse - Besançon - Dijon - Montbéliard - Baume-les-Dames - Freiburg - Kingersheim Programmation complète par ville : www.generiq-festival.com

Cachafaz au Théâtre musical Dans le cadre de son cycle argentin, le Théâtre musical de Besançon convie une nouvelle fois Benjamin Lazar qui, après nous avoir transporté au temps de Molière avec Le Bourgeois gentilhomme, et sur la Lune avec Cyrano, resuscite cette fois Cachafaz, ancien travailleur aux abattoirs devenu voleur et proxénète. Une histoire sombre portée par le chœur des Cris de Paris - que nous avions déjà pu apprécier en 2009 dans La, la, la, opéra en chansons - et l’ensemble 2e2m. A Montevideo en Uruguay, non loin de Buenos Aires, Cachafaz prostitue Raulito, jeune travesti dont l’oncle est le chef de la police. Le spectacle est l’occasion de découvrir Raúl Damonte Botana, alias Copi, dramaturge qui a redéfini l’art théâtral en Argentine à partir des années 60. Cachafaz n’a été monté qu’une fois par Alfredo Arias en 1993, et Benjamin Lazar en donne ici une version pour théâtre musical, séduit par le mélange de poésie, de violence et d’humour véhiculé par la pièce. Il collabore pour cela avec le chœur des Cris de Paris, et le compositeur argentin Oscar Strasnoy. Huit musiciens de l’ensemble 2e2m s’associent à ces derniers pour l’adaptation musicale de cette tragédie « barbare » de Copi. Pauvreté, prostitution qui en découle et même… cannibalisme sont les thèmes principaux de la pièce, œuvre sombre nourrie du militantisme de Copi.

Copi baroque

L’esprit baroque dont Benjamin Lazar s’est

fait une spécialité guidera cette nouvelle adaptation, un esprit qui selon lui anime certains artistes du vingtième siècle à l’image de Copi. « L’aventure, la surprise, fait partie de son bonheur quotidien, pour une nécessité que moi, je trouve baroque : à l’intérieur d’une situation, il ne peut y avoir du vide » a écrit César Aira à propos de Copi. Ce dernier, mort du SIDA en 1987, trouvait dans son art la manière de nourrir son engagement pour la cause homosexuelle. Baptisé « objet lyrique pas tout à fait identifié », Cachafaz est une œuvre tumultueuse et même provocante, portée par une partition de Stranoy qui mêlera musiques savantes et populaires. - Paul Sobrin -

Cachafaz, Théâtre musical de Besançon, 9 décembre à 20h www.letheatre-besancon.fr


Théâtres

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Que faire ? (le retour) au TDB Les deux complices de scène François Chattot et Martine Schambacher se retrouvent au TDB pour la nouvelle création de Benoît Lambert. Se basant une fois encore sur un texte de Jean-Charles Massera, le metteur en scène s’est également inspiré de plusieurs textes d’origines diverses, philosophiques, idéologiques, politiques, poétiques. C’est au milieu de ce bouillon de cultures, ce laboratoire d’idées que s’est élaborée la pièce du metteur en scène de We Are l’Europe. « Au lieu de la philosophie dans le boudoir, c’est plutôt ici la philosophie dans la cuisine ! » comme le dit si bien François Chattot...

Connaître le monde

Dans les livres, les personnages acquièrent des savoir faire, des outils pour appréhender

© Vincent Arbelet

Un couple se retrouve dans une cuisine, avec à sa disposition tout un inventaire d’ouvrages qu’il consulte à loisir, bombardé de réflexions, de thèses et de doctrines. « Ils jonglent avec des pensées », explique François Chattot. « Mais ils sont comme une poule qui trouve un couteau. Ils ne savent pas trop comment ça se manipule. En même temps ça les intéresse, ça leur donne de l’imagination ». Au fil de la pièce notre couple va parler, chanter, danser. Dans la grande tradition du couple phare du cabaret allemand des années 20, Karl Valentin et Liesl Karlstadt, nos compères sont deux naïfs confrontés à l’immensité de la pensée humaine, de Descartes à mai 68, de Hegel à Marx. Malgré le sérieux du propos, Benoît Lambert souhaite que la pièce reste pétrie d’ironie, parcourue de chansons, de petites dances, pour rappeler l’esprit du music-hall là encore, emporter le spectateur dans un imaginaire.

‘‘ Qui a le droit de s’occuper de la république ? Les experts ? Et pourquoi le commun des mortels n’aurait pas le droit d’y mettre son nez ? ’’ François Chattot

le monde. « Comme un réseau du savoir », explique François Chattot, dans lequel ils essaient de trouver une issue. « Il y a un rapport de naïveté et d’étonnement au monde » fait remarquer Benoît Lambert. « On veut aussi montrer des gens qui essaient de se réapproprier leurs vies, essaient de se réinterroger », dit encore le metteur en scène.

De la nécessité de douter

Dans leur boîte-cuisine, les personnages sont comme des souris observées dans un laboratoire, vierges de toute connaissance et sans compétences particulières. « Ils sont naïfs dans le bon sens du terme. Quand ils vont lire Descartes, ils vont bien comprendre que

Identité Marion et André Klein forment un jeune couple à la dérive. En proie à des problèmes d’argent et d’alcoolisme, ils pensent trouver leur salut dans un jeu concours dont le règlement se résume à une seule et unique question pourtant lourde de sens : « Vos parents sont-ils vraiment vos parents ? ».

© Hervé Bellamy

La vérification par tests ADN en cas de doute nous ramène à un sujet qui a fait les gros titres de l’actualité il y a quelques mois. Le metteur en scène (que l’on rencontrera également en tant qu’acteur dans Dealing With Clair en février prochain) a souhaité confronter le spectateur au même choix que ses personnages. Qu’est-ce qui nous définit ? Notre nom ? Notre sang ? Un passeport ? S’inspirant de l’amendement Mariani qui voulait autoriser le recours aux tests ADN à l’occasion de regroupements familiaux des étrangers, Gérard Watkins nous entretient d’identité et de nationalité. Le metteur en scène ne manque pas de mettre en parallèle un article de loi du 18 octobre 1940 : « Est regardé comme juif (…) toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou deux grands-parents de la même race si le conjoint lui-même est juif. » Le concept même de famille est mis en question, à une époque où les frontières familiales se sont élargies et où les liens du sang ne sont plus les seuls à prendre en compte (on le voit avec le nombre croissant des familles recomposées, signe des temps). La pièce montre comment un tel débat peut diviser, envisageant le couple comme un

projeté de notre société elle-même. Un microcosme où peuvent naître ou ressurgir la peur de l’autre. Peur instinctive et intime. Le décor d’une grande sobriété, l’absence de son et une seule source de lumière font ressortir la « vérité crue » comme le dit Gérard Watkins . Une vérité rendue encore plus actuelle par le parallèle avec la rafle du Vel’ d’Hiv. Car notre identité se construit aussi en relation avec le passé. - Paul Sobrin -

Identités, Nouveau Théâtre, Besançon, du 15 au 17 décembre, Texte et mise en scène : Richard Watkins – www.nouveautheatre.fr

c’est important, simplement ils ne savent pas les conséquences que ça peut avoir », dit encore le directeur du TDB. Car nos deux personnages, en bons disciples de Descartes, respectent la doctrine du philosophe au pied de la lettre et se mettent à douter. Un doute qui acquiert alors du sens, et nous pousse à ne pas prendre pour argent content ces pensées qui se fossilisent et deviennent des dogmes. « Qui a le droit de s’occuper de la république ? Les experts ? Et pourquoi le commun des mortels n’aurait pas le droit d’y mettre son nez ? » demande François Chattot. « Est-ce que le savoir n’est que dans les livres ? ». Devant cette profusion d’idées, une question

émerge : que faire ? Un propos très contemporain finalement même s’il renvoie à l’ouvrage fondateur du communisme de Lénine. Que faisons-nous face à ces informations multiples et contradictoires qui nous proviennent des médias, des journaux, d’internet, des hommes politiques, des sociologues, des stars du petit ou du grand écran ? Que faire lorsque l’on n’a pas voix au chapitre, lorsque des lois nous tombent dessus au gré des changements de gouvernements ? Que faire et surtout, comment le faire ? La bonne volonté, dont parle un texte de Kant présent dans la pièce, est un premier pas. La dimension contestataire est également très présente, ce besoin d’insurrection qui fait bouger le monde. L’un des textes assène d‘ailleurs cette remarque imparable. « C’est une chose entendue, que tout ne peut aller que de mal en pis ». De ce néant fondateur, les deux personnages vont entamer un processus de compréhension. Comment en eston arrivés là ? Et surtout, où cela va-t-il nous mener ? - Dominique Demangeot -

Que faire ? (le retour), Théâtre Dijon Bourgogne (Salle Fornier) du 5 au 22 janvier 2011- www.tdb-cdn.com


Danses

Système Castafiore / Tero Saarinen La huitième édition d’Instances vient de s’achever à l’Espace des Arts, témoignant de l’intérêt de la structure pour l’art chorégraphique. En décembre on retrouvera deux autres spectacles de danse à la Scène nationale de Chalon-sur-Saône. Avec Stand Alone Zone le 7 décembre et Triple Bill le 10 décembre, le public aura l’occasion d’apprécier deux visions très différentes de la danse, l’une orientée vers le jeune public, l’autre mêlant influences classique et contemporaine.

Stand Alone Zone

© Vincent de Chavannes

Les divagations chorégraphiques, musicales et visuelles du Système Castafiore Triple Bill

“Même si je crois à l’évolution et au changement, je ressens aussi un profond respect de la tradition et du passé » annonce sur son site le chorégraphe finlandais. Recevant des commandes régulières du Nederlands Dans Theatre ou du Ballet de Lyon, entre autres lieux prestigieux, Saarinen présente dans Triple Bill trois œuvres. Westward Ho ! convoque d’abord un trio de danseurs s’inspirant d’un vers de Laurie Anderson : « Il n’y a plus de terre pure, de lieu sûr. Et nous sommes debout sur la digue, à vous regarder vous noyer ». Dans un décor bleuté entre ciel et mer (Westwar Ho ! est également le nom d’une ville balnéaire anglaise), trois hommes évoquent le mouvement des vagues et les relations humaines. On retrouve la fluidité des chorégraphies de Saarinen qui s’entoure de belles lumières figurant différents moments de la journée, de l’aube au crépuscule. La lumière est centrale dans les chorégraphies de Saarinen qui confie avoir failli être peintre avant de devenir danseur.

© Marita Liulia

Karl Biscuit, scénographe et musicien et Marcia Barcellos, chorégraphe, fondent il y a dix ans la compagnie du Système Castafiore. Leur vision de la danse est décalée, et sert des histoires abracadabrantes qui vont particulièrement parler à un jeune public. Leur dernier spectacle Stand Alone Zone a d’ailleurs été donné devant des scolaires pour l’éprouver au regard des plus jeunes. Le spectacle nous entraîne dans un monde futuriste et apocalyptique qui fait intervenir images de synthèse et 3D, technologie autorisant tous les fantasmes visuels. Stand Alone Zone nous conte l’histoire d’un bébé atteint d’un mal étrange et poétique : des fleurs poussent dans son cerveau. Pour le guérir, il faut vaincre les monstres gardant neuf salles secrètes. Une danse aventure donc, danse épique sur une partition musicale de Karl Biscuit qui fait intervenir le classique mêlé à des bruitages.

Hunt, solo de Tero Saarinen Wavelengths confronte ensuite deux danseurs et explore là encore notre relation à l’autre. C’est plutôt le couple qui est abordé ici. Si le pas de base (le pas de deux) est classique (représentant l’harmonie au sein du couple), la partition tissée par Saarinen figure aussi à la fois le désir de s’affranchir de l’autre et l’irrésistible attirance qui peut lier deux êtres. Sur une relecture du Boléro de Ravel (là encore le classique est confronté à la modernité), cette pièce vient en opposition avec le précédent Westward Ho ! plus fluide, où les danseurs occupaient un plus grand espace. Ici chacun suit une chorégraphie très personnelle. Une seconde pièce plus brute, saccadée dans le mouvement et la lumière qui découpe les corps de manière plus nette. Hunt est enfin un solo où le chorégraphe se présente dans un tutu improbable comme pour illustrer de manière décalée sa valse continue entre tradition et modernité. Un spectacle qui figure les tiraillements entre passé et futur, mais aussi l’ambigüité entre le masculin et le féminin. La dimension classique, Tero Saarinen la possède en lui, incontestablement, mais pour mieux la remettre en cause et l’interroger. Pour cela il a choisi de revisiter le Sacre du printemps de Stravinsky. La tradition, c’est la formation de Saarinen au Ballet national de Finlande. La modernité, ce sont notamment ces images projetées sur le corps du danseur, le corps devenant décor, le corps tableau où viennent se peindre les fantasme du chorégraphe. C’est aussi la rencontre en 1992 avec le Japon, la danse Butoh et les arts martiaux qui ont redéfini la manière d’envisager le rapport au corps du chorégraphe qui sait d’où il vient... mais aussi où il va, à travers une danse qui se renouvelle constamment. - Amandine Mannier, Dominique Demangeot -

A suivre à l’Espace des Arts de Chalon-surSaône en décembre : Stand Alone Zone, 7 décembre à 20h, par le Système Castafiore Triple Bill, 10 décembre à 20h, par la compagnie Tero Saarinen www.espace-des-arts.com

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Les Marchés de Noël

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Besançon et son Noël artistique Cette année le marché de Noël de Besançon propose comme toujours un esprit traditionnel avec ses chalets et ses animations de fin d’année, mais innove aussi en conviant six artistes contemporains qui vont investir des chalets. A suivre dès le 27 novembre.

Quatre zones pour le marché

Cette année, le marché de Noël de Besançon aura différents visages en investissant quatre quartiers de la ville. Place de la Révolution, on trouvera une nouvelle ferme restaurant s’inspirant de nos fermes comtoises, montée par une entreprise locale, où le public pourra se restaurer. Une grande roue de près de 40 mètres de hauteur pour ajouter à l’aspect festif de la manifestation sera installée. Parmi les nombreux chalets présents, six chalets un peu spéciaux seront investis par des artistes contemporains. « Il nous semblait important de faire un pas entre le monde de la culture et le marché de Noël », explique Jean-François Lepin, de l’Office du Commerce de Besançon. Le marché accueillera donc l’Ecole Régionale des Beaux-Arts dans le cadre de ce projet, l’occasion pour l’art contemporain d’aller à la rencontre du public. Quartier Pasteur, on trouvera l’association Métiers d’Art en Franche-Comté qui promeut les artisans et leurs savoir faire. L’autre nouveauté de 2010, c’est le retour du marché de Noël autour de la promenade Granvelle, avec notamment le village de l’invité d’honneur, la ville de Bielsko-Biala en Pologne, qui présentera ses nombreux artisanats. On trouvera également l’incontournable maison du Père-Noël qui double sa surface cette année et passe à quatre pièces. Un chapiteau de 200 mètres carrés

proposant des produits francs-comtois sera monté, où l’on pourra déjeuner et diner. Une piste de luge synthétique accueillera également le public. Le Square Saint-Amour n’est pas oublié avec le marché de Noël solidaire de Recidev, puis une nouvelle édition du marché Zone Art. Mettant en lumière la création locale, le collectif franc-comtois Zone Art convie artistes et créateurs. Vin chaud aux épices et petits plats chauds et froids, bio de surcroit, seront proposés ainsi que des concerts gratuits, sous un chapiteau chauffé du lundi 20 au vendredi 31 décembre de 10h à 20h. - Amandine Longeois -

Marché de Noël de Besançon, du 27 novembre au

L’art s’invite au Marché de Noël : Le temps des Présents En invitant l’art contemporain à son marché de Noël, la Ville de Besançon, sur une proposition de Laurent Devèze, directeur de l’Ecole régionale des Beaux-Arts, souhaite distinguer son marché des autres manifestations de ce type. Six artistes ont été conviés à travailler sur l’élément traditionnel par excellence du marché de Noël : le chalet. Un chalet que les artistes vont décomposer, désosser, transformer au gré de leur imagination. Disséminés parmi le marché traditionnel de la place de la Révolution, ces six chalets un peu spéciaux illustrent la volonté d’apporter une démarche véritablement artistique à l’événement. Lorsque le chalet devient une contrainte et un stimulant pour les artistes, le traditionnel marché de Noël acquiert une dimension

supplémentaire. Chaque chalet sera réinterprété de manière très personnelle. Jérôme Vaspard a ainsi choisi de décomposer son chalet à la manière d’un patron de cube, afin d’obtenir la forme d’une croix sur laquelle il reproduira une peinture classique du Christ. C’est l’une des fonctions de l’artiste de mélanger les esthétiques et les époques, quitte à déstabiliser le spectateur dans ses croyances ou ses habitudes. Qu’ils soient recouverts de matériaux de récupération (Didier Bourdenet) ou désossés jusqu’au moindre clou pour renaître sous une autre forme (Pauline Repussard), les chalets sont aussi là pour perturber le marché de Noël de manière ludique, piquer la curiosité du passant. Le véritable intérêt réside peut-être ici, dans cette incursion de l’art contemporain dans l’espace public, quittant pour un temps les lumières, un peu froides parfois, des galeries d’art, pour aller rencontrer le public. Pour aborder cette problématique de l’art dans l’espace public, une table ronde sera d’ailleurs organisée dans le restaurant couvert de la place de la Révolution, à l’occasion du vernissage le 27 novembre à 16h. Autour de Laurent Devèze, on retrouvera entre autres intervenants Anita Weber, nouvelle présidente du Centre Chorégraphique National de Belfort qui mène cette réflexion sur la démocratie culturelle. Notons encore dans le cadre du marché de Noël, le lancement le 15 décembre à 16h de la première étiquette collector de l’eau « La Bisontine », réalisée par un jeune graphiste de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts, Julien Boschiero. - Dominique Demangeot -


Les Marchés de Noël

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Les lumières de Noël de Montbéliard De somptueuses illuminations seront à l’honneur dès la fin du mois de novembre dans la ville de Montbéliard. En volutes bleues, jaunes, vertes et rouges, des ampoules basse consommation habilleront les rues du centre ville et les quartiers alentours pour un marché de Noël respectueux de l’environnement.

Animations

Des animations divertiront les visiteurs au détour des rues : musiciens, chanteurs et la fameuse bonne fée, la Tante Airie, qui apporteront joie et bonne humeur sans oublier le Père Noël et Saint-Nicolas qui distribueront bonbons et cadeaux aux enfants. Ajoutons à

Dix-huitième état américain acquis le 30 avril 1812, la Louisiane se situe au sud-est des Etats-Unis. Cet état, longtemps peuplé par les amérindiens, a été appelé Louisiane en l’honneur du roi de France Louis XIV.

© Denis Bretey

L’installation du marché, qui dure six semaines, aboutit au coup d’envoi de toutes les lumières le 27 novembre. Les illuminations ne constituent pourtant pas les seules attractions du marché de Noël, loin de là. Les promeneurs apprécieront également l’installation de petits chalets en bois proposant de nombreux produits alimentaires, accessoires divers et décorations. Tout un éventail de produits régionaux sera également proposé en l’honneur de la gastronomie franc-comtoise. Montbéliard accueille en outre pour la première fois un marché provençal. Une dizaine d’artisans feront découvrir les saveurs du Sud de la France avec un espace restauration dans la cour du Musée Meunier. On retrouve cette année les traditionnelles « Allées » du marché de Noël de Montbéliard. L’Allée Gourmande dédiée à la gastronomie avec notamment les produits régionaux, l’Allée des Saveurs Sucrées qui comme son nom l’indique sera consacrée aux sucreries et douceurs de toutes sortes, et enfin l’Allée Nature pour les produits naturels et bio.

La Louisiane, invitée d’honneur

ce programme enchanteur de nombreuses expositions de tableaux et peintures, photographies d’artistes français mais aussi d’origine américaine, et plus particulièrement de Louisiane, invité d’honneur de ces Lumières de Noël 2010.

Expositions

Comme chaque année, le marché de Noël de Montbéliard proposera de nombreuses expositions. Jusqu’au 6 février prochain, on pourra notamment admirer toute une collection de jouets dérivés de bande dessinées. « ABC... de Benjamin Rabier à Asterix, la bande dessinée et ses dérivés » se tiendra au Musée du Château des Ducs de Wurtemberg.

Belfort fête les 130 ans de son lion Belfort s’illuminera durant plus d’un mois, du 26 novembre 2010 au 2 janvier 2011, ainsi que toute la nuit les 24 et 31 décembre. Ce 31 décembre belfortain aura une résonnance particulière puisqu’il sera aussi l’occasion de clôturer l’année de la première Biennale de la Métropole Rhin-Rhône. Une année 2010 qui s’achève donc sur un nouvel exemple d’utopie et d’innovation avec le célèbre Lion de Bartholdi.

Une fin d’année sportive...

Comme les trois dernières années, un Village de la glisse sera monté au centre-ville de Belfort. Une piste de luge 7 couloirs sera installée sur la place Corbis et les visiteurs pourront découvrir trois nouvelles pistes permettant de pratiquer le snow tubing, une grosse bouée pneumatique qui fait office de luge. On pourra également rencontrer le Père Noël aux abords de la piste du 18 au 24 décembre.

... et festive

Après Cité Rêvée à Montbéliard l’année dernière, le réveillon dans la rue est de retour à Belfort. Au soir du 31 décembre, la ville attend une nouvelle fois les spectateurs, les conviant à célébrer par la même occasion dans la Vieille Ville, les 130 ans du Lion de Bartholdi. Un spectacle aura lieu aux douze coups de minuit au pied de la Citadelle, place de l’Arsenal, constitué de musique, projection et feux d’artifice. Il fera intervenir également un récit historique. L’histoire contée sera bien sûr celle du Lion de Belfort (voir encadré). De 21h à 2h, animations et spectacles ryth-

meront la soirée et la nuit. De nombreux restaurants seront bien sûr ouverts et proposeront des menus pour le Réveillon. - Gilles Bloin -

www.mairie-belfort.com

Le Lion rugissant ... Sculpture monumentale, le fameux Lion, taillé dans du grès rouge des Vosges, mesure 22m de long sur 11m de hauteur. Frédéric-Auguste Bartholdi, né à Colmar en 1834, souhaitait faire référence au siège de Belfort lors de la guerre de 1870. Lors de ce conflit opposant la France et la Prusse, la ville fortifiée de Belfort résiste héroïquement à un siège durant 103 jours malgré la supériorité numérique de l’adversaire. Pour symboliser cette résistance de Belfort qui se détache alors du Haut-Rhin annexé, avant de former avec 105 communes le territoire de Belfort, Bartholdi, sollicité par le maire en 1872, offre à la ville la sculpture du lion. Les travaux s’étendent de 1875 à 1880. Etrangement, le monument ne sera jamais inauguré de manière officielle, Bartholdi finançant lui-même une courte cérémonie… L’arrivée d’un nouveau maire, adversaire de l’ancien, différera une remise de médaille à Bartholdi… qui n’arrivera finalement jamais.

Le Musée d’Art et d’Histoire Beurnier-Rossel proposera quant à lui, jusqu’au 24 décembre, des collections dédiées à des artistes de Louisiane (peintures, photographies, peinture sur soie). Jusqu’au 24 décembre également, place à des expositions sur le jazz à la Médiathèque, sur les paysages de Provence à la Salle des Passions et sur l’héritage franco-américain dans le hall de l’Hôtel de Ville et du Théâtre. Une dernière exposition, « Couleurs de peinture » de Rino Godi est à voir dans les salles de l’ex-Atelier du Patrimoine. - Caroline Vo Minh -

Plus d’informations sur les Lumières de Noël : www.lumieres-de-noel.fr

Le français est d’ailleurs enseigné comme deuxième langue dans les établissements scolaires, ce qui fait de la Louisiane l’état le plus francophone des Etats-Unis. La Louisiane est connue pour ses trois grandes villes : New Orleans, la plus étendue, Bâton Rouge sa capitale et Lafayette, sa capitale culturelle, francophone et créolophone. Le français et le créole ne sont pas les seules langues parlées, d’autres cultures sont présentes comme l’espagnol ou l’indien. La Louisiane est réputée pour sa gastronomie, souvent élaborée à base d’écrevisses, de crevettes… et d’alligators ! L’andouille et le boudin sont des plats particulièrement appréciés. Une autre spécialité de la région est un ragoût appelé gumbo, dont le nom tire son origine d’une plante africaine, le gombo.


Les Marchés de Noël

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Noël à l’Écomusée d’Alsace L’Ecomusée d’Alsace se met à l’heure des fêtes de fin d’année en accueillant du 25 novembre au 2 janvier un marché de Noël ancré dans la tradition, dans ce lieu dédié tout entier à la culture alsacienne.

L’écomusée profite de l’hiver pour présenter les activités des villageois en période de grand froid : méthodes de chauffagen, distillation du fameux Schnaps, artisanat, travail au champ...

Ouvert en 1984, l’Écomusée d’Alsace à Ungersheim est le plus important musée à ciel ouvert de France. Il donne à voir un village alsacien traditionnel qui a été entièrement reconstitué et composé de plus de 70 maisons et bâtiments. Les lieux font également une grande place à la nature. On y trouve ainsi une rivière et une forêt recélant une belle biodiversité. Ce village-musée permet d’appréhender la culture alsacienne, ses arts et ses savoir-faire, à travers la visite des lieux bien sûr mais aussi lors d’ateliers artisanaux et culinaires, des dégustations et des expositions.

Un Noël de traditions

Durant la période des fêtes, l’écomusée convie les visiteurs à un véritable Noël alsacien. En Alsace, Ungersheim est le pays des Veillées. Les contes y tiennent donc une bonne place, comme ceux que l’on racontait dans l’ancien temps, à l’heure de la veillée avant d’aller dormir. Le public pourra donc assister à 23 veillées spectacles traitant des traditions de Noël en Alsace. Les Veillées spectacles, à 17h et durant une heure et quart transmettront diverses émotions aux auditeurs, feront peur ou feront rire à la lueur des bougies. Des histoires parfois contées, parfois chantées au fil des dates clés des fêtes de Noël, (l’Avent, St Nicolas...). Ces veillées seront aussi l’occasion de connaître les traditions et les rites des campagnes de

Un Noël de traditions à l’écomusée d’Alsace l’ancien temps. La tradition du conte est notamment symbolisée en Alsace par le Veilleur de Noël, bien connu dans la tradition rurale, qui apporte le sommeil aux habitants. Il est le gardien du patrimoine oral et connait quantités de contes et légendes. Le fameux Saint-Nicolas arrivera dans le village le dimanche 5 décembre à la tombée de la nuit. Rendez-vous est donc donné ce jour Place des Charpentiers… Le 2 janvier 2011 aura lieu la veillée des rois

Le sapin à l’honneur à Sélestat Au marché de Noël de Sélestat, le sapin est roi. Le célèbre conifère possède même dans la ville une dimension historique puisque c’est à Sélestat que l’on recense la plus ancienne mention écrite de l’Arbre de Noël datant de 1521. Si le sapin sera donc un thème clé du Noël sélestadien, bien d’autres animations seront organisées durant le mois de décembre. « Chez nous, Noël sans sapin, ce n’est plus vraiment Noël. Plus qu’un simple symbole que l’on décore, il est l’arbre de la fête » fait remarquer le professeur Sappinus. Le sapin de Noël fait à la fois partie de l’Histoire avec un grand H, de la tradition, mais participe aussi des histoires personnelles de chaque famille. On pourra le retrouver dans plusieurs manifestations durant le marché de Noël. Il aura par exemple son propre marché, dans le square Ehm du 4 au 24 décembre. Le marché de Noël a lieu place SaintGeorges, au pied de l’église, derrière la Maison du Pain, dans le prolongement de la Cour des Prélats et non loin de la Bibliothèque Humaniste. Les chalets accueilleront produits gastronomiques et artisanaux comme le veut la tradition. Les weekends seront animés et les associations solidaires bien sûr présentes (IME Arc en ciel et Le Rotary Club CentreAlsace). Sélestat fait également une bonne place aux artisans à l’Arsenal Saint-Hilaire, 20 rue des Chevaliers. A découvrir également le marché Sainte-Foy, situé place du Marché aux poissons pour le plaisir des papilles.

cienne mention du sapin de Noël, dans un livre de comptes datant de 1521. On y apprend que des gardes-forestiers avaient été chargés de surveiller les arbres dans les forêts municipales, et d’infliger une amende à celui ou celle qui abattrait un arbre pour le ramener chez lui à l’occasion de Noël…

A voir du 26 novembre au 8 janvier La bibliothèque humaniste présentera aussi une collection de cartes de vœux tandis que l’église Saint-Georges effectuera un éclairage sur le sapin à travers une exposition retraçant l’évolution de ses décorations, l’occasion d’en apprendre plus sur notre histoire et nos traditions, car le sapin est étroitement lié à la société. Dans l’église on admirera également une collection de jouets, et les visiteurs pourront déposer dans une grotte jouets et livres qui seront offerts à des enfants le soir de Noël. Citons encore le Jardin du sapin, 7 place du Marché aux Choux dans l’arrière-cour de l’hôtel Saint-Lô, espace forestier naturel temporaire où conifères et résineux sont rois. Le marché de Noël à Sélestat, c’est aussi une grande crèche en décor naturel à l’église Saint –Antoine, le Fournil de Noël à la Maison du pain (8 rue du Sel), une chasse au trésor, « Le royaume du sapin » (s’adresser à l’Office de Tourisme), la fameuse boîte aux lettres du Père Noël où déposer sa liste, et bien d’autres choses encore, des concerts, des animations... - Gilles Bloin -

Le sapin à l’honneur

La Bibliothèque humaniste recèle la plus an-

Plus d’informations : www.noel-selestat.fr

mages arrivant au village, accompagnée d’une itinérance dans les rues.

Autres animations

A retrouver également la Grande Roue présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900 durant le marché de Noël. Cette roue de 19 mètres permettra au public de prendre de la hauteur... pour admirer le village sous un autre angle.

La Maison des Goûts et des Couleurs accueillera des ateliers où les enfants pourront confectionner décorations de Noël et gourmandises qu’ils ramèneront ensuite chez eux pour les déposer au pied du sapin. Plusieurs expositions sont également organisées. « Nativité et petites roues », au premier étage de la Maison de Soultz, proposera une collection de landaus datant de la Belle Epoque aux années 50. Au rez-de-chaussée, c’est l’histoire de l’arbre de Noël qui nous est contée. La Maison de Wettolsheim accueillera quant à elle L’Ange de Noël, une installation contemporaine à base de boules en verre. A découvrir également des crèches confectionnées par des artisans. Un veilleur présentera chaque jour la vie des saint jusqu'au jour de Noël, puis les histoires de la Petite Année, ‘s Kleinajohr, qui sont les douze jours entre Noël et l’Epiphanie, sources de nombreuses légendes. - Gilles Bloin -

Programme complet des manifestations : www.ecomusee-alsace.fr


Ouvrez les yeux

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Montres et merveilles au Musée du Temps La nouvelle exposition du Musée du Temps à Besançon a pour objet la montre. Cet objet, utilisé par tous, a évolué depuis le XVIème siècle et a fait beaucoup pour la popularité de la capitale comtoise dans le monde entier. L’exposition « Montres et merveilles » présente l’évolution de l’horlogerie au fil des siècles, mais aussi les matériaux utilisés par les joailliers. Construite de manière chronologique, elle donne à voir au visiteur l’univers fascinant - et mystérieux - de l’horlogie : fusées et ressorts à balancier du XVIIème siècle, mouvement à ponts ou encore montres à complications. L’exposition comporte près de 200 objets divers, liés au domaine de l’horlogerie comme des boîtiers, des plaques émaillées, l’outillage de l’horloger ou encore des documents iconographiques inédits. Une autre partie de l’exposition est consacrée à la ville de Besançon elle-même, célèbre pour sa tradition horlogère, capitale française de la montre au XIXème siècle. On pourra admirer des collections de boîtes de montres ou encore la spécificité technique bisontine : l’établissage (montage du mouvement dans les boîtes de montres).

Les grandes heures de l’horlogerie bisontine

Besançon et l’horlogerie sont indissociables durant près de 300 ans. A la fin du XVIIème siècle, une horloge à pendule fabriquée dans le Haut-Doubs est baptisée horloge comtoise. Elle représente une industrie typique de la région durant trois siècles.

En 1880, la Chambre de commerce de Besançon indique que la capitale couvre 90% de la production horlogère française. La ville est sacrée capitale de la montre française lors de l’exposition universelle de Besançon en 1860. L’ère industrielle

Montre à répétition - Bossy, Besançon, 1910 Collection musée du Temps Laurent Mégevand, horloger originaire de Suisse, sera l’un des grands noms de l’histoire horlogère de Besançon. Il s’installe dans la capitale comtoise avec 80 de ses confrères. L’extension de son activité entraine la création de la Manufacture d’Horlogerie en 1793. Peu à peu, les bisontins remplacent la main d’œuvre suisse et la production augmente de 70% en dix ans avec 21400 pièces produites en 1803. L’horlogerie franc-comtoise est née. La production ne cesse de s’accroître, atteignant son apogée avec 500.000 pièces en 1883. En 1880, la Chambre de commerce de Besançon indique que la capitale couvre 90% de la production horlogère française. La ville est sacrée capitale de la montre française lors de l’exposition universelle de Besançon en 1860.

La mécanisation se développe dès 1889 avec la création de manufactures de mouvement fabriquant des pièces motrices de façon mécanique. La conséquence est l’accroissement des machines à sertir et un gain de temps non négligeable. En 1901, Besançon est devenue un haut lieu de l’horlogerie avec une production de plus de 600.000 pièces. L’abbé Faivre fonde sa première école dans le couvent des Petites Carmes à Battant en 1844. L’Ecole municipale d’horlogerie est ensuite créée dans l’ancien grenier à blé (actuel Conservatoire) en 1862 et connait un succès sans précédent avec l’obtention de plusieurs prix lors de trois expositions universelles en 1867, 1878 et 1889.

Diversification

Le succès se poursuit au début du XXème siècle et 1931 voit l’ouverture d’un nouvel établissement situé avenue Villarceau, comprenant une école, l’Institut du chronomètre et une section de bijouterie. L’Ecole nationale d’horlogerie de Besançon est inaugurée le 2 juillet 1933 par le président Albert Lebrun.

Montre émaillée - Jean-Antoine Lépine, Paris, 1760 La fin d’une époque

Il faut attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour voir l’industrie horlogère reculer, en raison du développement d’autres activités comme le textile, le bâtiment et l’industrie agro-alimentaire. En 1962, seules trois entreprises dépassent les 1000 employés (Lip, Kelton Timex et Rhodiaceta). Ces dernières ferment à leur tour entre 1977 et 1982. L’horlogerie laisse cependant la place à d’autres technologies qui font aujourd’hui la fierté de Besançon comme les microtechniques et les nanotechnologies. - Caroline Vo Minh -

Exposition Montres et merveilles, Musée du Temps, Besançon, du 9 décembre 2010 au 29 mai 2011

Architectures transfrontalières à Saint-Louis En matière d’utopie et d’innovation, l’architecture tient une bonne place. Comme nous l’avons vu dans d’autres expositions lors de la Biennale de la Métropole Rhin-Rhône, l’habitat a souvent été un laboratoire des utopies. Cité jardins à Mulhouse, phalanstères pensés par Proudhon, Saline royale de Ledoux… Les idéaux des hommes s’incarnent aussi dans la pierre et le bois. L’exposition «Architectures transfrontalières» illustre ces liens étroits entre l’idée d’une société meilleure et l’innovation en matière de construction.

Écrire le futur

Le Campus Novartis à Bâle Environnement

La préoccupation environnementale est un autre sujet clé de cette exposition. Plusieurs projets lauréats d’un concours sur les quartiers innovants sont ainsi présentés, pour une nouvelle manière de construire et d’habiter. Le grands enjeu du XXIème siècle sera de conjuguer l’économie et l’environnement. Notons par exemple l’impressionnant projet du Campus Novartis à Bâle s’étalant jusqu’en 2030, avec notamment le bâtiment construit par Frank O. Gehry et sa structure en céramique réduisant la chaleur due au rayonnement solaire.

Transfrontaliers

Le projet IBA Basel 2020, consistant à mettre en place une exposition internationale d’architecture à Bâle, est également présenté. Au mur, une carte géante du district

- Dominique Demangeot -

Architectures transfrontalières, Espace d’art contemporain Fernet Branca, SaintLouis, jusqu’au 30 décembre www.museefernetbranca.fr www.utopinov.org

trinational réunit France, Suisse et Allemagne au sein de ce grand espace économique et culturel. Plusieurs feutres nous invitent à écrire ce que l’on souhaite voir changer sur la carte, nos endroits favoris, nos déplacements quotidiens et hors frontières…

Communautés de vie durables

L’architecture peut être aussi une prise de position, à l’exemple de l’Eco Box, atelier d’architecture autogérée, bel exemple de micro-urbanisme appliqué à un quartier défavorisé de Paris qui peut être démonté et reconstruit ailleurs. Proximité, auto-gestion, production sociale et culturelle deviennent des valeurs clés à travers lesquelles perdure l’esprit de Proudhon. Ici les habitants s’approprient le lieu. L’idée ne date pas d’hier et traverse aussi les frontières, comme le montre

© Dominique Demnageot

Architectures transfrontalières nous donne à voir de nombreux projets, plans, maquettes symbolisant l’innovation, la réflexion et l’ingéniosité. Depuis la Babel des temps bibliques, l’architecture permet à l’homme d’illustrer sa supériorité, domptant la nature et l’apesanteur. C’est ce que semble nous dire le projet de la tour de bureaux de Bakou, vertigineux édifice qui brillera bientôt dans la capitale d’Azerbaïdjan, ou le mémorial sphérique de l’ONU à Chungju en Corée. Et puisque comme l’écrit Yona Friedman, l’objectif pour les jeunes est de « former leur avenir », l’exposition nous présente aussi les derniers prix décernés par la Fondation d’Entreprise Wilmotte, où seront représentées cette année quelques 119 écoles européennes d’ingénieurs.

L’exposition à Saint-Louis dans le cadre de la Biennale de la Métropole Rhin-Rhône fourmille d’exemples de ce type, où innovation et utopie sont intimement liées, où une recherche de communautés de vie durables, mêlant écologie, solidarité et mixité sociale, est à l’œuvre. © Dominique Demnageot

L’espace Fernet Branca a choisi de mettre en lumière la dynamique transfrontalière entre l’Alsace et la Suisse, du fait de la proximité de la ville de Saint-Louis avec Bâle. On peut notamment traverser la frontière franco-suisse en suivant la Rheinuferpromenade qui relie Huningue à Bâle, épousant respectueusement la courbure du Rhin. Trait d’union entre deux villes et deux cultures qui illustre assez finement l’esprit de l’exposition.

l’exemple de cet immeuble pour une vie communautaire à Moscou sur Novinsky Boulevard. Dans les années 30 déjà, la préoccupation était à la réduction des coûts et la rationalisation des moyens. Les bonnes idées aussi se recyclent...

Plusieurs réalisations en cours sont présentées à Saint-Louis


Chroniques CD

14

L’album du mois

FUNK

FOLK POP

POP

POST ROCK METAL

Jamiroquai Rock, Dust, Light, Star (Mercury / Universal)

Ben’s Symphonic Orchestra

The Bewitched Hands Birds And Drums Jive Epic

Generic

Embauché par Universal après un contrat longue durée chez Sony, Jay Kay est retourné dans son studio personnel avec une paire de producteurs et un groupe tout neuf (Derrick McKenzie, batteur des débuts est toujours présent) pour enregistrer le successeur du très décevant Dynamite. Dès l’intro on sait que le disque va bénéficier d’un son plus live. Le morceau-titre est très réussi et une bonne moitié du disque l’est tout autant, avec des cuivres vigoureux, des basses rondes, de vieux claviers, des chœurs soul (White Knuckle Ride et cette bonne vieille recette du single disco futuriste dans la lignée de Little L ou Cosmic Girl) mais quelques morceaux somme toute bien intentionnés font retomber lourdement le soufflé (Two Completely Different Things, nouveau générique de La Croisière S’amuse ?). Même si le disque est inégal, plus intéressant au début qu’à la fin, il est assez agréable de retrouver le chanteur à coiffure de chef indien avec quelques chansons efficaces qui réconcilieront les fans de la première heure. - Simon Grangereau -

Le musicien et producteur multi-instrumentiste Benoît Rault revient avec un troisième album qui puise son inspiration des deux côtés de l’Atlantique. Adepte des mariages de styles, parfois considéré comme le Beck français, il prouve après deux albums qu’il est l’un des plus habiles compositeurs de popsongs de l’Hexagone. En installant à chaque titre une ambiance typique (Crashed On A Beach, Island, très cinématographiques), avec un ukulélé et des chœurs en cascade (We Feel Love sonne comme du Faris Nourallah), quelques bonnes vieilles ficelles folk avec force flûtes (Come Back To My House), et parfois un truc un peu sexuel à la Bowie (You’re Making Some Good To Me), Rault s’emploie à écrire des chansons de bonne facture qui rappellent les belles heures de la pop indé anglo-saxonne.

Les petits Frenchies sont de retour. Et oui ils sont français The Bewitched Hands, et ont particulièrement bien intégré tous les canons de la pop des ces quarante dernières années. Leur dernier album en date en est une nouvelle preuve. Ici c’est d’abord la bonne humeur qui règne, au travers de morceaux solaires, et l’amateur de pop californienne qui vous envoie des embruns au visage ne sera pas déçu. Le très blurien So Cool alterne couplet pop et refrain rock plus brouillon, tandis que Cold aurait presque une dimension punk. Des morceaux avec une réelle ampleur symphonique (Underwear, Work) composent le coeur d’un album qui rappelle par moments les envolées d’Arcade Fire, et laisse augurer de moments scéniques assez excitants. Arrangements lumineux, variations de tempos et un esprit quelque peu hippie (Staying Around, Sea), chants cools, chœurs foisonnants forment la véritable identité du groupe, nous ramenant à l’époque d’une certaine insouciance, ce qui n’est pas négligeable en ces temps moroses. - Manu Gilles -

Le groupe retourne à ses vertiges sonores et comme d’ordinaire, le son est ici souvent compact et massif. A l’image du magma sonore orchestré par la guitare dans Onze Heures, Generic s’approche souvent de climats bruitistes captivants pour qui apprécie ces errances soniques. Expressive mais jamais bavarde avec ses fréquents changements de rythmes, la musique de Generic sait faire doucement monter l’adrénaline chez l’auditeur. Le duo nous a concocté une fois encore ses ambiances très cinématographiques comme l’intro sombre et toute en nuances de Sur la route qui déroule ses 13 minutes 31 comme un serpent, où s’affrontent dans la dernière partie du morceau un clavier cristallin et une batterie autrement plus musclée. L’orage menace, l’atmosphère est lourde et s’étend parfois en de longues plages instrumentales et introspectives. Quelques samples et les arrangements pour clavier apportent une personnalité supplémentaire à ces paysages que le lecteur sera libre d’interpréter à sa guise. Entrez dans l’univers de Generic ! - Brent -

POP

FOLK ROCK

CHANSON

ELECTRO POP

Florent Marchet Courchevel (PIAS)

Little Dragon Machine Dreams (Peacefrog)

Après Gargilesse et Rio Baril, Florent Marchet poursuit son exploration d’une carte de France mi-réelle mi-rêvée avec un arrêt à Courchevel. Des orchestrations une fois encore fournies pour une petite symphonie du quotidien, douce amère et finement orchestrée à l’image du morceau d’ouverture. Florent Marchet poursuit l’œuvre de mémoire d’une enfance enfuie, porteparole des grands dadais trentenaires qui parlent à leurs sacs à dos. Des trois albums produits par l’artiste depuis 2002, Courchevel est celui qui se rapproche le plus des formats pop habituels avec ces petites photographies contemporaines. Florent Marchet porte sur son époque un regard désabusé mais aiguisé, ces arêtes dans la gorge, ces ronces qu’on avale... Et le chanteur de filer une douce désespérance dans ce nouvel album (catastrophe aérienne, noyade, pas très réjouissant tout cela...). Une bande son qui à l’instar de ses compagnons de cordée Arman Méliès, Arnaud Fleurant-Didier, Benjamin Biolay, nous ramène parfois aux années 70, dans ces dix morceaux (plus un instrumental) qui sont autant de petites vies racontées comme au cinéma. - Dominique Demangeot -

Little Dragon marque un pas supplémentaire dans les paysages électroniques, forts de leur récente expérience avec quelques grands noms de la pop internationale (ils ont récemment participé au nouvel album de Gorillaz). La voix de la troublante Yukimi apporte un côté charnel indéniable à ces nouvelles compositions, petits airs de synth pop façon années 80 aux rythmiques martelées et froides (Looking Glass, Runabout), un côté glacé que l’on retrouve à de nombreuses reprises dans cette électro pop concise et élégante, parfois éthérée (Come Home et Fortune). Pourtant, comme lorsque l’on verse de l’eau brûlante sur un bloc de glace, la vapeur surgit à travers des rythmiques souvent dansantes inspirées de couleurs funk et R’n’B, à l’image de Feather qui joue d’un équilibre délicat entre rythmique légère au charley, nappes de synthé aériens et ligne de basse plus musclée. Un album pour danser un peu et rêver aussi, qui se termine d’ailleurs dans une douce torpeur. Nébuleuse musicale alliant trip-pop, jazz, soul, électro, qui excelle dans l’édification de petits formats furieusement électro pop, simples en apparence et qui recèlent pourtant des ressorts très énergiques (Swimming à la rythmique binaire et délicieusement heurtée). - Dominique Demangeot -

Madjo Trapdoor

(Mercury) Après un Ep prometteur, Madjo propose en cette rentrée son premier album qui navigue entre pop, folk et world, une musique étoffée de tout un attirail de bricolages sonores au charme évident. On pense à Feist sur des titres comme Leaving My Heart, Trapdoor in a wall, Lion monkey husband et les rythmiques variées impriment un groove certain à ce premier opus. La jeune artiste d’origine franco-sénégalaise a tout loisir de s’exprimer en anglais comme en français. Capable de faire profil bas (Heading For Trouble, Catch The Bird et ses frêles arrangements) ou de pousser plus la voix, Madjo pratique ici un éclectisme musical à l’image de Cœur de hibou et ses sons vaporeux. Avec Mad Mind, Madjo produit une belle machine pop, efficace tout comme Another Day et Je claque des doigts à l’ambiance plus échevelée, dénotant d’un véritable univers personnel en matière de musique mais aussi de texte. Et pour troubler encore plus l’auditeur, Madjo termine par une belle et sensible ballade guitare voix. Car le dépouillement sied aussi à la chanteuse... - Manu Gilles -

Island On A Roof

(Musicast)

- Simon Grangereau -

Charlotte Mildray La ballade de Julie S (autoproduction) Julie Rey prépare son nouveau spectacle en solo autour du projet Charlotte Mildray, porté en studio avec la collaboration d’Arnaud Cathrine et Bastien Lallemant. Deux noms qui résonnent de belle manière pour les amateurs d’une scène française attentive aux textes comme aux paysages musicaux. La ballade de Julie S, élégant livre-disque sorti en 2009, s’inscrit dans cette mouvance, entrecoupé d’intermèdes parlés. Un album qui chante et parle de fuites, de disparitions et d’errances. En filigrane, une histoire d’amour troublée comme il en existe tant. Charlotte a quitté Anton. Voici pour les faits. Une séparation originelle qui laisse place à une douce mélancolie. Dans les chansons de Charlotte Mildray les réponses s’enfouissent sous la terre et la production, discrète, court à l’essentiel, subtile à la faveur d’un quatuor guitare voix violon contrebasse (Millions of kisses), folk rock tout en sobriété. Julie Rey prend la mer (voire l’horizon…) avec Bastien Lallemant sur un morceau pesant et empli de cuivres, voyageant sur des chansons tout en sobriété, dont L’étreinte qui convoque un chant habité. La guitare accompagne la voix tout en finesse même si, sur les derniers titres, des guitares plus électriques déchirent la brume. - Dominique Demangeot -

II

(UFV Records/Cryptophyte Prod)


Cinéma 24 novembre

Holiday

De Guillaume Nicloux

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 1

Comédie policière

avec Josiane Balasko, Jean-Pierre Darroussin Parti en week-end avec sa femme Nadine, Michel se réveille seul, et on l’accuse du meurtre de la propriétaire de l’hôtel...

De David Yates

Fantastique, Aventure

avec Emma Watson, Daniel Radcliffe Voldemort prend de l’ampleur et contrôle désormais le Ministère de la magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione doivent réunir les Horcruxes pour détruire le sorcier maléfique.

Mardi, après Noël De Radu Muntean

Drame

Takers

avec Dragos Bucur, Maria Popistasu L’épouse et la maîtresse de Paul se rencontrent de manière imprévue...

De John Luessenhop

Thriller

avec Chris Brown, Hayden Christensen Un inspecteur de Manhattan traque une équipe de gros braqueurs.

Harry Potter et sa bande de retour le 24 novembre

8 décembre Le Monde de Narnia : Chapitre 3 L’odyssée du passeur d’aurore

Outrage

De Takeshi Kitano avec Takeshi Kitano, Ryo Kase, Renji Ishibashi

Quartier lointain De Sam Garbarski

Comédie dramatique

avec Pascal Greggory, Jonathan Zaccaï

Raiponce, le 1er décembre

Le Nom des gens De Michel Leclerc

Comédie dramatique

avec Jacques Gamblin, Sara Forestier Bahia Benmahmoud couche avec ses adversaires politiques pour les rallier à sa cause. Lorsqu’elle rencontre Arthur Martin, sa vie change...

L’Apprenti Père Noël De Luc Vinciguerra

Animation

avec les voix de Line Renaud, Julie Gayet... Le Père Noël doit choisir un apprenti qui le remplacera.

De Edgar Wright

Aventure, Romance

avec Michael Cera, Mary Elizabeth Winstead Scott Pilgrim doit affronter les anciens prétendants de sa petite amie.

Raiponce

De Nathan Greno, Byron Howard

Animation (Walt Disney)

Flynn Rider est le bandit le plus recherché du royaume. Il se cache dans une tour et rencontre Raiponce, une jeune fille dont la chevelure mesure 20 mètres de long...

De Michael Hoffman

De Fred Cavayé

avec Gilles Lellouche, Roschdy Zem

Nowhere Boy

Le Soldat dieu

Musique, Biopic

Drame

avec Shinobu Terajima, Keigo Kasuya Une jeune femme s’occupe de son mari, revenu de la guerre sourd, sans bras ni jambes.

Mon Pote

De Marc Esposito

Comédie dramatique

avec Edouard Baer, Benoît Magimel

De Sam Taylor Wood avec Kristin Scott Thomas, Aaron Johnson La jeunesse de John Lennon et sa rencontre avec Paul McCartney et George Harrisson.

De vrais mensonges De Pierre Salvadori

Comédie dramatique

avec Audrey Tautou, Nathalie Baye Emilie reçoit une lettre d’amour, qu’elle adresse à sa mère que son père vient de quitter...

L’histoire d’un superméchant qui est aussi un looser, et qui crée un super héros pour redorer son blason. Mais le super héros s’avère finalement encore plus cruel que lui...

The Tourist

De Florian Henckel von Donnersmarck

Thriller

avec Johnny Depp, Angelina Jolie Un touriste américain est utilisé par une agent d’Interpol pour tromper un criminel avec qui elle a vécu une relation.

Devil

De John Erick Dowdle, Drew Dowdle

Thriller, Fantastique

avec Chris Messina, Logan Marshall-Green

Une vie de chat

De Alain Gagnol, Jean-Loup Felicioli

Animation

Un chat vit avec Zoé, fille d’un commissaire, mais accompagne un voleur la nuit sur les toits de Paris. Un jour, Zoé est kidnappée...

Les Trois prochains jours De Paul Haggis

Comédie dramatique

avec Russell Crowe, Elizabeth Banks

Comédie

Scott Pilgrim

Le Monde de Narnia, le 8 décembre

avec James McAvoy, Christopher Plummer La dernière année de vie de l’écrivain Léon Tolstoï.

De Jason Friedberg, Aaron Seltzer

1 décembre

Animation, Fantastique

Drame, Biographie

Mords-moi sans hésitation

avec Jenn Proske, Matt Lanter Une parodie déjantée de la série Twilight.

De Tom McGrath

avec Diane Kruger, Ludivine Sagnier

De Kôji Wakamatsu

Drame

Megamind

Tolstoï, le dernier automne

Thriller

Roses à crédit

15 décembre

De Fabienne Berthaud

A bout portant

avec Benedict Cumberbatch, Kayvan Novak

avec Léa Seydoux, Grégoire Leprince-Ringuet Après la guerre, Marjoline épouse un jeune chercheur en horticulture. La jeune femme se couvre de dettes pour meubler leur nouvel appartement, mettant son couple pourtant heureux en danger.

Action

Comédie dramatique

Comédie dramatique

avec Ben Barnes, Skandar Keynes Edmund et Lucy séjournent chez leurs oncle et tante. Avec leur cousin Eustache, ils sont transportés sur le navire «Le Passeur d’Aurore» et partent en quête du pays d’Aslan...

De Ethan Maniquis, Robert Rodriguez

Pieds nus sur les limaces

De Chris Morris

De Amos Gitaï

Machete

avec Michelle Rodriguez, Jessica Alba Un ouvrier est pris comme bouc émissaire d’un assassinat politique. Manque de chance : il s’agit d’un ancien agent fédéral, la terreur des malfrats.

We Are Four Lions

De Michael Apted

Aventure, Fantastique

Drame

15

Bébé mode d’emploi De Greg Berlanti

Stockholm (I) - L’Argent facile De Daniel Espinosa

Drame policier

avec Joel Kinnaman, Matias Padin Varela Premier volet de trois histoires entremêlées autour de la drogue et du crime organisé.

Le Secret de Chanda De Oliver Schmitz

Drame

avec Khomotso Manyaka, Lerato Mvelase Dans un township proche de Johannesburg, la jeune Chanda fait face à une rumeur qui touche sa famille. La fillette part en quête de la vérité...

Comédie dramatique

avec Katherine Heigl, Josh Duhamel, Josh Lucas Holly et Eric Messer pensaient ne pas survivre à un premier rendez-vous râté, mais doivent s’improviser parents pour leur filleule adorée qui n’a plus qu’eux au monde.

Une vie de chat, le 15 décembre Un balcon sur la mer De Nicole Garcia

Comédie dramatique

avec Jean Dujardin, Marie-Josée Croze

Faites le mur ! De Banksy

Documentaire

avec Banksy, Shepard Fairey L’artiste graffeur Bansky raconte l’histoire de Thierry Guetta, un excentrique qui se reconvertit en documentariste en suivant les traces des maîtres du Street Art.


EXPOSITION

Montres & Merveilles

ps - BEsANçON

MuséE Du TEM

Du 9 décembre 2010 au 29 mai 2011

es anciennes. Collection de montr : la montre

Leroy 01 du monde, la plus compliquée durant un siècle

Besançon

l’irrésistible

w w w. b e s a n c

-END FORFAIT WEEK

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par pers.* RéSERvaTION

Office de Tourisme ançon et des Congrès de Bes BP 297 ex 25016 Besançon Ced 03 81 80 92 55 me.com info@besancon-touris

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LE, merveille LE PALAIS GrANVEL ueille le acc ce, san ais ren de la Besançon. Musée du Temps de

ur du temps” Devenez “Explorateide conférencier gu en compagnie d’un

pulsion de e horlogère. Sous l’im ute à Besançon l’épopé sses s’installent sui ers log hor C’est en 1793 que déb 700 , ociant en horlogerie rication de Laurent Mégevand, nég de 400 ateliers de fab Second Empire, près e ation d’une cré la , cle siè XIX à Besançon. Sous le du itale comtoise. A la fin de capitale de montres animent la cap ve Besançon au rang d’un observatoire élè et s aux anciens ie ade ger faç orlo les d’h nt le me éco cadrans solaires qui ani Des temps. se. du çai r fran teu lora ntre la mo our, exp enez l’espace d’un séj ateliers d’horlogers, dev

urisme.com

ww.besancon-to

Disponible sur w

de petit-déjeuner, la taxe au hôtel deux étoiles, un l’entrée en chambre double, delle, l’entrée au Musée du Temps et osée par nuit la d pren com Cita à la ps” prop * Ce tarif “Explorateur du tem comprenant l’entrée séjour, un Visi’Pass rts et d’Archéologie, une visite guidéeonibilités auprès des différents prestaMusée des Beaux-A et un dîner hors boissons. Selon disp possible : nous consulter. e aine rism sem Tou en r. Séjour l’Office de ment : nous consulte taires. Autre héberge

Crédits Photo : P. Guenat - Ville de Besançon

ses Fortifications

BESANçoN, LA CITADELLE DE l’UNESCo de al ndi mo e oin de Vauban, Patrim

on-tourisme.

Diversions Bourgogne décembre 2010  

Journal cultures et sorties

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