Issuu on Google+

Mensuel gratuit d’informations

#54 septembre

2013

Culture et actualité

Théâtre Dijon Bourgogne - Rentrée de l’atheneum Beaune Vibrations - Nouveau parcours Moyen Âge et Renaissance au Musée des beaux-arts de Dijon Rentrée culturelle à Quetigny - Un nouveau chef pour l’Orchestre Dijon Bourgogne - Rentrée culturelle de Chenôve - Mâcon Scène Nationale La saison de l’Espace des Arts - Conservatoire du Grand Chalon + l’agenda du mois + Chroniques CD, Livres...


diversions-magazine.com

cultures sorties société

#54 #26 septembre 2013

L’AGENDA - 4 DIJON - 5

Théâtre Dijon Bourgogne La nouvelle saison de l’atheneum Nouveau parcours Moyen Âge et Renaissance au Musée des beaux-arts de Dijon Un nouveau chef pour l’Orchestre Dijon Bourgogne

Diversions - Edition Bourgogne Journal d’information gratuit 1, rue de Vittel 25000 Besançon 03 81 87 40 05 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

DOSSIER SPÉCIAL FESTIVAL DÉTONATION À LA RODIA - 8-9

CHALON-SUR-SAÔNE -13

QUETIGNY - 11

MÂCON - 14

Rentrée culturelle à Quetigny

La saison de l’Espace des Arts Conservatoire du Grand Chalon

LITTÉRATURES - 14 CHRONIQUES CD - 15

La saison de Mâcon Scène Nationale

CHENÔVE - 12

Rentrée culturelle à Chenôve

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Florian Antunes Pires, Lucie Brownie, Dominique Demangeot Manu Gilles, Simon Grangereau, Amandine Mannier, Sébastien Marais Paul Sobrin, Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

Dépôt légal : septembre 2013 © Diversions 2013 Imprimé en Espagne ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur la Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : Jeudi 26 septembre 2013


Diversions - L’Agenda du mois BEAUNE La Lanterne Magique 21 septembre à 20h30 : Iltika - Hip hop acoustique Musée du Vin de Bourgogne Jusqu’au 15 septembre : Exposition «Question d’étiquette(s) / L’étiquette de vin: support de communication et/ou œuvre d’art ?» CHALON-SUR-SAÔNE Auditorium du Conservatoire 20 septembre à 20h : Ouverture de saison : Le cabinet des curiosités vocales - Musique Vocale

Espace des Arts Du 18 au 20 septembre à 20h : A bas bruit – Cirque/Danse 24 septembre à 20h : La face cachée de la lune - Rock

Musée Nicéphore Niépce Jusqu’au 15 septembre : Exposition Charles Fréger : « Uniformes » Jusqu’au 15 septembre : Exposition « Ces photos qu’on ne jette plus… »

La Péniche 12 septembre à 19h : Ouverture de saison : L’étrangleuse & le professeur Verdeyrberke - Apéro Concert Floklore rurbain 21 septembre à 21h : Los Tres Puntos + Hors Controle - Punk alternatif CHENÔVE Salle des fêtes 6 septembre à 18h30 : Lancement de saison avec Madou - Chanson 25 septembre à 20h : Écoute donc voir - Théâtre

Les sorties du mois en un clin d’oeil FRAC Bourgogne Jusqu’au 29 septembre : Exposition de Hiraki Sawa : «Souvenir» Jusqu’au 30 septembre : Exposition «Les gares ouvrent leurs portes à l’art contemporain» - Art contemporain

Péniche Cancale 19 septembre à 21h : Johnny Mafia/Tchev - Support your local band / Rock Garage/ Funk 22 septembre à 18h : Clear Soul Forces/ Boom Bap Selectorz - Hip hop

La Vapeur 14 septembre à 14h : Journées Portes Ouvertes et à 21h : Popcorn Party – Dancefloor 25 septembre à 20h : Seun Kuti & Egypt 80 / Ezza – Afrobeat 28 septembre à 16h30 : Rising Fest III - Heavy Metal Show

MÂCON La Cave à Musique 21 septembre : Compagnie Equinoctis + Macon All Stars #7 + Battle Selectas – Comédie musicale 27 septembre : Présentation de saison 28 septembre : Oh ! Tiger Mountain + And Also The Threes - Indie Rock/Post Punk

Mâcon Scène Nationale 15 septembre à 11h, 14h et 16h : Visite du théâtre + La Collection, par Nathalie Pernette, dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine - Danse

DIJON Du 21 au 29 septembre : Tribu Festival Musiques du monde à Dijon et en Bourgogne Programme complet : www.tribufestival.com ABC (au Théâtre des Feuillants) 26 septembre à 20h : Orchestre National de jazz – Jazz

Consortium Jusqu’au 29 septembre : Expositions «Alex Israel» «Dadamaino» «The photographic Object 1970» «Picasso devant la Télé» - Art contemporain

© DR

© Christophe Raynaud de Lage

A bas bruit

4

Seun Kuti Parc des Expositions 25 septembre : Eduk@2.0  - Salon des éditeurs et du numérique éducatif

La Collection à Mâcon Scène Nationale le 15 septembre


Diversions - Journal culturel

5

Théâtre La nouvelle saison du TDB

© Pierre Grobois

Le directeur du TDB prépare également un projet étroitement lié à la musique, puisque du 7 au 16 novembre, il rendra hommage au chanteur Jean Guidoni en collaboration avec Yves Jamait. Dans Tout va bien, Benoît Lambert et le chanteur vont explorer le

médicale». On n’en attendait pas moins de la part de la troupe haute en couleurs des 26 000 Couverts, même si l’effectif se voit ici réduit à deux comédiens, pour un univers vaudevillesque totalement revisité.

Modèles mis en scène par Pauline Bureau

© Thomas Faverjon

Des compagnonnages sont mis en place cette année, avec des artistes associés que l’on retrouvera plusieurs fois dans la saison. Une saison qui s’ouvrira le 8 octobre avec Modèles, mis en scène par Pauline Bureau, qui avait présenté la saison dernière une adaptation de La Meilleure Part des hommes de Tristan Garcia au TDB. Basée sur des textes de Marguerite Duras, Marie Darrieussecq, Virginia Woolf entre autres artistes féminines, cette pièce écrite à sept mains interroge la condition féminine, la famille et la transmission. On retrouvera Pauline Bureau en janvier prochain avec une nouvelle création, Sirènes. Cécile Backès sera quant à elle présente à deux reprises en octobre, donnant tour à tour son adaptation de La maison de Marguerite Duras et de King Kong Théorie, essai très personnel de Virginie Despentes qui s’interroge sur son travail d’écrivain et sur la sexualité féminine. Des engagements d’artistes de deux générations différentes.

répertoire de celui qui allait devenir, dans les années 80, une référence pour des générations de chanteurs à venir, à force de textes profonds évoquant les marges, où se mêlent le sexe et la mort, des chansons dans lesquelles la dimension théâtrale n’est jamais bien loin, à la manière d’un cabaret.

© DR

Benoît Lambert s’apprête à présenter sa première saison, programmée par ses soins, depuis son arrivée à la tête du Théâtre Dijon Bourgogne. Si le public dijonnais le connaît bien, plusieurs de ses spectacles ayant été donnés dans la capitale bourguignonne, c’est donc cette fois en tant que directeur que le metteur en scène sera présent au TDB.

La maison mis en scène par Cécile Backès en octobre En janvier prochain, Benoît Lambert invite la compagnie des 26 000 Couverts à l’occasion de Jacques et Mylène, pièce décrite par le TDB comme «une histoire d’amour, un drame, un feuilleton, une farce, une série B, une épopée, une tendre chronique familiale, un mélodrame, une pièce érotico-

En février 2014, place à l’art de la marionnette avec une adaptation de Peter Pan par la compagnie L’Artifice de Christian Duchange. Dans le cadre du festival jeune public À Pas Contés, Peter Pan sera donné du 17 au 22 février au Parvis Saint-Jean. Seconde étape d’Une traversée des territoires d’enfance, le spectacle mettra donc en vedette le héros de la jeunesse par excellence, Peter Pan, créé par l’auteur écossais James Matthew Barrie. Pierre-Yves Chapalain présentera en mars 2014 sa nouvelle création, La brume du soir, une histoire d’amour sur fond de guinguette et de fête foraine, un cadre décalé comme le metteur en scène sait si bien en créer. Pierre-Yves Chapalain s’est en effet inspiré des cabanons des exilés des pays de l’Est pour planter son décor.

Jacques et Mylène Le théâtre se veut encore et toujours citoyen, comme nous le prouvera en février Stefano Massini avec Chapitres de la chute, premier volet d’une Saga des Lehman Brothers, faisant implicitement référence à la crise financière qui décime notre bel ordre mondial et financier depuis 2008. Le festival Théâtre en Mai reprendra quant à lui ses droits du 23 mai au 1er juin prochains, une programmation qui est encore à définir pour cette 25ème édition. - Dominique Demangeot -

Présentation de saison : Vendredi 20 septembre à 19h au Parvis Saint-Jean Gratuit, réservation obligatoire : 03 80 30 12 12 – www.tdb-cdn.com

Campus Dijon La nouvelle saison de l’atheneum En cette rentrée 2013, l’atheneum prépare une double célébration : d’abord celle des trente ans de la structure, qui rayonne aujourd’hui en tant que lieu de culture et de création au sein du campus universitaire, ensuite celle des dix ans du festival Novosonic, se tenant chaque année au début de l’automne.

Présentation de la saison culturelle

Le 18 septembre, l’atheneum présentera cette trentième saison culturelle. Charline Mohn, nouvelle directrice du Pôle culture et de l’atheneum, fera le point sur les projets de l’année à venir. La directrice du Centre chorégraphique national de FrancheComté, Joanne Leighton, a été invitée à ouvrir le bal... au sens propre puisqu’elle donnera un Bal moderne où tout un chacun pourra participer. L’atheneum souhaite en effet instaurer des rendez-vous participatifs, où le public peut apporter sa pierre. Si Joanne Leighton s’occupera de vos pieds, l’artiste culinaire Hubert Anceau sera quant à lui chargé de flatter vos papilles.

Mercredi 18 septembre à 18h30 Entrée libre - réservation conseillée au 03 80 39 52 20

© DR

L’atheneum est un service du Pôle Culture de l’Université de Bourgogne, qui propose une programmation éclectique mêlant danse, musique, théâtre et expositions tout au long de la saison. Il collabore d’ailleurs avec de nombreuses structures et associations culturelles dijonnaises.

Journée culturelle sur le campus le 12 septembre à Dijon

La danse participative est au cœur du projet de Joanne Leighton Artistes en résidence

L’atheneum poursuit ses collaborations artistiques. On retrouvera ainsi Joanne Leighton par deux fois à Dijon, tout d’abord le 16 octobre avec Midori, solo écrit pour le danseur Jérôme Andrieu, puis le 27 novembre pour une création, là encore participative : Made In Dijon. Performance in situ pour 99 amateurs et 5 danseurs professionnels, donné au cœur du campus, Made In Dijon sera mis en place lors d’ateliers qui se dérouleront entre le 15 et le 21 novembre. Si vous souhaitez vous inscrire et participer à cette aventure, vous pouvez contacter Peggy Camus sur ce mail : peggy.camus@u-bourgogne.fr. Une autre résidence de création sera proposée au musicien Gérald Kurdian. On pourra le découvrir en plusieurs temps sur l’année, et notamment lors du festival Novosonic 2013 et d’Actions 2014, temps fort consacré à la performance.

Une exposition «  10 ans de spectacles  » retracera dix années de création à l’atheneum, immortalisées par le photographe dijonnais Vincent Arbelet.

Du 12 septembre au 17 octobre De 10h à 17h du lundi au vendredi / Vernissage jeudi 12 septembre à 19h - Entrée libre À l’occasion des dix ans du festival Novosonic, qui se déroulera cette année du 23 au 29 octobre, Vincent Arbelet proposera une seconde exposition, « 10 ans de festival », revenant sur certains concerts de Novosonic.

Exposition du 23 octobre au 29 novembre De 10h à 17h du lundi au vendredi - Entrée libre - Dominique Demangeot -

Programmation complète : atheneum.u-bourgogne.fr

Le Pôle culture de l’Université de Bourgogne réunit désormais quatre services - atheneum, Mission Culture Scientifique, Editions Universitaires de Dijon et Université ouverte - en vue d’une coordination accrue et de la mise en place de futurs projets transversaux. Le 12 septembre, dès 11h30, les services de l’Université de Bourgogne, les associations étudiantes et les partenaires culturels de Dijon, proposeront une journée spéciale où la culture aura la parole. Des petites formes artistiques seront mises en place par le TDB, l’Orchestre Dijon Bourgogne entres autres structures. Pour décompresser en pleine période d’inscriptions et de choix de matières, l’atheneum vous invite également à une soirée qui débutera à 20 heures, après un apéro musical qui se tiendra de 17h à 20h sur l’esplanade Erasme. Avant les concerts de Skylab et Kaesis à 21 heures, l’atheneum ouvre sa scène à des associations culturelles du campus (La Luna del Oriente, le Théâtre Universitaire, De Taille et d‘Estoc, Corps/ Texte, Singall).


Diversions - Journal culturel

6

Musée des beaux-arts de Dijon Nouveau parcours Moyen Âge et Renaissance Le 7 septembre, le musée des beaux-arts de Dijon inaugure son nouveau parcours Moyen Âge et Renaissance, dans l’ancien Hôtel des Ducs de Bourgogne et la partie orientale du Palais des États. La première phase du chantier de rénovation du musée s’achève donc, en proposant une nouvelle organisation autour de la cour de Bar.

À gauche : Perspective Cour de Bar © Perspectives des ateliers Lion Architectes Urbanistes, 2012 À droite : Vue galerie de Bellegarde © Musée des beaux-arts de Dijon, photo François Jay

Le public peut donc découvrir le nouveau parcours Moyen Âge et Renaissance, qui se tient dans un bâtiment redessiné. À cette occasion, les fameux Pleurants du tombeau de Jean sans Peur retrouvent le musée, après avoir parcouru les États-Unis et l’Europe lors des travaux qui ont duré trois ans. Les architectes Yves Lion et Éric Pallot ont souhaité ouvrir le musée sur la ville, l’un des plus anciens de France puisque ses origines remontent à l’Ancien Régime. Art médiéval mais aussi égyptien, collections encyclopédiques datant de la Révolution, le fonds du musée se consacre également à l’art et l’histoire de la Bourgogne de la fin du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle. On trouve en effet dans la salle des tombeaux et la salle des États des références aux dates clés de l’histoire de la Bourgogne. Le musée accueille en outre des collections issues des cinq continents.

La dernière rénovation du musée datait de la dernière guerre, et les conditions de conservation des oeuvres n’étaient donc plus adéquates. La rénovation actuelle vise à accroître l’espace d’exposition mais aussi à améliorer l’accueil du public. Cinq ans d’études ont été nécessaires à la préparation des travaux. En 2005, les Ateliers Lion Architectes Urbanistes, sous la direction de Yves Lion, ont été choisis à l’issue d’un concours. La restauration des façades et des espaces historiques du palais a été confiée à Éric Pallot, architecte en chef des monuments historiques.

Le projet de rénovation mêle héritage architectural classique et vision contemporaine. Les divers bâtiments du palais ont été édifiés entre le XIVe et le XIXe siècle, d’abord résidence des ducs de Bourgogne, puis demeure des souverains et des gouverneurs, siège des États, école de dessin et enfin mairie de Dijon.

À terme, la surface d’exposition passera de 3500 à 5200 m², ce qui permettra de présenter plus de 1000 œuvres supplémentaires (2000 étaient présentées avant la rénovation).

Les architectes ont souhaité faire dialoguer le bâtiment et les oeuvres, afin d’offrir aux visiteurs une lecture historique du lieu. Les fenêtres seront à nouveau ouvertes pour ménager une relation plus proche entre le musée et son environnement extérieur. La cour de Bar devient en outre un axe central du projet de rénovation. Ouverte sur la ville, elle donnera à terme l’accès aux trois parcours, avec un café au rez-de-chaussée de la galerie de Bellegarde et une librairie. Notons encore que le square des ducs, aménagé en 1863, a bénéficié récemment de travaux d’embellissement.

Parcours XVIIème et XVIIIème siècles dans l’aile de l’École de dessin (1787) Parcours XIXème et XXème siècles dans l’aile du musée (1852)

Trois parcours à découvrir

- Marc Vincent -

Les collections sont placées dans les bâtiments qui leur sont contemporains. Trois parcours seront proposés à terme. Parcours Moyen Âge et Renaissance dans le palais des ducs de Bourgogne (XIVème XVème siècles) et la galerie de Bellegarde (1614)

Programme de rénovation en tranches

Mai 2008 à juillet 2009 : extérieur de la galerie de Bellegarde 2011-2013 : palais des ducs et intérieur de la galerie 2015-2019 : ailes de l’École de Dessin sur la cour d’honneur et la rue Rameau ; aile du musée sur la place de la Sainte-Chapelle et tour de Bar

Musée révélé, programme inaugural, Musée des beaux-arts de Dijon, 7 septembre dès 13h http://mba.dijon.fr

Orchestre Dijon Bourgogne Un nouveau chef pour l’orchestre Bœuf sur le toit le 11 février, qui fait référence à la mythique salle parisienne des Années Folles où le jazz faisait fureur. Debussy, Ravel, Gounod et Milhaud seront interprétés ici. Quant à Amanda Favier, elle assurera la direction d’orchestre et le violon soliste en avril à l’occasion d’un programme autour de quelques illustres compositeurs italiens comme Vivaldi et Corelli.

L’Orchestre Dijon Bourgogne accueille en ce début de saison un chef principal en la personne de Gergely Madaras.

© Balazs Borocz

D’origine hongroise, vivant aujourd’hui à Londres, le jeune chef faisait partie en 2011 des trois finalistes lors du Concours International des Jeunes Chefs de Besançon. Gergely Madaras souhaite notamment donner à l’ODB une identité forte, en proposant pour cette première saison quatre programmes au public bourguignon. La première rencontre aura lieu dans un lieu atypique, à savoir le Parc des expositions de la capitale bourguignonne. Un Noël Hongrois qui sera l’occasion pour Gergely Madaras de présenter au public son univers musical, issu des quatre cultures qu’il a croisées durant sa carrière, la Hongrie bien sûr mais aussi Vienne où il a étudié la direction d’orchestre, Londres où il vit et la France... qui l’accueille à présent.

Gergely Madaras

© Vanessa Bureau

D’un monde à l’autre

C’est ensuite en mars 2014 que le parcours se poursuivra avec une version semi-scénique du chef d’œuvre de Grieg, Peer Gynt, qui sera mise en scène par Emmanuelle Cordoliani. Après les mondes et les créatures fantastiques de Peer Gynt, place à l’Allemagne de Brahms avec Un Requiem allemand - Ein deutsche Requiem op. 45 -, lors duquel l’orchestre partagera la scène avec le Chœur de l’Opéra de Dijon et deux voix solistes. Gergely Madaras dirigera enfin le concert de clôture de saison le 16 juin prochain, avec un programme mêlant musiques contemporaine - John Cage - et classique Mozart et Mendelssohn -. Le piano sera assuré par la soliste internationale Elisso Virsaladze. D’autres chefs seront conviés durant la saison, à l’image de Jean-Christophe Cholet,

qui revient diriger l’orchestre, aux côtés du pianiste Guillaume de Chassy. Traversées, créé l’an dernier à la Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre, sera à nouveau présenté en janvier prochain à la Salle de Flore du Palais des Ducs de Bourgogne, un voyage où cheminent jazz et classique, inspiré par les écrits de Borges. Autre rencontre le 23 mars au Grand Théâtre de Dijon, cette fois entre le monde du cirque et celui de la musique classique, avec D’un monde à l’autre, créé en collaboration avec la compagnie Manie, et sous la direction musicale de Thierry Weber. D’autres chemins musicaux seront empruntés en 2013-2014, comme le programme Le

L’Orchestre Dijon Bourgogne poursuit également ses actions auprès des publics, en reconduisant notamment la belle expérience de l’Orchestre des Quartiers, qui s’apprête à démarrer sa quatrième saison dans le quartier de Fontaine d’Ouche. L’opération consiste à initier au violon et au violoncelle des enfants sans aucune expérience du solfège et de la pratique instrumentale. Chaque année une «promotion» supplémentaire est créée. Plusieurs musiciens professionnels - comme Amanda Favier et David Grimal les saisons précédentes - viennent chaque année apporter quelques conseils aux musiciens en herbe. Notons qu’en cette rentrée 2013, l’ODB s’en va à la rencontre des publics avec plusieurs rendez-vous à Dijon et dans son agglomération, le 10 octobre à 20h au Centre Pierre-Jacques de Fontaine-lès-Dijon, et le 11 octobre à 20h30 à l’Espace Mendès France de Quetigny. Des extraits de Gounod, Grieg, Britten et Beethoven seront proposés. - Dominique Demangeot -

Programme complet : www.orchestredijonbourgogne.fr


8

Réservez votre week-end du 26 au 28 septembre prochains. La Rodia, salle des musiques actuelles de Besançon, propose en effet trois jours de musiques actuelles et d’arts graphiques, des concerts et un projet vidéo original. Cette double page spéciale vous présente certains des groupes présents à l’occasion de ce nouveau temps fort de la rentrée culturelle bisontine, qui va tanguer entre rock et hip hop, électro et revival new wave. Détonation défriche les nouvelles tendances. Pas toujours évident en effet de s’y retrouver en 2013, parmi les dizaines de courants musicaux qui souvent s’enchevêtrent chez un même groupe, à l’image de formations hip hop comme les Mancuniens de Virus Syndicate, ou encore du jeune beatmaker toulousain Al’Tarba, ce dernier confessant une culture musicale aussi bien punk/hardcore que rap. En matière de métissage musical, ne manquez pas non plus les étonnants musiciens de Systema Solar, qui intègrent sans complexes dans leur shaker musical esthétiques modernes - électro, rap - et motifs des folklores latins. Pour bénéficier cependant d’un minimum de lisibilité, la programmation

fait apparaître tout de même trois esthétiques musicales sur les trois soirées, à savoir electro / swing le jeudi, pop / rock le vendredi et enfin tendance hiphop / dubstep / electro le samedi. Citons encore la venue de la nouvelle sensation rock française Fauve - dont vous trouverez ici une interview, à écouter dans son intégralité sur Radio Sud Besançon - www.radiosud.net -, sans oublier le retour des locaux de Cottow Claw, collectif qui avait présenté sa nouvelle création en décembre dernier à la Rodia. Le groupe sera d’ailleurs suivi

cette année par la salle. Le hall d’accueil proposera quant à lui, chaque soir, des DJ sets avec Sono Gringo le jeudi, Major Mayor et MFW le vendredi, et enfin Feetwan et Twenty Cents le samedi soir. - Dominique Demangeot -

Détonation, La Rodia, Besançon Du 26 au 28 septembre Programmation complète : www.larodia.com

ROCK FAUVE

Le groupe hexagonal a su imposer en quelques mois seulement son rock planant, accompagné de textes en français au rendu si particulier. Ceux qui considèrent la musique comme un exutoire d’abord pour eux-mêmes, ont su fédérer derrière eux une bonne base de fans. Les membres de Fauve nous content les vies des gens normaux, promettent « qu’on la vivra notre putain de belle histoire » et évoquent les Pixies comme une influence déterminante. Leur premier album, intitulé Blizzard, Fauve l’ont composé et enregistré seuls, dans leurs chambres. Le nom du groupe s’inspire quant à lui du film Les nuits fauves, du regretté Cyril Collard... Autant dire qu’on est très très loin d’une comédie légère... Rencontre avec le groupe.

Comment vivez-vous ce fort buzz autour de vous ? On est carrément sur le cul, on s’y attendait pas. On est une bande de potes, on se connait depuis longtemps, et là on est super excités par ce qu’il se passe. Tout ça on l’a pas cherché, on a juste posté notre boulot de copains sur Youtube. Par contre c’est pas toujours évident. La plupart du temps on a des messages de sympathie, des gens qui sont touchés par ce qu’on dit. Mais parfois il y a des trucs qui se disent, qu’on est chan’mé ! Que c’est merdique ce qu’on dit ! Qu’on est des connards, etc. Du côté des sympathiques, on a une espèce de pression, des gens nous disent : j’espère que vous allez pas nous décevoir sur scène! Alors que nous, on est pas des musiciens professionels, sans expérience scénique, alors c’est pas facile

© DR

Comment est organisé le collectif Fauve ? Aujourd’hui on est neuf dans ce qu’on appelle le Corps, mais cinq sur scène. Les quatre autres s’occupent de la vidéo, de notre identité graphique. Toutefois on tient à une chose, qui est très importante pour nous, c’est qu’on n’est pas un assemblage de personnes, mais on est tous Fauve en fait. Y’a pas de guitariste, ni de batteur, mais une unité.

ce soit dans Fauve, à part à nous- mêmes et à nos proches. Fauve c’est une espèce de monologue que tu peux avoir sous la douche. Tu écris comme tu penses, vraiment, comme si tu t’adressais à un pote, et souvent dans ces cas-là, tu dis putain, merde, enculé, etc. L’idée c’est pas du tout de faire de la provoque.

à gérer ! C’est ce mélange de tout ce qui arrive en positif et en négatif qui crée une excitation mais aussi une certaine angoisse. Qu’avez-vous cherché en créant ce collectif et en publiant vos productions sur Youtube? On a fait ça pour nous, car ça nous faisait du bien, se retrouver ensemble dans une idée commune ! Une sorte d’exutoire, une sorte de projet thérapeutique dans la démarche. D’ailleurs le titre Blizzard, qui est clairement une image de la dépression qu’il y a en nous, est révélateur de ce qu’on veut faire. Le blizzard c’est le truc contre lequel on va se battre, c’est pour ça qu’on se réunit dans Fauve, pour résister ensemble contre ce blizzard qu’il y a en nous, le condensé de toute les agressions quotidiennes que tu vas pouvoir subir, intérieures comme extérieures. La plupart des groupes chantent ou rappent, ou slamment, mais vous, vous parlez. Explique-nous un peu ce concept... À la base, ça vient pas d’apprentissage, de calcul ou je ne sais quoi, c’est juste qu’on avait envie de parler. On avait des textes, et

on s’est rendu compte que le meilleur moyen que ces textes produisent leur effet cathartique, car c’est ce qu’on leur demandait, c’était de les réciter tels quels ! Parce que quand tu écris un texte, qu’ensuite tu essaies d’en faire une chanson, tu vas essayer d’en faire des rimes, de le découper, le structurer, de mettre des mélodies, etc. Et on est pas doués pour ça, ça nous a vachement frustrés, et donc, ça ne donnait pas l’effet thérapeutique qu’on voulait ! Donc on s’est mis à parler. Il a fallu séquencer le texte pour qu’il s’inscrive dans des grilles d’accords. Ça parait un peu barbare comme ça, mais c’est ainsi qu’on fonctionne. Après on tente des trucs, sur l’album qu’on bosse en ce moment, on tente de parler différemment. Parfois des trucs bien séquencés, parfois plus fleuves ou plus hâchés... Vous utilisez avec largesse les jurons. Est-ce pour appuyer l’impact de vos textes, alerter l’auditeur ? Cibler particulièrement un public précis ? Il y a aucune volonté de s’adresser à qui que

Sur scène le parleur a une démarche de fauve en cage, une façon un peu robotique de se déplacer et de se mouvoir. Est-ce que cette démarche est voulue ? Comme théâtralisée afin de coller à la musique et aux textes? C’est marrant de devoir rationnaliser en interview des choses que l’on fait spontanément sur scène. Le fait est qu’il y a beaucoup de textes qui sont parfois intimes, et de les dire en regardant les gens dans les yeux en se posant, ça nous met souvent mal à l’aise. Et le fait de se déplacer, c’est représentatif dans la façon où c’est interprété, où c’est écrit. Il y a quelque chose de frénétique. C’est pas poser pour trouver le bon vers ou autre chose, alors l’idée de se déplacer, c’est qu’on est mal à l’aise, on sait pas danser, tu essaies de bouger un peu avec ton corps, mais tu n’es pas forcément à l’aise avec lui. Tu as l’air un peu con, alors autant assumer le fait d’être con que le fait d’être cool tu vois ? Le parleur a fait ça spontanément avant même d’être sur scène. Déjà à l’enregistrement il le faisait! - Propos recueillis par Boban Stanojevic -

Retrouvez les 2 heures d’interview avec le collectif Fazuve sur Radiosud à partir du 2 septembre et en podcast sur www.radiosud.net, rubrique Interview


9

Détonation et les arts graphiques À l’occasion de Détonation 2013, La Rodia s’associe à Spotlight, association bisontine spécialisée dans le lightpainting* mais qui a étendu son activité à la vidéo. Spotlight proposera une projection en mapping sur la façade de La Rodia. « En ce qui concerne le travail graphique que SpotLight va effectuer dans le cadre du festival Détonation, globalement il s’agit d’une création type mapping vidéo sur une partie, voire sur l’intégralité de la façade de La Rodia », explique Carlos, membre de Spotlight. « L’idée est donc de donner un impact visuel fort sur l’extérieur du bâtiment. Pour cela, des trompe-l’œil vidéo vont êtres créés en lien avec la charte graphique du festival, la

Quelques groupes à découvrir lors du festival Détonation. Retrouvez la programmation complète sur le site web de la Rodia www.larodia.com HIP HOP GROOVE DELUXE

FEMME

POP ELECTRO PONI

HOAX

© Richard Dumas

© DR

L’électro se teintera de rock avec Poni Hoax. Les petits Frenchies qui ont, soit dit en passant, préparé leur tournée en mars dernier à La Rodia, ont su également s’imposer sur les scènes club internationales avec des hits comme She’s on the Radio et Budapest. Chez Poni Hoax, les claviers se mêlent aux guitares, entre rock et disco, Daft Punk et Joy Division. La voix profonde du chanteur Nicolas Ker a d’ailleurs été parfois comparée à celle de Ian Curtis. Même si le dernier album en date sonne plus pop, plus optimiste que les deux premiers opus. On s’en rendait compte l’an dernier en se mettant dans les oreilles les premières mesures de Cities Of The Red

© DR

Voici un groupe qui porte - pour l’instant bien son nom, puisque Juveniles n’a que deux petites années d’existence. Le trio rennais, à l’instar de ses collègues de La Femme, remet les synthés au goût du jour. Le premier album, sorti en juin dernier, est bourré de petites bombinettes synth pop, légères en bouche, mais d’abord faites pour faire remuer vos jolis corps. Le premier titre, We Are Young, enfonce encore un peu plus le clou de la jeunitude, mais nous ramène pourtant dans ce fameux revival 80 qui secoue l’Europe depuis quelques mois, et la France en particulier. Tous synthétiseurs dehors.

SYNDICATE

Place au Grime mélangé à la Dubstep avec les quatre lascars de Manchester. L’an dernier, après son succès dans les charts et les festivals, le groupe crée son propre label, Midication. Le Grime est apparu dans la banlieue de l’Est londonien au début des années 2000, mix d’électro, drum & bass, hip hop et dancehall, un beat nerveux doublé d’une basse pour le moins musclée.

C’est après plus de dix ans d’absence que les Londoniens reviennent sur le devant de la scène. Avec sous le bras leur premier véritable LP Fascination, sorti en mars dernier. Gramme s’inscrit entre acid-house et funk. Ici le groove vient d’abord de la basse, qui frappe fort, excepté dans la chanson titre et Cabvolt 38, plus posées.

NEW WAVE JUVENILES

© DR

HIP HOP VIRUS

ELECTRO ACID HOUSE GRAMME

© Agnès Dherbeys

La musique de La Femme participe du petit revival eighties que l’on connait ces derniers temps en France. Des compositions brumeuses et hypnotiques qui ne sont pas sans évoquer la new wave - voire cold wave - qu’ont incarné avec talent d’illustres aînés comme Taxi Girl et Jacno. Comme semble l’illustrer la pochette de leur premier album Psycho Tropical Berlin, l’art de La Femme a quelque chose de surréaliste dans le propos et dans les arrangements, pop bricolée, chants détachés, sans oublier ces midtempos electro pop quasidépressifs - It’s time to wake up -, mais tout de même bien trempés dans le deuxième degré. Relations douteuses - Nous étions deux -, ou mélodies qui rappellent de vieux films d’épouvante de série B - Le Blues de Françoise -, le tout sur fond de ritournelles entêtantes, forgées aux synthés ou aux machines.

Dust sur le troisième album A State Of War. Et on a parfois tendance à l’oublier : Poni Hoax ne viennent pas d’une banlieue tristounette d’Angleterre... mais bel et bien de France !

* technique de prise de vue photographique consistant à utiliser un temps d’exposition long dans un environnement sombre, en y déplaçant une source de lumière, NDLR

© Agnès Dherbeys

Le groupe a fait ses armes sur le pavé d’Aixen-Provence, portant un jazz et une funk teintés de hip hop dans les rues de la ville. Fondé en 2007, le quintet s’étoffe il y a trois ans avec l’arrivée de la chanteuse LiliBoy. Elle a apporté une aura supplémentaire à la bande, qui se déchaîne sur des morceaux comme Daniel, hybride à la rythmique ska, supportant un flow rappé, ou encore sur le très groovy Bleed On. Sur leur dernier EP, Chinese Man s’invite pour un joli remix du titre Pretty Flaws.

POP NEW WAVE LA

topographie du bâtiment et les différents styles musicaux présentés durant ces trois soirs. Le but étant de donner un aspect différent, ludique et évolutif à la façade extérieure de La Rodia. Il est également question d’une restitution de workshop, qui elle, aura lieu à l’intérieur de la tour en verre, réalisée avec des étudiants du BTS Design Graphique du CFA Montjoux (les trois semaines précédant le festival). Mais je n’en dis pas plus, car il faut laisser quelques surprises ! ».

HIP HOP SYSTEMA

SOLAR

Systema Solar est un collectif originaire de Colombie. Fin septembre ils viendront affronter l’automne franc-comtois avec leur artillerie musicale, un mix sonore où la dimension visuelle joue à armes égales avec la musique. Systema Solar représente le « Piko », sound system à la mode colombienne, fusion du son afro-caribéen et de rythmes moderne, l’électro liant le tout. House, techno, breakbeat revisitent la tradition musicale de Colombie. Fondé en 2006, Systema Solar publie son premier album trois ans plus tard et conquiert rapidement un public nombreux en Colombie. Leur nouvel opus se prépare pour cette rentrée 2013.


Diversions - Journal culturel

11

Quetigny Rentrée culturelle Dès septembre, la Ville de Quetigny présente sa nouvelle saison culturelle, une programmation proposant concerts, théâtre, danse et arts plastiques, à découvrir jusqu’en décembre dans plusieurs lieux de la commune.

Le coup d’envoi de la saison culturelle sera donné officiellement le mercredi 11 septembre à 19h. L’Espace Mendès France accueillera à cette occasion Les ensorceleuses, spectacle d’humour a capella donné par le bien nommé Quartet Buccal. L’Espace Mendès France permet d’accueillir des rendez-vous d’envergure, notamment dans le cadre de partenariats avec le Tribu Festival - Sandra Nkaké le 24 septembre pour un rendez-vous entre rock, jazz et funk - ou encore le festival GéNéRiQ - Bertrand Belin sera présent en novembre -. La culture à Quetigny, c’est aussi une place faite au théâtre. La Salle Méliès du Ciné Cap Vert accueillera ainsi dès le 26 septembre Un safari arctique de la Cie L’Allégresse du Pourpre, pour une adaptation scénique des récits caustiques et burlesques de Jorn Riel, écrivain danois passionné d’expéditions

© DR

C’est notamment à l’Hôtel de Ville que l’on pourra aller à la rencontre du travail de la photographe dijonnaise Roxanne Gauthier, qui proposera une exposition intitulée « H’elles », traitant de la féminité à travers des portraits. D’autres expositions sont à voir prochainement, comme une « invitation au voyage » du 4 au 24 septembre à la Bibliothèque municipale, un périple à accomplir via des planches de BD, dans le cadre de Coup de contes.

Signé Nina le 2 octobre scientifiques. Le théâtre, il y en aura pour tous les âges, que ce soit le 2 octobre prochain au Petit Théâtre des prairies avec Signé Nina, mêlant théâtre musical et langue des signes, ou le 15 avec la pièce Qu’est-ce que le théâtre  ?, mise en scène par le nouveau directeur du Théâtre Dijon Bourgogne, Benoît Lambert. La danse aura aussi droit de cité cette année, notamment à l’occasion du Crépuscule du nénuphar à suivre le 30 novembre prochain à l’Espace Mendès France, où danse et jazz se côtoieront par l’entremise de la danseuse et chorégraphe Cathy Grouet et du tromboniste Thierry Lhiver. - Marc Vincent -

Programmation complète : www.quetigny.fr


Diversions - Journal culturel

12

Chenôve Nouvelle saison culturelle « Croquer la culture à pleines dents ». Telle est la devise de la Ville de Chenôve à l’amorce de cette nouvelle saison culturelle, alors que va bientôt s’ouvrir le nouveau pôle culturel municipal. C’est un spectacle à destination du jeune public qui inaugurera cette nouvelle saison, le 18 septembre à 15 heures à la Salle des Fêtes, entre théâtre d’ombres, marionnettes et chant.

sous toutes ses formes. Le premier Rencard se tiendra le mercredi 25 septembre à 18 heures à l’Escale Charcot. Schubert Song’s proposera une initiation aux lieder de Schubert, poèmes allemands mis en musique. Suivront en novembre un temps fort autour de l’improvisation sur des images animées, un autre en décembre autour des jeux vidéo...

Changement d’ambiance le 20 septembre à l’église Saint Nazaire dans le cadre de l’incontournable Fête de la Pressée dont Chenôve célèbrera la 27ème édition. Un concert sera donné pour l’ouverture des festivités, conviant les professeurs du Conservatoire de musique avec la participation du baryton Jean-Claude Saragosse, sous la direction de Thierry Weber. Franz Schubert sera à l’honneur, et en particulier les soirées qu’il organisait avec ses amis, baptisées « Schubertiades ».

Musique

En matière de musique, la programmation privilégiera les contrastes. Depuis l’opérette de Francis Lopez, Offenbach et Luis Mariano le 24 octobre jusqu’au conte universel Pierre et le Loup, que le jeune public découvrira le 20 novembre prochain, l’éclectisme est de rigueur. La grande voix Samira Kadiri sera de retour, pour une prestation avec l’Harmonie de Chenôve. Les Conservatoires de Tétouan et de Chenôve se retrouvent pour une nouvelle aventure musicale. Le concert sera donné le 29 novembre au Théâtre de la Fontaine d’Ouche à Dijon dans le cadre des Nuits d’Orient et le samedi 30 à la Salle des fêtes de Chenôve.

Programme complet de la nouvelle saison culturelle de Chenôve : www.ville-chenove.fr © Paris Spectacles Production

Au sein de la saison culturelle de Chenôve, la lecture tient toujours une place de choix. Le livre se mêlera à d’autres disciplines artistiques le 4 octobre à 20 heures à la Salle des Fêtes. La compagnie La Voix des Livres proposera ainsi un « Bal à lire ». Un orchestre et des lecteurs dialoguent, tandis que Marc Roger propose au public de lui emboîter le pas lors d’un grand bal populaire. Nul besoin de connaître la danse pour se lancer dans ce bal. Marc vous explique chaque pas. Un bal à la croisée des arts entre lecture, musique et danse.

- Marc Vincent -

Le Music-Hall Opérette le 24 octobre Musique de chambre, chanson - avec notamment Daniel Fernandez le 17 janvier -, concert de batteurs fous - l’étonnant duo Fills Monkey en mai prochain - seront également de la partie.

Théâtre

L’art dramatique sera lui aussi très représenté durant cette nouvelle saison 2013-2014. Chenôve accueille un panel large de propositions théâtrales pour un public là encore divers, et de tous âges. C’est en effet à partir de 18 mois que les tout petits pourront assister à Brin d’herbe le 21 novembre, une rencontre avec la faune et la flore qui se cachent dans nos jardins. Le 4 décembre, à l’Espace Culturel François Mitterand, les bibliothécaires et les élèves et professeurs du Conservatoire de musique et de danse de Chenôve mettent la main à la pâte puisqu’ils liront contes et autres histoires traditionnelles de Noël. Pétri d’humour - le clown de Buno, volere volare le 14 février - ou jouant à nous faire peur - Mooooooooonstres par la compagnie

Label Brut le 29 mars -, le théâtre prendra donc lui aussi des formes variées.

Danse

Après le « Bal à Lire » d’octobre, la danse aura elle aussi droit de cité avec, le 12 avril à la Salle des Fêtes, une invitation à danser comprenant un atelier et un bal. Un weekend pour découvrir le travail du corps et les styles de danse de couple. Un grand bal clôturera ce week-end, étoffé par des démonstrations de danseurs professionnels. Troupes professionnelles - le tango de Mémoria le 3 juin par la compagnie Carolina Udoviko - ou amateures - spectacle de fin d’année de la classe de danse contemporaine du Conservatoire de musique et de danse le 28 juin - seront présentes cette année à Chenôve.

Mais aussi...

La Ville de Chenôve inaugurera ses nouveaux « Rencards avec l’Art », un cycle de concerts pour tous les âges dont la vocation est véritablement de faire découvrir la musique

Un grand « Bal à Lire » se tiendra le 4 octobre à la Salle des Fêtes de Chenôve, un bal participatif où la danse se mêlera aussi à la littérature à l’occasion de lectures


Diversions - Journal culturel

13

Chalon-sur-Saône La saison de L’Espace des Arts

© Patrick Berger

En 2013-2014, l’Espace des Arts proposera quatre créations, dont une pièce mise en scène par Jean-Yves Ruf, une adaptation de Huguie, pièce écrite par le dramaturge américain Eugene O’Neill. Ce dernier nous présentait un anti-héros, Erie, qui se lamente auprès du nouveau gardien de nuit, Charlie. Une pièce qui met en présence deux acteurs et qui traite notamment de la solitude et du besoin de mentir pour continuer à vivre. Après cette première création à découvrir en octobre au Théâtre Piccolo, l’Espace des Arts conviera, juste après, Lise Visinand, qui interprétera une gardienne de théâtre ainsi qu’une petite fille prénommée Espérance. La lisière - théâtre convoque notamment des créatrices d’exception comme Pina Bausch, Barbara et Charlotte Delbo.

toute attente... dans l’armée des Indes. Une fable qui traite de l’identité face aux totalitarismes, pétrie d’humour.

Quant à Clément Poirée, il adaptera une pièce de Bertolt Brecht, Homme pour homme. Le jeune metteur en scène retrouve l’auteur allemand qu’il avait déjà adapté en 2009 avec Dans la jungle des villes. Ici Brecht ne cache pas son admiration pour Chaplin, dans cette comédie burlesque où le personnage central se voit enrôlé contre

Les soirées musicales à l’Espace des Arts seront marquées elles aussi de ce bel éclectisme. Dès le 24 septembre, Thierry Balasse proposera, avec la compagnie Inouïe, La face cachée de la lune, hommage au mythique Dark Side Of The Moon de Pink Floyd, rejoué en intégralité sur scène pour la première fois, un concert qui est aussi le fruit d’un méticuleux travail de recherche de la

La face cachée de la lune le 24 septembre

Le théâtre se montrera sous bien d’autres facettes cette saison, depuis La nuit tombe..., pièce onirique, parfois fantastique comme souvent chez Guillaume Vincent, jusqu’au classique et sulfureux Partage de midi de Paul Claudel, mis en scène par Philippe Adrien.

part des musiciens. Guitare jazz de John Abercrombie en octobre, guitare classique d’Antonio Zambujo en décembre, du côté du fado, cabaret jazz d’Olivier Py, chantant ses textes seul en scène en janvier prochain, Orchestre national de Lyon en mai pour un programme Haydn, Mozart et Schumann... la musique prendra elle aussi des chemins de traverse durant cette saison. Les temps forts sont une fois encore des rendez-vous désormais bien installés, en particulier le festival Instances, dédié à la danse contemporaine qui revient en novembre pour une nouvelle édition. Alban Richard viendra créer au festival son nouveau spectacle Pièce de chambre, tandis qu’Instances poursuivra son voyage en Afrique initié la saison dernière, en conviant notamment Mamela Nyamza et les Kids de

© DR

C’est avec un spectacle à voir dès 10 ans que s’ouvrira le 18 septembre la nouvelle saison de la scène nationale chalonnaise. À Bas bruit est un spectacle où se mêlent la danse et le cirque, une première œuvre pour cette nouvelle saison dans laquelle Mathurin Bolze marie les esthétiques et recycle les matériaux, les images. Un premier spectacle à l’image d’une nouvelle saison à l’Espace des Arts pleine de contraste et de poésie(s).

Gilles Cohen interprétera Huguie dans la pièce éponyme en octobre Soweto, Peter John Sabbagha, l’Afrique du Sud donc mais aussi le Burkina Faso avec Salia Sanou, entre autres chorégraphes, des artistes qui interrogent les sociétés dans lesquelles ils vivent, dans une confrontation de cultures, de Vivaldi à Michael Jackson en passant, bien sûr, par les traditions d’Afrique. N’oublions pas le traditionnel Rendez-Vous des Piccoli qui revient en mars 2014, à Chalonsur-Saône mais aussi en décentralisation sur l’agglomération, et d’autres esthétiques comme le cirque, avec notamment la venue de Jamie Adkins en décembre, jongleur équilibriste seul en piste, qui joue les clowns et fait du ratage et de la maladresse des éléments comiques indéniables. - Paul Sobrin -

Programmation complète : www.espace-des-arts.com

Chalon-sur-Saône Conservatoire du Grand Chalon Lieu de formation, le Conservatoire du Grand Chalon propose aussi, dans son auditorium et quelques autres salles de l’agglomération, une programmation annuelle mêlant musique, danse, mais aussi théâtre, sans oublier des œuvres pour le jeune public.

C’est une vraie diversité musicale que défend le Conservatoire du Grand Chalon, tant dans ses formations que dans sa diffusion de spectacles

L’ouverture de saison se déroulera le 20 septembre prochain avec quelques «curiosités musicales». La voix, instrument premier, est souvent mise en valeur à l’Auditorium. Elle le sera à nouveau cette saison, avec notamment ce spectacle inaugural porté par les quatre chanteuses de la compagnie La distraction de la mandibule, qui s’approchent aussi du théâtre. Les arts vocaux seront donc une nouvelle fois très présents à l’Auditorium, avec l’accueil de formations phares comme le Chœur Arsys Bourgogne, l’Ensemble vocal d’application pédagogique (evap), le Chœur Britten...

seront mis en regard avec des compositions de Hahn, Koechlin, Janáček et Beethoven. C’est aux beaux jours, le 6 mai, que se tiendra la seconde Nuit, consacrée cette fois au jazz. © Seb Frezza

La distraction de la mandibule ouvrira la saison le 20 septembre Le jazz demeure une autre valeur sûre à l’Auditorium avec, dès le 4 octobre, la venue de John Abercrombie, le guitariste émérite se présentant ici au sein d’un quartet. D’autres contrées seront aussi à visiter cette saison à Chalon-sur-Saône, comme le Portugal et son fado - Antonio Zambujo le 3 décembre -, ou encore la musique malienne avec le BKO Quintet - à voir à La Péniche le 17 mai prochain -.

© DR

John Abercrombie le 4 octobre

C’est une vraie diversité musicale que défend le Conservatoire du Grand Chalon, tant dans ses formations que dans sa diffusion de spectacles : art lyrique - avec notamment un programme porté par l’Ensemble Choral Chalonnais en octobre -, musique de

chambre ou orchestrale. L’Auditorium poursuit également ses incursions dans l’art dramatique avec la programmation de quelques pièces dont Délires à deux d’après Ionesco en janvier, où la musique joue un rôle important, (Super) Hamlet en mars, mêlant théâtre et vidéo ou encore Le Moche, du jeune dramaturge allemand Marius von Mayenburg. Plusieurs temps forts sont également mis en place, comme la Semaine de la Danse fin mars ainsi que les traditionnelles «Nuits» qui reviennent. Cette saison, la première Nuit se déroulera le 21 janvier prochain, avec pour thématique la musique des écrivains. Proust et Kundera seront convoqués ici, et leurs mots

Les fameux Hauts du Panier sont eux aussi reconduits suite au succès qu’ils rencontrent chaque année. Le Théâtre Piccolo accueillera ainsi entre janvier et mai, voix d’Italie et de Méditerranée, la chanson inspirée de l’œuvre d’Émile Zola, les contes féériques d’Andersen éclairés par les mélodies de Grieg, ainsi que la musique malienne. L’Auditorium met également en place un nouveau rendez-vous, un Salon musical à retrouver plusieurs fois dans la saison, traitant de thématiques singulières : compositions de fins de vies, voix a cappella dans une quinzaine de langues, cordes au Musée Denon et trios viennois sont au programme cette année. - Paul Sobrin -

Programmation complète : www.conservatoire.legrandchalon.fr


Diversions - Journal culturel

14

Mâcon La saison de Mâcon Scène Nationale La saison 3 de l’égalité Homme/Femme se déroulera à la Scène nationale de Mâcon, une série de spectacles que l’on retrouvera notamment en mars 2014 à l’occasion du désormais traditionnel mois des Drôles de Dames. Scène pluridisciplinaire, Mâcon Scène Nationale tient notamment à donner une visibilité aux jeunes artistes et aux compagnies émergentes, et à les accompagner.

compilation de pièces en un acte de Courteline aux mécaniques diablement bien huilées. Le théâtre qui se mêle aussi à la magie avec Qui-vive, de Thierry Collet en novembre prochain, artiste de la magie nouvelle certes, mais qui porte une attention particulière à la présence sur scène et au propos.

© Richard Haughton

C’est cependant un artiste dont la notoriété n’est plus à faire qui foulera les planches de la scène nationale les 8 et 9 octobre prochains. James Thiérrée viendra présenter sa nouvelle création Tabac Rouge, pour laquelle il a réuni une équipe d’artistes de tous horizons, autour du comédien Carlo Brandt. Tabac Rouge est à l’image des créations de James Thiérrée, une alchimie de musique, de danse, d’acrobaties et autres arts circassiens, qui prendra la forme d’une étonnante et infernale machine, avec à sa tête un vieux fou interprété par Carlo Brandt.

L’univers surréaliste de James Thiérrée ouvrira la saison le 8 octobre

Les spectateurs retrouveront également les temps forts de la scène nationale, à l’image des Symphonies d’Automne en novembre, festival qui fêtera cette saison sa vingtième édition, mêlant musique classique, musique vocale et jazz. Et n’oublions pas bien sûr Drôles de Dames, qui mettra en avant, en mars prochain, la création au féminin, conviant notamment Emma la clown qui se présentera affublée d’un orchestre, ou encore la compagnie Lanabel qui conjugue chorégraphie et gastronomie avec son spectacle en duo Exquises. La sémillante Claire Diterzi sera aussi de la partie le 14 mars prochain. Elle viendra présenter son Salon des Refusées, du nom de son dernier album en date, et en référence au salon qui avait accueilli en 1863 les 3000 artistes écartés par le jury du très officiel Salon de la peinture et de la sculpture. Un album où se côtoient guitare électrique et viole de gambe,

le 20 décembre prochain. Si les tutus sont toujours de rigueur, la partition dansée, en revanche, revisite en profondeur ce classique du ballet, qui côtoie dans Swan Lake influences africaines traditionnelles mais aussi contemporaines. Mâcon Scène Nationale cette saison, ce seront toujours également des rendez-vous de théâtre, depuis le classique de L’école des femmes mis en scène par Christian Schiaretti les 15 et 16 octobre jusqu’à la « Folie Courteline» d’avril prochain, pièce dans laquelle Ivan Grinberg met notamment en scène François Chattot, désopilante

- Manu Gilles -

ARCHITECTURE

POLAR

PATRIMOINE

ROMAN

Besançon et ses demeures

Purgatoire des innocents

Les secrets du cylindre

Lieux Dits Éditions

Fleuve Noir

Histoire des Hospices de Beaune Vins, domaines et donateurs

© JCB - Bar Floréal

La danse s’invitera notamment par l’entremise de Philippe Ménard, déjà croisé l’an dernier avec I wanna dance all night. Cette fois, les danseurs recherchent l’envol avec AIR, au milieu de centaines d’avions en papier jonchant le sol, tandis qu’en janvier la compagnie Malka revisitera Un CasseNoisette à l’aune du hip hop. S’inviteront aussi capoeira et danse contemporaine, dans cette adaptation pour le moins non conformiste de Bouba Landrille Tchouda. Non conformiste, c’est également le terme qui peut s’appliquer à la version là encore étonnante que donnera du Lac des cygnes la chorégraphe sud-africaine Dada Masilo

L’école des femmes le 15 octobre avec Robin Renucci

www.theatre-macon.com

Littératures Christiane Roussel

Karine Giebel

Marie-Thérèse Berthier et John-Thomas Sweeney

Isabelle Bruhl-Bastien

Les Éditions du Citron Bleu

Guy Trédaniel Éditeur

Les Éditions Lieux-Dits rendent hommage à la ville de Besançon en publiant un beau livre sur les habitations de la capitale comtoise. Centré sur l’intérieur de la Boucle - c’est ainsi que l’on surnomme le centre-ville bisontin -, Besançon et ses demeures doit la qualité de son analyse et son exhaustivité au travail du service régional de l’Inventaire, à l’occasion d’une étude préalable au second secteur sauvegardé - créé en 1994 et approuvé en 2012 -. Dans une première partie, c’est l’évolution de la ville au fil des siècles qui est évoquée, tandis qu’ensuite le lecteur est invité à rentrer dans le quotidien des Bisontins, à parcourir les grandes artères et les petites ruelles de la capitale comtoise. Cet ouvrage conséquent - près de 300 pages en grand format - recense les différents types d’habitations à Besançon, du Moyen Âge jusqu’au XIXe siècle, laissant de côté les édifices publics et religieux. Ossatures des bâtiments, escaliers - notamment à cage ouverte -, intérieurs des appartements... l’auteure et les photographes ne laissent rien au hasard, du toit aux caves voutées. Belle invitation à battre le pavé bisontin ! - Dominique Demangeot -

Un braquage qui tourne mal, quoi de plus habituel dans le monde du polar ? Raphaël et son frère, Will, ne sont pas des anges, pas plus que leurs deux acolytes, et lorsqu’un des leurs est grièvement blessé, ils n’ont d’autre alternative que de faire appel à une jeune vétérinaire, qui pourra leur « offrir » un abri, des soins, et sans doute un moment de répit, en attendant que l’orage passe. Enfin, c’est ce qu’ils croient, car le retour du mari risque de les faire déchanter rapidement. Ce qui est plaisant dans les romans de Karine Giebel, c’est son absence de pitié pour ses personnages, quels qu’ils soient : victimes ou bourreaux. D’ailleurs la frontière entre les deux est on ne peut plus ténue dans ce dernier opus. Elle joue avec nos nerfs alors que les rebondissements se succèdent, plus noirs les uns que les autres, laissant le lecteur haletant, abasourdi, souvent mal à l’aise, mais jamais indifférent. - Lucie Brownie -

Un ouvrage à recommander aux amateurs de bon vin et d’architecture gothique. Ces deux domaines font bon ménage à Beaune. La ville accueille en effet les célèbres hospices, institution hospitalière édifiée au Moyen Âge, recélant également un domaine viticole réputé. Marie-Thérèse Berthier et John-Thomas Sweeney ont écrit ce livre à quatre mains, retraçant l’histoire de ce lieu d’exception fondé au XVe siècle par le chancelier des ducs de Bourgogne Nicolas Rolin et son épouse Guigone de Salins, dont ils sont également les biographes. Classés aux monuments historiques en 1862, les Hospices accueillent aujourd’hui un musée de la médecine. Par l’étude détaillée des Hospices - sept ans de travail ! -, les conditions de leur fondation, la gestion de l’hôpital mais aussi la patiente constitution de son vignoble, aujourd’hui encore mondialement réputé, les auteurs expliquent les raisons de la longévité de ce haut lieu du patrimoine bourguignon, décisif dans le développement de la ville de Beaune. - Paul Sobrin -

À la mort de son père, Julie est totalement désemparée. Sa petite vie bien ordonnée - célibataire et indépendante, jeune et brillante astronome - déraille et Julie se perd. C’est pourtant à l’occasion de ce décès que le voyage commence. Jean lui a laissé en guise de testament un jeu de piste que Julie va devoir suivre, comme si son père avait eu l’intuition que sa fille unique n’était pas véritablement heureuse. Julie découvre alors tout un pan de son histoire familiale qu’elle ne soupçonnait pas, qui remonte jusqu’à son grand-père paternel. L’auteure nous invite à parcourir la Franche-Comté. Nous emboîtons les pas de Julie à Besançon, dans le quartier Battant, dans les Vosges Saônoises mais aussi ailleurs en France. Ces Secrets du cylindre, s’ils sont divulgués au compte-goutte à la manière d’un roman policier, ont également beaucoup à voir avec le développement personnel de Julie, emportée dans une quête que l’on peut sans nul doute qualifier d’initiatique, durant laquelle la jeune femme se reconnecte avec sa famille, mais aussi avec elle-même. - Bertrand Demornieux -


15

Chroniques CD

HIP HOP ACOUSTIQUE

Diversions MUSIQUES DU MONDE

Chroniques, découvertes, interviews sur www.sensationrock.net

ROCK

Iltika La Rencontre

(Gritche)

ELECTRO POP

Manuel Wandji

Voyages & Friends

(Wambo Productions/Universal) Pearl Jam Mind Your Manners (Monkeywrench Records/Universal)

Le festival Beaune Vibrations, qui démarrait sa seconde édition en avril dernier, nous fait découvrir des artistes de la scène bourguignonne qui ont l’opportunité de présenter leurs spectacles sur la scène de La Lanterne Magique. Le groupe Iltika s’y produira le 21 septembre à 20h30. Il s’était donné trois ans, le temps de préparer son nouveau spectacle. Le chanteur et auteur, Sidi, souhaitait retrouver l’inspiration. Iltika revient avec une formation enrichie, passant de cinq à huit musiciens. À l’occasion de ce nouveau projet, le groupe intègre également le quatuor de cordes Hypérion. Sidi s’est également attaché l’aide d’Alexandra Lucchesi-Frebault, de la compagnie l’Oiseau Monde, qui a écrit les introductions précédant chaque morceau. Le quotidien demeure le sujet principal des chansons, le groupe fustigeant ici les statistiques, - Y parait -, exprimant là des envies d’ailleurs - Hamou -. Sur scène, il reprend aussi Y’a pas, morceau fétiche pour le groupe et pour ses fans. « On est heureux de vous rencontrer », lance Sidi sur le titre d’introduction du nouvel album. Rendezvous donc le 21 septembre à Beaune pour cette rencontre ! - Manu Gilles -

Ce pack CD/DVD vous donnera des envies de voyage. Manu Wandji a sillonné le monde durant cinq ans, de Paris à New York, en passant par la forêt camerounaise, « pour se remettre en rythme avec la terre mère », comme le fait remarquer l’artiste. Et de rythme, Manu Wandji n’en manque pas, proposant une collection de titres où dominent les percussions, le musicien sachant également s’entourer, que ce soit à l’ombre bienveillante de Manu Dibango, ou bien auprès de jeunes artistes comme la chanteuse Kareyce Fotso. Dès la deuxième piste le musicien s’inquiète pour notre santé - T’es fatigué ? - comme pour s’assurer que l’auditeur pourra suivre la mosaïque de chansons édifiée sur cet album. Un opus résolument positif sur lequel Manu nous exhorte à être nous-mêmes - Be yourself ! et son ambiance funky -. De l’électrique on passe au dépouillement acoustique avec Little story. Avec le beatboxer de talent Kenny Muhammad, il évoque l’élection d’Obama tandis que sur Street Bantu Feeling, percussions traditionnelles tutoient rythmes hip hop. - Dominique Demangeot -

POP ROCK

BOSSA JAZZ

POP ROCK

POP ROCK

Beady Eye

Stacey Kent

Miles Kane Don’t Forget Who You Are (Sony)

David Lemaître Latitude (PIAS Recordings)

Le rascal anglais revient avec un deuxième album plus rentre-dedans, résultat d’une année passée à écumer salles et festivals pour défendre son rock redoutable. Dès les premiers titres de ce Don’t Forget Who You Are, l’on sait que Miles Kane n’est pas un fainéant, qu’il en a sous la semelle de ses souliers vernis. La preuve en est, cette chanson-titre complètement taillée pour les stades. On se demande même si le morceau n’a pas été composé par Sergio de Kasabian ! Kane sait donc distiller avec précision un rock certes référencé (Weller, Bolan, Who, Kinks, Oasis...) mais tellement anglais qu’il en est attachant. Il y a Out Of Control, Fire In My Heart : des cordes, des guitares acoustiques... plus britpop, il n’y a pas. Le maigrichon jadis membre des Rascals n’hésite pas à envoyer le bois, comme en témoignent Bombshells, Tonight ou le single Give Up. Le chant énergique et braillard rencontre d’efficaces riffs tranchants. Ce successeur du plus sage Colour Of The Trap va tout droit et confirme le savoir-faire de ce jeune homme prometteur. - Georges -

Un jeune homme fait le buzz et fend la bise avec ses chansons qui forcent la curiosité. David Lemaitre est un musicien globetrotter né à La Paz, Bolivie et vivant à Berlin, Allemagne, se réclamant de Sufjan Stevens autant que de Serge Gainsbourg ou Four Tet. Sa musique est donc imprégnée d’influences variées. On trouve donc dans Latitude quelques vignettes pop immédiates telles que Megalomania mais aussi des titres du tenant de ceux des Anglais de Tunng, dans un style que d’aucuns qualifieraient de folktronica (Spirals). La voix se situe dans les aigus, on pense à Alt-J. Au jeu des ressemblances qui nous est parfois suggéré ici, le musicien touche-à-tout évoque également Bon Iver dans ce timbre de voix capable de monter et descendre (Magnolia). A mi-chemin entre pop et folk, le premier album de David Lemaitre est traversé par de beaux moments. - Georges -

Be

(Columbia/Sony Music) La production de ce nouvel album a été confiée à Dave Sitek (TV On The Radio) et on apprend que diverses applications pour smartphone et samples ont été utilisés. Voici donc des choses qui nous laisseraient penser que Liam Gallagher et consorts ont enfin décidé de ne plus vouloir singer un tel ou un tel et de trouver leur propre identité. Si le titre introductif Flick Of The Finger ou la dispensable I’m Just Saying sentent encore bon l’Oasis, le déroulement de BE est autre. Alors non, Liam Gallagher ne révolutionne pas son chant qui est toujours aussi nonchalant et sans se fouler mais les compositions offrent de belles surprises. On a sans vraiment être étonné des titres rock à l’ancienne, comme Face The Crowd situé quelque part entre les Stones et les Kinks. Mais à côté de ça, on sent que Sitek a su instiller juste ce qu’il fallait pour que Beady Eye ne fasse pas un énième album de pop estampillé Made In Britain. Second Bite Of The Apple a une âme soul (pléonasme) avec ces grands renforts de cuivres. Certes loin de rééditer le succès d’antan, Beady Eye avec cette nouvelle production fait oublier son qualificatif de «Oasis sans les chansons» et délivre un second album surprenant et convaincant. - Florian Antunes Pires -

The Changing Lights

(Parlophone Music France) Dès les premières mesures, la mélodie en piano voix nous donne envie d’aller flâner parmi la nature verdoyante de Central Park. Pourtant, si l’on pourrait s’attendre à un album traditionnel de Stacey Kent, où la New-yorkaise illumine de son timbre délicat ballades automnales et mélodies swingantes, contre toute attente This Happy Madness se voit gentiment encanaillé par une rythmique bossa. The Changing Lights réunit en effet compositions originales et classiques de la musique brésilienne. Internationale, Stacey Kent l’est assurément, parlant couramment le portugais, l’italien et l’allemand, mais aussi le français. La dernière piste nous rappelle d’ailleurs à quel point notre langue et le jazz s’entendent bien quand on sait les marier. La belle se fendait récemment d’un opus chanté dans la langue de Molière. Ici elle nous offre un aller simple pour Rio sur le mélancolique et alangui Mais Uma Vez, composé par Roberto Menescal, l’un des pères fondateurs de la bossa. Gentiment piquante sur One Note Samba, alanguie sur d’autres morceaux, Stacey Kent délivre un bel hommage au Brésil. Mais la bossa n’est-elle pas née des amours humides de la samba et du jazz ?

- Dominique Demangeot -

Après avoir dignement fêté leurs deux décennies d’existence, Eddie Vedder et consorts reviennent plus rageurs que jamais. Comme avec The Fixer en prémices de Backspacer il y a quatre ans, le groupe publie un premier single efficace au possible, synonyme de teaser de Lightning Bolt, dixième album du groupe prévu pour mi-octobre. De l’aveu de Mike McReady, le riff de Mind Your Manners fait référence aux Dead Kennedys. Mais à l’écoute de ce premier extrait du LP, on pense aussi aux Ramones, influence avouée des gars de Seattle. En somme, Mind Your Manners est une pure punk song, concise, rentrededans, un titre en apnée qui laisse prédire que malgré la cinquantaine approchante, le quintet n’a pas pour autant perdu sa fougue juvénile. - Florian Antunes Pires -

Emmanuel A. La découverte (Autoproduction) Concept album, La Découverte nous entretient des états d’âme d’un personnage appelé E. Scindé en cinq parties distinctes, qui doivent nous transporter au plus près des sentiments du personnage, l’album se montre souvent lyrique. La première piste mêle motifs synthétiques et riffs de guitare, en un magma sonore et bruitiste. En contraste la seconde piste se montre plus fluide, piano voix et quelques beaux arrangements vocaux. Certaines compositions évoquent par ailleurs une certaine déshumanisation, de par la froideur des sonorités et des voix. L’album, appelé à être le premier volet d’une trilogie, alterne donc l’ombre et la lumière, ménageant parfois quelques plages plus rugueuses comme sur Lights ou Disposable, teinté de couleurs rock, et où une guitare et une voix saturées bataillent avec la batterie, comme un tableau expressionniste des humeurs torturées de E. - Manu Gilles -



Diversions bourgogne septembre 2013