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Mensuel gratuit d’informations

#47 novembre

2012

Bourgogne

Culture et actualité

Fabien Lédé, artiste voyageur de la peinture Pars Cours Danse à Dijon - Nuits d’Orient 2012 Clara Yucatan à La Vapeur - Instances 10 Le Cameroun et les États-Unis à La Rodia Vincent Delerm - Jean la Chance au TDB Quelqu’un t’attendra au bord du chemin à Quetigny - Viens faire le bal à Chenôve L’Algérie au Musée Niépce... + Agenda du mois + Chroniques CD / Livres / Cinéma...


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#47 #26 novembre 2012

Bourgogne

L’AGENDA - 4 REPÉRAGE - 6

Fabien Lédé, artiste voyageur de la peinture Pars Cours Danse à Dijon Nuits d’Orient 2012

MUSIQUES - 8

Clara Yucatan à La Vapeur Vincent Delerm au Théâtre des Feuillants

THÉATRES - 9

Jean la Chance au TDB Quelqu’un t’attendra au bord du chemin à Quetigny

DANSES - 10

Viens faire le bal à Chenôve Les Blessures volontaires et Avantpropos à Mâcon Scène Nationale Instances 10 à l’Espace des Arts

EXPOSITIONS - 12

Seigneurs de l’An Mil au Musée archéologique de Dijon

L’Algérie à l’honneur au Musée Niépce

CHRONIQUES CD - 13 CHRONIQUES LIVRES - 14 CINÉMA - 15

Affiche Moilkan Affiche Moilkan est un atelier fondé par Élise Calame et Steve Seiler. Elle graphiste, lui typograveur-photographiste, installés à Baume-les-Dames. Dans leur atelier en sous-sol, que l’on peut visiter sur rendez-vous, des affiches... Partout des affiches avec de drôles de messages dessus. Car chez Affiche Moilkan, graphisme et texte cohabitent harmonieusement. Élise s’attèle aux dessins et divers visuels des affiches, tandis que Steve se consacre plus particulièrement à la typographie - à partir d’anciens caractères d’imprimerie en plomb - et au maniement des machines de linogravure. Ancien employé de l’atelier Æncrages, situé également à Baume-les-Dames, Steve Seiler recherchait un endroit où exercer lorsqu’il s’était mis à son compte. La ville de Baume-les-Dames lui a alors proposé de lui mettre à disposition un local rue Barbier, tout près de l’église. Tirées en petites quantités, les affiches produites sont numérotées et signées. Cela laisse tout loisir à Steve, Élise et leurs clients, de choisir le type de papier et ses différentes caractéristiques : grammages, textures, couleurs... Des cartes postales, des mouchoirs sont également produits. L’impression sur des sacs, ou tout objet en tissu, est en effet possible. L’atelier Affiche Moilkan expose de temps à autre hors ses murs, comme ce fut le cas récemment à la galerie Cheloudiakoff à Belfort, en compagnie d’autres artistes. Car bien sûr la dimension artistique est primordiale chez Affiche Moilkan. Il suffit de voir la variété de leurs créations pour s’en convaincre. © Affiche Moilkan

Affiche Moilkan Visites sur rendez-vous 5, rue Barbier à Baume-les-Dames http://affichemoilkan.blogspot.fr

Diversions - Edition Bourgogne Journal d’information gratuit 1, rue de Vittel 25000 Besançon 03 81 87 40 05 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Florian Antunes Pires, Dominique Demangeot, Manu Gilles Simon Grangereau, Sébastien Marais, Chloë Malbranche, Paul Sobrin Boban Stanojevic, Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

Dépôt légal : novembre 2012 © Diversions 2012 Imprimé en Espagne ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur la Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : 27 novembre 2012


Diversions - L’Agenda du mois

4

Les sorties du mois en un clin d’oeil

BEAUNE Musée de Beaune 22 novembre à 18h30 : La liseuse attribuée à Jean Raoux - Conférence par Marion Leuba 6 novembre à 20h : Jean Vigreux, historien et professeur à l’Université de Bourgogne - Conférence Théâtre de Beaune 14 novembre à 20h30 : Festof, Jean-Jacques Vanier – Humour 23 novembre à 20h30 : Hommage à Maurice Emmanuel – Musique 27 novembre à 20h30 : Premier combat – Théâtre CHARNAY-LES-MACON Espace La Verchère 24 novembre à 16h et 20h30 : Concert choral Salle du Vieux Temple 9 novembre à 20h30 : Django’Dream - Jazz manouche 24 et 25 novembre : Exposition «Philatélie et chemin de Compostelle»

CHENÔVE Complexe Louis Curel 24 et 25 novembre : La Compagnie du Cirque – Musique Espace culturel François Mitterrand 21 novembre à 15h : Viens faire le bal – Spectacle familial Maison de la petite enfance 22 novembre à 9h30, 10h30, 15h et 16h : Une poule (maison de la petite enfance) – Très jeune public Salle des fêtes 21 novembre à 10h et 14h30 : Luméma, à la recherche du centre de la terre - Conte musical 28 novembre à 15h : Eugène Léonard loup… piégé ? - Théâtre DIJON ABC (au Théâtre des Feuillants) 14 novembre à 20h : Marc Ducret – Jazz 20 novembre à 14h30 et 20h : L’importance d’être Wilde – Théâtre

Keny Arkana le 21 novembre à La Vapeur 26 novembre à 20h : Memory : Vincent Delerm – Chanson/Théâtre 29 novembre à 20h : Tigran Trio – Jazz

Auditorium 9 novembre à 20h : Vienne, direction musicale François Xavier Roth 10 novembre à 20h : Quatuor Jerusalem 14 et 15 novembre à 20h : Fin du monde chez Gogo, histoires d’un cabaret de Prague – Traverses 16 novembre à 20h : Inachevée, direction musicale et piano : Jos Van Immerseel Bistrot de la Scène 7 novembre à 10h30 et 15h : Un cirque dans une valise – Jeune public 9 novembre à 20h30 : Illusion désillusion, Compagnie Cirko Senso – Cirque 10 novembre à 20h30 : L’envers du décor, compagnie Cirko Senso – Cirque 14 novembre à 10h30 et 15h : La balle au bond – Jeune public 14 novembre à 20h30 : Tout Feu Tout Slam #2 – Slam 15 novembre à 20h30 : Baptiste Herbin : Jazz at the Bistro(t) – Jazz 16 novembre à 20h30 : Dis à ma fille que je pars en voyage – Théâtre 17 novembre à 20h30 : De l’une à l’autre – Théâtre

21 novembre à 10h30 et 15h : La balle au bond – Jeune public 23 et 24 novembre à 20h30 : La bonne adresse – Théâtre d’humour 28 novembre à 10h30 et 15h : Lumema – Jeune public 29 et 30 novembre à 20h30 : 1001 nuits LISA 21 – Impro comique Grand Théâtre 17 novembre à 16h : Goûter Sortilèges et carafons – Goûter 24 novembre à 10h30 et 16h : Goûter participatif Ariane et Barbe bleue – Goûter 30 novembre à 20h : Belle époque et années folles Musée archéologique Du 12 septembre au 25 novembre : Exposition « Seigneurs de l’An Mil »

Musée des beaux-Arts Du 12 octobre au 28 janvier : François et Rude. Un couple d’artistes au XIXe siècle, citoyens de la Liberté (à voir également au Musée Rude et à La Nef) - Peinture / Sculpture

La Vapeur 1er novembre à 20h : Totally Enormous Extinct Dinosaurs + The Suicide of Western culture + Holograms – Indie rock, pop 5 novembre à 19h : Antibalas – Afrobeat 5 novembre à 20h : Zik & Courts – Ciné concert 8 novembre à 20h : Bombino – Blues touareg 9 novembre 22h- 4h : Agoria + Dusty kid & more – Résonances électriques 15 novembre à 20h : Inception Trio + Homagassey – Jazz 17 novembre à 20h : Grime + Pictureplane – Electro pop 21 novembre à 17h30 : El Reino Del Mar + Monareta - Hip Hop Electro (à La Ferronnerie) 21 novembre à 20h : The Bots + Crocodiles + Here Lies Wolf Queen - Rock (au Consortium) 21 novembre à 20h : Keny Arkana + Criolo + Nemir + Lilea Narrative - Hip Hop Electro 22 novembre à 17h30 : Crew Peligrosos + De Juepuchas - Hip Hop Electro (à la Ferronnerie) 22 novembre à 20h : Veto + I Got You Tape + Budam - Rock (au Consortium) 24 novembre à 20h : Von Pariahs + Brns + Rich Aucoin... - Electro Rock (au Consortium) 25 novembre à 15h : Rich Aucoin pour les kids - Pop déjantée (à La Ferronnerie) 25 novembre à 16h : Jeanne Added - Chanson (au Musée Magnin) 29 novembre à 20h : Carmen Maria Vega + Clara Yucatan – Chanson Latitude 21 Jusqu’au 31 décembre : Exposition « L’architecture du XXIème siècle»

Parc des Expositions Du 31 octobre au 11 novembre : Foire internationale et gastronomique de Dijon

Péniche Cancale Sélection 1er novembre à 21h : Mr Day – Soul Groove 3 novembre à 19h : Compagnie Gravitation : Mr Kropps – Spectacle fourchette 8 novembre à 21h : Lucid + Hubwar – Dubstep Programmation complète : www.penichecancale.com


L’Agenda du mois

Les sorties du mois en un clin d’oeil Théâtre Dijon Bourgogne Du 11 au 13 novembre : Théâtre du Radeau 24 novembre à 17h : Le poète comme boxeur 25 novembre à 18h : Cabaret New Burlesque – Cabaret (au Grand Théâtre) Du 27 novembre au 1er décembre : Jean la Chance (au Parvis St Jean)

CHALON-SUR-SAONE L’Auditorium  2 novembre à 20h : Big Band Chalon Bourgogne, 25 ans de prison (à l’Espace des Arts) 21 novembre à 18h et 20h30 : 1750-1850 : Du salon au caveau (au Musée Denon) – Exposition Du 20 au 24 novembre : Instances 10 (Espace des Arts, Conservatoire) – Danse 21 novembre à 19h30 : Boire les longs oublis Espace des Arts 2 novembre à 20h : Big Band Chalon Bourgogne (Grand Salon) – Musique Du 8 au 10, 13 et 14 novembre : Les Femmes savantes – Théâtre Du 20 au 24 novembre : Instances 10 - Danse 28 et 29 novembre à 20h : L’Atelier volant – Théâtre

© Don Spiro © Agathe Poupeney

Théâtre Mansart Du 13 au 16 novembre : Tiens-toi droit - Théâtre Zénith 1er novembre à 20h30 : Sexion d’Assaut – Hip Hop 9 novembre à 20h30 : Bharati – Spectacle 12 novembre à 20h : Melody Gardot – Jazz Pop 14 novembre à 20h30 : Forever King Of Pop – Spectacle musical 15 novembre à 15h et 20h30 : Le lac des cygnes – Ballet 16 novembre à 20h : Brit Floyd – Concert 20 novembre à 20h : Johnny Halliday – Concert 21 novembre à 20h : Scorpions – Hard Rock 24 novembre à 20h : Tryo – Chanson Reggae 29 novembre à 20h30 : Linda Lemay - Chanson

Musée Nicéphore Niépce  Jusqu’au 20 janvier 2013 : Algérie, clos comme on ferme un livre ? Archives Bruno Boudjelal 2009/2011

LE CREUSOT L’arc  9 et 10 novembre à 20h30 : L’aspirateur – Danse 15 novembre à 20h30 : Les fourberies de Scapin – Théâtre marionnette 20 novembre à 20h30 : Courts miracles – Théâtre marionnette 21 novembre à 20h30 : Jacques…inédit, Jacques Gamblin – Rencontre lecture 28 novembre à 15h et 19h30 : Monstres - Danse MÃCON La Cave à musique  2 novembre à 21h30 : Kouma + Synkoke – Jazzcore / Mathjazz 3 novembre à 20h30 : Dansez comme vous aimez : initiation au tango - Danse

Le Crescent  10 novembre à 18h30 : Apéro concert avec Limbus, duo jazz acoustique – Jazz 15 novembre à 21h30 : Jam session 24 novembre à 21h : Florent Nisse 5tet - Jazz moderne

Cabaret New Burlesque

Alban Richard La Péniche  4 novembre : Quintron & Miss Pussycat - Rock psyché 8 novembre : Fordamage - Rock 10 novembre : Outloud + Sarakiel - Rock prog / Néo Métal 16 novembre : Burning Heads + Rebel Assholes - Punk Rock 17 novembre : La Mine de Rien + Philip B. Tristan - Chanson 24 novembre : Waga Bloc Party - Hip hop / Electro

Lynda Lemay le 29 novembre au Zénith de Dijon

55

Macon scène nationale  8 novembre à 19h30 : Les Blessures volontaires – Danse, musique Du 18 au 25 novembre : Symphonies d’automne - Classique 21 novembre à 15h : Tremblements de tête (Petit théâtre) – Chanson

Lisa Portelli à Montbard 30 novembre à 20h30 : Avant-propos, un récit dansé – Danse, théâtre MONTBARD Bibliothèque Jacques Prévert Du 13 au 15 novembre : La Ludobib - Jeux et livre pour petits et grands, sur le thème «Les jeux de votre enfance» Espace Paul Eluard 27 novembre à 20h30 : Un fil à la patte - Théâtre MJC André Malraux 17 novembre à 20h30 : Lisa Portelli - Pop Rock + François - Chanson

Musée Buffon Du 16 novembre au 3 mars : Exposition «Un musée pour quoi faire ? Chapitre 2»

QUETIGNY Espace Mendès-France 22 novembre à 20h30 : Quelqu’un t’attendra au bord du chemin - Théâtre musical et dansé 24 novembre à 20h30 : L + Catfish - Chanson Pop / Blues Rock


Repérages

6

Fabien Lédé, artiste voyageur de la peinture Ce garçon tout jeune d’une trentaine d’années est un peintre itinérant, maintenant résident en Pologne, la terre d’Ubu Roi… Il a exposé dernièrement dans l’église Saint Philibert de Dijon avec le peintre Georges Thiéry. Il s’agissait du collectif Nü Köza qui proposait un travail sur le domaine de la nature et de l’exubérance. Fabien Lédé avait développé une installation avec des mots car c’est un aventurier de l'écriture, qui à travers ses voyages s’est fait poète de la peinture en faisant des phrases amoureuses. Car Fabien Lédé est toujours « in love » et maintenant il fait profiter de ses œuvres au monde entier…

« Apprendre à lire le silence, La fleur de ma peau, La ruine des nuits, et tous ceux à qui l'on pense... Je ne peux rien te dire de plus, tu as fait ton choix et il m'est défavorable.... Je dois partir... User mes mains et abîmer un peu plus mon esprit, mais je sais pourquoi je le fais

© Fabien Lédé

Il a commencé par l’Afrique où il a fait ses preuves en tant que « globe trotter des idées artistiques ». Il a exposé à Mayence aussi, et dans de nombreuses galeries en France, dont la Vapeur et la Péniche Cancale à Dijon où il a réalisé des peintures d’oiseaux tristement drôles et pleines d’humour, des oiseaux conduisant des deux-chevaux. Il conçoit aussi des cœurs au passage Darcy. Des cœurs à vifs au milieu de loups et de louves légendaires comme ce poème qu’il a écrit:

Cat Head de Fabien Lédé et personne ne me détournera de mon chemin... Je te souhaite une vie pleine d'erreurs et de pardons car nous sommes heureusement ou malheureusement imparfaits... » Bravo à toi Fabien de nous faire rêver avec tes voyages artistiques, ton humour amoureux et tes roses noires… - Chloë Malbranche -

www.fabienlede.com

Pars Cours Danse à Dijon La danse est à l’honneur cette saison à Dijon. Pour la première fois, six structures culturelles - atheneum, Théâtre Mansart, SUAPS, Opéra de Dijon, Association Bourguignonne Culturelle et Art Danse CDC Dijon Bourgogne - mettent en place un parcours danse à destination des étudiants de l’Université de Dijon. « Nous nous sommes rendu compte que les étudiants avaient du mal à bouger sur la danse contemporaine », explique Véronique Mathiaut, de l’association Art Danse. « Nous nous sommes donc associés pour proposer un programme en commun ». Pour promouvoir la danse sous toutes ses formes, Parc Cours Danse propose donc plusieurs chemins de découverte. Trois volets complémentaires sont proposés. Voir, pratiquer et rencontrer sont les trois objectifs de ce parcours. Spectacles, ateliers, cours, rencontres avec les artistes et conférences sont ainsi proposés durant l’année universitaire 2012/2013. Le Grand Dijon est partenaire de cette opération qui encourage les étudiants à se procurer la Carte Culture auprès de la Maison de l’Étudiant, de l’atheneum ou sur le site du Grand Dijon. Cette carte coûte 5€ et permet aux étudiants de bénéficier du tarif unique et très avantageux de 5,50 €, dans la majorité des spectacles de l’agglomération dijonnaise. En ce qui concerne deux spectacles de danse à l’Opéra de Dijon - Le Sacre du printemps de Jean-Claude Galotta qui a

eu lieu le 10 octobre dernier, et Preljocaj Royame Uni en mars prochain au Grand Théâtre -, la place est au tarif unique de 5,50 euros pour les étudiants, même sans Carte Culture. Le 17 novembre de 10h à 17h, un atelier de danse contemporaine sera par exemple mené par Hervé Chaussard à la salle de danse SUAPS. Pars Cours Danse propose également un atelier Jam Danse porté par la compagnie dijonnaise Numb, autour de la danse improvisée, que chacun peut venir pratiquer s’il le souhaite. A suivre le 21 novembre à 20h au Théâtre Mansart. A suivre enfin deux conférences gratuites proposées par Art Danse à l’atheneum : une histoire de la danse en dix dates, et de la danse contemporaine en dix titres, à suivre le 29 novembre à 18h et 20h15. - Dominique Demangeot -

Acheter la Carte Culture : - du lundi au vendredi à la Maison de l’Étudiant et à l’atheneum - Au Grand Dijon, 40 avenue du Drapeau à Dijon et sur www.grand-dijon.fr La Carte Culture ne coûte que 5€ et permet à son détenteur d’assister aux spectacles programmés sur Dijon par les structures partenaires au tarif de 5,50€ la place. www.art-danse.com


Repérages

Nuits d’Orient 2012 Du 24 novembre au 9 décembre, la Ville de Dijon organise, en partenariat avec de nombreuses structures culturelles et associations, la treizième édition des Nuits d’Orient, proposant plusieurs rendez-vous artistiques dans la capitale bourguignonne. Musique, théâtre, expositions, conférences, lectures sont au programme durant deux semaines. L’une des particularités des Nuits d’Orient est d’irriguer véritablement la ville de Dijon à travers ses différentes propositions artistiques, et d’impliquer étroitement la population pour certains de ces projets.

Taoub

C’est l’association Zutique qui accueille cette année le spectacle Taoub, qui sera

© Aglaé Bory

La troupe acrobatique de Tanger présentera notamment son spectacle Taoub, projet transculturel né de la collaboration entre des acrobates marocains et Aurélien Bory, mélangeant cirque, théâtre et arts visuels. Taoub signifie tissu en marocain, matériau qui est aussi le support unique de chaque scène du spectacle. Il y a quelques années, Aurélien Bory, metteur en scène et chorégraphe, rencontrait au Maroc des acrobates, qui se sont regroupés au sein du Groupe acrobatique de Tanger après cette première création. A l’image de Nuits d’Orient, Taoub est issu d’un véritable brassage culturel entre cet art ancestral et familial qu’est l’acrobatie au Maroc et d’autres disciplines. « Je voulais avant tout qu’ils soient acteurs et témoins d’un processus de création, et non de la répétition d’une forme fixe », explique Auréien Bory.

Taoub donné le 28 novembre prochain à 20 heures au Grand Théâtre. L’association dijonnaise proposera également, dans le cadre du festival, une création franco-marocaine avec le chanteur guitariste Léo Misset et des musiciens fassis.

D’autres spectacles à suivre...

Un programme plus complet de ces nouvelles Nuits d’Orient, à suivre sur Dijon mais aussi à Chenôve, sera bientôt disponible. - Marc Vincent -

Nuits d’Orient, Dijon, du 24 novembre au 9 décembre - www.dijon.fr

7


Musiques

8

Premier album pour Clara Yucatan

Le Cameroun et les États-Unis à La Rodia En novembre, La Rodia proposera deux soirées où viendront s’exprimer, entre autres artistes, deux figures musicales locales, Henri Dikongué et Tomcat Blake, venus respectivement du Cameroun et des Etats-Unis. Deux beaux voyages en perspective.

Embarquement pour le Cameroun...

Après un E.P. et de nombreux concerts, vous sortez donc un premier album. Claire : Nous étions sur ce projet depuis un an. Ca découle de l'envie d'enfin se poser pour décider d'un son qui va nous caractériser par la suite. Antoine : C'est une espèce de cuisine des palettes sonore de nous trois, maintenant figée sur album. Mais la musique vit encore à travers nos concerts ! Votre musique tend à être prise par des accents soul et funky. Est-ce le sens que vous comptez lui donner ? Antoine : Ce n'était pas spécialement voulu mais c'est inhérent à ce qu'on écoute. Donc à voir. On veut d'abord que les gens "mangent" l'album, et qu'ils nous disent ce qu'ils en pensent quand ils l'auront "digéré". On trouve sur Pois - Plume un peu de mélancolie, et lorsque c'est le cas, ça ne fait pas dans la demi-mesure. Dans quelles conditions sont écrites et composées ces chansons-là ? Claire : Il est bien connu qu'on écrit mieux dans les instants difficiles. Beaucoup de textes peuvent paraître sombres, avec des états d'âme. Il y en a même que j'ai écrits il y a deux ans. Mais on va bien ! Antoine : Oui et nous sommes dans un très bon état d'esprit. Sur scène on s'amuse beaucoup, même entre des chansons qui paraissent un tantinet glauques. On veut avant tout apporter du sourire. De toute façon, chaque morceau a une couleur différente, ça montre nos capacités à être variés. Tout cela en ne s'éparpillant pas dans n'importe quoi. Des nappes de clavier sont très prononcées, mais également beaucoup de piano par moments sur l'album. Claire : Avant qu'Olivier, notre troisième de la bande, le claviériste, n’intégre la formation, il nous a apporté un fond de toile très intéressant que nous n'avions pas avant. Antoine : De plus, le clavier d'Olivier est un vrai vaisseau spatial, avec une trentaine de touches ! Avez-vous aussi voulu en faire une aventure de collaborations ? Antoine : On a voulu y inclure famille et amis. Notre autre soeur est venue chanter par exemple. Et puis notre pote Benja a frappé à

notre porte avec la chanson Plus les Mots qu'il a écrite. Morceau sur lequel nous ont accompagnés des amis autrichiens. Claire : Lorsque nous avons eu l'opportunité de jouer à Lausanne, sur des concerts et festivals, nous avons sympathisé avec ces musiciens autrichiens. Pour le coup, on jouera bientôt en Autriche et l'album sortira là-bas à l'automne. Vous aimez jouer avec la phonographie des mots. Claire : Oui, c'est le petit plus. Nous prenons certains mots et les faisons nôtres. C'est aussi pour faire réfléchir l'auditeur, que ça l'interpelle, laisse présager des ouvertures d'esprit. Claire, tu conclus l'album en posant sur du piano un texte intitulé Le Traîneau-échelle, de Jean-Pierre Thiébaud, poète bisontin. Claire : Thiébaud l'a écrit dans les années 70 lorsqu'il était dans le Mouvement Medvedkine à Besançon. J'ai étudié ce poème en classe de seconde. Le choque avec ce texte m'a toujours portée. C'est celui qui est à la base de mon envie d'écrire. C'est à la fois un hommage, et l'occasion de montrer au public quelque chose de magnifique. En la mettant en musique, on y a ajouté notre petite touche. Avez-vous déjà des idées de nouveaux morceaux live ? Claire : Nous avons enregistré durant deux semaines, l'été d'il y a un an (dans un studio qui s'appelle La Corbière installé dans une maison de montagne dans le Jura), et nous avons déjà fait évoluer sur scène les chansons du disque. C'est déjà un pas en avant. Antoine : D'autant qu'à un moment donné, qu'on le veuille ou non, l'album sera périmé parce que nous aurons envie de faire d'autres choses. Ca a déjà commencé, c'est bon signe... - Propos recueillis par Frédéric Dassonville -

Carmen Maria Vega + Clara Yucatan, La Vapeur, Dijon, 29 novembre à 20h www.lavapeur.com

... et les États-Unis

Le 22 novembre, on retrouvera une musique qui prend racines en Afrique, mais après un filtrage par les USA puisque la Rodia consacrera une soirée au blues, conviant la jeune prodige Skemekia Copeland, fille du guitariste Johnny Copeland - voir notre chronique album p.14, et la toute aussi jeune Nina Attal, guitariste évoluant dans un blues teinté de funk et de soul. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer sur scène Tomcat Blake, dont nous avions chroniqué le dernier album en octobre. Tomcat Blake, c’est

© Molotov Skwatt - LizM

Le 29 novembre, La Vapeur de Dijon a concocté une soirée placée sous le signe de la chanson française avec la venue de la pétillante Carmen Maria Vega, qui fait parler d’elle depuis quelques années avec ses chansons pleines d’énergie, ayant pris récemment un virage plus rock. A découvrir également ce soir-là les Bisontins de Clara Yucatan, qui viendront défendre sur la scène de La Vapeur leur premier album Pois-Plume.

Le 14 novembre, dans le cadre du festival Lumières d’Afrique, Henri Dikongué montera sur la scène de La Rodia. Né au Cameroun dans une famille de musiciens, Henri côtoie très tôt le monde artistique, son oncle lui apprenant la guitare acoustique. Quant à sa grand-mère, elle l’emmène chanter dans un choeur protestant où il pousse ses premières vocalises ! Autant dire que la voie était toute tracée pour Henri, qui vit en France depuis 12 ans. Ce dernier collabore notamment avec le percusionniste Manuel Wandji, vivant également à Besançon.

Tomcat Blake un guitariste avec un sacré paquet de kilomètres dans les doigts, qui a accompagné une ribambelle d’artistes. L’Américain qui a élu domicile dans le Jura il y a quelques années, est à l’aise dans tous les types de blues, acoustique comme électrique. - Dominique Demangeot -

A La Rodia, Besançon, en novembre : 14 novembre - Henri Dikongué 22 novembre - Shemekia Copeland + Nina Attal + Tomcat Blake www.larodia.com

Vincent Delerm à Dijon

Quiconque a déjà vu Vincent Delerm sur scène sait combien le chanteur a un rapport privilégié avec le théâtre. Auteur d’une première pièce en 2003 - Le fait d’habiter Bagnolet -, Delerm retrouve les planches avec un nouveau spectacle entre théâtre et chanson. Dans ses concerts, Vincent Delerm fait preuve d’une distance étonnante et d’un réel talent de comédien. Chansons ou interludes entre deux morceaux sont souvent l’occasion de mini-sketches où le chanteur, pince-sans-rire, pratique l’autodérision. Lors de sa première tournée, une voix off - assurée par François Morel -, se moquait gentiment du chanteur. Delerm apprécie la distanciation dans ses spectacles, comme lorsqu’il amène par exemple sur scène de faux vieux films de vacances tournés en super 8. Notons d’ailleurs que le slip de bain lui va à ravir... Mis en scène par Macha Makaïeff, de la fameuse troupe des Deschiens, Memory fait intervenir sur scène jeu d’acteur et vidéo, ainsi que huit chansons - que vous

n’entendrez jamais sur un album, précise Delerm -. Memory n’est pas un concert, mais un spectacle hybride où le théâtre tient une place centrale, le chanteur y incarnant un personnage de fiction méditant sur le temps qui passe, entre passé et présent. Le temps, l’introspection sont des thèmes forts chez Delerm que l’on retrouve dans Memory, même si le traitement ici est nécessairement différent, et pluridisciplinaire : musique, théâtre, vidéo, mais aussi danse, jonglage... Un désir de renouvellement est à l’origine de ce Memory dont le prologue est dit par Woody Allen lui-même. Accompagné par un multi-instrumentiste, Vincent Delerm navigue parmi ses souvenirs dans ce spectacle indéfinissable où l’on retrouve cependant l’esprit qui a présidé à tous ses albums : un mélange diablement bien équilibré entre humour et nostalgie, gravité et décontraction, Léo Ferré et Buster Keaton. - Dominique Demangeot -

Vincent Delerm, Grand Théâtre, Dijon 26 novembre à 20h - www.abcdijon.org


Théâtres

9

Jean la Chance au Théâtre Dijon Bourgogne

© Paul Cox

Jean la Chance, dont l’humanité n’est plus à démontrer, semble agir également en philosophe, comprenant, excusant même ceux qui le volent et le maltraitent.

Brecht est au programme fin novembre au TDB. Jean-Louis Hourdin met en scène Jean la Chance, satire de Bertolt Brecht qui nous met en présence d’un paysan à qui il vient l’idée farfelue d’échanger sa femme Jeanne... contre une ferme.

au contraire. Ces multiples dépossessions le laissent au final plus léger, plus libre. Manière pour Brecht de nous dire que la richesse matérielle n’est pas tout. Héros naïf et heureux, Jean échange sa femme contre une ferme, sa ferme contre une charrette, puis cette charrette contre un manège…

Pièce de jeunesse inachevée de Bertolt Brecht, Jean la Chance est inspirée d’un conte populaire adapté par les frères Grimm. « Elle en suit la fable mais la débarrasse de toute morale. Tout y devient objet d’échange sans hiérarchie de valeurs, être aimé, outil de travail, bête ou chose » souligne Jean-Louis Hourdin.

Jean la Chance, dont l’humanité n’est plus à démontrer, semble agir également en philosophe, comprenant, excusant même ceux qui le volent et le maltraitent. Pour lui la richesse n’est rien.

Cette pièce peu connue de Brecht, que lui-même a renié, le comédien metteur en scène confesse avoir ressenti un désir impérieux de la monter, «œuvre à la fois savante et populaire, tragique et farcesque», pièce de contrastes donc, qui sera donnée fin novembre au TDB. La pièce nous parle en premier lieu de dépossession. Peu à peu, Jean la Chance se défait de tous ses biens, sans que cela ne semble lui causer la moindre peine, bien

Comme souvent, Brecht emploie le rire pour faire passer son message, et JeanLouis Hourdin y ajoute ici la musique. Le «choeur des escrocs», qui dépouille Jean de tous ses biens, est un groupe de comédiens chanteurs qui ponctuent musicalement la pièce. - Dominique Demangeot -

Jean la Chance, Théâtre Dijon Bourgogne, du 27 novembre au 1er décembre www.tdb-cdn.com

Quelqu’un t’attendra au bord du chemin à Quetigny

Quelqu’un t’attendra au bord du chemin nous transporte dans une ville récemment libérée. Une libération qui est aussi artistique, puisque la liesse populaire s’exprime à travers les arts, dans les rues.

L’Espace Mendès-France à Quetigny accueille la nouvelle création de la compagnie La Farfalla. Quelqu’un t’attendra au bord du chemin est un spectacle qui rend hommage à la création, et au sentiment de liberté qui la sous-tend. Marie Braun connaît bien la rue. Elle y donne régulièrement des spectacles, notamment au sein de l’une de ses deux compagnies, la Fanfarine. La Farfalla se produit quant à elle indifféremment en salle ou en extérieur, comme c’est le cas avec Quelqu’un t’attendra au bord du chemin.

personnages évoluent sur la scène, les musiciens jouant aussi chacun un rôle. Une bandonéoniste, un contrebassiste, un percussionniste de retour du maquis et un passant qui danse se rencontrent. Tango, jazz et classique se mêlent dans un même élan, sur des compositions originales de Marie Braun et Pablo Nemirovsky.

Quelqu’un t’attendra au bord du chemin nous transporte dans une ville récemment libérée. Une libération qui est aussi artistique, puisque la liesse populaire s’exprime à travers les arts, dans les rues. Le spectacle nous

© DR

Marie Braun, née à Genève, vit aujourd’hui en Bourgogne du sud. Elle a fondé les compagnies de La Fanfarine, La Farfalla ainsi que le Trio Marie Braun /Jazz d’Aujourd’hui. Musicienne évoluant dans un répertoire aussi bien classique que contemporain, jazz et baroque, Marie Braun laisse la part belle à l’improvisation dans ses différentes œuvres, qu’elles soient dansées ou chantées. Le même éclectisme se joue dans ses pièces chorégraphiques, entre tango et classique. ramène ainsi à l’époque des fameux bals populaires d’après-guerre. Avec les notes de jazz qui s’envolent, on pense aussi aux chaudes nuits parisiennes des caves de Saint-Germain-des-Prés, dans les années 50.

Dans cette histoire sans paroles - la musique est omniprésente -, les artistes sont rejoints par une résistante qui s’est battue pour sa liberté. Dans la lumière des lampions et sous les drapeaux bleu blanc rouge, cinq

Le spectacle évoque la Libération à l’issue de la Seconde guerre mondiale, mais les mêmes scènes pourraient se dérouler partout où la paix succède à la guerre. Marie Braun et sa compagnie vous donnent rendez-vous au bord du chemin... - Paul Sobrin -

Quelqu’un t’attendra au bord du chemin, Quetigny, Espace Mendès-France, 22 novembre à 20h30 - www.quetigny.fr


Danses

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Viens faire le bal à Chenôve Le titre de l’un des albums du groupe Bouskidou, sorti en 1991, est sans équivoque. Du rock pour les mômes, c’est ce que nous propose la formation le 21 novembre prochain à l’Hôtel de Ville de Chenôve. Du rock mais aussi de la danse pour tous, quelque soit l’âge, au programme de ce spectacle familial. Depuis le début des années 80, le groupe Bouskidou officie dans les salles de France et de Navarre. La formation pratique donc le rock, du vrai rock. Les instruments sont peutêtre un petit plus colorés que la normale - les guitares en particulier -, il y a parfois un petit côté acidulé plus prononcé que dans le rock pour les grands, mais dans l’ensemble la musique distillée par Bouskidou, c’est bien du rock avec des paroles en français. La batterie martelle haut et fort, la basse la suit comme une ombre et la guitare déroule des riffs solides durant près d’une heure.

© Bilgou

Ce n’est pas un hasard si ce spectacle s’appelle Viens faire le bal. Bouskidou nous invite en effet à danser durant le concert. Les musiciens donnent le rythme aux spectateurs, enfants et parents, qui acceptent de monter dans cette locomotive infernale. « Y’a pas d’mal à s’faire du bien » chantent en choeur les membres de Bouskidou qui n’hésitent pas à s’adresser au public entre les morceaux... mais aussi pendant. D’autant que comme dans tout bal qui se respecte, le groupe donne en outre des explications de chorégraphies : la danse des pouces, la danse des petits indiens, voyage au fond de l’eau - attention de ne pas oublier d’enfiler ses chaussures de plomb -, l’incontournable

farandole... du rock mais aussi quelques mélodies plus françaises, extraits de gigues ornées de violon ou au contraire instants plus funky... - Manu Gilles -

Bouskidou : Viens faire le bal, Hôtel de Ville, Chenôve, 21 novembre à 15h www.ville-chenove.fr

Les Blessures volontaires et Avant-propos à Mâcon Scène Nationale de départ, l’espoir d’un renouveau, une fois que l’homme a fait table rase de la société actuelle. Sous-titré « Juste après... », le spectacle nous parle donc de reconstruction, de renaissance, et des moyens mis en place pour parvenir à ce retour à la vie. Des armes qui semblent se trouver au sein même de l’être humain. En octobre 2008, le chorégraphe écrivait en effet ces mots.

Nous revenons en ce mois de novembre sur deux spectacles qui seront présentés à la scène nationale de Mâcon. Deux propositions artistiques qui ont pris le parti de mêler la danse à d’autres disciplines, et qui abordent en outre, chacune à leur manière, la disparition.

Serge Ambert

Le premier spectacle, Les Blessures volontaires, nous transporte dans un monde d’après l’apocalypse, un futur indéterminé où règne le chaos. Le chorégraphe bourguignon Serge Ambert a élaboré une partition pour cinq interprètes masculins. Les Blessures volontaires s’inspire de l’esthétique des comédies musicales, « forme poétique alternant gravité et légèreté » comme l’explique Serge Ambert. On peut donc s’attendre à un spectacle de contrastes, qui aborde de manière plus ou moins implicite les instincts violents de l’homme, l’injustice sociale mais instaure aussi, comme postulat

« Juste après le chaos il y eut Le langage, celui qui dit, qui cherche [...] Juste après le néant il y eut Le son de chaque chose La musique intérieure de ce que l’on murmure [...] Juste après le rien il y eut Le geste qui intimide et qui signifie [...] » Quelques paroles poétiques qui résument finalement assez bien le parti pris du spectacle de s’appuyer sur les mots, la musique et la danse. Ce qui demeure, en définitive, après que tout ait disparu des divers attributs de notre civilisation. Des bases sur lesquelles repartir comme le font les cinq personnages des Blessures volontaires. Comment retrouver une identité et reprendre contact avec l’autre ? Serge Ambert s’était déjà consacré au mélange des genres avec Signature(s) en 2006, qui avait voyagé entre la France et les pays de l’Est, mêlant là encore danse, musique et théâtre. Pour Les Blessures volontaires, la partition musicale a été écrite avec l’accordéoniste Arnaud Méthivier, également sur scène, Serge Ambert

© Agathe Poupeney

© Gérard Maziere

Les Blessures volontaires

Deux propositions artistiques qui ont pris le parti de mêler la danse à d’autres disciplines

Avant-propos empruntant également quelques textes du poète roumain Ghérasim Luca (1913-1994).

Brigitte Seth

Avec sa compagnie Toujours après minuit, qui réunit une comédienne et une danseuse,

Brigitte Seth vient présenter à Mâcon un spectacle qui mêle là encore danse et théâtre. L’humour est également une composante centrale dans cet Avant-propos, qui s’inspire d’Histoire d’Elbling, de l’écrivain suisse Robert Walser. Le personnage principal s’ennuie dans son travail, il doute et n’aspire au final qu’à une seule chose: disparaître. Ce refus d’être au monde caractérise cependant le personnage et lui confère, contre toute attente, une réelle présence. Ses doutes sont proches de ceux qu’a dû connaître Robert Walser, qui a alterné dans sa vie création et petits boulots alimentaires. « Dans Histoire d’Helbling, la profondeur, l’impertinence des mots de Walser, l’universalité des propos, des situations nourrissent un vivier bouillonnant d’expressions pour la scène, pour la danse et le théâtre », expliquent Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna, l’une française, l’autre espagnole, qui seront accompagnées sur scène par une joueuse d’alto. Un second spectacle autour de Robert Walser sera créé durant la saison 2012-2013. - Marc Vincent -

Mâcon Scène nationale Les Blessures volontaires, 8 novembre à 19h30 Avant-propos, 30 novembre à 20h30 www.theatre-macon.com


Danses

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Instances 10 à l’Espace des Arts Instances dixième du nom est sur les rails. Le festival dédié à la danse de l’Espace des Arts démarre le 20 novembre prochain, avec cette saison une place particulière faite à l’Afrique du Sud. Trois créations et deux premières sur le continent européen seront notamment au programme pour nous présenter une danse africaine à la fois enracinée dans la tradition et tournée vers notre monde contemporain, soulevant plusieurs problèmes de l’Afrique du Sud aujourd’hui.

L’Afrique du Sud

© Val Adamson

Une fois encore, l’Espace des Arts s’est associé à plusieurs structures culturelles chalonnaises pour mettre au point cette nouvelle édition d’Instances : Chalon dans la Rue – L’Abattoir et le Conservatoire à rayonnement régional du Grand Chalon.

Grégory Maqoma

Dada Masilo ouvrira le festival avec, le 20 novembre dès 20 heures, sa nouvelle création The Bitter End of Rosemary. La chorégraphe transpose le personnage shakespearien d’Ophélie, perdue dans sa folie. Dénué de tout, le personnage incarné par Dada Masilo symbolise notamment l’oppression faite aux femmes, porté par la chorégraphe originaire de Soweto qui œuvre à la croisée des styles, entre danses classique et contemporaine, sans oublier les danses africaines traditionnelles.

Khan - Bengladesh -, Faustin Linyekula originaire de la République Démocratique du Congo - et son compatriote Vincent Mantsoe, projet né de la fusion de plusieurs cultures. Danse kathak et danses africaines se mélangeront donc le 22 novembre à 20h30, entre Afrique et Asie. Les danseurs sont accompagnés sur scène par quatre musiciens - kora, percussions, violon et violoncelle -.

Gregory Maqoma et le Vuyani Dance Theatre convoquent quant à eux danse, texte et musique dans un même spectacle. Pour Beautiful Me, il a travaillé avec Akram

Le lendemain, vendredi 23 à 19h30, c’est Désiré Davids qui se présentera sur les planches de l’Espace des Arts pour Coloured / Chameleon / Dance qui traite du thème du

métissage et pose la question de l’identité, lorsque l’on n’est ni blanc, ni noir en Afrique du Sud. Un spectacle très fortement ancré dans la tradition sud-africaine qui soulève pourtant le problème des rapports avec d’autres cultures. A 21 h, place à Nelisiwe Xaba pour Uncles & Angels et Sakhozi says « Non » to the Venus. Le premier spectacle s’intéresse à la Reed Dance, danse traditionnelle Zulu qui fait la promotion de la virginité avant le mariage. La chorégraphe s’interroge sur la portée de cette danse de nos jours - revenue dans les mœurs à la fin des années 80 avec l’arrivée du SIDA - et sur ce qu’elle nous dit des

relations entre l’homme et la femme - durant cette danse rituelle, les anciens vérifient que les jeunes filles sont toujours vierges -. Nelisiwe danse sur scène au milieu des vidéos de Mocke van Veuren, pour un dialogue entre le corps et l’écran. Avec Sakhozi says « NON » to the Venus, Nelisiwe Xaba nous présente l’histoire de Saartje Baartman, la Vénus noire, revenant en Afrique du Sud après plusieurs années passées en France. Mais la femme ne reconnaît plus son pays. A son retour en France, on lui refuse l’entrée, sauf si elle accepte de s’exhiber durant trois mois dans un musée... Le dernier spectacle de ce volet sud-africain, qui se tiendra le 24 novembre à 20h, est une fois encore le fruit d’une collaboration internationale, cette fois entre l’Afrique du Sud et la Réunion. Avec Somewhere, out there, life was screaming, nous suivons les efforts de danseurs en compétition pour se faire engager dans des spectacles, un miroir de la société moderne et libérale où la concurrence est rude, et où individualisme ne signifie pas nécessairement liberté.

Mais aussi...

Plusieurs autres artistes sont à rencontrer à Instances 10 fin novembre, comme Alban Richard et son ensemble L’Abrupt, qui présentent ici un duo danseur-musicien intimiste, ainsi que leur nouvelle création, Boire les longs oublis. - Marc Vincent -

Festival Instances 10, Espace des Arts, Chalon-sur-Saône, du 20 au 24 novembre


Expositions

Diversions

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Découvrez L’An Mil au Musée archéologique de Dijon L’exposition Seigneurs de l’An Mil se poursuit au Musée archéologique de Dijon. Nous avons rencontré le conservateur du musée Christian Vernou, qui nous a guidé à travers cette époque de grands bouleversements, évoquant ainsi une partie de l’histoire bourguignonne, mais aussi la vie quotidienne et les trois classes sociales que constituaient les seigneurs, le clergé et le peuple.

l’homme de la rue et des gens qui vivaient autour des seigneurs », souligne Christian Vernou. « Ces derniers avaient tout intérêt à maîtriser une population qu’ils protégeaient et qui allaient faire vivre la communauté, les premiers villages où vivaient agriculteurs, artisans et hommes d’arme qui protégeaient le territoire ».

L’exposition est notamment l’occasion de découvrir - ou redécouvrir - la salle Romane de l’église Saint-Bénigne - où est située une partie du musée - datant des années 10151030, dont la construction avait été souhaitée par l’abbé Guillaume de Volpiano. « Il avait voulu que les moines vivent en communauté et puissent disposer de bâtiments pour vivre leur foi, pouvoir prier dans l’église », explique Christian Vernou. « Mais aussi vivre en communauté dans le dortoir, dans la salle capitulaire et cette grande salle, où l’on pense qu’il y avait une activité de copistes. Les moines reproduisaient les écritures saintes et les pages importantes qu’ils voulaient communiquer dans leur prieuré ».

Seigneurs de l’An Mil, Musée archéologique, Dijon, jusqu’au 25 novembre www.dijon.fr

Décoration de l’église SaintBénigne, bâtie à l’époque de Guillaume de Dijon (ou de Volpiano), début XIe siècle. Musée archéologique de Dijon Photo : © F.Perrodin

- Dominique Demangeot -

Événements autour de l’exposition : Pièces de jeux mises au jour sur le site aristocratique de Saint-Romain (21). De gauche à doite : pièce de jeu d’échecs (tour ?), jeton et flèche de tablier de tabula (ou trictrac), début XIe siècle. Fouilles S. Grappin, Arehr. Photo : © Fuglane. On peut notamment remarquer les différences de matériaux utilisés pour la construction de l’abbaye au fil des époques. Dans le fond de la salle Romane, se trouve notamment un mur positionné en biais par rapport à l’axe du bâtiment. Ce mur est construit de manière différente, avec des moellons bien incisés, dont certains forment une sorte d’épi. « Au début du XIe siècle, on utilise au contraire des moellons liés à la chaux, à peine équarris, parfois des blocs de plus gros appareil », explique Christian Vernou. Plusieurs hypothèses expliquent la disposition particulière de ce mur au fond de la salle Romane. Soit le mur est antérieur à la construction du bâtiment, soit il a respecté la limite naturelle qui était le passage du Raines, ruisseau aujourd’hui assèché. La rue du Faubourg Raines rappelle l’existence de ce ruisseau. Les moines l’auraient utilisé pour l’alimentation en eau ainsi que pour l’évacuation des eaux usées.

Le Musée archéologique a souhaité aussi balayer les clichés de la peur de l’An Mil. « C’est quelque chose qui a été inventé en quelque sorte », souligne Christian Vernou. « On a exagéré le trait sur ce passage du premier millénaire au deuxième ». Le conservateur parle d’autres préoccupations à cette époque, à l’image d’époques de famine dues à de longues périodes de pluie. N’oublions pas les luttes de pouvoir entre les seigneurs, notamment concernant le duché de Bourgogne durant trente ans. L’exposition met aussi en lumière l’évolution des techniques. Ainsi l’utilisation de la lance décline à partir du XIe siècle, au profit de l’épée qui dominera ensuite durant le Moyen-Age classique. L’épée devient une arme plus précise au fil du temps. L’exposition insiste beaucoup sur la place des chevaux, la ferronnerie mais aussi d’autres artisanats. « Notre rôle en tant que musée archéologique est de faire preuve de pédagogie et de parler du quotidien, de

CONFÉRENCE

Lundi 12 novembre 2012, 18h30, salle de réunion du musée (2ème étage) «Les châteaux et fortifications des X-XIe siècles en Bourgogne » par Hervé Mouillebouche, Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Bourgogne, Vice-Président du Centre de Castellologie de Bourgogne VISITES COMMENTÉES DE L’EXPOSITION

les dimanches 18 et 25 novembre à 14h30 et à 16h ATELIER POUR ENFANTS

le samedi 24 novembre, pour des enfants de 9 à 13 ans, de 14h à 16h30. «Initiation à la broderie médiévale, sur le modèle de la Tapisserie de Bayeux». Gratuit, inscription obligatoire.

INITIATION AUX ARTS MARTIAUX DU MOYEN AGE par l’Association de Taille et

d’Estoc, Dijon. Samedi 10 novembre 2012, à 14h30, 15h30 et 16h30 dans le dortoir des Bénédictins

L’Algérie à l’honneur au Musée Niépce En octobre a débuté au Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône un cycle d’expositions autour de l’Algérie, mêlant les dates clés d’un conflit qui aujourd’hui encore laisse des traces, et l’histoire intime d’un photographe parti en Algérie sur la piste de ses origines. Et le musée de s’interroger sur cette histoire franco-algérienne. A-t-on fait table rase du passé ? L’affaire est-elle classée ?

jusqu’à l’indépendance. Elle nous donne à voir également quelques portraits de civils disparus dans les années 1990, comme pour nous dire que le livre n’est pas encore clos...

Bruno Boudjelal

Après plusieurs séjours en Algérie à la fin des années 90 et dans les années 2000, le photographe y est retourné ces trois dernières années, avec le soutien du Musée Nicéphore Niépce, confrontant ses images aux écrivains et journalistes d’aujourd’hui en Algérie. Après l’indépendance arrachée dans la douleur, la quête identitaire se poursuit pour le pays, mais aussi pour les individus.

Archives

Cette première exposition revient sur l’histoire mouvementée de l’Algérie, depuis la colonisation militaire jusqu’aux années 1990. Des images d’archives - venues pour la plupart du fonds du musée Nicéphore Niépce - nous font pénétrer dans l’histoire de la colonisation française. D’un côté l’institution fait son office, produisant des photographies officielles « de la Très Grande France » comme l’écrit ironiquement le directeur du Musée Niépce, François Cheval. La France porte la bonne parole et domine la nature au Maghreb, construit des routes et des ponts. « Les publications photographiques assoient l’idée d’une culture gréco-latine antérieure à l’Islam et exposent statues de Bacchus, Esculape, théâtres et temples, ruines », explique encore François Cheval. La presse vient pourtant briser ce calme d’apparat, lorsque surviennent les premières manifestations du F.L.N. L’exposition relate ainsi les divers événements de l’histoire franco-algérienne, les émeutes, la violence...

Bruno Boudjelal - Quartier de Bal El Oued, Alger © Bruno Boudjelal / Agence VU retrouve sa famille dans la région de Sétif, et notamment son père qu’il ramène en France. Christian Caujolle, directeur de l’agence Vu, évoquait au sujet du photographe voyageur, « une tourmente qui met en cause l’identité qu’il tente de tisser de part et d’autre de la Méditerranée ». - Vincent Demornieux -

Bruno Boudjelal - Blida, Série «Frantz Fanon » © Bruno Boudjelal / Agence VU Anonyme, Ouargla – groupe d’officiers sur la porte de la Casbah, fin du XIXe siècle - Tirage sur papier albuminé collection du musée Nicéphore Niépce

Privé d’identité, déraciné, Bruno Boudjelal ne cesse de regarder de l’autre côté de la Méditerrannée. Né en 1961 d’une mère française et d’un père algérien, en plein conflit pour l’indépendance, il est élevé par ses grands-parents maternels. A 33 ans, il

Expositions «Algérie, clos comme on ferme un livre ?» Archives et Bruno Boudjelal, Musée Nicéphore Niépce, Chalon-sur-Saône, du 20 octobre 2012 au 20 janvier 2013 www.museeniepce.com


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Chroniques CD

Diversions Retrouvez plus de chroniques, découvertes, interviews et infos musicales sur www.sensationrock.net

ROCK POP

POP ROCK

Lynch The Elephant c’est trois jeunes Belfortains de 22 ans chacun : un Mathieu aux claviers et deux François, le premier à la guitare, au chant et en renfort ponctuel aux claviers, et le second à la batterie. Leur nouvel EP s’ouvre sur le morceau Pop/ Electro/Disco-House qui donne son nom à l’opus et se présente comme une carte d’identité du groupe, une définition de son style : un tiers de Pop à la Two Door Cinema Club, un tiers d’Electro à la Yuksek et un tiers de Disco-House à la Stardust. Le tout donne un cocktail assez bluffant avec mélodies accrocheuses, refrains prégnants et rythmes dansants. Le tout est une proposition prometteuse qui fait juste du bien. Avec le premier titre éponyme du EP, les Belfortains installent sans complexe une ambiance à la Bloc Party et nous donnent d’emblée des fourmis dans les jambes, des envies de chanter et de danser. Les guitares électriques de Give me a Sign rappellent The Killers de la bonne époque. L’intro peut en effet faire penser à Somedy Told Me et le refrain, plus rêveur et plus doux, à un Mr. Brightside light… En prêtant l’oreille,

on entendra peut-être aussi dans l’intro guitare un écho lointain des Klaxons. Dans Hold Back, c’est toute la pop British qui prend le dessus. On peut déceler un cousinage lointain mais réussi avec Two Door Cinema Club. Le long pont musical qui introduit le dernier refrain aurait peutêtre été l’espace idéal pour faire parler toute la fantaisie du groupe avec, pourquoi pas, des sons psychédéliques, des solos échevelés, des arrangements audacieux avec introduction de sons incongrus et autres bruits étranges. C’est dans Mistakes qu’on peut goûter vraiment au côté Disco-House du groupe, avec des claviers qui sonnent rétro 80’s, agréablement kitsch. Le refrain se retient de suite et se chante à tue-tête. Le disque finit sur deux remix de leur chanson Pop / Electro / Disco-House, par des musiciens amis. Un autre regard, intéressant, sur le travail du groupe mais on préférera définitivement la version originale. Décidément un bel EP, efficace et généreux qui donne des envies d’évasion, d’amour, de voyages, de nuits à la belle étoile, de jeunesse et de fête éternelle. Un petit conseil toutefois : quand on les a vus sur scène, on a idée de leur potentiel énorme de fantaisie. Parce qu’on sent que c’est dans cette fantaisie toute particulière que sera la véritable identité du groupe, sa force. On aimerait que « sur piste » aussi ils puissent aller plus loin dans cette unicité déjantée, dans ce décalage. - Sara Notarnicola -

FOLK POP

FOLK ROCK

Ben Harper By My Side (Virgin / EMI)

Two Gallants

Après une carrière débutée il y a presque vingt ans, notre ami tatoué offre ici sa première compilation. Une rétrospective personnelle sur le thème de la ballade, où l’artiste a un air de Marvin Gaye sur la pochette. Et qui en passant marque la fin de son bail chez EMI. Ben Harper a sélectionné lui même les douze pistes, pour 45 minutes posées. Alors, pour ceux qui possèdent déjà toute la discographie de l’Américain, ce disque est vraiment dispensable, même si on découvre un titre inédit placé ici pour justifier son achat (Crazy Amazing) et la version studio de Not Fire, Not Ice présente sur Life From Mars. En dépit de ça, il faut reconnaitre objectivement le talent de Ben Harper pour les compositions calmes et apaisantes. Des racines du folk (Forever, Waiting On An Angel), du groove (Gold To Me), du blues (In The Colors), du slow rock (Feel Love), une invitation au voyage (Diamonds On The Inside), l’Américain a exploré toujours avec classe les différentes facettes de la ballade. By My Side fera suite à la première tournée acoustique solo de Ben Harper, pour l’instant uniquement annoncée aux USA et en Australie. En espérant aussi un petit tour par le vieux continent. - Florian Antunes Pires -

Après une énorme tournée qui leur a fait voir du pays, le duo Tyson Vogel et Adam Stephens est en forme comme jamais, nourri de ses expériences live. Adam et Tyson proposent donc un nouveau répertoire varié mêlant ambiances acoustiques et envolées électriques sauvages. Il y a quelques mois, on découvrait la ballade Broken Eyes qui sonnait comme un classique folk-blues américain et puis, le groupe inversait la tendance en postant un titre aux vélléités métal, My Love Won’t Wait. C’est l’un des producteurs les plus courus du moment, John Congleton, qui s’est chargé de mettre en oeuvre ce disque, autant dire qu’en ambiance (The Walkmen, Chairlift, Baroness...), il s’y connait. La puissance de la guitare alliée à la fougue de la batterie. Le duo trompe ensuite son petit monde en démarrant Song Of Songs tout en légèreté, une certaine fureur venant s’imposer juste après. Il reprennent cette formule sur l’excellent morceau Winter’s Youth. C’est en fait là que la magie 2GS opère, avec cette capacité d’emmener loin l’auditeur en instillant du rock dans leur folk. Avec peu d’instruments, Two Gallants font beaucoup: du rock habité et du folk inspiré dans une alchimie parfaite. - Simon Grangereau -

Lynch The Elephant Pop/Electro/Disco-House (autoproduction)

The Bloom And The Blight

(ATO Records/Fargo/PIAS)

This Year’s Girl

Personal Ghosts

(autoproduction) La pop sous toutes ses coutures: voilà comment pourrait être définie la musique de This Year’s Girl. Forts de leurs expériences au sein de divers projets parallèles ou anciens, Jan, Ilia, Victor et Gui délivrent un premier album direct et aux compos catchy qui ne laissent pas insensibles. Idéalement introduit par The Half Floor et sa longue chevauchée instrumentale, la suite de l’opus se transforme tour à tour en trip power-pop (Love And Rocket), indie pop (Mr I Don’t Know) et même parfois rock vintage (Geometrical Figures). Personal Ghosts séduit par sa totale absence de prise de tête et son sens de la mélodie imparable, comme en témoigne l’entêtante Candy Store. Faisant parfois penser aux Strokes (A Hunger Strike) mais la nonchalance en moins, This Year’s Girl a déjà conquis les auditeurs de radios locales et on parie fort que le nombre de fans ne va faire que croître. - Florian Antunes Pires -

BLUES

Shemekia Copeland 33 1/3 (Distribution digitale/Honduras) Très souvent le blues, soit on l’a dans le sang, soit on ne le joue pas. Si le nom de feu son père Johnny Copeland brille forcément beaucoup sur le CV de la jeune chanteuse, de par le standing du bonhomme, il ne faudrait pas réduire sa fille à cela. Elle le prouve une fois encore avec son nouvel opus qui mêle le blues texan qu’a pratiqué avec brio papa Johnny, et des motifs plus modernes et urbains comme le funk. Il faut dire que Shemekia a de la voix et ne se gêne pas pour la pousser tout au long de ces onze titres où il n’y a pas grand chose à jeter. Ain’t Gonna Be Your Tattoo, chante-t-elle, sûre d’elle, sur un efficace blues downtempo. La jeune femme sait ce qu’elle veut. L’entraînant Somebody Else’s Blues nous rappelle aussi que la chanteuse a fréquenté assidûment les chorales gospel, ajoutant encore une nuance à sa palette blues déjà bien fournie. - Manu Gilles -


Littératures

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ROMAN

Rêves oubliés

Léonor de Récondo

Sabine Wespieser Editeur

Parallèlement à la grande histoire, il est des drames intimes que les manuels scolaires ne consignent pas. Sur fond de conflit franquiste et de seconde guerre mondiale, Léonor de Récondo nous transporte au nord de l’Espagne puis à Hendaye, non loin de la frontière franco-espagnole, pour nous conter l’une de ces histoires. Aïta et sa famille doivent quitter précipitamment leur maison du Pays basque espagnol pour fuir les partisans de Franco. L’exil, qui ne devait durer que quelques jours, se prolonge et les jours se transforment en semaines, les semaines en mois... Chaque membre de la famille trouve son propre remède à cet exil injuste. Aïta se réfugie dans la céramique puis le travail, sa femme Ama dans la rédaction d’un journal intime qu’elle écrit la nuit, leurs enfants dans le dessin, les histoires... Chacun cultive son jardin secret, loin des contingences matérielles et du temps présent. Léonor de Récondo excelle à décrire ces brèves échappées belles. L’écriture toute en retenue dit bien l’humilité d’Aïta et sa famille. Zantzun, l’un des trois fils, veut comprendre pourquoi ses oncles ont été emmenés dans un camp de réfugiés, les raisons pour lesquelles sa famille et lui doivent se cacher dans la ferme landaise dont s’occupe Aïta. L’auteure nous raconte ce no man’s land des réfugiés espagnols, chassés de leur terre natale, mais considérés comme des étrangers en France. Si la guerre détruit tout,

ROMAN

La France tranquille Olivier Bordaçarre

Fayard Noir

Dans la petite ville - trop ? - tranquille de Nogent-les-Chartreux, une série d’assassinats particulièrement violents vient perturber la communauté. Pour tenter de démasquer le serial killer qui tue sans cible ou mobile apparent, le commissaire Paul Garand est sur les dents. Flic bourru, anti-héros par excellence revenu de tout, Garand entretient ses « centdix-sept kilos de cholestérol » en engloutissant la nourriture. Son fils Grégoire, qui va l’assister bien malgré lui dans l’enquête, a vu quant à lui ses études d’histoire de l’art le mener direct à un poste de vendeur dans un magasin de sport. Le jeune Garand préfère alors s’évader à travers le viseur de sa lunette astronomique. Au-delà de l’enquête policière, qui piétine une bonne partie du roman, Olivier Bordaçarre s’attache à décrire la vie d’une petite ville de banlieue, ses zones industrielles ravagées par la crise et ses grandes surfaces

il reste heureusement la solidarité familiale. Et puis l’exil a également apporté quelque chose de plus à Ama et les siens. Eux qui vivaient dans une situation confortable en Espagne, connaissent peut-être une existence plus frugale mais l’expérience les a irrémédiablement transformés. « Je ne regrette pas d’avoir rencontré celle que je suis aujourd’hui », confie ainsi Ama dans ses lettres nocturnes. Rêves oubliés s’inspire de l’histoire de la famille paternelle de l’auteure, quittant l’Espagne en 1936 et ne revenant dans leur pays natal qu’à la mort de Franco dans les années 70. - Bertrand Demornieux -

ROMAN

Comme une bête Joy Sorman

Gallimard

à la précision... toute chirurgicale, plongée dans une tradition du travail de la viande remontant à l’âge des cavernes, une culture où vie et mort se confondent, qui s’envisage différemment selon que l’on visite les abattoirs, gigantesques usines à découper, décapiter, couper, ou une petite exploitation agricole où la relation du propriétaire avec ses animaux est nécessairement différente, plus affective. Au final pourtant, la hiérachie de la chaîne alimentaire doit être respectée. Pim lui, voue à la viande un véritable culte, une passion qui le poursuit jusque dans ses rêves, pourrions-nous même dire ses fantasmes. Un amour immodéré - et là réside la fictionnalisation complétant l’enquête préalable au roman -, qui n’est pas loin de tourner à la folie pure. Comme une bête nous incite également à réfléchir sur notre manière de consommer, le bien-être animal, les manipulations génétiques et les choix qu’il faudra faire dans les prochaines décennies. Devronsnous réellement, comme certains semblent l’annoncer, troquer pavés de boeuf et côtes de porc contre coléoptères et autres larves? - Dominique Demangeot -

ROMAN

Aral

Cécile Ladjali Après l’habitation, le groupe NTM et la Gare du Nord, la nouvelle source d’inspiration de Joy Sorman est la boucherie. L’auteure nous fait suivre le parcours d’un boucher, Pim, qui, affublé d’un grand corps maigre et d’un caractère sensible, cadre mal avec le traditionnel profil du boucher bonhomme, rougeaud et cravaté. Pourtant Pim a de l’or dans les doigts et dès son apprentissage dans sa petite ville de Bretagne, il fait l’expérience du lien intime entre l’homme et l’animal. Joy Sorman semble avoir étudié de près cette relation, très physique, entre les professionnels de la viande - le boucher en premier lieu mais aussi l’agriculteur, les employés des abattoirs - et les animaux. Tout un monde que nous fait découvrir l’auteure à travers des descriptions

Actes Sud

déshumanisées. Le polar prend ici des allures de critique sociale même si l’auteur grossit parfois le trait pour dépeindre le racisme ordinaire en province, les élus aux dents longues appuyant à fond sur le levier de la démagogie. Peu à peu, le climat de la petite cité d’Eure-et-Loire s’alourdit. La peur et la suspicion s’installent durablement. Le roman d’Olivier Bordaçarre est sombre, très sombre et certains critiques comparent d’ailleurs l’auteur à Thierry Jonquet, l’un des meilleurs représentants du polar social.

Libération - d’où il s’est fait virer il y a trois ans -, Philippe Garnier publie chez Grasset un imposant florilège de ses articles depuis les années 80. Attendez-vous à tout - mais pas à n’importe quoi -, dans ce gros ouvrage qui pose un regard décalé sur les arts, la société - et un peu la politique aussi -, avec une prédilection pour les sujets sortant des sentiers battus.

Par delà l’enquête, Olivier Bordaçarre brosse finement ses portraits, soignant la psychologie de ses personnages pour décrire des amours plus ou moins contrariées, des amitiés solides, croisant les générations et les styles dans ce polar... qui est bien plus que ça ! - Paul Sobrin -

CHRONIQUES

L’oreille d’un sourd Philippe Garnier

Grasset

Journaliste ayant officié pour Les Inrocks, Métal Hurlant, Rock’n’Folk et surtout

a donc la mer, et puis Alexeï, jeune musicien dont la surdité ne l’empêche pas de mener une brillante carrière de violoncelliste. Le gouvernement lui commande un opéra à la gloire du Kazakhstan, ce « pays douloureux, où tout manquait aux hommes », dit Alexeï. L’année de sa naissance, le gouvernement russe décide de détourner les fleuves SyrDaria et Amou-Daria pour irriguer les champs de coton, asséchant ainsi la mer d’Aral. Le roman est baigné dans une lumière aveuglante, dans ce pays brûlant et sec l’été, glacial l’hiver, avec ces durs paysages « devenus crayeux comme le sol lunaire ». A travers les allées et venues de la narration entre 1974 - années d’adolescence - et 1984 - lorsqu’Alexeï est devenu un jeune adulte -, le lecteur comprend mieux l’essence de cette contrée que l’histoire - et surtout le bloc soviétique - n’ont pas épargnée. La musique, qu’Alexeï ressent d’abord comme une vibration, c’est toute la vie du jeune violoncelliste. La musique et Zena, qu’il connaît depuis l’enfance. Mais peu à peu, comme le sol qui mord un peu plus chaque jour la mer d’Aral, la jalousie s’empare d’Alexeï, et dès lors son handicap semble reprendre le dessus. « Je n’existe pas, je m’efface », confesse-t-il d’ailleurs. Cécile Ladjali parvient à nous transporter au plus près des pensées du musicien, un voyage intérieur qui risque de le mener jusqu’à la folie, périple néanmoins nécessaire s’il veut retrouver son équilibre. L’écriture pleine de poésie de l’auteure nous rend son intimité familière, mais aussi cette amertume que semble ressentir Alexeï, comme le goût que laisse un jour un bâton de réglisse dans la bouche de l’adolescent, ses lèvres écumant à cause du suc amer. - Bertrand Demornieux -

La mer d’Aral s’assèche. Une disparition lente et irrémédiable qui rythme le dernier roman de Cécile Ladjali aux éditions Actes Sud. Il y

Philippe Garnier nous gratifie de sa vision panoramique du continent nordaméricain, s’aventurant, pour notre plus grand plaisir, sur des pistes peu explorées. Dans l’introduction, il évoque Nick Tosches. L’auteur du fameux Héros oubliés du rock’n’roll reste un modèle pour Philippe Garnier et pour beaucoup d’autres. Dans l’introduction également, quelques lignes sur l’ambiance des salles de rédaction dans les années 80 et 90, quelques anecdotes sur Serge July et autres patrons de presse, lancées non sans ironie, histoire de planter le décor. « Ne jamais rester prendre racine. Passer à autre chose ». Cette devise qu’il attribue à Tosches, Philippe Garnier peut sans nul doute la faire sienne, tant ce franc-tireur du journalisme a touché à tous les sujets, nous ramenant tantôt à l’époque insouciante du cinéma des années 60, voire du muet avec l’indomptable Louise Brooks, tantôt aux romans d’espionnage. Le journaliste fait montre d’un réel attachement pour les personnages qu’il nous présente, et qu’il admire souvent comme c’est le cas avec l’écrivain méconnu Walter Tevis, auteur de L’Arnaqueur, d’où est tiré

le film du même nom avec Paul Newman. Chaque article est commenté et replacé dans son contexte, prenant parfois comme jalons les temps forts de l’histoire américaine: le Vietnam, les pins-ups que l’on croise pêlemêle tout au long de ces articles hors-formats qui furent, durant trente ans, la hantise des secrétaires de rédaction. L’angle de Garnier est toujours particulièrement bien choisi, comme lorsqu’il raconte le Velvet Underground au début des seventies, une fois passée la frénésie de la factory warlholienne. Le recueil est aussi un bel hommage au journalisme d’investigation, minutieux dans les détails, passionné, qui ouvre véritablement les horizons du lecteur. La langue de Garnier est pourtant verte, irrévérencieuse parfois, s’éloignant avec bonheur de la prose par trop huilée du journaleux lambda pour l’emmener ailleurs. Lire L’oreille d’un sourd, c’est revivre, comme si on y était, un concert cradingue de la non moins cradingue Courtney Love un soir à Los Angeles. C’est aussi visiter les States de fond en comble, les petites salles de cinéma sur Hollywood Boulevard - décrites avec une diabolique précision par cet ancien chroniqueur de l’émission Cinéma, Cinémas -. C’est parcourir d’un pas inquiet le Montana et ses ciels lourds, les petites villes de rednecks malfamées - on sent bien ici l’influence du trop méconnu romancier James Crumley -. Le dépaysement assuré, débarrassé des clichés habituels qui collent trop souvent au mythe américain. - Dominique Demangeot -


Cinéma

15

24 octobre Skyfall

Augustine

De Sam Mendes Action Avec Javier Barden, Naomie Harries James Bond doit protéger l’agence contre de nombreuses attaques.

Par Alice Winocour Drame Avec Vincent Lindon, Chiara Mastroiani En 1885, le professeur Charcot tente de comprendre une maladie encore inconnue  : l’hystérie.

Amour

De Michael Haneke Drame Avec Jean Louis Trintignant, Isabelle Huppert Anne, musicienne, victime d’une attaque cérébrale, se retrouve paralysée d’un côté.

L’Air de rien Par

Grégory

Comédie

Magne,

Stéphane

Viard

So British, volume 1 De John Hallas Animation

Sélection de six films produits par le studio britannique Halas & Batchelor.

Avec Michel Delpech Michel était une idole de la chanson il y a trente ans. Aujourd’hui il croule sous les dettes. Un jeune huissier de justice doit lui confisquer ses biens mais décide de l’aider.

Stars 80

A.L.F

De Frédéric Forestier Comédie Avec Patrick Timsit, Richard Anconina Vincent et Antoine sont fans des années 1980. Ils dirigent une petite société de spectacle qui embauche des sosies.

Journal d’un dégonflé : ça fait suer ! De David Bowers Comédie

Avec Robert Capron, Steve Zahn Greg a terminé l’école. Il a planifié de nombreuses sorties mais ces dernières n’aboutissent pas...

Le jour des corneilles

De Jean Christophe Dessaint Animation Un jeune garçon de dix ans vit avec son père au cœur d’une forêt peuplée de bêtes sauvages.

Tempête sous un crâne De Clara Bouffartigue Documentaire

La vie de plusieurs professeurs au sein d’un collège de Saint Ouen.

10 11 12 Pougne le hérisson De Iouri Tchenrenkov Animation

Programme de 3 courts métrages d’animation : Nikita le tanneur, Tout conte fait et L’Automne de Pougne.

De Jérôme Lescure Drame Un homme est arrêté, soupçonné d’appartenir au réseau ALF : Animal Liberation Front.

Nous York le 7 novembre 2 / Duo

De Nobuhiro Suwa Drame romantique Makiko Watanabe, Hidetoshi Nishijima Yu, une vendeuse, vit avec Kei, acteur. Un jour, ce dernier propose de l’épouser.

J’enrage de son absence De Sandrine Bonnaire Drame

Avec Alexandra Lamy, William Hurt Jacques revient après dix ans d’absence mais Mado a refait sa vie.

Saudade

De Katsuya Tomita Comédie Avec Wesley Bandera, Chika Kumada Un ouvrier fait la connaissance de Hosaka et Takeru, membres du collectif hip hop de la ville.

Paranormal activity 4 De Ariel Schulman Horreur

Avec Katie Featherstone, Brady Allen Quatrième volet de la saga où les personnages récurrents sont de retour.

Lili à la découverte du monde sauvage De Oh Seong-yoon Animation

Une petite poule d’élevage, Lili, s’enfuit de la ferme pour échapper à la vie en cage. Elle est accompagnée par un canard sauvage : Boiteux.

Les paradis artificiels De Marcos Prado Drame

Avec Natalia Dill, Luca Bianchi Erika et Lara se rendent au Brésil pour participer à une rave party. Elles vont alors s’initier à la drogue et à l’amour.

7 novembre Argo

De Ben Affleck Thriller Avec Ben Affleck, John Goodman Durant une prise d’otages, six américains parviennent à se réfugier chez l’ambassadeur canadien. Un membre de la CIA échafaude un plan pour qu’ils quittent le pays.

Oliver Sherman

Par Ryan Redford Drame Avec Garret Dillahunt, Donal Logue Le vétéran Oliver Sherman retrouve le soldat qui lui a sauvé la vie pendant la guerre  : Franklin Page, et s’immisce peu à peu dans sa vie.

Nous York

Par Hervé Mimran Comédie Avec Leila Beckti, Géraldine Nakache Trois amis se rendent à New York pour l’anniversaire de leur amie. Ils retrouvent également Gabrielle, tous cinq issus d’une cité de Nanterre.

Traviata et nous

De Philippe Béziat Documentaire Nathalie Dessay répète la Traviata sous la direction de Louis Langrée.

31 octobre Frankenweenie De Tim Burton Animation

Avec Tom Keeny, Martin Landau Le jeune Victor perd son chien Sparky. Il décide de le ramener à la vie.

Headshot

De Pen-Ek Ratanaruang Thriller Avec Nopachai Jayanama, Cris Horwang Un tueur à gages décide de quitter son « travail » pour mener une existence normale.

Looper

De Rian Johnson Science-fiction Avec Paul Dano, Joseph Gordon Levitt Deux axes temporels co-existent  : l’un où le voyage dans le temps n’existe pas encore, l’autre où cela est devenu possible.

La traversée

De Jérôme Cornuau Thriller Avec Emilie Dequenne, Michael Youn Une petite fille de 8 ans disparait dans une Ile d’Ecosse. Deux ans plus tard, l’enfant est retrouvé à l’endroit exact où elle avait disparu.

Le plan parfait

Sinister

De Scott Derrickson Horreur Avec Ethan Hawke, Ethan Haberfield Un auteur de romans policiers emménage dans une maison avec sa famille. Les anciens propriétaires ont été retrouvés pendus.

Frankenweenie le 31 octobre

Villegas

Par Gonzalo Tobal Drame Avec Esteban Lamothe, Esteban Bigliardi Deux cousins, autrefois inséparables, se retrouvent à l’occasion de l’enterrement de leur grand-père.

Nuit #1

De Anne Emond Drame Avec Catherine de Léan, Dimitri Storoge Durant une nuit, un homme et une femme vont découvrir les étapes d’une relation amoureuse.

Sharqiya

De Ami Livne Drame Avec Misa Abd el-Hadi, Ednan Abu Muhrab Un jeune bédouin décide de sauver un village non autorisé dans le désert d’Israël.

House of Boys

De Jean Claude Schlim Drame Avec Layke Anderson, Benn Northover Un jeune homme quitte le domicile familial pour devenir autonome. Il obtient un travail en tant que danseur dans un club de strip tease.

De Pascal Chaumeil Comédie Avec Dany Boon, Diane Kruger Isabelle ne souhaite pas se marier avec Pierre. Elle décide de trouver un premier mari pour ensuite divorcer.

N’aie pas peur

De Montxo Armendáriz Drame Avec Luis Homar, Christina Plazas Silvia décide de recommencer sa vie et d’oublier une enfance troublée.

Une famille respectable De Massoud Bakhshi Drame

Avec Parivash Nazarieh, Mehrdad Sedighian Un universitaire iranien se rend à Chiraz pour enseigner. Il se trouve alors mêlé à des intrigues familiales et financières.

Argo le 7 novembre



Diversions Bourgognes novembre 2012