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Mensuel gratuit d’informations

#28

novembre 2010

Bourgogne

La nouvelle saison de l’atheneum - Semaine des Droits de l’Enfant à Chenôve - Résonances Electroniques Pop et blues grec à l’ABC - Orlando à l’Opéra de Dijon Jim Jones Revue - Sly Johnson - Les acteurs de bonne foi - La Nuit les Brutes - Instances 8 -L’Indochine en guerre, des images sous contrôle au Musée Niepce - Exposition Courges et Saveurs d’automne au Museum de Dijon

+ Foire internationale et gastronomique de Dijon l’Agenda du mois p.4 / sorties Cinéma p.15


tale Carpoipéenne eu

Orchestre

PHILHARMONIQUE dE STRASBOURG ORcHESTRE NATIONAL

2010

NOVEMBRE

mercredi 10

PMC - SALLE ÉRASME 20H30

• Neeme Järvi Direction

Tubin

• Martin Fröst Clarinette

Weber

Suite du ballet Kratt Concerto n°1 pour clarinette et orchestre en fa mineur J.114 p.73

Glazounov CONCEPTION REYMANN COMMUNICATION // MONTAGE BKN.FR // © SHUTTERSTOCK // LICENCES D’ENTREPRENEURS DE SPECTACLES N° 2 : 1006168 ET N°3 : 10066169

Symphonie n° 5 en si bémol majeur op. 55

MARAthON

StRAVINSky / PROkOfIEV Jeudi 18 nov 20h30 vendredi 19 nov 20h30

• Dima SLOBODeNiOuk Direction • Alexander TOrADze Piano

samedi 20 novembre 17h et 20h45 • L’odyssée Stravinsky

dimanche 21 novembre 15h et 18h30 • L’odyssée Prokofiev

Strasbourg PMC Salle Érasme

Strasbourg Auditorium de la Cité de la Musique et de la Danse

Strasbourg Auditorium de la Cité de la Musique et de la Danse

jeudi 25 • Otto Tausk Direction • Lilli Paasikivi Alto • Chœur de l’OPS • Catherine Bolzinger chef de chœur

PMC - SALLE ÉRASME 20H30 Haydn

Ouverture à « L’Anima del filosofo »

braHms

Alto Rhapsody op.53 Schicksalslied op.54

dvor˘ ák

Symphonie n° 5 en fa majeur op.76

SAISON 2010>2011 Caisse OPS - Entrée Schweitzer - Du lundi au vendredi de 10h à 18h sans interruption - 03 69 06 37 06 Boutique Culture - 10 place de la Cathédrale Du mardi au samedi de 12h à 19h - 03 88 23 84 65

experts-comptables


diversions-magazine.com

cultures sorties société

#28

novembre 2010

Bourgogne

AGENDA - 4 REPÉRAGES - 5

La nouvelle saison de l’atheneum Semaine des Droits de l’Enfant à Chenôve Festival Résonances électroniques

Orlando à l’Opéra de Dijon The Jim Jones Revue à La Vapeur Sly Johnson à La Cave à Musique

À BESANCON - 11

Didon et Enée au Théâtre musical Absinthe

sous contrôle Courges et saveurs au Museum de Dijon

THÉÂTRES - 9

SALON - 12

CHRONIQUES - 14

Les acteurs de bonne foi au TDB La Nuit les brutes à l’Espace des Arts

MUSIQUES - 8

DANSES - 10

Pop et blues grec à l’ABC

Instances 8 à Chalon-sur-Saône

Foire internationale et gastronomique de Dijon

CINÉMA - 15

OUVRE LES YEUX - 13

L’Indochine en guerre, des images

L’image du mois, Tribu... lations dans les rues de Dijon

© Didier Taberlet

Zé Ethiopian Brass Band a réchauffé les rues de Dijon Du 24 septembre au 3 octobre, le festival Tribu a porté dans les salles de concerts, les MJC et les rues de Dijon diverses sonorités, toute une « tribu » culturelle avec un éclairage cette année sur l’Éthiopie. Un important travail d’action culturelle a en effet été mené avec Zé Ethiopian Brass Band. La fanfare de cuivres et de percussions a parcouru les rues et les marchés de Dijon, le jardin du centre social des Grésilles, Fontaine d’Ouche et le marché de Longvic. Cette création menée par plusieurs musiciens (les saxophoniste et trompettiste Marc

Diversions - Edition Bourgogne Journal d’information gratuit 12, rue des Vieilles Perrières 25000 Besançon 03 81 57 58 92 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 57 58 92 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

Démereau et Piero Pepin, Aymeric Descharrières , également saxophoniste et Julien Vuillaume, percussionniste) a pris forme à l’issue d’un atelier de pratique musicale collective, ouvert aux professionnels et aux amateurs. Les musiques urbaines éthiopiennes ont été adaptées à une configuration de fanfare. Le résultat fut détonnant. Si le festival Tribu a convié également à Dijon et aux alentours des artistes d’envergure nationale et internationale (Tony Allen, Ibrahim Maalouf, Vincent Ségal et

Ballaké Sissoko…), l’engagement associatif fut important et a fédéré, autour de l’association Zutique qui portait le festival, l’École de Musique et Orchestre d’Harmonie de Dijon (EMOHD), le Grand Ensemble de Cuivres du Conservatoire à Rayonnement Régional de Dijon, l’association Vivartis, l’École de musique de St Apollinaire et le Centre Musical de Marsannay-la-Côte.

pollion et Anjou se sont inspirés de l’art éthiopien pour concevoir des structures mobiles accompagnant les déambulations de Zé Ethiopian Brass Band. Emmanuelle Fèvre, plasticienne et les équipes des Accueils de Loisirs Champollion, ont conduit ces ateliers.

Avec Zé Ethiopian Art, les arts plastique furent également de la partie. De jeunes dijonnais des Accueils de Loisirs Cham-

www.zutique.com

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Gilles Bloin, Martial Cavatz, Sophie Choffant, Frédéric Dassonville, Dominique Demangeot, Manu Gilles, Hector Mann, Sébastien Marais, Paul Sobrin, Boban Stanojevic, Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 57 58 92 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

- Manu Gilles -

Dépôt légal : novembre 2010 © Diversions 2010 Imprimé en Espagne - Rotimpres ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur la Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : 26 novembre 2010


Diversions - L’Agenda du mois

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Les sorties du mois en un clin d’oeil

CHENÔVE

DIJON

Spectacles, concerts, théâtre... Association Bourguignonne Culturelle Rencontre et lecture 5 novembre à 20h30 : Camelia Jordana - Pop - Scène française (Théâtre des Feuillants) 9 novembre à 20h30 : Nicolas Syros - Musique du monde, Rebetiko (Théâtre des Feuillant) 16, 17 & 18 novembre 20h30 : Au fil d’Oedipe - Théâtre & marionnettes (Maison de Marsannay) 23 novembre à 20h30 : Christophe - Scène française (Ogive Chevigny-St-Sauveur)

Bistrot de la Scène 5 novembre à 20h30 : Bienvenue à Yesterday Chikadee - Comédie Musicale 6 novembre à 20h30 : Nougaro par Martial Henzelin Trio 10 novembre à 10h30 : L’œuf d’Or (18 mois-3 ans) 15h : Le Lièvre et la Fée (3-10 ans) 10 novembre à 20h30 : Marcel dit DIMEY & Fredo à l’accordéon 12 et 13 novembre à 20h30 : Marylène Bullier et la chorale «Cotton Mary» - Gospel 17 novembre à 15h et 17h : La Balle au Bond - Cirque (tout public dès 3 ans) 18 novembre à 20h30 : Tu ne joueras point Hamlet - Pièces et main d’œuvre 19 et 20 novembre à 20h30 : Le Vent m’a dit 24 novembre à 15h et 17h : La Balle au Bond - Cirque 25 novembre à 20h30 : Règlements de comptes en famille 26 et 27 novembre à 20h30 : Pauses Gourmandes Vinicoles - Musique, vin & peinture Deep Inside 3 novembre à 21h : Big John Bates & The Voodoo Dollz (rockabilly-garage-show burlesque) 12 novembre à 21h : Mighty Atomics (garagerock’n’roll)

La Péniche 6 novembre à 21h : Knut and Lab° (métal hardcore / noise) 25 novembre à 21h : Bob Log III / King Automatic (garage blues / garage)

© Benjamin Ealovega

Espace Culturel François Mitterrand Du 9 au 30 novembre : Mois du Film Documentaire - Séances à 18h45 Humaines aventures Entrée gratuite / réservation obligatoire à l’accueil de la Bibliothèque municipale Escale Charcot Du 16 au 19 novembre : L’Escale des Sens (dans le cadre de la Semaine des droits de l’enfant) - Animations inspirées du livre «l’explorateur nu» de Jean Epstein : expositions, ateliers pour les enfants âgés de 0 à 3 ans, parents et professionnels (assistants maternels…) - Programmation détaillée dans les structures municipales Salle des fêtes 17 novembre à 15h : Le peuple du grenier Théâtre 26 novembre à 20h : Métallos et dégraisseurs - Théâtre Complexe Louis Curel 20 et 21 novembre (20h30/15h) : Concert de la Sainte Cécile – Musique Municipale « A la découverte de l’orchestre »

du 23 au 26 novembre à 20h : Le malade imaginaire (théâtre) 27 novembre à 20h : Bratsch et invités (musique) 30 novembre à 20h : le développement de la civilisation à venir (théâtre)

London Philharmonic Orchestra le 12 novembre à l’Auditorium Opéra de Dijon 6 novembre à 20h : Anne Sofie Von Otter (auditorium) - Concert 12 novembre à 20h : London Philarmonic Orchestra (auditorium) - Concert 19 novembre à 20h : Quatuor Takàcs (auditorium) - Concert 20, 23 et 25 novembre à 20h : Orlando (auditorium) - Opéra 30 novembre à 20h : May B (auditorium) - Théâtre Théâtre Dijon Bourgogne du 4 au 13 novembre : Les acteurs de bonne foi (parvis St Jean) du 27 au 30 novembre : L’affiche (parvis St Jean) La Vapeur 4 novembre à 20h : Puggy (pop rock) 5 novembre à 20h : Soprano (rap) 7 novembre à 18h : The Jim Jones Revue / Sextoys (rock / punk’n roll) 12 novembre à 20h : Eiffel / Lullaby (rock)

Musée des Beaux-Arts Sélection d’événements : 10 novembre à 15h30 et 18h : Ateliers d’arts plastiques - L’art et l’écrit, le texte et l’image 14 novembre à 14h30 : Quelle histoire ! L’histoire de Marama, petite orpheline qui rencontre des bêtes sauvages 17 novembre à 15h : Visite thématique dans le cadre de l’exposition « Messagerie » 17 novembre à 19h : Nocturne - Concert circuit-bending : instruments et jeux électroniques détournés de leur fonction (dans le cadre de Résonances électroniques)

Théâtre Mansart 9 et 10 novembre à 20h30 : la zone de Ramsay Hunt (jazz) 17 et 18 novembre à 20h30 : Copito par la compagnie l’Archipel (théâtre) 19 novembre à 20h : Scène ouverte Némésis / enterré sous X (oralité/poésie/musique) 24 et 25 novembre à 20h30 : Les premiers hommes / on nous appelait la jeunesse (danse) 30 novembre à 20h30 : Urfaust (théâtre) Salons, foires... Dijon Congrexpo Du 30 octobre au 11 novembre : Foire internationale et gastronomique de Dijon 14 novembre : bourse aux livres et BD du 27 au 28 novembre : concert polyson

EIFFEL le 12 novembre à La Vapeur Latitude 21 Jusqu’au 30 novembre : exposition Habitants atypiques, chacun cherche son toit jusqu’au 1er janvier 2011 : exposition Biodiversité cultivée Le Consortium du 19 novembre au 31 janvier : exposition David Askevold

Jardin des Sciences jusqu’au 2 janvier 2011 : exposition de lune à l’autre Du 6 au 6 novembre : Courges et Saveurs d’automne

Monde associatif MJC Bourroche Valendon Théâtre 20 novembre 2010 à 20h30 – Salle Eugène Fyot Théâtre de la Mère Folle : Maître Puntila et son valet Matti de Bertolt Brecht Exposition Du 2 novembre au 20 novembre 2010 de 9h à 12h et de 14h à 18h : « D’après nature » par Roland Garnier (peintures à l’huile) CHALON-SUR-SAÔNE

Spectacles, concerts, théâtres... Espace des Arts du 4 au 6 novembre à 20h : La nuit les brutes (théâtre) Du 16 au 20 novembre : Festival Instances 8 (Danse) - voir article p.10

L’Arrosoir 12 novembre à 21h : Dominique Chaffangeon et S Cecil Trio 26 novembre à 21h : Didier Petit et André Minvielle, première partie : Samuel Sylvant Trio et Quinte et Sens Expositions Musée Nièpce jusqu’en décembre 2010 : exposition Dazibao jusqu’au 16 janvier 2011 : l’Indochine en guerre, des images sous contrôle (19491954) MÂCON

Spectacles, concerts, théâtres... La Cave à Musique 5 novembre à 20h30 : The Thugs, Come on people (rockumentaire et discussion) 6 novembre à 21h : Bilal/Maxxo (rap/reggae) 12 novembre à 21h : Fowatile/Sly Johnson (electro hip hop/soul) 13 novembre à 21h : Miss White and the drunken piano/Babet (groupe folk/chanson folk) 16 novembre à 20h : The Pack A.D/ Nomeansno (blues rock/punk hardcore) 19 novembre à 21h : Peter Kernel/Shannon Wright (noise pop/folk rock) 20 novembre : Manuel Pratt (café théâtre) 24 novembre : The Wackids (concert rock’n’toys) 26 novembre : June and Lula/Susheela Raman (country folk/world music)

Le Crescent 6 novembre à 21h : Ben Guyot 5tet 20 novembre à 21h : Yes, is a pleasant country Mâcon Scène nationale 9 novembre à 20h30 : Cripure (théâtre) 11 novembre à 17h : Phi-Phi (opérette) 14 novembre à 16h : Concert de clôture des symphonies d’automne (musique) 19 novembre à 20h30 : Caligula (théâtre) 23 novembre à 20h30 : Uchuu Cabaret (danse) 27 novembre à 20h30 : Manu Galure (chanson) 30 novembre à 20h30 : Warren Zavatta (humour) Expositions Musée des Ursulines Jusqu’au 31 décembre : Mâcon et ses monnaies, des Gaulois à la Seconde Guerre mondiale (L’exposition est également présentée, pour partie, aux Archives de Mâcon)


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Edition Bourgogne

Diversions

La nouvelle saison de l’atheneum C’est reparti pour une nouvelle saison à l’atheneum. Le centre culturel de l’Université de Bourgogne, situé sur le campus de Dijon, est le premier lieu de ce type en France, ouvert en 1983. Lieu de diffusion, l’atheneum est également un endroit où les artistes peuvent préparer leurs spectacles. Ce laboratoire de création est mis à la disposition des musiciens, chorégraphes, metteurs en scène, comédiens... Plutôt orienté sur les esthétiques contemporaines, l’atheneum ouvrait le 7 octobre dernier sa nouvelle saison avec un spectacle du chorégraphe Yan Raballand, Contrepoint, et le vernissage d’une exposition de Lea Tania Lo Cicero. Du 10 novembre au 10 décembre : Galileo – Exposition Laurent Bolognini et Daniel D’Adamo Une installation lumino-cinétique et sonore Laurent Bolognini crée des machines lumineuses dont les mouvements rotatifs dessinent des formes géométriques. A ces impressions éphémères s’ajoute un dialogue avec la musique créée par Daniel D’Adamo. Laurent Bolognini est un photographe qui a très vite souhaité mettre à profit la science pour servir sa recherche artistique. Avec Galileo, il a mis au point une installation luminocinétique et sonore. Le photographe collabore ici avec le musicien Daniel D’Adamo. Le son se trouve lui aussi transformé, tandis que la performance et les arts plastiques se mêlent également ici.

24 novembre à 19h : Viola par Yan Raballand / Cie Contrepoint - Danse Yan Raballand présente sa nouvelle création, le quatuor Viola qui est en quelque sorte la suite de son travail sur le contrepoint, après un premier duo du même nom, présenté lors de la soirée d’ouverture de l’atheneum en octobre dernier.

Galileo Qu’est-ce que l’art cinétique ? L’art cinétique est la mise en mouvement d’une œuvre d’art par des moyens divers. Inspirée notamment par les « rotoreliefs » de Marcel Duchamp, cette discipline s’inscrit entre les arts plastiques et la performance, portant l’œuvre d’art dans une autre dimension et surtout dans une autre temporalité.

Du 10 novembre au 10 décembre : du lundi au vendredi de 10h à 17h et soirs de spectacle - entrée libre - Vernissage le 9 novembre à 18h+ conférence à 19h « L’art optique et lumino-cinétique »

durée 20 mn - tarifs : 5,5€ / 9€ + rencontre avec Yan Raballand et ses danseurs à l’issue de la représentation (voir interview ci-dessous) 16 novembre à 19h : Apéro Polar # 5 Dominique Manotti - Littérature Dominique Manotti présentera son nouveau polar « Bien connu des services de police » sorti dans la série noire Gallimard. Lecture, discussion et dédicace auront lieu à la Brasserie de l’Hôtel de ville, place de la Libération.

Entrée libre - nombre de places limité, réserver à l’atheneum

Les temps forts de l’année 8 décembre à 15h et 18h30 : durée 1h – entrée libre sur réservation + rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation : Call me Chris – Lecture Aline Reviriaud / Cie Idem Collectif du 5 au 13 février : Actions Théâtre/ Danse/Performance 23 mars à 20h30 / 24 mars à 15h et 20h30 : Résidence Arnaud Cathrine et Julie Rey – Théâtre musical 26 mars à 16h : Lectures H. Colas / A. Cathrine / S. Castang / S. Chiambretto / C. Houdart / A. Reviriaud (attente d’un titre) du 29 mars au 7 avril / vernissage jeudi 31 mars : Précisions sur les vagues 2 – Installation sonore - Célia Houdart jeudi 14 avril à 20h30 : Danse à l’Université – Danse

Entretien avec Yan Raballand Comment êtes-vous venu à travailler avec l’atheneum ? L’atheneum a accueilli la première pièce que j’ai faite en 2003, Au devant de la sur les Variations Goldberg de Bach. Ce sont des gens fidèles qui suivent mon travail. Ma seconde pièce a été programmée en mars 2006 lors d’Art Danse puis je suis venu créer mon solo de L’ange en 2008. Depuis deux ans, ma compagnie est en partenariat avec Art Vivant 21. J’ai donc quelques affinités avec des lieux en Côte d’Or dont l’atheneum. En février de cette année il y a eu la création de Contrepoint. L’atheneum m’a également proposé de me prêter le plateau pour ma prochaine création Viola. Vous donnez également des ateliers, des cours ? Je tiens à ce qu’il y ait différentes formes de rencontres avec le public. Je suis chorégraphe interprète et j’essaie de cadrer sur des formes de rencontres qui m’intéressent toujours en lien avec le spectacle. Ces stages sont-ils en direction des étudiants ou tout public ? Le premier s’adresse aux étudiants, dans le cadre d’une UE jusqu’au 29 novembre, mais il y a aussi un stage en février ouvert à tout public. Il y aura deux rencontres en novembre et une répétition publique. Je rencontre aussi des classes. Avec les Rencontres Clés, j’essaie en une petite heure d’expliquer pourquoi j’ai eu l’envie et l’idée de faire une création, mes choix de lumière, de sons, comment j’écris la danse... Je suis plutôt un chorégraphe qui travaille sur l’écriture, alors que beaucoup travaillent sur la performance

ou l’improvisation. J’explique comment je m’y prends, comme une sorte de technicien ou d’artisan de la danse. La danse peut parfois paraître très floue. Je n’explique pas aux gens quel message j’ai souhaité faire passer. Chacun se raconte son histoire, d’autant plus que je pratique une danse assez abstraite. C’est plutôt du dessin dans l’espace, comme si la danse était une musique visuelle. Ces rencontres avec les étudiants, les enfants, vous inspirent-elles ? Je ne sais pas, c’est difficile à dire. Certainement mais ça me permet surtout de rester en lien avec une certaine forme de réalité, un regard qui est vierge ou rempli d’une autre culture. C’est très facile dans notre milieu de rester entre nous, sauf que je ne fais pas des spectacles pour mes collègues danseurs ou chorégraphes. C’est pour tout le monde. Faire ces rencontres-là conserve un lien avec une autre forme de réalité. Retrouvez-vous un public qui vous suit ? L’atheneum n’est pas seulement un théâtre universitaire réservé aux étudiants mais ouvert à tout le monde, et en même temps il cherche bien sûr à faire venir les étudiants. Mais ce n’est pas toujours facile pour eux car ils travaillent à côté. Béatrice (Béatrice Hanin, directrice de l’atheneum, NRDL) m’a dit que des gens venaient de réserver pour l’ouverture de saison, qui m’avaient déjà vu dans L’ange, qui ont déjà vu le duo Contrepoint en février mais qui veulent le revoir. Je pense donc qu’un lien se crée. Je suis surpris que des gens me disent qu’ils ont déjà vu trois pièces de moi mais j’en suis ravi ! Ce sont eux

Le quatuor de Yan Raballand, Viola, à suivre le 24 novembre qui peuvent aussi me dire comment les choses évoluent. Je retrouve des jeunes étudiants qui étaient en stage et viennent au spectacle. Ca m’est arrivé de croiser à Aurillac des gens avec qui j’étais en stage ici ! Parlons du prochain spectacle Viola… Viola ça veut dire alto en anglais. C’est le titre de la musique d’un compositeur, Walter Fähndrich. Viola, un quatuor, est pour moi la suite du duo de Contrepoint. Je suis revenu dans ces deux pièces à une chose que j’aime, une danse abstraite, très dessinée, très écrite. Avec L’ange il y avait une forme de théâtralisation dans le mouvement, ou en

tous cas dans l’espace scénique. Grün était autour de la musique baroque. Là je reviens à quelque chose de plus abstrait. L’esthétique est très simple. Durant vingt minutes on va travailler sur un mouvement continu, qui peut être répétitif. Mais à travers cette répétition on va voir comment une petite chose qui va changer va tout faire basculer, ou en tous cas interpeler nos perceptions. Et puis il y le travail autour du contrepoint. Dans la danse, je construis une première phrase, et la deuxième va être écrite en fonction de la première. - Propos recueillis par Dominique Demangeot -


Diversions

Edition Bourgogne

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Semaine des droits de l’enfant à Chenôve Du 15 au 20 novembre, la ville de Chenôve met en place plusieurs manifestations à l’occasion de la Semaine des droits de l’enfant. Les cinq sens sont mis en avant cette année dans plusieurs structures de la ville, proposant animations diverses, ateliers, spectacles en rapport avec les droits des enfants et la situation qui leur est faite dans le monde. Escale des Sens Du 16 au 19 novembre

Quatre jours d’animations se dérouleront à l’Escale Charcot à destination des enfants de 0 à 4 ans accompagnés de leurs parents ou de professionnels. Expositions, spectacles, ateliers lecture et animations autour du livre, ateliers des sens et musicaux seront mis en place autour de l’univers des tout-petits. Le vendredi 19 novembre à 9h45 puis 10h40, le spectacle « Vert de Terre » sera notamment donné par la compagnie Tyrnanog (dès 18 mois). Inscription obligatoire au Secrétariat de l’Espace d’Animation et de la Famille

Maison de la Petite Enfance - 1, rue Général Giraud

A la Maison de la Petite Enfance, la crèche familiale propose exposition, films et parcours de motricité à l’Escale Charcot de 16h à 18h30, les mardi 16, jeudi 18 et vendredi 19 novembre.

Au P’tit doudou

La structure multi-accueil Au P’tit Doudou met en place une exposition photos intitulée « La vie des enfants au multi-accueil ». Un parcours : « Je marche sur les vagues et traverse au son des clochettes et des grelots » est également proposé, parallèlement à des portes ouvertes « Au p’tit doudou » pour découvrir la structure multi-accueil le vendredi 19 novembre de 16h à 18h30.

Bibliothèque municipale François Mitterand - Mercredi 17 novembre à 15h et à 18h45

La bibliothèque propose une exposition, « Tous mes droits d’enfant » encourageant les jeunes à s’exprimer. L’occasion également d’en apprendre plus sur la Convention Internationale des droits de l’enfant. A visiter pendant les heures d’ouverture de la bibliothèque. A la Maison des Sports au 15, rue de Marsannay (03 80 51 55 50), des activités sportives sont également proposée le mercredi 17 novembre (trampoline, basket, badminton)

- Entrée gratuite - Réservation indispensable à la Direction des Affaires Culturelles 03 80 51 55 70 Collectif des Droits de l’Enfant - 20 novembre de 14h à 18h à la Salle des Fêtes de la mairie de Chenôve

Programmation détaillée disponible en novembre à l’EAF, à la bibliothèque et à la Maison de la Petite Enfance de Chenôve Renseignements 03 80 52 64 24

Cette semaine consacrée à l’enfance se clôturera sur une grande journée où le public pourra s’exprimer, réagir à l’actualité et rencontrer plusieurs associations et organisations oeuvrant pour les droits de l’enfant.

Jardin des Loupiots - Structure multi-accueil Mail - 1 allée du Mail - 03 80 51 56 05

L’exposition « Escale des sens » propose d’explorer un tunnel et un cube de manipulation. Un atelier permettra de découvrir le travail annuel effectué au Jardin des Loupiots le 16 novembre de 16h à 18h30 à l’Escale Charcot.

l’Escale des sens. Au programme animations autour du livre, ateliers des sens, rencontre intergénérationnelle en chansons…

Spectacle « Le peuple du grenier » Mercredi 17 novembre à 15h (suivi à 16h d’un goûter pour tous) Les P’tits Bonbis

Le relais Parents Assistant(e)s Materne(le)s s’installe également à l’Escale Charcot pour

Périple poétique où les histoires se dansent, s’inventent et s’évaporent au gré des objets dénichés.

Espace culturel François Mitterand Mercredi 17 novembre à 15h et 18h45

Dans le cadre du Mois du Documentaire, Le joueur de cerf-volant (Jean-Paul Mignot – 2010) sera projeté à l’Espace Culturel François Mitterrand (derrière la mairie). L’histoire d’un exilé afghan arrivé en Bourgogne qui a créé son entreprise de cerfs-volants. Une rencontre-débat avec « Nasser Volant » sera organisée.

Réservation indispensable à la Bibliothèque 03 80 51 55 09 - Gilles Bloin -

www.ville-chenove.fr

Résonances Électroniques... ça continue en novembre Festival qui s’inscrit sur la durée (du 18 septembre au 4 décembre), Résonances Électroniques, porté par l’association dijonaise Octarine, investit également un territoire large. Il propose en effet des concerts sur Dijon bien sûr, mais également à Clamecy, Auxerre, Mâcon et jusqu’en Franche-Comté (Moulin de Brainans) et Lorraine (Nancy). Plusieurs rendez-vous autour des musiques électroniques mêlées à d’autres esthétiques. Si Résonnances Électroniques débutait le 18 septembre dernier avec Eric Prydz au Chat Noir à Dijon, le gros du festival a véritablement commencé en octobre, Octarine nous proposant une première salve de concerts avec notamment Don Rimini à l’Arq de Nancy ou encore une carte Blanche à Guls Prod au Chat Noir. En matière de têtes d’affiche, nous avons eu droit à Black Sun Empire et Brain Damage.

A suivre en novembre...

Les concerts se poursuivent en novembre avec là encore quelques repères tels que Kaly Live Dub qui se produira à la salle polyvalente de Clamecy le 13 novembre. Kaly Live Dub, c’est d’abord une formation rompue à la scène depuis la fin des années 90. Le test scénique, ils l’ont passé dernièrement avec succès dans la région lors de passages ces dernières années à l’Herbe en Zik de Besançon notamment. À l’origine dub roots très orientée reggae, la musique de KLD s’est enrichie peu à peu au contact des machines. Utilisant à foison les samples, le groupe

Kaly Live Dub le 13 novembre à la salle polyvalente de Clamecy pratique une mosaïque musicale, tantôt roots, tantôt portée vers des esthétiques plus expérimentales. Orient, jungle, Indes, Afrique, les apports à leur répertoire sont nombreux, même si l’épine dorsale demeure une dub sombre et implacable. Si la base est clairement électro, la programmation est suffisamment variée pour apporter des touches jazzy (Cosmik Connection le 20 novembre à la Péniche Cancale), métal (Niveau 0 le 18 novembre à la Péniche toujours, Tamtrum le 25 novembre à La Vapeur), post punk (Drumcorps le 25 novembre à La

Vapeur) et une tendance hardcore soutenue (Krumble, Pattern J le 20 novembre aux Tanneries), ou plus house (Danger, Renaissance Man le 26 novembre à La Vapeur) . A lire enfin notre chronique sur le dernier album de Lilea Narrative, dans un registre abstract hip hop cette fois (p.14). Le caennais, accompagné sur scène par Blockbass aux platines-scratchs, se produira à la Péniche Cancale le 19 novembre.

Et jusque dans les musées...

Le festival s’en va résoner cette année

jusqu’au Musée des Beaux-Arts de Dijon. Derek Holzer s’y produira en effet le 17 novembre dans le cadre d’une résidence. Il nous présentera Tonewheel, une performance consistant à convertir l’image en son. L’artiste berlinois s’inscrit ici dans une tradition de la musique électronique se frottant à d’autres disciplines. Un dispositif électronique sensible à la lumière permet de produire du son, de la lumière et des matières. On notera que Derek Holzer n’utilise aucun ordinateur ici, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Ses engrenages produisent une fascinante alchimie de sons et d’images et on se demande alors en effet “Comment ça marche ?”. Kolzer manipule de drôles de machines, tourne des boutons, branche et débranche des fils tel un sorcier procédant à d’étranges manipulations, créant parfois ses propres dispositifs. L’artiste sonore est distribué sur des labels et participe à de nombreux festivals dans le monde. - Sébastien Marais -

Festival Résonances électroniques, jusqu’au 2 décembre dans divers lieux, www.myspace.com/festivalresonances


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Edition Bourgogne

Diversions

Pop et blues grec à l’ABC L’ABC démontre une nouvelle fois l’éclectisme de sa programmation en conviant notamment en novembre deux artistes venus d’univers totalement différents. D’un côté la jeune Camelia Jordona, repérée lors de l’édition 2009 de la Nouvelle Star sur M6, de l’autre Nicolas Syros, chanteur et joueur de bouzouki, instrument grec traditionnel.

Camelia Jordana

Camelia Jordana représente cette nouvelle génération nourrie à You Tube et Deezer, à un clic seulement de la production discographique mondiale dans son intégralité. Ca vous nourrit son homme (ou plutôt son adolescente). Camelia Jordana a pris le temps, après son passage à la Nouvelle Star, de digérer toutes ces influences pour mener à bien son premier album, loin des pages people, en choisissant ses auteurs et compositeurs. Bien lui en a pris puisque cette première galette respire le travail et la sérénité, entre pop rétro et attitudes plus modernes à l’image de Little Monster. Pas de sonorités à la mode parsemées de r’n’b douteux, ni de rythmiques entendues mille fois mais des morceaux lumineux comme dans Moi c’est qui tient à pas grand-chose, deux accords, un charley et des claquements de mains et pourtant… belle carte de visite. Le mix fonctionne, entre chansons sixties désuettes (J’étais une fille à la limite du pastiche mais c’est ça qui est bon) et morceaux intimistes (Diva, de la part d’une jeune fille qui a tout compris à l’interprétation… sans jouer les divas justement). La voix qui porte en elle cette troublante fêlure nous envole jusqu’aux cimes des buildings new-yorkais, brise légère

comme dans ces films en noir et blanc avec Audrey Hepburn (Manhattan), avant de rentrer tête la première dans une chanson pop bricolée et délicieusement creuse (Mensmoi). Camelia visite les époques et les endroits du globe, comme cette valse délicate, Lettera, nourrie de la mélancolie automnale de Montmartre, et les grandes plaines d'Amérique avec Calamity Jane. L'album d’une fille de 17 ans pile dans son époque et pourtant nourrie de ses aînés. Photographie finalement assez fidèle de ce que pourraient être les artistes des années 2010. A suivre donc.

Nicolas Syros

Né au début du XXe siècle, le rebetiko peut s’apparenter au blues d’Amérique du Nord dans la mesure où il traite des problèmes sociaux et des injustices, une peinture sociale qui passe par la musique et les textes mais à travers la tradition de la musique grecque.

Nicolas Syros nous présentera le blues grec le 9 novembre Il nous conte les vies des marginaux et des gens du peuple. Nicolas Syros, s’il a diffusé ses chansons contestataires de manière clandestine dans les années 70, crée le groupe Rebetiko Tsardi dans les années 80, et commence à introduire sa musique dans des spectacles de théâtre, des films... hors de Grèce. Il revient dans son pays en 1995. Les choses évoluent heureusement et le rebetiko n’est plus aujourd’hui en Grèce une musique interdite.

Nicolas Syros fera une démonstration de cet art au Théâtre des Feuillants. - Dominique Demangeot, Manu Gilles -

A suivre au Théâtre des Feuillants : 5 novembre à 20h30 : Camelia Jordana 9 novembre à 20h30 : Nicolas Syros www.abcdijon.org

Orlando à l’Opéra de Dijon d’Haendel qui a justement l’occasion, dans Orlando, de faire montre de tout son savoir. Le compositeur que l’on a souvent opposé à Bach (le premier mondain, exubérant, célibataire, le second discret, réservé et père… de vingt enfants) procède à plusieurs innovations en matière de rythmes, n’hésite pas à faire des coupes et introduire de nouveaux instruments (la violette marine, très rare). Haendel compose ici une partition propre à sublimer les sentiments portés à l’extrême qui animent le quatuor amoureux dans l’œuvre. L’amour côtoie la folie, les douces mélodies alternent avec des moments de grande fureur musicale et les illusions magiques lancées par le sorcier Zoroastre nous plongent avec les personnages dans un univers fantastique.

Après avoir ouvert la saison de l’Opéra de Lille, Orlando sera joué à Dijon les 20, 23 et 25 novembre prochains. L’Auditorium accueillera l’un des grands chefs d’œuvres d’Haendel, où la tragédie le dispute à la passion. L’œuvre nous présente un quatuor amoureux composé notamment d’Orlando écartelé entre la raison et l’amour, et finalement rendu fou de jalousie. Grand spectacle au sens noble du terme, porté par l’un des meilleurs ensembles baroques de France, Orlando constitue l’événement lyrique de l’automne à Dijon. Orlando bénéficiera de la direction musicale d’Emmanuelle Haïm. Le Concert d’Astrée sera donc une nouvelle fois convié. À l’image de la grande scène de la folie mettant en avant des parodies de formes classiques, Orlando est une œuvre grandiose à plus d’un titre, et d’abord par son ampleur. Haendel composait ici ce que l’on considèrait comme le grand spectacle de l’époque. Décors et costumes majestueux, intrigues et dilemmes, éléments fantastiques, le tout porté par une partition d’une richesse exemplaire. Notons que le rôle d’Orlando, pour castrat à l’origine, est interprété ici par Sonia Prina, une contralto à la voix d’ange qu’Emmanuelle Haïm avait déjà dirigée dans Giulio Cesar en 2007.

Haendel l’Européen

Haendel est l’un des meilleurs représentants de la musique européenne du XVIIIème siècle. Né en Allemagne en 1685, naturalisé

Pour mettre en espace ce balai des sentiments, on peut compter sur l’expérience de David McVicar, qu’Emmanuelle Haïm connait bien pour avoir monté avec lui un autre opéra de Haendel, Giulio Cesare à Glyndebourne puis à Lille et Chicago. Sa fine connaissance de la musique lui a permis de porter ses mises en scène dans le monde entier. Le Concert d’Astrée et Emmanuelle Haïm poursuivent à Dijon leur exploration du répertoire baroque après la création du Dardanus de Rameau l’année dernière. britannique en 1727, il n’aura de cesse de parcourir l’Europe à la rencontre d’autres cultures et composera près d’une quarantaine d’opéras se nourrissant de ces voyages à Rome, Venise, Naples, Londres... Cette curiosité se retrouve dans les partitions

L’histoire

Angelica, reine de Cathay et le prince Medoro sont amoureux l’un de l’autre mais chacun d’eux est aimé respectivement par Orlando et Dorinda, jeune bergère. L’intrigue va se développer autour de ce quatuor amoureux. Le mage Zoroastro lit dans les

Oeuvre tragique, Orlando ménage aussi de beaux moments de magie étoiles le destin d’Orlando et lui conseille d’oublier ses sentiments amoureux. Medoro n’ose avouer à Dorinda qu’Angelica l’a remplacée dans son cœur. Orlando se laisse guider par sa jalousie qui se transforme en fureur et poursuit les deux amants. - Paul Sobrin -

Orlando, Opéra de Dijon, Auditorium 20, 23 et 25 novembre à 20h www.opera-dijon.fr


Musiques

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The Jim Jones Revue à La Vapeur

Sly Johnson à la Cave à Musique Sly Johnson délaisse le rap pour la soul. Roi du beatboxing, membre des incontournables Saïan Supa Crew, il se lance aujourd’hui dans une carrière solo. Il sera le 12 novembre à La Cave à Musique de Mâcon.

Les londoniens débarquent à Dijon avec leur rock'n'roll à l’esprit garage très présent. Le groupe nous ramène à l’énergie des années cinquante. Si vous aimez Chuck Berry, Jerry Lee Lewis, les Sonics, The Jim Jones Revue est pour vous. Les amateurs de rock plus moderne devraient aussi y trouver leur compte puisque pas mal de choses en matière de rock viennent finalement des années 50. Jim Jones s’époumone comme il se doit et mêne la danse aux côtés d’un basse batterie endiablé et de deux guitaristes. Un clavier est aussi de la partie. En France le groupe a particulièrement bien décollé. A l’image

Oxo Production présente Puggy La Vapeur, Dijon - 4 novembre Fondé en 2005, le groupe propose une musique entre la pop et le rock acoustique dans la lignée de Ginzhu et Deus. Show Dance Le Zénith de Dijon - 5 novembre L’Axone, Montbéliard - 2 avril 2011 Un spectacle bouillonnant de Gene Kelly à Piaf ou Maryline, en passant par les comédies musicales de Broadway. Raphaël Salle Sembat, Chalon/Saône - 19 novembre Plutôt rock à ses débuts, Raphael a ensuite évolué vers un univers folk («Sur la route », « Caravane »).

du vieux piano défoncé qui ornait la pochette de leur premier album en 2008, Jim Jones et ses compères pratiquent un rock vintage, d’essence très live, dignes arrièrespetits-fils de Chuck Berry et Little Richard. Du rock’n’roll sans filtre, comme joué au temps où les Beatles sirotaient encore du lait fraise. C’est direct et franc du collier. Ils viendront présenter sur la scène de La Vapeur leur nouvel album Burning Your House Down, au titre évocateur. - Sébastien Marais -

The Jim Jones Revue, La Vapeur, Dijon 7 novembre à 18h - www.lavapeur.com

Pony Pony Run Run Micropolis, Besançon - 25 Novembre Pony Pony Run Run, aux influences diverses et à la culture parfaitement pop, a sorti en 2009 son 1er album You Need Pony Pony Run Run, titre prémonitoire car depuis les français ne peuvent plus se passer du groupe ! Choeurs de l’Armée Russe Théâtre municipal, Beaune - 30 novembre Marché couvert à Avallon - 2 décembre Chants populaires et folkloriques merveilleusement interprétés par les voix graves et puissantes du Choeur des hommes. Irish Legends Parc Expo, Chalon/Saône - 16 décembre Zénith de Dijon - 23 mars Un spectacle de danses, de musiques et de chants, chaleureux et éclatant aux couleurs de l’Irlande.

Au-delà du beat boxing, Sly a aussi une voix pour chanter de manière plus traditionnelle. Si son premier opus solo 74, avance quelques morceaux hip hop (Slaave 2), Sly qui a notamment collaboré avec Camille, Oxmo Puccino et Eric Truffaz, produit ici un album qui est d’abord un bel hommage à la soul. Des titres distillant une soul vintage armée d’orgues et d’arrangements de cordes. Il y a trois ans Dee Dee Bridgewater ellemême déclare que Sly Johnson a le son des musiciens de Memphis… joli parrainage pour le chanteur qui ne s’est d’ailleurs pas privé pour convier sur son album des pointures du style de Cindy Blackman à la batterie (Lenny Kravitz) et TM Stevens à la basse (James Brown, Tina Turner). Aux manettes, rien de moins que Larry Gold, arrangeur de The Roots et Erykah Badu. Et il est vrai que le son est là, chaleureux et envahissant la stéréo. Capable d’une belle sensibilité (la pièce quasi-vocale Goodbye Tomorrow, le soyeux (you are a) STAR) ou de titres plus

Compagnie Les Farfadais « Mana » Zénith de Dijon - 9 janvier 2011 Axone de Montbéliard - 28 janvier 2011 Numéros visuels spectaculaires et univers fantastique sur le thème des 4 éléments.
Un savant mélange entre le travail sur le corps, avec une troupe d’acrobates hors pair, et celui de l’univers fantastico-mythologique, avec des décors et costumes magnifiques.
 Le Choc des Gladiateurs Palais des sports, Mulhouse – 22 janvier 2011 Les plus grandes vedettes de la WRESTLING STARS et leurs nouveaux invités pour de nouveaux combats tout aussi époustouflants et sportifs. Des sportifs de haut niveau et de supers combats spectaculaires à voir en famille. Les Chevaliers du Fiel Micropolis, Besançon – 15 mars Axone, Montbéliard – 17 mars Zénith, Dijon – 19 mars Quand un employé municipal forme un

musclés (Dont’ Justify Yourself, Sexy et son déhanchement de basse irrésistible), Sly fait belle impression. Du standard un peu passé Everybody’s Got To Learn Sometimes, Sly fait un morceau d’une sensualité d’un noir d’ébène. Ses talents d’arrangeur-producteur ressortent particulièrement dans ce contexte Soul où les harmonies ont toujours été au premier plan, l’essence même de la Soul. - Manu Gilles -

Sly Johnson + Fowatile, La Cave à Musique, Mâcon, 12 novembre - www.cavazik.org

jeune collègue à devenir titulaire…ce sont vos impôts locaux qui tremblent !
Fou rires, délires et surprises garantis ! 
 Patrick Fiori Zénith, Dijon – 28 mai Patrick Fiori revient avec un nouvel album « L’Instinct masculin » très intime qui lui permet de se dévoiler aux travers de textes et musiques composés par des personnes qui le connaissent depuis longtemps (Goldman, Quatrefages, Bériat, Florence, Hampartzoumian). Jean-Louis Aubert Zénith, Dijon – 23 juin La tournée de son nouvel album Roc’Eclair. MISE EN VENTE DE LA BILLETTERIE MARDI 19 OCTOBRE


Théâtres

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Les acteurs de bonne foi au TDB En novembre, le TDB embraie sur le théâtre classique avec une adaptation de la dernière pièce de Marivaux, Les acteurs de bonne foi. L’occasion pour Jean-Pierre Vincent de mettre à jour toute la modernité de cette pièce hautement classique du répertoire. Pour le metteur en scène, cette pièce de Marivaux est en effet « un chef d’oeuvre dont les perspectives historiques et la violence latente n’ont d’égal que la transparence lumineuse ». Il souhaite donc aller au-delà du traditionnel marivaudage qui colle un peu trop à la peau du dramaturge français.

Défense du théâtre

Cette pièce en un acte nous parle des rapports entre le théâtre et la réalité, œuvre brève mais dense, et surtout très polémique de la part d’un dramaturge qui arrive à la fin de sa carrière. Marivaux s’interroge sur le rôle de l’acteur, comme une réponse à la lettre de Rousseau à D’Alembert dans laquelle le promeneur solitaire dressait un réquisitoire contre le théâtre. Jean-Pierre Vincent plaide également ici pour la lecture et la mise en scène d’œuvres classiques. « On voudrait nous faire croire […] qu’être absolument moderne c’est ne pas avoir lu La Princesse de Clèves », dit-il. Le metteur en scène monte justement ces textes « pour que le passé serve le présent ». Dans cette pièce drôle et acide, Marivaux nous donne à voir notamment les rouages du théâtre, à travers un véritable discours sur le travail des dramaturges et des acteurs. Identité, position sociale, apparences. Le théâtre est souvent le miroir de notre monde.

Jean-Pierre Vincent étoffe l’œuvre avec les réflexions de Rousseau ainsi que des extraits d’une autre pièce de Marivaux, L'épreuve.

L’histoire

Des domestiques et des paysans doivent jouer un impromptu chez Madame Argante. La sévère dame s’y oppose, au grand dam de Madame Amelin, qui elle apprécie le théâtre. Le neveu de cette dernière doit épouser la fille de Madame Argante. Les deux dames vont alors s’affronter, symbolisant également ici l’opposition entre l’aristocratie parisienne et la bourgeoisie de province. Car la pièce vaut aussi pour le commentaire social qu’elle propose. - Paul Sobrin -

Les acteurs de bonne foi, d’après Marivaux, Théâtre Dijon Bourgogne, du 4 au 13 novembre - www.tdb-cdn.com

La Nuit les brutes à l’Espace des Arts Sur un texte de Fabrice Melquiot et une conception, musique, scénographie et mise en scène de Roland Auzet, La Nuit les brutes dépeint la relation de deux femmes partageant un lourd secret. A l’origine de cette nouvelle création, l’écriture de Fabrice Melquiot, à qui l’Espace des Arts a passé une commande ici. Les succès du Diable en partage sur la violence en exYougoslavie, et de L’inattendu où l’épouse n’en finit plus d’attendre son mari, ont notamment contribué à installer durablement l’auteur sur la scène dramatique contemporaine. C’est sur ce même terreau sombre que Fabrice Melquiot nous met en présence d’Ethel et Maria, femmes unies dans la douleur d’avoir un jour de leur enfance croisé la route d’un homme dont on ne connait pas le nom. La nuit les brutes nous parle de cette nécessité de vivre avec un souvenir traumatisant, souvenir que l’on entretient et qui semble se nourrir de nous-mêmes. La pièce nous parle aussi d’un retournement, de cette violence devenue au fil du temps une drogue source de plaisir, dusse-t-il être trempé dans un fond de masochisme. Les deux femmes partent la nuit en chasse de « brutes », répliques de cet homme qui les a tant fait souffrir durant leur enfance.

en face. Pour traduire cela, la relation théâtre et musique est bien sûr essentielle. La musique pour souligner les sentiments, assombrir leur noirceur ou au contraire rendre les choses plus légères. Fabrice Melquiot évoque même un « opéra-fiction », pour exprimer les sentiments à leur paroxysme. L’écrivain a construit une dramaturgie « morcelée, trouée d’ellipses tranchantes, avec des scènes livrées en rafales, comme des instantanés tronqués » pour illustrer le chaos spirituel des deux femmes. L’écriture scénique et musicale seront comme un « laboratoire où l’imagination altère la mémoire en creusant les obsessions et fixant des rêveries ». De l’aveu de l’auteur, le texte oscillera entre lyrisme et quotidienneté, tragique et drôlerie. Le quotidien des deux femmes n’a finalement que peu d’importance. C’est la nuit qu’elles se transforment, qu’elles s’en vont errer à la recherche de leurs proies. C’est la nuit qu’elles vivent, qu’elles reprennent corps en quelque sorte comme si elles se nourrissaient de ces inconnus qu’elles rencontrent. Une vision finalement « profondément tragicomique de ce monde et de cette relation d’amour vénéneux entre femmes, parmi les mâles », comme le dit encore Roland Auzet. - Paul Sobrin -

Théâtre musical

Pour traiter ce sujet douloureux, Roland Auzet comme à son habitude recourt au théâtre musical, s’adjoignant pour l’occasion les services de l’accordéoniste Pascal Contet. « De quoi l’humanité est-elle capable ? » s’interroge Roland Auzet qui observe l’être humain une fois qu’il a regardé l’horreur, l’indicible

La nuit les brutes, Espace des Arts, Chalonsur-Saône, du 4 au 6 novembre à 20h www.espace-des-arts.com


Danses

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Instances 8 à Chalon-sur-Saône L’Espace des Arts propose sa huitième édition d’Instances, festival dédié à la chorégraphie. Cette année, la Scène nationale de Chalon-sur-Saône accueillera une fois encore quelques grands noms de la danse contemporaine. Entre le dépouillement d’Anne Teresa de Keersmaeker et la danse à la croisée des disciplines de Johanne Saunier, Instances nous présente un art chorégraphique qui se remet constamment en question.

En atendant

Flip Book, hommage à Merce Cunningham par Boris Charmatz

- Amandine Mannier -

Le souffle est une composante clé de cette nouvelle création d’Anne-Teresa de Keersmaecker, qui s’est peut-être aussi inspirée des rues d’Avignon battues par les vents. On retrouve dans les mouvements qui s’enchaînent avec une rigueur extrême, la complexité de l’Ars subtilior, et l’on croit déceler comme une résonnance entre cette musique finalement en rupture avec le Moyen-Age, et des esthétiques plus contemporaines.

Instances 8, Espace des Arts de Chalon-surSaône, du 16 au 20 novembre Programme complet : www.espace-des-arts.com

Line of oblivion (Le trait de l’oubli)

C’est ensuite une ancienne danseuse de la compagnie Rosas d’Anne Teresa de Keersmaeker que nous retrouvons. Johanne Saunier vient présenter sa nouvelle chorégraphie. Pour évoquer l’invasion du capitalisme dans nos sociétés, cette dernière souhaite que chaque mouvement soit capté et perturbe la musique. « Tous autant que nous sommes, migrants ou voyageurs, nous avons fait l’expérience de la Frontière, et celle d’incarner l’Étranger » explique Johanne Saunier qui fait allusion au Rio Grande entre le Mexique et les Etats-Unis. C’est la raison pour laquelle elle a choisi l’écrivain Carlos Fuentes qui a parlé de ce mur invisible et pourtant bien présent dans son ouvrage Le trait de l’oubli. Mais si la frontière sépare, elle invite aussi à la transgression. Par des moyens

modernes de traitement du son, Johanne Saunier souhaite servir son propos. Musique et mouvement ont démarré un dialogue troublant. Viole, clarinettes, danse et acteur sont liés par des capteurs de mouvements qui peuvent ainsi interagir, invitant une part de hasard et d’indécision à chaque représentation. « Fréquences aigues fixes, crescendos et decrescendos en vagues, séquences de contrepoint, pulsations d‘infra-basses, espaces réverbérés et figures retardées » comme une vision fractale et hautement contemporaine du fleuve frontière, au débit tumultueux, qui sépare le Mexique des EtatsUnis.

Flip Book

Le directeur du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne mêle danse et espaces d’exposition, comme il aura l’occasion de le montrer avec Flip Book, bel hommage à Merce Cunningham disparu récemment. Boris Charmatz incarne une danse imprégnée d’un esprit très contemporain, de par les nombreuses actions qu’il a menées et qui ont redéfini l’art chorégraphique. Ses expérimentations nombreuses remettent en question la danse et le public, convoquant dans ses spectacles des médias parallèles

© Arturo Fuentes

La nouvelle création d’Anne Teresa de Keersmaeker est étroitement liée à la ville d’Avignon. La chorégraphe s’est inspirée de l’histoire de la cité, ses vieilles pierres et ses cours pavées. Avec sa compagnie Rosas, la chorégraphe, après Steve Reich et Thierry de Mey, Bach, les Beatles et Mahler, nous transporte cette fois au XIVe siècle avec l’Ars Subtilior, musique polyphonique. On trouve trace de cette musique médiévale d’une grande complexité rythmique, apparue en France et en Italie, à la cour des papes d’Avignon notamment. Cet été le spectacle fut joué pour la première fois dans le cloître des Célestins. D’abord accompagnés d’une simple flûte, les huit danseurs voient leurs mouvements rythmés par des chants médiévaux.

© Pierre Ricci - Photolosa

Cette danse sera notamment internationale avec les retours de Tatiana Gordeeva et Vladimir Golubev, déjà venus en 2007. Dans le cadre de l’Année France-Russie, Gallina Aquatica nous donne à voir une chorégraphie qui véhicule toute la grâce classique du Ballet d’État du Kremlin (auquel Tatiana Gordeeva a appartenu) en l’amenant dans des eaux plus contemporaines, tandis que Vladimir Golubev nous présente un spectacle hybride entre danse, musique folk et interprétation. De jeunes chorégraphes qui questionnent la danse, comme Hervé Robbe confrontant un concerto pour violon de Stravinsky et une pièce commandée à un compositeur contemporain. La danse se fait plus sensuelle avec deux pièces du jeune chorégraphe Alban Richard, nourrie dans As far as d’images de films cultes, et d’extases religieuses et d’hystérie pour Luisance. La danse, outil de communication également comme nous le montre Lings d’Edmond Russo et Shlomi Tuizer qui questionnent quant à eux l’espace entre les corps, lieu de la communion ou de l’opposition.

(vidéo, arts plastiques, littérature, etc.) et bousculant les convenances. En lisant l’ouvrage Merce Cunningham, un demi-siècle de danse, Boris Charmatz a pris conscience de cette importante somme de connaissances sur le chorégraphe, qui « formait aussi en elle-même une chorégraphie, proche en cela des processus que Cunningham met en oeuvre pour créer » explique Charmatz. Un flip book qui sert de canevas pour ce nouveau spectacle. « J’ai eu l’impression que c’était une chorégraphie toute faite qui m’intéressait parce qu’elle ressemblait à une chorégraphie de Merce Cunningham lui-même ». D’une démarche d’archivage, il tire une partition dont les mouvements sont chaque photo. « L’un des grands apports du travail de Cunningham c’est la séparation, la coupure. Il y a une sorte de hasard qui dit que là on doit rire, et l’image d’après on fait de la danse russe », explique encore Boris Charmatz. Un éclectisme que l’on devrait retrouver lors de cette huitième édition d’Instances à Chalon-sur-Saône.

Line Of Oblivion de Johanne Saunier


A Besançon

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Didon et Énée au Théâtre musical Le baroque prend également corps dans la variété des styles musicaux et des rythmes, une palette riche, propre à dépeindre des sentiments divers.

La première production du Théâtre musical cette saison nous transporte au XVIIème siècle avec une œuvre de Purcell, inspirée d’un poème épique de Virgile. Place donc aux sentiments exaltés dans ce poème que Purcell mettait en musique en 1689, introduisant ainsi le genre de l’opéra en Angleterre, qu’avaient déjà découvert à l’époque la France et l’Italie. L’histoire des destins tragiques de Didon et Énée, taraudés entre amour et raison d’état.

La tragédie aussi

L’œuvre est assez courte (une heure environ). L’action est ramassée mais les lieux multiples : un palais à Carthage, une caverne, une forêt et un port. L’œuvre de Purcell est d’abord baroque de par la variété des lieux et la profusion des événements. Le surnaturel est incarné par la Magicienne, reine des sorcières, et notamment par une impressionnante tempête provoquée par les sorcières à l’acte 2.

Le grand spectacle de l’époque

© Yves Petit

Le baroque prend également corps dans la variété des styles musicaux et des rythmes, une palette riche, propre à dépeindre des sentiments divers. A l’acte 1 par exemple, un chorus inspiré de folklore « Fear no danger » est suivi d’un moment plus calme. « To The Hills » met un terme joyeux à l’acte 1 avant que l’acte 2 ne s’ouvre sur une partition autrement plus sombre (Prélude aux sorcières). A d’autres moments les sorcières ont une dimension comique qui contraste hautement avec les interventions de Didon, emplies de douceur et de sensibilité.

Isabelle Druet incarne Didon, jeune reine au destin tragique

Absinthe au Nouveau Théâtre Pierre-Yves Chapalain, artiste associé au Centre dramatique de Besançon, est de retour au Nouveau Théâtre avec une nouvelle création. Cette fois le metteur en scène nous présente Absinthe, jeune enfant tourmentée par des fantômes, en proie à l’incertitude et à la peur, qui va aussi comprendre qu’il peut résider un monstre en chacun de nous. On retrouve ici une dimension fantastique toujours très présente dans le travail de Pierre-Yves Chapalain, relation étroite et intrigante entre le rêve et la réalité et ambiances surréalistes. C’est cette « fantaisie nécessaire pour vivre » que le metteur en scène injecte dans ses pièces, où il est question d’ogre, de marionnette qui se met à parler, un « mélange fascinant de vivant et de mort » qui fait l’étoffe des contes de fées. « La violence que je mets en scène apparaît de façon légère, comme ça arrive souvent dans la réalité. […] Les traumatismes ont lieu dans l’après-coup. Les gens ne se rendent pas forcément compte qu’ils sont horribles ! » explique le metteur en scène. Celui qui créait l’année dernière à Besançon La Fiancée de Barbe-Bleue, joue en effet à nous faire peur en télescopant le fantastique et le quotidien. Absinthe affronte les fantômes familiaux, chargée d'une mystérieuse vengeance. Une fois encore Pierre-Yves Chapalain confronte gens normaux et personnages mythiques, quotidien et légendes (la ville d'Ys et sa clé perdue), et nous fait visiter d’inquiétantes caves. L’action se déroule au bord de l’océan, avec ses flux et reflux, comme une métaphore de la pensée.

L’histoire

Adèle et Francis et leurs deux enfants, Adrien et Absinthe, forment une famille ordinaire. Leur maison est protégée de l'océan par une digue comme un rappel que l’extérieur recèle bien des dangers. Un mystérieux homme à moustache vient parler à la fillette durant la nuit, recherche une marionnette, lui parle de sa famille, l’avertit des dangers qui la guettent... Pour Pierre-Yves Chapalain, Absinthe est « un très beau mot […] aussi lié à la malédiction par son étymologie ». Une malédiction qui pèse en effet sur la jeune fille et sa famille. Le terme rappelle aussi les délires des poètes du XIXème siècle sous l’emprise du redoutable alcool. Une perte de repères qui épaissit le mystère, comme Absinthe qui en vient à douter de ses origines. La pièce s’annonce donc également comme une histoire initiatique où la jeune fille part à la recherche d’elle-même et de ses origines, dussent-elles s’avérer inavouables. La famille est souvent le théâtre de non-dits et de secrets peu reluisants, « des histoires très anciennes qui sont aussi de notre époque », pour reprendre une fois encore les termes de Pierre-Yves Chapalain, . - Marc Vincent -

Absinthe, du 4 au 10 novembre, Nouveau Théâtre de Besançon www.nouveautheatre.fr

Didon et Énée porte également une importante dimension tragique, avec ce couple tiraillé entre cœur et raison d’état au début, puis par la destinée, force supérieure qui s’incarne dans le personnage de la Magicienne. On trouve des moments particulièrement exaltés à l’image de l’acte 3 et du départ d’Énée pour l’Italie dans le port de Carthage, ou lorsqu’Enée se révolte contre les dieux. N’oublions pas le fameux lamento final (que nous ne révélerons pas pour ceux qui ne connaissent pas l’issue du drame…). Seul véritable opéra baroque de Purcell, considéré comme l’un des chefs d’œuvre de ce genre musical, Didon et Énée a été choisi par Bernard Lévy. « Je ne connais rien à l’opéra », avoue le metteur en scène, et c’est peut-être cette contrainte qui sera stimulante justement. Habitué des grands auteurs modernes ou contemporains (Beckett, Lagarce) il devrait pourtant trouver ici un terrain parfois familier, de par la brièveté et le traitement particulier du temps (les nombreuses ellipses) pour une oeuvre du XVIIème siècle. Le rôle titre de Didon sera interprété par Isabelle Druet, chanteuse soprane (et bisontine !) qui entame une belle carrière internationale, auréolée d’une Victoire classique catégorie révélation.

L’histoire

La reine de Carthage, Didon, aime secrètement Énée, prince de Troie. Sa servante lui conseille d'épouser Énée, tant pour les sentiments que les deux amants éprouvent l’un pour l’autre que pour la raison d’État. Une telle union assurerait en effet la paix entre les deux pays. La reine des sorcières travaille cependant à la perte de Didon, faisant passer un de ses sujets pour Mercure, le messager des dieux. Ce dernier doit exhorter Énée à quitter Didon pour aller fonder une nouvelle cité en Italie... Notons que cette nouvelle production du Théâtre musical portera loin les couleurs de Besançon puisque Didon et Énée sera joué treize fois durant l’année, allant également à Versailles, Quimper, Paris (Athénée), Angoulême, La Rochelle et Bourges (Festival de Noirlac). - Dominique Demangeot -

Didon et Énée, Théâtre musical de Besançon, 9 et 10 novembre à 20h Avec Isabelle Druet dans le rôle de Didon, l’Ensemble vocal Aedes, Les Nouveaux Caractères, et la participation de l’Orchestre de Besançon Franche-Comté www.letheatre-besancon.fr


Ouvrez les yeux

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L’Indochine en guerre, des images sous contrôle (1949-1954) Le musée Niépce nous transporte pour sa nouvelle exposition au temps de la guerre d’Indochine. « L’Indochine en guerre, des images sous contrôle (1945-1954) » traite de la photographie de guerre et ses dérives. Dès la première guerre mondiale, la photographie devient un moyen irremplaçable pour suivre l’avancée des conflits. Les magazines amplement illustrés fleurissent. Sur ce terreau fertile, rendu possible grâce aux

avancées de la technique, le photojournalisme apparaît et avec lui toute une génération de photographes reporters partant aux quatre coins du monde couvrir les grands conflits.

La voix officielle

Dans cette course à l’image, le conflit indochinois marquera une étape importante. Dès 1964 les photojournalistes vont devoir affronter la jungle tropicale… et la Grande muette. L’armée compte en effet tenir fermement les rennes de sa communication, quitte à réduire la liberté des photographes. L’exposition du musée Niépce nous montre ainsi que la guerre médiatique n’a pas commencé avec l’avènement des grands networks et de la première guerre en Irak. Dès les années 50 l’armée française met au point ses propres « scénarios », réécrivant la guerre qu’elle est en train de mener. Le SPI (Service Presse Information) fournit à la presse les « informations » et les images. C’est le moyen de conserver l’opinion publique pour soi et de donner sa propre image du conflit. Les emplois du temps et les déplacements des photographes sont définis par l’autorité militaire qui peut ainsi contrôler les images qui vont être prises.

et du show business. En 1952 Paris-Match lui donne pour mission de rapporter d’autres photos que les images officielles fournies par l’armée française. Il applique au théâtre des opérations militaires les recettes qui ont fait son succès jusqu’à Hollywood. Le photographe fourbit ses armes et sa technique éprouvée de la lumière et de la composition pour ramener des images emplies de tension dramatique. Raoul Coutard est quant à lui reporter militaire au service cinématographique de l’armée française. Il accompagne des ethnologues dans leurs expéditions et explore la

diversité ethnique primitive du Laos, du Vietnam et du Cambodge, posant un regard à la fois esthétique et journalistique sur les tribus qu’il rencontre, faisant ressortir leurs spécificités et leur innocence. Bien loin des manipulations de l’armée. - Amandine Longeois -

L’Indochine en guerre, des images sous contrôle (1949-1954), Musée Niépce, Chalon-sur-Saône, jusqu’au 16 janvier 2011

Autres regards

Raoul Coutard, Fillette Lao, Laos - circa 1950

Malgré la censure, des visions divergeantes ont tout de même pu s’exprimer. L’exposition nous donne également à voir les travaux de photographes comme Werner Bischof et Willy Rizzo. Paris-Match envoie ce dernier en Indochine avec pour mission de montrer un autre aspect de la guerre. Renommé pour ses photographies de célébrités, Willy Rizzo commence sa carrière du côté des paillettes

Willy Rizzo, Evacuation des civils du camp retranché encerclé par deux divisions vietminh, Nasan - 1952

Exposition Courges et Saveurs d’automne Une exposition ainsi qu’une journée festive sont organisées au Museum de Dijon du 6 au 9 novembre prochains. C’est l’automne qui sera à l’honneur comme le veut à présent la tradition au Jardin des Sciences à Dijon, une fois les premiers frimas venus. Les cucurbitacées sont rois lors d’une exposition à la Grande Orangerie. L’édition 2010 propose une thématique élargie aux fruits et légumes de saison. 2010 est l’Année Internationale de la Biodiversité et à ce titre le Jardin des Sciences présente fruits et légumes traditionnels que l’on trouve en automne. On pourra également découvrir d’anciennes variétés oubliées. Durant la journée festive du dimanche 7 novembre, de nombreux acteurs de la biodiversité sont conviés, l’occasion d’en apprendre plus sur la manière dont l’agriculture peut favoriser et protéger cette diversité indispensable au bien-être de la planète. Le Groupement des Agrobiologistes de Côte d’Or (GAB 21) présentera les producteurs maraîchers locaux chez qui l’on peut trouver les fruits et légumes de saison, un moyen là encore d’aider notre planète en évitant la culture intensive. Il est en effet essentiel de respecter le cycle de la nature qui donne ses fruits et légumes à des moments bien précis de l’année. Engrais chimiques, pesticides et organismes génétiquement modifiés sont ainsi proscrits par ces agriculteurs qui proposeront bien sûr leurs produits à la vente. Une initiation au goût sera également proposée lors d’ateliers.

Ces anciens légumes qui reviennent...

Les légumes seront rois au Jardin des Sciences du 6 au 9 novembre Programme du dimanche 7 novembre, de 14h à 18h Présentations et dégustations de fruits, légumes, jus de fruits, compotes (associations « La graine et le potager », GAB 21, « Fruimalin », « Graines de Noé », « Croqueurs de pommes ») 3 mini-recettes aux saveurs d’automne proposées par l’Atelier des Chefs Ateliers pour enfants sur le goût avec l’association « Kir » François Gillard, chanteur, proposera sa « musique du jardin » à la Petite Orangerie, promenade musicale pour voix… et arrosoir

ou pot de fleur (14h30 à 15h30 pour les + de 6ans / 16h à 16h45 pour les 3-6 ans) - Gilles Bloin -

Courges et saveurs d’automne, Jardin des Sciences, Grande & Petite Orangeries Parc de l’Arquebuse - Renseignements : 03.80.48.82.00 / www.dijon.fr Du 6 au 9 novembre - Ouvert tous les jours de 14 h à 18 h - entrée libre

A l’heure où l’on nous rabat les oreilles avec la formule reine : « Cinq fruits et légumes par jour », ces légumes oubliés peuvent nous aider à varier notre alimentation tout en faisant du bien à notre santé. Généreux en vitamines, fibres et minéraux, antioxydants la plupart du temps, les légumes sont nos amis. Près de 75 % des légumes cultivés il y a un siècle ont disparu à cause de l’agriculture intensive et de l’exode rural. En voici quelques-uns que l’on connait moins… voire pas du tout. Crosnes : rhizomes (racines) blancs au goût proche de l’artichaut. Se consomment frits, en ragoût ou en gratin. Panais : racine blanche, fruitée comme le céleri rave. Se consomme râpé, en crudités, purée ou pot au feu. Pâtisson : de la famille des potirons, courgettes et potimarrons, le pâtisson est un cucurbitacée, et se déguste en purée, gratin ou potage. On peut aussi le manger froid ou frit. Orties sauvages : On l’oublie mais les orties sauvages sont comestibles. Disponibles dans à peu près n’importe quel champ, il faut les tremper dans l’eau bouillante pour ensuite les préparer en potages et en purée. Topinambour : Le topinambour, aliment roi durant la seconde guerre mondiale à cause de la pénurie, revient en force grâce à sa chair goutue.


Salons, Foires

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Foire internationale et gastronomique de Dijon 2010 C’est la Hongrie qui aura l’honneur cette année de fêter avec Congrexpo la 80ème édition de la Foire internationale et gastronomique de Dijon. Depuis 1921, la foire mobilise près de 600 exposants, accueillant 200 000 visiteurs. Les plaisirs de la table seront bien sûr une fois encore au cœur des préoccupations, cuisine de Bourgogne mais aussi de Hongrie, l’occasion de découvrir les nombreux attraits touristiques du pays. La foire internationale et gastronomique a gagné deux places au classement établi par l’OJS (Office de Justification des Statistiques). C’est désormais la 5ème foire internationale de France. Une quinzaine de secteurs seront représentés, gastronomie bien sûr qui sera reine, mais aussi habitat, ameublement, artisanat et loisirs.

Le Quartier des Saveurs

Pour la troisième année consécutive, le Quartier des Saveurs met à l’honneur les filières agricoles et alimentaires ainsi que les métiers

de bouche en Bourgogne Franche-Comté. Des animations variées dont l'Odyssée du sucre, la salle de traite virtuelle et "la Cuisine des Saveurs" étofferont ces rencontres. Le "Restaurant des saveurs" est à nouveau mis en place avec la présence quotidienne d'un grand chef qui proposera un menu dégustation original.

La Ferme Côte-d'Or

Organisée par le Conseil Général et la Chambre d'Agriculture de la Côte-d'Or du 5 au 8 novembre, la Ferme Côte-d'Or présentera les diverses activités agricoles (élevage, viticulture...) à travers des démonstrations et des ateliers pour les enfants.

Les Rencontres Gourmandes de Lucullus

Les professionnels des métiers de bouche ont ici l’occasion de faire montre de tout leur savoir-faire à travers concours, dégustations, ateliers cuisine, démonstrations et autres animations. La compétition qui mettra aux prises tous ces chefs sera aussi l’occasion de glaner ci ou là quelques-uns de leurs secrets...

Le groupe hongrois Csillagszemüek se produira lors de la foire. C’est l’un des ensembles les plus prestigieux de Hongrie. 14 danseurs et danseuses en costumes traditionnels, accompagnés de 4 musiciens, interviendront plusieurs fois par jour sur la scène du Pavillon Les desserts

En matière de desserts, on trouve les crêpes Gundel que l’on garnit de sauce au chocolat et au rhum, le somloi galuska, biscuit à la crème de vanille et de chocolat, ou encore la purée de marrons.

Les boissons

Avec ses 22 régions viticoles qui couvrent la quasi-totalité du territoire, la Hongrie peut s’enorgueillir de proposer une carte des vins particulièrement étoffée avec notamment le Tokaji (ou Tokay). Le fröcc est une limonade alcoolisée très courue en Hongrie. En matière d’alcools citons encore la pálinka, eau de vie que l’on trouve également en Transylvanie, à partir de prunes, poires, abricots ou pommes.

La cuisine

Carrefour entre l’Orient et l’Occident, séparée par le Danube, la position centrale de la Hongrie en Europe l’a portée au contact de différentes cultures. Les conquêtes ou influences qui se sont succédées lui ont apporté des éléments des cultures turque, allemande, française, russe et autrichienne. La cuisine hongroise rassemble ces différentes influences. Citons d’abord bien évidemment le fameux goulach, soupe hongroise épaisse que l’on retrouve dans de nombreux pays d’Europe centrale et des Balkans. De tradition paysanne, ce plat s’est cependant diffusé dans la gastronomie bourgeoise au XIXe siècle. Les ingrédients de base en sont la viande (bœuf, porc, cheval, veau, agneau ou mouton), légumes variés (chou-navet, tomate, poivron, carotte), aromates : oignon, poivre, sel et

Les peuples de Hongrie ont depuis longtemps su dompter les reliefs variés du pays… en domptant le cheval. L’équitation demeure une pratique très courante, que ce soit dans les régions montagneuses, les grandes plaines herbeuses et les petits villages traditionnels. Citons notamment les gardiens de troupeaux de la plaine d’Hortobagy, qui ont su domestiquer les 70000 hectares de terre sauvage de la Puszta. Cette grande prairie recouverte de forêts et parsemée de lacs, fut notamment envahie par les Turcs qui abattirent les arbres pour élever le bétail. L’écosystème y est préservé et particulièrement riche avec 368 espèces d’oiseaux.

Le Pavillon

Le pavillon sera donc consacré cette année à la Hongrie, proposant sur 1 100 m² un tour d’horizon du pays en matière de culture, gastronomie, artisanat… L’occasion de découvrir les savoir faire des artisans hongrois et les produits typiques du pays : paprika, vins, foie gras… Un restaurant proposera sur place des spécialités culinaires.

La Hongrie invitée d’honneur bien sûr le fameux paprika qui lui donne sa couleur rouge caractéristique. Les sauces consistantes et les plats en daube sont très courants. Un autre plat national est le paprikas hús, composé de diverses viandes ou volailles, accompagnées de lard fumé et de paprika, sel et oignons. Le foie gras, au gril ou cuit est également un mets raffiné de Hongrie. Les pâtes chaudes sont très courantes dans la cuisine hongroise, à l’image du turos csusza, préparées avec du fromage caillé. Le pörkölt est une sorte de daube ou ragoût de viande, contenant plusieurs types de viandes: volaille, mouton, bœuf, veau ou gibier aux morceaux plus gros que pour le goulash. Le töltött kapozsta est une autre spécialité, du chou farci que l’on sert d’ordinaire à Noël et Pâques. La bàblévès est une soupe de haricots secs cuisinée avec du jarret de porc fumé. Les étrangers peuvent de prime abord trouver ce plat déstabilisant puisqu’on le consomme d’ordinaire… avec du vinaigre ou de la crème aigre.

Équitation

A voir à la Foire gastronomique...

Les chefs se presseront à Dijon pour faire montrer de leurs talents

Le parc des expositions de Dijon nous emmène au cœur de l'Europe avec la Hongrie, bel exemple de réussite économique et industrielle d’un pays d’Europe de l’Est après la sortie du bloc soviétique en 1990, membre officiel de l'Union européenne depuis 2004.

aux vertus curatives permet de traiter de nombreuses affections.

Exposition photo «Impressions Hongrie» L’assaisonnement : le paprika roi

Introduit en Europe par Christophe Colomb, le paprika compose la base de la majorité des plats hongrois. C’est le poivron doux qui est préféré la plupart du temps. Les oignons sont également très utilisés, tout comme les tomates et la crème aigre pour les sauces. Le saindoux de porc est très utilisé en lieu et place de nos beurres ou huiles.

Le tourisme Thermalisme

Le thermalisme est une pratique courante en Hongrie, une habitude qui s’explique par le très grand nombre de sources thermales. La Hongrie est le leader européen du thermalisme avec 20% de part de marché et 75% des curistes étrangers. Cette eau minérale

Philippe Maupetit est reporter-photographe. Après ses « Impressions » dans d’autres contrées (Maroc, Mexique, Chine...), il se consacre à la Hongrie, guidé par cinq jeunes Hongrois. L’exposition est réalisée avec le soutien de Dijon Congrexpo et de la Ville de Dijon , située au Salon Apollon du Palais des Ducs de bourgogne. - Gilles Bloin, Amandine Longeois -

Foire internationale et gastronomique de Djion - Parc des Expositions de Dijon - 3 boulevard de Champagne - Dijon Du 30 octobre au 11 novembre 2010, de 10h à 13h et de 14h à 21h www.foirededijon.com www.dijon-congrexpo.com


Chroniques CD

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L’album du mois

CHANSON FOLK

FOLK

POP ELECTRO

FOLK

Bertrand Belin Hypernuit (Wagram Music/Cinq 7)

Nathaniel Rateliff

Blonde Redhead Penny Sparkle (4AD)

Agnes Obél

Le guitariste et compositeur de Néry et Bénabar a plus d’une corde à son arc. Sautant le pas avec un premier album solo en 2005, il fait véritablement parler de lui avec La perdue en 2007 et ses arrangements classieux. C’est un album plus dépouillé qui sort cette fois. Sur un canevas acoustique Bertrand Belin dit les textes plus qu’il ne les chante. Une élégance dans la voix, et un détachement perpétuel qui rangent l’esthète aux côtés d’interprètes à part. Bashung, Murat, Reggiani sont d’illustres pères qui reviennent souvent pour évoquer ce troisième opus. Belin remet cent fois son ouvrage sur le rendu des sonorités et du rythme des mots. Au risque que les chansons n’en finissent parfois par trop se ressembler, il produit un album pétri de nonchalance, dessinant de frêles archipels mélodiques, suscitant, par la chaleur de la voix et du jeu de guitare, un Vertige horizontal que l’on aime à subir. Bertrand Belin s’éloigne légèrement de la scène française pour mieux accompagner l’auditeur. L’ensemble gagne en densité et en concision, les textes suscitant notre imaginaire. Capitaine d’un frêle esquif qui vacille mais ne sombre pas. -Marc Vincent -

Belle découverte sortie chez Decca, ancestrale maison de disques. Le premier album de Nathaniel Rateliff a tout pour scotcher l’auditoire pour un bon bout de temps. Au programme, voix perchée, harmonies maitrisées et instrumentations boisées. Frôlant parfois la grâce, In Memory Of Loss comporte une dizaine de chansons qui commencent tout simplement. Une guitare aux cordes nylon fait son entrée et soudain, la voix de Rateliff prend les devants et amène le tout très haut. Early Spring Till, véritable petit hymne à chanter partout et tout le temps, témoigne de ce talent d’écriture, qu’un Justin Vernon (Bon Iver) ne renierait certainement pas. De nombreuses ballades peuplent cet album dont un Boil And Fight aérien, mais d’autres morceaux aux tempos plus rapides ne déméritent pas (Shroud, Whimper And Wail…). Avec Brian Deck (Iron & Wine, Modest Mouse, Gomez, Sage Francis, un gage de qualité, donc…) derrière les manettes, les chansons de ce très beau disque ne vous quitteront pas de sitôt.

Il y a des groupes dont vous attendez le nouvel album comme le messie, artisans d’une musique à la fois tellement accessible et tellement à part (c’est possible) dès la première écoute. Ce trio atypique et multi-instrumentiste (chanteuse japonaise à la voix d’enfant et jumeaux italiens aux timbres androgynes) forme au sein de Blonde Redhead un shaker musical entre pop classieuse et rock expérimental. Avec Misery Is A Butterfly en 2004, ils arrondissaient leurs angles noisy par de belles incursions dans une pop éclairée aux arrangements étoffés. Not Getting There introduit le groupe à des climats plus électroniques (Will There Be Stars, Love Or Prison, Penny Sparkle et leurs structures de glace doucement indus). Blonde Redhead distille toujours ses climats éthérés que dessine la voix d’ange de Kazu, le groupe édifiant de frêles cathédrales sonores peintes dans des couleurs pop et acidulées ou des mélancolies lunaires. Une épure dans la musique et les textes qui laisse à l’auditeur la place suffisante pour habiter ces espaces cotonneux de sa propre expérience.

Agnes Obél n’a pas encore trente ans mais possède déjà une maîtrise étonnante de son art. Avec un premier album d’une sensibilité et d’une justesse extrêmes, la danoise expose avec inspiration toute l’étendue de sa belle fragilité. Le titre est prémonitoire. L’harmonie, Agnes Obél connaît. Son art du contrepoint et des arrangements sert tout entier ce premier opus. La maîtrise du propos n’occulte pas ces fragiles liens avec l’enfance qui s’enfuit déjà, ritournelles tissées de finesse (Just So), plongée intemporelle dans un univers mélodique tout en contenance, parsemé ici de couleurs médiévales (Beast), là des ritournelles entêtantes des manèges de jadis (Louretta). La chanteuse emprunte un chemin légèrement plus pop avec une reprise toute en délicatesse de John Cale. Entre Debussy et Joni Mitchell, la poupée de cire n’a pas choisi et enrobe le tout dans un talent de composition évident comme le montre l’instrumental Wallflower d’une concision parfaite. Philharmonics possède la beauté glacée des aurores boréales.

SOUL FOLK

ELECTRO HIP HOP

SOUL FUNK

POP ROCK

Asa Beautiful Imperfection (Naïve)

Asa [Asha], lauréate du Prix Constantin en 2008, sort aujourd’hui un deuxième album décomplexé et rythmé. Forte d’une grosse expérience de la scène (un Live in Paris est d’ailleurs sorti en 2009), la chanteuse nigériane dévoile ici des attraits plus soul et pop, période 60’s. A commencer par Be My Man, convoquant cuivres et pas de danse, avec l’appui de cette voix chaleureuse et un brin éraillée qui, au contraire de celle d’Amy Winehouse, ne semble pas avoir subi d’excès. Asa n’oublie pas de placer ici et là quelques titres chaloupés qui ont fait le succès de son précédent opus (Asa, 2007) en anglais ou en yoruba (Maybe, Bimpé et son passage très « parliamentaire »…). Evitant le surplace, elle insuffle une belle énergie à cet album parfois donc très funky (Bro Da Olé), orientalisant (Ok Ok) et parsemé de ballades (Questions…). Un disque très agréable et varié pour prolonger l’été. -Simon Grangereau -

In Memory Of Loss

(Rounder Records/Decca/Universal)

- Simon Grangereau -

Philharmonics

(PIAS)

- Dominique Demangeot -

- Bertrand Demornieux -

Lilea Narrative Echantillodrome (Bax Records/Naïve) La scène électro hip hop s’est trouvé un nouveau représentant en la personne de Lilea Narrative. Accompagné par Blockbass aux scratchs, Lilea nous invite à pénétrer dans une Chambre 216 aux parois mouvantes et surréalistes. Un troisième album qui alterne beats jungle surpuissants et musique électro plus planante. Lilea déconstruit les phrases et les rythmiques, distille scratch et breaks pour mieux se recréer un univers tout personnel. Grâce �� une maîtrise éprouvée du sampling et du cut propres au hip hop, Lilea Narrative élabore des paysages musicaux rugueux ou plus abstraits, bel art du relief et de la mise en espace. Relâchant rarement la pression, il nous emmène en voyage sur un tempo ferme et assuré sans sacrifier à la mélodie. Be Kind est un morceau sombre et rugueux. Parfois les titres se font plus heurtés et digressifs (Fother Mucker, Le chant des silhouettes). Le duo touche souvent la cible par une architecture sonore édifiante. Citons également quelques featurings triés sur le volet, à l’image de Perseph One et Napoleon Maddox. Les adeptes du récemment intronisé Wax Tailor ne seront pas déçus, et trouveront là une belle occasion d’étoffer leur discothèque. - Dominique Demangeot -

Aloe Blacc Good Things Stones Throw Records Le premier single d’Aloe Blacc I Need A Dollar a cette capacité assez rare d’accrocher votre oreille pour ne plus en partir. La suite est du même acabit. Du funky et rugueux Hey Brother à la chanson titre Good Things, solaire et entraînante, Aloe Blacc conçoit une soul music teintée de funk, positive et porteuse de messages, dans la grande tradition de Marvin Gaye et Nina Simone. Ce premier album intitulé Good Things nous promet en effet de très bonnes choses, comme ce titre hybride qui superpose rythmique reggae et velléités soul (Miss Fortune). Aloe Blacc nous transporte sur le bitume des films de Blaxploitation. Life So Hard est une petite merveille soutenue par des arrangements de cordes et de voix dorés à l’or fin, procédant plus loin à une reprise inspirée de Femme fatale du Velvet repeinte en version black, ornée d’une guitare aérienne dans le style de Curtis Mayfield. L’artiste retourne aux sources de la soul sans forcément la mêler à des esthétiques plus modernes, même s’il a débuté sa carrière par le rap (et annonce d’ailleurs qu’il y reviendra bientôt). N’oublions pas cette voix qui est le cœur de l’album, ample et puissante, capable de basses profondes ou de falsettos du plus bel effet. - Dominique Demangeot -

Kings Of Leon Come Around Sundown (Columbia) Produit à New York par les traditionnels Angelo Petraglia et Jacquire King, Come Around Sundown est encore l’excellent fruit d’une affaire de famille (trois frères et un cousin) venant de l’Amérique profonde, Nashville. Fidèles à leurs origines et influences, le rock sudiste résonne toujours autant. Le timbre de voix rauque de Caleb est renversant. Les mélodies s’enchaînent inlassablement, chacune à sa place dans ce cortège aux sonorités pop bluesy. L’album commence doucement avec le très pop Beach Side, prélude doux histoire de nous bercer avant les riffs incomparables et excitants de No Money. C’est avec une mélodie post punk et dynamique que Pony Up et Birthday nous transportent dans une ambiance très vintage, chez certains c’est plutôt commun mais avec eux c’est sensationnel. Comment ne peut-on pas les trouver sexy avec le sensuel Mi Amigo accompagné de ses solos luxuriants ? On est saisis par les sons travaillés et minutieux. Arrive le fameux single Radioactive, qui fait déjà parler beaucoup de lui, excellant avec ses riffs heavy. On y voit l’ascension totalement rock de Kings Of Leon. - Olivia Icart -


Cinéma 27 octobre

La famille Jones De Derrick Borte

Le Royaume de Ga’Hoole - la légende des gardiens (3D)

Comédie

avec Demi Moore, David Duchovny Les Jones sont une famille bien sous tous rapports. Mais l’on découvre vite que tout cela n’est qu’une attitude de façade, et que la famille n’est qu’une vitrine créée de toutes pièces par une société afin de vendre ses produits...

de Zack Snyder

Animation

Une jeune chouette, Soren, est kidnappée par les chouettes de St.Aggie, un orphelinat, pour devenir soldat. Soren et ses nouveaux amis s’échappent pour aider les nobles chouettes qui combattent l’armée créée par les dirigeants de St. Aggie.

Mon babysitter

De Bart Freundlich

Comédie

...Pour voir la bande annonce, scanner le QR Code avec votre mobile

avec Catherine Zeta-Jones, Justin Bartha

Mother and Child David Duchovny dans La famille Jones, le 17 novembre Buried

De Rodrigo Cortes

Thriller Very Bad Cops De Adam McKay

Comédie

avec Mark Wahlberg, Samuel L. Jackson Gamble et Hoitz sont deux inspecteurs sans envergure. Un jour ils se retrouvent au coeur de la plus grande affaire que la ville ait connue. Vontils saisir leur chance de devenir des héros ?

The American

De Anton Corbijn

Drame

avec George Clooney, Irina Björklund Jack est un tueur à gages. Une mission qui tourne mal coûte la vie de la femme qu’il aime. Il jure de se retirer après une dernière mission qui le conduit dans un village italien, se lie d’amitié avec un prêtre du village et tombe amoureux. Mais le danger le guette...

avec Ryan Reynolds, José Luis García Pérez Un entrepreneur américain pris en otage est enfermé sous terre avec 90 minutes d’oxygène et un téléphone portable à moitié chargé...

L’Homme qui voulait vivre sa vie De Eric Lartigau

Thriller

avec Romain Duris, Marina Foïs Paul est avocat d’affaire. Sa vie s’écroule lorsqu’il apprend que sa femme a une liaison avec son voisin photographe. Il tente de s’expliquer avec lui mais les choses tournent mal...

La Princesse de Montpensier De Bertrand Tavernier

Drame

avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson

Kill Me Please De Olias Barco

Comédie

avec Virginie Efira, Benoît Poelvoorde La clinique du docteur Kruger traite les patients qui ressentent des envies de suicide. Le docteur examine avec ses patients les raisons qu’ont ces derniers ont de vouloir se suicider.

Jackass 3D

De Jeff Tremaine

Documentaire

avec Johnny Knoxville, Steve-O

10 novembre

A bord d’une locomotiove détachée, un ingénieur et un conducteur ferroviaire tentent de stopper un train transportant des matières chimiques toxiques.

De Roman Polanski

Thriller

avec Catherine Deneuve, Ian Hendry

Il reste du jambon ?

avec Zac Efron, Amanda Crew

Date limite

De Todd Phillips

Comédie

avec Robert Downey Jr., Zach Galifianakis

Potiche

Comédie

avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Judith Godrèche... Suzanne Pujol est l’épouse soumise d’un riche industriel autoritaire. Mais durant une grève le mari est séquestré et Suzanne se retrouve à la direction de l’usine. Elle se découvre alors des talents de femme d’affaire insoupçonnés...

Belle épine

De Rebecca Zlotowski

Drame

avec Léa Seydoux, Anaïs Demoustier Prudence a 17 ans. Au lycée elle rencontre Marilyne qui lui fait découvrir un circuit sauvage à Rungis. La jeune fille effacée tente de trouver son identité parmi cette bande.

Saw 3D : chapitre final

Comédie

avec Bruce Willis, Mary-Louise Parker

No et moi

De Zabou Breitman

Drame

avec Nina Rodriguez, Bernard Campan Lou a 13 ans et un QI de 160. Enfant unique, ses parents ne sont pas heureux. Un jour à la gare, elle fait la connaissance de No, jeune fille SDF.

Magma

De Pierre Vinour

Thriller

avec Natacha Régnier, Arly Jover

avec Tobin Bell, Cary Elwes

Drame

De Sergeï Loznitsa avec Vlad Ivanov, Viktor Nemets Un routier prend une mauvaise sortie d’autoroute et se retrouve dans un petit village russe où règnent la violence et la loi du plus fort.

Inside Job

De Charles Ferguson

Documentaire

Drame

avec Andreas Lust, Franziska Weisz

raconté par Matt Damon Matt Ferguson dévoile les rouages de la crise économique de 2008 en parcourant le monde et en s’intéressant aux agissements des grandes multinationales.

Severn, la voix de nos enfants

Drame historique

De Jean-Paul Jaud

avec Elina Löwensohn, Olivier Gourmet

Documentaire

avec Nicolas Hulot Documentaire sur l’environnement

3 novembre Fair Game

17 novembre

Thriller

Création

De Doug Liman avec Naomi Watts, Sean Penn Valerie Plame, agent de la CIA, enquête sur l’existence d’armes de destruction massive en Iraq. Son identité est révélée par un journaliste de Washington et elle voit sa carrière, sa réputation et sa famille menacées...

De Robert Schwentke

My Joy

Horreur

De Benjamin Heisenberg

De Abdellatif Kechiche

Red

De Kevin Greutert

Le Braqueur - la dernière course

Vénus noire

Le royaume de Ga’Hoole, le 27 octobre

De François Ozon

avec Steve Carell, Paul Rudd Tim doit trouver l’invité le plus excentrique au dîner annuel organisé par son patron. Il rencontre alors Barry, qui conçoit des reproductions d’oeuvres d’art avec des souris...

avec Ramzy Bedia, Anne Marivin

avec Naomi Watts, Samuel L. Jackson Karen, tombée enceinte à l’âge de quatorze ans, a abandonné son enfant il y a trente-cinq ans... Devenue une brillante avocate, sa fille tombe à son tour enceinte et croise par hasard la route de sa vraie mère.

Drame

Comédie

Comédie

Drame

De Burr Steers

De Jay Roach

De Anne Depetrini

De Rodrigo Garcia

Le Secret de Charlie

The Dinner Répulsion

15

De Jon Amiel

Unstoppable De Tony Scott

Action

avec Denzel Washington, Chris Pine

Biopic

avec Jennifer Connelly, Paul Bettany Le film nous conte la vie de Charles Darwin, dont les recherches sur la théorie de l’évolution vont à l’encontre des croyances de sa femme, très religieuse.

Sean Penn dans Fair Game, le 3 novembre



Diversions Bourgogne novembre 2010