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Mensuel gratuit d’information

#58 janvier-février

2014

Bourgogne

Culture et actualité

Sirènes au Théâtre Dijon Bourgogne - Art Danse, le festival - Tremplin Musiques de RU 2014 - Connan Mockasin à La Vapeur - Qu’il est grand le ciel et bleu le rêve à Quetigny - Daniel Fernandez à la Salle des Fêtes de Chenôve - Blue Jeans à l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône - Du théâtre à l’Audito en janvier - Soweto Kinch à la Cave à Musique - La Cérémonie à Mâcon Scène Nationale + Agenda / Chroniques CD, Livres / Cinéma...


diversions-magazine.com

cultures sorties société

#58 #26 janvier-février 2014

Bourgogne

L’AGENDA - 4

SUPPLÉMENT MUSÉES - 9-16

DIJON - 6

QUETIGNY - 17

Sirènes au Théâtre Dijon Bourgogne Tremplin Musiques de RU 2014 Art Danse, le Festival 2014 Connan Mockasin à La Vapeur Biennale d’art singulier «Les Hommes Cabanes» Festival Temps de Paroles

Diversions - Edition Bourgogne Journal d’information gratuit 1, rue de Vittel 25000 Besançon 03 81 87 40 05 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

Qu’il est grand le ciel et bleu le rêve

CHENÔVE - 17

Daniel Fernandez à la Salle des Fêtes

MONTBARD - 17

Lumières, l’encyclopédie revisitée au Musée Buffon

CHALON-SUR-SAÔNE -18

Blue Jeans à l’Espace des Arts Du théâtre à l’Audito en janvier Psykick Lyrikah à La Péniche

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Florian Antunes Pires, Lucie Brownie, Dominique Demangeot Manu Gilles, Simon Grangereau, Amandine Mannier, Sébastien Marais Paul Sobrin, Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

MÂCON - 20

La Cérémonie à Mâcon Scène Nationale Soweto Kinch à La Cave à Musique

CHRONIQUES CD - 21 CHRONIQUES LIVRES - 22 CINÉMA - 23

Dépôt légal : janvier 2014 © Diversions 2014 Imprimé en Espagne ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur la Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : Mardi 25 février 2014


Diversions - L’Agenda du mois

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Les sorties du mois en un clin d’oeil

BEAUNE Musée des Beaux-Arts 14 janvier à 20h : Conférence de Charlotte Glain-Fromont : La Côte de Nuits au grand jour (au Lycée Viticole de Beaune ) – Conférence

15 février à 18h : La romance à l’étoile - Apéro de l’opéra 19 et 20 février à 20h : Intégrale des concertos pour violon - Musique

Orchestre Dijon Bourgogne 14 janvier à 20h : Traversées par Guillaume de Chassy ( Palais des ducs de Bourgogne) – Musique classique/Jazz 9 février à 9h30 et 10h30 : Ma Mère l’Oye (au Grand Théâtre) - Concert scolaire 11 février à 20h : Le boeuf sur le toit par David Walter (au Grand Théâtre) - Concert

La Lanterne Magique 8 janvier à 10h30 /15h30/17h30 : 150 g de farine, 200 g de comptines - Poésie visuelle et sonore 10 janvier à 15h30 / 20h15 : Minifocus - Concert électro blues forain

Théâtre de Beaune 14 janvier à 20h30 : Les blessures volontaires (juste après…) – Danse 18 janvier à 20h30 : La grande ville, Tête de chien, quintette a capella contemporain pour chansons traditionnelles – Chanson 24 janvier à 20h30 : Milevska Trio – Jazz 30 janvier à 20h30 : Tiens-toi-droiT, à partir de 8 ans – Cirque, manipulation d’objets 6 février à 20h30 : Le moche - Théâtre burlesque 14 février à 20h30 : Yanowski en concert - Chanson 19 février à 15h30 : L’Enfant Roi (à partir de 5 ans) - Opéra d’objets CHENÔVE Salle des Fêtes 17 janvier à 20h : Daniel Fernandez - Chanson 5 février à 20h : Gabu - Chanson 14 février à 20h : Buno, volere volare - Théâtre burlesque

DIJON ABC (au Théâtre des Feuillants) 16 janvier à 20h : Exercices de style – Théâtre 18 janvier à 20h : Vian V’la Boris – Théâtre 21 janvier à 20h : Break O - Cirque 4 février à 14h30 et 20h : Affreux bêtes et pédants - Théâtre ABC (au grand théâtre) 11 février à 20h : Le boeuf sur le toit - Musique

Bistrot de la Scène 9 janvier à 20h30 : Le fou de Contrebassan – Humour, burlesque 10 et 11 janvier à 20h30 : San Seya – Chanson

15 janvier à 15h et 17h : Utzel et Popov – Spectacle musical Du 16 au 18 janvier à 20h30 : Cocktail Impro LISA21 – Improvisation comique 22 janvier à 15h et 17h : Utzel et Popov – Spectacle musical 23 janvier à 20h30 : J’ai 40 ans demain – Théâtre d’humour 24 janvier à 20h30 : Nathalie Miravette «Cucul mais pas que» – Chanson 25 janvier à 20h30 : Bernard Joyet Nouvel + ESKIMO (Thibault Rostankowski) – Chanson 29 janvier à 15h et 17h : Rêver tout haut – Spectacle musical 30 janvier à 20h30 : Jazz At The Bitro(t) – Jazz 31 janvier à 20h30 : Sweet Faces – Soul funk 1er février à 20h30 : Le dog des Baskerville - Comédie musicale 5 et 12 février à 15h et 17h : Docteur Anaël et Mister Corantin - Magie 6 février à 20h30 : Nougaro feel par Guy Pothier - Chanson 7 et 8 février à 20h30 : Tristan chante Léo Ferré - Chanson 13 février à 20h30 : Le mets des mots - Théâtre humour 14 et 15 février à 20h30 : On dînera au lit - Comédie 19 février à 15h et 17h : Cendrillon revisité - Théâtre 20 février à 20h30 : Jazz at the bistro(t) - Jazz 21 février à 20h30 : Bistrot Brassens : chez Léon et Margot - Chanson 22 février à 20h30 : Tony D and the Old Jim’s Concert folk rock Le Consortium Jusqu’au 26 janvier 2014 : Exposition Richard Hawkins Jusqu’au 26 janvier 2014 : Exposition Matias Faldbakken - Art contemporain Latitude 21 Du 14 décembre au 30 mars : Exposition «Pop up, architecture et nature»

Grande Orangerie/Jardin de l’Arquebuse Du 18 février au 16 mars : 3ème Biennale d’art singulier « Les Hommes Cabanes » - Art brut

Musée d’Art Sacré 5 janvier à 15h et 16h : Visite commentée Fêtes et traditions de fin d’année Du 8 janvier au 26 mars : Les ateliers du mercredi, pour enfants de 7 à 12 ans 9 janvier à 12h30 : Atelier Tissus incrustés 12 janvier à 15h : Voir avec les mains, visite commentée pour déficients visuels 19 janvier à 15h : Une visite, un film : visite de la Saint Vincent Tournante et projection de « Vingt ans pour un jour de fête » - Visite, cinéma 26 janvier à 15h et 16h : Visite commentée : Les spécialités dijonnaises Musée Magnin Jusqu’au 19 janvier : Exposition Étienne Martellange - Dessins

Opéra de Dijon 8 et 9 janvier à 20h : Carmen – Danse 11 janvier à 20h : Souvenir de Bayreuth – Musique 16 janvier à 20h : Carte blanche, dans le cadre de la saison scandinave de l’opéra de Dijon – Danse 17 janvier à 20h : Grieg, Sibelius par la Chamber Orchestra of Europe – Musique 18 janvier à 18h : Mélodies nordiques – Apéro de l’opéra 19 janvier à 15h : Baroque espagnol – Musique 22 janvier à 20h : Sibelius, Bruckner – Musique 25 janvier à 20h : Penchez-vous sur mon berceau ! Autoportrait chorégraphique – Danse 28 janvier à 20h : Céleste, terrestre, Dialogue dansé – Danse 29 janvier à 20h : Musique à la cour d’Espagne – Musique 31 janvier à 20h : Sous leurs pieds, le paradis Solo dansé - Danse 1er, 2, 4 et 5 février : La Pellegrina, une fête florentine - Opéra 6 février à 20h : Dvorak, Mahler - Musique 9 février à 15h : Le voyage d’hiver - Musique 13 février à 20h : Aucun lieu - Concert théâtralisé 14 février à 20h : Les surprises de l’amour - Opéra en concert

Théâtre Dijon Bourgogne Du 7 au 18 janvier : Jacques & Mylène - Théâtre Du 21 au 25 janvier : Sirènes – Théâtre Du 5 au 8 février : Chapitres de la chute, saga des Lehman brothers - Théâtre Du 17 au 22 février : Peter Pan - Théâtre 20 février : Rencontre à chaud Peter Pan à l’issue de la représentation - Rencontre Théâtre Mansart 18 et 19 janvier : SODA : Scène ouverte aux danseurs amateurs – Danse 24 janvier à 20h : Tempéraments – Danse contemporaine 27 janvier à 20h : Ce que me dit la nuit + Danse avec mon père – Danse contemporaine

© Virginia Castro

Bains du Nord (FRAC Bourgogne) Du 17 janvier au 11 mai : Exposition Jean Degottex - Futur simple, saison 2 « La question du tableau »

© 26 000 Couverts

© Montreur d’ours couleur

Minifocus le 10 janvier

Jacques et Mylène au TDB du 7 au 18 janvier

Parc des Expositions Du 10 au 11 janvier : Salon Studyrama 6 février : Ma mère me rend dingue - Théâtre Du 14 au 17 février : Salon de l’habitat et du développement durable, meubles et déco - Salon Du 21 au 23 février : Tucéfair, Salon des loisirs créatifs - Salon

Mère Courage et ses enfants à Mâcon Scène Nationale le 13 février


Les sorties du mois en un clin d’oeil

L’Agenda du mois

La Vapeur 31 janvier à 20h : Boulevard des Airs - Chanson 4 février à 20h : Connan Mockasin - Pop 5 février à 21h : La cinématek de Mr Duterche - Projection 7 février à 20h : Coco Loco Party - Musiques du monde 12 février à 20h : Black Rebel Motorcycle Club / Kid Karate - Rock 13 février à 20h : Hélène Labarrière Quartet - Jazz 19 février à 20h : Griefjoy / The Vans Jet - Pop rock 20 février à 20h : Jam Session - Scène ouverte 26 février à 20h : Julien Doré - Chanson pop

Franck Dubosc le 25 janvier au Zénith

CHALON-SUR-SAÔNE Auditorium du Conservatoire 12 janvier à 11h : Le haut du panier 1 : une fin de marché en musique (au Théâtre Picollo) – Musique 14 janvier à 20h : Délires à deux – Théâtre 21 janvier à 20h : Nuit 1 : Proust /Kundera – Musique, dégustation

Griefjoy le 19 février à La Vapeur 31 janvier à 20h : Brass Quichotte – Spectacle musical 18 et 20 février à 20h : Le Grand Symphonique - Concert 22 février à 17h : Un salon musical 2 : Portotrio musiques du monde - Concert

Théâtre Piccolo 9 février à 11h : Le haut du panier 2 : une fin de marché en musique : Halte là Monsieur Zola - Chanson

Espace des Arts 7 et 8 janvier : L’ombre – Théâtre 11 janvier à 20h : Miss Knife chante Olivier Py – Musique/Cabaret 15 et 16 janvier à 20h : Les revenants – Théâtre Du 21 au 23 janvier à 20h : Blue Jeans – Théâtre Du 29 au 31 janvier à 19h et 21h : Monstres indiens pour adultes - Danse 2 février à 16h30 : Orchestre du conservatoire de Paris : Nicholas Angelich - Concert Du 6 au 7 février à 20h : Partage de midi - Théâtre Du 12 au 15 février à 20h : Séquence 8 - Cirque Du 20 au 21 février à 20h : Macbeth - Théâtre Musée Nicéphore Niépce Du 12 octobre au 12 janvier : Exposition «Après l’obscurité : Klavdij Sluban, une rétrospective (1992-2012)» – Photographie Du 12 octobre au 12 janvier : Exposition « The disappearance of darkness» par Robert Burley - Photographie Musée Vivant Denon Jusqu’au 3 mars : Exposition Jean-Olivier Hucleux - À la pointe du crayon - Peinture La Péniche 22 janvier à 19h : Undro + Nappi - Ambiant/Noise/Hip-hop 1er février à 21h : Oddateee + Psykick Lyrikha - Hip-Hop

LE CREUSOT L’arc scène nationale 9 janvier à 19h30 : Peter Pan (à partir de 9 ans) - Théâtre 11 janvier à 20h30 : Projet Luciole – Théâtre 17 janvier à 20h30 : Fatoumata Diawara – Musique du monde Du 25 janvier au 7 mai : Exposition « Cartooning for peace » par Plantu 6 février à 19h : Infantia - Théâtre jeune public 13 février à 19h30 : Tête haute - Théâtre jeune public 20 février à 19h15 : Actéon / Pygmalion miniatures - Marionnettes

Mâcon Scène nationale 10 janvier à 20h30 : Un casse noisettes – Danse hip hop 19 janvier à 17h : Bells are ringing – Comédie musicale 21 janvier à 20h30 : Le bénéfice du doute – Danse 24 janvier à 20h30 : End /Igné - Théâtre 1er février à 17h : Peter Pan - Théâtre jeune public 8 février à 20h30 : Le Velvet de Rodolphe Burger - Rock 13 février à 19h30 : Mère Courage et ses enfants - Théâtre 18 février à 20h30 : La cérémonie par Nathalie Pernette - Danse 21 février à 20h30 : Prism par l’Orchestre Symphonique de Macon - Musique classique

MJC Héritan Du 7 au 17 janvier : Exposition des photos animalières de Sandra Thillier Du 3 au 20 février : Exposition Photos «Libye Hourra» de Maryline Dumas Du 21 février au 1er mars : Festival Scènes Pop : 21 et 22 février à 20h30 : On est bien par le Pendart - Comédie 23 février à 17h : Le Cabaret des gueux par La Mère En Gueule - Spectacle en Chansons 25 février à 20h30 : Mises en bouche par le Pendart, le Théâtre de l’aparté, le Frac Théâtre - Théâtre 26 février à 17h : Mange-moi par le Collectif Vagabondage - Jeune Public 27 février à 19h : Musique en voyage par Malocéra - Musiques du monde 28 février à 20h : Kurt Weill Project/François Chesnel + Merciki en partenariat avec le Crescent Jazz Club 1er mars à 20h30 : Une Histoire d’opérette : Phi-Phi par la Cantoria - Opérette Tarifs 8€ (réduit 6€) Carte pass 4 spectacles 25€ (réduit 18€) - Renseignements et réservations à la MJC

Musée des Ursulines Du 16 novembre au 16 février : Exposition José Mingret - Peinture

© Verti

FONTAINE-LÈS-DIJON Galerie La Source Du 10 janvier au 2 février : Exposition Céline Émorine - Peinture Du 7 février au 2 mars : Exposition Charlotte Tommy-Martin - Peinture

1er février : Bass Elevator + 2methylbulbe1ol + Loo & Placido + Tambour Battant - Electro hip hop 13 février : Reprises de volée - Jeune public 15 février : Les frappadindes par l’association Ils scènent - Café théâtre 16 février : JC Satan - Garage Noisy 20 février : Jam Session : Le Common Diamond + Ebony Bones - Space pop

© DR

Zénith 14 janvier à 20h : Messmer le fascinateur – Magie 24 janvier à 20h : Trial Indoor International – Compétition sportive 25 janvier à 20h30 : Franck Dubosc : A l’état sauvage - Humour 6 février à 20h30 : Les Bodin’s - Humour 7 février à 20h : The Australian Pink Floyd Show «See the controls» - Spectacle musical 8 février à 20h : Les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus 2 - Humour 9 février à 17h : L’Empereur de Jade avec les étoiles du cirque de Pékin - Cirque 12 février à 20h30 : Yves Jamait - Chanson 14 février à 20h30 : Le clan des divorcées - Humour 15 février à 20h : La Bayadère - Ballet 21 février à 20h30 : IAM - Rap

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Le partage de midi les 6 et 7 février à l’Espace des Arts MÂCON Cave à Musique 21 janvier : Soweto Kinch et 1ère partie – Jazz hip hop 31 janvier : Opening party # Winter 2014 – Quiz

MONTBARD Musée-site Buffon / Bibliothèque Jacques Prévert Du 16 novembre au 23 mars : Exposition « Lumières, l’encyclopédie revisitée »

QUETIGNY Bibliothèque municipale 7 février à 20h : Temps de paroles : rencontre avec Arnaud Dudek - Rencontre Espace Mendès France 9 février à 16h : Qu’il est grand le ciel et bleu le rêve - Danse musique Petit Théâtre des Prairies 18 février à 18h : Ma forêt - Performance vocale et visuelle


Diversions - Journal culturel en Bourgogne

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CROUS Tremplin Musiques de RU 2014

Théâtre Dijon Bourgogne Sirènes

© DR

Pauline Bureau créera fin janvier Sirènes au Parvis Saint Jean, une pièce qui traite du thème de la féminité, à travers des expériences croisées, première pièce de Pauline Bureau en tant qu’artiste associée au Théâtre Dijon Bourgogne.

rêves, des phobies qui nous accompagnent et qui se trouvent avoir, souvent, une origine familiale, des peurs qui se cachent dans les branches touffues de l’arbre généalogique... Des références à la psychanalyse seront donc notamment apportées dans la pièce, pour là encore cerner l’origine des peurs et des désirs.

Sirènes explore la sphère féminine, à travers trois générations de femmes, entre Belle-Ileen-Mer, Alger et Paris. « Les vies de ceux qui m’ont précédée me traversent », explique Pauline Bureau qui part ici dans une quête identitaire, une quête des origines, pour également « poser la question de l’hérédité », comme elle le souligne.

Sirènes traverse les époques : la guerre d’Algérie, la Seconde guerre mondiale, prenant comme socle un texte original, tissé des expériences de chacun des membres de la compagnie La Part des Anges, histoires « réelles ou fantasmées », une écriture complétée par une collecte de documents divers : textes et chansons, interviews, qui vont enrichir la réflexion, apporter une perspective particulière, un contrepoint. Car c’est bien durant les répétitions, au plateau même, que naîtra véritablement la pièce.

Des questions, Pauline Bureau en soulève beaucoup dans le spectacle, du « capital » familial, de l’inné à l’acquis, de l’influence de l’histoire - « la grande histoire » dit Pauline - sur nos vies. Pour évoquer cela, une enquête est nécessaire, afin d’éclairer à la fois les grandes questions existentielles que se posent tout un chacun, mais aussi les secrets de famille, les questions sur nos origines, les non-dits... Des peurs qui reviennent parfois dans nos

- Dominique Demangeot -

Sirènes, Théâtre Dijon Bourgogne, du 21 au 25 janvier - www.tdb-cdn.com

Une fois encore, le festival se déroule dans plusieurs lieux de la capitale bourguignonne - Auditorium, Parvis Saint Jean, Salle Fornier et Théâtre Mansart. Une pluralité de lieux pour une pluralité d’esthétiques, aux formes et aux messages divers. Ainsi l’ouverture se fera le 24 janvier à 20h avec le travail d’une troupe en résidence de création sur la Bourgogne. Au Théâtre Mansart, la compagnie Affari Esteri met les dernières touches à Tempéraments. Comme le suggère le titre, l’œuvre part ici de personnalités, d’humeurs variées, de la mélancolie à la colère, de la pensée à l’intuition, en prenant comme référence plusieurs penseurs ou écoles - Hippocrate, Jung -. Ce sont les postures et les gestes qui seront l’incarnation de cet éventail de tempéraments, danse en équilibre sur le fil des émotions. Le lendemain, samedi 25 janvier à 17h à la salle Jacques Fornier, sera proposé lundijeudi de Lionel Hoche, un solo dans lequel ce dernier s’inspire de personnalités de la danse qu’il a croisées, et qui resurgissent sur scène aujourd’hui. Un travail que l’on peut qualifier de documentaire a été également mené au préalable, avec des entretiens auprès de professionnels du milieu de la danse, afin de cerner le métier et ses implications. David Rolland se penchera le même jour, mais à l’Auditorium cette fois, lui aussi sur le

Musiques de RU est ouvert à tous les styles musicaux, et met en avant la création en n’acceptant que les compositions originales. Un jury de professionnels de la musique et de partenaires locaux présélectionne les groupes sur maquette, pour aboutir à une sélection de trois groupes ou artistes solo qui se produisent en live lors d’une finale régionale. Durant 25 minutes, les trois candidats défendent leur musique dans des conditions professionnelles. Après le contenu musical, c’est donc ici l’aisance scénique qui est évaluée. Cette finale régionale aura lieu, pour la Bourgogne, le 13 mars 2014 au Théâtre Mansart. Deux candidats sont sélectionnés par région, dont les maquettes sont ensuite envoyées au CROUS de Bordeaux, organisateur national du tremplin. Six groupes seront choisis pour cette finale et se produiront une fois encore devant un jury professionnel. Le concours national est parrainé par une tête d’affiche qui clôt la soirée, avec un concert gratuit sur le campus de Bordeaux. - Manu Gilles -

Danse Art Danse, le Festival 2014 Une nouvelle édition du festival porté par l’association Art Danse Bourgogne se déroule à Dijon. Neuf jours de propositions artistiques pour donner la parole aux chorégraphes. Treize sont conviés cette année, pour un bel aperçu de la création chorégraphique contemporaine.

La nouvelle édition du tremplin musical étudiant Musiques de R.U. a été lancée le 19 décembre dernier à la Péniche Cancale de Dijon. Les groupes, qui doivent être composés à moitié au moins d’étudiants, peuvent s’inscrire au concours jusqu’au 17 janvier 2014. Qui sera le successeur du groupe Here Lies Wolf Queen et Animal TV, lauréats de l’édition 2013 de Musiques de RU ?

métier de danseur, et d’artiste en général, à travers un autoportrait sous forme de solo, en recomposant notamment des extraits de chorégraphies de... Madonna ! S’ils s’inspirent souvent de styles divers et de leur vécu pour donner corps à leurs créations, les chorégraphes se montrent aussi attentifs à l’expérience d’autrui, comme lorsque Serge Ambert, pour Ce que me dit la nuit, met à profit les ateliers menés à l’hôpital de la Chartreuse à Dijon et à La Charité-sur-Loire. « Mes longues nuits de veille durant de trop fréquentes insomnies m’ont emmené dans les mondes de ceux qui ont vacillé ou sombré dans la noirceur inconnue : Antonin Artaud, Vincent Van Gogh, Friedrich Nietzche, Vaslva Nijinski... », explique Serge Ambert, qui explore ici son moi intime. Les chorégraphes provoquent les rencontres, comme avec Douve dans lequel Tatiana Julien collabore avec un compositeur pour traduire en mouvement et en musique entre classique et électronique - des poèmes d’Yves Bonnefoy. Art Danse, le festival convie des compagnies françaises mais aussi internationales, à l’image de Sofia Fitas qui nous vient du Portugal, de Carlotta Sagna, d’Italie et d’Eugénie Rebetez, chorégraphe suisse. - Amandine Mannier -

Art Danse, le festival, Dijon, du 24 janvier au 1er février - www.art-danse.com

Pour participer : Envoyer une maquette comprenant entre 3 et 6 titres originaux (uniquement sur CD) - le formulaire d’inscription* - la photocopie de la (des) carte(s) d’étudiant(e) - la lettre d’autorisation de publication des CD* - la lettre de renonciation au droit à l’image* *téléchargeables sur www.crous-dijon. fr rubrique culture/concours


Diversions - Journal culturel en Bourgogne

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La Vapeur Connan Mockasin Sur l’intro de son deuxième album, Connan se la joue psychédélique, façon Electric Ladyland, entrée en matière planante qui annonce la suite. Un Caramel qui est sucre pour les oreilles, musique mielleuse, poisseuse même parfois. Sexuée et alanguie, beaucoup. Décalée, fortement.

en tissant ce cocon sonore dans lequel l’auditeur se love avec délectation. Sortez couverts. - Dominique Demangeot -

Connan Mochasin, La Vapeur, Dijon, 4 février à 20h - www.lavapeur.com

La chanson titre est du même acabit(e), Connan Mockasin étant un habitué des expériences paranormales. Lui et son groupe avaient d’ailleurs accompagné Charlotte Gainsbourg sur sa tournée 2012 à l’occasion de son album Stage Whisper. Alors les dimensions parallèles, ça le connaît. Sur I’m The Man That Will Find You, Connan poursuit ses échappées cosmiques, comme s’il avait gonflé ses poumons d’une bonne rasade d’hélium, avant son décollage pour Jupiter ou Vénus. Le chanteur invente par la même occasion une disco spatiale – Caramel, I’m The Man That Will Find You -, comme s’il s’agissait d’écouter un vieux tube de soul humide, avachi dans une station spatiale tournant autour de notre bleue planète, sous l’influence d’ondes cosmiques.

© Jen Carey

Après Forever Dolphin Love en 2011, le Néozélandais, Anglais d’adoption, affectionne toujours autant la reverb, mais lève le pied pour nous inviter à pénétrer dans son alcôve qui fleure bon les dérives chimiques en tous genres, en vogue dans les années 70. Mélodies sous acides sur lesquelles Jimi Hendrix, Jim Morrison et le reste de la bande des artistes morts avant trente ans, auraient sûrement trippé. D’autant que Mockasin joue le côté vintage jusqu’au bout. Nul ordinateur n’a été utilisé ici, le chanteur préférant converser avec sa Stratocaster en forme de goutte.

À voir aussi... Tunng en appartement le 9 février à 17h Réservation obligatoire à La Vapeur ou sur www.lavapeur.com

Sur Why Are You Crying ?, l’artiste monte de toutes pièces un instrumental où s’épanche une guitare aigrelette, tandis que des pleurs – des râles de plaisir ? – féminins se font entendre en arrière-plan. Sexué, disions-nous plus haut, Caramel l’est assurément. Plusieurs des titres de cet album semblent d’ailleurs droit sortis des dialogues d’un film érotique et douteux, où les hommes arborent le torse velu et la moustache conquérante. « Je suis l’homme qui va te trouver », « Est-ce que je t’intimide ? », « Pourquoi pleures-tu ? », « C’est ton corps », « Je veux faire la bringue avec toi ».

Il n’a fallu qu’un mois au chanteur pour enregistrer cette galette hédoniste, dans un hôtel de Tokyo, album liquide et évanescent, superbement barré, et qui s’amuse à défier à peu près toutes les lois de la physique. L’auditeur se plongera avec torpeur dans la suite It’s Your Body en cinq mouvements, cinq paliers à franchir pour s’enfoncer davantage encore dans l’océan sonore de Connan Mockasin, qui donne ici libre cours à tous ses caprices et fantasmes. Le blond chanteur, bidouilleur insatiable, n’a en effet rien perdu de sa curiosité et de son envie d’expérimenter, et le prouve une fois encore

« Chante avant que ta vie ne soit achevée », nous exhorte Tunng en ouverture de leur nouvel album Turbines, un premier titre qui nous fait entrer en douceur dans l’univers du groupe. Tunng poursuit son épopée de poche en terre folktronica, nous transportant ici dans un village imaginaire – le concept de ce nouvel album -. Pour arriver à ses fins et nous rallier à sa cause, la formation enveloppe l’auditeur dans un cocon sonore méticuleusement tissé. Le groupe de Mike Lindsay joue toujours autant la nuance. Sur Trip Trap, les guitares électriques musclent à peine ce morceau qui reste dans la veine éthérée de Tunng, tandis que By This nous fait entendre la douce voix de Becky Jacobs, sur une mélodie tout aussi douce, planant dans les hautes sphères sonores de la formation née à Londres en 2003.

Exposition Biennale d’art singulier «Les Hommes Cabanes» La Biennale d’art singulier, portée par l’association Itinéraires Singuliers, se déroule cette année sur une période plus longue, puisque ce temps fort débutera dès le 24 janvier pour se poursuivre jusqu’au 16 mars. Une nouvelle édition de la biennale qui convie cette année le photographe Mario Del Curto. L’association Itinéraires Singuliers trouve son origine dans la mise en place d’ateliers au sein de l’Espace des expressions Gaston Bachelard, au CH La Chartreuse de Dijon. Cette volonté de proposer aux personnes en difficulté d’investir le champ de l’art débouchait en 1999 sur le premier festival Itinéraires Singuliers. L’association du même nom voit le jour en 2000, pour venir en aide aux personnes en situation de handicap, d’exclusion ou de rupture sociale, et les placer en position d’acteurs et de créateurs. © DR

Leonce Durett Cette année la biennale s’intitule « Les Hommes Cabanes », s’articulant autour des photographies de Mario Del Curto, artiste suisse associé au musée d’Art Brut de Lausanne. Il photographie les maisons des artistes bruts et singuliers, pour nous révéler leurs contextes de création. Quelques photographies seront présentées dans chaque département de Bourgogne durant une semaine, des Éclats de Biennale qui réaffirment la dimension régionale de l’événement. Une exposition plus étoffée se tiendra également à Dijon à la Grande

© DR

En alternance avec un festival dédié à tous les champs artistiques - théâtre, musique, danse... -, la biennale se focalise quant à elle sur les arts plastiques, et sur l’art singulier en particulier. Au croisement de plusieurs mouvements dont le plus connu, l’art brut, l’art singulier est porté par des créateurs le plus souvent autodidactes, et éloignés des courants artistiques habituels. Des œuvres particulièrement intimes et personnelles, qui traduisent au plus près les états d’âme et la situation du créateur, œuvres généralement spontanées, « indispensables» à la vie, et à la survie mentale. « On parle de « nécessité créatrice » : l’artiste crée pour se libérer, pour s’exprimer ou pour se construire un univers intime », souligne l’association Itinéraires Singuliers.

Orangerie et dans le Jardin de l’Arquebuse.

Veijo Ronkkonnen

Parallèlement à différents événements projections, visites guidées... -, l’artiste Moss tiendra une résidence dans quatre hôpitaux de la région, qui consistera en la décoration de l’intérieur et l’extérieur de cabanes en compagnie des patients et des équipes soignantes. Les cabanes seront exposées dans les hôpitaux respectifs ainsi qu’à Dijon.

3ème Biennale d’art singulier - à Dijon et en région, du 24 janvier au 16 mars Exposition « Les Hommes Cabanes » à la Grande Orangerie/Jardin de l’Arquebuse du 18 février au 16 mars (Ouverture tous les jours de 14h à 18h) Entrée libre - Vernissage de l’exposition à Dijon le 18 février à 19h www.itinerairessinguliers.com

- Marc Vincent -


Diversions - Journal culturel en Bourgogne

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En Bourgogne Festival Temps de Paroles et dimanche 26 janvier, de 14h à 18h, basé sur le texte de Dostoïevski et des textes des participants pour « créer un espace de paroles, de textes, d’utopie, d’enchantement, et acter ensuite sa réussite ou son échec », soulignent les organisateurs de Temps de Paroles. Participation : 37 € (dont une adhésion à l’association) - Renseignements : collectif Impulsions : 03 85 48 74 21 Toujours à l’Hôtel de Vogüe, Le Salon du Prince est une lecture-performance qui sera donnée par le comédien Gilles Joly, le mercredi 29 janvier à 18h30. « Est-il concevable aujourd’hui de croire que la Beauté sauvera le monde sans être Idiot ou est-ce comme vivre dans un livre ? » s’interrogera le prince Mychkine. Une installation plastique sera enfin proposée les samedi 1er, dimanche 2 et mercredi 5 février, de 14h à 18h, aboutissement du stage et espace collectif de recherche et de création.

© Matthieu Claveyrolat

La 18ème édition du festival Temps de Paroles se tiendra du 24 janvier au 21 février prochains. En prenant comme fil conducteur cette année une citation du romancier et aventurier Sylvain Tesson, « Il gagne en poésie ce qu’il perd en agilité », ce temps fort littéraire veut mettre en lumière les thèmes de l’accident et de la maladresse, qui peuvent s’avérer, contre toute attente, d’efficaces moteurs de création. On retrouvera cette thématique dans les œuvres de nombreux invités du festival qui se déroulera une fois encore en Côte-d’Or, Saône-et-Loire et dans l’Yonne. Six écrivains, trois compagnies ainsi que le comédien Yves-Jacques Boin, sans oublier le collectif Impulsions, qui organise le festival depuis 2012, figurent cette année au programme de Temps de Paroles.

Rencontres avec les auteurs Toute l’équipe de Temps de Paroles donne rendez-vous au public le vendredi 24 janvier, à la Bibliothèque Départementale de Prêt de Saône-et-Loire à Charnay-les-Mâcon, dès 18h30, pour une ouverture de festival en compagnie de Paul Fournel. Ce dernier présentera son nouveau roman Jason Murphy (édition P.O.L). Il y conte les aventures d’un écrivain du nom de Jason Murphy, l’occasion d’évoquer le mouvement littéraire de la Beat Generation, groupement d’écrivains voyageurs popularisé dans les années 50 par Kerouac, Ginsberg et Burroughs. Le samedi 26 janvier, à la Bibliothèque de Sancé dès 15h, Paul Fournel évoquera également sa fonction de président au sein de l’Oulipo, le fameux « Ouvroir de littérature potentielle », qui réunit littéraires et mathématiciens, co-fondé en 1960 par le mathématicien François Le Lionnais et l’écrivain Raymond Queneau. Discussion, rencontre et échanges autour de l’Oulipo et de l’oeuvre de Paul Fournel seront donc au programme.

Le festival Temps de Paroles proposera également une lecture-spectacle donnée par Yves-Jacques Bouin, autour de La promenade de l’écrivain suisse allemand Robert Walser. « J’attendais avec une joyeuse appréhension tout ce qui pourrait bien croiser ou agrémenter ma route. Je marchais d’un pas calme et mesuré », fait remarquer le narrateur arpenteur. À découvrir à Velarssur-Ouche, à la salle polyvalente, le samedi 8 février à 20h, et à Beaune, à la Bibliothèque municipale le vendredi 21 février à 18h30.

Le Régiment des Mal-Adroits les 31 janvier et 3 février Le jeudi 30 janvier, à Dijon (Maison RhénaniePalatinat) dès 20h, c’est la poésie qui sera mise à l’honneur à l’occasion du temps fort TèmPoésie, organisé avec la Voix des Mots et animé par Yves-Jacques Bouin. Cette année, l’œuvre de Jean-Claude Touzeil sera mise en lumière, poète amoureux des mots et de la nature.

technique de prédilection, le papier déchiré. Après avoir rencontré plusieurs classes lors de sa Résidence Brève en Côte-d’Or du 17 au 21 février, elle sera présente lors de deux soirées. Discussion avec l’auteur et lecture-spectacle sont au programme pour ce temps fort qui se veut intergénérationnel et familial. Séverine Recouvrot, comédienne d’Impulsions, lira plusieurs albums de Sara, le mardi 18 février à la Bibliothèque de Mirebeau-sur-Bèze à 18h et le vendredi 21 février, à la Salle des fêtes de Rouvres-sur-Plaine à 19h.

À chacun sa boulette ! par le Théâtre en Bulles, évoquera la maladresse à partir de contes, nouvelles, poèmes, témoignages, textes de théâtre... À suivre à la Bibliothèque de Fontaine-lès-Dijon, mardi 4 février à 19h30, à Selongey, en salle du conseil de la mairie, mardi 11 février (version jeune public, à partir de 6 ans, 18h30), et enfin à Cravant, salle du Gué d’Arbaut, vendredi 14 février à 20h30.

© DR

Dans l’Yonne, la Compagnie Le Turlupin traitera elle aussi de la maladresse lors d’une lecture-spectacle « absurde et déplacée, déstabilisée et mal à droite, de femmes gauches dans leur quotidien et en quêtes de certitudes », à la Bibliothèque de SaintMarcel, le jeudi 30 janvier, à 20h30, ainsi qu’à Véron, à la Médiathèque Joëlle Brière, le vendredi 7 février à 20h30.

Yves-Jacques Boin animera TèmPoésie, consacré cette anné au poète Jean-Claude Touzeil

© DR

© Hélène Bamberger

Paul Fournel vous donne rendezvous les 24 et 26 janvier pour l’ouverture du festival

Citons encore la venue de Joël Egloff, qui sera présent le 4 février à la Bibliothèque du Creusot à 18h et le 5 février à la Médiathèque François Mitterand de Chenôve, dès 18h45. Arnaud Dudek sera présent le 7 février à la Bibliothèque de Quetigny à 20h, pour évoquer son dernier ouvrage, Les fuyants, sélectionné pour le Prix des lycéens et apprentis de Bourgogne. Richard Morgiève publiait cet automne United Colors of Crime, qui évoque le destin d’un Polonais devenu gangster aux ÉtatsUnis. En janvier paraît Boy, qui traite de la question de l’identité sexuelle, de l’héritage familial et des origines de la violence. On pourra rencontrer Richard Morgiève le jeudi 13 février à la salle de la Nef, bibliothèque municipale de Dijon à 18h30, et le vendredi 14 février à la Médiathèque de Mâcon à 18h30. Temps de Paroles, c’est aussi la présence d’auteurs sur le territoire bourguignon lors de résidences, en partenariat avec la Médiathèque de Côte-d’Or. Ce sera le cas cette saison avec Sara, peintre, auteure, illustratrice d’albums pour enfants, réalisatrice, photographe et auteure de théâtre. Une mise en lumière sera faite sur sa

L’artiste Sara, en Résidence Brève en Côte-d’Or Les spectacles Le festival propose également plusieurs rendez-vous théâtraux, des spectacles à voir en région, en ville ou en milieu rural, qui illustreront là encore la thématique de la faille et de la maladresse. À l’Hôtel de Vogüe - Dijon Syméon Fieulaine revisitera à l’Hôtel de Vogüé à Dijon la figure du prince Mychkine, personnage principal du roman de Dostoïevski L’Idiot, dont la fragilité est due à des crises d’épilepsie, et dont l’extrême bonté est souvent perçue comme une faiblesse, voire de la bêtise. Un stage de lecture à voix haute sera donné samedi 25

La compagnie L’Oreille Interne nous présentera, dans les Malades-Rois, des textes d’un jeune auteur dijonnais, Jacques Maître, qui lira ses textes, mis en scène et en musique par Eric Ferrand, au Médi@lude de SaintApollinaire, le samedi 1er février à 18h30. C’est enfin Le Régiment des Mal-Adroits, par le Collectif Impulsions, qui glorifiera les anti-héros à travers plusieurs textes dont L’homme que l’on prenait pour un autre de Joël Egloff, une galerie de personnages gauches, mal adaptés, incarnée à travers les lectures de Fany Buy et Séverine Recouvrot. À voir à la Médiathèque François Mitterand de Chenôve le vendredi 31 janvier, dès 18h45, et à la Médiathèque Bachelard de Marsannayla-Côte, le lundi 3 février dès 20h30. - Dominique Demangeot -

Temps de Paroles, du 24 janvier au 21 février en Bourgogne Entrée libre et gratuite (sauf cinéma et stage de lecture à voix haute) Programme complet : www.impulsions.org


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Supplément mensuel gratuit d’information - n°9

L’actualité des musées dans le grand est décembre 2013 - mars 2014 Cahier n°2

SOMMAIRE // 10 - Léon Deubel au clair-obscur Itinéraires d’un poète belfortain à la Tour 46 de Belfort 11 - Les Hubert Robert de Besançon au Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon L’HORLO - L’École d’horlogerie de Besançon au Musée du Temps de Besançon 12 - Mathissime / Trésors oubliés de l’expédition Schley au Pavillon des Sciences à Montbéliard 13 - Dessine-moi une collection au Musée de l’Abbaye / Donations Guy Bardone-René Genis à Saint-Claude 14 - Jean Olivier Hucleux - À la pointe du crayon au Musée Denon de Chalon-sur-Saône 15 - Musée Archéologique de Dijon 16 - Nouvelle salles au Musée Historique de Strasbourg Pièces montrées - Frac Alsace, 30 ans de collection - Formes et forces au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg Hubert Robert, Jeune homme lisant une lettre © Bibliothèque Municipale de Besançon


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Léon Deubel au clair-obscur Itinéraires d’un poète belfortain Tour 46 de Belfort 26 octobre 2013 - 28 janvier 2014 En cette fin d’année 2013, la Ville de Belfort rend hommage au poète Léon Deubel, dont on fête cette année le centenaire de la disparition. À cette occasion, une exposition est consacrée à la Tour 46 à l’artiste belfortain, ami de Pergaud et Verlaine, qui fut un grand poète de son temps. La vie de Léon Deubel fut pourtant celle d’un poète maudit, l’artiste, rebelle à toute autorité et intransigeant quant à sa conception de la poésie, ayant vécu dans la misère, sans jamais se départir d’un certain dandysme. Il se suicide en se jetant dans la Marne à Maison-Alfort le 12 juin 1913. L’exposition Léon Deubel au clair-obscur - Itinéraires d’un poète belfortain, retrace la vie de l’artiste, depuis sa naissance à Belfort jusqu’à sa fin tragique. C’est sur une série de peintures de Bernard Gantner que s’ouvre l’exposition, hommage d’un artiste à un autre artiste, des paysages de la Vieille Ville de Belfort peints lors de sa reconstruction dans les années 1967-68, « cadre pittoresque idéal à l’atmosphère de la poésie de Léon Deubel », dira le peintre. Le visiteur prend ensuite connaissance des grandes étapes de la vie de l’artiste. Une photographie de la devanture de l’épicerie familiale nous rappelle que Léon Deubel est issu d’un milieu aisé, qu’il a cependant toujours fui pour se consacrer exclusivement à la poésie. Il y a la période scolaire, au collège de Baume-les-Dames, lorsque Deubel découvre la poésie et l’alchimie des mots. Dès son plus jeune âge, Léon Deubel est en conflit avec l’autorité.

mélancolie et dépeignant le « clairobscur » de l’existence de Léon Deubel. « Je suis sans pain, sans rêve et sans demeure », écrira ce dernier à Paris.

Hiroatsu Takata, Le poète Léon Deubel, modèle de plâtre du monument à la mémoire de Léon Deubel avant la fonte par l’Occupant nazi par Emile Rohner) - Platre, 1942 Coll. Bibliothèque municipale de Belfort L’exposition propose de nombreuses lettres et autres documents manuscrits, écrits d’enfant, d’adolescent et d’adulte, pour mieux connaître cet homme de lettres que l’histoire de la littérature a, il faut bien le dire, quelque peu oublié. L’intimité de l’artiste nous est révélée. Les espoirs et les doutes de Léon Deubel nous sont exposés, cent ans après sa mort, comme lorsqu’il se lamente : « Crise aigüe de désespoir [...]. Impossible d’écrire ». L’exposition nous présente également l’entourage du poète, ses frères de plume dont Paul Verlaine, à qui il dédiera sa Revue verlainienne. On compte aussi, parmi les meilleurs amis de Léon Deubel, l’écrivain Louis Pergaud, à qui est consacré un documentaire que l’on peut visionner dans l’exposition.

Son existence connaît cependant une éclaircie lorsqu’il part en Italie pour visiter Venise puis Florence où il séjournera, et d’où il ramènera notamment des sonnets, une période où la misère « est moins pénible au soleil » comme l’a chanté Aznavour. Citons encore des œuvres de l’artiste Aurélien Imbert, un regard contemporain qui évoque plusieurs étapes de la vie du poète, la salle de classe, les bancs de Paris, la Loggia de Florence, des œuvres faites de parpaings en béton, volontairement austères, comme pour évoquer la précarité de la vie d’artiste, mais rappeler également le poète belfortain à notre bon souvenir, cent ans après sa disparition.

Ce dernier accueillera Deubel chez lui, dans sa maison du village de Durnes dans le Doubs. Pergaud offre un toit au poète belfortain - au grand dam de son épouse - tandis que Deubel persuade l’auteur de La Guerre des boutons de poursuivre sur le chemin de l’écriture. Le jeune instituteur qu’il est à l’époque, et surtout l’écrivain reconnu qu’il est devenu, lui doivent probablement beaucoup. L’exposition évoque aussi la vie parisienne et sa bohème, Deubel arrivant à la capitale le 1er mars 1900. L’artiste est aussi dépeint par ses contemporains qui nourrissaient, souvent, une grande estime pour l’artiste. Une admiration exprimée notamment dans un beau poème de Gérard de Nerval, teinté de

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Bernard Gantner, Belfort vue de la vieille ville, 1967-1968 - Gouache, encre et aquarelle sur papier - Musées de Belfort - acquis avec le soutien

du FRAM (Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées dispensée à parité par la DRAC et la Région Franche-Comté)


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Les Hubert Robert de Besançon

L’HORLO - L’école d’horlogerie de Besançon

Musée des beaux-arts et d ‘archéologie 21 septembre 2013 - 6 janvier 2014

Musée du Temps 6 décembre 2013 - 30 mars 2014

Deux expositions sont à voir à Besançon, l’une au Musée des beaux-arts et d’archéologie, consacrée au peintre Hubert Robert, l’autre dans un domaine plus technique, puisqu’elle propose, au Musée du Temps, une plongée dans l’univers de l’horlogerie.

Naples et les villas romaines. Le peintre parcourra également les bords de Seine, visitera les châteaux français, des périples dont il rapportera notamment des paysages où se mêleront architectures antique et moderne, des réalisations où se fait sentir l’influence du graveur italien Piranèse.

Les Hubert Robert de Besançon

Parmi la riche collection d’arts graphiques de la Ville de Besançon, se distingue le fonds des dessins d’Hubert Robert, constitué de plus de 180 pièces dont 80 sont aujourd’hui présentées au public au sein d’une exposition à suivre au Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon. Hubert Robert (1733-1808), peintre majeur de la seconde moitié du XVIIIe siècle, voyagera en Italie, visitant Rome,

Le bâtiment de l’HORLO, à Besançon, actuel lycée Jules Haag © MBAA L’HORLO - L’école d’horlogerie de Besançon

Hubert Robert, Un guerrier et deux femmes conversant autour d'une ruine © BMB

Hubert Robert, Le dessinateur du Vase Borghèse près du Colisée © MBAA

Hubert Robert avait une prédilection pour les ruines. L’artiste appréciait également la technique de la contreépreuve, consistant à disposer une feuille humidifiée sur un dessin pour obtenir la réplique inversée du dessin original, une fois passée sous presse. Une technique qui a notamment permis à l’artiste de retravailler ses épreuves ou d’en modifier l’aspect. Le Musée des beaux-arts et d’archéologie propose aussi un parallèle contemporain, avec la projection de photographies de Pierre Laniau autour du thème de la ruine urbaine.

Fondée en 1862, l’École d’horlogerie de Besançon fête ses 150 ans, ainsi que les 80 ans de l’actuel bâtiment, devenu le lycée Jules Haag. Un important fonds d’objets et documents divers retrace l’histoire de ce haut lieu de l’horlogerie, un ancien fleuron de l’industrie bisontine. Au-delà de l’histoire industrielle, qui a marqué une ville et une époque, ce sont tous les anonymes, leur quotidien, leurs outils et objets divers, aui sont aussi mis en lumière : cahiers d’élèves, outillage personnel et les incontournables photos de classe. L’exposition suit un parcours chronologique, qui débute en 1862 à la création de l’Horlo. Jusqu’en 1921, se structure peu à peu l’enseignement horloger, dans un contexte de forte demande de main d’œuvre. Au-delà de la confection des mécanismes, sont

également évoquées la décoration de boîtes de montre et la bijouterie. De 1921 à 1945, l’école connaît son âge d’or. Dirigée par Louis Trincano, personnage phare de l’histoire horlogère, l’institution intègre un nouveau et imposant bâtiment en 1933, spécialement conçu pour l’enseignement technique. Un enseignement qui prend fin en 1985. Proche de nous dans le temps, cette dernière période revêt une dimension plus intime, présentant des souvenirs personnels d’élèves, des anecdotes également sur le déclin progressif du secteur de l’horlogerie. Un film documentaire spécialement réalisé pour l’exposition, regroupe témoignages d’anciens élèves, professeurs et personnels.


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Mathissime & Trésors oubliés de l’expédition Schley Pavillon des Sciences de Montbéliard 25 novembre 2013 - 9 mars 2014 Le Pavillon des Sciences ne fera pas mentir sa réputation de lieu dédié à la culture scientifique, en consacrant l’une de ses deux nouvelles expositions aux mathématiques. Une invitation à venir découvrir cet univers de manière ludique et conviviale, en laissant de côté les a priori souvent attribués à cette science réputée ardue. L’exposition ne va pas écraser le visiteur sous le poids des théorèmes et autres formules, mais au contraire lui proposer un voyage dans le temps pour évoquer cette science quatre fois millénaire. Le périple commencera en effet en Égypte, vers 1650 av. JC, avec le mathématicien Ahmès qui met à profit les chiffres pour résoudre des problèmes d’ordre pratique. Nous rencontrons, au fil des siècles, les grandes figures des mathématiques, Pythagore, Descartes en Europe mais aussi en Inde, une traversée qui a aussi une portée historique puisque quelques grands jalons de l’histoire humaine sont évoqués : la Renaissance, la Révolution, sans oublier, plus proches de nous, les théories physiques du XXème siècle.

Mais l’exposition fera aussi une bonne place à la « récréation » comme dans toute bonne école qui se respecte... Pas moins de 19 ateliers seront proposés pour manipuler des concepts de géométrie, de logique, démontrer des théorèmes et manier des statistiques. Il s’agit ici de mettre en lumière toutes les applications pratiques que permet la science des mathématiques. La seconde exposition de cet hiver nous présente les objets conçus par Thierry Schley, graphiste et muséographe au Pavillon des Sciences. Au cours des dix dernières années, il a mis au point de très nombreux objets, ludiques et pédagogiques, à l’occasion des différentes expositions présentées. Ces objets sont les outils qu’utilisent les animateurs du Pavillon des sciences pour promouvoir le vaste monde des sciences auprès du grand public. Certains d’entre vous se remémoreront peut-être ainsi les expositions passées, tandis que d’autres pourront se rattraper en revenant sur quelques-uns des nombreux concepts étudiés de manière ludique au Pavillon des Sciences à Montbéliard.

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Dessine-moi une collection Musée de l’Abbaye / Donations Guy Bardone-René Genis 12 septembre 2013 - 26 janvier 2014 Les œuvres graphiques ont constitué dès la création du Musée de l’Abbaye une part conséquente de sa collection. Esquisse d’une œuvre future ou travail abouti, le dessin est mis à l’honneur à l’occasion de cette nouvelle exposition à SaintClaude. En 2012, une seconde donation de Guy Bardone enrichissait la collection de près de 416 pièces, dont 297 lithographies des donateurs. Estampes et dessins relevant de techniques diverses sont présentés jusqu’au 26 janvier : aquarelle, fusain, graphite, crayons de couleur... Dépouillement des encres de Chine d’Albert Marquet, aquarelles de Maurice Brianchon… Le Musée de l’Abbaye présente une large

Édouard Vuillard - La fenêtre en hiver, circa 1893-1895 - Collection musée de l’abbaye / donations Guy Bardone – René Genis © Patrice Schmidt palette de dessins, et s’intéresse en particulier à la technique de l’estampe qu’affectionnait Guy Bardone, que ce dernier rapprochait du métier de peintre et qui a réalisé un nombre important de lithographies, dans la droite ligne de ses peintures. On peut notamment découvrir au deuxième étage, dans le cabinet d’arts graphiques, section « Déclinaison autour de l’atelier », l’œuvre Le chevalet, réalisée en 1954, première lithographie de Guy Bardone. Une thématique autour de l’atelier est ainsi proposée, à travers un dialogue entre les ateliers de Guy Bardone et René Genis à Paris, Bandol et Vaux-les-Saint-Claude. Chevalets et palettes du peintre, poses des modèles, c’est l’univers de la création picturale qui est illustré ici, une incursion dans l’intimité des artistes, lieu de création, lieu de doutes et de remises en question également parfois !

Jacques Truphémus - Poivrons nappe blanche sur fond orange, 2005 - Collection musée de l’abbaye / donations Guy Bardone – René Genis © Pierre Guenat

Le Musée de l’Abbaye Donations Guy Bardone -René Genis

Sont présentées dans l’exposition les dernières œuvres acquises en 2013 par le Musée de l’Abbaye, grâce au soutien de la Fondation Guy Bardone – René Genis, sous l’égide de la Fondation de France, et pour l’oeuvre de Music avec les efforts réunis des collectivités – Communauté de communes Haut-Jura Saint-Claude et Ville de Saint- Claude – et l’aide de l’État par l’intermédiaire du FRAM. Cinq artistes sont concernés par ces nouvelles acquisitions : Intérieur de cathédrale (1984) de l’artiste croate Zoran Music, natures mortes de Maurice Brianchon et Jacques Truphémus, une huile sur carton d’Édouard Vuillard et enfin une série de dessins de paysages du Jura exécutés par le professeur de dessin et géologue amateur Edmond Guirand (1812-1888).

De l’estampe en noir, Guy Bardone passe rapidement à la couleur pour se rapprocher davantage de sa production picturale. « La lithographie me donnant une suite à mon travail de peintre, j’essaye d’y trouver les traductions de mes dessins, de mes aquarelles, de mes peintures d’une manière tout à fait libre », dira-t-il. Différentes techniques d’estampes sont présentées dans l’exposition: lithographie sur pierre calcaire, tailledouce, eau-forte et aquatinte sur plaque de métal, sérigraphie… L’exposition propose également un éclairage sur la thématique de la fenêtre, qui dirigeait le regard des artistes vers les paysages ou apportait la lumière dans l’atelier, lumière crue ou filtrée par un rideau, changeante aux différentes heures de la journée.

Pierre Bonnard - Le bain - Collection musée de l’abbaye / donations Guy Bardone – René Genis © Patrice Schmidt

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3, place de l’Abbaye 39200 Saint-Claude contact@museedelabbaye.fr 03 84 38 12 60 www.musees-franchecomte.com Ouvert de 10h à 12h et de 14h à 18h, tous les jours sauf lundi et mardi (fermé les 1er novembre, 25 décembre, 1er janvier et 1er mai)

© Robert Le Pennec

Inauguré le 25 octobre 2008, le Musée de l’Abbaye a la particularité de mêler patrimoine archéologique et art contemporain. Il est édifié sur les ruines d’une ancienne abbaye datant de la première moitié du onzième siècle. Lorsque Guy Bardone et René Genis, amateurs passionnés d’art moderne, ont légué à la Ville de Saint-Claude une première partie de leurs collections en 2002, la municipalité a pensé que le bâtiment construit sur les ruines du palais abbatial était propice à l’édification d’un musée. Il a donc été rénové pour accueillir les donations. L’art contemporain est également présent dans le musée, par l’accueil d’artistes d’aujourd’hui grâce à une bourse de production attribuée par

le service arts plastiques de la DRAC Franche-Comté. Tandis que le rez-de-chaussée est consacré aux expositions temporaires, les premier et deuxième étages accueillent les pièces du fonds permanent, qui couvre une période allant de la fin du XIXe siècle aux années 1980. On y trouve quelques chefs de file de l’art moderne figuratif comme Pierre Bonnard, Raoul Dufy ou encore Édouard Vuillard.


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Jean Olivier Hucleux (1923-2012) / À la pointe du crayon Musée Denon à Chalon-sur-Saône Du 12 octobre 2013 au 3 mars 2014 Dans le cycle d’exposition contemporaine au musée Denon, un nouvel épisode est consacré à l’artiste Jean Olivier Hucleux, dont les œuvres n’ont cessé de brouiller les frontières entre peinture, dessin et photographie.

L’élaboration des œuvres de Jean Olivier Hucleux relève d’un lent processus, une manière bien particulière d’envisager la peinture et le monde, une démarche que la virtuosité du peintre a souvent éclipsée au yeux du public

Jean Olivier Hucleux réalise les portraits de personnages célèbres d’après des photographies, avec une précision dans le trait, un souci méticuleux du détail qui brouille la frontière entre peinture et photographie. Par là même, il questionne le concept de représentation. L’exposition est montée à partir de quatre portraits d’artistes, dont un double autoportrait et un portrait de photographe. Des œuvres d’où émane une volonté clairement affichée : toucher à la perfection de la reproduction. La notion d’hyperréalisme que l’on attribue à l’artiste, n’est cependant pas propre, comme le souligne Aude Bodet, Chef du service des collections au Centre national des arts plastiques et commissaire invité : « Il ne tient pas compte de la relation très atypique que l’artiste entretenait avec la photographie — dont il évoquait la part de “résistance”, un “espace paradoxal, à la fois d’une ambition extrême, tenir et retenir la réalité, mais aussi d’une extrême faiblesse. […]” —

Jean Olivier Hucleux devant son Double Autoportrait en cours - Photo: Jean Louis Hucleux une relation d’intense proximité mêlée de soupçon, qui avait commencé avec son travail de retoucheur photo entre 1939 et 1947... ». Peinture et photographie : deux disciplines qui, dans l’histoire de l’art, se sont trouvées mises en concurrence et ont posé la question de la reproduction du réel.

Trois films de Virgile Novarina, Brigitte Barbier et Peter Knapp sont également projetés durant l’exposition, pour pénétrer davantage encore l’univers de l’artiste. Car l’élaboration des œuvres de Jean Olivier Hucleux relève d’un lent processus, une manière bien particulière d’envisager la peinture et le monde, une démarche que la virtuosité du peintre a souvent éclipsée aux yeux du public. Deux photographes l’accuseront d’ailleurs même, en 1989, de contrefaçon... Travaillant à ses débuts, en 1972, sur des photographies de mauvaise qualité, Hucleux se voit contraint de recomposer l’image. Celui qui recourait volontiers à des termes en lien avec la religion pour décrire son travail - transmutation, prédestination, initiation... - s’adonnait en effet à un véritable rituel, comme une relation intime le liant à la toile et au crayon, une immersion dans la toile au plus près du sujet, et de la peinture.

Portrait en cours d’Erik Dietman - Photo : Jean Olivier Hucleux

Le musée Denon

Carrefour culturel et commercial exploité par les populations depuis des milliers d’années, la vallée de la

Saône livre depuis plus de 150 ans des ensembles archéologiques singuliers en raison de leur état de conservation exceptionnel. La présentation des collections préhistoriques, des âges du bronze, du fer et gallo-romain donnent ainsi l’occasion de découvrir une autre facette des cultures anciennes, où la simple vocation usuelle de l’objet est vite supplantée par la créativité

des artisans... Le parcours actuel met l’accent sur les points forts des collections : autour d’un cabinet d’arts graphiques consacré à Vivant Denon s’organisent des ensembles cohérents constitués de peintures italiennes, flamandes et hollandaises du XVIIe siècle, de bois gravés et de riches collections archéologiques locales de renommée

© Patrice Josserand

À côté de chefs-d’œuvre de la peinture napolitaine du XVIIe siècle et de l’École de Rembrandt, les réalisations du chalonnais Dominique-Vivant Denon (1747-1825), premier directeur du musée Napoléon (l’actuel musée du Louvre – Paris) et un rare ensemble de bois gravés constituent des étapes cruciales de la multiplication de l’image.

© Philip Bernard

Les collections du musée Denon et une partie des bâtiments actuels trouvent leur origine dans la construction d’une école gratuite de dessin à partir de 1821. Inauguré en 1866, le musée était alors organisé en deux sections, celles des sciences naturelles et celles de l’histoire et des beaux-arts, avec l’ambition encyclopédique de l’époque. En 1895, il fut baptisé musée Vivant Denon en l’honneur du grand homme natif de Chalon.

internationale. Grâce à de fréquentes expositions temporaires d’art contemporain, le dialogue avec les collections anciennes favorise la mise en perspective de l’art, sa reproduction et la fonction de l’image. Musée Denon - 3 rue Boichot (entrée place de l’Hôtel de Ville) 71100 Chalon-sur-Saône 03 85 94 74 41 beauxarts.denon@chalonsursaone.fr archeo.denon@chalonsursaone.fr Tous les jours sauf le mardi et les jours fériés : 9h30 / 12h et 14h / 17h30 Entrée gratuite


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Musée archéologique de Dijon un programme riche et varié en 2014

Deux expositions temporaires Une exposition d'Art contemporain, sur le thème des pierres tombales du Moyen Age, « De pierre en pierre » de l'artiste Agnan Kroïchvili, de mai à août, dans la salle romane du musée. « Sur les traces de l'homme » une exposition pédagogique conçue par Cap Sciences-Bordeaux, s'intéressant aux origines de l'homme, de fin août à fin novembre, dans le dortoir des Bénédictins L'opération « Théâtre au musée », avec : Quel est cet élixir, inspiré d'Alfred de Vigny Pierres vivantes, en juin L'avare de Molière par la compagnie du Sablier, début juillet La tournée des Grands Ducs par La tête de mule, début août

Des concerts Le quatuor Manfred le 16 mai Le trio T3bis dans une prestation innovante : « Archéo-Jazz », fin août Des conférences, commentées...

des

visites

Profitez du musée et de son accès gratuit

Nouveaux horaires à compter du 2 novembre 2013 Du 2 novembre au 31 mars : les mercredis, samedis et dimanches, de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h, fermé les autres jours, sauf pour les groupes sur réservation Du 1er avril au 31 octobre : tous les jours sauf les mardis, de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h

03 80 48 83 70 museearcheologique@ville-dijon.fr www.dijon.fr


LE PETIT JOURNAL DES EXPOSITIONS

Supplément du journal Diversions

n°9 - Décembre 2013 - Mars 2014

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Ouverture de nouvelles salles Musée Historique de Strasbourg À partir du 16 novembre

Au sein du bâtiment des Grandes Boucheries, construit en 1587 et qui accueille le Musée Historique depuis 1920, dix sections sont désormais ouvertes au public, sur 1700 m², regroupant documents et œuvres d’art, costumes et uniformes, maquettes, objets divers pour envisager l’Histoire avec un grand H mais aussi le quotidien des strasbourgeois au fil des siècles. Les nouvelles salles présentent l’époque napoléonienne, sans oublier les deux guerres mondiales, période pour le moins tourmentée. La riche collection de soldats en papier témoigne du passé de Strasbourg en tant que ville militaire sous Napoléon au début du XIXème siècle. En 1848 cependant, Strasbourg a des velléités républicaines tandis qu’un théâtre sort – laborieusement - de terre, place de la République pour distraire

Photo : M. Bertola

Les dernières salles rénovées du Musée Historique de la Ville de Strasbourg ont ouvert leurs portes en novembre, offrant l’opportunité au public de se plonger dans l’histoire complète de la capitale régionale, depuis le Moyen Âge jusqu’au XXe siècle. Un voyage à la croisée de l’histoire et des beaux-arts, de l’ethnologie et de l’architecture, à travers la collection du musée enrichie grâce à plus de 115 donateurs et d’une vingtaine d’institutions.

Maquette du théâtre, côté Jardin, 1813, réalisée au 1/30e par le menuisier Bertat sur les plans de Jean Villot, poirier, chêne, tilleul, résineux, Strasbourg, Musée Historique. les soldats et développer l’usage du français. On peut en admirer une maquette au Musée Historique, datée de 1813 et réalisée au 1/30e par le menuisier Bertat sur les plans de Jean Villot. Les nouvelles salles couvrent une superficie de 425m², évoquant des thématiques économiques, militaires et culturelles. La suite de l’évolution de la cité strasbourgeoise est évoquée, avec notamment le développement des transports et leur impact sur le paysage et l’économie. Sous la coupe

allemande, la superficie de la ville s’étend, Strasbourg gagnant également un campus universitaire. Entre les deux guerres, le port se développe, ainsi que les logements sociaux. Il faudra attendre la seconde moitié du vingtième siècle, pour que Strasbourg prenne toute sa place en Europe en devenant la capitale de la communauté européenne. Dans les nouvelles salles, on peut notamment admirer une Mathis 5 CV type P, torpedo 3 places de 1925, nous rappelant que Strasbourg abrita les usines Mathis à la Meinau entre les deux guerres.

Parallèlement aux divers aménagements comme des cloisons et des vitrines supplémentaires, de nouveaux socles, combinés à une campagne de restauration, ont permis une meilleure mise en valeur des pièces, une présentation des collections menée en partenariat entre les équipes du Musée Historique et un comité scientifique. Une muséographie qui rappelle les évolutions de la ville. Ainsi, passées les parois-murailles de la première section, jusqu’en 1870, évoquant les ruelles moyenâgeuses, le visiteur retrouve un environnement plus ouvert et une lumière naturelle. La dernière section est en forme d’hémicycle, symbolisant le Parlement européen, soit la ville de Strasbourg telle que nous la connaissons aujourd’hui, cité cosmopolite ouverte sur l’Europe. L’histoire continue... C’est d’ailleurs pour cela que la dernière section consacrée à notre époque contemporaine va encore évoluer au fil du temps, de sorte que le Musée Historique s’impose véritablement comme un lien entre le passé, l’époque contemporaine et l’avenir.

Musée Historique - 2 rue du Vieux Marché aux Poissons - Strasbourg www.musees.strasbourg.eu

Pièces montrées - Frac Alsace, 30 ans de collection - Formes et Forces Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg Jusqu’au 9 janvier 2014 Si l’anniversaire des trente ans des Frac se déroule dans chaque région durant l’année 2013, en Alsace c’est l’artiste Raphaël Zarka qui s’est vu proposer d’assurer le commissariat de deux expositions, l’une au Frac à Sélestat et l’autre au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg. Estelle Pietrzyk, directrice du MAMCS, a été associée au commissariat de cette dernière exposition à Strasbourg. Photographies, vidéos ou sculptures, les travaux de Raphaël Zarka ont la particularité d’identifier les formes récurrentes, que ce soit en matière d’histoire de l’art, de science ou même de nature. Semblable au chercheur, voire à l’archéologue, Raphaël Zarka part en quête de formes qui semblent se répéter de par le monde, une quête qui fait elle-même œuvre dans son travail. Ainsi dans Gibellina Vecchia, une vidéo relate son parcours dans le village sicilien du même nom, l’artiste déambulant dans l’œuvre monumentale d’Alberto

Raphaël Zarka, Cretto, 2005 -Vidéo couleur sonore - Durée : 6’45 - Collection Frac Alsace © Raphaël Zarka / Vue de tournage : Cecilia Becanovic Burri, qui est un hommage grandeur nature aux victimes d’un tremblement de terre qui avait détruit le lieu en 1968. « Formes et Forces », telle est la ligne choisie pour ce volet strasbourgeois de l’exposition Pièces montrées, un titre emprunté à un ouvrage de René

Huyghe, qui fut conservateur du Musée du Louvre, psychologue et philosophe de l’art. L’une des nombreuses intertextualités dont est friand Raphaël Zarka. Les œuvres sélectionnées présentent des techniques très diverses, qu’il s’agisse de peinture ou sculpture, de vidéo ou d’installations. La palette

des générations est elle aussi très large, puisqu’elle s’étend de 1899 pour l’artiste le plus ancien - Henri Michaux à 1978 pour le plus récent - Ziad Antar -. L’absence de réflexion chronologique ou thématique, laisse le champ libre à la subjectivité du spectateur, une subjectivité qui a également guidé le commissariat de cette exposition. La grande question très souvent soulevée dans l’œuvre de Raphaël Zarka, à savoir la quête de la forme, est aussi abordée ici. Ainsi plusieurs formes géométriques seront discernables dans certaines œuvres, à l’image du cône de Richard Monnier, géométries artificielles mises en dialogue avec des formes de la nature comme l’Aile de faucon de Balthasar Burkhard.

MAMCS - 1, place Hans Jean Arp - Strasbourg www.musees.strasbourg.eu


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Quetigny Qu’il est grand le ciel et bleu le rêve

Chenôve Daniel Fernandez

Voici un titre pour le moins poétique, d’un spectacle à voir à l’Espace Mendès-France de Quetigny en février prochain. La chorégraphe Marie Braun est de retour avec Qu’il est grand le ciel et bleu le rêve, mise en mouvement et en musique d’une rencontre entre un homme et une femme.

En ce début d’année, la Ville de Chenôve invite à la Salle des Fêtes le chanteur d’origine bourguignonne Daniel Fernandez, qui viendra présenter son nouvel album Les yeux brûlés.

C’est sur les rives du Saint-Laurent, au Québec à Saint-Jean-Port-Joli Marie, que Marie Braun a envie d’aller plus loin dans sa rencontre avec le danseur-chorégraphe Thomas Casey. Qu’il est grand le ciel et bleu le rêve est un récit musical et dansé, qui nous entretient justement de la rencontre entre un homme et une femme. Une rencontre qui se déroule à la croisée des musiques, entre classique et jazz, contemporain et improvisation. C’est peutêtre la double formation de Marie Braun, en danse et en musique - elle apprend la flûte traversière au Conservatoire - qui fait que la chorégraphe apporte toujours une attention particulière à la bande son dans ses spectacles. Très souvent d’ailleurs la musique s’avère être davantage qu’une bande son, jouée en live comme ici, en partie. C’est en 2010 que Marie Braun crée la compagnie Marie Braun / La Farfalla, pour réunir danse et musique.

spectacle. Les deux êtres se découvrent à travers la danse, le jeu, la confrontation. Comme souvent aussi avec Marie Braun, la dimension théâtrale est très présente. Thomas Casey chorégraphie le spectacle tandis que Marie Braun met en scène Qu’il est grand le ciel et bleu le rêve.

Dans le spectacle, Marie Braun danse mais joue aussi de son instrument de prédilection, la clarinette devenant également un élément scénographique à part entière, comme un troisième personnage qui accompagne le couple de danseurs dans leur rencontre. De la musique enregistrée complète la partition. Emplie de poésie, cette rencontre survient en pleine nature, sûrement inspirée de la nature québécoise où est née l’idée de ce

- Amandine Mannier -

Qu’il est grand le ciel et bleu le rêve, Espace Mendès-France, Quetigny, 9 février à 16h www.quetigny.fr

Dans Les yeux brûlés, l’artiste impose dès le premier morceau une ambiance funky, avec Ça triche, une couleur qui ne fait que se confirmer au fil des titres, et notamment sur le morceau qui donne son titre à l’album. Les yeux brûlés font peut-être allusion à la volonté du chanteur de porter au contraire un regard lucide sur le monde qui l’entoure. Il évoque l’environnement, les religions, dans ce nouvel album qu’il présentait l’an dernier au Théâtre des Feuillants à Dijon. Si le voyage se poursuit toujours, Daniel Fernandez observe avec Les yeux brûlés son quotidien, l’ici et le maintenant. Avec le quatuor Hyperion, Daniel rend hommage à la dernière barre de Dijon, tandis que ses origines espagnoles se font entendre sur la chanson titre Les yeux brûlés et sur Fouteznous la paix. S’il y a Des hauts et des bas, comme il le chante si bien, fustigeant « les dégâts d’égos », le chanteur se montre

© Stéphane Kerrad

Alors qu’il a gravé sur un DVD live dix ans de chemin au sein de son trio, Daniel Fernandez travaille aujourd’hui avec une nouvelle équipe en vue de son nouvel album sorti en avril dernier, prenant un virage plus pop rock et funk, où Daniel retrouve à cette occasion la guiare électrique. Les Nancéens Charlie Davos à la batterie et Olivier Beche à la basse et contrebasse l’ont rejoint. aussi optimiste sur Pas tant que ça, mélodie ensoleillée pour nous conter une relation amoureuse. Intemporelle renoue avec les ambiances acoustiques, même si le morceau mue à un moment en une chanson électro-acoustique et aérienne. Les Yeux brûlés convoquent diverses couleurs musicales, dans plusieurs chansons où les textes sont toujours à la hauteur, comme sur le très beau Souffle, empreint d’une sensualité arabo-andalouse, avant de poursuivre avec Longue, sur un tempo reggae. Un bouquet de couleurs musicales à découvrir à Chenôve en janvier. - Manu Gilles -

Daniel Fernandez, Chenôve, Salle des fêtes, 17 janvier à 20h www.ville-chenove.fr

Montbard Lumières, l’Encyclopédie revisitée au Musée Buffon Depuis novembre dernier, la ville de Montbard rend hommage à la période des Lumières et à son ouvrage phare, l’Encyclopédie. Plusieurs illustrateurs ont été ainsi invités à s’approprier certaines des planches de l’ouvrage, afin d’en donner leurs propres interprétations. Une plongée en couleurs dans quelques pages des 28 volumes que compte cette formidable compilation de connaissances.

Quelques 300 ans plus tard, ces illustrations sont donc réinterprétées par des artistes d’aujourd’hui. Les papillons prennent des teintes forcément plus flashys, les ustensiles du pâtissier se présentent à nous sous des atours plus stylisés, et aux carosses du XVIIIème siècle se sont substituées des voitures et des motos modernes.

© Musée Buffon

À l’occasion du tricentenaire de la naissance de Denis Diderot, père de l’Encyclopédie, à Langres, le Musée Buffon de Montbard propose une exposition montée autour d’un album jeunesse intitulé Lumières, qui aborde la fameuse Encyclopédie sous un regard artistique. Onze illustrateurs jeunesse se sont vu confier la tâche d’évoquer onze thèmes présents dans l’ouvrage.

28 volumes - 17 volumes d’articles et 11 de planches illustrées -. L’exposition au Musée Buffon et à la bibliothèque propose des regards d’artistes sur des planches à l’origine destinées au savoir, qui sont la plupart du temps des illustrations de mécanismes, une description du vivant dans toute sa diversité, la faune et la flore, dessins à travers lesquels les illustrateurs montrèrent notamment tout leur savoir-faire.

© Musée Buffon

Plusieurs planches ont été ainsi repensées. Dessins originaux, croquis et recherches autour de l’album sont présentés dans l’exposition, mais aussi les univers des différents illustrateurs. Des objets d’époques diverses sont également présentés en regard des planches. Agriculture, histoire naturelle, anatomie et chirurgie, sciences, métiers de la bouche, beaux-arts, transports, armes et soldats, mode et artisanat sont abordés au Musée Buffon, tandis que l’écriture et l’imprimerie sont traitées à la Bibliothèque Jacques Prévert. On pourra également y admirer une édition de l’Encyclopédie datée de 1781.

Montée en partenariat avec le CRDP de Champagne-Ardenne, l’Académie de Reims, Romain Gallissot, chroniqueur jeunesse et consultant pédagogique à la Bibliothèque Jacques Prévert de Montbard, et la Ville de Langres dans le cadre du partenariat « Route des Lumières », l’exposition se veut à la fois ludique et pédagogique. L’Encyclopédie, sous-titrée « Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers » est la première encyclopédie française créée au XVIIIème siècle, formidable compilation de savoirs, et affirmation d’un esprit scientifique - et critique ! - qui a beaucoup fait pour la diffusion des connaissances. Il aura fallu 25 années à Diderot pour en compléter les

Diderot, qui a rencontré Buffon, vouait une réelle admiration au scientifique, et à son Histoire naturelle en particulier. Quant à Buffon, il manifestera lui aussi de l’intérêt pour l’œuvre titanesque de Diderot. « C’est la quintessence des connaissances humaines (...) », écrira-t-il à D’Alembert, qui dirigera l’Encyclopédie avec Diderot jusqu’en 1757. - Paul Sobrin -

Lumières, l’Encyclopédie revisitée, Musée Buffon et Bibliothèque Jacques Prévert, Montbard, jusqu’au 23 mars www.montbard.com


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Chalon-sur-Saône Blue Jeans à L’Espace des Arts

© DR

Yeung Faï présentera en janvier à l’Espace des Arts sa dernière création, un «documentairefiction marionnettique», qui mêle l’art millénaire de la marionnette à la vidéo et au cinéma d’animation, l’œuvre d’un artiste exilé en France qui pose un regard distancié sur son pays d’origine. Après le thème de la transmission abordé dans Hand Stories, Blue Jeans nous parle de l’enfance. Une enfance exploitée, le spectacle s’inspirant en effet des enfants qui fabriquent des jeans en Chine. La recherche sur l’humain se poursuit, Yeung Faï ayant appréhendé la réalité des usines en Chine à travers des documentaires. L’artiste nous présente ainsi l’autre facette du développement à la chinoise, face cachée d’une modernité qui s’affiche cependant de plus en plus dans les médias aujourd’hui. Paradoxalement, le jean est un symbole

de liberté... dans les sociétés occidentales tout du moins. Mais Yeung Faï veut aller plus loin, au-delà du cliché, car il a connu ces conditions difficiles, enfant à l’époque de la Révolution culturelle chinoise. La vidéo, projetée sur des paravents, côtoie la tradition qu’incarnent les marionnettes, pour apporter une dimension documentaire au spectacle, mêler fiction et réalité. L’art de la marionnette – bunraku ou à gaine – et le théâtre d’objets seront là aussi pour porter l’histoire. Le spectateur pénètre le quotidien d’une famille de paysans pauvres, qui doivent envoyer l’une de leurs filles travailler dans une usine. Blue Jeans nous parle de cet esclavage moderne, dans un monde globalisé. - Marc Vincent -

Blue Jeans, Espace des Arts, Chalon-surSaône, du 21 au 23 janvier à 20h www.espace-des-arts.com

Auditorium Du théâtre à l’Audito Alors forcément, certains sont plus à l’aise dans le jeu et d’autres dans la mise en scène. Marion Even a mis en scène L’Absente et Juke-box, aujourd’hui c’est moi qui me lance, et d’ailleurs elle joue dans mon spectacle.

L’Auditorium de Chalon-sur-Saône se consacre au spectacle vivant dans son ensemble. Parallèlement à la musique qui y tient bien évidemment une place centrale, le Conservatoire organise en janvier un temps fort autour du théâtre.

Parallèlement à cette première pièce, l’événement a la particularité de délocaliser plusieurs spectacles hors de l’Auditorium. On pourra ainsi découvrir des pièces au lycée Hilaire de Chardonnet, ainsi que dans la salle du Grain de Sel. C’est là que Lisa Gonnot, jeune comédienne et metteure en scène, présentera sa création 44, rue de Londres, le

© DR

L’art dramatique aura en effet droit de cité en ce début 2014 à Chalon-sur-Saône avec plusieurs pièces présentées du 14 au 17 janvier. L’Auditorium accueillera, en ouverture de cette semaine consacrée au théâtre, Délires à deux, adaptation d’une pièce d’Eugène Ionesco, l’un des maîtres de l’absurde, dans laquelle un couple enfermé dans une pièce débat sur cette question vitale : le limaçon et la tortue, estce le même animal ? Seule la guerre qui fait rage à l’extérieur perturbe quelque peu leur discussion. Rachel André met en scène cette tragi-comédie, première création pour cette jeune comédienne originaire de Bourgogne. « C’est l’endroit précis entre délire et réalité qui nous intéresse et que nous voulons interroger », explique cette dernière. « Nous partirons donc de cette ambiguïté. Nous jouerons sur les différentes perceptions visuelles et sonores. Comment voir et entendre autrement ce qu’on croit être une réalité ? ».

44, rue de Londres le 15 janvier 15 janvier à 20 heures. Elle nous parle de ce spectacle qu’elle crée en ce début d’année 2014. Est-il facile de trouver des lieux où jouer en Bourgogne, quand on est une jeune compagnie ? Pour le moment on fonctionne surtout par connaissances, dans la compagnie on est trois à être originaires de Bourgogne. Pour L’Absente (notre premier spectacle), on avait fait marcher les réseaux et on avait joué à Buxy et la Clayette. On jouera Juke-box (le deuxième spectacle) à Torcy au mois de juin. Aujourd’hui on a envie de devenir

professionnels, mais ça ne se passe pas du jour au lendemain ! On a eu une super proposition de parrainage de la part de quatre salles bourguignonnes qui nous proposent des temps de résidence, et de faire jouer nos spectacles pour la prochaine saison. Ils viennent donc voir 44, rue de Londres à Chalon-sur-Saône en janvier pour découvrir notre travail. Dans la compagnie, y’a-t-il plusieurs metteurs en scène ? N’importe quel membre de la compagnie peut proposer un projet, et tout le groupe ou seulement certains peuvent y participer.

Cette pièce part d’un matériau très personnel. L’histoire s’inspire-t-elle directement de lettres trouvées ? Retrouve-t-on des citations de ces lettres dans la pièce ? Oui c’est d’ailleurs toutes ces lettres qui m’ont poussée à faire un spectacle. Je suis vraiment partie de leur contenu, et après ça m’a posé d’autres questions : qu’est ce que ça fait de se retrouver face à une correspondance amoureuse, qui concerne l’un de ses ancêtres... On retrouve des parties des lettres, notamment en voix off. Je suis partie des lettres et d’une histoire donc personnelle, mais je me suis donné la liberté de créer une autre histoire pour la scène, à partir de ces éléments. Le déroulement de la pièce va donc alterner entre trois époques ? Il y a en effet plusieurs temporalités sur scène. Après je dirais qu’il y en a surtout deux : le temps de l’écriture des lettres et de l’histoire d’amour (en 1930), puis le temps de la découverte des lettres aujourd’hui. - Propos recueillis par Dominique Demangeot -

Temps fort Théâtre, Auditorium et autres lieux, Chalon-sur-Saône, du 14 au 17 janvier - Programme complet : www.conservatoire.legrandchalon.fr


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Chalon-sur-Saône Psykick Lyrikah à La Péniche et la France, un hip hop que l’on pourra qualifier d’old school, qui est à sa place sur un label dont la réputation n’est plus à faire, à savoir Jarring Effects. 1973 a la bougeotte entre electro, rock, dubstep, mais demeure avant tout un très intéressant disque de hip hop dans la grande tradition, variant les ambiances et les couleurs sonores.

Place au hip-hop le premier jour de février avec la venue de Psykick Lyrikah à La Péniche. Arm publiait en octobre sa nouvelle production studio, Jamais trop tard, opus qui couronne dix années d’activisme hip hop de la plus belle des manières. Le titre de l’album appelle à l’optimisme. « Jamais trop tard », c’est le credo de Psykick Lyrikah. « La force est dans ta main » scande Arm sur la chanson titre, prônant l’action et la prise en mains individuelle. Aux manettes, deux fidèles de Arm, Olivier Mellano et Robert le Magnifique qui ont mis au point une production servant parfaitement les lyrics aigüs du MC. Un sixième album dans la droite ligne de Derrière moi paru en 2011, avec 14 morceaux – dont quelques interludes – qui renouvellent pourtant le répertoire de la formation. Sur Jamais trop tard, le gros son vient souvent nous faire frémir les tympans – comme sur Invisibles et son refrain percutant : « Ressasser Rabâcher Remâcher Repenser » -. Percutant, voilà peut-être l’adjectif qui convient le mieux à cette aventure sonore, tant l’impact du son et des paroles est conséquent sur cet album qui nous met les sens et la conscience en alterte.

Psykick Lyrikah + Oddateee, La Péniche, Chalon-sur-Saône, 1er février à 21h - www.lapeniche.org

Juste après, Jour Quinze adopte la structure plus fine de l’electronica, tout comme Décembre, cristallin. L’electro n’est pas absente (Le Souffle, sombre morceau, trippant, voire flippant, sur une musique du Parasite, Mon Visage). Après avoir descendu « Les marches de l’enfer » - tempo plus lent pour une ambiance toujours aussi sombre -, Le Soir Pour Toi, doucement jazzy, saxo de sortie, offre un répit à l’auditeur, titre intimiste dans lequel le MC se livre et recherche la sérénité. Le calme avant la tempête puisque très vite le tempo s’emballe à nouveau avec Mon visage où pulse « du poison dans les artères ». Un opus à écouter fort, qui testera la solidité de vos enceintes et vous plaquera sûrement à votre siège ! À découvrir également ce 1er février à La Péniche, l’Américain Oddateee, qui sortait en septembre dernier son troisième album 1973, un opus forgé entre les States, la Suisse

BI-MÉDIA PAPIER + WEB Un journal papier diffusé à 35.000 exemplaires sur la Bourgogne chaque mois Un site internet mis à jour quotidiennement Des reportages vidéo diversions-magazine.com Pour annoncer dans nos pages et sur notre site internet, contactez notre régie

© DR

Marc Sens (Zone Libre) est aussi de la partie, apportant son expérience d’un free rock qui se mêle aux esthétiques hip hop. La Ligne Rouge se frotte d’ailleurs au rock en général, et aux guitares en particulier, clash énorme, déflagration musicale comme on aimerait en entendre plus souvent, qui invite à « faire passer les bombes et déplacer les frontières ». Le message est limpide.

- Dominique Demangeot -

Oddateee

06 34 12 01 91

diversions@noos.fr


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Mâcon Scène Nationale La Cérémonie La Cérémonie est la nouvelle création de la Compagnie Pernette, installée dans son nouveau studio de la Friche artistique de Besançon depuis un an et demi maintenant. Dans ce tout nouveau spectacle, que Nathalie Pernette présentera à la Scène nationale de Mâcon en février 2014, la place est faite, comme aime à le dire la chorégraphe, à trois corps, un piano, une voix... et la danse contemporaine.

La chorégraphe a choisi la forme de l’abécédaire pour illustrer son propos - même si Nathalie confesse que l’ordre traditionnel ne sera pas nécessairement respecté -, car ce sont bien quelques clés de lecture qu’aimerait apporter la chorégraphe dans La Cérémonie, de brefs éclairages sur plusieurs thématiques ayant trait à la danse. C’est bien une danseuse en pleine réflexion que nous présente ici Nathalie Pernette. Des textes enregistrés seront d’ailleurs là pour incarner cette voix intérieure d’une artiste méditant sur son art, une voix incarnée dans le spectacle par trois danseurs.

© Claude Journu

C’est en effet de cette manière que Nathalie Pernette présente La Cérémonie, une nouvelle œuvre qu’elle a souhaitée à michemin entre le spectacle traditionnel et la conférence. Car ici, Nathalie Pernette, tout en créant un nouvel objet chorégraphique, veut également proposer une réflexion - pour elle-même et pour le public - sur la danse en tant qu’art, sur son évolution et les rapports entre le danseur et une partition dansée. Il y sera question de danse bien sûr mais aussi de musique, d’accessoires et de costumes, du corps et de sa relation avec l’espace, avec autrui et avec le temps...

Nathalie Pernette a souhaité revenir à un plateau épuré, après deux derniers spectacles qui recouraient aux nouvelles technologies. Seule la matière carton, pour sa facilité de manipulation, et sa versatilité, aura droit de cité sur le plateau

La partition musicale choisie, Les tableaux d’une exposition de Moussorgsky, constituée de seize morceaux contrastés, attirait depuis longtemps Nathalie Pernette, qui invite sur scène une pianiste pour donner vie à cette musique tantôt vive, tantôt délicate.

devrait donc évoquer, plus ou moins directement, le goût de la chorégraphe pour l’anatomie, les miniatures et les matières - boue, farine, peluches... -, l’animalité - des souris aux loups... -, un retour aussi sur les premières années, esquisse d’une danse d’abord heurtée, très physique, qui progressivement a mué en un art plus apaisé.

La chorégraphe a souhaité aussi revenir à un plateau épuré, après deux derniers spectacles qui recouraient aux nouvelles technologies. Seule la matière carton, pour sa facilité de manipulation, et sa versatilité là encore, aura droit de cité sur le plateau. La Cérémonie pourra aussi constituer une manière de carte d’identité du style Pernette, un abécédaire de ses influences et de ses préférences - ses obsessions ? -. Le spectacle

- Dominique Demangeot -

La Cérémonie, Mâcon Scène Nationale, 18 février à 20h30 www.theatre-macon.com

À voir à Mâcon Scène Nationale

La Cave à Musique Soweto Kinch

LE BÉNÉFICE DU DOUTE Christian Rizzo Danse - Dès 15 ans Mardi 21 janvier à 20h30

Le saxophone sera à l’honneur cet hiver à la Cave à Musique avec la venue de Soweto Kinch, artiste qui a la particularité d’être à la fois saxophoniste et MC... mêlant dans ses concerts jeu de sax frénétique et flow au cordeau, quelque part entre Steve Coleman et The Roots.

© DR

plage énervée de sept minutes, au suave Suspended Adolescence, aux solos inspirés là encore, la palette des couleurs musicales est particulièrement large. Pour publier The New Emancipation en toute indépendance, Kinch a fondé son propre label.

- Paul Sobrin-

Soweto Kinch + DJ Lofti, 24 janvier à 21h, La Cave à Musique, Mâcon www.cavazik.org

© Marc Domage

Avec sa dernière création, Soweto Kinch élargit encore un peu plus les frontières de son art en mettant sur pied un spectacle total, musical mais qui fait aussi appel au théâtre, à la danse et à la vidéo : The Legend of Mike Smith. La pièce a été écrite par Soweto Kinch, nous présentant le parcours de Mike Smith, un rappeur accompagné par un bassiste et un batteur. Soweto Kinch a plus d’une corde à son arc !

© e-djedunet

Lauréat de nombreux prix dont celui du Montreux Jazz Saxophone Competition en 2002, Soweto Kinch nous vient tout droit de la grise Birmingham en Grande-Bretagne. Sa musique, elle, bien qu’urbaine, aurait plutôt tendance à nous réchauffer le cœur et l’esprit. Qu’il envoie l’air dans son saxo aux sonorités très personnelles, ou lance ses lyrics avec virtuosité, Soweto Kinch opère dans les deux cas avec le même talent. Son album The New Emancipation, publié en 2010, groove méchamment et réunit des morceaux variant les tempos et les ambiances, un album de fusion au sens noble du terme, alternant entre hip hop et post bop, tradition et modernité, d’autant que l’artiste soigne aussi ses messages, une conscience sociale qui était l’apanage du hip hop à ses débuts dans les années 80, et dont Soweto ne s’est pas départi. L’artiste évoque ainsi l’esclavage - traditionnel ou moderne -, la vie en banlieue... Inutile de dire que le saxophoniste/MC est parfaitement secondé par son backing band... qui fait d’ailleurs bien davantage que l’accompagner - excellents guitariste Femi Temowo et trompettiste Byron Wallen -. Jazz, hip hop, neo-soul... Des assauts postbop de A People With No Past, longue

Formé au rock, aux arts plastiques et à la mode, Christian Rizzo a ensuite bifurqué vers la danse et fut la consécration du dernier festival d’Avignon. Il crée des univers chorégraphiques singuliers, comme cet espace blanc habité par sept danseurs et leurs doubles mannequins suspendus aux cintres dans une curieuse ballade des pendus. Christian Rizzo développe alors une danse mouvementée, presque animale.

www.theatre-macon.com


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Chroniques CD

Diversions Chroniques et interviews sur www.sensationrock.net

FOLK

CHANSON

Josh Tillman The History Of Caves OST (Sub Pop/Black Friday)

La Rue Kétanou

On s’attendait à voir arriver le successeur de Fear Fun de Father John Misty, mais ce dernier en a pris le contrepied pour sortir cette B.O. The History Of Caves raconte les relations torturées d’une famille suite au décès de la mère. Et pour habiller les images de la talentueuse Emma, Josh Tillman tisse dix pistes instrumentales épurées. De temps à autres sombre, son folk rappelle le Neil Young de Dead Man, l’électricité en moins, les morceaux des B.O. signées Yo La Tengo ou les œuvres solo d’avant Misty, comme ces accords qui concluent Finish Those Cigarettes And Go To Bed. Les titres reposent quasi exclusivement sur une guitare et un piano et se terminent avec les voix de Titles Theme For Boys Voices, qui démontrent le travail d’harmonisation effectué lorsque Tillman faisait partie des Fleet Foxes. La B.O. illustre parfaitement ce court-métrage indépendant, à l’instar de ce qu’avait fait John Frusciante avec The Brown Bunny de Vincent Gallo. Réussite indéniable, The History Of Caves - disponible uniquement en LP et téléchargement - reste destiné aux fans avertis de Josh Tillman, déjà familiarisés avec son univers atypique. - F. et S. -

FOLK

Allons voir

(L’Autre Distribution) Leur son demeure toujours aussi « live », une production à l’écart des arrangements complexes et autres sorcelleries de studio. La musique est brute, prise à la source. Chantres de la nouvelle chanson réaliste, les trois membres de La Rue Kétanou nous content les rêves de Leïla, des histoires de chien fidèle, nous font voyager avec La guitare sud américaine et tanguer en compagnie du Capitaine de la barrique, valse maritime qui ne devrait avoir aucun mal à faire des vagues dans le public lors des concerts. La couleur est résolument acoustique, guitare, accordéon, harmonica pour le pied léger. Ces indécrottables bourlingueurs ne s’encombrent pas de batteries et d’amplis. « Je donne carte blanche à mes rêves », chantent-ils sur Un tour. Comme l’illustre L’âge nucléaire, le groupe se pose en observateur de nos travers, profitant ici de sa licence poétique pour faire un bond dans le temps et nous observer… du futur ! Le groupe n’oublie pas non plus son passé, et Patricia Bonnetaud, qui a contribué à le faire connaître. Ils lui rendent un hommage vibrant et néanmoins enjoué dans le dernier titre de l’album. - Manu Gilles -

Let Go. Les deux amis partagent un moment intime comme on en retrouve sur le Sleeper du blondinet. MC II est définitivement une bonne surprise où l’on découvre une nouvelle facette de Cronin, qui là est celle d’un grand songwriter. - Johan CHANSON

Mikal Cronin MC II

(Merge) Comparse et second lieutenant de son ami chevelu Ty Segall, Mikal Cronin revient avec un second album signé sobrement de ses initiales, deux ans après son premier essai, bien décidé à se démarquer de l’image du Ty Segall Band. Weight débute par un piano et guitare acoustique très britpop, tout cela sous influence Lo_Fi plutôt bon enfant. On se rend compte au fil de l’écoute que Mr Cronin a le chic pour créer ce genre de petits tubes qui rentrent aisément dans notre tête. Preuve avec ce See It My Way qui aurait pu se faire une place aux côtés de Blur il y a 20 ans, ou encore le très Beatles Peace Of Mind où l’on change de décor avec ces violons mélancoliques pour un bond dans le temps d’une cinquantaine d’années. Le soleil californien revient au beau fixe avec I’m Done Running For You, fausse ballade pop où le pote Ty Segall jamais très loin est invité à poser son solo de gratte plus proprement qu’à son habitude cependant. Place au moment acoustique avec Don’t

Bernard Lavilliers Baron Samedi

(Barclay) Un voyage au long cours qui se joue des fuseaux horaires entre London, Chinatown, Hyères et Port-au-Prince. Voici ce que propose Bernard Lavilliers dans son vingtième album, que le chanteur présentera lors d’une nouvelle tournée dès février 2014. Commençons par la fin. Les mots de Blaise Cendrars pour clore Baron Samedi. Sur un deuxième CD, Lavilliers reprend sa Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, épopée littéraire de 27 minutes dédiée aux musiciens. Une ode au voyage que Lavilliers rêvait depuis longtemps de mettre en musique. Le chanteur n’en finit

CHANSON

SPACE POP

Yves Jamait

Superhumanoids

Amor Fati

(Wagram) L’artiste dijonnais revient dans les bacs avec un nouvel album. La chanson titre qui ouvre l’opus, Amor Fati, a des accents pop que l’on ne connaissait pas à Yves Jamait, même si le style qui a fait son succès, cette chanson réaliste moderne, portée par une voix rauque, et où l’accordéon n’est jamais bien loin, est resté le même. Les parapluies perdus, valse irrésistible où tournoie une guitare manouche, Tout était calme et ses accents chaloupés, figurent parmi les nouvelles pièces nées sous le béret d’Yves Jamait. Pour chanter Les jours sans, Jamait ne se démonte pas et convoque un blues électrique et funky, tandis que l’accordéon se fait plus sombre lorsque l’artiste se lamente sur le bégaiement de l’histoire - C’était hier -, avant de passer, sans vraiment aucune transition, à une chansonnette délicieusement cuivrée, façon mariachi, prenant pour thème les prénoms qui « s’mélangent et dérangent... surtout les cons ». La guitare se fait plus rock pour fustiger L’Europe « des Mastricheurs ». Preuve supplémentaire que Jamait n’a rien perdu de sa hargne. - Dominique Demangeot -

plus de donner congé à l’auditeur sur cette longue plage aux accents jazzy. Le souffle des mots de Cendrars gonfle les voiles du bateau ivre de notre Stéfanois qui se fait ici conteur. Comme Blaise, Bernard roule sa bosse depuis longtemps. Passeur de mots. Le voyage est le moteur de son art. C’est au milieu de cette instabilité permanente, au croisement de rencontres multiples, que naissent ses chansons. Baron Samedi, il est allé l’écrire en Haïti, un an après le tremblement de terre de janvier 2010. Que peut l’art ? s’interroge le chanteur sur Tête chargée, d’autant plus après un drame comme celui qui a frappé Port-au-Prince et ses alentours. De l’île meurtrie, Lavilliers a ramené un documentaire pour France Ô, des images tournées pour témoigner, se souvenir et constater, quand les caméras des JT sont déjà reparties jouer ailleurs les charognards. Lavilliers a aussi ramené des chansons, dix pépites dont il a le secret, poésie plaquée sur des musiques d’ailleurs. Lavilliers le chante lui-même, il a l’humeur vagabonde. En Haïti, il a côtoyé les stigmates du tremblement de terre, les blessés, les disparus aussi. C’est pour cela qu’il a pris pour titre de ce nouvel album, le nom d’un esprit dans la culture vaudou. Baron Samedi, c’est la divinité couronnée d’un chapeau haut de forme, qui hante les cimetières, conversant avec les morts. Mais si les tremblements de terre semblent nous dire que la nature peut reprendre ses droits quand elle le souhaite, Bernard Lavilliers veut aussi célébrer la vie dans son nouvel album. Pour cela, il va puiser dans

Exhibitionists

(Innovative Leisure) Ce trio pop mené par Sarah, Max et Cameron voit le jour sous le soleil de Los Angeles en 2010. Il faudra attendre 3 ans et quelques EP autoproduits pour que leur premier véritable album sorte. Dès l’intro de Black Widow les claviers de cette mélodie aérienne nous transportent dans un univers où le temps semble s’être arrêté un court instant, nous laissant bercer par la voix de Sarah. Dans une veine plus 80’s Geri et Canteen changent de rythme sous des allures de pop/new wave où Cameron rejoint Sarah au chant. Le trio a le chic pour créer une nouvelle ambiance à chaque morceau, nous faisant voyager à travers la Californie à coups de guitares pop et claviers dilués de manière dansante. En seulement dix titres, les mélodies arrivent à convaincre et renvoient celles des London Grammar direct à la poubelle (et qu’ils y restent). Pour faire simple, Exhibitionists est la bande son parfaite pour accompagner un coucher de soleil à l’horizon, allongé sur le capot de sa bagnole. - Johan-

plusieurs influences, comme à son habitude. Sur Scorpion, le chanteur met en musique les mots du poète de l’exil Nazim Hikmet, nous exhortant à ne pas suivre le flux, à ne pas aller grossir les rangs de la majorité silencieuse, à contrer la montée des extrémismes et le repli sur soi. Lavilliers aime les mots, les célèbre depuis 45 ans, mais vit aussi dans l’action. La bataille n’est jamais finie, chante-t-il sur Vivre encore. Dans une valse « bancale », Lavilliers évoque les ruelles brumeuses de Londres, dressant un habile parallèle entre l’épopée sanglante de Jack l’éventreur et « ceux de la City », bastion de l’économie globale dont on parle tant aujourd’hui, et pas toujours en bien. Pour l’occasion l’artiste convie une section de cordes brillante pour muscler son propos. Et puis il y a cette capacité qu’ont les chansons de Lavilliers, de vous faire venir les coups de soleil en plein hiver – Rest’La Maloya alanguie sur une plage réunionnaise -, ou de s’accommoder de ciels voilés sous de plus basses latitudes – Villa Noailles, au temps des Surréalistes -. C’est à la Villa Noailles que Lavilliers va écrire parfois, emboîtant pour quelques jours les pas de Cocteau, Giacometti, Buñuel… Et si l’artiste veut signifier que le monde ne tourne pas qu’autour des États-Unis, dans Y’a pas qu’à New York, il sort pourtant de sa besace une chatoyante partition de cuivres, pour un groove tout américain. « Glisser des accords dans des mots qui dansent », comme il le chante ici, voilà peut-être, on ne peut mieux résumé, le credo de Lavilliers en plus de quarante ans de carrière. - Dominique Demangeot -


Littératures

22

ROMAN

Douglas Coupland Génération A

Le Diable Vauvert

cobayes vont ensuite se retrouver confinés sur une île où ils sont contraints, par l’équipe de scientifiques, de raconter des histoires, pour faire avancer les prétendues recherches... Generation A prend alors une autre tournure, et mue en un bel hommage à la fiction, et à sa faculté de fournir aux hommes les repères que la société ne lui accorde pas toujours. L’auteur de l’acclamé Generation X (1991), sur les enfants des baby boomers, s’intéresse cette fois à la nouvelle génération, celle qui apaise son mal-être en avalant du Solon, médicament propre à déconnecter l’esprit des perspectives du futur, qui est, lui, source d’angoisse. L’industrie pharmaceutique en prend ici pour son grade, tandis que Coupland produit l’un de ses romans les plus aboutis. - Marc Vincent -

SCIENCES ET TECHNIQUES Au volant de sa moissonneuse batteuse, Zack se croit tout puissant. Mais c’est sans compter sur une satanée abeille qui vient lui planter son dard dans l’épiderme. Aux États-Unis, au Canada, en France, sous le ciel de l’océan indien et en Nouvelle-Zélande, toujours la même scène : des personnes se font piquer, fait particulièrement étrange puisque les abeilles ont toutes disparu de la surface de la terre depuis plusieurs années. Zack, Samantha, Julien, Diana et Harj n’ont pas été piqués au hasard. Il semble en effet que leurs corps aient sécrété une substance particulière qui a attiré les abeilles. Il n’en faut pas plus aux autorités sanitaires pour s’intéresser à leurs cas. Voilà trois ans qu’il n’a pas plu à Atlanta, un futur proche qui ressemble à notre présent globalisé, hyper connecté et produisant pourtant tellement de solitaires... Les cinq enfants de Wonka doivent composer avec leur soudaine célébrité, passent une batterie de tests effectués par une équipe de scientifiques dont on peine à déterminer précisément l’origine, ainsi que les motivations. Les cinq

François Bastien Sciences exactes ? Les limites de la science

Éditions Amalthée

« tendance au suivisme » qui ne favorise pas l’innovation. Et l’auteur de s’interroger aussi sur un certain conformisme de l’institution scientifique, et sur le nombre croissant de chercheurs, une concurrence qui n’est pas toujours profitable à la qualité de la recherche elle-même. D’autant que les sciences sont loin de nous avoir encore tout dit, l’auteur pointant ainsi du doigt le chemin qu’il reste à parcourir, prônant même l’avènement d’un « musée de la science inconnue », et peut-être aussi une plus grande humilité de la part de certains chercheurs... L’essai, aux références parfois pointues, sait aussi adopter une vision plus large pour évoquer notamment l’enseignement. L’auteur s’interroge sur ce que les politiques ont baptisé une « école pour tous » qui s’avère davantage quantitative que qualitative. Les enjeux d’internet dans la diffusion des avancées scientifiques et dans la vulgarisation sont aussi abordés, dans cet essai qui ouvre de nombreuses pistes de réflexion, qui intéresseront non seulement les scientifiques de tout poil... mais aussi les curieux ! - Dominique Demangeot -

HISTOIRE

Michael Munn

Hollywood Connection

La Librairie Vuibert

François Bastien, physicien de formation, a enseigné plusieurs disciplines scientifiques. Une pratique qui a fait naître en lui de nombreuses réflexions sur ce monde si vaste de la recherche. L’auteur pose bien sûr un regard critique sur la recherche qui n’est pas à l’abri des modes et d’une certaine

Dans les années 30, le syndicat du crime, fondé pour exécuter les meurtres «réglementés» à l’époque où Lucky Luciano réorganise la pègre, est aussi célèbre que

les stars de l’époque. Depuis Chicago, Al Capone regarde avec convoitise le strass d’Hollywood, Luciano en fait de même de son bastion new-yorkais. Très vite, les deux parrains vont avoir la main mise sur les studios, leur soutirant de l’argent, tout comme ils en prélèvent auprès des salles de cinéma, étant parvenus à noyauter les syndicats... Ainsi, la fameuse « Hollywood Connection » qui donne son titre au livre, ce sont les tentatives plus ou moins fructueuses de cette pègre pour tirer le plus de richesses possibles du showbusiness. George Raft, gangster à la ville comme à l’écran, incarne parfaitement cette époque où le glamour le dispute au crime. Dans les années 20, la Prohibition donne à Bugsy Siegel, parrain de la pègre hollywoodienne, un sacré coup d’accélérateur. C’est aussi dans les années 20 que les amitiés se nouent, dans les clubs, la nuit, entre les pontes de la Mafia et les stars du showbiz, relations sulfureuses entre inquiétants gangsters et blondes actrices. Jean Harlow, dont la mère était mariée à un gangster, le puissant et dérangé réalisateur Howard Hugues, qui réalisera d’ailleurs un film sur Al Capone - que ce dernier appréciera ! -, Marilyn Monroe, Franck Sinatra font partie du casting. Hollywood Connection se lit comme un bon vieux roman noir, les sulfateuses pétaradant aux coins des ruelles, des histoires de sang où la mort survient souvent de manière violente, quand la fiction rejoint l’histoire... - Dominique Demangeot -


Cinéma

23

15 janvier Les Brasiers de la Colère De Scott Cooper Thriller

Avec Christian Bale, Zoe Saldana Russell Baze travaille à l’usine comme son père. Son frère Rodney décide de s’engager dans l’armée et revient après quatre missions en Irak.

I, Frankestein

De Stuart Beattie Action Avec Aaron Eckart, Yvonne Strahovski La créature de Frankenstein, Adam, se retrouve mêlée à une guerre qui oppose deux clans d’immortels.

Mère et fils

De Calin Peter Netzer Drame Avec Luminita Gheorghiu Un homme percute un enfant avec son véhicule. Le garçon meurt après l’accident. La mère du conducteur va alors essayer de trouver une solution pour son fils. D’Olivier Doran Comédie Avec Géraldine Pailhas, Sami Bouajila Lors d’un réveillon de famille, la maîtresse de maison annonce à son nouveau mari qu’elle attend un enfant.

L’Amour est un Crime Parfait De Jean-Marie Larrieu Drame

Avec Mathieu Amalric, Karin Viard Un professeur de littérature fréquente de nombreuses étudiantes. Mais la dernière jeune femme qu’il voit régulièrement disparaît.

Avec Charlotte Gainsbourg, Shia Labeouf Le parcours d’une femme, qui de sa naissance à ses 50 ans, s’est autodiagnostiquée nymphomane. © DR

Divin Enfant

Nymphomaniac, volume 2 De Lars Von Trier Drame

De Yannick Saillet Guerre Avec Pascal Elbé, Laurent Lucas Lors d’un déplacement, une patrouille tombe dans une embuscade. Le seul soldat rescapé a posé le pied sur une mine et doit trouver une solution pour s’en sortir.

My beautiful country De Michaela Kezele Drame

Avec Amy Acker, Alexis Denisof Don Pedro revient de la guerre accompagné de ses compagnons d’armes : Benedict et Claudio. Ils rendent visite au seigneur Léonato.

22 janvier 12 years a slave

De Steve Mc Queen Drame Avec Chiwetel Ejjofor, Michael Fassbender En 1841, Solomon Northup vit en homme libre avec sa femme et leurs deux enfants. Un jour, il est approché par deux hommes qui le droguent et le vendent comme esclave.

Le vent se lève

Piégé

Beaucoup de bruit pour rien De Joss Whedon Thriller

Une autre vie le 22 janvier

Cristo Rey

De Hayao Miyazaki Animation Jiro rêve de voler mais il a une mauvaise vue. Il ne deviendra donc pas pilote...

Match retour

Afrik’Aïoli

Prêt à tout

De Nicolas Cuche Comédie Avec Max Boublil, Aïssa Maïga Max, 30 ans, est un jeune homme fortuné. Il décide de reconquérir son amour de faculté, Alice, et rachète l’entreprise dans laquelle elle travaille.

Avec Zrinka Cvitesic, Misel Maticevic Une jeune veuve et ses deux fils vivent au Kosovo. Ils recueillent un soldat albanais blessé et décident de le soigner.

Avec Michael Lonsdale, Rutgher Hauer Un groupe d’émigrants clandestins trouvent refuge dans une église. Un prêtre les accueille.

Des Étoiles

Les enfants rouges

De Santiago Amigorena Drame Avec Eric Caravaca, Jonathan Borgel Trois jeunes de vingt ans vivent des histoires sentimentales dans un quartier de Paris.

De Peter Segal Action Avec Sylvester Stallone, Robert de Niro Henry «Razor» Sharp et Billy «The Kid» Mc Donnen sont deux boxeurs rivaux. Mais en 1983, Razor décide d’arrêter la boxe.

Le village de carton De Ermanno Olmi Drame

De Leticia Tonos Drame Avec James Saintil, Akari Endo Dans un quartier pauvre de Saint Domingue, Haïtiens et Dominicains sont en guerre. Deux demi-frères se disputent l’amour d’une femme.

De Dyana Gaye Drame Avec Ralph Amoussou, Mareme Demba Ly Les destins croisés de trois personnages : Sophie, Abdoulaye et Thierno se trouvent confrontés à leur niveau à l’émigration contemporaine.

De Christian Philibert Comédie Avec Mohamed Metina, Jean Marc Ravera Jean Marc décide de vendre son bistrot et de partir en vacances avec son ami Momo. Ils vont rencontrer Modou, un Sénégalais.

Hemel

De Sacha Polak Drame Avec Hannah Hoekstra, Hans Dagelet Hemel et son père sont très proches depuis le décès de la mère. Ils ne peuvent supporter que l’un entretienne une vie amoureuse sérieuse et vice versa.

Le jeu de la vérité

De François Desagnat Comédie dramatique Avec Philippe Lelouche, Vanessa Demouy Trois jeunes quadras retrouvent leur amour d’enfance, Margaux, lors d’un dîner. Mais la jeune femme leur réserve une surprise...

Stalingrad Lovers De Fleur Albert Drame

Avec Jean Patrick Koné, Carole Eugénie Medhi, dealer de crack, est mort. Isaïe veut échapper à la vie dans la rue pour retrouver son fils mais il a fait une promesse à Medhi : faire revenir son corps au pays en cas de malheur.

29 janvier The Ryan initiative

De Kenneth Branagh Action Avec Chris Pine, Keira Knightley Un ancien marine, recruté par la CIA pour enquêter sur une organisation financière terroriste, se rend à Moscou.

À coup sûr

De Delphine de Vigan Comédie dramatique Avec Laurence Arné, Eric Elmosnino Une jeune femme décide d’améliorer ses performances sexuelles, et tente même de devenir la meilleure dans ce domaine.

R

De Tobias Lindholm Drame Avec Pilou Asbæk, Dulfi Al-Jabouri Rune arrive en prison, découvre la vie carcérale et fait la connaissance de Rachid.

Une autre vie

De Emmanuelle Mouret Drame Avec Joey Starr, Virginie Ledoyen Un électricien fait la rencontre d’une célèbre pianiste. Ils tombent amoureux et décident de changer de vie.

Lulu Femme Nue

De Solveig Anspach Comédie dramatique Avec Karine Viard, Bouli Lanners Lulu passe quelques jours seule sans son mari et ses enfants pour se retrouver.

Belle comme la femme d’un autre De Catherine Castel Comédie

Avec Jennifer Garner, Mattew Mac Conaughey Un vrai cow boy, Ron Woodroof, apprend qu’il est séropositif. Il se penche vers des traitements alternatifs non officiels.

Jacky au royaume des filles De Riad Sattouf Comédie

Avec Vincent Lacoste, Charlotte Gainsbourg En République démocratique de Bubunne, les femmes ont le pouvoir. Les hommes doivent s’occuper du foyer et portent le voile.

© DR

© DR

À coup sûr le 15 janvier

Avec Zabou Breitmann, Olivier Marchal Gabriel et Clémence vivent une histoire d’amour. Gabriel décide de la demander en mariage. Mais Clémence décide de tester la fidélité de son futur mari.

Dallas Buyers Club De Jean Marc Vallée Comédie dramatique

The Ryan Initiative le 29 janvier


Diversions bourgogne janvier 2014  
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