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#40 janvier-février

2012

Bourgogne

Culture, tourisme et actualité

Création de l’Harmonie de Chenôve avec l’ensemble Arabesque et Samira Kadiri - L’Auditorium à Chalonsur-Saône - L’Orchestre Dijon Bourgogne - Rentrée d’hiver à La Vapeur - Hawaii Samurai à La Rodia - Les Mouches et Le Nerf au TDB - La Botte secrète à Mâcon Scène Nationale - El Viento en un violin à l’Espace des Arts - Violet à L’arc Scène nationale au Creusot Association Itinéraires Singuliers + l’agenda du mois + Chroniques CD Livres, Cinéma


diversions-magazine.com

cultures sorties société

#40 #26 2012

Bourgogne Arabesque et Samira Kadiri L’Auditorium à Chalon-sur-Saône L’Orchestre Dijon Bourgogne Rentrée d’hiver à La Vapeur Hawaii Samurai à La Rodia

L’AGENDA - 4 DANSE - 6

Art Danse, Le Festival

MUSIQUES - 7

THÉÂTRES - 10

Retour sur Les Nuits d’Orient : Création de l’Harmonie de Chenôve avec l’ensemble

Les Mouches et Le Nerf au TDB La Botte secrète à Mâcon Scène Nationale

El Viento en un violin à l’Espace des Arts Violet à L’arc Scène nationale du Creusot

CHRONIQUES CD - 13

OUVREZ LES YEUX - 12

CINÉMA - 15

CHRONIQUES LIVRES - 14

L’association Itinéraires Singuliers Livres précieux et rares à Baume les Dames

Carte Culture Etudiants : profitez du tarif à 5,50€ pour les concerts à La Vapeur !

présente

Julien Clerc

museesetgaleries.tv

Carmen Maria Vega

CARMEN MARIA VEGA

Symphonique

3 fév. Dijon - Zénith 25 mai Macon - Le Spot

P H OTO : B EN O I T P EV ER ELLI - G R A P H I S M E :

TM

Reportages dans les musées et galeries du Grand Est

en concert

5 avril Dijon - Vapeur

Irish Legends, musiques

(Le Parisien / Aujourd’hui en France)

THIERRY SUC pRéSEnTE

le nouveau spectacle musical de

kamel ouali

L’amour plus fort que la mort

chants et danses irlandais 7 fév. Mulhouse - Parc Expo 8 fév. Colmar - Parc Expo r Premiecle sPecta vivant r à intégre la

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Photo : Fabrice Vallon / Licence n°2 : 1033402, licence n°3 : 1033403

17 mars Axone Montbéliard

Musée du Temps de Besançon Grandville, un autre monde, un autre temps

Elie Semoun

Juste pour rire présente

L’instinct masculin

Beaux-arts

13 & 14 avril Dijon - Zénith

9 mai Macon - Le Spot 10 mai Dijon - Zénith 14 juin Montbéliard - Axone

des voix exceptionnelles ! 14 mars Dijon - Zénith Lic 2 et 3 101 3930-1013931 Photo ; Philippe Fretault

Art contemporain

Choeurs et Danses de l’Armée Russe

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janvier-février

Mise en scène Philippe Sohier Direction artistique Josée Fortier www.elisabeth-buffet.fr www.justepourrire.fr

31 mai Chalon-sur-Saône Salle Marcel Sembat

Brigitte

Jamel Debbouze

3 avril Dijon - Vapeur

12 déc. Dijon - Zénith 13 déc. Macon - Le Spot

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Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Florian Antunes Pires, Aurélie Choley, Frédéric Dassonville, Dominique Demangeot, Manu Gilles, Simon Grangereau, Bruno Kolanek, Sébastien Marais Paul Sobrin, Boban Stanojevic, Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

Dépôt légal : janvier 2011 © Diversions 2011 Imprimé en Espagne - Rotimpres ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur la Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : mardi 28 février 2012


Diversions - L’Agenda du mois

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Les sorties du mois en un clin d’oeil

CHARNAY-LES-MACON Salle du Vieux Temple 15 janvier à 14h30 et 17h : Guizhou, les sculpteurs de montagnes - Film-conférence 4 et 5 février de 15h à 18h : Lire la suite... Contes et légendes - Exposition / Rencontres autour du livre et de la lecture 11 février à 20h30 : Pallot raconte Brel - Concert Jeudis 9, 16 et 23 février à 19h30 : L’estampe japonaise, image d’un monde éphémère - Cycle de conférences

La Vapeur 12 janvier à 20h : Espace fraîcheur, D’jazz Kabaret - Jazz 26 janvier : Miossec + Lisa Portelli - Chanson / Rock 3 février à 20h : Aldebert – Chanson 9 février : Sefyu - Rap 15 février : Stuck In The Sound - Rock 16 février à 20h : Benjamin Mousset Trio – Jazz 18 février : Leptiobyss Will Rock You - Rock 22 février : Sallie Ford and The Sound - Rock’n’Roll

Eglise Sainte-Madeleine 22 janvier à 16h30 : Les Voix Six, par l’association Couleur Voix - Concert choral Espace La Verchère 25 janvier à 15h : Moi, j’aime le Music-hall ! - Spectacle CHENÔVE

Salle des Fêtes 27 janvier à 20h : Ajouter comme ami, Didier Gustin - Humour 11 et 12 février : Salon du livre ancien et de la carte postale - Exposition Du 21 au 23 février : Festival A pas contés – Jeune public

Exposition Félix Ziem au Musée des beaux-arts de Beaune Théâtre de Beaune 10 janvier à 20h30 : Macbett - Farce tragique 24 janvier à 20h30 : La tête dans les étoiles - Danse / Cirque / Musique 31 janvier à 20h30 : L’or - Théâtre musical 11 février à 20h30 : Rufus - Humour 15 février à 15h30 : Zygotoons - Marionnettes 18 février à 20h30 : Che... Malambô ! - Danse / Musique 21 février à 20h30 : Hitch - Théâtre

DIJON ABC (au Théâtre des Feuillants) 13 janvier à 20h : La compagnie des spectres avec Zabou Breitman – Théâtre 19 et 20 janvier à 20h : Les grands plateaux – Théâtre 27 janvier à 20h : Apprivoiser la panthère - Théâtre 3 et 4 février à 20h : Petits chocs des civilisations – Théâtre 6 et 7 février à 20h : Tartuffe – Théâtre 10 février à 20h : Kenny Barron (théâtre des feuillants) – Jazz 14 février à 20h : Proudhon modèle Courbet - Théâtre Du 18 février au 2 mars : Festival A pas contés – Jeune public BEAUNE Chapelle Saint-Etienne 18 janvier à 15h30 : Blanche-Neige - Théâtre d’objets de verre Musée des Beaux-Arts Du 18 novembre 2011 au 28 février 2012 : Félix Ziem - Voyages, impressions et paradoxes - Peinture

Kenny Baron au Théâtre des Feuillants le 10 février

Che... Malambô ! au Théâtre de Beaune le 18 février

Bistrot de la Scène Du 5 au 7 janvier à 20h30 : Agnès Bihl – Humour 11 janvier à 10h30 et 15h : Les frères Panini, cirque ILYA – Jeune public 12 janvier à 20h30 : Bernard Joyet et Nathalie Miravette – Concert 13 janvier à 20h30 : « Cucul mais pas trop » de Nathalie Miravette – Humour 14 janvier à 20h30 : Kalach Bik Band, Franck Halimi, Grégoire Gensse – Humour

18 janvier à 10h30 et 15h : Les frères Panini, cirque ILYA – Jeune public 20 janvier à 20h30 : Hard copy, d’Isabelle Sorente – Théâtre 21 janvier à 20h30 : Pallot raconte Brel – Chanson 25 janvier à 10h30 et 15h : Sors de là ! Théâtre en bulles – Jeune public 26 janvier à 20h30 : Boulou et Elios Ferré – Jazz 27 janvier à 20h30 : Duel Al ô Rizon / Louis Delort – Chanson 28 janvier à 20h30 : Bashung, les imprudents - Concert 1er février à 10h30 et 15h : La reine des neiges – Jeune public 3 et 4 février à 20h30 : Thom Gérôme & G’Keys – Chanson 8 février à 10h30 et 15h : La reine des neiges – Jeune public 8 février à 20h30 : Transports en commun – Parole et musique 10 et 11 février à 20h30 : Mais n’improvise donc pas toute nue – Improvisation 15 février à 10h30 et 15h : Millie la souris – Jeune public 16 février à 20h30 : Alain Jean Marie Trio – Jazz 17 et 18 février à 20h30 : Mon Isménie – Théâtre 22 février à 10h30 et 15h : Millie la souris – Jeune public 22 février à 20h30 : Perdus de rue – Parole et musique 24 et 25 février à 20h30 : Bibeo / François – Humour

Latitude 21 Jusqu’au 29 février : Stop au gaspillage alimentaire Du 7 janvier au 31 mars : Bidonville, l’autre ville

Musée des Beaux-Arts Jusqu’au 16 janvier 2012 : La Sulamite dévoilée - Genèse du Cantique des Cantiques par Gustave Moreau Galerie Artothèque Nü Köza Du 6 janvier au 2 février : Exposition - Installation Julia Morlot

Galerie Interface Jusqu’au 14 janvier : Monumentaliser par Matthieu Husser du 26 janvier au 4 février : Exposition des étudiants de l’école nationale supérieure d’art de Dijon Du 11 février à mi-mars : Exposition de Pierre-Laurent Cassière

Opéra de Dijon 3, 5, 7 et 10 janvier à 20h : La Traviata – Opéra 13 janvier à 20h : Quatre éléments, quatre saisons : Vivaldi, Rebel – Concert chorégraphié 14 janvier à 20h : King’s college Choir, Cambridge – Musique Du 15 au 24 janvier : Bartokiàdes 2 26 janvier à 20h : Quatuor Juilliard 27 janvier à 20h : La chambre d’Isabella – Danse 28 janvier à 20h : Cinq Ryoanji, Olivia Grandville – Danse 30 et 31 janvier à 20h : Les corbeaux - Danse 4 février à 20h : Berlioz / Pauset, craintes et tremblements, ODB 10 février à 20h : Beethoven 6, les Dissonnances, Quatuor Raphaël

Consortium Jusqu’au 10 mars 2012 : The Deer, par Eric Troncy

David Grimal 11 février à 16h : Britten Sinfonia, Thomas Adès, Pekka Kuusisto 17 février à 20h : Monteverdi Fidele, Neue Vocalsolisten Stuttgart 23 février à 20h : Théorie des larmes, solistes de l’orchestre Dijon Bourgogne

Aldebert le 3 février à La Vapeur

Parc des Expositions Du 17 au 20 février : Salon de l’habitat Du 18 au 19 février : Salon des minéraux et fossiles


L’Agenda du mois La Péniche Cancale 12 janvier à 21h : Concert & Scène ouverte Jazz Nuts + Boeuf – Bossa Nova Jazz 13 janvier à 22h : Dj sets Britt Hörtefunk – Groove’n’Jerk 14 janvier à 19h : Concert fourchette & Dj set Balkan Party : Goran + Nenad 19 janvier à 21h : Dubbage : Von D – Dubstep 19h-20h30 : Vernissage exposition Suzy Oh 20 janvier à 22h : / Dj sets Cedr’x + Konik + Freaky J – Electro & More 21 janvier à 21h : Concert & Dj set French Couisine + Léo Selecta – Blues Afro Caraïbes 22 janvier à 17h30 : Spectacle jeune public Cie Voix Off « Petit Cirque » et « Les Petits Toros » 26 janvier à 20h30 : Live radio & Concert Canal Cancale : Wacky Freaks – Jazz Funk Rock 27 janvier à 22h : Dj set Boris Viande – Balkan Boombastic 28 janvier à 19h : Concert fourchette Maggy Bolle – Chanson Décalée

20 janvier à 20h30 : Fantasio / On ne badine pas avec l’amour – Théâtre Du 24 au 28 janvier : Valse en trois temps – Danse 1er février à 19h30 : L’ogresse des archives et son chien – Danse cirque 9 février à 19h30 : L’autre – Illusion et contorsion 11 février à 20h30 : Jean Luc Lemoine – Humour 17 février à 20h30 : Duke & Thelonious – Jazz 19 février à 17h : Vienne toujours ! messe en fa mineur de Bruckner – Musique 21 février à 19h30 : L’ombre amoureuse – Théâtre 28 février à 20h30 : Le cas de la famille Coleman – Théâtre

Yael Naim le 10 février à l’Espace des Arts Du 20 au 24 février : Bienvenue dans l’espèce humaine Du 21 au 24 février : Le nerf Théâtre Mansart 1er février à 20h30 : Le vent a frappé à ma porte - Théâtre visuel

Maggy Bolle à La Péniche Cancale le 28 janvier 22h : Boum Love Boat – Des rythmes et de l’amour – Accès libre 29 janvier de 14h a 20h : animation Concours de belote coinchée 2 février à 21h : Concert & Dj set Art District + L’Bombi – Hip Hop Groove 19h-20h : Apéro Hip Hop – Accès libre 3 février à 22h : Bateau Ivre : John Lord Fonda + Zombie Prince - Techno 4 février à 19h : Concert fourchette Les Tortues Jeanine – Chanson festive 22h : Boum Love Boat – Des rythmes et de l’amour – Accès libre 9 février à 21h : Support Your Local Band : Eleven Louder + Boppin Gliesers - Rock 10 février à 22h : Dj sets Campus Goes Funk ! 19h -21h30 : Apéro Kultur’Mix 2012 11 février à 21h : Concert & Dj set Ocho Son + Shakara – Salsa & Groove Latino 12 février de 16h à 18h : Animation La Boum des P’tiots 16 février à 21h : Concert & Dj set River’s Damned + Oldies - Rock 17 février à 22h : Dj sets Whizzz vs Suzettes – Tutti Frutti 18 février à 21h : Concert & Dj set Yared Asnaké & Abyssinie Club – Ethiopian Dancefloor 19 février de 12h à 17h : Repas & Jeux Brunch du Dimanche 23 février à 20h30 : Live radio & Concert Canal Cancale : Appareil – Post Rock 24 février à 22h : Dj set Boolimix invite... - Tropical Théâtre Dijon Bourgogne Du 10 au 14 janvier : Les mouches 21 janvier à 20h : La reine s’ennuie 23 janvier à 20h : Black’n Blues 25 janvier à 20h : Embrace 26 janvier à 20h : Score Du 2 au 4, 7 au 11 février : Dom Juan

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Théâtre universitaire de Dijon 7 et 8 janvier / 18 et 19 février : Stages Cirque pratique du jonglage 14 et 15 janvier : Théâtre d’objets et marionnettes Du 7 au 12 février : Stage Buto 24 et 25 mars : Stage Voix

Renseignements/inscriptions : 03 80 38 22 23 - www.tudijon.fr

Zénith 21 et 22 janvier : Cabaret – Comédie musicale 27 janvier à 20h30 : Le lac des cygnes – Ballet 28 janvier à 20h30 : Dani Lary : la clé des mystères - Magie 3 février à 20h : Julien Clerc symphonique – Chanson / Orchestre 4 février à 20h30 : Nicolas Canteloup n’arrête jamais – Humour 17 février à 20h30 : Véronique Dicaire, la voix des autres – Humour chanson 18 février à 20h30 : Pierre Perret – Chanson 23 février à 20h : Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus – Humour 24 février à 20h30 : Mulan par les étoiles du cirque de Pékin - Cirque CHALON-SUR-SAÔNE Auditorium du Conservatoire 15 janvier à 17h : Shubert / Zender : Le voyage d’hiver – Musique classique Du 16 au 21 janvier : Semaine de l’improvisation (Conservatoire) Du 27 au 29 janvier : Forum sur les métiers du son, ateliers, rencontres, conférences, concert (Auditorium et Nicéphore Cité) 7 février à 20h : Rêveries françaises (auditorium) – Concerts, dégustation 12 février à 11h : Le haut du panier : une fin de marché en musique (3) (Théâtre Piccolo) 21 et 22 février à 20h : Grand orchestre symphonique (auditorium) - Musique Espace des Arts 7 janvier à 20h : Pinocchio – Théâtre jeune public 13 janvier à 20h : Programme Millepied, Balanchine – Danse

17 et 18 janvier à 20h : Invisibles – Théâtre 26 et 27 janvier à 20h : L’Opéra de quat’sous – Théâtre musical 31 janvier à 20h : K. Rush - Danse 2 et 3 février à 20h : La nuit juste avant les forêts avec Romain Duris – Théâtre 7 février à 20h : El Viento en un Violin – Théâtre 10 février à 20h : Yael Naïm – Pop/Folk Du 15 au 17 février à 20h : Octopus – Danse 23 et 24 février à 20h : La fausse suivante ou le fourbe puni - Théâtre (Picollo)

Musée Nicéphore Niépce Jusqu’au 22 janvier 2012 : Yuki Onodera : La photographie en apesanteur André Steiner : L’amour et la photographie Anne Pery : Chuchotements, whispers, szept Du 18 février au 20 mai : Charlotte Perriand, La photographie : pour un autre monde Raphaël Dallaporta, Observation

LE CREUSOT L’arc Scène nationale Du 12 janvier au 18 février : Exposition Bruno Boudjelal - Photographie 12 et 13 janvier à 20h30 : Les Borgnes - Théâtre 19 janvier à 19h30 : Au lustre de la peur - Chanson 21 janvier à 20h30 : Roméo et Juliette - Danse 26 janvier à 19h30 : Lys Martagon - Théâtre 28 janvier à 20h30 : Renaud Garcia-Fons - Jazz 1er février à 14h30 et 19h : La cour d’Eole - Musique 8 février à 20h30 : Le cas de la famille Coleman - Théâtre 14 février à 20h30 : Violet - Théâtre Marionnettes 16 février à 20h30 : My Exile Is In My Head - Danse 23 février à 20h30 : Urbik/Orbik - Théâtre optique

Jean-Luc Lemoine à Mâcon Scène Nationale Musée des Ursulines Jusqu’au 29 janvier 2012 : Exposition Johé Gormand, une poétique de l’art brut

QUETIGNY Bibliothèque municipale 11 janvier à 10h30, 16h30 et 20h30 : Une danseuse dans la bibliothèque par la cie Nathalie Collantès Du 10 au 28 janvier : Exposition Dessins et mouvements de Céline Emorine 9 février à 20h : Rencontre avec Marie Desplechin - Littérature Espace Mendès-France 16 février à 20h30 : Ben Mazué - Chanson/ Slam/Hip Hop 18 février à 20h30 : Bélà Bartók par les élèves de l’Ecole de musique, de danse et des arts - Concert Spectacle 23 et 24 février à 20h30 : Bienvenue dans l’espèce humaine - Théâtre Petit Théâtre des Prairies 3 février à 18h30 : Petit Ours - Marionnettes/Jeune public

Salle Méliès / Ciné Cap Vert 24 janvier à 20h30 : Chemin de la belle étoile - Récit et musique

MÂCON Eglise Notre Dame de la Paix 12 février à 17h : Quatuor Merel Fanny Mendelssohn-Hensel – Robert Schumann – Bedrich Smetana - Tarif normal 20 €, Adhérents 10 €, Gratuit pour les moins de 18 ans - 03 85 35 61 38 - musique.chambre@ laposte.net Mâcon Scène nationale 10 janvier à 20h30 : Place aux hommes – Danse 15 janvier à 17h : La botte secrète – Opérette

Ben Mazué à Quetigny le 16 février


Danses

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Art Danse, Le Festival à Dijon Durant onze jours, l’association Art Danse présente son grand événement annuel consacré à la danse contemporaine. Le festival propose des spectacles bien sûr mais aussi des expositions, ainsi que le dispositif SODA en direction des danseurs amateurs.

spectateurs se doivent d’assister à l’intégralité de la soirée », souligne Véronique Mathiaut, secrétaire générale d’Art Danse.

Depuis 2008, date d’arrivée du nouveau directeur d’Art Danse, Jérôme Franc, le festival se déroule sur une dizaine de jours et propose ses spectacles dans trois lieux partenaires : l’Auditorium, le Théâtre Dijon Bourgogne et le Théâtre Mansart. Une fois encore cette année, les danseurs nous viennent de pays divers : Belgique, Allemagne, Italie, Serbie, Etats-Unis, Israël, partageant l’affiche avec des chorégraphes français.

© Julien Lacoste

Le Festival offre l’occasion d’assister à des créations comme le premier spectacle qui aura lieu au Théâtre Mansart le 21 janvier à 17 heures, une création portée par Pierre Johan Suc et Magali Pobel. […] Ou pas mêle la musique, la vidéo et le théâtre, à travers une scénographie étudiée. Cette performance s’apparente à du théâtre chorégraphié dans le sens où les spectateurs ont la possibilité de devenir acteurs, participant eux-mêmes à l’action sur scène.

[...] ou pas - Cie Androphyne

Tadeusz Pazcula

Olivia Grandville dans Cinq Ryoanji. Citons encore, entre autres spectacles, La chambre d’Isabella, Jan Lauwers mettant en scène les aventures pleines de rebondissements de la fille d’un prince du désert disparu lors d’une expédition. Dans ce spectacle hybride entre théâtre contemporain et danse, la musique est jouée live et les comédiens chantent.

Expositions

Les Corbeaux - Joseph Nadj Mais Art Danse, ce sont aussi de nombreuses autres propositions artistiques, mêlant chorégraphes confirmés et internationaux - Mark Tompkins, Anne Teresa de Keersmaeker - et chorégraphes en pleine émergence. Anne Teresa de Keersmaeker reprendra l’une de ses chorégraphies emblématiques datant de 1987 : Bartók / Mikrokosmos à l’Auditorium le 24 janvier à 20h. Une oeuvre qui souligne la relation particulière unissant la chorégraphe avec la musique. Dans ce duo où apparait pour la première fois un danseur masculin, elle met également en lumière, sur la musique pour le moins entraînante de Bartók, la complicité - de corps - qui unit les danseurs.

En marge des spectacles, deux expositions sont proposées au public. La première se tient au Consortium, rue Quentin, et présente les dessins du célèbre danseur chorégraphe Joseph Nadj. Ce dernier a commencé durant l’été 2008 une série de peintures réalisées à la mine de plomb, représentant des ombres minérales, végétales ou animales. Joseph Nadj, originaire d’ex-Yougoslavie, présentera également son spectacle Les Corbeaux. En étudiant le comportement de ces volatiles, Joseph Nadj et Akosh Szelevényi réalisent une performance où danse et musique se chevauchent habilement. Une peinture noire s’invite dans le spectacle et rappelle la trace du passage des oiseaux.

La seconde exposition portera sur la danse Butô dont le fondateur est Tasumi Hijikata. Née au Japon dans les années 1960, appelée également «danse du corps obscur», elle se caractérise par une scénographie minimaliste, sans son ni décor. Le mot butô se compose de deux idéogrammes : « bu » qui signifie danser et « tô » qui veut dire « taper au sol ». Cette danse peut s’apparenter à une performance. L’exposition est visible au Consortium, rue de Longwy, ouverte au public jusqu’au 29 janvier 2012.

Danse amateur et promotion auprès du public scolaire

Les 16 et 17 janvier, le Théâtre Mansart accueillera les Scènes Ouvertes aux Danseurs Amateurs (SODA). Afin de présenter un maximum de danseurs, la chorégraphie de chaque performeur ne dépassera pas quinze minutes. Fort de son succès, SODA s’est vu refuser des candidatures pour l’édition 2012. « Il est important de respecter les danseurs et leur travail, c’est la raison pour laquelle les représentations sont gratuites mais les

Mark Tompkins présentera quant à lui Black’n’Blues, qui s’inspire de la tradition des minstrel shows et du blackface du 19e siècle aux Etats-Unis, « des Blancs grimés en Noirs imitant des Noirs qui singent des Blancs » comme on peut le lire sur le site de la compagnie de Mark Tompkins. Le spectacle traite ainsi d’identité et de pouvoir, en recourant à plusieurs disciplines : masques, travestissement, batailles de danse...

Le festival se déroule sur onze jours et propose ses spectacles dans trois lieux partenaires : l’Auditorium, le Théâtre Dijon Bourgogne et le Théâtre Mansart. Une fois encore cette année, les danseurs nous viennent de pays divers : Belgique, Allemagne, Italie, Serbie, Etats-Unis, Israël, partageant l’affiche avec des chorégraphes français Véronique Mathiaut se trouve être également porteuse d’un projet en lien direct avec les élèves. Elle anime une conférence sur la danse en dix dates, chaque date marquante étant accompagnée d’un passage de film de la période : Charlie Chaplin, Fred Astaire ou encore Michael Jackson sont convoqués. Cette conférence a lieu dans les collèges et les lycées de Bourgogne. Le comportement des élèves qui découvrent et pratiquent la danse est positif. Les professeurs rapportent qu’ils sont plus sereins, plus à l’écoute les uns des autres. Des vocations pourraient même naître, comme aime à le penser Véronique: « Quand je fais mes conférences, s’il y en a un ou une qui se dit ‘‘oh j’aimerais bien faire ça plus tard’’, j’ai tout gagné ». L’association Art Danse a été reconnue et labellisée par le Ministère de la Culture et de la Communication dans le réseau national des centres de développement chorégraphiques (CDC). - Caroline Vo Minh -

© Herman Sorgeloos

Une nouvelle fois Art Danse traitera dans sa programmation de thématiques diverses : la danse très physique et pourtant poétique d’Andrea Sitter, l’hommage à John Cage teinté de tradition zen avec le percussionniste Lê Quan Ninh et la danseuse

L’association s’est créée en 1988 suite à une demande des professionnels de la danse qui souhaitaient démocratiser cet art en le faisant découvrir dans les milieux où cette pratique artistique n’existe pas, comme les établissements scolaires. « Il n’existe d’ailleurs aucun collège ou lycée qui porte le nom d’un danseur ! », précise Véronique Mathiaut. Les établissements travaillent à présent en collaboration avec Art Danse sur des actions spécifiques. « Danse à l’école » en fait partie. Des élèves de 4ème ont ainsi travaillé une chorégraphie pendant cinq jours avec des danseurs et ont présenté leur travail à leurs camarades. Cette création était accompagnée d’une conférence sur la danse. Des élèves de primaire ont également pu participer à des activités artistiques avec une danseuse qui a réalisé une petite danse, les a fait s’exprimer sur leurs ressentis et les a initiés à la danse à travers des points fondamentaux : l’espace, le poids…

Bartok - Mikrokosmos - Anne Teresa de Keersmaeker

Art Danse, Le Festival, Dijon, du 21 au 31 janvier Programmation complète www.art-danse.com


Musiques

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Création de l’Harmonie de Chenôve et de l’ensemble Arabesque Le 28 novembre dernier, dans le cadre des Nuits d’Orient, se sont produits sur scène l’Orchestre d’harmonie de Chenôve et l’ensemble Arabesque avec Samira Kadiri. Cette rencontre interculturelle entre France et Maroc a eu lieu au Théâtre des Feuillants lors d’un concert qui a mêlé les répertoires orientaux et occidentaux.

Ce Dialogue de l’amour fut une invitation au

voyage, comme l’a rappelé Samira Kadiri durant la soirée, un voyage aux couleurs variées. « Samira est déjà venue à Chenôve pour la Journée de la Femme le 8 mars 2011 faire un très beau concert avec son groupe Arabesque », explique Bernard Bigues, conseiller délégué aux équipements culturels de la Ville de Chenôve. « Le Conservatoire de Tétouan est venu l’année dernière à Chenôve au printemps et nos élèves vont retourner à Tétouan au printemps prochain. Ca s’est tellement bien passé la première fois que la musique de Chenôve est même allée donner un récital il y a un mois au Maroc ».

Rencontre interculturelle entre l’Harmonie de Chenôve, l’ensemble Arabesque et Samira Kadiri

- Paul Sobrin -

www.ville-chenove.fr www.samirakadiri.com

© Diversions

Le projet, né il y a deux ans, a été proposé au maire de Chenôve par Thierry Weber, Samira Kadiri et le directeur du Conservatoire de Chenôve. Un échange a été alors conclu entre la Ville de Chenôve et Tétouan au Maroc. L’objectif était de créer un événement culturel fort qui met en valeur le caractère multiculturel et festif des Nuits d’Orient. « Même en puisant dans les répertoires des deux formations, ces deux entités ne font aujourd’hui qu’une identité artistique et musicale grâce aux arrangements des deux chefs d’orchestre Nabil Akbib et Thierry Weber », explique le photographe Chadli SiMohamed qui faisait partie de la délégation de Chenôve partie à Tétouan pour conclure l’accord il y a deux ans.

© Diversions

C’est le propre du festival Les Nuits d’Orient que de favoriser le dialogue entre les cultures. Le public en a eu un nouvel exemple du 26 novembre au 11 décembre derniers. Parmi la multitude de propositions, le concert intitulé Dialogue de l’amour au Théâtre des Feuillants a mis en avant un projet réunissant l’Orchestre d’harmonie de Chenôve, dirigé par Thierry Weber, et l’ensemble Arabesque accompagnant la chanteuse lyrique marocaine Samira Kadiri.


Musiques

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L’Auditorium à Chalon-sur-Saône Parallèlement aux rendez-vous musicaux traditionnels proposés par le Conservatoire du Grand Chalon, ce début d’année sera marqué par un temps fort autour de l’improvisation, ainsi qu’une seconde Nuit, consacrée cette fois aux Rêveries françaises du début du XXe siècle.

La Semaine de l’improvisation

Le Conservatoire du Grand Chalon renouvelle ce rendez-vous autour de l’improvisation du 16 au 21 janvier, présentant les différentes formes et pratiques de cette discipline. Cette semaine étudiera les enjeux de l’improvisation en musique mais aussi en théâtre et danse. Ateliers, conférences, concerts et table ronde sont organisés et des artistes invités. Notons un concert dans le cadre de cette Semaine de l’improvisation qui se déroulera le 20 janvier à l’Arrosoir à 21h, conviant Joëlle Léandre et Jean-Luc Cappozzo. Trois autres rendez-vous musicaux sont programmés à l’Auditorium du Conservatoire les 17, 19 et 21 janvier, des instants éclectiques proposant musique électro-acoustique, improvisation et musique indienne.

Nuit 2 - Rêveries françaises

Après la rencontre avec les cultures d’Orient en novembre dernier, la seconde Nuit à l’Auditorium se consacre à Debussy, Ravel et Fauré. Trois rendez-vous musicaux, agrémentés de dégustations, sont proposés durant cette nuit. Tout d’abord le programme « Mélodies françaises » convie Ravel, Debussy et Fauré mais aussi Poulenc, deux voix et un piano pour explorer les oeuvres de

Après la d’Orient seconde consacre Poulenc

rencontre avec les cultures en novembre dernier, la Nuit à l’Auditorium se à Debussy, Ravel, Fauré et

ces quatre mélodistes de génie. Une version pour quintette à vents, harpe et récitant de La Boîte à joujoux de Debussy sera donnée. Le même quintet proposera ensuite la célèbre Pavane pour une infante défunte de Ravel. Enfin le 2è Quatuor avec piano en Sol mineur op. 45 de Fauré clôturera la soirée.

Mais aussi...

Les fins de marché en musique se poursuivent également à Chalon-sur-Saône avec les concerts au Théâtre Piccolo les 29 janvier et 12 février à 11h, qui seront précédés d’une visite commentée du théâtre réaménagé récemment. La jauge de la visite étant fixée à 30 personnes maximum, il est recommandé de réserver au 03 85 93 15 98. Rendez-vous à 10 h 15 sur place. - Paul Sobrin -

L’Auditorium - Conservatoire du Grand Chalon - 1 rue Olivier Messiaen - Chalonsur-Saône - 03 85 42 42 65 www.conservatoire.legrandchalon.fr

L’Orchestre Dijon Bourgogne L’Orchestre Dijon Bourgogne poursuit ses actions de médiation parallèlement à un programme de concerts toujours bien rempli entre musique symphonique et musique de chambre.

Le deuxième cycle de l’année, Musique française, se poursuivra ensuite. Le sous-titre, Formes et couleurs, fait référence aux différentes formes symphoniques et de musique de chambre, « mais surtout aux couleurs musicales », précise Daniel Weissmann. « Dans ces formes il y a une couleur particulière qui est ce savoir faire de la couleur instrumentale française ». Des oeuvres emblématiques de ce genre ont été choisies ici. Albert Roussel, moins connu que Ravel ou Debussy, est cependant un très grand coloriste symphonique qui a composé Le festin de l’araignée, une composition très descriptive et colorée. Berlioz sera aussi convié avec son oeuvre romantique Harold en Italie. « Cet homme découvre en marchant le monde, la vie, les

© Gérard Cunin

La transition entre 2011 et 2012 s’effectue sur un air d’opéra puisque l’Orchestre Dijon Bourgogne a préparé La Traviata avec JeanFrançois Sivadier, metteur en scène qui avait déjà travaillé avec l’Opéra de Dijon sur Madama Butterfly il y a un peu plus d’un an. « C’est un moment important autour d’une oeuvre célèbre dans une très grande co-production qui se fait avec le Festival d’Aix-enProvence et l’Opéra de Vienne », souligne Daniel Weissmann, directeur de l’ODB. « Le chef qui nous dirige Roberto Rizzi Brignolli est un très grand spécialiste de l’Opéra italien. A chaque spectacle d’opéra, on souhaite que l’orchestre fasse partie de ce travail de renouveau du genre et de sa qualité à Dijon ».

© Diversions

Les concerts de janvier - février

impressions de la nature et s’enrichit de son aspect solitaire et romantique », note le directeur de l’ODB. Pour accompagner ces deux compositeurs, une grande cantate de l’artiste en résidence à l’Opéra de Dijon Brice Pauset sera également donnée en première française. Pour choeur, orchestre et soliste, cette oeuvre illustre l’écriture méticuleuse de Brice Pauset. « Pour nous c’est un plaisir que l’orchestre soit présent à tous les stades de la création » se satisfait Daniel Weissmann. Ce concert ira au Grand théâtre d’Auxerre, car c’est l’un des rôles de l’Orchestre Dijon Bourgogne d’emmener ce type d’oeuvre en région. L’ODB propose également un moment plus intime autour de la musique de chambre à la Chapelle de l’Hôpital Général, toujours avec Roussel, Berlioz mais aussi Saint-Saëns et Ibert, pour retrouver cette ambiance française et romantique ainsi que le modernisme de Brice Pauset, même si sa grande cantate « a quelque chose d’Henri Dutilleux, avec ses grands pans symphonique et un choeur

assez grandiloquent », rappelle Daniel Weissmann.

Les actions auprès du public

L’orchestre s’appuie sur le programme qu’il présente pour nourrir ses actions auprès du jeune public. « On a choisi le conte du Festin de l’araignée. On a la chance de travailler avec un médiateur culturel, Thierry Weber, qui est musicien lui-même. C’est lui qui construit avec nous les dossiers pédagogiques qu’on envoie d’abord aux enfants. Il va leur présenter le Festin. C’est drôle, un peu insolite et ça fait vraiment découvrir l’orchestre aux enfants ». L’oeuvre est présentée lors d’une répétition et les enfants viennent ensuite l’écouter lors du concert traditionnel. Si l’orchestre incite les plus jeunes à écouter de la musique, il les fait également jouer. Depuis l’année dernière, l’Orchestre Dijon Bourgogne se déplace en effet à la Maison de quartier de la Fontaine d’Ouche pour répéter devant les enfants. Mohammed El Hachoumi et Daniel Weissmann dispensent des

cours de violon respectivement aux premières et deuxièmes années, tandis que Sylvie Brochard enseigne le violoncelle. « Cela consiste à faire découvrir la musique par le contact immédiat avec l’instrument. On a choisi d’abord l’instrument à cordes car c’est une nécessité d’avoir un instrument personnalisé qu’on leur confie ». Toutes les semaines, des ateliers leur permettent de travailler autour du rythme, de la musique. Très vite les enfants jouent des morceaux. Une initiative a lieu également à Chenôve autour des instruments à vent. Dans la Fontaine d’Ouche des rendez-vous de concerts une fois tous les trimestres sont organisés pour entretenir le lien avec les enfants et leurs parents. La deuxième année d’apprentissage se poursuit pour les premiers élèves tandis qu’une deuxième vague de petits nouveaux s’est jointe aux ateliers en septembre dernier. Le projet évolue donc et suscite même des vocations puisqu’une des jeunes stagiaires a intégré le Conservatoire de Dijon cette année. « Les enfants se saisissent plus vite de la musique. Ils ont un sens rythmique, de la lecture qui devient assez naturel » conclut Daniel Weissmann. - Dominique Demangeot -

www.orchestredijonbourgogne.fr


Musiques

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Rentrée d’hiver à La Vapeur La saison hivernale débute à La Vapeur avec déjà annoncées quelques têtes d’affiche dont le bisontin Aldebert qui vient de sortir un nouvel album. Le 3 février Aldebert viendra donc présenter son nouvel opus Les meilleurs amis dans lequel l’adulescent continue de construire des ponts entre l’enfance et l’âge adulte. Souvenirs d’enfance et histoires de couples, sur des arrières-plans plus pop. L’artiste devrait aussi apporter sur la scène de La Vapeur ses multiples influences, entre jazz et accordéon, pour un concert la plupart du temps festif avec, en aparte tout de même, quelques instants plus nostalgiques. Changement d’univers radical avec la venue de Sefyu quelques jours plus tard le 9 février. L’ancien ailier gauche d’Arsenal a opéré une reconversion réussie dans le rap et présente son nouvel album où il dresse un état des lieux en France à l’ère de la fameuse et douteuse Identité nationale. Entre la chanson et le rap, il y a bien d’autres styles qui seront représentés à l’image de Miossec qui vient de sortir lui aussi un nouvel album entre textes forts et guitares abrasives du rock. Un nouvel opus, Chansons ordinaires, en opposition au précédent album qui se voulait plus pop. Chansons ordinaires a été enregistré très vite, mais dans une urgence souhaitée, avec une formation resserrée pour des textes et des musiques particulièrement bruts. A venir découvrir le 26 janvier à La Vapeur. Citons encore deux autres représentants d’une pop pour le moins décalée. Deux

Julien Doré générations vont se succéder sur la scène de La Vapeur avec Julien Doré le 29 mars et le lendemain Richard Gotainer. Si le premier a su imposer en deux albums un style à lui entre dandysme, pop et rock, le second revient sur près de 40 ans de carrière dans un nouveau spectacle en forme d’anthologie, intitulé « Comme à la maison ». - Samuel Effin -

Programmation complète : www.lavapeur.com

Hawaii Samuraï à La Rodia

La Rodia est le lieu en janvier d’une résurrection musicale puisque les anciens membres du mythique combo surf rock d’Hawaii Samourai se reforment le temps de quelques concerts. C’est à l’occasion de la réédition vinyle de leur premier album Let there be Surf que les gaillards enfourchent à nouveau leurs instruments. Neuf ans après, le mélange savamment dosé de punk, de surf et de rock résonne encore dans les têtes des amateurs de riffs endiablés. Les musiciens originaires de Besançon devraient prouver que six ans d’absence ne les ont pas rouillés, d’autant que les Hawaii, ce sont tout de même trois albums, deux splits EP, de la compil’ en veux-tu en voilà et près de 250 dates en Europe. Durant leurs concerts,

ils agrémentent leurs compositions survitaminées de reprises bien senties allant de Dick Dale à des génériques de séries télé... Les filous ne donnent que cinq concerts sur l’Est, pas un de plus. Alors précipitez-vous à cette soirée concoctée par Mighty Worm en partenariat avec Productions Impossible Records avant qu’il n’y ait plus de place... Ils seront accompagnés sur les premières parties par Cadillac Corrida (Heavy’N’Roll / Besançon), Dirty Saloon (Rock’N’Punkabilly / Morteau) et Cavemen Five (Garage 60’s Lyon). - Manu Gilles -

Hawaii Samurai + guests, La Rodia, Besançon, 20 janvier www.larodia.com


Théâtres

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Le Nerf au TDB

Les Mouches au TDB Eric Ferrand met en scène et compose la musique de la nouvelle création Les Mouches au TDB. Il adapte le drame en trois actes de Jean-Paul Sartre qui portait un regard différent sur le mythe des Atrides, pour servir sa fameuse théorie existentialiste mettant l’homme face à sa responsabilité. En 1943, Sartre réécrivait la tragédie d’Oreste, revenu à Argos pour venger son père Agamemnon assassiné par sa mère. Oreste rentre à Argos alors que la ville est envahie par les mouches. Électre sa sœur tente quant à elle de convaincre le peuple de se soulever contre le tyran et contre ses remords, mais en est empêchée par Jupiter. Dans cette nouvelle création d’Eric Ferrand, la musique tient une place centrale. On peut même la considérer comme l’un des acteurs de ce drame sanglant, donnant voix aux plaintes des dieux et de la foule, traduisant également le bourdonnement des mouches qui indiquent la présence du tout puissant Zeus. Même si Sartre traitait avec Les mouches d’un récit mythologique, il était parvenu, en 1943, à le faire résonner avec son époque. Jupiter est impuissant face à l’homme qui se considère comme libre, c’est pourquoi il souhaite que le peuple demeure dans la pénitence, qui est une forme d’enfermement.

Sartre dénonçait ici les dictatures, et notamment bien sûr l’occupation allemande en France. Sartre nous dit également que si les tyrans dépossèdent les citoyens de leur liberté, ces derniers ont aussi une responsabilité dans le processus en l’acceptant.

Guillaume Malvoisin nous invite à suivre des musiciens derrière l’écran d’une salle de cinéma. Entre deux séances, Le Nerf pose la question de savoir ce qu’il se passe quand on attend. De quoi parle-t-on quand on vit ensemble dans un cagibi depuis une trentaine d’années ? Le Nerf propose en février au TDB un objet artistique se nourrissant autant du théâtre que de la musique.

Eric Ferrand souhaite lui aussi parler de son époque contemporaine à travers les spectacles de L’Oreille Interne. Le texte de Sartre est sujet à l’expérience et à l’adaptation, influencé par la théorie existentialiste élaborée par le philosophe. Sartre s’éloignait ici radicalement de la tragérie classique selon laquelle l’homme n’est nullement responsable mais au contraire le jouet des dieux. Pour le philosophe de Saint-Germain-desPrés, Oreste tient en mains son destin. « De quelle marge de manoeuvre disposons-nous personnellement ? Que sommes-nous en mesure de choisir pour nous-mêmes ? » s’interroge la compagnie de l’Oreille Interne.

En 2005 Guillaume Malvoisin monte avec le contrebassiste Sébastien Bacquias un duo mêlant écriture et musique. « On avait envie d’aller à la recherche d’un certain style d’écriture qui soit proche de l’américain mais qui ne soit pas de la traduction américaine, pour ne pas tomber dans les scories qu’on peut avoir dans le mouvement hip hop traduit en français, avec des codes assez fermés et contraints », explique l’auteur metteur en scène. Les deux hommes ont ainsi accumulé au fil du temps de la matière textuelle et musicale. En parallèle Guillaume Malvoisin a découvert la pièce de Jack Gelber The Connection (1959). Après traduction, il s’est avéré nécessaire de réécrire le texte en gardant sa structure mais en arrangeant des personnages. Le lieu de la pièce, situé à l’origine dans un squat new-yorkais, a été déplacé dans l’arrière-salle d’un cinéma.

- Paul Sobrin -

Les Mouches, Théâtre Dijon Bourgogne, Dijon (Parvis Saint-Jean), du 10 au 14 janvier - www.tdb-cdn.com www.tdb-cdn.com

Dans cette adaptation très personnelle, Guillaume Malvoisin et son équipe ont mêlé leurs propres thèmes « comme le rapport à la vie, le courage de prendre part à la course du monde, des thèmes qui ne sont pas traités par Gelber ou qui sont filtrés par le problème de la drogue ».

© Vincent Arbelet - Photos de répétition

La musique, qui était le be bop à la base, a été elle aussi adaptée. « L’idée était d’assembler un certain nombre de personnes d’horizons très divers. Des gens qui viennent vraiment du jazz comme Aymeric Descharrières, d’autres qui sont passés plus par le rock comme Sébastien Bacquias et puis Christelle Séry, guitariste du spectacle, qui elle vient du milieu contemporain ». C’est aussi le cas de Nicolas Thirion, directeur du festival Why Note, qui s’occupe dans Le Nerf du traitement sonore. La pièce incluera donc également une dimension électroacoustique. Notons que la musique tient une

Laurent Fréchuret adapte pour la scène le roman d’Yves Ravey Le drap. L’auteur y racontait la mort de son père, empoisonné par les produits toxiques manipulés dans l’imprimerie où il avait travaillé. Cette lente intoxication, le père n’en parlera pas. Et peut-être faut-il voir dans l’épure de l’écriture cette pudeur du père qui se refusera longtemps d’évoquer la maladie. L’auteur lui, parle de la maladie du père, outrepasse le tabou de la mort de l’être cher. Par l’écriture hier, par le théâtre aujourd’hui à travers l’adaptation de Laurent Fréchuret, avec dignité et retenue, à travers la relation simple comédien/public. Alors le fils raconte l’histoire de la relation avec père-fils. La simplicité de l’écriture pour raconter aussi une vie simple à travers le déroulement d’anecdotes qui au final composent une existence. L’écriture ou la parole théâtre comme lien social. La scénographie s’accorde tout naturellement avec le texte qui dépeint finalement une épreuve à laquelle tout un chacun est

On est sur un parlé proche du slang américain, ce côté urbain avec beaucoup d’ellipses, une syntaxe particulière, très rapide, très urgente. Le travail qu’on a fait avec Myriam a été de retrouver cette urgence en français

place centrale dans la mesure où c’est elle qui fait naître les images. L’équipe n’a pas souhaité utiliser de vidéo dans ce contexte de salle de cinéma. Entre les parties composées, créées sur le plateau lors des répétitions et d’autres improvisées le soir même, un gros travail est accompli avec Nicolas Thirion et Anthony Dascola pour mettre en son le spectacle, comment les voix interagissent avec la musique, comment elles sont rendues par des micros ou à nu... C’est la musique qui déclenche l’imaginaire du spectateur, sans que ce dernier ne soit guidé par les mouvements d’une caméra. « On était sur un rythme swingué de la langue anglaise. On est en 1959, en marge de Broadway » explique Guillaume. « Ca se passe dans le milieu du jazz. On est sur un parlé proche du slang américain, ce côté urbain avec beaucoup d’ellipses, une syntaxe particulière, très rapide, très urgente. Le travail qu’on a fait avec Myriam a été de retrouver cette urgence en français sans tomber dans les clichés qu’on entend par exemple dans la chanson française des années 60 ». En puisant dans le brouillon des battles, Guillaume nous explique que la chose est venue naturellement, précisant que le texte provient véritablement des musiciens. « J’ai réappris à écrire avec Sébastien Bacquias », précise même ce dernier. - Dominique Demangeot -

Le Nerf, Théâtre Dijon Bourgogne, Dijon, du 21 au 24 février ( Salle Fornier) www.tdb-cdn.com

confronté un jour ou l’autre. « L’acteur est le livre. Si vous ouvrez le livre, vous entendez sa voix » écrivait récemment Yves Ravey. C’est bien une voix particulière à l’écriture de l’auteur que le comédien Hervé Pierre porte ici. « La lecture est un acte de pudeur, si c’est pour livrer tant de choses intimes au public » ajoute l’écrivain. Seul en scène, Hervé Pierre n’a que sa voix et le texte d’Yves Ravey pour faire revivre, le temps de la pièce, et annuler la disparition de l’être cher. Laurent Fréchuret cite Paul Ricoeur dans Vivant jusqu’à la mort : « On ne se débarrasse pas des morts, on n’en a jamais fini avec eux » et fait écho à l’acte d’écriture, l’acte de création de manière générale qui faire revivre les êtres perdus à travers la convocation des souvenirs des années 60 à Baume-les-Dames. - Dominique Demangeot -

Le drap, Nouveau Théâtre de Besançon, du 13 au 17 février www.nouveautheatre.fr


Théâtres

La Botte secrète à Mâcon Scène nationale Les Brigands reviennent à Mâcon Scène nationale nous présenter un opéra bouffe composé par Claude Terrasse, sur un livret de Franc-Nohain.

L’intrigue

Un soir de 14 juillet, un égoutier décide de célébrer la Fête nationale en envoyant un bon coup de pied dans le derrière d’un aristocrate. Il en profite également pour se comporter de manière pour le moins cavalière avec l’affriolante princesse. M. Edmond,

El Viento en un violin à l’Espace des Arts L’Espace des Arts invite le jeune metteur en scène argentin Claudio Tolcachir qui vient présenter l’une de ses pièces tournant autour de la famille. Claudio Tolcachir est né en 1975 à Buenos Aires. Acteur, metteur en scène et auteur, il est également le créateur et le directeur de la compagnie Timbre 4. Recevant une formation auprès d’Alejandro Boero, Juan Gené et Véronica Oddo pour la mise en scène et l’entraînement d’acteurs, il s’ouvre également à d’autres disciplines en apprenant le mime, le chant ou encore l’acrobatie. Il enseigne au studio théâtre d’Alejandro Boeron Andamio’90, de 1994 à 2004 où il anime des ateliers pour adolescents et adultes ainsi que des stages de Comedia dell’arte.

chausseur, chez qui a eu lieu l’outrage, a vu toute la scène... Notons que l’on nous annonce également quelques surprises à l’occasion de la célébration des dix ans de la compagnie des Brigands. Ouvrez donc les oreilles… mais aussi les yeux à la Scène nationale de Mâcon... - Paul Sobrin -

La Botte secrète, Mâcon Scène Nationale, Mâcon, 15 janvier à 17h www.theatre-macon.com

Avec Timbre 4, Claudio décide de créer une compagnie et un théâtre où de nombreux acteurs d’origines et de formations diverses viennent travailler. Timbre 4 reçoit également des élèves qui se forment au métier d’acteur. Le cas de la famille Coleman (La Omisión de la familia Coleman) est la première pièce mise en scène par Claudio Tolcachir en 2005, acclamée par le public et recevant plusieurs prix. El Viento en un violín est la troisième pièce de Claudio Tolcachir mise en scène en 2010, créée en France à la Maison des Arts de Créteil. Elle traite là encore du noyau familial même si ici la famille qui se voit réunie est composite, recomposée par le hasard. D’un côté Léna et Céleste vivent en couple et désirent un enfant, de l’autre nous avons Dario et sa mère. Ces deux familles se voient liées malgré leurs différences : l’une aisée,

© Timbre 4

Christophe Grapperon est à la direction musicale de cette partition reconnue par beaucoup comme étant d’une richesse étonnante. Au XXème siècle, Terrasse est considéré comme l’un des héritiers d’Offenbach. Il partage avec ce dernier le goût des intrigues abracadabrantes non dénuées d’humour et émaillées de rebondissements. Avec des librettistes de talents tel Franc-Nohain, il a composé des œuvres populaires mais pourtant exigeantes, appréciées de Satie et Debussy. Il suffit d’écouter les prouesses vocales de l’imposant Christophe Crappez pour s’en convaincre. Claude Terrasse, dans la droite lignée d’Offenbach là encore, n’hésitait pas non plus à égratigner ses contemporains, fustigeant notamment le pouvoir en place. Au début du XXème siècle, il se lie d’amitié à Montmartre avec Alfred Jarry, Alphonse Allay et Franc-Nohain, cultivant cette verve pince sans rire dont il ne se départira jamais. Il remettra l’opérette au goût du jour en détournant les grands thèmes historiques ou mythologiques,

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l’autre vivant dans la précarité. Dario sera le père de l’enfant que ces deux femmes souhaitent. A travers cette pièce, Claudio Tolcachir dévoile les relations que peuvent entretenir les humains lorsque deux mondes que tout oppose se rencontrent. Ici la pauvreté est révélée par le désespoir d’une mère et la folie d’un fils. La pièce ne se veut cependant pas dramatique, le metteur en scène ayant opté pour l’humour noir afin de décrire des situations malheureuses et sans issue. - Caroline Vo Minh, Dominique Demangeot -

El Viento en un violín, Espace des Arts, Chalon-sur-Saône, 7 février à 20h www.espace-des-arts.com

Violet à L’arc Quatre adolescents répétent dans une usine désaffectée. La Fille, qui est venue avec le guitariste, provoque une tension évidente au sein du jeune groupe de rock. Jon Fosse se penche le monde de l’adolescence en mettant à jour ses doutes et ses angoisses.

Le rock s’impose ici comme un ancrage central de la pièce, illustrant les sentiments exacerbés des cinq ados.

Pour incarner les cinq personnages du dramaturge norvégien - les quatre musiciens en herbe et la fille -, Bérangère Vantusso a choisi des marionnettes hyperréalistes de près de deux mètres de haut, sculptées et peintes par Marguerite Bordat. Manipulées à vue par les acteurs, elles transportent le spectateur dans un univers en marge, entre illusion et réalité, animé et inanimé. Cette frontière floue entre réel et fiction, Bérangère Vantusso l’a explorée précédemment dans Kant, Les Aveugles et L’herbe folle. Elle confesse que la pièce de Jon Fosse, créée au Théâtre National de Toulouse en janvier 2012, lui a fait penser au célèbre tube des Clash Should I stay or should I go ?, avec tout ce que ce titre évoque d’incertitude quant à l’avenir pour les adolescents : doutes face à l’amour, l’amitié mais aussi la création. Le rock s’impose ici comme un ancrage central de la pièce, illustrant les sentiments exacerbés des cinq ados. Jon Fosse emploie des répliques brèves et tranchantes pour dépeindre l’angoisse adolescente. Sa langue a la dimension percussive du rock, avec la répétition des mots et le vocabulaire sommaire. Une création musicale du groupe Cheresse a d’ailleurs été commandée pour l’occasion, pour « sonder la pulsation de la pièce », souligne Bérangère Vantusso. On retrouve dans Violet sa démarche de création au sein de sa compagnie Trois Six Trente : mêler sur la scène dramaturgie, marionnette et musique, au service des écritures contemporaines.

Avec leurs membres longs et maigres, leur dimensions disproportionnées, les marionnettes illustrent cet inconfort de l’adolescence aux prises avec un corps qui a grandi trop vite, guidé par un intellect qui n’en a pas encore fini avec l’enfance. « Ils seront trop grands parce que nous les regarderons de près », explique Bérangère Vantusso, « parce que leur violence nous dépasse et que leur désir est immense ». - Paul Sobrin -

Violet, L’arc, Scène nationale, Le Creusot, 14 février à 20h30 www.larcscenenationale.fr


Ouvrez les yeux

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NOTEZ-LE !

L’association Itinéraires singuliers

Retrouvez un article plus détaillé sur la biennale dans l’édition de mars de Diversions. Un reportage sur la prochaine biennale sera également proposé sur www.museesetgaleries.tv

La deuxième biennale d’art singulier, consacrée à l’art populaire contemporain, aura lieu à Dijon du 14 mars au 8 avril prochains. Avant ce deuxième rendez-vous proposé par l’association Itinéraires Singuliers, en alternance avec le festival du même nom, Diversions fait le point sur les évolutions au sein de l’association.

d’une salariée qui a effectué une formation en médiation culturelle. Annick Dufour mènera un projet artistique et culturel avec des personnes en situation d’exclusion ou de handicap. Lors de la biennale de mars prochain, elle sera notamment en charge des visites guidées et de l’accueil des groupes.

Depuis 1999, Itinéraires Singuliers s’intéresse aux arts émanant de lieux tels que les hôpitaux ou les prisons. En mêlant les arts vivants et les arts plastiques, l’association souhaite sensibiliser le grand public à l’isolement des personnes en difficultés. Alain Vasseur, directeur artistique de la biennale, aime à rappeler que les différentes actions menées par Itinéraires Singuliers visent à ménager un espace de rencontre entre les artistes et les publics, au-delà des différences de chacun.

La biennale d’art singulier

© Pascal François - L’Art en marche

Convention entre l’ARS, la DRAC et Itinéraires Singuliers

En octobre une convention a été signée avec la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne, l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne et le Centre Hospitalier de la Chartreuse, dans le cadre de Culture Santé. Depuis 2004, le centre hospitalier et l’association Itinéraires Singuliers mettent en place des actions qui impliquent une équipe artistique, des patients et des membres du personnel. La contractualisation signée marque une reconnaissance du travail accompli par Itinéraires Singuliers de la part des collectivités soutenant le projet. Des actions sont organisées sur l’année, des temps de rencontre qui aboutissent au festival et à la biennale alternativement. Des résidences d’artistes sont également mises en

place. Durant la prochaine biennale, Laurence Vielle, auteure et comédienne, proposera ainsi une étape de travail de son projet de création. Elle mène en 2012 une résidence, consistant notamment à recueillir la parole de patients. Les services du Centre Hospitalier de La Chartreuse à Dijon et les patients seront partie prenante de ce projet qui sera présenté en 2013 au festival Itinéraires Singuliers. La création de l’an dernier, Il n’y a pas de coeur étanche par Julie Rey et

Arnaud Cathrine, connaît d’ailleurs un beau succès depuis sa création au festival, tournant aujourd’hui partout en France. On remarque que de telles initiatives permettent de valoriser la parole recueillie auprès des patients hors des cadres hospitaliers traditionnels.

La première édition de la biennale en 2010 a présenté les différents courants de l’art singulier à travers l’exposition La Tinaïa et la collection Intim’errance, des productions nées à Florence et Dijon. La deuxième biennale de mars prochain sera élaborée autour de la collection privée de Luis Marcel, collectionneur et directeur de L’Art en marche, centre d’art à Lapalisse dans l’Allier. Cette seconde biennale sera centrée cette année sur la Grande Orangerie et au Parc de l’Arquebuse. L’artiste Moss qui travaille à la tronçonneuse sur des totems en bois, que l’on avait pu voir sur le festival l’an dernier, sera de nouveau présent à la biennale. Plus de 200 participants mobilisés en amont - centres sociaux, patients, adhérents de l’association, périscolaires, étudiants - travailleront par petits groupes sur des totems dès février. Parallèlement aux expositions, spectacles, performances et lectures seront aussi proposés. - Dominique Demangeot -

Mécénat de compétence

Un autre temps fort a été la mise à disposition et le financement par la Fondation Orange

www.itinerairessinguliers.com

Livres précieux et rares à Baume-les-Dames L’abbaye Sainte-Odile et la médiathèque de Baume-les-Dames qui accueillent régulièrement des expositions, invitent les visiteurs à se plonger dans le siècle de Gutenberg. C’est le nom de cette nouvelle exposition qui nous ramène aux origines de l’imprimerie.

NOTEZ-LE ! Les caméras de Diversions iront poser leurs lentilles curieuses sur les vénérables ouvrages à l’abbaye et la médiathèque de Baume-les-Dames. Un reportage proposé prochainement sur www.museesetgaleries.tv

Le Siècle de Gutenberg nous donne accès à des incunables, terme désignant les premiers livres imprimés entre 1450 et 1501. A l’abbaye de Baume-les-Dames récemment restaurée, le public peut ainsi en apprendre plus sur cette révolution que fut l’invention de l’imprimerie en admirant des ouvrages très rarement montrés au grand public.

Jusqu’au milieu du XVème siècle, le livre est un objet rare, confectionné à la main. Véhicule de savoir, il est inacessible aux couches les plus pauvres de la population qui ne peuvent accéder à l’éducation. L’invention de l’imprimerie va permettre de reproduire le livre à grande échelle, et d’en baisser le prix de manière significative. Dès lors les savoirs et les idées vont circuler plus facilement. Avec le livre et peut-être plus encore le journal, les peuples commencent à s’émanciper peu à peu, à dialoguer et à faire circuler leurs opinions. L’exposion a été conçue par l’agence de coopération régionale ACCOLAD, soutenue par la DRAC et la Région Franche-Comté. La Ville de Baume-les-Dames accueille la dernière étape de cette exposition qui a parcouru la région. Sont présentés des incunables uniques, issus des bibliothèques de

Besançon, Lons-le-Saunier, Dole et Montbéliard. Des panneaux nous en apprennent plus sur l’histoire générale de l’imprimerie, mais aussi sur sa diffusion en Franche-Comté. Les écoles, collèges et lycées de Baume-lesDames et d’ailleurs ont produit des travaux inspirés des incunables qui seront montrés durant l’exposition. Le samedi 4 février la classe de 4eme du collège Entre-Deux-Velles (Saône) avec la participation de la comédienne Sophie Kordylas (Théâtre du Pilier) jouera ses découvertes sur des chroniques de Nuremberg de 1493 étudiées avec une équipe pédagogique et un photographe (agence Iceci) coordonnées par le professeur de lettres François Guillaume depuis l’an dernier. Notons qu’à la médiathèque Jean-Grosjean, en parallèle de l’exposition, on pourra admirer des ouvrages du fonds patrimonial

de la Ville de Baume-les-Dames. La médiathèque possède en effet un riche fonds d’ouvrages dont les plus anciens datent du XVIe siècle avec Cicéron (1537), Erasme (1542), Plutarque (1542), une grammaire de 1525... L’exposition s’ouvre aussi sur notre époque et s’intéresse à l’évolution des métiers du livre et du papier, notamment à Baume-les-Dames. Si les chercheurs et les bibliophiles trouveront leur bonheur, le grand public sera accompagné à travers des visites, des ateliers et des temps forts les 7 et 8 janvier et les 21 et 22 janvier. L’inauguration du samedi 7 janvier propose une œuvre musicale spécialement créée pour l’occasion par le compositeur William Grosjean, à voir à 16h30 à l’abbaye. - Dominique Demangeot -

Le Siècle de Gutenberg, Abbaye de Baumeles-Dames, du 7 janvier au 4 février www.baume-les-dames.org


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Chroniques CD

POP ROCK

Nada Surf The Stars Are Indifferent To Astronomy (PIAS) Nada Surf fait montre dans ses productions discographiques d’une régularité étonnante. Le trio américain est synonyme de qualité pour les amateurs de pop rock, et Matthew Caws et ses collègues n’ont que rarement modifié leur recette. Le traitement des guitares est fidèle à lui-même. Pas de saturations excessives ici mais un son clair et cristallin, parfait écrin aux vocaux toujours léchés du groupe. Looking Through est construit sur une rythmique à laquelle il est bien difficile de résister, et Nada Surf sait toujours ménager ces subtiles accélérations qui nous donnent encore plus envie de les suivre. Cette véritable aisance pop, devenue une marque de fabrique qui fait qu’on reconnaît la formation dès les premières mesures, le groupe sait aussi en faire la démonstration en mode plus acoustique comme sur le délicat When I Was Young. Nada Surf peut finalement se résumer assez bien par le titre Teenage Dreams, un état d’esprit positif qui transpire dans leur musique toujours admirablement produite et dosée, qui leur a gagné un public d’une fidélité à toute épreuve. Matthew et ses collègues ont su conserver la fraîcheur de leurs débuts. - Dominique Demangeot -

Diversions METAL

Alan Corbel Dead Men Chronicles (Cinq 7 / Wagram)

Iron & Wine Morning Becomes Eclectic (Warner)

Humblement interprétées, les premières chansons d’un jeune homme à suivre. Après un premier EP produit par Edith Fambuena (ex-Les Valentins et derrière les manettes de pas mal de disques d’Alain Bashung à Etienne Daho en passant par Doriand ou encore Miossec), la réalisation du premier opus de ce Français a cette fois été confiée à Bertrand Belin, fin guitariste, auteur luimême de quelques bons disques. De finesse il est d’ailleurs question dans ce disque, tant Corbel trousse avec délicatesse une dizaine de titres soyeux. J’en veux pour preuve le premier morceau Children Of The Sun, où la voix de Corbel se marie avec une guitare, un piano discret et une batterie feutrée. On sent l’influence anglaise très forte sur Muse ou Time To Lose, deux autres belles chansons aux arrangements que Keren Ann affectionnerait. Bref, en une poignée de chansons à l’ambiance crépusculaire, Alan Corbel réussit à nous faire entrer (et rester) dans son univers pop-folk doux-amer, et nous on lui dit bravo. - Simon Grangereau -

Une petite performance live de l’ami Sam Beem, éditée pour le Back To Black Friday. Cet évènement a lieu chez les disquaires indépendants, l’équivalent hivernal du Record Store Day, et permet la parution de galettes en édition limitée. Pour cette occasion, Iron & Wine nous offre quelques chansons enregistrées pour la radio KCRW en janvier dernier. A la différence de sa Daytrotter Session, Beem offre des morceaux dans un apparât moins dépouillé et ne se contente pas uniquement du récent LP en date Kiss Each Other Clean. De ce dernier apparait un formidable Tree By The River aux arrangements entrainants de flûte et de saxo, lui conférant un côté springsteenien. Me And Lazarus garde sa ligne en retenue avant un final éclatant. Petite galette sympathique de Sam Beem, pour qui aura pu se la procurer. Les autres garderont espoir d’un jour tomber dessus au détour d’une bourse aux disques. - Florian Antunes Pires -

BANDE ORIGINALE

HIP HOP

(Universal) Rammstein, c’est un métal industriel lourd et violent mais mélodique, soutenu par un chant dans la langue de Goethe qui confère encore plus son côté agressif à la musique des Berlinois. Repérés par Trent Reznor qui les a inclus à la B.O. de Lost Highway, ils ont pu traverser l’Atlantique, embarqués sur le Family Values Tour de koRn, et s’imposer pour devenir une référence du genre. Au final, Mütter et Reise, Reise se partagent le plus grand nombre de pistes. On est tout de même étonné de ne pas voir apparaitre la reprise de Depeche Mode Stripped ou le morceau éponyme Rammstein. Une de leur place a sans aucun doute été laissée à Mein Land, morceau inédit d’usage. La deuxième galette est assez intelligente. Tous les singles édités ces 15 dernières années voyaient sur leurs faces B la présence de nombreux remixes. S’avaler cinq relectures d’un même morceau d’affilée pouvait vite devenir indigeste. La sélection du best of, même si difficile à écouter d’une traite, apporte un aperçu intéressant de la réappropiation des compos du sextet par des artistes variés, de Faith No More à Clawfinger, en passant par Scoote ou les Pet Shop Boys. - Florian Antunes Pires-

A.A. Bondy

Alfred Massaï

Son nom n’est pas sur toutes les lèvres. Pourtant, A.A. Bondy, signé sur le légendaire label Fat Possum, continue de dérouler tout son savoir-faire de songwriter. Peu de gens connaissent l’existence de ce jeune guitariste et chanteur qui, deux ans après When The Devil’s Loose (2009), met un peu d’électricité dans ses chansons, à l’instar des très beaux Scenes From A Circus et Down In The Fire (Lost Sea) qui convoquent à la fois la tension de Low et la pensateur de Bon Iver. Believers s’écarte donc du folk-blues dénudé des débuts au profit de titres à l’atmosphère mélancolique (le sublime Drmz, le dylanien The Twist, The Heart Is Willing qui évoque Wilco). Enregistré en Californie sous la bienveillance de Rob Schnapf (Elliott Smith, Beck, rien que ça), Believers a largement de quoi se retrouver cité dans les top lists de fin d’année. - Simon Grangereau -

FOLK

Made In Germany 1995-2011

CHANSONS

(Fat Possum Records/PIAS)

POP FOLK

Rammstein

FOLK

Believers

Retrouvez plus de chroniques, découvertes, interviews et infos musicales sur www.sensationrock.net

Tous dans le même caddie

(autoproduction) Ici plus qu’ailleurs, il est difficile de coller une étiquette à la musique d’Alfred Massaï qui, comme semble l’indiquer le sobriquet de l’artiste, oscille entre orient et occident, entre chanson et ce que l’on appelle communément musiques du monde. De la biguine d’Il pleut à la valse anachronique de Leur sommeil illuminée d’un vieil orgue de Barbarie, de Testostérone ou l’impertinence des choses, rock et sensuelle, à des morceaux plus acoustiques et délicatement produits, Alfred Massaï arrange brillamment ses inflluences. Quand il traite des fermetures d’usines, il le fait sur un rythme enjoué au chaloupement reggae avec Tous dans le même caddie. Quand il campe un technophobe hostile au progrès, il passe en mode redneck ironique avec Les Moulins Avant. Pour évoquer les exclusions, le manque ou la surconsommation, Alfred Massaï emploie une large palette musicale. Même s’il tourne depuis 2007, ce n’est qu’en 2011 qu’il enregistre ce premier album au studio Le Zèbre à Besançon, imprégné d’une atmophère live et authentique. - Dominique Demangeot -

Trent Treznor / Atticus Ross

The Girl With The Dragon Tatoo Soundtrack

(Null / Columbia / Sony) L’univers de Trent Reznor est noir et a déjà prouvé son efficacité pour habiller l’esthétique sonore de longs métrages (générique de Se7en ou encore Lost Highway). Le rapprochement avec Atticus Ross ne changera en rien cela, ce dernier aussi adepte des ambiances sombres (il a produit koRn sur See You On The Other Side et Untitled). Nous avons donc les candidats idéaux pour réaliser la B.O. de l’adaptation américaine du roman de Stieg Larsson. Et quiconque a lu Millenium connait cette atmopshère sombre et froide. Reznor et Ross en 39 morceaux (!!!) et 3h de musique unissent à la perfection tous ces univers. A quelques exceptions près, toutes les pistes sont instrumentales, parfois avec en fond les murmures de Mariqueen Maanding. On retrouve par moments l’ambiance des plages instrus de The Fragile (She Reminds Me Of You). Le parfait équilibre est trouvé entre des compos cristallines et des pistes noires et inquiétantes. On sent parfois une violence contenue (A Thousand Details) ou une tension latente (An Itch) dans ce labyrinthe sonore qui nécessite une totale immersion, casque sur les oreilles. - Florian Antunes Pires -

The Roots Undun (Def Jam / Universal) Cet album-concept parle de Redford Stephens, personnage semi-fictif qui tente de revenir sur son existence après sa mort : vivre une vie rangée ou devenir un criminel. Ici, pas spécialement de titres joyeux, le flow de Black Thought toujours aussi précis glisse sur les rythmiques élaborées par ?uestlove. The Other Side est l’un des morceaux les plus réussis du combo et l’un des plus remplis de spleen. Idem pour Tip The Scale, aussi dark que les photos de pochette. Ce qui ne change pas chez les Roots, c’est ce besoin de s’entourer de vocalistes et rappers de talent, tels que Dice Raw ou Big K.R.I.T. Là encore, un invité de choix mais dont la musique n’a pas trop à voir avec le hip hop. C’est au tour de Sufjan Stevens ou plutôt un titre de Sufjan Stevens d’être utilisé ici. Redford, instrumental au piano calé au milieu des quinze morceaux de Michigan, devient ici l’occasion d’évoquer le prénom du personnage dépeint dans Undun. Redford trouve sa place au début d’un mouvement, Redford Suite, qui clôture le disque, entre impro jazz et orientation classique, preuve que la musique de The Roots dépasse largement les limites du hip hop. - Simon Grangereau -


Littératures

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ROMAN

Journal d’un mythomane Vol.1 Nicolas Bedos

Robert Laffont

Nicolas Bedos n’est pas un inconnu, mais son talent ne se résume pas à être un «fils de». Touche-à-tout, il excelle dans la mise en scène, la comédie, mais c’est surtout en tant que chroniqueur satirique qu’il s’est fait connaître en 2010 par le grand public, dans l’émission «La Semaine critique» de Franz Olivier Giesbert sur France 2. Ce livre publié chez Robert Laffont fait la part belle à ses fameuses chroniques, qu’il assénait avec un débit proche du flow d’un rappeur aguerri dans l’exercice littéraire. Ce recueil préfacé par Régis Jauffret est un véritable bijou : drôle, intelligent et irrévérencieux, il est servi par une plume absolument formidable dont on ne peut qu’admirer la justesse et la virtuosité. Nicolas Bedos tire à vue sur tous les milieux : politique, sportif, artistique...Tout le monde passe à la moulinette, du chef de l’Etat, qualifié de «VRP cocaïné», ce qui lui valut les foudres du Président à Marine Le Pen dont il dresse un portrait inattendu. Cependant, Nicolas Bedos ne cède jamais à la facilité, et il ne s’épargne pas, se mettant en scène dans un personnage absolument détestable qui donne le titre à ses chroniques. Brouillant sans arrêt les pistes, il se permettra un bel hommage à son ami Jocelyn Quivrin, tout en pudeur et décalage, dans les pages qui suivent les chroniques télé. - Aurélie Choley -

ROMAN

Joueur_1

Douglas Coupland

Au Diable Vauvert

GUIDE

et René Girard pour nos contemporains, Nono n’oublie personne et fait preuve d’un bel esprit de synthèse pour donner les clés des grands concepts philosophiques. Il ne manque aucun grand courant de pensée. Ce cours de philosophie accéléré s’appuie sur des dessins à chaque page qui ne sont avares ni en calembours ni en situations cocasses. Chaque « leçon » s’avère pourtant structurée avec clarté et concision, et l’on reconnaît la rigueur de l’enseignant en philosphie qui a sûrement dû faire sienne cette pensée de Descartes : ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ! Alors si vous avez un lycéen dans votre entourage qui passe la philo en juin, cet ouvrage est pour lui !

Petit précis de curiosités le long de la ligne TGV

ROMAN

de l’avenir dans un monde dépourvu de points de repère. L’auteur du roman culte Generation X paru en 1991, n’en a pas fini avec ses démons et poursuit sa quête dans une Amérique post onze septembre avec ce Joueur_1 dont le rythme heurté pourra en décontenancer certains - les changements de points de vue selon les personnages, les événements qui se précipitent d’une page à l’autre -. Un roman délicieusement anxyogène pour celui qui saura se frayer un chemin parmi les monologues intérieurs des divers personnages. Bienvenue dans le monde 2.0 de Douglas Coupland. - Samuel Effin -

Blandine et Philippe Sauter

Néo Editions

Les silences de la guerre Claire Fourier

Dialogues

- Marc Vincent -

ROMAN

Je vous prête mes lunettes A l’image du plafond de la salle à manger de l’hôtel de la Croix d’or à Montbéliard, caché durant des centaines d’années et redécouvert en 1976, la zone Rhin-Rhône recèle des trésors insoupçonnés. Blandine et Philippe Santer ont souhaité mettre à jour ces curiosités qui émaillent nos villes et nos campagnes. Il ne s’agit pas ici d’un énième guide touristique comme il en existe tant. Pas de photos alléchantes ni de glossaires exhaustifs des derniers endroits à la mode. Un simple classement alphabétique et un index de villes nous invitent à découvrir le Coup Franc, plus vieux bar de Besançon ouvert en 1952 ou une très ancienne coutellerie à Dijon. De Bâle à Vesoul, de Chalon-sur-Saône à Mulhouse, les deux auteurs prennent systématiquement les chemins de traverse pour raconter à leur manière très personnelle les histoires des coins et recoins de la Métropole Rhin-Rhône. Ce petit guide regorge d’anecdotes cocasses ou plus sérieuses, passe sans scrupules du chocolat - à Neuchâtel - ou cholérat - à Vesoul -, déniche des éléphants sur les murs d’une église carolingienne près du Creusot et un petit ruisseau de montagne où l’on pêche de tout... Chaque texte, d’une belle concision, dit l’essentiel de ces petites histoires, à grand renfort de chiffres et d’anecdotes, ces endroits peu médiatisés qui font pourtant eux aussi l’histoire de la Métropole Rhin-Rhône.

Anna Rozen

- Dominique Demangeot -

Un officier allemand chargé de superviser la construction du Mur de l’Atlantique et une jeune bretonne se rencontrent en 1940. Tout oppose évidemment les deux êtres qui vont pourtant peu à peu prendre conscience de leurs points communs. D’une écriture toute en pudeur, Claire Fourier dépeint cette union, sur fond d’occupation et de résistance. Le parallèle avec Le silence de la mer est tout à fait assumé par l’auteur. Mais alors que les personnages de Vercors s’enferment dans le mutisme par patriotisme, Hermann, Glaoda et le père de cette dernière, secrètement engagé dans la Résistance, optent pour le dialogue. Claire Fourier parvient à restituer l’atmosphère calme et mélancolique du bord de mer breton, gardant éloignés les bruits assourdissants de la guerre au loin sur Brest. La relation tissée entre l’officier allemand et la jeune Glaoda est de même nature, nourrie de lectures et de peinture, tenant la guerre à distance. Tandis que les paysages verts et bleus de la Bretagne, terre de brume, insoumise par tradition, s’accordent avec ceux de Rügen en Allemagne d’où est originaire Hermann, Claire Fourier parvient au moyen d’une écriture sobre à produire un livre profondément humaniste, opposant aux nationalismes la volonté de dialogue. - Dominique Demangeot -

BD/PHILOSOPHIE

PHOTOGRAPHIE

Dessine-moi la philo ! Nous vivons les cinq premières heures d’une catastrophe mondiale dont on ne connait pas l’origine. Cinq heures pour suivre quatre personnages - plus le cinquième, l’énigmatique Joueur_1 - que le hasard réunit dans le bar d’un aéroport. Kate, mère divorcée venue retrouver Warren rencontré sur internet, Luke, pasteur qui a volé l’argent de sa paroisse, Rick, barman alcoolique et Rachel, personnage archétypal de Coupland, d’une intelligence supérieure mais socialement inadaptée au physique de top modèle. Tandis que le prix du baril de pétrole ne cesse de grimper, l’auteur nous met en présence des doutes et des solitudes de ces cinq entités. La menace dont on ignore l’origine est très présente tout au long du roman, seul fil rouge finalement de cette histoire tissée principalement des cinq vies des protagonistes. On retrouve dans ce nouveau roman existentiel de Douglas Coupland les grandes préoccupations de l’auteur américain : l’effet pervers des nouvelles technologies et la peur

- Dominique Demangeot -

de vue. Les photographies d’André Steiner s’inscrivent dans ce contexte, lui à qui l’on confiera l’un des premiers Leica, même si l’artiste se garde bien de suivre les pas de ses contemporains preneurs d’images en restant à l’écart des courants. L’ouvrage, édité à l’occasion d’une exposition au Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône - d’octobre 2011 à janvier 2012 -, nous invite dans l’intimité familiale et amoureuse d’André Steiner. Ce juif hongrois, qui arrive en France avec sa femme Lily en 1928, veut prendre un nouveau départ et vivre de sa photographie. L’ouvrage propose des autoportraits de Steiner et des photographies de sa femme et sa fille Nicole. Ancien décathlonien très attaché à la beauté sculpturale du corps, cet ingénieur de formation conçoit ses clichés avec une grande rigueur formelle. S’il multiplie les images en studio et sur le terrain, le corps demeure sa plus grande passion. Ses photographies vont incarner la glorification du corps harmonieux entre les deux guerres, et en cela son plus beau modèle demeure sa femme que l’oeil de Steiner magnifie en pleine nature, nue ou habillée, une histoire intime qui irradie pour reprendre les termes d’Arnaud Cathrine dont on retrouve un texte dans l’ouvrage, éclairant la relation unissant Steiner et les deux femmes de sa vie.

Nono

Dialogues

Le titre est on ne peut plus limpide. Nono, professeur de philosophie de son état mais également dessinateur, a mis à profit sa retraite pour mêler ses deux passions. Dessine-moi la philo retrace donc, en textes et en dessins, plus de 2000 ans de philosophie. Des premiers penseurs de la Grèce antique à Michel Serres

André Steiner, Ce qu’on n’a pas fini d’aimer Avec des textes de François Cheval et Arnaud Cathrine

Le bec en l’air

A partir des années 20, la photographie est avide d’une Nouvelle Vision. Les évolutions technologiques rendent les appareils plus maniables et autorisent de nouvelles prises

Le Dilettante

Qu’est-ce donc que ce livre ? Un bien étrange texte, découpé en trois parties, trois nouvelles qui mettent en scène des personnages surprenants : une érotomane dont la salle de bain fuit, une jalouse maladive qui nourrit une bête en elle et un homme qui souffre d’agueusie (perte du goût). Ces trois personnages portent, comme chacun d’entre nous un regard différent sur la société et ses préoccupations. Ainsi s’explique le titre de ce livre : Anna Rozen nous propose de voir le monde avec d’autres yeux que les nôtres. Le dernier personnage se révolte contre une société qui cultive la vitesse et la productivité et les érige en valeurs suprêmes: « Le monde a besoin de spectateurs. On ne peut pas tous produire. Il faut des gens pour regarder les films, lire les livres, écouter la musique, des gens avec du temps, et un peu d’argent quand même. Voilà l’argument que j’avance quand on me représente le vide et l’inutilité de ma vie oisive ». Ce petit livre paru chez Le Dilettante permettra peutêtre de prendre de bonnes résolutions pour cette nouvelle année, des résolutions qui ne seraient pas teintées de bonnes intentions, mais qui permettraient de porter un regard différent sur la vie, la nôtre, mais aussi celle des autres, quelles qu’en soient les apparences. - Aurélie Choley -


Cinéma

4 janvier Anonymous

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Millenium - Les hommes qui n’aimaient pas les femmes De David Fincher Thriller

De Roland Emmerich Drame avec Jamie Campbell Bower, Rhys Ifans Le destin d’Edward De Vere, duc d’Oxford, qui prétend être le véritable auteur de toutes les pièces de William Shakespeare.

avec Daniel Craig, Rooney Mara Un journaliste décide de prendre du recul dans son métier à cause d’une condamnation pour diffamation. Un industriel l’engage afin d’élucider la disparition de sa nièce.

Le Pacte

De Roger Donaldson Drame avec Nicolas Cage, January Jones Un homme dont la femme a été violée accepte l’aide d’un inconnu qui lui propose de supprimer le violeur. Mais une contre-partie est exigée...

Un jour mon père viendra De Martin Valente Comédie

avec Olivia Ruiz, François Berléand Deux hommes que tout oppose sont persuadés d’être chacun le vrai père de Chloé. Ils décident de la retrouver. Mais la jeune femme, qui va se marier, a déjà un père.

Take Shelter

De Jeff Nichols Drame avec Michael Shannon, Jessica Chastain Un homme perturbe sa famille car il est persuadé qu’une tornade se rapproche.

Une nuit

De Philippe Lefèbvre Drame avec Roschdy Zem, Sara Forestier Spécialiste de la vie nocturne parisienne, un policier se retrouve piégé. Parviendra-t-il à sortir de cette impasse ?

Un jour mon père viendra le 4 janvier

11 janvier Intruders

De Juan Carlos Fresnadillo Thriller avec Clive Owen, Carice van Houten Deux enfants de deux familles différentes font d’horribles cauchemars : ils rêvent qu’un étranger entre dans leur chambre. Mais n’est-ce qu’un rêve ?

J. Edgar

De Clint Eastwood Biopic avec Leonardo DiCaprio, Naomi Watts L’histoire du président des Etats Unis J Edgar Hoover. Personnage respecté et admiré, mais possédant une face sombre...

ses auditeurs sur leur vie sentimentale. Elle vit néanmoins totalement recluse dans son appartement et décide de rechercher sa mère.

10 jours en or

De Nicolas Brossette Comédie dramatique avec Franck Dubosc, Claude Rich Un vendeur ambulant parcourt le pays. Il fait alors la connaissance de son fils de six ans.

Les Nouveaux chiens de garde De Gilles Balbastre Documentaire

L’emprise des groupes industriels et financiers sur les médias.

L’orpheline avec en plus un bras en moins De Jacques Richard Comédie avec Jean-Claude Dreyfus, Dominique Pinon Une jeune orpheline est adoptée par un juge de province. La jeune femme rencontre un prestidigitateur et tombe amoureuse.

La Colline aux Coquelicots De Goro Miyazaki Animation

Masami Nagasawa, Junichi Okada Une lycéenne a perdu son père disparu en mer. Depuis ce moment, elle hisse deux pavillons. Avec un camarade, ils vont découvrir de lourds secrets sur leur enfance.

Une vie meilleure De Cédric Kahn Drame

avec Guillaume Canet, Leïla Bekhti Un couple décide d’ouvrir un restaurant mais fait rapidement face à des dépenses imprévues. Nadia accepte à contre-cœur un travail à l’étranger afin de gagner plus d’argent.

Beau rivage

De Julien Donada Fantastique avec Daniel Duval, Chiara Caselli Un fonctionnaire de police vit seul et a perdu le goût d’aimer. Il fait alors la connaissance d’une jeune femme qui va bousculer sa vie.

De Cyril Mennegun Drame avec Corinne Masiero, Jérôme Kircher Louise Wimmer a un travail mais vit dans sa voiture. Elle souhaite trouver un appartement et rencontre Paul.

Ici-bas

De Jean-Pierre Denis Drame avec Céline Sallette, Eric Caravaca Une sœur rencontre un aumônier et quitte le couvent pour cet homme. Mais les choses ne se déroulent pas comme elle l’espérait.

Turn me on

De Jannicke Systad Jacobsen Comédie avec Helene Bergsholm, Henriette Steenstrup Une adolescente subit de violents commérages dans son lycée. Elle décide de quitter la ville.

Et si on vivait tous ensemble ? De Stéphane Robelin Comédie

avec Claude Rich, Pierre Richard Des personnes âgées décident de vivre ensemble pour éviter le placement en maison de retraite.

Les paroles recueillies sur les actes du dirigeant khmer Kaing Guek Eav dit Duch, qui donna l’ordre d’éliminer plus de dix mille cambodgiens opposés au pouvoir en place.

L’Amour dure trois ans De Frédéric Beigbeder Drame

avec Gaspard Proust, Louise Bourgoin Un critique littéraire vient de divorcer. Persuadé que les histoires d’amour ne durent que trois ans, il rencontre Alice.

The Darkest Hour 3D De Chris Gorak Science-fiction

avec Emile Hirsch, Olivia Thirlby Un blackout se produit à Moscou. D’étranges individus non humains prennent le contrôle de l’électricité.

Dubaï Flamingos

De Delphine Kreuter Drame avec Sergi López, Vanessa Paradis Vincent part à la recherche de sa femme Livia, disparue. Durant son périple, il rencontre une jeune femme.

Dans la tourmente

Louise Wimmer

De Marie-Castille Mention Schaar Comédie avec Esther Comar, Martin Cannavo Deux lycéens que tout oppose vont se rapprocher et vivre un amour fort pendant six mois.

Duch, le maître des forges de l’enfer De Rithy Panh Documentaire

Les Acacias

De Pablo Giorgelli Drame avec German de Silva, Hebe Duarte Un routier de Buenos Aires accepte de voyager avec une jeune femme qui fait du stop. Une relation s’établit entre eux.

Ma première fois

De Christophe Ruggia Comédie avec Mathilde Seigner, Clovis Cornillac Un patron détourne de l’argent et délocalise son entreprise sans prévenir ses ouvriers. Un de ses employés découvre le complot et décide d’agir.

Parlez-moi de vous De Pierre Pinaud Drame

avec Karin Viard, Nicolas Duvauchelle Une célèbre animatrice radio tente de réconforter

El Chino La colline aux Coquelicots le 11 janvier Portrait au crépuscule De Anguelina Nikonova Drame

avec Sergei Borisov, Olga Dykhovichnaya Marina est mariée et vit confortablement. Suite à des violences qu’elle subit, elle décide de se venger.

18 janvier Trust

De David Schwimmer Drame avec Clive Owen, Catherine Keener La jeune Annie fait la connaissance d’un garçon sur internet et se sent peu à peu attirée par lui.

De Sébastien Borensztein

Comédie dramatique

avec Ricardo Darin, Muriel Santa Ana Jun, citoyen chinois, arrive en Argentine. Il fait la rencontre de Roberto, quincaillier.

Le Printemps de Téhéran - L’histoire d’une révolution 2.0 De Ali Samadi Ahadi Documentaire Des images filmées en temps réel font découvrir le printemps de Téhéran. Deux jeunes étudiants expriment leurs peurs et leurs rêves.

A travers les branches d’un arbre De Daniel Duqué Drame

Avec Philippe Le Gall, Laetitia Spigarelli Un jeune homme souffre de l’absence de son père. Il décide de se rendre avec sa soeur sur les lieux où ce dernier l’emmenait prendre des clichés.


Cinéma

25 janvier

One for the Money

The Descendants

De Julie Anne Robinson Comédie avec Katherine Heigl, Jason O’Mara Stéphanie Plum est une jeune femme qui vient de perdre son emploi. Elle est embauchée par son cousin afin de devenir chasseur de primes.

De Alexander Payne Drame avec George Clooney, Judy Greer Suite à l’hospitalisation de sa femme, Matt King tente de renouer des liens avec ses deux filles. Cette dernière lui révèle que sa mère avait une liaison. Il décide de partir à la recherche de cet homme accompagné de ses filles.

Aurore

De Cristi Puiu Drame avec Clara Voda, Catrinel Dumitrescu Voirel voyage seul. Il est armé et sillonne la ville.

Jack et Julie

De Dennis Dugan Comédie avec Adam Sandler, Al Pacino, Katie Holmes Un père de famille voit sa tranquillité chamboulée par l’arrivée inopinée de sa sœur jumelle qui vient du Bronx et ne veut plus partir.

Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres De Guy Ritchie Aventure

avec Robert Downey Jr., Jude Law Le prince héritier d’Autriche est retrouvé mort : tous les indices laissent penser que Moriarty, l’ennemi de Sherlock Holmes, est le coupable.

Cendrillon 3D, Elle était une fois dans l’ouest De Pascal Hérold Aventure

La Taupe Viva Riva !

De Djo Tunda Wa Munga Drame avec Patsha Bay Mukuna, Manie Malone Riva retourne à Kinshasa après dix ans d’absence. Il a fait fortune et souhaite profiter de cet argent. De Rabah Ameur-Zaimeche Drame avec Jacques Nolot, Christian Milia-Darmezin Les successeurs du célèbre hors-la-loi Louis Mandrin continuent de faire de la contrebandes.

Café de Flore

De Jean-Marc Vallee Drame avec Vanessa Paradis, Kevin Parent Les destins croisés de deux personnes : une mère célibataire parisienne et un DL montréalais.

De Patricia Mazuy Comédie avec Marina Hands, Bruno Ganz Une cavalière quitte son travail pour devenir palefrenière dans un haras de dressage. Elle fait la connaissance d’un entraîneur allemand, ancien champion international.

L’Oiseau

De Yves Caumon Comédie dramatique avec Sandrine Kiberlain, Clément Sibony Anne vit seule, sans enfants ni mari. Mais un jour, un oiseau entre dans son appartement...

avec Yolande Moreau, Alexandra Lamy Le conte de Cendrillon revisité en version Far West.

The Descendants le 25 janvier

Les Chants de Mandrin

Sport de filles

Tahrir, place de la Libération De Stefano Savona Documentaire

Detachment

De Tony Kaye Drame avec Adrien Brody, Bryan Cranston Un enseignant doit effectuer un remplacement dans un établissement difficile. Cette expérience va changer sa vision des choses.

Félins

De Alastair Fothergill Documentaire La vie d’un groupe de lions, d’un léopard et d’un couple de guépards dans les plaines du Serengeti en Tanzanie.

La Vérité si je mens ! 3 De Thomas Gilou Comédie

avec Richard Anconina, José Garcia Les nouvelles aventures de Eddie, Dov, Yvan et les autres qui ont déménagé pour la banlieue d’Aubervilliers.

La révolution égyptienne vue par trois jeunes égyptiens. L’occasion pour le peuple égyptien de s’exprimer pour la première fois.

De Jeffrey Friedman Biopic avec James Franco, Rep Epstein L’histoire de l’écrivain Allen Ginsberg qui publia le poème Howl, jugé obsène pour l’époque.

avec Thierry Neuvic, Hélène Fillières Antoine quitte sa femme et s’installe chez son ami d’enfance. Il souffre de l’absence de ses enfants qu’il ne peut voir qu’un week end sur deux.

avec Kate Bosworth, Ellen Barkin Lors d’un mariage, les membres d’une famille se retrouvent. Des personnages hauts en couleur réunis lors d’une journée.

Zarafa

De Rémi Bezançon Animation avec Thierry Frémont, Simon Abkarian Un lien unit Maki, un enfant de 10 ans, avec Zarafa, une girafe orpheline. Le prince du désert doit conduire la girafe en France mais le jeune garçon veut la ramener sur sa terre natale.

avec Vincent Lacoste, Elsa Zylberstein La vie d’un jeune homme surdoué à l’école comme au cinéma : il gagne sa première Palme d’Or à quinze ans et un César à seize ans.

Jeux d’été

Tucker & Dale fightent le mal De Eli Craig Comédie

avec Tyler Labine, Alan Tudyk Deux paysans inoffensifs rencontrent des étudiants en pleine forêt. Les deux étudiants sont persuadés que ces deux agriculteurs sont des tueurs en série alors que ces derniers croient que les étudiants font partie d’une secte...

De Rolando Colla Drame avec Armando Condolucci Un couple tente de se retrouver dans un camping en Toscane.

Un monde sans femmes De Guillaume Brac Comédie dramatique

avec Vincent Macaigne, Cédric Cailleux Sylvain fait la connaissance de deux jeunes femmes. Mais Gilles, un dragueur invétéré, perturbe leurs relations.

Sur la planche De Leïla Kilani Drame

La Folie Almayer

avec Soufia Issam, Mouna Bahmad Quatre jeunes femmes de Tanger travaillent sans cesse. Elles sont ouvrières et se répartissent en deux castes : les textiles et les crevettes.

De Chantal Akerman Drame avec Stanislas Merhar, Aurora Marion Un lien très fort unit un père et sa fille. Une relation qui mêle passion, racisme et argent.

L’Uomo In Piu

De Paolo Sorrentino Drame avec Toni Servillo, Andrea Renzi Un chanteur et un acteur qui portent le même nom se rencontrent.

Elles

De Malgorzata Szumowska Drame avec Juliette Binoche, Anaïs Demoustier Une journaliste s’intéresse au monde de la prostitution étudiante et découvre un univers de détresse.

8 février

Glenn the flying robot De Marc Goldstein Science-fiction

avec Billy Boyd, Dominic Gould Suite à un accident, Jack perd l’usage de sa main. Son ennemi décide de lui offrir Glenn, un robot domestique. Mais Glenn ne s’avère pas être un robot comme les autres.

De Maryam Keshavarz Drame avec Nikohl Boosheri, Sarah Kazemy Des parents iraniens doivent faire face aux problèmes de leurs enfants.

JC Comme Jésus Christ De Jonathan Zaccaï Comédie

Howl

Another Happy Day De Sam Levinson Drame

En secret

avec Agathe Bonitzer, Mahmoud Shalaby Une jeune française résidant à Jérusalem écrit une lettre où elle exprime ses pensées sur la haine entre la Palestine et Jérusalem. Son frère jette la bouteille à la mer.

1er février

De Baltasar Kormakur Thriller avec Mark Wahlberg, Kate Beckinsale Un agent de sécurité s’est rangé. Mais ses anciennes activités de trafiquant le rattrapent lorsqu’un vieil ami le contacte...

De Tomas Alfredson Thriller avec Gary Oldman, Colin Firth Une taupe s’est infiltrée au sein des services secrets britanniques. George Smiley, lieutenant du MI6, tente de débusquer cet agent infiltré.

Une bouteille dans la mer De Thierry Binisti Drame

Contrabande

Les papas du dimanche De Louis Becker Drame

16

Underworld : nouvelle ère De Mans Marlind Fantastique

Contrabande le 1er février

avec Kate Beckinsale, Charles Dance Quatrième volet de la saga Underworld où le monde des vampires est en guerre avec celui des lycans.

Underworld : nouvelle ère le 8 février


Diversions Bourgogne janvier-fevrier 2012  

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