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Aire Urbaine Mensuel gratuit d’informations

#28

novembre 2010

Besançon

ACTU - Lumières d’Afrique fête ses dix ans Orchestre philharmonique de Besançon André Stapffer - Le quartier Battant - Festival Au Bonheur des Dames - Voyages avec l’Orchestre de Besançon Montbéliard Franche-Comté Didon et Énée au Théâtre musical - Novembre au piano Absinthe au Nouveau Théâtre - Les acteurs de bonne foi au TDB - Instances 8 - Les mammouths débarquent au Pavillon des Sciences - Foire gastronomique de Dijon + l’Agenda du mois p.4 / sorties Cinéma p.15


Aire Urbaine diversions-magazine.com

cultures sorties société

#28 #27

novembre 2010

Besançon Novembre au piano

REPÉRAGES - 4

L’agenda Lumières d’Afrique Orchestre philharmonique de Besançon Le quartier Battant Au Bonheur des Dames

THÉÂTRES -10

Absinthe au Nouveau Théâtre Les acteurs de bonne foi au TDB

DANSES - 11

Instances 8 à Chalon-sur-Saône

MUSIQUES - 8

Voyages à Besançon et Montbéliard Didon et Énée au Théâtre musical

OUVREZ LES YEUX - 12

Des mammouths au Pavillon des Sciences

CHRONIQUES - 14 CINÉMA - 15

CHAMP LIBRE - 12

‘‘ Tout a commencé avec une bouteille ’’, par Ludovic Drouet

SALONS, FOIRES - 13

Foire internationale et gastronomique de Dijon

L’image du mois, Pierre Feuille Ciseaux

© Pierre Feuille Ciseaux

Les 2 et 3 octobre derniers, l’association ChiFouMi remettait le couvert à la Saline royale d’Arc-et-Senans, proposant pour la seconde fois un week-end de rencontres et de pratiques autour de la bande dessinée indépendante. La Saline accueillait notamment des expositions, comme cette rétrospective XX/ MMX à l’occasion des vingt ans de l’Association (éditeur de bande dessinée alternative), chaque auteur revenant sur l’une de ses planches en en réalisant une nouvelle qui la commente, la contrebalance, la poursuit ou la contredit. Car ce que nous dit Pierre Feuille Ciseaux, c’est que la bande dessinée

Diversions - Edition Besançon Journal d’information gratuit 12, rue des Vieilles Perrières 25000 Besançon 03 81 57 58 92 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 57 58 92 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

n’a pas qu’un but uniquement narratif. Elle est le terrain d’expérimentations, de débats voire de performances. François Ayroles nous le montre en travaillant à partir de planches existantes, effectuant détournements divers, recadrages, réinterprétations, expansions à partir de BD cultes et autres « restrictions iconiques ». L’occasion également de prendre la mesure de la diversité graphique représentée dans la BD contemporaine, détaillée ou minimaliste, en noir et blanc ou en couleur, peinte ou dessinée, elliptique ou foisonnante.

On appréciera aussi le champ laissé aux spectateurs qui peuvent participer à des ateliers avec les auteurs, à travers une série d’exercices stimulant l’imagination et l’ingéniosité. L’ABDEL (Atelier de Bande Dessinée Expérimentale Libre) est un lieu de création installé dans l’une des pièces de la Saline royale. A ce titre il est rassurant de voir un endroit du patrimoine se prêter durant quelques jours à une expérimentation contemporaine. De la fourmilière de l’atelier de sérigraphie aux 60’ (heure de création collective mobilisant les auteurs présents à PFC le samedi sous un soleil radieux, mêlés au public le dimanche), les gestes, les

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Gilles Bloin, Sophie Choffant, Frédéric Dassonville, Dominique Demangeot Nicolas Keshvary, Hector Mann, Sébastien Marais, Paul Sobrin, Boban Stanojevic Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 57 58 92 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

techniques et les inspirations étaient tout entiers au service de l’expression artistique. A noter que des actions autour de la BD se dérouleront pendant l’année, menées par l’équipe de ChiFouMi et quelques auteurs auprès de lycéens et d’étudiants de l’école des Beaux-Arts de Besançon. Vous pourrez retrouver quelques réalisations de ces rencontres dans nos prochains numéros.

- Dominique Demangeot www.pierrefeuilleciseaux.com

Dépôt légal : novembre 2010 © Diversions 2010 Imprimé en Espagne - Rotimpres ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur la Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : 26 novembre 2010


Diversions - L’Agenda du mois

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Les sorties du mois en un clin d’oeil

BESANÇON Spectacles, concerts, théâtre... Bistrot du Jura 6 novembre à 21h : Avigmati et Ekkodub

Le Gymnase-Espace culturel

14 novembre à 15h30 : concert de piano par Guillaume Bellom

Le Maquis

18 novembre à 21h30 : Exhausted

La Mez

5 novembre : Trad’Floor :20h30-0h (cours + danse) suivi de Dj John K (musik aktuelle) 10 novembre : Concert rock de 21h à 3h : Slide On Venus ( Belfort) + 2 autres groupes (Vesoul - Besançon) 18 novembre : 23h-5h : Soirée étudiante « Le Choc des Promos » Vendredi 19 : 22h-0h : Rock suivi de Dj John K (musik aktuelle) entrée gratuite pour les filles toute la nuit

Programme complet : myspace.com/ clublamez Micropolis

12 novembre à 15h et 20h30 : Symphonic Mania 18 novembre à 14h30 et 20h15 : Age tendre et tête de bois (saison 5) 19 novembre à 20h : Chants et danses de l’armée rouge 25 novembre à 20h30 : Pony Pony Run Run 26 novembre à 20h30 : Aldebert , J’ai 10 ans

Nouveau Théâtre

du 4 au 11 novembre : Absinthe du 23 au 26 novembre : Ivanov

Théâtre de l’espace

les 9 et 10 novembre : Priméro (danse) du 16 au 20 novembre : Gargantua (théâtre) du 23 au 26 novembre : Philéas

Théâtre musical

6 novembre à 20h : Belle et ressemblante (concert) Les 9 et 10 novembre à 20h : Didon et Enée (opéra) 19 novembre à 20h : Voyages ( concert) le 29 novembre à 20h : Cabaret Brecht Tango Broadway (Argentina !) 30 novembre à 20h : Tatouage (Argentina!)

Passagers du Zinc

5 novembre à 21h : Avigmati et Ekkodub 11 novembre à 21h : Julie Doiron 18 novembre à 21h : Les Malpolis 26 novembre à 21h : La Maison Tellier

Expositions

Ecole Régionale des Beaux Arts du 2 au 12 novembre : Christian Caburet à l’Espace 24 du 9 au 30 novembre : exposition Jean Dupuy à la grande galerie

Galerie Jean Greset

jusqu’au 6 novembre : exposition Robert Schad et Harald Smitz Schmeizer

Pony Pony Run Run à Micropolis le 25 novembre Musée du temps jusqu’au 13 novembre : exposition Dédale de Gilles Picouet

Monde associatif

Bains Douches

9 novembre à partir de 14h : Animations par Folklore comtois 23 novembre : Conférence : Oricourt, la vie de château Expositions : Jusqu’au 6 novembre : Fred Mezergues (sculpture) et Merrycailloujungle (peinture)

MJC Palente

20 novembre à 17h : super Mosai et pas mal Vincent

JURA DOLE

Spectacles, concerts, théâtre... Auditorium K. Riepp 9 novembre à 18h15 : Jazz à la française (musique)

La Commanderie

10 novembre à 20h30 : Panique au ministère (théâtre) 19 novembre à 20h30 : Afrique en rythme (concert) 23 novembre à 20h30 : William Sheller (musique) 27 novembre à 20h : Tiken Jah Fakoly (reggae)

Théâtre de Dole

du 4 au 6 novembre : Deux hommes jonglaient sur la tête (musique/cirque) du 11 au 14 novembre : On dînera au lit (théâtre) 20 novembre à 20h : Concert de Ste Cécile (musique)

Maison natale de Pasteur

jusqu’au 27 décembre : exposition temporaire

« Eau et santé » jusqu’au 27 décembre : exposition temporaire Charles Chamberland, un jurassien disciple de Pasteur

Médiathèque Hôtel Dieu

jusqu’au 13 novembre : Microb’scopic 16 et 18 novembre à 18h15 : Robert Shuman, portrait d’un romantique du 6 novembre au 11 décembre : exposition Marcel Aymé, 19021967, un écrivain humaniste du 20ème siècle

Musée des Beaux-Arts

jusqu’au 16 janvier : exposition Erró, cinquante ans de collages

POLIGNY Moulin de Brainans

6 novembre à 20h30 : Les Fatals Picards / LPB Club (chanson) 10 novembre à 21h : Citrik Birthday (electro) 27 novembre à 20h30 : John Lee Hooker / Strangers know more (blues rock)

HAUTE-SAÔNE

PONTCEY Moulin de Pontcey 13 novembre à 21h : Kady Diarra et Silex (musique du monde/afrobeat) 20 novembre à 21h : L’homme parle et Nadamas (hip hop festif) 27 novembre à 21h : Boogers et Roken is dodelijk (pop rock)

VESOUL

Café Français 20 novembre à 22h : Pascal Froment (chanson/rock)

Théâtre Edwige Feuillère

9 novembre à 20h30 : Black’n Blues, a minstrel show (danse) 23 novembre à 20h30 : Voyageurs immobiles (théâtre) 30 novembre à 20h30 : Rencontre lecture avec Lydie Salvayre (rencontre lecture)

En partenariat avec la DRJSCS (Direction Régionale Jeunesse et Sport et Cohésion Sociale) la ville de Besançon et l'Université de Franche Comté, Radio Campus Besançon organise au Petit Kursaal et à la fac des lettres le 8 décembre prochain une journée autour des médias régionaux et de la lutte contre les discriminations. Conférences, ateliers, échanges avec notamment la participation du Conseil de l’Europe, des médias régionaux et des journalistes des rédactions nationales. Vous pouvez vous inscrire aux ateliers proposés (les jeunes et les médias, les stéréotypes dans les médias...). Plus d'infos sur le www.campusbesancon.fr Informations/Inscription aux ateliers: stereotypesfc@yahoo. fr ou 03 81 66 67 04. Entrée libre et gratuite.

CAMPUS DE LA BOULOIE BESANÇON

Petit Théâtre de la Bouloie 9 novembre à 20h30

Noir, blanc, de l’autre côté du bleu

(théâtre) Présentation du travail de la compagnie en résidence Cie Le jour qui vient - Gratuit 15 novembre à 20h30 Stop ! (théâtre) Cie La Carotte Présentation travail en résidence Tarif normal 8 €, tarif réduit 4 € 17 novembre à 20h30 Dr Kinsey (cinéma) Réalisé par Bill Condon (2003, US) avec Liam Neeson 23 novembre à 20h30 Duo (danse) (Cie 1 des Si) Présentation travail en résidence Tarif normal 8 €, tarif réduit 4 €.

2 décembre à 20h30 Le Big Band (concert) Etudiants ou anciens étudiants, ils ont tous pour ambition de pratiquer et de faire partager leur passion du Jazz - Gratuit Contact et Réservation CROUS 03 81 48 46 61


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Edition Besançon, Dole, Vesoul

Diversions

Lumières d’Afrique a dix ans Le festival bisontin consacré au cinéma africain fête cette année sa dixième édition. S’il met une nouvelle fois à l’honneur cet art dans toute sa diversité à travers une compétition, plusieurs nouveautés sont à dénombrer pour cette édition anniversaire, dont un docu-concert qui conviera le duo Ballaké Sissoko / Vincent Segal au Nouveau Théâtre le 12 novembre.

La compétition

Le festival Lumières d’Afrique demeure avant tout le théâtre d’une compétition mobilisant plusieurs pays d’Afrique noire et du Mahgreb, dix films qui concourront pour plusieurs prix cette année. On compte parmi les nouvelles nations représentées l’Ouganda, l’Ethiopie et le Tchad. « L’ouverture se fera avec Un homme qui crie, du tchadien Mahamat Saleh Haroun primé notamment à Cannes », explique Gérard Marion, directeur de Lumières d’Afrique. Labellisé dans le cadre de l’année des indépendances, le festival traitera notamment de cette question, à travers une sélection de films mais également lors d’une conférence menée par Alpha Bari de l’Université de Franche-Comté, qui travaille sur le discours des indépendances.

africains dans des cantines scolaires ainsi que des spectacles vivants à la médiathèque Mandela et dans le quartier Battant. L’exposition Vues d’Afrique comprendra cette année un rayon librairie très développé ainsi que des photos d’un artiste de Champagnole. Une conférence sur le traitement du SIDA en Afrique avec un laboratoire invité sera également donnée, pour aborder un fléau qui demeure majeur en Afrique.

Lumières d’Afrique innove également en proposant la création d’un conteur local, Julien Castigliola, qui présentera un conte africain en collaboration avec des étudiants du campus. « Noir, blanc, de l’autre côté du bleu... » nous entretient du voyage et de la rencontres des cultures.

Ballaké Sissoko & Vincent Ségal

Lumières d’Afrique accueillera au Nouveau Théâtre le duo Ballaké Sissoko et Vincent Ségal (violoncelliste de –M- et du duo Bumcello). Les deux musiciens font une halte à Besançon pour mêler violoncelle et kora, duo pour le moins métissé, de la part de deux artistes habitués aux collaborations aventureuses mais toujours fructueuses. A voir le 12 novembre au Nouveau Théâtre à 20 h Le concert sera suivi du documentaire Vingt et une cordes pour une louange d’Eric Gandit, histoire de rencontre interculturelle là encore où l’on suit les moines de Keur Moussa (Sénégal) qui mêlent leurs chants traditionnels cisterciens au folklore africain.

de l’idée d’entreprendre un voyage oral, il proposera une rencontre avec des étudiants africains. Rapporter des histoires de vie entre là-bas et ici, qui serviront de socle aux contes. Dire ce que deux cultures peuvent penser l’une de l’autre, et les motivations qui poussent à quitter son pays pour un ailleurs. Ce n’est pas tout à fait un spectacle de contes, mais plutôt un spectacle de vie. S’entremêleront différents contes, dérivés de livres choisis et exposés de façon personnelle. Pas vraiment une narration non plus. Julien souhaite donner aux participants le moyen de se raconter. « Je veux leur offrir cette place-là, ils viennent pour cela ». Pour préparer le spectacle, il y a des rencontres, où de longs échanges se font. Julien, Florian (étudiant repéré à l’association RECIDEV) et Marie-Christine, danseuse venue de l’association APACA. Il y aura en effet la voix, mais aussi le corps, sur une musique . Participants à ce projet de création : Julien Costagliola (Conteur de la compagnie « Le Jour qui vient » : contes, voix, corps), Özcan Kilic (musicien, instrument : Saz), Marie-Christine Magloire (danseuse de la compagnie « Ceicuma » : voix, corps), Florent Robdum (salarié de l’association ReCiDev), Christian Rwangalindé (étudiant Rwandais : conte). - Frédéric Dassonville, Dominique Demangeot -

En matière d’engagement, Lumières d’Afrique sera toujours très actif également à travers ses Ecrans Blancs, en partenariat avec des associations comme la CIMAD (aide aux étrangers migrants) ou Alimenterre (défense de l’agriculture familiale contre la faim et la pauvreté) Le jeune public est une nouvelle fois mobilisé à travers Afrimômes, avec toujours des repas

Création

Lumières d’Afrique accueille cette année la création d’un conteur

Ballaké Sissoko & Vincent Ségal

Julien est conteur. C’est, comme il le dit, pour sortir des sentiers battus qu’il va porter un projet au festival Lumières d’Afrique. Partant

Festival Lumières d’Afrique, du 6 au 14 novembre, Besançon - Programme complet, sélection des films en compétition et manifestations : www.lumieresdafrique.com

Orchestre philharmonique de Besançon André Stapffer : un concours et un concert Mois chargé en décembre pour l’Orchestre philharmonique de Besançon André Stapffer, puis les 4 et 5 décembre verront se succéder le Concours 2011 du Jeune Musicien et un concert en partenariat avec le Salon de Musique. Les deux rendez-vous sont à suivre au Théâtre musical.

Concert du 5 décembre

Concours 2011 du Jeune Musicien le 4 décembre

Comment s’est constitué le programme ? Fabrice Ferez m’a contacté. Nous cherchons des orchestres amateurs car cela nous intéresse d’offrir une opportunité à nos jeunes musiciens de se produire avec orchestre. Fabrice avait déjà le concert du Théâtre musical en décembre. J’ai pour ma part apporté Ryoko Yano et trouvé deux autres dates à Jussey et à Rupt-sur-Moselle (les 18 et 19 juin 2011, NDLR). Le triple concerto de Beethoven donné à Jussey avec le Collegium reste un grand souvenir. Des petits lieux peuvent avoir un orchestre symphonique à des coûts abordables pour leur budget, ce qui n’est pas le cas avec une formation professionnelle.

Le concours est ouvert aux instrumentistes cordes et vents, aux chefs d’orchestre et aux chanteurs, étudiants des écoles de musique à rayonnement départemental et des conservatoires de musique à rayonnement régional de l’axe Rhin-Rhône. Co-organisé par l’Orchestre Universitaire de Besançon Franche-Comté et le Philharmonique, il consiste à repérer les musiciens et à les soutenir dans leur parcours. Le concours fête cette année sa dixième édition. A noter que l’on peut assister aux épreuves en accès libre. Les lauréats des éditions précédentes donneront un récital public.

Inscriptions disponibles dans les écoles de musique et les conservatoires, à renvoyer au plus tard pour le mercredi 17 novembre 2010 à l’Orchestre Philharmonique de Besançon - chez Anne Cuche - 3, Avenue Denfert-Rochereau - 25000 Besançon - Renseignements : 06.80.98.29.96 / 06.87.64.79.21

Le Philharmonique se produira aux côtés de jeunes musiciens solistes du Salon de Musique, dont Ryoko Yano, violoniste internationale. Alain Buttard nous parle de cette collaboration avec le Philharmonique de Besançon.

Que pouvez-vous nous dire sur le Philharmonique ? Le niveau est bon ! J’ai souhaité voir d’abord et pour nous, la qualité est là. Fabrice Ferez a une sacrée pêche pour emmener tout le monde. C’est la particularité des chefs qui dirigent les amateurs : avoir beaucoup d’énergie. Et puis en général les musiciens de ce type d’orchestre aiment jouer avec des musiciens extérieurs car ça les tire vers le haut. - Dominique Demangeot -

L’Orchestre philharmonique de Besançon A suivre au Théâtre musical de Besançon : le 4 décembre, Concours du Jeune Musicien à partir de 10h le 5 décembre à 20h30 - Mendelssohn, Concerto n° 2 en ré mineur pour violon et orchestre, Soliste : Ryoko Yano, Ouverture « les Hébrides ou la grotte de Fingal » - Moscheles, Symphonie concertante pour

flûte et hautbois, Solistes : Flavie Jeandel (flûte) et Baptiste Jacques (hautbois) - Beethoven, Ouverture de « Coriolan » Schumann, Ouverture de « Manfred » www.philhabesancon.org www.lsdmusique.com


Diversions

Le quartier Battant On a tendance à l’oublier mais le quartier Battant s’étend bien plus loin qu’aux rues Battant et de la Madeleine. Il comprend également les rues d’Arènes et Marulaz, jusqu’à la cité étudiante Canot et au Fort Griffon où se trouve l’IUFM. Quartier bigarré et multi-culturel, il méritait bien un petit éclairage dans Diversions...

Espace associatif et d’animation des Bains Douches

Proposer aux habitants des services de proximité touchant à divers domaines (accès à la culture, emploi, loisirs…), favoriser les échanges et enfin impliquer les habitants dans ces divers projets, telles sont les missions principales de la structure ouverte en mars 2008. Les Bains Douches comptent parmi leurs partenaires des collectivités et des associations, de sorte que le travail en réseau s’en trouve favorisé.

Ateliers

De nombreux ateliers sont proposés pour les enfants et les adultes. Film d’animation, informatique, écriture, photo, théâtre… Là encore culture et vivre ensemble se croisent, à l’image de la constitution d’une équipe pour créer une pièce en mars 2011, dans le cadre de la semaine d’éducation contre le racisme. Le conteur Rafik Harbaoui animera les ateliers.

Un espace solidaire

Des actions sont menées toute l’année pour aider les personnes en difficulté. Si le lien social et l’échange entre les cultures est assuré notamment par plusieurs associations à vi-

Les Bains Douches

« Battant c’est une mosaïque de gens tous engagés, tous méritants mais qui n’allaient pas forcément dans le même sens. Les Bains Douches essaient de mettre du liant dans tout ça. C’est devenu le centre de Battant. »

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‘‘ Battant mérite sa piétonisation. Les Verts regrettaient que le tram ne passe pas par le centre-ville parce qu’ils disaient que ça mettait un frein à la piétonisation. C’est idiot d’entendre ça. Battant n’est peut-être pas dans la boucle mais c’est au centre-ville aussi. Pourquoi Battant resterait un carrefour pour les voitures ? ’’ Emmanuel Dumont, élu de quartier à Battant

sée internationale (Animation latine, Bats les masques autour de la culture africaine, Bilbo Basso…), des actions à vocation directement solidaire sont aussi menées, développées par le CCAS de la Ville de Besançon : action sociolinguistique auprès des personnes ne maîtrisant pas suffisamment la langue française, Centre de long séjour Bellevaux pour les personnes âgées... .

Les temps forts

Plusieurs moments de rencontre sont organisés durant l’année à Battant : descente aux flambeaux depuis Griffon en décembre, vide-grenier organisé par Tabour Battant en avril, tir à la corde en juin et le grand retour depuis cette année de la course de caisses à savon le premier week-end de juillet. Un autre grand projet pour Pâques est le retour du Festival du film pour enfants, initié par Tambour Battant. - Dominique Demangeot -

Renseignements : 1 rue de l’Ecole – 25000 Besançon – 03 81 41 57 58 – bains-douches@ besancon.fr - www.lesbainsdouches.org

Entretien avec Emmanuel Dumont Emmanuel Dumont assure des permanences régulières à Battant en tant qu’élu de quartier. Petits soucis du quotidien ou problèmes plus graves, les sujets abordés sont très divers. « Les gens ont mon portable, je ne les vois pas seulement durant mes permanences » explique-t-il. Siégeant notamment aux conseils d’école, il peut aussi avoir à traiter avec les structures socioculturelles et l’urbanisme. Nous l’avons interrogé sur plusieurs aspects du quartier Battant.

Edition Besançon, Dole, Vesoul

Griffon

« À Griffon avec les expositions à l’IUFM, ils font du beau travail. Ils amènent des publics extérieurs dans le quartier et c’est bien aussi. Je crois au potentiel de Griffon. Il faut le faire rayonner. »

Projets à long terme

« Il y a la Maison du Peuple au 11 rue Battant où il y avait le Stix auparavant. Une requalification va avoir lieu. Il y a aussi le projet Champrond, l’ancienne maison des syndicats qui se trouve derrière la salle Battant. N’oublions pas le 6 qui démarre, l’ancienne école rue de la Madeleine qui a été squattée longtemps. Il y aura du logement, de l’associatif plus des commerces dans les pas de

Les associations présentes dans le quartier Battant jouissent d’une belle diversité : des métiers et traditions d’autrefois (photo de gauche) aux courses de caisse à savon en passant par les actions sociales et solidaires, la musique, le théâtre, le patrimoine... porte en bas. Battant va changer de visage, en plus du tram qui va arriver. Il mérite sa piétonisation. Les Verts regrettaient que le tram ne passe pas par le centre-ville parce qu’ils disaient que ça mettait un frein à la piétonisation. C’est idiot d’entendre ça parce qu’aujourd’hui c’est la place Jouffroy qui peut être piétonnisée, les rues de la Madeleine, de l’Ecole, d’Arènes. Ce n’est peut-être pas dans la boucle mais c’est au centre-ville aussi. Pourquoi Battant resterait un carrefour pour les voitures ? Le quartier mérite le même traitement que le centre-ville, le même pavé de qualité au sol, le même éclairage de qualité, un commerce redynamisé et en plus une offre culturelle.

pecter la loi. J’appelle les correspondants de nuit pour qu’ils soient vigilants. J’ai déjà eu à intervenir auprès de certains bars mais il y a quelques harceleurs professionnels qui feraient bien mieux d’aller vivre dans l’agglo s’ils cherchent la tranquillité plutôt que dans un quartier vivant, populaire dans lequel on souhaite qu’il y ait une harmonie.

Les bars

- Propos recueillis par Dominique Demangeot et Boban Stanojevic -

Je demande aux patrons de bar de res-

Une auberge de jeunesse

Ce qu’il manque également à Battant, c’est une auberge de jeunesse, ce serait le quartier idéal, à Champrond par exemple, ou à Griffon... qui mérite mieux que ce qui en est fait aujourd’hui. C’est un monument classé à l’UNESCO qui mérite de rayonner au-delà de Battant.


Repérages

Au Bonheur des Dames Au Bonheur des Dames reprend ses droits à Baume-les-Dames du 14 au 24 novembre. Dix jours de musique, de théâtre et d’humour où la création féminine est mise en lumière.

Compositrices, 14 novembre, Abbaye - 17h

Du médiéval au contemporain en passant par la Renaissance, le choeur de femmes Calliope n’a pas de frontières et le prouve en proposant de passer du baroque italien au XXe siècle comme pour suivre, en musique, l’évolution de la condition féminine qui a accompagné les grandes dates de l’histoire.

De nouvelles émissions à Radio Sud !!!

Asservies, 16 novembre, Centre intercommunal de Rencontres - 20h30

La compagnie Aérogramme traite une nouvelle fois de la condition des femmes au XIXe siècle. En Écosse, nous suivons le quotidien de six femmes ouvrières de ferme qui vont passer par de nombreuses épreuves mais aussi des moments d’accomplissement. La compagnie basée à Montbéliard fait tourner cette œuvre autour de la traditionnelle Fête des Moissons, ponctuée par la musique de Schumann, qui offre une résonnance troublante avec le temps présent, comme pour nous rappeler que dans certaines régions du monde, la condition faite aux femmes est toujours hautement problématique.

Les 4 Deneuve, 19 novembre, Centre intercommunal de Rencontres - 20h30 Quatre portraits d’archétypes féminins (la bombe sexuelle, l’intello, la dépressive et la naïve), satire des castings et du monde du spectacle en général.

Novembre au piano, 20 novembre, Centre intercommunal de Rencontres - 20h30

Duo des pianistes Elena Bobrovskikh et Valentine Buttard, pour un concert à quatre mains.

Duo de piano franco-russe le 20 novembre Wibstück R, 21 novembre, Centre intercommunal de Rencontres - 17h

L’Association Mâ s’est inspirée de Beckett pour son spectacle. Portée notamment sur le croisement des disciplines, la troupe propose ici « une expérience plus qu’une narration ».

Les Petites Fugues, 24 novembre, Médiathèque - Entrée libre

A l’occasion des Petites Fugues, manifestation conviant des auteurs dans plusieurs lieux de Franche-Comté, la toute nouvelle médiathèque accueillera Violaine Schwartz, écrivain, comédienne et chanteuse lyrique qui présentera son premier roman La tête en arrière traitant du monde de l’opéra. - Bertrand Demornieux -

Festival Au Bonheur des Dames, Baumeles-Dames, du 14 au 24 novembre www. baume-les-dames.org

Lundi : 21h-23h - Selekta Esperantika avec Manu, Bertrand et Dj Nedim - Electro Mardi : 20h-22h - One drop avec Lucas - Reggae Jeudi : 19h-21h - Hip-hop avec Roméo et Vincent - Hip-hop US Vendredi : 22h-2h - Play Mez - Electro, Mix La radio recherche toujours de nouveaux animateurs qui souhaiteraient proposer une émission régulière, mais aussi toute personne désireuse de s’investir dans une radio associative : enregistrement de chroniques, reportages, sujets divers, administration, technique, pas nécessairement de direct.

Nous faisons appel en particulier aux amateurs de métal et hard rock pour des émissions dans ces styles

Pour tous renseignements : 06 34 12 01 91

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Musiques

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« Voyages » à Besançon et Montbéliard

‘‘ Mon grand-père vivait à Milan et me disait que dans les rues là-bas les gens chantaient l’opéra et s’engueulaient dans les cafés à propos des chanteurs… Il n’y a pour moi aucun paradoxe à ce que la musique soit à la fois la plus recherchée et la plus populaire possible ’’ Jean-François Verdier © Yves Petit

Après deux premiers concerts sur la Place de la Révolution à Besançon et au Théâtre musical (en plus d’un crochet par Dijon), l’Orchestre de Besançon Montbéliard FrancheComté poursuit son périple en proposant en novembre un spectacle mêlant la musique classique à d’autres disciplines. À cette occasion nous avons rencontré le nouveau chef de l’orchestre, Jean-François Verdier, qui nous expose les ambitions régionales de la formation, et fait part de sa volonté d’aller vers de nouveaux publics. Entretien avec Jean-François Verdier L’orchestre s’apprête à proposer un spectacle en novembre, intitulé « Voyages », que vous souhaitez ouvert à un large public. Le premier message important est que la musique est accessible à tout le monde et qu’elle est faite pour tous. On n’impose aux gens ni de connaitre la musique, ni de se déplacer au théâtre avec un bel habit pour venir écouter ça. On peut aussi aller les voir, et jouer des musiques différentes. Musique populaire au bon sens du terme… J’aimerais redonner ce que j’ai appris de mon grand-père qui était italien. Il vivait à Milan et me disait que dans les rues là-bas les gens chantaient l’opéra et s’engueulaient dans les cafés à propos des chanteurs… C’étaient des gens du peuple, et il n’y a pour moi aucun paradoxe à ce que la musique soit à la fois la plus recherchée et la plus populaire possible. On peut la recevoir de plein de manières différentes.

Vous allez mélanger les arts mais aussi les musiques... Oui, de façon à ce que chacun puisse trouver quelque chose qui le touche. On est plus dans un siècle d’image que de son. La musique n’a pas forcément besoin d’image pour être comprise, mais le fait de montrer au public des choses à voir peut lui permettre de rentrer plus facilement dans la musique. Dans « Voyages » il y aura de la danse, du dessin, un soliste, des musiques très différentes, une création... Le principe est d’ouvrir des portes. Ce sera le premier concert fait à Montbéliard.

aussi du tango avec Pascal Contet (accordéoniste en résidence à Montbéliard, NDLR) et d’autres surprises... Vous allez concevoir des programmes pour les classes maternelles, un orchestre de jeunes qui assisteront pendant une semaine à un stage de musique encadré par des professionnels, mais aussi un autre projet qui s’appelle « Passe ton Bach d’abord »... Oui on imagine toujours Bach avec sa perruque sur les portraits. Alors qu’à l’époque ils étaient comme nous, en train de se battre pour arriver à faire des concerts. On lui demandait d’écrire une cantate par semaine pour la jouer le week-end suivant. Le public venait chanter car il n’y avait pas de choristes professionnels. Ça ne demandait pas de spécialistes. On va refaire exactement la même chose, dans les mêmes conditions. Tout se déroule en trois heures. On a une répétition qui fait une heure et quart. On commence en expliquant comment se

Les autres concerts seront différents… Oui on revient en janvier à l’Axone pour le traditionnel concert du Nouvel An. On fera cela avec un gros orchestre et un esprit un peu festif. On aura un super pianiste qui viendra jouer du Mozart, parce que je trouve qu’on ne joue jamais assez de Mozart. C’est la musique la plus humaine qui soit. On aura

fabriquent les choses. Ensuite on fait répéter les parties chantées qu’on aura mises avant sur le site internet avec les traductions, les notes et la musique. Après cinq minutes de pause, on chante la cantate, et puis à la fin, on mange et on boit… Le public est invité à venir assister au spectacle ou bien à y participer. On ne demande pas aux gens de chanter bien, juste de vouloir essayer de le faire ! Les 4 et 5 décembre aura lieu la première. Ce sera le samedi à Besançon et le dimanche à Montbéliard. - Propos recueillis par Dominique Demangeot -

Orchestre Besançon Montbéliard FrancheComté, direction : Jean-François Verdier Prochains concerts : « Voyages » vendredi 19 novembre à 20h, Le Théâtre musical de Besançon samedi 20 novembre à 20h, L’Allan, Théâtre de Montbéliard

Didon et Énée au Théâtre musical Le baroque prend également corps dans la variété des styles musicaux et des rythmes, une palette riche, propre à dépeindre des sentiments divers.

La première production du Théâtre musical cette saison nous transporte au XVIIème siècle avec une œuvre de Purcell, inspirée d’un poème épique de Virgile. Place donc aux sentiments exaltés dans ce poème que Purcell mettait en musique en 1689, introduisant ainsi le genre de l’opéra en Angleterre, qu’avaient déjà découvert à l’époque la France et l’Italie. L’histoire des destins tragiques de Didon et Énée, taraudés entre amour et raison d’état.

La tragédie aussi

L’œuvre est assez courte (une heure environ). L’action est ramassée mais les lieux multiples : un palais à Carthage, une caverne, une forêt et un port. L’œuvre de Purcell est d’abord baroque de par la variété des lieux et la profusion des événements. Le surnaturel est incarné par la Magicienne, reine des sorcières, et notamment par une impressionnante tempête provoquée par les sorcières à l’acte 2.

Le grand spectacle de l’époque

© Yves Petit

Le baroque prend également corps dans la variété des styles musicaux et des rythmes, une palette riche, propre à dépeindre des sentiments divers. A l’acte 1 par exemple, un chorus inspiré de folklore « Fear no danger » est suivi d’un moment plus calme. « To The Hills » met un terme joyeux à l’acte 1 avant que l’acte 2 ne s’ouvre sur une partition autrement plus sombre (Prélude aux sorcières). A d’autres moments les sorcières ont une dimension comique qui contraste hautement avec les interventions de Didon, emplies de douceur et de sensibilité.

Isabelle Druet incarne Didon, jeune reine au destin tragique

Didon et Énée porte également une importante dimension tragique, avec ce couple tiraillé entre cœur et raison d’état au début, puis par la destinée, force supérieure qui s’incarne dans le personnage de la Magicienne. On trouve des moments particulièrement exaltés à l’image de l’acte 3 et du départ d’Énée pour l’Italie dans le port de Carthage, ou lorsqu’Enée se révolte contre les dieux. N’oublions pas le fameux lamento final (que nous ne révélerons pas pour ceux qui ne connaissent pas l’issue du drame…). Seul véritable opéra baroque de Purcell, considéré comme l’un des chefs d’œuvre de ce genre musical, Didon et Énée a été choisi par Bernard Lévy. « Je ne connais rien à l’opéra », avoue le metteur en scène, et c’est peut-être cette contrainte qui sera stimulante justement. Habitué des grands auteurs modernes ou contemporains (Beckett, Lagarce) il devrait pourtant trouver ici un terrain parfois familier, de par la brièveté et le traitement particulier du temps (les nombreuses ellipses) pour une oeuvre du XVIIème siècle. Le rôle titre de Didon sera interprété par Isabelle Druet, chanteuse soprane (et bisontine !) qui entame une belle carrière internationale, auréolée d’une Victoire classique catégorie révélation.

L’histoire

La reine de Carthage, Didon, aime secrètement Énée, prince de Troie. Sa servante lui conseille d'épouser Énée, tant pour les sentiments que les deux amants éprouvent l’un pour l’autre que pour la raison d’État. Une telle union assurerait en effet la paix entre les deux pays. La reine des sorcières travaille cependant à la perte de Didon, faisant passer un de ses sujets pour Mercure, le messager des dieux. Ce dernier doit exhorter Énée à quitter Didon pour aller fonder une nouvelle cité en Italie... Notons que cette nouvelle production du Théâtre musical portera loin les couleurs de Besançon puisque Didon et Énée sera joué treize fois durant l’année, allant également à Versailles, Quimper, Paris (Athénée), Angoulême, La Rochelle et Bourges (Festival de Noirlac). - Dominique Demangeot -

Didon et Énée, Théâtre musical de Besançon, 9 et 10 novembre à 20h Avec Isabelle Druet dans le rôle de Didon, l’Ensemble vocal Aedes, Les Nouveaux Caractères, et la participation de l’Orchestre de Besançon Franche-Comté www.letheatre-besancon.fr


Musiques

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Novembre au piano Le Salon de Musique initie cet automne une série de rencontres autour du piano, préfiguration d’un nouveau festival que la structure dirigée par Alain Buttard souhaiterait mettre en place à l’échelle du Nord Franche-Comté. Le Salon de Musique, qui propose aux diverses structures, collectivités et associations, de jeunes musiciens internationaux de haut niveau, travaillera une fois encore ici avec de nombreux partenaires. Entretien avec Alain Buttard « De France et de Russie », tel est le nom de ce cycle de sept concerts à venir sur les villes de Sochaux, Lure, Jussey, Morvillars, Montbéliard et Maîche. On remarque une volonté d’aller à la rencontre du public dans des zones rurales notamment… C’est un festival qui n’est pas géographiquement centré, une association de personnes qui ont le désir de faire quelque chose ensemble. Cette année c’est une préfiguration pour nous. Nous avons réussi à faire que chacune des structures concernées programme du piano dans ce mois-là mais nous n’avons pas encore une publicité commune, un abonnement commun pour prendre vraiment la dimension d’un festival. Dans le nord Franche-Comté, il y a de la place pour un événement de ce type en novembre. Un événement relais qui dynamise le début de saison. Les structures qui vont accueillir Novembre au Piano sont familières du Salon de Musique. Oui cette année, Novembre au piano unit

‘‘ Dans le nord Franche-Comté, il y a de la place pour un événement de ce type en novembre. Un événement relais qui dynamise le début de saison ’’ Alain Buttard, directeur du Salon de Musique Le festival met l’accent cette année sur des élèves du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il y a une très belle génération, que nous retrouvons plusieurs fois dans la saison d’ailleurs. Olivier Moulin par exemple, a notamment fait un tabac au festival de Radio France à Montpellier. Le concert retransmis était formidable, c’est un artiste à recommander absolument. Il doit bientôt faire un enregistrement de Listz. Nous souhaitons faire valoir les musiciens étrangers, mais le CNSM est également un vivier de jeunes musiciens formidables.

sept partenaires autour d’un premier thème, « de France et de Russie ». La saison prochaine, si nous parvenons à associer d’autres llieux, à concevoir une communication et un abonnement communs, la manifestation prendra l’ampleur d’un festival. Citons aussi la venue d’Igor Tchetuev qui a déjà quant à lui, à trente ans, bien entamé sa carrière. C’est le jeune maître de la saison qui avait joué à Bancs Publics en 2009 au Théâtre musical. La salle était comble ! Le concert de Katia Krivokochenko montre quant à lui l’étendue de la musique russe (du moins une partie), puisque nous passons de Ravel à Chopin, de Schumann à Prokofiev. Takemitsu a été ajouté. Pourquoi ce choix d’un compositeur japonais ? C’était le choix de Katia qui a monté un programme intitulé « Orient-Express », qui suit le chemin du train Orient-Express : France, Allemagne, Pologne, Russie et Japon.

Deux musiciens issus du CNSM ouvriront d’ailleurs Novembre au piano, à la Mals de Sochaux le 5 novembre… Oui ce concert de musique de chambre s’intégrera d’ailleurs dans le cycle de « La constellation des sonates » à la Mals. Nous serons aussi chez des partenaires très réguliers, Baume-les-Dames, Lure, Jussey, Morvillars, en plus des nouvelles demandes comme Maîche. - Propos recueillis par Dominique Demangeot -

Le pianiste ukrainien Igor Tchetuev sera l’une des têtes d’affiche de Novembre au Piano

Novembre au piano, du 5 au 26 novembre, dans plusieurs villes du Nord Franche-Comté Programme complet : www.lsdmusique.com


Théâtres

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Absinthe au Nouveau Théâtre Pierre-Yves Chapalain, artiste associé au Centre dramatique de Besançon, est de retour au Nouveau Théâtre avec une nouvelle création. Cette fois le metteur en scène nous présente Absinthe, jeune enfant tourmentée par des fantômes, en proie à l’incertitude et à la peur, qui va aussi comprendre qu’il peut résider un monstre en chacun de nous. On retrouve ici une dimension fantastique toujours très présente dans le travail de Pierre-Yves Chapalain, relation étroite et intrigante entre le rêve et la réalité et ambiances surréalistes. C’est cette « fantaisie nécessaire pour vivre » que le metteur en scène injecte dans ses pièces, où il est question d’ogre, de marionnette qui se met à parler, un « mélange fascinant de vivant et de mort » qui fait l’étoffe des contes de fées. « La violence que je mets en scène apparaît de façon légère, comme ça arrive souvent dans la réalité. […] Les traumatismes ont lieu dans l’après-coup. Les gens ne se rendent pas forcément compte qu’ils sont horribles ! » explique le metteur en scène. Celui qui créait l’année dernière à Besançon La Fiancée de Barbe-Bleue, joue en effet à nous faire peur en télescopant le fantastique et le quotidien. Absinthe affronte les fantômes familiaux, chargée d'une mystérieuse vengeance. Une fois encore Pierre-Yves Chapalain confronte gens normaux et personnages mythiques, quotidien et légendes (la ville d'Ys et sa clé perdue), et nous fait visiter d’inquiétantes caves. L’action se déroule au bord de l’océan, avec ses flux et reflux, comme une métaphore de la pensée.

L’histoire

Adèle et Francis et leurs deux enfants, Adrien et Absinthe, forment une famille ordinaire. Leur maison est protégée de l'océan par une digue comme un rappel que l’extérieur recèle bien des dangers. Un mystérieux homme à moustache vient parler à la fillette durant la nuit, recherche une marionnette, lui parle de sa famille, l’avertit des dangers qui la guettent... Pour Pierre-Yves Chapalain, Absinthe est « un très beau mot […] aussi lié à la malédiction par son étymologie ». Une malédiction qui pèse en effet sur la jeune fille et sa famille. Le terme rappelle aussi les délires des poètes du XIXème siècle sous l’emprise du redoutable alcool. Une perte de repères qui épaissit le mystère, comme Absinthe qui en vient à douter de ses origines. La pièce s’annonce donc également comme une histoire initiatique où la jeune fille part à la recherche d’elle-même et de ses origines, dussent-elles s’avérer inavouables. La famille est souvent le théâtre de non-dits et de secrets peu reluisants, « des histoires très anciennes qui sont aussi de notre époque », pour reprendre une fois encore les termes de Pierre-Yves Chapalain, . - Marc Vincent -

Absinthe, du 4 au 10 novembre, Nouveau Théâtre de Besançon www.nouveautheatre.fr

Les acteurs de bonne foi au TDB En novembre, le TDB embraie sur le théâtre classique avec une adaptation de la dernière pièce de Marivaux, Les acteurs de bonne foi. L’occasion pour Jean-Pierre Vincent de mettre à jour toute la modernité de cette pièce hautement classique du répertoire.

Défense du théâtre

Cette pièce en un acte nous parle des rapports entre le théâtre et la réalité, œuvre brève mais dense, et surtout très polémique de la part d’un dramaturge qui arrive à la fin de sa carrière. Marivaux s’interroge sur le rôle de l’acteur, comme une réponse à la lettre de Rousseau à D’Alembert dans laquelle le promeneur solitaire dressait un réquisitoire contre le théâtre. Jean-Pierre Vincent plaide également ici pour la lecture et la mise en scène d’œuvres classiques. « On voudrait nous faire croire […] qu’être absolument moderne c’est ne pas avoir lu La Princesse de Clèves », dit-il. Le metteur en scène monte justement ces textes « pour que le passé serve le présent ». Dans cette pièce drôle et acide, Marivaux nous donne à voir notamment les rouages du théâtre, à travers un véritable discours sur le travail des dramaturges et des acteurs. Identité, position sociale, apparences. Le théâtre est souvent le miroir de notre monde.

© Pascal Victor

Pour le metteur en scène, cette pièce de Marivaux est en effet « un chef d’oeuvre dont les perspectives historiques et la violence latente n’ont d’égal que la transparence lumineuse ». Il souhaite donc aller au-delà du traditionnel marivaudage qui colle un peu trop à la peau du dramaturge français. Jean-Pierre Vincent étoffe l’œuvre avec les réflexions de Rousseau ainsi que des extraits d’une autre pièce de Marivaux, L'épreuve.

L’histoire

Des domestiques et des paysans doivent jouer un impromptu chez Madame Argante. La sévère dame s’y oppose, au grand dam de Madame Amelin, qui elle apprécie le théâtre. Le neveu de cette dernière doit épouser la fille de Madame Argante. Les deux dames vont alors s’affronter, symbolisant également ici l’opposition entre l’aristocratie parisienne et la bourgeoisie de province. Car la pièce vaut aussi pour le commentaire social qu’elle propose. - Paul Sobrin -

Les acteurs de bonne foi, d’après Marivaux, Théâtre Dijon Bourgogne, du 4 au 13 novembre - www.tdb-cdn.com


Danses

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Instances 8 à Chalon-sur-Saône L’Espace des Arts propose sa huitième édition d’Instances, festival dédié à la chorégraphie. Cette année, la Scène nationale de Chalon-sur-Saône accueillera une fois encore quelques grands noms de la danse contemporaine. Entre le dépouillement d’Anne Teresa de Keersmaeker et la danse à la croisée des disciplines de Johanne Saunier, Instances nous présente un art chorégraphique qui se remet constamment en question.

En atendant

Flip Book, hommage à Merce Cunningham par Boris Charmatz

- Amandine Mannier -

Le souffle est une composante clé de cette nouvelle création d’Anne-Teresa de Keersmaecker, qui s’est peut-être aussi inspirée des rues d’Avignon battues par les vents. On retrouve dans les mouvements qui s’enchaînent avec une rigueur extrême, la complexité de l’Ars subtilior, et l’on croit déceler comme une résonnance entre cette musique finalement en rupture avec le Moyen-Age, et des esthétiques plus contemporaines.

Instances 8, Espace des Arts de Chalon-surSaône, du 16 au 20 novembre Programme complet : www.espace-des-arts.com

Line of oblivion (Le trait de l’oubli)

C’est ensuite une ancienne danseuse de la compagnie Rosas d’Anne Teresa de Keersmaeker que nous retrouvons. Johanne Saunier vient présenter sa nouvelle chorégraphie. Pour évoquer l’invasion du capitalisme dans nos sociétés, cette dernière souhaite que chaque mouvement soit capté et perturbe la musique. « Tous autant que nous sommes, migrants ou voyageurs, nous avons fait l’expérience de la Frontière, et celle d’incarner l’Étranger » explique Johanne Saunier qui fait allusion au Rio Grande entre le Mexique et les Etats-Unis. C’est la raison pour laquelle elle a choisi l’écrivain Carlos Fuentes qui a parlé de ce mur invisible et pourtant bien présent dans son ouvrage Le trait de l’oubli. Mais si la frontière sépare, elle invite aussi à la transgression. Par des moyens

modernes de traitement du son, Johanne Saunier souhaite servir son propos. Musique et mouvement ont démarré un dialogue troublant. Viole, clarinettes, danse et acteur sont liés par des capteurs de mouvements qui peuvent ainsi interagir, invitant une part de hasard et d’indécision à chaque représentation. « Fréquences aigues fixes, crescendos et decrescendos en vagues, séquences de contrepoint, pulsations d‘infra-basses, espaces réverbérés et figures retardées » comme une vision fractale et hautement contemporaine du fleuve frontière, au débit tumultueux, qui sépare le Mexique des EtatsUnis.

Flip Book

Le directeur du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne mêle danse et espaces d’exposition, comme il aura l’occasion de le montrer avec Flip Book, bel hommage à Merce Cunningham disparu récemment. Boris Charmatz incarne une danse imprégnée d’un esprit très contemporain, de par les nombreuses actions qu’il a menées et qui ont redéfini l’art chorégraphique. Ses expérimentations nombreuses remettent en question la danse et le public, convoquant dans ses spectacles des médias parallèles

© Arturo Fuentes

La nouvelle création d’Anne Teresa de Keersmaeker est étroitement liée à la ville d’Avignon. La chorégraphe s’est inspirée de l’histoire de la cité, ses vieilles pierres et ses cours pavées. Avec sa compagnie Rosas, la chorégraphe, après Steve Reich et Thierry de Mey, Bach, les Beatles et Mahler, nous transporte cette fois au XIVe siècle avec l’Ars Subtilior, musique polyphonique. On trouve trace de cette musique médiévale d’une grande complexité rythmique, apparue en France et en Italie, à la cour des papes d’Avignon notamment. Cet été le spectacle fut joué pour la première fois dans le cloître des Célestins. D’abord accompagnés d’une simple flûte, les huit danseurs voient leurs mouvements rythmés par des chants médiévaux.

© Pierre Ricci - Photolosa

Cette danse sera notamment internationale avec les retours de Tatiana Gordeeva et Vladimir Golubev, déjà venus en 2007. Dans le cadre de l’Année France-Russie, Gallina Aquatica nous donne à voir une chorégraphie qui véhicule toute la grâce classique du Ballet d’État du Kremlin (auquel Tatiana Gordeeva a appartenu) en l’amenant dans des eaux plus contemporaines, tandis que Vladimir Golubev nous présente un spectacle hybride entre danse, musique folk et interprétation. De jeunes chorégraphes qui questionnent la danse, comme Hervé Robbe confrontant un concerto pour violon de Stravinsky et une pièce commandée à un compositeur contemporain. La danse se fait plus sensuelle avec deux pièces du jeune chorégraphe Alban Richard, nourrie dans As far as d’images de films cultes, et d’extases religieuses et d’hystérie pour Luisance. La danse, outil de communication également comme nous le montre Lings d’Edmond Russo et Shlomi Tuizer qui questionnent quant à eux l’espace entre les corps, lieu de la communion ou de l’opposition.

(vidéo, arts plastiques, littérature, etc.) et bousculant les convenances. En lisant l’ouvrage Merce Cunningham, un demi-siècle de danse, Boris Charmatz a pris conscience de cette importante somme de connaissances sur le chorégraphe, qui « formait aussi en elle-même une chorégraphie, proche en cela des processus que Cunningham met en oeuvre pour créer » explique Charmatz. Un flip book qui sert de canevas pour ce nouveau spectacle. « J’ai eu l’impression que c’était une chorégraphie toute faite qui m’intéressait parce qu’elle ressemblait à une chorégraphie de Merce Cunningham lui-même ». D’une démarche d’archivage, il tire une partition dont les mouvements sont chaque photo. « L’un des grands apports du travail de Cunningham c’est la séparation, la coupure. Il y a une sorte de hasard qui dit que là on doit rire, et l’image d’après on fait de la danse russe », explique encore Boris Charmatz. Un éclectisme que l’on devrait retrouver lors de cette huitième édition d’Instances à Chalon-sur-Saône.

Line Of Oblivion de Johanne Saunier


Ouvrez les yeux

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Les mammouths débarquent à Montbéliard

Le Pavillon des Sciences à Montbéliard présente sa nouvelle exposition « Au temps des mammouths ». A partir de pièces originales, dispositifs interactifs, reconstitutions et ossements, l’exposition transporte le visiteur au temps des mammouths laineux il y a 20 000 ans. Grâce à cette vaste exposition, on découvre le mode de vie des mammouths, leurs lieux de prédilection et les rapports qu’ils entretenaient avec l’homme. Les premiers mammouths font leur apparition il y a 21 000 ans et disparaissent entre 7000 et 4000 ans avant notre ère. Grâce aux recherches des archéologues, des ossements ont pu être découverts dans certaines régions du monde telles que l’Afrique, l’Eurasie et l’Amérique du Nord. Mais la région la plus riche en restes de mammouths est la Sibérie subarctique : dents, os, crânes, cadavres entiers et défenses en ivoire y ont été répertoriés. Intéressons-nous tout d’abord aux caractéristiques physiques de ce vieil ancêtre de l’éléphant. Le mammouth laineux, dont la

durée de vie approche celle de l’éléphant, pèse 5 tonnes à l’âge adulte et ne cesse de grandir tout au long de son existence. A la naissance, il pèse déjà 70 kilos pour 70 centimètres. En comparaison, un bébé pèse en moyenne 3,5 kilos pour 51 centimètres ! La silhouette du mammouth se caractérise par un crâne bombé, une bosse au garrot, une queue courte et de longues défenses correspondant aux incisives supérieures, dont les plus grandes mesurent 4,9 mètres. L’univers passionnant de ce pachyderme ne s’arrête pas là. D’autres points exposés à Montbéliard enchanteront les enfants tout comme leurs parents. A découvrir sans tarder. - Caroline Vo Minh -

Au temps des mammouths, Pavillon des Sciences, Montbéliard, du 27 septembre 2010 au 4 septembre 2011 – www.pavillon-sciences.com

Champ Libre (fictions, récits, graphisme et autres élucubrations) La Compagnie de la Dernière Tranche est une jeune troupe de théâtre bisontine. L’un de ses membres, Ludovic Drouet, rédige quelques chroniques pour Diversions et récemment nous avons évoqué avec lui son prochain spectacle. Très vite nous en sommes venus à parler des origines d’une oeuvre, des prémisses d’un projet de pièce. Comment tout cela naît-il ? Par quelle alchimie une idée basique et souvent brouillonne, accouche-t-elle d’un spectacle digne de ce nom ? Nous parlions de cela, à une table du Café du Théâtre, lorsque l’idée est venue de proposer à Ludovic de nous faire suivre l’évolution de la création de sa nouvelle pièce pour l’année 2011. Il nous enverra quand l’envie lui en viendra quelques textes, dessins, croquis, photos à travers lesquels nous suivrons l’avancement du travail.

Si vous souhaitez vous aussi être publiés dans nos pages, vous pouvez nous envoyer vos manuscrits de nouvelles, poèmes, récits mais aussi travaux graphiques divers à l’adresse suivante : magazine.diversions@yahoo.fr

Tout a commencé avec une bouteille

Arrivés à destination nos aventuriers furent accueillis par le Roi des oiseaux qui leur confia l'enveloppe. Il s'agissait d'un texte, qui ressemblait à du théâtre, rédigé dans une langue jusqu'ici inconnue. D'après les oiseaux le texte valait son pesant de harengs saurs. Le grand chambellan en était même tombé amoureux. Face à de telles réactions il devenait nécessaire d'en faire un spectacle.

par LudovicDrouet

U

n beau matin de septembre… un beau matin de septembre… qu'est-ce qu'on peut dire après ? On pourrait détailler, verser dans le descriptif, minutieusement. Comme un photographe. Un beau matin de septembre alors que le soleil pointait timidement à l'horizon, les membres de la moins timide Compagnie de la Dernière Tranche taillaient bavette à la terrasse d'un estaminet bisontin. Quand soudain débarqua, hurlant à la mort, la mâchoire déployée, un être qui n'avait d'humain que les baskets et un goût prononcé pour les faits divers. L'animal était aussi doté d'un sens de l'orientation si aigu qu'il remarqua sans problème la tablée de nos joyeux matinaux et s'y rua promptement. Ah mes amis ! Vous auriez dû voir sa mine: votre sang n'aurait fait qu'un tour. Par miracle il entama une brusque décélération et s'arrêta à nos pieds, ondulant encore un peu comme un ressort qu'on vient de lâcher.

C'est alors mes amis, mais uniquement alors, qu'il leur délivra un message de la plus haute importance: Là-bas dans les eaux glacées de l'océan glacé de l'Arctique, une bouteille jetée à la mer avait été retrouvée. Elle contenait une enveloppe adressée à La Dernière Tranche avec à l'intérieur … Le coursier s'effondra, vaincu par la fatigue. Ni une ni deux les voilà dans le ferry-boat en direction du pôle et plus précisément de l'archipel de Svalbard bien connu des spécia-

listes pour son temps maussade et ses grands rochers gris. Devant eux se dressait une pancarte sur laquelle on pouvait lire: « Il n'y a pas de théâtre à Svalbard ! » Pas de théâtre en Nouvelle-Zemble ! Pas de théâtre, que des oiseaux ! Mais les oiseaux, là-bas, sont de grands comédiens. Ils ont lu tout Shakespeare, tout Molière et en gazouillent parfois quelques répliques quand le poisson se fait attendre. Un jour, l'un deux repêcha la fameuse bouteille.

Après de longues journées consacrées à la traduction du manuscrit, La Dernière Tranche commence les répétitions de sa nouvelle pièce de théâtre, qui faillit s'appeler Cui-cui mais que, pour plus de commodités, nous nommerons : Japhet, drame musical et parfois acrobatique plaisant beaucoup aux oiseaux. À suivre … © Ludovic Drouet - 2010 Toute reproduction, même partielle, interdite sans l’accord explicite de l’auteur


Salons, foires

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Foire internationale et gastronomique de Dijon 2010 C’est la Hongrie qui aura l’honneur cette année de fêter avec Congrexpo la 80ème édition de la Foire internationale et gastronomique de Dijon. Depuis 1921, la foire mobilise près de 600 exposants, accueillant 200 000 visiteurs. Les plaisirs de la table seront bien sûr une fois encore au cœur des préoccupations, cuisine de Bourgogne mais aussi de Hongrie, l’occasion de découvrir les nombreux attraits touristiques du pays. La foire internationale et gastronomique a gagné deux places au classement établi par l’OJS (Office de Justification des Statistiques). C’est désormais la 5ème foire internationale de France. Une quinzaine de secteurs seront représentés, gastronomie bien sûr qui sera reine, mais aussi habitat, ameublement, artisanat et loisirs.

Le Quartier des Saveurs

Pour la troisième année consécutive, le Quartier des Saveurs met à l’honneur les filières agricoles et alimentaires ainsi que les métiers

de bouche en Bourgogne Franche-Comté. Des animations variées dont l'Odyssée du sucre, la salle de traite virtuelle et "la Cuisine des Saveurs" étofferont ces rencontres. Le "Restaurant des saveurs" est à nouveau mis en place avec la présence quotidienne d'un grand chef qui proposera un menu dégustation original.

La Ferme Côte-d'Or

Organisée par le Conseil Général et la Chambre d'Agriculture de la Côte-d'Or du 5 au 8 novembre, la Ferme Côte-d'Or présentera les diverses activités agricoles (élevage, viticulture...) à travers des démonstrations et des ateliers pour les enfants.

Les Rencontres Gourmandes de Lucullus

Les professionnels des métiers de bouche ont ici l’occasion de faire montre de tout leur savoir-faire à travers concours, dégustations, ateliers cuisine, démonstrations et autres animations. La compétition qui mettra aux prises tous ces chefs sera aussi l’occasion de glaner ci ou là quelques-uns de leurs secrets...

Le groupe hongrois Csillagszemüek se produira lors de la foire. C’est l’un des ensembles les plus prestigieux de Hongrie. 14 danseurs et danseuses en costumes traditionnels, accompagnés de 4 musiciens, interviendront plusieurs fois par jour sur la scène du Pavillon Les desserts

En matière de desserts, on trouve les crêpes Gundel que l’on garnit de sauce au chocolat et au rhum, le somloi galuska, biscuit à la crème de vanille et de chocolat, ou encore la purée de marrons.

Les boissons

Avec ses 22 régions viticoles qui couvrent la quasi-totalité du territoire, la Hongrie peut s’enorgueillir de proposer une carte des vins particulièrement étoffée avec notamment le Tokaji (ou Tokay). Le fröcc est une limonade alcoolisée très courue en Hongrie. En matière d’alcools citons encore la pálinka, eau de vie que l’on trouve également en Transylvanie, à partir de prunes, poires, abricots ou pommes.

La cuisine

Carrefour entre l’Orient et l’Occident, séparée par le Danube, la position centrale de la Hongrie en Europe l’a portée au contact de différentes cultures. Les conquêtes ou influences qui se sont succédées lui ont apporté des éléments des cultures turque, allemande, française, russe et autrichienne. La cuisine hongroise rassemble ces différentes influences. Citons d’abord bien évidemment le fameux goulach, soupe hongroise épaisse que l’on retrouve dans de nombreux pays d’Europe centrale et des Balkans. De tradition paysanne, ce plat s’est cependant diffusé dans la gastronomie bourgeoise au XIXe siècle. Les ingrédients de base en sont la viande (bœuf, porc, cheval, veau, agneau ou mouton), légumes variés (chou-navet, tomate, poivron, carotte), aromates : oignon, poivre, sel et

Les peuples de Hongrie ont depuis longtemps su dompter les reliefs variés du pays… en domptant le cheval. L’équitation demeure une pratique très courante, que ce soit dans les régions montagneuses, les grandes plaines herbeuses et les petits villages traditionnels. Citons notamment les gardiens de troupeaux de la plaine d’Hortobagy, qui ont su domestiquer les 70000 hectares de terre sauvage de la Puszta. Cette grande prairie recouverte de forêts et parsemée de lacs, fut notamment envahie par les Turcs qui abattirent les arbres pour élever le bétail. L’écosystème y est préservé et particulièrement riche avec 368 espèces d’oiseaux.

Le Pavillon

Le pavillon sera donc consacré cette année à la Hongrie, proposant sur 1 100 m² un tour d’horizon du pays en matière de culture, gastronomie, artisanat… L’occasion de découvrir les savoir faire des artisans hongrois et les produits typiques du pays : paprika, vins, foie gras… Un restaurant proposera sur place des spécialités culinaires.

La Hongrie invitée d’honneur bien sûr le fameux paprika qui lui donne sa couleur rouge caractéristique. Les sauces consistantes et les plats en daube sont très courants. Un autre plat national est le paprikas hús, composé de diverses viandes ou volailles, accompagnées de lard fumé et de paprika, sel et oignons. Le foie gras, au gril ou cuit est également un mets raffiné de Hongrie. Les pâtes chaudes sont très courantes dans la cuisine hongroise, à l’image du turos csusza, préparées avec du fromage caillé. Le pörkölt est une sorte de daube ou ragoût de viande, contenant plusieurs types de viandes: volaille, mouton, bœuf, veau ou gibier aux morceaux plus gros que pour le goulash. Le töltött kapozsta est une autre spécialité, du chou farci que l’on sert d’ordinaire à Noël et Pâques. La bàblévès est une soupe de haricots secs cuisinée avec du jarret de porc fumé. Les étrangers peuvent de prime abord trouver ce plat déstabilisant puisqu’on le consomme d’ordinaire… avec du vinaigre ou de la crème aigre.

Équitation

A voir à la Foire gastronomique...

Les chefs se presseront à Dijon pour faire montrer de leurs talents

Le parc des expositions de Dijon nous emmène au cœur de l'Europe avec la Hongrie, bel exemple de réussite économique et industrielle d’un pays d’Europe de l’Est après la sortie du bloc soviétique en 1990, membre officiel de l'Union européenne depuis 2004.

aux vertus curatives permet de traiter de nombreuses affections.

Exposition photo «Impressions Hongrie» L’assaisonnement : le paprika roi

Introduit en Europe par Christophe Colomb, le paprika compose la base de la majorité des plats hongrois. C’est le poivron doux qui est préféré la plupart du temps. Les oignons sont également très utilisés, tout comme les tomates et la crème aigre pour les sauces. Le saindoux de porc est très utilisé en lieu et place de nos beurres ou huiles.

Le tourisme Thermalisme

Le thermalisme est une pratique courante en Hongrie, une habitude qui s’explique par le très grand nombre de sources thermales. La Hongrie est le leader européen du thermalisme avec 20% de part de marché et 75% des curistes étrangers. Cette eau minérale

Philippe Maupetit est reporter-photographe. Après ses « Impressions » dans d’autres contrées (Maroc, Mexique, Chine...), il se consacre à la Hongrie, guidé par cinq jeunes Hongrois. L’exposition est réalisée avec le soutien de Dijon Congrexpo et de la Ville de Dijon , située au Salon Apollon du Palais des Ducs de bourgogne. - Gilles Bloin, Amandine Longeois -

Foire internationale et gastronomique de Djion - Parc des Expositions de Dijon - 3 boulevard de Champagne - Dijon Du 30 octobre au 11 novembre 2010, de 10h à 13h et de 14h à 21h www.foirededijon.com www.dijon-congrexpo.com


Chroniques CD

14

L’album du mois

CHANSON FOLK

FOLK

POP ELECTRO

FOLK

Bertrand Belin Hypernuit (Wagram Music/Cinq 7)

Nathaniel Rateliff

Blonde Redhead Penny Sparkle (4AD)

Agnes Obél

Le guitariste et compositeur de Néry et Bénabar a plus d’une corde à son arc. Sautant le pas avec un premier album solo en 2005, il fait véritablement parler de lui avec La perdue en 2007 et ses arrangements classieux. C’est un album plus dépouillé qui sort cette fois. Sur un canevas acoustique Bertrand Belin dit les textes plus qu’il ne les chante. Une élégance dans la voix, et un détachement perpétuel qui rangent l’esthète aux côtés d’interprètes à part. Bashung, Murat, Reggiani sont d’illustres pères qui reviennent souvent pour évoquer ce troisième opus. Belin remet cent fois son ouvrage sur le rendu des sonorités et du rythme des mots. Au risque que les chansons n’en finissent parfois par trop se ressembler, il produit un album pétri de nonchalance, dessinant de frêles archipels mélodiques, suscitant, par la chaleur de la voix et du jeu de guitare, un Vertige horizontal que l’on aime à subir. Bertrand Belin s’éloigne légèrement de la scène française pour mieux accompagner l’auditeur. L’ensemble gagne en densité et en concision, les textes suscitant notre imaginaire. Capitaine d’un frêle esquif qui vacille mais ne sombre pas. -Marc Vincent -

Belle découverte sortie chez Decca, ancestrale maison de disques. Le premier album de Nathaniel Rateliff a tout pour scotcher l’auditoire pour un bon bout de temps. Au programme, voix perchée, harmonies maitrisées et instrumentations boisées. Frôlant parfois la grâce, In Memory Of Loss comporte une dizaine de chansons qui commencent tout simplement. Une guitare aux cordes nylon fait son entrée et soudain, la voix de Rateliff prend les devants et amène le tout très haut. Early Spring Till, véritable petit hymne à chanter partout et tout le temps, témoigne de ce talent d’écriture, qu’un Justin Vernon (Bon Iver) ne renierait certainement pas. De nombreuses ballades peuplent cet album dont un Boil And Fight aérien, mais d’autres morceaux aux tempos plus rapides ne déméritent pas (Shroud, Whimper And Wail…). Avec Brian Deck (Iron & Wine, Modest Mouse, Gomez, Sage Francis, un gage de qualité, donc…) derrière les manettes, les chansons de ce très beau disque ne vous quitteront pas de sitôt.

Il y a des groupes dont vous attendez le nouvel album comme le messie, artisans d’une musique à la fois tellement accessible et tellement à part (c’est possible) dès la première écoute. Ce trio atypique et multi-instrumentiste (chanteuse japonaise à la voix d’enfant et jumeaux italiens aux timbres androgynes) forme au sein de Blonde Redhead un shaker musical entre pop classieuse et rock expérimental. Avec Misery Is A Butterfly en 2004, ils arrondissaient leurs angles noisy par de belles incursions dans une pop éclairée aux arrangements étoffés. Not Getting There introduit le groupe à des climats plus électroniques (Will There Be Stars, Love Or Prison, Penny Sparkle et leurs structures de glace doucement indus). Blonde Redhead distille toujours ses climats éthérés que dessine la voix d’ange de Kazu, le groupe édifiant de frêles cathédrales sonores peintes dans des couleurs pop et acidulées ou des mélancolies lunaires. Une épure dans la musique et les textes qui laisse à l’auditeur la place suffisante pour habiter ces espaces cotonneux de sa propre expérience.

Agnes Obél n’a pas encore trente ans mais possède déjà une maîtrise étonnante de son art. Avec un premier album d’une sensibilité et d’une justesse extrêmes, la danoise expose avec inspiration toute l’étendue de sa belle fragilité. Le titre est prémonitoire. L’harmonie, Agnes Obél connaît. Son art du contrepoint et des arrangements sert tout entier ce premier opus. La maîtrise du propos n’occulte pas ces fragiles liens avec l’enfance qui s’enfuit déjà, ritournelles tissées de finesse (Just So), plongée intemporelle dans un univers mélodique tout en contenance, parsemé ici de couleurs médiévales (Beast), là des ritournelles entêtantes des manèges de jadis (Louretta). La chanteuse emprunte un chemin légèrement plus pop avec une reprise toute en délicatesse de John Cale. Entre Debussy et Joni Mitchell, la poupée de cire n’a pas choisi et enrobe le tout dans un talent de composition évident comme le montre l’instrumental Wallflower d’une concision parfaite. Philharmonics possède la beauté glacée des aurores boréales.

SOUL FOLK

ELECTRO HIP HOP

SOUL FUNK

POP ROCK

Asa Beautiful Imperfection (Naïve)

Asa [Asha], lauréate du Prix Constantin en 2008, sort aujourd’hui un deuxième album décomplexé et rythmé. Forte d’une grosse expérience de la scène (un Live in Paris est d’ailleurs sorti en 2009), la chanteuse nigériane dévoile ici des attraits plus soul et pop, période 60’s. A commencer par Be My Man, convoquant cuivres et pas de danse, avec l’appui de cette voix chaleureuse et un brin éraillée qui, au contraire de celle d’Amy Winehouse, ne semble pas avoir subi d’excès. Asa n’oublie pas de placer ici et là quelques titres chaloupés qui ont fait le succès de son précédent opus (Asa, 2007) en anglais ou en yoruba (Maybe, Bimpé et son passage très « parliamentaire »…). Evitant le surplace, elle insuffle une belle énergie à cet album parfois donc très funky (Bro Da Olé), orientalisant (Ok Ok) et parsemé de ballades (Questions…). Un disque très agréable et varié pour prolonger l’été. -Simon Grangereau -

In Memory Of Loss

(Rounder Records/Decca/Universal)

- Simon Grangereau -

Philharmonics

(PIAS)

- Dominique Demangeot -

- Bertrand Demornieux -

Lilea Narrative Echantillodrome (Bax Records/Naïve) La scène électro hip hop s’est trouvé un nouveau représentant en la personne de Lilea Narrative. Accompagné par Blockbass aux scratchs, Lilea nous invite à pénétrer dans une Chambre 216 aux parois mouvantes et surréalistes. Un troisième album qui alterne beats jungle surpuissants et musique électro plus planante. Lilea déconstruit les phrases et les rythmiques, distille scratch et breaks pour mieux se recréer un univers tout personnel. Grâce à une maîtrise éprouvée du sampling et du cut propres au hip hop, Lilea Narrative élabore des paysages musicaux rugueux ou plus abstraits, bel art du relief et de la mise en espace. Relâchant rarement la pression, il nous emmène en voyage sur un tempo ferme et assuré sans sacrifier à la mélodie. Be Kind est un morceau sombre et rugueux. Parfois les titres se font plus heurtés et digressifs (Fother Mucker, Le chant des silhouettes). Le duo touche souvent la cible par une architecture sonore édifiante. Citons également quelques featurings triés sur le volet, à l’image de Perseph One et Napoleon Maddox. Les adeptes du récemment intronisé Wax Tailor ne seront pas déçus, et trouveront là une belle occasion d’étoffer leur discothèque. - Dominique Demangeot -

Aloe Blacc Good Things Stones Throw Records Le premier single d’Aloe Blacc I Need A Dollar a cette capacité assez rare d’accrocher votre oreille pour ne plus en partir. La suite est du même acabit. Du funky et rugueux Hey Brother à la chanson titre Good Things, solaire et entraînante, Aloe Blacc conçoit une soul music teintée de funk, positive et porteuse de messages, dans la grande tradition de Marvin Gaye et Nina Simone. Ce premier album intitulé Good Things nous promet en effet de très bonnes choses, comme ce titre hybride qui superpose rythmique reggae et velléités soul (Miss Fortune). Aloe Blacc nous transporte sur le bitume des films de Blaxploitation. Life So Hard est une petite merveille soutenue par des arrangements de cordes et de voix dorés à l’or fin, procédant plus loin à une reprise inspirée de Femme fatale du Velvet repeinte en version black, ornée d’une guitare aérienne dans le style de Curtis Mayfield. L’artiste retourne aux sources de la soul sans forcément la mêler à des esthétiques plus modernes, même s’il a débuté sa carrière par le rap (et annonce d’ailleurs qu’il y reviendra bientôt). N’oublions pas cette voix qui est le cœur de l’album, ample et puissante, capable de basses profondes ou de falsettos du plus bel effet. - Dominique Demangeot -

Kings Of Leon Come Around Sundown (Columbia) Produit à New York par les traditionnels Angelo Petraglia et Jacquire King, Come Around Sundown est encore l’excellent fruit d’une affaire de famille (trois frères et un cousin) venant de l’Amérique profonde, Nashville. Fidèles à leurs origines et influences, le rock sudiste résonne toujours autant. Le timbre de voix rauque de Caleb est renversant. Les mélodies s’enchaînent inlassablement, chacune à sa place dans ce cortège aux sonorités pop bluesy. L’album commence doucement avec le très pop Beach Side, prélude doux histoire de nous bercer avant les riffs incomparables et excitants de No Money. C’est avec une mélodie post punk et dynamique que Pony Up et Birthday nous transportent dans une ambiance très vintage, chez certains c’est plutôt commun mais avec eux c’est sensationnel. Comment ne peut-on pas les trouver sexy avec le sensuel Mi Amigo accompagné de ses solos luxuriants ? On est saisis par les sons travaillés et minutieux. Arrive le fameux single Radioactive, qui fait déjà parler beaucoup de lui, excellant avec ses riffs heavy. On y voit l’ascension totalement rock de Kings Of Leon. - Olivia Icart -


Cinéma 27 octobre

La famille Jones De Derrick Borte

Le Royaume de Ga’Hoole - la légende des gardiens (3D)

Comédie

avec Demi Moore, David Duchovny Les Jones sont une famille bien sous tous rapports. Mais l’on découvre vite que tout cela n’est qu’une attitude de façade, et que la famille n’est qu’une vitrine créée de toutes pièces par une société afin de vendre ses produits...

de Zack Snyder

Animation

Une jeune chouette, Soren, est kidnappée par les chouettes de St.Aggie, un orphelinat, pour devenir soldat. Soren et ses nouveaux amis s’échappent pour aider les nobles chouettes qui combattent l’armée créée par les dirigeants de St. Aggie.

Mon babysitter

De Bart Freundlich

Comédie

...Pour voir la bande annonce, scanner le QR Code avec votre mobile

avec Catherine Zeta-Jones, Justin Bartha

Mother and Child David Duchovny dans La famille Jones, le 17 novembre Buried

De Rodrigo Cortes

Thriller Very Bad Cops De Adam McKay

Comédie

avec Mark Wahlberg, Samuel L. Jackson Gamble et Hoitz sont deux inspecteurs sans envergure. Un jour ils se retrouvent au coeur de la plus grande affaire que la ville ait connue. Vontils saisir leur chance de devenir des héros ?

The American

De Anton Corbijn

Drame

avec George Clooney, Irina Björklund Jack est un tueur à gages. Une mission qui tourne mal coûte la vie de la femme qu’il aime. Il jure de se retirer après une dernière mission qui le conduit dans un village italien, se lie d’amitié avec un prêtre du village et tombe amoureux. Mais le danger le guette...

avec Ryan Reynolds, José Luis García Pérez Un entrepreneur américain pris en otage est enfermé sous terre avec 90 minutes d’oxygène et un téléphone portable à moitié chargé...

L’Homme qui voulait vivre sa vie De Eric Lartigau

Thriller

avec Romain Duris, Marina Foïs Paul est avocat d’affaire. Sa vie s’écroule lorsqu’il apprend que sa femme a une liaison avec son voisin photographe. Il tente de s’expliquer avec lui mais les choses tournent mal...

La Princesse de Montpensier De Bertrand Tavernier

Drame

avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson

Kill Me Please De Olias Barco

Comédie

avec Virginie Efira, Benoît Poelvoorde La clinique du docteur Kruger traite les patients qui ressentent des envies de suicide. Le docteur examine avec ses patients les raisons qu’ont ces derniers ont de vouloir se suicider.

Jackass 3D

De Jeff Tremaine

Documentaire

avec Johnny Knoxville, Steve-O

10 novembre

A bord d’une locomotiove détachée, un ingénieur et un conducteur ferroviaire tentent de stopper un train transportant des matières chimiques toxiques.

De Roman Polanski

Thriller

avec Catherine Deneuve, Ian Hendry

Il reste du jambon ?

avec Zac Efron, Amanda Crew

Date limite

De Todd Phillips

Comédie

avec Robert Downey Jr., Zach Galifianakis

Potiche

Comédie

avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Judith Godrèche... Suzanne Pujol est l’épouse soumise d’un riche industriel autoritaire. Mais durant une grève le mari est séquestré et Suzanne se retrouve à la direction de l’usine. Elle se découvre alors des talents de femme d’affaire insoupçonnés...

Belle épine

De Rebecca Zlotowski

Drame

avec Léa Seydoux, Anaïs Demoustier Prudence a 17 ans. Au lycée elle rencontre Marilyne qui lui fait découvrir un circuit sauvage à Rungis. La jeune fille effacée tente de trouver son identité parmi cette bande.

Saw 3D : chapitre final

Comédie

avec Bruce Willis, Mary-Louise Parker

No et moi

De Zabou Breitman

Drame

avec Nina Rodriguez, Bernard Campan Lou a 13 ans et un QI de 160. Enfant unique, ses parents ne sont pas heureux. Un jour à la gare, elle fait la connaissance de No, jeune fille SDF.

Magma

De Pierre Vinour

Thriller

avec Natacha Régnier, Arly Jover

avec Tobin Bell, Cary Elwes

Drame

De Sergeï Loznitsa avec Vlad Ivanov, Viktor Nemets Un routier prend une mauvaise sortie d’autoroute et se retrouve dans un petit village russe où règnent la violence et la loi du plus fort.

Inside Job

De Charles Ferguson

Documentaire

Drame

avec Andreas Lust, Franziska Weisz

raconté par Matt Damon Matt Ferguson dévoile les rouages de la crise économique de 2008 en parcourant le monde et en s’intéressant aux agissements des grandes multinationales.

Severn, la voix de nos enfants

Drame historique

De Jean-Paul Jaud

avec Elina Löwensohn, Olivier Gourmet

Documentaire

avec Nicolas Hulot Documentaire sur l’environnement

3 novembre Fair Game

17 novembre

Thriller

Création

De Doug Liman avec Naomi Watts, Sean Penn Valerie Plame, agent de la CIA, enquête sur l’existence d’armes de destruction massive en Iraq. Son identité est révélée par un journaliste de Washington et elle voit sa carrière, sa réputation et sa famille menacées...

De Robert Schwentke

My Joy

Horreur

De Benjamin Heisenberg

De Abdellatif Kechiche

Red

De Kevin Greutert

Le Braqueur - la dernière course

Vénus noire

Le royaume de Ga’Hoole, le 27 octobre

De François Ozon

avec Steve Carell, Paul Rudd Tim doit trouver l’invité le plus excentrique au dîner annuel organisé par son patron. Il rencontre alors Barry, qui conçoit des reproductions d’oeuvres d’art avec des souris...

avec Ramzy Bedia, Anne Marivin

avec Naomi Watts, Samuel L. Jackson Karen, tombée enceinte à l’âge de quatorze ans, a abandonné son enfant il y a trente-cinq ans... Devenue une brillante avocate, sa fille tombe à son tour enceinte et croise par hasard la route de sa vraie mère.

Drame

Comédie

Comédie

Drame

De Burr Steers

De Jay Roach

De Anne Depetrini

De Rodrigo Garcia

Le Secret de Charlie

The Dinner Répulsion

15

De Jon Amiel

Unstoppable De Tony Scott

Action

avec Denzel Washington, Chris Pine

Biopic

avec Jennifer Connelly, Paul Bettany Le film nous conte la vie de Charles Darwin, dont les recherches sur la théorie de l’évolution vont à l’encontre des croyances de sa femme, très religieuse.

Sean Penn dans Fair Game, le 3 novembre


Oxo Production présente

Plutôt rock à ses débuts, Raphael a ensuite évolué vers un univers folk («Sur la route », « Caravane »).

Puggy La Vapeur, Dijon - 4 novembre Fondé en 2005, le groupe propose une musique entre la pop et le rock acoustique dans la lignée de Ginzhu et Deus.

Pony Pony Run Run Micropolis, Besançon - 25 Novembre Pony Pony Run Run, aux influences diverses et à la culture parfaitement pop, a sorti en 2009 son 1er album You Need Pony Pony Run Run, titre prémonitoire car depuis les français ne peuvent plus se passer du groupe !

Show Dance Le Zénith de Dijon - 5 novembre L’Axone, Montbéliard - 2 avril 2011 Un spectacle bouillonnant de Gene Kelly à Piaf ou Maryline, en passant par les comédies musicales de Broadway. Raphaël Salle Sembat, Chalon/Saône - 19 novembre

Choeurs de l’Armée Russe Théâtre municipal, Beaune - 30 novembre Marché couvert à Avallon - 2 décembre Chants populaires et folkloriques merveilleusement interprétés par les voix graves et

puissantes du Choeur des hommes. Irish Legends Parc Expo, Chalon/Saône - 16 décembre Zénith de Dijon - 23 mars Un spectacle de danses, de musiques et de chants, chaleureux et éclatant aux couleurs de l’Irlande. Compagnie Les Farfadais « Mana » Zénith de Dijon - 9 janvier 2011 Axone de Montbéliard - 28 janvier Nnuméros visuels spectaculaires et univers fantastique sur le thème des 4 éléments.
Un savant mélange entre le travail sur le corps, avec une troupe d’acrobates hors pair, et celui de l’univers fantastico-mythologique, avec des décors et costumes magnifiques.


Le Choc des Gladiateurs Palais des sports, Mulhouse – 22 janvier 2011 Les plus grandes vedettes de la WRESTLING STARS et leurs nouveaux invités pour de nouveaux combats tout aussi époustouflants et sportifs. Des sportifs de haut niveau et de supers combats spectaculaires à voir en famille. Les Chevaliers du Fiel Micropolis, Besançon – 15 mars Axone, Montbéliard – 17 mars Zénith, Dijon – 19 mars Quand un employé municipal forme un jeune collègue à devenir titulaire…ce sont vos impôts locaux qui tremblent !
Fou rires, délires et surprises garantis ! 


Diversions Besançon novembre 2010  

Journal culture sorties