Issuu on Google+

Aire Urbaine Mensuel gratuit d’informations

#34

mai 2011

Besançon

Culture, tourisme et actualité

Japhet au Petit Théâtre de la Bouloie Salon du véhicule innovant à l’Axone de Montbéliard Emergences 2011 - Franche-Comté Chanson - Il pleut bergère au Théâtre musical - Les Musicales de Clairegoutte - Festival Théâtre en Mai à Dijon - Réouverture du Musée Courbet à Ornans TOURISME / L’Abbaye de Baume-les-Dames + Agenda du mois / Chroniques Livres et CD / Sorties Cinéma


Aire Urbaine diversions-magazine.com diversions-magazine.com

cultures sorties société

#32 #27 #34

mai 2011

Besançon

REPÉRAGES - 4

L’agenda Japhet au Petit Théâtre de la Bouloie Salon du véhicule innovant à l’Axone de Montbéliard Emergences 2011

MUSIQUES - 8

Il pleut bergère, une histoire de la contredanse Les Musicales de Clairegoutte Franche-Comté Chanson

OUVREZ LES YEUX - 11

Réouverture du Musée Courbet à Ornans

TOURISME- 12

L’Abbaye de Baume-les-Dames

LITTÉRATURES - 13 CHRONIQUES CD - 14 CINÉMA - 15

THÉÂTRES - 10

Festival Théâtre en Mai à Dijon

Japhet au Petit Théâtre de la Bouloie Le 17 mai au Petit Théâtre de la Bouloie aura lieu la première de la nouvelle pièce de la compagnie La Dernière Tranche. Japhet est écrite et mise en scène par Ludovic Drouet, qui suit un Master 1 Arts du spectacle à l’Université de Franche-Comté. Des structures comme le Petit Théâtre sont importantes pour les jeunes artistes et les jeunes compagnies qui ont besoin de lieux de ce type, à la fois pour présenter leur travail auprès du public mais aussi pour répéter. Des résidences sont ainsi données régulièrement au Petit Théâtre. Si Ludovic et sa troupe répètent à la salle Jenny d’Héricourt de la Bouloie, à la MDE, à l’Entrepôt et aux Bains Douches, travailler dans de véritables salles de spectacle équipées en son et lumières est également nécessaire. Que dire sur Japhet ? Sa première spécificité est d’abord d’être une oeuvre modulable. Composée de 60 scènes, plusieurs versions peuvent en être données. La version globale sera jouée le 17 mai, avant d’être rejouée le 19 mai à l’Entrepôt, dans un cadre plus intimiste. On retrouvera la Dernière Tranche Salle Battant le 4 juin. La soirée sera partagée avec le Club de Gym, qui organise des concerts. La troupe travaillera avec eux pour une version de la pièce mêlant théâtre, musique et vidéo. Enfin le château d’Oricourt accueillera Japhet le 17 juin. « On aura un peu de lumière mais par contre notre technicien lumière, aussi spécialisé en feu, pourra créer une ambiance spécifique », explique Ludovic Drouet. Japhet mélange les lieux et les temporalités pour nous conter une conspiration contre Zeus. La pièce fera donc

Diversions - Edition Besançon Journal d’information gratuit 12, rue des Vieilles Perrières 25000 Besançon 03 81 57 58 92 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 57 58 92 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

intervenir une intrigue policière, des kidnappings... pour nous dévoiler cette histoire chaotique. Ludovic Drouet a porté une attention particulière aux transitions entre les nombreux tableaux composant la pièce. Pour passer d’un espace à un autre, il a ménagé des transitions chorégraphiées pour apporter de la fluidité. Du 7 au 17 mai, une résidence au Petit Théâtre permettra d’apporter les dernières touches avant la première du spectacle. Cette année, Ludovic a également travaillé avec Mylène Buffavand, de la compagnie Ludi Arti. L’occasion pour le jeune auteur metteur en scène d’insuffler à sa pièce une autre énergie, celle de l’improvisation.

- Dominique Demangeot Japhet, par la compagnie La Dernière Tranche, Petit Théâtre de la Bouloie, 17 mai à 20h30 Tarif unique 4 euros - Infos/Réservation : CROUS 03 81 48 46 61

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Gilles Bloin, Sophie Choffant, Frédéric Dassonville, Dominique Demangeot Manu Gilles, Mister June, Simon Grangereau, Amandine Mannier, Sébastien Marais, Paul Sobrin, Boban Stanojevic, Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 57 58 92 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

Dépôt légal : mai 2011 © Diversions 2011 Imprimé en Espagne - Rotimpres ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur la Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : 31mai 2011


Diversions - L’Agenda du mois

4

Les sorties du mois en un clin d’oeil

Avec Radio Sud Besançon 101.8 Fm, la radio de la diversité culturelle

BESANÇON Concerts, spectacles... Le Gymnase Espace Culturel Du 3 mai au 2 juin : Exposition Effervescences - Herbé Tullet

Andy Emler Megaoctet le 27 mai au Théâtre de Dole

Grand Kursaal

Micropolis

8 mai : Brocante mensuelle 12 mai à 20h30 : Gospel pour 100 voix – Musique 15 mai : Foire de la Pentecôte

Nouveau Théâtre

26 et 27 mai : De cable et d’épée (joué en décentralisation à Baume-les-Dames)

La Rodia

4 mai : Young Blood Brass Band + La Fanfare en pétard - Jazz / Funk / Hip Hop 6 mai : Mountain Men + Cosmix Banditos - Blues 13 mai : Pigalle + Sharitah Manush - Chanson Rock 14 mai : Chinese Man + Fowatile + Arure - Hip Hop / Electro 19 mai : Les Fatals Picards - Chanson 21 mai : The Young Gods + Generic - Rock Electro Indus 27 mai : Yaniss Odua & E. Sy Kennenga + Dilo + Unity Vibration + Skyman Selecta - Reggae 28 mai : Hindi Zahra + François & The Atlas Mountain - Folk

Théâtre de l'espace

Du 3 au 6 mai : Symfonia Zaboznych – Musique 10 et 11 mai : Mémoires de papillon - Théâtre/Danse 24 mai à 20h30 : Judith - Théâtre 28 mai à 19h : The red picture show : Les Chaussons Rouges/ Red Big Party – Cinéma/ danse

© Hassan Hajjaj

10 mai à 20h30 : L’Orchestre Philharmonique de Besançon André Stapffer. assurera la 2e partie du concert du Concerto pour trios d’anches et orchestre de Noel Gallon, l’ouverture de Mireille de Gounod et la 1ere suite de l’Arlesienne de Bizet. Le Trio de Poche, The Manchester Reed Trio et le trio d’anches de la philharmonie du Luxembourg interprèteront des oeuvres de Borrel, Chandler, Dartevelle et Ropartz.

Hindi Zahra à La Rodia le 28 mai

5 mai à 20h : Le nouveau monde – Concert 7 mai à 20h : Richard Galliano – Concert 9 mai à 20h : Quintette et piano – Concert 12 mai à 20h : Roméo et Juliette –Danse 20 mai à 20h : Schubert la fascination – Concert 24 mai à 20h : Cyrano de Bergerac –Théâtre 27 mai à 20h : Il pleut bergère - Danse

Passagers du Zinc

3 mai à 20h : L'atelier du spectateur : Dans la chambre de Vanda de Pedro Costa 19 mai à 21h : Julie Doiron -Folk

Expositions ERBA

Jusqu’au 6 mai : Exposition 100 affiches (Grande galerie) 18 mai à 17h : conférence Sophie Delpeux (Auditorium)

Galerie Jean Greset

Du 4 mai au 4 juin : Jean Le Gac, « Sur mes propres traces » - Peinture Du 8 juin au 9 juillet : Jean Messagier - Peinture

Galerie Les Cent Pas (Hôtel de Ville)

DOLE La Commanderie 4 mai à 20h30 : Thé à la menthe ou thé citron - Théâtre 7 mai à 20h30 : Idir – Musique du monde 13 mai : Frédéric François -Chanson

Théâtre de Dole

3 mai à 14h30 et 20h30 : Karim Kacel, mon père ce héros –Musique du monde 11 mai à 20h30 : Parce qu’on va pas lacher – Danse, théâtre, percussions corporelles 17 mai à 20h30 : Aataba - Danse Maroc 27 mai à 20h30 : Andy Emler Mégaoctet – Jazz 30 et 31 mai : La fiancée de Barbe Bleue - Théâtre

Salle des fêtes 14 mai à 20h : Concert de printemps de la musique municipale - Musique

La Fabrique

25 et 26 mai : Circus : spectacle vocal des classes de formation musicale - Musique

Musée des Beaux Arts

Du 27 mai au 18 septembre : exposition Courbet contemporain

Du 13 mai au 8 juillet 2011 : Exposition Mélanie Dornier : Mes Lieux Chinois - Photo

LONS-LE-SAUNIER Musée des Beaux-Arts

Du 6 avril au 23 mai : « Entre les lignes », pour un hommage à Michel Jacquot

Jusqu’au 12 juin : Raphaël Zarka, Topographie anecdotée du skateboard - Exposition

Hôtel du Département

Musée du temps

Jusqu’au 30 mai : Exposition Montres et Merveilles

Bains Douches

Du 1er au 29 mai : Exposition Paco - Photographie - et Natacha - Collages 18 mai à 18h : Welliing Walrus - Concert

MJC Palente

Le Trio de Poche le 10 mai au Grand Kursaal en compagnie du Philharmonique de Besançon

JURA

Théâtre musical

Du 23 au 28 mai : 20ème Fête du Livre Jeunesse - «Tu me fais tourner la Terre !»

POLIGNY Moulin de Brainans

7 mai : Kicking Fest avec Hellbats + Flying Donuts + Billy Gaz Station + Teenage Mixtape - Rock’n’Roll 14 mai : Al Jawala + My Lady’s House - Jazz Funk / Folk 21 mai : Amazigh Kateb

PONTCEY Moulin de Pontcey 7 mai à 21h : Les Caméléons + Made in Shantytown - Ska festif 21 mai à 21h : Emzel Café / Benja - Chanson 28 mai à 21h : Loudblast/ Crossingate – Métal

VESOUL Théâtre Edwige Feuillère 5 mai à 20h30 : Le grand cahier - Théâtre 11 mai à 15h : Ma - Jeune public 13 mai à 20h30 : Aventures, nouvelles aventures – Théâtre musical 17 mai à 20h30 : La fiancée de Barbe Bleue - Théâtre 18 mai à 18h30 : Trio Suyana – Musique 21 mai à 20h : Le ballet de Lorraine – Danse 24 mai à 20h30 : Carmen - Opéra 26 et 27 mai à 20h30 : Le cirque invisible Cirque en salle Du 30 mai au 4 juin : L’école au théâtre

CAMPUS DE LA BOULOIE BESANÇON

Petit Théâtre de la Bouloie 4 mai à 20h30

Sous contrôle (Théâtre) Tarif unique 4 €.

Mardi 10 mai à 20h30 (ouverture des portes à 20h) au RU Grand Bouloie

ORGAN Trio (Jazz au Campus)

Entrée gratuite pour les étudiants et tarif préférentiel pour les extérieurs (10 € l’adhésion annuelle). http://jazzaucampus.jimdo.com

12 mai à 20h30 Monsieur Z (Metal Electro) Tarif normal 8 €, tarif réduit 4 €

17 mai à 20h30 Japhet (Théâtre) (Cie La Dernière Tranche) Tarif unique 4 €.

18 mai à 20h30

Solutions locales pour un désordre global (Documentaire) Réalisé par Coline Serreau, 2010

Gratuit

25 mai à 20h30

Historique BD

Introduction au salon Comix’Cité (Comix Trip) 1er juin mai à 20h STOP ! (Théâtre) (Cie La Carotte) Tarif unique 3 €.

Infos/Réservation : CROUS 03 81 48 46 61


Dole - Pentecôte 2011 - 11 et 12 Juin

Cirque Fanfares Samedi 11 Juin

Dimanche 12 Juin

► à partir de 15 h : Cérémonie d’ouverture de la Grande Coupe du Monde de Fanfares. Spectacles de rue…

► à partir de 15 h : Coupe du Monde de Fanfares. Spectacles de rue…

► 20 h : Grand défilé et parade des fanfares

►20 h : clôture de la Coupe du Monde et remise de prix. Prestation de toutes les fanfares en compétition

► 22 h/2 h : Bal populaire Parvis de la Médiathèque

Service Communication - Ville de Dole - illustration :Tatiana Simmen - Avril 2011

et

► 19 h : Repas des chefs étoilés

► 22 h : Feu d’Artifice ► 23 h : Mazalda (électro) Kumpania Beat (dj)

programme complet : www.doledujura.fr

Dole - 11 et 12 juin 2011

Cirque Fanfares et

Entrée : 15 € Réduit : 13 € Enfants : 8 €

Service Communication - Ville de Dole - Avril 2011

03 63 36 7000

CIRQUE

Service Communication - Ville de Dole - Avril 2011

Place Précipiano Vendredi 10 Juin 20 H 30 Samedi 11 Juin 17 H 30 Dimanche 12 Juin 10 H 30 17 H 30 Lundi 13 Juin 10 H 30 17 H 30

etCirque Fanfares

www.doledujura.fr

4 continents 8 nations 130 musiciens 40 concerts gratuits

www.doledujura.fr


Diversions

Edition Besançon, Dole, Vesoul

Salon du Véhicule Innovant à l’Axone de Montbéliard

Des conférences thématiques seront animées par des chercheurs, des créateurs, des écoles et des fabricants. Place également à la pratique avec des zones d’essai de deux-roues sur le parvis de l’Axone et de nouveaux véhicules sur le parking P0.

Du 27 au 29 mai se tiendra à l’Axone de Montbéliard le premier Salon du véhicule innovant. Le grand public est invité à venir s’informer sur les nouvelles mobilités, thème hautement d’actualité au regard des préoccupations grandissantes pour l’environnement, mais aussi d’un point de vue économique. L'occasion de découvrir les nouvelles solutions et les projets divers en électrique, hybride, design, politiques publiques...

© PSA - Peugeot-Citroën

Seule agglomération présente au Mondial de l’Automobile de Paris en octobre dernier, Pays de Montbéliard Agglomération organisait en décembre les premières Rencontres des territoires automobiles, qui avaient mis en lumière la nécessité d’une collaboration entre collectivités locales, constructeurs et Etat. La filière automobile évolue en effet rapidement. Deuxième pôle de recherche et développement automobile français après l’Île de France, le Pays de Montbéliard a une carte à jouer en matière de nouvelles mobilités et souhaite en faire notamment la démonstration au sein de ce premier Salon du véhicule innovant.

Si le groupe PSA sera bien sûr présent sur le salon, d’autres constructeurs seront également conviés. 40 voitures et 25 deux-roues innovants seront présentés. Le salon sera également l’occasion d’apprécier les savoirfaire de la filière, touchant à des secteurs très divers, de la motorisation au design, en passant par l’indispensable innovation mais aussi l’anticipation des marchés futurs. Des conférences thématiques seront animées par des chercheurs, des créateurs, des écoles et des fabricants. Place également à la pratique avec des zones d’essai de deuxroues sur le parvis de l’Axone et de nouveaux véhicules sur le parking P0.

Peugeot Scooters

L’hybride est une nouvelle génération de moteur qui couple essence/diesel et électrique

En matière de mobilité urbaine, le scooter reste un argument de choix, d’autant plus lorsque ce dernier se met au tout électrique. C’est le cas du e-VIVACITY, le scooter 100% électrique conçu par Peugeot. Ce nouveau modèle possède des batteries Lithium-ion dernière génération qui rendent possible une autonomie de 60 km à 45 Km/h. Le « plein » pour le véhicule ne coûte que 25 centimes d’euros… Les deux batteries se rechargent

6

sur une prise de courant classique ou une borne urbaine, au moyen d’un câble à spirales logé sous la selle. Il faut trois heures pour recharger les batteries à 80 % et 5 heures pour les recharger entièrement.

La technologie Hybride

Si les nouvelles mobilités s’envisagent sous des angles très divers, de l’ergonomie intérieure aux systèmes d’adhérence, en passant par la communication entre les véhicules, le moteur est évidemment un enjeu central, puisqu’il est en lien direct avec la sauvegarde environnementale. Le moteur hybride retient en ce moment l’attention de tous. Diversions fait le point sur la technologie hybride élaborée par Peugeot-Citroën. Plusieurs types d’hybridation sont possibles. L’hybride traditionnelle associe moteur électrique et moteur thermique essence ou diesel. Le micro hybride est un moteur thermique complété par un petit moteur électrique : le Stop & Start coupant le moteur à chaque

arrêt au Stop ou au Céder le passage par exemple. Le Full Hybride correspond à la technologie HYbrid4 développée par PSA. Le moteur récupère notamment l’énergie en décélération et au freinage et propose quatre roues motrices. La consommation diminue de 35% par rapport à un diesel ordinaire. Le moteur électrique est ici utilisé conjointement ou en alternance avec un moteur thermique. Il peut également être utilisé seul sur quelques kilomètres. Pour 15 % de gain de Co2 avec un moteur micro-hybride, on passe ici à 35 %. Le Plug-in Hybride est quant à lui équipé de batteries pouvant être rechargées sur secteur. Un pas de plus vers le tout électrique, puisque les émissions de CO2 peuvent être diminuées ici de 2/3 par rapport à un moteur thermique traditionnel.

Le moteur HDi

Le Diesel à injection directe, dont PSA est le leader mondial, rend possible une technique de dépollution. On retrouve aujourd'hui le HDi sur plus de 12,5 millions de véhicules, permettant de diminuer la consommation de plus de 20 % par rapport à un moteur diesel d'ancienne génération. Cela permet également une diminution des émissions de CO2, mais aussi des bruits et des vibrations. Le « common rail » permet en outre une meilleure maîtrise de la combustion. Le système de dépollution couplé au HDi, le Filtre à Particules (FAP) permet d’éliminer les particules diesel. On le trouve aujourd’hui sur plus de 3 millions de véhicules Peugeot et Citroën. - Gilles Bloin -

Plus d’informations sur le Salon du véhicule innovant : www.agglo-montbeliard.fr

Pôle Véhicule du Futur Cofinancé par les collectivités de FrancheComté et OSEO, le projet Trax, porté par l’entreprise Phénix International de Gray (70), est mené en collaboration avec des entreprises et des laboratoires du territoire. Il vise à concevoir une nouvelle génération de moteurs électriques

Faisant partie des 71 pôles de compétitivité créés en 2005, le Pôle Véhicule du Futur fonctionne sur le principe du travail collaboratif, regroupant entreprises, centres de recherche et formation. Centré sur l’innovation en matière de mobilité urbaine et péri-urbaine, il souhaite susciter une dynamique en Alsace et en Franche-Comté. Soutenue par l’Etat, la Région Alsace, la Région Franche-Comté et d’autres collectivités territoriales, signataires du contrat de performance 2009-2011, la structure sera naturellement présente au Salon du véhicule innovant. Systèmes intelligents de conduite, développement de nouveaux matériaux ou accompagnement dans un marché automobile mondial soumis aux modifications structurelles, les missions du Pôle Véhicule du Futur sont diverses. Il est nécessaire de se projeter dans l’avenir pour identifier les besoins en matière de mobilité.

Accompagnement des entreprises

A fortiori en temps de crise, les entreprises sont en attente de projets structurants. Le Pôle Véhicule du Futur travaille étroitement avec l’Aire urbaine et Peugeot en particulier. Un travail est également mené avec

plusieurs collectivités territoriales. Les actions s’inscrivent en outre dans le cadre de programmes nationaux et européens. Les adhérents au Pôle bénéficient d’une analyse de marchés et peuvent travailler en collaboration avec d’autres entreprises. En matière de crédibilité auprès des partenaires financiers, le Pôle joue également un grand rôle : « Le label « Pôle Véhicule du Futur » donne une vraie légitimité technologique au projet notamment auprès des banques, qui considèrent que le projet a de l’avenir et sont donc plus enclines à soutenir la société », explique par exemple Pierre Goll, PDG de la société FAM Automobiles à l’origine de la F-City.

Emploi et formation

« Nous sommes convaincus que c’est par les projets d’innovation que l’on va créer des emplois nouveaux », expliquait Brigitte Morgulis, secrétaire général du pôle, lors d’une table ronde sur les formations pour les emplois industriels de demain - Siège de PMA, 8 avril dernier -. Cette dynamique de pôle de compétitivité peut faire naître de nouvelles activités. L’attractivité du territoire est un élément qu’il ne faut pas négliger ici. L’excellence industrielle est ainsi encouragée avec le programme PerfoEST par exemple, dont l’objectif est de péréniser les emplois. La formation est une autre dimension clé en

matière d’automobile. Le pôle est ainsi à l’origine de la création avec le lycée Viette d’un BTS de maintenance en véhicules électriques. En Alsace, un master Bac + 5 a été développé sur le design intérieur de véhicule, monté avec une école de design milanaise. Citons encore la création d’un master en Mobilité. « Que ce soient les agglomérations, les opérateurs de transports, on va devoir redessiner la mobilité à l’intérieur des villes », explique encore Brigitte Morgulis. Ce projet devrait se concrétiser en 2012 avec les universités locales. En matière d’emploi, de formation et de compétence, le pôle travaille également en collaboration avec le groupe PSA qui a détaché Bruno Vitrac, à l’origine d’une expérimentation juniors/séniors dans les entreprises. Ce dernier anime aussi une bourse d’emplois accessible sur le Pôle Véhicule du Futur avec des offreurs et des demandeurs en lien avec les thématiques du pôle. Il vient également d’achever une cartographie des formations en rapport avec les nouvelles mobilités, à savoir 659 formations. - Dominique Demangeot -

www.vehiculedufutur.com


7

Edition Besançon, Dole, Vesoul

Diversions

Emergences 2011 à Besançon Le dispositif d’accompagnement Emergences de la ville de Besançon a une fois encore suivi le travail de plusieurs compagnies ou artistes de la région. Pluridisciplinaire, s’intéressant aussi bien au théâtre qu’à la musique, au cirque qu’à la danse, Emergences proposera du 30 mai au 4 juin des spectacles permettant d’apprécier l’évolution de ces artistes. Diversions vous présente deux exemples de parcours avec Nicolas Laurent et la compagnie La Carotte.

Compagnie Vraiment Dramatique - Sisyphe (Théâtre)

Dans la mythologie grecque, Sisyphe est un architecte condamné par les dieux à rouler éternellement un rocher jusqu’à un précipice. C’est ce mythe qu’a choisi Nicolas Laurent pour son nouveau projet donné le 3 juin au Nouveau Théâtre de Besançon. A la tête de la Compagnie Vraiment Dramatique, Nicolas Laurent a déjà mené quelques créations, notamment à la Bouloie pour la Nuit des Chercheurs. Le dispositif Emergences, s’il conseille les artistes en matière de technique et de gestion, attend en effet de ces derniers qu’ils aient un projet bien ficelé, qu’ils soient relativement indépendants pour pouvoir, le cas échéant, demander par exemple un financement supplémentaire. Assistant de Sylvain Maurice au Nouveau Théâtre, Nicolas a beaucoup appris auprès de ce dernier en matière de mise en scène. Il espère également qu’Emergences lui apportera une audience lui permettant de faire tourner plus largement le spectacle. Il connait bien le sujet de Sisyphe pour avoir

Le dispositif Emergences, s’il conseille les artistes en matière de technique et de gestion, attend de ces derniers qu’ils aient un projet bien ficelé, qu’ils soient relativement indépendants pour pouvoir, le cas échéant, demander par exemple un financement supplémentaire. notamment rédigé son mémoire de maîtrise sur la relation de Sisyphe au théâtre. « Il y a un paradoxe chez Sisyphe. Il est très antithéâtral car on ne connait de lui finalement que ses montées et ses descentes avec son rocher, il n’y a pas de situation, il ne rencontre pas d’autre personnages » explique Nicolas Laurent. « Et malgré tout dans ses ascensions répétées, il y a quelque chose qui a à voir avec le théâtre, ces variations dans la répétition par exemple ». Le travail a notamment consisté à exprimer ce mouvement dans un contexte dramatique. « Mais ce qui est intéressant avec le mythe, c’est que cela laisse des parties où l’on peut créer ». La compagnie Vraiment Dramatique a la particularité de mêler comédiens professionnels qui vont jouer le mythe de Sisyphe, et amateurs qui vont jouer des conférenciers dissertant sur le mythe, accompagnés d’un matériau philosophique, de vidéo et de son. Les deux mondes vont se rencontrer. « Le mythe de Sisyphe nous explique qu’on est perdus dans ce monde, et que l’on n’a pas les clés pour le comprendre », explique Nicolas Laurent. Ses personnages conférenciers sont un peu perdus eux aussi et ont bien du mal à expliquer eux-mêmes le mythe de Sisyphe... - Dominique Demangeot -

Jamel Debbouze Tout sur Jamel

10 mai L’Axone - Montbéliard

Calogero Symphonique

CALOGERO

11 juin Le Zénith - Dijon

Les Chevaliers du Fiel La brigade des feuilles

16 septembre Micropolis - Besançon

Jean-Louis Aubert

J.L. AUBERT

S. ROUSSEAU

Roc’Eclair Tour

14 octobre L’Axone - Montbéliard

Stéphane Rousseau

Les confessions de Rousseau 4 novembre L’Axone - Montbéliard

Yannick Noah

9 novembre Le Zénith - Dijon

Patrick Fiori

L’instinct masculin 17 mars 2012 L’Axone - Montbéliard

Dracula

L’amour plus fort que la mort 13 et 14 mars 2012 Le Zenith - Dijon Réservation : Fnac, Carrefour, Leclerc, Géant Casino, Cora, Cultura, www.fnac.com www.ticketnet.fr, www.digitick.com - Infos : OXO Production www.oxoproduction.com - 03 80 410 333

Emergences mêle les disciplines. Si le théâtre est représenté, on assistera également au nouveau concert du chanteur guitariste Benja - ci-dessus - mais aussi à de la danse

Compagnie La Carotte STOP (Conte clownesque) La Carotte prépare sa création 2011 destinée au jeune public mais aussi aux adultes. Partant du traditionnel Petit Chaperon Rouge, le conte dérape lorsque le célèbre personnage se retrouve accusé dans un tribunal... Une pièce créée et interprétée par Daphné Amouroux, Caroline Guidou et Cécile Druet. Depuis onze ans, la compagnie La Carotte apporte le théâtre notamment en zone rurale. Elle se veut aussi plateforme de création et de diffusion de spectacles, souhaitant susciter des échanges entre artistes et spectateurs. Leur spectacle On a marché sur le Bitume joué récemment à Dole est représentatif du travail de la compagnie, œuvre créée collectivement en 2006. Le quartier des Mesnils-Pasteur à Dole est mis sur la sellette, s’inspirant de vrais propos recueillis auprès des habitants. Le cheminement artistique de

Lundi 30 mai - C’est moi-même que je n’ai jamais rencontré La dernière journée d’un homme avant qu’il ne sombre dans la folie racontée par la compagnie Si t’es pressé fais un détour. Théâtre de l’Espace- 20h Mardi 31 mai - Chroniques Rencontre entre une danseuse et un contrebassiste en trois actes interprétée par Cécile Danjou et Vladimir Torres. Théâtre Musical - 20h Mercredi 1er juin - Stop Relecture moderne du Petit Chaperon rouge pour petits et grands par la Cie Stop La Carotte. A partir de 6 ans. Petit Théâtre de la Bouloie- 20h Jeudi 2 juin - Le Salut de Narcisse La Cie Mala Noche revisite le mythe de la nymphe Echo et de son bien aimé Narcisse dans le cadre du Festival de Caves.

la compagnie s’accomplit également lors de petites créations, pièces jouées en première partie de représentations ou proposées lors d’évènements ayant pour thème la migration. Les artistes de La Carotte travaillent à installer une synergie entre la voix, le corps et le mouvement. La compagnie jurassienne s’adresse à tout style de public, enfant ou adulte. Certains spectacles existent même en plusieurs versions adaptées aux tranches d’âge des petits. A la culture théâtrale, La Carotte mêle celle du cirque et des marionnettes, mais aussi la danse. On y trouve même de la chanson populaire. Le public a tout loisir d’échanger à la fin du spectacle avec l’équipe. Il est au cœur de la démarche artistique, comme en témoignent les nombreuses actions de médiation culturelle effectuées par la Carotte. « La médiation est aussi irriguée par l’art », souligne d’ailleurs la compagnie. - Frédéric Dassonville -

Festival de Caves- 20h Représentations le mardi 31 mai et 1er juin également à 20h Vendredi 3 juin - Sisyphe Le héros de la mythologie grecque pousse encore et toujours son rocher, remis au goût du jour par la Cie Vraiment Dramatique. Nouveau Théâtre - 20h Représentation le samedi 4 juin en aprèsmidi également. Samedi 4 juin - Benja Benjamin Vuillermoz présente son album concept Obsédé Sensuel / Dany Rain. La Rodia - 20h Avec en bonus tous les soirs, des concerts gratuits dans les bars aux quatre coins de la ville. Renseignements : Direction de la Culture et du Patrimoine au 03 81 61 51 01


Musiques

8

Il pleut bergère au Théâtre musical Le mois de mai au Théâtre musical s’achèvera en musique et en danse avec une création de la compagnie Muse et Danse. Cette dernière fête cette année ses 25 ans et collaborera avec des interprètes que l’on a pu voir à plusieurs reprises au théâtre bisontin. L’occasion de découvrir la contredanse, art très codifié importé d’Angleterre au XVIIe siècle.

La contredanse, ancêtre notamment du quadrille au XIXe siècle, va beaucoup voyager : à l'Opéra comme dans les campagnes, parcourant l'Europe et l’Amérique.

Sur une mise en scène et une chorégraphie de Christine de Plas, un ensemble instrumental - harpe ancienne, violon, violoncelle, luth, flûte à bec, cornemuse, piano et accordéon - sous la conduite d'Angélique Mauillon, accompagnera les chanteurs et la compagnie dans ce spectacle qui met en lumière la contredanse. Cette dernière nous vient d’Angleterre – appelée là-bas Country Danse -, apparue au début du XVIIe siècle. Comparée au bal bien ordonné de la Cour, la Country Danse apparait plus enjouée, née dans les campagnes, et attire logiquement les plus jeunes, faisant vite fureur au royaume de Louis XIV. La contredanse, ancêtre notamment du quadrille au XIXe siècle, va beaucoup voyager : à l'Opéra comme dans les campagnes, parcourant l'Europe et l’Amérique. On la retrouve d’ailleurs aujourd’hui sous une forme célèbre : la Country Danse des cowboys. Depuis quelques années, cette discipline connaît un regain d’intérêt. N’oublions qu’il s’agit à la base d’une danse née dans les campagnes anglaises, même si les avis des spécialistes divergent, certains affirmant que la contredanse est belle et bien

française. La contredanse signifierait dans ce cas danse en vis-à-vis. Muse et Danse nous contera donc le périple de cette danse sur des musiques de Purcell, Lully mais aussi Mozart, Weber, Wagner… Très codifiée, la contredanse anglaise est notamment décrite par le maître à danser John Playford en 1651. En 1684 elle est introduite en France par le maître à danser anglais Isaac

La seizième édition des Musicales de Clairegoutte se tient du 23 avril au 15 mai à Ronchamp et Clairegoutte. Depuis seize ans, l’Association de Sauvegarde et de Promotion du Patrimoine de l’Environnement et de la Culture propose de mettre en valeur les lieux du patrimoine par le biais de la musique. Après Les sept dernières paroles du Christ en croix le 23 avril, c’est un « Marathon Beethoven » qui se tiendra du 13 au 15 mai.

Samedi 23 avril, 19 h 30 « Les sept dernières paroles du Christ en Croix » de Josef Haydn Chapelle Notre Dame du Haut - Le Corbusier - Ronchamp

Lecture : Louis Mauvais Christophe Poiget et Elodie Haas, violons ; Grégoire Vallette, alto ; Thérèse Meyer, violoncelle. Entrée libre dans le cadre des célébrations de la Semaine Sainte

Avec : Le QUATUOR ELYSEE Valentine BUTTARD, Claude RUYER, François VERRY, pianistes Olivia GAY, Philippe BUSSIERE, Concerts vendredi et samedi à 18 h 30, 20 h 30, 22 h 15 Thérèse MEYER, violoncellistes Salle des Fêtes de Ronchamp Thierry JUFFARD, Myriam THEVENON, Szuhwa WU, violonistes dimanche à 15 h 30 au temple de Clairegoutte, Jean François SCHMIDLET, altiste à 17 h 30 Salle des Fêtes de Ronchamp Paul FRIZOT, contrebassiste Christian GEORGY, clarinettiste Benoît TAINTURIER, bassoniste Emma COTTET, corniste Jean-Louis GEORGEL, baryton Et la participation des classes de musique de chambre des CRD de Belfort et Montbéliard

Du vendredi 13 au dimanche 15 mai « Marathon Beethoven »

es, uors, r… t a Son , quat eptuo s s trio tette, quin

TRAITEUR CHRISTOPHE MATTHIEU 70200 CLAIREGOUTTE 03 84 63 12 76

Les Affiches - Imprimerie Gaspard-Royer - LURE

Restauration sur place entre les concerts - Organisation : ASPPEC – Clairegoutte Réservations : Office de Tourisme - 14, place du 14 juillet F-70250 RONCHAMP - Tél. 03 84 63 50 82 - officetourisme.ronchamp@wanadoo.fr / www.tourisme-rahin-cherimont.com

CHAMPAGNEY

- Paul Sobrin -

Il pleut bergère, une histoire de la contredanse, Théâtre musical de Besançon, 27 mai à 20h www.letheatre-besancon.fr

Les Musicales de Clairegoutte

les Musicales de Clairegoutte et du Rahin & Chérimont 16ème édition - Du 23 avril au 15 mai 2011

Tarifs : réduit : 7 €, plein : de 10 € à 15 € forfait 2 concerts : 20 €, forfait 3 concerts : 30 € Gratuit - de 12 ans

et le danseur André Lorin. Ce dernier invente un système de notation pour la représenter. La dimension sociale de la contredanse est en effet primodiale, danse de groupe dont on doit connaitre les pas, les schémas, mais qui ne s’adressait pas à des danseurs professionnels. L’occasion de rappeler que la danse, avant le XXème siècle, jouait un rôle plus important dans la vie de tous les jours.

Dansée en deux lignes face à face pour la contredanse anglaise ou en quatre lignes à la française, la contredanse se compose d’entrées (ou couplets) et d’un refrain répété à plusieurs moments. Chaque entrée a sa spécificité et son nom : le rond, la main, les deux mains, le moulinet des dames, etc. La danse n’était pas un simple divertissement. Elle produisait aussi du lien social, permettrait d’exprimer des croyances, des valeurs, l’expression d’un culture. On en aura un bel aperçu le 27 mai prochain au Théâtre musical.

S’il proposait dans les premiers temps de la musique ancienne, le festival s’est développé en passant de trois à cinq concerts au moment de la création de la Communauté de communes Rahin et Chérimont. Les lieux se sont aussi diversifiés : Frahier, Clairegoutte, Plancher-Bas, l’objectif étant de diffuser la musique dans les endroits les plus divers possibles tout en valorisant le patrimoine. La manifestation souhaite mettre en place cette année une fête de la musique de chambre autour de Beethoven. Le festival inaugure en outre quelques nouveautés. C’est ainsi la première fois qu’il propose plusieurs concerts courts dans la même journée, ainsi qu’un repas pour renforcer la dimension conviviale de la manifestation. Les Musicales souhaitent aussi replacer Beethoven dans son contexte musical en programmant quelques oeuvres de ses prédécesseurs. « Beethoven est le compositeur le plus novateur de son siècle, qui dégage une force et une émotion hors normes et qu’on suit dans trois aspects, fougue de la jeunesse, génie de la maturité et aussi, moins connu, divertissement viennois, puisque dans sa jeunesse il s’intégrait dans un certain contexte culturel avant de prendre ses propres chemins » explique Mme Bussière, co-directrice artistique du festival. « Beethoven a pu écrire des œuvres géniales aussi bien pour des nobles qui lui en passaient commande et étaient parfois déroutés par le résultat (comme Mozart d’ailleurs) ou en suivant uniquement son impulsion créative ». Le public est pour une part local. Il suit le festival et

s’est initié à la musique classique au fur et à mesure des années. Mais les Musicales attirent aussi des spectateurs de Luxeuil, Vesoul, Besançon, de l’Aire urbaine, sans oublier la Suisse et l’Alsace. Le festival, en conviant des musiciens de haut niveau, démontre que le milieu rural peut proposer des temps fort de qualité. « Le quatuor Elysée qui se produira le 14 mai fait notamment partie des grands quatuors français », souligne ainsi Thérèse Bussière à propos de la formation qui mêle les écoles française et russe. Ils interpréteront deux quatuors de Beethoven et une pièce de jeunesse de Webern, dans un style post-romantique. Les Musicales poursuivent leur collaboration avec le Salon de Musique qui met en lumière les jeunes solistes, à l’occasion d’un récital de sonates donné le 13 mai à Ronchamp par Olivia Gay - violoncelle - et Valentine Buttard - piano - qui interpréteront deux sonates de Beethoven et une pièce de Stravinsky. Une scène ouverte est également organisée ce jour-là pour les grands étudiants. Les classes de musique de chambre de Belfort et Montbéliard introduiront Beethoven avec Haydn et Mozart. « On suit Beethoven dans ses différents aspects, en sonate, en trio, en quatuor, sonate pour piano seul », précise Mme Bussière. Les Musicales nous invitent aussi à découvrir un Beethoven très peu connu qui s’est inspiré des musiques traditionnelles anglaises. « Le dimanche c’est le jeune Beethoven qui sera abordé, avec la sérénade pour trio à cordes et le charmant septuor pour cordes et vents, qui seront interprétés dans le temple de Clairegoutte par des professeurs des conservatoires de Belfort et Montbéliard ». Les Musicales se clôtureront cette année avec Schubert et Schuman, le premier contemporain de Beethoven, le second influencé par ce dernier, histoire de boucler la boucle.

Les Musicales de Clairegoutte, à Clairegoutte et Ronchamp, du 23 avril au 15 mai www.tourisme-rahin-cherimont.com


Musiques

Franche-Comté Chanson L’association 5 Etoiles Productions-solidaires défend la chanson d’auteur et les artistes régionaux dans un esprit citoyen et solidaire depuis 2006. La chanson d’auteur, c’est le contraire de la variété ! C’est un mode d’expression sincère et authentique souvent boudé par les médias et mal identifié par les politiques culturelles. Elle a besoin d’être soutenue, c’est notre rôle. Depuis 2006, il a fallu expliquer et convaincre avec patience et ténacité. En partant de zéro nous comptons aujourd’hui 1000 membres, 40 bénévoles, 2 salariés. Cette année, plus de 50 concerts de chanson d’auteur, drôle, poétique, rock ou festive, avec des artistes confirmés ou encore en développement, dans des salles de 50 à 1000 places. C’est le moment d’adhérer ! Adhérer à 5 Etoiles Productions-solidaires, c’est aussi adhérer à des valeurs. Des valeurs artistiques d’abord, pour que survive une culture authentique, pour que des artistes puissent s’exprimer hors du formatage commercial. Des valeurs humaines également, de convivialité, de partage, d’échanges entre les générations et les cultures. Des valeurs citoyennes, parce que chacun peut s’engager à son niveau, pour lutter contre l’égoïsme ambiant, pour retrouver le goût de découvrir. Des valeurs économiques enfin, en travaillant dans le respect de tous nos partenaires. Ces valeurs trouvent leur concrétisation dans nos actions : le choix des artistes, la programmation systématique de première partie, le réseau de concerts à domicile «La Maison qui Chante», les soirées découverte : «Soupe et Chanson» et les plans d’accompagnement

que nous réalisons pour les artistes et associations de Franche-Comté. Nous lançons cette année le réseau «LA MAISON QUI CHANTE», concert au domicile de nos adhérents. Le principe : un concert chez-vous ! Nous prenons en charge l’administratif (assurance, déclaration de l’artiste), nous fournissons des sièges, des documents promo, une sono légère, un artiste. Vous fournissez une pièce pouvant accueillir 20 personnes. Vous invitez vos amis et voisins qui donnent une participation de 10€ pour payer l’artiste. Et ça donne une soirée très conviviale et très utile pour les artistes (rencontre du public, cachets d’intermittents). Grâce à une aide du Conseil régional de Franche-Comté, nous avons investi progressivement depuis 2007 dans un studio audiovisuel à la pointe de la technologie. Nous avons aujourd’hui, les compétences et le matériel pour réaliser des plans d’accompagnement en communication. Les bénéficiaires sont les associations et les artistes francs-comtois. Il s’agit d’accompagner un projet, d’un bout à l’autre en le dotant d’outils de communication imprimés, web et audiovisuels. Adhérez et achetez vos places en ligne sur le site : www.franche-comte-chanson.com Adhésion 2011 : 10€ - Réduction 5€ par spectacle

9


Théâtres

10

Festival Théâtre en Mai à Dijon lisme, ostracisme, désir, traits caractéristiques des pièces de Tennessee Williams.

Un funambule se tiendra entre les deux tours du parvis Saint-Jean lors du festival Théâtre en Mai. L’occasion pour François Chattot, directeur du TDB et son équipe, de réaffirmer la volonté de proposer un festival en équilibre entre le théâtre contemporain et les classiques, entre les jeunes générations et les anciens. Un théâtre d’ici et d’ailleurs. « Il faut que le festival soit ouvert le plus possible sur des disciplines différentes, parfois du théâtre un peu plus expérimental, comme la jeune génération des belges, parfois des choses plus classiques comme l’extraordinaire duo Galabru et Caubère », explique François Chattot.

L’un des événements de cette nouvelle édition de Théâtre en Mai sera la venue du

© Franck Beloncle

Une fois encore, le TDB accueillera les jeunes pousses en conviant notamment des écoles de théâtre comme celle du Théâtre National du Strasbourg qui proposera deux spectacles : Le conte d’hiver de Koltès, Funérailles d’hiver de Levin et un atelier Brecht des nouveaux élèves du TNS – Groupe 40 -. Une autre école nous viendra d’Ukraine pour jouer Œdipe et Pirandello. « C’est toujours intéressant de voir que ce que l’on connaît du théâtre, c’est une forme qui est de chez nous. Quand on regarde du côté des coréens, des ouzbeks ou des ukrainiens, d’un seul coup il peut y avoir une tradition différente. C’est aussi l’une des volontés du festival de montrer des manières différentes de faire du théâtre » souligne François Chattot. Pour les jeunes acteurs sortant des écoles, Théâtre en Mai est l’occasion de se produire devant le public bien sûr, mais aussi devant des professionnels et se constituer ainsi un réseau, acquérir une reconnaissance.

Le Wooster Group présentera Vieux Carré à Dijon Wooster Group qui interprétera une pièce peu connue de Tennessee Williams, Vieux Carré. Dans les années 70, le Wooster Group fait figure de pionnier, innovant dans les techniques, amplement répandues aujourd’hui, du copier-coller et du montage. Le concept de performance y est également central, et le schéma traditionnel des répliques entre acteurs se voit bouleversé. Ces derniers parlent à des vidéos ou des images. Les membres du collectif effectuent un travail de superposition, recherchent les oppositions (plus rarement les synchronisations) qui font sens. Vieux Carré, c’est ce quartier de La Nouvelle Orléans où Tennessee Williams passe sa jeunesse dans les années 30, appartement sordide où l’auteur s’initie à l’art et à la sexualité. Le narrateur de la pièce, désigné

comme le ‘‘writer’’, l’écrivain, revoit en souvenir les locataires de l’immeuble, embryons de ses personnages futurs, nourris de ses désirs et de ses frustrations. La structure de la pièce se prête elle aussi à la digression. Espace de liberté mis à la disposition du Wooster Group qui s’est pourtant imposé deux cadres précis. D’un côté le Nô, théâtre japonais formellement très contraint, faisant souvent usage de fantômes dans ses pièces, permettra de représenter les souvenirs/personnages qui hantent la pièce. Nul doute que le Wooster Group, comme à son habitude, tirera profit de cette stylisation propre au Nô. Et puis les fantômes, ce ne sont pas seulement ces souvenirs qui hantent l’esprit du narrateur. Ce sont peut-être aussi les démons à l’œuvre dans chacun de ses personnages : alcoo-

Théâtre en Mai accueillera des artistes venus d’horizons divers comme le doyen du festival avec Michel Galabru, Gérard Guillaumat. « Gérard commence sa carrière chez Dasté à Saint-Etienne, puis fonde le TNP avec Planchon à Lyon, avec trois fois rien, le Théâtre des Marronniers. Alors qu’il sortait des camps et qu’il n’arrivait plus à parler, c’est Charles Dullin qui lui a réappris à parler en faisant du théâtre » note François Chattot. Quant à Yves Ferry, il interprétera un texte que Koltès avait écrit spécialement pour lui, La nuit juste avant les forêts. « Il le joue depuis maintenant trente ans. Il vieillit avec ce texte et c’est bouleversant. C’est un cadeau magnifique que lui a fait Koltès. J’ai dit à Yves qu’il fallait qu’il vienne le raconter à Dijon ». On pourra aussi aller rencontrer sur scène La Quermesse de Ménetreux, portée par les deux fondateurs de la compagnie des 26.000 Couverts . « Ils ont vraiment inventé une quermesse populaire avec des stands complètement abracadabrants ». Le théâtre ira frayer avec l’opéra, ou des madrigaux plus précisément avec Le combat de Tancrède et Clorinde, avec Michael Jackson dans Plus loin que les étoiles, première en France portée par une jeune actrice espagnole. L’équilibre illustré par le funambule dessiné par Paul Cox, c’est celui instauré au sein d’une programmation éclectique mais rigoureuse, même si François Chattot apporte une nuance à ce terme. « La première rigueur esthétique c’est la beauté, l’amour et le plaisir ». - Dominique Demangeot -

Théâtre en mai, du 18 au 29 mai, Dijon – Programme complet : www.tdb-cdn.com

A quoi rêvent les chevaux la nuit pour être si peureux le jour ? On a coutume de dire que le cheval est la plus belle conquête de l’homme. Il est vrai qu’il l’a toujours accompagné dans ses avancées guerrières ou pour cultiver ses champs et tirer ses calèches. La Compagnie des Gens infléchira quelque peu l’histoire dans sa nouvelle création présentée à Théâtre en Mai. Pour une fois, les rôles vont être inversés. Le cheval devient le témoin des actes de cette drôle de bête qu’on appelle l’homme.

« La proposition de François et le lieu nous ont guidé », explique Jacques Senelet. « Au départ il y avait une note d’intention assez vague. On avait le titre... Il fallait donc des chevaux dans le spectacle ». La compagnie travaille avec une écuyère professionnelle qui s’intègre à la pièce. A quoi rêvent… se tisse donc au fil des idées – et même des rêves – de Jacques Senelet et sa compagnie. La troupe s’est inspirée de textes multiples, de Feydeau à Duringer, de Maupassant à Zouc, superposant les époques, du XVIIème siècle

© Thomas Journot

Qualifiée par Jacques Senelet, directeur de la Compagnie des Gens, d’Objet Théâtral Non Identifié, la pièce sera donnée non pas au TDB mais dans un manège à chevaux situé à Saussy, village à une vingtaine de kilomètres de Dijon. Un bus sera affrété tous les soirs pour y emmener les spectateurs. Le club d’équitation met le local à disposition de la Compagnie des Gens qui y installe un décor, une estrade surélevée pour les musiciens – car il y aura des musiciens -, un vieux corbillard et probablement d’autres surprises. N’oublions pas les chevaux, de vrais chevaux qui fouleront de leurs agiles sabots l’arène éphémère. aux temps contemporains, pour parvenir à ce spectacle traitant des relations entre l’homme et le cheval, mais qui parle avant tout de nos travers. Ici les grands repères mythologiques et religieux sont quelque peu chamboulés. Les Gens partent du postulat que l’homme a été façonné avec du crottin de cheval, créé par un dieu peu inspiré... afin que le cheval s’ennuie moins. Dans la pièce, ce sont les

hommes que l’on dompte et que l’on utilise. Créature peu reluisante que cet homme traînant le corbillard quand un cheval trépasse. Les rôles sont inversés. « Ca existe dans les Voyages de Gulliver où il y a les Houyhnhnms qui sont des chevaux raisonnables. Les bêtes sauvages qui mettent le désordre, les Yahoos, ce sont les hommes ! », explique Jacques Senelet. Les chevaux deviennent ici les témoins de la comédie et de la tragédie humaines.

Comme toujours avec les Gens, la musique tiendra une place importante, accompagnant comédiens et chevaux. « Le batteur bruitera beaucoup de scènes. On monte par exemple un extrait du Fil à la patte de Feydeau où il y aura des têtes de chevaux et des déplacements de chevaux. A chaque personnage correspondra un bruitage particulier ». Musique klezmer, rock, Gainsbourg composeront la partition. Le spectacle intègrera également les marionnettes anglaises - Punch and Judy, le Guignol anglais - qui apparaitront dans un castelet. « Dans la tradition c’est un serial killer qui ne pense qu’au sexe. L’idée est de l’amener sur un corbillard », explique Jacques Senelet. A l’heure où nous rencontrons les Gens, le décor est encore en construction. Avant de nous laisser repartir, le metteur en scène cite une phrase de l’écrivain et historien de l’équitation JeanLouis Gouraud : « Tirez le cheval, c’est tout l’homme qui se détricotte ». Le spectacle devrait ainsi mettre en lumière la relation particulière qui unit l’homme et l’équidé, mais puisque nous sommes au théâtre, attendonsnous à ce que l’homme, être soi-disant supérieur, en prenne pour son grade ! - Dominique Demangeot -

A quoi rêvent les chevaux la nuit pour être si peureux le jour ?, par la Compagnie des Gens, du mercredi 18 au vendredi 20 mai et du mardi 24 au samedi 28 mai à 20h


Ouvrez les yeux

11

Réouverture du Musée Courbet le 1er juillet à Ornans Le nouveau musée Courbet ouvrira ses portes le 1er juillet après trois ans de travaux. Situé à Ornans dans le Doubs, dans la maison natale du peintre, le musée offrira au visiteur un espace d’exposition plus vaste. Cette réouverture s’inscrit dans un vaste programme de promotion de l’oeuvre du peintre franc-comtois, fondateur du réalisme.

A Paris, Courbet fréquente des artistes qui rejettent le courant romantique académique. Il est à l’origine, avec Corot et Millet, du style réaliste consistant à dépeindre le monde avec objectivité, sans fards, puisant souvent son inspiration dans les milieux populaires. De retour à Ornans, il travaille ce style avec par exemple « L’après-diner à Ornans » qui lui vaut une médaille de seconde classe au Salon de 1849. Certaines de ses toiles font pourtant scandale.

© Conseil général du Doubs

Le musée départemental réaménagé s’étendra sur trois emplacements distincts : la maison Borel, l’hôtel Hébert (dite maison natale de Courbet) et l’hôtel Champereux. Ce nouvel agencement permettra de profiter de 2000 m2 de surface totale et de 21 salles d’expositions permanentes et temporaires. La collection permanente a été étoffée de nouvelles peintures mais également sculptures, dessins, lettres et archives, soit un total de 75 œuvres dont 41 peintures et 4 sculptures de Gustave Courbet. La collection se voit enrichie d’œuvres d’autres artistes qui ont croisé la vie de Courbet comme ses premiers maîtres, amis et élèves. Les grands moments de la vie de Gustave Courbet seront évoqués : sa carrière, le milieu artistique fréquenté, sa rupture esthétique ainsi que son exil entre Ornans, Paris et la Suisse. Le musée Courbet ne constitue pas le seul lieu de « pèlerinage » pour percer à jour l’artiste. D’autres endroits dans le Doubs ont compté pour le peintre. Citons par exemple la ferme familiale de Flagey réaménagée elle aussi par le Conseil général, comprenant désormais un café librairie, un espace d’exposition et trois chambres d’hôtes 4 épis. Le site de la source de la Loue, lieu de prédilection du peintre, a été lui aussi aménagé. Le dernier atelier de Courbet à Ornans est en cours de restauration.

Louvre - Rembrandt, Rubens, Titien... - mais admire également le clair-obscur hollandais et le réalisme espagnol. Il crée son premier atelier au Quartier Latin, réalise des auto-portraits trahissant déjà un style très personnel. En 1845, le Salon choisit une de ses toiles « le Guitarrero ».

Miroir d’Ornans par Gustave Courbet (1872) Gustave Courbet en quelques mots...

Né le 10 juin 1819 à Ornans, fils d’un important propriétaire terrien, Courbet accomplit sa scolarité au petit séminaire d’Ornans où il découvre l’enseignement artistique. Il poursuit sa formation au collège royal de Besançon dès 1837. En 1840, il abandonne ses études pour partir à Paris, fréquentant l’atelier du

peintre Charles de Steuben parallèlement à des études de droit. Il abandonne rapidement l’université pour se consacrer entièrement à la peinture. Un ami d’enfance le fait entrer à l’atelier du peintre Nicolas Auguste Hessen, l’un des piliers de l’Ecole classique. Pour parfaire sa technique, Courbet copie les maîtres du

Un riche collectionneur lui achète « Les baigneuses » et « La fileuse », permettant à Courbet de vivre de son art de manière confortable. Ses natures mortes et ses portraits lui valent une notoriété grandissante. A la chute du second empire, Courbet, farouche opposant à Napoléon III, est tenu pour responsable du déboulonnement de la colonne Vendôme. Il est contraint en 1873 par le général Mac Mahon de la faire reconstruire. L’artiste part s’exiler en Suisse à la Tour de Peilz, près de Vevey. Ses biens en France sous mis sous séquestre et ses toiles confisquées, faisant sombrer Courbet dans la folie et l’alcool. Il meurt le 31 décembre 1877 à la Tour de Peilz. - Caroline Vo Minh -

http://musee-courbet.doubs.fr


Tourisme

L’Abbaye de Baume-les-Dames

Edition Besançon - Dole - Vesoul

www.baume-les-dames.org

L’origine du bâtiment remonterait au IIIème siècle après JC, édifié par Saint-Germain,

douzième archevêque de Besançon qui fonda l’abbaye des dames chanoinesses. Son histoire s’accompagne de légendes qui renforcent encore le caractère mystérieux de l’édifice. Si la naissance de l’abbaye de Baumeles-Dames ne peut être datée de manière précise, on peut toutefois souligner qu’elle fut détruite puis reconstruite vers l’an 580 par Gontran, fils de Lothaire 1er, roi de Bourgogne et d’Orléans. On raconte que Gontran eut connaissance des ruines de l’église lors d’un songe. La reconstruction s’effectua sous la forme d’une crypte. Des restes de squelette appartenant au roi Gontran et à son ministre Garnier furent découverts sur les lieux.

La légende de Saint-Odile

Quelques siècles plus tard, une autre légende fit son apparition, vers 662 : celle de SainteOdile. Née aveugle et rejetée à la naissance par son père Aldaric, duc d’Alsace, elle fut confiée par la servante de la famille aux

L’abbaye accueille régulièrement des expositions et des concerts, dans le cadre de la programmation culturelle de la ville ou lors d’événements particuliers comme dernièrement le festival TGV Génériq.

Quelques minutes avant le concert de Moriarty en décembre dernier

L’Abbaye de Baume-les-Dames trône dans le centre historique de la ville En 2009, s’achevaient les travaux de restauration de l’Abbaye de Baume-les-Dames. Etalés sur 25 années, ils ont redonné à l’édifice toute sa splendeur. Le centre ancien de Baume-lesDames, dans le Doubs, recèle cette fameuse abbaye, l’une des plus anciennes de France.

12

religieuses du monastère de Palma (Palma est un terme celtique d’où est tiré l’appellation « balma » : Baume). Saint-Erhard, alors évêque de Ratisbonne, baptisa l’enfant lorsque celle-ci eut 12 ou 13 ans, lui donnant le nom d’Odile. On raconte que la jeune fille recouvra alors la vue, ce qui attira l’attention de nombreux croyants sur la ville de Palma. Notons que l’appellation de la ville est due à l’installation de dames chanoinesses dans l’abbaye. Jusqu’à la Révolution française, on appellera la cité Baume-les-Nonnes.

à 24 m. En octobre1791, l’abbaye ferme ses portes en raison de la Révolution française. La totalité du mobilier et les titres

également des expositions d’art : peintures, sculptures mettant en valeur l’architecture de l’abbaye.

L’Abbaye renaît de ses cendres

De nos jours

En décembre 2011, l’édifice accueillera une exposition consacrée aux incunables, les premiers livres imprimés au temps de Gutemberg. Près de 80 incunables seront exposés. Un musicien, William Grosjean, interprétera en outre ses œuvres sur sept instruments. Autour de cette exposition, une série d’événements sera organisée comme des démonstrations d’impression à l’ancienne avec des caractères de plomb par l’imprimerie Aencrages. Les visiteurs pourront s’initier à ce type d’impression de l’époque.

Après plusieurs invasions, l’abbaye fut reconstruite au XIIème siècle, devenant le symbole de la prospérité de la cité de Baumeles-Dames. Au XVIème siècle, le bâtiment est profondément remanié à l’initiative de trois abbesses. L’église abbatiale actuelle a été construite dans un style néo-roman entre 1738 et 1760 par l’architecte bisontin Nicolas Nicole, grâce à Madame d’Amas, abbesse de Baume-les-Dames. Les différents marbres utilisés, dont celui de couleur rose venant des carrières de Sampans dans le Jura, confèrent à l’intérieur de l’abbaye un aspect majestueux. Les travaux furent interrompus vers 1750, Madame d’Amas ayant dépensé tout son argent avant leur achèvement. Nicolas Nicole avait prévu une église de 44 m de long avec un clocher porche. Seul le chœur put être achevé, culminant

des chanoinesses sont alors revendus. Le nom d’origine, Baume-les-Nonnes, est transformé en Baume-les-Dames, révolution française oblige ! Achetée en 1811 par la ville, l’abbaye servira successivement d’entrepôt, de halle aux grains, de salle des fêtes, de cinéma… Les travaux engagés pour restaurer ce patrimoine architectural durèrent près de 25 ans, et furent achevés en 2008.

La municipalité de Baume-les-Dames souhaite faire redécouvrir ce lieu d’exception sous des formes variées. Certains aménagements se sont avérés nécessaires comme la mise en conformité des issues de secours, l’installation d’un chauffage au sol, mais aussi de sanitaires et de loges attenants à l’église abbatiale. Cette dernière accueille en effet désormais divers événements culturels. Même si la résonnance du lieu rend peu aisés les concerts de piano et le chant contemporain, la musique de chœur ou certains groupes de musiques actuelles, comme Moriarty dernièrement, ont déjoué cette difficulté sonore, l’utilisant de manière adéquate grâce à la pose de tentures ou via de petits hautparleurs. Durant la période estivale, l’église accueille

Un ouvrage retraçant l’histoire de l’Abbaye de Baume-les-Dames a été édité en 2009 par la municipalité, préfacé par l’Association Renaissance du Vieux Baume et Augustin Guillot, maire de la ville. Richement documenté, l’ouvrage est en vente auprès de l’Office de Tourisme de Baume-les-Dames et du Pays baumois (03.81.84.27.98). Il nous fait voyager à travers le temps, pour en apprendre plus sur les différents visages de l’abbaye du fil des siècles. D’autres thématiques sont développées comme le fonctionnement économique de l’abbaye, la vie de sa communauté religieuse et sa place dans la société de l’époque. - Caroline Vo Minh -


Littératures TRADITIONS

Le Parler comtois

Jean-Marie Marconot

Cabédita

lecture nous laisse l’impression d’une lente descente aux enfers. Pas vraiment de répit d’autant que la narration fait la part belle aux cuts, ponctuée de commentaires qui s’abattent comme des couperais. La narration s’efface au profit d’une suite de courtes scènes, métaphore d’une personnalité fragmentée. La jeune berlinoise ne se cache plus d’avoir emprunté à d’illustres prédécesseurs tels Lowry et Blanchot, le groupe Archive et quelques autres. La génération qu’elle nous présente n’attend pas grand-chose de l’existence. Le salut, lui, pourrait peut-être venir de la littérature. Mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi ? - Sophie Choffant HISTOIRE

Nos Cousins Comtois d’Amérique Jean-Marie Marconot nous fait découvrir toute la richesse de nos patois régionaux. Parcourant l’histoire du Comtois écrit et oral, il met en lumière ses variations de vocabulaire et d’usage, pouvant différer d’un village à l’autre, patois de la sphère privée. Des écrits célèbres de Franche-Comté comme le fameux Barbizier, « monument littéraire du comtois » aux entretiens avec l'Union des patoisans en langue romane, Jean-Marie Marconot mène l’enquête et nous en apprend beaucoup sur cette langue méconnue, qui fait pourtant partie de notre patrimoine. Le parler comtois brille par sa diversité, l’auteur expliquant que la langue Romance parlée aux VIIe et VIIIe siècles à Montbéliard, Porrentruy, Delémont et Blamont n’est pas un patois, une langue corrompue comme ont pu l'affirmer les pouvoirs en place. C'est un langage à part entière s'inscrivant dans une revendication linguistique, les points de vue local et central restant souvent opposés. Jean-Marie Marconot dresse la liste des reproches qui ont été faits au Comtois comme à tout parler régional de manière générale. Il n’exprimerait pas les réalités modernes, ne serait qu’un « français estropié ». A l’An II de la République, peu après la Révolution française, la Convention nationale considéra même les dialectes divers « sortis de la source impure de la féodalité », des arguments que l’auteur réfute pour redonner au Comtois toute sa dimension historique, sociale et politique. - Bertrand Demornieux ROMAN

Axolotl Roadkill

Helene Hegemann

Le Serpent à Plumes

Georges Jeanney

Cabédita

- June -

PHILOSOPHIE

Jean-Jacques Rousseau à 20 ans Claude Mazauric A l’occasion d’un séjour à Chicago, Georges Jeanney apprend l’existence d’un village nommé Besançon situé à proximité de Fort Wayne dans l’Indiana. L’appellation pique la curiosité du franc-comtois. Depuis 1541 et la fondation du Québec par Jacques Cartier, les français ont souhaité, comme de nombreux autres peuples européens, aller s’installer aux Amériques dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure. Georges Jeanney retrace cette épopée en faisant état des grandes étapes de la colonisation française, avant de se consacrer, dans une seconde partie, à un focus sur les migrants issus de Franche-Comté mais aussi d’Alsace et du Jura suisse. L’auteur plante le décor grandiose et souvent périlleux de l’histoire de la colonisation américaine. De l’évangélisation des indigènes à la découverte des grands fleuves , le lecteur se voit conter l’installation des français sur le continent, timide comparée aux Anglais et aux Espagnols. L’ouvrage, très complet, fait notamment référence à une immigration inspirée des idées utopistes de Charles Fourier. Nous suivons les différentes vagues d’émigrants, initiées par celle des protestants du Pays de Montbéliard entre 1749 et 1752 vers la Nouvelle-Ecosse. A travers le récit clair et concis de l’auteur, on imagine aisément les bouleversements de ces pionniers quittant Champlitte pour les terres sauvages du Mexique, ces alsaciens, lorrains qui ont dit adieu à leurs terres d’origine et conservé pour certains, jusqu’à nos jours, leurs dialectes. - Bertrand Demornieux BANDE DESSINÉE

Axolotl Roadkill nous fait suivre les errances d’une jeune adolescente de 17 ans. Mifti traverse les jours et les nuits sans but, ses perceptions brouillées par le spleen et les stupéfiants. Il ne faut pas lire Axolotl Roadkill pour son intrigue, accepter plutôt d’emboîter le pas d’une ado déboussolée, triste rejeton d’une mère alcoolique et dépressive, qui fait pourtant preuve par moments d’une lucidité glaçante, étonnant recul sur sa « personnalité structurellement déviante ». A cette identité brouillée semble répondre une époque décadente, tissée de scènes nocturnes et de soirées glauques - voire carrément SM -. Un « monde parallèle » tantôt réel comme une scène de sexe désenchanté, tantôt cauchemardé comme dans les visions gorgées d’opium d’Edgar Poe. Helene Hegemann perdra elle aussi sa mère très jeune, obligée d’aller s’installer à Berlin chez son père, célèbre metteur en scène. La

menté afin de mieux contrôler les contenus à caractère litigieux et offrir aux auteurs des conditions optimales de distribution de leurs ouvrages » déclare un présentateur télé, ce qui détermine le début d’une belle réflexion sur l’engagement, l’intégrité, la liberté d’expression, la docilité du citoyen, la liberté tout court. Aux premières loges, quelques jeunes dessinateurs qui se réfugient (croient-ils...) dans le fanzinat, ce versant méconnu de l’autoédition, improbable îlot de liberté... Par une suite d’événements qui empruntent autant à Orwell qu’à certaines déclarations d’éminents représentants du gouvernement français actuel, chacun d’entre eux verra son destin bousculé. A l’origine, Blackbird était auto-édité périodiquement et distribué par son jeune auteur, habitué du circuit de l’autopublication ; on peut imaginer assez aisément qu’il n’ait pas cherché très loin les sources d’inspiration qui auront stimulé la création de ce feuilleton d’anticipation aujourd’hui réuni en un seul beau livre. Ni manichéen, ni gratuit, Blackbird est un récit engagé et militant, un ouvrage qui montre une fois encore que la bande dessinée recèle de très, très belles surprises.

Blackbird

Pierre Maurel

L’Employé du Moi

La loi Lang (le prix unique du livre), c’est cette exception qui fait qu’un livre puisse encore échapper au terme de simple « produit ». Dans Blackbird, cette restriction aux lois régissant le commerce est purement et simplement abrogée dès le début du livre : « Toutes les publications devront désormais passer entre les mains d’un éditeur qualifié et agré-

Au Diable Vauvert

Nous suivons Jean-Jacques Rousseau lors des années de formation de ce fils d’horloger protestant. Placé en pension chez un pasteur à Bossey en Suisse, il y apprend notamment la communion avec la nature, mais aussi la rébellion. La fameuse Lettre à D’Alembert où il se montre critique envers la ville de Genève illustrera notamment cet anticonformisme. En 1728, le promeneur solitaire quitte Genève pour s’installer chez Françoise de Warrens à Annecy. Le rôle que jouera cette dernière dans la vie de Rousseau sera décisif, l’introduisant à Turin où il se convertit et reçoit le baptême catholique. Nous suivons Rousseau à Chambéry, en Savoie, au Piémont, en Suisse romande et en France orientale, Rousseau cosmopolite, curieux de tout, étudiant la philosophie mais aussi les mathématiques et la musique. Aux Charmettes en 1735, il lit les grands philosophes et les théoriciens de la politique, avant d’arriver à Lyon où il devient précepteur des enfants du Grand Prévot. Rousseau comprend alors que s’éduquer, c’est être au contact du monde. Paris est l’étape ultime de ces années de formation, où s’affirme l’indépendance de Rousseau qui fréquente le salon de Mme Dupin et rencontre le tout Paris. Son expérience malheureuse auprès de l’ambassadeur de France à Venise lui fait finalement préférer les lettres à la profession de diplomate. En 1744, Rousseau est sur le point de faire mûrir les grandes idées de sa philosophie, « philosophe des Lumières critique des Lumières, c’est-à-dire un philosophe critique tout à la fois des préjugés dominants de son temps[…] mais critique également des mystifications prétendument libératrices et des étroitesses élitaires des philosophes […] qui rêvaient de faire le bonheur des humains sans leur concours, voire contre eux », souligne Claude Mazauric. - Paul Sobrin -

13

ROMAN

Morphée

Cécile Palusinski

Editions Kirographaires

Cécile Palusinski nous conte le périple de Morphée Alexandre, orphelin recueilli à sa naissance par une religieuse. Lorsqu’arrive le temps de faire des études supérieures, la sœur Emma lui confie les clés de son appartement à Paris. Commence alors un chemin initiatique qui va porter Morphée jusqu’en Afrique du Sud. Même si dans le livre tout est trop beau pour être vrai - l’Orphelinat des Brumes, le petit boulot au Café de Flore -, il faut lire Morphée comme un récit d’abord poétique cherchant à faire naître une voix qui pourrait s’apparenter à la voix intérieure du jeune garçon. L’auteure va lorgner du côté de la poésie, d’où ce rythme très particulier qui imprègne l’ouvrage. Pour son dixseptième anniversaire, Morphée se voit offrir un livre de portraits photographiques qui provoquent un déclic chez lui : le jeune homme doit partir à la rencontre du monde pour se trouver soi-même. Cécile Palusinski délivre un court récit sur l’identité, sur l’élan vers l’autre et vers soi-même. Du Paris noctambule où Morphée rencontre la mystérieuse Anouchka aux townships de Soweto, Morphée tente d’apaiser les voix intérieures qui le taraudent : « la vérité est que je rêvais de vivre avec les autres mais que mon brouhaha intérieur était d’une telle intensité que j’avais un besoin absolu de silence ». Morphée est un court roman humaniste où le héros apprend peu à peu à ouvrir son âme, pour se trouver finalement en accord avec soi-même. Son chemin est pavé de guides divers – Sœur Emma, Anouchka, Sipho –. Il apprend la communion avec la nature au sein de la tribu des Sans, lieu symbolique puisqu’ils vivent dans le désert du Kalahari, autre endroit de révélation pour Morphée. - Amandine Mannier TOURISME

Cartoville Guides Gallimard

A quelques semaines des vacances d’été, il est utille de se pencher sur les différents guides proposés par les éditeurs. Gallimard a sorti il y a quelques années des guides touristiques proposés dans un format poche très pratique. L’essentiel est dit sur les divers quartiers de la ville visitée. Les pages sont en réalité de petites cartes qui se déplient. Le guide consacré à Besançon propose ainsi quatre plans dédiés aux différents quartiers incontournables de la capitale comtoise Battant, coeur de la Boucle, Rivotte... - mais également deux cartes plus générales sur les lieux à voir aux alentours - Baume-les-Dames, Arc-et-Senans et sa fameuse Saline royale... -. Chaque plan s’accompagne de vignettes détaillant des endroits à voir, lieux du patrimoine mais aussi magasins, cafés, restaurants... - Gilles Bloin -


Chroniques CD

14

POP ROCK

L’album du mois INDIE POP

FOLK

SOUL FUNK RAGGA

Le 31 mai à Besançon, Parking Chamars

The Dears Degeneration Street (V2)

Julien Doré

Les canadiens produisent un cinquième album varié dans les ambiances et les styles, qui se tient pourtant au niveau de l’unité sonore. Pas vraiment de point commun stylistique en effet entre Unsung - pop rock bien dans l’air du temps – et Easy Suffering - plus dans une mouvance américaine à la Springsteen -. The Dears ne font pas mentir leur réputation d’arrangeurs hors pair. La production est toujours aussi léchée et Tony Hoffer – The Kooks, Suede, Phoenix, Air – est sans conteste passé par là. Degeneration Street reste un album de haute facture. Le groupe n’est pas avare en arrangements et certains titres comme Thrones paraîtront surproduits à certains tandis qu’il rappellera à d’autres les grandes heures de Pulp. The Dears sont tout aussi convaincants lorsqu’ils ralentissent le tempo comme sur Lamentation, hésitant entre légèreté des choeurs et batterie massive. Galactic Tides est un space rock aux réminiscences western spaghetti, parfois emphatique. Mais The Dears sont aussi capables de composer des morceaux très rock irrésistibles comme Stick With Me Kid et son riff de guitare entêtant. Un album qui va peut-être asseoir enfin leur réputation de groupe majeur de l’indie pop au-delà des frontières canadiennes. Ils le méritent en tous cas. - Sébastien Marais -

Neveu surdoué de Philippe Katerine, en plus raffiné, conviant dans la même chanson le clown de Bergman et Régine -, Julien Doré produit une nouvelle galette pétrie du second degré qu’on lui connaît. Toujours accompagné du très intéressant Arman Méliès à la composition, le chanteur à minettes dadaïste affirme son art d’une musique en équilibre entre pop éclairée – BB Baleine en duo avec l’égérie Françoise Hardy - et variété kitchissime. Baie des anges nous transporte d’emblée dans les eaux de la toute jeune génération – Fleurent-Didier, Baupain, Biolay -, french pop gentiment mélancolique, versant parfois dans l’électro – Vitriol -. Le dernier quart de l’album est joliment serti de l’irrésistible Homosexuel et d’un ultime duo déchirant avec la sémillante Biyouna. Les textes sont au rendez-vous comme sur Glenn Close trainant sa langueur mélancolique. Un second disque présente Doré collaborant avec The Bash qui n’est autre que le groupe l’accompagnant sur scène. Cinq titres entre rock sous progestérone et ballades claires – The Wall avec Mélanie Pain en invitée de marque - qui montrent de quoi sont capables Doré et ses compères dans des contextes plus « anglo-saxons » à l’image du puissant Brown Ears qui clôt l’album. - Dominique Demangeot -

HIP HOP

ROCK

Bichon

(Columbia)

Stupeflip The Hypnoflip Invasion (Etic System)

Austerlitz

Stupeflip réaffirme son évangile d’un hip hop percutant et en décalage constant. Flip, Pop-Hip et King Ju ont concocté quelques hymnes pastiches qui fleurent bon les années 80 comme les bombinettes dancefloor Gaëlle et Ce petit blouson en daim [sic], hommages assumés à Gotainer et autres grandes figures des eighties passées à la moulinette d’une pop ballade régressive. Stupeflip sait aussi tracer des parallèles comme dans La menuiserie, morceau quelque peu schizophrène il est vrai, qui relate cependant dans son style tout particulier ce qu’est le hip hop. On retrouve le mélange qui est la marque de fabrique de Stupeflip : un cocktail de punk, de hip-hop et d’électro. Stupeflip vite !!! démarre sur les chapeaux de roue avec un hip hop nerveux et toujours aussi contestataire sans tomber dans les clichés. Lettre à Mylène est une déclaration d’amour de King Ju à Mylène Farmer, trop solennelle pour être honnête. Le groupe a également tendance à aller se refugier parfois dans l’univers ludique de l’enfance comme lorsqu’il parle des crayons Titi. Comme une invitation à entrer dans leur univers si particulier. - Manu Gilles -

Austerlitz est groupe de rock parisien à l’énergie communicative. Enigmatique jusqu’à la pochette de leur premier album autoproduit, le groupe ne dévoile pas grand-chose sur ses différents profils internet, on sait juste qu’il revendique l’asymétrie dans sa musique. Cet album éponyme envoie le bois dès les premières notes de Wurlitzer (Walking Into The Fire). On pense à un morceau d’Electric Light Orchestra joué par Phoenix. Des rythmes francs et bousculés, des guitares ascérées, il y en a beaucoup sur ce disque qui n’a pas été enregistré pour aller faire la sieste. Avec cette touche heavy metal 80’s, ce son parfois cradingue et brouillon mais certainement revendiqué, comme du Strokes sans les manières, Seattle Town est une des réussites du disque. Certains titres bénéficient d’une production plus electro, évoquant Tahiti 80, Dax Riders ou bien même Alister (Stay In Line). Elle est donc là, cette asymétrie dont parlent les membres d’Austerlitz, dans le refus d’un format prédéfini par l’époque et dans le mélange des styles. Et même si la recette ne fonctionne pas sur l’intégralité de l’album, il faudra compter sur ce nouveau groupe.

Austerlitz

(autoproduction / Zimbalam)

- Simon Grangereau -

Sea Of Beas Songs For The Ravens (Heavenly Recordings) L’indie folk de Julie Baezinger nous transporte dans des paysages bucoliques, musique printanière à la partition légère et ensoleillée. On a envie de la suivre sur un Skinnybone aérien même si la batterie derrière, que ne renierait pas Arcade Fire, garde notre attention soutenue. Wizbot nous démontre combien l’artiste maîtrise l’art de l’arrangement, l’un des sommets de l’album où chaque instrument fait son entrée au fur et à mesure. A la fois simple et brillant. Après un premier EP, la californienne confirme tout le bien qu’on pouvait penser d’elle. Parfois Julie laisse un peu plus de marge à l’électricité comme dans Marmalade à la lourdeur inhabituelle ou Sidepain plus nerveux, mais l’ensemble nous fait nous sentir à l’aise comme dans un chalet paumé au fond du Wisconsin. C’est ce chant en retrait, tutoyant joliment les aïgus, qui fait toute la sève de ces chansons pour corbeaux au charme indéniable, empreintes de naïveté. Julie joue de tous les instruments sur cet album. De fait, aucun ne se détache véritablement mais le charme provient aussi de l’économie des orchestrations, insufflant une candeur solaire à ce premier album. - Dominique Demangeot -

POP

Jenny And Johnny I’m Having Fun Now (Warner Brothers) Est-ce pour conjurer la pluie glaciale de décembre dans le Nebraska – ou a été enregistré l’album – que Jenny and Johnny ont produit ces onze titres réchauffés au soleil californien ? Le titre est sans équivoque. Jenny and Johnny sont des bons vivants. Vivre ici et maintenant, si possible avec l’océan à quelques mètres. Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer. Leurs voix aussi, qui s’entrelacent de belle manière sur Switchblade – le fantôme du toujours vivant Brian Wilson n’est pas loin - et autres morceaux véhiculant la magie des sixties, rock hédoniste mâtiné de pop californienne. J & J maîtrisent leur sujet comme semble l’annoncer Animal qui a tout du single assassin : harmonies au top, guitares claires, midtempo irrésistible, gorgé de soleil comme un pamplemousse bien mûr. New York Cartoon en rajoute lui aussi dans les arrangements brillants et les guitares, lorgnant vers une country légère lorsque d’autres morceaux partent dans des trips plus hippies. La lente valse de While Men Are Sleeping nous précipiterait bien en effet dans les bras de Morphée, tandis que Big Wave vous donne envie d’aller tester le dernier spot en vue, quand bien même seriez-vous unijambiste. - Dominique Demangeot -

Selah Sue

The Debut Album

(Because) N’allez pas tenter de dénicher Selah Sue dans un quartier de Londres. La jeune fille est belge même si on ne trouve pas une once du plat pays dans ce premier album parcouru d’un groove affolant. Selah a dû passer une bonne partie de sa courte vie à écouter en boucle Erykah Badu, Curtis Mayfield et Prince. Elle est parvenue à synthétiser avec talent plusieurs courants, hip hop moderne et tradition Funk – le très mayfieldien Fyah Fyah, titre monstrueux de groove -. La sincérité du chant transparait tant en acoustique – le lumineux Raggamuffin – qu’en mode ragga – Crazy Suffering Style -. Certains morceaux nous rappellent que Selah a aussi navigué dans les eaux du Dubstep avec son ancien groupe Addicted Kru Sound. La production n’omet quant à elle aucun détail. Des titres plus ornementés sont aussi de la partie – Summertime joliment pop aux entournures. Un album entre ballades soul et raggamuffin, sans oublier une once de rock et de funk pour ajouter du liant à tout cela. On retrouve aussi sur cette première livraison studio le titre Please, en duo avec Cee-Lo Green qui figure aussi sur l’album de ce dernier. Un complément à la carte de visite plutôt flatteuse de la jeune artiste, découverte par Milow en 2008 et produite par Patrice. - Sébastien Marais -

POST PUNK

Chapel Club Palace

(Polydor) Albion la perfide nous envoie régulièrement de nouvelles formations reprenant le flambeau de la New Wave. Au Royaume-Uni, l’histoire du rock s’écrit dans les salles et dans les stades. Ils seront sûrement nombreux à reprendre en chœur les paroles du refrain de Dream A Little Dream Of Me des Mamas And Papas, rencontré contre toute attente au début de Palace. Leur new wave, Chapel Club la mêle à des couleurs bruitistes, lorsque les guitares s’étirent à la faveur de quelques solos noisy d’une belle concision – Paper Thin qui clôt l’album en toute beauté. After The Flood, White Night Position, All The Eastern Girls sont d’efficaces machines de guerre qui confèrent un réel impact à la galette. Lewis Bowman porte à merveille les textes. A partir de The Shore le tempo se fait plus pesant, la voix plus alanguie et l’on retrouve les couleurs traditionnelles de formations qui ont fondé la new wave à la fin des années 70, des Smiths à Echo and the Bunnymen. Si Chapel Club s’inscrit dans la lignée de groupes qui ont eux aussi clairement défriché le chemin vers les eighties – Editors, Glasvegas entre autres -, il semble bien décidé à imposer son identité sur la scène rock en ce début de décennie. - Dominique Demangeot -


Cinéma

15

27 avril John Rabe - Le juste de Nankin De Florian Gallenberger Historique

avec Ulrich Tukur, Daniel Brühl John Rabe dirige à Nankin l’usine Siemens. Il est rappelé à Berlin tandis que l’usine de Nankin est confiée à Fliess, un Nazi qu’il méprise. Mais lors du bal de son départ, Nankin est bombardé par des avions japonais.

La Ballade de l’Impossible De Tran Anh Hung Drame / Romance

Thor

Lieux Saints

De Kenneth Branagh Fantastique avec Anthony Hopkins, Natalie Portman Le guerrier Thor est envoyé sur terre par son père Odin pour y vivre avec les humains. Il y tombe amoureux d’une jeune scientifique et décide alors de protéger la terre lorsque cette dernière est envahie par les démons d’Asgard .

Animal Kingdom De David Michôd Drame

avec Guy Pearce, Ben Mendelsohn Dans la banlieue de Melbourne, la famille Cody vit de délits divers. Un neveu éloigné, Joshua, est chargé par la police de les infiltrer.

B.A.T (bon à tirer)

De Bobby et Peter Farrelly Comédie avec Owen Wilson, Jason Sudeikis Rick et Fred sont deux amis. Leurs épouses leur donnent un jour carte blanche pour faire ce qu’ils désirent durant une semaine.

avec Rinko Kikuchi, Kenichi Matsuyama Toru se souvient de sa vie dans les années 60. Au suicide de son ami Kizuki, il s’est rapproché de la petite amie de ce dernier. De Jean-Marie Teno Documentaire avec Jules Cesar Bamouni A Ouagadougou dans un quartier pauvre, trois hommes tentent de s’échapper de la misère.

De l’eau pour les éléphants, le 4 mai Il était une fois un meurtre De Baran bo Odar Thriller / Drame

avec Claudia Michelsen, Ulrich Thomsen La bicyclette d’une jeune fille disparue depuis plusieurs jours est retrouvée, à l’endroit précis où 23 ans plus tôt, une adolescente était retrouvée assassinée. L’enquête est relancée. Moi, Michel G, Milliardaire, Maître du monde De Stéphane Kazandjian Comédie dramatique avec François-Xavier Demaison Un brillant homme d’affaires est suivi par la caméra de Joseph Klein tandis qu’il s’apprête à faire le coup de sa carrière.

Quelques jours de répit De Amor Hakkar Drame

avec Samir Guesmi, Amor Hakkar Deux hommes ont fui la République Islamique d’Iran pour s’aimer librement. Ils arrivent clandestinement en France et rencontrent Yolande qui vit seule dans une petite ville de province. Elle leur propose de passer quelques jours chez elle à Saint-Claude.

Fast and Furious 5 De Justin Lin Action

avec Dwayne Johnson, Vin Diesel Dominic et son équipe affrontent un baron de la drogue et un agent fédéral.

Country Strong De Shana Feste Drame musical

avec Gwyneth Paltrow, Garrett Hedlund Un jeune chanteur accompagne en tournée une chanteuse country sur le déclin. Mais la tournée s’avère plus mouvementée que prévu…

La Solitude des nombres premiers De Saverio Costanzo Drame

avec Alba Rohrwacher, Luca Marinelli Deux enfants sont marqués par un terrible événement. Ils comprennent qu’ils sont très différents de leurs semblables.

HH, Hitler à Hollywood De Frédéric Sojcher Documentaire

avec Maria De Medeiros, Micheline Presle L’actrice Maria de Medeiros réalise un documentaire en hommage à Micheline Presle qui lui parle de Luis Aramcheck, un réalisateur avec lequel elle a travaillé en 1939. Elle part sur les traces de l’un de ses films qui aurait pu changer l’Histoire du cinéma mondial.

11 mai Love & Game De Sanaa Hamri Comédie romantique avec Queen Latifah, Common Une kinésithérapeute tombe amoureuse d’un joueur de basket dont la carrière est menacée. Sa meilleure amie courtise elle aussi le joueur...

Stone

De John Curran Comédie dramatique avec Robert De Niro, Edward Norton A quelques jours de la retraite, un policier est chargé du dossier de Gerald « Stone » Creeson pour décider si celui-ci peut bénéficier d’une libération conditionnelle. Stone demande à sa femme Lucetta de séduire l’agent...

Priest

De Scott Stewart Horreur avec Cam Gigandet, Karl Urban Un prêtre guerrier traque une bande de vampires meurtriers qui ont kidnappé sa nièce. Minuit à Paris De Woody Allen Comédie romantique avec Owen Wilson, Rachel McAdams Un couple récemment fiancé, se rendant à Paris pour affaires, réalise que la mariage n’est pas un événement si idyllique que cela.

Voir la mer

De Patrice Leconte Comédie dramatique avec Pauline Lefevre, Clément Sibony Deux frères vont voir leur mère à Saint Jean de Luz dans un motor-home d’occasion. Débute un road movie à travers la France, éclairé par l’arrivée d’une jeune fille attachante qui n’a jamais vu la mer. Un trouble relation se noue au sein du trio…

Coup d’éclat (Fabienne) De José Alcala Drame

avec Catherine Frot, Karim Seghair Une capitaine de police qui traque les sans-papiers, trouve un jour le corps d’Olga, jeune prostituée qui avait un fils. Elle se lance alors à la recherche de l’enfant disparu.

De Ron Howard Comédie avec Winona Ryder, Channing Tatum Deux amis travaillent ensemble et veulent développer leur société. L’un découvre que la femme de l’autre le trompe. Doit-il le dire à son ami ou garder le secret ?

La Lisière

De Géraldine Bajard Drame avec Melvil Poupaud, Pauline Acquart François est un jeune médecin. On l’accuse de la mort d’une jeune fille.

Les Nuits rouges du bourreau de Jade De Julien Carbon, Laurent Courtiaud

Thriller / Romance

avec Frédérique Bel, Carrie Ng Sous le règne du premier empereur de Chine, un tortionnaire met au point un élixir qui décuple la sensibilité des moindres terminaisons nerveuses, apportant plaisir divin ou douleur insupportable. L’empereur, jaloux, le poursuit pour connaitre son secret qu’il dissimule dans un crâne de jade.

Le Dilemme

4 mai De l’eau pour les éléphants De Francis Lawrence Drame

L’Oeil Invisible

L’Aigle de la Neuvième Légion De Kevin Macdonald Aventure

La Conquête

De Diego Lerman Drame avec Julieta Zylberberg, Osmar Núñez A Buenos Aires en 1982, une surveillante de lycée s’occupe d’adolescentes qui deviendront les futurs cadres de la dictature dirigeante.

avec Robert Pattinson, Reese Witherspoon Durant la Dépression des années 30, un orphelin embarque sur le chariot d’une troupe d’artistes et découvre l’univers sordide du cirque.

avec Channing Tatum, Jamie Bell En 140 après J.-C., un jeune centurion de l’empire Romain souhaite restaurer l’honneur de son père, disparu mystérieusement vingt ans plus tôt avec la Neuvième Légion qu’il commandait.

L’Homme d’à côté De Mariano Cohn Drame

avec Daniel Araoz, Inés Budassi Leonardo est un grand designer. Un matin, son voisin perce une fenêtre donnant sur sa maison...

De Xavier Durringer Thriller / Drame avec Denis Podalydès, Florence Pernel Le filme relate l’ascension de Nicolas Sarkozy à la présidence et nous plonge au coeur du pouvoir.

Voir la mer, le 4 mai Où va la nuit ?

De Martin Provost Drame avec Yolande Moreau, Pierre Moure Rose Mayer assassine son mari qui la battait. Elle part retrouver son fils à Bruxelles.

Juste entre nous De Rajko Grlic Drame

avec Miki Manojlovic, Bojan Navojec Portraits de deux frères, leurs femmes, leurs maîtresses et leurs enfants au sein desquels se mêlent de troubles relations amoureuses.



Diversions Besançon mai 2011